L'AIR DU TEMPS

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OUTRE-MER


Franceinfo - le mercredi 2 juin 2021

 

Nouvelle-Calédonie : le troisième référendum d'autodétermination aura lieu le 12 décembre, annonce le ministre des Outre-mer

 


04/06/2021
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Franceinfo - le jeudi 29 avril 2021

 

INFOGRAPHIES. Covid-19 : pourquoi les outre-mer ont-ils pris autant de retard dans la vaccination ?

 


30/04/2021
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Franceinfo - le samedi 10 avril 2021

 

Pollution au chlordécone : en Martinique et en Guadeloupe, les ouvriers agricoles "empoisonnés" réclament "la justice"

 

 

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Image par Reinout Dujardin de Pixabay 


11/04/2021
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Franceinfo - le mardi 23 mars 2021 - mis à jour le 24.03.2021

 

Martinique : un couvre-feu de trois semaines instauré entre 22h et 5h du matin

 

 

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Image par orythys de Pixabay 


24/03/2021
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Franceinfo - le jeudi 4 février 2021

 

Covid-19 : reconfinement pour trois semaines à Mayotte face à la vague épidémique

 

 

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Image par Yane MAINARD de Pixabay 


06/02/2021
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Franceinfo - le vendredi 15 janvier 2021

 

Covid-19 : pourquoi le gouvernement renforce les restrictions sanitaires dans les Outre-mer ?

 

Le contrôle des frontières sera renforcé et des tests négatifs seront exigés pour les voyageurs en provenance de la Guyane, de La Réunion et de Mayotte

 


16/01/2021
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Franceinfo - le mardi 8 décembre 2020

 

 

Martinique : l'attestation de sortie n'est plus obligatoire, un couvre-feu mis en place dès mardi 8 décembre

 

Les restaurants pourront rouvrir vendredi, mais devront patienter jusqu'à lundi pour fermer à minuit. Les bars et discothèques restent en revanche fermés.

 


08/12/2020
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Franceinfo - le lundi 7 décembre 2020

 

 

Nouvelle-Calédonie : affrontements entre manifestants et forces de l'ordre à Nouméa au sujet de la possible vente d'une usine de nickel

 


07/12/2020
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Franceinfo - le dimanche 4 octobre 2020

 

 

Référendum en Nouvelle-Calédonie : les cinq enseignements à retenir après la victoire du "non" à l'indépendance

 

 

 

Référendum en Nouvelle-Calédonie : le "non" à l'indépendance l'emporte avec 53,26% des voix, contre 56,7% lors du premier scrutin en 2018

 

 

 

 

 

DIRECT. Référendum en Nouvelle-Calédonie : le "non" à l'indépendance en tête après le dépouillement dans 90% des bureaux

 


06/10/2020
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Franceinfo - le mercredi 30 septembre 2020 - mis à jour le 02.10.2020

 

 

Référendum en Nouvelle-Calédonie : pourquoi le nickel est-il devenu l'un des enjeux de la campagne ?

 

 

 

Référendum en Nouvelle-Calédonie : entre bataille de symboles et défiance mutuelle, une campagne bien plus tendue qu'en 2018

 

 

 

Référendum en Nouvelle-Calédonie : tout comprendre des conséquences politiques et économiques du scrutin

 


01/10/2020
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Franceinfo - le mardi 22 octobre 2019 - mis à jour le 23.10.19

 

 

Mayotte : pourquoi l'immigration est un sujet explosif sur l'archipel

 

 

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Elise LambertFrance Télévisions

 

 

 

Emmanuel Macron a prononcé mardi, à Mayotte, un discours sur la lutte contre l'immigration clandestine. Dans ce département français, près d'un habitant sur deux est de nationalité étrangère

 

 

 

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Le bidonville de Kaweni, à Mayotte, le 8 juin 2012. (JEAN-MICHEL DELAGE / SIPA)

 

 

 

"Une île asphyxiée par sa propre frontière." C'est par ces mots que le philosophe mahorais Dénètem Touam Bona dénonçait en 2016 la situation des réfugiés et migrants présents à Mayotte. Dans cet archipel de 374 km2, 48% des 256 500 habitants sont des étrangers, dont 95% de Comoriens, selon l'Insee en 2017. Mais étranger ne signifie pas clandestin. Selon une étude de la revue Plein droit (une publication du Groupe d'information et de soutien des immigrés) datée de mars 2019, 12% de la population de Mayotte serait en séjour illégal, soit 30 000 personnes.

 

 

Reste que sur place, la présence d'étrangers, en situation légale ou non, a fait naître de vives tensions entre les habitants. Certains natifs de Mayotte accusent les migrants d'être la cause de tous les maux et s'organisent pour les expulser, les déloger ou les intercepter lors de leur arrivée sur les plages. Une dynamique favorable au Rassemblement national : aux dernières élections européennes, près d'un suffrage exprimé sur deux (45,56%) s'est porté sur la liste portée par Jordan Bardella.

 

 

En déplacement dans l'archipel, mardi 22 octobre, Emmanuel Macron a promis d'apporter des "réponses extrêmement concrètes" à l'immigration clandestine. Pourquoi Mayotte est-elle autant sous pression ? Explications.

 

 

 

A cause des titres de séjour spécifiques

A Mayotte, les titres de séjour délivrés ne sont pas les mêmes que ceux délivrés en métropole. En métropole, un titre de séjour est un document délivré par les préfectures qui autorise un étranger à résider sur le territoire français au-delà de la validité de son visa, rappelle La 1ère Mayotte. A contrario, les cartes de séjour délivrées par la préfecture de Mayotte ne sont que des autorisations à circuler dans le département et leurs bénéficiaires ne peuvent pas s'en servir pour se rendre à La Réunion ou en Europe.

 

 

Résultat : les titulaires se retrouvent "coincés" et cette situation accroît la pression migratoire sur l'île. "C'est comme si vous obteniez un titre pour Marseille, mais que vous ne pouviez pas vous rendre à Bordeaux", illustre Dominique Segard, responsable de l'antenne mahoraise de la Cimade, une association d'aide aux migrants. Or, "il y a toujours eu une circulation naturelle et ancestrale entre Mayotte (devenue française en 1974) et les Comores", liée notamment à l'histoire.

 

 

Mayotte se transforme en sas, les personnes sont bloquées et ne peuvent pas partir.Dominique Ségard, responsable de la Cimade à Mayotte à franceinfo

 

 

Le titre de séjour, d'une validité d'un an, "est aussi très difficile à avoir. Quant à la carte de résident, pour l'obtenir, il faut prouver qu'on gagne plus que le smic alors que le revenu moyen à Mayotte représente environ 30% du revenu moyen en métropole", poursuit Dominique Segard. Et ces règles "plus sévères ici que partout ailleurs" ralentissent le processus de légalisation des étrangers.

 

 

 

A cause de la limitation du droit du sol

Autre exception qui tend à "bloquer" les personnes à Mayotte : la limitation du droit du sol. Le texte a été voté en mai 2018, dans le cadre de la loi asile et immigration. Il exige pour les bébés nés à Mayotte – après le 1er mars 2019 – que l'un des parents ait, au jour de la naissance, été présent de manière régulière sur le territoire national depuis plus de trois mois, pour que l'enfant puisse avoir la nationalité française à l'âge de 13, 16 ou 18 ans.

 

 

"Il y a aussi une mesure transitoire pour les jeunes nés avant le 1er mars 2019. Ils faut que leurs parents aient cinq ans de résidence régulière pour qu'ils aient la nationalité française", rajoute Dominique Segard. 

 

 

Par ailleurs, en France métropolitaine, lorsqu'une personne reçoit un refus de séjour avec un ordre de quitter le territoire (OQTF) et qu'elle dépose un recours, elle ne peut être expulsée pendant le temps du recours. A Mayotte, cette mesure n'est pas appliquée : le recours n'est pas suspensif.

 

 

En France métropolitaine, quand on se retrouve au centre de rétention, le juge est saisi dans les 48 heures pour statuer. A Mayotte le délai, dans le régime dérogatoire, a été porté à cinq jours. En réalité, la personne est expulsée avant que le juge soit saisi.Dominique Segard, responsable de la Cimade à Mayotte à franceinfo

 

 

Fin juin, lors d'un discours consacré aux outre-mer, Emmanuel Macron avait défendu ce régime dérogatoire qui permet selon lui "de préserver le droit du sol" qui "est l'un de nos principes fondamentaux, en adaptant ses conditions d'exercice à la réalité de ce territoire". 

 

 

 

A cause de l'arrivée de nouveaux migrants venant de la région des Grands Lacs

La majorité des migrants à Mayotte est originaire des Comores, mais, depuis une dizaine d'années, "la demande d'asile provient pour moitié de ressortissants de l'Afrique des Grands Lacs", indiquait en 2018 Pascal Brice, alors directeur général de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra). Les pays concernés sont le Rwanda, le Burundi ou la République démocratique du Congo. "Mayotte est confrontée à un double défi migratoire, explique Julien Kerdoncuf, le sous-préfet chargé de la lutte contre l'immigration clandestine, au MondeLe flux traditionnel en provenance des Comores et, maintenant, un flux venant de la région des Grands Lacs, fortement dynamique, qui double pratiquement chaque année."

 

 

Il faut dire que Mayotte fait figure d'eldorado pour ces migrants. Située à 70 km de l'île comorienne d'Anjouan et au milieu du canal du Mozambique, l'île est la porte d'entrée la plus proche vers l'Europe. Nombre d'entre eux tentent la traversée, souvent au péril de leur vie. En juillet, le corps d'un enfant de 5 à 6 ans a été retrouvé sur les côtes, provoquant une vive émotion.

 

 

Une fois sur place, la réalité est cependant tout autre. "Contrairement à la métropole, ici, il n'y a pas d'aide d'attente, pas d'aide médicale de l'Etat, pas de place en foyer d'accueil hormis le nôtre… C'est un parcours du combattant", décrit Romain Reille, le directeur de l'association Solidarité Mayotte, dans Libération.

 

 

Avec la fermeture des routes migratoires traditionnelles, Mayotte est perçue comme une porte d'entrée plus sûre pour rejoindre la France métropolitaine. Environ 95% des demandeurs d'asile s'y rendent une fois leur situation régularisée.Romain Reille, de l'association Solidarité Mayotte à Libération

 

 

Pour faire face à ces nouvelles arrivées, la préfecture de Mayotte a créé en 2018 un groupe d'enquête regroupant des experts chargés de "faire tomber" les filières provenant d'Afrique, explique le sous-préfet chargé de la lutte contre l'immigration clandestine à Libération.

 

 

 

A cause d'une perception erronée de la démographie 

La perception de l'immigration peut aussi être incorrecte. A Mayotte, les trois quarts des nouveau-nés ont une mère de nationalité étrangère, principalement comorienne, et les taux de fécondité des moins de 20 ans sont dix fois supérieurs à ceux constatés en métropole, relève l'Insee. L'île est aussi très jeune : un habitant sur deux a moins de 18 ans. "La pression démographique vient essentiellement du fait que la moitié de la population a moins de 18 ans et que les naissances excèdent donc fortement les décès", reprend Dominique Segard, de la Cimade.

 

 

"Il faut distinguer les statistiques des perceptions", confirme Didier Breton, coauteur d'une étude sur Mayotte pour l'Institut national d'études démographiques (Ined). "Le sentiment d'invasion que peuvent ressentir certains locaux n'est pas lié à la démographie car, en réalité, énormément de natifs de Mayotte quittent l'île pour étudier en métropole ou à La Réunion", détaille le chercheur à franceinfo. 

 

 

Le solde global migratoire à Mayotte est négatif. Il y a plus de personnes qui partent que de personnes qui rentrent.Didier Breton, chercheur à l'Ined à franceinfo

 

 

"Le fait qu'une personne sur quatre à Mayotte soit sans titre de séjour s'inscrit dans un contexte où l'île se dépeuple des Mahorais, reprend le démographe. Si la population augmente, c'est du fait du solde naturel, et pas de l'immigration."

 

 

 

A cause de la pauvreté du département

Pour comprendre les tensions liées à l'immigration, il faut également les inscrire dans un contexte économique et social unique en France. Mayotte est le département le plus pauvre du pays. Une immense majorité des habitants (84%) vit sous le seuil de pauvreté. Près d'un habitant sur trois vit dans un logement qui ne dispose pas d'eau courante et quatre logements sur dix sont des "bangas", des habitations faites de tôle, de bois ou de terre, précise Le Figaro.

 

 

Le département connaissait en 2016 le taux de chômage le plus élevé d'outre-mer (36,6%) et le PIB par habitant ne s'élevait qu'à 7 900 euros annuels contre 31 500 euros au niveau national, rappelle Le ParisienParmi les 16-64 ans, 33% sont illettrés (c'est-à-dire qu'ils maîtrisent insuffisamment la lecture malgré une scolarisation) et seuls 63,3% des enfants de 3 ans sont inscrits à l'école, contre 97% au niveau national.

 

 

"Cette situation conduit certains à accuser les immigrés d'être responsables de tout : le chômage, la fécondité élevée, la violence, le manque de développement… poursuit Didier Breton. On va considérer le natif de Mayotte comme légitime et celui qui vient d'Anjouan comme illégitime."

 


23/10/2019
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Franceinfo - le lundi 24 juin 2019

 

 

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les Outre-mer, sans oser le demander

 

 

 

 

Que se cache-t-il derrière "les Outre-mer" ? De quels territoires s'agit-il ? Quels sont les réalités géographiques, démographiques et socio-économiques qui se trouvent derrière la carte postale ? La1ere.fr vous propose un gros plan pour mieux comprendre.  

 

 

 

 

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Géographie

Les Outre-mer, qu'on appelait autrefois les Dom-Tom, sont douze territoires répartis dans trois océans (Atlantique, Indien, Pacifique). Cliquez sur la carte interactive ci-dessus pour accéder à la fiche d'identité de chacun des territoires. Pour les territoires situés dans la Caraïbe, cliquez sur la carte agrandie ci-dessous :

 

 

 


Chômage, inégalité

Les départements et collectivités d’Outre-mer comptent environ 2,75 millions d’habitants, soit 4,1 % de la population française. Mal connus dans l’Hexagone, les Outre-mer possèdent de nombreux atouts (climat, biodiversité, culture, jeunesse) mais aussi de nombreux handicaps.

 
 
 
 
Le chômage y est globalement beaucoup plus élevé que dans l’Hexagone. Il se monte à 24% en Guadeloupe, 21,8 % en Polynésie et 22,4% à La Réunion contre 8,5 % dans l’Hexagone. Les sociétés Outre-mer sont marquées par de très fortes inégalités. Depuis 1950, les agents de la fonction d’Etat, des collectivités territoriales et de plusieurs entreprises publiques bénéficient d’une majoration de salaires pour les inciter à vivre dans ces collectivités et départements. Aujourd’hui, ces sur-rémunérations sont justifiées par le coût de la vie globalement plus élevé Outre-mer que dans l’Hexagone. Un argument qui tient difficilement alors que les bas salaires sont eux plus faibles que dans l’Hexagone. 
 
 
 

Conflits sociaux

La question de la vie chère est d’ailleurs un thème qui revient régulièrement Outre-mer et qui a entrainé des mouvements sociaux, parfois explosifs. Mouvements de protestation aux Antilles et à La Réunion en 2009, en 2017 en Guyane, en 2018 à Mayotte et à La Réunion avec les gilets jaunes très actifs dans l’île de l’océan Indien. Retrouvez ici notre grand format "2008-2018 : les Outre-mer en colère. 10 ans de colère contre la vie chère
 
 
Selon l’IEDOM (Institut d’émission des départements d’Outre-mer), les écarts de prix entre l’Outre-mer et la métropole restent très élevés. A La Réunion, les prix sont globalement plus élevés de 7,1% par rapport à l’Hexagone, de 38,5% en Polynésie et de 12,5% en Guadeloupe.
 
 
 
 

Démographie

En un peu plus d’un siècle, la population de la France d’Outre-mer a explosé. En 1900, on comptait 600 000 habitants. En 2018, les départements et collectivités d’Outre-mer abritent 2,75 millions d’habitants. Mais cette croissance démographique est très hétérogène.
 

 

 
 
Aujourd’hui, la Guyane et Mayotte, considérées comme des îlots de richesses entourées de pays pauvres, font face à des arrivées massives de migrants. Une immigration difficilement contrôlable qui provoque de nombreux problèmes sociaux. La population de ces deux départements a fortement progressé et elle est particulièrement jeune. Dans les années 50, la Guyane comptait 27.000 habitants et Mayotte, 23.000. Selon l’INSEE, la Guyane devrait être aussi peuplée que la Martinique en 2030, de même que Mayotte.
 
 
 


 
La Réunion devrait compter près d’un million d’habitants, en 2030. En revanche, les populations de la Martinique et de la Guadeloupe stagnent et sont même en diminution. Ces deux départements ainsi que la Polynésie et Saint-Pierre et Miquelon ont bien du mal à faire revenir leurs jeunes chez eux après les études dans l’Hexagone. Les retours des retraités ne compensent pas les départs des jeunes.
 
 
 
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La Nouvelle-Calédonie bénéficie, elle, de l’immigration des jeunes de Wallis et Futuna. L’archipel a perdu un cinquième de sa population en 10 ans. On compte désormais plus de Wallisiens et Futuniens en Nouvelle-Calédonie que sur leur archipel. 

 

Urbanisaton massive

Par ailleurs, on assiste Outre-mer à un exode rural massif. Les habitants des Outre-mer se concentrent dans les grandes villes. Papeete en Polynésie attire les jeunes des îles en quête de travail. La moitié de la population de cet immense archipel de 118 îles se concentre dans cette ville. Deux tiers des habitants de la Nouvelle-Calédonie vivent dans le grand Nouméa qui attire aussi les habitants des îles Loyauté. Respectivement un Martiniquais, un Guadeloupéen et un Guyanais sur deux habitent à Fort-de-France, Pointe-à-Pitre et à Cayenne.
 
 
 
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© Martine Nollet
 
 
Cette urbanisation massive Outre-mer s’est faite de manière chaotique. L’outre-mer manque cruellement de transports en commun et la construction de logements n’a pas suivi. On trouve à Cayenne, à Mamoudzou, à Nouméa, à Papeete, de nombreux logements de fortune qui au moindre cyclone sont dévastés.
 
 

 

Histoire

La conquête des territoires qui constituent aujourd’hui l’Outre-mer français s’est faite en deux temps. De 1536 à 1664, la France s’est emparée de la Guadeloupe (1635), la Martinique (1635), la Guyane (1664), La Réunion (1638), Saint-Martin (1648), Saint-Barthélemy (1648) et Saint-Pierre et Miquelon (1536). De 1840 jusqu’au début du 20e siècle, la Polynésie (entre 1842 et 1889), la Nouvelle-Calédonie (1853), Wallis et Futuna (1887) sont devenues progressivement des territoires français.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Cette histoire a été mouvementée, parfois sanglante. Le lourd passé de l’esclavage a marqué à jamais des îles telles que la Guadeloupe, la Martinique, La Réunion ainsi que le vaste département de la Guyane.En 1685, le code noir légalisait les châtiments corporels et stipulait que les enfants d’esclave naissaient esclaves. Les Indiens Caraïbes n’ont pas résisté aux maladies importées par les Européens. Le même phénomène s’est produit en Polynésie ou les populations des nombreuses îles des cinq archipels polynésiens ont été décimées. Les Polynésiens n’étaient pas immunisés contre ces nouveaux microbes venus de France ou d’ailleurs.

 

 

 

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© MCOHEN/AFP Image d'archives du pont d'un bateau négrier, où des esclaves sont fouettés devant l'équipage (Musée d'Aquitaine, Bordeaux)

 

 

 

En Nouvelle-Calédonie, les Kanak ont vécu de manière brutale les spoliations de terres. Des clans ont été déracinés, obligés de quitter leurs lieux de vie. Certains kanak se sont même retrouvés en France dans des zoos humains lors d’expositions coloniales.

L’exploitation de ces nouveaux territoires s’est faite au bénéfice de la métropole. L’Outre-mer servait à alimenter la France en matières premières : canne à sucre, coton, tabac, café, coprah, vanille puis banane.

 

 

 

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© AFP Essais nucléaires en Polynésie

 

 

 

A partir de 1864, le nickel a commencé à être extrait en Nouvelle-Calédonie. Cent ans plus tard, le centre spatial guyanais a vu le jour en Guyane. La Polynésie a, de son côté, servi de centre d’expérimentation pour les essais nucléaires de 1966 à 1996 : 181 explosions nucléaires se sont déroulées dont 41 aériennes.

 

 

 

 

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© JODY AMIET / AFP

 

 

 

Statuts

À partir de 1946, la France compte quatre départements d’Outre-mer : la Guadeloupe (971), la Martinique (972), la Guyane (973) et La Réunion (974). En 2011, Mayotte est devenu le 5e département d’Outre-mer et le 101e département français. 

Depuis la révision constitutionnelle de 2003, les collectivités d‘Outre-mer bénéficient de "statuts à la carte". Terminés, les "DOM-TOM". Exemple depuis 2015, la Guyane et la Martinique ont fusionné leurs conseils régionaux et généraux. Localement, on parle désormais de la CTG, Collectivité Territoriale de la Guyane et de la CTM, Collectivité Territoriale de la Martinique. 

 

 

 

 

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 © COM La salle de délibérations de la CTG

 

 

 

La Polynésie est une collectivité d’Outre-mer qui jouit de beaucoup d’autonomie. Elle a son président, Edouard Fritch, son gouvernement, son assemblée élue tous les cinq ans, ses propres signes identitaires (drapeau, hymne).

 


La Nouvelle-Calédonie dispose d’un statut tout à fait particulier qui relève de l’article XIII de la Constitution. Cette singularité trouve son origine dans l’histoire du caillou. Les événements de 1988 opposant les indépendantistes aux loyalistes ont conduit aux accords de Matignon puis de Nouméa. Ces derniers ont introduit des innovations telles que la citoyenneté néo-calédonienne et la possibilité de prendre des lois de pays.



Wallis et Futuna, Saint-Pierre et Miquelon, Saint-Martin et Saint-Bartélemy sont également des collectivités d’Outre-mer. Ces deux dernières îles ont choisi de se détacher de la Guadeloupe lors du référendum du 7 décembre 2003. Les Terres australes et antarctiques française (TAAF) ont été agrandies en 2007 avec le rattachement des îles Eparses (Tromelin, Glorieuses, Juan de Nova, Europa, et Bassas da India). Ces terres non peuplées sont administrées depuis Saint-Pierre de La Réunion.


 

Environnement et biodiversité

Grâce aux Outre-mer, la France possède le deuxième domaine maritime mondial. C’est à la fois une chance au niveau économique, mais c’est aussi une lourde responsabilité.

 

 

 

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© GREGORY BOISSY / AFP L'atoll Toau dans l'archipel des Tuamotu (Polynésie)

 

 

 

Avec ses Outre-mer, la France abrite 10% des récifs coralliens (4e rang mondial avec 55 000 km2) répartis dans dix collectivités (Guadeloupe, Martinique, Mayotte, La Réunion, Nouvelle-Calédonie, Polynésie française, Saint-Martin, Saint-Barthélemy, Wallis-et-Futuna et les îles Éparses). Or les coraux sont particulièrement malmenés ces dernières années du fait du réchauffement climatique et des activités humaines. Une mission comme "Tara expéditions" a mis en évidence cette fragilité.

 

 

Avec la Polynésie, la France est aussi l’un des Etats qui possèdent le plus d’atolls. Or ces îles très basses sont particulièrement vulnérables à la montée du niveau des mers. En rassemblant 80 % de la biodiversité française, les Outre-mer sont un formidable atout pour le pays. Elles font de la France la seconde Zone Economique Exclusive au monde. 

 


24/06/2019
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Franceinfo - le vendredi 8 février 2019

 

 

Environnement : les sargasses, le fléau des plages antillaises

 

 

 

Les élus d'Outre-mer tirent la sonnette d'alarme contre les sargasses, ces algues qui dégagent des gaz toxiques et s'échouent de plus en plus sur les plages de Guadeloupe et de Martinique

 

 

 

 

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youtube.com

 

 

 

On ne sait pas d'où elles viennent ni pourquoi elles se développent aussi rapidement. Depuis 2011, les sargasses, des algues brunes qui dégagent des gaz toxiques, continuent de s'échouer sur les plages antillaises dans des proportions toujours plus grandes. À Marseille (Bouches-du-Rhône), des scientifiques travaillent sur ces algues marines qui n'ont quasiment jamais été étudiées et commencent à livrer leurs premières hypothèses pour expliquer leur prolifération.

 

 

 

Des échouages prévus entre avril et août

En plus du réchauffement climatique, les chercheurs avancent une autre explication plausible : "À cause de l'agriculture notamment, l'eau qui ruisselle sur les terres et arrive dans l'océan est probablement beaucoup plus nutritive qu'elle ne l'était auparavant", souligne Sandrine Ruitton, chercheuse biologiste. Il devient aussi possible de prévoir la trajectoire de ces algues, mais les prévisions ne sont pas très optimistes : beaucoup d'échouages devraient avoir lieu entre avril et août, sur les côtes antillaises.

 


09/02/2019
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