L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

POLITIQUE DANS LE MONDE


Franceinfo - le mardi 12 juin 2018

 

 

Poignées de mains historiques, signature d'un texte commun... Ce qu'il faut retenir du sommet entre Donald Trump et Kim Jong-un

 

 

"C'était vraiment une rencontre fantastique", a lancé Donald Trump après son entretien avec Kim Jong-un mardi, à Singapour. Les deux dirigeants ont signé un accord dans lequel la Corée du Nord s'engage derrière le principe d'une "dénucléarisation complète de la péninsule coréenne"

 

 

 

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Kim Jong-un et Donald Trump échangent une poignée de main, sur l'île de Sentosa à Singapour, le 12 juin 2018.  (EVAN VUCCI / SIPA)

 

 

 

De nombreux Sud-Coréens ont suivi le moment en direct. Pour la première fois, un président américain en exercice a rencontré son homologue nord-coréen. Donald Trump et Kim Jong-un se sont entretenus, mardi 12 juin, dans un hôtel de luxe sur l'île de Sentosa, à Singapour. Au menu de ce sommet historique : la dénucléarisation de la Corée du Nord. Washington demande à Pyongyang sa dénucléarisation "complète, vérifiable et irréversible". La Corée de Nord réclame, elle, la levée des sanctions économiques et une normalisation du pays au sein de la communauté internationale.

 

 

Le premier entretien en tête-à-tête entre Donald Trump et Kim Jong-un s'est terminé après environ cinquante minutes. Le président des Etats-Unis et le dirigeant de la Corée du Nord ont ensuite entamé une réunion avec leurs équipes, avant un déjeuner de travail. A l'issue de celui-ci, le président américain a déclaré que le sommet avait permis de faire "beaucoup de progrès", louant une "rencontre fantastique".

 

 

Les deux dirigeants ont même signé un texte commun, dans lequel Kim Jong-un s'engage derrière le principe d'une "dénucléarisation complète de la péninsule coréenne". Le président américain Donald Trump a aussi assuré qu'il était prêt à inviter le leader nord-coréen Kim Jong-un pour une première visite à la Maison Blanche.

 

 

Franceinfo fait le point sur ce que l'on peut déjà retenir de cette première prise de contact, encore inimaginable il y a quelques mois.

 

 

Des poignées de mains historiques devant les caméras du monde entier

 

Sous le crépitement des flashs des photographes, Donald Trump et Kim Jong-un se sont avancés l'un vers l’autre, main tendue, devant une grande rangée de drapeaux des deux pays ennemis. Figée, la poignée de main, moment tant redouté des hommes politiques rencontrant Donald Trump, a duré un peu plus de dix secondes.

 

 

Conscients que le sommet de Singapour pourrait rester comme un moment-clé de leur vie politique, Donald Trump et Kim Jong-un ont fait assaut d'amabilités, de sourires et de petits gestes d'attention devant les caméras admises dans l'enceinte de l'hôtel. Mais la tension et la concentration se lisaient aussi sur leurs visages ; cette poignée de main a marqué l'ouverture d'un sommet lourd d'enjeux pour l'Asie et pour le monde.

 

 

La signature d'un accord commun sur la dénucléarisation

 

A l'issue du déjeuner de travail, Donald Trump a annoncé qu'un accord allait être signé par les deux dirigeants. "Nous avons fait beaucoup de progrès. C'était très positif. Bien meilleur que ce à quoi beaucoup de gens s'attendaient je pense (...) Nous allons maintenant à une signature", a assuré le président américain.

 

 

Un peu avant 8 heures (heure de Paris), les deux hommes se sont assis face aux caméras et ont donc signé un texte commun. Sans en dire davantage, Donald Trump a simplement déclaré que la dénucléarisation de la Corée du Nord allait commencer "très rapidement". "Le document que nous signons couvre de très nombreux aspects", a assuré le président américain. 

 

 

Dans le texte, Kim réaffirme son engagement envers le principe d'une "dénucléarisation complète de la péninsule coréenne", selon une photographie du texte vue par l'AFP. Le document ne mentionne pas l'exigence américaine de "dénucléarisation complète, vérifiable et irréversible", une formule qui signifie l'abandon des armes et l'acceptation d'inspections mais réaffirme un engagement antérieur, plus vague.

 

 

Les États-Unis, eux, promettent des "garanties de sécurité". L'accord établit également que les deux pays travailleront ensemble à la construction d'un régime durable, stable et pacifique dans la péninsule coréenne. 

 

 

Un entretien d'une heure et un menu aux petits oignons

 

Avant cette signature devant les caméras, les hommes s'étaient d'abord vus une cinquantaine de minutes en tête-à-tête, uniquement accompagnés de leurs traducteurs. "Je crois que le monde entier regarde ce moment. Beaucoup de gens dans le monde vont penser qu'il s'agit d'une scène tirée d'une fiction... d'un film de science-fiction", a affirmé Kim Jong-un, selon des propos traduits. Pendant cette prise de contact initiale, Kim Jong-un a déclaré voir là "un bon prélude à la paix", sans toutefois livrer le moindre indice sur le fond des discussions. Le dirigeant nord-coréen s'est dit prêt à travailler avec le président américain, tout en prévenant "qu'il y aura(it) des difficultés". "Nous allons les résoudre", lui a aussitôt répondu Donald Trump. "Nous allons travailler ensemble, nous allons nous en occuper."

 

 

Le président des Etats-Unis et le dirigeant de la Corée du Nord ont ensuite entamé une réunion avec leurs équipes. Côté américain, étaient notamment présents le secrétaire d'Etat, Mike Pompeo, et le conseiller à la sécurité nationale, John Bolton, connu pour son hostilité envers le régime de Pyongyang. Côté nord-coréen, la personnalité la plus en vue était l'ex-chef des services de renseignement militaires Kim Yong-chol, qui s'est récemment rendu en visite à New York. Les discussions à huis clos ont duré environ une heure et demie, avant de se poursuivre de manière moins formelle lors d'un déjeuner de travail, dont le menu mêlait les influences des deux pays.

 


 

De nombreux Sud-Coréens ont suivi le moment en direct. Pour la première fois, un président américain en exercice a rencontré son homologue nord-coréen. Donald Trump et Kim Jong-un se sont entretenus, mardi 12 juin, dans un hôtel de luxe sur l'île de Sentosa, à Singapour. Au menu de ce sommet historique : la dénucléarisation de la Corée du Nord. Washington demande à Pyongyang sa dénucléarisation "complète, vérifiable et irréversible". La Corée de Nord réclame, elle, la levée des sanctions économiques et une normalisation du pays au sein de la communauté internationale.

 

Le premier entretien en tête-à-tête entre Donald Trump et Kim Jong-un s'est terminé après environ cinquante minutes. Le président des Etats-Unis et le dirigeant de la Corée du Nord ont ensuite entamé une réunion avec leurs équipes, avant un déjeuner de travail. A l'issue de celui-ci, le président américain a déclaré que le sommet avait permis de faire "beaucoup de progrès", louant une "rencontre fantastique".

 

 

Les deux dirigeants ont même signé un texte commun, dans lequel Kim Jong-un s'engage derrière le principe d'une "dénucléarisation complète de la péninsule coréenne". Le président américain Donald Trump a aussi assuré qu'il était prêt à inviter le leader nord-coréen Kim Jong-un pour une première visite à la Maison Blanche.

 

 

Franceinfo fait le point sur ce que l'on peut déjà retenir de cette première prise de contact, encore inimaginable il y a quelques mois.

 

 

Des poignées de mains historiques devant les caméras du monde entier

 

Sous le crépitement des flashs des photographes, Donald Trump et Kim Jong-un se sont avancés l'un vers l’autre, main tendue, devant une grande rangée de drapeaux des deux pays ennemis. Figée, la poignée de main, moment tant redouté des hommes politiques rencontrant Donald Trump, a duré un peu plus de dix secondes.

 

 

Donald Trump et Kim Jong-un sur l'île de Sentosa à Singapour, le 12 juin 2018. 
Donald Trump et Kim Jong-un sur l'île de Sentosa à Singapour, le 12 juin 2018.  (EVAN VUCCI / SIPA)

 

 

Conscients que le sommet de Singapour pourrait rester comme un moment-clé de leur vie politique, Donald Trump et Kim Jong-un ont fait assaut d'amabilités, de sourires et de petits gestes d'attention devant les caméras admises dans l'enceinte de l'hôtel. Mais la tension et la concentration se lisaient aussi sur leurs visages ; cette poignée de main a marqué l'ouverture d'un sommet lourd d'enjeux pour l'Asie et pour le monde.

 

 

La signature d'un accord commun sur la dénucléarisation

 

A l'issue du déjeuner de travail, Donald Trump a annoncé qu'un accord allait être signé par les deux dirigeants. "Nous avons fait beaucoup de progrès. C'était très positif. Bien meilleur que ce à quoi beaucoup de gens s'attendaient je pense (...) Nous allons maintenant à une signature", a assuré le président américain.

 

 

Un peu avant 8 heures (heure de Paris), les deux hommes se sont assis face aux caméras et ont donc signé un texte commun. Sans en dire davantage, Donald Trump a simplement déclaré que la dénucléarisation de la Corée du Nord allait commencer "très rapidement". "Le document que nous signons couvre de très nombreux aspects", a assuré le président américain. 

 

 

Dans le texte, Kim réaffirme son engagement envers le principe d'une "dénucléarisation complète de la péninsule coréenne", selon une photographie du texte vue par l'AFP. Le document ne mentionne pas l'exigence américaine de "dénucléarisation complète, vérifiable et irréversible", une formule qui signifie l'abandon des armes et l'acceptation d'inspections mais réaffirme un engagement antérieur, plus vague.

Les États-Unis, eux, promettent des "garanties de sécurité". L'accord établit également que les deux pays travailleront ensemble à la construction d'un régime durable, stable et pacifique dans la péninsule coréenne. 

 

 

Un entretien d'une heure et un menu aux petits oignons

 

Avant cette signature devant les caméras, les hommes s'étaient d'abord vus une cinquantaine de minutes en tête-à-tête, uniquement accompagnés de leurs traducteurs. "Je crois que le monde entier regarde ce moment. Beaucoup de gens dans le monde vont penser qu'il s'agit d'une scène tirée d'une fiction... d'un film de science-fiction", a affirmé Kim Jong-un, selon des propos traduits. Pendant cette prise de contact initiale, Kim Jong-un a déclaré voir là "un bon prélude à la paix", sans toutefois livrer le moindre indice sur le fond des discussions. Le dirigeant nord-coréen s'est dit prêt à travailler avec le président américain, tout en prévenant "qu'il y aura(it) des difficultés". "Nous allons les résoudre", lui a aussitôt répondu Donald Trump. "Nous allons travailler ensemble, nous allons nous en occuper.

 

 

Le président des Etats-Unis et le dirigeant de la Corée du Nord ont ensuite entamé une réunion avec leurs équipes. Côté américain, étaient notamment présents le secrétaire d'Etat, Mike Pompeo, et le conseiller à la sécurité nationale, John Bolton, connu pour son hostilité envers le régime de Pyongyang. Côté nord-coréen, la personnalité la plus en vue était l'ex-chef des services de renseignement militaires Kim Yong-chol, qui s'est récemment rendu en visite à New York. Les discussions à huis clos ont duré environ une heure et demie, avant de se poursuivre de manière moins formelle lors d'un déjeuner de travail, dont le menu mêlait les influences des deux pays.

 

 

L'optimisme affiché de Donald Trump

 

Donald Trump, qui met inlassablement en avant son sens de la négociation et son instinct, avait assuré qu'il saurait "dès la première minute" de sa rencontre avec l'homme fort de Pyongyang si ce dernier était déterminé à bouger. Et il a affirmé avoir eu une bonne impression de sa première interaction avec le dirigeant nord-coréen. "Nous allons avoir une relation formidable", a-t-il lancé, assis au côté de l'homme fort de Pyongyang, se disant convaincu que la rencontre serait un "immense succès".

 

 

"Ravi de vous rencontrer, M. le président", avait de son côté déclaré le dirigeant nord-coréen. "Le chemin pour en arriver là n'a pas été facile", a-t-il ajouté. "Les vieux préjugés et les habitudes anciennes ont été autant d'obstacles, mais nous les avons tous surmontés pour nous retrouver ici aujourd'hui."

 

 

Personnage central de ce dialogue, le chef de diplomatie américaine Mike Pompeo, qui a rencontré Kim Jong-un à deux reprises, s'était aussi dit lundi "très optimiste quant aux chances de réussite", laissant entendre que le sommet pourrait déboucher sur un réel réchauffement des relations

 

 

"Trump va probablement crier victoire quel que soit le résultat du sommet, mais la dénucléarisation de la péninsule coréenne est un processus qui prendra des années", a temporisé Kelsey Davenport, de l'Arms Control Association. Le "vrai test" sera "l'adoption ou non par la Corée du Nord de mesures concrètes pour réduire la menace que représentent ses armes nucléaires."


28/06/2018
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Franceinfo - le lundi 11 juin 2018

 

 

De quoi vont parler Kim Jong-un et Donald Trump ? On vous résume les enjeux de leur rencontre historique

 

 

Le président américain et le leader nord-coréen vont tenter de régler leurs différends, mardi 12 juin, à Singapour

 

 

 

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Un homme regarde un écran de télévision montrant des archives du président américain Donald Trump, à droite, et du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un lors d'un reportage diffusé à la gare de Séoul, en Corée du Sud, lundi 11 juin 2018. (AHN YOUNG-JOON/SIPA)

 

 

 

Ce sera la toute première rencontre entre un président des États-Unis en exercice et un dirigeant nord-coréen. Mardi 12 juin, Donald Trump doit s'entretenir avec Kim Jong-un à Singapour, dans un hôtel de luxe de la cité-État asiatique. Un tête-à-tête qui était inimaginable il n'y a encore que quelques mois, alors que les deux hommes étaient engagés dans une violente surenchère verbale.

 

 

Mais à J-1, l'équipe Trump s'est employée à donner une image encourageante des négociations, sur lesquelles la partie nord-coréenne est restée muette. Le chef de diplomatie américaine Mike Pompeo a assuré lundi que les discussions avaient progressé "rapidement" au cours des dernières heures et s'est dit "très optimiste" lors d'une conférence de presse.

 

 

Mais sur quoi exactement vont porter ces négociations entre les deux dirigeants, et qu'espèrent obtenir les deux parties ? Franceinfo fait le point.

 

 

De la dénucléarisation de la Corée du Nord

 

La question de l'arsenal nucléaire de la Corée du Nord va être au cœur de la rencontre entre les deux dirigeants. Sur ce point, Washington exige une dénucléarisation "complète, vérifiable et irréversible" de Pyongyang, qui s'est progressivement imposé comme une puissance nucléaire.

 

 

Le régime nord-coréen a réalisé son sixième essai nucléaire en septembre dernier, le plus puissant à ce jour. L'année dernière, le Washington Post, citant un rapport du renseignement américain, estimait que la Corée du Nord disposait de jusqu'à 60 engins nucléaires. Le pays a par ailleurs testé des missiles balistiques intercontinentaux susceptibles d'atteindre le territoire continental américain.

 

 

Pyongyang se dit engagé en faveur de la dénucléarisation de la péninsule. Mais cette formule, très vague, se prête à toutes les interprétations possibles, et la Corée du Nord ne l'a jamais clarifiée. "Cela me semble très difficile pour Kim de renoncer à la seule chose sur laquelle se fonde son importance, à savoir les armes nucléaires", a récemment estimé l'ex-secrétaire d'État adjoint américain Richard Armitage.

 

 

Interrogé par l'AFP, le spécialiste américain Siegfried Hecker considère qu'une dénucléarisation totale et immédiate est "inimaginable" : cela "reviendrait au scénario d'une reddition de la Corée du Nord". Dans un rapport, il préconise plutôt une feuille de route qui consisterait à "suspendre, faire reculer et éliminer" les programmes balistique et nucléaire sur dix ans, voire quinze en cas de complications.

 

 

Des sanctions économiques contre Pyongyang

 

La Corée du Nord est sous le coup de sanctions qui asphyxient son économie, et qui lui ont été imposées pour la freiner dans sa course au nucléaire. Depuis 2006, huit salves de sanctions ont été adoptées par l'ONU, dont trois en 2017, rappelle le Council on Foreign Relations (en anglais). La dernière, datant de décembre, impose une réduction drastique des exportations de pétrole vers la Corée du Nord. "La pression économique sur la Corée du Nord est sans précédent", observe pour franceinfo Antoine Bondaz, chercheur à la Fondation pour la recherche stratégique et enseignant à Sciences Po.

 

 

Le dirigeant nord-coréen "a clairement dit qu'en retour, il jugeait important que le moment venu, quand ces objectifs auront été atteints, il recevrait en contrepartie une aide économique de l'Amérique", a indiqué le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo devant une commission de la Chambre des représentants, le 24 mai dernier. Donald Trump est conscient des attentes de son homologue sur ce sujet, et les entretient. "J'estime véritablement que la Corée du Nord à un brillant potentiel et sera une grande nation économique et financière un jour. Kim Jong-un est d'accord avec moi là-dessus. Cela arrivera !" a-t-il promis, sur Twitter, le 27 mai dernier.

 

 

Si les sanctions n'ont pas encore été assouplies, le sommet de Singapour laisse déjà présager d'une future ouverture économique. À Dandong, ville chinoise par laquelle transite l'essentiel du commerce vers la Corée du Nord, l'immobilier flambe déjà. "La plupart des acheteurs sont des hommes d'affaires du sud de la Chine, désireux de faire du commerce, se félicite un agent immobilier interrogé par l'AFP, nous avons vendu en un mois autant d'appartements que dans une année entière."

 

 

D'un traité de paix pour la guerre de Corée

 

Le sommet entre les deux dirigeants pourrait aussi mettre fin à la guerre entre les deux Corées. Malgré un armistice en 1953, jamais signé par la Corée du Sud, aucun traité de paix n'a été conclu. Le conflit avait débuté trois ans auparavant, quand la Corée du Nord, occupée alors par les États-Unis, avait décidé d'envahir le Sud, sous domination américaine. Après l'armistice, la péninsule est restée coupée en deux au niveau du 38e parallèle, divisée par la DMZ, la zone démilitarisée.

 

 

Lors du sommet en avril dernier, Kim Jong-un et son homologue sud-coréen Moon Jae-in ont partagé leur volonté d'avancer vers ce traité de paix. Séoul a aussi annoncé la semaine dernière que des discussions tripartites avec Pyongyang et Washington étaient en cours pour une déclaration liminaire sur le sujet. Celle-ci précéderait un traité en bonne et due forme, dans lequel il faudrait impliquer la Chine, signataire de l'armistice et soutien de la Corée du Nord pendant la guerre. 

 

 

On pourrait tout à fait signer un accord et c'est ce qu'on regarde. Ça a l'air un peu étrange, mais c'est probablement le plus facile. Donald Trump

 

 

De la présence américaine en Corée du Sud

 

Malgré la fin des affrontements, les États-Unis ont toujours maintenu une forte présence militaire dans la région. Ils possèdent 112 bases dans la péninsule coréenne et 90 000 soldats, dont 24 000 hommes en Corée du Sud et 60 000 au Japon. Sans oublier le bouclier antimissile américain, THAAD, déployé en Corée du Sud pour parer les éventuelles attaques nord-coréennes.

 

 

Une présence qui ne rassure pas le régime de Kim Jong-un. Selon le président sud-coréen Moon Jae-in, son homologue "a des inquiétudes sur le fait de savoir s'il peut faire confiance aux États-Unis pour mettre un terme à leur politique hostile et garantir la sécurité du régime quand le Nord se sera dénucléarisé".

 

 

Cependant le président sud-coréen a rejeté l'idée d'un départ des soldats américains présents sur son sol, même en cas de traité de paix intercoréen. "Les forces américaines en Corée (USFK) sont un sujet qui relève de l'alliance entre la Corée du Sud et les États-Unis. Cela n'a rien à voir avec la signature d'un traité de paix", a-t-il affirmé.

 

 

Ce point reste donc à débattre et Kim Jong-un pourrait le faire valoir en échange d'une dénucléarisation complète de son pays. L'agence de presse nord-coréenne KNCA a d'ailleurs rappelé la position ferme de Pyongyang : les États-Unis devraient, pour cela, retirer "le parapluie nucléaire", à savoir le bouclier antimissile américain qui protège la Corée du Sud et le Japon.

 


28/06/2018
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Franceinfo - le lundi 21 mai 2018

 

 

Venezuela : Nicolas Maduro largement réélu président après un scrutin boycotté par l'opposition

 

 

Le taux de participation, d'environ 46%, est le plus faible de l'histoire du pays

 

 

 

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Nicolas Maduro célèbre sa victoire lors de l'élection présidentielle vénézuelienne, dimanche 20 mai 2018 à Caracas. (JUAN BARRETO / AFP)

 

 

Une victoire attendue dans un contexte électrique. Le président vénézuélien Nicolas Maduro a été réélu, dimanche 20 mai, lors d'un scrutin déclaré illégitime par ses opposants, qui ont dénoncé des pressions sur les électeurs et exigé un nouveau vote. Après le dépouillement de la quasi totalité des bulletins de vote, le président socialiste sortant remporte 67,7% des voix contre 21,2% à son principal adversaire Henri Falcon, lequel a rejeté le processus électoral. Le taux de participation, d'environ 46%, est le plus faible de l'histoire du pays.

 

 

S'exprimant devant ses sympathisants, Nicolas Maduro s'est réjoui d'un "record historique". "Jamais auparavant un candidat présidentiel n'avait gagné avec 68% des voix du peuple, et jamais auparavant il n'avait 47 points d'avance sur le second candidat", a-t-il dit devant la foule réunie devant le palais de Miraflores, la résidence présidentielle.

 

 

Mais peu avant les résultats officiels, Henri Falcon a rejeté ce scrutin, faute de "légitimité", et exigé la tenue d'une nouvelle élection avant la fin de l'année. L'adversaire de Nicolas Maduro a pointé du doigt les "points rouges", ces tentes installées par le parti au pouvoir. Après avoir voté, dimanche, les électeurs sont venus s'y inscrire dans l'espoir de recevoir la prime promise par le président.

 

 

Un scrutin rejeté par les États-Unis et l'UE

 

De Bogota à Lima, en passant par Santiago et Madrid, des centaines de Vénézuéliens à travers le monde ont manifesté dimanche pour dénoncer "une fraude". Outre l'opposition, les Etats-Unis, l'Union européenne et le groupe de Lima, une alliance de 14 pays d'Amérique et des Caraïbes, rejettent ce scrutin.

 

 

Tous accusent Maduro de saper la démocratie. Quatre mois de manifestations quasi quotidiennes de l'opposition, qui ont fait 125 morts à la mi-2017, ont été écartés d'un revers de main avec la mise en place d'une assemblée constituante, toute-puissante arme politique au service du camp au pouvoir.

 

 

Touché par l'effondrement des cours du brut depuis 2014, le Venezuela, qui tire 96% de ses revenus du pétrole, souffre d'un manque de devises qui l'a plongé dans une crise aiguë. En cinq ans, le PIB a fondu de 45%, selon le FMI, qui anticipe une contraction de 15% en 2018 et une inflation de 13 800%.


06/06/2018
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Franceinfo - le mardi 24 avril 2018

 

 

Nucléaire iranien, Corée du Nord, Syrie... Ce qu'il faut retenir de la conférence de presse de Donald Trump et Emmanuel Macron

 

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franceinfo avec AFP et ReutersFrance Télévisions

 

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Après un long entretien dans le Bureau ovale, les deux chefs d'Etat se sont exprimés face à la presse

 

 

 

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Emmanuel Macron et Donald Trump, mardi 24 avril 2018 lors d'une conférence de presse organisée à la Maison Blanche (Etats-Unis). (LUDOVIC MARIN / AFP)

 

 

Une "amitié" affichée et des positions qui se rapprochent sur des sujets a priori litigieux. A l'issue d'un long entretien dans le Bureau ovale, Emmanuel Macron et Donald Trump se sont exprimés face à la presse, mardi 24 avril, à la Maison Blanche. Nucléaire iranien, Corée du Nord, guerre en Syrie... Franceinfo liste les séquences à retenir de cette étape importante de la visite d'Etat du président français aux Etats-Unis.

 

 

Sur le nucléaire iranien : "Nous souhaitons travailler à un nouvel accord"

 

C'était l'un des sujets où la discorde entre les deux présidents était la plus marquée. Jugeant le texte "dément" et "ridicule", le président américain veut rompre l'accord conclu avec l'Iran, qui allège les sanctions envers Téhéran en échange d'un renoncement à l'arme atomique. "Nous n'avons pas les mêmes positions de départ sur ce point" et "nous avons eu une discussion très approfondie sur le sujet", a déclaré Emmanuel Macron lors de sa conférence de presse commune avec Donald Trump, en ajoutant souhaiter "pouvoir travailler à un nouvel accord avec l'Iran" à plus long terme. 

 

 

"On ne déchire pas un accord pour aller vers nulle part, on construit un nouvel accord qui est plus large et qui permet de couvrir l'ensemble de nos préoccupations", a ajouté le président français, évoquant quatre volets : bloquer toute activité nucléaire iranienne jusqu'en 2025, empêcher à plus long terme toute activité nucléaire, stopper les activités balistiques de l'Iran et créer les conditions d'une stabilité politique dans la région.

 

 

 

Sur le nucléaire iranien : "Nous souhaitons travailler à un nouvel accord"

 

C'était l'un des sujets où la discorde entre les deux présidents était la plus marquée. Jugeant le texte "dément" et "ridicule", le président américain veut rompre l'accord conclu avec l'Iran, qui allège les sanctions envers Téhéran en échange d'un renoncement à l'arme atomique. "Nous n'avons pas les mêmes positions de départ sur ce point" et "nous avons eu une discussion très approfondie sur le sujet", a déclaré Emmanuel Macron lors de sa conférence de presse commune avec Donald Trump, en ajoutant souhaiter "pouvoir travailler à un nouvel accord avec l'Iran" à plus long terme. 

 

 

"On ne déchire pas un accord pour aller vers nulle part, on construit un nouvel accord qui est plus large et qui permet de couvrir l'ensemble de nos préoccupations", a ajouté le président français, évoquant quatre volets : bloquer toute activité nucléaire iranienne jusqu'en 2025, empêcher à plus long terme toute activité nucléaire, stopper les activités balistiques de l'Iran et créer les conditions d'une stabilité politique dans la région.

 

 

"C'est dans ce cadre d'ailleurs que nous pourrons dans la durée, ensemble construire une solution à la situation en Syrie", a-t-il ajouté, se défendant d'avoir "changé de point de vue" sur la question.

 

 

Sur la Syrie : Trump souhaite "ramener à la maison" ses soldats "quand le travail sera terminé"

 

Alors qu'Emmanuel Macron souhaite que les Etats-Unis maintiennent leur troupes en Syrie, Donald Trump a confirmé vouloir "ramener [ses soldats] à la maison (...) relativement rapidement, quand le travail sera terminé".

 

 

"Mais nous voulons y laisser une empreinte forte et durable, et cela a été une part très importante de notre discussion", a ajouté le chef d'Etat américain, qui s'est également félicité d'avoir "totalement anéanti" l'organisation terroriste Etat islamique sur le territoire irako-syrien.

 

 

Avant de lier une nouvelle fois le sujet de la lutte contre Daech en Syrie au fameux accord iranien.

 

 

Sur la Corée du Nord : Trump exhorte Pyongyang à détruire son arsenal nucléaire

 

Sans surprise, le président américain a rappelé qu'il demandait à la Corée du Nord de détruire tout son arsenal nucléaire. Donald Trump a ensuite précisé ce qu'il entendait exactement avec ses multiples appels à la "dénucléarisation" du régime totalitaire. "Ça veut dire se débarrasser de leurs bombes atomiques. C'est très simple. Ils se débarrassent de leurs bombes atomiques", a-t-il répondu à un journaliste américain.

 

 

Et d'évoquer sa rencontre très attendue avec Kim Jong-un, qui doit avoir lieu d'ici juin. "Je pense que ça va être très positif, a déclaré le président américain à propos de ce sommet inédit. J'ai entamé un processus et quand je l'ai fait, tout le monde a pensé que je m'y prenais très mal mais, en même temps, depuis vingt-cinq ans les gens se sont engagés dans des tractations et rien ne s'est passé, et maintenant beaucoup de choses se passent", s'est-il félicité.

 

 

Bonus : la bise entre les deux dirigeants provoque l'hilarité de certains journalistes

 

Avant de répondre aux questions de la presse, Donald Trump et Emmanuel Macron se sont donné une franche accolade, accompagnée d'une bise qui a provoqué les rires d'une partie de l'assemblée. "Je l'aime beaucoup", a ensuite souri le président américain, comme pour se justifier de ce geste d'affection assez inhabituel de l'autre côté de l'Atlantique.

 


22/05/2018
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Franceinfo - le dimanche 8 avril 2018

 

 

Brésil : l'ancien président Lula s'est rendu à la police et a été incarcéré

 

 

Avant de se livrer aux policiers, Lula a de nouveau clamé son innocence et dénoncé un "crime politique"

 

 

 

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L'ancien président brésilien Luiz Inacio "Lula" da Silva arrive au siège de la police fédérale brésilienne à Curitiba (Brésil), le 7 avril 2018. (RICARDO MORAES / REUTERS)

 

 

 

L'ancien président brésilien Luiz Inacio "Lula" da Silva s'est finalement livré à la police samedi 7 avril. L'ex-chef d'Etat de 72 ans avait refusé de le faire, vendredi, malgré le mandat de dépôt le visant, après sa condamnation à douze ans de prison dans une affaire de corruption.

 

 

Lula a aussitôt été transféré par avion à Curitiba, ville du sud du pays, où il avait été jugé et condamné, puis acheminé au siège local de la police fédérale pour entamer sa période de détention. Des affrontements ont éclaté devant le bâtiment entre des partisans de l'ex-chef de l'Etat et la police qui a utilisé des grenades assourdissantes, du gaz lacrymogène et des balles en caoutchouc pour les disperser.

 

 

Avant de se livrer aux forces de l'ordre, Lula a de nouveau clamé son innocence et dénoncé un "crime politique" devant des centaines de membres du Parti des travailleurs rassemblés devant le siège du Syndicat des métallurgistes à Sao Paulo, là où il a entamé sa carrière politique et où il s'était réfugié depuis jeudi. "Je vais me conformer au mandat de dépôt et vous deviendrez tous Lula, a-t-il promis. Je ne suis pas au-dessus des lois. Si je ne croyais pas à la loi, je n'aurais pas créé de parti politique, j'aurais fait une révolution."


03/05/2018
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Franceinfo - le vendredi 6 avril 2018

 

 

Corée du Sud : l'ex-présidente Park Geun-hye condamnée à 24 ans de prison pour corruption

 

 

L'ancienne présidente avait déjà été destituée en mars 2017 à cause d'un gigantesque scandale de corruption

 

 

 

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L'ancienne présidente de la Corée du Sud, Park Geun-hye, le 29 novembre 2016 à Séoul. (JEON HEON-KYUN / AFP)

 

 

 

Après la destitution, la prison. L'ancienne présidente sud-coréenne Park Geun-hye a été condamnée à 24 ans de prison et à une amende de 18 milliards de wons (13 millions d'euros) pour corruption, abus de pouvoir ou encore coercition, vendredi 6 avril. Elle est impliquée dans un vaste scandale de trafic d'influence qui a secoué l'économie et l'élite politique du pays. Le tribunal a jugé que l'ancienne dirigeante s'était entendue avec sa confidente de l'ombre et "amie de 40 ans", Choi Soon-sil, pour percevoir des commissions occultes auprès de conglomérats sud-coréens, dont les groupes Samsung et Lotte.

 

 

Le juge a notamment affirmé que Park Geun-hye avait contraint des entreprises sud-coréennes à verser des dizaines de milliards de wons à deux fondations contrôlées par Choi Soon-sil : "L'accusée a illégalement usé de son autorité présidentielle à la demande de Mme Choi pour obliger des entreprises à donner de l'argent aux fondations." 

Première femme élue présidente en Corée du Sud, Park Geun-hye avait déjà été destituée et arrêtée en mars 2017. Jugée dans un procès distinct, Choi Soon-sil a été condamnée en février de 20 ans de prison.

 


27/04/2018
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Franceinfo - le 25 octobre 2017

 

 
 
    ALLEMAGNE : 92 DÉPUTÉS D'EXTRÊME DROITE FONT UNE ENTRÉE REMAR-
      QUÉE AU BUNDESTAG

 

 

 

Avec l'entrée des députés du parti Alternative für Deutschland (AfD), le parlement allemand accueille l’extrême droite nationaliste pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale

 

 

L’AfD (Alternative für Deutschland ou Alternative pour l'Allemagne) est désormais le troisième groupe politique du parlement, en Allemagne, depuis l’entrée de ses 92 députés, dont la ligne politique affiche une forte direction nationaliste.

 

 

 

Une référence aux nazis dès le premier discours

 

 

Outre l’aspect historique de leur arrivée au Bundestag, les députés de l’Afd ont provoqué la polémique, notamment en citant Hermann Göring (l’une des figures les plus importantes du parti nazi durant la seconde guerre mondiale) dès leur première intervention dans l’hémicycle.

 

 

 

Traditionnellement, le discours d’ouverture du Bundestag est prononcé par le doyen des députés, dans ce cas Wilhelm von Gotberg, âgé de 77 ans. Mais l’homme politique a perdu ce privilège pour avoir ouvertement qualifié l’holocauste de mythe, et le discours a finalement échu à Hermann Otto-Solms, 76 ans, plus vieux député non pas en terme d’âge mais d’ancienneté au parlement.

 

 

 

Le vice président du parti de l'AfD, était déjà intervenu plus tôt dans l’année pour faire l’apologie de la Wehrmacht, l’armée allemande durant la Seconde Guerre mondiale. "Si les Français ont le droit d’être fiers de leur empereur et les Britanniques de l’amiral Nelson et de Churchill, alors nous avons le droit d’être fiers des performances des soldats allemands durant la Seconde Guerre mondiale", avait déclaré Alexander Gauland.

 

 

 

Une politique nationaliste avant tout

 

Les objectifs de l’AfD sont très clairs, leur élection étant le résultat du mécontentement d’une partie de la population qui a vu arriver plus d’un million de demandeurs d’asile. "Nous voulons récupérer notre pays, c'est inscrit dans notre programme. Je ne veux pas abandonner l'Allemagne face à une invasion d'étrangers issus de cultures étrangères", affirme le vice-président du parti, décrivant du même coup clairement sa ligne politique.

 


08/11/2017
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Franceinfo - le 15 octobre 2017

 

 

Autriche : les conservateurs du jeune Sebastian Kurz remportent les législatives, forte poussée de l'extrême droite

 

Avec 31,7% des voix, le parti ÖVP de Sebastian Kurz, 31 ans, devance le parti d’extrême-droite FPÖ (26%) et les sociaux-démocrates (26,9%), selon une première projection.

 

 

 

Sebastian Kurz, 31 ans, devrait bien être le prochain chancelier autrichien. Sa formation, le parti conservateur ÖVP, est arrivé en tête, dimanche 15 octobre, des élections législatives en Autriche, selon une projection publiée par la télévision publique.

 

 

Avec 31,7% des voix, les conservateurs devancent le parti d’extrême-droite FPÖ (26%) et les sociaux-démocrates du chancelier sortant Christian Kern (26,9%), dont le classement ne peut pas encore être clairement établi, la marge d'erreur étant de 2,4%. Trois autres formations (les Verts, le parti libéral Neos et la liste de l'écologiste dissident Peter Pilz) sont susceptibles d'entrer au Parlement selon ces projections qui tiennent compte du vote par correspondance.

 

 

 

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Sebastian Kurz, plus jeune dirigeant d'Europe ?

 

Si ces projections se confirment, Sebastian Kurz est bien placé pour devenir, à 31 ans, le plus jeune dirigeant d'Europe. Il pourrait cependant rapidement être confronté à la question d'une éventuelle entrée au gouvernement de l'extrême droite, qui égale le record établi en 1999 par Jörg Haider. 

 

 

Près de 6,4 millions d’Autrichiens étaient appelés aux urnes pour élire leurs 183 députés du Nationalrat (Conseil national), la chambre basse du Parlement. La tenue de ces élections législatives anticipées avait été précipitée par Sebastian Kurz, qui a réclamé après son arrivée à la tête de l'ÖVP la suspension de la coalition de gouvernement entre les conservateurs et les sociaux-démocrates.

 


03/11/2017
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le Progrès du mercredi 13 septembre 2017

 
 
    IRAK - KURDISTAN : PAS DE RÉFÉRENDUM

 

 

 

Le Parlement irakien a exprimé hier son opposition catégorique au référendum sur l'indépendance du Kurdistan, à moins de deux semaines de la tenue de cette consultation à l'origine de remous dans la région.

 

 

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16/09/2017
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le Progrès du samedi 2 septembre 2017

 

 
    KENYA LA PRÉSIDENTIELLE ANNULÉE

 

 

 

La Cour suprême kényane a pris hier une décision à la portée historique en invalidant pour "irrégularités" la réélection du président sortant Uhuru Kenyatta lors du scrutin du 8 août et en ordonnant la tenue d'une nouvelle élection dans les deux mois.

 


07/09/2017
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Le Progrès du samedi 12 août 2017

 
 
    HEURTS - KENYATTA RÉÉLU : LE PAYS S'EMBRASE

 

 

 

Raïla Odinga, candidat de l'opposition conteste les résultats provisoires divulgués par la commission électorale qui l'annonce perdant avec 44,70 % contre 54,35 % des suffrages pour le président-candidat, Uhuru Kenyatta.

 

 

Lors d'une conférence de pesse organisée jeudi par l'opposition (NASA) au président sortant, elle a dénoncé des fraudes massives et a revendiqué la victoire.

 

 

Elle accuse des hackeurs d'avoir pénétré le système informatique de la commission électorale pour truquer les résultats du scrutins.

 

 

Le président sortant a eu beau affirmer que cette tentative avait été déjouée, cela n'a eu aucun impact. Les partisans d'Odinga, ont aussitôt manifesté dans les bidonvilles de la capitale, après que le porte-parole du mouvement NASA a déclaré le candidat Odinga vainqueur. Six personnes ont été tuées.

 

 

Plus d'un million et demi de personnes vivent dans les "Slums" de Nairobi, des bidonvilles où les populations pauvres des campagnes, attirées par la mégalopole, viennent chercher du travail.

 

 

 

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"Montrons que nous sommes civilisés"

 

La population se terre donc dans les habitations en attendant la suite des événements après la proclamation officielle des résultats.

 

Pour Juliette, infirmière, ce sont les politiques qui instrumentalisent cette montée de violence. "Nous rattrapons notre retard, nos avons le plus fort taux de croissance d'Afrique de l'Est. Alors montrons à nos politiciens que nous sommes civilisés". À Nairobi, F. de Roubaix et M-A de Roubaix

 


15/08/2017
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le Progrès du jeudi 10 août 2017

 
 
    KENYA ÉLECTIONS - L'OPPOSITION DÉNONCE UNE FRAUDE

 

 

 

L'élection était annoncée très serrée mais le président sortant Uhuru Kenyatta aurait finalement bien plus d'avance que prévu. La Commission électorale (IEBC) a publié hier à la mi-journée les résultats transmis électroniquement par plus de 95 % des bureaux de vote, créditant le président-candidat de 54,35 % des suffrages, contre 44,78 % pour Raila Odinga, sur un total de 14,4 millions de votes comptabilisés. Ces résultats provisoires doivent encore être validés sur la foi des procès-verbaux des bureaux de vote.

 

 

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Kenyatta - Odinga

 

 

 

Le spectre de 2007

 

Au lendemain de l'élection, la police a tiré des grenades lacrymogènes en direction de plusieurs centaines de manifestants dans des fiefs de l'opposition, coutumiers de ce genre d'échauffourées en période électorale. "Il s'agit d'une fraude d'une gravité monumentale, il n'y a pas eu d'élection", a déclaré Raila Odinga, le candidat de la coalition d'opposition Nasa, des accusations qui, combinées aux manifestations, faisaient ressurgir le spectre des violences de la présidentielle de 2007.

 

 

Selon le rival de Kenyatta, des pirates informatiques ont manipulé l'élection en prenant le contrôle du système de comptage des voix grâce aux codes d'accès d'un responsable informatique de la Commission électorale assassiné un peu plus d'une semaine auparavant. Des accusations réfutées par le camp du président.

 


13/08/2017
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le Progrès du dimanche 6 août 2017

 
 
    RWANDA - PAUL KAGAME RÉÉLU PRÉSIDENT

 

 

 

Les Rwandais fêtaient hier la victoire du chef de l'État sortant Paul Kagame, 59 ans, plébiscité par plus de 98 % des votants et réélu pour un troisième mandat de sept ans à la tête d'un pays qu'il dirige d'une main de fer depuis vingt-trois ans.

 

 

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13/08/2017
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