TERRORISME - L'AIR DU TEMPS

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TERRORISME


Franceinfo - le vendredi 9 novembre 2018

 

 

Australie : le groupe Etat islamique revendique l'attaque au couteau à Melbourne

 

 

L'assaillant, qui a également fait deux blessés, est mort à l'hôpital après avoir été touché par un tir de police. Des bouteilles de gaz ont été retrouvées dans son véhicule, qui a pris feu mais n'a pas explosé

 

 

 

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Des policiers bloquent l'accès au lieu où plusieurs personnes ont été blessées à l'arme blanche, le 9 novembre 2018, à Melbourne (Australie). (SONALI PAUL / REUTERS)

 

 

 

Le groupe Etat islamique a revendiqué via son agence de propagande Amaq l'attaque au couteau qui a fait, vendredi 9 novembre, un mort et deux blessés, dans le centre de Melbourne (Australie). La police australienne avait annoncé avoir découvert des bouteilles de gaz dans le véhicule du tireur, qui a pris feu sur les lieux mais n'a pas explosé.

 

 

L'assaillant a succombé à ses blessures à l'hôpital après avoir été touché par un tir de la police. Le suspect était connu des services de renseignement, ont expliqué les forces de l'ordre. "Trois personnes ont été poignardées", avait expliqué un peu plus tôt un responsable de la police lors d'un point presse. "Malheureusement, une d'entre elles est décédée sur les lieux. Les deux autres sont actuellement à l'hôpital", a-t-il affirmé, sans préciser la gravité de leurs blessures.

 

 

 

"Un homme brandissant un couteau"

Les policiers avaient initialement été appelés car une voiture était en feu dans la rue de Bourke Street, vers 16 heures (heure locale). Sur les lieux, "ils se sont trouvés face à un homme brandissant un couteau et les menaçant". "La police a tiré sur cet homme, touché au torse, et il est hospitalisé dans un état critique", expliquait alors la police. Elle a depuis annoncé sa mort.

 

Dans un premier temps, un responsable de la police avait expliqué qu'il n'y avait "aucun lien connu avec le terrorisme pour le moment". Une équipe de démineurs était intervenue sur les lieux de l'attaque. Le véhicule en flammes a été éteint.

 


13/11/2018
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Franceinfo - le mardi 2 octobre 2018

 

 

Attentat déjoué à Villepinte : une source diplomatique française accuse l'Iran d'avoir "commandité" le projet, Téhéran dément

 

 

Un couple de Belges d'origine iranienne avait été arrêté samedi 30 juin à Bruxelles pour avoir planifié un attentat à l'explosif le même jour contre un rassemblement de l'opposition iranienne en France

 

 

 

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Des milliers d'Iraniens réunis lors d'un congrès de l'opposition, à Villepinte (Seine-Saint-Denis), le 30 juin 2018. (YUSUF OZCAN / ANADOLU AGENCY / AFP)

 

 

Le ministère du Renseignement iranien a "commandité"  le projet d'attentat contre un rassemblement d'opposants à Villepinte, près de Paris, le 30 juin, a déclaré mardi 2 octobre une source diplomatique française, sous couvert d'anonymat. Téhéran a immédiatement démenti les accusations de Paris. "Une fois encore, nous démentons avec véhémence ces accusations, nous condamnons l'arrestation de ce diplomate et nous appelons à sa libération immédiate", indiquent les Affaires étrangères iraniennes dans un communiqué. Quelques heures plus tôt, la France avait gelé les avoirs en France de la Direction de la sécurité intérieure du ministère du Renseignement iranien, ainsi que de deux autres citoyens iraniens. 

 

 

Un couple de Belges d'origine iranienne avait été arrêté samedi 30 juin à Bruxelles pour avoir planifié un attentat à l'explosif le même jour contre un rassemblement de l'opposition iranienne en France.

 


08/10/2018
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Franceinfo - le mardi 2 octobre 2018

 

 

Perquisitions contre une association musulmane à Grande-Synthe : trois personnes placées en garde à vue dans le cadre d'une opération antiterroriste

 

 

Près de 200 policiers étaient mobilisés pour cette opération dans cette ville du Nord

 

 

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L'association musulmane Centre Zahra France à Grande-Synthe (Nord) est visée par une perquisition, le 2 octobre 2018. (GOOGLE STREET VIEW)

 

 

Trois personnes ont été placées en garde à vue pour détention illégale d'armes, mardi 2 octobre à Grande-Synthe (Nord) dans le cadre de 12 perquisitions menées par 200 policiers contre l'association musulmane Centre Zahra France, a indiqué le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, dans un communiqué. "Depuis 6 heures ce matin, 12 visites domiciliaires sont menées par des effectifs de la police nationale dans la commune de Grande-Synthe", expliquait précédemment la préfecture dans un communiqué.

 

 

L'association est soupçonnée de liens avec des organisations terroristes, sans plus de précisions. "Cette opération s’inscrit dans le cadre de la prévention du terrorisme, les activités de l’association Centre Zahra France étant particulièrement suivies en raison du soutien marqué par ses dirigeants à plusieurs organisations terroristes et en faveur de mouvements prônant des idées contraires aux valeurs de la République", précisent encore les autorités.

 

 

Les avoirs de l'association religieuse gelés 

Les fonds de l'association "Centre Zahra France" ont également été gelés pour une durée de six mois, selon le Journal Officiel publié mardi. "Compte tenu des éléments recueillis par les services de renseignement, le préfet du Nord engage par ailleurs une procédure de fermeture de la salle de prière du centre Zahra France", assure, par ailleurs, le ministre de l'Intérieur. 

 

 

Le centre Zahra France est une association musulmane chiite fondée en 2005, rapporte France 3 Hauts-de-France. Celle-ci affirme avoir pour objectif de faire "connaître le message de l'islam". Comme le précise France 3,  en 2009, les activités de Zahra France avaient éveillé l'attention à cause de déclarations "antisionistes" très virulentes effectuées en son sein.

 


05/10/2018
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Franceinfo - le mercredi 19 septembre 2018

 

 

Emmanuel Macron annonce la création d'un "musée mémoriel" pour les victimes du terrorisme

 

 

L'annonce a été faite par le chef de l'Etat lors de la cérémonie annuelle d'hommage aux victimes du terrorisme, mercredi aux Invalides

 

 

 

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Emmanuel Macron lors de son discours durant la cérémonie annuelle en hommage aux victimes du terrorisme, aux Invalides, à Paris, le 19 septembre 2018. (LUDOVIC MARIN / AFP)

 

 

 

A l'occasion de la 19e cérémonie d'hommage aux victimes du terrorisme, mercredi 19 septembre, aux Invalides, à Paris, Emmanuel Macron a annoncé la mise en chantier d'un "musée mémoriel" en hommage à ces victimes.

 

 

Durant cet événement, organisé par l'Association française des victimes du terrorisme et la Fédération nationale des victimes d'attentats et d'accidents collectifs, Emmanuel Macron a également annoncé la création, d'ici la fin de l'année, d'un "Centre national de ressources et de la résilience" (CNRR), chargé d'améliorer la prise en charge des victimes, quelle que soit l'origine du traumatisme. Selon un communiqué de l'Elysée, le CNRR sera localisé dans un centre hospitalo-universitaire, au sein de l'une des dix unités spécialisées dans la prise en charge du psycho-trauma. 

 

 

Le président de la République a également affirmé que la prise en charge des victimes françaises à l'étranger serait renforcée, ainsi que la création d'une "commémoration, hommage de la nation aux victimes du terrorisme", dont la date fera l'objet d'une concertation avec les associations.

 


27/09/2018
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Franceinfo - le jeudi 23 août 2018

 

 

 

Attaque au couteau à Trappes : l'assaillant avait des "problèmes psychiatriques", la qualification terroriste pas retenue pour l'instant

 

 

 

 

L'assaillant a été tué par la police vers 10h30 après s'être retranché dans un pavillon. Les victimes sont sa mère et sa soeur

 

 

 

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Des policiers après une attaque au couteau perpétrée à Trappes (Yvelines), le 23 août 2018. (PHILIPPE WOJAZER / REUTERS)

 

 

 

Ce qu'il faut savoir

 

 

La piste terroriste n'est pas retenue pour l'instant par les autorités. Un homme a tué sa sœur et sa mère, et a grièvement blessé une passante, jeudi 23 août, lors d'une attaque au couteau à Trappes (Yvelines). L'auteur des coups de couteau, Kamel Salhi, qui présentait des "problèmes psychiatriques importants" selon le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, a été abattu. Suivez les dernières informations dans notre direct.

 

 

Les policiers appelés à 9h30 pour "un différend sur la voie publique"Une fois sur place, ils ont trouvé deux personnes qui gisaient au sol, a expliqué Gérard Collomb lors d'un point presse à la mi-journée. "L'auteur du crime était rentrée dans la villa qui appartenait à sa mère, c'est là qu'il [l'a] tuée, a poursuivi le ministre de l'Intérieur. Les policiers ont fait des sommations, la personne a continué à avancer (...) donc les policiers ont tiré et [l'assaillant] est décédé." Plusieurs témoins affirment avoir entendu cet homme crier "Allah akbar" au moment des faits.

 

 

Deux femmes sont mortes, une troisième est grièvement blessée. Les deux victimes sont la mère et la sœur de l'assaillant, la femme blessée n'avait, elle, visiblement pas de lien avec l'individu.

 

 

L'assaillant présentait des "problèmes psychiatriques importants". C'est ce qu'a affirmé le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb. Kamel Salhi, né en 1982, était aussi fiché au FSPRT, le Fichier de traitement des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste, et connu pour des faits d'apologie du terrorisme, a ajouté le ministre de l'Intérieur. Mais selon le ministre de l'Intérieur, il s'agit plutôt d'un homme "déséquilibré" que quelqu'un "d'engagé" auprès d'une organisation terroriste.

 

 

 Une attaque revendiquée par le groupe Etat islamique. "L'auteur de l'attaque (...) est l'un des combattants de l'Etat islamique", a affirmé l'organisation via son agence de presse Amaq. Pour autant, la qualification terroriste n'a pas été retenue par les autorités à l'heure actuelle.

 


28/08/2018
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Franceinfo - le jeudi 23 août 2018

 

 

Au moins un mort et deux blessés dans une attaque au couteau à Trappes, dans les Yvelines

 

 

L'auteur des coups de couteau est actuellement retranché, le Raid est sur place

 

 

 

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Ce qu'il faut savoir

 

 

Une personne a été tuée et au moins deux autres blessées, jeudi 23 août, lors d'une attaque au couteau à Trappes (Yvelines), indique une source policière à franceinfo. L'auteur des coups de couteau est actuellement retranché, le Raid est sur place. La police demande à éviter le secteur.

 

 

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Opération de police en cours. La police demande aux habitants d'éviter le secteur de la rue Camille Claudel, à Trappes (Yvelines).

 

 

 

 

Franceinfo - le lundi 20 août 2018

 

 

Espagne : un homme armé d'un couteau abattu après avoir attaqué un commissariat, la police évoque "un acte terroriste"

 

 

L'homme est entré lundi matin dans un commissariat près de Barcelone "pour attaquer les agents", selon la police régionale de Catalogne. D'après des sources antiterroristes, ce ressortissant algérien a crié "Allah akbar" avant d'être abattu

 

 

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Des membres des Mossos d'Esquadra, la polie régionale catalane, devant l'appartement du suspect ayant attaqué un commissariat à Cornellà de Llobregat (Catalogne, Espagne), le 20 août 2018. (LLUIS GENE / AFP)

 

 

 

Un homme armé d'un couteau a été tué, lundi 20 août, alors qu'il attaquait les agents d'un commissariat de Cornellà de Llobregat, ville proche de Barcelone, dans le nord-est de l'Espagne, a annoncé la police. "Il s'agit de notre point de vue d'un acte terroriste, a déclaré le commissaire Rafel Comes de la police régionale catalane, les Mossos d'Esquadre. L'agente a fait usage de son arme à feu pour sauver sa propre vie."

 

 

 

Sur Twitter, la police précise que les faits se sont déroulés un peu avant 6 heures."Un homme armé d'une arme blanche est entré ce matin dans le commissariat de Cornellà pour attaquer les agents, l'agresseur a été abattu", a-t-elle expliqué.

 

 

Selon des sources policières antiterroristes, l'homme est un ressortissant algérien de 29 ans qui réside dans la commune de Cornellà. Il est entré dans le commissariat en criant "Allah akbar" (Dieu est le plus grand, en arabe) avant d'être abattu dans le hall du commissariat. Des agents de police se sont rendus au domicile du suspect. 

 

 

Un an après les attentats de Barcelone

 

Une enquête a été ouverte, mais elle n'a pas établi, à ce stade, d'élément reliant l'assaillant à une éventuelle cellule terroriste, selon Rafael Comas. L'alerte antiterroriste est maintenue pour toute l'Espagne au niveau 4, a annoncé le ministère de l'Intérieur. Le niveau 4, sur une échelle de cinq, correspond à un risque élevé d'attaque.

 

 

L'attaque s'est déroulée juste après le premier anniversaire des attentats jihadistes qui ont fait 16 morts les 17 et 18 août 2017 en Catalogne. Un jihadiste au volant d'une camionnette avait alors foncé dans la foule sur les Ramblas, célèbre avenue touristique du cœur de Barcelone. Quelques heures après, cinq de ses complices avaient visé les vacanciers avec leur véhicule à Cambrils, une station balnéaire au sud de Barcelone, puis les avaient attaqués au couteau avant d'être abattus par la police.

 


23/08/2018
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Franceinfo - le dimanche 19 août 2018

 

 

Acte terroriste à Londres : le conducteur de la voiture-bélier inculpé de tentative de meurtre

 

 

Cet homme d'origine soudanaise habitant à Birmingham comparaîtra lundi devant le tribunal de Westminster, à Londres

 

 

 

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La police scientifique inspecte la Ford Fiesta qui a fauché des piétons faisant trois blessés, à Londres, le 14 août 2018. (DANIEL LEAL-OLIVAS / AFP)

 

 

 

Le Britannique de 29 ans, accusé d'avoir commis mardi un attentat à la voiture-bélier ayant fait trois blessés devant le parlement à Londres, a été inculpé samedi 18 août de "tentative de meurtre", a annoncé la police.

 

 

Salih Khater, un homme d'origine soudanaise habitant à Birmingham et accusé d'avoir précipité son véhicule sur des cyclistes et des policiers, comparaîtra lundi devant le tribunal de Westminster, à Londres, a précisé la police.

 

 

"La police traite cette affaire comme relevant du terrorisme"

 

"Cette inculpation intervient après un incident au cours duquel M. Khater a lancé sa voiture sur un groupe de passants immobiles à l'extérieur du parlement", a indiqué la police de Londres dans un communiqué. "En raison de la méthodologie employée, de l'endroit choisi et du choix présumé de prendre pour cibles des civils et des policiers, la police traite cette affaire comme relevant du terrorisme", a-t-elle précisé.

 

 

Selon la BBC, Salih Khater est arrivé en 2010 comme réfugié au Royaume-Uni, après avoir séjourné en Libye. Il y a poursuivi des études en sciences à Birmingham et obtenu la nationalité britannique. Il aurait également obtenu un permis de l'Autorité de l'industrie de sécurité (SIA) et travaillé comme garde de sécurité à Nottingham (centre).

 

 

Cette attaque présente de nombreuses similitudes avec celle perpétrée en mars 2017 par Khalid Masood, un Britannique converti à l'islam, qui avait fait cinq morts et des dizaines de blessés. Khalid Masood avait percuté des passants avec son véhicule avant de poignarder mortellement un policier devant le parlement, un attentat revendiqué par le groupe jihadiste Etat islamique.

 


21/08/2018
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Franceinfo - le mardi 14 août 2018

 

 

Une voiture fonce sur les grilles du Parlement britannique à Londres et blesse deux personnes, le conducteur arrêté

 

 

L'homme est soupçonné "d'attaque terroriste", explique la police. Aucune arme n'a été retrouvée dans son véhicule

 

 

 

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Des policiers montent la garde à proximité du lieu où une voiture a percuté les grilles du Parlement britannique, à Londres, le 14 août 2018. (HANNAH MCKAY / REUTERS)

 

 

 

Une voiture a foncé sur les grilles du Parlement britannique, à Londres, mardi 14 août, à 7h37 (8h37 heure française). Son conducteur a été interpellé sur place. Il est "soupçonné d'attaque terroriste", indique la police. Il a fait deux blessés légers, qui ont été transportés à l'hôpital, indique le service d'ambulances de Londres.

 

 

La voiture "a percuté plusieurs cyclistes et piétons", rapporte la police. "Nous avons pris en charge deux personnes, pour des blessures qui ne sont pas considérées comme grave", précisent les ambulances de Londres.

 

 

"Nous restons ouverts" à toutes les hypothèses, assurait dans un premier temps la police, quand l'enquête a été confiée à son unité anti-terroriste. Mais, plus tard, elle a précisé que le conducteur était soupçonné "d'attaque terroriste". L'homme d'une vingtaine d'années a été interpellé et placé en garde à vue.

 

 

"Ça avait l'air intentionnel", témoigne une passante

 

"Je me suis retournée et j'ai vu une voiture grise rouler très vite le long de la barrière, peut-être même sur le trottoir", témoigne une passante citée par la BBC"Ça avait l'air intentionnel – la voiture allait vite et en direction des grilles." Un autre témoin a expliqué avoir vu le véhicule "foncer sur un groupe de cyclistes, puis sur la grille du palais de Westminster", selon le journaliste de la BBC sur place.

 


16/08/2018
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Franceinfo - le vendredi 13 juillet 2018

 

 

Ce que prévoit le nouveau plan du gouvernement contre le terrorisme

 

 

Une "cellule spécifique" de 108 personnes sera notamment chargée de suivre les détenus terroristes ou radicalisés à leur sortie de prison

 

 

 

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Le Premier ministre, Edouard Philippe, durant la présentation du plan contre le terrorisme au siège de la DGSI, à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), le 13 juillet 2018. (GERARD JULIEN /

 

 

 

Edouard Philippe a dévoilé, vendredi 13 juillet, un nouveau plan de lutte de 32 mesures contre le terrorisme, lors d'un discours à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). Ce discours intervient d'ailleurs à la veille d'un déplacement à Nice (Alpes-Maritimes) où 86 personnes avaient été tuées dans un attentat, le 14 juillet 2016. Voici les principales mesures annoncées.

 

 

Une cellule chargée de suivre les détenus terroristes ou radicalisés à leur sortie de prison

 

Edouard Philippe a annoncé la création d'une "cellule spécifique" de 108 personnes (d'ici à 2020) chargées de suivre les détenus terroristes ou radicalisés à leur sortie de prison. Cette cellule sera placée au sein de l'unité de coordination de la lutte antiterroriste (Uclat) de la police nationale et associera des policiers antiterroristes et des agents du renseignement pénitentiaire.

 

 

Cette unité de coordination n’aura pas vocation à s’occuper du suivi opérationnel. Sa mission première sera de s’assurer de l’attribution de chaque sortant de prison à un service, affirme Le MondeLa DGSI sera systématiquement désignée, "par principe", pour les sortants poursuivis et condamnés dans le cadre d’affaires de terrorisme. Pour les détenus moins formellement étiquetés, relevant seulement du droit commun, mais présentant des risques de radicalisation, la cellule devra veiller à désigner d’autres entités, comme le service central du renseignement territorial (SCRT, ex-RG).

 

 

Environ 450 détenus terroristes ou radicalisés devraient être libérés d'ici à la fin 2019, selon le Premier ministre.

 

 

La création d'un parquet national antiterroriste

 

Le Premier ministre a confirmé la future création d’un parquet national antiterroriste, annoncé en décembre 2017 par la garde des Sceaux, Nicole Belloubet, puis écarté du projet de réforme de la justice présenté au printemps. La lutte antiterroriste était jusque-là confiée à une section du parquet de Paris. Mais, "nous considérons ensemble qu'il est désormais nécessaire de permettre à un procureur de se consacrer à temps plein à la lutte antiterroriste", a estimé Edouard Philippe.

 

 

Ce parquet dédié bénéficiera d'une équipe de magistrats et de fonctionnaires renforcée. Il ciblera les infractions liées au terrorisme, mais aussi les crimes contre l'humanité et les crimes et délits de guerre, qui concernent les mêmes terrains (Syrie et Irak notamment), les mêmes interlocuteurs (DGSI, DGSE, état-major des armées, etc.) et requièrent le recours aux mécanismes de coopération internationale.

 

 

Edouard Philippe a par ailleurs promis "un véritable maillage territorial anti-terroriste au niveau judiciaire". Pour accroître les moyens technologiques de sécurité, le préfet Renaud Vedel, coordonnateur pour l’intelligence artificielle au ministère de l’Intérieur, fera des propositions d’ici fin 2018. Il devra "dire ce qui est envisageable" en respectant les libertés individuelles, a dit le Premier ministre.

 

 

Une "cellule de profilage" des auteurs d'attaques terroristes

 

Une "cellule de profilage" des auteurs d’attaques terroristes et d’identification des facteurs de passage à l’acte sera constituée. Cette cellule sera interservices. Elle visera notamment à éclairer les processus sous-tendant le basculement d'un ou plusieurs individus dans le terrorisme. "L'ensemble des services travaillaient déjà sur le sujet, mais il s'agit de mutualiser nos forces", a précisé le patron de la DGSI, Laurent Nuñez. Le profilage "n'est pas un exercice simple", a-t-il averti.

 

 

L'exécution des peines anti-terroristes renforcée

 

Pour renforcer l’exécution des peines anti-terroristes, un service spécifique sera créé. Le suivi des personnes sous contrôle judiciaire sera renforcé et le recours à l’assignation à résidence sous surveillance électronique facilité. "Le non-respect du contrôle judiciaire par les personnes mises en examen pour faits de terrorisme entraînera une réponse judiciaire systématique", a-t-il assuré.

 

 

Un "échange d'information" avec les maires, sans consultation directe des fichiers

 

Le chef du gouvernement a ajouté que les maires seraient associés à la prévention de la menace, en écartant la possibilité qu'ils puissent accéder librement aux fichiers spécialisés, comme certains d'entre eux le demandent. En revanche, "dans le cadre d’une convention passée avec les préfets, le procureur et les maires, des informations à caractère confidentiel peuvent être échangées", a-t-il dit.

 


15/07/2018
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Franceinfo - le lundi 2 juillet 2018

 

 

Les autorités belges déjouent un attentat contre un rassemblement en Seine-Saint-Denis, deux personnes inculpées

 

 

Deux Belges d'origine iranienne sont soupçonnés d'avoir voulu attaquer une conférence organisée le 30 juin à Villepinte par les Moudjahidines du peuple iranien (MEK), des opposants au pouvoir de Téhéran

 

 

 

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Le rassemblement organisé par l'opposition iranienne le 30 juin à Villepinte (Seine-Saint-Denis) avait réuni environ 25 000 personnes. (YUSUF OZCAN / ANADOLU AGENCY / AFP)

 

 

 

Ils sont suspectés d'avoir voulu commettre un attentat à la bombe contre le Parc des expositions de Villepinte (Seine-Saint-Denis). Deux Belges d'origine iranienne ont été placés sous mandat d’arrêt par un juge d’instruction d’Anvers pour tentative d’assassinat terroriste et de préparation d'une infraction terroriste, annonce le parquet fédéral belge dans un communiqué.

 

 

Amir S., né le 26 avril 1980, et son épouse Nasimeh N., née le 20 septembre 1984, sont soupçonnés d'avoir voulu attaquer une conférence organisée le 30 juin à Villepinte par les Moudjahidines du peuple iranien (MEK), un parti d’opposition iranien fondé en 1965 et interdit par le gouvernement iranien en 1981. Quelque 25 000 personnes étaient présentes à cette conférence, selon le parquet belge.

 

 

Selon les informations de France 2, les enquêteurs français soupçonnent les services secrets iraniens d'être derrière la préparation de cet attentat.

 

 

Des explosifs retrouvés dans leur voiture

 

Le couple interpellé a été intercepté à bord de son véhicule Mercedes par les unités spéciales de la police de Woluwe-Saint-Pierre. Lors de la fouille de ce véhicule, environ 500 grammes de TATP, un puissant explosif, et un mécanisme de mise à feu ont été découverts dans une petite trousse de toilette, poursuit le parquet fédéral belge.

 

 

Dans le même temps, un complice présumé, Merhad A., né le 31 juillet 1963, a été privé de liberté en France. Deux autres personnes en France ont été remises en liberté après audition, indiquent les autorités belges.

 

 

Selon le parquet fédéral belge, l'attentat a pu être déjoué grâce à la coopération entre les différents services de police et de justice belges, ainsi que les autorités judiciaires françaises (DGSI) et allemandes. Le renseignement américain a également permis leur arrestation, d'après les informations de France 2.

 


09/07/2018
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Franceinfo - le jeudi 28 juin 2018

 

 

Syrie : la société Lafarge mise en examen, notamment pour complicité de crimes contre l'humanité

 

 

L'entreprise est poursuivie pour violation d'un embargo, mise en danger de la vie d'autrui, financement d'une entreprise terroriste et complicité de crimes contre l'humanité. LafargeHolcim "prend acte" de la mise en examen de l'entreprise en France et annonce son intention de faire appel

 

 

 

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(THOMAS SAMSON / AFP)

 

 

 

Convoquée jeudi 28 juin en tant que personne morale, la société Lafarge a été mise en examen dans l'affaire de financement de terrorisme présumé en Syrie, a appris franceinfo de source judiciaire.

 

 

Lafarge SA est poursuivie des chefs de violation d'un embargo, mise en danger de la vie d'autrui, financement d'une entreprise terroriste et complicité de crimes contre l'humanité. Cette mise en examen est conforme aux réquisitions du parquet. La personne morale mise en examen a été placée sous contrôle judiciaire comprenant une caution de 30 millions d'euros.

 

 

LafargeHolcim "prend acte" de la mise en examen de l'entreprise en France et annonce son intention de faire appel. Le groupe reconnaît "un manque de supervision" qui ne lui a "pas permis d'identifier les manquements" survenus en Syrie, mais précise qu'il fera appel "des infractions reprochées" devant la chambre de l'instruction.

 

 

Des fonds versés à des groupes armés dont l'organisation Etat islamique

 

Lafarge SA, la holding actionnaire de la filiale syrienne, était convoquée jeudi devant les juges d'instruction. Lafarge a reconnu avoir versé 13 millions d'euros à des groupes armés, dont l'organisation État islamique, pour faire tourner son usine de Jalabiya (Syrie) en pleine guerre, et au moins jusqu'à sa prise par le groupe terroriste en septembre 2014.

 

 

Les juges n'excluent pas que les fonds versés par le cimentier à Daech aient pu financer les attentats de 2015 à Paris. En janvier dernier, les magistrats ont accepté que l'association Life for Paris, qui regroupe des victimes du 13 Novembre et leurs proches, soit partie civile dans ce dossier.

 

 

Huit cadres déjà mis en examen

 

Huit cadres ou anciens dirigeants de Lafarge sont déjà mis en examen pour avoir financé des groupes terroristes, et/ou pour avoir mis en danger leurs salariés syriens.

 

 

L'association Sherpa, qui a porté plainte, avait demandé aux juges d'aller encore plus loin en poursuivant la personne morale Lafarge SA, pour "financement d'une entreprise terroriste" et "complicité de crimes contre l'humanité". Ce qui a donc été retenu par les juges d'instruction.

 


05/07/2018
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Franceinfo - le jeudi 28 juin 2018

 

 

Les dix membres de l'ultradroite soupçonnés de vouloir attaquer des musulmans en France ont été mis en examen

 

 

Ces dix personnes avaient été interpellées dans la nuit du 23 au 24 juin par les services antiterroristes dans plusieurs lieux en France

 

 

 

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Intervention des forces de l'ordre devant le domicile d'un policier à la retraite interpellé dans le cadre d'un coup de filet visant les membres d'un groupe d'ultradroite, à Tonnay-Charente (Charente-Maritime), le 25 juin 2018.  (XAVIER LEOTY / AFP)

 

 

Dix membres de l'ultradroite soupçonnés de vouloir attaquer des musulmans en France ont été mis en examen, notamment pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle", a annoncé,  jeudi 28 juin, une source judiciaire à France 2 et à l'AFP. Quatre d'entre eux ont été placés en détention provisoire, quatre autres sous contrôle judiciaire. Les deux derniers ont été incarcérés provisoirement en attendant d'être présentés devant le juge des libertés et de la détention.

 

 

Ces neuf hommes et cette femme, âgés de 32 à 69 ans, ont été interpellés dans la nuit de samedi à dimanche, en Corse, dans la Vienne, en Charente-Maritime et en région parisienne. Parmi leurs cibles, ils évoquaient des islamistes sortant de prison ou des mosquées radicales. Certains d'entre eux avaient déjà testé des explosifs. Chez eux, les policiers ont également retrouvé 36 armes à feu, dont 31 sans autorisation. Les autorités craignaient "un passage à l'acte violent, aux contours demeurant toutefois imprécis à ce stade", selon le parquet de Paris.

 

 

Le 13 avril, la section antiterroriste du parquet de Paris avait confié à la DGSI une enquête préliminaire pour association de malfaiteurs terroriste criminelle. L'enquête visait les agissements du groupe "Action des forces opérationnelles" (AFO), auquel les dix mis en examen sont soupçonnés d'appartenir. Leurs interpellations ont eu lieu dans le cadre de l'information judiciaire ouverte le 14 juin.

 


04/07/2018
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Franceinfo - le mercredi 30 mai 2018

 

 

Le groupe Etat islamique revendique l'attaque qui a fait trois morts à Liège

 

 

Un homme a tué deux policières et un étudiant dans cette ville belge, mardi, avant d'être abattu par les forces de l'ordre

 

 

 

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Des fleurs sont déposées devant le commissariat de Liège (Belgique), en hommage aux trois victimes d'une attaque terroriste, le 30 mai 2018. (EMMANUEL DUNAND / AFP)

 

 

Le groupe Etat islamique a revendiqué, mercredi 30 mai, l'attaque qui a fait trois mort à Liège (Belgique). Benjamin Herman a tué deux policières et un étudiant, mardi, avant d'être abattu par les forces de l'ordre. Cet homme était un "soldat de l'Etat islamique", a affirmé Amaq, l'organe de propagande du groupe terroriste, dans un communiqué.

 

 

Agé de 31 ans, Benjamin Herman était incarcéré dans la prison de Marche-en-Famenne et avait été condamné pour vols avec violence, consommation de stupéfiants et rébellion. Selon le ministre de l'Intérieur belge Jan Jambon, il se serait radicalisé en prison. Il bénéficiait d'une permission de sortie au moment de l'attaque.

 

 

Benjamin Herman a poignardé deux policières dans une rue due Liège avant de s'emparer de leurs armes de service et a tiré à plusieurs reprises sur le passager d'une voiture stationnée dans la rue. Il a finalement été abattu par les forces de l'ordre dans l'enceinte d'un lycée où il s'était réfugié.

 


18/06/2018
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