L'AIR DU TEMPS

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FRANCE


Franceinfo - le jeudi 12 juillet 2018

 

 

L'Assemblée nationale supprime à l'unanimité le mot "race" de la Constitution

 

 

Ce vote s'est fait, jeudi 12 juillet, dans le cadre de l'examen du projet de réforme constitutionnelle soumis aux députés

 

 

 

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Les députés assistent à une séance de questions au gouvernement, le 26 juin 2018, à l'Assemblée nationale, à Paris. (THOMAS SAMSON / AFP)

 

 

Nouvelle formulation pour la Constitution. Les députés ont supprimé, jeudi 12 juillet, à l'unanimité, le mot "race" figurant à l'article 1er du texte fondateur de la Ve République et y ont introduit une garantie d'égalité des citoyens sans "distinction de sexe". Si l'amendement est voté par le Sénat, la nouvelle version sera la suivante : "La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction de sexe, d'origine ou de religion." Le mot "race" figure actuellement entre l'origine et la religion dans l'énumération.

 

 

Presque tous les groupes parlementaires avaient déposé des amendements pour considérer que la persistance du terme "race", introduit dans la Constitution en 1946 pour rejeter les théories racistes après le nazisme, était aujourd'hui "mal comprise" et "infondée", alors qu'il est démontré qu'il n'existe pas de races au sein de l'espèce humaine.

 

 

Une disposition contestée

 

Cette modification est toutefois critiquée par certains militant antiraciste. "La race n'existe pas, mais le racisme existe bien et il tue", affirme à franceinfo Émilia Roig, fondatrice du Center for Intersectional Justice. "Pour pouvoir agir sur le racisme, il faut absolument cet outil critique qui permet de nommer", ajoute Houria Bentouhami, maîtresse de conférence en philosophie à Toulouse.

 

 

En 2013, le mort "race" avait déjà été supprimé de la législation française. Il s'agissait alors d'une première étape car, pendant la campagne présidentielle de 2012, François Hollande s'était engagé à supprimer ce mot de la Constitution. C'est finalement durant le mandat de son successeur, Emmanuel Macron, que ce chantier a été engagé.

 


15/07/2018
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Franceinfo - le lundi 9 juillet 2018

 

 

Discours d'Emmanuel Macron : le communiste Pierre Laurent s'inquiète d'un "exercice autoritaire"

 

 

 

Face aux parlementaires, lundi après-midi, le chef de l'Etat a évoqué "les grandes lignes" des chantiers pour les douze prochains mois

 

 

 

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(LUDOVIC MARIN / AFP)

 

 

Ce qu'il faut savoir

 

 

Emmanuel Macron a retrouvé, lundi 9 juillet, les ors de Versailles (Yvelines). Devant les parlementaires réunis en Congrès, le chef de l'Etat s'est exprimé pour rappeler le cap de sa politique. Il a notamment confirmé que le plan pauvreté, reporté la semaine dernière par le gouvernement, serait présenté "en septembre" et mis en œuvre "en 2019"

 

 

Amendement de la Constitution. Au début de son allocution, Emmanuel Macron a annoncé vouloir amender la Constitution afin de pouvoir "écouter et répondre" aux parlementaires lors des débats qui se tiennent après le discours présidentiel.

 

 

La France insoumise absente. Tous les députés de la France insoumise avaient décidé, eux, de boycotter la "fausse solennité" de cette allocution sans débat et appelé à une "manifestation en ligne" à coup de mots-dièse #MacronMonarc sur les réseaux sociaux.

 

 

Un rendez-vous critiqué. Plusieurs députés des Républicains avaient également refusé d'y assister, à l'instar de l'élue du Doubs, Annie Genevard, selon qui cet exercice "dénature l'esprit de la Ve République" et "contribue à accessoiriser le rôle du Premier ministre".

 

 

 


12/07/2018
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Franceinfo - le vendredi 6 juillet 2018

 

 

Migrants : le Conseil constitutionnel censure le "délit de solidarité", aider un clandestin ne doit pas être puni

 

 

Pour la première fois, le Conseil constitutionnel a jugé que la fraternité est un principe à valeur constitutionnelle

 

 

 

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Le Conseil constitutionnel a affirmé vendredi 6 juillet qu'une aide désintéressée au "séjour irrégulier" ne saurait être passible de poursuites. (JOEL SAGET / AFP)

 

 

 

Le Conseil constitutionnel a affirmé, vendredi 6 juillet, qu'une aide désintéressée au séjour irrégulier de migrants ne saurait être passible de poursuites, au nom du "principe de fraternité". Cette décision répond à une demande de Cédric Herrou, un agriculteur devenu le symbole de l'aide aux migrants à la frontière franco-italienne et qui réclamait l'abolition du "délit de solidarité".

 

 

Devant le Conseil constitutionnel, Cédric Herrou et un autre militant de la vallée de la Roya, tous deux condamnés pour aide au séjour irrégulier, avaient attaqué deux articles du Code de l'entrée et du séjour des étrangers.

 

 

Le "principe de fraternité" consacré

 

Ils visaient l'article 622-1, qui punit l'aide à l'entrée, à la circulation et au séjour irrégulier de cinq ans d'emprisonnement et 30 000 euros d'amende, et l'article 622-4, qui précise que cette aide ne peut donner lieu à des poursuites lorsqu'elle est le fait de la famille ou "de toute personne physique ou morale, lorsque l'acte reproché n'a donné lieu à aucune contrepartie directe ou indirecte". Un texte "trop vague" pour les défenseurs des militants, qui permettait de sanctionner l'aide humanitaire de la même façon que la criminalité organisée des filières de passeurs.

 

Pour la première fois, le Conseil constitutionnel consacre donc le "principe de fraternité", rappelant que "la devise de la République est 'liberté, égalité, fraternité'" et que la loi fondamentale se réfère à cet "idéal commun""Il découle du principe de fraternité la liberté d'aider autrui, dans un but humanitaire, sans considération de la régularité de son séjour sur le territoire national", selon le texte de la décision.

 


10/07/2018
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Franceinfo - le jeudi 5 juillet 2018

 

 

La politique d'Emmanuel Macron jugée "injuste" et "inefficace" par près de deux-tiers des Français

 

 

Plus d'un Français sur deux estime par ailleurs que le congrès de Versailles est "inutile", selon un sondage Odoxa-Dentsu-Consulting pour franceinfo

 

 

 

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Emmanuel Macron s'exprime face au Congrès de Versailles, le 3 juillet 2017. (ERIC FEFERBERG / POOL)

 

 

 

Alors qu'Emmanuel Macron doit s'exprimer devant les parlementaires réunis en congrès à Versailles lundi 9 juillet, 71% des Français estiment que la politique menée par le président de la République est "injuste", d'après un sondage Odoxa-Dentsu Consulting* réalisé pour franceinfo et Le Figaro publié jeudi 5 juillet.

 

 

Cette "injustice" est pointée aussi bien à gauche (98% des sympathisants La France insoumise, 78% des sympathisants Parti socialiste) qu'à droite (75% des sympathisants Les Républicains et 85% des sympathisants Rassemblement national, ex-FN). Cette perspective est également partagée par toutes les classes sociales.

 

 

De plus, 65% des sondés jugent "inefficaces" les mesures prises par le chef de l'Etat. Ce manque d'efficacité est largement pointé par les sympathisants La France insoumise (87%) et ceux du Rassemblement national (83%). Si seulement 34% des personnes interrogées estiment que la politique d'Emmanuel Macron est efficace, ils n'étaient que 15% à porter le même jugement sur François Hollande un an après sa prise de fonction.

 

 

 

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Plus d'un Français sur deux (55%) pour le congrès de Versailles qui se tiendra lundi 9 juillet 2018. (RADIO FRANCE / STEPHANIE BERLU)

 

 

Un désintérêt profond pour le congrès de Versailles

 

 

L'autre enseignement de ce sondage concerne le désintérêt de plus d'un Français sur deux (55%) pour le congrès de Versailles, qui doit se tenir lundi 9 juillet prochain. Ce rendez-vous annuel, promis par Emmanuel Macron durant sa campagne, ne donnera pas lieu à un échange avec les députés et les sénateurs. Les seuls à trouver de l'intérêt dans ce discours sont les sympathisants de La République en marche (87%) et, dans une mesure bien moindre, les sympathisants des Républicains (53%). En revanche, 68% des sympathisants de La France insoumise jugent ce discours "inutile". Près de trois sympathisants du Rassemblement national sur quatre (74%) partagent ce point de vue, contre 56% pour les partisans du Parti socialiste.

 

 

Des parlementaires au pouvoir "limité"

 

Le désintérêt d'une majorité de Français pour le congrès de Versailles résulte notamment du point de vue porté sur les parlementaires. En effet, 72% des personnes interrogées estiment qu'aujourd'hui, le rôle du Parlement "se limite à enregistrer les lois décidées par le président et le gouvernement." Les sympathisants de La France insoumise sont ceux qui expriment le plus cette frustration (86%) avec les sympathisants du Rassemblement national (85%), devant ceux du PS (70%) et de LR (69%). Seuls 27% des Français assurent que le Parlement "joue un rôle important sur le contenu des lois".

 


*Cette enquête réalisée par Odoxa - Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro les 4 et 5 juillet 2018, a été effectuée auprès d'un échantillon de 1 005 Français représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, parmi lesquels 73 sympathisants de La France insoumise, 73 du Parti socialiste, 119 sympathisants de La République en marche, 105 sympathisants Les Républicains et 167 du Rassemblement national.

 


10/07/2018
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Franceinfo - le dimanche 1er juillet 2018

 

 

Panthéonisation de Simone Veil : pourquoi la France reconnaît-elle si peu de femmes parmi ses "grands hommes"?

 

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Propos recueillis parAnne BrigaudeauFrance Télévisions

 

 

 

Avant l'ancienne ministre de la Santé, morte le 30 juin 2017, elles n'étaient que quatre à avoir été "panthéonisées" : Sophie Berthelot, Marie Curie, Germaine Tillion et Geneviève de Gaulle-Anthonioz

 

 

 

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Cérémoni le 27 mai 2015 à Paris pour l'entrée au Panthéon de Jean Zay, Geneviève Anthonioz De Gaulle, Pierre Brossolette  et Germaine Tillion. (BOB DEWEL / ONLY FRANCE / AFP)

 

 

 

"Aux grands hommes la patrie reconnaissante." L'inscription au fronton de cette ancienne église Sainte-Geneviève, dans le 5e arrondissement parisien, le proclame haut et fort : le Panthéon est un temple masculin. Avant l'entrée de Simone Veil, dimanche 1er juillet, il n'a accueilli que quatre femmes, sur 76 personnalités. En 1907, Sophie Berthelot y rejoignait son mari, le chimiste et homme politique Marcelin Berthelot – l'exécutif d'alors n'avait pas voulu séparer les deux conjoints, disparus à quelques heures d'intervalle. En 1995, Marie Curie y entrait, puis, en 2015, Germaine Tillion et Geneviève de Gaulle-Anthonioz.

 

 

Pourquoi tant d'iniquité ? Pourquoi, de façon générale, si peu de femmes reconnues ou honorées par la nation ? Pour comprendre, franceinfo a interrogé la sociologue Christine Détrez, professeure à l'Ecole normale supérieure de Lyon et auteure de Les femmes peuvent-elles être de grands hommes ? (éd. Belin, 2016).

 

 

 

Franceinfo : Quatre femmes seulement ont été admises au Panthéon avant Simone Veil. Pourquoi sont-elles si peu nombreuses, dans l'histoire de France, à accéder au rang de "grands hommes" ?

 

 

Christine Détrez : Plusieurs mécanismes jouent dans le fait qu'on "historicise" moins les femmes que les hommes. L'argument biologique, dont on a encore des résurgences, a été beaucoup utilisé au cours du XIXe siècle. Il consiste à dire que biologiquement, les femmes sont une matrice, donc faites pour procréer plutôt que pour créer. Beaucoup d'hommes célèbres ont propagé l'idée que les femmes sont capables d'imiter mais incapables d'être des créatrices, des artistes. Au mieux, considèrent-ils, elles se valorisent en aidant les grands hommes à accomplir leur œuvre.

 

 

En janvier 1929, le poète Maurice de Guérin remet ainsi à sa place sa sœur Eugénie, désireuse, comme lui, d'écrire de la poésie. La femme, lui écrit-il, peut au mieux, "si elle est instruite, être utile dans le cabinet de travail, partager les lectures, les études d'un père, d'un frère ou d'un mari, suggérer une idée, rectifier une erreur (...). Elle se sert de la finesse, de la grâce, de la pénétration qu'elle doit à la nature pour ajouter à la pensée forte et virile de l'homme. Il n'est plus seul, il est compris, deviné, aidé."

 

 

En s'appuyant sur cet argument biologique, les femmes se sont longtemps vu refuser par la loi l'accès à l’université, aux ateliers d'art en général, à ceux où l'on peignait des nus en particulier, ce qui les empêchait d'apprendre à peindre les corps. Autant de façons objectives de leur barrer l'accès au génie.

 

 

 

On a donc créé les conditions pour empêcher les femmes de devenir artistes ?

 

 

Oui. La critique d'art américaine Linda Nochlin (1931-2017) explique que notre définition du génie exclut les femmes. Pourquoi ?

 

 

Parce qu'elle induit que le génie est inné, qu'il s'agit d'un don, d'un talent qui vient du ciel. Du coup, on pense que s'il y a moins de femmes artistes ou peintres, c'est parce que la nature, le hasard l'ont voulu ainsi. Christine Détrez, professeure à l'ENSà franceinfo

 

 

Et l'on n'analyse pas le rôle des conditions d'éducation, ni les facteurs par lesquels les femmes sont écartées de l'histoire. Virginia Woolf l'explique très bien dans Room of One's Own, connu en France sous le nom d'Une chambre à soi (ou Un lieu à soi dans la traduction de Marie Darrieussecq). Pour la romancière britannique, tant que les femmes n'auront pas un endroit qui ferme à clé, où elles pourront travailler sans être dérangées, et "500 livres de rente", c'est-à-dire un petit pécule pour vivre, jamais elles ne pourront créer. Si ces conditions financières sont nécessaires, elles ne sont pas suffisantes puisque les femmes portent aussi tout le poids des charges domestiques.

 

 

C'est encore vrai aujourd'hui : des enquêtes récentes comparant les conditions de vie des romanciers et des romancières montrent que les femmes commencent souvent à écrire après leur journée de travail, après s'être occupé de leurs enfants, après avoir réglé les détails domestiques. L'écriture, c'est leur troisième ou quatrième journée en 24 heures.

 

 

 

Néanmoins, même si les conditions leur étaient peu favorables, il y a toujours eu des femmes remarquables par leur talent ou leur intelligence. Pourquoi ne sont-elles pas davantage reconnues ?

 

 

Parce qu'il y a un deuxième niveau à franchir pour que leur nom soit retenu. Quand bien même les femmes arrivent à créer – et il y a toujours eu, effectivement, des écrivaines, des compositrices, des femmes peintres – l'histoire fait qu'elles sont effacées. Ce ne sont pas elles qui sont nobélisées, ou panthéonisées. N'oublions pas que le Panthéon, c'est une certaine façon de faire l'histoire.

 

 

L'héroïsation, le fait d'écrire l'histoire avec des héros, reflète une vision historique très "masculine" qui ne rend pas justice aux femmes, au petit peuple, aux militants anonymes.Christine Détrez à franceinfo

 

 

L'histoire des femmes s'inscrit d'ailleurs dans un changement de perspective, une nouvelle façon de voir l'histoire par en bas. Mais cette histoire-là est plus difficile à reconstituer. Les femmes n'ont pas forcément laissé d'archives écrites parce qu'elles n'avaient pas accès aux grands espaces de la politique. Pour retrouver leurs traces, il faut changer notre façon de faire l'histoire. C'est-à-dire réfléchir aux sources, comme l'a dit l'historienne Michelle Perrot, et ne pas se contenter des archives officielles. En 2017, le ministère de la Culture a d'ailleurs lancé une "grande collecte d'archives autour de la place des femmes dans la société française" avec des documents très divers, allant des cartes postales aux témoignages oraux.

 

 

 

Dans une histoire moins guerrière, plus axée sur les sciences ou la société civile, les femmes vont-elles davantage être honorées, récompensées ?

 

 

Même dans les sciences, la place des femmes est problématique. Le directeur du laboratoire, qui est plus souvent un homme, va avoir le crédit de la découverte alors qu'il s'agit d'un travail d'équipe. D'où l'importance de promouvoir une science plus collaborative, comme le réclame le manifeste "Slow Science", à rebours de cette idée d'héroïser, de décréter une personne géniale. L'absence des femmes pose des questions générales sur la façon dont la société historicise, sacralise, patrimonialise. 

 

 

Il faudrait tout changer pour tout repenser : désindividualiser la recherche, enlever cette personnalisation et promouvoir davantage l'idée de collaboration. Mais dès l'enfance, les petits garçons sont davantage socialisés à la compétition, à la performance... Et les petites filles à la collaboration, à être dans le 'care', l'attention et le soin aux autres.

 

 

 

Les temps changent néanmoins, non ?

 

 

Oui, bien sûr. En France, en Occident en général, il n'y a plus de lois qui empêchent l'accès des femmes à l'université. Les filles et les garçons ont accès aux mêmes filières, la mixité est vraiment un acquis. D'où ce paradoxe : comment se fait-il alors qu'il n'y ait pas autant de femmes lauréates du prix Nobel que d'hommes ? Si les lois sont apparemment idéales, les filles sont encore exclues par des choses beaucoup plus implicites. 

 

 

La sociologie travaille à montrer la persistance des stéréotypes culturels et sociaux, qui assignent les filles et les garçons à telle préférence et telle compétence. On va dire, par exemple, que les filles sont maternelles, ou ne sont pas ambitieuses, ou n'ont pas l'esprit mathématique. Christine Détrezà franceinfo

 

 

Il ne faut pas non plus oublier le rôle discriminant des institutions, qui, elles aussi, excluent : dès l'école, dans les conseils de classe, ou ensuite, dans les jurys de concours, les jurys d'attribution de bourses, les décisions d'achat ou d'exposition pour les artistes. Une expérience assez connue dans le domaine de la musique l'a mis en évidence. A l'issue d'auditions effectuées par plusieurs orchestres, les solistes recrutés étaient toujours des hommes. On jugeait objectivement qu'ils étaient les meilleurs. Et puis, ces orchestres ont instauré des auditions derrière un rideau, non pour promouvoir des femmes mais pour éviter le copinage. Ça a eu pour résultat le recrutement de femmes comme solistes. 

 

 

La chef d'orchestre Claire Gibault a d'ailleurs expliqué qu'elle avait travaillé avec des jeunes femmes qui passaient ces auditions-là. Elle les préparait en leur disant : "Ne mettez ni talons, ni bijoux". L'idée était d'éviter tout indice sonore laissant supposer que la personne derrière le rideau était une femme. Ça montre qu'il y a toujours des a priori barrant la route aux femmes.

 

 

 

Est-il important de panthéoniser des femmes, comme l'a fait François Hollande et désormais Emmanuel Macron ?

 

 

C'est hyper important ! Comme de donner leur place aux femmes dans des livres d'histoire ou de mettre en valeur les œuvres d'artistes femmes dans des musées. Ça donne des exemples d'identification. On se dit ainsi qu'il y a eu des femmes illustres dans l'Histoire de France, ou parmi les artistes. Cette prise de conscience du retard accumulé est à mettre au crédit, aussi, des associations féministes, des réseaux sociaux et du militantisme autour des questions de genre.

 

 

Animé par la même démarche, Wikipédia organise chaque année des "Wikithon" féministes, où il s'agit de créer des notices sur des femmes ayant marqué l'histoire, les arts, etc., pour combler l'écart avec le grand nombre de notices consacrées aux hommes célèbres. On peut encore citer le New York Times, qui publie cette année les nécrologies de femmes remarquables oubliées de cette rubrique depuis plus de cent cinquante ans. Cette lame de fond montre que les mentalités évoluent.

 


05/07/2018
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Franceinfo - le dimanche 1er juillet 2018

 

 

Simone Veil entre au Panthéon : regardez et commentez la cérémonie

 

 

L'ancienne ministre entre, ce dimanche, au Panthéon, en même temps que son mari Antoine

 

 

 

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Ce qu'il faut savoir

 

 

Un an presque jour pour jour après sa mort, Simone Veil entre, dimanche 1er juillet, au Panthéon lors d'une cérémonie solennelle riche en symboles, en présence d'un millier d'invités qui rendront un dernier hommage à cette grande figure de la mémoire de la Shoah et de la construction européenne.

 

 

Un direct sur France 2. La cérémonie sera à suivre en direct sur France 2 à partir de 10 heures, dans une édition spéciale présentée par Julian Bugier, en présence de Nathalie Saint-Cricq, chef du service politique de France Télévisions.

 


Accompagnés de Fabrice d'Almeida, historien, Erik Orsenna, académicien, Raphaël Enthoven, philosophe, Barbara Cassin, philosophe et élue à l'Académie française, Sarah Briand, journaliste et auteure d'une biographie de Simone Veil et Michèle Cotta, éditorialiste politique, ils commenteront cette cérémonie en direct, avec nos journalistes Hélène Hug, Jeff Wittenberg et Astrid Mezmorian depuis le Panthéon.

 

 

Un parcours chargé de symboles. Le cortège partira dimanche vers 10h30 du mémorial de la Shoah –où les deux cercueils auront été exposés vendredi et samedi - accompagné par un enregistrement égrenant "le millier de noms des compagnons d'infortune du convoi 71 qui a emmené Simone Veil à Auschwitz". Une vingtaine de panneaux retraçant la vie de Simone Veil ont été installés tout au long du parcours.

 

 

La minute de silence observée au moment de l'entrée des cercueils au Panthéon sera "habitée par le silence du camp" enregistré par l'artiste David Teboul à Auschwitz. Sous la nef, deux photographies auront été installées, l'une représentant les fours crématoires et l'autre des arbres - Simone Veil ayant expliqué que ce lien avec les arbres du camp "lui avait permis de conserver un lien avec le monde lors de sa détention", selon l'Elysée.

 

 

Le discours du président. Emmanuel Macron prononcera un discours vers 11h30 sur le parvis du Panthéon. Les anciens présidents François Hollande et Nicolas Sarkozy seront également présents ; Valéry Giscard d'Estaing, dont Simone Veil fut la ministre de la Santé, ne devrait pas faire le déplacement pour des raisons de santé, selon l'Elysée.

 


05/07/2018
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Franceinfo - mis à jour le dimanche 24 juin 2018

 

 

"Ils sont des morts silencieux" : que deviennent les migrants qui ont péri en tentant de passer par la France ?

 

 

Ils ont perdu la vie près de Calais, en tentant d'atteindre l'Angleterre, ou sur des chemins enneigés des Alpes. Cette année encore, plusieurs migrants sont morts sur le territoire français. Nous avons interrogé les associations qui se chargent des obsèques

 

 

 

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La tombe d'un migrant dans un cimetière de Calais (Pas-de-Calais), en avril 2016. (DENIS CHARLET / AFP)

 

 

A 2h40 du matin, dans la nuit du lundi au mardi 12 juin, les pompiers sont appelés sur l'autoroute A16 dans le sens Belgique-France. Ils viennent secourir une personne percutée par un véhicule. "Confrontés à un homme d'une vingtaine d'années, probablement un migrant, les secours ont malheureusement constaté que ce dernier était décédé", indiquent les pompiers dans la matinée. Dans le Calaisis, il s'agit du troisième cas depuis le début de l'année. 

 

 

D'un bout à l'autre du pays, les migrants qui passent par la France ou qui tentent d'y entrer périssent parfois en chemin. Qu'advient-il ensuite ? Qui se chargent des formalités, des obsèques, et qui contacte la famille ?

 

 

"Au bout de trois-quatre décès, on commence à savoir quel numéro appeler"

 

Lorsqu'il est prévenu d'une disparition, souvent par voix de presse, Loan Torondel sait exactement quoi faire. Depuis un an, ce chargé de mission pour l'Auberge des migrants fait partie de ceux qui s'occupent des démarches lorsqu'un drame se produit dans le région calaisienne. Il y a un peu plus d'un an, une coordinatrice de Médecins du monde qui intervenait dans la "Jungle" lui a tout transmis. "Au tout début, c'était vraiment dur, se souvient le jeune homme de 21 ans. Ce sont des missions qui ne sont vraiment pas agréables. Mais au bout de deux, trois ou quatre décès, on commence à savoir quels numéros appeler, qui contacter..."

 

 

En France, l'article 74 du Code de procédure pénale prévoit que lorsqu'un corps est découvert et que les circonstances de la mort sont inconnues, une enquête est diligentée sous l'autorité du parquet. Pour les personnes étrangères en situation irrégulière, la question de l'identification est souvent au cœur de ces recherches. Du côté des enquêteurs, police ou gendarmerie, plusieurs méthodes sont exploitées pour retrouver l'identité de la victime. "Lorsque la reconnaissance physique par un proche n'est pas possible ou incertaine, la personne peut être identifiée par ses empreintes digitales si elle était déjà connue dans un fichier administratif ou judiciaire", explique le procureur de la République de Gap, Raphaël Balland, à franceinfo. Depuis le début de l'année, il a été confronté à deux morts survenues dans les Alpes, du côté de Briançon. 

 

 

Les enquêteurs peuvent aussi procéder à des comparaisons du profil génétique avec un membre de la famille présumée. Autres éléments d'identification : le dossier médico-dentaire ou encore les éléments découverts comme les pièces d'identité, les bijoux ou les vêtements portés par le défunt. Les réseaux sociaux peuvent aider à trouver des informations, relève Maël Galisson, du Groupe d'information et de soutien des immigrés. Noms, photos, indices sur les proches, récit de parcours depuis le pays d'origine, contacts tissés sur la route... "C'est un peu moins difficile d'identifier les personnes". Et lorsqu'aucune identification ne peut se faire, les associations locales travaillant avec les migrants prennent le relais. 

 

 

Soit la police va nous appeler pour savoir si on a observé une disparition inquiétante lors des distributions ou dans Calais. Sinon, ce sont les exilés eux-mêmes qui vont nous contacter pour nous dire qu'ils ont un copain qu'ils n'ont pas vu depuis trois jours et qui ne répond plus au téléphone.Loan Torondel, de l'Auberge des migrants à franceinfo

 

 

A Briançon (Hautes-Alpes), les équipes de l'association Tous migrants commencent à découvrir ces rouages. Le mois dernier, elles ont aidé à identifier Blessing Matthew, après la découverte d'un corps, le 9 mai, dans les eaux de la Durance. Les bénévoles attendaient des nouvelles de cette Nigériane de 21 ans partie d'un refuge italien deux jours avant. "On a su très vite qu'une personne avait disparu au bord de la Durance (...). Avec les recoupements, on a pu vite faire des hypothèses très fortes quant à l'identité de la victime", se souvient Michel Rousseau, coprésident de l'association. La comparaison ADN avec la sœur de la victime a permis de confirmer les soupçons des bénévoles.

 

 

Le "travail de l'ombre" : accompagner les familles

 

Une fois la personne identifiée, arrive la lourde tâche d'informer les proches, qui font parfois le déplacement s'ils vivent en Europe. Un rôle revenant aux autorités, quand elles ne sont pas devancées par les compagnons de route de la victime. Pour la suite, les associations prennent la relève. Dispositions funéraires, démarches administratives, rencontre avec les autorités, allers-retours jusqu'à l'Institut médico-légal... "On voit avec les proches ce qu'ils souhaitent : s'ils veulent que le corps soit enterré sur place ou rapatrié au pays", rapporte Loan Torondel. 

 

 

Les militants affrontent les questions des familles, leur chagrin et la colère. Le choc aussi, pour ces parents qui ignorent souvent tout des conditions de vie de leurs proches. "Beaucoup de familles voient ça comme un meurtre et non un accident, constate Loan Torondel. Elles ont du mal à comprendre que c'est le membre de leur famille qui est allé sur l'autoroute, qui a essayé de monter dans un camion, et que ça s'est mal passé."

 

 

C’est un travail de l’ombre qu’on fait dans notre coin, sans soutien. Quand une famille arrive, et qu’elle a toute la colère du monde à lâcher parce que leur fils est mort, eh bien on est tout seul à la table.Loan Torondel, chargé de mission à l'Auberge des migrants à franceinfo

 

 

A Calais, les différentes associations se partagent la tâche : l'Auberge pour les démarches, le Secours catholique pour héberger les proches, Salam pour récolter des informations. Mais dans cette mécanique douloureusement huilée depuis une dizaine d'années, Loan Torondel n'hésite pas à pointer du doigt ceux qu'il estime être les grands absents : mairie et préfecture.

 

 

C’est vraiment horrible parce que, pour les familles, ça changerait beaucoup le fait d’avoir ne serait-ce qu’une lettre de condoléances de la part des autorités, mais il n’y a rien du tout. Ce sont des morts silencieux. Je trouve ça choquant parce que ça aurait été un petit gamin français, les autorités se seraient exprimées, mais pour les migrants, jamais !Loan Torondel, de l'Auberge des migrants à franceinfo

 

 

Maël Galisson déplore ce manque d'une procédure formelle et harmonisée sur tout le territoire. "La réalité, c'est que les autorités n'ont pas pris conscience du fait que les politiques migratoires génèrent des morts. Il n'y a pas de procédure, il y a du bricolage."

 

 

Les associations paient le rapatriement du corps

 

Une fois identifiée, que devient la dépouille ? Le choix revient à la famille, dès lors qu'elle est retrouvée. Certaines optent pour le rapatriement du corps dans le pays d'origine. Un sac de nœuds administratif qu'ont su prendre en main les associatifs. À Calais, l'Auberge des migrants travaille avec une entreprise de pompes funèbres qui s'occupe notamment d'obtenir les papiers permettant de rapatrier la dépouille. Les frais pour renvoyer le corps à sa famille varient entre 3 000 et 4 000 euros, souvent pris en charge par les associations grâce aux dons et aux cotisations des adhérents. "Parfois les familles payent un peu, mais comme c'est déjà assez dur pour elles, on leur évite des problèmes financiers en plus du chagrin", tranche Loan Torondel.

 

 

Parfois, les proches demandent à ce que la dépouille repose sur place. Des obsèques sont donc organisées dans les cimetières de la région. La famille de Blessing Matthew a souhaité qu'elle soit inhumée près de Briançon. L'association Tous migrants a pris en main l'organisation. "On n'a pas pu obtenir l'autorisation de l'inhumer près du lieu où elle était encore vivante. Elle a été enterrée, comme la loi le prévoit, sur le territoire de la commune où on l'a retrouvée", raconte, dépité, Michel Rousseau. En repensant aux obsèques de la jeune femme, ce dernier ne cache pas son amertume. "Ça a été très difficile, y compris pour que la famille puisse venir assister aux obsèques", s'émeut le coprésident de Tous migrants.

 

 

Une des deux sœurs de Blessing est en demande d’asile et n’a pas le droit de se déplacer, si on respecte strictement la réglementation. Elle n’a pas pu venir.Michel Rousseau, coprésident de Tous migrants à franceinfo

 

 

Lors de la cérémonie présidée par l'évêque de Gap, Xavier Malle, 200 à 250 personnes ont toutefois assisté à l'hommage rendu à la jeune femme. Mais seuls quatre membres de la famille étaient présents.

 

 

"Redonner un visage, un nom, une histoire"

 

Blessing Matthew aura donc une stèle à son nom. Mais pour beaucoup, la tombe ne comporte ni épitaphe, ni ornements, et parfois pas de nom. En 2015, François Guennoc, président de l'Auberge des migrants, estimait ainsi qu'entre 10 et 15% des migrants étaient enterrés sous X. Loan Torondel déplore cet anonymat. "Cela dépend si la personne est à Calais depuis longtemps ou pas. Si c'est un exilé qui est arrivé le soir même et qui s'est fait écraser par un camion, personne ne va remarquer qu'il a disparu", regrette-t-il.

 

 

Le 18 mai, un corps a ainsi été découvert dans une forêt de Montgenèvre (Hautes-Alpes), près de la frontière italienne, par des touristes. "Il n'est pas, à ce jour, clairement identifié", indique à franceinfo le procureur de Gap. Les bénévoles ont donc choisi de le baptiser Alpha, "pour qu'il ne soit pas complètement un anonyme". Ils se sont aussi mobilisés pour prendre en charge les funérailles et éviter l'incinération du corps. "Au moins, par la suite, il sera possible de faire quelque chose..." souffle Michel Rousseau.

 

 

Pour nous, ce n’est pas possible autrement. Il faut leur redonner un visage, un nom, une histoire et faire le lien avec leur famille, leurs proches. C’est insupportable.Michel Rousseau, coprésident de l'association Tous migrants à franceinfo

 


03/07/2018
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Franceinfo - Mis à jour le dimanche 24 juin 2018

 

 

"13h15 le dimanche". French diplomacy

 

 

Il a visité plus de 30 pays en un an, parcouru près de 200 000 kilomètres, avec la volonté d'imprimer sa marque. Emmanuel Macron sert la main à tout le monde sur la planète et veut remettre la France dans le jeu international : guerre en Syrie, puissance chinoise, voisin russe, allié américain, terrorisme…

 

 

Le président de la République française parcourt le monde en mettant l'Europe en avant comme base de sa politique étrangère. Lors de ses différents voyages officiels, le chef de l'Etat a accordé des entretiens exclusifs au magazine "13h15 le dimanche" (Facebook, Twitter, #13h15) pour expliquer sa diplomatie.

 

 

Faire face à de multiples défis

 

Un pari risqué au regard des instabilités politiques de l'Union européenne. Va-t-il le remporter ? Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen en doutent. Ils jugent sévèrement cette action et proposent leur propre vision des affaires internationales.

 


03/07/2018
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Franceinfo - le vendredi 22 juin 2018

 

 

Grève à la SNCF : pour la première fois, le taux de grévistes tombe sous la barre des 10%

 

 

Les cheminots ont entamé, vendredi 22 juin, leur 17e épisode de grève

 

 

 

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Des manifestants contre la réforme de la SNCF, le 24 mai 2018, à Marseille (Bouches-du-Rhône). (GERARD BOTTINO / CROWDSPARK)

 

 

Le mouvement social à la SNCF continue de s'effriter. Le taux de grévistes a glissé sous les 10%, vendredi 22 juin, tombant à 9,87% selon la direction. Même tendance pour celui des conducteurs, qui est passé sous la barre des 40% (37,9% précisément). Ce sont les plus bas niveaux de participation depuis le début du conflit.  En ce 33e jour de ce mouvement, parmi les personnels indispensables à la circulation des trains, 31,6% des contrôleurs et 14,2% des aiguilleurs étaient en grève en milieu de matinée. Il s'agit des plus bas niveaux également.

 

 

"On n'a pas réglé les problèmes"

 

Malgré le recul régulier du nombre de grévistes, le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, assure que "les actions ne sont pas terminées. Ni là, ni à la rentrée." "Il y aura de nouvelles actions : on n'a pas réglé les problèmes", a-t-il déclaré sur Public Sénat.

 

 

Lancé début avril contre la réforme ferroviaire, le mouvement par épisodes de deux jours de grève sur cinq doit s'achever la semaine prochaine, mais la CGT et SUD ont annoncé que la mobilisation continuerait cet été.

 


02/07/2018
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Franceinfo - le mercredi 20 juin 2018

 

 

SNCF : la CGT Cheminots "appellera régulièrement à la grève en juillet et en août"

 

 

Le syndicat l'a fait savoir mercredi, alors que les organisations ne sont pas d'accord sur la suite à donner au mouvement des cheminots

 

 

 

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Gare de Lyon, à Paris, le 15 février 2018. Les organisations syndicales divergent sur la suite à donner au mouvement des cheminots, qui doit s'achever le 28 juin (LUDOVIC MARIN / AFP)

 

 

 

La CGT Cheminots "appellera régulièrement à la grève en juillet et en août" et "les dates seront dévoilées au fur et à mesure de l'avancée ou non des négociations" sur les suites de la réforme ferroviaire, a fait savoir son secrétaire général Laurent Brun, mercredi 20 juin, sur franceinfo.

 

 

Les journées de grève "pourront être calées sur les départs en vacances, mais ne le seront pas exclusivement et majoritairement" car "ce n'est pas notre cible principale", selon le syndicaliste. Il y aura "beaucoup d'autres dates" qui vont correspondre à "des dates de réunions de l'entreprise" SNCF, et qui "ne sont pas confirmées" à ce jour.

 

 

La CGT Cheminots a donc déposé une "alarme sociale", préalable indispensable avant de pouvoir faire grève, pour le premier week-end des vacances d'été.

 

 

Je déconseille aux gens qui nous écoutent de prévoir un voyage en train les 6 et 7 juillet.Laurent Brun, secrétaire national de la CGT Cheminots sur franceinfo

 

 

Les organisations divergent sur la suite à donner au mouvement des cheminots, qui doit s'achever le 28 juin. Si la CGT Cheminots (majoritaire) veut poursuivre la grève pendant l'été, l'Unsa souhaite faire une pause. Quant à la CFDT, elle veut arrêter la mobilisation.

 


02/07/2018
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Franceinfo - le jeudi 14 juin 2018

 

 

La réforme de la SNCF définitivement adoptée par le Parlement, après un ultime vote du Sénat

 

 

Le projet de loi "pour un nouveau pacte ferroviaire" prévoit de transformer la SNCF en société anonyme, de fixer le calendrier de l'ouverture à la concurrence prévue au niveau européen et de supprimer l'embauche au statut dans l'entreprise historique

 

 

 

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Des voyageurs sur un quai de la gare Saint-Charles, à Marseille (Bouches-du-Rhône), le 3 avril 2018. (BERTRAND LANGLOIS / AFP)

 

 

 

Terminus au Parlement pour le toujours contesté projet de réforme ferroviaire, mais la grève se poursuit. La réforme ferroviaire, au centre de la grève la plus longue des trente dernières années à la SNCF, a été définitivement adoptée, jeudi 14 juin, par le Parlement. Le Sénat l'a approuvée à l'occasion d'un vote ultime, par 245 voix contre 82, moins de 24 heures après un vote très majoritaire à l'Assemblée nationale.

 

 

"La loi est votée, la grève ne sert plus à rien", a lancé le rapporteur Gérard Cornu (Les Républicains). "La continuer, c'est affaiblir la grève, c'est la banaliser", a-t-il ajouté. "Le Parlement a beaucoup écouté les syndicats. La loi est votée, il faut cesser la grève." 

 

 

"La loi est définitivement votée, elle va donc s'appliquer", a déclaré de son côté la ministre des Transports Elisabeth Borne. "D'autres négociations vont désormais s'ouvrir, à la fois au niveau de la branche, et je réunirai les partenaires sociaux demain pour qu'ils puissent s'engager dans cette discussion et au niveau de l'entreprise elle-même", a-t-elle dit.

 

 

La publication des ordonnances attendue

 

Les groupes CRCE (à majorité communiste) et socialiste ont voté contre. "Nous votons contre ce pacte ferroviaire, agité comme un trophée par tous les tenants de l'ultra-libéralisme", a déclaré la présidente du CRCE Eliane Assassi.

 

 

Olivier Jacquin (PS) a donné rendez-vous au gouvernement pour les prochaines étapes de la réforme, en particulier la publication des ordonnances, l'assurant que son groupe serait "très vigilant"

 

 

En revanche, les sénateurs LR, centristes, Rassemblement démocratique et social européen (radicaux et divers gauche), La République en marche et Indépendants ont voté pour la réforme.

 


29/06/2018
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Franceinfo - le lundi 4 juin 2018

 

 

La police évacue les deux principaux campements de migrants à Paris, situés porte de la Chapelle et canal Saint-Martin

 

 

 

 

 

Ces deux grands campements insalubres de migrants à Paris, porte de la Chapelle et canal Saint-Martin, sont en cours d'évacuation lundi matin. Mercredi, une opération très attendue avait déjà permis la mise à l'abri d'un millier de personnes dans un autre campement

 

 

 

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Le campement du canal Saint-Martin, dans le 10e arrondissement de Paris, est évacué par les forces de l'ordre le 4 juin 2018. (LUCAS BARIOULET / AFP)

 

 

 

Ce qu'il faut savoir

 

Les deux grands campements de migrants parisiens installés le long du canal Saint-Martin (10e arrondissement) et porte de la Chapelle (18e arrondissement), dans le nord-est de la capitale, sont en train d'être évacués lundi 4 juin au matin, annonce la préfecture d'Ile-de-France. Quelque 1 000 personnes y vivent au total.

 

 

Une mise à l'abri avant examen de leur situation. "La préfecture de la région d'Île-de-France, préfecture de Paris, la préfecture de Police et leurs partenaires procèdent, ce jour, à la mise à l'abri des occupants de plusieurs campements de voie publique situés canal Saint-Martin (10e) et Porte des Poissonniers (18e)", dit la préfecture dans un communiqué. "Les personnes mises à l'abri feront l'objet d'un examen complet et approfondi de leur situation administrative par les services de l'État."

 

 

L'opération a débuté tôt lundi. L'opération a débuté dans le calme aux alentours de 6h30 sur le campement du canal Saint-Martin, où environ 550 personnes avaient été recensées avant le week-end, a constaté une journaliste de l'AFP. Une évacuation était également en cours près de la porte de la Chapelle, ou quelque 450 personnes étaient installées, ont indiqué la préfecture d'Ile-de-France et la préfecture de police dans un communiqué.

 

 

Une précédente évacuation au "Millénaire" mercredi. Plus d'un millier de personnes ont été évacuées mercredi à l'issue d'une opération de police sur le plus gros campement de migrants à Paris, après des semaines de bras de fer entre le gouvernement et la municipalité. Les tensions autour des migrants s'étaient récemment intensifiées après la mort par noyade d'un homme en mai près du campement du canal Saint-Martin et une violente rixe qui a fait un blessé grave au "Millénaire".

 


27/06/2018
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Franceinfo - le vendredi 1er juin 2018

 

 

Le Front national devient le Rassemblement national, après un vote des militants du parti

 

 

Les militants frontistes ont approuvé à 80,81% le changement de nom du parti

 

 

 

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La présidente du Rassemblement national Marine Le Pen lors d'une conférence de presse à l'Assemblée nationale, à Paris, le 23 mai 2018. (MAXPPP)

 

 

 

Le Front national devient le Rassemblement national. Les militants ont approuvé à 80,81% le changement de nom du parti d'extrême droite, a annoncé sa présidente Marine Le Pen, vendredi 1er juin. Elle a précisé que près de 53% des adhérents avaient participé à la consultation par courrier, qui se tient depuis le 9 mai dernier. "Hommage au Front national, vive le Rassemblement national", a ajouté Marine Le Pen, à l'issue d'un conseil national élargi à Lyon.

 

 

Le parti d'extrême droite dit adieu à l'appellation qui datait de sa création, en 1972. Le Rassemblement national conserve toutefois la flamme bleu, blanc, rouge dans son nouveau logo. Elle sera désormais entourée d'un cercle.

 

 

 

Le nouvau logo du "Rassemblement national" (le nouveau nom du Front naional) a été dévoilé, vendredi 1er juin.
Le nouvau logo du "Rassemblement national" (le nouveau nom du Front naional) a été dévoilé, vendredi 1er juin. (JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP)

 

 

Le but de l'opération est de faciliter les alliances avec d'autres formations et d'ouvrir symboliquement une nouvelle ère, après les défaites électorales de 2017. Jean-Marie Le Pen, ancien président du Front national, a qualifié ce changement de nom de "trahison""Plus qu'une étiquette, c'est aussi une longue et courageuse histoire militante que l'on renie", s'est insurgé le cofondateur du parti, condamnant "les inspirateurs comme les exécutants" de cette décision.

 


21/06/2018
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