L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

De 1680 (Dragonnades dans le Poitou) à 1717 ("Water musci" de Haenel

 

 

► 1681 - 18 mars Les “dragonnades” commencent dans le Poitou. Louvois est l'initiateur de ces expéditions vexatoires, souvent odieuses et cruelles, exercées avec le concours des troupes et qui visent à contraindre les huguenots à abjurer leur foi protestante. Commencement des dragonnades, mesures vexatoires, odieuses et souvent inhumaines qui furent exercées officiellement avec le concours de la force armée, pendant plus de dix ans, contre les protestants, dans le but de provoquer leur abjuration.

 

 

Louvois en fut l'initiateur, et elles eurent pour théâtre le Languedoc, les Cévennes, la Guyenne, l'Aunis et la Saintonge. Dragonnades, c'est lors d'une sédition contre l'impôt à Rennes en 1636, que Richelieu recourut pour la première fois à une dragonnade qui ne consiste en fait qu'à permettre à la troupe toutes les exactions qu'elle s'autorise habituellement en territoire conquis : pillage, viol, etc. Louvois la remit à l'honneur en 1681 aux dépens des adeptes de ce que les catholiques appelaient la RPR (Religion Prétendument Réformée).

 

 

 

 

► 1681 - 9 juillet Fermeture de l'académie protestante de Sedan.

 

 

 

 

► 1681 - 28 septembre Occupation du port de Strasbourg par les troupes françaises.

 

 

 

 

► 1681 - 30 septembre Les français s'emparent de Strasbourg.

 

 

 

 

► 1681 - 23 octobre Louis XIV entre dans Strasbourg.

 

 

 

 

► 1681 Dom Mabillon écrit 'De re diplomatica'.

 

 

 

 

► 1681 Jacques-Bénigne Bossuet écrit 'Discours sur l'histoire universelle'.

 

 

 

 

► 1682 Bombardement d'Alger par Duquesne, en punition des méfaits de ses corsaires sur les côtes méditerranéennes de France.

 

 

 

 

► 1682 - 19 mars Bossuet fait adopter par l'assemblé de clergé la déclaration sur la puissance ecclésiastique reconnaissant le roi comme maître de l'église de France. Déclaration des “Quatre Articles”. Bossuet, que Louis XIV a voulu pour précepteur du Dauphin, rédige les textes des “Quatre Articles” que vote l'assemblée du clergé. Ils définissent les principes du gallicanisme et place l'église de France sous l'autorité du roi, niant par ailleurs l'infaillibilité papale.

 

 

 

 

► 1682 - 9 avril Robert Cavelier de La Salle explore les bouches du Mississippi et fonde la LouisianeRené Robert Cavelier de La Salle est né à Rouen le 22 novembre 1643 et mort le 19 mars 1687 dans le sud de la colonie française de Louisiane, actuellement l'état américain du Texas. Explorateur-voyageur, il a exploré la région des Grands Lacs des États-Unis et du Canada, puis le fleuve Mississippi et a ainsi découvert les territoires situés entre le Québec et le delta du Mississippi.

 

 

 

 

► 1682 - 6 mai Installation de la cour à Versailles. Pendant tout le temps de la construction de Versailles, la cour n'a pas cessé d'aller de Saint-Germain à Vincennes ou aux Tuileries. Les travaux ont commencé en 1661 sous la direction de Le Vau puis, après 1676, sous celle de Jules Hardouin-Mansart. Le Brun, premier peintre du roi, assure la décoration. Le Nôtre ordonnance les jardins. La noblesse, qui suit Louis XIV à Versailles, commence à considérer comme un honneur et un privilège que le roi lui accorde des chambres pareilles à celles où elle loge ses gens. Charles Le Brun (1619-1690), est un peintre et décorateur français du XVIIe siècle, qui s'est surtout illustré dans la décoration du château de Versailles et de la galerie des Glaces.

 

 

 

 

► 1682 - 6 août Naissance de Louis (Louis de France), duc de Bourgogne, fils du Grand Dauphin. Louis de France (6 août 1682 † 18 février 1712), duc de Bourgogne puis dauphin de France. Fils de Louis de France, le grand dauphin et de Marie-Anne-Christine de Bavière. père de Louis de France (futur Louis XV).

 

 

 

► 1682 mort de Le lorrain.

 

 

 

 

► 1683 - 30 juillet Mort de la reine Marie-Thérèse d'Autriche, femme de Louis XIV.

 

 

 

► 1683 - 6 septembre Mort de Colbert. “Si j'avais fait pour Dieu la moitié de ce que j'ai fait pour cet homme, je serais sûr du salut de mon âme”, crie Colbert, auquel Louis XIV vient de faire porter un message lui souhaitant un prochain rétablissement. A soixante-quatre ans, Colbert qui souffre de la “pierre” (des coliques néphrétiques) ne songe plus, après s'être dédié à son roi, qu'à devoir rendre des comptes “au Roi des rois”. Son fils (Jean-Baptiste Colbert, Marquis de Seignelay) devient secrétaire d'État à la Marine et Louvois aux Bâtiments et aux Manufactures. Le Peletier est nommé contrôleur général des finances. Chargé en premier lieu de veiller à la gestion des finances de l'état sous Louis XIV, Colbert, qui meurt à 64 ans, avait exercé peu à peu son pouvoir dans tous les domaines.

 

 

Travailleur infatigable, il réforma l'administration publique, favorisa l'industrie et le commerce, multiplia les manufactures de l'État. Il réorganisa la justice et la marine et fit notamment construire une flotte de guerre de 276 bâtiments, transforma Brest et Cherbourg en de grands ports. Il acheta Dunkerque aux Anglais. Son combat pour maîtriser les finances de l'État fut de plus en plus vain car les dépenses de guerre engagées par le roi étaient sans cesse plus importantes. Le crédit de Colbert baissa peu à peu au profit de celui de Louvois, le ministre de la Guerre. 

 

 

Jean-Baptiste Colbert, Marquis de Seignelay, le fils et homonyme du grand Colbert, Jean-Baptiste Colbert, marquis de Seignelay, est mort si jeune et après un ministère si bref que longtemps son oeuvre est restée confondue avec celle de son illustre père. Les historiens de notre marine commencent cependant de lui rendre justice et lui attribuent désormais le mérite de la constitution et de la modernisation de la flotte louis-quatorzienne. Claude Le Peletier (1675, Paris - 1711, Paris). En 1683, il succéde à Colbert, comme contrôleur général des finances sous Louis XIV pour se retirer en 1689. Il deviendra surintendant des Postes de 1691 à 1697.

 

 

 

 

► 1683 - 6 octobre Le roi ordonne l'expulsion des juifs du royaume.

 

 

 

 

►1683 - 9 octobre Louis XIV épouse secrètement Madame de Maintenon, veuve du poète Scarron, née en 1635, et qui avait supplanté depuis longtemps Madame de Montespan dans la faveur royale. C'est secrètement que Louis XIV, qui est veuf de Marie-Thérèse depuis le 30 juillet 1683, épouse en ce jour Françoise d'Aubigné, veuve Scarron. Depuis plusieurs années, gouvernante des enfants que le roi a eus avec Madame de Montespan, elle est devenue son amie, sa confidente, sa maîtresse. Quelques jours plus tôt, le roi s'est entendu répondre par Louvois, auquel il annonçait dans le secret son projet de mariage : “Le plus grand roi du monde, couvert de gloire, épouser la veuve Scarron ? Voulez-vous vous déshonorer ?” 

 

 

Madame de Maintenon, Françoise d'Aubigné, (1635, Niort - 1719, Saint-Cyr-l'École), plus connue comme Madame de Maintenon, fut secrètement l'épouse de Louis XIV (1683–1715), roi de France et de Navarre. Elle était la petite-fille d'Agrippa d'Aubigné. Après une enfance passée à la Martinique où elle gagne le surnom de "Belle Indienne", elle revint en France en 1645 après la disparition de son père, puis abjura la foi calviniste. Madame de Montespan, Françoise Athénaïs de Rochechouart de Mortemart, née en 1640 au château de Lussac-les-Châteaux, morte le 26 mai 1707 à Bourbon-l'Archambault, plus connue comme Madame de Montespan. Elle fut, de 1667 à 1679, la favorite en titre de Louis XIV (1638-1715) roi de France et de Navarre, dont elle eut sept enfants, dont cinq furent légitimés et quatre atteignirent l'âge adulte.

 

 

 

 

► 1683 - 26 octobre Louis XIV assiège Luxembourg. L'Espagne déclare la guerre à la France.

 

 

 

 

► 1683 - 19 décembre Naissance de Philippe (Philippe V d'Espagne), second fils du Grand Dauphin, futur roi d'Espagne. Philippe V d'Espagne (Versailles, 19 décembre 1683–Madrid, 9 juillet 1746), roi des Espagnes et des Indes (1700–1746). Né Philippe de France, prince et fils de France. Deuxième fils du Grand Dauphin et petit-fils de Louis XIV, il est d'abord titré duc d'Anjou. Il est baptisé en 1687 et il reçoit en 1689 le duc de Saint-Aignan comme gouverneur. En 1690, il perd la dauphine sa mère, née Marie-Christine de Wittelsbach (1660-1690).

 

 

 

 

► 1683 à 1764 - naissance et mort de Jean-Philippe Rameau. Compositeur à la Chambre du Roi: France de 1745 à 1764. L'influence des théories de Rameau sera considérable dans le domaine de l'harmonie, dont il a fondé les bases de l'enseignement.

 

 

 

 

► 1683 Création des Globes terrestres de Coronelli. Vincenzo Maria Coronelli (16 août 1650 - Venise, 9 décembre 1718) est un moine franciscain Italien cartographe, cosmographe, fabricant de globes et encyclopédiste. Les Globes de Coronelli ou Globes de Marly sont une paire de globes (terrestre et céleste) de grande dimension (387 cm de diamètre) réalisée par Vincenzo Coronelli et offerte à Louis XIV. Le globe terrestre présente l'état des connaissances géographiques alors connues tandis que globe céleste figure l'état du ciel à la naissance de Louis XIV.

 

 

 

 

► 1684 Bombardement de Gènes par Duquesne. Le doge est obligé de venir s'humilier devant Louis XIV à Versailles. Doge était le titre porté par le plus haut dignitaire de deux anciennes républiques du nord de l'Italie : Venise et Gènes.

 

 

 

 

► 1684 - 5 mars Louis XIV refuse d'adhérer à la création d'une sainte ligue contre les Turcs auxquels il est allié.

 

 

 

 

► 1684 - 4 juin Prise de Luxembourg par les armées françaises.

 

 

 

 

► 1684 - 16 août Traité de Ratisbonne entre Louis XIV, Léoplod Ier d'Autriche et Charles II d'Espagne accordant à la France les villes et territoires conquis. Traité de Ratisbonne entre la France, L'Espagne et la Hollande. Une trève est signée pour 20 ans. Ratisbonne, est une ville allemande, située dans le Land de Bavière.

 

 

 

 

► 1684 Pierre Bayle crée 'Les Nouvelles de la République des Lettres'. Pierre Bayle (18 novembre, 1647 - 28 décembre, 1706) fut un philosophe et écrivain français. Il est né à Carla-le-Comte, près de Pamiers en Ariège. Instruit par son père, ministre protestant, il apprend le grec et le latin puis sera envoyé étudier à l'académie de Puylaurens. En 1684, Pierre Bayle commence la publication de son journal de critique littéraire 'Nouvelles de la république des lettres'.

 

 

 

 

► 1684 Jean de La Fontaine écrit 'Discours à Madame de La Sablière’

 

 

 

 

► 1684 à 1721 - naissance et mort de Watteau, il fut avant tout le peintre d'un nouveau genre au début du XVIIIe siècle, celui des fêtes galantes qui charmèrent ses contemporains et influencèrent tant d'artistes au Siècle des Lumières.

 

 

 

 

► 1684 Décès à Paris de Pierre Corneille à l'âge de 78 ans. Le poète et dramaturge français meurt à Paris à 78 ans. D'abord avocat à Rouen, sa ville natale, il écrit sa première comédie, "Mélite", en 1629. Il vient s'installer à Paris pour y écrire. Richelieu le remarque et l'intègre dans un groupe de cinq auteurs chargés de rédiger des tragédies et des comédies imaginées par le cardinal lui-même.

 

 

Grâce à lui, Corneille perçoit une pension. Son oeuvre la plus connue est la tragi-comédie "Le Cid", écrite en 1637. Pierre Corneille, pauvre, affaibli par une maladie qui dure depuis des mois, n'a plus guère la force que d'aller prier à l'église Saint-Roch. C'est le christ du maître-autel qui lui inspire ces derniers vers : “Pêcheur, tu vois ici le Dieu qui t'a fait naître ; Sa mort est ton ouvrage et devient ton appui. Dans cet excès d'amour, tu dois au moins connaître Que s'il est mort pour toi, tu dois vivre pour Lui”.

 

 

 

 

► 1684 Antoine Furetière écrit 'Essai d'un dictionnaire universel contenant généralement tous les mots françois tant vieux que modernes, et les termes de toutes les sciences et des arts' ; va déclencher une lutte intense et très violente avec l'Académie française qui refuse la concurrence. Le dictionnaire projeté par Furetière, à dimension encyclopédique, annonciateur du XVIIIe siècle, ouvert aux mots techniques, est pourtant très différent de celui de l'Académie qui s'attache à la langue commune et générale de la bonne société. Mais l'Académie avait obtenu le 28 juin 1674 auprès du chancelier d'Aligre un privilège exorbitant portant défense de publier aucun dictionnaire avant que le sien fût au jour ni pendant les 20 années qui suivraient sa publication.

 

 

 

 

► 1685 - 18 octobre Édit de Fontainebleau révoquant l'édit de Nantes. L'édit de Fontainebleau, voulu par Louis XIV, réduit à néant l'édit de Nantes accordé par Henri IV. Les principales dispositions ordonnent la démolition des temples, l'interdiction du culte protestant, et rendent obligatoires le baptême et l'instruction catholique. Cette mesure dictée à Louis XIV, dit-on, par Madame de Maintenon, devait avoir des conséquences funestes pour la France, en ce qu'elle obligea à s'expatrier un très grand nombre d'artisans, d'industriels, de commerçants qui constituaient le fond de la société protestante, et qui portèrent à l'étranger, avec leur ressentiment contre Louis XIV, leurs industries, leur savoir professionnel, leurs aptitudes pratiques de toute sorte et leur probité. Édit de Fontainebleau, le 18 octobre 1685, l'Édit de Fontainebleau, signé par Louis XIV, révoque l'Édit de Nantes. Dès le début de son règne, Louis XIV cherche donc à réduire le protestantisme. Il prend d'abord des mesures vexatoires: il fait supprimer des écoles protestantes, interdit aux protestants d'acheter des offices, augmente leurs impôts....

 

 

 

 

► 1685 à 1732 - naissance et mort de John Gay, poète et dramaturge anglais. Il est surtout connu pour avoir écrit le livret de 'L'Opéra des gueux' (1728), sur une musique de Johann Christoph Pepusch. Les personnages de cet opéra, dont Captain Macheath et Polly Peachum, ont inspiré Bertolt Brecht et Kurt Weill pour leur Opéra de quat'sous.

 

 

 

 

► 1685 à 1750 - naissance et mort de Johann Sebastian Bach. Compositeur allemand. L'oeuvre de Jean-Sébastien Bach s'inspire des traditions musicales d'Allemagne du Nord et du Sud, de France et d'Italie. Autodidacte de la composition, sa principale méthode d'apprentissage consiste à copier sur des cahiers la musique de différents artistes. Son oeuvre est reconnue comme un aboutissement des traditions musicales éprouvées en son temps (en particulier celle de la composition polyphonique et du contrepoint).

 

 

La profonde foi de Bach se manifeste dans l'ensemble de ses formes musicales sacrées destinées à être jouées lors des différents offices : chorales, cantates et passions. Ainsi considéré grand Maître du Baroque, du contrepoint, de la fugue, de l'écriture vocale, de la composition de chambre, du répertoire pour intrument solo... ses oeuvres pour clavier révèlent une habileté de combiner une structure musicale compliquée avec une pure force spirituelle.

 

 

La pièce maîtresse de son oeuvre pour clavier, par ailleurs la plus importante en volume, reste le 'Clavier bien tempéré' (1722-1744), où se révèle tout l'art du compositeur. Y sont réunis deux fois 24 Préludes et Fugues dans les 24 tonalités majeures et mineures de la gamme tempérée. A retenir également parmi ses oeuvres les trois recueils de 'Suites françaises' (1722), anglaises (1724-1725) et allemandes (1726-1731), plus connues sous le titre de 'Partitas', un Concerto italien (1735), 16 Concertos transcrits d'après Vivaldi (1710) et les Variations Goldberg où Bach y joue de la modulation à l'infini. Il a dit... J'ai beaucoup travaillé. Quiconque travaillera comme moi pourra faire ce que j'ai fait. !

 

 

 

 

► 1686 - 9 juillet Formation de la Ligue de Augsbourg par le Saint Empire, l'Espagne, la Suède, la Saxe, la Bavière et le Palatinat contre la France. La brutalité avec laquelle Louis XIV a fait occuper le Palatinat et l'électorat de Cologne pour que soient respectés les droits de sa belle-soeur, la princesse Palatine, dresse contre le royaume de France toutes les colères. Les États du Saint-Empire romain germanique, l'Espagne, la Savoie, les Provinces-Unies, la Suède (comme l'Angleterre encore à la mort de Jacques II), qui ont toutes les raisons politiques, religieuses, économiques ou commerciales de s'opposer à la France, forment la ligue d'Augsbourg. 

 

 

La ligue d'Augsbourg en 1686, est une alliance de la plus grande partie de l'Europe contre la France de Louis XIV alors au sommet de sa puissance. La politique des Réunions (de 1678 à 1681), l'agression française contre les Pays-Bas espagnols (1683-1684), le bombardement de Gênes (1684) par les Français, le soutien de Louis XIV à sa belle-soeur, la princesse Palatine lors de la succession de l'électeur Palatin en 1685, inquiètent les princes européens. La politique anti-protestante menée avec acharnement depuis 1676 et qui aboutit à la révocation de l'Édit de Nantes en 1685, soude le front des princes et des populations protestantes d'Europe.

 

 

Guillaume III d'Orange (futur Guillaume III d'Angleterre) qui vise le trône d'Angleterre de son beau-père Jacques II désire occuper Louis XIV sur le continent. En 1686, la Hollande et la Suède renouvellent leur alliance défensive. Le 7 mai 1686, l'empereur et l'électeur de Brandebourg en font de même pour défendre les acquis du traité de Westphalie. Le 9 juillet à Augsbourg, en Bavière, Guillaume III d'Angleterre, l'Empereur (Léopold Ier du Saint-Empire), l'Espagne, la Suède, la Bavière, les ducs de Saxe, s'allient contre la France. En septembre l'électeur Palatin et le duc de Holstein-Gothorp rejoignent la ligue.

 

 

En 1689, la ligue se renforce par l'alliance de l'empereur avec les Provinces-Unies (traité de Vienne) auxquels se joignent le Danemark, la Savoie, l'Angleterre du nouveau roi Guillaume III et l'Espagne. L'échec de la tentative d'imposer au pape la nomination d'un archevêque pro-français à Cologne, débouche sur l'occupation militaire de la ville par les Français (juin 1688). C'est le début de la guerre de la ligue d'Augsbourg qui dure jusqu'en 1697. Un palatinat désigne le territoire ou l'office d'un comte palatin. Le comte palatin est un titre de comte impérial carolingien ou du Saint-Empire romain germanique. Le comté palatin ou palatinat correspond au domaine associé. L'origine de ce titre vient des comtes du palais palatins qui habitaient dans des palais impériaux établis par les empereurs Carolingiens et les empereurs du Saint Empire romain germanique dans chaque duché de leur empire, pour y représenter l'autorité impériale.

 

 

 

 

► 1686 - 11 décembre Mort du Grand Condé.

 

 

 

 

► 1686 Bernard Le Bouyer de Fontenelle écrit 'Entretiens sur la pluralité des mondes'. Bernard Le Bouyer de Fontenelle est un écrivain français né à Rouen le 11 février 1657 et est mort, presque centenaire, le 9 janvier 1757. C'est un neveu de Corneille. Élu à l'Académie française en 1691, il prend nettement parti, dans la querelle des Anciens et des Modernes en prenant position pour ces derniers. Il fut secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences. Ses 'Entretiens sur la pluralité des mondes', oeuvre de vulgarisation scientifique, eurent un vif succès.

 

 

 

 

► 1687 - 10 mars Oraison funèbre du Grand Condé (Louis II de Bourbon-Condé) par Bossuet. C'est sur l'ordre du roi, que Bossuet donna l'Oraison Funèbre du prince de Condé, le 10 mars 1687, à Notre-Dame de Paris. La décoration de la Cathédrale qui fut réalisée pour cette cérémonie passa pour la plus belle et la plus considérable qu'on eût jamais vue.

 

 

 

 

► 1687 Dominique Bouhours écrit 'De la Manière de bien penser dans les ouvrages de l'esprit’

 

 

 

 

► 1687 Charles Perrault écrit 'Le Siècle de Louis le Grand'. Charles Perrault, surtout célèbre par ses Contes de Perrault issus de la tradition populaire, Charles Perrault est un auteur né et mort à Paris (12 janvier 1628 - 16 mai 1703. Son frère est l'architecte et scientifique Claude Perrault (1613-1688). Collaborateur de Colbert, chargé de la politique artistique et littéraire de Louis XIV en 1663, puis contrôleur général de la surintendance des Bâtiments, il entre à l'Académie française en 1671, où il participe à la querelle des Anciens et des Modernes, du côté des Modernes ; dans ce cadre, il écrivit 'Le Siècle de Louis le Grand' (1687) et 'Parallèle des Anciens et des Modernes' (1688-1692), deux oeuvres fortement critiquées par Boileau.

 

 

 

 

► 1687 invention du principe d'une machine à vapeur à piston par Denis Papin. Denis Papin est né à Blois en France, le 22 août 1647. Il a effectué maints travaux fondateurs sur la machine à vapeur. Denis Papin construisit sa première machine à vapeur : un bateau à vapeur en 1707. Mais cette superbe invention apporta beaucoup de controverse auprès des bateliers, qui détruisirent le navire.

 

 

 

 

► 1687 Mort de Jean-Baptiste Lully. Lully meurt de la gangrène des suites d'une malencontreuse blessure avec sa canne de chef d'orchestre. D'origine italienne, le compositeur fut l'artisan de la naissance de l'opéra français, un grand compositeur de ballet mais aussi un fin courtisan. Par ses talents, et ses manoeuvres, il a su obtenir la confiance de Louis XIV pour devenir Surintendant de la musique.

 

 

 

 

► 1688 Les Révolutions anglaises et française. Révolution modèle, les Révolutions anglaises ne se sont cependant pas faites sans heurts: de 1642 à 1660, les îles Britanniques ont été soumises à un déferlement de violence, ponctué d'idées utopiques où le sectarisme le disputa à l'inspiration, où la générosité sociale des "partageux" se heurta à la défense de la propriété. Entre 1789 et 1799, la France a connu un bouleversement dont les conséquences et la mémoire ne cessent d'influer sur le quotidien du XXe siècle: la Révolution française a proclamé les droits de l'homme, institué l'égalité civique et le système métrique, créé les départements, supprimé - un temps - l'esclavage, donné au pays un panthéon de héros et de martyrs.

 

 

 

 

► 1688 - 21 juin : Jacques II d'Angleterre, remarié avec une princesse italien-ne, Marie de Modène, a un fils, Jacques Édouard, qui est baptisé par un prêtre catholique. Jacques Édouard Stuart dit le chevalier de Saint-George (20 juin 1688, palais Saint-Jacques de Londres – 1er janvier 1766, palais Balestra, Rome), fut prince de Galles de 1688 à 1689. Fils du roi Jacques II d'Angleterre et d'Irlande et VII d'Écosse (1633-1701) et de sa 2e épouse, la princesse Marie de Modène (1658-1718).

 

 

 

 

► 1688 à 1689 - 'Glorieuse Révolution' en Angleterre. Novembre : Devant le risque de voir une dynastie catholique se perpétuer, les whigs organisent une révolution ("Glorieuse Révolution") avec l'aide des Provinces-Unies. Sept évêques anglicans (les "Sept Immortels") font appel au prince protestant Guillaume III d'Orange (futur Guillaume III d'Angleterre), époux de la fille aînée de Jacques II, Marie, qui débarque à Torbay dans le Devon le 5 novembre, avec 600 vaisseaux, 20 000 soldats et 12 000 chevaux. Son beau-père Jacques II s'enfuit en France (23 décembre). Guillaume III d'Orange est accueilli à Londres en triomphateur (28 décembre). 

 

 

La Glorieuse Révolution d'Angleterre (en anglais Glorious Revolution, aussi appelé Seconde Révolution anglaise par certains historiens français) fut une révolution pacifique (1688-1689) qui renversa le roi Jacques II (Jacques VII d'Écosse) et provoqua l'avènement de la fille de celui-ci, Marie II et de son époux, Guillaume III d'Orange (futur Guillaume III d'Angleterre). La révolution aboutit à l'instauration d'une monarchie constitutionnelle et parlementaire à la place du gouvernement autocratique des Stuarts. Succédant à son frère Charles II en 1685, le catholique Jacques II s'aliéna rapidement l'opinion par des mesures impopulaires : brutalité de la répression contre la rébellion du duc de Monmouth, création d'une armée permanente, entrée de catholiques au gouvernement, dans l'armée et dans les universités, ainsi que le rapprochement avec la papauté (venue d'un nonce apostolique à Londres).

 

 

 

En 1687, il ordonna qu'une déclaration d'indulgence, accordant la liberté de culte aux catholiques et aux dissidents, soit lue dans toutes les églises. Cette décision, ajoutée à la naissance de son fils en juin 1688 d'un second mariage avec une catholique, qui garantissait une succession catholique, incita les opposants au roi à agir, mais le souvenir encore frais de la guerre civile, assorti d'un certain loyalisme, dissuadaient tout mouvement violent. Le gendre de Jacques II d'Angleterre, Guillaume III d'Orange (futur Guillaume III d'Angleterre), stathouder des Pays-Bas, époux de la princesse Marie, voyant s'éloigner la perspective d'accéder indirectement au trône, déclencha les hostilités en débarquant avec une petite armée anglo-hollandaise le 5 novembre 1688, à Torkay.

 

 

 

Pris de panique, le roi Jacques II s'enfuit en France, ce dont profita Guillaume III d'Orange qui, dès son arrivée à Londres le 28 décembre 1688, fit valoir que la fuite du roi équivalait à une abdication. S'emparant de fait du gouvernement, Guillaume III d'Orange, en accord avec le Parlement, fit réunir une convention qui proclama la déchéance du roi et offrit conjointement le trône au prince Guillaume et à la princesse Marie. En contre-partie, ceux-ci devaient contresigner, en février 1689, la Déclaration des droits (Bill of Rights) laquelle inscrivit dans la loi les acquis du Commonwealth d'Angleterre et du règne de Charles II. La Déclaration interdisait l'accession au trône d'un catholique, assurait des élections libres et le renouvellement du Parlement, rendait illégale la présence d'une armée en temps de paix. Les partisans de Jacques II qui refusèrent l'allégeance à Guillaume et Marie furent appelés les non-jureurs ou jacobites. Nombreux parmi les catholiques irlandais et écossais, ils furent écrasés à la bataille de la Boyne, en Irlande en 1690 et, à Glencoe, en Écosse en 1692.

 

 

 

 

► 1688 LE SIÈCLE DES LUMIÈRES.

 

 

 

 

► 1688 Le siècle des Lumières correspond fondamentalement au XVIIIe siècle en Europe, même si son début est considéré comme partant de la révolution anglaise de 1688. La philosophie des Lumières désigne le mouvement intellectuel qui s'est développé à cette période autour d'idées pré-démocratiques, telles que l'établissement d'une éthique, d'une esthétique et d'un savoir fondé sur la "raison éclairée" de l'homme.

 

 

Les inspirateurs de ce mouvement se voyaient comme une élite courageuse d'intellectuels oeuvrant pour un progrès du monde, transcendant les siècles d'irrationalité, de superstition et de tyrannie passés. L'ensemble de ce mouvement doit être rapproché des révolutions américaine et française, de la montée du capitalisme. Artistiquement, il correspond à la période néo-classique. On parle aussi des Lumières pour désigner les intellectuels, écrivains, philosophes emblématiques de ce mouvement de pensée.

 

 

 

 

► 1688 Les Lumières. Elles symbolisent le triomphe de la raison sur l'ignorance et la superstition. Pour Kant, les "Lumières" marquent l'époque privilégiée où l'homme émerge de l'immaturité dans laquelle il marnait, non par défaut d'intelligence, mais par manque de courage et de détermination à user de sa raison. "Osez savoir ! Ayez le courage d'utiliser votre propre intelligence !" telle est l'exhortation adressée à ses lecteurs. Cette volonté de déchirer le voile de tradition et d'autorité recouvrant la politique, la religion et la philosophie est la motivation profonde des penseurs du XVIIIe siècle, notamment Voltaire et Montesquieu.

 

 

Inspirés par la révolution scientifique et par les lois universelles de Newton, ils réalisent que la connaissance de l'univers et de son fonctionnement est accessible à l'esprit humain. Dieu n'est pas pour autant éliminé de leur système de pensée, mais il est désormais réduit au rôle de créateur d'un univers mécanique qui, une fois en place, continue à fonctionner selon des lois naturelles pouvant être déchiffrées par le biais de l'expérience scientifique. La principale barrière aux Lumières est l'ignorance.

 

 

 

Il suffit d'éduquer les gens pour parvenir à éliminer un grand nombre de maux et d'inégalités de la société. Les connaissances scientifiques modernes doivent être plus largement répandues dans le public : on crée 'l'Encyclopédie'. De 1750 à 1780, Paris est la capitale des Lumières et les salons intellectuels attirent des écrivains venus de toute l'Europe. Dans les années 1780, on assiste à l'avènement d'une nouvelle génération de réformateurs, tels que Marat et Robespierre, qui concrétisent les idées radicales formulées dans les salons français en s'attaquant avec virulence aux privilèges dont jouissent l'Église et l'aristocratie et en réclamant l'égalité. La révolution française est en marche.

 

 

 

 

► 1688 Début du Siècle des lumières. Le siècle des Lumières est, en Europe, une période de grand essor scientifique et d'épanouissement de la raison critique. Les philosophes français, comme Rousseau, Diderot et Voltaire, énoncent des principes généreux sur le droit naturel, l'égalité entre les hommes, et disent la nécessité d'améliorer la société, de libérer les opprimés, d'instruire les pauvres.

 

 

 

 

► 1688 à 1690 - Insuccès d'une expédition militaire française en Angleterre ayant pour but de soutenir le roi Jacques II, détrôné par une révolution au profit de son gendre Guillaume III d'Orange (futur Guillaume III d'Angleterre), qui malgré cette intervention et les efforts des partisans de Jacques II, conserva le trône d'Angleterre, tout en restant stathouder de Hollande. Jacques II d'Angleterre, Jacques Stuart, né le 14 octobre 1633 au Palais de Saint-James (Londres), mort le 16 septembre 1701 à Saint-Germain-en-Laye (Yvelines, France), fut roi d'Angleterre (Jacques II d'Angleterre) et d'Écosse (Jacques VII d'Écosse) de 1685 à 1689.

 

 

Sa conversion au catholicisme (à une date non connue, et sans être imité par les deux filles survivantes de son premier lit), puis, après son avènement, les faveurs accordées aux Églises minoritaires (dont l'Église catholique), l'accueil d'un nonce apostolique à Londres et la naissance d'un héritier mâle en 1688 (avec la perspective d'une dynastie catholique) achevèrent de lui aliéner la sympathie d'une partie de ses sujets (il fut accusé d'avoir substituer un fils, Jacques François Stuart, pour un enfant mort).

 

 

Les grands seigneurs se tournèrent alors vers sa fille Marie et son époux Guillaume III d'Orange (futur Guillaume III d'Angleterre), chef des armées hollandaises. Ils débarquèrent en 1688, entrainant la fuite de Jacques II, sans combattre, le 11 décembre 1688 puis sa déposition formelle le mois suivant. Il trouva refuge auprès de son cousin germain Louis XIV, comme nombre de ses partisans (les "Jacobites"). Pour contrer la Ligue d'Augsbourg (Angleterre, Provinces-Unies, Autriche, états d'Allemagne, Espagne), Louis XIV tenta de replacer Jacques II sur le trône et ainsi de déplacer la guerre en Angleterre, sans succès.

 

 

 

 

► 1688 à 1697 - Guerre de la Ligue d'Augsbourg, formée par Guillaume III d'Orange (futur Guillaume III d'Angleterre) qui, entre autres griefs contre la France, ne pardonnait pas à Louis XIV son intervention en faveur de Jacques II. Dans cette nouvelle guerre, l'Europe tout entière, sauf le Danemark et la Turquie, étaient contre la France. La guerre de la ligue d'Augsbourg, également appelée guerre de Neuf Ans, eut lieu de 1688 à 1697. Elle opposa la France sous la monarchie absolue de Louis XIV, alliée au Danemark et à l'empire Ottoman, à une grande coalition, d'abord défensive.

 

 

 

Celle-ci comptait principalement l'Angleterre sous la monarchie constitutionelle de Guillaume III d'Angleterre (Guillaume III d'Orange), l'empereur d'Allemagne (Léopold Ier du Saint-Empire) et plusieurs Électeurs, l'Espagne, les Pays-Bas, la Savoie et la Suède. Elle se plaçait dans le contexte de l'opposition entre les Bourbons et les Habsbourgs, notamment pour le contrôle de l'Espagne. Guerre de la Ligue d'Augsbourg (1688-1697). Conflit entre Louis XIV et une coalition de puissances européennes irritées par la politique agressive et anti-protestante de la France. Au terme d'une guerre sur le sol européen et dans les colonies, la paix intervient suite à l'épuisement des belligérants. Elle met fin aux prétentions hégémoniques de Louis XIV.

 

 

 

 

► 1688 - 26 novembre La France déclare la guerre à la Hollande, début de la guerre contre la ligue d'Augsbourg.

 

 

 

 

► 1688 - 11 décembre L'empereur allemand déclare la guerre à la France.

 

 

 

 

► 1688 - 28 décembre Guillaume III d'Orange (futur Guillaume III d'Angle-terre) est accueilli à Londres en triomphateur.

 

 

 

 

► 1688 Le temps des Révolutions (1688-1848). La France en vedette. Cent ans avant la prise de la Bastille, c'était déjà la Révolution, mais à Londres cette fois (1689). Et cette "Glorieuse Révolution" sans effusion de sang allait inspirer tous les mouvements démocratiques à venir. Dans les salons français, on cultive l'art de la conversation et l'on brasse des idées nouvelles sur la liberté individuelle et les droits naturels des hommes. On remet aussi en cause l'autorité du clergé et du roi. De Paris, ces idées gagnent toute l'Europe et même traversent l'Atlantique. Les insurgés américains s'en réclament.

 

 

Dans leur Déclaration d'indépendance, ils proclament le droit de chacun à la recherche du bonheur ! Toute les élites communient dans une même foi dans le progrès et la bonté du genre humain. Et de Philadelphie à Saint-Pétersbourg, c'est en français que s'exprime cette foi. Le XVIIIe siècle est le siècle français par excellence. Ce succès s'appuie sur un dynamisme démographique qui fait du pays le plus peuplé d'Europe avec une jeunesse nombreuse. Les premières années de la Révolution française semblent confirmer cette prééminence de la France. Mais quelques dérapages antireligieux ont vite fait d'entraîner le pays dans deux décennies de guerres qui vont la saigner à blanc.

 

 

C'est un pays profondément vieilli que quitte Napoléon en partance pour l'exil de Sainte-Hélène. La France, désormais, doit se contenter d'une seconde place derrière l'Angleterre. La démocratie anglaise se trouve particulièrement à l'aise pour tirer parti des progrès techniques de l'heure et engager la Révolution industrielle. Quand une vague de révolutions éclatent sur le Continent en 1848, faut-il s'étonner qu'elles échouent en quelques mois ? Romantiques et idéalistes dans un siècle ouvrier et industriel, elles se trompent d'époque.

 

 

 

 

► 1688 Jean de La Bruyère écrit 'Les Caractères'. Jean de la Bruyère publie "les Caractères", un recueil de maximes et de portraits qui s'inspire de l'oeuvre de Théophraste. Le but est alors d'exposer les moeurs et surtout les défauts des êtres humains de l'époque. C'est dans le cadre de son poste de précepteur du duc de Bourbon qu'il a eut le temps et le loisir d'observer les gens de la cour. Aucun nom précis n'est donné. Par cette oeuvre esthétique, philosophique et moraliste, il espère pouvoir amener l'humanité à corriger ses défauts.

 

 

 

► 1688 Bernard Le Bouyer de Fontenelle écrit 'Digressions sur les Anciens et les Modernes’

 

 

 

 

► 1688 Charles Perrault écrit 'Parallèles des Anciens et des Modernes' (1688-1697).

 

 

 

 

► 1688 Dom d'Achery écrit 'Acta sanctorum' (1688-1701). Luc d'Achery (1609 - 1685) était un bénédictin français, bibliothécaire de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés. Il écrivit une histoire ecclésiastique médiévale, Spicilegium.

 

 

 

 

►1688 Du Cange écrit 'Glossarium ad scriptores mediae et infimae graecitatis’

 

 

 

 

► 1688 à 1763 - naissance et mort de Marivaux. Écrivain français. Élevé en province, Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux suit des études de droit à Paris. Devenu avocat, il n'exercera pourtant jamais cette fonction. Il s'essaie au roman burlesque et débute au Théâtre Italien et au Théâtre Français. Ses pièces empruntent leurs conventions à "la commedia dell'Arte". Ses oeuvres multiples révèlent un certain utopisme et traitent souvent de la "métaphysique du coeur" plus connue sous l'appellation "marivaudage".

 

 

Et c'est le thème de l'amour que Marivaux décline dans ses pièces tragi-comiques. L'auteur se sert du travestissement et du grotesque des situations pour détourner les règles morales de l'époque. Il lance, comme unique rédacteur, le 'Spectateur français', un hebdomadaire aux accents moralistes qui comprendra 25 numéros. Il se veut aussi philosophe dans 'L'Indigent Philosophe', une autre de ses parutions. Très attaché à la vie mondaine, Marivaux fréquente de nombreux salons littéraires, notamment celui de Madame de Lambert et de Madame de Tencin.

 

 

 

 

► 1689 - 15 avril La France déclare la guerre à l'Espagne.

 

 

 

 

► 1689 - 17 mai L'Angleterre déclare la guerre à la France. Guillaume III d'Orange (futur Guillaume III d'Angleterre) déclare la guerre à la France suite à un incident naval. En décembre, la "Grande Alliance" contre la France rassemble l'Empire, la Hollande, l'Espagne, la Savoie et l'Angleterre. La Grande Alliance est le nom d'une alliance contre la France aux alentours des années 1700.

 

 

 

 

► 1689 à 1755 - naissance et mort de Montesquieu. Écrivain français. Né Baron de la Brède et de Montesquieu, Charles de Secondat, dit Montesquieu, étudie le droit et devient avocat puis conseiller au Parlement de Bordeaux. Nommé président du Parlement de Guyenne en 1716, il se consacre à l'écriture et effectue de nombreux voyages en Europe, particulièrement en Angleterre et en Italie, qui viennent nourrir ses réflexions politiques, philosophiques et sociales.

 

 

Pétri de philosophie classique, féru d'Histoire, admirateur de la pensée scientifique et de la logique, il se livre à une critique des formes de pouvoirs dans 'Les lettres persanes' (1721). Dans 'De l'esprit des Lois' (1748), il envisage une réflexion sur les constitutions civiques à travers le prisme des lois naturelles adaptées aux gouvernements. Il est l'un des premiers à songer à la séparation des pouvoirs en trois domaines : l'exécutif, le législatif et le judiciaire. Critiqué par l'église, Montesquieu n'est pas pour autant hostile au système monarchique. Annonciateur du courant des Lumières françaises, il participe à la fin de sa vie à l'aventure de l'encyclopédie et meurt aveugle.

 

 

 

 

► 1689 Jean Racine écrit 'Esther’

 

 

 

 

► 1689 Henry Purcell présente 'Didon et Enée'. Purcell présente son chef-d'oeuvre de l'opéra baroque "Didon et Enée" à la Boarding School for Girls à Londres. L'auteur anglais, par la suite spécialiste des musiques pour théâtre, s'inspire pour cette oeuvre de Virgile. Il parvient alors sublimement à lier l'influence francaise à un travail sur le rythme pour mettre en valeur les intonations propre à la langue anglaise. 

 

 

Henry Purcell (10 septembre 1659 - 21 novembre 1695) est un musicien et compositeur de musique baroque, né à Westminster et mort à Londres. On admet généralement que Purcell a été le plus grand compositeur anglais de naissance (Haendel ayant été anglais par naturalisation). Purcell a incorporé à sa musique des éléments des styles français et italien, mais a développé un style anglais particulier.

 

 

 

 

► 1690 - 20 mai Prise de Port-Royal par les Anglais.

 

 

 

 

►1690 - 1er juillet Victoire du maréchal de Luxembourg sur la Grande Alliance à Fleurus. Les troupes françaises de Louis XIV gagnent contre les troupes hollando-autrichiennes. La bataille de Fleurus a eu lieu le 1er juillet, 1690. Ce fut une victoire pour l'armée française commandée par le maréchal de Luxembourg contre les armées d'une coalition européenne Pays-Bas, Allemagne, Espagne et Grande-Bretagne commandées par le général allemand Waldeck. La France a perdu 3 000 hommes, alors que les alliés ont perdus 9 000 hommes. Les artilleurs français avaient tiré sur leurs régiments d'infanterie dont ils n'avaient pas identifié les couleurs.

 

 

Tous les drapeaux reçurent, comme signe distinctif commun, une écharpe blanche nouée au sommet de la hampe. Les troupes françaises étaient sous le commandement du duc de Luxembourg (François-Henri de Montmorency-Luxembourg), du duc de Boufflers (Louis François de Boufflers), du duc du Maine (Louis Auguste de Bourbon), du duc de Choiseul (Claude de Choiseul-Francières), du Grand-Prieur de Vendôme (Philippe de Vendôme), et du Prince de Conti (François Louis de Bourbon-Conti). 

 

 

Fleurus est une commune de Belgique située dans le province de Hainaut au Nord-Est de Charleroi. François-Henri de Montmorency-Luxembourg, François-Henri de Montmorency-Bouteville comte de Bouteville et duc de Piney-Luxembourg, pair et maréchal de France, plus connu sous le nom de maréchal de Luxembourg ou celui de tapissier de Notre-Dame (8 janvier 1628 à Paris - 4 janvier 1695), est un général français du XVIIe siècle.

 

 

 

 

► 1690 - 10 juillet Victoire navale française contre les Anglais et les Hollan-dais à Béveziers. Victoire navale française de Tourville sur les flottes anglaises et hollandaise à Béveziers (Sussex). Elle permet le débarquement jacobite en Irlande. Tourville, Anne Hilarion de Costentin (ou Cotentin), comte de Tourville, est un vice-amiral et Maréchal de France, né en novembre 1642 (à Paris ou au château de Tourville-sur-Sienne) et mort en mai 1701 à Paris.

 

 

 

 

► 1690 - 18 août Victoire de Nicolas Catinat sur l'Espagne et la Savoie à Staffarde. Le maréchal de Catinat bat le duc de Savoie à Staffarde, prend Saluce (19 août) puis Suze (12 novembre). Nicolas de Catinat, maréchal de France, est un militaire français du XVIIe siècle, né à Paris le 1er septembre 1637 et mort à Saint-Gratien le 22 février 1712.

 

 

 

 

► 1690 - 24 août : En Inde, l'Anglais Job Charnock, (? -1693), un agent de la East India Company, responsable de l'usine anglaise de Cassim Bazar installe une nouvelle usine à Sutanati (Fort William en 1696). Cette date est généralement considérée comme la date de fondation de la moderne Calcutta.

 

 

 

 

► 1691 - 8 avril Louis XIV s'empare de Mons.

 

 

 

 

► 1691 - 16 juillet Mort du marquis de Louvois (François Michel Le Tellier), son fils, marquis de Barbésieux (Louis-François-Marie Le Tellier) lui succède à ses charges. Louis-François-Marie Le Tellier, marquis de Barbésieux, fils du marquis de Louvois, secrétaire d'État de la guerre, après la mort de son père, jeune homme qui commença par préférer les plaisirs et le faste au travail. Mort à trente-trois ans, en 1701.

 

 

 

 

► 1691 Jean Racine écrit 'Athalie’

 

 

 

 

► 1691 Charles Perrault écrit 'Contes' (1691-1695)

 

 

 

 

► 1692 - 29 mai Bataille de Barfleur contre les navires anglo-hollandais. La Bataille de Barfleur est une bataille navale qui opposa le 29 mai 1692 au large du Cotentin, la marine de guerre française à la flotte anglaise. Louis XIV soutient une seconde tentative de Jacques II pour reprendre le pouvoir en Angleterre. Un corps expéditionnaire est concentré à Saint-Vaast-la-Hougue, dans le nord-Cotentin. Un flotte de protection et de transport basée à Brest doit venir à Saint-Vaast pour embarquer les troupes.

 

 

 

 

► 1692 - 2 juin Défaite navale de Louis XIV devant les Anglais à La Hougue. Les Français perdent là un quart de leurs vaisseaux. Bataille de la Hougue, faute de fortification sur la côte normande, Tourville prévoit de rejoindre Brest ou Saint-Malo. Une majorité des navires parvient à franchir le Cap de la Hague, mais treize ne peuvent franchir des courants du Raz Blanchard. Ils sont alors contraints de revenir vers l'ennemi en se réfugiant dans la baie de la Hougue. Le 1er juin, trois navires fortement touchés s'échouent au large de Cherbourg.

 

 

L'artillerie des fortifications de la ville tient pour quelques temps l'ennemi à distance. Le stock de poudre de l'un des navires échoués, le Soleil Royal, en s'embrasant, explose et les projections provoquent de gros dégâts matériels et humains dans la ville. Les 2 et 3 juin, les Anglais incendient l'un après l'autre les navires en rade de la Hougue. Jacques II regarde sur les hauteurs de Quinéville, ce spectacle qui signifie la fin de ses ambitions. Cette sévère défaite révèle la nécessité de consolider la défense de la baie, avec deux tours similaires, l'une sur le fort de la Hougue et l'autre sur Tatihou. Elle révèle aussi amèrement l'erreur commise par les adversaires de Vauban, qui ont convaincu le roi d'arrêter les travaux du port de Cherbourg et même de détruire ses fortifications.

 

 

 

 

► 1692 - 30 juin Louis XIV s'empare de Namur.

 

 

 

 

► 1692 - 3 août Victoire du maréchal de Luxembourg sur les Anglais à Steinkerque. Bataille de Steinkerque, 3 août 1692 : Victoire du maréchal de Luxembourg sur les Anglais et les Hollandais, commandés par le Roi d'Angleterre Guillaume III d'Orange (Guillaume III d'Angleterre).

 

 

 

 

► 1692 Procès des 'sorcières de Salem'. Le procès des sorcières de Salem est un épisode fameux de l'histoire coloniale des États-Unis qui entraine la condamnation et l'exécution de personnes accusées de sorcellerie en 1692 dans le Massachusetts. Généralement analysé comme découlant d'une période de luttes intestines et de paranoïa puritaine, ce procès cause la mort de 25 personnes et l'emprisonnement d'un bien plus grand nombre.

 

 

 

 

► 1693 - 28 juin Victoire navale de la France sur les Anglais au large du Portugal. Tourville disperse et détruit en partie une flotte anglo-hollandaise au large de Lagos (Portugal), escortant des navires de commerce chargés de grains venus du Levant pour ravitailler l'Europe du Nord en pleine disette.

 

 

 

 

► 1693 - 29 juillet Victoire du maréchal de Luxembourg sur les Anglais à Neerwinden. La bataille de Neerwinden ou de Landen eut lieu dans le cadre de la guerre de la ligue d'Augsbourg le 29 juillet 1693 entre l'armée française sous le commandement du maréchal de Luxembourg et les forces alliées sous les ordres de Guillaume III d'Orange (futur Guillaume III d'Angleterre).

 

 

 

 

► 1693 - 8 septembre Les Hollandais occupent Pondichéry. François Martin, son gouverneur, trouve refuge à Chandernagor. Pondichéry est une ville dans le sud-est de l'Inde. Pondichéry entre dans l'histoire de France lorsque la Compagnie française des Indes orientales achète en 1673 un petit village côtier au sultan de Bijapur. Pondichery devient ainsi la tête de pont des intérêts commerciaux de la France en Inde. Il faut cependant attendre 1685 pour que François Martin, nommé "directeur de la côte de Coromandel", mette Pondichéry sur la voie de la prospérité. 

 

 

François Martin (1634-1706), navigateur français. En 1601, la "Compagnie des marchands de Saint-Malo, Laval et Vitré" qui rêve des Moluques arme deux navires, le "Corbin" et le "Croissant" qui font une longue escale dans la baie de Saint Augustin à Madagascar. Chandernagor est une ville du Bengale occidental située sur les rives du Gange, à une trentaine de kilomètres de Calcutta. Le nom actuel de Chandernagor est Chandannagar. C'est l'un des anciens Établissements français de l'Inde. Les Moluques sont un archipel appartenant à l'Indonésie.

 

 

 

 

►1693 - 15 septembre Louis XIV récuse la déclaration sur la puissance ecclésiastique.

 

 

 

 

► 1693 - 4 octobre Victoire de Nicolas Catinat sur le duc de Savoie (Victor-Amédée II de Sardaigne) à La Marsaille. En Italie, Catinat remportait les victoires de Staffarde (18 août 1690) et de La Marsaille (4 octobre 1693) sur le duc de Savoie, Victor-Amédée II, qui laissait une partie du Piémont aux Français. La bataille de la Marsaille, ou bataille de Marsaglia, est une bataille victorieuse livrée le 4 octobre 1693 par une armée française commandée par Nicolas de Catinat face à une armée hispano-savoyarde commandée par le duc de Savoie Victor-Amédée pendant la guerre de la ligue d'Augsbourg. Victor-Amédée II de Sardaigne, Victor-Amédée II (en italien Vittorio Amedeo II), né à Turin le 14 mai 1666, mort à Moncalieri le 31 octobre 1732, fut prince de Piémont et duc de Savoie de 1675 à 1730, roi de Sicile de 1713 à 1720, puis roi de Sardaigne de 1720 à 1730. Il était fils de Charles-Emmanuel II, duc de Savoie et prince de Piémont, et de Marie Jeanne Baptiste de Savoie-Nemours, duchesse de Genève et d'Aumale.

 

 

 

 

► 1693 Salon de Madame de Lambert. La marquise de Lambert (1647 1733) Femme de lettres française dont le célèbre salon était fréquenté par Fontenelle, Fénelon, Houdar de la Motte, Montesquieu et Marivaux.

 

 

 

 

► 1694 - 18 juin : Echec anglais à la pointe de Camaret. Camaret-sur-Mer est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France. Ses habitants sont appelés les Camarétois, Camarétoises.

 

 

 

 

► 1694 Marcello Malpighi, fondateur de l'histologie. Marcello Malpighi (* 10 mars 1628 à Crevalcore, dans les environs de Bologne ; † 29 novembre 1694 à Rome) est le père de l'anatomie microscopique ou histologie. Son nom est aujourd'hui attaché à des dizaines de structures dans le corps humain et chez les insectes. Malpighi naît l'année même où William Harvey publie ses découvertes sur la circulation sanguine. Harvey restera toute sa vie le modèle que celui-ci cherchera à atteindre. Après des études à l'université de Bologne, il devient professeur titulaire de la chaire de médecine théorique à Pise en 1656.

 

 

Il n'y restera que trois ans, sa santé précaire le poussant à rentrer à Bologne parmi les siens. En 1669, Malpighi devient membre de la Royal Society de Londres. Après être devenu médecin du pape Innocent XII en 1691, il meurt d'apoplexie le 29 novembre 1694 à Rome. L'histologie est la branche de la biologie qui étudie les tissus. Par son centre d'étude, elle se situe entre la cytologie et la physiologie. Son objectif est d'explorer la composition, la structure, le renouvellement des tissus, ainsi que les échanges cellulaires en leur sein.

 

 

 

 

► 1694 à 1778 - naissance et mort de Voltaire (de son vrai nom François-Marie Arouet), écrivain et philosophe français, né à Paris, fut, au point de vue du talent littéraire et des idées, le vrai roi du XVIIIe siècle. Dans sa jeunesse, il connut et fréquenta les derniers "Libertins" du règne de Louis XIV. D'un séjour forcé en Angleterre, il rapporte ses célèbres 'Lettres Philosophiques', qui firent scandale et l'obligèrent à quitter Paris. Dès lors, Voltaire voyagea. Il se fixa quelque temps à Berlin, auprès du roi de Prusse, Frédéric II, avec lequel il se brouilla.

 

 

Finalement, après avoir séjourné prés de Genève, le philosophe s'établie à Ferney, non loin de la frontière suisse, d'où il pouvait braver impunément le Pouvoir. C'est de ce village, dont il était seigneur, que Voltaire dirigea la lutte contre l'Église et le Christianisme, devenue sa principale affaire. Plus qu'aucun autre philosophe, il avait travaillé efficacement à ébranler à la fois l'Ancien Régime et L'Église par sa critique audacieuse, unie à l'esprit le plus spirituellement moqueur et le plus effrontément menteur, qui ait jamais été.

 

 

Sa vie entière oscille entre succès mondains et littéraires, exils en Angleterre et en Prusse et séjours à la Bastille. En effet, derrière l'habile dramaturge et l'homme d'affaires fortuné, travaillait le philosophe épris de tolérance qui lutta avec détermination et humour contre l'intolérance et le fanatisme religieux. Les écrits de Voltaire, comme le fameux 'Candide', ont influencé les Lumières et restent encore aujourd'hui un modèle d'humanisme. Mort en 1778, il est porté en 1791, après la Révolution, au Panthéon.

 

 

 

 

► 1694 Madame de Sévigné écrit 'Correspondance'.

 

 

 

 

► 1695 - 4 janvier Mort du maréchal de Luxembourg.

 

 

 

 

► 1695 - 18 janvier Création de la capitation, impôt de quotitéLa capita-tion est un impôt direct de l'Ancien Régime. Il est mis en place le 18 janvier 1695 à la suite de la crise économique de 1692 à 1694. Impôt sur les personnes, il touche l'ensemble des Français, y compris les privilégiés. Toutefois le clergé en est exempt. La population est répartie en 22 classes basée sur les rangs des personnes. A l'intérieur d'une classe, chaque personne doit payer le même montant. On compte 2000 livres pour la première classe et 1 livre pour la dernière. Elle est supprimée en 1697 à la suite de la paix de Ryswick.

 

 

 

 

► 1695 mort de Jean de La Fontaine. Mort du plus grand des fabulistes. Jean de La Fontaine, décède à l'âge de 74 ans. Il laisse derrière lui un héritage littéraire comptant près de 250 fables, de nombreux recueils de contes et bien d'autres poèmes, textes en prose ou en vers. Il sera reconnu par les générations à venir comme le plus grand fabuliste français.

 

 

 

 

► 1696 - 17 avril Mort de Madame de Sévigné. Madame de Grignan, sa fille qu'elle adore, est malade. Sa mère n'admet pas que les lois de la nature, qui voudraient qu'une mère meure avant sa fille, ne soient pas suivies, “c'est la règle et la raison, ma bonne, que je parte la première”, elle s'épuise à la soigner. Elle le fait avec tant de soins que “la règle et la raison” sont respectées. Madame de Sévigné meurt et sa fille vivra neuf ans encore.

 

 

 

 

► 1696 juin Jean Bart remporte la victoire sur les navires anglais à Dogger Bank. Jean Bart, né le 21 octobre 1650 et mort le 27 avril 1702, fils de Cornil Bart et de Catherine Janser, était un corsaire dunkerquois.

 

 

 

 

► 1696 - 29 juin Traité secret entre la France et la Savoie. Traité secret de Turin entre Victor-Amédée Ier de Savoie et Louis XIV pour la conquête du Milanais.

 

 

 

 

► 1696 Jean Racine écrit 'Abrégé de l'Histoire de Port-Royal'

 

 

 

 

► 1696 mort de Jean de La Bruyère.

 

 

 

 

► 1696 mort de Madame de Sévigné

 

 

 

 

► 1697 - 30 octobre Traité de Ryswick mettant fin à la guerre de la ligue d'Augsbourg où Louis XIV est contraint à de fortes concessions. mais il est peu avantageux pour Louis XIV, malgré la gloire dont ses armées se sont couvertes (de ses précédentes conquêtes, il ne conserve que Strasbourg), et il reconnaît Guillaume III d'Orange comme roi d'Angleterre (Guillaume III d'Angleterre). Traité de Ryswick, les traités signés en 1697 à Ryswick, ville hollandaise des faubourgs de La Haye, mirent fin à la guerre de la ligue d'Augsbourg entre Louis XIV et la Grande Alliance. 

 

 

 

La France signa un premier traité le 20 septembre avec les Provinces-Unies, l'Angleterre et l'Espagne, puis un second avec le Saint Empire romain germanique, le 30 octobre. Louis XIV accepta de reconnaître Guillaume III d'Orange-Nassau comme roi d'Angleterre sous le nom de Guillaume III d'Angleterre ; il dut, par ailleurs, rendre la plus grande partie des territoires annexés pendant la guerre. Il restitua son duché au duc de Lorraine ; le Palatinat et Trèves, entre autres, à l'empereur germanique ; la Catalogne et Barcelone à la Couronne espagnole. Les Provinces-Unies signèrent des accords commerciaux avantageux avec la France et conservèrent certaines forteresses des Pays-Bas espagnols.

 

 

 

 

► 1697 Charles Perrault écrit 'Contes de ma mère l'Oye'.

 

 

 

 

► 1697 à 1763 - naissance et mort de l'abbé Prévost. Écrivain français. L'enfance d'Antoine-François Prévost est dramatiquement marquée du deuil de sa mère et de sa soeur. Rapidement s'y ajoute le conflit avec le père, au sujet de l'école des Jésuites où il est envoyé contre son gré d'abord, puis au sujet d'une maîtresse. Instable, il tente l'armée puis les mondanités de Londres et d'Amsterdam, deux villes dont il est expulsé pour inconduite. Il prononce enfin ses voeux en 1721.

 

 

Devenu bénédictin, il se distrait par l'écriture, avant de se défroquer. Peu après la parution de son 'Histoire de Monsieur Cleveland' et de son 'Histoire du chevalier Des Grieux et de Manon Lescaut', il lance un périodique littéraire 'Le Pour et le Contre'. Emprisonné pour dettes, le voilà réduit à solliciter la grâce papale et à reprendre la soutane, sans cesser pour autant d'écrire et de fréquenter les philosophes. Ses ouvrages, aussi rocambolesques que son existence, ont suscité le scandale de par les portraits qu'il y trace, souvent ceux d'hommes que l'amour a menés à la déchéance. Ils ont aussi fondé une nouvelle sensibilité, axée sur le drame et le pathos.

 

 

 

 

► 1698 - 13 octobre : Traité de La Haye pour le partage de la succession d'Espagne entre la France, l'Angleterre et les Provinces-Unies.

 

 

 

 

► 1698 Nicolas Malebranche écrit 'Traité de l'amour de Dieu’

 

 

 

 

► 1698 à 1782 - naissance et mort de Pietro Metastasio, il est considéré comme le plus grand auteur dramatique italien de la première moitié du XVIII°, il a été très tôt remarqué pour ses talents poétiques. Il écrivit une série de mélodrames mettant en scène des personnages de l'antiquité dont les plus connus sont "Demetrio", "Olimpiade", "La Clemenza di Tito", "Achille en Sciro", "Temistocle"...

 

 

 

 

► 1699 à 1779 - naissance et mort de Jean-Baptiste Siméon Chardin, il a été célébré de son vivant comme l'un des plus grands peintres de son temps. Sa réputation a toujours dépassé les frontières, puisqu'on lui a acheté, voire commandé des peintures en Prusse comme en Russie ou au Bade-Wurtemberg, en Suède comme au Liechtenstein; et la critique de son temps, Cochin et Diderot en tête, l'a porté aux nues. Cette admiration ne s'est pas démentie et, depuis la seconde moitié du XIXe siècle jusqu'à nos jours, critiques, théoriciens, peintres, écrivains célèbrent à qui mieux mieux ses sujets comme sa façon de peindre.

 

 

 

 

► 1699 François Fénelon écrit 'Les Aventures de Télémaque’

 

 

 

 

► 1699 mort de Jean Racine. Sa dernière volonté est un acte en faveur de Port-Royal. Un acte audacieux qui ne "faisait pas sa cour" auprès de Louis XIV : il demande à être enterré à Port-Royal-des-Champs, aux pieds de son maître Hamon. Cela vaut un dernier trait, qui dépeint l'esprit extraordinaire de Paris. On s'exclame : "Il ne s'y serait pas fait enterrer de son vivant !"

 

 

 

 

► 1700 Sciences au XVIIIe siècle, au XVIIIe siècle, les sciences de la vie et de la terre connurent aussi un grand développement à la suite des voyages en Afrique et dans le Pacifique : on doit citer Georges Louis Leclerc, comte de Buffon (1707-1788), Carl von Linné (1707-1778), Jean-Baptiste Lamarck (1744-1829).

 

 

 

 

► 1700 La population mondiale atteint 610 millions.

 

 

 

 

► 1700 Début de la Seconde Guerre du Nord (fin en 1721) contre Charles XII de Suède déclenchée par la coalition de la Pologne, du Danemark et de la Russie. Grande guerre du Nord, de 1700 à 1721, la grande guerre du Nord ou seconde guerre du Nord vit l'affrontement de la Suède et d'une coalition réunissant la Russie, le Danemark-Norvège et la Saxe-Pologne (auxquels se joignirent aussi la Prusse et Hanovre, à partir de 1715). La Suède fit des prodiges mais finalement la Russie devint le pouvoir dominant sur la mer Baltique et un participant majeur dans le concert des nations européennes.

 

 

 

 

► 1700 - 1er novembre Mort de Charles II d'Espagne qui désigne Philippe, duc d'Anjou (futur Philippe V d'Espagne), deuxième fils du Grand Dauphin comme son successeur. Philippe V d'Espagne (Versailles, 19 décembre 1683–Madrid, 9 juillet 1746), roi des Espagnes et des Indes (1700–1746). Né Philippe de France, prince et fils de France. Deuxième fils du Grand Dauphin et petit-fils de Louis XIV, il est d'abord titré duc d'Anjou. Il est baptisé en 1687 et reçoit en 1689 le duc de Saint-Aignan comme gouverneur. En 1690, il perd la dauphine sa mère, née Marie-Christine de Wittelsbach (1660-1690).

 

 

 

 

► 1700 Gatien de Sandras écrit 'Mémoires de M. d'Artagnan'. Gatien de Sandras, auteur fécond et imprudent (il a été emprisonné plusieurs fois à la Bastille), Courtilz de Sandras (1644–1712) a servi dans l'armée avant de devenir polygraphe. Il a écrit les célèbres 'Mémoires de M. d'Artagnan' dont Alexandre Dumas s'est inspiré pour 'Les Trois Mousquetaires' et pour 'Vingt Ans après'. À plusieurs reprises d'ailleurs, il a écrit à la première personne les mémoires des autres, ceux du marquis de Montbrun ou ceux de M. de Rochefort. On a beaucoup dénigré son style qui paraît pourtant vif et picaresque.

 

 

 

 

►1700 Étienne Allegrain peint 'Vue du château et de l'orangerie de Versailles'. Étienne Allegrain, au XVIIe siècle, fut considéré comme le meilleur peintre paysagiste. Inspiré par Millet et Poussin, les critique n'en furent pas moins sévères. En effet son fils Christophe-Gabriel qui peignit également avait comme son père l'habitude de ne pas signer ses toiles. Les toiles d'Allegrain père peintes dans les couleurs éteintes furent le fruit d'un grand sens de la composition et de la perspective. Il privilégia l'évocation des ambiances et des atmosphères calmes accompagnées d'un profond jeu de lumière.

 

 

 

 

► 1701 - 18 janvier Naissance du royaume de Prusse. Après avoir reçu l'Empereur Léopold Ier, Frédéric III, alors prince-électeur de Prusse, se fait couronner à Königsberg et établit sa capitale à Berlin. C'est la naissance du Royaume de Prusse au sein du Saint-Empire Romain Germanique. Lorsque l'Empire tombera sous les coups de Napoléon, c'est ce Royaume de Prusse qui croîtra pour atteindre son apogée à la fin du XIXème siècle et réaliser l'unité Allemande. 

 

 

Frédéric Ier de Prusse, prince-électeur (Kurfürst) de Brandebourg, 11 juillet 1657 à Königsberg – 25 février 1713 à Berlin, Hohenzollern, fut le premier roi de Prusse le 18 janvier 1701, en échange à son soutien à l'empereur Léopold Ier du Saint-Empire dans la guerre de Succession d'Espagne contre la France. La Prusse était un territoire de l'Est de l'Europe qui, de 1701 à 1918, constitua le noyau d'un royaume qui pesa sur l'histoire de l'Europe puis fut de 1918 à 1947 une partie de l'Allemagne. Aujourd'hui divisée en plusieurs Länder, la Prusse évoque le souvenir d'un État fortement militarisé.

 

 

 

 

► 1701 - 21 février Les Provinces-Unies reconnaissent Philippe V d'Espagne comme roi d'Espagne.

 

 

 

 

► 1701 - 7 septembre Traité de La Haye entre l'Empire, les Provinces-Unies et l'Angleterre à l'encontre de la France et l'Espagne.

 

 

 

 

► 1701 à 1713 - Coup d'envoi de la Guerre de Succession d'Espagne avec la signature de la "Grande Alliance" contre la France à La Haye. Les membres de cette coalition sont les Provinces-Unies, l'Angleterre, l'Empire allemand, rejoints ensuite par le Portugal et la Savoie. Guerre de la succession d'Espagne. - Elle a une double cause: 1: l'émotion suscitée dans les Cours d'Europe par le testament de Charles II d'Espagne; celui-ci, en mourant en 1700 sans postérité, léguait tous ses États au duc d'Anjou, Philippe, petit-fils de Louis XIV (futur Philippe V d'Espagne), à la condition toutefois que la monarchie espagnole ne subirait aucun amoindrissement territorial, et ne serait en aucun cas réunie à la France; 2: malgré le traité de Ryswick, Louis XIV reconnaissait, comme roi d'Angleterre, le fils de Jacques II (Jacques François Stuart), et, à l'encontre du testament de Charles II, il réservait au duc d'Anjou (devenu roi d'Espagne sous le nom de Philippe V d'Espagne) ses droits à la succession au trône de France pour le cas où la branche aînée des Bourbons viendrait à s'éteindre.

 

 

Dans cette guerre, la France eut à lutter contre l'Angleterre, la Hollande, l'Autriche, le Portugal et la Savoie, que l'infatigable Guillaume III d'Angleterre avait réunis en une Ligue contre elle: la Ligue de La Haye. L'Espagne et la Bavière étaient ses seules alliées. (La Bavière cependant prétendait, comme l'Autriche, avoir des droits dans la succession d'Espagne). La guerre de Succession d'Espagne a opposé de 1701 à 1714, la France et l'Espagne à une coalition européenne. L'enjeu en était le trône d'Espagne et, à travers lui, la domination en Europe. Dernière grande guerre de Louis XIV, elle a contribué à la ruine économique de la France, qui n'a évité l'invasion que de justesse. En 1700, Charles II d'Espagne, meurt sans successeur. Les deux principales familles régnantes d'Europe, celle de France (Bourbons) et celle d'Autriche (Habsbourgs), et toutes deux très apparentées à Charles II, revendiquent alors le trône. 

 

 

Guerre de la Succession d'Espagne (1701-1714). Conflit européen pour la succession du trône d'Espagne à la mort du roi Charles II. Il oppose Louis XIV et l'empereur Léopold Ier, qui prétendent tous deux à la succession (ils ont chacun épousé une soeur de Charles II et sont les petits-fils de Philippe III d'Espagne). Avant de mourir, Charles II a désigné Philippe d'Anjou, petit-fils de Louis XIV, pour héritier. Il est couronné sous le nom de Philippe V d'Espagne en 1701, mais l'ouverture des colonies espagnoles au commerce français révolte l'Angleterre et les Provinces-Unies qui entrent en guerre contre la France aux côtés de l'empereur. A l'issue de cette guerre longue et épuisante qui se conclut par les traités d'Utrecht et de Rastadt, Philippe V conserve le trône d'Espagne, mais l'empereur et l'Angleterre héritent de places fortes espagnoles en Europe (Naples, Sicile, Gibraltar, Minorque…). 

 

 

Jacques François Stuart, Jacques François Édouard Stuart, dit le chevalier de Saint-Georges, né au palais Saint-Jacques (Saint James) à Londres le 20 juin 1688, décédé au palais Balestra à Rome le 1er janvier 1766. Fils du roi Jacques II d'Angleterre (1633-1701) et de sa 2ème épouse, la princesse Marie de Modène (1658-1718). Héritier à la mort de son père des droits des Stuarts aux trônes anglais, écossais et irlandais, il fut proclamé roi le 16 septembre 1701 au château de Saint-Germain-en-Laye, et fut reconnu comme tel par la France, l'Espagne, Modène, ainsi que par le Saint-Siège. Il reçut le soutien de Louis XIV pour reprendre le pouvoir outre-Manche (bataille de Malplaquet en 1709). Mais par la suite le vieux roi Bourbon fut contraint de lui retirer son appui, à cause du traité d'Utrecht.

 

 

 

 

► 1701 - 16 septembre Louis XIV reconnaît Jacques III, fils de Jacques II d'Angleterre (Jacques François Stuart), comme roi d'Angleterre ce qui provoque la rupture diplomatique avec Guillaume III d'Angleterre.

 

 

 

 

► 1701 invention du semoir par Jethro Tull. Un semoir est une machine agricole employée pour réaliser les semis de graines. Il a été inventé par Tull en 1701. Les semoirs sont généralement pour semer les graines en lignes régulièrement espacées, à une profondeur réglable, avec une certaine densité, régulée par des organes de distribution. Jethro Tull (1674-1741), agronome anglais, précurseur d'une agriculture "scientifique".

 

 

 

 

► 1702 - 29 octobre Marlborough s'en va t'en guerre. Le général anglais John Marlborough s'empare de la ville de Liège qui appartenait aux espagnols. C'est le début de la guerre de succession d'Espagne : l'Angleterre, l'Autriche et la Hollande soutiennent Charles d'Autriche, le prétendant au trône. Une chanson populaire française rendit le nom du général anglais légendaire. 

 

 

Marlborough, John Churchill, premier duc de Marlborough, général pendant la guerre de succession d'Espagne. Durant la guerre de Succession d'Espagne il remporta les victoires de Höchstädt (1704) sur les Bavarois, de Ramillies (1706) sur le maréchal de Villeroy, d'Audenarde (1708) sur le duc de Vendôme, de Malplaquet (1709) sur le maréchal de Villars. Lié au parti Whig, il tomba en disgrâce en 1710. Il est le héros de la chanson populaire française Marlbrough s'en va-t-en guerre.

 

 

 

 

► 1702 - 3 décembre Les armées françaises occupent Nancy.

 

 

 

 

► 1702 Guerre des Camisards (1702-1704). Camisard, de simples artisans et paysans tiennent tête à deux maréchaux de France et mettent en échec pendant près de trois ans les troupes de Louis XIV, venus les forcer à se convertir ou les exterminer. Troupes qui forment pourtant une des meilleures armées d'Europe. Voilà qui est incompréhensible pour le roi et les puissances étrangères.

 

 

 

 

► 1702 - 14 décembre Vengeance des 47 ronins. Les 47 vassaux du samouraï Asano Naganori assaillent la résidence du shogun Kira Kozukenosuke et le décapitent. Par ce geste, les ronins, "samouraïs sans maître", veulent venger la mort de leur maître, condamné à se suicider par seppuku pour avoir dégainé son sabre dans le palais, deux ans auparavant.

 

 

En accomplissant leur vengeance, les 47 rônins ont respecté le code des samouraïs et sont élevés au rang de héros nationaux. Les autorités leur permettront de se suicider à leur tour selon la tradition. Terasaka Kichiemon sera le seul ronin à rester en vie pour accomplir les offrandes rituelles aux esprits des condamnés. Les 47 rônins seront enterrés au temple de Sengakuji. Leur histoire nourrira pendant plusieurs siècles la culture et les arts du Japon.

 

 

 

 

► 1703 - 12 janvier Victoire des camisards sur les troupes royales près de Nîmes.

 

 

 

 

► 1703 - 16 mai Le Portugal rompt son alliance avec la France pour s'allier à l'Angleterre.

 

 

 

 

► 1703 - 16 mai Fondation de Saint-Pétersbourg: la Russie s'ouvre à l'Occident. Saint-Pétersbourg, fondée le 16 mai 1703 par Pierre le Grand, tsar de Russie qui en fit sa capitale, Saint-Pétersbourg est la deuxième plus grande ville du pays.

 

 

 

 

► 1703 - 7 septembre : Coup d'envoi de la Guerre de Succession d'Espagne avec la signature de la "Grande Alliance" contre la France. Les membres de cette coalition sont les Provinces-Unies, l'Angleterre, l'Empire allemand, rejoints ensuite par le Portugal et la Savoie.

 

 

 

 

► 1703 - 20 septembre : Victoire de Villars et de Maximilien II Emmanuel de Bavière sur les impériaux du comte de Limbourg-Stirum à Scheveningen.

 

 

 

 

► 1703 - 8 novembre La Savoie rompt son alliance avec la France pour s'allier à l'Autriche.

 

 

 

 

► 1703 - 15 novembre Défaite des Impériaux à Spire.

 

 

 

 

► 1703 - 19 novembre Mort du Masque de fer. Un prisonnier dont personne ne connaît l'identité meurt à la Bastille où il est enfermé depuis 1698. Il n'a cessé d'être emprisonné, d'abord à Pignerol puis à Sainte-Marguerite et enfin à Paris depuis près de 25 ans. Il gardera l'anonymat tout au long de sa captivité grâce à un masque de velours qui lui cache le visage. Ce déguisement lui vaudra d'être surnommé le "masque de fer". De nombreuses rumeurs concernant sa véritable identité circulent, certains parlent du frère jumeau du roi Louis XIV ou encore de son fils illégitime. L'homme au masque de fer sera enterré sous le nom de Marchiali. Il avait 45 ans. 

 

 

L'Homme au masque de fer est l'un des prisonniers les plus fameux de l'histoire française. Le mystère entourant son existence, ainsi que les différents films et romans dont il a fait l'objet n'ont cessé d'exciter les imaginations. Le point de départ de l'affaire est la mort, le 19 novembre 1703 à la Bastille, au terme d'une longue captivité, d'un prisonnier dont nul ne connaissait le nom ni le motif de son incarcération. Sur cette base, l'histoire a été considérablement amplifiée, la légende y a ajouté force détails, et la politique s'en est emparée, l'Homme au masque de fer devenant, sous la plume de Voltaire, un symbole de l'absolutisme monarchique.

 

 

 

 

► 1703 Pour avoir écrit 'Le moyen le plus rapide d'en finir avec les dissidents', un pamphlet contre la haute église anglicane, Daniel Defoe est mis au pilori. Au lieu de boue, une foule sympathisante le couvre de fleurs. Daniel Defoe, de son vrai nom Daniel Foe, était un écrivain anglais, né le 3 avril 1660 à Stoke Newington (près de Londres), mort le 21 avril 1731 à Ropemaker's Alley, Moorfields (près de Londres). Après avoir été mis en prison (pilori) pour un pamphlet sur les conservateurs, il sera relâché en devenant un informateur pour la police. Son roman célèbre, que certains disent être le premier en anglais 'Robinson Crusoé' (1719), raconte la survie d'un naufragé sur une île déserte. Il se serait inspiré de l'aventure d'Alexandre Selkirk aux îles Galapagos.

 

 

 

 

► 1703 mort de Charles Perrault.

 

 

 

 

► 1704 - 9 mars L'archiduc Charles (futur Charles VI du Saint-Empire), fils de l'empereur Léopold Ier débarque à Lisbonne. Charles VI du Saint-Empire, Charles de Habsbourg (Karl von Habsburg), (né en 1685 à Vienne - mort en 1740 à Vienne) est empereur romain germanique sous le nom de Charles VI et roi de Hongrie sous le nom de Charles III (1711-1740).

 

 

 

 

► 1704 - 16 mai Le Portugal rompt son alliance avec la France.

 

 

 

 

► 1704 - 13 août Défaite franco-bavaroise contre les Impériaux à Blenheim. Les généraux français Marsin et Tallard, sont battus par Marlborough (Anglais) et le prince Eugène de Savoie, à Blenheim. Par suite de leur défaite, les Français se voient contraints d'évacuer l'Allemagne. Eugène de Savoie, Prince Eugène, Eugène de Savoie (Paris 1663- Vienne 1736), connu sous le nom de Prince Eugène, célèbre général des armées impériales, fils du comte de Soissons et d'Olympe Mancini. Grand stratège, il quitte la France du roi Louis XIV qui ne veut pas lui accorder un commandement. Il jure de ne revenir en France que les armes à la main. 

 

 

La Bataille de Blenheim, également connue comme la Bataille de Höchstädt, eut lieu le 13 août 1704. Ce fut un combat décisif de la guerre de Succession d'Espagne. Une armée franco-bavaroise sous le comte Camille de Tallard et Maximilien II Emanuel, électeur de Bavière, avançait vers la capitale autrichienne, Vienne. Pour contrer cette menace le commandant autrichien Eugène de Savoie se déplaça vers le nord tandis que ses alliés britanniques et hollandais allaient vers le sud à partir de la Flandre. Une fois réunis ils rencontrèrent leurs opposants dans le petit village bavarois de Blenheim, près d'Höchstädt. Les britanno-hollando-autrichiens obtinrent une victoire décisive et les Français furent repoussés de l'autre côté du Rhin tandis que la Bavière était occupée. Les alliés de la France, la Savoie et le Portugal changèrent rapidement de camp.

 

 

 

 

► 1704 - 17 mai Traité de paix entre Jean Cavalier, chef des camisards et les troupes royalesJean Cavalier (1681 - 1740) est le plus célèbre des chefs camisards. En 1701, repéré dans des assemblées protestantes interdites, il part pour Genève. Il en revient en 1702, et après le meurtre de l'abbé du Chayla rejoint dans les Cévennes le groupe des insurgés (qui s'opposent aux persécutions subies par les Protestants) avec quelques jeunes gens de la plaine ; il redescend en septembre, et de coup de mains en coups de mains, sa troupe s'équipe, s'aguerrit et s'agrandit.

 

 

Seul ou en association avec Rolland, il dévaste les villages catholiques et brûle des églises. Il n'hésite pas à attaquer les troupes royales (les dragons de Louis XIV), leur imposant parfois de cuisantes défaites comme celle du Mas de Cauvi, aux portes d'Alès, en décembre 1702, ou celle du Devois de Martignargues, près de Vézenobre, en mars 1704. Peu après cependant, en avril 1704, sa troupe est durement défaite à Nages (près de Nîmes), ses "magasins" d'Euzet découverts et pillés. Il entame alors des négociations avec le maréchal de Villars, dépose les armes et part avec une poignée de fidèles.

 

 

 

 

► 1704 Traduction par Antoine Galland des 'Mille et Une nuits'. Antoine Galland est né à Rollot en Picardie vers 1646. Orientaliste, spécialiste d'histoire, de manuscrits anciens, de langues orientales et de monnaies, habitué de la Bibliothèque royale, antiquaire du roi, académicien et, pour finir, lecteur au Collège royal. En 1701, il se fait rapporter un recueil de contes du Liban pour la plupart d'origine persane, traduits en arabe à la fin du VIIe siècle, et en débute la traduction. Il y adjoindra d'autres récits comme celui de Sindbad, et en rédigera d'autres comme celui d'Ali Baba.

 

 

 

 

► 1704 mort de Jacques-Bénigne Bossuet.

 

 

 

 

► 1704 mort de John Locke.

 

 

 

 

► 1705 - 16 août Victoire de Cassano. Depuis deux ans, dans cette guerre de Succession d'Espagne, les armées du roi de France qu'est Louis XIV vont d'échecs en défaites. Le duc de Vendôme, quand bien même il n'est pas l'un des favoris du roi, permet par son habileté et son courage de remporter une victoire contre le prince Eugène de Savoie. L'année précédente, ce dernier avait défait les armées françaises à Höchstädt. La bataille de Cassano eut lieu le 16 août 1705 pendant la guerre de Succession d'Espagne à Cassano en Lombardie (nord de l'Italie). Les deux camps subirent de fortes pertes, mais les Français en sortirent victorieux.

 

 

 

 

► 1705 - 9 octobre L'archiduc Charles se fait couronner roi d'Espagne à Barcelone sous le nom de Charles III (futur Charles VI du Saint-Empire)

 

 

 

 

► 1705 première machine à vapeur de Newcomen et Savery. La machine de Denis Papin était difficilement exploitable. Pour que la machine à vapeur devienne véritablement utilisable par les compagnies et les industries, il fallut attendre Thomas Savery dont, malheureusement, les machines n'eurent aucun succès à cause de leur rendement très faible et de leur risque d'explosion. Ce fut un artisan, Thomas Newcomen, qui fut l'un des premiers à comprendre le bénéfice que l'on pouvait tirer des machines de Papin et de Savery. Newcomen construisit en 1705 une pompe à feu, une machine atmosphérique qui servait à faire fonctionner les pompes. Cette machine, plus performante que les machines à vapeur de Papin, avait le désaventage de nécéssiter beaucoup de combustible.

 

 

 

 

► 1705 Edmond Halley écrit 'Synopsis d'astronomie cométaire'. Edmond Halley (29 octobre 1656, Haggerston - 14 janvier 1742, Greenwich) est un astronome britannique. Il observa en 1682 la comète qui porte maintenant son nom : la comète de Halley. Il en détermina la périodicité (à peu près 76 ans) et prédit qu'elle serait de nouveau visible en 1758. Il fut le premier à comprendre que certaines comètes sont périodiques et d'autres ne le sont pas. Il vécut pendant 18 mois sur l'île de Sainte-Hélène, où il put dresser une carte astonomique de l'hémisphère sud.

 

 

 

 

► 1705 à 1782 - naissance et mort de Carlo Farinelli - Broschi (Carlo), surnommé Farinelli, chanteur, né à Naples le 24 janvier 1705, mort à Bologne le 15 juillet 1782. Il fut châtré dans son enfance, à la suite d'un accident; on le fit alors instruire par Porpora, qui développa chez son élève la plus belle voix de soprano. Il débuta à Rome, en 1722, dans Eomène; il obtint le plus vif succès; il chanta ensuite à Vienne (1724), à Venise, à Naples, à Milan (1726), à Rome, à Bologne, où il rivalisa avec Bernacchi, dont les conseils ne lui furent pas inutiles, d'autant plus que l'empereur Charles VI, lui-même bon musicien, lui en donna d'analogues.

 

 

Broschi abusait des traits, de toutes ces virtuosités d'exécution qui nuisent à l'émotion. Il modifia sa manière à la suite de son troisième séjour à Vienne (1731); il avait continué de faire des tournées en Italie. En 1734, Carlo Broschi passa à Londres et chanta au théâtre de Lincolns Inn Field, que dirigeait Porpora. Sa vogue fut immense; son revenu pendant les trois ans qu'il passa en Angleterre dépassait 5000 livres sterling. Parti pour un voyage en Espagne, il y resta de 1736 à 1761.

 

 

Sa voix fit un tel effet sur le mélancolique Philippe V d'Espagne, que ce souverain ne voulut plus se séparer du chanteur; il se l'attacha avec un traitement de 2000 ducats, lui demandant seulement de ne plus chanter en public. Le chanteur vit son importance croître encore à l'avènement de Ferdinand VI d'Espagne, qui le nomma grand d'Espagne, chevalier de Calatrava; Broschi-Farinelli, favori du monarque, exerça sur la cour, et même sur la politique, une grande influence. Choyé par tous, comblé de cadeaux, flatté par les diplomates adversaires de la France, il conserva cette haute situation jusqu'à l'avènement de Charles VI. Il se retira alors à Bologne.

 

 

 

 

 

► 1706 - 23 mai Défaite française à Ramillies contre les Anglais. Bataille de Ramillies, le 23 mai 1706, au cours de la Guerre de Succession d'Espagne, la bataille de Ramillies oppose deux armées fortes chacune d'environ 60 000 hommes sur le territoire du village de Ramillies (Belgique). Elle consacre le génie stratégique de John Churchill, premier duc de Marlborough, commandant des forces alliées qui inflige une lourde défaite aux troupes franco-espagnoles de Louis XIV dirigées par le maréchal de Villeroy.

 

 

 

► 1706 - 28 juin Charles III entre dans Madrid.

 

 

 

 

► 1706 - 7 septembre Défaite française devant Turin contre les Impériaux et les Savoyards. Eugène de Savoie défait les Français, les Espagnols et les Bavarois au siège de Turin. Dès l'annonce de ce revers, Louis XIV ordonne (trop rapidement) le retrait de ses troupes d'Italie et tente de négocier une paix, sans succès.

 

 

 

 

► 1707 Projet de Vauban d'une dîme royale, réclamant un impôt unique pour tous, est saisi sur ordre du roi. Disgrace de Vauban.

 

 

 

 

► 1707 - 8 janvier Naissance de Louis, duc de Bretagne, arrière-petit-fils de Louis XIV. Louis de France, né le 8 janvier 1707, mort le 8 mars 1712, fils de Louis de France, duc de Bourgogne puis dauphin de France, et de Marie-Adélaïde de Savoie. C'est un arrière-petit-fils de Louis XIV. À sa naissance, il fut titré duc de Bretagne, puis devient dauphin de France à la mort de son père le 18 février 1712. Il ne lui survivra que peu de temps, et son frère Louis, le futur Louis XV, lui succède.

 

 

 

 

► 1707 - 30 mars Mort de Vauban.

 

 

 

 

► 1707 - 25 avril Victoire du Duc de Berwick contre les armées anglo-hollandaises à Almanza. Bataille d'Almanza, Almansa est une ville d'Espagne, dans la province d'Albacete. Lors de la guerre de Succession d'Espagne, Berwick à la tête d'une armée franco-espagnole y remporta le 25 avril 1707 sur les troupes luso-britannico-hollandaise de l'archiduc Charles, commandées par lord Galloway, comte de Ruvigny et le Marquis de las Minas, une grande victoire, qui rendit le trône à Philippe V d'Espagne. La Bataille d'Almansa fut décisive pour la guerre, mais n'a pas signifié la reddition du royaume de Valence.

 

 

L'armée des Bourbons dut conquérir les villes et les villages qui résistaient. Jativa a été la première cité assiégée. Jativa fut finalement occupée et le roi ordonna sa destruction; elle fut alors incendiée; plus tard on changea son nom par celui de San Felipe et on procéda à son repeuplement par des personnes fidèles à l'armée des Bourbons. A la suite furent conquises Denia, Alcoy et finalement Alicante. Duc de Berwick, Jacques Fitz-James, duc de Berwick est né de la liaison du roi détrôné d'Angleterre Jacques II et d'Arabella Churchill, soeur du duc de Malborough. En exil en France depuis la chute de son père (1688), Berwick est lieutenant général depuis 1693. Naturalisé français en 1703, l'année suivante il est capitaine général des armées de Philippe V d'Espagne. Mais l'hostilité de la reine le fait rappeler en France.

 

 

 

 

► 1707 - 1er mai : Union Act : Les royaumes d'Angleterre et d'Écosse sont unis dans le "Royaume-Uni de Grande-Bretagne" par la reine Anne Stuart. Les Écossais gagnent des avantages économiques et politiques qui contribuent à souder les deux royaumes. Une députation représente l'Écosse au Parlement de Londres (45 députés au Communes et 16 lords). L'Écosse conserve sa justice et son Église presbytérienne. Elle obtient un système fiscal particulier qui prend en compte un niveau de vie plus bas qu'en Angleterre. Le pays s'ouvre à l'espace économique anglais et participe au commerce d'outre-mer. 

 

 

Les Actes d'Union (The Acts of Union), sont des actes parlementaires Anglais et Écossais passés respectivement en 1706 et 1707, portant sur l'association de l'Écosse et de l'Angleterre qui deviennent ensemble le Royaume de Grande-Bretagne. Cela se solde donc par la dissolution des parlements respectifs de l'Angleterre et de l'Écosse au profit de la création d'un parlement commun, le parlement du Royaume de Grande-Bretagne. Leur somme est incluse dans le Traité (ou Acte) d'Union en 1707, et constitue une réalisation concrète de l'union entre deux pays déjà rapprochés en 1603, lorsque le roi Jacques VI d'Écosse devint également Jacques Ier d'Angleterre et d'Irlande.

 

 

 

 

► 1707 - 22 mai Victoire de Villars à Stalhofen, près de Strasbourg. Victoire franco-espagnole de Villars sur les troupes de la Grande Alliance lors de la Bataille de Stalhofen (Stollhofen). Villars force les lignes alliées et lève ensuite des contributions en Wurtemberg et en Franconie. Villars, Claude Louis Hector de Villars (1653-1734) est l'un des généraux les plus brillants du règne de Louis XIV.

 

 

 

 

► 1707 à 1793 - naissance et mort de Carlo Goldoni, né à Venise. Auteur de théâtre italien, de langue italienne et de langue française. Goldoni est révélé en France en 1751 avec son Piccolo Teatro.

 

 

 

 

► 1708 - 20 février Nicolas Desmarets, neveu de Colbert est nommé contrôleur général des Finances. Nicolas Desmarets, seigneur de Maillebois, est un haut fonctionnaire français né à Paris en 1648 et mort en 1721. Nicolas Desmarets fut d'abord employé comme commis de son oncle Jean-Baptiste Colbert avant de devenir maître des requêtes puis intendant des finances (1674-1683).

 

 

Après une longue disgrâce, à la cause mal éclaircie, il est nommé directeur des finances en 1703, puis contrôleur général des finances le 20 février 1708, succédant à Michel Chamillart. Il trouve une situation financière très difficile, avec la nécessité de financer la Guerre de Succession d'Espagne au moment où sévit la grande famine de 1709. Il parvient à obtenir du financier Samuel Bernard un prêt de 6 millions et à réduire le montant des tailles. En 1710, il organise avec succès la levée de l'impôt du dixième, frappant tous les revenus.

 

 

 

 

► 1708 - 11 juillet Vendôme et le duc de Bourgogne (Louis de France) sont battus à Audenarde par Marlborough et Eugène de Savoie. - Par suite de ces défaites, les Français se sont vu contraints d'évacuer l'Italie et la Belgique. La bataille d'Audenarde eut lieu aux abords de la ville flamande du même nom, en Belgique, le 11 juillet 1708. L'armée française du duc de Vendôme y fut battue par les Impériaux du Prince Eugène et les Anglais du duc de Marlborough. 

 

 

Vendôme, Louis Joseph de Vendôme, dit le Grand Vendôme, (1er juillet 1654 à Paris † 11 juin 1712 à Vinaros en Espagne), duc de Vendôme (Louis III 1669-1712) et d'Étampes, comte de Penthièvre, fils ainé de Louis II, duc de Mercoeur et de Vendôme, et de Laure Mancini. Arrière petit fils du roi Henri IV et de Gabrielle d'Estrées. Il passa sa vie à combattre et eut une carrière militaire exceptionnelle. Malgré une grossièreté soldatesque et des moeurs dissolues, il fut l'un des meilleurs généraux de Louis XIV. À sa mort en 1712 en à Vinaros en Espagne, Philippe V d'Espagne fit porter le deuil à tout son royaume; ses restes reposent à l'Escurial (Madrid). Audenarde est une ville de Belgique, chef-lieu d'arrondissement, située en Flandre orientale sur les rives de l'Escaut.

 

 

 

 

► 1708 - 22 octobre Prise de Lille par la Coalition.

 

 

 

 

► 1708 - 9 décembre Capitulation de Lille.

 

 

 

 

► 1708 - Dom Bernard de Montfaucon écrit 'Paleographia graeca'. Dom Bernard de Montfaucon, religieux et érudit français. Né en 1655, bénédictin de la congrégation de Saint-Maur, il publia des éditions des oeuvres des pères de l'Église grecque : saint Athanase et saint Jean Chrysostome. Sa 'Palaeographia graeca' fait de lui le fondateur de la paléographie - mot qu'il a inventé - grecque.

 

 

 

 

► 1709 La rigueur de l'hiver, cette année-là en France, est restée légendaire.

 

 

 

 

► 1709 - 27 juin : Victoire décisive des Russes face à Charles XII de Suède et à l'hetman des cosaques Mazeppa à la Bataille de Poltava. Charles XII de Suède dont l'armée est détruite, doit se réfugier à Bender en Turquie (1709-1714) où il convaincra le Sultan ottoman à déclarer la guerre à la Russie (1710-1712). Les Russes établissent leur suprématie sur la Baltique.

 

 

 

 

► 1709 - 11 septembre Défaite française lors de la bataille de Malplaquet face aux Anglais et aux Impériaux. La bataille de Malplaquet eut lieu le 11 septembre 1709 dans le cadre de la guerre de Succession d'Espagne au sud de Mons en Belgique entre les forces commandées par le général John Churchill, duc de Marlborough, pour l'Angleterre, le prince Eugène de Savoie pour les Pays-Bas et des renforts portugais contre les franco-espagnols sous le maréchal de Villars.

 

 

 

 

► 1709 - 23 octobre Dispersion des religieuses de Port-Royal. En ce jour les religieuses de l'abbaye de Port-Royal, conduites par leur abbesse, sont dispersées dans diverses institutions religieuses. Le philosophe Blaise Pascal écrit dans 'Les Provinciales' à propos des jansénistes persécutés par le pouvoir royal : “C'est une étrange et longue guerre que celle où la violence essaie d'opprimer la vérité. Tous les efforts de la violence ne peuvent affaiblir la vérité et ne servent qu'à la relever davantage. Toutes les lumières de la vérité ne peuvent rien pour arrêter la violence, et ne font que l'irriter encore plus”.

 

 

 

 

► 1710 - 15 février Naissance de Louis (futur Louis XV), arrière-petit-fils de Louis XIV à Versailles. Louis XV de France (1er septembre 1715– 10 mai 1774). Louis XV naquit le 15 février 1710 à Versailles. Fils de Louis, duc de Bourgogne et de Marie-Adélaïde de Savoie, petit-fils du Grand Dauphin, arrière-petit-fils de Louis XIV, il fut titré à sa naissance duc d'Anjou. Conformément à la coutume, il fut élevé jusqu'à ses 7 ans par une femme, la gouvernante des Enfants de France, depuis 1704, la duchesse de Ventadour.

 

 

 

 

► 1710 - 28 avril Destruction de Port-Royal des Champs. Parce que les religieuses de Port-Royal avaient refusé en 1664 de signer le formulaire royal imposé à tous les ordres religieux, formulaire qui affirmait la suprématie du roi sur le pape, Louis XIV fit dissoudre l'ordre en 1709 et, en ce 28 avril, il fait raser les bâtiments conventuels de leur abbaye de Port-Royal des Champs.

 

 

 

 

► 1710 - 28 septembre Les Anglais s'emparent de Madrid.

 

 

 

 

► 1710 - 14 octobre Création du "dixième" sur tous les revenus pour financer la guerre. L'impôt du dixième est perçu sur tous les revenus à titre provisoire pour financer l'effort de guerre qu'implique la guerre de Succession d'Autriche.

 

 

 

 

► 1710 - 10 décembre Victoire de Villaviciosa remportée par Vendôme. La situation de Philippe V d'Espagne, un moment compromise, est rétablie par cette victoire, et il régnera désormais sans encombre jusqu'en 1746. Bataille de Villaviciosa, ou Monte Claro (17 juin 1665) est une victoire portugaise sur l'Espagne. Le 10 décembre 1710 : Le maréchal de Vendôme gagne la bataille de Villaviciosa durant la guerre de succession d'Espagne.

 

 

 

 

► 1710 invention du piano par Bartolomeo Cristofori. Bartolomeo Cristofori (4 mai 1655 - 27 janvier 1731) est un facteur d'instruments à clavier italien, facteur de clavecins, de clavicordes à l'esprit extrêmement inventif. Il a été un facteur de clavecins réputé, mais doit surtout sa célébrité au piano-forte (précédant le piano du XIXe siècle) dont il fut l'inventeur à la suite des recherches et expériences qu'il effectua pour doter le clavicorde de possibilités expressives accrues. Il choisit une caisse de clavecin pour y installer son nouveau mécanisme.

 

 

 

 

► 1711 - 14 avril Mort du Grand Dauphin. La mort du Grand Dauphin âgé de cinquante ans, celle du duc de Bourgogne puis celle du duc de Bretagne posent le problème de la succession de Louis XIV. Agé de cinq ans, de santé fragile, le dernier fils du duc de Bourgogne, arrière-petit-fils du roi Louis XIV devient l'unique héritier de la couronne. Louis XV est déclaré majeur, en 1723, à treize ans.

 

 

 

► 1711 - 17 avril L'Angleterre quitte la coalition.

 

 

 

 

► 1711 - 3 septembre Les Anglais échouent devant Québec.

 

 

 

 

► 1711 - 8 octobre Premiers pourparlers de paix à Londres. Paix avec l'Angleterre, qui abandonne la lutte et demande la paix par suite de la mort de l'empereur Joseph Ier du Saint-Empire, les succès contre la France ne pouvant dès lors servir qu'à fortifier et à unir l'Espagne et l'Autriche, ce qui eût été reconstituer la puissance de Charles Quint. Joseph Ier du Saint-Empire, Joseph de Habsbourg (né à Vienne le 26 juillet 1678 - décédé à Vienne le 17 avril 1711), était le fils de l'empereur germanique Léopold Ier et d'Éléonore de Neubourg, roi des Romains en 1690, puis roi de Hongrie, archiduc d'Autriche et enfin empereur germanique en 1705, sous le nom de Joseph Ier.

 

 

 

 

► 1711 - 12 octobre Début du règne de Charles VI du Saint-Empire, élu empereur romain germanique (fin en 1740).

 

 

 

 

► 1711 Alexander Pope écrit 'Essay'. Alexander Pope (mort en 1744) Le plus grand poête classique anglais a vu le jour à Londres, dans une famille de commerçants fortunés. Petit, bossu, il est atteint du mal de Pott et se réfugie dans une vie studieuse. A Seize ans, il écrit les "Pastorals" qui le lancent dans le monde littéraire et, en 1711, il publie son "Essay on Criticism" qui le fait pénétrer dans le cercle des plus grands. Dès lors, sa carrière ne sera qu'une suite de succés entrecoupés de querelles avec ses confrères et rivaux.

 

 

La grande oeuvre de la vie de Pope est la traduction d'Homère. "L'Iliade" paraît de 1715 à 1721, "L'Odyssée" de 1725 à 1726. Après avoir mené à bien cette tâche, le poête a publié de sombreux pamphlets contre ses ennemis littéraires et politiques puis des satires à la manière d'Horace et de Swift. Pope passera la fin de sa vie à mettre au point sa correspondance tout en feignant de s'indigner de la voir publiée. Il mourra à Twickenham en 1744.

 

 

 

 

► 1711 mort de Nicolas Boileau.

 

 

 

 

► 1712 - 29 janvier Ouverture du congrès d'Utrecht. Le Congrès d'Utrecht, le Congrès débute en décembre 1712. La France de Louis XIV est alors au plus mal, et cède irrémédiablement du terrain face aux troupes de la Grande-Alliance (qui regroupe l'ensemble de l'Europe, sauf l'Espagne). La victoire du maréchal de Villars à la bataille de Denain lui permet de négocier in extremis des conditions moins défavorables. Le traité est le premier rédigé en français : il inaugure la primauté du français comme langue diplomatique, jusqu'au Traité de Versailles, en 1919.

 

 

 

 

► 1712 - 18 février Mort de Louis, duc de Bourgogne, second dauphin.

 

 

 

 

► 1712 - 8 mars Mort de Louis, duc de Bretagne, troisième dauphin.

 

 

 

 

► 1712 - 24 juillet Villars remporte à Denain, sur Eugène de Savoie, une grande victoire qui hâte la conclusion de la paix avec les autres membres de la Ligue. Bataille de Denain, le 21 juillet 1712, les troupes françaises commandées par le Maréchal-Duc de Villars, remportent la bataille de Denain face aux Austro-Hollandais du Prince Eugène de Savoie. Cette victoire est une étape décisive dans le règlement de la guerre de Succession d'Espagne où le petit-fils de Louis XIV, Philippe V d'Espagne et l'empereur Charles VI, empereur romain germanique se disputent le trône d'Espagne. Villars, Claude Louis Hector duc de Villars (8 mai 1653 à Moulins (Allier) - 19 juin 1734 à Turin) est l'un des généraux les plus brillants du règne de Louis XIV.

 

 

 

 

► 1712 - 5 novembre Le roi d'Espagne Philippe V d'Espagne renonce à ses droits sur la Couronne de France.

 

 

 

 

►1712 - 7 novembre Signature du traité de paix entre la France et le Portugal.

 

 

 

 

► 1712 Antoine Watteau peint 'Perspective’

 

 

 

 

► 1712 à 1778 - naissance et mort de Jean-Jacques Rousseau. Écrivain et philosophe suisse. Plus influent encore que Voltaire fut le Génevois Jean-Jacques Rousseau. D'esprit aventureux et inquiet, Jean-Jacques, après un séjour en Savoie et en Piémont, un essai de conversion au Catholicisme et nombre d'aventures sentimentales, vint échouer à Paris. Le contact de ce déclassé, ambitieux et aigri, avec l'aristocratie de la capitale, lui inspira son "grand système" comme il a écrit : 'La Nature a fait l'homme bon et heureux : c'est la société qui l'a rendu mauvais et malheureux, en créant l'inégalité sociale et la propriété'.

 

 

 

Rousseau a développé ces idées dans : 'La Discours sur les Sciences et les Arts; Le Discours de l'Inégalité'. Après cette critique de la société, le philosophe essaya de la réformer dans deux autres ouvrages : 'L'Émile', où il tente de refaire l'homme, par une éducation raisonnable; 'Le Contrat Social', qui vise à réformer Les Peuples et leurs Gouvernements. C'est dans le 'Contrat Social' que Rousseau a formulé le principe de la Démocratie, c'est à dire du gouvernement du peuple par lui-même.

 

 

 

Pendant la Révolution, les Jacobins, en particulier Robespierre, tenteront d'appliquer les principes du 'Contrat Social'. Quant à Rousseau, dont 'l'Émile' avait été condamné et saisi par le Parlement de Paris, il recommença une vie errant qui le conduisit en Suisse et en Angleterre. Revenu à Paris, atteint de la folie de la persécution, il finit ses jours à Ermenonville (Oise), deux mois après Voltaire (1778).

 

 

 

 

► 1713 - 15 mars Signature du traité de paix entre la France et la Savoie.

 

 

 

 

► 1713 - 11 avril Traité d'Utrecht mettant fin à la guerre de succession d'Espagne. Ce congrès élabore un traité qui met fin à la guerre de Succession d'Espagne. Louis XIV cède aux Anglais Terre-Neuve, la baie d'Hudson et l'Acadie. Philippe V d'Espagne, bien que le second fils du Grand Dauphin, fils de Louis XIV, conserve ses colonies et renonce enfin, le 5 novembre, à ses droits au trône de France.

 

 

 

Traités d'Utrecht entre France et Grande-Bretagne, France et Brandebourg (Prusse), France et Portugal, France et Savoie (1713-1715), négociés pour la France par Polignac, Huxelles et Mesnager : Philippe V d'Espagne conserve la couronne d'Espagne mais cède à l'empire les possessions espagnoles en Italie et aux Pays-Bas. La Gueldre espagnole passe à la Prusse. La France conserve ses conquêtes (elle renonce à ses garnisons au-delà des cols à la frontière avec la Savoie mais reçoit la région de Barcelonnette (vallée de l'Ubaye)). 

 

 

 

La France s'engage à démilitariser Dunkerque et reconnaît Anne Stuart, veuve de Guillaume III d'Angleterre, comme reine. Le prétendant Jacques III Stuart est expulsé de France. La Grande-Bretagne reçoit de précieux avantages outre-mer (Acadie, asiento noir) et devient la maîtresse des mers. La Hollande, épuisé par la guerre ne peut plus lutter contre elle.

 

 

 

 

► 1713 - 19 avril : Pragmatique sanction de l'empereur Charles VI, réglant sa succession, assurée à sa fille Marie-Thérèse (née en 1717) au détriment de la lignée de son frère aîné Joseph Ier. Les Ecossais réclament l'abrogation de l'Acte d'Union de 1707, qui leur est refusé. La Pragmatique Sanction, pour l'Histoire de l'Autriche, est la décision de Charles VI prise en 1713 réglant la dévolution de sa succession. Selon la règle qu'il crée, les possessions héréditaires (Autriche, Hongrie, Bohême, territoirs italiens et Pays-Bas) de l'Archiduc d'Autriche se transmettront à l'aîné de ses enfants, garçon ou fille.

 

 

 

Cette mesure écarte du trône les filles du frère aîné de Charles VI et fait de Marie-Thérèse son héritière. Notons que cette dernière ne naît qu'en 1717. Dire que par la Pragmatique Charles VI désigne Marie-Thérèse pour héritière est un racourci trompeur. Charles VI déploya de nombreux efforts pour faire accepter sa mesure par les Cours d'Europe. Seules la Saxe et la Bavière ne l'ont pas accepté car sans cette mesure, leurs femmes pouvaient prétendre à la succession. * La France l'accepte contre cession de la Lorraine, * L'Angleterre contre cessation des activités de la Compagnie d'Oostende qui lui faisait concurrence aux Indes, * La Prusse de Frederic-Guilllaume Ier par fidélité à l'Empereur. Ceci n'empêchera pas les grandes puissances de la contester une fois Charles VI décédé provoquant la Guerre de Succession d'Autriche.

 

 

 

 

► 1713 Traité d'Utrecht (1713-1715). Louis XIV cède à l'Angleterre Terre-Neuve, l'Acadie, la baie d'Hudson, déclare abandonner la cause des Stuarts, et s'engage à combler le port de Dunkerque. Philippe V d'Espagne conserve toutes ses colonies, mais renonce pour lui et sa postérité au trône de France. Il abandonne à l'Angleterre Gibraltar et l'île Minorque. L'Empereur d'Autriche (Charles VI du Saint-Empire) obtient les Pays-Pas, le Milanais, le royaume de Naples, la Sardaigne. Le duc de Savoie (Victor-Amédée II) reçoit la Sicile. Enfin, l'électeur de Brandebourg (Frédéric-Guillaume Ier de Prusse) est reconnu roi de Prusse. Les Traités d'Utrecht sont deux traités de paix qui mirent fin à la guerre de Succession d'Espagne.

 

 

Le premier fut signé à Utrecht le 11 avril 1713 entre la France et la Grande-Bretagne, le second fut signé à Utrecht le 13 juillet 1713 entre l'Espagne et la Grande-Bretagne. Le Congrès débute en décembre 1712. La France de Louis XIV est alors au plus mal, et cède irrémédiablement du terrain face aux troupes de la Grande-Alliance (qui regroupe l'ensemble de l'Europe, sauf l'Espagne). La victoire du maréchal de Villars à la bataille de Denain lui permet de négocier in extremis des conditions moins défavorables. Frédéric-Guillaume Ier de Prusse, fils de Frédéric Ier de Prusse il hérite de son Père d'un vaste royaume. Il est surnommé le Roi-Sergent car sa politique principale fut de renforcer et de moderniser son armée et de faire de la Prusse la première puissance de l'empire.

 

 

 

 

► 1713 - 20 août Les armées françaises s'emparent de Landau.

 

 

 

 

► 1713 - 8 septembre Bulle Unigenitus condamnant le jansénisme.

 

 

 

 

► 1713 - 13 juillet : Traité d'Utrecht entre Espagne et Grande-Bretagne, Espagne et Savoie. Philippe V d'Espagne conserve l'Espagne et les colonies, mais doit céder en dédommagement Milan, Naples, la Sardaigne et les Pays-Bas à Charles de Habsbourg devenu l'empereur Charles IV. La Savoie obtient la Sicile, la Grande-Bretagne Gibraltar et Minorque. Charles IV quitte la Catalogne (juillet) où les Barcelonais résistent jusqu'en septembre 1714. Les Bourbons d'Espagne adoptent la loi salique.

 

 

 

 

► 1713 - 30 octobre Les armées françaises s'emparent de Fribourg-en-Brisgau. Fribourg-en-Brisgau est une ville d'Allemagne.

 

 

 

 

► 1713 à 1784 - naissance et mort de Denis Diderot. Écrivain et philosophe français. Initialement destiné à la prêtrise, Denis Diderot fait ses études chez les Jésuites. En 1732, diplômé Maître ès arts, il mène une vie bohème et littéraire faite de petits métiers. Il traduit des ouvrages anglais de médecine et de philosophie, qui le poussent à rédiger ses 'Pensées philosophiques' en 1746, où il démontre déjà son caractère athée. Ami de Rousseau et d'Alembert, il accepte de se charger avec ce dernier de l'élaboration de 'L'Encyclopédie' en 1747.

 

 

Ce travail occupera vingt ans de sa vie, mais ne l'empêchera pas d'écrire ses propres réflexions. La publication en 1749 de sa 'Lettre aux aveugles', lui vaut d'être condamné par l'église et emprisonné à Vincennes durant trois mois. Cette arrestation, si elle le rend méfiant, affermit son caractère. Tour à tour critique d'art, romancier, auteur de théâtre, défenseur de la raison critique, Diderot s'affirme comme le chef de file des Lumières françaises. Incarnation de l'honnête homme, ses ouvrages n'en sont pas moins interdits, y compris 'L'Encyclopédie'.

 

 

 

 

► 1714 - 15 février Louis XIV impose la ratification de la bulle Unigenitus au Parlement. Louis XIV contraint le Parlement à enregistrer cette bulle qui condamne les jansénistes et en particulier les 101 propositions de Quesnel et plus encore qui divise le clergé français en “acceptants” et en “appelants”. Les premiers sont ceux qui, autour du cardinal de Noailles, font appel au pape pour qu'il retire un texte jugé trop vague et les seconds sont ceux qui l'acceptent. Cardinal de Noailles, Louis Antoine, cardinal de Noailles, est un prélat français, né au château de Peynières à Cros-de-Montvert (Cantal) le 27 mai 1651 et mort à Paris le 4 mai 1729. Il fut archevêque de Paris de 1695 à 1729.

 

 

 

 

► 1714 - 6 mars Traité Rastadt entre la France et l'Empire. Il complète celui d'Utrecht et met fin à la guerre de Succession d'Espagne dont Philippe V d'Espagne, petit-fils de Louis XIV, conserve la couronne. Perte de Terre-Neuve et de l'Acadie, signé entre Louis XIV et Charles VI consacre l'emploi du français comme langue diplomatique. Confirmé par l'usage du français pour les préliminaires du traité de Vienne (1735), la convention de Vienne (1736) et le traité d'Aix-la-Chapelle (1748). Le traité de Rastadt, le 6 mars 1714, met fin à la guerre de succession d'Espagne. Il est signé entre la France et l'Autriche à la suite de négociations menées depuis novembre 1713 entre le Prince Eugène de Savoie et Villars. 

 

 

Charles VI du Saint-Empire, Charles de Habsbourg (Karl von Habsburg), (né en 1685 à Vienne - mort en 1740 à Vienne) est empereur romain germanique sous le nom de Charles VI et roi de Hongrie sous le nom de Charles III (1711-1740). Deuxième fils de l'empereur Léopold Ier et d'Éléonore de Neubourg, il tente de succéder comme roi des Espagnes à Charles II en 1700, ce qui déclenche un conflit avec Louis XIV et son petit-fils Philippe, duc d'Anjou (futur Philippe V d'Espagne), conflit connu comme la guerre de Succession d'Espagne. Il doit renoncer à ses prétentions au trône d'Espagne en 1714 par le traité de Rastadt et n'arrive qu'à s'approprier le royaume de Naples (1714), le royaume de Sicile (1720), deux royaumes qu'il perd en 1738) et les Pays-Bas espagnols.

 

 

 

 

► 1714 - 2 août Louis XIV rédige son testament, et prévoit Philippe d'Orléans, dit Le Régent, son neveu, pour la régence restreint par une collègialité. Philippe d'Orléans dit le Régent, petit-fils de France, duc d'Orléans, duc de Valois, duc de Chartres, duc de Nemours et duc de Montpensier, né le 2 août 1674 à Saint-Cloud, mort à Versailles le 2 décembre 1723, régent du royaume de France pendant la minorité de Louis XV.

 

 

 

 

► 1714 invention du thermomètre à mercure par Daniel Gabriel Fahrenheit. Daniel Gabriel Fahrenheit (24 mai 1686 à Dantzig, aujourd'hui Gdansk en Pologne - 16 septembre 1736), est un physicien allemand à l'origine de l'échelle de température qui porte son nom. Fahrenheit a aussi inventé un hygromètre amélioré.

 

 

 

 

► 1714 Loi dite Longitude Act. La mesure de la longitude est fondamentale pour la navigation, elle donne la position Est-Ouest du navire et permet de le situer sur les cartes. La recherche de la meilleure technique pour son calcul fut donc l'une des plus acharnées et importantes du XVIIIe siècle. Devant le nombre d'accidents maritimes dus à l'absence de méthode suffisamment précise pour déterminer la position est-ouest des navires, le parlement britannique, sous la pression des commerçants et armateurs, vota une loi. Dans cette loi dite Longitude Act de 1714, l'Angleterre offrait un prix de 10 000 livres sterling (plusieurs millions d'euros d'aujourd'hui) à toute personne capable de concevoir un moyen de déterminer la longitude de façon pratique, fiable, en toute circonstance à bord d'un bâtiment en mer.

 

 

Les astronomes anglais étaient persuadés que la solution ne pouvait se trouver que dans l'observation et la connaissance de la mécanique céleste, celle-ci étant d'une redoutable précision. Tous les astronomes cherchèrent longuement, se basant sur l'observation de différents astres, planètes et leurs satellites, déterminant des tables de prévision de position de ces objets célestes. Mais ces méthodes basées sur l'observation des objets célestes, ont toutes le même point faible pour un marin : elles réclament des conditions difficiles à réunir sur les bâtiments en haute mer. Entre les mouvements imprévisibles des bateaux, les conditions atmosphériques idéales rares et une complexité des différentes mesures et calculs. Aucune ne satisfaisait donc aux conditions édictées par la commission du Longitude act chargée d'examiner les différents projets et réalisations en compétition pour gagner les 10 000£.

 

 

 

 

► 1715 1er septembre Mort de Louis XIV. Le roi est âgé. Il a soixante-seize ans. La gangrène sénile qui a atteint sa jambe gauche tachée n'a cessé de progresser. Le roi, qui, le 25, a reçu Madame de Maintenon, son épouse morganatique, lui a dit : “Quoi madame, vous vous affligez de me voir en l'état de bientôt mourir ? N'ai-je pas assez vécu ? M'avez-vous cru immortel ?” Le lendemain, c'est son arrière-petit-fils le Dauphin qu'il a reçu : “Mon cher enfant, vous allez être le plus grand roi du monde… Tachez de soulager vos peuples, ce que je suis assez malheureux de n'avoir pu faire”.

 

 

A des courtisans il a dit encore, ce même jour : “Je m'en vais messieurs, mais l'État demeurera toujours”. Le 28 août, il confia à Madame de Maintenon : “J'ai toujours ouï dire qu'il est difficile de mourir ; pour moi qui suis sur le point de ce moment si redoutable aux hommes, je ne trouve pas que cela soit difficile”. Le 31 août, le roi a récité le Pater d'une voix si forte qu'on l'a entendu de la pièce voisine. Puis il a perdu connaissance. En ce matin, à 8h15, le roi vient de s'éteindre.

 

 

A ce moment, la France est complètement épuisée par les guerres incessantes qu'elle a soutenues; les conséquences du terrible hiver de 1709 pèsent encore sur l'agriculture et le commerce; la France a perdu une grande partie de ses colonies, l'industrie a été arrêtée dans son essor par la révocation de l'Édit de Nantes; le trésor public est vide. Ce règne pourtant a été glorieux, et fécond pour la civilisation, par le grand nombre de savants, d'écrivains et d'artistes qui l'ont illustré; il fut grand pour la France par le prestige qu'il donna à la nation, et par les acquisitions territoriales qui étendirent ses limites. - La Régence. - Le trône de France revenait à Louis XV qui était fils du duc de Bourgogne et par conséquent arrière-petit-fils de Louis XIV, mais ce prince n'était encore âgé que de cinq ans.

 

 

 

 

► 1715 Louis XIV avait prévu par son testament la composition du Conseil de régence qui devrait gouverner en attendant la majorité de Louis XV. Mais le neveu de Louis XIV, Philippe d'Orléans, dit Le Régent, intervint; il fit casser le testament de Louis XIV par le Parlement, qui lui déféra la régence sans conditions. On ne désigne généralement ce personnage que sous le nom de Régent: de même, la période pendant laquelle il a gouverné est la seule de l'histoire à laquelle on donne couramment le nom de Régence sans autre désignation. Le duc d'Orléans était d'une intelligence supérieure, et connu pour sa bravoure: mais la légèreté de son esprit, son amour du plaisir et sa faiblesse de caractère furent la cause de grands malheurs pour la France.

 

 

Le Régent s'adjoignit l'abbé Dubois comme premier ministre. Philippe d'Orléans, le Régent, à la mort de Louis XIV, il fait casser le testament par le Parlement (septembre 1715) qui le reconnaît comme seul régent, ce qui lui permet de réorganiser le Conseil à son gré, de ménager le Parlement (polysynodie), de séduire les Français par une politique nouvelle : la paix est rétablie. Il soutient les jansénistes, abandonne la cause des Stuarts, tente de rétablir les finances et l'économie avec les audaces de Law.

 

 

Mais il s'impose aux parlements et aux légitimés (septembre 1718), prend les armes contre l'Espagne dans une alliance avec Londres et Vienne (janvier 1719). Le régent n'a rien changé à sa vie frivole. Le Palais-Royal est le théâtre de ses abandons à la paresse et à la débauche en compagnie de ses "roués" (méritant le supplice de la roue), "fanfarons d'incrédulité et de crimes" ; les petits soupers y tournent à l'orgie. La complicité de Dubois, son ancien précepteur, devenu archevêque, cardinal et ministre, est entière dans ce mépris des vertus publiques et privées.

 

 

 

 

► 1715 LOUIS XV le Bien-Aimé (1715-1774) Régence de Philippe d'Orléans (1715-1723)

 

 

 

 

► 1715 Louis XV. Lorsque Louis XIV meurt en 1715, son fils le grand dauphin est mort en 1711, les autres étaient morts jeunes, sur ses 3 petits fils seul un est encore vivant et il est roi d'Espagne (Philippe V d'Espagne), les deux autres Louis l'ainé est mort en 1712 et Charles le plus jeune en 1714. C'est son arrière petit fils qui sera son successeur sous le nom de Louis XV. Louis XV à la mort de son arrière grand père n'a que 5 ans. C'est le neveu de Louis XIV, Philippe d'Orléans, qui assurera la régence assisté par l'abbé Dubois. Philippe d'Orléans mourra en 1723 il sera remplacé jusqu'en 1726 par le duc de Bourbon (Louis IV Henri de Bourbon-Condé), arrière petit fils du grand Condé.

 

 

Les dernières années du règne de Louis XIV, monarque absolu, qui voit mourir son fils et ses petits fils en quelques années n'ont pas été drôles, pour la cour aussi c'est la détente. Le régent réforme les conseils et instaure la polysynodie (c'est à dire que les ministres sont remplacés par des assemblées) le parlement retrouve son droit de remontrance, le régent réside à Paris et les moeurs se libèrent. Dés 1718 le régent est obligé de revenir en arrière en raison des difficultés financières et de l'incurie des conseils. En 1716 le régent autorise le banquier écossais Law à créer une banque privée émettant des billets acceptés comme espèces dans toutes les caisses publiques.

 

 

Il fonde la compagnie d'occident pour l'exploitation et la mise en valeur de la Louisiane et lie sa banque à cette compagnie qui émet des actions. La banque doit être en mesure, de par ses avoirs, de rembourser les billets à leur valeur d'émission et la compagnie de racheter les actions au cours du jour. En 1718 la banque privée devient banque d'état, la compagnie d'occident devient la compagnie des Indes, la demande est attisée par la perspective de gain, la compagnie émet trop d'actions. Devant la spéculation effrénée les actions prennent une valeur démentielle, les porteurs sont pris de panique et demandent en masse le rachat, les avoirs de la banque et de la compagnie ne peuvent suffir et le système s'effondre en 1720.

 

 

Law s'exile et meurt dans l'indigence et les Français sont traumatisés ce qui retardera l'instauration du système bancaire français. Philippe V d'Espagne, roi d'Espagne et petit fils de Louis XIV, revendique le trône de France, le régent se coalise avec l'Angleterre, la Hollande et l'Autriche et lui déclare la guerre, l'Espagne est vaincue en 1720, Philippe V d'Espagne renonce au trône. Le régent meurt en 1723. Bien qu'il vienne d'être déclaré majeur (il a 13 ans) Louis XV laisse le duc de Bourbon ((Louis IV Henri de Bourbon-Condé)) gouverner. Celui-ci arrange le mariage de Louis XV avec Marie Leszczynska fille du roi de Pologne détrôné, mais qui a reçu la Lorraine en échange.

 

 

En 1726 Louis XV décide de gouverner et prend le cardinal Fleury (il a 73 ans et assumera ses fonctions jusqu'à sa mort en 1743 à 90 ans) comme premier ministre qui dirigera les affaires de l'état jusqu'en 1743. Il mènera une politique de stricte économie et parviendra à redresser les finances du royaume et ramener la prospérité. A la mort de Fleury en 1743 Louis décide de gouverner seul. Contrairement à la légende, Louis XV fut un véritable homme d'état. Son règne est une grande époque de vitalité économique, intellectuelle et artistique. Mais l'organisation sociale reste fondée sur les privilèges d'une minorité, noblesse et haut clergé. Il voulut créer un impôt basé sur la propriété foncière mais il le présenta mal, de façon autoritaire et se mit à dos les privilégiés et les opposants de l'absolutisme.

 

 

Il s'entoure d'une équipe ministérielle cohérente, Maupeou, l'abbé Terray aux finances et le duc d'Aiguillon (Emmanuel Armand de Vignerot du Plessis) aux affaires étrangères. En Pologne, suite au décès de Auguste II en 1733, Stanislas Leszczynski, beau père de Louis XV tente de monter sur le trône, il a pour lui les nobles mais la Russie et l'empereur Charles VI du Saint-Empire soutiennent le fils d'Auguste II. Fleury ne pourra éviter la guerre de succession de Pologne mais elle sera limitée pour ne pas inquiéter l'Angleterre. La paix de Vienne en 1738 attribue le trône à Charles III. Stanislas se voit attribuer la Lorraine, celle-ci sera rattachée au trône de France en 1766. L'Empereur Charles VI (celui qui avait été opposé au petit-fils de Louis XIV pour le trône d'Espagne) n'a que des filles dans sa descendance.

 

 

Alors qu'en Europe, la loi salique (succession par les mâles) s'applique en général, il émet en 1713 une pragmatique sanction (édit royal tranchant un problème important) qui rend indivisible l'empire des Habsbourg et fait comme successeur l'enfant vivant le plus agé homme ou femme. Il s'évertu de son vivant à faire accepter la pragmatique sanction par toute l'Europe. A sa mort sa fille ainée Marie-Thérèse (Marie-Thérèse Ière d'Autriche) revendique le trône, mais elle est contestée par l'Électeur de Bavière (Charles-Albert de Bavière, futur Charles VII du Saint-Empire), Philippe V d'Espagne, Auguste III de Pologne et Frédérique II de Prusse. La France soutient l'Electeur de Bavière (Charles-Albert de Bavière, futur Charles VII du Saint-Empire). C'est la guerre de succession d'Autriche en 1740-1748.

 

 

Après de nombreuses péripéties, de lutte et de réconciliations, Marie-Thérèse Ire d'Autriche prit le deçu et la France se trouva en facheuse position. Heureusement le Maréchal de Saxe (Maurice de Saxe) victorieux à Fontenoy ("tirez les premiers messieurs les Anglais") envahit les Pays-Bas autrichiens puis les Provinces Unies. Cela conduit au traité d'Aix la Chapelle le 11 mai 1748, la France dut rendre toutes ses conquêtes, la Prusse gagna des territoires, d'où l'expression populaire "travailler pour le roi de Prusse". Il fut entraîné dans la guerre de 7 ans, l'Angleterre ayant pris l'initiative des hostilités. 

 

 

La France en perdra la plus part des ses colonies américaines. En 1756 Montcalm arrive à Quebec mais il n'est pas réellement soutenu par la France et en 1759 et 1760 les Anglais se rendent maître de Quebec et Montréal. Par le traité de Paris en 1763 la France cède le Canada et toutes ses colonies à l'est du Mississipi à l'Angleterre. Cependant le roi aura le souci d'améliorer les infrastructures et notamment les routes. Création de l'École des Ponts et Chaussées en 1747.

 

 

 

 

► 1715 Le style Régence assure la transition entre les styles Louis XIV et Louis XV, et voit son épanouissement au temps de la régence de Philippe d'Orléans (1715-1723). La mort de Louis XIV (1715) n'entraîne pas une rupture brutale dans l'évolution des formes et du goût (le Régent maintient le duc d'Antin dans ses fonctions de directeur des Bâtiments) ; cependant, sitôt la disparition du roi, certaines modifications stylistiques importantes interviennent, que pouvait laisser pressentir, dès 1700, l'influence de plus en plus forte des milieux artistiques parisiens et de Watteau. Au style pompeux et raide du Versailles de Louis XIV répond l'aimable intimité du style rocaille, aux lignes assouplies, dont le style Régence est le premier stade, et qui atteindra son apogée avec le style Louis XV.

 

 

La coquille, aux bords festonnés, associée à d'autres motifs issus de la nature, marque le sommet des miroirs et des boiseries et orne les meubles. Ceux -ci, en bois massif ou plaqués de palissandre, de bois de rose (commodes, fauteuils à garniture fixe et dossier cintré, secrétaires à abattant, chaises cannées), sont désormais moins lourds, plus élégants et plus confortables. Charles Cressent (1685 -1768), l'ébéniste le plus représentatif du style rocaille, innove avec le profil chantourné de ses commodes ventrues à pieds courts, "en tombeau", et avec les mascarons faunesques et les "espagnolettes" (petits bustes de femmes gracieuses) en bronze ciselé dont il orne les angles de ses tables et de ses bureaux.

 

 

Dans les intérieurs, les cheminées sont discrètement enjolivées de miroirs, encadrés dans des trumeaux, les tapisseries de soies claires présentent leurs thèmes champêtres (pâtres et bergères poudrés et enrubannés), les horloges en bronze doré reposent souvent sur des pieds en forme de tronc d'arbre. L'orfèvrerie suit le goût du jour : les vases précieux d'onyx et de bronze, les bijoux, les miroirs à main, les boîtes à mouches ou à poudre reflètent une préoccupation de coquetterie. Carrosses et chaises à porteurs, ornés de fines sculptures et peints, sont douillettement capitonnés.

 

 

 

 

► 1715 “Miraculé” d'une longue série de décès parmi les princes du sang, qui a failli éteindre la dynastie, Louis XV a cinq ans lorsqu'il succède à son bisaïeul Louis XIV. Au jour même de la mort du vieux roi, Voltaire raconte qu'il a vu des feux de joie s'allumer tout au long de la route de Saint-Denis. Cette explosion libératrice donne aussi le ton de la Régence assurée par le duc Philippe d'Orléans durant la minorité de Louis XV. Jusqu'en 1723, la période de la Régence est encore marquée par une violente réaction à tout ce qui avait caractérisé la fin du règne précédent. Le palais de Versailles, cadre de la monarchie absolue, est délaissé et la Cour s'établit de nouveau à Paris, au Palais Royal.

 

 

Lassée du carcan de la pompe royale et de la rigidité des moeurs imposée par un Louis XIV tombé en dévotion, la noblesse aspire à la gaieté et à l'insouciance. L'exemple du libertinage affiché par le Régent encourage cette libération. Écartés du pouvoir, poursuivis ou interdits hier, hommes et idées sont maintenant les bienvenus. Les jansénistes sortent des prisons, les nobles sont rappelés aux hautes fonctions gouvernementales, le Parlement recouvre son droit de remontrances. Mais, pour à nouveau s'étourdir de fêtes et de fastes, le Régent et la cour ont besoin d'argent. Le Trésor est vide. La dette publique dépasse 3 milliards de livres.

 

 

Le financier écossais John Law va un temps y remédier en introduisant la monnaie de papier, en fondant une banque privée, puis la Banque d'État. Toutefois, les emprunts publics qu'elle émet et les infimes dividendes qu'elle produit ruinent pour longtemps la confiance que des milliers de personnes, nobles ou bourgeois, possesseurs de petits ou de gros capitaux avaient mis en elle. Law est contraint de s'enfuir. Louis XV, majeur, accède peu après au trône. La banqueroute de Law n'a cependant pas terni l'image du jeune souverain auprès de son peuple qui l'a surnommé Le Bien Aimé. Comme la société toute entière est portée par un nouvel esprit de liberté, l'économie française est relancée par un nouveau souffle qui va apporter un bien-être général.

 

 

Au delà d'une sensible poussée démographique, la vie matérielle devient plus facile. Le taux de mortalité infantile baisse sensiblement, l'espérance moyenne de vie s'allonge. Tragiquement appauvris à la fin du XVIIe siècle, les milieux ruraux rattrapent peu à peu leur retard. Le temps des grandes disettes semble passé. Du moins la France ne connaîtra plus ces effroyables hécatombes dues à la famine qui, en 1709, avaient fait plusieurs millions de morts. A la tête d'une trentaine d'hectares, les paysans propriétaires les plus favorisés peuvent maintenant participer à l'essor commercial, trafiquer régulièrement aux foires, acheter en échange de leurs ventes.

 

 

Les journaliers gagnent mieux leur vie. Le paysage rural et la mentalité paysanne évoluent : les terres se regroupent d'un seul tenant, se protègent d'enclos, et l'individualisme agraire se substitue aux servitudes collectives. Rendements et production globale s'améliorent. Influencé par la rénovation de l'agriculture anglaise, on s'essaie à l'économie rurale, on expérimente de nouvelles méthodes pour labourer et semer, on abandonne la jachère. Après la moisson, la terre est maintenant ensemencée pour produire des cultures fourragères, trèfle sainfoin, luzerne, qui fournissent d'importants appoints de nourriture aux cheptels. L'aisance que la culture du maïs a apporté aux paysans du Midi de la France, où elle s'est implantée, marque une véritable frontière avec le nord du pays moins riche.

 

 

A l'exception de quelques régions, Basse-Bretagne, Sologne, Quercy, la vie rurale dans son ensemble s'est sortie du marasme du siècle précédent et la paysannerie, malgré ses charges, passe le seuil de la simple subsistance. Elle se trouve même avec un surplus agricole en fin d'année et les plus cossus "rentrent" de l'argent. Mais la grande majorité des paysans ne rentre pas encore dans les vastes circuits commerciaux, tel le riche maquignon, le viticulteur réputé, ou le grand laboureur (paysan propriétaire), marchand de grain. Le pain blanc, le lard et le vin sont rares sur la table du petit paysan qui craint à tout moment le gabelou qui viendra lui réclamer la gabelle, impôt sur le sel.

 

 

Toujours mal logé, dans une maison sans air et sombre parce que les vitres sont un luxe inutile, le paysan n'est pas non plus à l'abri de "mauvaises" années, qui rallument çà et là l'agitation dans les campagnes. Mais, l'aisance croissante du monde rural est une réalité, spécialement pour les rentiers du sol, seigneurs, clergé, et riches bourgeois sans cesse plus nombreux ayant acquis des biens fonciers. Cette prospérité fait également celle des villes et des marchés urbains bien fournis en produits agricoles et redistribuant des denrées de toutes sortes venues des ports de France. Les cités font un bond dans l'accroissement de leur population et de leurs activités.

 

 

Délaissant leurs châteaux souvent incommodes, les nobles résident maintenant comme les bourgeois dans les villes. Enrichis des bons profits de leur terre, ils se font construire d'élégants hôtels particuliers qui embellissent de leur nouveau quartier des villes comme Dijon, Bordeaux, Nantes, Aix-en-Provence ou Paris. Ces grands propriétaires terriens dépensent sans trop compter en mobilier, en vin pour leur cave, en nombreuse domesticité pour les servir. Car ce que l'on demande à cette nouvelle résidence urbaine, c'est de se trouver bien chez soi et de pouvoir recevoir. Les hôtels, ouvrant sur des jardins "à la française", sont construits pour y mener une vie confortable, plus intime, plus "familiale", où les salons, encore de belles proportions, ne jouent plus "la Galerie des Glace en réduction", où les appartements sont réduits pour être mieux chauffés.

 

 

Sans doute c'est à Paris que "tout se passe", mais les petites capitales de province ne sont pas les dernières à ouvrir de brillants salons mondains où se presse "la bonne société" et où l'on fait de la musique, on chante l'opéra et surtout on s'adonne à la philosophie, cette passion du temps. Chaque ville de quelque importante se doit d'avoir une bibliothèque publique pour assouvir son appétit de connaissance, avec un cabinet de lecture où l'on peut dévorer le 'Journal des Savants' et les gazettes littéraires qui prolifèrent. Toute proche, un salle de conversation réunit les bavards qui discutent sans fin et commentent les nouvelles politiques quand ils ne se retrouvent pas au café ou dans un club à l'anglaise, comme le fameux 'L'Entresol' à Paris.

 

 

Les grandes villes ont également ouvert des académies et des sociétés scientifiques, dont certaines sont de véritables succursales de l'Académie des Sciences fondée par Colbert. Mais c'est principalement dans les salons qu'il faut se rendre, se faire connaître ou pour briller, se mêler de politique, tenir des discussions savantes ou lancer des mots d'esprit. Si on a quelque ambition et des revenus suffisants on ouvre salon, on a "son jour", et la maîtresse de maison est le plus souvent meneur de jeu dans ces réceptions brillantes où se mêlent et s'affrontent les clans littéraire, scientifiques et politiques, après 1750.

 

 

Qui n'a été invité chez Madame Geoffrin, Madame de Tencin ou Mademoiselle de Lespinasse, qui n'y a rencontré le vieux philosophe Fontenelle, le hautain Montesquieu ou l'étincelant Voltaire, les encyclopédistes Diderot, Jean-Jacques Rousseau ou d'Alembert, qui n'y a écouté le célèbre Rameau que Mozart même admire, qui n'y a frôlé Marivaux, ou Choderlos de Laclos... ne peut se targuer d'avoir approché l'esprit des "Lumières". Mais cette société vouée aux plaisirs de l'esprit et des fêtes galantes exigent un cadre à sa mesure. L'hôtel particulier de la haute noblesse, mais aussi d'un puissant banquier, d'un richissime négociant, se parent de scènes charmantes et gracieuses qui évoquent la danse et l'amour ou les joies champêtres sous le pinceau d'un Watteau, d'un Boucher ou d'un Chardin.

 

 

Dans les salons de province la vie intellectuelle, mondaine et artistique n'a pas le même éclat que dans la capitale. Du moins on y pratique ce même "esprit de liberté" si cher à Diderot et cette même "belle galanterie" dont la marquise de Pompadour puis la comtesse Du Barry, maîtresses de Louis XV, vont être à Versailles où la cour s'est réinstallée les plus exquises ambassadrices. En province se sont également implantées ces nouvelles sociétés de pensée que sont les loges maçonniques, introduites d'Angleterre en France à partir de 1721. Nullement anti-cléricales à leur création, les loges adoptent la liberté de propos commune au temps mais un régime égalitaire de recrutement encore peu admis.

 

 

Par la diversité de leurs préoccupations et des courants qui les traversent, les loges ressemblent aux académies ; elles seront pour une part responsables de la diffusion des idées philosophiques. Ainsi chaque ville vit au rythme de ces réunions intellectuelles, devient un centre de culture actif et animé auquel participent bourgeois, nobles et membre du clergé. Dès lors la noblesse n'est plus seule à donner le ton de la vie urbaine, à imposer la mode, le goût et les manières. Les choses évoluent aussi à l'intérieur des trois ordres qui officiellement divisent la société française. A l'intérieur de chacun d'eux, c'est l'argent qui devient le critère majeur de différenciation.

 

 

Ainsi, la haute aristocratie du XVIIIe siècle qui ne peut plus vivre de sa seule rente foncière, s'allie par mariage à la noblesse de moindre rang mais fortunée, descend dans l'arène économique où elle trouve de nouvelles sources de revenus. Dans cette course à l'argent, elle va se mettre en compétition avec la haute bourgeoisie, et plus tard se heurter, d'une manière sourde mais résolue, à la paysannerie qui va être la première à l'abattre, après 1789. Bourgeoisie et aristocratie irriguent essentiellement la vie commerciale par des acquisitions de biens de consommation dont la vie artisanale sera la grande bénéficiaire.

 

 

Bâtiment et textile sont les principales "industries" de l'époque et les agents de la prospérité urbaine. Couvreurs, charpentiers, tisserands, ébénistes travaillent à ne plus y suffire et les Compagnons du Devoir accélèrent leur tour de France. Pour satisfaire aux commandes, les ateliers artisanaux renouvellent et rajeunissent leurs matériels. Mais, la révolution des techniques ne se fait pas encore sentir en France. Cette carence va d'ailleurs creuser un profond écart avec l'Angleterre qui, au XVIIIe siècle, prend le pas sur tous les pays européens, en matière industrielle aussi bien qu'agricole. Ce retard en équipement n'empêche pas une fabrication de qualité, celle des métiers jurés (corporations), celle des manufactures privilégiées ou royales, sur laquelle le gouvernement veille en distribuant protection et avantages. Aussi, avec également l'essor de la Finance (la Bourse de Paris prend consistance à partir de 1724), la vie commerciale et industrielle semble sortie des vicissitudes du siècle précédent.

 

 

 

 

► 1715 - 2 septembre Philippe d'Orléans fait annuler le testament de Louis XIV pour s'arroger tous les pouvoirs. La veille, le roi Louis XIV est mort. Un testament fait de Philippe d'orléans le régent du royaume. Louis XIV lui a dit : “Mon neveu, je vous fait régent du royaume. Vous allez voir un roi dans le tombeau et un autre dans le berceau. Souvenez-vous toujours de la mémoire de l'un et des intérêts de l'autre”. Mais il a subordonné son pouvoir à celui du duc du Maine (Louis Auguste de Bourbon). Philippe s'élève lors de la lecture du testament contre cette clause. Le Parlement consent à le casser, en échange de la restitution du droit de remontrance, supprimé soixante ans plus tôt.

 

Pour qu'aucune contestation soit possible, le Régent demande au roi, qui n'a guère que cinq ans, de le désigner pour seul régent lors d'un lit de justice devant le Parlement le 12 septembre suivant. Louis Auguste de Bourbon, duc du Maine, duc d'Aumale, prince de Dombes, comte d'Eu est un fils légitimé de Louis XIV et de Madame de Montespan, né à Saint-Germain-en-Laye le 31 mars 1670 et mort à Sceaux, 21 mai 1736. La duchesse du Maine faisait partie des conspirateurs, et y entraîna son mari. En décembre, le complot fut éventé, Cellamare renvoyé, le duc et la duchesse du Maine arrêtés. Le duc fut enfermé à la forteresse de Doullens, et sa femme exilée à Dijon. Libéré en 1720, il se tint ensuite à l'écart de la vie politique, se retirant dans sa propriété de Sceaux où il mourut le 21 mai 1736.

 

 

 

 

► 1715 - 12 septembre Le Parlement casse le testament de Louis XIV. Dès le 2 septembre, Philippe d'Orléans a obtenu les pleins pouvoirs. En ce 12 septembre, pour légitimer ce coup de force, il a organisé un lit de justice au Parlement de Paris. Là, Louis XV lui-même, qui a cinq ans, proclame son oncle seul régent du royaume, et lui remet les pleins pouvoirs et la garde de sa personne. Le testament de Louis XIV, qui soumettait la régence du duc d'Orléans à la surveillance du duc du Maine (Louis Auguste de Bourbon), est cassé par le Parlement.

 

 

 

 

► 1715 - 15 septembre Création de la Polysynodie remplaçant les ministères et secrétariats d'État. La Polysynodie est un système de gouvernement par conseil instauré en France de 1715 à 1718 par Philippe d'Orléans, régent du royaume. Chaque domaine, et question sujette à un domaine, est discuté par le conseil approprié.

 

 

 

 

► 1715 Alain-René Lesage écrit 'Gil Blas'. Alain-René Lesage (ou Le Sage), né à Sarzeau dans le Morbihan le 8 mai 1668, décédé à Boulogne-sur-Mer le 17 novembre 1747, est un auteur dramatique. Fils d'un notaire royal, orphelin dès l'âge de 14 ans, Lesage est mis en pension chez les Jésuites à Vannes. Il étudie ensuite la philosophie et le droit à Paris.

 

 

Pour subvenir à ses besoins, il effectue des travaux de traductions. Il connaît ses premiers succès en 1707 grâce à une pièce en un acte : 'Crispin rival de son maître' et un roman : 'Le Diable boiteux'. De 1712 à 1735 il écrit une centaine de pièces plus ou moins bonnes, principalement pour les théâtres de Foire. C'est 'Gil Blas de Santillane' qui, en 1715, lui assure la notoriété.

 

 

 

 

► 1715 mort de Fénelon.

 

 

 

 

► 1716 - 2 mai John Law obtient l'autorisation d'ouvrir une banque. Pour mettre fin à la crise financière que cause la dette publique et le manque de numéraire, le régent Philippe d'Orléans fait appel à ce banquier écossais aventureux. En ce 2 mai, Law ouvre une banque de dépôts, de charge et d'escompte qui émet des billets acceptés par les caisses royales. L'Écossais John Law, habile financier, crut qu'il pourrait rétablir la situation financière de la France au moyen de la circulation d'une sorte de papier-monnaie. La banque fondée par Law avec l'autorisation du Régent était au capital de 6 millions, divisé en 1 200 actions; elle émettait des billets payables à vue en espèces invariables de poids et de titre (ce qui était appréciable, surtout à cette époque où les monnaies étaient fréquemment altérées par l'État).

 

 

De plus, la banque escomptait à taux modéré, et par-là était utile au commerce. La banque fut déclarée Banque royale en 1718. John Law (21 avril 1671, Édimbourg - 21 mars 1729, Venise) fut un économiste écossais inventeur du billet de banque. Son idée économique est que l'argent est un moyen d'échange et ne constitue pas une richesse en soi. La richesse nationale dépend du commerce. Il est le père de la finance et de l'utilisation du papier-monnaie à la place du métal et des factures.

 

 

 

 

► 1716 mort de Leibnitz.

 

 

 

 

► 1717 Création de la Compagnie Commerciale pour exploiter les richesses naturelles du Mississipi et qui, ayant absorbé les autres compagnies, devient la Compagnie des Indes.

 

 

 

 

► 1717 - 4 janvier Traité de La Haye scellant la triple-alliance entre la France, l'Angleterre et les Provinces Unies. La Triple Alliance est le nom donnée à l'alliance signée à la Haye en 1717, conclue entre les États généraux des Pays-Bas, Georges Ier roi de Grande-Bretagne, et le régent Philippe d'Orléans. Cette alliance a été scellée contre les projets ambitieux du ministre d'Espagne Albéroni, qui voulait revenir sur les traités d'Utrecht, de Bade et de Rastatt et rendre à l'Espagne la totalité de ses anciennes possessions.

 

 

 

 

► 1717 à 1720 - Quadruple-alliance (entre France, Angleterre, Hollande, Autriche) formée par l'abbé Dubois, pour tenir en respect le roi d'Espagne Philippe V, lequel avait comploté par le moyen de son ambassadeur Cellamare, avec la duchesse du Maine (Anne-Louise Bénédicte de Bourbon-Condé), d'enlever la régence au duc d'Orléans et de se faire rendre les territoires que le traité d'Utrecht lui avait enlevés. Une armée française entra en Espagne, et Philippe V d'Espagne, effrayé, demanda la paix. L'abbé Dubois, cardinal Dubois, Guillaume Dubois, appelé plus souvent l'abbé Dubois, né le 6 septembre 1656 à Brive-la-Gaillarde, décédé le 10 août 1723 à Versailles est un homme politique français.

 

 

Sous la régence du duc Philippe d'Orléans, il devient secrétaire d'État aux Affaires Étrangères. Il est le promoteur de la Quadruple-Alliance (France-Angleterre-Hollande-Empereur), formée contre les prétentions du roi d'Espagne Philippe V d'Espagne sur le trône de son aïeul Louis XIV. Il fait échouer la conspiration d'Antonio Cellamare, qu'il fait arrêter avec le duc et la duchesse du Maine, et impose à l'Espagne la disgrâce de son ministre, le cardinal italien Giulio Alberoni, en 1719. Le Prince de Cellamare, ambassadeur d'Espagne à Paris. À l'instigation d'Alberoni, se forma en effet un petit groupe de conspirateurs visant à installer Philippe V d'Espagne, ou l'un de ses fils, sur le trône de France, en cas de décès de Louis XV.

 

 

 

 

► 1717 - 21 avril Pierre le Grand reçu à Versailles par le Régent. Le tsar Pierre le Grand (Pierre Ier de Russie) qui fait un voyage en Europe est reçu en grandes pompes par le régent Philippe d'Orléans et Louis XV. Pierre Ier de Russie, appelé aussi Pierre le Grand, est né le 9 juin 1672 et est mort le 8 février 1725. Il naquit d'Alexis Ier dit "le tsar très paisible" (1629-1676) et de Natalia Narichkina (1651-1694). Il fut le tsar de Russie dès 1682 et le premier empereur de l'empire russe de 1721 à 1725.

 

 

 

 

► 1717 - 16 mai Lettre de cachet contre Voltaire pour des vers irrévérencieux envers le régent. Dernier enfant d'un riche notaire, François-Marie Arouet (Voltaire) fait ses études au collège des Jésuites, futur lycée Louis-le-Grand, et fréquente la haute société libertine. Accusé d'avoir rédigé des pamphlets contre le régent Philippe III d'Orléans, il est emprisonné à la Bastille pendant près d'un an en 1717 et 1718. C'est là qu'il adopte le nom de Voltaire et qu'il achève 'Oedipe', sa première pièce, qui rencontrera le succès quelques mois après sa sortie de prison. Une lettre de cachet est, sous l'Ancien Régime en France, une lettre servant à la transmission d'un ordre du roi. Dans un sens général, il s'agit d'une sorte de lettre close (par oppositions aux lettres patentes, c'est-à-dire ouvertes), scellée par le sceau du secret.

 

 

Les lettres adressées au Parlement pour lui mander d'enregistrer un édit portaient ainsi ce nom. Lettre de cachet. A l'origine, la lettre de cachet est un ordre signé du roi, adressé sous pli cacheté de son sceau privé. Ce message officiel peut aussi bien concerner la commande d'une cérémonie que l'envoi en exil ou à la Bastille d'un indésirable. Ce sont ces lettres de cachet qui ont marqué les esprits comme le symbole de l'absolutisme royal. En règle générale, la détention d'un individu embastillé par lettre de cachet ne dépasse pas quinze jours, mais Louis XIV et Louis XV ont quelque peu abusé de cette procédure expéditive. La lettre de cachet disparaît à la Révolution.

 

 

 

 

1717 - 24 juin : Création de la Grande Loge de Londres par quatre confréries maçonniques unifiées. Anthony Sayer en est élu grand-maître. La Loge est dépouillée de tout caractère professionnel. Une Grande Loge est une fédération de loges maçonniques. Elle est destinée à développer et harmoniser les rapports entre elles. La Grande Loge de Londres, fondée par quatre loges en 1717, est la plus ancienne. Elle s'est dotée en 1723 d'une règle connue sous le nom de Constitutions d'Anderson. C'est cet acte qui marque le départ de la maçonnerie moderne. La Franc-maçonnerie est une forme d'organisation associative, qui recrute ses membres par cooptation et pratique des rituels initiatiques faisant référence à un secret maçonnique et à l'art de bâtir.

 

 

Apparue en Écosse puis en Angleterre au XVIIe siècle, elle se décrit, suivant les époques, les pays et les formes, comme une "association essentiellement philosophique et philanthropique", comme un "système de morale illustré par des symboles" ou comme un "ordre initiatique". Organisée en obédiences depuis 1717 à Londres, la franc-maçonnerie dite spéculative - c'est à dire philosophique - fait référence aux Anciens Devoirs de la maçonnerie dite opérative formée par les corporations de bâtisseurs qui édifièrent, entre autres, les cathédrales. Elle prodigue un enseignement ésotérique, adogmatique et progressif à l'aide de symboles et de rituels.

 

 

Elle encourage ses membres à oeuvrer pour le progrès de l'Humanité, tout en laissant à chacun de ses membres le soin de préciser à sa convenance le sens de ces mots. La bienfaisance est l'un de ses moyens d'action. Sa vocation se veut universelle bien que ses pratiques et ses modes d'organisation soient extrêmements variables selon les pays et les époques. Elle réunit, dans de nombreux pays répartis sur toute la surface du globe, des personnes qui se sont donné pour but de travailler à leur amélioration spirituelle et morale. Elle s'est structurée au fil des siècles autour d'un grand nombre de rites et de traditions, ce qui a entraîné la création d'une multitude d'obédiences qui ne se reconnaissent pas toutes entre elles.

 

 

 

 

1717 - 23 août Law fonde la Compagnie d'Occident détenant le monopole du commerce avec la Louisiane.

 

 

 

 

1717 - 6 septembre Fondation de la compagnie d'Occident pour l'exploitation de la Louisiane.

 

 

 

 

1717 à 1783 - naissance et mort de Jean le Rond d'Alembert. Philosophe et mathématicien français. Il fut l'un des mathématiciens et physiciens les plus renommés du XVIIIe siècle, et fut aussi un philosophe marquant des Lumières. Codirecteur avec Diderot de l'Encyclopédie, dont il rédigea beaucoup d'articles, ami de Voltaire, il fut un des protagonistes les plus éminents de la lutte des Lumières contre l'absolutisme religieux et politique. Remarqué dès ses premiers travaux, il entra à l'Académie des sciences comme "associé astronome adjoint" à vingt-quatre ans (1741). Treize ans plus tard, en 1754, il accéda à l'Académie française, dont il fut le secrétaire perpétuel en 1772 (à la mort de Charles Duclos, à qui il succéda). Sa jeune célébrité lui ouvrit les salons parisiens. Il fréquenta ceux de Madame Geoffrin, de la marquise du Deffand, puis celui de Mademoiselle de Lespinasse, dont il devint l'habitué le plus assidu.

 

 

 

 

1717 à 1768 - naissance et mort de Johann Joachim Winckelmann. Peut être considéré comme le fondateur de l'histoire de l'art et l'un des fondateurs de l'archéologie en tant que disciplines modernes. Né à Stendal dans l'est de l'Allemagne, de milieu modeste (son père est cordonnier), il devient l'expert mondial en architecture de l'Antiquité et le principal théoricien du mouvement néoclassique. Sa carrière commence de manière tout à fait modeste. Il passe plusieurs années comme précepteur auprès d'enfants de familles nobles. Puis, en 1748, il se fait engager comme bibliothécaire d'un comte allemand. Grâce à ce dernier, les portes de la fabuleuse collection d'art du duc de Saxe lui sont ouvertes.

 

 

Il publie alors en 1755 son ouvrage 'Réflexions sur l'imitation des artistes grecs' qui aura un retentissement international. Il n'a désormais qu'une passion : se rendre à Rome pour étudier les oeuvres d'art de l'Antiquité in situ. Il se convertit au catholicisme et réussit à se faire inviter à travailler sur la collection des oeuvres d'Antiquité à la cour pontificale. Au cours des années suivantes, il publie de nombreux ouvrages qui marquent les théories esthétiques de l'époque. Adversaire acharné du baroque et du rococo, il est convaincu que le "beau idéal" constitue une réalité objective qui peut être découverte en fréquentant les grandes oeuvres de l'Antiquité, surtout grecques.

 

 

Sa connaissance intime et prodigieuse des oeuvres, acquise notamment lorsqu'il travaillait au Vatican et lors des fouilles de Pompéi, est mise au service de ce qu'il considère comme sa mission : former le goût de l'élite intellectuelle de l'Occident. La formule qu'il trouve pour caractériser l'essence de l'art grec, "calme serein et grandeur tranquille", va inspirer des générations d'artistes et d'architectes après lui comme Benjamin West et Jacques-Louis David. Se basant sur les travaux du Comte de Caylus en qui il reconnut une influence importance, il contribua à faire de l'archéologie une science plutôt qu'un passe-temps de riche collectionneur.

 

 

 

 

► 1717 Georg Friedrich Haendel présente "Water music". Lors d'une soirée du roi sur la Tamise entre Whitehall et Chelsea, "Water music" est créée pour la première fois. L'oeuvre de Haendel a certainement été composée pour cette occasion, comme le montre le choix des instruments, parfaits pour les concerts de plein air. Composée de trois suites, en fa, ré et sol, cette pièce deviendra un des plus grands succès de la musique baroque. Georg Friedrich Haendel (23 février 1685, Halle - 14 avril 1759, Londres) est un compositeur d'origine allemande, naturalisé britannique.

 



04/04/2021
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