L'AIR DU TEMPS

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FRANCE


Franceinfo - le vendredi 9 novembre 2018

 

 

Projet d'attaque violente visant Macron : les quatre suspects voulaient poignarder le président lors des commémorations du 11-Novembre

 

 

 

Les quatre hommes, des sympathisants de l'ultradroite, ont reconnu les faits lors de leur garde à vue

 

 

 

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Emmanuel Macron, lors de son déplacement dans les Ardennes pour les commémorations de la fin de la Première Guerre mondiale, le 7 novembre 2018, à Charleville-Mézières. (FRANCOIS NASCIMBENI / AFP)

 

 

 

Ils allaient passer à l'action. Les quatre suspects dans l'affaire du projet d'attaque visant Emmanuel Macron sont passés aux aveux lors de leur garde à vue à la DGSI, a appris France 2, vendredi 9 novembre. Les quatre hommes ont ainsi détaillé le plan que Jean-Pierre B., le meneur présumé, avait prévu pour attaquer au couteau le président de la République, mercredi 7 novembre, durant les commémorations du 11-Novembre à Charleville-Mézières (Ardennes).

 

 

Cet ancien négociant en bois de 62 ans, originaire de Saint-Georges-de-Commiers (Isère) était sous la surveillance de la DGSI depuis le 31 octobre, en raison de ses échanges sur des messageries cryptées où il se montrait très virulent vis-à-vis d'Emmanuel Macron. Mais lundi, tout s'accélère. Jean-Pierre B. prend la route avec un autre homme pour rejoindre Bouzonville, en Moselle. Dans cette commune de 3 500 habitants proche de Charleville-Mézières, ils retrouvent deux autres complices et passent la nuit à leur domicile.

 

 

 

"Il aurait pu y arriver"

Les forces de l'ordre décident alors d'intervenir dans la matinée pour interpeller les quatre supects dans le logement. Ils retrouvent dans la voiture de Jean-Pierre B. un couteau en céramique qu'il devait utiliser le jour même pour poignarder le président lors de son bain de foule, selon ses aveux. Le principal suspect comptait ainsi passer les portiques de sécurité grâce au matériau de cette arme (qui, contrairement au métal, n'est pas censé déclencher l'alarme) et se mêler à la foule.

 

 

"On est vraiment intervenus juste avant une action imminente, précise à France 2 une source proche de l'enquête. Il a l'air de monsieur Tout-le-monde, il aurait pu y arriver." Une attaque d'un groupuscule d'ultradroite qui inquiète d'autant plus les enquêteurs qu'il s'agit de la troisième affaire de ce type en un an.

 


13/11/2018
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Franceinfo - le vendredi 9 novembre 2018

 

 

Le nombre d'actes antisémites en France a augmenté de 69% sur les neuf premiers mois de 2018, annonce Edouard Philippe

 

 

 

Le Premier ministre l'affirme dans une tribune publiée sur Facebook. Ce chiffre était en baisse en 2016 et 2017

 

 

 

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Des manifestants participent, le 28 mars 2018 à Paris, à une marche blanche en mémoire de Mireille Knoll, une retraitée juive tuée le 23 mars. (YANN CASTANIER / AFP)

 

 

 

Après deux années de baisse, les actes antisémites en France sont en très forte hausse en 2018 : leur nombre a augmenté de plus de 69% sur les neuf premiers mois de l'année, révèle Edouard Philippe dans une tribune publiée sur sa page Facebook, vendredi 9 novembre. "Nous sommes très loin d'en avoir fini avec l'antisémitisme", s'alarme le Premier ministre, dans un texte publié 80 ans jour pour jour après la Nuit de cristal.

 

 

"Chaque agression perpétrée contre un de nos concitoyens parce qu'il est juif résonne comme un nouveau bris de cristal", affirme le chef du gouvernement, en référence aux exactions nazies perpétrées contre les Juifs en Allemagne le 9 novembre 1938. Citant le rescapé des camps nazis Elie Wiesel pour avertir du "danger" de "l'indifférence", le Premier ministre assure que "le gouvernement a précisément choisi de ne pas rester indifférent".

 

 

 

Des mesures contre les propos haineux

Après une année 2015 record, les actes antisémites avaient nettement reculé en 2016 (-58%). La décrue s'était poursuivie en 2017 (-7%), avec 311 actes répertoriés, même si elle masquait une augmentation des actes violents visant les Juifs. "Dès la mi-novembre", une équipe nationale sera donc mobilisable "en permanence" au ministère de l'Education nationale pour intervenir dans les établissements scolaires en appui de tout enseignant confronté à l'antisémitisme.

 

 

Par ailleurs, le gouvernement prépare pour l'an prochain un renforcement des mesures contre les propos haineux en ligne. Et le récent plan du Premier ministre contre le racisme et l'antisémitisme prévoit l'expérimentation d'"un réseau d'enquêteurs et de magistrats spécifiquement formés à la lutte contre les actes haineux", qui pourrait être étendu au niveau national, ainsi qu'un dispositif de pré-plainte en ligne afin de favoriser les signalements.

 


13/11/2018
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Franceinfo - le mardi 6 novembre 2018

 

 

"Vous sentez pas le malaise en France qui monte ?" : Emmanuel Macron pris à partie par un retraité à Verdun

 

 

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Louis SanFrance Télévisions

 

 

 

Le chef de l'Etat a eu une vive discussion avec un militant des Républicains qui l'a interpellé, mardi, en marge d'un déplacement pour le centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale

 

 

 

Un dialogue de sourds ? Emmanuel Macron s'est rendu à Verdun (Meuse), mardi 6 novembre, pour les commémorations du centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale. Mais en marge de ce déplacement, il a été interpellé sur la hausse de la CSG ou des prix des carburants. Un retraité de Lactalis, militant des Républicains, a échangé avec le chef de l'Etat pendant près de cinq minutes.

 

 

 

"J’espère que toute la France se mettra en colère"

"J’ai travaillé toute ma vie, je n’ai jamais arrêté une journée et aujourd’hui, on me prend de l’argent", a-t-il déclaré, faisant référence à la hausse de la CSG. "Mais vous avez raison, mais vous êtes en colère", a répondu le président de la République. "Oui, je suis en colère. Et on y sera, en colère, le 17 [novembre, journée de mobilisation nationale contre la hausse des prix des carburants] aussi, et j’espère que ça va durer et que toute la France se mette en colère", a rétorqué le retraité.

 

 

"Excusez-moi, mais vous ne faites qu’aggraver la situation de la France, a poursuivi ce dernier, avant de lancer. Vous ne sentez pas le malaise en France qui monte ?" "Mais je sens le malaise. Mais si je veux apporter une vraie réponse, je suis obligé de changer les choses", a répondu Emmanuel Macron, qui a été aussitôt coupé : "Méfiez-vous, méfiez-vous quand la colère monte, a asséné le retraité. Méfiez-vous à la retombée!"

 


13/11/2018
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Franceinfo - le mardi 6 novembre 2018

 

 

Six personnes liées à l'ultradroite interpellées pour un projet d'action violente contre Emmanuel Macron

 

 

 

Une enquête a été ouverte par le parquet de Paris pour "association de malfaiteurs terroristes criminelle". A ce stade, elle vise un projet "imprécis et mal défini" d'action violente contre le président de la République

 

 

 

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Le président de la République, Emmanuel Macron, le 4 novembre 2018. (PHILIPPE WOJAZER / AFP)

 

 

 

Six personnes ont été interpellées dans les départements de l'Isère, de l'Ille-et-Vilaine et de la Moselle pour un projet d'action violente contre Emmanuel Macron, a appris franceinfo de source judiciaire, mardi 6 novembre, confirmant une information de BFMTV. Ce sont des interceptions téléphoniques qui ont permis ces arrestations, selon une source proche du dossier à franceinfo.

 

 

Une source policière a précisé à France Bleu Lorraine Nord que les personnes interpellées étaient liées à l'ultradroite,  ce qu'a confirmé au micro de France Bleu Nord le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner. "Il y a des menaces concrètes qui nous ont inquiétés" et qui ont conduit à ces interpellations, a précisé le ministre. 

 

 

 

Un projet "imprécis" et "mal défini"

Les personnes interpellées, mardi 6 novembre, par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), sont cinq hommes et une femme, âgés de 22 à 62 ans a indiqué une source proche de l'enquête à franceinfo. Quatre arrestations ont eu lieu en Moselle, une en Ille-et-Vilaine et une en Isère.

 

 

Dans le département de la Moselle, ce sont quatre hommes qui ont été interpellés, à Bouzonville, à une trentaine de kilomètres au nord-est de Metz, selon les informations de France Bleu Lorraine Nord. Par ailleurs, selon France Bleu Isère, une femme d'une soixantaine d'années a été arrêtée chez elle à Prunières, près de La Mure, "dans la campagne" iséroise vers 6h du matin, avant d'être conduite à Paris pour être entendue. Toujours selon France Bleu Isère, l'un des suspects interpellés en Moselle est originaire de Saint-Georges-de-Commiers en Isère.

 

 

Ce sont des interceptions téléphoniques qui ont permis ces arrestations, selon une source proche du dossier à franceinfo.

 

 

Une enquête a été ouverte par le parquet de Paris "du chef d'association de malfaiteurs terroristes criminelle". Cette enquête "vise un projet, imprécis et mal défini à ce stade, d'action violente contre le président de la République", selon une source proche du dossier.

 

 

Dans les milieux d'ultradroite, des interpellations avaient déjà eu lieu ces derniers mois. En juin, dix personnes liées à l'ultradroite radicale avaient été interpellées par les services antiterroristes en Ile-de-France, dans la Vienne, la Charente-Maritime, le Sud-Ouest et la Corse pour des soupçons d'attaques contre des musulmans.

 


12/11/2018
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Franceinfo - le mercredi 31 octobre 2018

 

 

Emmanuel Macron met en garde contre "la lèpre nationaliste" et compare l'Europe actuelle à celle de l’entre-deux guerres

 

 

 

Le chef de l'Etat a accordé un entretien à "Ouest-France", publié mercredi, dans lequel il estime que l'Europe est menacée par la montée des populismes

 

 

 

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Emmanuel Macron, le 29 octobre 2018, à Paris.  (LUDOVIC MARIN / AFP)

 

 

Il appelle à être "lucide" et "à résister". Dans un entretien accordé à Ouest-France et publié le mercredi 31 octobre, le président français se dit "frappé" par la ressemblance entre la situation actuelle en Europe et celle des années 1930. "Le moment que nous vivons ressemble à l'entre-deux-guerres", estime-t-il.

 

 

Dans une Europe qui est divisée par les peurs, le repli nationaliste, les conséquences de la crise économique, on voit presque méthodiquement se réarticuler tout ce qui a rythmé la vie de l'Europe de l'après Première Guerre mondiale à la crise de 1929. Emmanuel Macron à Ouest-France

"Il faut l'avoir en tête, être lucide, savoir comment on y résiste", en "portant la vigueur démocratique et républicaine", selon lui.

 

 

Le chef de l'Etat s'apprête à célébrer le centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale, en visitant plusieurs sites de batailles dans le Grand Est et les Hauts-de-France à partir de dimanche. Suivront la cérémonie du 11-Novembre à l'arc de triomphe en présence d'une centaine de dirigeants du monde entier, puis le premier Forum de la paix à la Villette, à Paris.

 

 

Au cours de ces rendez-vous, Emmanuel Macron indique qu'il ne veut pas "simplement regarder l'histoire". "Je veux rendre hommage et essayer de comprendre les leçons de cette histoire. C'est un message de célébration, de mémoire et d'avenir", explique-t-il. 

 

 

"L'Europe est face à un risque : celui de se démembrer par la lèpre nationaliste et d'être bousculée par des puissances extérieures. Et donc de perdre sa souveraineté, prévient Emmanuel Macron. C'est-à-dire d'avoir sa sécurité qui dépende des choix américains et de ses changements, d'avoir une Chine de plus en plus présente sur les infrastructures essentielles, une Russie qui parfois est tentée par la manipulation, des grands intérêts financiers et des marchés qui dépassent parfois la place que les États peuvent prendre".

 


12/11/2018
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Franceinfo - le mercredi 31 octobre 2018

 

 

Hollande, Macron, Valls, Hulot, Jospin... On a lu le livre de Ségolène Royal, et ils en prennent pour leur grade

 

 

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Bastien HuguesFrance Télévisions

 

 

 

 

Estimant avoir "le devoir de parler", l'ancienne candidate du PS à la présidentielle publie un livre mercredi 31 octobre dans lequel elle raconte les difficultés rencontrées tout au long de sa vie de femme politique

 

 

 

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Ségolène Royal lors de son départ du ministère de l'Environnement, le 17 mai 2017. (PASCAL SITTLER / REA)

 

 

 

"Je n'avais pas l'intention d'écrire tout de suite sur mon expérience politique et humaine. Mais au moment où la parole des femmes s'est libérée, notamment avec le mouvement #MeToo, beaucoup d'entre elles m'ont demandée de témoigner." A 65 ans, Ségolène Royal l'a décidé : l'heure est venue de parler, et de dire ce qu'elle a "subi" au cours de sa vie personnelle et de sa longue carrière politique.

 

 

Dans Ce que je peux enfin vous dire, un livre de près de 300 pages publié mercredi 31 octobre aux éditions Fayard, l'ancienne candidate du Parti socialiste à l'élection présidentielle de 2007 règle ses comptes et lâche ses coups. Contre François Hollande, contre Emmanuel Macron, contre Manuel Valls, contre Nicolas Hulot, contre Lionel Jospin, et contre beaucoup d'autres. Extraits. 

 

 

 

Sur François Hollande

François Hollande, avec qui elle a partagé sa vie pendant près de 30 ans, en prend largement pour son grade. Sur le fond, d'abord, quand elle énumère les "erreurs" commises durant son quinquennat, et lorsqu'elle pointe "ce mélange de désinvolture et de bonhomie que chacun lui connaît". La loi Travail ? "Pagaille maximum pour efficacité minimum !" La hausse des impôts et la suppression de la détaxation des heures supplémentaires ? "Désinvolture et degré zéro de la politique." La réforme des territoires ? "L'une des pires du quinquennat." 

 

 

Mais c'est aussi sur leur vie privée que Ségolène Royal choisit de livrer quelques vérités. Car les années qui ont suivi leur séparation n'ont pas tout effacé, et Ségolène Royal n'a pas oublié "la violence de l'adultère""la férocité de la bigamie qui tétanise", "la souffrance encaissée sans broncher".

 

 

Comme tout le monde le sait maintenant, j'ai été cruellement trahie avant et pendant la campagne de 2007, pour une femme de dix ans plus jeune, elle-même ensuite trompée pour une femme de dix ans plus jeune.Ségolène Royaldans "Ce que je peux enfin vous dire"

 

 

Tout comme elle n'a pas oublié ce qu'elle "espérait tous les jours n'être qu'un égarement passager", elle a aussi gardé en mémoire comment, en 2007, "la direction du PS", emmenée par le même François Hollande, avait "joué [sa] défaite""J'ai mis beaucoup de temps à soigner mes blessures, à m'émanciper de ce fardeau et à me tourner vers un autre futur. C'est pourquoi j'ai décliné la proposition de reprendre la vie commune", révèle-t-elle au passage.

 

 

 

Sur Emmanuel Macron

Les médias ont parfois évoqué une proximité politique entre Ségolène Royal et Emmanuel Macron ? "Vingt-six ans d'expérience et de contacts étroits avec les gens, dans toutes les fonctions électives et ministérielles, avec l'énorme travail que cela représente, c'est un parcours bien différent, tacle l'intéressée. Quelques échecs douloureux et beaucoup d'épreuves aussi, dont on apprend parfois plus que de ses victoires et de ses bonheurs."

 

 

On m'a parfois comparée à Emmanuel Macron ou à d'autres, comme surgissant au dernier moment. Rien n'est plus inexact !Ségolène Royaldans "Ce que je peux enfin vous dire"

 

 

C'est peut-être ce qui explique qu'à ses yeux, "Emmanuel Macron refait les mêmes erreurs" que celles commises avant lui par François Hollande. "Exercice solitaire du pouvoir", "marque de désinvolture", "addition de réformes sans la moindre évaluation ou réelle concertation", énumère-t-elle. "Penser que l'injonction à faire des réformes oblige à faire n'importe lesquelles, pourvu que ça bouge. Et penser que le désordre de la rue ou l'épuisement des forces vives d'un pays ou des corps intermédiaires est la preuve d'une réforme accomplie. Erreur. Grave erreur."

 

 

Emmanuel Macron, à qui elle reproche aussi, au passage, de ne pas avoir eu "l'élégance" de reconnaître lors du One Planet Summit, en décembre 2017, le fait que "sans François Hollande, il n'y aurait pas eu d'accord sur le climat, à Paris""Tout occupé à éradiquer l'ancien monde, y compris celles et ceux qui lui ont permis, par le succès de la COP21, de continuer sur cette lancée, il ne prit pas la peine (...) de citer ni son prédécesseur, ni les deux présidents de la COP21", cingle-t-elle. Avant de dénoncer "la goujaterie de l'actuelle équipe de l'Elysée" qui a annulé sa présence au déjeuner officiel au lendemain de ce sommet, déjeuner pour lequel elle avait pourtant reçu une invitation officielle : "Ni Chirac ni même Sarkozy ne se seraient livrés à une telle mesquinerie."

 

 

 

Sur Nicolas Hulot

Autre cible des critiques de Ségolène Royal : son successeur au ministère de l'Ecologie, Nicolas Hulot. "Dès ses premiers jours en tant que ministre, Nicolas Hulot a cherché à se démarquer des politiques en disant qu'il n'éprouvait aucune jouissance dans l'exercice du pouvoir. Ça tombe bien, moi non plus", attaque-t-elle d'abord.

 

 

A lire Ségolène Royal, on comprend très vite qu'elle voit en Nicolas Hulot un (ancien) ministre qui – contrairement à elle – a cruellement manqué de courage. Elle déplore ainsi qu'il ait accepté de signer "sur ordre" une autorisation d'importation en France de 300 000 tonnes d'huile de palme par an pour la raffinerie de la Mède. Qu'il ait "voté pour le glyphosate pour cinq nouvelles années". Ou qu'il se soit "fait imposer des arbitrages conduisant à remettre en cause l'équilibre du nucléaire, à détruire le crédit d'impôt de transition énergétique, à relancer les permis miniers que j'avais refusé de signer".

 

 

A mes yeux, chacun des pas en arrière [de Nicolas Hulot] l'a affaibli lui-même et surtout a affaibli la position du ministère pour les arbitrages à venir.Ségolène Royaldans "Ce que je peux enfin vous dire"

 

 

D'autant qu'à ses yeux, Nicolas Hulot a "disposé d'une marge de manœuvre qu'il a sans doute sous-estimé"

 

 

 

Sur Manuel Valls 

Barrage de Sivens, projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, rejet de boues rouges toxiques en Méditerranée, fin de l'écotaxe... Les dossiers sur lesquels Ségolène Royal était en désaccord avec Manuel Valls au cours du quinquennat de François Hollande ne manquent pas. Alors l'ancienne ministre de l'Environnement n'hésite pas à raconter les coulisses de cet affrontement quasi permanent. 

 

 

Au sujet de l'examen de la loi Travail – "une désolation, un calvaire pour qui aime la politique" –, elle évoque ainsi la "poussée de testostérone" entre Manuel Valls et Emmanuel Macron. Et fait part de son dépit lorsque dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale, elle entend le premier lancer "et ta q....e, elle est en berne ?" au second, qui avait dit le matin même dans la presse que la croissance économique était en berne. 

 

 

Ségolène Royal dresse ainsi le portrait d'un Manuel Valls n'hésitant pas à la "court-circuiter" sur le dossier de Sivens, "perdant ses nerfs" au sujet de Notre-Dame-des-Landes, ou faisant preuve d'"obstination" sur les boues rouges de Gardanne comme sur l'agrandissement de Roland-Garros à Paris. Un Manuel Valls auquel elle ne manquera pas de tenir tête à plusieurs reprises. 

Il me dit que c'est lui le chef. Je lui réponds que je ne trahirai pas la mission qui est la mienne : protéger l'environnement et la santé publique.Ségolène Royaldans "Ce que je peux enfin vous dire"

Sur Lionel Jospin

Un autre ancien Premier ministre socialiste est également dans le viseur de Ségolène Royal : Lionel Jospin. Plus de dix ans après, elle ne lui a pas pardonné L'Impasse, livre publié après la présidentielle de 2007 perdue par la candidate socialiste face à Nicolas Sarkozy. "Voilà un ancien candidat à l'élection présidentielle de 2002, qui sait donc combien c'est difficile puisqu'il n'a pas franchi le cap du premier tour, s'est fait battre par l'extrême droite, et qui a déclaré avec panache quitter la vie politique. Le voilà qui se permet de maltraiter la candidate qui, elle, a franchi la barre du premier tour, malgré les trahisons des cadres de son propre parti", raille-t-elle. 

 

 

Objet de son courroux : ce livre, donc, "particulièrement sexiste", dans lequel elle se retrouve "envoyée au bûcher". Dénonçant avec force la "bonne vieille rhétorique machiste" employée par Lionel Jospin, l'ancienne figure du PS écrit : "Oui, le sexisme est un racisme, il se nourrit du même obscurantisme : différent(e) donc inférieur(e)".

 

 

Et de déplorer que le même Lionel Jospin ait été "récompensé plus tard" en étant "nommé comme 'sage' au Conseil constitutionnel"... par un certain François Hollande, une fois ce dernier élu à l'Elysée.

 

 

Quelle sagesse ? Il est évident que si, dans son livre, il avait mis le mot 'candidat noir' à ma place, l'auteur de ce chapelet d'injures aurait été renvoyé en correctionnelle pour propos racistes.Ségolène Royaldans "Ce que je peux enfin vous dire"

 

 

 

Contre les éléphants du PS qui l'ont "dénigrée" durant la campagne de 2007

Au-delà des figures de la gauche déjà citées ci-dessus, Ségolène Royal s'en prend plus largement aux "dénigreurs" de son propre camp, dont "l'imagination a culminé en 2006 et 2007, dans une totale impunité". "Jamais un candidat à une élection n'avait encaissé une telle avalanche de mépris sans qu'aucune réaction ne vienne l'endiguer", regrette Ségolène Royal. 

 

 

Ils ont essayé de me manger, mais ils n'ont pas eu ma peau.Ségolène Royaldans "Ce que je peux enfin vous dire"

 

 

"Meneuse de revue", "microphénomène de mode", "Super Nanny de la politique", "mère fouettarde"... Enumérant des dizaines d'"amabilités" entendues publiquement dans la bouche de dirigeants de son parti, sans les citer, elle les prévient toutefois : "J'espère que tous les auteurs de ce qu'ils devaient eux-mêmes considérer comme 'des bons mots' se reconnaîtront, sinon, je peux éventuellement leur rafraîchir la mémoire."

 


12/11/2018
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Franceinfo - le mardi 16 octobre 2018

 

 

"Il n'y a aujourd'hui ni tournant, ni changement de cap" : revivez l'allocution d'Emmanuel Macron après le remaniement

 

 

 

Enregistré depuis l'Elysée, ce message aux Français a notamment été diffusé sur franceinfo et sur France 2, mardi soir. Il a duré douze minutes

 

 

 

 

Douze minutes pour faire un point sur la politique qu'il entend mener. Emmanuel Macron s'est adressé aux Français, mardi 16 octobre, dans une allocution enregistrée un peu plus tôt depuis le palais de l'Elysée. Après avoir eu une pensée pour les sinistrés et les familles des victimes des inondations dans l'Aude, le chef de l'Etat est revenu sur le remaniement qui vient d'avoir lieu. Il a ensuite plus largement évoqué la situation politique du pays. "Parfois j’ai pu déranger ou choquer certains, a concédé le chef de l'Etat sous forme de mea culpa. Je sais qu'il y a de l'impatience, je la partage." 

 

 

 

Très bientôt, votre quotidien va s'améliorer.

Emmanuel Macron

dans une allocution

 

 

Pour autant, le président de la République assure qu'il "n'y a ni tournant, ni changement de cap dans la politique". Avant d'ajouter que "reprendre la maîtrise de notre destin, cela ne se fera pas en un jour".

 

 

Le chef de l'Etat a aussi promis "des décisions structurantes et historiques dans les semaines à venir", sans donner davantage de détails quant à cette échéance.

 


22/10/2018
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Franceinfo - le mardi 16 octobre 2018 - mis à jour le 17.10.18

 

 

"Je sais qu'il y a de l'impatience, je la partage", a reconnu Emmanuel Macron dans son allocution

 

 

 

 

Enregistré depuis l'Elysée, ce message aux Français a notamment été diffusé sur franceinfo et sur France 2 mardi soir. Il a duré douze minutes

 

 

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23h58 : Ce soir, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner et Laurent Nuñez, secrétaire d'Etat, ont dîné avec des pompiers à Argenteuil (Val d'Oise).(GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)

 

 

 

Ce qu'il faut savoir

 

 

Christophe Castaner à l'Intérieur, Frank Riester à la Culture... Après le remaniement du mardi 16 octobre, Emmanuel Macron s'est adressé aux Français à la télévision à 20 heures. Plus tôt dans la journée, l'Elysée a vanté "une équipe renouvelée", "dont le mandat politique reste le même". Une allocution que vous pourrez regarder en direct sur franceinfo.

 

 

Promotion pour Castaner, secondé par le patron de la DGSI. L'ancien secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement, Christophe Castaner, obtient le portefeuille de ministre de l'Intérieur, où il sera secondé par Laurent Nuñez, jusqu'alors patron de la DGSI. Le délégué général de La République en marche a précisé qu'il quitterait ses fonctions partisanes "dans les prochains jours".

 

 

 Nyssen remplacée par Riester. Françoise Nyssen, critiquée à la Culture et visée par une enquête judiciaire sur l'agrandissement du siège parisien d'Actes Sud, est remplacée par l'ancien cadre des Républicains Frank Riester, désormais chef de file du parti Agir.

 

 

Les inondations dans l'Aube ont retardé l'annonce. La nouvelle équipe ministérielle devait initialement être connue lundi, selon plusieurs sources gouvernementales, mais les inondations qui ont endeuillé l'Aude ont conduit le Premier ministre Édouard Philippe à se rendre sur place et à reporter d'au moins une journée toute annonce.

 


22/10/2018
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Franceinfo - le vendredi 5 octobre 2018

 

 

Le groupe d’extrême droite Génération identitaire envahit les locaux de SOS Méditerranée, 22 militants interpellés

 

 

L'ONG a précisé que son personnel a été mis en sécurité

 

 

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Le navire "Aquarius", géré par l'association SOS Mediterranée. (MAUD VEITH / SOS MEDITERRANEE)

 

 

Génération identitaire s'en prend à SOS Méditerranée. Vendredi 5 octobre, des militants du groupe d'extrême droite ont pénétré dans les locaux marseillais de l'association de sauvetage en mer, propriétaire du bateau Aquarius. L'ONG a précisé que son personnel, choqué, a été mis en sécurité. Vingt-deux personnes ont été interpellées selon les informations de France Bleu. Des militants du groupe d'extrême droite ont diffusé des vidéos de leur opération sur les réseaux sociaux, où l'on voit notamment une affiche indiquant : "SOS Méditerranée complice du trafic d'êtres humains !"

 

Génération identitaire a revendiqué sur Twitter "l'occupation" du siège marseillais de l'ONG venant en aide aux migrants. Ils réclament la saisie de l'Aquarius, dernier navire humanitaire à parcourir la Méditerranée pour secourir des migrants qui tentent la traversée clandestine vers l'Europe.

 


12/10/2018
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Franceinfo - le vendredi 5 octobre 2018

 

Enquête ouverte après la disparition du président d'Interpol

 

 

La famille du Chinois Hongwei Meng a émis un signalement auprès de la police judiciaire lyonnaise

 

 

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Hongwei Meng, président d'Interpol. (ROSLAN RAHMAN / AFP)

 

 

Une enquête pour disparition a été ouverte en France après la disparition du président chinois d'Interpol, Hongwei Meng. Sa famille a émis vendredi 5 octobre dans la matinée un signalement auprès de la police judiciaire lyonnaise, selon une source proche contactée par franceinfo, qui confirme une information d'Europe 1.

 

 

Hongwei Meng a été élu en novembre 2016 à la tête de l'organisation. Interpol compte 192 pays, et permet notamment aux polices des Etats membres de partager des informations. Il présidera l’organisation jusque 2020. Les mandats des présidents d’Interpol sont de quatre ans. Il avait succédé à la Française Mireille Ballestrazzi.

 

 

Le secrétariat général d’Interpol se trouve à Lyon et fonctionne 24 heures sur 24, 365 jours par an. L’organisation peut également compter sur ses sept bureaux régionaux à travers le monde, ainsi que des représentations auprès des Nations Unies, à New York, et de l’Union européenne, à Bruxelles.

 


12/10/2018
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Franceinfo - le mercredi 3 octobre 2018

 

 

Comment Gérard Collomb a tout fait pour partir du gouvernement (contre l'avis d'Emmanuel Macron)

 

 

L'ancien maire de Lyon a finalement passé la main au Premier ministre Edouard Philippe. Un départ tumultueux qui a secoué le gouvernement et l'Elysée

 

 

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Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb quitte le palais de l'Elysée après un conseil des ministres, le 12 juin 2018. (LUDOVIC MARIN / AFP)

 

 

Gérard Collomb va pouvoir faire son retour à Lyon. Le ministre de l'Intérieur démissionnaire a passé la main au Premier ministre Edouard Philippe, mercredi 3 octobre, à la place Beauvau. La conclusion d'un week-end effréné, qui a pris de court l'Elysée. Retour sur les derniers jours de Collomb au gouvernement.

 

 

Samedi 29 septembre. La section locale de La République en marche effectue sa rentrée à Lyon. "La salle était froide, il s'est rendu compte qu'il n'avait plus grand monde autour de lui. (...) Il a paniqué", raconte un cadre local dans Le Figaro. Sa femme Caroline, référente du parti présidentiel dans la ville, fait l'objet d'une certaine défiance. Elle presse régulièrement son époux de quitter le gouvernement. Le ministre sent-il le vent tourner dans son fief ?

 

 

Il défie Emmanuel Macron

Ces derniers mois, Gérard Collomb a dû avaler quelques couleuvres. Interrogé en mai sur la limitation à 80 km/h sur les routes secondaires, il avait sorti son "joker". Surtout, il y a eu l'affaire Benalla, qui a contraint le ministre de l'Intérieur à des explications devant la commission d'enquête parlementaire. Face aux députés, Gérard Collomb avait affirmé qu'il ne connaissait pas l'ancien collaborateur d'Emmanuel Macron, rejetant de fait la responsabilité sur la présidence. Gérard Collomb, l'un des plus solides soutiens du chef de l'Etat, semblait prendre ses distances. Ces temps-ci, raconte Le Monde, les deux hommes ne déjeunaient plus en tête-à-tête à l'Elysée, comme ils en avaient pourtant l'habitude chaque lundi.

 

 

Ces dernières semaines, Gérard Collomb a surtout pris ses libertés, défiant à plusieurs reprises Emmanuel Macron. Début septembre, sur BFMTV, le ministre évoque un "manque d'humilité" de l'exécutif et dénonce dans la foulée l'isolement du président : Nous ne sommes pas nombreux à pouvoir encore lui parler.Gérard Collomblors d'un déjeuner avec la presse

 

 

Coup de théâtre, le 18 septembre : il annonce sa candidature aux élections lyonnaises de 2020, fixant au passage la date de son départ en 2019 après les européennes. Cette annonce lui vaut de vives critiques. Lundi, Daniel Cohn-Bendit brocarde le ministre de l'Intérieur, au micro de franceinfo : "Il a droit à la retraite. Qu'il quitte ce ministère, qu'il aille s'occuper de ses petits-enfants, des pâquerettes, des bons restaurants de Lyon." Les termes sont durs, violents même. D'autant qu'ils sont prononcés par un homme qui bénéficie de l'oreille attentive du président.

 

 

Il médiatise sa volonté de départ

Dans la soirée du lundi, Gérard Collomb rédige une lettre de démission dans son bureau de la place Beauvau puis file à l'Elysée, alors qu'il doit partir en Guinée. Pendant une heure, le cortège attend son ministre dans la cour de l'hôtel de la place Beauvau. En vain. "L'image de cette voiture vide, et des collaborateurs interloqués allant et venant, en a marqué plus d'un", décrit L'Opinion. Il est remplacé au pied levé par le secrétaire d'Etat Jean-Baptiste Lemoyne.

 

 

A l'Elysée, Emmanuel Macron tente de convaincre son ministre de rester encore un peu. En effet, ce départ contrarierait ses plans : dans l'esprit du président, aucun remaniement n'est prévu avant les élections européennes de 2019. Gérard Collomb croit bon de médiatiser le refus présidentiel : dans la soirée, il en informe Le Figaro et révèle sa volonté de départ. Une initiative personnelle, puisqu'il n'a même pas prévenu ses conseillers avant de décrocher le téléphone, selon Le Parisien. L'annonce fait grand bruit. Tous les médias reprennent l'information et s'interrogent sur ses conséquences au sein du gouvernement.

 

 

Il organise son retour à Lyon

Le lendemain matin, lors du petit-déjeuner hebdomadaire de la majorité, personne n'ose aborder le problème. Jusqu'à l'intervention de Richard Ferrand, du moins. "Est-ce que Gérard Collomb est là pour longtemps ?" s'interroge le président de l'Assemblée nationale sous les "rires étouffés des convives", rapporte Libération. Edouard Philippe coupe court à la discussion, précise L'Opinion. Et pour cause : lui-même n'est "pas dans la boucle". Conscient de la gravité de la situation, le Premier ministre observe avec attention le bandeau de BFMTV qui évoque la vraie-fausse démission de son ministre de l'Intérieur.

 

 

A l'image du député des Républicains Jean Leonetti, l'opposition dénonce une "mise en scène" visant à rendre sa légitimité au ministre, fragilisé par ses récentes déclarations. Une vraie-fausse démission doublement gagnante pour Beauvau et l'Elysée ? Il n'en est rien : en coulisses, Gérard Collomb organise déjà son retour à Lyon et avertit Emmanuel Macron de son départ, par téléphone, avant de recevoir celui qui lui a succédé à la mairie, le fidèle Georges Képénékian, dans l'optique que celui-ci lui cède sa place.

 

 

Nous avons convenu depuis longtemps que je reviendrai à la tête de la mairie pour préparer les échéances futures. Gérard Collombau "Figaro"

 

 

Officiellement, Gérard Collomb est toujours en poste et la situation vire à l'absurde, mardi, en milieu d'après-midi. Alors que le cabinet de Gérard Collomb publie l'agenda du ministre, comme si de rien n'était, Le Figaro publie un extrait de son entretien avec le démissionnaire contrarié : l'ancien maire de Lyon y annonce maintenir son choix de partir. 

 

 

Il sèche les questions au gouvernement

L'information fait vibrer les téléphones des députés, réunis à cet instant à l'Assemblée nationale, pour la séance de questions au gouvernement. Gérard Collomb est absent des premiers rangs de l'Hémicycle – officiellement, il doit assister aux séminaires de deux services de police. Après avoir essuyé des critiques en début de session, le Premier ministre Edouard Philippe est littéralement pris de court. "Je proposerai au président de la République les décisions qui s'imposent", se contente-t-il de déclarer.

 

 

Cette fois, l'Elysée n'a pas d'autre choix que d'accepter la démission. Et Emmanuel Macron d'annoncer dans une déclaration à l'AFP attendre "que le Premier ministre lui fasse des propositions" pour le remplacer.

 

 

Les conseillers et le président lui-même organisent les réactions officielles sur la messagerie Telegram, rapporte Le Figaro. Le locataire de l'Elysée regrette ainsi que Gérard Collomb se soit "mis dans la situation le conduisant à devoir démissionner" et charge Edouard Philippe d'assurer l'intérim à l'Intérieur, à la veille du Conseil des ministres.

 

 

Il passe enfin ses pouvoirs à Edouard Philippe

Dans les rangs de la majorité, certains mesurent le vilain coup infligé à la présidence. "C'est vrai que ce n'est pas très élégant", estime le député LREM Jean-Baptise Moreau sur franceinfo. Gérard Collomb "aurait dû dire qu'il souhaitait maintenir sa démission" au moment où Emmanuel Macron lui renouvelait son soutien.

 

 

Mercredi matin, la passation de pouvoir est un peu froide. Edouard Philippe est en retard et le ministre démissionnaire patiente pendant une dizaine de minutes, seul, les bras croisés. Après son bref discours, le Premier ministre regarde à peine son interlocuteur lors de la poignée de mains.

 

 

L'ancien locataire de la place Beauvau part avec fracas, mais sans grand désaccord de fond avec l'Elysée et Matignon, comme il l'explique au Figaro "Je soutiendrai leur politique que je trouve adaptée aux enjeux qui sont ceux de la France."

 


11/10/2018
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Franceinfo - le mercredi 3 octobre 2018

 

 

Emmanuel Macron accepte la démission de Gérard Collomb et demande au Premier ministre d'assurer l'intérim à l'Intérieur

 

 

Gérard Collomb a remis dès lundi sa démission au président de la République. Emmanuel Macron l'avait refusée dans un premier temps

 

 

 

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Edouard Philippe, Emmanuel Macron et Gerard Collomb, le 6 septembre 2017, au ministère de l'Intérieur, place Beauvau, à Paris. (FRANCOIS GUILLOT / AFP)

 

 

 

Emmanuel Macron a accepté la démission de Gérard Collomb, a annoncé l'Elysée à l'AFP mercredi 3 octobre. Le président de la République a demandé au Premier ministre d'assurer l'intérim au ministère de l'Intérieur en attendant de trouver un remplaçant pour occuper le bureau de la place Beauvau.

 

 

Le Conseil des ministres, prévu mercredi à partir de 10 heures, se déroulera "avec le gouvernement ainsi constitué", a ajouté la présidence. Gérard Collomb, numéro 2 du gouvernement, avait remis sa démission pour la deuxième fois en 48 heures mardi afin de "revenir à Lyon" pour reprendre la mairie de la capitale des Gaules.

 

 

Dans ses circonstances, Edouard Philippe a décidé d'annuler son voyage prévu les 4 et 5 octobre en Afrique du Sud. Le Premier ministre devait se déplacer avec une délégation de grands patrons. Il avait notamment prévu de rencontrer le nouveau président Cyril Ramaphosa et d'honorer la mémoire de Nelson Mandela, comme le rappelle Le Parisien.

 


09/10/2018
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Franceinfo - le lundi 1er octobre 2018

 

 

Gérard Collomb a présenté sa démission à Emmanuel Macron, qui l'a refusée

 

 

Le ministre de l'Intérieur a présenté ce lundi sa démission au président de la République Emmanuel Macron, qui l'a refusée, a appris franceinfo auprès de l'Elysée, confirmant une information du Figaro

 

 

 

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 Gérard Collomb et Emmanuel Macron, lors du Conseil des ministres du 3 août 2018. (MICHEL EULER / POOL)

 

 

 

Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a présenté lundi 1er octobre sa démission à Emmanuel Macron, qui l'a refusée, a appris franceinfo auprès de l'Elysée, confirmant une information du Figaro.

 

 

Gérard Collomb est critiqué par la droite depuis qu'il a annoncé le 18 septembre dernier sa volonté de quitter la place Beauvau en mai 2019 pour briguer la mairie de Lyon.

 

 

"Le président lui a renouvelé sa confiance"

"Face aux attaques dont le ministre fait l'objet (...) le président lui a renouvelé sa confiance, et lui a demandé de rester pleinement mobilisé sur sa mission pour la sécurité des Français", a indiqué un proche conseiller d'Emmanuel Macron à franceinfo.

 

 

Ces derniers temps, Gérard Collomb avait aussi été particulièrement critique envers Emmanuel Macron. Le 6 septembre, lors d'un déjeuner avec des journalistes au ministère de l'Intérieur, il avait estimé qu'ils n'étaient "pas nombreux à pouvoir encore lui parler", évoquant le "manque d'humilité" du président.

 


04/10/2018
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