L'AIR DU TEMPS

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RDCongo


Franceinfo - le mardi 16 juillet 2019

 

 

L’arrivée d’Ebola dans le nord-est de la RDC suscite de très vives inquiétudes

 

 

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Laurent Ribadeau DumasRédaction AfriqueFrance Télévisions

 

 

 

En République démocratique du Congo, les autorités locales multiplient les mesures de prévention et les appels au calme depuis la découverte d’un cas de fièvre hémorragique Ebola, le 14 juillet à Goma

 

 

 

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Un agent de santé asperge de désinfectant l'un de ses collègues dans un centre de traitement d'Ebola le 9 septembre 2018. (AL-HADJI KUDRA MALIRO/AP/SIPA / AP)

 

 

 

La confirmation d'un premier cas d'Ebola, le 14 juillet à Goma, grande ville du Nord-Kivu (nord-est de la RDC) d'un million d’habitants, constitue "un avertissement" sur les dangers de cette épidémie et "change potentiellement toute la donne". Telle est la mise en garde faite le 15 juillet 2019 par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). 

 

 

En République démocratique du Congo, les autorités locales multiplient les mesures de prévention depuis cette découverte. Le malade, un pasteur évangélique, est le premier cas confirmé de la fièvre hémorragique dans la région depuis le début de l'épidémie le 1er août 2018. Laquelle a fait plus de 1600 morts. Les équipes chargées de répondre à l'épidémie ont identifié 60 contacts du pasteur jusqu'à présent. "Nous en avons retrouvé et vacciné 30 et, avec un peu de chance, nous aurons vacciné les 30 autres dans les 24 heures à venir", a précisé le responsable des situations d’urgence à l’OMS, Mike Ryan.

 

 

Première mesure : le patient a été évacué le 15 juillet au matin vers Butembo. Motif : le centre de traitement d'Ebola (CTE) de Butembo, épicentre de l'épidémie, est mieux préparé que celui de Goma qui n'a encore traité aucun cas jusqu'à présent, a affirmé le gouverneur, Carly Nzanzu Kasivita. "Le cas a été non seulement détecté précocement, mais aussi isolé immédiatement évitant toute contamination additionnelle", a-t-il poursuivi.

 

 

 

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Des acteurs de santé, munis de combinaisons de protection, s'occupent d'une personne atteinte d'Ebola, placée dans un cube d'isolation à Beni (nord-est de la RDC) le 13 juillet 2019. (JEROME DELAY/AP/SIPA / SIPA)

 

 

 

Jusqu’à présent, l'épidémie était cantonnée dans le nord de la province, dans les zones de Beni-Butembo, depuis qu'elle a été officiellement dépistée le 1er août 2018 près de Beni.

 

 

 

Itinéraire

L'itinéraire du patient a de quoi nourrir les inquiétudes plus ou moins rationnelles qui entourent chaque maladie contagieuse et mortelle. Originaire du Sud-Kivu, le pasteur était arrivé début juillet à Butembo, où il a présenté les premiers symptômes dès le 9 juillet. "Durant son séjour à Butembo, le pasteur a prêché dans sept églises", où il touchait de ses mains régulièrement les fidèles, "y compris les malades", précise le ministère de la Santé. Le pasteur, qui serait membre d'une Eglise évangélique dite du "réveil", a ensuite pris la route pour Goma le 12 juillet à bord d'un bus avec 18 autres passagers et le chauffeur.

"Le bus est passé par trois points de contrôle sanitaire. Lors des contrôles, il ne semblait pas présenter des signes de la maladie. Par ailleurs, à chaque point de contrôle, il a écrit des noms et prénoms différents sur les listes de voyageurs, (ce qui indique) probablement sa volonté de cacher son identité et son état de santé", rapporte le ministère de la Santé.

"Dès son arrivée à Goma (le 14 juillet , NDLR), il s'est rendu dans un centre de santé car il ne se sentait pas bien et avait commencé à faire de la fièvre. Aucun autre patient ne se trouvait dans le centre de santé, réduisant le risque d'infections nosocomiales d'autres personnes", affirme-t-on. Selon une autre source, anonyme, citée par l’agence France Presse (AFP), l'homme avait utilisé un taxi-moto pour se rendre au préalable chez un de ses amis.

 

 

 

"L'épidémie n'est toujours pas sous contrôle"

L'inquiétude est palpable à Goma, ville partagée entre ses villas avec vues magnifiques sur le lac Kivu, siège des Nations unies et des ONG, et ses quartiers densément peuplés avec une activité commerciale importante. "Goma est très peuplée, je crains que la propagation ne soit rapide. (Il faut, NDLR) que les autorités fassent tout pour retrouver toutes ces personnes car Goma est un grand carrefour vers plusieurs destinations", s'inquiète un moto-taxi, Jean-Pierre, 30 ans, citée par l’AFP.

 

 

 

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Scènes de rue à Kiwanja (60 km au nord de Goma en RDC) le 16 février 2015 (STEPHANIE AGLIETTI / AFP)

 

 

La cité se trouve en effet à la frontière du Rwanda, avec un port d'où les bateaux partent pour Bukavu et le Sud-Kivu, et un aéroport avec des vols civils ou onusiens à destination de Kinshasa (capitale de la RDC), Entebbe (ancienne capitale de l’Ouganda) et Addis Abeba (capitale de l’Ethiopie). "Nous avons travaillé intensément pour que n'importe quel cas à Goma soit identifié et pour y apporter une réponse immédiate", a commenté le directeur général de l'OMS, Tedros Adahom Ghebreseyus.

 

"Ce cas confirmé d'Ebola à Goma montre que la situation demeure inquiétante et que l'épidémie n'est toujours pas sous contrôle", a commenté Médecins sans Frontière (MSF) qui a cessé ses interventions à Beni-Butembo en raison de l'insécurité. Une insécurité qui a d'ailleurs encore frappé à Beni où deux notables locaux, enrôlés dans des actions de prévention, ont été assassinés dans la nuit du 13 au 14 juillet 2019.

 

 

 

Les résistances des populations

L'intervention des responsables communautaires dans ces actions est destinée à lever les résistances des populations contre la vaccination et l'hospitalisation ainsi que contre des modes d'enterrement qui évitent les contacts avec les fluides contagieux des défunts. "Selon plusieurs sources, les assaillants seraient des personnes du même quartier que les deux victimes. (Ces assaillants enviaient les victimes car elles) avaient trouvé un emploi dans la riposte contre Ebola", a indiqué le ministère de la Santé. Un épidémiologiste de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) avait été tué le 20 avril à Butembo, où deux centres de traitement d'Ebola (CTE) avaient été attaqués fin février-début mars.

Le monde n'a pas entendu "les avertissements", écrivait le site de l’OMS dès… janvier 2015. Avant d’ajouter : "Une évaluation officielle de la riposte à la pandémie de grippe H1N1 en 2009 avait abouti à la conclusion que le monde l’avait échappé belle à cette occasion, car le virus avait été peu agressif, mais qu'il était mal préparé à faire face à des urgences graves et durables à l'avenir, comme en témoigne cette épidémie d'Ebola"… Laquelle est la deuxième la plus importante de l'histoire après celle qui a tué près de 11 000 personnes en Afrique de l'Ouest (Guinée, Liberia, Sierra Leone) en 2013-2014.

 


17/07/2019
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Franceinfo - le mercredi 27 mars 2019

 

 

Rwanda-RDC : les présidents Paul Kagame et Félix Tshisekedi d'accord pour dépasser le passé

 

 

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franceinfo Afrique avec agencesRédaction AfriqueFrance Télévisions

 

 

 

Le nouveau président de la République démocratique du Congo (RDC) et son homologue rwandais veulent travailler ensemble à la fin de la violence le long de leur frontière commune

 

 

 

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Le président rwandais, Paul Kagame, deuxième à partir de la droite au premier rang, et le président de RDC, Félix Tshisekedi, juste derrière lui au second rang, lors du sommet de l'Union africaine, le 10 janvier 2019 à Addis Abeba. (MINASSE WONDIMU HAILU / ANADOLU AGENCY)

 

 

 

 

La RDC, immense pays, riche en ressources naturelles, a été massivement déstabilisée par le génocide de 1994 au Rwanda, au cours duquel en cent jours, au moins 800 000 personnes, selon l'ONU, ont péri, essentiellement des membres de la minorité tutsie et des Hutus modérés.

 

 

 

Pour Tshisekedi, "nos pays resteront voisins pour toute la vie"

Les massacres avaient conduit des centaines de milliers de réfugiés hutus, génocidaires pour certains d'entre eux, à venir s'installer dans l'est de la RDC, alors appelée Zaïre, entraînant une série d'événements ayant débouché sur deux guerres en 1996-1997 et 1998-2003.

 

 

"Nos pays resteront voisins pour toute la vie et nous, nous ne sommes que des acteurs spontanés, nous passons à un moment donné (...). Donc se faire la guerre, entretenir des tensions inutiles, c'est une perte de temps. C'est une perte de temps que nous aurions pu mettre à profit pour bâtir, pour reconstruire", a déclaré Félix Tshisekedi à l'occasion de l'Africa CEO Forum des 25 et 26 mars 2019 à Kigali.

 

 

Le président congolais s'y exprimait devant un panel avec son homologue rwandais, Paul Kagame, qu'il avait déjà rencontré une première fois le 17 janvier 2019 à l'occasion du sommet de l'Union africaine à Addis Abeba.

 

 

"A propos des groupes armés (présents dans l'est de la RDC), il y a un constat : ce sont devenus aujourd'hui des petits groupes d'intérêts, d'intérêts mesquins bien sûr, ce ne sont plus des gens qui se battent pour une idéologie ou une raison stratégique quelconque", a poursuivi Félix Tshisekedi.

 

 

 

Kagame prêt à relever les défis d'une amélioration des relations

Il a ajouté que les autorités congolaises travaillaient avec leurs partenaires du développement à réintégrer ces groupes et à les décourager de poursuivre leurs activités. Parmi les nombreux groupes armés actifs dans l'est de la RDC figurent des groupes rebelles rwandais opposés au président Kagame, qui ont mené par le passé des attaques transfrontalières contre les forces armées rwandaises. Le Rwanda a par ailleurs été accusé, notamment par les Nations unies et des groupes de défense des droits de l'Homme, de mener des activités de contrebande depuis la RDC, ce que Kigali a toujours nié.

 

 

De son côté, Paul Kagame a déclaré qu'il souhaitait travailler à améliorer les relations bilatérales avec son voisin. "Mes problèmes au Rwanda sont au final les mêmes problèmes que ceux que rencontrent les gens en RDC et vice versa. Nous devons relever ces défis", a déclaré le président rwandais. "Félix Tshisekedi a pris des engagements envers le peuple de RDC et envers les peuples de la région. Nous devons le croire et tendre la main de la coopération, comme il le fait avec nous, et voir jusqu'où nous pouvons aller", a-t-il ajouté.

 

 

 

Le président de RDC au mémorial du génocide

En marge de cette visite dans la capitale rwandaise, le nouveau président de RDC en a profité pour faire un geste significatif, même s'il est diversement apprécié. Il s’est incliné le 25 mars devant le mémorial du génocide, une première dans les relations complexes entre les deux pays depuis 1994. "SE Félix Tshisekedi dépose une gerbe de fleurs au mémorial du génocide de Kigali", indique le commentaire d'une photo postée sur le compte Twitter du Kigali memorial genocide, quinze jours avant les commémorations du 25e anniversaire du déclenchement du génocide le 7 avril.

 

 

"A quand des mémoriaux et une commémoration officielle (pour les) millions de morts congolais, depuis Léopold II jusqu'aux guerres et violences de ces 25 dernières années ?", s'est toutefois interrogé le mouvement citoyen Lutte pour le changement (Lucha). Lancé par des étudiants et des intellectuels de l'est de la RDC, Lucha estime cependant que le président congolais honore "à juste titre" la mémoire des victimes du génocide des Tutsis.

 

 

Le geste de M. Tshisekedi a malgré tout suscité la colère de plusieurs internautes congolais, qui accusent le Rwanda d'être à l'origine des millions de morts dans l'est du Congo entre 1996 et 2003, ou de piller des minerais rares au Kivu. "Une honte historique pour les dirigeants congolais. Le Rwanda a violé la souveraineté de la RDC. Comment un Congolais peut-il aller s'incliner au Rwanda, un pays qui a commis des graves crimes contre l'humanité ? A ce jour, Kagame refuse d'accepter ses crimes en RDC, c'est grave", résume l'un d'eux.

 


28/03/2019
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Franceinfo - le jeudi 24 janvier 2019

 

 

RDC : l’empire Kabila n’a rien à craindre de la succession au pouvoir

 

 

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Jacques DeveauxRédaction AfriqueFrance Télévisions
 

 

 

 

On le dit riche à milliards. Joseph Kabila, l'ancien homme fort du Congo est désormais retiré du pouvoir, mais pas des affaires. L'empire familial qu'il partage avec une sœur et un frère n'a rien à craindre selon les observateurs. Un empire qui donne le tournis. 71 000 hectares de terres agricoles, une centaine de mines de diamants et 80 sociétés diverses

 

 

 

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Joseph Kabila, le 20 septembre 2018, à Kinshasa. Depuis, il n'est plus président, mais demeure toujours aussi puissant. (JOHN WESSELS / AFP)

 

 

 

"L’assainissement du secteur minier, l’autre grand défi pour Tshisekedi" , titre la Deutsche Welle. Un défi en effet quand, de toutes parts, les observateurs mettent en avant la faible marge de manœuvre du nouveau président. Or, "assainir le secteur minier", c’est clairement mettre aussi le nez dans les affaires de Joseph Kabila. Car le clan Kabila est un empire qui possède, entre autres, 96 permis d’exploitation de mines diamantifères. Et les soupçons d’enrichissement au détriment de la population sont nombreux. La richesse de Kabila en 2014 était estimée à 15 milliards de dollars.

 

 

L’enquête très fouillée menée par le Groupe d’Etude sur le Congo, parue en 2017, révèle l’étendue de la fortune de l’ancien président et de sa famille. Un trésor amassé durant ses années de pouvoir.

 

 

 

71 000 hectares de terres agricoles

Selon ce rapport, "le ministère des Mines congolais a octroyé plus de licences d’exploitation minière à une société contrôlée par Jaynet Kabila, la sœur du président, que ne l’autorise le code minier du pays."

 

 

"Le président Kabila possède directement, et par le biais d’une entreprise lui appartenant ainsi qu’à ses enfants, plus de 71 000 hectares de terres agricoles. Deux entreprises, propriétés de la famille, ont des licences d’exploitation de mines de diamants en vigueur sur un territoire qui s’étend sur plus de 720 kilomètres le long de la frontière sud du Congo avec l’Angola."

 

 

 

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Deux ouvriers parlent à côté de sacs de cobalt dans une usine de retraitement de Lubumbashi. (PHIL MOORE / AFP)

 

 

 

"Jaynet Kabila, sœur du président et membre du Parlement, détient des parts dans l’un des plus grands réseaux de téléphonie mobile du pays tandis que son frère Zoé, qui est aussi député, possède des entreprises qui ont été engagées pour l’exploitation de certains des gisements miniers les plus riches du monde." Ajoutons que la famille Kabila détient tout ou partie de 80 entreprises et sociétés.

 

 

 

Réforme du code minier

Et puis, la réforme du code minier congolais est le dernier acte majeur de la présidence de Joseph Kabila en 2018. Un nouveau code, où il est écrit qu’il s’agit de mettre fin "au manque de transparence et le faible profit retiré par l’Etat congolais de l’exploitation des substances minérales de son sol et de son sous-sol."  En fait, au sein de l’opposition congolaise de l’époque, beaucoup doutent de cet acte de foi. Car "les mines étaient la machine à cash du régime Kabila". Selon l’ONG Global Witness, il a profité d’une partie des 750 millions de dollars des revenus miniers qui ne sont jamais arrivés dans les caisses de l’Etat entre 2013 et 2015. Protéger l’avenir serait donc devenu le credo de Joseph Kabila. Ne pouvant, in fine, se succéder à lui-même, il aurait passé un "deal" avec Félix Tshisekedi pour partager le pouvoir.

 

 

 

Partage du pouvoir

Les partisans du candidat battu, Martin Fayulu, ont largement contribué à la propagation de cette thèse. Les discussions, après les élections, entre nouveau et ancien pouvoir, ont été interprétées comme des échanges de bons procédés. "Kabila n'a pas à dire : 'Je veux telle personne, je ne veux pas de telle autre'. Ce n'est pas sa résidence privée, ni une affaire de famille, c'est une affaire d'Etat", a déclaré à l’AFP Eve Bazaiba, une porte-parole de l’opposition. La réalité est sûrement plus terre à terre, comme l’explique Le Figaro. "L'Etat, comme l'appareil sécuritaire, ont été totalement forgés par le président sortant, Joseph Kabila, et restent sans doute à sa main." 

 

 

"Ses chances de gouverner réellement seront certes très minces, mais cela ne signifie pas qu’il soit impossible de mitiger les nuisances de Joseph Kabila et l’hégémonie qu’il incarne", écrit le site très virulent et très anti-Kabila, Congo Indépendant. Mais vouloir s’émanciper constitue pour Tshisekedi "un exercice périlleux pouvant conduire à sa déchéance politique voire à son élimination physique", poursuit l’éditorialiste.

 


25/01/2019
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Franceinfo - le jeudi 10 janvier 2019

 

 

Présidentielle en RDC : Félix Tshisekedi proclamé vainqueur, le Quai d'Orsay juge les résultats "non conformes"

 

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

 

Le candidat arrivé en deuxième position dénonce un "putsch électoral"

 

 

 

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Félix Tshisekedi a remporté provisoirement l'élection présidentielle en République démocratique du Congo, mardi 8 janvier 2019. (LUIS TATO / AFP)

 

 

 

Imbroglio autour de la présidentielle en République démocratique du Congo. Un candidat de l'opposition, Félix Tshisekedi, a été proclamé vainqueur, mercredi 9 janvier, du scrutin à un tour du 30 décembre. Il devrait donc succéder au président sortant Joseph Kabila, interdit de briguer un troisième mandat. Mais l'un de ses adversaires, et le ministre des Affaires étrangères français, contestent ce résultat.

 

 

Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, 55 ans, est le président "provisoirement élu", a proclamé la Commission électorale nationale indépendante (Céni). Selon la Céni, Félix Tshisekedi l'emporte nettement avec 38,57% des voix, devant l'autre tête de l'opposition divisée, Martin Fayulu, deuxième avec 34,8%.

 

 

 

"On a volé la victoire du peuple congolais"

Mais cette annonce a été aussitôt contestée par Martin Fayulu. "C'est un véritable putsch électoral, c'est incompréhensible", a-t-il dénoncé dans une interview à RFI, jeudi, appelant "tous ceux qui ont observé les élections" à "nous dire la vérité" et à "publier les résultats". D'après lui, "on a volé la victoire du peuple congolais, et le peuple congolais n'acceptera jamais que sa victoire lui soit volée".

 

 

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a lui aussi estimé sur CNews que les résultats annoncés ne semblaient "pas conformes aux résultats que l'on a pu constater ici ou là", s'appuyant sur "des vérifications" de "la conférence épiscopale du Congo [qui a] annoncé des résultats qui étaient totalement différents".

 

 

De son côté, la coalition au pouvoir (dont le candidat est arrivé en troisième place, loin derrière les deux opposants) a "pris acte" du résultat provisoire de l'élection. "Nous sommes déçus par le mauvais score qui nous est attribué, mais nous prenons acte de la proclamation provisoire qui a été faite par la Commission électorale nationale indépendante. Nous verrons le cas échéant, comment introduire des recours par des voies légales", a déclaré à l'AFP Lambert Mende, porte-parole du Front commun pour le Congo (FCC).

 


11/01/2019
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Franceinfo - le samedi 29 décembre 2018

 

 

La République démocratique du Congo : un géant à l'Etat défaillant

 

 

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Pierre MagnanRédaction AfriqueFrance Télévisions

 

 

 

Située au cœur de l’Afrique centrale, la République démocratique du Congo est victime de crises de tous ordres : situation politique instable, Etat quasi absent, infrastructures sous-dimensionnées au regard de sa taille, conflits intérieurs, est du pays livré aux bandes armées… Sans compter le retour d’Ebola. Présentation du pays en quatre points

 

 

 

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Des partisans du candidat à la présidentielle, Martin Fayulu, à Kinshasa, devant la statue de Patrice Lumumba, premier leader de la République démocratique du Congo, le 21 novembre 2018. (JOHN WESSELS / AFP)

 

 

 

Après 17 ans au pouvoir, le chef de l'Etat Joseph Kabila a été obligé de concéder des élections (qui devraient finalement avoir lieu le 30 décembre 2018). Le vainqueur de la présidentielle aura à gérer un pays immense qui est aussi, pour ses habitants, l’un des plus pauvres d’Afrique.

 

 

 

Géographie : deuxième pays d’Afrique par sa superficie

Deuxième Etat le plus grand d’Afrique après l’Algérie, la RDC a une superficie de 2,3 millions de km², soit 80 fois la Belgique, son ancienne puissance coloniale.



Située en plein cœur de l’Afrique centrale, à hauteur de l’équateur, elle s’étend de l’océan Atlantique (sur lequel la RDC possède une petite ouverture, à l’embouchure du fleuve Congo qui structure le pays sur plus de 4000 km) aux pays d’Afrique de l’Est sur les grands lacs.

 

 

A l'est, la frontière suit celle de ces grands lacs sur une longueur de 1400 km dans une direction nord-sud. La forêt occupe une immense partie de la superficie du pays et est encore relativement peu exploitée.

 

 

La RDC est un pays enclavé (à l'exception de sa petite ouverture sur la mer). Elle possède une frontière avec neuf pays (Congo, République Centrafricaine, Soudan du Sud, Ouganda, Rwanda, Burundi, Tanzanie, Zambie et Angola).

 

 

Le pays compte plus de 80 millions d'habitants, le plus grand nombre de francophones après la France.

 

 

 

Histoire : un pays marqué par la colonisation belge

L’histoire du Congo est celle d’un pays trop grand, trop riche, trop convoité. Les royaumes installés dans la région ont eu leurs premiers contacts avec les Européens au XVe siècle à l'ouest. Tandis qu'à l'est, des routes commerciales utilisées pour le commerce des esclaves permettaient de se rendre jusqu'à l'océan Indien.

 

 

Dans les pas de l'explorateur Henri Stanley, la région est confiée au roi des Belges lors de la conférence de Berlin en 1885. Léopold II crée l'Etat indépendant du Congo et se lance dans une exploitation sanglante (on a parlé d’"holocauste oublié") de ses ressources. "C’est dans l’Etat indépendant du Congo, futur Congo belge, que les méthodes de conquête ont atteint un degré de brutalité, qui en fait une sorte de modèle dans l’histoire des colonisations du XIXe et du XXe siècle", écrit Elikia M’Bokolo dans Le Livre noir du colonialisme.



Devenue colonie effective en 1908, le pays accède à l'indépendance en 1960, dans des conditions difficiles. La décolonisation est précipitée, débouchant sur une crise durable et sanglante dans un climat rendu encore plus instable par la Guerre froide. La transition est marquée par la sécession de la riche région minière du Katanga, les interventions étrangères et l'assassinat du leader du pays, le nationaliste Patrice Lumumba en 1961, qui permet à Joseph Mobutu de s'emparer du pouvoir.

 

 

L’ex-militaire installe un régime autoritaire à base de nationalisme (il change le nom de la capitale de Stanleyville en Kinshasa), de culte de la personnalité, d’anti-occidentalisme (zaïrisation et abacost). Après quelques années de modernisation, le pays s'enfonce dans la crise.

 

 

Le régime Mobutu s'effondre en 1997, emporté par les suites du conflit rwandais qui amène Laurent-Désiré Kabila au pouvoir. Ce dernier change le nom de Zaïre, cher à Mobutu, en République démocratique du Congo.

 

 

 

Politique : Kabila obligé de lâcher le pouvoir

Le 26 janvier 2001, Joseph Kabila est porté au pouvoir, après l'assassinat de son père, Laurent-Désiré Kabila. Il "hérite" d'un pays déchiré depuis août 1998 par une guerre régionale impliquant de multiples groupes armés et plusieurs pays africains. En 2006, Joseph Kabila est élu président, battant l'ex-chef de guerre Jean-Pierre Bemba aux premières élections libres depuis l'indépendance en 1960.

 

 

Le 28 novembre 2011, Kabila est réélu lors d'élections marquées par des violences et entachées d'irrégularités. L'opposant Etienne Tshisekedi rejette les résultats.

 

 

A 47 ans, Joseph Kabila a été contraint de renoncer à un troisième mandat de cinq ans, interdit par l'actuelle Constitution, après 17 ans aux affaires. Le pays est en crise, une partie de son territoire est soumise aux violences de groupes armés, tandis que d'autres régions connaissent des conflits qui ont forcé de très nombreux habitants à se déplacer dans des camps de réfugiés.

 

 

 

Economie: un pays totalement dépendant du cours des matières premières

Cuivre, cobalt, coltan, fer, uranium, pétrole... "En 2015, le secteur extractif représentait 97,5% des recettes d’exportation, 24,7% des recettes courantes de l’Etat et 20,9% du PIB", écrit la Banque Africaine de Développement (BAD) à propos de l'économie de la RDC. C'est peu dire que le pays est dépendant de ce secteur... et des variations de cours fixés loin de Kinshasa.

 

 

Souvent qualifiée de "scandale géologique" tant son sous-sol est riche, la RDC possède en effet de nombreuses matières premières. Pourtant, "son économie est le reflet du phénomène de 'syndrome des matières premières' : celui d’un faible développement de son économie et d’une pauvreté persistante en dépit de l’exploitation de ses richesses naturelles", note le Ministère de l'économie et des finances français à propos de la RDC. Un pays qui est le 7e plus pauvre de la planète.

 

 

"Depuis les années 70 jusqu’à ce jour, l’industrie extractive est le principal secteur porteur de croissance économique en RDC", confirme le FMI. Si aujourd’hui la situation du pays s’est quelque peu améliorée, c'est lié au fait que le prix des matières premières est remonté. "Entre janvier 2016 et janvier 2018, le prix du cuivre a augmenté de plus de 57,9%. Celui du cobalt a augmenté de plus de 330% pendant la même période", explique le FMI

 

 

Outre ses richesses minières, le Congo Kinshasa possède de nombreux autres atouts. Il dispose de capacités hydroélectriques uniques, mais actuellement mal exploitées. Résultat : seulement 9% de la population ont accès à l’électricité. 

 

 

Les autres secteurs industriels sont en crise du fait de la demande très faible et de finances publiques mal gérées.



De son côté, la production agricole (premier secteur économique du pays), qui occupe 66% de la population, a subi les conséquences des multiples crises qui secouent le pays. Alors que le pays était fortement exportateur dans les années 60, la RDC connaît aujourd’hui des difficultés en matière d’alimentation. 

 

 

"La situation politique difficilement prévisible (...) comporte des risques majeurs pour la cohésion nationale et la paix sociale, et donc pour les perspectives économiques de 2018 et 2019. La sécurité reste préoccupante dans l’est et le centre du pays, et l’activité économique pourrait y être compromise si les violences persistaient, voire s’aggravaient. Par ailleurs, la détérioration du pouvoir d’achat des ménages, causée par la hausse des prix des produits de première nécessité et la dépréciation du franc congolais, risquent d’alimenter une crise sociale latente", conclut la BAD. Le futur président de la RDC sait à quoi s'attendre.

 


29/12/2018
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Franceinfo - le samedi 29 décembre 2018

 

 

Élections en RDC : "Il n'y a aucun espoir de changement en République démocratique du Congo"

 

 

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franceinfoRadio France

 

 

 

 

Après trois reports, 40 millions d'électeurs sont appelés aux urnes ce dimanche en République démocratique du Congo. Le spécialiste Thierry Vircoulonen estime sur franceinfo qu'il n'y a "aucun espoir de changement" dans le plus grand pays d'Afrique subsaharienne

 

 

 

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La police monte la garde pendant que le matériel électoral est installé dans un bureau de vote à Bukavu, à l'Est du pays (FREDRIK LERNERYD / AFP)

 

 

 

Après trois reports depuis fin 2016, 40 millions d'électeurs sont appelés aux urnes dimanche 30 décembre en République démocratique du Congo. Ils doivent désigner notamment le successeur du président Joseph Kabila. À la veille de ces élections (présidentielles, législatives et provinciales), le spécialiste Thierry Vircoulonen a estimé sur franceinfo samedi 29 décembre qu'il n'y a "aucun espoir de changement" dans le pays. Le chercheur associé au Centre Afrique Subsaharienne de l'Institut français des relations internationales (IFRI) prédit "une fraude historique".

 

 

 

franceinfo : 21 candidats briguent la présidence ?

 

 

Thierry Vircoulonen : Oui, 21 candidats, dont le "dauphin" de Joseph Kabila, l'ex-ministre de l'Intérieur, Emmanuel Ramazani Shadary. C'est lui qui va remporter cette élection, une élection qui sera caractérisée par un vote extrêmement chaotique. On a vu toute cette semaine les difficultés d'organisation se multiplier, et il y aura probablement une fraude historique. Il n'y a aucun espoir de changement en République démocratique du Congo. L'opposition a réussi à se mettre d'accord pour un candidat unique à la présidentielle pendant 24 heures seulement. Il y a essentiellement deux candidats d'opposition (d'un côté, Martin Fayulu, et de l'autre, l'alliance entre Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe). Unie ou pas, cette opposition n'est pas capable de contrer la fraude qui a été préparée.

 

 

 

La RDC est un pays riche, mais avec une population très pauvre. 80% des habitants vivent en-dessous du seuil de pauvreté absolue, 50% n'ont pas accès à l'eau potable...

 

 

Il  y a une relation extrêmement claire entre le pillage des ressources naturelles en RDC et le fait que ce pays soit en situation d'hyper-pauvreté depuis très longtemps, avec un budget de l'Etat de l'ordre de 6 milliards de dollars seulement pour 80 millions d'habitants. À cela s'ajoute une tentation d'isolement croissante, puisque l'ambassadeur de l'Union Européenne vient d'être expulsé. Emmanuel Ramazani Shadary est sous sanction de l'Europe. Une fois qu'il sera au pouvoir, on risque de rentrer dans une dynamique d'isolement. Ce pays est en train d'organiser une mascarade électorale pour continuer le régime du président Kabila.

 

 

 

Y a-t-il aussi un risque de violences après ce scrutin, comme ce fut le cas en 2001 et 2011 ?

 

 

Il y a toujours un risque de violences. C'est assez évident. Le pouvoir s'est préparé, de longue date, à une épreuve de force dans la rue. Ces violences sont-elles capables de changer le rapport de force ? C'est toute la question.

 


29/12/2018
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Franceinfo - le samedi 29 décembre 2018

 

 

"Nous réclamons les élections pour une démocratie digne et honnête" : en République démocratique du Congo, le ras-le-bol contre le président Kabila s'amplifie

 

 

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En République démocratique du Congo, les électeurs doivent élire leur président ce week-end mais beaucoup annoncent déjà que le vote risque de ne pas être crédible

 

 

 

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De jeunes manifestants protestent à Beni deux jours avant l'élection présidentielle en RDC.  (ALEXIS HUGUET / AFP)

 

 

 

Après quasiment deux décennies au pouvoir en République démocratique du Congo, le président Joseph Kabila doit normalement passer la main. Les élections ont lieu dimanche 30 décembre mais les soucis logistiques perdurent et beaucoup annoncent déjà que cette élection risque de ne pas être crédible. 

 

 

 

Les élections déjà repoussées trois fois 

Le régime du président Kabila est de plus en plus critiqué en RDC. Après 17 ans de règne sans partage, le chef de l'État exerce sans mandat légal depuis décembre 2016 car les élections ont été repoussées trois fois. Claude Kinyuyi, activiste d’un mouvement de vigilance citoyenne résume le bilan du régime en place : "Ils ont été incapables d'assurer la sécurité de la population. Ce régime a largement prouvé son incompétence et son incapacité en terme de gestion de la chose publique", dit-il. 

 

 

Il n'y a vraiment aucune raison de donner, encore une fois, notre confiance à ce régime Claude Kinyuyi à franceinfo

 

 

La population de la République démocratique du Congo est l'une des plus pauvres du monde alors que le pays regorge de richesses, accaparées par une minorité. "Aujourd'hui, nous réclamons les élections pour que nous ayons une démocratie digne et honnête", affirme le docteur Balamisho Descartes qui habite dans le nord-est du pays. En attendant, grâce au développement de l’armée, Joseph Kabila a pu maintenir l’unité du Congo, un pays toujours déchiré par les guerres et les massacres, quasi-quotidien dans l’est du pays.

 


29/12/2018
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le Progrès du lundi 2 janvier 2017

 

 

 

ANNÉE DE TRANSITION - POUVOIR ET OPPOSITION VONT COGÉRER LE PAYS

 

 

L'année 2017 se présente comme une année de transition historique en République démocratique du Congo : pouvoir et opposition sont parvenus in extremis, ce week-end, à conclure un accord de cogestion du pays jusqu'à l'élection d'un successeur au président Joseph Kabila, dont le mandat a expiré le 20 décembre.

 

 

 

Des conflits depuis 1960

 

L'accord négocié sous l'égide de l'épiscopat vise à sortir le pays de la crise politique née du maintien de M. Kabila, 45 ans, à la tête de la RDC après l'expiration de son mandat. Il devait organiser des élections... ce qu'il n'a pas fait.

 

 

Après un premier accord conclu en octobre entre le pouvoir et une frange minoritaire de l'opposition, la Conférence épiscopale nationale du Congo (Genco) avait réussi à la réunir tout l'éventail politique à partir du 8 décembre.

 

 

Dans l'accord du 31 décembre, les parties ont convenu de maintenir M. Kabila, au pouvoir depuis 2001 et à qui la constitution interdit de briguer un troisième mandat, à la tête du pays jusqu'à la tenue d'une présidentielle prévue à "fin 2017".

 

 

Pendant cette période de transition de douze mois, l'accord prévoit la création d'un Conseil national de transition (CNT) présidé par l'opposant historique Étienne Tshisekedi. Un nouveau Premier ministre issu du "Rassemblement", coalition regroupant la majeure partie de l'opposition et présidé par M. Tshisekedi.

 

 

Mais l'accord ne précise pas à quelle date la CNT doit être mis en place, ni dans quel délai ce Premier ministre doit être désigné.

 

 

La RDC n'a jamais connu de transition pacifique du pouvoir depuis son indépendance de la Belgique en 1960. Ce pays a été ravagé entre 1996 et 2003 par deux guerres qui ont fait au moins trois millions de morts.

 


04/01/2017
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le Progrès du mardi 27 décembre 2016

 

 

 

ATTAQUES MEURTRIÈRES CONTRE LES HUTUS CE WEE-END

 

 

Pas moins de 35 civils ont été tués pendant un week-end de Noël sanglant au Nord-Kivu, dans l'Est de la République démocratique du Congo. Au moins 13 civils hutus ont notamment été attaqués mortellement, dimanche, par une milice d'ethnie nande sur le village de Nyanzale, dans le sud de la province. Trois assaillants sont morts lors de l'intervention des militaires, l'armée faisant état de six miliciens tués. Les Hutus, rwandophones, sont largement tenus pour des étrangers par les communautés comme les Nande ou les Hunde.

 


27/12/2016
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le Progrès du lundi 26 décembre 2016

 

 

 

AFRIQUE CENTRALE - GUERRE CIVILE. RD CONGO : ENCORE DES MASSACRES

 

 

Les armes sont plus fortes que les négociations en République démocratique du Congo. Plus de vingt civils ont été massacrés à l'arme blanche et à la machette samedi et hier dans l'Est de la République démocratique du Congo. Ce nouveau drame s'est produit dans le territoire de Beni, zone du nord du Nord-Kivu ensanglantée depuis plus de deux ans par une vague de massacres qui ont fait plus de 700 tués.

 

 

L'attaque est imputée aux Forces démocratiques alliées, la rébellion ougandaise musulmane installée dans la région depuis plus de vingt ans et accusée par les autorités congolaises d'être responsables des tueries en série dans la région. Quatre rebelles ont été abattus par l'armée congolaise qui menait une autre opération hier soir dans une zone plus au sud.

 

 

Outre les multiples conflits qui déchirent la partie orientale de cet État-continent de plus de 70 millions d'habitants, le pays traverse actuellement une grava crise politique liée au président Joseph Kabila au pouvoir depuis 2001. La Constitution lui interdit de se représenter. Après le report sine die de la présidentielle, son second mandat s'est achevé mardi dans un climat de violences politiques et interethniques meurtrières.

 

 

Samedi, les discussions entre le pouvoir et l'opposition ont échoué. L'Église, qui mène ces négociations, promet un accord d'ici à la fin de l'année pour organiser un scrutin présidentiel fin 2017. Mais de nombreux désaccords persistent entre les deux camps. Depuis son indépendance de la Belgique en 1960, la RDC n'a jamais connu de transition pacifique.

 

 

 

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26/12/2016
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le Progrès du dimanche 25 décembre 2016

 

 

 

RD CONGO - PAS D'ACCORD SUR LA TRANSITION

 

 

L'espoir d'un accord avant Noël pour sortir la République Démocratique du Congo de la crise provoquée par le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila s'est évanoui hier. Après 48 heures d'intenses négociations à Kinshasa, pouvoir et opposition ne sont pas parvenus à surmonter leurs divergences. Les discussions, entamées le 8 décembre à l'initiative de l'Église catholique, doivent reprendre après la pause de Noël. L'objectif est d'organiser un nouveau scrutin "fin 2017" pour éviter le risque d'une nouvelle descente aux enfers du Congo après deux guerres entre 1996 et 2003.

 


26/12/2016
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le Progrès du mercredi 21 décembre 2016

 

 

 

VIOLENCES À KINSHASA

 

 

Des violences ont éclaté hier à Kinshasa et dans plusieurs villes de la République Démocratique du Congo, où l'opposant historique Étienne-Tshisekedi a appelé à ne plus "reconnaître" le président Joseph Kabila, qu'il accuse de "coup d'État". La date du 20 décembre 2016 hante la vie politique congolaise depuis des mois : elle marque la fin du mandat de M. Kabila, à qui la Constitution interdit de se représenter.

 


23/12/2016
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le Progrès du mardi 20 décembre 2016

 

 

 

LE PAYS SOUS HAUTE TENSION

 

 

Pas de consensus, pas d'élection. C'est la crise politique que traverse actuellement la République démocratique du Congo (RDC). Une situation explosive. Le président depuis 15 ans Joseph Kabila, dont le mandat s'achève aujourd'hui, refuse de quitter le pouvoir alors que la Constitution lui interdit de se représenter. La présidentielle devait avoir lieu cette année mais a été reportée à... 2018.

 


21/12/2016
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