L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

TERRORISME


Franceinfo - jeudi 30 mai 2019

 

 

Explosion à Lyon : le suspect a reconnu avoir prêté allégeance au groupe Etat islamique

 

 

avatar

franceinfoRadio France

 

 

 

Cet étudiant algérien de 24 ans a reconnu, lors de sa garde à vue, avoir prêté allégeance au groupe terroriste

 

 

 

19408775.jpg

 

Les policiers lors de la perquisition du domicile du suspect, le 27 mai 2019 à Oullins. (ROMAIN LAFABREGUE / AFP)

 

 

 

Le principal suspect après l'explosion d'un colis piégé à Lyon a reconnu avoir prêté allégeance à l'organisation terroriste Etat islamique, a appris franceinfo de source proche du dossier jeudi 30 mai, confirmant une information de LCI.

 

 

Le suspect, un étudiant algérien de 24 ans, avait admis son implication dans l'attentat mercredi lors de sa garde à vue. Il avait avoué avoir confectionné et déposé le colis piégé. Il avait également indiqué aux enquêteurs avoir agi seul. 

 

 

 

De nombreuses preuves accumulées

Plusieurs autres éléments avaient été accumulés contre le suspect : l'ADN du jeune homme avait été retrouvé sur un morceau du sac qui contenait la bombe, le vélo utilisé le jour de l'attentat avait été retrouvé dans son appartement et des preuves d'achats de produits entrant dans la composition d'explosifs avaient été découvertes. Par ailleurs, d'après les éléments recueillis par les enquêteurs, l'homme a consulté à plusieurs reprises des sites proches de la mouvance jihadiste. 

 

 

La garde à vue de cet étudiant algérien doit se terminer vendredi. Trois de ses proches, ses parents et son petit-frère, avaient également été placés en garde à vue dans ce dossier. Elles ont été levées "en l'absence d'éléments les incriminant à ce stade", a indiqué le parquet de Paris à franceinfo.

 

 

Le principal suspect, lui, est toujours en garde à vue, qui peut se prolonger jusqu'à vendredi.

 


30/05/2019
0 Poster un commentaire

Franceinfo - le jeudi 15 mars 2019 - mis à jour le 16.03.19

 

 

Attentat de Christchurch : Brenton Tarrant, le suspect inculpé pour meurtre, n'a pas demandé de libération sous caution et reste en prison

 

avatar

Kocila MakdecheLouis SanFrance Télévisions
 

 

 

Brenton Tarrant a comparu samedi devant un tribunal de la ville où il a été inculpé pour meurtre

 

 

 

17206341.jpg

 

Des gerbes de fleurs déposée devant une mosquée à Kilbirnie (Nouvelle-Zélande), le 15 mars 2019. (MARTY MELVILLE / AFP)

 

 

 

 

CE QU'IL FAUT SAVOIR

 

 

Le suspect dans les attentats contre deux mosquées du centre-ville de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, qui a fait 49 morts, est un Australien de 28 ans, Brenton Tarrant, qui a comparu samedi 16 mars devant un tribunal de la ville où il a été inculpé pour meurtre. Portant des menottes et une chemise blanche réservée aux détenus, l'ancien instructeur de fitness et militant d'extrême droite déclaré a écouté impassible le chef d'inculpation porté à son encontre. Il n'a pas demandé à bénéficier d'une libération sous caution et restera en prison jusqu'à sa prochaine comparution devant le tribunal, prévue le 5 avril. Suivez la situation sur franceinfo.fr.

 

 

Trois arrestations. Il s'agit de trois hommes. Ils n'étaient inscrits sur aucun fichier de surveillance, selon la police. L'un d'eux, âgé d'une trentaine d'années, a été inculpé pour "meurtres". Il comparaîtra samedi devant le tribunal de Christchurch. Le Premier ministre australien a annoncé qu'un individu était identifié comme étant un citoyen australien, "terroriste d'extrême droite et violent". Des engins explosifs ont également été retrouvés dans les véhicules des suspects. La police dit ne pas rechercher d'autres suspects.

 

 

Une ville en état de siège. La Nouvelle-Zélande relève à "élever" son niveau d'alerte à la sécurité. En ce jour de prière, la police demande aux musulmans d'éviter les mosquées partout en Nouvelle-Zélande. La municipalité de Christchurch, une ville de 340 000 habitants, a ouvert une ligne téléphonique d'urgence pour les parents inquiets du sort de leurs enfants qui participaient à une marche contre le changement climatique non loin de là. Des bâtiments publics, comme la bibliothèque centrale, sont aussi fermés. 

 

 

Des "actes de violence sans précédent". La Nouvelle-Zélande connaît l'une de ses journées "les plus sombres" après ces attentats "sans précédent", estime la Première ministre. Par ailleurs, Jacinda Ardern appelle à ne pas "partager ou propager ce message de haine" en diffusant les images filmées par un tireur. Les autorités travaillent actuellement à les retirer des réseaux sociaux où elles ont été publiées et partagées. "Il faudra du temps pour guérir et ce soir, nos pensées et nos prières doivent être avec les personnes affectées", a ajouté Jacinda Ardern.

 

 

La France réagit. Dans un tweet, Emmanuel Macron condamne "des crimes odieux" et souligne que "la France se dresse contre toute forme d'extrémisme". Par ailleurs, Christophe Castaner demande aux préfets de "renforcer la surveillance des lieux de culte, par précaution". "Des patrouilles seront assurées à proximité des espaces confessionnels", explique le ministre de l'Intérieur. Il a également affirmé que le suspect de l'attaque n'est "pas connu" en France. 

 


16/03/2019
0 Poster un commentaire

Franceinfo - le mardi 5 février 2019

 

 

Ce que l'on sait de l'agression de deux surveillants par un détenu à la prison de Condé-sur-Sarthe

 

 

 

 

L'homme, suivi pour radicalisation, a utilisé un couteau en céramique qui pourrait avoir été introduit dans la prison par son épouse

 

 

 

17142103.jpg

 

Un hélicoptère est posé devant le centre pénitentiaire de Condé-sur-Sarthe (Orne), le 5 mars 2019. (MAXPPP)

 

 

 

Un caractère "terroriste" qui ne fait "aucun doute", selon la ministre de la Justice. Un détenu a agressé deux surveillants de la maison centrale d'Alençon-Condé-sur-Sarthe (Orne), mardi 5 mars, alors qu'il se trouvait dans une unité de vie familiale avec son épouse. L'homme, suivi pour radicalisation, a utilisé un couteau en céramique. Il a été arrêté dans la soirée dans un assaut du Raid, avec sa compagne. Cette dernière, grièvement touchée, a succombé à ses blessures. Voici ce que l'on sait de l'agression de la matinée.

 

 

 

Que s'est-il passé ?

L'agression s'est déroulée mardi vers 9h45. Michaël Chiolo, détenu à la prison d'Alençon-Condé-sur-Sarthe, a attaqué deux surveillants à l'aide d'un couteau en céramique en criant "Allah Akbar", selon des témoignages rapportés par le parquet de Paris. Il se trouvait depuis lundi avec son épouse dans une unité de vie familiale (UVF), une sorte de parloir amélioré ressemblant à un petit appartement équipé d'un coin-cuisine, dans lequel les détenus peuvent passer entre 6 et 72 heures avec leur famille.

 

 

Selon une source syndicale, les faits se sont produits lorsque les surveillants sont venus lui signifier la fin de son placement en UVF. Lors d'un point-presse, la ministre de la Justice Nicole Belloubet a au contraire indiqué que les surveillants avaient été appelés dans l'UVF à la demande du détenu. Une source proche du dossier précise que la femme a simulé un malaise, prétextant être enceinte, pour faire venir un agent pénitentiaire. Selon les informations de France Télévisions, c'est elle qui aurait donné le premier coup de couteau au surveillant.

 

 

"C'est vraiment une tentative d'assassinat. Il y avait du sang partout. L'unité de vie familiale était un champ de bataille. Un des surveillants a perdu connaissance à un moment", a indiqué Alassanne Sall, du syndicat FO-pénitentiaire. Le détenu s'est ensuite retranché dans l'unité avec son épouse, pendant une dizaine d'heures, jusqu'à l'assaut. Il a ensuite été hospitalisé du fait de blessures "sans gravité", selon le parquet de Paris.

 

 

Quel est l'état de santé des surveillants ?

"Je suis heureuse de savoir que les deux surveillants ne sont pas en danger", a déclaré Nicole Belloubet lors d'un point-presse en début d'après-midi, en soulignant qu'ils avaient "subi une attaque terrible".

 

 

Le surveillant le plus grièvement blessé a été touché à l'intestin et au rein. Il a été opéré dans la journée et son état était rassurant en début de soirée, selon une source proche du dossier. L'autre surveillant, avec des morceaux de lame dans l'omoplate et la mâchoire, devait être opéré dans la soirée, précise France Bleu Picardie.

 

 

 

Quel est le passé judiciaire de l'assaillant ?

Michaël Chiolo, âgé de 27 ans, était "un détenu de droit commun, placé au regard de ses antécédents dans l'un des établissements les plus sécuritaires du pays", a indiqué Nicole Belloubet. Arrivé dans l'établissement en mars 2017, l'homme purgeait une peine de trente ans de réclusion criminelle pour "arrestation, enlèvement, séquestration suivie de mort et vol avec arme", et d'un an d'emprisonnement pour "apologie publique d'acte de terrorisme".

 

 

>> Qui est Michaël Chiolo, l'agresseur présumé de deux surveillants à la prison de Condé-sur-Sarthe ?

 

 

Avec un complice, ils avaient été condamnés en décembre 2015 en appel à Nancy pour avoir étouffé un homme de 89 ans, après l'avoir séquestré et "momifié" à son domicile près de Metz en 2012. Originaires de Saint-Avold (Moselle), les deux hommes s'étaient rendus le 17 avril 2012 au domicile de Roger Tarall, 89 ans, à Montigny-lès-Metz, pour le cambrioler. Sur son lit, le vieil homme avait été ligoté et bâillonné, son visage emballé dans des bandes médicales, tandis que les voleurs procédaient à la fouille de son appartement. Le corps de la victime, morte par asphyxie, avait été découvert le lendemain sur son lit.

 

 

En novembre 2015, alors qu'il était déjà incarcéré à Mulhouse dans l'attente de son jugement en appel, Michaël Chiolo avait été condamné à un an de prison ferme pour avoir demandé à ses codétenus de "rejouer" l'attaque du Bataclan dans la cour de la maison d'arrêt. "Après Paris, j'aurais continué en province", aurait dit le jeune homme à un codétenu, selon des propos rapportés par les surveillants de la maison d'arrêt. Il est libérable en 2038.

 

 

 

Etait-il suivi pour radicalisation ?

Selon nos informations, le détenu était fiché FSPRT (fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste). Converti à l'islam, il se serait radicalisé en prison. On ne sait pas s'il était détenu au sein de l'unité réservée aux détenus radicalisés.

 

 

La ministre de la Justice a affirmé que le caractère "terroriste" de l'attaque ne faisait "aucun doute". La section antiterroriste du parquet de Paris a donc été saisie, et le procureur de Paris, Rémy Heitz, s'est rendu sur place. L'enquête a été confiée à la sous-direction de l'antiterrorisme (Sdat), qui mène les investigations conjointement avec la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et la direction interrégionale de la police judiciaire de Rennes.

 

 

Quelles sont les zones d'ombre de l'enquête ?

Nicole Belloubet a elle-même reconnu qu'il faudrait, "à froid, tirer toutes les conséquences de cette attaque terroriste". L'enquête devra tout d'abord déterminer comment l'homme a pu se procurer ce couteau en céramique. La ministre a exclu que cet objet ait pu se trouver parmi le matériel de cuisine disponible au sein de l'unité de vie familiale. Elle a revanche suggéré que le couteau ait pu être apporté par l'épouse, rappelant que les portiques sous lesquels passent les visiteurs ne détectent pas les objets en céramique.

 

 

La ministre de la Justice s'est également demandé si "toutes les ressources du renseignement pénitentiaire" ont bien été "mobilisées" dans cette affaire, et si les surveillants qui sont venus rejoindre le détenu "étaient parfaitement équipés". Outre l'enquête ouverte par le parquet antiterroriste, une enquête administrative de la Chancellerie tentera également de répondre à ces questions. Trois personnes ont été placées en garde à vue mardi soir.

 


06/03/2019
0 Poster un commentaire

Franceinfo - le vendredi 22 février 2019

 

 

Mort de Fabien Clain : quels sont les principaux jihadistes pistés par la justice française ?

 

 

avatar
franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

 

Plusieurs sont aux mains des forces kurdes et pourraient être remis prochainement à la France

 

 

 

17073463.jpg

Des hommes identifiés comme des combattants du groupe terroriste Etat islamique dans un camion, le 20 février 2019, à Baghouz (Syrie). (BULENT KILIC / AFP)

 

 

 

Vétérans, propagandistes, recruteurs... Alors que le jihadiste français Fabien Clain a été tué, mercredi 20 février, et que son frère Jean-Michel est gravement blessé, d'autres figures françaises restent dans le collimateur de la justice. 

 

 

Plusieurs Français font ainsi partie des quelque 900 jihadistes étrangers aux mains des Unités de protection du peuple (YPG), branche armée du mouvement kurde en Syrie. Et certains pourraient bientôt être remis aux autorités françaises.

 

 

 

Thomas Barnouin, 37 ans, le vétéran du jihad

Objet d'un mandat de recherche, Thomas Barnouin a été arrêté en décembre 2017 par les YPG, avec cinq autres jihadistes français qui prétendaient fuir l'organisation terroriste Etat islamique (EI) en déroute.

 

 

 

17073439.jpg

 

Une photo de Thomas Barnouin, diffusée le 10 janvier 2018 par les Unités de protection du peuple (YPG),

branche armée du mouvement kurde en Syrie. (YPG PRESS OFFICE / AFP)

 

 

 

Cet Albigeois s'est converti à l'islam vers l'an 2000. Il est apparu dans la filière dite d'Artigat, du nom d'un village en Ariège, lieu de réunion d'une importante nébuleuse jihadiste, dans laquelle ont gravité Mohamed Merah, auteur des tueries de Toulouse et Montauban en 2012, et les frères Clain, les deux voix dans la vidéo de revendication des attentats du 13-Novembre par l'EI. Condamné à cinq ans de prison en 2009 dans le cadre du procès sur cette filière, tout comme Fabien Clain, après une première tentative pour rejoindre le jihad en Irak, il est reparti en Syrie avec sa femme et ses enfants, vraisemblablement en février 2014.

 

 

 

Adrien Guihal, 33 ans, voix de l'attentat de Nice

Capturé en mai 2018 par les Forces kurdes à Raqqa, considérée un temps comme la capitale de l'EI en Syrie, Adrien Guihal avait rejoint la région trois ans plus tôt et faisait depuis l'objet d'une enquête préliminaire en France. Il a été identifié comme la voix qui a revendiqué l'attentat de Nice le 14 juillet 2016. Cette revendication de l'EI a été jugée opportuniste.

 

 

 

17073407.jpg

 

Une photo diffusée d'Adrien Guihal, diffusée par les Forces démocratiques de Syrie le 24 mai 2018. (SYRIAN DEMOCRATIC FORCES / AFP)

 

 

 

Connu sous le nom d'Abou Oussama Al-Faransi, il a œuvré au sein des organismes médiatiques de l'organisation, dont l'agence de propagande Amaq. C'est aussi par sa voix que l'EI a revendiqué l'assassinat d'un couple de policiers en juin 2016 à Magnanville (Yvelines).

 

 

Il avait été arrêté en 2008 pour un projet d'attentat contre les renseignements généraux à Paris. A sa sortie de prison en 2012, celui qui se faisait aussi surnommer Hamza avait codirigé un garage automobile dans le Val-d'Oise fréquenté par d'autres islamistes.

 

 

 

Emilie König, 34 ans, la Bretonne qui recrutait pour l'EI

Retenue au camp de Roj, dans le nord de la Syrie, avec d'autres femmes et des enfants, elle est accusée d'avoir recruté pour l'EI et appelé à commettre des attaques en Occident. Régulièrement apparue dans des vidéos de propagande, elle avait été placée par l'ONU sur sa liste noire des combattants les plus dangereux.

 

 

 

14094595.jpg

 

Capture d'écran d'une vidéo diffusée le 8 janvier 2018, montrant la Française Emilie König. (YPG PRESS OFFICE / YOUTUBE)

 

 

 

Au printemps 2012, elle refuse de retirer son niqab au tribunal et provoque une altercation qu'elle diffuse sur YouTube. Dans la foulée, elle laisse ses deux enfants en France et rejoint son nouveau compagnon en Syrie, où elle aura trois autres enfants.

 

 

 

Hayat Boumedienne, 30 ans, épouse d'Amedy Coulibaly

Hayat Boumedienne est accusée d'avoir participé à des escroqueries aux véhicules afin de financer les projets terroristes d'Amedy Coulibaly, qu'elle a épousé religieusement. Elle a été renvoyée aux assises dans ce dossier en son absence.

 

 

 

6063153.jpg

 

Photo d'Hayat Boumeddiene diffusée le 9 janvier 2015 par la police française. (POLICE FRANCAISE / AFP)

 

 

 

Omar Diaby, 42 ans, jihadiste rallié à Al-Qaïda

Surnommé "Omar Omsen", Omar Diaby, né à Dakar (Sénégal) vers 1976, est visé par un mandat d'arrêt. Il est considéré comme le recruteur de dizaines de jihadistes. La katiba (cellule combattante) qu'il commande, un temps estimée à une trentaine de jeunes Français, la plupart originaire comme lui de la région de Nice, a prêté allégeance au Front al-Nosra, la branche syrienne d'Al-Qaïda. Cet ancien délinquant affirme combattre l'armée syrienne à l'écart de l'EI.

 

 

En août 2015, il avait fait circuler l'annonce de sa mort "afin de pouvoir sortir de Syrie pour subir une importante opération chirurgicale dans un pays voisin", sans être repéré par les services de renseignements, avait-il expliqué dans une interview à France 2 neuf mois plus tard.

 

 

 

9200831.jpg

 

VIDEO. Complément d'enquête. Omar Omsen légitime l'attentat contre "Charlie Hebdo" (COMPLÉMENT D'ENQUÊTE/FRANCE 2)

 

 

 

S'il n'est pas directement soupçonné d'avoir organisé des attentats, Omar Diaby n'en a pas moins approuvé celui contre la rédaction de Charlie Hebdo. "Ceux qui ont insulté le prophète ont été exécutés. Il fallait faire ce que les frères Kouachi ont fait. J'aurais voulu être choisi pour faire cela", avait-il déclaré.

 

 

 

Abdelilah Himich, 29 ans, le légionnaire

"Le sort de l'ex-légionnaire Abdelilah Himich est également incertain", relève Le JDD de son côté. Né le 16 novembre 1989, ce ressortissant marocain, originaire de Lunel (Hérault), a servi dans la Légion étrangère en Afghanistan pendant six mois. "En 2010, il a déserté l'armée, s'est radicalisé et est devenu l'émir d'un petit groupe de personnes qui sont partis en Syrie", précise l'hebdomadaire. Il a rejoint les rangs de l’EI en Syrie en février 2014, où il aurait dirigé une brigade "forte de trois cents combattants", selon  Le Monde.

 

 

 

Surnommé "Abdel le légionnaire" et Abou Souleyman Al-Faransi (le Français), il a eu des responsabilités opérationnelles dans les combats en Syrie et aurait pris part à la formation du commando responsable des attentats de Paris puis de Bruxelles. Les services de renseignement américains le décrivent comme "responsable des opérations extérieures de l'Etat islamique". Aujourd'hui, on ne sait pas s'il est mort ou s'il a été fait prisonnier par les Kurdes sans que son identité n'ait été connue. 

 


22/02/2019
0 Poster un commentaire

Franceinfo - le mardi 12 février 2019

 

 

Sept mosquées ont été fermées depuis l'entrée en vigueur de la loi antiterroriste en 2017

 

 

 

Les fermetures administratives de lieux de culte sont l'une des quatre grandes dispositions de la loi sur la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme

 

 

 

17016231.jpg

 

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, le 12 février 2019, à l'Assemblée nationale à Paris. (JACQUES DEMARTHON / AFP)

 

 

 

Un premier bilan. Sept mosquées ont fait l'objet d'une fermeture administrative en France depuis l'entrée en vigueur de la loi sur la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme (Silt) en novembre 2017, a indiqué le ministère de l'Intérieur, mardi 12 février.

 

 

Les fermetures administratives de lieux de culte sont l'une des quatre grandes dispositions de ce texte de loi, vivement dénoncé par les défenseurs des libertés publiques. Ces derniers ont vu une transposition dans le droit commun de mesures d'exception, autorisées dans le cadre de l'état d'urgence.

 

 

 

Un "bilan positif"

Devant la commission des lois de l'Assemblée nationale en charge du contrôle parlementaire de ce texte controversé, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner et son secrétaire d'État Laurent Nuñez ont dressé un "bilan positif" de son application. "Les outils créés ont été utilisés à bon escient et ont eu des effets utiles", a plaidé Christophe  Castaner.

 

 

Ainsi, sur les fermetures de mosquées accusées de faire "l'apologie du terrorisme, de la haine ou de la discrimination", Laurent Nuñez s'est félicité de "viser juste" en soulignant que chaque décision des préfets avait été validée par la justice en dépit de recours systématiques devant les tribunaux. "Les notes de renseignement montrent un profond changement dans les quartiers où les mosquées ont été fermées", a encore commenté le secrétaire d'État.

 


13/02/2019
0 Poster un commentaire

Franceinfo - le vendredi 21 décembre 2018

 

 

Arrestation de Peter Cherif : "C'est une capture très importante, d'un vétéran du jihadisme"

 

 

 

Peter Cherif, alias Abou Hamza, avait rejoint Al-Qaïda au Yémen, où il était "cadre moyen", a expliqué le spécialiste Abdelasiem El Difraoui

 

 

 

16705351.jpg

 

 Le jihadiste français Peter Cherif, lors du début de son procès à Paris, le 26 janvier 2011.  (BENOIT PEYRUCQ / AFP)

 

 

 

Le jihadiste Peter Cherif est "un vétéran du jihadisme", qui avait "rejoint Al-Qaïda au Yémen, où il était cadre moyen. Il a été très longtemps sous les radars des services français", a expliqué vendredi 21 décembre sur franceinfo Abdelasiem El Difraoui, politologue, spécialiste du jihadisme et qui a rencontré des proches de Peter Cherif. Ce dernier a été arrêté à Djibouti, c'est un proche des frères Kouachi. "C'est une capture très importante parce qu'il a été responsable de beaucoup de relations internationales" pour Al-Qaïda.

 

 

 

franceinfo : Qui est Peter Cherif, dont vous avez rencontré les proches, et qui vient d'être arrêté ?

 

 

Abdelasiem El Difraoui : C'est un vétéran du jihadisme, mais ce n'est pas un jihadiste de la première génération. La première génération, c'est le combattant de l'Afghanistan, comme la génération d'Oussama Ben Laden et de ses compagnons, qui sont aujourd'hui incarcérés, pour la plupart, ou morts. Peter Cherif, c'est clairement la deuxième ou troisième génération du jihadisme. Il s'est radicalisé vers 2005 à travers la filière des Buttes-Chaumont, parallèlement à la guerre en Irak, la guerre contre Saddam Hussein. Il était très proche des frères Kouachi dans le sens où c'était toute une orbite aux Buttes-Chaumont autour de Farid Benyettou, autoproclamé émir du groupe qui aujourd'hui est soi-disant repenti.

 

 

 

Comment Peter Cherif bascule-t-il dans une idéologie radicale ?

 

 

Il est d'origine afro-caribéenne et tunisienne. Il avait traversé une grande crise d'identité et était dégoûté par les images de la souffrance des enfants irakiens. Il s'enfermait pendant des heures dans sa chambre pour regarder des vidéos. Il avait déjà eu affaire à la justice et essayait de se racheter avec cette idéologie mensongère. Pour sa mère, c'est Farid Benyettou qui l'a entraîné dans le jihadisme en lui disant que s'il voulait se sauver, il devait devenir jihadiste, aller vers la "vraie foi" pour que ses péchés soient pardonnés. Dans l'interview que j'ai faite de sa copine, elle explique que même une affiche dans la rue où on voyait une femme en bikini était pour lui devenu péché. Il s'est peu à peu éloigné de sa copine par peur de pécher. Au début, il avait une relation normale et peu à peu il a exigé de sa copine qu'elle se mette de l'autre côté de la pièce, que sa mère soit présente quand ils se voient et puis il a rompu. C'était vraiment un processus psychologique.

 

 

 

Le croyez-vous capable de commanditer, d'organiser un attentat comme celui de janvier 2015 ?

 

 

Il a peut-être co-organisé l'attentat. Je ne pense pas que lui-même l'ait organisé. Il ne s'est jamais joint à l'État islamique. Suite à une arrestation d'abord en Syrie, à un procès en France, il a disparu et il a rejoint Al-Qaïda au Yémen, où il était cadre moyen. Il a été très longtemps sous les radars des services français. Depuis deux semaines, les gens du service me disaient que l'étau se resserrait autour de Peter. C'est une capture très importante parce que comme cadre moyen, il a été responsable de beaucoup de relations internationales. Il a aussi servi comme intermédiaire d'Al-Qaïda pour la libération des otages français détenus au Yémen.

 

 

 

 

Attentat contre "Charlie Hebdo" : qui est le jihadiste français Peter Cherif, l'ami des frères Kouachi arrêté à Djibouti ?

 

 

 

Ce proche des auteurs de l'attentat contre "Charlie Hebdo", le 7 janvier 2015, a été arrêté dimanche à Djibouti

 

 

 

 

Il est connu comme l'un des amis proches des frères Saïd et Cherif Kouachi, qui ont tué 12 personnes dans l'attentat contre Charlie Hebdo, le 7 janvier 2015. Le jihadiste français Peter Cherif a été arrêté à Djibouti, dimanche 16 décembre. L'homme est également connu sous le pseudonyme d'Abou Hamza. Une source judiciaire précise néanmoins qu'il "n'est pas, à ce stade, retenu dans le cadre d'une procédure judiciaire française", mais le parquet de Paris "suit avec attention l'évolution de sa situation".

 

 

 

"C'est une très bonne nouvelle, a réagi la ministre des Armées, Florence Parly, vendredi matin sur RTL. Cela prouve que la lutte contre le terrorisme est une action de longue haleine." De la filière jihadiste des Buttes-Chaumont au Yémen, qui est Peter Cherif ? 

 

 

 

 

De la petite délinquance à la radicalisation à Paris

 

Peter Cherif passe sa jeunesse dans le 19e arrondissement. Son père meurt dans un accident de la route alors que le garçon n'a que 14 ans, rapporte Paris Match. Au fil des années, il tombe dans la petite délinquance, et est accusé de plusieurs braquages et vols à main armée. Selon L'Express, adolescent, il est incarcéré six mois à la prison de Fleury-Mérogis (Essonne). 

 

 

 

Le jeune homme rencontre les frères Saïd et Cherif Kouachi dans son quartier du 19e arrondissement de Paris, près du parc des Buttes-Chaumont, à la fin des années 1990, rappelle Le Figaro. Peter Cherif multiplie les petits boulots et passe peu à peu de la délinquance de droit commun à la radicalisation. En 2003, la guerre en Irak l'interpelle, et le jeune Français commence à suivre les discours religieux de Farid Benyettou, relate France Inter. Ce dernier est au cœur de la filière des Buttes-Chaumont, dont le but est d'envoyer des jihadistes en Irak. Peter Cherif l'intègre, tout comme les frères Kouachi

 

 

 

Sa mère évoque un véritable "lavage de cerveau" à l'époque, relève L'Express"J'ai eu l'impression qu'il suivait aveuglément des personnes qui l'avaient lobotomisé", raconte également son amie Barbara. Peter Cherif force, entre autres, sa mère à prier cinq fois par jour, et regarde des vidéos de combats jihadistes. A 22 ans, en 2004, il décide de partir en Irak. 

 

 

 

 

Dans les rangs d'Al-Qaïda en Irak

 

Selon France Inter, Peter Cherif a assuré à ses proches qu'il partait étudier l'arabe et le Coran en Syrie. Il franchit en réalité la frontière irakienne à l'été 2004, pour combattre les troupes américaines, précise L'Express. Sa disparition est signalée par ses proches à l'ambassade de France en Syrie au mois d'octobre.

 

 

 

Pendant plusieurs mois, le Français combat sous les directives d'Abou Moussab al-Zarkaoui, l'un des responsables d'Al-Qaïda en Irak, relate L'Express. Blessé par des éclats de mortier au visage et à la jambe, d'après le magazine, il est arrêté en décembre 2004 à Falloujah, dans le centre de l'Irak.

 

 

 

Peter Cherif est détenu dans le sud du pays, puis rejoint la prison d'Abou Ghraib, non loin de la capitale irakienne. Il y restera un an, selon L'Union. Condamné à 15 ans de prison, il est ensuite incarcéré à la prison de Badoush, près de Mossoul, dans le nord du pays, à une centaine de kilomètres de la frontière syrienne. Le jihadiste parvient à s'y échapper avec 150 autres détenus en mars 2007, lors de l'attaque de la prison par un commando. Il se rend en Syrie, son point de départ, et signale aux autorités françaises qu'il s'y trouve. Peter Cherif est alors extradé et arrive sur le sol français en février 2008. 

 

 

 

 

Un procès, puis la fuite vers le Yémen

 

De retour en France, Peter Cherif est incarcéré pendant 18 mois, puis libéré. D'après L'Union, il suit ensuite une formation "transport de marchandises" à l'auto-école de Dammartin-en-Goële (Seine-et-Marne) – où aura lieu l'assaut contre les frères Kouachi, le 9 janvier 2015. Interrogé par L'Union, son formateur relate que plusieurs élèves avaient été séduits par le discours de Peter Cherif sur l'islam. "Tout ce qui ne correspondait pas à l’idée qu’il s’était fait de la vie, par rapport au Coran, était à proscrire, à bannir, à détruire", raconte-t-il. Il l'a même entendu dire, en pleine formation, qu'il souhaitait passer l'autorisation de transport de matières dangereuses, "pour faire sauter une citerne de gaz dans Paris"

 

 

 

Début 2011, Peter Cherif est jugé dans le cadre de son appartenance à la filière des Buttes-Chaumont. Lors de sa comparution, le jihadiste évoque simplement "une pratique [de la religion] très proche des textes" et assure que son départ pour l'Irak a été un "coup de tête" face à la situation du peuple irakien. "C'est une période que j'essaie d'oublier", assure-t-il alors. Il ne se présente pas pour le dernier jour de son procès, en mars 2011. Il est condamné à cinq ans de prison et disparaît. Peter Cherif s'enfuit au Yémen, où il invite les frères Kouachi quatre mois plus tard, d'après Le Figaro. Le jihadiste, qui rejoint les rangs d'Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa), compte les entraîner au tir. 

 

 

 

 

En lien avec les attentats de janvier 2015 ? 

 

En avril 2012, Peter Cherif est élevé au rang de cadre d'Al-Qaïda dans la péninsule arabique. Les services de renseignement français le soupçonnent alors "d'organiser, depuis le Yémen, une filière d'acheminement de jihadistes susceptible d'impliquer" Cherif Kouachi. Ce dernier est présenté comme "l'un des contacts en France" du jihadiste. Courant 2012, des courriels sont échangés entre le Yémen et un cybercafé voisin de l'appartement de Cherif Kouachi. La police enquête également sur des recherches menées par ce dernier, "sur une éventuelle colocation d'une chambre dans la ville d'Al Jouf" (Arabie saoudite), le fief d'Aqpa. 

 

 

 

Après l'attentat contre Charlie Hebdo en janvier 2015, Peter Cherif est inscrit sur la liste noire des "combattants terroristes étrangers". Mais, à ce stade, il n'est pas "retenu dans le cadre de la procédure judiciaire française", précise une source judiciaire, qui rappelle qu'il n'est pas non plus "visé par un mandat d'arrêt". Le parquet de Paris a annoncé ce vendredi qu'il requérait, à l'issue de l'enquête sur les attentats de janvier 2015, le renvoi de 14 personnes devant une cour d'assises spéciale. Peter Cherif n'en fait pas partie. 

 

 

 

"Ce type ne doit pas une nouvelle fois passer entre les mailles du filet judiciaire", a réagi sur franceinfo Gérard Chemla, avocat de nombreuses victimes du terrorisme. "On sait que c'est un terroriste français, on sait qu'il avait demandé que cet attentat ait lieu, assure-t-il. Le débat qu'on va avoir, c'est de savoir si la justice a les moyens de le confondre." Et de préciser : "Il va falloir que les juges se posent la question de savoir si on a des éléments qui permettent de [le] rattacher avec solidité à ce dossier-là."

 

 


21/12/2018
0 Poster un commentaire

Franceinfo - le dimanche 16 décembre 2018

 

 

Attentat de Strasbourg : une cinquième victime a succombé à ses blessures

 

 

 

 

L'attentat a également fait onze blessés, dont certains toujours dans un état grave

 

 

 

16674119.jpg

 

Des passants déposent des fleurs et des bougies sur le mémorial improvisé place Kléber en mémoire des victimes de l'attentat de Strasbourg, le 16 décembre 2018. (SEBASTIEN BOZON / AFP)

 

 

 

Le bilan de l'attentat de Strasbourg s'est encore alourdi, dimanche 16 décembre. Une cinquième victime est morte dans l'attaque terroriste perpétrée mardi soir par Cherif Chekatt, selon la préfecture du Bas-Rhin. Le parquet de Paris a confirmé la mort de de cette victime de nationalité polonaise. L'attentat a également fait onze blessés, dont certains toujours dans un état grave.

 

 

Hommage aux victimes à Strasbourg

Dimanche, l'heure était au recueillement à Strasbourg où des centaines de personnes émues se sont réunies pour rendre hommage aux victimes. Du côté de l'enquête, un membre de l'entourage de Cherif Chekatt, qui faisait partie des sept personnes interpellées après l'attentat mardi soir, était toujours entendu dimanche par les services antiterroristes.

 

 

Mardi soir, Cherif Chekatt a pénétré dans le centre historique de Strasbourg, armé d'un pistolet et d'un couteau et a attaqué des passants à plusieurs endroits, avant de parvenir à s'enfuir. Après 48 heures de traque, il a été tué par des policiers jeudi soir dans une rue du quartier du Neudorf, au sud du centre-ville.

 


17/12/2018
0 Poster un commentaire

Franceinfo - le jeudi 13 décembre 2018

 

 

Attentat de Strasbourg : ce que l'on sait de l'opération dans laquelle Cherif Chekatt a été abattu

 

 

avatar
franceinfoFrance Télévisions

 

 

 

Après deux jours de cavale, Cherif Chekatt a été tué jeudi soir par les forces de l'ordre à Strasbourg

 

 

 

16657831.jpg

 

Des forces spéciales dans le quartier de la Meinau après l'assaut qui a permis de neutraliser Cherif Chekatt à Strasbourg, le 13 décembre 2018.  (CHRISTIAN HARTMANN / REUTERS)

 

 

 

Sa cavale est terminée. Cherif Chekatt a été tué lors d'une opération des forces de l'ordre, jeudi 13 décembre dans la soirée, à Strasbourg. Cela faisait deux jours que le suspect de l'attaque du marché de Noël, mardi soir, était introuvable. 

 

 

>> "Nous sommes soulagés" : suivez les réactions après l'annonce de la mort de Cherif Chekatt, dans notre direct

 

 

 

Il s'était réfugié dans le sud de Neudorf 

Après avoir semé la mort et la terreur en plein centre-ville de Strasbourg, Cherif Chekatt s'était réfugié à Neudorf, où les forces de l'ordre avaient perdu sa trace mardi soir, selon des sources policières à franceinfo. Il avait emprunté un taxi pour se rendre dans ce quartier. "Tu sais que ce que j'ai fait ? J'ai tué des gens", a-t-il alors expliqué au chauffeur, à qui il a laissé la vie sauve, avant de disparaître. 

 

 

Les enquêteurs étaient convaincu que l'homme était resté dans les parages, et ont mené dans la journée de jeudi une importante opération policière dans ce quartier, rappelle France 3 Grand Est. "Dans l’après-midi, on a eu des infos selon lesquelles il se trouvait dans le secteur du quartier Neudorf, raconte à franceinfo Fabrice Poli, secrétaire régional Grand Est du syndicat Alliance. Des témoins nous ont appelés pour nous dire qu'ils avaient vu un homme passant de jardin en jardin". Selon une source proche de l'enquête, une femme a ainsi appelé jeudi après-midi le numéro signalé dans l'appel à témoins pour informer de la présence d'un homme qui ressemblait au fugitif et qui était blessé au bras. D'après les informations de France 3, des traces de sang sont également découvertes sur un grillage. 

 

 

"Un très gros dispositif a alors été mis en place rue Epinal et rue Belfort, poursuit Fabrice Poli. Malheureusement, toutes les vérifications effectuées n’ont pas permis de le localiser mais nous avons maintenu une surveillance discrète, appuyée dans le quartier."

 

 

 

Il a ouvert le feu contre des policiers 

La surveillance est alors complétée par un hélicoptère. Ce dernier "a permis de vérifier une info selon laquelle un homme était présent dans un cabanon, rue du Doubs. Dans la foulée le dispositif s'est remis en place entre 19 et 20h, avec notamment les colonnes du Raid et de la BRI", assure Fabrice Poli. Cherif Chekatt "décide de quitter sa cache" et "commence à progresser", selon le récit du syndicaliste. Cherif Chekkat a trahi sa cachette en sortant d'un bâtiment, a confirmé Christophe Castaner lors d'un premier point-presse après cette opération. Le suspect a croisé, vers 21 heures, un équipage de police composé de trois fonctionnaires de la police nationale, qui passait rue du Lazaret.

 

 

"Ils ont aperçu un individu qui déambulait sur la voie publique, au niveau du 74, rue du Lazaret. Cet individu correspondait au signalement de la personne recherchée depuis mardi soir", a indiqué le ministre de l'Intérieur.

 

 

Visiblement fébrile et aux abois, Cherif Chekatt a tenté de rentrer dans un immeuble pour se cacher dans les parties communes. "Mes collègues voient quelqu'un qui essaie de rentrer dans un immeuble sans vraiment y parvenir, et se disent 'Bon, on va contrôler'. Ils arrivent vers lui, lui disent 'Bonjour Monsieur, Police nationale'. Ils se retourne, tire en direction de mes collègues, sans les toucher", retrace Emmanuel Georg, membre du syndicat Unité SGP police. "C’était une bête blessée, son intention était de mourir de martyr et d’essayer de tuer", analyse Fabrice Poli.

 

 

 

Il a été abattu par un tir de riposte 

En ripostant, les policiers ont abattu Cherif Chekatt. "J’ai entendu un tir et, un dixième de seconde plus tard, cinq ou six tirs simultanés, ça a duré deux secondes en tout", témoigne un riverain interrogé par franceinfo.

 

 

Aucun policier n'a été blessé lors de l'échange de tirs. Sur des photos prises du corps, on le voit gisant sur un trottoir, une arme de poing à ses côtés. Le procureur de la République a depuis formellement identifié Cherif Chekatt. "Il faut souligner le sang froid de ces policiers, ils ont fait un travail extraordinaire, salue Fabrice Poli. Ils sont assez choqués quand même. Ils ont bénéficié d’un soutien psychologique, et ont été débriefés par la PJ."

 

 

 

 

L'enquête se poursuit 

"Evidemment, l'enquête se poursuit", a expliqué Christophe Castaner, qui s'est rendu dans la soirée sur place, dans le sud de Neudorf, pour rencontrer les policiers présents et rendre hommage aux victimes. "Il n'y a pas d'indication aujourd'hui qui nous fait penser qu'il y aurait eu des complices, a-t-il précisé, mais l'enquête se poursuit, elle se poursuivra jusqu'au bout pour que toute la vérité soit faite et que pour toute la sécurité liée à cette enquête soit garantie aux Français."

 

 

"La stratégie de la police, c’était de lui couper toute aide possible et manifestement, il n’est pas parvenu à bénéficier d’une aide", assure Fabrice Poli qui poursuit : "tout laisse à penser qu'il se terrait dans le quartier du Neudorf depuis la commission des faits".

 

 

Un des frères du tireur a été interpellé en Algérie, ont indiqué des sources proches de l'enquête à France 3, confirmant une information du Parisien. Il est la seule personne de son entourage à apparaître comme radicalisée.

 


14/12/2018
0 Poster un commentaire

Franceinfo - le jeudi 13 décembre 2018 - mis à jour le 14.12.18

 

 

Attentat de Strasbourg : Cherif Chekatt était un "soldat" de l'Etat islamique, selon l'agence de propagande du groupe islamique

 

 

 

Selon l'agence Amaq, son attaque de mardi dans le quartier du marché de Noël de la capitale alsacienne répondait "à des appels à cibler des citoyens des pays de la coalition" internationale qui combat l'Etat islamique en Syrie et en Irak

 

 

 

16653751.jpg

 

La fiche d'appel à témoins de Cherif Chekatt. (FRANCE 3)

 

 

 

L'auteur de l'attentat au marché de Noël de Strasbourg, qui a fait trois morts et treize blessés mardi 11 décembre, est un "soldat" du groupe Etat islamique (EI), a annoncé jeudi 13 décembre son média de propagande Amaq.

 

 

Selon ce communiqué, cité par le groupe de surveillance des réseaux extrémistes SITE, Cherif Chekatt "faisait partie des soldats de l'Etat islamique et il a mené cette opération en réponse à l'appel à viser les citoyens (des pays) de la coalition internationale", qui combat l'EI en Syrie et en Irak. Le groupe EI lance des appels réguliers à viser les pays, dont la France, qui sont membres de cette coalition dominée par les Etats-Unis.

 

 

 

Il avait crié "Allah Akbar", selon des témoins

Cherif Chekatt a été localisé et tué jeudi soir par la police, après deux jours de traque. Mardi soir, cet ancien détenu au passé judiciaire lourd, signalé pour sa radicalisation islamiste en prison, avait pénétré dans le centre historique de Strasbourg au milieu du marché de Noël.

 

 

Criant "Allah Akbar" ("Dieu est le plus grand", en arabe) selon des témoins, il avait ouvert le feu à plusieurs reprises sur les passants, en frappant d'autres à coups de couteau.

 


14/12/2018
0 Poster un commentaire

Franceinfo - le jeudi 13 décembre 2018

 

 

Attentat de Strasbourg : Chérif Chekatt a été abattu par la police après 48 heures de cavale

 

 

 

L'auteur de l'attaque meurtrière a été neutralisé jeudi soir

 

 

 

 

Ce qu'il faut savoir

 

 

>> Ce direct est désormais terminé. Suivez ici les dernières informations sur la mort de Cherif Chekatt, abattu jeudi soir par la police

 

 

Cherif Chekatt a été abattu par la police jeudi 13 décembre au soir, à Strasbourg. Le suspect de l’attaque de Strasbourg de mardi soir, en plein centre-ville, s’était réfugié dans un entrepôt situé dans la Plaine des bouchers, dans le quartier de la Meinau, non loin du Neudorf, le secteur où il a été vu pour la dernière fois après l’attentat. Plus de 700 policiers étaient mobilisés pour la traque du terroriste. Un peu plus tôt dans la journée, une vaste opération de police s’était déroulée dans le quartier du Neudorf pour des levées de doute.

 

 

Le marché de Noël réouvert. Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a annoncé la réouverture du marché de Noël pour vendredi. Le "dispositif de sécurité" sera "adapté", avec une  "réduction du nombre de points d'entrée", la présence renforcée de policiers nationaux, d'agents de sécurité privée et de sentinelle et des horaires modifiés, a précisé le ministre. Objectif : "Ne pas céder devant la peur, parce que la vie, la fête, notre culture, la joie, dont ce marché de Noël est un symbole, doivent l'emporter", a-t-il déclaré. 

 

 

"La solidarité de la nation tout entière". Emmanuel Macron a tenu ces propos à l'égard "des victimes et des familles touchées par l'attaque de Strasbourg", lors du sommet européen à Bruxelles. Il a ajouté que le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner retournait en "fin de journée" à Strasbourg à sa "demande".

 


14/12/2018
0 Poster un commentaire

Franceinfo - le mercredi 12 décembre 2018

 

 

Fusillade à Strasbourg : le bilan est désormais de trois morts et treize blessés, dont huit graves

 

 

 

 

 

L'auteur présumé de la fusillade, qui a fait au moins trois morts, est toujours recherché par les forces de l'ordre

 

 

 

 

Ce qu'il faut savoir

 

 

La France est désormais en "urgence attentat". Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a annoncé, mercredi 12 décembre, le déclenchement de ce nouveau niveau du plan Vigipirate, le plus élevé, après la fusillade survenue la veille au soir à Strasbourg (Bas-Rhin). Pendant ce temps, la traque se poursuit : le tireur présumé, qui a causé la mort d'au moins trois personnes, est toujours en fuite. Suivez notre édition spéciale.

 

 

Au moins trois morts et 13 blessés. Selon le dernier bilan – toujours provisoire – dévoilé par la préfecture du Bas-Rhin mercredi à 3 heures du matin, trois personnes sont mortes, huit autres ont été grièvement blessés et cinq autres plus légèrement. L'ensemble des victimes ont été transportés vers les centres hospitaliers de Strasbourg.

 

 

La traque du tireur présumé se poursuit. Après la fusillade dans le centre-ville, il s'est "confronté par deux fois à nos forces de sécurité avec systématiquement des échanges de tirs", a expliqué Christophe Castaner lors de son point presse. Il a un temps pris la fuite en voiture, braquant un chauffeur de taxi qu'il a ensuite libéré, a appris franceinfo de source policière. Il était alors blessé, selon le témoignage de ce conducteur.

 

 

Le suspect est "très défavorablement connu" des autorités. L'auteur présumé des tirs est un homme de 29 ans, né à Strasbourg. Connu pour des faits de droit commun et fiché S, il devait être interpellé mardi matin, lors d'une perquisition organisé à son domicile dans le cadre d'une enquête pour tentative d'homicide et braquage, ont appris franceinfo et France 3 de source proche de l'enquête. Trois personnes ont finalement été arrêtées à ce moment-là, mais les forces de l'ordre n'ont pas pu mettre la main sur lui.

 

 

"Toutes nos forces de sécurité sont mobilisées", assure Christophe Castaner. Le ministre de l'Intérieur a annoncé des "contrôles renforcés aux frontières (...) et sur l'ensemble des marchés de Noël qui se dérouleront en France pour éviter tout risque de mimétisme". Les manifestations doivent également être annulées mercredi dans le Bas-Rhin "pour permettre aux forces de l'ordre de se mobiliser totalement dans la recherche" du suspect.

 

 

Strasbourg en deuil. Le maire de la ville, Roland Ries, a annoncé que le marché de Noël resterait fermé mercredi et que "tous les spectacles prévus dans les équipements culturels strasbourgeois" seraient annulés. Les cours sont également suspendus dans les écoles maternelles et élémentaires de la ville : les parents qui le souhaitent peuvent garder leurs enfants, mais les établissements assureront tout de même l'accueil des élèves.

 


12/12/2018
0 Poster un commentaire

Franceinfo - le mardi 11 décembre 2018 - mis à jour le 12.12.18

 

 

Ce que l'on sait de la fusillade qui a semé la panique dans les rues de Strasbourg

 

 

 

Le tireur a été identifié et il est activement recherché. Le ministre de l'Intérieur s'est rendu sur place. A minuit, les habitants étaient encore invités à rester chez eux

 

 

 

16642263.jpg

 

Des policiers dans les rues de Strasbourg après la fusillade du 11 décembre 2018. (FREDERICK FLORIN / AFP)

 

 

 

Des coups de feux ont été tirés dans plusieurs rues, près du marché de Noël de Strasbourg, mardi 11 décembre. Au moins trois personnes sont mortes dans cette fusillade, tandis que 13 personnes ont été blessées, selon un bilan provisoire de la préfecture du Bas-Rhin diffusé mercredi à 8 heures. Le tireur, qui a été identifié, est toujours recherché. Le centre-ville a été bouclé. Franceinfo résume ce que l'on sait, pour l'instant, des faits, dont la section antiterroriste du parquet de Paris s'est saisie.

 

 

>> Fusillade à Strasbourg : la traque du suspect se poursuit. Suivez les dernières informations dans notre direct

 

 

 

Que s'est-il passé ?

"Vers 20 heures, un individu armé est rentré dans le périmètre du marché de Noël par le pont du Corbeau en se dirigeant vers la rue des Orfèvres", rapporte la préfecture du Bas-Rhin. "La fusillade a eu lieu dans plusieurs rues", a déclaré sur France Bleu Alsace Robert Herrmann, président de l'Eurométropole, adjoint de la commune de Strasbourg. "Le marché de Noël était fermé, ce sont des passants qui ont été touchés", a-t-il ajouté.

 

 

>> CARTE. Où a eu lieu la fusillade ?

 

 

Entre 20h20 et 21 heures, le tireur s'est ensuite "confronté par deux fois à nos forces de sécurité avec systématiquement des échanges de tirs", a détaillé Christophe Castaner. Il a pris la fuite, après avoir blessé un militaire de l'opération Sentinelle, indique France 3.

 

 

"J’étais dans le magasin de mon amie et on a entendu des coups de feu", témoigne sur franceinfo Valentin, qui se trouvait dans un magasin près de la cathédrale de Strasbourg. Elise, elle, était à table avec des amis quand elle a commencé à voir "beaucoup de personnes courir dans la rue".

 

 

On se demandait ce qui se passait et on a entendu des coups de feu. Elise, témoin à franceinfo

 

 

Le conseiller de la présidente du Haut-Rhin, Pierre Jacubowitz, était également présent dans le centre-ville de Strasbourg quand les coups de feu ont commencé : "Des policiers nous ont crié qu'il fallait se réfugier au plus vite. On entendait les cris dans la rue, les sirènes, on entendait les gens courir."

 

 

 

Combien y a-t-il de victimes ?

Au moins trois personnes sont mortes et 13 ont été blessées, dont huit sont dans un état grave, selon le dernier bilan dévoilé par la préfecture du Bas-Rhin, mercredi à 8 heures du matin. Un peu plus tôt, le maire de Strasbourg, Roland Ries, avait annoncé que quatre personnes avaient été tuées dans la fusillade, mais ce bilan a rapidement été contesté par la préfecture. 

 

 

Le plan blanc a été déclenché dans les hôpitaux, c'est-à-dire que les médecins sont mobilisés, a confirmé le CHU de Strasbourg. Un point de regroupement des victimes est également installé place Kléber. Une cellule médico-psychologique a été ouverte place Gutenberg, dans les locaux de la Chambre de commerce et de l'industrie. "Les personnes toujours présentes dans le secteur sont acheminées de manière sécurisée par les forces de l'ordre", précise la préfecture du Bas-Rhin.

 

 

 

Que sait-on du tireur ?

Le suspect est un homme âgé de 29 ans, né à Strasbourg et qui y habitait encore. Armé d'un couteau et d'une arme de poing, selon France 3, il est toujours activement recherché. Au cours de sa fuite, il a braqué un chauffeur de taxi, qui est sain et sauf, a appris franceinfo de source policière, et s'est fait déposer dans un autre quartier de la ville. L'antenne du Raid de Strasbourg est à sa recherche.

 

 

C'est un homme très défavorablement connu, pour des faits de droit commun pour lesquels il a déjà fait l'objet de condamnations en France et en Allemange et pour lesquels il a purgé ses peines.Christophe Castaner lors d'un point-presse

 

 

La préfecture du Bas-Rhin a précisé qu'il était fiché S pour radicalisation islamiste. Il était recherché pour un braquage et une tentative d'homicide en août, a indiqué une source policière à France 3. Une perquisition a eu lieu mardi matin à son domicile, a appris France 3 de source proche du dossier : les forces de l'ordre ont interpellé trois personnes, mais n'ont pas pu mettre la main sur le suspect.

 

 

>> Ce que l'on sait de l'auteur présumé de la fusillade à Strasbourg

 

 

 

Quelles sont les consignes de sécurité ?

La police a fait évacuer le centre-ville et a confiné les habitants. C'était le cas des parlementaires européens, mais aussi des spectateurs qui étaient venus voir un match de basket au Rhénus, la grande salle de Strasbourg. "On a interdiction de sortir de la salle, les gens de la sécurité bloquent les sorties", a expliqué Arnaud Baur, un spectateur contacté par téléphone par franceinfo en milieu de soirée.

 

 

>> "On est enfermés dans le noir" : les habitants de Strasbourg racontent leur confinement après la fusillade

 

 

Vers 1h30 mercredi, les personnes confinées dans les restaurants et bâtiments du centre-ville ont commencé à être évacuées. "Le confinement a été levé", a confirmé Christophe Castaner lors de son point-presse. Dans un tweet publié plus tôt, la police du Bas-Rhin a conseillé de quitter le centre historique par le Nord et d'éviter le quartier du Neudorf.

 

 

Le marché de Noël de la ville sera fermé mercredi. Les cours sont également suspendus dans les écoles maternelles et élémentaires et les parents pourront garder, s'ils le souhaitent, leurs enfants chez eux. Les établissements accueilleront cependant les élèves qui se présenteront à leurs portes. Les rassemblements statiques et les manifestations sont par ailleurs interdits à Strasbourg jusqu'à nouvel ordre, "pour permettre aux forces de l'ordre de se mobiliser totalement dans la recherche" du suspect.

 

 

>> Fusillade à Strasbourg : les cours suspendus dans les écoles de la ville mercredi, le marché de Noël restera fermé

 

 

 

Comment ont réagi les autorités ?

Le ministère de l'Intérieur a d'abord qualifié la fusillade "d'événement grave de sécurité publique". Puis, à 22 heures, la section antiterroriste du parquet de Paris s'est saisie des faits. Une enquête est ainsi ouverte pour "assassinats, tentatives d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroristes criminelle".

 

 

A 23h40, le Premier ministre "a décidé du déclenchement de la cellule interministérielle de crise afin de réunir les ministères et les services concernés pour le suivi et la gestion de la fusillade de Strasbourg", selon Matignon. Le chef de l'Etat s'est rendu au sein de cette cellule de crise vers 0h30. De son côté, le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, s'est déplacé à Strasbourg avec le procureur de la République de Paris. Une cellule d'information du public est activée au numéro suivant : 0 811 000 667.

 

 

L'Assemblée nationale a exprimé sa solidarité avec les victimes, en marge de l'examen du projet de réforme de la Justice. "Je voudrais avec les collègues adresser la solidarité de l'Assemblée nationale aux habitants de la ville de Strasbourg qui sont victimes ce soir d'une attaque qui a fait plusieurs morts et plusieurs blessés", a déclaré le député du Haut-Rhin Olivier Becht (UDI), originaire de Strasbourg. La ministre de la Justice Nicole Belloubet s'est immédiatement associée à cette déclaration. 

 

 

Plusieurs autres députés dont Eric Ciotti (LR), Ugo Bernalicis (LFI) ou Emmanuelle Ménard (NI) se sont également associés à ce message de solidarité de la représentation nationale. Au Sénat, les élus ont observé une minute de silence en hommage aux victimes, à l'invitation du sénateur des Landes Eric Kerrouche (PS).

 


12/12/2018
0 Poster un commentaire

Franceinto - le mardi 11 décembre 2018 - mis à jour le 12.12.18

 

 

Fusillade à Strasbourg : le plan Vigipirate relevé au niveau "urgence attentat"

 

 

avatar
Louise HemmerléFrance Télévisions

 

 

 

Le tireur présumé, recherché par 350 personnes, est fiché S. Agé de 29 ans et né à Strasbourg, il devait être interpellé mardi matin mais il n'était pas à son domicile

 

 

 

16642709.jpg

 

Des policiers près des lieux de la fusillade à Strasbourg (Bas-Rhin), le 11 décembre 2018.  (CHINE NOUVELLE / SIPA / XINHUA)

 

 

 

Ce qu'il faut savoir

 

 

>> Ce direct est désormais terminé. Pour suivre les dernières informations sur la fusillade à Strasbourg, cliquez sur ce lien <<

 

 

Une fusillade près du marché de Noël à Strasbourg (Bas-Rhin), mardi 12 décembre, a fait au moins trois morts et onze blessés, dont cinq dans un état grave et six plus légers, selon un nouveau bilan communiqué par la préfecture. Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a annoncé que le niveau du plan Vigipirate allait être relevé au niveau "urgence attentat", le plus élevé. 

 

 

Le tireur présumé, recherché par 350 personnes, est fiché S. Agé de 29 ans et né à Strasbourg, il devait être interpellé mardi matin mais il n'était pas à son domicile. Les habitants de la ville, confinés pendant plusieurs heures dans le centre, ont pu rentrer chez eux. La section antiterroriste du parquet de Paris est saisie, Emmanuel Macron s'est rendu place Beauvau, où est installé la cellule de crise interministérielle.

 


12/12/2018
0 Poster un commentaire