L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

POLITIQUE DANS LE MONDE


Franceinfo - le dimanche 8 avril 2018

 

 

Brésil : l'ancien président Lula s'est rendu à la police et a été incarcéré

 

 

Avant de se livrer aux policiers, Lula a de nouveau clamé son innocence et dénoncé un "crime politique"

 

 

 

14765130.jpg

 

L'ancien président brésilien Luiz Inacio "Lula" da Silva arrive au siège de la police fédérale brésilienne à Curitiba (Brésil), le 7 avril 2018. (RICARDO MORAES / REUTERS)

 

 

 

L'ancien président brésilien Luiz Inacio "Lula" da Silva s'est finalement livré à la police samedi 7 avril. L'ex-chef d'Etat de 72 ans avait refusé de le faire, vendredi, malgré le mandat de dépôt le visant, après sa condamnation à douze ans de prison dans une affaire de corruption.

 

 

Lula a aussitôt été transféré par avion à Curitiba, ville du sud du pays, où il avait été jugé et condamné, puis acheminé au siège local de la police fédérale pour entamer sa période de détention. Des affrontements ont éclaté devant le bâtiment entre des partisans de l'ex-chef de l'Etat et la police qui a utilisé des grenades assourdissantes, du gaz lacrymogène et des balles en caoutchouc pour les disperser.

 

 

Avant de se livrer aux forces de l'ordre, Lula a de nouveau clamé son innocence et dénoncé un "crime politique" devant des centaines de membres du Parti des travailleurs rassemblés devant le siège du Syndicat des métallurgistes à Sao Paulo, là où il a entamé sa carrière politique et où il s'était réfugié depuis jeudi. "Je vais me conformer au mandat de dépôt et vous deviendrez tous Lula, a-t-il promis. Je ne suis pas au-dessus des lois. Si je ne croyais pas à la loi, je n'aurais pas créé de parti politique, j'aurais fait une révolution."


03/05/2018
0 Poster un commentaire

Franceinfo - le vendredi 6 avril 2018

 

 

Corée du Sud : l'ex-présidente Park Geun-hye condamnée à 24 ans de prison pour corruption

 

 

L'ancienne présidente avait déjà été destituée en mars 2017 à cause d'un gigantesque scandale de corruption

 

 

 

14752266.jpg

 

L'ancienne présidente de la Corée du Sud, Park Geun-hye, le 29 novembre 2016 à Séoul. (JEON HEON-KYUN / AFP)

 

 

 

Après la destitution, la prison. L'ancienne présidente sud-coréenne Park Geun-hye a été condamnée à 24 ans de prison et à une amende de 18 milliards de wons (13 millions d'euros) pour corruption, abus de pouvoir ou encore coercition, vendredi 6 avril. Elle est impliquée dans un vaste scandale de trafic d'influence qui a secoué l'économie et l'élite politique du pays. Le tribunal a jugé que l'ancienne dirigeante s'était entendue avec sa confidente de l'ombre et "amie de 40 ans", Choi Soon-sil, pour percevoir des commissions occultes auprès de conglomérats sud-coréens, dont les groupes Samsung et Lotte.

 

 

Le juge a notamment affirmé que Park Geun-hye avait contraint des entreprises sud-coréennes à verser des dizaines de milliards de wons à deux fondations contrôlées par Choi Soon-sil : "L'accusée a illégalement usé de son autorité présidentielle à la demande de Mme Choi pour obliger des entreprises à donner de l'argent aux fondations." 

Première femme élue présidente en Corée du Sud, Park Geun-hye avait déjà été destituée et arrêtée en mars 2017. Jugée dans un procès distinct, Choi Soon-sil a été condamnée en février de 20 ans de prison.

 


27/04/2018
0 Poster un commentaire

Franceinfo - le 25 octobre 2017

 

 
 
    ALLEMAGNE : 92 DÉPUTÉS D'EXTRÊME DROITE FONT UNE ENTRÉE REMAR-
      QUÉE AU BUNDESTAG

 

 

 

Avec l'entrée des députés du parti Alternative für Deutschland (AfD), le parlement allemand accueille l’extrême droite nationaliste pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale

 

 

L’AfD (Alternative für Deutschland ou Alternative pour l'Allemagne) est désormais le troisième groupe politique du parlement, en Allemagne, depuis l’entrée de ses 92 députés, dont la ligne politique affiche une forte direction nationaliste.

 

 

 

Une référence aux nazis dès le premier discours

 

 

Outre l’aspect historique de leur arrivée au Bundestag, les députés de l’Afd ont provoqué la polémique, notamment en citant Hermann Göring (l’une des figures les plus importantes du parti nazi durant la seconde guerre mondiale) dès leur première intervention dans l’hémicycle.

 

 

 

Traditionnellement, le discours d’ouverture du Bundestag est prononcé par le doyen des députés, dans ce cas Wilhelm von Gotberg, âgé de 77 ans. Mais l’homme politique a perdu ce privilège pour avoir ouvertement qualifié l’holocauste de mythe, et le discours a finalement échu à Hermann Otto-Solms, 76 ans, plus vieux député non pas en terme d’âge mais d’ancienneté au parlement.

 

 

 

Le vice président du parti de l'AfD, était déjà intervenu plus tôt dans l’année pour faire l’apologie de la Wehrmacht, l’armée allemande durant la Seconde Guerre mondiale. "Si les Français ont le droit d’être fiers de leur empereur et les Britanniques de l’amiral Nelson et de Churchill, alors nous avons le droit d’être fiers des performances des soldats allemands durant la Seconde Guerre mondiale", avait déclaré Alexander Gauland.

 

 

 

Une politique nationaliste avant tout

 

Les objectifs de l’AfD sont très clairs, leur élection étant le résultat du mécontentement d’une partie de la population qui a vu arriver plus d’un million de demandeurs d’asile. "Nous voulons récupérer notre pays, c'est inscrit dans notre programme. Je ne veux pas abandonner l'Allemagne face à une invasion d'étrangers issus de cultures étrangères", affirme le vice-président du parti, décrivant du même coup clairement sa ligne politique.

 


08/11/2017
0 Poster un commentaire

Franceinfo - le 15 octobre 2017

 

 

Autriche : les conservateurs du jeune Sebastian Kurz remportent les législatives, forte poussée de l'extrême droite

 

Avec 31,7% des voix, le parti ÖVP de Sebastian Kurz, 31 ans, devance le parti d’extrême-droite FPÖ (26%) et les sociaux-démocrates (26,9%), selon une première projection.

 

 

 

Sebastian Kurz, 31 ans, devrait bien être le prochain chancelier autrichien. Sa formation, le parti conservateur ÖVP, est arrivé en tête, dimanche 15 octobre, des élections législatives en Autriche, selon une projection publiée par la télévision publique.

 

 

Avec 31,7% des voix, les conservateurs devancent le parti d’extrême-droite FPÖ (26%) et les sociaux-démocrates du chancelier sortant Christian Kern (26,9%), dont le classement ne peut pas encore être clairement établi, la marge d'erreur étant de 2,4%. Trois autres formations (les Verts, le parti libéral Neos et la liste de l'écologiste dissident Peter Pilz) sont susceptibles d'entrer au Parlement selon ces projections qui tiennent compte du vote par correspondance.

 

 

 

sebastian-kurz-next-gen-2017-facebook.jpg

 

 

Sebastian Kurz, plus jeune dirigeant d'Europe ?

 

Si ces projections se confirment, Sebastian Kurz est bien placé pour devenir, à 31 ans, le plus jeune dirigeant d'Europe. Il pourrait cependant rapidement être confronté à la question d'une éventuelle entrée au gouvernement de l'extrême droite, qui égale le record établi en 1999 par Jörg Haider. 

 

 

Près de 6,4 millions d’Autrichiens étaient appelés aux urnes pour élire leurs 183 députés du Nationalrat (Conseil national), la chambre basse du Parlement. La tenue de ces élections législatives anticipées avait été précipitée par Sebastian Kurz, qui a réclamé après son arrivée à la tête de l'ÖVP la suspension de la coalition de gouvernement entre les conservateurs et les sociaux-démocrates.

 


03/11/2017
0 Poster un commentaire

le Progrès du mercredi 13 septembre 2017

 
 
    IRAK - KURDISTAN : PAS DE RÉFÉRENDUM

 

 

 

Le Parlement irakien a exprimé hier son opposition catégorique au référendum sur l'indépendance du Kurdistan, à moins de deux semaines de la tenue de cette consultation à l'origine de remous dans la région.

 

 

04-Kurdistan 187-ab.jpg

 

 

Kurdistan-is-not-iraq-photo-archive-sm.jpg

 


16/09/2017
0 Poster un commentaire

le Progrès du samedi 2 septembre 2017

 

 
    KENYA LA PRÉSIDENTIELLE ANNULÉE

 

 

 

La Cour suprême kényane a pris hier une décision à la portée historique en invalidant pour "irrégularités" la réélection du président sortant Uhuru Kenyatta lors du scrutin du 8 août et en ordonnant la tenue d'une nouvelle élection dans les deux mois.

 


07/09/2017
0 Poster un commentaire

Le Progrès du samedi 12 août 2017

 
 
    HEURTS - KENYATTA RÉÉLU : LE PAYS S'EMBRASE

 

 

 

Raïla Odinga, candidat de l'opposition conteste les résultats provisoires divulgués par la commission électorale qui l'annonce perdant avec 44,70 % contre 54,35 % des suffrages pour le président-candidat, Uhuru Kenyatta.

 

 

Lors d'une conférence de pesse organisée jeudi par l'opposition (NASA) au président sortant, elle a dénoncé des fraudes massives et a revendiqué la victoire.

 

 

Elle accuse des hackeurs d'avoir pénétré le système informatique de la commission électorale pour truquer les résultats du scrutins.

 

 

Le président sortant a eu beau affirmer que cette tentative avait été déjouée, cela n'a eu aucun impact. Les partisans d'Odinga, ont aussitôt manifesté dans les bidonvilles de la capitale, après que le porte-parole du mouvement NASA a déclaré le candidat Odinga vainqueur. Six personnes ont été tuées.

 

 

Plus d'un million et demi de personnes vivent dans les "Slums" de Nairobi, des bidonvilles où les populations pauvres des campagnes, attirées par la mégalopole, viennent chercher du travail.

 

 

 

1fdb80f59da7bf6f8636f6ad1a91147f.jpg

 

 

 

"Montrons que nous sommes civilisés"

 

La population se terre donc dans les habitations en attendant la suite des événements après la proclamation officielle des résultats.

 

Pour Juliette, infirmière, ce sont les politiques qui instrumentalisent cette montée de violence. "Nous rattrapons notre retard, nos avons le plus fort taux de croissance d'Afrique de l'Est. Alors montrons à nos politiciens que nous sommes civilisés". À Nairobi, F. de Roubaix et M-A de Roubaix

 


15/08/2017
0 Poster un commentaire

le Progrès du jeudi 10 août 2017

 
 
    KENYA ÉLECTIONS - L'OPPOSITION DÉNONCE UNE FRAUDE

 

 

 

L'élection était annoncée très serrée mais le président sortant Uhuru Kenyatta aurait finalement bien plus d'avance que prévu. La Commission électorale (IEBC) a publié hier à la mi-journée les résultats transmis électroniquement par plus de 95 % des bureaux de vote, créditant le président-candidat de 54,35 % des suffrages, contre 44,78 % pour Raila Odinga, sur un total de 14,4 millions de votes comptabilisés. Ces résultats provisoires doivent encore être validés sur la foi des procès-verbaux des bureaux de vote.

 

 

   kenyatta_odinga_0.jpg

 

Kenyatta - Odinga

 

 

 

Le spectre de 2007

 

Au lendemain de l'élection, la police a tiré des grenades lacrymogènes en direction de plusieurs centaines de manifestants dans des fiefs de l'opposition, coutumiers de ce genre d'échauffourées en période électorale. "Il s'agit d'une fraude d'une gravité monumentale, il n'y a pas eu d'élection", a déclaré Raila Odinga, le candidat de la coalition d'opposition Nasa, des accusations qui, combinées aux manifestations, faisaient ressurgir le spectre des violences de la présidentielle de 2007.

 

 

Selon le rival de Kenyatta, des pirates informatiques ont manipulé l'élection en prenant le contrôle du système de comptage des voix grâce aux codes d'accès d'un responsable informatique de la Commission électorale assassiné un peu plus d'une semaine auparavant. Des accusations réfutées par le camp du président.

 


13/08/2017
0 Poster un commentaire

le Progrès du dimanche 6 août 2017

 
 
    RWANDA - PAUL KAGAME RÉÉLU PRÉSIDENT

 

 

 

Les Rwandais fêtaient hier la victoire du chef de l'État sortant Paul Kagame, 59 ans, plébiscité par plus de 98 % des votants et réélu pour un troisième mandat de sept ans à la tête d'un pays qu'il dirige d'une main de fer depuis vingt-trois ans.

 

 

kagame_vers 3_mandat.jpg


13/08/2017
0 Poster un commentaire

le Progrès du mercredi 2 août 2017

 

 
 
    PAKISTAN - ABBASI ÉLU PREMIER MINISTRE

 

 

 

Le Parlement du Pakistan a élu hier Premier ministre l'ex-ministre et homme d'affaires Shahid Kaqan Abbassi en remplacement de Nawaz Sharif, destitué vendredi par la Cour suprême à la suite d'une affaire de corruption.

 

 

Résultat de recherche d'images pour "Shahid Khaqan Abbasi"

 

Abassi

 


07/08/2017
0 Poster un commentaire

le Progrès du mardi 27 juin 2017

 
 
    MONGOLIE - UNE ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE SUR FOND DE SCANDALES

 

 

 

Les Mongols se choisissaient hier un président. Les trois candidats - un éleveur de chevaux, un judoka et un maîtres de feng shui - sont mis en cause dans des scandales de corruption.

 

 

 

les-trois-candidats-a-la-presidentielle-ganbaatar-sainkhuu-g-enkhbold-miye.jpg

 


29/06/2017
0 Poster un commentaire

le Progrès du mardi 27 juin 2017

 
 
    MONGOLIE - UNE ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE SUR FOND DE SCANDALES

 

 

 

Les Mongols se choisissaient hier un président. Les trois candidats - un éleveur de chevaux, un judoka et un maîtres de feng shui - sont mis en cause dans des scandales de corruption.

 

 

 

les-trois-candidats-a-la-presidentielle-ganbaatar-sainkhuu-g-enkhbold-miye.jpg

 


28/06/2017
0 Poster un commentaire

le Progrès du dimanche 4 juin 2017

 

 
 
    EIRE - UN PREMIER MINISTRE MÉTIS ET GAY

 

 

 

LEO VARADKAR, UNE RÉVOLUTION IRLANDAISE

 

 

La prochaine arrivée au pouvoir de Leo Varadkar, 38 ans, témoigne des profonds changements qui ont bouleversé la société irlandaise depuis deux décennies.

 

 

Jeune, homosexuel et métis : il y a encore une génération, chacun de ces trois attributs aurait été rédhibitoire pour quiconque aurait voulu prétendre aux plus hautes fonctions dans la très catholique Irlande.

 

 

Mais il faut croire que les temps changent. Lorsqu'il deviendra Premier ministre le 12 juin, Leo Varadkar deviendra le plus jeune chef de gouvernement de l'histoire du pays, mais aussi le premier à avoir un père d'origine étrangère et à être ouvertement gay. Une révolution en Irlande, où l'homosexualité n'a été décriminalisée qu'en 1993 et où le divorce n'a été autorisé que deux ans plus tard.

 

 

 

L'Église de moins en moins influente

 

"L'Église a encre beaucoup d'influence, notamment via les écoles et les hôpitaux qu'elle contrôle en partie, mais les Irlandais sont de moins en moins religieux. C'est aussi la conséquence d'un changement sociologique et démographique. Un Irlandais sur trois vit dans la région de Dublin. Et Dublin est l'une des capitales les plus jeunes d'Europe", décrypte Flavien Plouzennec, un designer web français expatrié dans la capitale irlandaise. Signe des temps, Leo Varadkar a été préféré par les élus militants du Fine Gael, son parti de centre-droit, à un adversaire au profil beaucoup plus traditionnel : Simon Coveney, l'actuel ministre du logement, père de trois enfants.

 

 

Tous deux briguaient la succession de l'actuel Premier ministre, Enda Kenny, qui avait annoncé le mois dernier sa démission de la présidence du Fine Gael et du gouvernement. Fils d'un immigré indien et d'une Irlandaise, médecin de formation, Leo Varadkar était devenu en 2015 le premier membre d'un gouvernement irlandais en activité à faire son "coming out". Pour autant, il refuse d'être réduit à ce rôle de pionnier. "Je ne suis pas un homme politique moitié indien ou gay, ou un médecin. Ce sont juste des aspects qui font ce que je suis", avait-il expliqué à l'époque.

 

 

 

image.jpg

 

Leo Varadkar

 

 

 

Un libéral pas favorable à l'avortement

 

Économiquement, Leo Varadkar est un libéral favorable aux politiques d'austérité, qui a d'ailleurs recyclé le slogan de Nicolas Sarkozy en se déclarant le "candidat des Irlandais qui se lèvent tôt".

 

 

Mais sur d'autres points, il campe aussi sur des positions assez conservatrices. "Il reste par exemple favorable à un encadrement strict de l'avortement. Celui-ci est toujours interdit en Irlande - sauf dans certains cas extrêmes - et seul un référendum pourrait d'autoriser", reprend Flavien Plouzennec.

 

 

Profitant de l'élan provoqué par son élection, Leo Varadkar pourrait convoquer rapidement de nouvelles élections législatives afin de renforcer la représentation de son parti au gouvernement. La coalition au pouvoir reste extrêmement fragile. L'an dernier, Enda Kenny avait même dû passer un accord avec le Fiana Fail, principale formation d'opposition, pour rester à la tête de l'exécutif.

 


07/06/2017
0 Poster un commentaire