L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

TERRORISME


Franceinfo - le vendredi 25 octobre 2019

 

 

La France a procédé à sa seizième déchéance de nationalité en dix-sept ans

 

avatar
franceinfoMatthieu MondoloniRadio France

 

 

Elle concerne un Franco-Marocain qui voulait rejoindre les rangs du groupe État islamique en Syrie

 

 

 

20299255

 

Un croquis de Fayçal Aït Messoud (assis à gauche), lors de son procès, le 24 février 2016 à Paris. (BENOIT PEYRUCQ / AFP)

 

 

 

Condamné à quatre ans de prison en 2016 pour avoir voulu rejoindre les rangs du groupe État islamique en Syrie, le Franco-Marocain Faycal Aït Messoud a été déchu jeudi 24 octobre de sa nationalité française. La procédure n’est pas si courante. C’est la seizième fois depuis 2002 qu’une personne est ainsi déchue de sa nationalité française.  

 

La plupart du temps, les raisons sont les mêmes, explique Jules Lepoutre, professeur à l’université de Nice-Sophia Antipolis, et spécialiste du droit de la nationalité : "C'est quasiment exclusivement des Français qui ont été condamnés pour association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un acte terroriste. Ce sont toujours des Français dits par acquisition, c'est-à-dire des Français qui ont obtenu la nationalité après leur naissance et pas ce que le code appelle les Français par attribution, qui sont les Français de naissance. Il faut aussi être binational puisque la France ne crée pas d'apatride lorsqu'elle déchoit de la nationalité."  

 

 

 

Aucun juge n’est consulté  

Cette décision est prise par le gouvernement, après avis du Conseil d’État. C’est une mesure administrative qui, en général, est suivie d’une expulsion du territoire. Aucun juge n’est consulté, ni d’ailleurs l’autre pays de la personne déchue.

 

 

Le problème de ces mesures de bannissement c'est qu'elles sont très unilatérales. Elles ne sont pas prises dans le cas d'une concertation internationale.Jules Lepoutre, spécialiste du droit de la nationalité à franceinfo

 

 

"Le but c'est de se 'débarrasser' d'un individu qu'on considère gênant sur son territoire, concède le spécialiste. C'est souvent pour ça que la France, et d'autres pays, procèdent à des déchéances de nationalité, pour renvoyer vers l'État d'origine la personne en question". Des pays qui voient en général d’un très mauvais œil l’arrivée sur leur territoire de ces ressortissants condamnés en France pour des faits de terrorisme.

 


25/10/2019
0 Poster un commentaire

Franceinfo - le lundi 14 octobre 2019

 

 

Attaque à la préfecture de police de Paris : interpellation de cinq personnes dans l'entourage de Mickaël Harpon

 

avatar
franceinfoRadio France

 

 

Ces arrestations interviennent une dizaine de jours après l'attaque de la préfecture de police de Paris

 

 

 

20172919

 

Mickaël Harpon, un fonctionnaire de la préfecture de police de Paris qui a tué quatre de ses collègues, le 3 octobre 2019. (DR)

 

 

 

Cinq personnes ont été interpellées lundi 14 octobre au matin dans l'entourage de Mickaël Harpon, dans le Val d'Oise, a appris franceinfo de source proche du dossier.

 

 

>> Ce que l'on sait de l'homme qui a tué quatre personnes à la préfecture de police de Paris

 

 

Ces arrestations interviennent une dizaine de jours après l'attaque de la préfecture de police de Paris. Mickaël Harpon a tué quatre de ses collègues, dont trois policiers, jeudi 3 octobre, avant d'être abattu. Les motivations de l'homme se heurtent encore à de nombreuses zones d'ombre. Aucune revendication n'a été publiée.

 

 

La compagne de Mickaël Harpon a expliqué aux enquêteurs que son mari a eu des visions et a entendu des voix la nuit qui a précédé son passage à l'acte. Il était "incohérent et agité", a-t-elle confié aux policiers. Depuis le début de l'enquête, plusieurs éléments ont amené le parquet national antiterroriste (Pnat) à affirmer que Mickaël Harpon "aurait adhéré à une vision radicale de l'islam" et était en contact avec des individus de la "mouvance islamiste salafiste".

 


14/10/2019
0 Poster un commentaire

Franceinfo - le mardi 8 octobre 2019 - mis à jour le 9.10.19

 

 

Attaque à la préfecture de police : Christophe Castaner avance le chiffre de 40 fonctionnaires radicalisés "écartés" ou "suivis" au sein de la police

 

avatar
franceinfoFrance Télévisions

 

 

Dans la matinée, le ministre et son secrétaire d'Etat, Laurent Nuñez, ont déjà été auditionnés à huis clos par la délégation parlementaire au renseignement, couverte par le secret-défense

 

 

 

20194821

 

Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, devant la commission des lois à l'Assemblée nationale, le 8 octobre 2019. (PHILIPPE LOPEZ / AFP)

 

 

 

Ce qu'il faut savoir

 

 

Cinq jours après l'attaque commise à la préfecture de police de Paris, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner est entendu par la commission des lois de l'Assemblée nationale, mardi octobre, avant un passage jeudi devant celle du Sénat. Cette audition sera ouverte à la presse et retransmise en direct

 

.

"Un signalement informel potentiel en juillet 2015". Le ministre de l'Intérieur a évoqué un seul signalement sans "trace écrite", quelques mois après un commentaire de l'assaillant sur l'attentat de Charlie Hebdo.

 

 

La policière blessée est sortie de l'hôpital. Le ministre a annoncé qu'elle est désormais "en convalescence" et qu'elle "va bien".

 

 

L'opposition, à droite et à l'extrême droite, exige sa démission. "Qu'il ait menti sur le profil du tueur ou qu'il ait été incompétent dans cette affaire, il doit démissionner !", a notamment écrit Nicolas Dupont-Aignant. L'intéressé a reconnu un "dysfonctionnement d'Etat" mais il a exclu l'éventualité d'un départ.

 

 

Vers un "signalement automatique" des alertes liées à la radicalisation islamiste. Christopher Castaner a tenté d'éteindre la polémique en demandant que toute alerte liée à la radicalisation fasse désormais "l'objet d'un signalement automatique", sans plus de précisions.

 

 

Une audition devant la délégation parlementaire au renseignement. Dans la matinée, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner et son secrétaire d'Etat Laurent Nuñez ont été auditionnés à huis clos par la délégation parlementaire au renseignement, couverte par le secret-défense. Les questions ont porté notamment sur "l'habilitation (...) des agents et particulièrement de l'agent en question", a précisé son président, le sénateur LR Christian Cambon.

 


09/10/2019
0 Poster un commentaire

Franceinfo - le mardi 8 octobre 2019

 

 

Radicalisation de Mickaël Harpon : il y a eu "des dysfonctionnements dans la détection", concède Sibeth Ndiaye

 

avatar
France 2France Télévisions

 

 

Sibeth Ndiaye, secrétaire d'État auprès du Premier ministre et porte-parole du gouvernement, est l'invitée des "4 Vérités" de France 2, mardi 8 octobre

 

 

Une clef USB a été retrouvée au domicile de Mickaël Harpon, contenant des images de la propagande du groupe Etat islamique et une autre à son bureau de la préfecture de police de Paris contenant des informations sur ses collègues de travail. "C'est la preuve qu'il y a eu des dysfonctionnements manifestes dans la détection de la radicalisation de cet agent administratif", explique Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement et invitée des "4 Vérités" de France 2, mardi matin.

 

 

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner sera auditionné mardi matin par la délégation parlementaire du renseignement et au Sénat jeudi. Est-ce une audition de trop ? "Je trouve que c'est important que le ministre de l'Intérieur puisse donner toutes les explications qui sont à sa disposition aujourd'hui", précise Sibeth Ndiaye, qui ajoute : "Christophe Castaner fait parfaitement le job".

 

 

 

"Comprendre ce qui n'a pas fonctionné"

Le ministre de l'Intérieur a-t-il parlé trop vite en écartant la piste terroriste, juste après l'attaque qui a coûté la vie à quatre policiers jeudi ? "Christophe Castaner a dit à chaque moment ce qu'il savait [...] il avait pris les précautions d'usage en renvoyant à l'enquête judiciaire pour de plus amples développements", indique la porte-parole du gouvernement.

 

 

Des mesures doivent-elles être prises si des dysfonctionnements sont avérés ? 'S'il y a eu des choses qui auraient dû être faites, qu'ils ne l'ont pas été et qui ont amené la situation que l'on connaît aujourd'hui, évidemment qu'il faudra des sanctions. Avant de se lancer dans une chasse aux sorcières, il faut comprendre ce qui n'a pas fonctionné, corriger rapidement et ensuite se poser la question des sanctions éventuelles", conclut Sibeth Ndiaye.

 


08/10/2019
0 Poster un commentaire

Franceinfo - le mardi 8 octobre 2019

 

 

Attaque à la préfecture de police de Paris : "Le problème chez nous, c'est qu'il y a une forme d'omerta"

 

avatar
David Di GiacomoRadio France

 

 

Deux collègues de Mickaël Harpon l'avaient entendu se réjouir de l'attentat contre "Charlie Hebdo". Mais dans la "grande famille" de la police, on ne dénonce pas ses collègues, explique un syndicaliste

 

 

 

20187671

 

Le logo des policiers de la préfecture de Paris. (THOMAS SAMSON / AFP)

 

 

 

Un hommage est rendu mardi 8 octobre par Emmanuel Macron aux quatre fonctionnaires tués jeudi dernier par Mickaël Harpon, au sein même de la préfecture de police de Paris. Le ministre de l'intérieur Christophe Castaner a reconnu un dysfonctionnement d'État et l'Inspection des services de renseignement a été saisie pour tenter d'identifier les failles.  

 

 

Deux collègues de Mickaël Harpon avaient rapporté en 2015 à leur responsable en charge des signalements de radicalisation qu'ils l'avaient entendu cette année-là se réjouir de l'attentat contre Charlie Hebdo. Mais ils ont finalement décidé de ne rien formaliser par écrit. Les policiers n'ont pas pour habitude de dénoncer leurs collègues, explique Nicolas Pucheu, délégué de l'Unsa police en région parisienne. "Le problème chez nous c'est qu'il y a une forme d'omerta. C'est-à-dire que, culturellement, on s'interdit d'écrire contre un collègue."  

 

 

Il y a une forme de solidarité chez nous. La police, ça reste une grande famille.Nicolas Pucheu, Unsa police à franceinfo

 

 

"Le métier étant assez difficile, poursuit Nicolas Pucheu, lorsqu'on observe des comportements un peu déviants, on va le relever, le notifier par voie orale, comme ça a été fait manifestement dans le cas de Mickaël Harpon. En revanche, on va hésiter à le consigner par écrit parce qu'on sait que peuvent en découler des sanctions administratives."

 

 

Pour Nicolas Pucheu, ces mentalités doivent évoluer. Il admet "qu'il faudrait peut-être mettre un terme à cette omerta. Quand on constate qu'un collègue se radicalise, il y a des signes qui ne trompent pas, qu'on connaît tous. Il faudrait le consigner noir sur blanc, que ça remonte aux hautes instances. Là, effectivement ça a été passé sous silence".  

 

 

Face à la polémique, le ministre de l'Intérieur a demandé lundi que tout signe de radicalisation fasse désormais l'objet d'un signalement automatique.

 


08/10/2019
0 Poster un commentaire

Franceinfo - le mardi 8 octobre 2019

 

 

Attaque à la préfecture de police de Paris : qui étaient les quatre victimes ?

 

avatar
franceinfoFrance Télévisions

 

 

Un hommage est rendu, mardi à Paris, aux quatre fonctionnaires tués, jeudi, par un de leurs collègues

 

 

 

20187031

 

Un véhicule des pompiers quitte la préfecture de police de Paris, le 3 octobre 2019. (GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)

 

 

 

Ils s'appelaient Aurélia, Brice, Damien et Anthony. Quatre membres de la préfecture de police de Paris ont été tués par l'un de leurs collègues, jeudi 3 octobre, lors d'une attaque au couteau qui s'est déroulée sur leur lieu de travail.

 

 

>> DIRECT. Suivez la cérémonie d'hommage aux quatre fonctionnaires tués à la préfecture de police de Paris

 

 

Une cérémonie en leur hommage se tiendra, mardi à 11 heures, à la préfecture de police de Paris, en présence d'Emmanuel Macron. La Légion d'honneur leur sera remise à titre posthume. Voici les quelques éléments qui ont filtré sur leur identité et leur parcours, la préfecture n'ayant pas souhaité communiquer.

 

 

 

Aurélia T., 39 ans

Après une enfance partagée entre le Pas-de-Calais et la Côte d'Azur, cette gardienne de la paix a commencé sa carrière dans les Bouches-du-Rhône. Passée par l'école de police de Fos-sur-Mer, elle a été adjointe de sécurité au commissariat de Martigues entre 2003 et 2008, avant de rejoindre Lyon, puis Paris, selon La Provence. Dans la capitale, elle appartenait à la direction de la sécurité de proximité de l'agglomération parisienne et se disait "heureuse d'être utile", selon sa grand-mère.

 

 

Depuis qu'elle était toute petite, elle ne parlait que de devenir policière. Ce métier, c'était toute sa vie...Henriette, grand-mère d'Auréliaau "Parisien"

 

 

C'est à la préfecture de police de Paris qu'Aurélia a rencontré son mari, policier lui aussi, selon Le Parisien. Le couple a eu deux enfants, aujourd'hui âgés de 5 et 8 ans et scolarisés à Combs-la-Ville (Seine-et-Marne). Aurélia accompagnait ses enfants, chaque mercredi, au club de foot de la commune, où elle a laissé l'image d'une femme "souriante, gentille, volontaire dès qu'il fallait aider". La policière était également inscrite au conservatoire de Combs-la-Ville. Des drapeaux ont été mis en berne par la mairie et un registre de condoléances pour la famille a été ouvert à l'hôtel de ville.

 

 

 

Brice Le M., 38 ans

"Il était drôle, moqueur, provocateur, intelligent. C'était un super mec," salue un des amis de Brice sur Facebook"Merci pour ta joie de vivre", complète un autre sur Twitter.

 

 

 

 

 

 

Ce trentenaire, célibataire et sans enfant, était adjoint administratif au sein de la direction du Renseignement de la préfecture de police de Paris depuis 2013, selon Le Parisien. Il vivait dans le 17e arrondissement de la capitale, où des voisins le décrivent comme "souriant, agréable, discret sur ses activités professionnelles"

 

 

C'était "quelqu'un de brillant, qui dégageait quelque chose de saillant, de très intelligent" et doté "d'un esprit moqueur, même provocateur avec un humour parfois noir mais exceptionnel", raconte à franceinfo Jimmy, une connaissance de quinze ans, avec qui il a étudié le théâtre et réalisé des courts-métrages. 

 

 

Jimmy raconte que ses liens avec Brice se sont distendus avec les années, et qu'il ignorait la reconversion dans la police de son ami. "J'ai appris qu'il était policier lorsque mon frère m'a dit qu'il faisait partie des victimes de l'attentat de la préfecture".

 

 

 

Damien E., 50 ans

Policier depuis 1991, Damien avait atteint le grade de major et travaillait au sein de la direction du Renseignement de la préfecture de police de Paris, selon Le Parisien. Ce quinquagénaire était père de deux enfants, précise le quotidien.  

 

 

 

Anthony L., 39 ans

Ce gardien de la paix travaillait pour la direction du Renseignement de la préfecture de police de Paris depuis 2003, d'après Le Parisien. Il avait deux jeunes enfants.

 


08/10/2019
0 Poster un commentaire

Franceinfo - le jeudi 3 octobre 2019 - mis à jour le 05.10.19

 

 

Ce que l'on sait de l'homme qui a tué quatre personnes à la préfecture de police de Paris

 

 

avatar

franceinfoRadio France

 

 

 

Un fonctionnaire de la préfecture de police de Paris a agressé plusieurs de ses collègues avec un couteau jeudi 3 octobre avant d'être abattu. Il "aurait adhéré à une vision radicale de l'islam", selon le procureur antiterroriste Jean-François Ricard

 

 

 

20172919

 

Mickaël H., un fonctionnaire de la préfecture de police de Paris qui a agressé plusieurs de ses collègues avec un couteau, le 3 octobre 2019. (DR)

 

 

 

Le profil de l'assaillant se précise, deux jours après l'attaque à la préfecture de police de Paris (DRPP), durant laquelle un agent administratif de la direction des renseignements a tué quatre personnes sur son lieu de travail. Mickaël Harpon a été abattu de plusieurs coups de feu dans la cour de la préfecture. Samedi 5 octobre, le procureur antiterroriste Jean-François Ricard a détaillé le "périple meurtrier" de l'agent, et donné des détails sur les éléments concernant sa radicalisation.

 

 

>> Ce que l'on sait de l'attaque au couteau qui a fait cinq morts, dont l'assaillant, à la préfecture de police de Paris

 

 

 

Un père de famille de 45 ans qui "aurait adhéré à une vision radicale de l'islam"

Mickaël Harpon, 45 ans, est né à Fort-de-France (Martinique). Il souffrait d'un handicap, il était sourd à 70%. Marié, il avait deux enfants. Il vivait depuis plusieurs années à Gonesse (Val-d'Oise) dans une résidence où habitent également d'autres fonctionnaires de police.

 

 

Sa femme a été placée en garde à vue jeudi, garde à vue toujours en cours samedi. Elle y a expliqué que son mari a eu des visions et a entendu des voix la nuit qui a précédé son passage à l'acte. Il était "incohérent et agité", a-t-elle expliqué aux enquêteurs. Depuis le début de l'enquête, plusieurs éléments ont amené le parquet national antiterroriste (Pnat), saisi vendredi, à affirmer que Mickaël Harpon "aurait adhéré à une vision radicale de l'islam" et était en contact avec des individus de la "mouvance islamiste salafiste."

 

 

Le fonctionnaire s'était converti à l'islam il y a une dizaine d'années, selon le procureur antiterroriste. Jean-François Ricard a relayé lors d'une conférence de presse les résultats des premières investigations. Elles ont relevé de la part de Mickaël Harpon une "approbation de certaines exactions commises au nom de cette religion""son souhait de ne plus avoir certains contacts avec des femmes""sa justification" des attentats de Charlie Hebdo en 2015, "son changement d'habitude vestimentaire depuis quelques mois". Toujours selon le procureur, l'assaillant abandonnait en effet "toute tenue occidentale au profit d'une tenue traditionnelle pour se rendre à la mosquée."

 

 

 

Un "fonctionnaire modèle"

Les investigations ont aussi "permis de faire apparaître des contacts entre l'auteur des faits et plusieurs individus, susceptibles d'appartenir à la mouvance islamiste". L'agresseur était adjoint administratif employé de catégorie C et travaillait au service informatique à la direction du renseignement depuis 2003. "Comme de nombreux agents de cette direction, il était habilité au secret défense et il était en règle avec les obligations inhérentes à ce type d'habilitations", a détaillé vendredi le préfet de police de Paris Didier Lallement lors d'un point presse. 

 

 

Interrogée par franceinfo, une ex-collègue qui a travaillé avec lui le présente comme "introverti""gentil" et qui parfois "n'était pas pris au sérieux". Il n'avait "jamais présenté de difficultés comportementales", a déclaré le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, ce que confirment plusieurs syndicats de police. Selon Loïc Travers, du syndicat Alliance police nationale, ses collègues décrivent un homme qui ne posait "strictement aucun problème. Il n’était pas connu pour un quelconque signalement. Il était juste un fonctionnaire modèle qui ne posait pas de soucis." Jean-Marc Bailleul, secrétaire général du syndicat des cadres de la sécurité intérieure, s'appuie sur le témoignage de certains de ses collègues qui connaissent bien la direction où travaillait l'agresseur. "Ça ressemble vraiment à un acte de folie", explique-t-il sur franceinfo, ajoutant qu'il fallait être "très prudent". 

 

 

 

 

Un voisin "très discret" et "serviable"

Lors de sa garde à vue, sa femme a assuré que son mari entretenait des désaccords avec sa hiérarchie. Il avait le sentiment de ne pas être reconnu à sa juste valeur. Cet homme au casier judiciaire vierge avait fait l'objet d'une procédure pour violences conjugales en 2009.

 

 

Kamel, son voisin de palier, le décrit comme "très discret".  "Mais quand j’avais besoin de lui pour l’ordinateur, je le contactais, et il me faisait des réglages, se souvient-il. Il était très gentil, serviable, poli."  "C'est sûr que c'était pas des problèmes personnels, reprend Patricia. Sa situation familiale était apaisée, il vivait en paix avec sa femme, ses enfants, tout allait bien. Il avait envie de quitter la préfecture, parce qu'il devait avoir un problème en interne."

 


06/10/2019
0 Poster un commentaire

Franceinfo - le mercredi 31 juillet 2019 - mis à jour le 01/08/19

 

 

Trois hommes, dont deux déjà détenus, ont été mis en examen pour un projet d'attentat en France

 

avatar

franceinfoFrance Télévisions

 

 

 

Différentes actions violentes auraient été envisagées avant le coup de filet des enquêteurs

 

 

 

19800599

 

Un surveillant pénitentiaire dans le quartier de prévention de la radicalisation, à la prison de la Santé, le 12 juillet 2019. (Photo d'illustration) (DOMINIQUE FAGET / AFP)

 

 

 

Trois individus ont été mis en examen, vendredi 26 juillet, pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle". Soupçonnés de préparer des attentats en France, ils ont été écroués, a déclaré une source judiciaire à franceinfo, confirmant une information révélée par Le Parisien, mercredi 31 juillet. Parmi ces trois suspects, deux étaient déjà emprisonnés. L'un d'eux était détenu à la prison de Châteaudun (Eure-et-Loir) et l'autre à Saint-Maur (Indre).

 

 

Selon Le Parisien, les trois individus se préparaient à passer à l'acte lors de la libération prochaine de l'un d'entre eux. Ils auraient envisagé différents modes d'action : s'attaquer à des gardiens de prison, des sites institutionnels, des passants...

 

 

"C'était un projet, nous n'étions pas sur un niveau de risque particulièrement élevé", a déclaré le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, en déplacement dans le Gard, ajoutant que "le renseignement a bien fonctionné".

 

 

 

Trois suspects dont un de 27 ans, le "cerveau"

Leur profil n'a pas été confirmé mais, toujours selon les informations du Parisien, il s'agirait de trois jeunes hommes. L'un, âgé de 27 ans, est connu pour des faits d'apologie du terrorisme et de prosélytisme en prison. Il était le "cerveau" du groupe, selon le quotidien. Ayant dû changer d'établissement pénitentiaire au moins trois fois en raison d'incidents comme des appels à la prière, il a rencontré l'un des suspects à la prison de Châteaudun et l'autre dans celle de Toulon, rapporte le quotidien. 

 

 

Le second détenu, âgé de 32 ans, purge une peine de six ans de prison pour avoir rejoint, en Syrie, la branche syrienne d'Al-Qaïda. Le dernier des trois suspects, âgé de 21 ans, est un ancien légionnaire.

 


02/08/2019
0 Poster un commentaire

Franceinfo - jeudi 30 mai 2019

 

 

Explosion à Lyon : le suspect a reconnu avoir prêté allégeance au groupe Etat islamique

 

 

avatar

franceinfoRadio France

 

 

 

Cet étudiant algérien de 24 ans a reconnu, lors de sa garde à vue, avoir prêté allégeance au groupe terroriste

 

 

 

19408775.jpg

 

Les policiers lors de la perquisition du domicile du suspect, le 27 mai 2019 à Oullins. (ROMAIN LAFABREGUE / AFP)

 

 

 

Le principal suspect après l'explosion d'un colis piégé à Lyon a reconnu avoir prêté allégeance à l'organisation terroriste Etat islamique, a appris franceinfo de source proche du dossier jeudi 30 mai, confirmant une information de LCI.

 

 

Le suspect, un étudiant algérien de 24 ans, avait admis son implication dans l'attentat mercredi lors de sa garde à vue. Il avait avoué avoir confectionné et déposé le colis piégé. Il avait également indiqué aux enquêteurs avoir agi seul. 

 

 

 

De nombreuses preuves accumulées

Plusieurs autres éléments avaient été accumulés contre le suspect : l'ADN du jeune homme avait été retrouvé sur un morceau du sac qui contenait la bombe, le vélo utilisé le jour de l'attentat avait été retrouvé dans son appartement et des preuves d'achats de produits entrant dans la composition d'explosifs avaient été découvertes. Par ailleurs, d'après les éléments recueillis par les enquêteurs, l'homme a consulté à plusieurs reprises des sites proches de la mouvance jihadiste. 

 

 

La garde à vue de cet étudiant algérien doit se terminer vendredi. Trois de ses proches, ses parents et son petit-frère, avaient également été placés en garde à vue dans ce dossier. Elles ont été levées "en l'absence d'éléments les incriminant à ce stade", a indiqué le parquet de Paris à franceinfo.

 

 

Le principal suspect, lui, est toujours en garde à vue, qui peut se prolonger jusqu'à vendredi.

 


30/05/2019
0 Poster un commentaire

Franceinfo - le jeudi 15 mars 2019 - mis à jour le 16.03.19

 

 

Attentat de Christchurch : Brenton Tarrant, le suspect inculpé pour meurtre, n'a pas demandé de libération sous caution et reste en prison

 

avatar

Kocila MakdecheLouis SanFrance Télévisions
 

 

 

Brenton Tarrant a comparu samedi devant un tribunal de la ville où il a été inculpé pour meurtre

 

 

 

17206341.jpg

 

Des gerbes de fleurs déposée devant une mosquée à Kilbirnie (Nouvelle-Zélande), le 15 mars 2019. (MARTY MELVILLE / AFP)

 

 

 

 

CE QU'IL FAUT SAVOIR

 

 

Le suspect dans les attentats contre deux mosquées du centre-ville de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, qui a fait 49 morts, est un Australien de 28 ans, Brenton Tarrant, qui a comparu samedi 16 mars devant un tribunal de la ville où il a été inculpé pour meurtre. Portant des menottes et une chemise blanche réservée aux détenus, l'ancien instructeur de fitness et militant d'extrême droite déclaré a écouté impassible le chef d'inculpation porté à son encontre. Il n'a pas demandé à bénéficier d'une libération sous caution et restera en prison jusqu'à sa prochaine comparution devant le tribunal, prévue le 5 avril. Suivez la situation sur franceinfo.fr.

 

 

Trois arrestations. Il s'agit de trois hommes. Ils n'étaient inscrits sur aucun fichier de surveillance, selon la police. L'un d'eux, âgé d'une trentaine d'années, a été inculpé pour "meurtres". Il comparaîtra samedi devant le tribunal de Christchurch. Le Premier ministre australien a annoncé qu'un individu était identifié comme étant un citoyen australien, "terroriste d'extrême droite et violent". Des engins explosifs ont également été retrouvés dans les véhicules des suspects. La police dit ne pas rechercher d'autres suspects.

 

 

Une ville en état de siège. La Nouvelle-Zélande relève à "élever" son niveau d'alerte à la sécurité. En ce jour de prière, la police demande aux musulmans d'éviter les mosquées partout en Nouvelle-Zélande. La municipalité de Christchurch, une ville de 340 000 habitants, a ouvert une ligne téléphonique d'urgence pour les parents inquiets du sort de leurs enfants qui participaient à une marche contre le changement climatique non loin de là. Des bâtiments publics, comme la bibliothèque centrale, sont aussi fermés. 

 

 

Des "actes de violence sans précédent". La Nouvelle-Zélande connaît l'une de ses journées "les plus sombres" après ces attentats "sans précédent", estime la Première ministre. Par ailleurs, Jacinda Ardern appelle à ne pas "partager ou propager ce message de haine" en diffusant les images filmées par un tireur. Les autorités travaillent actuellement à les retirer des réseaux sociaux où elles ont été publiées et partagées. "Il faudra du temps pour guérir et ce soir, nos pensées et nos prières doivent être avec les personnes affectées", a ajouté Jacinda Ardern.

 

 

La France réagit. Dans un tweet, Emmanuel Macron condamne "des crimes odieux" et souligne que "la France se dresse contre toute forme d'extrémisme". Par ailleurs, Christophe Castaner demande aux préfets de "renforcer la surveillance des lieux de culte, par précaution". "Des patrouilles seront assurées à proximité des espaces confessionnels", explique le ministre de l'Intérieur. Il a également affirmé que le suspect de l'attaque n'est "pas connu" en France. 

 


16/03/2019
0 Poster un commentaire

Franceinfo - le mardi 5 février 2019

 

 

Ce que l'on sait de l'agression de deux surveillants par un détenu à la prison de Condé-sur-Sarthe

 

 

 

 

L'homme, suivi pour radicalisation, a utilisé un couteau en céramique qui pourrait avoir été introduit dans la prison par son épouse

 

 

 

17142103.jpg

 

Un hélicoptère est posé devant le centre pénitentiaire de Condé-sur-Sarthe (Orne), le 5 mars 2019. (MAXPPP)

 

 

 

Un caractère "terroriste" qui ne fait "aucun doute", selon la ministre de la Justice. Un détenu a agressé deux surveillants de la maison centrale d'Alençon-Condé-sur-Sarthe (Orne), mardi 5 mars, alors qu'il se trouvait dans une unité de vie familiale avec son épouse. L'homme, suivi pour radicalisation, a utilisé un couteau en céramique. Il a été arrêté dans la soirée dans un assaut du Raid, avec sa compagne. Cette dernière, grièvement touchée, a succombé à ses blessures. Voici ce que l'on sait de l'agression de la matinée.

 

 

 

Que s'est-il passé ?

L'agression s'est déroulée mardi vers 9h45. Michaël Chiolo, détenu à la prison d'Alençon-Condé-sur-Sarthe, a attaqué deux surveillants à l'aide d'un couteau en céramique en criant "Allah Akbar", selon des témoignages rapportés par le parquet de Paris. Il se trouvait depuis lundi avec son épouse dans une unité de vie familiale (UVF), une sorte de parloir amélioré ressemblant à un petit appartement équipé d'un coin-cuisine, dans lequel les détenus peuvent passer entre 6 et 72 heures avec leur famille.

 

 

Selon une source syndicale, les faits se sont produits lorsque les surveillants sont venus lui signifier la fin de son placement en UVF. Lors d'un point-presse, la ministre de la Justice Nicole Belloubet a au contraire indiqué que les surveillants avaient été appelés dans l'UVF à la demande du détenu. Une source proche du dossier précise que la femme a simulé un malaise, prétextant être enceinte, pour faire venir un agent pénitentiaire. Selon les informations de France Télévisions, c'est elle qui aurait donné le premier coup de couteau au surveillant.

 

 

"C'est vraiment une tentative d'assassinat. Il y avait du sang partout. L'unité de vie familiale était un champ de bataille. Un des surveillants a perdu connaissance à un moment", a indiqué Alassanne Sall, du syndicat FO-pénitentiaire. Le détenu s'est ensuite retranché dans l'unité avec son épouse, pendant une dizaine d'heures, jusqu'à l'assaut. Il a ensuite été hospitalisé du fait de blessures "sans gravité", selon le parquet de Paris.

 

 

Quel est l'état de santé des surveillants ?

"Je suis heureuse de savoir que les deux surveillants ne sont pas en danger", a déclaré Nicole Belloubet lors d'un point-presse en début d'après-midi, en soulignant qu'ils avaient "subi une attaque terrible".

 

 

Le surveillant le plus grièvement blessé a été touché à l'intestin et au rein. Il a été opéré dans la journée et son état était rassurant en début de soirée, selon une source proche du dossier. L'autre surveillant, avec des morceaux de lame dans l'omoplate et la mâchoire, devait être opéré dans la soirée, précise France Bleu Picardie.

 

 

 

Quel est le passé judiciaire de l'assaillant ?

Michaël Chiolo, âgé de 27 ans, était "un détenu de droit commun, placé au regard de ses antécédents dans l'un des établissements les plus sécuritaires du pays", a indiqué Nicole Belloubet. Arrivé dans l'établissement en mars 2017, l'homme purgeait une peine de trente ans de réclusion criminelle pour "arrestation, enlèvement, séquestration suivie de mort et vol avec arme", et d'un an d'emprisonnement pour "apologie publique d'acte de terrorisme".

 

 

>> Qui est Michaël Chiolo, l'agresseur présumé de deux surveillants à la prison de Condé-sur-Sarthe ?

 

 

Avec un complice, ils avaient été condamnés en décembre 2015 en appel à Nancy pour avoir étouffé un homme de 89 ans, après l'avoir séquestré et "momifié" à son domicile près de Metz en 2012. Originaires de Saint-Avold (Moselle), les deux hommes s'étaient rendus le 17 avril 2012 au domicile de Roger Tarall, 89 ans, à Montigny-lès-Metz, pour le cambrioler. Sur son lit, le vieil homme avait été ligoté et bâillonné, son visage emballé dans des bandes médicales, tandis que les voleurs procédaient à la fouille de son appartement. Le corps de la victime, morte par asphyxie, avait été découvert le lendemain sur son lit.

 

 

En novembre 2015, alors qu'il était déjà incarcéré à Mulhouse dans l'attente de son jugement en appel, Michaël Chiolo avait été condamné à un an de prison ferme pour avoir demandé à ses codétenus de "rejouer" l'attaque du Bataclan dans la cour de la maison d'arrêt. "Après Paris, j'aurais continué en province", aurait dit le jeune homme à un codétenu, selon des propos rapportés par les surveillants de la maison d'arrêt. Il est libérable en 2038.

 

 

 

Etait-il suivi pour radicalisation ?

Selon nos informations, le détenu était fiché FSPRT (fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste). Converti à l'islam, il se serait radicalisé en prison. On ne sait pas s'il était détenu au sein de l'unité réservée aux détenus radicalisés.

 

 

La ministre de la Justice a affirmé que le caractère "terroriste" de l'attaque ne faisait "aucun doute". La section antiterroriste du parquet de Paris a donc été saisie, et le procureur de Paris, Rémy Heitz, s'est rendu sur place. L'enquête a été confiée à la sous-direction de l'antiterrorisme (Sdat), qui mène les investigations conjointement avec la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et la direction interrégionale de la police judiciaire de Rennes.

 

 

Quelles sont les zones d'ombre de l'enquête ?

Nicole Belloubet a elle-même reconnu qu'il faudrait, "à froid, tirer toutes les conséquences de cette attaque terroriste". L'enquête devra tout d'abord déterminer comment l'homme a pu se procurer ce couteau en céramique. La ministre a exclu que cet objet ait pu se trouver parmi le matériel de cuisine disponible au sein de l'unité de vie familiale. Elle a revanche suggéré que le couteau ait pu être apporté par l'épouse, rappelant que les portiques sous lesquels passent les visiteurs ne détectent pas les objets en céramique.

 

 

La ministre de la Justice s'est également demandé si "toutes les ressources du renseignement pénitentiaire" ont bien été "mobilisées" dans cette affaire, et si les surveillants qui sont venus rejoindre le détenu "étaient parfaitement équipés". Outre l'enquête ouverte par le parquet antiterroriste, une enquête administrative de la Chancellerie tentera également de répondre à ces questions. Trois personnes ont été placées en garde à vue mardi soir.

 


06/03/2019
0 Poster un commentaire

Franceinfo - le vendredi 22 février 2019

 

 

Mort de Fabien Clain : quels sont les principaux jihadistes pistés par la justice française ?

 

 

avatar
franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

 

Plusieurs sont aux mains des forces kurdes et pourraient être remis prochainement à la France

 

 

 

17073463.jpg

Des hommes identifiés comme des combattants du groupe terroriste Etat islamique dans un camion, le 20 février 2019, à Baghouz (Syrie). (BULENT KILIC / AFP)

 

 

 

Vétérans, propagandistes, recruteurs... Alors que le jihadiste français Fabien Clain a été tué, mercredi 20 février, et que son frère Jean-Michel est gravement blessé, d'autres figures françaises restent dans le collimateur de la justice. 

 

 

Plusieurs Français font ainsi partie des quelque 900 jihadistes étrangers aux mains des Unités de protection du peuple (YPG), branche armée du mouvement kurde en Syrie. Et certains pourraient bientôt être remis aux autorités françaises.

 

 

 

Thomas Barnouin, 37 ans, le vétéran du jihad

Objet d'un mandat de recherche, Thomas Barnouin a été arrêté en décembre 2017 par les YPG, avec cinq autres jihadistes français qui prétendaient fuir l'organisation terroriste Etat islamique (EI) en déroute.

 

 

 

17073439.jpg

 

Une photo de Thomas Barnouin, diffusée le 10 janvier 2018 par les Unités de protection du peuple (YPG),

branche armée du mouvement kurde en Syrie. (YPG PRESS OFFICE / AFP)

 

 

 

Cet Albigeois s'est converti à l'islam vers l'an 2000. Il est apparu dans la filière dite d'Artigat, du nom d'un village en Ariège, lieu de réunion d'une importante nébuleuse jihadiste, dans laquelle ont gravité Mohamed Merah, auteur des tueries de Toulouse et Montauban en 2012, et les frères Clain, les deux voix dans la vidéo de revendication des attentats du 13-Novembre par l'EI. Condamné à cinq ans de prison en 2009 dans le cadre du procès sur cette filière, tout comme Fabien Clain, après une première tentative pour rejoindre le jihad en Irak, il est reparti en Syrie avec sa femme et ses enfants, vraisemblablement en février 2014.

 

 

 

Adrien Guihal, 33 ans, voix de l'attentat de Nice

Capturé en mai 2018 par les Forces kurdes à Raqqa, considérée un temps comme la capitale de l'EI en Syrie, Adrien Guihal avait rejoint la région trois ans plus tôt et faisait depuis l'objet d'une enquête préliminaire en France. Il a été identifié comme la voix qui a revendiqué l'attentat de Nice le 14 juillet 2016. Cette revendication de l'EI a été jugée opportuniste.

 

 

 

17073407.jpg

 

Une photo diffusée d'Adrien Guihal, diffusée par les Forces démocratiques de Syrie le 24 mai 2018. (SYRIAN DEMOCRATIC FORCES / AFP)

 

 

 

Connu sous le nom d'Abou Oussama Al-Faransi, il a œuvré au sein des organismes médiatiques de l'organisation, dont l'agence de propagande Amaq. C'est aussi par sa voix que l'EI a revendiqué l'assassinat d'un couple de policiers en juin 2016 à Magnanville (Yvelines).

 

 

Il avait été arrêté en 2008 pour un projet d'attentat contre les renseignements généraux à Paris. A sa sortie de prison en 2012, celui qui se faisait aussi surnommer Hamza avait codirigé un garage automobile dans le Val-d'Oise fréquenté par d'autres islamistes.

 

 

 

Emilie König, 34 ans, la Bretonne qui recrutait pour l'EI

Retenue au camp de Roj, dans le nord de la Syrie, avec d'autres femmes et des enfants, elle est accusée d'avoir recruté pour l'EI et appelé à commettre des attaques en Occident. Régulièrement apparue dans des vidéos de propagande, elle avait été placée par l'ONU sur sa liste noire des combattants les plus dangereux.

 

 

 

14094595.jpg

 

Capture d'écran d'une vidéo diffusée le 8 janvier 2018, montrant la Française Emilie König. (YPG PRESS OFFICE / YOUTUBE)

 

 

 

Au printemps 2012, elle refuse de retirer son niqab au tribunal et provoque une altercation qu'elle diffuse sur YouTube. Dans la foulée, elle laisse ses deux enfants en France et rejoint son nouveau compagnon en Syrie, où elle aura trois autres enfants.

 

 

 

Hayat Boumedienne, 30 ans, épouse d'Amedy Coulibaly

Hayat Boumedienne est accusée d'avoir participé à des escroqueries aux véhicules afin de financer les projets terroristes d'Amedy Coulibaly, qu'elle a épousé religieusement. Elle a été renvoyée aux assises dans ce dossier en son absence.

 

 

 

6063153.jpg

 

Photo d'Hayat Boumeddiene diffusée le 9 janvier 2015 par la police française. (POLICE FRANCAISE / AFP)

 

 

 

Omar Diaby, 42 ans, jihadiste rallié à Al-Qaïda

Surnommé "Omar Omsen", Omar Diaby, né à Dakar (Sénégal) vers 1976, est visé par un mandat d'arrêt. Il est considéré comme le recruteur de dizaines de jihadistes. La katiba (cellule combattante) qu'il commande, un temps estimée à une trentaine de jeunes Français, la plupart originaire comme lui de la région de Nice, a prêté allégeance au Front al-Nosra, la branche syrienne d'Al-Qaïda. Cet ancien délinquant affirme combattre l'armée syrienne à l'écart de l'EI.

 

 

En août 2015, il avait fait circuler l'annonce de sa mort "afin de pouvoir sortir de Syrie pour subir une importante opération chirurgicale dans un pays voisin", sans être repéré par les services de renseignements, avait-il expliqué dans une interview à France 2 neuf mois plus tard.

 

 

 

9200831.jpg

 

VIDEO. Complément d'enquête. Omar Omsen légitime l'attentat contre "Charlie Hebdo" (COMPLÉMENT D'ENQUÊTE/FRANCE 2)

 

 

 

S'il n'est pas directement soupçonné d'avoir organisé des attentats, Omar Diaby n'en a pas moins approuvé celui contre la rédaction de Charlie Hebdo. "Ceux qui ont insulté le prophète ont été exécutés. Il fallait faire ce que les frères Kouachi ont fait. J'aurais voulu être choisi pour faire cela", avait-il déclaré.

 

 

 

Abdelilah Himich, 29 ans, le légionnaire

"Le sort de l'ex-légionnaire Abdelilah Himich est également incertain", relève Le JDD de son côté. Né le 16 novembre 1989, ce ressortissant marocain, originaire de Lunel (Hérault), a servi dans la Légion étrangère en Afghanistan pendant six mois. "En 2010, il a déserté l'armée, s'est radicalisé et est devenu l'émir d'un petit groupe de personnes qui sont partis en Syrie", précise l'hebdomadaire. Il a rejoint les rangs de l’EI en Syrie en février 2014, où il aurait dirigé une brigade "forte de trois cents combattants", selon  Le Monde.

 

 

 

Surnommé "Abdel le légionnaire" et Abou Souleyman Al-Faransi (le Français), il a eu des responsabilités opérationnelles dans les combats en Syrie et aurait pris part à la formation du commando responsable des attentats de Paris puis de Bruxelles. Les services de renseignement américains le décrivent comme "responsable des opérations extérieures de l'Etat islamique". Aujourd'hui, on ne sait pas s'il est mort ou s'il a été fait prisonnier par les Kurdes sans que son identité n'ait été connue. 

 


22/02/2019
0 Poster un commentaire

Franceinfo - le mardi 12 février 2019

 

 

Sept mosquées ont été fermées depuis l'entrée en vigueur de la loi antiterroriste en 2017

 

 

 

Les fermetures administratives de lieux de culte sont l'une des quatre grandes dispositions de la loi sur la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme

 

 

 

17016231.jpg

 

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, le 12 février 2019, à l'Assemblée nationale à Paris. (JACQUES DEMARTHON / AFP)

 

 

 

Un premier bilan. Sept mosquées ont fait l'objet d'une fermeture administrative en France depuis l'entrée en vigueur de la loi sur la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme (Silt) en novembre 2017, a indiqué le ministère de l'Intérieur, mardi 12 février.

 

 

Les fermetures administratives de lieux de culte sont l'une des quatre grandes dispositions de ce texte de loi, vivement dénoncé par les défenseurs des libertés publiques. Ces derniers ont vu une transposition dans le droit commun de mesures d'exception, autorisées dans le cadre de l'état d'urgence.

 

 

 

Un "bilan positif"

Devant la commission des lois de l'Assemblée nationale en charge du contrôle parlementaire de ce texte controversé, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner et son secrétaire d'État Laurent Nuñez ont dressé un "bilan positif" de son application. "Les outils créés ont été utilisés à bon escient et ont eu des effets utiles", a plaidé Christophe  Castaner.

 

 

Ainsi, sur les fermetures de mosquées accusées de faire "l'apologie du terrorisme, de la haine ou de la discrimination", Laurent Nuñez s'est félicité de "viser juste" en soulignant que chaque décision des préfets avait été validée par la justice en dépit de recours systématiques devant les tribunaux. "Les notes de renseignement montrent un profond changement dans les quartiers où les mosquées ont été fermées", a encore commenté le secrétaire d'État.

 


13/02/2019
0 Poster un commentaire