L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

CONFLIT ISRAELO-PALESTINIEN

Dans ce monde en pleine mouvance où les conflits ont hélas toujours été d'actualité, d'autres naissent encore aujourd'hui, comprenons pourquoi ?


Franceinfo - le samedi 15 août 2020

 

 

Quels sont les enjeux de l'accord diplomatique passé entre Israël et les Emirats arabes unis, qui vise à normaliser les rapports entre les deux pays ?

 

 

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15/08/2020
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Franceinfo - les jeudi 13 et vendredi 14 août 2020

 

 

L'Autorité palestinienne rejette l'accord entre Israël et les Emirats, et le qualifie de "trahison"

 

 

DIRECT. Accord avec Israël : la Turquie accuse les Emirats arabes unis de "trahir la cause palestinienne"

 

 

Accord entre Israël et les Emirats : la France salue la décision de "suspendre l'annexion des territoires palestiniens"

 

 

Ce que l'on sait (et ce que l'on ne sait pas encore) de l'accord de paix conclu entre Israël et les Emirats arabes unis

 

 

Accord entre Israël et les Emirats : l'annexion de territoires en Cisjordanie est "reportée" mais "nous n'y avons pas renoncé", indique Benyamin Nétanyahou

 

 

L'article à lire pour comprendre le projet d'annexion d'une partie de la Cisjordanie par Israël - (article du 1er juillet 2020)

 

 

La Vallée du Jourdain, région indispensable pour Israël - (article du 1er juillet 2020)

 

 

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Image par Kevin Snyman de Pixabay


14/08/2020
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Franceinfo - le mercredi 1er juillet 2020

 

 

 

Les Etats-Unis et Israël ont présenté fin janvier un plan pour le Proche-Orient prévoyant une annexion de parties de la Cisjordanie – territoire palestinien occupé par l'Etat hébreu depuis 1967– par Israël. Officiellement, il s'agirait de la vallée du Jourdain et d'une centaine de colonies israéliennes. Toutefois, ce projet d'annexion provoque de nombreuses oppositions au sein de la communauté internationale, de l'administration américaine et israélienne, laissant penser que Benyamin Nétanyahou pourrait choisir d'en modifier les contours.

 

 

 

Selon un sondage publié début juin, une majorité d'Israéliens craignent une troisième intifada en cas d'annexion. Le Premier ministre palestinien, Mohammed Shtayyeh, a lui prévenu d'un "été chaud" si l'Etat hébreu allait de l'avant avec son projet. L'Autorité palestinienne a toutefois affirmé qu'elle était prête à entamer de nouvelles négociations. Une annexion aurait des conséquences dans toute la région : les pays arabes ont assuré qu'une telle décision menacerait la région d'un "conflit majeur" et stopperait une normalisation des relations entre les pays arabes du Golfe et Israël.

 

02/07/2020
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Franceinfo - le mercredi 29 janvier 2020

 

 

"Point de départ" ou "affront du siècle" : la communauté internationale réagit au plan de paix pour le Proche-Orient de Donald Trump

 

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Le chef d'Etat américain a dévoilé, mardi, un plan qui satisfait Israël mais est fermement rejeté par les Palestiniens

 

 

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Le président américain, Donald Trump, à Washington, le 28 janvier 2020. (SARAH SILBIGER / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

 

 

 

Donald Trump a dévoilé, mardi 28 janvier, son plan de paix pour le Proche-Orient fondé sur une solution à "deux Etats", dans lequel il accorde à Israël nombre de concessions, parmi lesquelles la reconnaissance de Jérusalem comme "capitale indivisible" de l'Etat hébreu. Depuis les salons de la Maison Blanche, le président des Etats-Unis a vanté un projet "gagnant-gagnant" pour Israéliens et Palestiniens mais a multiplié les garanties inédites à son "ami" Benyamin Nétanyahou, debout tout sourire à ses côtés.

 

 

 

Les Palestiniens rejettent le plan de Trump

Si le Premier ministre israélien a salué "une journée historique", le président palestinien Mahmoud Abbas, qui a refusé ces derniers mois les offres de dialogue du tempétueux président, a affirmé que le plan ne passerait pas. "Il est impossible pour n'importe quel enfant, arabe ou palestinien, d'accepter de ne pas avoir Jérusalem" comme capitale d'un Etat palestinien, a-t-il lancé, qualifiant ce plan d'"affront du siècle".

 

 

Le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, enclave palestinienne de deux millions d'habitants séparée géographiquement de la Cisjordanie, a également rejeté la proposition américaine. Plusieurs milliers de manifestants palestiniens ont par ailleurs dénoncé le plan de paix américain, mardi soir, dans la bande de Gaza et à Ramallah. Des heurts avec les forces israéliennes ont fait au moins 13 blessés en Cisjordanie occupée.

 

 

 

L'ONU s'en tient aux frontières définies en 1967

Plusieurs membres de la communauté internationale ont également réagi à l'annonce de ce plan. " [C'est] un important point de départ pour un retour à la table des négociations", ont estimé les Emirats arabes unis, saluant cette "initiative sérieuse". "Les Emirats arabes unis apprécient les efforts persistants des Etats-Unis pour parvenir à un accord de paix palestino-israélien", a déclaré leur ambassadeur à Washington Youssef al-Otaïba.

 

 

Prudent, le gouvernement britannique a estimé que le plan présenté par l'ancien magnat de l'immobilier "pourrait constituer une avancée positive". De son côté, la Russie a appelé Israéliens et Palestiniens à "négocier directement", alors que l'Iran a estimé que ce "plan de paix de la honte" était "voué à l'échec".

 

 

L'ONU s'en tient aux résolutions onusiennes et aux accords bilatéraux sur la création de deux Etats, Israël et la Palestine, "vivant côte à côte en paix et sécurité dans des frontières reconnues sur la base des lignes définies en 1967, a déclaré mardi son porte-parole. Les Nations unies restent engagées à aider les Palestiniens et les Israéliens à résoudre le conflit sur la base des résolutions de l'ONU, du droit international et des accords bilatéraux."

 


30/01/2020
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Franceinfo - le mercredi 29 janvier 2020

 

 

Annexion des colonies par Israël, "Jérusalem indivisible", Etat palestinien sous conditions... Ce qu'il faut retenir du "plan de paix" de Donald Trump

 

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Le président des Etats-Unis a dévoilé, mardi 28 janvier, ses principales propositions pour le Proche-Orient en l'absence des Palestiniens

 

 

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Le président des Etats-Unis, Donald Trump, et le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, présentent le "plan" de Trump pour le Proche-Orient, le 28 janvier 2020 à Washington. (MANDEL NGAN / AFP)

 

 

Benyamin Nétanyahou était tout sourire. Devant le Premier ministre israélien et en l'absence des Palestiniens, Donald Trump a présenté, mardi 28 janvier à Washington, ce qu'il a appelé un "plan de paix" très favorable à Israël. Plus exactement, le président des Etats-Unis en a "dévoilé les grandes lignes, mais c'est Benyamin Nétanyahou qui en a révélé les détails", selon le correspondant au Moyen-Orient de Radio France, Frédéric Métézeau.

 

 

>> Pourquoi le "plan de paix" préparé par Trump a peu de chances d'aboutir

 

 

Avec ce plan, Washington reconnaît Jérusalem comme "capitale indivisible d'Israël" et donne à l'Etat hébreu le droit d'annexer ses colonies en Cisjordanie. Quant au futur Etat palestinien, il ne pourrait voir le jour que sous de multiples conditions.

 

 

Toutes les dispositions sont détaillées dans un document de la Maison Blanche de 181 pages.

 

 

 

 

 

Franceinfo vous résume les principales dispositions de ce projet, qui constituent, selon Le Monde, un "alignement sans précédent sur les exigences israéliennes".

 

 

 

 Israël a le droit d'annexer les colonies

Le plan reconnaît à Israël le droit d'annexer les colonies qu'il a créées en Cisjordanie occupée. Il octroie ainsi à l'Etat hébreu la souveraineté sur la vallée du Jourdain que réclamait Benyamin Nétanyahou. 

 

 

Qualifiant cette zone de "vitale" pour Israël, le Premier ministre a aussitôt annoncé que l'Etat hébreu allait "appliquer sa souveraineté". Dans la foulée, l'ambassadeur des Etats-Unis, David Friedman, s'est fait encore plus explicite, affirmant qu'Israël pouvait annexer ses colonies "sans attendre". 

 

 

Sur Twitter, Donald Trump a publié une carte de l'"Etat d'Israël" avec ce message : "Je serai toujours aux côtés de l'Etat d'Israël et du peuple juif. Je soutiens avec force leur sécurité et leur droit à vivre sur leur patrie historique. Voici le temps de la paix !"

 

 

 

 

A quoi ressembleraient les zones revenant aux Palestiniens dans une Cisjordanie amputée de la vallée du Jourdain? Elles seraient "globalement centrées sur les grandes agglomérations arabes de Jénine, Naplouse, Ramallah, Jéricho, Bethléem et Hébron", énumère Le Figaro, "avec de profonds couloirs taillés pour relier les grands blocs de colonies israéliennes. Quinze colonies restant enclavées seraient reliées à Israël par des routes sous contrôle israélien."

 

 

Seraient aussi attribuées aux Palestiniens, toujours selon le quotidien, "deux zones dans le désert du Neguev pour développer une zone industrielle de haute technologie". La superficie du futur Etat palestinien serait donc nettement en-deçà de ce que demandent les Palestiniens, qui voudraient récupérer l'ensemble des Territoires occupés depuis 1967 par Israël. Au passage, le plan Trump balaie les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU sur le sujet, dont la résolution 242. Celle-ci prévoit depuis un demi-siècle le retrait des forces armées israéliennes des territoires occupés depuis la guerre de 1967.

 

 

 

Jérusalem, "capitale indivisible d'Israël"

Premier président des Etats-Unis à reconnaître Jérusalem comme capitale de l'Etat israélien, Donald Trump a affirmé que la ville resterait "la capitale indivisible d'Israël". Certes, il a aussi assuré qu'un futur Etat palestinien pourrait avoir sa capitale, Al-Qods, dans "Eastern Jerusalem".  Mais le terme est ambigu. Il peut être compris comme Jérusalem-Est, c'est-à-dire la partie occupée et annexée par Israël en 1967 que les Palestiniens revendiquent comme capitale de leur Etat. Mais l'administration Trump, semble-t-il, songe plutôt à des faubourgs situés dans l'est de la Ville sainte.

 

 

En clair, il s'agirait de localités comme Abou Dis, techniquement situées à Jérusalem, mais du côté oriental de la barrière de sécurité séparant Israël des Territoires palestiniens. Cette hypothèse avait déjà été envisagée par le prédécesseur de Donald Trump, Barack Obama, rappelle le correspondant du Monde au Proche-Orient, Benjamin Barthe.

 

 

 

 

 

Sur la question des lieux saints, le président américain a appelé au maintien du statu quo sur l'esplanade des Mosquées. Mais les auteurs du plan ébauchent surtout, selon Libération, "une contradiction hautement explosive". "S'ils mentionnent leur attachement au statu quo actuel, ils appellent à la liberté de prière sur l'esplanade des Mosquées (le mont du Temple pour les juifs), revendication phare des nationalistes religieux israéliens, farouchement combattue par les Palestiniens et les Jordaniens, gardiens du site", explique le journal.

 

 

 

Un éventuel Etat palestinien sous conditions

Sur le papier, les Palestiniens ont droit à un Etat, mais sous de multiples conditions. Ils doivent reconnaître Israël comme "Etat juif", "rejeter le terrorisme sous toutes ses formes" et renforcer leurs institutions.

 

 

S'ils acceptent de négocier et accèdent finalement à un tel Etat, celui-ci sera "démilitarisé": Israël resterait responsable de la sécurité et du contrôle de l'espace aérien à l'ouest de la vallée du Jourdain, tandis que le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, serait "désarmé".

 

 

"Sans contrôle des frontières et des axes de communication, l'Etat qu'on promet [aux Palestiniens] n'aura d'Etat que le nom", écrit le journaliste du Monde Benjamin Barthe. Le correspondant de Radio France au Proche-Orient observe en outre qu'aux yeux du chef du gouvernement israélien, ce plan n'est qu'"un chemin vers un Etat israélien". 

 

 

 

 

Pas de droit au retour pour les Palestiniens

Donald Trump enterre le "droit au retour" des réfugiés palestiniens. Ceux-ci ne pourront pas rentrer sur le sol israélien, même s'ils appartiennent à des familles ayant fui ces terres, notamment lors de la guerre de 1967. "Les réfugiés palestiniens auront le choix entre vivre dans le futur Etat palestinien, s'intégrer dans les pays où ils résident actuellement, ou s'installer dans un pays tiers", affirme la Maison Blanche.

 

 

Les Etats-Unis promettent néanmoins de "travailler avec la communauté internationale" pour aider "généreusement" ce processus de réinstallation. Mais dans les faits, Washington a cessé de contribuer à l'agence de l'ONU pour ces réfugiés, sous l'impulsion de l'actuel locataire de la Maison Blanche.

 

 

 

Un volet économique à venir

En juin 2019, les Etats-Unis avaient déjà présenté le volet économique censé accompagner le plan plus général exposé par Donald Trump mardi. Washington veut mettre à contribution ses alliés dans la région, et notamment l'Arabie saoudite pour lever 50 milliards de dollars (44 milliards d'euros) afin de favoriser un développement économique des Territoires palestiniens.

 

 

L'idée consiste à faire pression sur les Palestiniens, par l'intermédiaire des pays arabes amis des Etats-Unis, pour qu'ils acceptent le plan général en échange de ces investissements. Mais la Jordanie a déjà exprimé ses réserves. En Arabie saoudite, le roi Salmane a réaffirmé, lors d'un entretien téléphonique avec le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, l'engagement du royaume sur la question des droits palestiniens, a rapporté l'agence de presse officielle saoudienne, même si le ministère des Affaires étrangères a redit le soutien du royaume à toutes les initiatives visant à parvenir à une solution "juste et globale de la question palestinienne". Quant aux détails concrets de ce projet, souligne Le Monde, ils "restent l'objet de spéculations".

 


30/01/2020
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Franceinfo - le mardi 28 janvier 2020 - mis à jour le 29.01.2020

 

 

Proche-Orient : Donald Trump dévoile un plan de paix qui satisfait Israël, mais qui est rejeté par les Palestiniens

 

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Le plan de Donald Trump propose la démilitarisation de l'Etat palestinien et accorde la souveraineté d'Israël sur la vallée du Jourdain

 

 

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Le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, et le président américain, Donald Trump, lors d'une conférence de presse à Washington, le 28 janvier 2020. (SARAH SILBIGER / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

 

 

 

Donald Trump a dévoilé, mardi 28 janvier, son plan de paix pour le Proche-Orient, fondé sur une solution à "deux Etats" israélien et palestinien. Le président américain accorde à Israël nombre de concessions dans ce projet "très détaillé" de 80 pages. Il propose notamment que le futur Etat palestinien ne voie le jour que sous plusieurs "conditions", dont "le rejet clair du terrorisme" et la démilitarisation. Jérusalem serait par ailleurs "la capitale indivisible d'Israël", a assuré Donald Trump, restant évasif sur les moyens de concilier cette promesse avec la proposition qu'il a reprise à son compte de créer une capitale de l'Etat palestinien à Jérusalem-Est.

 

 

La carte des Etats israélien et palestinien prévoit un tunnel reliant la Cisjordanie à la bande de Gaza et une souveraineté d'Israël sur la vallée du Jourdain. "Tous les musulmans aux intentions pacifiques seront bienvenus pour visiter et prier à la mosquée Al-Aqsa", troisième lieu saint de l'islam, précise la légende de la carte tweetée Donald Trump. Une quinzaine de colonies israéliennes figurent par ailleurs en Cisjordanie et sont intégrées à Israël.

 

 

 

 

 

 

Le plan déjà rejeté par les Palestiniens

Martelant que les Palestiniens méritaient "une vie meilleure", le président américain leur a aussi lancé une mise en garde. Il a annoncé avoir envoyé une lettre au président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, l'exhortant à saisir "une chance historique", et peut-être "la dernière", d'obtenir un Etat indépendant. "Je lui ai expliqué que le territoire prévu pour son nouvel Etat resterait ouvert et sans développement" de colonies israéliennes "pendant une période de quatre ans", a-t-il précisé.

 

 

Selon de hauts responsables palestiniens, le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a refusé au cours des derniers mois les offres de dialogue du président américain, jugeant son plan "déjà mort". Et le Premier ministre palestinien, Mohammed Shtayyeh, a appelé par avance la communauté internationale à boycotter le projet, contraire selon lui au droit international. "Ce n'est pas un plan de paix pour le Moyen-Orient", a-t-il martelé, jugeant que l'initiative visait avant tout à protéger "Trump de la destitution" et "Nétanyahou de la prison".

 

 

Le projet américain avait aussi été rejeté par avance par le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, enclave palestinienne de deux millions d'habitants séparée géographiquement de la Cisjordanie, où se limite l'autorité de Mahmoud Abbas. Le chef du Hamas, Ismaïl Haniyeh, a mis en garde contre une "nouvelle phase" de la lutte palestinienne contre l'occupation israélienne.

 

 

 

Paris insiste sur une solution à deux Etats

Paris "exprime sa conviction que la solution des deux Etats, en conformité avec le droit international et les paramètres internationalement agréés, est nécessaire à l'établissement d'une paix juste et durable au Proche-Orient", a déclaré mercredi la porte-parole du ministère des Affaires étrangères dans un communiqué. La France "continuera d'agir en ce sens en lien avec les Etats-Unis, ses partenaires européens et tous ceux qui peuvent contribuer à la réalisation de cet objectif", a ajouté le Quai d'Orsay.

 

 

La porte-parole du ministère des Affaires étrangères assure que la France "restera attentive au respect et à la prise en compte des aspirations légitimes des Israéliens comme des Palestiniens"

 


29/01/2020
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Franceinfo - le jeudi 21 novembre 2019

 

 

Cinq pays européens dénoncent la décision américaine de ne plus considérer les colonies israéliennes comme illégales

 

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Le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, a annoncé lundi que "l'établissement de colonies de civils israéliens en Cisjordanie" n'était pas "en soi contraire au droit international"

 

 

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Une vue d'une colonie israélienne à Havat Gilad, en Cisjordanie, le 2 février 2018. (JAAFAR ASHTIYEH / AFP)

 

 

 

ls réagissent, deux jours après l'annonce de Washington. Cinq pays européens ont critiqué, mercredi 20 novembre à l'ONU, la décision américaine de ne plus considérer les colonies israéliennes comme illégales, sans toutefois citer directement l'administration de Donald Trump

 

 

"Notre position sur la politique de colonisation israélienne dans les territoires palestiniens occupés, y compris Jérusalem-Est, est claire et inchangée", ont indiqué dans un communiqué commun la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni, la Belgique et la Pologne, tous membres du Conseil de sécurité de l'ONU.

 

 

Toute activité de colonisation est illégale au regard du droit international, et érode la viabilité d'une solution à deux Etats et la perspective d'une paix durable. La France, l'Allemagne, le Royaume-Uni, la Belgique et la Pologne dans un communiqué commun

"Nous appelons Israël à mettre fin à toutes les activités de colonisation, conformément à ses obligations de puissance occupante", ont-ils ajouté, avant une réunion du Conseil de sécurité sur le Proche-Orient.

 

 

 

Rupture avec la tradition diplomatique américaine

Le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, a annoncé lundi que "l'établissement de colonies de civils israéliens en Cisjordanie" n'était pas "en soi contraire au droit international". Washington se pose ainsi à contre-courant de résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, qui considère les colonies comme une "violation du droit international humanitaire" mettant "gravement en péril" la solution à deux Etats.

 

 

Comme la reconnaissance unilatérale de Jérusalem comme capitale d'Israël, et celle de la souveraineté de l'Etat hébreu sur le Golan syrien, cette décision marque une nouvelle rupture avec la tradition diplomatique américaine. Elle a été saluée comme une victoire en Israël, mais dénoncée par l'Autorité palestinienne et la quasi-totalité de la communauté internationale.

 

 

La colonisation de la Cisjordanie occupée s'est poursuivie sous tous les gouvernements israéliens depuis 1967, mais s'est accélérée sous l'impulsion du Premier ministre Benyamin Nétanyahou. Aujourd'hui, plus de 400 000 Israéliens habitent en Cisjordanie occupée, territoire morcelé où vivent également 2,7 millions de Palestiniens.

 


21/11/2019
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Franceinfo - le mecredi 13 novembre 2019

 

 

Gaza : 26 Palestiniens tués dans les frappes israéliennes en deux jours

 

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Pour essayer de freiner cette spirale de violence, l’émissaire des Nations unies pour le Moyen-Orient est arrivé au Caire, mercredi soir

 

 

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Des roquettes tirées depuis la bande de Gaza vers Israël, le 13 novembre 2019. (AMIR COHEN / REUTERS)

 

 

 

Vingt-six Palestiniens sont morts en deux jours dans des frappes israéliennes sur la bande de Gaza, dont seize pour la seule journée de mercredi 13 novembre, a rapporté le ministère de la Santé de l'enclave palestinienne dans un nouveau bilan.

 

 

Pour le deuxième jour consécutif, les sirènes d'alerte ont retenti mercredi dans plusieurs villes israéliennes aux alentours de Gaza, dont Ashkelon, après de nouveaux tirs de roquettes qui ont précipité dans la foulée des bombardements israéliens sur l'enclave palestinienne, contrôlée par le groupe islamiste Hamas.

 

 

 

"Une leçon dont ils se souviendront"

L'armée israélienne a dit viser des positions du Jihad islamique, notamment un site où des combattants de ce groupe islamiste s'apprêtaient, selon elle, à tirer un missile antichar sur Israël. Depuis mardi, au moins 360 roquettes ont été tirées de Gaza vers Israël, selon le dernier bilan de l'armée israélienne, qui a dit avoir intercepté environ 90% de ces projectiles grâce à son système antimissile "Dôme de fer". Une roquette a endommagé une maison, une autre une usine, et une autre encore est tombée sur une autoroute, passant à quelques mètres de foudroyer des voitures en circulation.

 

 

"Cessez vos attaques, ou vous prendrez encore plus de coups, a prévenu mercredi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Nous sommes déterminés à combattre et à défendre notre pays, et s'ils pensent que ces salves de roquettes vont nous affaiblir ou nous faire perdre notre détermination, ils se trompent." 

 

 

"Nous allons donner aux ennemis une leçon dont ils se souviendront", a rétorqué le rassemblement des unités de la "résistance" à Gaza, dont le Jihad islamique est partie prenante.

 


14/11/2019
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Franceinfo - le mardi 17 septembre 2019

 

 

Benyamin Nétanyahou va-t-il rester au pouvoir ? Pourquoi les élections législatives en Israël s'annoncent cruciales

 

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Ce nouveau scrutin tient du référendum en faveur ou non du Premier ministre israélien, qui doit comparaître devant la justice pour des affaires de corruption

 

 

 

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Des affiches électorales du Likoud, le parti de Benyamin Nétanyahou, à Beer-Sheva (Israël), le 15 septembre 2019. (HAZEM BADER / AFP)

 

 

 

En cinq mois, c'est la deuxième fois qu'ils votent pour élire leurs députés. Quelque 6,4 millions d'électeurs israéliens sont appelés aux urnes, mardi 17 septembre, pour des législatives aux airs de référendum en faveur ou non du Premier ministre Benyamin Nétanyahou. S'il est réélu, le chef du gouvernement israélien a promis d'annexer la vallée du Jourdain, une bande de terre fertile qui représente un tiers de la Cisjordanie, ce territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967. Retour sur les enjeux de ce scrutin.

 

 

 

Parce que Nétanyahou peut perdre 

Dix ans que Benyamin Nétanyahou, surnommé "Bibi" en Israël, est au pouvoir. S'y maintiendra-t-il alors qu'il aura 70 ans en octobre ? Ce scrutin du 17 septembre est d'autant plus crucial qu'il intervient un mois avant la comparution du Premier ministre israélien devant la justice pour des affaires de "corruption", "d'abus de confiance" et de "malversations". Avec son épouse, le Premier ministre de l'Etat hébreu est notamment soupçonné d'avoir reçu pour un million de shekels (environ 250 000 euros) de cigares de luxe, bouteilles de champagne et bijoux de la part de richissimes personnalités, en échange de faveurs financières ou personnelles.

 

 

Sa manière de contre-attaquer consiste notamment à s'en prendre aux médias et aux journalistes qui le mettent en cause, explique Dominique Derda, le correspondant de France Télévisions au Proche-Orient.

 

 

 

 

 

 

Pour l'heure, le chef de file du Likoud (le parti de droite israélien) n'est pas inculpé, mais une victoire électorale pourrait permettre à ses alliés de voter une immunité. Son principal adversaire, l'ancien général Benny Gantz, insiste d'ailleurs sur la carte de la "probité" pour l'emporter face à Benyamin Nétanyahou.

 

 

 

Parce que le sort de la Cisjordanie est en jeu

A une semaine des législatives, le Premier ministre israélien a abattu sa dernière carte avec cette annonce choc : "Aujourd'hui, j'annonce mon intention d'instaurer la souveraineté israélienne sur la vallée du Jourdain." La vallée du Jourdain est une bande de terre fertile qui s'étire du sud du lac de Tibériade au nord de la mer Morte. Cette promesse d'annexion d'un tiers de la Cisjordanie est destinée à remobiliser l'électorat de droite et d'extrême droite, comme l'explique ce sujet de France 2 : 

 

 

 

 

 

 

"C'est un crime de guerre", a réagi le négociateur palestinien Saeb Erekat. "La communauté internationale doit garder la tête haute maintenant pour dire non et arrêter de considérer Israël comme un pays au-dessus des lois." La Turquie, la Jordanie et l'Arabie saoudite ont ainsi mis en garde Israël tandis que l'ONU a jugé que cette annexion "serait dévastatrice pour la possibilité de relancer les négociations, la paix régionale et l'essence même d'une solution à deux Etats".

 

 

Les Etats-Unis, eux, n'ont pas encore réagi. "Nétanyahou a fait de ses liens privilégiés avec Donald Trump l'un de ses principaux atouts, le président américain multipliant les offrandes diplomatiques à son 'ami Bibi', comme la reconnaissance de l'annexion du Golan par Israël quelques semaines avant le scrutin d'avril", souligne Libération. Nétanyahou annexerait-il pour autant une partie de la Cisjordanie s'il est réélu ? Certains bons connaisseurs du pays, comme l'ancien correspondant de France 2 Charles Enderlin, sont sceptiques.

 

 

 

 

 

 

Cette proposition s'inscrit dans un contexte de surenchère nationaliste où le camp de la paix semble totalement absent, note la revue The Conversation. Benny Gantz soigne, lui aussi, son image de faucon, et affirme vouloir conserver le contrôle militaire israélien sur la majeure partie de la Cisjordanie occupée.

 

 

 

Parce que des alliances vont devoir être nouées

Ces nouvelles législatives ont été convoquées après que Benyamin Nétanyahou n'a pas été en mesure de trouver une majorité absolue à la Knesset à l'issue des élections d'avril. Au-delà des résultats, c'est le jeu des alliances qui s'annonce donc déterminant. La question n'est pas tant de savoir qui aura le plus de sièges entre le Likoud de Nétanyahou et la formation centriste Kahol Lavan de Benny Gantz mais lequel des deux sera en mesure d'atteindre, avec ses alliés, le nombre de 61 députés, seuil de la majorité au Parlement israélien. En avril, le Likoud et Kahol Lavan avaient obtenu 35 sièges chacun.

 

 

Les sondages placent à nouveau les deux principaux partis israéliens au coude-à-coude, d'autant qu'il existe peu de divergences entre les deux camps concernant la lutte régionale contre l'Iran, par exemple, ou la stabilité de l'économie. Benyamin Nétanyahou et Benny Gantz s'opposent surtout sur les alliances pour obtenir la majorité : le premier mise sur un bloc de droite avec ses alliés de partis juifs ultra-orthodoxes ; le second, libéral sur les enjeux de société comme le mariage civil, sur une alliance de partis laïcs – de gauche et arabe. Yisrael Beitenou, la formation ultranationaliste de l'ex-ministre Avigdor Lieberman, pourrait donc se retrouver en position de "faiseur de roi".

 


17/09/2019
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Franceinfo - le lundi 12 août 2019

 

 

Jérusalem : des dizaines de blessés après des affrontements sur l'esplanade des Mosquées pendant les célébrations de l'Aïd-el-Kebir

 

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Le Croissant-Rouge palestinien a fait état de 61 blessés, dont une quinzaine ont été hospitalisés

 

 

 

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Des policiers israélien sur l'esplanade des Mosquées, le 11 août 2019, à Jérusalem.  (AHMAD GHARABLI / AFP)

 

 

 

Nouvelle journée de tension sur l'esplanade des Mosquées. Des affrontements entre policiers israéliens et fidèles musulmans ont éclaté, dimanche 11 août, sur ce haut lieu de tension à Jérusalem pendant les célébrations de l'Aïd-el-Kebir. Les heurts ont fait des dizaines de blessés, côté palestinien.

 

 

Au premier jour de l'Aïd-el-Kebir, la grande fête du calendrier musulman, les fidèles se sont réunis la mosquée Al-Aqsa, située au milieu de l'esplanade. Des centaines de Palestiniens ont alors commencé à scander en arabe : "par notre âme, par notre sang, nous nous sacrifions pour toi Al-Aqsa".

 

 

 

"C'est notre mosquée, c'est notre Aïd"

Des accrochages ont éclaté et les forces de l'ordre, qui contrôlent l'accès de l'esplanade, ont utilisé des grenades assourdissantes pour disperser les manifestants. Ces derniers ont répondu par des jets des projectiles, selon un journaliste de l'AFP sur place. "C'est notre mosquée, c'est notre Aïd, mais l'armée est arrivée et elle a commencé à frapper et à lancer des grenades assourdissantes", a affirmé l'un d'entre eux, Assia Abou Snineh, âgé de 32 ans.

 

 

Le Croissant-Rouge palestinien a fait état 61 blessés, dont une quinzaine ont été hospitalisés. La police a dénombré quatre blessés dans ses rangs et a procédé de sept arrestations.

 

 

 

Une fête juive en parallèle

Dans ce contexte de tensions prévisible, la police a dans un premier temps bloqué l'accès du site aux juifs qui commémorent eux aussi une importante fête religieuse : Ticha Beav. Mais, après des critiques, elle a rouvert la seule porte d'entrée que les croyants peuvent emprunter pour accéder au site. Les juifs sont autorisés à s'y rendre pendant des heures précises mais pas à y prier afin d'éviter d'attiser les tensions.

 

 

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré avoir décidé à l'avance d'autoriser les juifs à y entrer "en consultation avec les corps de sécurité". "La question n'était pas de savoir s'ils pourraient y aller mais de trouver la meilleure manière de le faire pour assurer la sécurité publique et c'est ce que nous avons fait", a-t-il déclaré dans une vidéo postée sur Whatsapp.

 


12/08/2019
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Franceinfo - le jeudi 13 juin 2019

 

 

Gaza : raid israélien contre une position du Hamas après un tir de roquette

 

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions
 

 

 

Ce nouvel accrochage entre Israël et le Hamas n'a pas fait de victimes

 

 

 

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L'armée israélienne affirme, jeudi 13 juin, avoir mené un raid contre une position du mouvement islamiste Hamas au pouvoir à Gaza, après le tir d'une roquette contre Israël depuis l'enclave palestinienne. Des avions de combat ont attaqué une "infrastructure souterraine" dans une base militaire du Hamas dans le sud de la bande de Gaza, a indiqué l'armée dans un communiqué.

 

 

Plus tôt dans la nuit de mercredi à jeudi, l'armée avait annoncé avoir intercepté une roquette lancée contre le territoire israélien depuis la bande de Gaza, contrôlée par le mouvement islamiste. Le tir de roquette et le raid israélien n'ont pas fait de victimes, selon l'armée et une source de sécurité palestinienne.

 

 

 

Fermeture de la zone maritime de Gaza

Il s'agit du premier tir de roquette depuis Gaza depuis une flambée de violences début mai au cours de laquelle des centaines de roquettes avaient été lancées contre Israël, tuant quatre Israéliens. Les représailles aériennes israéliennes avaient fait 25 morts palestiniens.

 

 

Mercredi soir, l'armée israélienne a annoncé la fermeture de la zone maritime de la bande de Gaza, empêchant ainsi les pêcheurs de sortir en mer, suite à l'envoi de nouveaux ballons incendiaires depuis l'enclave palestinienne vers Israël. Israël avait déjà réduit mardi à six milles nautiques la zone de pêche autorisée à Gaza pour la seconde fois en une semaine en réaction à l'envoi de ces ballons.

 


13/06/2019
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Franceinfo - le lundi 6 mai 2019

 

 

Les Palestiniens annoncent un cessez-le-feu à Gaza après la plus grave flambée de violence depuis 2014

 

 

 

Israël, qui se garde généralement de corroborer de telles trêves, n'a pas confirmé cette annonce

 

 

 

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De la fumée s'échappe de la ville de Gaza, le 5 mai 2019, après un bombardement israélien dans l'enclave palestinienne.  (MUSTAFA HASSONA / ANADOLU AGENCY)

 

 

 

Vers un apaisement des tensions ? Les Palestiniens ont accepté un cessez-le-feu dans la bande de Gaza, ont indiqué trois responsables égyptien et palestiniens dans la nuit du dimanche 5 au lundi 6 mai, après un grave accès de violences de deux jours qui a réveillé le spectre de la guerre dans l'enclave. Israël, qui se garde généralement de corroborer de telles trêves, n'a pas confirmé ce cessez-le-feu.

 

 

Mais alors qu'approche le début du mois sacré du ramadan, les tirs de roquettes palestiniennes et les frappes de représailles israéliennes, qui secouaient depuis samedi la bande de Gaza et les villes israéliennes riveraines de l'enclave, ont effectivement cessé avant la levée du jour, à l'heure du cessez-le-feu indiquée par les responsables.

 

 

L'Egypte, intermédiaire traditionnel entre Palestiniens et Israël à Gaza, a forgé un accord de cessation des hostilités entré en vigueur à 04h30, ont déclaré sous couvert d'anonymat un responsable du mouvement islamiste Hamas, au pouvoir à Gaza, et un autre responsable du Jihad islamique, deuxième force dans le territoire et autre ennemi juré d'Israël. Un responsable égyptien a confirmé sous le couvert de l'anonymat la conclusion d'un accord. Une porte-parole de l'armée israélienne a décliné tout commentaire. 

 

 

 

Quatre Israéliens et 23 Palestiniens tués en deux jours

La bande de Gaza et les villes israéliennes frontalières avec l'enclave ont été le théâtre pendant deux jours de la plus grave flambée de violences depuis la guerre de 2014, faisant redouter un quatrième conflit entre les parties depuis 2008. 

 

 

Quelque 690 roquettes ont été tirées par le Hamas et le Jihad islamique depuis samedi de Gaza, dont plus de 500 ont atteint le territoire israélien, et au moins 35 sont tombées dans des zones urbaines, selon un décompte de l'armée israélienne. L'aviation et l'artillerie israéliennes ont en retour frappé plus de 350 objectifs du Hamas et du Jihad islamique à travers l'enclave palestinienne, visant des combattants des groupes armés, des ateliers de fabrication de roquettes, des entrepôts d'armes, des positions et des bases militaires ainsi qu'un tunnel du Jihad islamique débouchant en Israël ou encore des immeubles abritant des bureaux du Hamas.

 

 

Ces 48 heures de tensions ont tué quatre personnes côté israélien et 23 Palestiniens. Sur les 19 Palestiniens tués au cours de la seule journée de dimanche, neuf ont été identifiés comme des combattants du Hamas et du Jihad islamique.

 

 

Selon le responsable du Jihad islamique, l'accord trouvé dans la nuit prévoit des mesures quant aux zones de pêche gazaouies en Méditerranée, ainsi qu'une amélioration de l'approvisionnement en électricité et en combustible dans l'étroite enclave de deux millions de Palestiniens. La bande de Gaza est durement éprouvée par les guerres, la pauvreté et le blocus imposé par Israël depuis plus de dix ans, afin de contenir le Hamas.

 


07/05/2019
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Franceinfo - le 8 avril 2019

 

 

Elections législatives en Israël : une campagne radicale et agressive liée à la montée de la droite religieuse et identitaire

 

 

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Edité par Pauline Pennanec'hEtienne MoninfranceinfoRadio France

 

 

 

Les élections législatives israéliennes ont lieu mardi dans un climat de forte tension et de radicalisation à droite. Malgré la place de favori de Benyamin Nétanyahu, la droite religieuse et identitaire pourrait sensiblement progresser

 

 

 

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Un homme passe devant des affiches de campagne électorale portant les portraits du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche), chef du parti Likoud, et du général israélien à la retraite Benny Gantz (à droite), l'un des chefs du parti politique bleu et blanc (Kahol Lavan), à Tel-Aviv le 3 avril 2019. (JACK GUEZ / AFP)

 

 

 

En Israël, 6,3 millions d'électeurs sont appelés aux urnes pour choisir leur prochain Premier ministre, mardi 9 avril. L'actuel chef du gouvernement, tête de liste du parti Likoud, Benyamin Nétanyahou, aux commandes depuis 2009, brigue un quatrième mandat consécutif. Il est au coude à coude avec un parti du centre, mais les sondages le donne favori pour former une coalition.

 

 

 

Racisme et sécurité au coeur de la campagne

Pourtant, dans le pays, la droite identitaire monte en puissance. Dans la banlieue de Tel Aviv, c'est dans une ambiance de bal populaire qu'est accueilli le candidat du parti d’ultra droite identitaire Force juive. Le parti puise ses racines dans un parti raciste interdit dans les années 1980.

 

 

À la tribune, son candidat Itamar Ben Gvir parle de la menace des Arabes d’Israël sur l’identité juive.

 

 

Tout à l’heure, j’étais dans une ville mixte, avec des juifs et des arabes. J’ai rencontré des juifs pieux, des juifs respectables. Ils m’ont raconté qu’ils sont menacés, qu’ils souffrent des attaques contre leurs voitures qui sont brûlées, et la police ne vient pas pour les défendre.Itamar Ben Gvir à franceinfo

 

 

Dans le centre de Tel Aviv, La nouvelle droite, autre parti d’extrême droite aux élections, appartient au gouvernement sortant. Son programme, très sécuritaire, fait de Gaza son cœur de la cible. "L’occupation, c’est la sécurité", dit la candidate Caroline Glick : "À cause de notre retrait de Gaza et du Liban, on sait maintenant que quand on n'est pas sur place, on crée un vide, et il est toujours rempli par nos ennemis. On nous avait dit qu’en quittant Gaza, ça allait être Singapour, et au lieu de cela, c’est devenu l’Afghanistan de la Méditerranée. On est parti, et c’est juste devenu un territoire contrôlé par les terroristes."

 

 

 

Une campagne radicale sur les réseaux sociaux

Pendant des semaines, la campagne électorale a été radicale, agressive, essentiellement alimentée sur les réseaux sociaux. On a pu voir l'extrême droite tester sa créativité en attaquant en chanson la Cour suprême, ou le Likoud donner des coups à son principal opposant Benny Gantz en questionnant sa santé mentale sur un montage vidéo d’une de ses interviews.

 

 

"Ils [les députés] sont tous sur les réseaux sociaux", lâche Meir Masri, politologue et ancien porte-parole du parti travailliste. "En 2015, une moitié des candidats à la députation n’était pas sur les réseaux sociaux, en tout cas pas de façon massive.  Aujourd’hui, ils ont tous des pages, c’est assez nouveau."

 

 

On s’attaque beaucoup plus aux personnes parce qu’on est incapable de s’attaquer aux idées comme on le faisait auparavant, parce qu’il y a moins d’idées, tout simplement. Il y a moins de fond. Meir Masri, politologue à franceinfo

 

 

 

"'Bibi', on ne le remplace pas"

Dans cette élection, le Premier ministre joue sa carrière politique, menacé par les affaires. C’est un des éléments qui explique la droitisation de la campagne. À Asdod, l'un des fiefs de son parti le Likoud, les électeurs semblent vouloir faire corps avec lui : "Un leader comme ça, il n’y en a qu’un par génération. Il a l’expérience, il est respecté dans le monde entier. Tout le monde est remplaçable, mais quand on a quelqu’un comme "Bibi", on ne le remplace pas. Sur les affaires, rien n’a été prouvé. De toute façon, Nétanyahou est un homme riche, il n’a pas besoin de voler." 

 

 

Dans le sillon de la droite dure, cette campagne a délaissé les débats sur l’état de la société. Morgan vit en Israël depuis deux ans. Pour lui, la sécurité a tout emporté sur son passage : "Il y a énormément de pauvres en Israël. Il y a des écarts de revenus impressionnants. Il y a des gens qui n’ont pas de dents ici, qui n’ont pas de travail, qui sont dans la rue. Malheureusement, encore une fois, la sécurité prend le pas sur le sujet de la vie quotidienne des gens."

 

 

D’après les dernières intentions de votes, quatre listes d’extrême droite pourraient entrer au Parlement. Elles sont pour l’instant les partenaires naturels du Likoud qui pourrait aussi s’allier aux ultraorthodoxes.

 


09/04/2019
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