L'AIR DU TEMPS

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FRANCE


Franceinfo - le mardi 24 avril 2018

 

 

SNCF : la reprise de la dette par l'Etat "demandera un effort supplémentaire des contribuables", selon Edouard Philippe

 

 

Le chef du gouvernement l'affirme dans une lettre adressée aux syndicats du groupe ferroviaire

 

 

 

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Le Premier ministre Edouard Philippe arrive à l'Elysée, le 16 avril 2018. (MUSTAFA YALCIN / ANADOLU AGENCY)

 

 

 

 

La reprise progressive de la dette de la SNCF par l'Etat "demandera un effort supplémentaire des contribuables". C'est ce qu'écrit Edouard Philippe, mardi 24 avril, dans une lettre adressée aux syndicats du groupe ferroviaire.

 

 

Dans ce courrier, le Premier ministre confirme la reprise progressive de cette dette à compter du 1er janvier 2020 et invite les responsables syndicaux autour de la table le 7 mai prochain à Matignon pour évoquer la réforme ferroviaire.

 

 

Cela remet en cause les propos d'Emmanuel Macron, dimanche 15 avril. Ce soir-là, dans une émission spéciale sur BFMTV et Mediapart, le chef de l'Etat avait assuré qu'il n'y aurait "pas de création d'un nouvel impôt local, ni d'un impôt national" et qu''il n'y aurait "pas d'augmentation de la pression" d'ici la fin de son quinquennat.

 


22/05/2018
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Franceinfo - le lundi 23 avril 2018

 

 

Le controversé projet de loi asile et immigration a été adopté à l'Assemblée nationale

 

 

Le projet de loi a été adopté par les députés, après plus de 60 heures de débat et le dépôt d'un millier d'amendements

 

 

 

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Une vue générale de l'Assemblée nationale lors d'une séance de questions au gouvernement, le 14 mars 2018. (GERARD JULIEN / AFP)

 

 

 

Le projet de loi asile et immigration a été adopté par les députés, dimanche 22 avril, après plus de 60 heures de débat et le dépôt d'un millier d'amendements. 228 députés se sont prononcés en faveur du texte, quand 139 ont voté contre, et 24 se sont abstenus. 

 

 

Ce travail dominical est inédit, hors période budgétaire, depuis la bataille du "mariage pour tous" de 2013. Les oppositions – LR et FN d'un côté, Insoumis, communistes et socialistes de l'autre – ont fait prolonger les débats. Tous ont régulièrement dénoncé un vote "en catimini" et réclamé, en vain, un scrutin solennel le 9 mai, après les vacances parlementaires.

 

 

Le gouvernement évoque "l'urgence à réagir"

 

Dès le coup d'envoi des débats, lundi soir, le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb avait plaidé "l'urgence à réagir", sur fond de "crise migratoire" en Europe, pour limiter "une immigration massive" et "en même temps" garantir le droit d'asile, "sacré". La rapporteure Elise Fajgeles (LREM) a souvent insisté sur une "ligne de crête", entre "exigence de pragmatisme" et "humanité", martelant l'"équilibre" du texte.

Le groupe LR a bataillé pour durcir le texte et a critiqué une "petite loi" d'une majorité "immigrationniste". Les élus LR avaient donc décidé de voter contre le projet de loi. Ils ont également demandé au gouvernement s'il y avait "un plan dissimulé pour régulariser 40 000 étrangers en situation irrégulière".

 

 

>> VIDEOS. "Qu'est-ce que c'est que ces méthodes ?" : la ministre Jacqueline Gourault et les députés LR s'accrochent sur la loi Asile et immigration

 

 

La présidente du FN Marine Le Pen, elle, a fustigé une "loi d'organisation d'une immigration supplémentaire" et raillé le patron de LR Laurent Wauquiez, "mis sous (s)on aile, en quelque sorte" avec les propositions de son parti.

 

 

La gauche dénonce des "régressions"

 

Vent debout contre une loi "inhumaine", la gauche a combattu des "régressions", comme le doublement de la durée maximale de rétention, portée à 90 jours, et dénoncé aussi la possibilité maintenue "d'enfants derrière les barbelés". La gauche a régulièrement accusé la majorité de faire "le bonheur de la droite et de l'extrême droite" et LR de "jouer à l'idiot utile du macronisme et faire passer une loi extrême pour une loi équilibrée".

 

 

L'une des mesures phare – la réduction de moitié du délai d'appel à 15 jours après rejet d'une demande d'asile – a été votée par le FN, inhabituellement présent en nombre dans l'hémicycle, ce qui représente un "tournant" historique selon Olivier Faure (PS).

 

 

Certains élus LREM ont affiché leurs réticences

 

Si le gouvernement affiche le double objectif d'entamer rapidement le travail d'intégration des réfugiés et de faciliter la reconduite à la frontière des déboutés, la gauche, mais aussi certains députés LREM-MoDem, dénoncent une atteinte aux droits de la défense. Au long des débats, la frange contestataire LREM, avec quelques MoDem, jouait les équilibristes pour faire entendre sa défense des "vulnérables" sans paraître "fronder".

 

 

>> Loi immigration : vent de fronde chez LREM

 

 

Plusieurs LREM ont confirmé qu'ils s'abstiendraient, malgré "des avancées" dans l'hémicycle. Seul Jean-Michel Clément a voté contre, comme il l'avait annoncé. Il a annoncé dans la foulée son départ du groupe parlementaire majoritaire. Quatorze autres élus "marcheurs" se sont abstenus.

 


15/05/2018
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Franceinfo - le mardi 17 avril 2018

 

 

L’article à lire pour comprendre la très critiquée réforme de l'asile et de l'immigration

 

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Mahaut Landaz franceinfoFrance Télévisions

 

 

L'examen du projet de loi porté par Gérard Collomb a débuté lundi 16 avril à l'Assemblée nationale. Dénoncé par des professionnels du droit d'asile, il ne fait pas non plus l'unanimité au sein des députés LREM

 

 

 

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Gérard Collomb, le 11 avril 2018, à l'Assemblée nationale. (FRANCOIS GUILLOT / AFP)

 

 

 

Depuis le début du quinquennat, c'est la première fois qu'une réforme portée par le gouvernement suscite autant de débat au sein de la majorité. Porté par le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, le projet de loi Asile et immigration est arrivé à l'Assemblée nationale, lundi 16 avril, pour y être examiné pendant cinq jours. Que contient ce texte controversé ? Acte-t-il vraiment un durcissement des procédures, comme le dénoncent ses détracteurs ? Franceinfo répond aux principales questions qui se posent autour de cette réforme.

 

 

Que va changer ce projet de loi ?

 

Le gouvernement entend réduire la durée moyenne de traitement des demandes d'asile de onze à six mois. Celles-ci devront désormais être déposées à l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) dans un délai de 90 jours, contre 120 jours actuellement, sous peine d'être examinées en procédure accélérée. "Un demandeur débouté ne disposera ensuite que de deux semaines, au lieu d’un mois, pour déposer son recours", écrit Le Monde

 

 

D'ailleurs, ces recours devant la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) ne seront plus systématiquement suspensifs : certains demandeurs d'asile pourront donc être expulsés malgré leur recours. Ensuite, le passage devant le juge administratif et le juge des libertés et de la détention en visio-conférence sera facilité, notamment pour les étrangers placés dès leur arrivée en zone d'attente. Enfin, la durée maximale en centre de rétention va être augmentée de 45 à 90 jours.

 

 

Parallèlement, la réforme prévoit de consolider certains droits pour les demandeurs d'asile : le titre de séjour des personnes bénéficiant de la protection subsidiaire et des apatrides sera valable quatre ans, contre un seul actuellement. L'accueil et la protection des femmes étrangères victimes de violences conjugales et des jeunes filles menacées d'excision seront également renforcés. Par ailleurs, les enfants qui bénéficient du droit d'asile pourront désormais demander la réunification familiale pour leurs frères et sœurs. Jusque-là, cette disposition ne s'appliquait qu'aux parents.

 

 

Pourquoi cette réforme est-elle critiquée ?

 

Les agents de l'Ofpra ont fait grève pendant 18 jours, au mois de février, pour dénoncer une généralisation des procédures accélérées dans le projet de loi. Leurs homologues de la Cour nationale du droit d'asile, qui ont cessé le travail pendant 28 jours – une durée historique –, estiment de leur côté que la réduction de la durée de la procédure ne leur permet pas de préparer et de traiter correctement les dossiers en amont des audiences. Spécialiste du droit d'asile, l'avocat Olivier Brisson pointe ainsi du doigt dans les colonnes du Figaro des délais "infiniment trop courts" pour des personnes vulnérables et souvent SDF.

 

 

Les organisations membres des Etats généraux des migrations, dont la Ligue des droits de l'homme, dénoncent quant à elles une réforme qui "durcit les conditions d'accès à l'asile" et a "pour objectif principal de faciliter les expulsions des personnes déboutées ou sans titre de séjour". Le Défenseur des droits, Jacques Toubon, a lui aussi manifesté ses critiques à l'égard du projet de loi, piquant même une colère devant la commission des lois de l'Assemblée nationale.

 

 

Qu'en pense Emmanuel Macron ?

 

Depuis plusieurs mois, le président de la République – comme le gouvernement – insiste sur deux mots d'ordre : "humanité" et "fermeté". Interrogé dimanche 15 avril sur BFMTV et Mediapart, Emmanuel Macron a réaffirmé son engagement à réduire les délais pour les demandeurs d'asile, une promesse de campagne.

 

 

Il faut quatorze mois pour avoir son asile en France, quatorze mois avec des droits réduits, quatorze mois dans la précarité . Mon engagement, c'est de réduire ce délai à six mois.Emmanuel Macronà BFMTV et Mediapart

 

 

Répondant aux critiques à propos de la dureté du texte, le chef de l'Etat a ajouté qu'il était "faux de dire que qui que ce soit qui peut avoir droit à l'asile sera exclu". Et d'ajouter, en paraphrasant Michel Rocard, que la France ne pouvait pas "prendre toute la misère du monde" face à "un phénomène migratoire inédit qui va durer" et pèse sur les "concitoyens les plus modestes".

 

 

Quelles sont les mesures qui font débat au sein de la majorité ?

 

Avant même le début de l'examen du projet de loi à l'Assemblée, plusieurs députés de La République en marche ont tenté d'infléchir le texte porté par Gérard Collomb. Notamment à propos du placement en rétention des familles avec enfant. Cette pratique a valu à la France d'être condamnée à plusieurs reprises par la Cour européenne des droits de l'homme en 2016. En commission, plusieurs députés de la majorité, comme Stella Dupont ou Sonia Krimi, ont tenté de faire voter des amendements pour l'interdire ou proposer des solutions alternatives. La députée Delphine Bagarry a quant à elle jugé "inacceptable" la réduction du délai de 30 à 15 jours pour faire appel d'un rejet de demande d'asile.

 

 

Le gouvernement doit aussi convaincre l'aile droite de la majorité, où certains sont particulièrement opposés à l'élargissement de la réunification familiale aux frères et sœurs. La députée Alexandra Valetta-Ardisson a ainsi indiqué à L'Opinion qu'elle voterait un amendement limitant cette disposition, "quel que soit le parti qui la défend". Quant à sa collègue Typhanie Degois, elle s'est pour sa part inquiétée de "l'appel d'air" que pourrait provoquer cette disposition... recueillant ainsi le soutien du député des Républicains Eric Ciotti, relève Le Monde.

 

 

Le texte pourrait-il ne pas être voté ?

 

Non, même en comptant la grosse poignée de députés LREM qui critiquent le projet de loi, le texte devrait être adopté, vendredi 20 avril. Pour l'instant, seul le député Jean-Michel Clément (ex-PS) a exprimé clairement qu'il voterait contre le texte. "Ce texte est totalement contraire aux principes qui sont les miens, aux valeurs qui sont les miennes, je m'y opposerai sans hésitation", a-t-il martelé sur franceinfo mardi 17 avril. Proche de Nicolas Hulot, le député Matthieu Orphelin a annoncé qu'il ne voterait "pas pour", évoquant un risque "d'amoindrir les droits" des demandeurs d'asile, tout comme la députée du Maine-et-Loire, Stella Dupont, qui juge la réforme "trop éloignée de [ses] valeurs".

 

 

Sur France Inter, la députée Sonia Krimi a également déclaré mardi qu'elle hésitait entre le vote contre et l'abstention. De quoi s'attirer les foudres de Richard Ferrand ? Début avril, le président du groupe LREM à l'Assemblée nationale avait sévèrement recadré les députés trop virulents, les qualifiant "d'auto-entrepreneurs".

 

 

J'ai eu la flemme de tout lire, vous me faites un résumé ?

 

Le projet de loi Asile et immigration doit être voté vendredi 20 avril à l'Assemblée nationale. Porté par le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, qui défend "l'urgence" à agir face à l'immigration, le texte marque, selon ses détracteurs, un durcissement des conditions de traitement des demandes d'asile. Dans les faits, le projet de loi propose essentiellement une réduction des délais pour déposer une demande, de 120 à 90 jours, et pour faire un recours, de 30 à 15 jours. Le Défenseur des droits, Jacques Toubon, dénonce un texte où le demandeur d'asile est "maltraité". La réforme fait débat au sein même de la majorité : quelques députés LREM pourraient voter contre ou s'abstenir, notamment en raison des dispositions sur la détention des mineurs.

 


11/05/2018
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Franceinfo - le mardi 17 avril 2018

 

 

L'Assemblée nationale adopte la réforme de la SNCF à une écrasante majorité en première lecture

 

 

Les députés ont approuvé mardi 17 avril par 454 voix contre 80 le projet de réforme de la SNCF, qui doit encore être discuté au Sénat

 

 

 

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Les députés ont adopté à une écrasante majorité, en prmeière lecture, mardi 17 avril, le projet de réforme de la SNCF. (LUDOVIC MARIN / AFP)

 

 

 

 

C'est un résultat écrasant. Les députés ont approuvé mardi 17 avril le projet de réforme de la SNCF par 454 voix pour et 80 voix contre. Le projet de loi "pour un nouveau pacte ferroviaire" passera entre les mains des sénateurs à partir du 23 mai en commission et du 29 mai en séance. Le gouvernement espère un vote définitif sur ce texte "au plus tard début juillet", a indiqué le ministère des Transports.

 

 

D'abord divisé sur le sujet, le groupe Les Républicains (LR), constitué d'une centaine de députés, a finalement décidé de voter en faveur du texte tout en demandant au gouvernement des avancées en matière de financement de la dette de la SNCF et des garanties sur le maintien des "petites lignes" ferroviaires. L'opposition de gauche a elle voté contre le projet de loi, approuvé en revanche par le MoDem et le groupe UDI, Actifs et Indépendants.

 

 

Parmi les mesures phares de ce projet de loi, l'autorisation qui sera faite à partir de décembre 2019 aux régions d'ouvrir le trafic ferroviaire à la concurrence. Mais aussi la disparition du statut de cheminots pour les nouveaux embauchés. Le projet de loi ne prend en revanche pas en compte l'énorme dette – 47 milliards d'euros pour la seule SNCF Réseau –, que l'Etat promet de reprendre partiellement à une échéance encore inconnue.

 

 

Les discussions politiques se doublent d'une concertation avec les syndicats représentatifs de la SCNF qui n'ont pas perdu l'espoir de faire reculer le gouvernement et poursuivent leur grève d'usure entamée le 3 avril. Après trois épisodes de deux jours de grève, le mouvement doit reprendre ce mardi soir pour 48 heures, selon le calendrier défini par les syndicats.

 


11/05/2018
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Franceinfo - le vendredi 13 avril 2018

 

 

Notre-Dame-des-Landes : "L'opération d'expulsion est aujourd'hui terminée", annonce la préfète de Loire-Atlantique

 

 

Au terme de quatre jours d'intervention des forces de l'ordre, "29 squats ont été expulsés et déconstruits"

 

 

 

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Des gendarmes évacuent la ZAD de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), le 10 avril 2018. (MAXPPP)

 

 

La préfète de Loire-Atlantique Nicole Klein a annoncé, vendredi 13 avril, que "l'opération d'expulsion est aujourd'hui terminée" sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Au terme de quatre jours d'intervention des forces de l'ordre, "29 squats ont été expulsés et déconstruits". "Tout ce qui était évacuable a été évacué", a assuré la préfète.

 

 

La présence des forces de l'ordre sur la ZAD va toutefois être maintenue durant les prochaines semaines, afin d'"assurer en toute sécurité le déblaiement" du site, "garantir la liberté de circulation et la circulation sur la RD281 et la RD81" et "prévenir et empêcher toute réoccupation illégale"

 

 

"C'est une nouvelle phase qui va s'ouvrir. Toute occupation doit désormais s'inscrire dans un cadre légal", a conclu Nicole Klein. Elle a invité toutes les personnes qui souhaitent présenter un projet agricole pour le site, "même [celles qui ont fait] l'objet d'une expulsion", à remplir un formulaire en ligne pour "régulariser leur situation d'ici le 23 avril".

 


09/05/2018
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Franceinfo - le lundi 9 avril 2018

 

 

Notre-Dame-des-Landes : 500 personnes manifestent leur soutien aux zadistes à Nantes

 

 

 

 

 

Quelque 2 500 gendarmes et policiers sont mobilisés pour l'opération d'évacuation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, qui a débuté dans la nuit de dimanche à lundi

 

 

 

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La préfète du Pays-de-la-Loire, Nicole Klein, à Paris, le 19 mars 2018. (LOIC VENANCE / AFP)

 

 

 

Ce qu'il faut savoir

 

 

La ZAD de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) est évacuée au pas de charge, lundi 9 avril. La préfète des Pays de la Loire, Nicole Klein, a expliqué dans l'après-midi que l'objectif de démanteler une "quarantaine de squats" sur 97 était "presque atteint", ajoutant que l'opération était "parfaitement dans les règles". En début de soirée, une manifestation de soutien a débuté, à Nantes, réunissant environ 500 personnes. Plusieurs autres rassemblements sont prévus à Saint-Étienne, au Puy-en-Velay, à Rennes ou encore à Saint-Brieuc.

 

 

L'évacuation a commencé à l'aube. "A partir de 6 heures, la gendarmerie nationale [a débuté] une opération d'expulsion des occupants illégaux des terrains de la zone de Notre-Dame-des-Landes", indique le ministère de l'Intérieur dans un communiqué. Quelque 2 500 gendarmes et policiers, dont 25 escadrons de gendarmerie mobile, ont été mobilisés pour cette opération.

 

 

"Une centaine de personnes" à déloger. Sur Europe 1, le ministre de l'Intérieur a précisé que les forces de l'ordre seraient maintenues sur place "tant qu'il sera nécessaire" pour empêcher de nouvelles occupations. "J'espère (...) que dans les quelques semaines, l'ordre sera revenu à Notre-Dame-des-Landes", a ajouté Gérard Collomb.

 

 

Sept personnes interpellées. Dans le détail, six personnes ont été arrêtées pour détention de stupéfiants et d'explosifs et une autre pour violence sur un agent de la force publique. Un gendarme a été blessé à l'œil : il souffre d'un décollement de la rétine après avoir été touché par un tir d'artifice, probablement une fusée artisanale. Il a été transporté au CHU de Nantes, dont il est sorti dans l'après-midi.


04/05/2018
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Franceinfo - le dimanche 11 mars 2018

 

 

Marine Le Pen propose aux militants du FN de rebaptiser le parti "Rassemblement national"

 

 

Lors de son discours de clôture du congrès, qui se tenait à Lille les 10 et 11 mars, la présidente du FN,  fraîchement réélue, a proposé un nouveau nom aux militants

 

 

 

Ce qu'il faut savoir

 

 

 

"Je vous proposerai donc que le Front national devienne le Rassemblement national." Voilà le nouveau nom que va proposer Marine Le Pen aux militants du Front national dans quelques semaines. La présidente du FN, qui a été réélue dimanche 11 mars, s'est exprimée lors du congrès du parti à Lille. 

 

 

"Ce nom doit être un cri de ralliement". Expliquant avoir "beaucoup réfléchi et beaucoup consulté", Marine Le Pen a expliqué que le nouveau nom du parti devait présenter plusieurs qualités et porter notamment "un message politique" et "exprimer notre volonté de rassemblement". "Ce nom doit être un cri de ralliement, un appel à nous rejoindre", a-t-elle assuré.

 

 

De nouveaux statuts adoptés. Sans surprise, les militants ont voté de nouveaux statuts qui suppriment la fonction de président d'honneur, occupée depuis 2011 par le cofondateur du parti Jean-Marie Le Pen, a annoncé Jean-François Jalkh, vice-président du FN. 

 

 

79,9% contre Jean-Marie Le Pen. Les quelque 1 500 militants présents à Lille ont approuvé ces statuts à 79,7% des voix exprimées (20,2% contre). Jean-Marie Le Pen, qui a présidé la formation frontiste pendant trente-neuf ans, de 1972 à 2011, avait déjà été exclu du parti en 2015 par la présidente du FN, Marine Le Pen, en raisons de propos polémiques répétés sur la Shoah.

 

 

Nouveaux noms pour les instances. Les militants ont aussi validé dans leur vote de nouvelles appellations pour les instances du parti, qui dataient de 1972 et s'inspiraient de celles du PCF de l'époque. Le bureau politique est rebaptisé bureau national, et le comité central, conseil national. Un conseil national des élus locaux est aussi créé.

 


23/04/2018
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Franceinfo - le mercredi 14 février 2018

 

 

Déjà accusé de viol, Gérald Darmanin est visé par une plainte pour abus de faiblesse par une autre femme

 

Après une plainte pour viol, le ministre de l'Action et des Comptes publics est visé par une plainte pour abus de faiblesse, a appris mercredi franceinfo de source judiciaire

 

 

 

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Le ministre des Comptes et de l'Action publique Gérald Darmanin. (LUDOVIC MARIN / AFP)

 

 

 

Le ministre Gérald Darmanin est visé par la plainte d'une femme pour abus de faiblesse, a appris franceinfo de source judiciaire, confirmant une information du magazine Le Point mercredi 14 février. Une femme, habitante de Tourcoing (Nord), ville dont Gérald Darmanin a été maire de 2014 à 2017, a porté plainte mardi.

 

 

La plainte a été déposée auprès du premier district de police judiciaire (DPJ) de Paris. La plaignante a été entendue par les policiers, qui ont ouvert une enquête préliminaire. 

 

 

Gérald Darmanin conteste les accusations

 

Par ailleurs, le ministre de l'Action et des Comptes publics était déjà visé par une autre plainte, pour viol celle-là. Une première enquête avait été classée sans suite en juillet 2017 car la plaignante n'avait pas répondu aux convocations des enquêteurs. Mais le parquet de Paris a ouvert le 22 janvier une nouvelle enquête préliminaire dans cette affaire.

 

 

Le jeune ministre de 35 ans conteste formellement les accusations et garde le soutien du gouvernement et du président de la République en vertu de la règle selon laquelle seule une mise en examen peut entraîner une exclusion automatique.

 

 

L'un des avocats de Gérald Darmanin a reconnu que le ministre de l'Action et des Comptes publics avait eu une relation sexuelle librement consentie avec sa première accusatrice. Gérald Darmanin a déposé, de son côté, une plainte pour dénonciation calomnieuse pour répondre à "des allégations infâmes" dans cette première affaire.

 


26/02/2018
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Franceinfo - le vendredi 2 février 2018

 

 

Rixes entre migrants à Calais : Gérard Collomb dénonce "un degré de violence jamais connu"

 

 

Vingt-deux personnes ont été hospitalisées après, notamment, plusieurs coups de feu. Parmi les blessés, quatre se trouvent dans un état critique. Le ministre de l'Intérieur s'est rendu sur place jeudi soir

 

 

 

"On a atteint une escalade de la violence devenue insupportable pour les Calaisiens et les migrants". Arrivé jeudi 1er février en début de nuit à Calais (Pas-de-Calais), le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a dénoncé "un degré de violence jamais connu" après les affrontements entre migrants afghans et africains survenus plus tôt dans plusieurs endroits de la ville et de ses alentours. 

 

 

Vingt-deux personnes ont été hospitalisées, selon un dernier bilan officiel. Cinq migrants ont été touchés par balles, dont quatre grièvement, et l'un d'eux a reçu une balle dans la nuque, selon une source policière citée par l'AFP.

 

 

 

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Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, s'entretient avec le personnal de la préfecture du Pas-de-Calais, vendredi 2 février 2018, après les rixes survenues entre plusieurs groupes de migrants dans la ville. (PHILIPPE HUGUEN / AFP)

 

 

Le ministre dénonce la présence de passeurs

 

Les autres souffraient de nombreux traumatismes et blessures diverses provoqués pour certains par des armes blanches, selon la préfecture. Et deux policiers sont également légèrement blessés. Il s'agit du bilan le plus lourd depuis le 1er juillet 2017 lorsque des bagarres inter-ethniques avaient fait 16 blessés, dont un grave. Un an plus tôt, le 26 juin 2016, d'autres rixes avaient fait 40 blessés. 

 

 

Une première rixe a éclaté vers 15h30, jeudi, entre une centaine de migrants érythréens et une trentaine d'Afghans, en un lieu proche du centre hospitalier de la ville où avait lieu une distribution de repas. Puis vers 16 heures, une deuxième rixe s'est déroulée à environ 5 km de là, à Marck-en-Calaisis. Puis en fin d'après-midi, de nouvelles violences ont éclaté dans la zone industrielle des dunes à Calais, non loin du site de l'ancienne "jungle".

 

 

"Je suis venu réaffirmer notre mobilisation face aux passeurs qui nourrissent quotidiennement violences et rixes", a ajouté Gérard Collomb. Le ministre de l'Intérieur a rencontré les forces de l'ordre, les pompiers et des membres de l'Office français de l'immigration et de l'intégration.

 


08/02/2018
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Franceinfo - le jeudi 1er février 2018

 

 

Calais : 18 migrants blessés, dont quatre par balle, lors de rixes

 

 

Le pronostic vital de quatre migrants est engagé. Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb se rend sur place

 

 

 

Vives tensions dans la région de Calais (Pas-de-Calais). Jeudi 1er février, 18 migrants ont été blessés, dont cinq par balle, lors de bagarres entre Aghans et Erythréens, a déclaré le parquet. "Le pronostic vital des quatre blessés par balle est engagé", a-t-il précisé à l'AFP.

 

 

La première bagarre s'est déroulée aux alentours de 15h30 entre une "centaine de migrants armés de bâtons et de pierres" boulevard des Justes, près du centre hospitalier de la ville, selon la préfecture. A 17h45, cette rixe était terminée, mais la police était encore sur place, a constaté un correspondant de l'AFP. Vers 16 heures, une deuxième rixe a éclaté à environ 5 km de là, sur la commune de Marck, près du centre de logistique Transmarck.

 

 

 

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Des migrants assistent à une distribution de repas, à Calais (Pas-de-Calais), le 12 janvier 2018.  (PHILIPPE HUGUEN / AFP)

 

 

 

Le ministre se rend sur place

 

Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, a annoncé qu'il se rendait sur place dans la soirée. Il doit passer la nuit sur place.

 

 

Il s'agit du bilan le plus lourd depuis le 1er juillet 2017 lorsque des bagarres inter-ethniques avaient fait 16 blessés, dont un grave. Un an plus tôt, le 26 juin 2016, d'autres rixes avaient fait 40 blessés, dont aucun n'avait été atteint gravement. La dernière rixe entre migrants ayant débouché sur des blessures par balle remonte au 25 novembre 2017, lors d'un échange de tirs entre deux groupes d'Afghans, possible règlement de comptes entre passeurs. Cinq d'entre eux avaient été blessés.

 

 

Environ 800 migrants vivent actuellement à Calais selon les derniers chiffres des associations, entre 550 et 600 selon la préfecture. Sur Twitter, un travailleur humanitaire sur place déclare que la situation est "plus que tendue" à Calais. Outre l'altercation de l'après-midi à proximité d'un lieu de distribution de repas, il indique qu'une "très grosse opération de destruction des abris" a eu lieu dans la matinée.

 


07/02/2018
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Franceinfo - le vendredi 26 janvier 2018

 

 

Le blues de militants PS : "Aujourd’hui, je n’ai plus la force de distribuer des tracts"

 

 

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Antoine Piel - édité par Edouard MarguierfranceinfoRadio France

 

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Alors que les prétendants au poste de premier secrétaire du Parti socialiste ont jusqu’à vendredi minuit pour candidater, sur le terrain, les militants ne cachent plus leurs doutes sur l’avenir

 

 

 

Au sens propre comme au sens figuré, le Parti socialiste à Savigny-sur-Orge (Essonne) part en ruine. Les lettres PS se décrochent de la permanence. Dans cette commune comme ailleurs, les candidats au poste de premier secrétaire du parti de la rose ont jusqu’à vendredi 26 janvier à minuit pour déposer un dossier. Il y a pour le moment cinq prétendants pour congrès d'avril : Delphine Batho, Luc Carvounas, Olivier Faure, Stéphane Le Foll et Emmanuel Maurel.

 

 

Le casting ne fait pas rêver les militants historiques de Savigny-sur-Orge. Pierre, encarté depuis 30 ans, doute jusqu’au nom du chef actuel du PS. "C’est Rachid Chemal, non ?", essaie-t-il. Raté. Il s’agit de Rachid Temal. Il assure l’intérim à la direction du Parti socialiste depuis la démission de Jean-Christophe Cambadélis, le 30 septembre 2017 suite à l’échec de la présidentielle.

 

 

 

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Illustration. (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

 

 

 

Congrès au mois d'avril

 

Le contexte est difficile mais ils iront voter au prochain congrès en avril. "On a peu d’informations sur le programme de chacun des candidats, se plaint Elisabeth militante depuis 1976. On devine. Mais c’est tout. J’ai été élue pendant 32 ans. Aujourd’hui, je n’ai plus la force de distribuer des tracts". 

 

 

Un autre, adepte de la méthode Coué, se raccroche à l'idée que le parti reste attractif. "Le fait qu’il y ait plusieurs candidatures montre que le parti est dynamique, dit Pierre. Il existe encore quelque chose. Beaucoup ont tué le PS. On n’en est pas encore là. Il y a vraiment un espace politique entre la gauche la plus radicale et Macron". 

 

 

Ces adhérents du Parti socialiste paient toujours leur cotisation. Mais avant de rafraîchir la façade de leur local de Savigny-sur-Orge, ils attendent de savoir si la formation politique gardera son nom.

 


01/02/2018
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Franceinfo - le 17 janvier 2018

 

 

Notre-Dame-des-Landes : Edouard Philippe laisse aux zadistes "jusqu'à la fin de la trêve hivernale" pour évacuer le site

 

 

Le projet de construction d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes "sera abandonné" car les "conditions" de sa mise en œuvre "ne sont pas réunies", a confirmé mercredi Edouard Philippe.

 

 

Les zadistes auront "jusqu'à la fin de la trêve hivernale" pour évacuer Notre-Dame-des-Landes. Le Premier ministre Edouard Philippe, qui a annoncé l'abandon du projet d'aéroport mercredi 17 janvier, a donné cette précision durant le "20 heures" de TF1. Passée la date du 30 mars, "nous commencerons à expulser les occupants illégaux" de cette zone, a ajouté le chef du gouvernement.

 

 

Abandon. Le projet de construction d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes "sera abandonné" car les "conditions" de sa mise en œuvre "ne sont pas réunies", a confirmé, en début d'après-midi, Edouard Philippe. Pour compenser l'abandon de ce projet, le gouvernement a annoncé la modernisation "dans des délais rapides" de l'actuel aéroport de Nantes-Atlantique, qui arrive à saturation.

 

 

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Le Premier ministre Edouard Philippe à l'Assemblée nationale, à Paris, le 17 janvier 2018. (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)



Evacuation.  "Nous mettrons fin à la zone de non-droit qui prospère depuis plus de dix ans sur cette zone", a assuré Edouard Philippe. "Les occupants illégaux de ces terres devront partir d'eux-mêmes d'ici au printemps prochain ou en seront expulsés", a prévenu le chef du gouvernement.

 

 

Joie. Les zadistes ont célébré leur "victoire historique", après l'annonce de l'abandon du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Dans un communiqué, les opposants à l'aéroport se sont engagés à rouvrir les accès au site, mais ils ont refusé toute expulsion.


18/01/2018
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Franceinfo - le mardi 16 janvier 2018

 

 

"En aucun cas, on ne laissera se reconstituer une jungle" à Calais : regardez le discours d'Emmanuel Macron sur l'accueil des migrants

 

 

 

Le président de la République a prévu de rencontrer des élus, des associations et des forces de l'ordre

 

 

 

Emmanuel Macron affiche sa fermeté sur le dossier des migrants"En aucun cas, on ne laissera se reconstituer une jungle" à Calais, a assuré le chef de l'Etat, mardi 16 janvier, à l'occasion d'un discours depuis la caserne de gendarmerie de la ville. 

 

 

La France ne laissera pas "se construire des filières illégales" dans la région. "Tout est fait pour que le passage illégal ne soit pas possible à Calais", qui "n'est pas une porte d'entrée dérobée vers l'Angleterre", a martelé Emmanuel Macron.

 

 

Le président appelle les forces de l'ordre à être "exemplaires". "Aucun manquement à la déontologie ne sera toléré" et "si manquement il y a, des sanctions seront prises", a affirmé Emmanuel Macron. Dans le même temps, le chef de l'Etat a appelé "toutes les associations" à la "responsabilité", en déplorant les "mensonges" diffusés "par de trop nombreux" acteurs et "qui nuisent à notre efficacité collective".

 

 

L'Etat va "prendre en charge" la distribution de repas aux migrants de Calais. Emmanuel Macron a promis de le faire "de manière organisée, avec des points mobiles, sans tolérer aucune installation de campements illicites". Ce service est fourni aujourd'hui par les associations.

 


17/01/2018
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