L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

TERRORISME


Franceinfo - le vendredi 18 mai 2018

 

 

Attentat déjoué à Paris : l'un des deux Egyptiens interpellés a été mis en examen, l'autre relâché

 

 

Le suspect mis en examen était en possession de tutoriels pour fabriquer du poison, a précisé sur BFMTV le ministre de l'Intérieur

 

 

 

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Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, à la sortie de l'Elysée, le 16 mai 2018. (GERARD JULIEN / AFP)

 

 

 

La police ne relâche pas ses efforts dans la lutte contre le terrorisme. Gérard Collomb a annoncé, vendredi 18 mai, qu'un nouvel attentat a été déjoué en France avec l'arrestation de deux Egyptiens. L'une des deux personnes interpellées étaient en possession de tutoriels pour fabriquer du poison, a précisé sur BFMTV le ministre de l'Intérieur. Elle a été mise en examen. L'autre suspect a été relâché.

 

 

Repérés sur Telegram

 

"Il y avait deux jeunes gens d'origine égyptienne qui s'apprêtaient à commettre un attentat, avec soit de l'explosif, soit de la ricine, ce poison (...) très fort", a précisé le ministre. Les services de renseignement ont repéré les deux suspects sur l'application de messagerie cryptée Telegram. L'un d'eux avait un compte très actif, qui diffusait des contenus jihadistes.

 

 

Les suspects, âgés de 20 ans, ont été interpellés vendredi 11 mai dans le 18e arrondissement de Paris, soit la veille de l'attaque au couteau dans le quartier de l'Opéra, a précisé une source proche du dossier à franceinfo. Contrairement à l'information donnée par Gérard Collomb dans un premier temps, les deux hommes ne sont pas frères.

 

 

L'un des deux Egyptiens a été mis en examen pour association de malfaiteurs terroriste criminelle et placé en détention provisoire le 15 mai, a indiqué une source judiciaire à franceinfo. Il est de nationalité égyptienne et est en situation régulière. L'autre suspect a finalement été mis hors de cause.

 


18/05/2018
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Franceinfo - le dimanche 13 mai 2018

 

 

Attaque au couteau à Paris : une perquisition a eu lieu à Strasbourg après l'interpellation d'un ami de l'assaillant

 

 

Une personne a été tuée, samedi soir, dans le quartier de l'Opéra, à Paris. Quatre autres ont été blessées. Le terroriste a été abattu par la police

 

 

 

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Un homme a été interpellé à Strasbourg (Bas-Rhin), le 13 mai 2018, au lendemain d'une attaque au couteau à Paris. (PATRICK HERTZOG / AFP)

 

 

 

Ce qu'il faut savoir

 

L'enquête s'accélère, au lendemain de l'attaque au couteau qui a fait un mort et quatre blessés dans le quartier de l'Opéra, à Paris. Selon les informations de France 2, l'assaillant, Khamzat Azimov, avait été naturalisé français en 2010. Il est né en Russie en 1997. Il était fiché S mais sans antécédents judiciaires. "Il avait attiré l'attention des services de renseignement", a précisé une source judiciaire à France Inter.

 

 

Né en Russie en 1997 et naturalisé français en 2010. L'homme, qui n'avait pas de papiers sur lui lorsqu'il a été abattu dans le 2e arrondissement, a fini par être identifié. Il s'agit de Khamzat Azimov, né en Tchétchénie en 1997 et naturalisé français en 2010, selon les informations de France 2. 

 

 

Trois personnes interpellées. Les parents de l'auteur ont été interpellés dans un hôtel du 18e arrondissement de la capitale, dimanche matin, et placés en garde à vue. Un troisième individu, qui serait un ami de Khamzat Azimov, a été interpellé à Strasbourg et également placé en garde à vue dimanche après-midi, selon une source judiciaire à France 3. 

 

 

Une attaque revendiquée par le groupe Etat islamique. "L'auteur de cette attaque au couteau à Paris est un soldat de l'Etat islamique", a déclaré une "source sécuritaire" à Amaq, l'agence de presse du groupe terroriste. Selon le procureur de Paris, François Molins, l'assaillant a crié "Allah Akbar" lors de l'assaut.

 

 

La réaction d'Emmanuel Macron. "La France paye une nouvelle fois le prix du sang mais ne cède pas un pouce aux ennemis de la liberté", a écrit Emmanuel Macron sur Twitter. Le Premier ministre Edouard Philippe a salué "l'exceptionnelle réactivité des forces de police", dont l'intervention en quelques minutes a permis d'éviter "un bilan plus lourd".

 

 

L'auteur de l'attaque au couteau qui a fait un mort et quatre blessés hier soir à Paris était né en Tchétchénie (Russie). Une filière caucasienne qui a alimenté les rangs du groupe État islamique, note France 2.

 

 

"Il marchait, les mains pleines de sang." France 2 revient sur les faits qui ont figé le quartier très fréquenté de l'Opéra, hier soir, avec de nombreux témoignages.

 


14/05/2018
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Franceinfo - le samedi 12 mai 2018

 

 

Le groupe Etat islamique revendique l'attaque au couteau perpétrée dans le centre de Paris

 

 

 

 

 

Les circonstances de cette attaque survenue dans le centre de la capitale sont encore floues

 

 

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Une attaque au couteau a été perpétrée près de la place de l'Opéra à Paris, dans la soirée du 12 mai 2018. (NICOLAS JOUBERT / AFP)

 

 

Un homme a attaqué des passants au couteau dans le quartier de l'Opéra à Paris, samedi 12 mai, ont appris France 2 et France 3 de sources policières. Selon le procureur de Paris, François Molins, l'assaillant a crié "Allah Akbar" en perpétrant son attaque. Selon un bilan communiqué par la préfecture de police de Paris peu avant 22h30, l'un des passants agressés a trouvé la mort, tandis que deux ont été blessées grièvement et deux autres plus légèrement. L'auteur de l'attaque, lui, a été abattu par la police. Dans la soirée, le groupe Etat islamique a revendiqué cette attaque, via son agence de propagande.

 

 

Une agression en plein cœur de Paris. Cette attaque est survenue peu avant 21 heures rue Monsigny, située entre la place de l'Opéra et la place de la Bourse, dans un quartier très fréquenté le samedi soir. 

 

 

Gérard Collomb salue "le sang froid" des forces de police. Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, a "salué" via son compte Twitter "le sang froid et la réactivité des forces de police qui ont neutralisé l'assaillant". "Mes premières pensées vont aux victimes de cet acte odieux", a-t-il ajouté.

 

 

Un homme seul. Selon les premières informations communiquées, l'agresseur a agi seul et aurait attaqué des passants au hasard. Le procureur de Paris, François Molins, s'est rendu sur place, et a annoncé en fin de soirée que la section antiterroriste du parquet de Paris était saisie.

 


14/05/2018
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Franceinfo - le mardi 29 mars 2018

 

 

Interdiction du salafisme, expulsion des étrangers fichés S... une large majorité de Français favorables à des mesures d'exception contre le terrorisme

 

 

Six Français sur dix se disent favorables à la mise en place de nouvelles mesures d'exception pour assurer leur sécurité face au terrorisme après les attentats de l'Aude, selon un sondage Odoxa-dentsu consulting pour franceinfo et Le Figaro publié jeudi

 

 

 

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Le supermarché Super U de Trèbes (Aude) le lendemain de l'attentat, le 24 mars 2018. (ERIC CABANIS / AFP)

 

 

Après les attentats dans l’Aude vendredi, une large majorité des Français (61%) est favorable à la mise en place de nouvelles mesures d’exception pour assurer leur sécurité face au terrorisme, "quitte à limiter les libertés", selon un sondage Odoxa-dentsu consulting pour franceinfo et Le Figaro* publié jeudi 29 mars.

 

 

Les propositions les plus radicales, notamment proposées par le président du parti Les Républicains, sont "très largement soutenues". Mais pour autant, 59% des Français pensent que Laurent Wauquiez a eu tort de critiquer Emmanuel Macron après les attentats et 67% estiment que la droite ne ferait pas mieux si elle était au pouvoir.  

 

 

Les propositions "les plus radicales" sont "très largement soutenues"  

 

Dans le détail, les sympathisants du FN (68%) et les sympathisants de droite (78%) sont "très demandeurs" de nouvelles mesures d’exception. Les sympathisants de LREM sont 60% à être favorables à plus de fermeté, et un sympathisant de gauche sur deux est également favorable.  

 

 

Toutes les propositions "les plus radicales" sont "très largement soutenues" comme l’interdiction du salafisme (88%), l’expulsion des étrangers "fichés S" (83%), le placement en rétention administrative des "fichés S" jugés "les plus dangereux" (87%), et le rétablissement de l’état d’urgence (61%).  

 

 

Interrogés sur l'application de ces mesures, huit Français sur dix pensent que l’état d’urgence est une mesure "facile à appliquer". La seule mesure qui semble difficile à mettre en place pour 52 % des Français, c’est l’interdiction du salafisme, mesure avancée par l’ancien Premier ministre Manuel Valls. Les autres mesures sont proposées par le président du parti Les Républicains Laurent Wauquiez.  

 

 

Les critiques de Laurent Wauquiez vis-à-vis d'Emmanuel Macron rejetées

 

Les Français demandent plus de fermeté mais, paradoxalement, ils rejettent l'attitude de Laurent Wauquiez qui avait reproché au chef de l'État sa "naïveté coupable", après les attentats dans l'Aude. Six Français sur dix pensent que le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes a eu tort de critiquer Emmanuel Macron dont 44% de ses propres sympathisants. Seulement 41% des personnes interrogées pensent qu’il a eu "raison de dire cela s’il estime que tout n’a pas été fait pour éviter cet attentat". Et 72% des sympathisants du FN lui donnent raison. Les deux-tiers (67%) des Français pensent que la droite, si elle était au pouvoir, ne ferait "ni mieux, ni moins bien" qu'Emmanuel Macron. 15% pensent que la droite pourrait faire "mieux" que l’actuel président de la République et 18 % estiment que la droite ferait dans ce domaine "moins bien" qu’Emmanuel Macron.  

 

 

*Cette enquête a été réalisée auprès d’un échantillon de 1009 Français interrogés par Internet les 28 et 29 mars, parmi lesquelles 331 sympathisants de gauche, 126 sympathisants LREM, 111 sympathisants de droite hors FN et 173 sympathisants du FN.  

 


27/04/2018
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Franceinfo - le lundi 26 mars 2018

 

 

Attentats dans l'Aude : la compagne de Radouane Lakdim était fichée S et a crié "Allah akbar" lors de son interpellation

 

 

Un autre proche de Radouane Lakdim est lui aussi en garde à vue dans ce dossier

 

 

 

Ce qu'il faut savoir

 

 

Où en est l'enquête sur les attentats dans l'Aude ? Le procureur de la République de Paris, François Molins, s'est exprimé, lundi 26 mars, sur les avancées des investigations. Il a confirmé que la compagne de Radouane Lakdim, qui a assassiné quatre personnes, était fichée S. Cette dernière, interpellée vendredi, a crié "Allah akbar" lors de son interpellation et a posté, le 23 mars, une sourate du Coran disant que "les mécréants sont promis à l'enfer". Un testament "d'un homme prêt à mourir pour l'Etat islamique" a également été retrouvé au domicile de Radouane Lakdim. 

 

 

Les gardes à vue prolongées. La compagne du jihadiste a été interpellée vendredi soir tandis qu'un ami de Radouane Lakdim a, lui, été arrêté dans la nuit de vendredi à samedi. Les gardes à vue de ces deux personnes ont été prolongées. 

 

 

Un hommage national rendu mercredi à Arnaud Beltrame. Une cérémonie d'hommage national au lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, tué après s'être substitué à une otage, aura lieu mercredi à partir de 11h30 aux Invalides. Le président Emmanuel Macron prononcera un éloge funèbre de l'officier de gendarmerie, qui a succombé samedi matin à ses blessures.

 

 

Les proches d'Arnaud Beltrame s'expriment"Il voulait toujours aller plus loin, plus vite, plus fort", a expliqué la mère d'Arnaud Beltrame dimanche. "Je souhaite que son geste puisse réunir tout le monde, qu'il ne soit pas mort pour rien", a-t-elle ajouté. "C'est le geste d'un gendarme et le geste d'un chrétien", a déclaré son épouse lundi.

 


26/04/2018
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Franceinfo - le samedi 24 mars 2018

 

 

Attaques terroristes dans l'Aude : une proche de l'assaillant a été placée en garde à vue

 

 

Le terroriste s'était retranché dans un supermarché de Trèbes (Aude), où il a pris des clients en otage. Cet homme de 25 ans a tué quatre personnes, avant d'être abattu par les forces de l'ordre

 

 

 

Ce qu'il faut savoir

 

 

Quatre personnes ont été tuées et seize autres blessées, dont deux grièvement, dans des attaques perpétrées dans l'Aude, a confirmé Emmanuel Macron, vendredi 23 mars. Le suspect, abattu par les gendarmes, est un Franco-Marocain de 25 ans, Redouane Lakdim, connu des services de renseignement. La section antiterroriste du parquet de Paris est saisie de la fusillade et de la prise d'otages dans l'Aude. Le groupe Etat islamique a revendiqué les attaques.

 

 

En conférence de presse, le procureur, François Molins, a indiqué qu'une proche de l'assaillant venait d'être placée en garde à vue. 

 

 

 Acte d'héroïsme d'un gendarme. Le ministre Gérard Collomb a salué "l'acte d'héroïsme" d'un lieutenant-colonel de gendarmerie qui s'est substitué à un otage et qui a été grièvement blessé.  

 

 

Un délinquant connu. Le preneur d'otages, Redouane Lakdim, a agi "seul", a précisé le ministre de l'Intérieur. Il s'agit d'un homme de 25 ans qui vivait à Carcassonne et qui était suivi par les services de renseignement depuis 2013. Il a fait un bref séjour en prison en 2016 pour des faits de droit commun (le ministre de l'Intérieur a évoqué "un deal de stupéfiants". L'homme était fiché au FSPRT (Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste).

 

 

Une première attaque contre un automobiliste à Carcassonne. L'auteur des attaques a d'abord braqué un automobiliste vendredi matin à Carcassonne, pour lui voler sa voiture. Il a ouvert le feu, et le passager est mort. Le conducteur a été blessé.

 

 

Des CRS qui faisaient leur footing visés. L'assaillant a ensuite tiré sur des CRS qui faisaient leur footing près de leur caserne, vendredi vers 10h40, blessant l'un d'entre eux. Le policier a deux côtes cassées et un poumon perforé. Ce sont des hommes originaires de la CRS 53 de Marseille.

 

 

 Une prise d'otages dans un supermarché de Trèbes. Vers 11 heures, le suspect s'est rendu à Trèbes, à 8 km de Carcassonne, et a fait irruption dans le supermarché Super U. Il a alors retenu plusieurs clients en otages. Certains ont réussi à fuir. Au cours de cette prise d'otages, un lieutenant-colonel de gendarmerie est entré dans le magasin, en échange de la libération d'un otage. Vers 14h45, les gendarmes du GIGN ont donné l'assaut. Le preneur d'otages a été abattu. Deux hommes du GIGN ont été blessés, ainsi que le gendarme qui était retenu en otage.

 


24/04/2018
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le Progrès du samedi 24 mars 2018

 

 

ATTENTAT - TROIS TUES, 16 BLESSÉS DANS UNE ATTAQUE REVENDIQUÉE PAR DAESH A TREBES DANS L'AUDE

 

 

Le retour sanglant du terrorisme sur le sol français

 

 

Depuis octobre 2017, l'Hexagone avait été épargné. L'attaque menée hier par un seul homme en banlieue de Carcassonne, montre que la  menace terroriste reste vive. Le GIGN a tué le terroriste retranché dans un supermarché avec un gendarme en otage.

 

 

Frappée durement en 2015 et 2016, la France a traversé l'année 2017, celle de la présidentielle, avec plusieurs attaques de moindre ampleur (Louvres, Orly, Champs-Éllysées, Levallois-Perret, Marseille). Pourtant, la menace terroriste n'a pas baissé. Après une accalmie de six mois, durant laquelle plusieurs tentatives ont été déjouées, l'attaque perpétrée hier en trois temps à Carcassonne et sa banlieue par Radouane Lakdim, 25 ans, petit dealer qui se serait radicalisé, sonne comme un douloureux rappel à la réalité. "Le niveau de la menace terroriste n'a pas faibli, elle est surtout endogène, et le fait de radicalisés se trouvant sur le territoire national", a rappelé hier soir le procureur de Paris, François Molins, depuis Carcassonne.

 

 

 

Expédition terroriste et criminelle

 

Radouane Lakdim, muni d'armes à feu dont la nature reste à préciser, a d'abord, en milieu de matinée, intercepté une voiture à la Cité des Aigles à Carcassonne. Il a blessé gravement le conducteur et tué le passager.

 

 

Quelles étaient ses intentions ? Selon François Molins, son parcours laisse penser qu'il aurait pu prendre pour cible des militaires du 3e RPIMA (régiment de parachutistes d'infanterie de marine), à quelques kilomètres de là. Mais vers 10 h 40, ce sont des CRS de la 53e compagnie en tenue de jogging qu'il vise. L'un deux est blessé.

 

 

Le tireur prend ensuite la fuite et se rend au Super U de Trèbes, un bourg e quelque 6 000 habitants à l'est de Carcassonne. Une cinquantaine de personnes se trouvent alors à l'intérieur. Il crie : "Allah Akbar, je suis un soldat de l'État islamique, et je veux qu'on libère mes frères".

 

 

Les forces de l'ordre, dont l'antenne du GIGN de Toulouse en tant que "primo-intervenante", encerclent le bâtiment. Des négociations s'engagent avec le preneur d'otages. "Il demande alors un chargeur et menace de tout faire sauter", rapporte le procureur.

 

 

Dans un acte de courage, le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame se substitue à la dernière otage et laisse son téléphone ouvert afin que les gendarmes décident du moment de l'intervention. A l'instant où Lakdim tire sur l'officier, l'assaut est donné. Il est 14 h 20. Le djihadiste est abattu. Le bilan est lourd : 3 morts, et 16 blessés dont deux en urgence absolue. Parmi eux, le lieutenant-colonel Beltrame. La section anti-terroriste du parquet de Paris a été saisie et va poursuivre l'enquête sur les motivation de Lakdim.

 

 

 

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le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame

 

 

 

Une région sensible au phénomène djihadiste

 

Les forces de l'ordre ont immédiatement fouillé l'environnement de Radouane Lakdim, Français d'origine marocaine, fiché S, et qui avait "des liens avec la mouvance salafiste", selon François Molins. Sa compagne a été placée hier soir en garde à vue. Daech a revendiqué la triple attaque, via son agence de propagande Amaq, en fin d'après-midi.

 

 

Ces dernières années, la région de Carcassonne a connu de nombreux départs vers la zone irako-syrienne. Un circuit de financement lié au djihad a été démantelé en mai 2017 par la SDAT (sous direction anti-terroriste). De nombreuses arrestations ont été menées, comme en juin 2016 : un  jeune originaire de Lunel - vivier djihadiste dans l'Hérault à 150 km - avait projeté de s'attaquer à des touristes américains à la cité médiévale emblématique. Les frères Merah, comme les frères Clain sont originaires de Toulouse, dans la même région, de même qu'Olivier Corel, l'émir blanc de la filière dite d'Artigat.

 

 

Cet attentat, dans un commerce local, démontre que la stratégie de Daech, ou en tout cas de ses "représentants" sur le territoire national, a changé. Les attentats/attaques ne visent plus seulement des lieux symboliques et marquants médiatiquement (le Bataclan, le Stade de France, la promenade des Anglais à Nice), mais l'endroit fréquenté par monsieur-tout-le-monde.

 

 

A l'automne dernier, un exercice simulant un attentat à Carcassonne avait éconduit par la préfecture de l'Aude, les pompiers et les forces de l'ordre dirigées par le lieutenant-colonel Beltrame. Le scénario était une tuerie de masse dans un super-marché. Xavier Frère

 

 


24/03/2018
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Franceinfo - le lundi 19 février 2018

 

 

Irak : la justice ordonne l'expulsion d'une jihadiste française

 

 

Mélina Bougedir a été arrêtée l'été dernier à Mossoul (Irak). Elle affirme être entrée dans le pays par la Syrie en octobre 2015

 

 

 

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De la fumée s'élève de Mossoul (Irak), après une frappe aérienne de la coalition internationale contre le groupe jihadiste Etat islamique, le 9 juillet 2017.  (AHMAD AL-RUBAYE / AFP)

 

 

 

La cour pénale centrale de Bagdad (Irak) a ordonné l'expulsion de la jihadiste française Mélina Bougedir, lundi 19 février. La cour venait de la condamner à sept mois de prison pour "entrée illégale en Irak", mais l'a remise en liberté, sa peine étant couverte par sa détention préventive.

 

 

Mélina Bougedir, 27 ans, a été arrêtée l'été dernier à Mossoul (Irak), l'ancien bastion du groupe jihadiste Etat islamique (EI) dans le nord du pays, avec ses quatre enfants dont trois ont déjà été rapatriés en France. Cette femme est visée par un mandat de recherche diffusé dans le cadre d'une information judiciaire ouverte en France pour association de malfaiteurs terroriste, a appris franceinfo de source proche du dossier.

 

 

La jihadiste française a affirmé être entrée en Irak à partir de la Syrie en octobre 2015. Son mari, un Français dénommé Maximilien et qui était cuisinier, a été tué lors de la bataille de Mossoul, a-t-elle assuré. La deuxième ville d'Irak a été reprise aux jihadistes en juillet, après neuf mois de combats.

 

 

Risques de peine de mort 

 

Fin janvier, les avocats de deux Françaises, en attente de procès en Irak pour avoir rejoint les rangs de l'EI, avaient alerté Emmanuel Macron sur le fait qu'elles risquaient la peine de mort. Il avait alors été annoncé que l'une d'entre elles se prénommait Mélina, et qu'elle était originaire de Seine-et-Marne. 

 

 

Quelques jours plus tôt, la justice irakienne avait condamné à mort une ressortissante allemande qui avait rejoint l'organisation terroriste. Il s'agissait d'une première pour une femme européenne. En décembre, un Suédois d'origine irakienne avait été exécuté pour "terrorisme".

 


08/03/2018
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Franceinfo - le lundi 22 janvier 2018

 

 

"Il y a beaucoup de cellules dormantes en France", affirme un jihadiste français détenu par les forces kurdes

 

 

Un Français originaire de Lunel, dans le Gard, parti en Syrie, est aujourd’hui aux mains des forces kurdes. Il a fréquenté deux des kamikazes du Bataclan, affirme ne pas être un combattant et ne pas pouvoir dire tout ce qu’il sait… Extrait du magazine "19h le dimanche" du 21 janvier

 

 

 

Yassine est un Français originaire de Lunel, dans le Gard, parti en Syrie rejoindre son frère, jihadiste de l’organisation Etat islamique. Des photos le montrent armé, posant à côté de son frère, également les armes à la main. Il expose même ses blessures sur les réseaux sociaux, l’index dressé vers le ciel, un geste très prisé dans les rangs de Daech. Une posture très éloignée de l’image qu’il cherche aujourd’hui à donner, maintenant qu’il est aux mains des forces kurdes.

 

 

 

Le Français a appartenu à la katiba (unité de combattants) d’Abou Souleiman, lui aussi originaire de Lunel. Celui qui est surnommé "Abdel le légionnaire" est soupçonné d’être l’un des cerveaux des attaques terroristes de novembre 2015. A-t-il connu des gens du 13-Novembre ? "Euh, le 13-novembre, c’est quoi ? demande-il au journaliste du magazine '19h le dimanche’. Le Bataclan ? Oui, oui, je les ai connus, je les ai vus." Il parle de deux des kamikazes de l’attaque de la salle de spectacles à qui il a trouvé une maison.

 

 

 

"Pour les Irakiens, la France, c’est le jackpot"

 

"Qu’ils allaient faire une opération ? Ça, c’est assez secret, ils ne vont pas le dire. Je les voyais le matin à la prière, quand ils faisaient leur sport… Ils m’invitaient à manger et je les invitais au restaurant, entre hommes… pas plus", affirme-t-il sous la garde d’un Français engagé volontaire dans les forces kurdes. Le jihadiste dit être "tombé de haut" quand il a su ce qu’ils avaient fait et s’être dit que pour lui, "la France, c’est croix rouge". Après l’attaque, il rapporte que tout le monde s’est réjouit, Français compris : "Ils ont travaillé et réussi une opération, fait des vidéos disant qu’ils allaient tuer et ils sont arrivés là-bas. L’opération militaire est une opération réussie."

 

 

 

"C’est normal qu’il y ait beaucoup d’opérations en France, poursuit-il. Pour les Irakiens, la France, c’est le jackpot. Dès qu’une opération se passait, ils n’en pouvaient plus. La France commence à devenir la tête de Turc parce qu’elle montre qu’elle a peur. En montrant sa fermeté, on voit qu’elle a peur. Elle ne montre pas qu’elle maîtrise." Pense-t-il qu’il y aura d’autres opérations en France ? "Ce que tout le monde sait, c’est qu’il y a beaucoup de cellules dormantes là-bas. C’est sûr, les gens discutent. J’ai connu des gens haut placés qui venaient à la maison. Je ne peux pas tout vous dire. C’est confidentiel. Après, je tiens à dire que je n’ai pas été un combattant.

 


30/01/2018
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Franceinfo - le 20 janvier 2018

 

 

Un homme ayant prêté allégeance à l'Etat islamique et soupçonné de préparer un attentat mis en examen à Paris

 

 

 

Selon des sources proches de l'enquête et judiciaire, cet homme de 23 ans avait prêté allégeance au groupe Etat islamique (EI) dans une vidéo

 

 

 

Il avait prêté allégeance, dans une vidéo, au groupe jihadiste Etat islamique (EI). Un homme de 23 ans, soupçonné de préparer un attentat, a été mis en examen pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle" par un juge antiterroriste à Paris, samedi 20 janvier. Il a été placé en détention provisoire, selon des sources proches de l'enquête et judiciaire. 

 

 

Inconnu des services, l'homme a été interpellé mardi dans la région de Nîmes (Gard), par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Des produits pouvant servir à confectionner des explosifs ont été retrouvés, mais aucune cible précise n'a été identifiée, ont précisé ces sources.

 

 

 

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Un policier à Paris, en décembre 2017.  (LUC NOBOUT / MAXPPP)

 

 

 

Un engin "potentiellement explosif" retrouvé

 

Selon "les premiers éléments de l'enquête", l'homme "nourrissait le projet d'un passage à l'acte violent", a cependant ajouté une source judiciaire. "L'enquête a débuté par une veille de la DGSI sur les réseaux sociaux où les policiers ont détecté la volonté d'acquisition d'une arme par un homme habitant la région de Nîmes et qui tenait des propos islamistes", a expliqué une source proche de l'enquête.

 

 

Au cours des perquisitions, des "produits pouvant servir à la confection d'explosifs, un engin potentiellement explosif (un tube rempli de poudre) et un système de mise à feu ont été saisis", selon cette même source. "Différentes poudres, mais en quantité peu importante et qui sont en cours d'analyse, ainsi qu'une mèche, ont été retrouvées", a affirmé une autre source proche du dossier, selon laquelle "il n'est pas encore sûr que ça pouvait exploser".

 

 

Plusieurs vidéos, tournées entre l'été et la fin de l'année, ont également été retrouvées. Dans l'une d'entre elles, le suspect prêtait allégeance au chef de l'EI, Abou Bakr Al-Baghdadi, avec le drapeau noir de l'organisation jihadiste en fond. "Il les a réalisées et diffusées seul, évoquant un projet de passage à l'acte", selon une des sources.

 

 


23/01/2018
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Franceinfo - le mercredi 1er novembre 2017

 

 

Attentat de New York : le suspect, inculpé, se dit "satisfait de ce qu'il a fait

 

Le parquet fédéral de Manhattan a annoncé mercredi l'inculpation pour terrorisme de Sayfullo Saipov, le suspect de l'attentat qui a fait huit morts et 12 blessés, qui a déclaré aux enquêteurs être "satisfait de ce qu'il a fait"

 

 

Le parquet fédéral de Manhattan a annoncé, mercredi 1er novembre, l'inculpation pour terrorisme de Sayfullo Saipov, le suspect de l'attentat qui a fait huit morts et 12 blessés, qui a déclaré aux enquêteurs être "satisfait de ce qu'il a fait". La plainte porte sur deux chefs d'inculpation : soutien à une organisation terroriste étrangère et violence et destruction de véhicules.

 

 

Inspiré par des vidéos du groupe Etat islamique. Sayfullo Saipov a expliqué aux enquêteurs avoir été inspiré par des vidéos de l'organisation terroriste, qu'il a visionnées sur son téléphone portable. Durant l'entretien, il s'est déclaré "satisfait de ce qu'il a fait". Il a par ailleurs demandé à ce que soit accroché dans sa chambre d'hôpital un drapeau de l'EI.

 

 

 

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Une attaque planifiée depuis un an. L'attentat de New York a été planifier "il y a environ un an", a déclaré Sayfullo Saipov , avant de décider, il y a deux mois, d'utiliser un camion bélier "pour faire un maximum de victimes". Il a précisé avoir loué un camion dès le 22 octobre pour s'entrainer, et a choisi le jour d'Halloween "pour être sûr qu'il y aurait beaucoup de gens dans les rues." Il avait auparavant songé à s'attaquer au pont de Brooklyn, très fréquenté tant par les New-Yorkais que par les touristes.

 

 

Un deuxième homme recherché. La police fédérale américaine a annoncé avoir trouvé un homme de nationalité ouzbèke, Mukhammadzoir Kadirov, pour lequel elle avait émis un avis de recherche.

 


08/11/2017
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Franceinfo - le mardi 31 octobre 2017

 

 

Passants renversés à Manhattan : le maire de New York dénonce "un acte de terrorisme"

 

Une voiture a heurté des piétons et des coups de feu ont été tirés dans le sud de l'île de Manhattan

 

 

Un véhicule a renversé plusieurs cyclistes, mardi 31 octobre, dans le sud de Manhattan, faisant huit morts et une douzaine de blessés, a annoncé le maire de New York, Bill de Blasio. Il dénonce "un acte de terrorisme". Un suspect a été arrêté. 

 

 

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Etats-Unis : ce que l'on sait de l'attaque à la camionnette qui a fait huit morts à Manhattan

 

 

Acte de terrorisme. "Sur la base des informations immédiatement disponibles, c'était un acte de terrorisme" a déclaré le maire démocrate, lors d'une conférence de presse sur les lieux de l'accident, au sud-ouest de Manhattan, en présence du chef de la police new-yorkaise et du gouverneur de l'Etat de New York.

 

 

 Le suspect blessé et interpellé. Un homme de 29 ans, est sorti armé du véhicule après être entré en collision avec un bus scolaire. Les policiers l'ont blessé par balle, au niveau de l'estomac, avant d'être interpellé. Selon plusieurs médias new-yorkais, l'homme aurait crié "Allah Akbar" en sortant de la camionnette.

 

 

"Une personne très malade". Donald Trump avait dans un premier tweet qualifié l'homme de "personne très malade et déséquilibrée". Puis, sans attendre la confirmation de la police et du FBI, le président américain Donald Trump a évoqué l'organisation Etat islamique dans un second tweet.  

 


06/11/2017
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dimanche 1er octobre 2017 - Journal télévisé sur la 2 - France Info

 

 

Attaque au couteau sur le parvis de la gare Saint-Charles à Marseille. 2 victimes de 17 et 20 ans.

 

 

13h45 hier, un homme tue au couteau deux jeunes femmes d'une vingtaine d'années en criant "Allah Akbar". L'agresseur menace ensuite des militaires de l'opération Sentinelle ; il est immédiatement abattu. Le groupe État islamique a revendiqué l'attaque hier soir dans un communiqué. Les enquêteurs étudient désormais les images de vidéosurveillance pour comprendre les motivations de l'assaillant. A-t-il choisi ses victimes au hasard ou les connaissait-il ? Les victimes sont deux cousines, Morane et Laura. L'une faisait des études de médecine à Marseille. L'autre, originaire de Rillieux-la-Pape, près de Lyon (Rhône), était venue lui rendre visite. Les drapeaux de Rillieux-la-Pape ont été mis en berne et une minute de silence sera observée demain en mémoire des deux jeunes filles.

 


02/10/2017
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