L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

TERRORISME


Franceinfo - le vendredi 13 juillet 2018

 

 

Ce que prévoit le nouveau plan du gouvernement contre le terrorisme

 

 

Une "cellule spécifique" de 108 personnes sera notamment chargée de suivre les détenus terroristes ou radicalisés à leur sortie de prison

 

 

 

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Le Premier ministre, Edouard Philippe, durant la présentation du plan contre le terrorisme au siège de la DGSI, à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), le 13 juillet 2018. (GERARD JULIEN /

 

 

 

Edouard Philippe a dévoilé, vendredi 13 juillet, un nouveau plan de lutte de 32 mesures contre le terrorisme, lors d'un discours à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). Ce discours intervient d'ailleurs à la veille d'un déplacement à Nice (Alpes-Maritimes) où 86 personnes avaient été tuées dans un attentat, le 14 juillet 2016. Voici les principales mesures annoncées.

 

 

Une cellule chargée de suivre les détenus terroristes ou radicalisés à leur sortie de prison

 

Edouard Philippe a annoncé la création d'une "cellule spécifique" de 108 personnes (d'ici à 2020) chargées de suivre les détenus terroristes ou radicalisés à leur sortie de prison. Cette cellule sera placée au sein de l'unité de coordination de la lutte antiterroriste (Uclat) de la police nationale et associera des policiers antiterroristes et des agents du renseignement pénitentiaire.

 

 

Cette unité de coordination n’aura pas vocation à s’occuper du suivi opérationnel. Sa mission première sera de s’assurer de l’attribution de chaque sortant de prison à un service, affirme Le MondeLa DGSI sera systématiquement désignée, "par principe", pour les sortants poursuivis et condamnés dans le cadre d’affaires de terrorisme. Pour les détenus moins formellement étiquetés, relevant seulement du droit commun, mais présentant des risques de radicalisation, la cellule devra veiller à désigner d’autres entités, comme le service central du renseignement territorial (SCRT, ex-RG).

 

 

Environ 450 détenus terroristes ou radicalisés devraient être libérés d'ici à la fin 2019, selon le Premier ministre.

 

 

La création d'un parquet national antiterroriste

 

Le Premier ministre a confirmé la future création d’un parquet national antiterroriste, annoncé en décembre 2017 par la garde des Sceaux, Nicole Belloubet, puis écarté du projet de réforme de la justice présenté au printemps. La lutte antiterroriste était jusque-là confiée à une section du parquet de Paris. Mais, "nous considérons ensemble qu'il est désormais nécessaire de permettre à un procureur de se consacrer à temps plein à la lutte antiterroriste", a estimé Edouard Philippe.

 

 

Ce parquet dédié bénéficiera d'une équipe de magistrats et de fonctionnaires renforcée. Il ciblera les infractions liées au terrorisme, mais aussi les crimes contre l'humanité et les crimes et délits de guerre, qui concernent les mêmes terrains (Syrie et Irak notamment), les mêmes interlocuteurs (DGSI, DGSE, état-major des armées, etc.) et requièrent le recours aux mécanismes de coopération internationale.

 

 

Edouard Philippe a par ailleurs promis "un véritable maillage territorial anti-terroriste au niveau judiciaire". Pour accroître les moyens technologiques de sécurité, le préfet Renaud Vedel, coordonnateur pour l’intelligence artificielle au ministère de l’Intérieur, fera des propositions d’ici fin 2018. Il devra "dire ce qui est envisageable" en respectant les libertés individuelles, a dit le Premier ministre.

 

 

Une "cellule de profilage" des auteurs d'attaques terroristes

 

Une "cellule de profilage" des auteurs d’attaques terroristes et d’identification des facteurs de passage à l’acte sera constituée. Cette cellule sera interservices. Elle visera notamment à éclairer les processus sous-tendant le basculement d'un ou plusieurs individus dans le terrorisme. "L'ensemble des services travaillaient déjà sur le sujet, mais il s'agit de mutualiser nos forces", a précisé le patron de la DGSI, Laurent Nuñez. Le profilage "n'est pas un exercice simple", a-t-il averti.

 

 

L'exécution des peines anti-terroristes renforcée

 

Pour renforcer l’exécution des peines anti-terroristes, un service spécifique sera créé. Le suivi des personnes sous contrôle judiciaire sera renforcé et le recours à l’assignation à résidence sous surveillance électronique facilité. "Le non-respect du contrôle judiciaire par les personnes mises en examen pour faits de terrorisme entraînera une réponse judiciaire systématique", a-t-il assuré.

 

 

Un "échange d'information" avec les maires, sans consultation directe des fichiers

 

Le chef du gouvernement a ajouté que les maires seraient associés à la prévention de la menace, en écartant la possibilité qu'ils puissent accéder librement aux fichiers spécialisés, comme certains d'entre eux le demandent. En revanche, "dans le cadre d’une convention passée avec les préfets, le procureur et les maires, des informations à caractère confidentiel peuvent être échangées", a-t-il dit.

 


15/07/2018
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Franceinfo - le lundi 2 juillet 2018

 

 

Les autorités belges déjouent un attentat contre un rassemblement en Seine-Saint-Denis, deux personnes inculpées

 

 

Deux Belges d'origine iranienne sont soupçonnés d'avoir voulu attaquer une conférence organisée le 30 juin à Villepinte par les Moudjahidines du peuple iranien (MEK), des opposants au pouvoir de Téhéran

 

 

 

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Le rassemblement organisé par l'opposition iranienne le 30 juin à Villepinte (Seine-Saint-Denis) avait réuni environ 25 000 personnes. (YUSUF OZCAN / ANADOLU AGENCY / AFP)

 

 

 

Ils sont suspectés d'avoir voulu commettre un attentat à la bombe contre le Parc des expositions de Villepinte (Seine-Saint-Denis). Deux Belges d'origine iranienne ont été placés sous mandat d’arrêt par un juge d’instruction d’Anvers pour tentative d’assassinat terroriste et de préparation d'une infraction terroriste, annonce le parquet fédéral belge dans un communiqué.

 

 

Amir S., né le 26 avril 1980, et son épouse Nasimeh N., née le 20 septembre 1984, sont soupçonnés d'avoir voulu attaquer une conférence organisée le 30 juin à Villepinte par les Moudjahidines du peuple iranien (MEK), un parti d’opposition iranien fondé en 1965 et interdit par le gouvernement iranien en 1981. Quelque 25 000 personnes étaient présentes à cette conférence, selon le parquet belge.

 

 

Selon les informations de France 2, les enquêteurs français soupçonnent les services secrets iraniens d'être derrière la préparation de cet attentat.

 

 

Des explosifs retrouvés dans leur voiture

 

Le couple interpellé a été intercepté à bord de son véhicule Mercedes par les unités spéciales de la police de Woluwe-Saint-Pierre. Lors de la fouille de ce véhicule, environ 500 grammes de TATP, un puissant explosif, et un mécanisme de mise à feu ont été découverts dans une petite trousse de toilette, poursuit le parquet fédéral belge.

 

 

Dans le même temps, un complice présumé, Merhad A., né le 31 juillet 1963, a été privé de liberté en France. Deux autres personnes en France ont été remises en liberté après audition, indiquent les autorités belges.

 

 

Selon le parquet fédéral belge, l'attentat a pu être déjoué grâce à la coopération entre les différents services de police et de justice belges, ainsi que les autorités judiciaires françaises (DGSI) et allemandes. Le renseignement américain a également permis leur arrestation, d'après les informations de France 2.

 


09/07/2018
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Franceinfo - le jeudi 28 juin 2018

 

 

Syrie : la société Lafarge mise en examen, notamment pour complicité de crimes contre l'humanité

 

 

L'entreprise est poursuivie pour violation d'un embargo, mise en danger de la vie d'autrui, financement d'une entreprise terroriste et complicité de crimes contre l'humanité. LafargeHolcim "prend acte" de la mise en examen de l'entreprise en France et annonce son intention de faire appel

 

 

 

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(THOMAS SAMSON / AFP)

 

 

 

Convoquée jeudi 28 juin en tant que personne morale, la société Lafarge a été mise en examen dans l'affaire de financement de terrorisme présumé en Syrie, a appris franceinfo de source judiciaire.

 

 

Lafarge SA est poursuivie des chefs de violation d'un embargo, mise en danger de la vie d'autrui, financement d'une entreprise terroriste et complicité de crimes contre l'humanité. Cette mise en examen est conforme aux réquisitions du parquet. La personne morale mise en examen a été placée sous contrôle judiciaire comprenant une caution de 30 millions d'euros.

 

 

LafargeHolcim "prend acte" de la mise en examen de l'entreprise en France et annonce son intention de faire appel. Le groupe reconnaît "un manque de supervision" qui ne lui a "pas permis d'identifier les manquements" survenus en Syrie, mais précise qu'il fera appel "des infractions reprochées" devant la chambre de l'instruction.

 

 

Des fonds versés à des groupes armés dont l'organisation Etat islamique

 

Lafarge SA, la holding actionnaire de la filiale syrienne, était convoquée jeudi devant les juges d'instruction. Lafarge a reconnu avoir versé 13 millions d'euros à des groupes armés, dont l'organisation État islamique, pour faire tourner son usine de Jalabiya (Syrie) en pleine guerre, et au moins jusqu'à sa prise par le groupe terroriste en septembre 2014.

 

 

Les juges n'excluent pas que les fonds versés par le cimentier à Daech aient pu financer les attentats de 2015 à Paris. En janvier dernier, les magistrats ont accepté que l'association Life for Paris, qui regroupe des victimes du 13 Novembre et leurs proches, soit partie civile dans ce dossier.

 

 

Huit cadres déjà mis en examen

 

Huit cadres ou anciens dirigeants de Lafarge sont déjà mis en examen pour avoir financé des groupes terroristes, et/ou pour avoir mis en danger leurs salariés syriens.

 

 

L'association Sherpa, qui a porté plainte, avait demandé aux juges d'aller encore plus loin en poursuivant la personne morale Lafarge SA, pour "financement d'une entreprise terroriste" et "complicité de crimes contre l'humanité". Ce qui a donc été retenu par les juges d'instruction.

 


05/07/2018
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Franceinfo - le jeudi 28 juin 2018

 

 

Les dix membres de l'ultradroite soupçonnés de vouloir attaquer des musulmans en France ont été mis en examen

 

 

Ces dix personnes avaient été interpellées dans la nuit du 23 au 24 juin par les services antiterroristes dans plusieurs lieux en France

 

 

 

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Intervention des forces de l'ordre devant le domicile d'un policier à la retraite interpellé dans le cadre d'un coup de filet visant les membres d'un groupe d'ultradroite, à Tonnay-Charente (Charente-Maritime), le 25 juin 2018.  (XAVIER LEOTY / AFP)

 

 

Dix membres de l'ultradroite soupçonnés de vouloir attaquer des musulmans en France ont été mis en examen, notamment pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle", a annoncé,  jeudi 28 juin, une source judiciaire à France 2 et à l'AFP. Quatre d'entre eux ont été placés en détention provisoire, quatre autres sous contrôle judiciaire. Les deux derniers ont été incarcérés provisoirement en attendant d'être présentés devant le juge des libertés et de la détention.

 

 

Ces neuf hommes et cette femme, âgés de 32 à 69 ans, ont été interpellés dans la nuit de samedi à dimanche, en Corse, dans la Vienne, en Charente-Maritime et en région parisienne. Parmi leurs cibles, ils évoquaient des islamistes sortant de prison ou des mosquées radicales. Certains d'entre eux avaient déjà testé des explosifs. Chez eux, les policiers ont également retrouvé 36 armes à feu, dont 31 sans autorisation. Les autorités craignaient "un passage à l'acte violent, aux contours demeurant toutefois imprécis à ce stade", selon le parquet de Paris.

 

 

Le 13 avril, la section antiterroriste du parquet de Paris avait confié à la DGSI une enquête préliminaire pour association de malfaiteurs terroriste criminelle. L'enquête visait les agissements du groupe "Action des forces opérationnelles" (AFO), auquel les dix mis en examen sont soupçonnés d'appartenir. Leurs interpellations ont eu lieu dans le cadre de l'information judiciaire ouverte le 14 juin.

 


04/07/2018
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Franceinfo - le mercredi 30 mai 2018

 

 

Le groupe Etat islamique revendique l'attaque qui a fait trois morts à Liège

 

 

Un homme a tué deux policières et un étudiant dans cette ville belge, mardi, avant d'être abattu par les forces de l'ordre

 

 

 

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Des fleurs sont déposées devant le commissariat de Liège (Belgique), en hommage aux trois victimes d'une attaque terroriste, le 30 mai 2018. (EMMANUEL DUNAND / AFP)

 

 

Le groupe Etat islamique a revendiqué, mercredi 30 mai, l'attaque qui a fait trois mort à Liège (Belgique). Benjamin Herman a tué deux policières et un étudiant, mardi, avant d'être abattu par les forces de l'ordre. Cet homme était un "soldat de l'Etat islamique", a affirmé Amaq, l'organe de propagande du groupe terroriste, dans un communiqué.

 

 

Agé de 31 ans, Benjamin Herman était incarcéré dans la prison de Marche-en-Famenne et avait été condamné pour vols avec violence, consommation de stupéfiants et rébellion. Selon le ministre de l'Intérieur belge Jan Jambon, il se serait radicalisé en prison. Il bénéficiait d'une permission de sortie au moment de l'attaque.

 

 

Benjamin Herman a poignardé deux policières dans une rue due Liège avant de s'emparer de leurs armes de service et a tiré à plusieurs reprises sur le passager d'une voiture stationnée dans la rue. Il a finalement été abattu par les forces de l'ordre dans l'enceinte d'un lycée où il s'était réfugié.

 


18/06/2018
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Franceinfo - le mardi 29 mai 2018 - Mis à jour le mercredi 30 mai 2018

 

 

Attaque à Liège : "L'objectif de l'assassin était de s'en prendre à la police"

 

Un homme a tué trois personnes mardi à Liège, dans l'est de la Belgique, avant d'être abattu

 

 

Ce qu'il faut savoir

 

 

Un homme a tué trois personnes, dont deux policiers, mardi 29 mai à Liège (Belgique), avant d'être abattu par les forces de l'ordre, a annoncé à l'AFP une porte-parole du parquet de la ville. Une enquête a été ouverte pour "infraction terroriste", ont annoncé les autorités belges lors d'une conférence de presse.

 

 

Quatre morts, dont l'assaillant. "Un individu porteur d'une arme blanche a pris en filature deux policiers, les a agressés par l'arrière en leur donnant de multiples coups de couteau. Il s'est emparé de leurs armes de service et s'est servi des armes de service sur les policiers, lesquels sont décédés", a expliqué le procureur du roi lors d'une conférence de presse. L'homme a continué sa route et tué le passager d'une voiture, un jeune homme de 22 ans, toujours selon le procureur. L'assaillant a ensuite été abattu par des membres des forces de l'ordre.

 

 

La police visée. La fusillade s'est produite vers 10h30 sur une grande artère de la ville. Une enquête a été ouverte, de la "qualification d'infraction terroriste", ont annoncé les autorités belges lors d'une conférence de presse. "L'objectif de l'assassin était de s'en prendre à la police", a affirmé Christian Beaupère, chef de corps de la police de Liège.

 

 

Une femme de ménage prise en otage. Après avoir tiré sur les policiers, l'homme s'est réfugié dans l'enceinte d'un lycée, où il a pris une femme de ménage en otage, raconte la RTBF.

 

 

Le dossier confié au parquet fédéral. Le parquet de Liège a annoncé que le dossier était confié au parquet fédéral, qui est compétent en matière de terrorisme. "Il y a des éléments qui vont dans la direction d'un acte terroriste", a justifié Eric Van Der Sypt, porte-parole du parquet fédéral.

 

 

La réaction du président français. Après les faits, Emmanuel Macron a fait part de la "solidarité du peuple français à l'égard du peuple belge", après cette "terrible attaque".

 

 

 

Belgique : deux policiers tués à Liège lors d'une fusillade

 

Deux policiers belges ont été tués mardi matin par un individu qui a été "neutralisé" par les forces de sécurité

 

 

 

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 Un homme a tué par balles deux policiers mardi matin à Liège, dans l'est de la Belgique, avant d'être "neutralisé" et interpellé par des membres des forces de l'ordre. (FREDERIC DE BIOLLEY / BELGA MAG / AFP)

 

 

Un homme a tué par balles deux policiers mardi 29 mai à Liège, dans l'est de la Belgique, avant d'être "neutralisé" par les membres des forces de l'ordre, a indiqué à l'AFP le parquet de la ville, confirmant des informations de presse. Selon plusieurs médias belges, un passant aurait également été tué par les coups de feu tirés. Une troisième personne a été tuée, a confirmé une porte-parole du parquet à l'AFP, qui ajoute qu'"on ne sait rien pour l'instant" des motivations de l'assaillant. 

 

 

La fusillade s'est produite vers 10h30 sur une grande artère de la ville. Les circonstances des tirs sont encore "floues", a souligné le parquet, tandis que la police de la ville a indiqué sur Facebook qu'il y avait eu une "prise d'otage".

 


14/06/2018
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Franceinfo - le jeudi 26 avril 2018

 

 

Financement du terrorisme : "416 donateurs" ont été identifiés en France et "320 collecteurs" en Turquie et au Liban, affirme François Molins

 

 

Le procureur de la République de Paris, François Molins, a expliqué, jeudi sur franceinfo, que le financement du terrorisme passe notamment par les plateformes numériques de collectes de fonds

 

 

 

Dans le cadre de la lutte contre le financement du terrorisme, "416 donateurs" basés en France et "320 collecteurs essentiellement basés en Turquie et au Liban" ont été identifiés ces deux dernières années, a affirmé François Molins, procureur de la République de Paris, jeudi 26 avril sur franceinfo.

 

 

 

Des organisations, comme Daech ou Al-Qaïda, ont besoin d'argent pour subvenir à un certain nombre de besoins

François Molins

à franceinfo

 

 

Le financement du terrorisme passe notamment par les plateformes numériques de collectes de fonds "qui mettent en relation des porteurs de projet et des particuliers qui voudraient investir, mais qui peuvent être détournés par des gens qui veulent blanchir de l'argent ou financer du terrorisme", a expliqué François Molins.

 

 

La surveillance accrue par les services de renseignement de ces circuits financiers a permis d'obtenir de bons résultats : "L'argent a permis de débusquer des terroristes puisque ces circuits ont permis d'identifier des jihadistes qui se trouvaient en Syrie et en Irak alors que jusque-là nous n'étions pas avisés de leur présence là-bas", a-t-il le procureur de la République de Paris.

 

 

Les astuces pour financer le terrorisme

 

François Molins a aussi listé les astuces utilisées par les organisations pour financer le terrorisme : "C'est à travers ces modes de financements, les cartes prépayées, les dons aux associations humanitaires, les dons aux collecteurs, le recours à certains modes virtuels de paiement, tout ça fait qu'au bout du compte des organisations peuvent recevoir ce type d'argent et préparer un certain nombre d'action en France ou à l'étranger", a énuméré le procureur de la République de Paris.

 

 

François Molins a également nuancé le terme d'attaques terroristes "low cost" souvent utilisé ces derniers temps, car "elles nécessitent un minimum d'argent". Dans sa démonstration, le procureur de la République de Paris s'est appuyé sur le coût des attentats qui ont frappé la France en 2015 : "On estimait l'argent nécessaire à la préparation des attentats de janvier 2015 à 25 000 euros, celle du 13 novembre 2015 à 80 00 euros."

Mercredi et jeudi se tient, à Paris, la conférence "No money for terror" (pas d’argent pour la terreur) à l’initiative de la France. Près de 500 experts et 80 ministres de 72 pays, dont la majorité est issue des pays arabes, y participent. Elle doit se conclure par un discours d’Emmanuel Macron et un texte commun.

 


24/05/2018
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Franceinfo - le vendredi 18 mai 2018

 

 

Attentat déjoué à Paris : l'un des deux Egyptiens interpellés a été mis en examen, l'autre relâché

 

 

Le suspect mis en examen était en possession de tutoriels pour fabriquer du poison, a précisé sur BFMTV le ministre de l'Intérieur

 

 

 

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Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, à la sortie de l'Elysée, le 16 mai 2018. (GERARD JULIEN / AFP)

 

 

 

La police ne relâche pas ses efforts dans la lutte contre le terrorisme. Gérard Collomb a annoncé, vendredi 18 mai, qu'un nouvel attentat a été déjoué en France avec l'arrestation de deux Egyptiens. L'une des deux personnes interpellées étaient en possession de tutoriels pour fabriquer du poison, a précisé sur BFMTV le ministre de l'Intérieur. Elle a été mise en examen. L'autre suspect a été relâché.

 

 

Repérés sur Telegram

 

"Il y avait deux jeunes gens d'origine égyptienne qui s'apprêtaient à commettre un attentat, avec soit de l'explosif, soit de la ricine, ce poison (...) très fort", a précisé le ministre. Les services de renseignement ont repéré les deux suspects sur l'application de messagerie cryptée Telegram. L'un d'eux avait un compte très actif, qui diffusait des contenus jihadistes.

 

 

Les suspects, âgés de 20 ans, ont été interpellés vendredi 11 mai dans le 18e arrondissement de Paris, soit la veille de l'attaque au couteau dans le quartier de l'Opéra, a précisé une source proche du dossier à franceinfo. Contrairement à l'information donnée par Gérard Collomb dans un premier temps, les deux hommes ne sont pas frères.

 

 

L'un des deux Egyptiens a été mis en examen pour association de malfaiteurs terroriste criminelle et placé en détention provisoire le 15 mai, a indiqué une source judiciaire à franceinfo. Il est de nationalité égyptienne et est en situation régulière. L'autre suspect a finalement été mis hors de cause.

 


18/05/2018
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Franceinfo - le dimanche 13 mai 2018

 

 

Attaque au couteau à Paris : une perquisition a eu lieu à Strasbourg après l'interpellation d'un ami de l'assaillant

 

 

Une personne a été tuée, samedi soir, dans le quartier de l'Opéra, à Paris. Quatre autres ont été blessées. Le terroriste a été abattu par la police

 

 

 

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Un homme a été interpellé à Strasbourg (Bas-Rhin), le 13 mai 2018, au lendemain d'une attaque au couteau à Paris. (PATRICK HERTZOG / AFP)

 

 

 

Ce qu'il faut savoir

 

L'enquête s'accélère, au lendemain de l'attaque au couteau qui a fait un mort et quatre blessés dans le quartier de l'Opéra, à Paris. Selon les informations de France 2, l'assaillant, Khamzat Azimov, avait été naturalisé français en 2010. Il est né en Russie en 1997. Il était fiché S mais sans antécédents judiciaires. "Il avait attiré l'attention des services de renseignement", a précisé une source judiciaire à France Inter.

 

 

Né en Russie en 1997 et naturalisé français en 2010. L'homme, qui n'avait pas de papiers sur lui lorsqu'il a été abattu dans le 2e arrondissement, a fini par être identifié. Il s'agit de Khamzat Azimov, né en Tchétchénie en 1997 et naturalisé français en 2010, selon les informations de France 2. 

 

 

Trois personnes interpellées. Les parents de l'auteur ont été interpellés dans un hôtel du 18e arrondissement de la capitale, dimanche matin, et placés en garde à vue. Un troisième individu, qui serait un ami de Khamzat Azimov, a été interpellé à Strasbourg et également placé en garde à vue dimanche après-midi, selon une source judiciaire à France 3. 

 

 

Une attaque revendiquée par le groupe Etat islamique. "L'auteur de cette attaque au couteau à Paris est un soldat de l'Etat islamique", a déclaré une "source sécuritaire" à Amaq, l'agence de presse du groupe terroriste. Selon le procureur de Paris, François Molins, l'assaillant a crié "Allah Akbar" lors de l'assaut.

 

 

La réaction d'Emmanuel Macron. "La France paye une nouvelle fois le prix du sang mais ne cède pas un pouce aux ennemis de la liberté", a écrit Emmanuel Macron sur Twitter. Le Premier ministre Edouard Philippe a salué "l'exceptionnelle réactivité des forces de police", dont l'intervention en quelques minutes a permis d'éviter "un bilan plus lourd".

 

 

L'auteur de l'attaque au couteau qui a fait un mort et quatre blessés hier soir à Paris était né en Tchétchénie (Russie). Une filière caucasienne qui a alimenté les rangs du groupe État islamique, note France 2.

 

 

"Il marchait, les mains pleines de sang." France 2 revient sur les faits qui ont figé le quartier très fréquenté de l'Opéra, hier soir, avec de nombreux témoignages.

 


14/05/2018
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Franceinfo - le samedi 12 mai 2018

 

 

Le groupe Etat islamique revendique l'attaque au couteau perpétrée dans le centre de Paris

 

 

 

 

 

Les circonstances de cette attaque survenue dans le centre de la capitale sont encore floues

 

 

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Une attaque au couteau a été perpétrée près de la place de l'Opéra à Paris, dans la soirée du 12 mai 2018. (NICOLAS JOUBERT / AFP)

 

 

Un homme a attaqué des passants au couteau dans le quartier de l'Opéra à Paris, samedi 12 mai, ont appris France 2 et France 3 de sources policières. Selon le procureur de Paris, François Molins, l'assaillant a crié "Allah Akbar" en perpétrant son attaque. Selon un bilan communiqué par la préfecture de police de Paris peu avant 22h30, l'un des passants agressés a trouvé la mort, tandis que deux ont été blessées grièvement et deux autres plus légèrement. L'auteur de l'attaque, lui, a été abattu par la police. Dans la soirée, le groupe Etat islamique a revendiqué cette attaque, via son agence de propagande.

 

 

Une agression en plein cœur de Paris. Cette attaque est survenue peu avant 21 heures rue Monsigny, située entre la place de l'Opéra et la place de la Bourse, dans un quartier très fréquenté le samedi soir. 

 

 

Gérard Collomb salue "le sang froid" des forces de police. Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, a "salué" via son compte Twitter "le sang froid et la réactivité des forces de police qui ont neutralisé l'assaillant". "Mes premières pensées vont aux victimes de cet acte odieux", a-t-il ajouté.

 

 

Un homme seul. Selon les premières informations communiquées, l'agresseur a agi seul et aurait attaqué des passants au hasard. Le procureur de Paris, François Molins, s'est rendu sur place, et a annoncé en fin de soirée que la section antiterroriste du parquet de Paris était saisie.

 


14/05/2018
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Franceinfo - le mardi 29 mars 2018

 

 

Interdiction du salafisme, expulsion des étrangers fichés S... une large majorité de Français favorables à des mesures d'exception contre le terrorisme

 

 

Six Français sur dix se disent favorables à la mise en place de nouvelles mesures d'exception pour assurer leur sécurité face au terrorisme après les attentats de l'Aude, selon un sondage Odoxa-dentsu consulting pour franceinfo et Le Figaro publié jeudi

 

 

 

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Le supermarché Super U de Trèbes (Aude) le lendemain de l'attentat, le 24 mars 2018. (ERIC CABANIS / AFP)

 

 

Après les attentats dans l’Aude vendredi, une large majorité des Français (61%) est favorable à la mise en place de nouvelles mesures d’exception pour assurer leur sécurité face au terrorisme, "quitte à limiter les libertés", selon un sondage Odoxa-dentsu consulting pour franceinfo et Le Figaro* publié jeudi 29 mars.

 

 

Les propositions les plus radicales, notamment proposées par le président du parti Les Républicains, sont "très largement soutenues". Mais pour autant, 59% des Français pensent que Laurent Wauquiez a eu tort de critiquer Emmanuel Macron après les attentats et 67% estiment que la droite ne ferait pas mieux si elle était au pouvoir.  

 

 

Les propositions "les plus radicales" sont "très largement soutenues"  

 

Dans le détail, les sympathisants du FN (68%) et les sympathisants de droite (78%) sont "très demandeurs" de nouvelles mesures d’exception. Les sympathisants de LREM sont 60% à être favorables à plus de fermeté, et un sympathisant de gauche sur deux est également favorable.  

 

 

Toutes les propositions "les plus radicales" sont "très largement soutenues" comme l’interdiction du salafisme (88%), l’expulsion des étrangers "fichés S" (83%), le placement en rétention administrative des "fichés S" jugés "les plus dangereux" (87%), et le rétablissement de l’état d’urgence (61%).  

 

 

Interrogés sur l'application de ces mesures, huit Français sur dix pensent que l’état d’urgence est une mesure "facile à appliquer". La seule mesure qui semble difficile à mettre en place pour 52 % des Français, c’est l’interdiction du salafisme, mesure avancée par l’ancien Premier ministre Manuel Valls. Les autres mesures sont proposées par le président du parti Les Républicains Laurent Wauquiez.  

 

 

Les critiques de Laurent Wauquiez vis-à-vis d'Emmanuel Macron rejetées

 

Les Français demandent plus de fermeté mais, paradoxalement, ils rejettent l'attitude de Laurent Wauquiez qui avait reproché au chef de l'État sa "naïveté coupable", après les attentats dans l'Aude. Six Français sur dix pensent que le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes a eu tort de critiquer Emmanuel Macron dont 44% de ses propres sympathisants. Seulement 41% des personnes interrogées pensent qu’il a eu "raison de dire cela s’il estime que tout n’a pas été fait pour éviter cet attentat". Et 72% des sympathisants du FN lui donnent raison. Les deux-tiers (67%) des Français pensent que la droite, si elle était au pouvoir, ne ferait "ni mieux, ni moins bien" qu'Emmanuel Macron. 15% pensent que la droite pourrait faire "mieux" que l’actuel président de la République et 18 % estiment que la droite ferait dans ce domaine "moins bien" qu’Emmanuel Macron.  

 

 

*Cette enquête a été réalisée auprès d’un échantillon de 1009 Français interrogés par Internet les 28 et 29 mars, parmi lesquelles 331 sympathisants de gauche, 126 sympathisants LREM, 111 sympathisants de droite hors FN et 173 sympathisants du FN.  

 


27/04/2018
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Franceinfo - le lundi 26 mars 2018

 

 

Attentats dans l'Aude : la compagne de Radouane Lakdim était fichée S et a crié "Allah akbar" lors de son interpellation

 

 

Un autre proche de Radouane Lakdim est lui aussi en garde à vue dans ce dossier

 

 

 

Ce qu'il faut savoir

 

 

Où en est l'enquête sur les attentats dans l'Aude ? Le procureur de la République de Paris, François Molins, s'est exprimé, lundi 26 mars, sur les avancées des investigations. Il a confirmé que la compagne de Radouane Lakdim, qui a assassiné quatre personnes, était fichée S. Cette dernière, interpellée vendredi, a crié "Allah akbar" lors de son interpellation et a posté, le 23 mars, une sourate du Coran disant que "les mécréants sont promis à l'enfer". Un testament "d'un homme prêt à mourir pour l'Etat islamique" a également été retrouvé au domicile de Radouane Lakdim. 

 

 

Les gardes à vue prolongées. La compagne du jihadiste a été interpellée vendredi soir tandis qu'un ami de Radouane Lakdim a, lui, été arrêté dans la nuit de vendredi à samedi. Les gardes à vue de ces deux personnes ont été prolongées. 

 

 

Un hommage national rendu mercredi à Arnaud Beltrame. Une cérémonie d'hommage national au lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, tué après s'être substitué à une otage, aura lieu mercredi à partir de 11h30 aux Invalides. Le président Emmanuel Macron prononcera un éloge funèbre de l'officier de gendarmerie, qui a succombé samedi matin à ses blessures.

 

 

Les proches d'Arnaud Beltrame s'expriment"Il voulait toujours aller plus loin, plus vite, plus fort", a expliqué la mère d'Arnaud Beltrame dimanche. "Je souhaite que son geste puisse réunir tout le monde, qu'il ne soit pas mort pour rien", a-t-elle ajouté. "C'est le geste d'un gendarme et le geste d'un chrétien", a déclaré son épouse lundi.

 


26/04/2018
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Franceinfo - le samedi 24 mars 2018

 

 

Attaques terroristes dans l'Aude : une proche de l'assaillant a été placée en garde à vue

 

 

Le terroriste s'était retranché dans un supermarché de Trèbes (Aude), où il a pris des clients en otage. Cet homme de 25 ans a tué quatre personnes, avant d'être abattu par les forces de l'ordre

 

 

 

Ce qu'il faut savoir

 

 

Quatre personnes ont été tuées et seize autres blessées, dont deux grièvement, dans des attaques perpétrées dans l'Aude, a confirmé Emmanuel Macron, vendredi 23 mars. Le suspect, abattu par les gendarmes, est un Franco-Marocain de 25 ans, Redouane Lakdim, connu des services de renseignement. La section antiterroriste du parquet de Paris est saisie de la fusillade et de la prise d'otages dans l'Aude. Le groupe Etat islamique a revendiqué les attaques.

 

 

En conférence de presse, le procureur, François Molins, a indiqué qu'une proche de l'assaillant venait d'être placée en garde à vue. 

 

 

 Acte d'héroïsme d'un gendarme. Le ministre Gérard Collomb a salué "l'acte d'héroïsme" d'un lieutenant-colonel de gendarmerie qui s'est substitué à un otage et qui a été grièvement blessé.  

 

 

Un délinquant connu. Le preneur d'otages, Redouane Lakdim, a agi "seul", a précisé le ministre de l'Intérieur. Il s'agit d'un homme de 25 ans qui vivait à Carcassonne et qui était suivi par les services de renseignement depuis 2013. Il a fait un bref séjour en prison en 2016 pour des faits de droit commun (le ministre de l'Intérieur a évoqué "un deal de stupéfiants". L'homme était fiché au FSPRT (Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste).

 

 

Une première attaque contre un automobiliste à Carcassonne. L'auteur des attaques a d'abord braqué un automobiliste vendredi matin à Carcassonne, pour lui voler sa voiture. Il a ouvert le feu, et le passager est mort. Le conducteur a été blessé.

 

 

Des CRS qui faisaient leur footing visés. L'assaillant a ensuite tiré sur des CRS qui faisaient leur footing près de leur caserne, vendredi vers 10h40, blessant l'un d'entre eux. Le policier a deux côtes cassées et un poumon perforé. Ce sont des hommes originaires de la CRS 53 de Marseille.

 

 

 Une prise d'otages dans un supermarché de Trèbes. Vers 11 heures, le suspect s'est rendu à Trèbes, à 8 km de Carcassonne, et a fait irruption dans le supermarché Super U. Il a alors retenu plusieurs clients en otages. Certains ont réussi à fuir. Au cours de cette prise d'otages, un lieutenant-colonel de gendarmerie est entré dans le magasin, en échange de la libération d'un otage. Vers 14h45, les gendarmes du GIGN ont donné l'assaut. Le preneur d'otages a été abattu. Deux hommes du GIGN ont été blessés, ainsi que le gendarme qui était retenu en otage.

 


24/04/2018
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