L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

TERRORISME


Franceinfo - le vendredi 21 décembre 2018

 

 

Arrestation de Peter Cherif : "C'est une capture très importante, d'un vétéran du jihadisme"

 

 

 

Peter Cherif, alias Abou Hamza, avait rejoint Al-Qaïda au Yémen, où il était "cadre moyen", a expliqué le spécialiste Abdelasiem El Difraoui

 

 

 

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 Le jihadiste français Peter Cherif, lors du début de son procès à Paris, le 26 janvier 2011.  (BENOIT PEYRUCQ / AFP)

 

 

 

Le jihadiste Peter Cherif est "un vétéran du jihadisme", qui avait "rejoint Al-Qaïda au Yémen, où il était cadre moyen. Il a été très longtemps sous les radars des services français", a expliqué vendredi 21 décembre sur franceinfo Abdelasiem El Difraoui, politologue, spécialiste du jihadisme et qui a rencontré des proches de Peter Cherif. Ce dernier a été arrêté à Djibouti, c'est un proche des frères Kouachi. "C'est une capture très importante parce qu'il a été responsable de beaucoup de relations internationales" pour Al-Qaïda.

 

 

 

franceinfo : Qui est Peter Cherif, dont vous avez rencontré les proches, et qui vient d'être arrêté ?

 

 

Abdelasiem El Difraoui : C'est un vétéran du jihadisme, mais ce n'est pas un jihadiste de la première génération. La première génération, c'est le combattant de l'Afghanistan, comme la génération d'Oussama Ben Laden et de ses compagnons, qui sont aujourd'hui incarcérés, pour la plupart, ou morts. Peter Cherif, c'est clairement la deuxième ou troisième génération du jihadisme. Il s'est radicalisé vers 2005 à travers la filière des Buttes-Chaumont, parallèlement à la guerre en Irak, la guerre contre Saddam Hussein. Il était très proche des frères Kouachi dans le sens où c'était toute une orbite aux Buttes-Chaumont autour de Farid Benyettou, autoproclamé émir du groupe qui aujourd'hui est soi-disant repenti.

 

 

 

Comment Peter Cherif bascule-t-il dans une idéologie radicale ?

 

 

Il est d'origine afro-caribéenne et tunisienne. Il avait traversé une grande crise d'identité et était dégoûté par les images de la souffrance des enfants irakiens. Il s'enfermait pendant des heures dans sa chambre pour regarder des vidéos. Il avait déjà eu affaire à la justice et essayait de se racheter avec cette idéologie mensongère. Pour sa mère, c'est Farid Benyettou qui l'a entraîné dans le jihadisme en lui disant que s'il voulait se sauver, il devait devenir jihadiste, aller vers la "vraie foi" pour que ses péchés soient pardonnés. Dans l'interview que j'ai faite de sa copine, elle explique que même une affiche dans la rue où on voyait une femme en bikini était pour lui devenu péché. Il s'est peu à peu éloigné de sa copine par peur de pécher. Au début, il avait une relation normale et peu à peu il a exigé de sa copine qu'elle se mette de l'autre côté de la pièce, que sa mère soit présente quand ils se voient et puis il a rompu. C'était vraiment un processus psychologique.

 

 

 

Le croyez-vous capable de commanditer, d'organiser un attentat comme celui de janvier 2015 ?

 

 

Il a peut-être co-organisé l'attentat. Je ne pense pas que lui-même l'ait organisé. Il ne s'est jamais joint à l'État islamique. Suite à une arrestation d'abord en Syrie, à un procès en France, il a disparu et il a rejoint Al-Qaïda au Yémen, où il était cadre moyen. Il a été très longtemps sous les radars des services français. Depuis deux semaines, les gens du service me disaient que l'étau se resserrait autour de Peter. C'est une capture très importante parce que comme cadre moyen, il a été responsable de beaucoup de relations internationales. Il a aussi servi comme intermédiaire d'Al-Qaïda pour la libération des otages français détenus au Yémen.

 

 

 

 

Attentat contre "Charlie Hebdo" : qui est le jihadiste français Peter Cherif, l'ami des frères Kouachi arrêté à Djibouti ?

 

 

 

Ce proche des auteurs de l'attentat contre "Charlie Hebdo", le 7 janvier 2015, a été arrêté dimanche à Djibouti

 

 

 

 

Il est connu comme l'un des amis proches des frères Saïd et Cherif Kouachi, qui ont tué 12 personnes dans l'attentat contre Charlie Hebdo, le 7 janvier 2015. Le jihadiste français Peter Cherif a été arrêté à Djibouti, dimanche 16 décembre. L'homme est également connu sous le pseudonyme d'Abou Hamza. Une source judiciaire précise néanmoins qu'il "n'est pas, à ce stade, retenu dans le cadre d'une procédure judiciaire française", mais le parquet de Paris "suit avec attention l'évolution de sa situation".

 

 

 

"C'est une très bonne nouvelle, a réagi la ministre des Armées, Florence Parly, vendredi matin sur RTL. Cela prouve que la lutte contre le terrorisme est une action de longue haleine." De la filière jihadiste des Buttes-Chaumont au Yémen, qui est Peter Cherif ? 

 

 

 

 

De la petite délinquance à la radicalisation à Paris

 

Peter Cherif passe sa jeunesse dans le 19e arrondissement. Son père meurt dans un accident de la route alors que le garçon n'a que 14 ans, rapporte Paris Match. Au fil des années, il tombe dans la petite délinquance, et est accusé de plusieurs braquages et vols à main armée. Selon L'Express, adolescent, il est incarcéré six mois à la prison de Fleury-Mérogis (Essonne). 

 

 

 

Le jeune homme rencontre les frères Saïd et Cherif Kouachi dans son quartier du 19e arrondissement de Paris, près du parc des Buttes-Chaumont, à la fin des années 1990, rappelle Le Figaro. Peter Cherif multiplie les petits boulots et passe peu à peu de la délinquance de droit commun à la radicalisation. En 2003, la guerre en Irak l'interpelle, et le jeune Français commence à suivre les discours religieux de Farid Benyettou, relate France Inter. Ce dernier est au cœur de la filière des Buttes-Chaumont, dont le but est d'envoyer des jihadistes en Irak. Peter Cherif l'intègre, tout comme les frères Kouachi

 

 

 

Sa mère évoque un véritable "lavage de cerveau" à l'époque, relève L'Express"J'ai eu l'impression qu'il suivait aveuglément des personnes qui l'avaient lobotomisé", raconte également son amie Barbara. Peter Cherif force, entre autres, sa mère à prier cinq fois par jour, et regarde des vidéos de combats jihadistes. A 22 ans, en 2004, il décide de partir en Irak. 

 

 

 

 

Dans les rangs d'Al-Qaïda en Irak

 

Selon France Inter, Peter Cherif a assuré à ses proches qu'il partait étudier l'arabe et le Coran en Syrie. Il franchit en réalité la frontière irakienne à l'été 2004, pour combattre les troupes américaines, précise L'Express. Sa disparition est signalée par ses proches à l'ambassade de France en Syrie au mois d'octobre.

 

 

 

Pendant plusieurs mois, le Français combat sous les directives d'Abou Moussab al-Zarkaoui, l'un des responsables d'Al-Qaïda en Irak, relate L'Express. Blessé par des éclats de mortier au visage et à la jambe, d'après le magazine, il est arrêté en décembre 2004 à Falloujah, dans le centre de l'Irak.

 

 

 

Peter Cherif est détenu dans le sud du pays, puis rejoint la prison d'Abou Ghraib, non loin de la capitale irakienne. Il y restera un an, selon L'Union. Condamné à 15 ans de prison, il est ensuite incarcéré à la prison de Badoush, près de Mossoul, dans le nord du pays, à une centaine de kilomètres de la frontière syrienne. Le jihadiste parvient à s'y échapper avec 150 autres détenus en mars 2007, lors de l'attaque de la prison par un commando. Il se rend en Syrie, son point de départ, et signale aux autorités françaises qu'il s'y trouve. Peter Cherif est alors extradé et arrive sur le sol français en février 2008. 

 

 

 

 

Un procès, puis la fuite vers le Yémen

 

De retour en France, Peter Cherif est incarcéré pendant 18 mois, puis libéré. D'après L'Union, il suit ensuite une formation "transport de marchandises" à l'auto-école de Dammartin-en-Goële (Seine-et-Marne) – où aura lieu l'assaut contre les frères Kouachi, le 9 janvier 2015. Interrogé par L'Union, son formateur relate que plusieurs élèves avaient été séduits par le discours de Peter Cherif sur l'islam. "Tout ce qui ne correspondait pas à l’idée qu’il s’était fait de la vie, par rapport au Coran, était à proscrire, à bannir, à détruire", raconte-t-il. Il l'a même entendu dire, en pleine formation, qu'il souhaitait passer l'autorisation de transport de matières dangereuses, "pour faire sauter une citerne de gaz dans Paris"

 

 

 

Début 2011, Peter Cherif est jugé dans le cadre de son appartenance à la filière des Buttes-Chaumont. Lors de sa comparution, le jihadiste évoque simplement "une pratique [de la religion] très proche des textes" et assure que son départ pour l'Irak a été un "coup de tête" face à la situation du peuple irakien. "C'est une période que j'essaie d'oublier", assure-t-il alors. Il ne se présente pas pour le dernier jour de son procès, en mars 2011. Il est condamné à cinq ans de prison et disparaît. Peter Cherif s'enfuit au Yémen, où il invite les frères Kouachi quatre mois plus tard, d'après Le Figaro. Le jihadiste, qui rejoint les rangs d'Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa), compte les entraîner au tir. 

 

 

 

 

En lien avec les attentats de janvier 2015 ? 

 

En avril 2012, Peter Cherif est élevé au rang de cadre d'Al-Qaïda dans la péninsule arabique. Les services de renseignement français le soupçonnent alors "d'organiser, depuis le Yémen, une filière d'acheminement de jihadistes susceptible d'impliquer" Cherif Kouachi. Ce dernier est présenté comme "l'un des contacts en France" du jihadiste. Courant 2012, des courriels sont échangés entre le Yémen et un cybercafé voisin de l'appartement de Cherif Kouachi. La police enquête également sur des recherches menées par ce dernier, "sur une éventuelle colocation d'une chambre dans la ville d'Al Jouf" (Arabie saoudite), le fief d'Aqpa. 

 

 

 

Après l'attentat contre Charlie Hebdo en janvier 2015, Peter Cherif est inscrit sur la liste noire des "combattants terroristes étrangers". Mais, à ce stade, il n'est pas "retenu dans le cadre de la procédure judiciaire française", précise une source judiciaire, qui rappelle qu'il n'est pas non plus "visé par un mandat d'arrêt". Le parquet de Paris a annoncé ce vendredi qu'il requérait, à l'issue de l'enquête sur les attentats de janvier 2015, le renvoi de 14 personnes devant une cour d'assises spéciale. Peter Cherif n'en fait pas partie. 

 

 

 

"Ce type ne doit pas une nouvelle fois passer entre les mailles du filet judiciaire", a réagi sur franceinfo Gérard Chemla, avocat de nombreuses victimes du terrorisme. "On sait que c'est un terroriste français, on sait qu'il avait demandé que cet attentat ait lieu, assure-t-il. Le débat qu'on va avoir, c'est de savoir si la justice a les moyens de le confondre." Et de préciser : "Il va falloir que les juges se posent la question de savoir si on a des éléments qui permettent de [le] rattacher avec solidité à ce dossier-là."

 

 


21/12/2018
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Franceinfo - le dimanche 16 décembre 2018

 

 

Attentat de Strasbourg : une cinquième victime a succombé à ses blessures

 

 

 

 

L'attentat a également fait onze blessés, dont certains toujours dans un état grave

 

 

 

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Des passants déposent des fleurs et des bougies sur le mémorial improvisé place Kléber en mémoire des victimes de l'attentat de Strasbourg, le 16 décembre 2018. (SEBASTIEN BOZON / AFP)

 

 

 

Le bilan de l'attentat de Strasbourg s'est encore alourdi, dimanche 16 décembre. Une cinquième victime est morte dans l'attaque terroriste perpétrée mardi soir par Cherif Chekatt, selon la préfecture du Bas-Rhin. Le parquet de Paris a confirmé la mort de de cette victime de nationalité polonaise. L'attentat a également fait onze blessés, dont certains toujours dans un état grave.

 

 

Hommage aux victimes à Strasbourg

Dimanche, l'heure était au recueillement à Strasbourg où des centaines de personnes émues se sont réunies pour rendre hommage aux victimes. Du côté de l'enquête, un membre de l'entourage de Cherif Chekatt, qui faisait partie des sept personnes interpellées après l'attentat mardi soir, était toujours entendu dimanche par les services antiterroristes.

 

 

Mardi soir, Cherif Chekatt a pénétré dans le centre historique de Strasbourg, armé d'un pistolet et d'un couteau et a attaqué des passants à plusieurs endroits, avant de parvenir à s'enfuir. Après 48 heures de traque, il a été tué par des policiers jeudi soir dans une rue du quartier du Neudorf, au sud du centre-ville.

 


17/12/2018
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Franceinfo - le jeudi 13 décembre 2018

 

 

Attentat de Strasbourg : ce que l'on sait de l'opération dans laquelle Cherif Chekatt a été abattu

 

 

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Après deux jours de cavale, Cherif Chekatt a été tué jeudi soir par les forces de l'ordre à Strasbourg

 

 

 

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Des forces spéciales dans le quartier de la Meinau après l'assaut qui a permis de neutraliser Cherif Chekatt à Strasbourg, le 13 décembre 2018.  (CHRISTIAN HARTMANN / REUTERS)

 

 

 

Sa cavale est terminée. Cherif Chekatt a été tué lors d'une opération des forces de l'ordre, jeudi 13 décembre dans la soirée, à Strasbourg. Cela faisait deux jours que le suspect de l'attaque du marché de Noël, mardi soir, était introuvable. 

 

 

>> "Nous sommes soulagés" : suivez les réactions après l'annonce de la mort de Cherif Chekatt, dans notre direct

 

 

 

Il s'était réfugié dans le sud de Neudorf 

Après avoir semé la mort et la terreur en plein centre-ville de Strasbourg, Cherif Chekatt s'était réfugié à Neudorf, où les forces de l'ordre avaient perdu sa trace mardi soir, selon des sources policières à franceinfo. Il avait emprunté un taxi pour se rendre dans ce quartier. "Tu sais que ce que j'ai fait ? J'ai tué des gens", a-t-il alors expliqué au chauffeur, à qui il a laissé la vie sauve, avant de disparaître. 

 

 

Les enquêteurs étaient convaincu que l'homme était resté dans les parages, et ont mené dans la journée de jeudi une importante opération policière dans ce quartier, rappelle France 3 Grand Est. "Dans l’après-midi, on a eu des infos selon lesquelles il se trouvait dans le secteur du quartier Neudorf, raconte à franceinfo Fabrice Poli, secrétaire régional Grand Est du syndicat Alliance. Des témoins nous ont appelés pour nous dire qu'ils avaient vu un homme passant de jardin en jardin". Selon une source proche de l'enquête, une femme a ainsi appelé jeudi après-midi le numéro signalé dans l'appel à témoins pour informer de la présence d'un homme qui ressemblait au fugitif et qui était blessé au bras. D'après les informations de France 3, des traces de sang sont également découvertes sur un grillage. 

 

 

"Un très gros dispositif a alors été mis en place rue Epinal et rue Belfort, poursuit Fabrice Poli. Malheureusement, toutes les vérifications effectuées n’ont pas permis de le localiser mais nous avons maintenu une surveillance discrète, appuyée dans le quartier."

 

 

 

Il a ouvert le feu contre des policiers 

La surveillance est alors complétée par un hélicoptère. Ce dernier "a permis de vérifier une info selon laquelle un homme était présent dans un cabanon, rue du Doubs. Dans la foulée le dispositif s'est remis en place entre 19 et 20h, avec notamment les colonnes du Raid et de la BRI", assure Fabrice Poli. Cherif Chekatt "décide de quitter sa cache" et "commence à progresser", selon le récit du syndicaliste. Cherif Chekkat a trahi sa cachette en sortant d'un bâtiment, a confirmé Christophe Castaner lors d'un premier point-presse après cette opération. Le suspect a croisé, vers 21 heures, un équipage de police composé de trois fonctionnaires de la police nationale, qui passait rue du Lazaret.

 

 

"Ils ont aperçu un individu qui déambulait sur la voie publique, au niveau du 74, rue du Lazaret. Cet individu correspondait au signalement de la personne recherchée depuis mardi soir", a indiqué le ministre de l'Intérieur.

 

 

Visiblement fébrile et aux abois, Cherif Chekatt a tenté de rentrer dans un immeuble pour se cacher dans les parties communes. "Mes collègues voient quelqu'un qui essaie de rentrer dans un immeuble sans vraiment y parvenir, et se disent 'Bon, on va contrôler'. Ils arrivent vers lui, lui disent 'Bonjour Monsieur, Police nationale'. Ils se retourne, tire en direction de mes collègues, sans les toucher", retrace Emmanuel Georg, membre du syndicat Unité SGP police. "C’était une bête blessée, son intention était de mourir de martyr et d’essayer de tuer", analyse Fabrice Poli.

 

 

 

Il a été abattu par un tir de riposte 

En ripostant, les policiers ont abattu Cherif Chekatt. "J’ai entendu un tir et, un dixième de seconde plus tard, cinq ou six tirs simultanés, ça a duré deux secondes en tout", témoigne un riverain interrogé par franceinfo.

 

 

Aucun policier n'a été blessé lors de l'échange de tirs. Sur des photos prises du corps, on le voit gisant sur un trottoir, une arme de poing à ses côtés. Le procureur de la République a depuis formellement identifié Cherif Chekatt. "Il faut souligner le sang froid de ces policiers, ils ont fait un travail extraordinaire, salue Fabrice Poli. Ils sont assez choqués quand même. Ils ont bénéficié d’un soutien psychologique, et ont été débriefés par la PJ."

 

 

 

 

L'enquête se poursuit 

"Evidemment, l'enquête se poursuit", a expliqué Christophe Castaner, qui s'est rendu dans la soirée sur place, dans le sud de Neudorf, pour rencontrer les policiers présents et rendre hommage aux victimes. "Il n'y a pas d'indication aujourd'hui qui nous fait penser qu'il y aurait eu des complices, a-t-il précisé, mais l'enquête se poursuit, elle se poursuivra jusqu'au bout pour que toute la vérité soit faite et que pour toute la sécurité liée à cette enquête soit garantie aux Français."

 

 

"La stratégie de la police, c’était de lui couper toute aide possible et manifestement, il n’est pas parvenu à bénéficier d’une aide", assure Fabrice Poli qui poursuit : "tout laisse à penser qu'il se terrait dans le quartier du Neudorf depuis la commission des faits".

 

 

Un des frères du tireur a été interpellé en Algérie, ont indiqué des sources proches de l'enquête à France 3, confirmant une information du Parisien. Il est la seule personne de son entourage à apparaître comme radicalisée.

 


14/12/2018
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Franceinfo - le jeudi 13 décembre 2018 - mis à jour le 14.12.18

 

 

Attentat de Strasbourg : Cherif Chekatt était un "soldat" de l'Etat islamique, selon l'agence de propagande du groupe islamique

 

 

 

Selon l'agence Amaq, son attaque de mardi dans le quartier du marché de Noël de la capitale alsacienne répondait "à des appels à cibler des citoyens des pays de la coalition" internationale qui combat l'Etat islamique en Syrie et en Irak

 

 

 

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La fiche d'appel à témoins de Cherif Chekatt. (FRANCE 3)

 

 

 

L'auteur de l'attentat au marché de Noël de Strasbourg, qui a fait trois morts et treize blessés mardi 11 décembre, est un "soldat" du groupe Etat islamique (EI), a annoncé jeudi 13 décembre son média de propagande Amaq.

 

 

Selon ce communiqué, cité par le groupe de surveillance des réseaux extrémistes SITE, Cherif Chekatt "faisait partie des soldats de l'Etat islamique et il a mené cette opération en réponse à l'appel à viser les citoyens (des pays) de la coalition internationale", qui combat l'EI en Syrie et en Irak. Le groupe EI lance des appels réguliers à viser les pays, dont la France, qui sont membres de cette coalition dominée par les Etats-Unis.

 

 

 

Il avait crié "Allah Akbar", selon des témoins

Cherif Chekatt a été localisé et tué jeudi soir par la police, après deux jours de traque. Mardi soir, cet ancien détenu au passé judiciaire lourd, signalé pour sa radicalisation islamiste en prison, avait pénétré dans le centre historique de Strasbourg au milieu du marché de Noël.

 

 

Criant "Allah Akbar" ("Dieu est le plus grand", en arabe) selon des témoins, il avait ouvert le feu à plusieurs reprises sur les passants, en frappant d'autres à coups de couteau.

 


14/12/2018
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Franceinfo - le jeudi 13 décembre 2018

 

 

Attentat de Strasbourg : Chérif Chekatt a été abattu par la police après 48 heures de cavale

 

 

 

L'auteur de l'attaque meurtrière a été neutralisé jeudi soir

 

 

 

 

Ce qu'il faut savoir

 

 

>> Ce direct est désormais terminé. Suivez ici les dernières informations sur la mort de Cherif Chekatt, abattu jeudi soir par la police

 

 

Cherif Chekatt a été abattu par la police jeudi 13 décembre au soir, à Strasbourg. Le suspect de l’attaque de Strasbourg de mardi soir, en plein centre-ville, s’était réfugié dans un entrepôt situé dans la Plaine des bouchers, dans le quartier de la Meinau, non loin du Neudorf, le secteur où il a été vu pour la dernière fois après l’attentat. Plus de 700 policiers étaient mobilisés pour la traque du terroriste. Un peu plus tôt dans la journée, une vaste opération de police s’était déroulée dans le quartier du Neudorf pour des levées de doute.

 

 

Le marché de Noël réouvert. Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a annoncé la réouverture du marché de Noël pour vendredi. Le "dispositif de sécurité" sera "adapté", avec une  "réduction du nombre de points d'entrée", la présence renforcée de policiers nationaux, d'agents de sécurité privée et de sentinelle et des horaires modifiés, a précisé le ministre. Objectif : "Ne pas céder devant la peur, parce que la vie, la fête, notre culture, la joie, dont ce marché de Noël est un symbole, doivent l'emporter", a-t-il déclaré. 

 

 

"La solidarité de la nation tout entière". Emmanuel Macron a tenu ces propos à l'égard "des victimes et des familles touchées par l'attaque de Strasbourg", lors du sommet européen à Bruxelles. Il a ajouté que le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner retournait en "fin de journée" à Strasbourg à sa "demande".

 


14/12/2018
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Franceinfo - le mercredi 12 décembre 2018

 

 

Fusillade à Strasbourg : le bilan est désormais de trois morts et treize blessés, dont huit graves

 

 

 

 

 

L'auteur présumé de la fusillade, qui a fait au moins trois morts, est toujours recherché par les forces de l'ordre

 

 

 

 

Ce qu'il faut savoir

 

 

La France est désormais en "urgence attentat". Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a annoncé, mercredi 12 décembre, le déclenchement de ce nouveau niveau du plan Vigipirate, le plus élevé, après la fusillade survenue la veille au soir à Strasbourg (Bas-Rhin). Pendant ce temps, la traque se poursuit : le tireur présumé, qui a causé la mort d'au moins trois personnes, est toujours en fuite. Suivez notre édition spéciale.

 

 

Au moins trois morts et 13 blessés. Selon le dernier bilan – toujours provisoire – dévoilé par la préfecture du Bas-Rhin mercredi à 3 heures du matin, trois personnes sont mortes, huit autres ont été grièvement blessés et cinq autres plus légèrement. L'ensemble des victimes ont été transportés vers les centres hospitaliers de Strasbourg.

 

 

La traque du tireur présumé se poursuit. Après la fusillade dans le centre-ville, il s'est "confronté par deux fois à nos forces de sécurité avec systématiquement des échanges de tirs", a expliqué Christophe Castaner lors de son point presse. Il a un temps pris la fuite en voiture, braquant un chauffeur de taxi qu'il a ensuite libéré, a appris franceinfo de source policière. Il était alors blessé, selon le témoignage de ce conducteur.

 

 

Le suspect est "très défavorablement connu" des autorités. L'auteur présumé des tirs est un homme de 29 ans, né à Strasbourg. Connu pour des faits de droit commun et fiché S, il devait être interpellé mardi matin, lors d'une perquisition organisé à son domicile dans le cadre d'une enquête pour tentative d'homicide et braquage, ont appris franceinfo et France 3 de source proche de l'enquête. Trois personnes ont finalement été arrêtées à ce moment-là, mais les forces de l'ordre n'ont pas pu mettre la main sur lui.

 

 

"Toutes nos forces de sécurité sont mobilisées", assure Christophe Castaner. Le ministre de l'Intérieur a annoncé des "contrôles renforcés aux frontières (...) et sur l'ensemble des marchés de Noël qui se dérouleront en France pour éviter tout risque de mimétisme". Les manifestations doivent également être annulées mercredi dans le Bas-Rhin "pour permettre aux forces de l'ordre de se mobiliser totalement dans la recherche" du suspect.

 

 

Strasbourg en deuil. Le maire de la ville, Roland Ries, a annoncé que le marché de Noël resterait fermé mercredi et que "tous les spectacles prévus dans les équipements culturels strasbourgeois" seraient annulés. Les cours sont également suspendus dans les écoles maternelles et élémentaires de la ville : les parents qui le souhaitent peuvent garder leurs enfants, mais les établissements assureront tout de même l'accueil des élèves.

 


12/12/2018
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Franceinfo - le mardi 11 décembre 2018 - mis à jour le 12.12.18

 

 

Ce que l'on sait de la fusillade qui a semé la panique dans les rues de Strasbourg

 

 

 

Le tireur a été identifié et il est activement recherché. Le ministre de l'Intérieur s'est rendu sur place. A minuit, les habitants étaient encore invités à rester chez eux

 

 

 

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Des policiers dans les rues de Strasbourg après la fusillade du 11 décembre 2018. (FREDERICK FLORIN / AFP)

 

 

 

Des coups de feux ont été tirés dans plusieurs rues, près du marché de Noël de Strasbourg, mardi 11 décembre. Au moins trois personnes sont mortes dans cette fusillade, tandis que 13 personnes ont été blessées, selon un bilan provisoire de la préfecture du Bas-Rhin diffusé mercredi à 8 heures. Le tireur, qui a été identifié, est toujours recherché. Le centre-ville a été bouclé. Franceinfo résume ce que l'on sait, pour l'instant, des faits, dont la section antiterroriste du parquet de Paris s'est saisie.

 

 

>> Fusillade à Strasbourg : la traque du suspect se poursuit. Suivez les dernières informations dans notre direct

 

 

 

Que s'est-il passé ?

"Vers 20 heures, un individu armé est rentré dans le périmètre du marché de Noël par le pont du Corbeau en se dirigeant vers la rue des Orfèvres", rapporte la préfecture du Bas-Rhin. "La fusillade a eu lieu dans plusieurs rues", a déclaré sur France Bleu Alsace Robert Herrmann, président de l'Eurométropole, adjoint de la commune de Strasbourg. "Le marché de Noël était fermé, ce sont des passants qui ont été touchés", a-t-il ajouté.

 

 

>> CARTE. Où a eu lieu la fusillade ?

 

 

Entre 20h20 et 21 heures, le tireur s'est ensuite "confronté par deux fois à nos forces de sécurité avec systématiquement des échanges de tirs", a détaillé Christophe Castaner. Il a pris la fuite, après avoir blessé un militaire de l'opération Sentinelle, indique France 3.

 

 

"J’étais dans le magasin de mon amie et on a entendu des coups de feu", témoigne sur franceinfo Valentin, qui se trouvait dans un magasin près de la cathédrale de Strasbourg. Elise, elle, était à table avec des amis quand elle a commencé à voir "beaucoup de personnes courir dans la rue".

 

 

On se demandait ce qui se passait et on a entendu des coups de feu. Elise, témoin à franceinfo

 

 

Le conseiller de la présidente du Haut-Rhin, Pierre Jacubowitz, était également présent dans le centre-ville de Strasbourg quand les coups de feu ont commencé : "Des policiers nous ont crié qu'il fallait se réfugier au plus vite. On entendait les cris dans la rue, les sirènes, on entendait les gens courir."

 

 

 

Combien y a-t-il de victimes ?

Au moins trois personnes sont mortes et 13 ont été blessées, dont huit sont dans un état grave, selon le dernier bilan dévoilé par la préfecture du Bas-Rhin, mercredi à 8 heures du matin. Un peu plus tôt, le maire de Strasbourg, Roland Ries, avait annoncé que quatre personnes avaient été tuées dans la fusillade, mais ce bilan a rapidement été contesté par la préfecture. 

 

 

Le plan blanc a été déclenché dans les hôpitaux, c'est-à-dire que les médecins sont mobilisés, a confirmé le CHU de Strasbourg. Un point de regroupement des victimes est également installé place Kléber. Une cellule médico-psychologique a été ouverte place Gutenberg, dans les locaux de la Chambre de commerce et de l'industrie. "Les personnes toujours présentes dans le secteur sont acheminées de manière sécurisée par les forces de l'ordre", précise la préfecture du Bas-Rhin.

 

 

 

Que sait-on du tireur ?

Le suspect est un homme âgé de 29 ans, né à Strasbourg et qui y habitait encore. Armé d'un couteau et d'une arme de poing, selon France 3, il est toujours activement recherché. Au cours de sa fuite, il a braqué un chauffeur de taxi, qui est sain et sauf, a appris franceinfo de source policière, et s'est fait déposer dans un autre quartier de la ville. L'antenne du Raid de Strasbourg est à sa recherche.

 

 

C'est un homme très défavorablement connu, pour des faits de droit commun pour lesquels il a déjà fait l'objet de condamnations en France et en Allemange et pour lesquels il a purgé ses peines.Christophe Castaner lors d'un point-presse

 

 

La préfecture du Bas-Rhin a précisé qu'il était fiché S pour radicalisation islamiste. Il était recherché pour un braquage et une tentative d'homicide en août, a indiqué une source policière à France 3. Une perquisition a eu lieu mardi matin à son domicile, a appris France 3 de source proche du dossier : les forces de l'ordre ont interpellé trois personnes, mais n'ont pas pu mettre la main sur le suspect.

 

 

>> Ce que l'on sait de l'auteur présumé de la fusillade à Strasbourg

 

 

 

Quelles sont les consignes de sécurité ?

La police a fait évacuer le centre-ville et a confiné les habitants. C'était le cas des parlementaires européens, mais aussi des spectateurs qui étaient venus voir un match de basket au Rhénus, la grande salle de Strasbourg. "On a interdiction de sortir de la salle, les gens de la sécurité bloquent les sorties", a expliqué Arnaud Baur, un spectateur contacté par téléphone par franceinfo en milieu de soirée.

 

 

>> "On est enfermés dans le noir" : les habitants de Strasbourg racontent leur confinement après la fusillade

 

 

Vers 1h30 mercredi, les personnes confinées dans les restaurants et bâtiments du centre-ville ont commencé à être évacuées. "Le confinement a été levé", a confirmé Christophe Castaner lors de son point-presse. Dans un tweet publié plus tôt, la police du Bas-Rhin a conseillé de quitter le centre historique par le Nord et d'éviter le quartier du Neudorf.

 

 

Le marché de Noël de la ville sera fermé mercredi. Les cours sont également suspendus dans les écoles maternelles et élémentaires et les parents pourront garder, s'ils le souhaitent, leurs enfants chez eux. Les établissements accueilleront cependant les élèves qui se présenteront à leurs portes. Les rassemblements statiques et les manifestations sont par ailleurs interdits à Strasbourg jusqu'à nouvel ordre, "pour permettre aux forces de l'ordre de se mobiliser totalement dans la recherche" du suspect.

 

 

>> Fusillade à Strasbourg : les cours suspendus dans les écoles de la ville mercredi, le marché de Noël restera fermé

 

 

 

Comment ont réagi les autorités ?

Le ministère de l'Intérieur a d'abord qualifié la fusillade "d'événement grave de sécurité publique". Puis, à 22 heures, la section antiterroriste du parquet de Paris s'est saisie des faits. Une enquête est ainsi ouverte pour "assassinats, tentatives d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroristes criminelle".

 

 

A 23h40, le Premier ministre "a décidé du déclenchement de la cellule interministérielle de crise afin de réunir les ministères et les services concernés pour le suivi et la gestion de la fusillade de Strasbourg", selon Matignon. Le chef de l'Etat s'est rendu au sein de cette cellule de crise vers 0h30. De son côté, le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, s'est déplacé à Strasbourg avec le procureur de la République de Paris. Une cellule d'information du public est activée au numéro suivant : 0 811 000 667.

 

 

L'Assemblée nationale a exprimé sa solidarité avec les victimes, en marge de l'examen du projet de réforme de la Justice. "Je voudrais avec les collègues adresser la solidarité de l'Assemblée nationale aux habitants de la ville de Strasbourg qui sont victimes ce soir d'une attaque qui a fait plusieurs morts et plusieurs blessés", a déclaré le député du Haut-Rhin Olivier Becht (UDI), originaire de Strasbourg. La ministre de la Justice Nicole Belloubet s'est immédiatement associée à cette déclaration. 

 

 

Plusieurs autres députés dont Eric Ciotti (LR), Ugo Bernalicis (LFI) ou Emmanuelle Ménard (NI) se sont également associés à ce message de solidarité de la représentation nationale. Au Sénat, les élus ont observé une minute de silence en hommage aux victimes, à l'invitation du sénateur des Landes Eric Kerrouche (PS).

 


12/12/2018
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Franceinto - le mardi 11 décembre 2018 - mis à jour le 12.12.18

 

 

Fusillade à Strasbourg : le plan Vigipirate relevé au niveau "urgence attentat"

 

 

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Louise HemmerléFrance Télévisions

 

 

 

Le tireur présumé, recherché par 350 personnes, est fiché S. Agé de 29 ans et né à Strasbourg, il devait être interpellé mardi matin mais il n'était pas à son domicile

 

 

 

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Des policiers près des lieux de la fusillade à Strasbourg (Bas-Rhin), le 11 décembre 2018.  (CHINE NOUVELLE / SIPA / XINHUA)

 

 

 

Ce qu'il faut savoir

 

 

>> Ce direct est désormais terminé. Pour suivre les dernières informations sur la fusillade à Strasbourg, cliquez sur ce lien <<

 

 

Une fusillade près du marché de Noël à Strasbourg (Bas-Rhin), mardi 12 décembre, a fait au moins trois morts et onze blessés, dont cinq dans un état grave et six plus légers, selon un nouveau bilan communiqué par la préfecture. Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a annoncé que le niveau du plan Vigipirate allait être relevé au niveau "urgence attentat", le plus élevé. 

 

 

Le tireur présumé, recherché par 350 personnes, est fiché S. Agé de 29 ans et né à Strasbourg, il devait être interpellé mardi matin mais il n'était pas à son domicile. Les habitants de la ville, confinés pendant plusieurs heures dans le centre, ont pu rentrer chez eux. La section antiterroriste du parquet de Paris est saisie, Emmanuel Macron s'est rendu place Beauvau, où est installé la cellule de crise interministérielle.

 


12/12/2018
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Franceinfo - le vendredi 9 novembre 2018

 

 

Australie : le groupe Etat islamique revendique l'attaque au couteau à Melbourne

 

 

L'assaillant, qui a également fait deux blessés, est mort à l'hôpital après avoir été touché par un tir de police. Des bouteilles de gaz ont été retrouvées dans son véhicule, qui a pris feu mais n'a pas explosé

 

 

 

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Des policiers bloquent l'accès au lieu où plusieurs personnes ont été blessées à l'arme blanche, le 9 novembre 2018, à Melbourne (Australie). (SONALI PAUL / REUTERS)

 

 

 

Le groupe Etat islamique a revendiqué via son agence de propagande Amaq l'attaque au couteau qui a fait, vendredi 9 novembre, un mort et deux blessés, dans le centre de Melbourne (Australie). La police australienne avait annoncé avoir découvert des bouteilles de gaz dans le véhicule du tireur, qui a pris feu sur les lieux mais n'a pas explosé.

 

 

L'assaillant a succombé à ses blessures à l'hôpital après avoir été touché par un tir de la police. Le suspect était connu des services de renseignement, ont expliqué les forces de l'ordre. "Trois personnes ont été poignardées", avait expliqué un peu plus tôt un responsable de la police lors d'un point presse. "Malheureusement, une d'entre elles est décédée sur les lieux. Les deux autres sont actuellement à l'hôpital", a-t-il affirmé, sans préciser la gravité de leurs blessures.

 

 

 

"Un homme brandissant un couteau"

Les policiers avaient initialement été appelés car une voiture était en feu dans la rue de Bourke Street, vers 16 heures (heure locale). Sur les lieux, "ils se sont trouvés face à un homme brandissant un couteau et les menaçant". "La police a tiré sur cet homme, touché au torse, et il est hospitalisé dans un état critique", expliquait alors la police. Elle a depuis annoncé sa mort.

 

Dans un premier temps, un responsable de la police avait expliqué qu'il n'y avait "aucun lien connu avec le terrorisme pour le moment". Une équipe de démineurs était intervenue sur les lieux de l'attaque. Le véhicule en flammes a été éteint.

 


13/11/2018
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Franceinfo - le mardi 2 octobre 2018

 

 

Attentat déjoué à Villepinte : une source diplomatique française accuse l'Iran d'avoir "commandité" le projet, Téhéran dément

 

 

Un couple de Belges d'origine iranienne avait été arrêté samedi 30 juin à Bruxelles pour avoir planifié un attentat à l'explosif le même jour contre un rassemblement de l'opposition iranienne en France

 

 

 

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Des milliers d'Iraniens réunis lors d'un congrès de l'opposition, à Villepinte (Seine-Saint-Denis), le 30 juin 2018. (YUSUF OZCAN / ANADOLU AGENCY / AFP)

 

 

Le ministère du Renseignement iranien a "commandité"  le projet d'attentat contre un rassemblement d'opposants à Villepinte, près de Paris, le 30 juin, a déclaré mardi 2 octobre une source diplomatique française, sous couvert d'anonymat. Téhéran a immédiatement démenti les accusations de Paris. "Une fois encore, nous démentons avec véhémence ces accusations, nous condamnons l'arrestation de ce diplomate et nous appelons à sa libération immédiate", indiquent les Affaires étrangères iraniennes dans un communiqué. Quelques heures plus tôt, la France avait gelé les avoirs en France de la Direction de la sécurité intérieure du ministère du Renseignement iranien, ainsi que de deux autres citoyens iraniens. 

 

 

Un couple de Belges d'origine iranienne avait été arrêté samedi 30 juin à Bruxelles pour avoir planifié un attentat à l'explosif le même jour contre un rassemblement de l'opposition iranienne en France.

 


08/10/2018
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Franceinfo - le mardi 2 octobre 2018

 

 

Perquisitions contre une association musulmane à Grande-Synthe : trois personnes placées en garde à vue dans le cadre d'une opération antiterroriste

 

 

Près de 200 policiers étaient mobilisés pour cette opération dans cette ville du Nord

 

 

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L'association musulmane Centre Zahra France à Grande-Synthe (Nord) est visée par une perquisition, le 2 octobre 2018. (GOOGLE STREET VIEW)

 

 

Trois personnes ont été placées en garde à vue pour détention illégale d'armes, mardi 2 octobre à Grande-Synthe (Nord) dans le cadre de 12 perquisitions menées par 200 policiers contre l'association musulmane Centre Zahra France, a indiqué le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, dans un communiqué. "Depuis 6 heures ce matin, 12 visites domiciliaires sont menées par des effectifs de la police nationale dans la commune de Grande-Synthe", expliquait précédemment la préfecture dans un communiqué.

 

 

L'association est soupçonnée de liens avec des organisations terroristes, sans plus de précisions. "Cette opération s’inscrit dans le cadre de la prévention du terrorisme, les activités de l’association Centre Zahra France étant particulièrement suivies en raison du soutien marqué par ses dirigeants à plusieurs organisations terroristes et en faveur de mouvements prônant des idées contraires aux valeurs de la République", précisent encore les autorités.

 

 

Les avoirs de l'association religieuse gelés 

Les fonds de l'association "Centre Zahra France" ont également été gelés pour une durée de six mois, selon le Journal Officiel publié mardi. "Compte tenu des éléments recueillis par les services de renseignement, le préfet du Nord engage par ailleurs une procédure de fermeture de la salle de prière du centre Zahra France", assure, par ailleurs, le ministre de l'Intérieur. 

 

 

Le centre Zahra France est une association musulmane chiite fondée en 2005, rapporte France 3 Hauts-de-France. Celle-ci affirme avoir pour objectif de faire "connaître le message de l'islam". Comme le précise France 3,  en 2009, les activités de Zahra France avaient éveillé l'attention à cause de déclarations "antisionistes" très virulentes effectuées en son sein.

 


05/10/2018
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Franceinfo - le mercredi 19 septembre 2018

 

 

Emmanuel Macron annonce la création d'un "musée mémoriel" pour les victimes du terrorisme

 

 

L'annonce a été faite par le chef de l'Etat lors de la cérémonie annuelle d'hommage aux victimes du terrorisme, mercredi aux Invalides

 

 

 

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Emmanuel Macron lors de son discours durant la cérémonie annuelle en hommage aux victimes du terrorisme, aux Invalides, à Paris, le 19 septembre 2018. (LUDOVIC MARIN / AFP)

 

 

 

A l'occasion de la 19e cérémonie d'hommage aux victimes du terrorisme, mercredi 19 septembre, aux Invalides, à Paris, Emmanuel Macron a annoncé la mise en chantier d'un "musée mémoriel" en hommage à ces victimes.

 

 

Durant cet événement, organisé par l'Association française des victimes du terrorisme et la Fédération nationale des victimes d'attentats et d'accidents collectifs, Emmanuel Macron a également annoncé la création, d'ici la fin de l'année, d'un "Centre national de ressources et de la résilience" (CNRR), chargé d'améliorer la prise en charge des victimes, quelle que soit l'origine du traumatisme. Selon un communiqué de l'Elysée, le CNRR sera localisé dans un centre hospitalo-universitaire, au sein de l'une des dix unités spécialisées dans la prise en charge du psycho-trauma. 

 

 

Le président de la République a également affirmé que la prise en charge des victimes françaises à l'étranger serait renforcée, ainsi que la création d'une "commémoration, hommage de la nation aux victimes du terrorisme", dont la date fera l'objet d'une concertation avec les associations.

 


27/09/2018
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Franceinfo - le jeudi 23 août 2018

 

 

 

Attaque au couteau à Trappes : l'assaillant avait des "problèmes psychiatriques", la qualification terroriste pas retenue pour l'instant

 

 

 

 

L'assaillant a été tué par la police vers 10h30 après s'être retranché dans un pavillon. Les victimes sont sa mère et sa soeur

 

 

 

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Des policiers après une attaque au couteau perpétrée à Trappes (Yvelines), le 23 août 2018. (PHILIPPE WOJAZER / REUTERS)

 

 

 

Ce qu'il faut savoir

 

 

La piste terroriste n'est pas retenue pour l'instant par les autorités. Un homme a tué sa sœur et sa mère, et a grièvement blessé une passante, jeudi 23 août, lors d'une attaque au couteau à Trappes (Yvelines). L'auteur des coups de couteau, Kamel Salhi, qui présentait des "problèmes psychiatriques importants" selon le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, a été abattu. Suivez les dernières informations dans notre direct.

 

 

Les policiers appelés à 9h30 pour "un différend sur la voie publique"Une fois sur place, ils ont trouvé deux personnes qui gisaient au sol, a expliqué Gérard Collomb lors d'un point presse à la mi-journée. "L'auteur du crime était rentrée dans la villa qui appartenait à sa mère, c'est là qu'il [l'a] tuée, a poursuivi le ministre de l'Intérieur. Les policiers ont fait des sommations, la personne a continué à avancer (...) donc les policiers ont tiré et [l'assaillant] est décédé." Plusieurs témoins affirment avoir entendu cet homme crier "Allah akbar" au moment des faits.

 

 

Deux femmes sont mortes, une troisième est grièvement blessée. Les deux victimes sont la mère et la sœur de l'assaillant, la femme blessée n'avait, elle, visiblement pas de lien avec l'individu.

 

 

L'assaillant présentait des "problèmes psychiatriques importants". C'est ce qu'a affirmé le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb. Kamel Salhi, né en 1982, était aussi fiché au FSPRT, le Fichier de traitement des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste, et connu pour des faits d'apologie du terrorisme, a ajouté le ministre de l'Intérieur. Mais selon le ministre de l'Intérieur, il s'agit plutôt d'un homme "déséquilibré" que quelqu'un "d'engagé" auprès d'une organisation terroriste.

 

 

 Une attaque revendiquée par le groupe Etat islamique. "L'auteur de l'attaque (...) est l'un des combattants de l'Etat islamique", a affirmé l'organisation via son agence de presse Amaq. Pour autant, la qualification terroriste n'a pas été retenue par les autorités à l'heure actuelle.

 


28/08/2018
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