L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

CONFLIT ISRAELO-PALESTINIEN

Dans ce monde en pleine mouvance où les conflits ont hélas toujours été d'actualité, d'autres naissent encore aujourd'hui, comprenons pourquoi ?


Franceinfo - le mardi 17 septembre 2019

 

 

Benyamin Nétanyahou va-t-il rester au pouvoir ? Pourquoi les élections législatives en Israël s'annoncent cruciales

 

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Ce nouveau scrutin tient du référendum en faveur ou non du Premier ministre israélien, qui doit comparaître devant la justice pour des affaires de corruption

 

 

 

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Des affiches électorales du Likoud, le parti de Benyamin Nétanyahou, à Beer-Sheva (Israël), le 15 septembre 2019. (HAZEM BADER / AFP)

 

 

 

En cinq mois, c'est la deuxième fois qu'ils votent pour élire leurs députés. Quelque 6,4 millions d'électeurs israéliens sont appelés aux urnes, mardi 17 septembre, pour des législatives aux airs de référendum en faveur ou non du Premier ministre Benyamin Nétanyahou. S'il est réélu, le chef du gouvernement israélien a promis d'annexer la vallée du Jourdain, une bande de terre fertile qui représente un tiers de la Cisjordanie, ce territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967. Retour sur les enjeux de ce scrutin.

 

 

 

Parce que Nétanyahou peut perdre 

Dix ans que Benyamin Nétanyahou, surnommé "Bibi" en Israël, est au pouvoir. S'y maintiendra-t-il alors qu'il aura 70 ans en octobre ? Ce scrutin du 17 septembre est d'autant plus crucial qu'il intervient un mois avant la comparution du Premier ministre israélien devant la justice pour des affaires de "corruption", "d'abus de confiance" et de "malversations". Avec son épouse, le Premier ministre de l'Etat hébreu est notamment soupçonné d'avoir reçu pour un million de shekels (environ 250 000 euros) de cigares de luxe, bouteilles de champagne et bijoux de la part de richissimes personnalités, en échange de faveurs financières ou personnelles.

 

 

Sa manière de contre-attaquer consiste notamment à s'en prendre aux médias et aux journalistes qui le mettent en cause, explique Dominique Derda, le correspondant de France Télévisions au Proche-Orient.

 

 

 

 

 

 

Pour l'heure, le chef de file du Likoud (le parti de droite israélien) n'est pas inculpé, mais une victoire électorale pourrait permettre à ses alliés de voter une immunité. Son principal adversaire, l'ancien général Benny Gantz, insiste d'ailleurs sur la carte de la "probité" pour l'emporter face à Benyamin Nétanyahou.

 

 

 

Parce que le sort de la Cisjordanie est en jeu

A une semaine des législatives, le Premier ministre israélien a abattu sa dernière carte avec cette annonce choc : "Aujourd'hui, j'annonce mon intention d'instaurer la souveraineté israélienne sur la vallée du Jourdain." La vallée du Jourdain est une bande de terre fertile qui s'étire du sud du lac de Tibériade au nord de la mer Morte. Cette promesse d'annexion d'un tiers de la Cisjordanie est destinée à remobiliser l'électorat de droite et d'extrême droite, comme l'explique ce sujet de France 2 : 

 

 

 

 

 

 

"C'est un crime de guerre", a réagi le négociateur palestinien Saeb Erekat. "La communauté internationale doit garder la tête haute maintenant pour dire non et arrêter de considérer Israël comme un pays au-dessus des lois." La Turquie, la Jordanie et l'Arabie saoudite ont ainsi mis en garde Israël tandis que l'ONU a jugé que cette annexion "serait dévastatrice pour la possibilité de relancer les négociations, la paix régionale et l'essence même d'une solution à deux Etats".

 

 

Les Etats-Unis, eux, n'ont pas encore réagi. "Nétanyahou a fait de ses liens privilégiés avec Donald Trump l'un de ses principaux atouts, le président américain multipliant les offrandes diplomatiques à son 'ami Bibi', comme la reconnaissance de l'annexion du Golan par Israël quelques semaines avant le scrutin d'avril", souligne Libération. Nétanyahou annexerait-il pour autant une partie de la Cisjordanie s'il est réélu ? Certains bons connaisseurs du pays, comme l'ancien correspondant de France 2 Charles Enderlin, sont sceptiques.

 

 

 

 

 

 

Cette proposition s'inscrit dans un contexte de surenchère nationaliste où le camp de la paix semble totalement absent, note la revue The Conversation. Benny Gantz soigne, lui aussi, son image de faucon, et affirme vouloir conserver le contrôle militaire israélien sur la majeure partie de la Cisjordanie occupée.

 

 

 

Parce que des alliances vont devoir être nouées

Ces nouvelles législatives ont été convoquées après que Benyamin Nétanyahou n'a pas été en mesure de trouver une majorité absolue à la Knesset à l'issue des élections d'avril. Au-delà des résultats, c'est le jeu des alliances qui s'annonce donc déterminant. La question n'est pas tant de savoir qui aura le plus de sièges entre le Likoud de Nétanyahou et la formation centriste Kahol Lavan de Benny Gantz mais lequel des deux sera en mesure d'atteindre, avec ses alliés, le nombre de 61 députés, seuil de la majorité au Parlement israélien. En avril, le Likoud et Kahol Lavan avaient obtenu 35 sièges chacun.

 

 

Les sondages placent à nouveau les deux principaux partis israéliens au coude-à-coude, d'autant qu'il existe peu de divergences entre les deux camps concernant la lutte régionale contre l'Iran, par exemple, ou la stabilité de l'économie. Benyamin Nétanyahou et Benny Gantz s'opposent surtout sur les alliances pour obtenir la majorité : le premier mise sur un bloc de droite avec ses alliés de partis juifs ultra-orthodoxes ; le second, libéral sur les enjeux de société comme le mariage civil, sur une alliance de partis laïcs – de gauche et arabe. Yisrael Beitenou, la formation ultranationaliste de l'ex-ministre Avigdor Lieberman, pourrait donc se retrouver en position de "faiseur de roi".

 


17/09/2019
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Franceinfo - le lundi 12 août 2019

 

 

Jérusalem : des dizaines de blessés après des affrontements sur l'esplanade des Mosquées pendant les célébrations de l'Aïd-el-Kebir

 

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Le Croissant-Rouge palestinien a fait état de 61 blessés, dont une quinzaine ont été hospitalisés

 

 

 

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Des policiers israélien sur l'esplanade des Mosquées, le 11 août 2019, à Jérusalem.  (AHMAD GHARABLI / AFP)

 

 

 

Nouvelle journée de tension sur l'esplanade des Mosquées. Des affrontements entre policiers israéliens et fidèles musulmans ont éclaté, dimanche 11 août, sur ce haut lieu de tension à Jérusalem pendant les célébrations de l'Aïd-el-Kebir. Les heurts ont fait des dizaines de blessés, côté palestinien.

 

 

Au premier jour de l'Aïd-el-Kebir, la grande fête du calendrier musulman, les fidèles se sont réunis la mosquée Al-Aqsa, située au milieu de l'esplanade. Des centaines de Palestiniens ont alors commencé à scander en arabe : "par notre âme, par notre sang, nous nous sacrifions pour toi Al-Aqsa".

 

 

 

"C'est notre mosquée, c'est notre Aïd"

Des accrochages ont éclaté et les forces de l'ordre, qui contrôlent l'accès de l'esplanade, ont utilisé des grenades assourdissantes pour disperser les manifestants. Ces derniers ont répondu par des jets des projectiles, selon un journaliste de l'AFP sur place. "C'est notre mosquée, c'est notre Aïd, mais l'armée est arrivée et elle a commencé à frapper et à lancer des grenades assourdissantes", a affirmé l'un d'entre eux, Assia Abou Snineh, âgé de 32 ans.

 

 

Le Croissant-Rouge palestinien a fait état 61 blessés, dont une quinzaine ont été hospitalisés. La police a dénombré quatre blessés dans ses rangs et a procédé de sept arrestations.

 

 

 

Une fête juive en parallèle

Dans ce contexte de tensions prévisible, la police a dans un premier temps bloqué l'accès du site aux juifs qui commémorent eux aussi une importante fête religieuse : Ticha Beav. Mais, après des critiques, elle a rouvert la seule porte d'entrée que les croyants peuvent emprunter pour accéder au site. Les juifs sont autorisés à s'y rendre pendant des heures précises mais pas à y prier afin d'éviter d'attiser les tensions.

 

 

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré avoir décidé à l'avance d'autoriser les juifs à y entrer "en consultation avec les corps de sécurité". "La question n'était pas de savoir s'ils pourraient y aller mais de trouver la meilleure manière de le faire pour assurer la sécurité publique et c'est ce que nous avons fait", a-t-il déclaré dans une vidéo postée sur Whatsapp.

 


12/08/2019
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Franceinfo - le jeudi 13 juin 2019

 

 

Gaza : raid israélien contre une position du Hamas après un tir de roquette

 

 

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Ce nouvel accrochage entre Israël et le Hamas n'a pas fait de victimes

 

 

 

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L'armée israélienne affirme, jeudi 13 juin, avoir mené un raid contre une position du mouvement islamiste Hamas au pouvoir à Gaza, après le tir d'une roquette contre Israël depuis l'enclave palestinienne. Des avions de combat ont attaqué une "infrastructure souterraine" dans une base militaire du Hamas dans le sud de la bande de Gaza, a indiqué l'armée dans un communiqué.

 

 

Plus tôt dans la nuit de mercredi à jeudi, l'armée avait annoncé avoir intercepté une roquette lancée contre le territoire israélien depuis la bande de Gaza, contrôlée par le mouvement islamiste. Le tir de roquette et le raid israélien n'ont pas fait de victimes, selon l'armée et une source de sécurité palestinienne.

 

 

 

Fermeture de la zone maritime de Gaza

Il s'agit du premier tir de roquette depuis Gaza depuis une flambée de violences début mai au cours de laquelle des centaines de roquettes avaient été lancées contre Israël, tuant quatre Israéliens. Les représailles aériennes israéliennes avaient fait 25 morts palestiniens.

 

 

Mercredi soir, l'armée israélienne a annoncé la fermeture de la zone maritime de la bande de Gaza, empêchant ainsi les pêcheurs de sortir en mer, suite à l'envoi de nouveaux ballons incendiaires depuis l'enclave palestinienne vers Israël. Israël avait déjà réduit mardi à six milles nautiques la zone de pêche autorisée à Gaza pour la seconde fois en une semaine en réaction à l'envoi de ces ballons.

 


13/06/2019
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Franceinfo - le lundi 6 mai 2019

 

 

Les Palestiniens annoncent un cessez-le-feu à Gaza après la plus grave flambée de violence depuis 2014

 

 

 

Israël, qui se garde généralement de corroborer de telles trêves, n'a pas confirmé cette annonce

 

 

 

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De la fumée s'échappe de la ville de Gaza, le 5 mai 2019, après un bombardement israélien dans l'enclave palestinienne.  (MUSTAFA HASSONA / ANADOLU AGENCY)

 

 

 

Vers un apaisement des tensions ? Les Palestiniens ont accepté un cessez-le-feu dans la bande de Gaza, ont indiqué trois responsables égyptien et palestiniens dans la nuit du dimanche 5 au lundi 6 mai, après un grave accès de violences de deux jours qui a réveillé le spectre de la guerre dans l'enclave. Israël, qui se garde généralement de corroborer de telles trêves, n'a pas confirmé ce cessez-le-feu.

 

 

Mais alors qu'approche le début du mois sacré du ramadan, les tirs de roquettes palestiniennes et les frappes de représailles israéliennes, qui secouaient depuis samedi la bande de Gaza et les villes israéliennes riveraines de l'enclave, ont effectivement cessé avant la levée du jour, à l'heure du cessez-le-feu indiquée par les responsables.

 

 

L'Egypte, intermédiaire traditionnel entre Palestiniens et Israël à Gaza, a forgé un accord de cessation des hostilités entré en vigueur à 04h30, ont déclaré sous couvert d'anonymat un responsable du mouvement islamiste Hamas, au pouvoir à Gaza, et un autre responsable du Jihad islamique, deuxième force dans le territoire et autre ennemi juré d'Israël. Un responsable égyptien a confirmé sous le couvert de l'anonymat la conclusion d'un accord. Une porte-parole de l'armée israélienne a décliné tout commentaire. 

 

 

 

Quatre Israéliens et 23 Palestiniens tués en deux jours

La bande de Gaza et les villes israéliennes frontalières avec l'enclave ont été le théâtre pendant deux jours de la plus grave flambée de violences depuis la guerre de 2014, faisant redouter un quatrième conflit entre les parties depuis 2008. 

 

 

Quelque 690 roquettes ont été tirées par le Hamas et le Jihad islamique depuis samedi de Gaza, dont plus de 500 ont atteint le territoire israélien, et au moins 35 sont tombées dans des zones urbaines, selon un décompte de l'armée israélienne. L'aviation et l'artillerie israéliennes ont en retour frappé plus de 350 objectifs du Hamas et du Jihad islamique à travers l'enclave palestinienne, visant des combattants des groupes armés, des ateliers de fabrication de roquettes, des entrepôts d'armes, des positions et des bases militaires ainsi qu'un tunnel du Jihad islamique débouchant en Israël ou encore des immeubles abritant des bureaux du Hamas.

 

 

Ces 48 heures de tensions ont tué quatre personnes côté israélien et 23 Palestiniens. Sur les 19 Palestiniens tués au cours de la seule journée de dimanche, neuf ont été identifiés comme des combattants du Hamas et du Jihad islamique.

 

 

Selon le responsable du Jihad islamique, l'accord trouvé dans la nuit prévoit des mesures quant aux zones de pêche gazaouies en Méditerranée, ainsi qu'une amélioration de l'approvisionnement en électricité et en combustible dans l'étroite enclave de deux millions de Palestiniens. La bande de Gaza est durement éprouvée par les guerres, la pauvreté et le blocus imposé par Israël depuis plus de dix ans, afin de contenir le Hamas.

 


07/05/2019
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Franceinfo - le 8 avril 2019

 

 

Elections législatives en Israël : une campagne radicale et agressive liée à la montée de la droite religieuse et identitaire

 

 

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Edité par Pauline Pennanec'hEtienne MoninfranceinfoRadio France

 

 

 

Les élections législatives israéliennes ont lieu mardi dans un climat de forte tension et de radicalisation à droite. Malgré la place de favori de Benyamin Nétanyahu, la droite religieuse et identitaire pourrait sensiblement progresser

 

 

 

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Un homme passe devant des affiches de campagne électorale portant les portraits du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche), chef du parti Likoud, et du général israélien à la retraite Benny Gantz (à droite), l'un des chefs du parti politique bleu et blanc (Kahol Lavan), à Tel-Aviv le 3 avril 2019. (JACK GUEZ / AFP)

 

 

 

En Israël, 6,3 millions d'électeurs sont appelés aux urnes pour choisir leur prochain Premier ministre, mardi 9 avril. L'actuel chef du gouvernement, tête de liste du parti Likoud, Benyamin Nétanyahou, aux commandes depuis 2009, brigue un quatrième mandat consécutif. Il est au coude à coude avec un parti du centre, mais les sondages le donne favori pour former une coalition.

 

 

 

Racisme et sécurité au coeur de la campagne

Pourtant, dans le pays, la droite identitaire monte en puissance. Dans la banlieue de Tel Aviv, c'est dans une ambiance de bal populaire qu'est accueilli le candidat du parti d’ultra droite identitaire Force juive. Le parti puise ses racines dans un parti raciste interdit dans les années 1980.

 

 

À la tribune, son candidat Itamar Ben Gvir parle de la menace des Arabes d’Israël sur l’identité juive.

 

 

Tout à l’heure, j’étais dans une ville mixte, avec des juifs et des arabes. J’ai rencontré des juifs pieux, des juifs respectables. Ils m’ont raconté qu’ils sont menacés, qu’ils souffrent des attaques contre leurs voitures qui sont brûlées, et la police ne vient pas pour les défendre.Itamar Ben Gvir à franceinfo

 

 

Dans le centre de Tel Aviv, La nouvelle droite, autre parti d’extrême droite aux élections, appartient au gouvernement sortant. Son programme, très sécuritaire, fait de Gaza son cœur de la cible. "L’occupation, c’est la sécurité", dit la candidate Caroline Glick : "À cause de notre retrait de Gaza et du Liban, on sait maintenant que quand on n'est pas sur place, on crée un vide, et il est toujours rempli par nos ennemis. On nous avait dit qu’en quittant Gaza, ça allait être Singapour, et au lieu de cela, c’est devenu l’Afghanistan de la Méditerranée. On est parti, et c’est juste devenu un territoire contrôlé par les terroristes."

 

 

 

Une campagne radicale sur les réseaux sociaux

Pendant des semaines, la campagne électorale a été radicale, agressive, essentiellement alimentée sur les réseaux sociaux. On a pu voir l'extrême droite tester sa créativité en attaquant en chanson la Cour suprême, ou le Likoud donner des coups à son principal opposant Benny Gantz en questionnant sa santé mentale sur un montage vidéo d’une de ses interviews.

 

 

"Ils [les députés] sont tous sur les réseaux sociaux", lâche Meir Masri, politologue et ancien porte-parole du parti travailliste. "En 2015, une moitié des candidats à la députation n’était pas sur les réseaux sociaux, en tout cas pas de façon massive.  Aujourd’hui, ils ont tous des pages, c’est assez nouveau."

 

 

On s’attaque beaucoup plus aux personnes parce qu’on est incapable de s’attaquer aux idées comme on le faisait auparavant, parce qu’il y a moins d’idées, tout simplement. Il y a moins de fond. Meir Masri, politologue à franceinfo

 

 

 

"'Bibi', on ne le remplace pas"

Dans cette élection, le Premier ministre joue sa carrière politique, menacé par les affaires. C’est un des éléments qui explique la droitisation de la campagne. À Asdod, l'un des fiefs de son parti le Likoud, les électeurs semblent vouloir faire corps avec lui : "Un leader comme ça, il n’y en a qu’un par génération. Il a l’expérience, il est respecté dans le monde entier. Tout le monde est remplaçable, mais quand on a quelqu’un comme "Bibi", on ne le remplace pas. Sur les affaires, rien n’a été prouvé. De toute façon, Nétanyahou est un homme riche, il n’a pas besoin de voler." 

 

 

Dans le sillon de la droite dure, cette campagne a délaissé les débats sur l’état de la société. Morgan vit en Israël depuis deux ans. Pour lui, la sécurité a tout emporté sur son passage : "Il y a énormément de pauvres en Israël. Il y a des écarts de revenus impressionnants. Il y a des gens qui n’ont pas de dents ici, qui n’ont pas de travail, qui sont dans la rue. Malheureusement, encore une fois, la sécurité prend le pas sur le sujet de la vie quotidienne des gens."

 

 

D’après les dernières intentions de votes, quatre listes d’extrême droite pourraient entrer au Parlement. Elles sont pour l’instant les partenaires naturels du Likoud qui pourrait aussi s’allier aux ultraorthodoxes.

 


09/04/2019
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Franceinfo - le lundi 24 décembre 2018

 

 

Israël : des élections législatives anticipées se tiendront dès le mois d'avril

 

 

 

Le Premier ministre Benyamin Nétanyahou, qui a provoqué la dissolution du Parlement, espère ainsi prendre de vitesse la justice (et renforcer sa légitimité)

 

 

 

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 Le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, le 24 décembre 2018, à Jérusalem. (MARC ISRAEL SELLEM / AFP)

 

 

Tous les partis de la coalition au pouvoir sont d’accord : il y aura des élections législatives anticipées en Israël au mois d'avril 2019. Confirmation donnée, lundi 24 décembre, par le porte-parole du Likoud, le parti de droite du Premier ministre Benyamin Nétanyahou.

 

 

Ce scrutin devait normalement se tenir en novembre 2019, mais la décision de dissoudre le Parlement a précipité. Elle a été prise par esprit "de responsabilité en matière budgétaire" et pour l'intérêt de la Nation, peut-on lire dans un communiqué commun à l'ensemble des partis de la majorité, dont le Likoud.

 

 

A la tête du gouvernement considéré comme le plus à droite de l'histoire d'Israël, le Premier ministre sortant a déjà assuré qu'il comptait garder le cap. "La coalition actuelle constitue le coeur de la prochaine coalition (...). Nous allons demander un mandat clair aux électeurs pour continuer à diriger le pays avec notre politique", a-t-il affirmé lors d'une réunion des députés de son parti au Parlement.

 

 

 

Affaires de "corruption" 

En poste depuis près de dix ans, après un premier mandat dans les années 1990, Benjamin Netanyahou éprouve actuellement les plus grandes difficultés à faire voter une loi sur la conscription des ultra-orthodoxes juifs dans l'armée, à laquelle s'opposent deux partis religieux de la majorité. La Cour suprême a fixé au 15 janvier la date limite pour le vote de cette loi dont l'adoption a déjà été reportée à deux reprises.

 

 

Le Premier ministre est par ailleurs menacé d'être inculpé pour "corruption" dans trois affaires, à la suite d'une recommandation de la police en ce sens. Le procureur général Avishai Mandeblit a annoncé qu'il prendrait une décision finale sur ces dossiers en 2019.

 

 

En provoquant des élections anticipées, Benjamin Netanyahou espère, selon des commentateurs, prendre de vitesse la justice et renforcer sa légitimité par une victoire électorale que tous les récents sondages lui prédisent.

 


25/12/2018
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Franceinfo - le mercredi 14 novembre 2018

 

 

Israël : le ministre de la Défense annonce sa démission après le cessez-le-feu à Gaza, le Hamas se félicite d'une "victoire"

 

 

Le ministre ultranationaliste Avigdor Lieberman dénonce l'accord indirectement conclu par Israël avec le mouvement islamiste palestinien Hamas, accord qu'il qualifie de "capitulation devant le terrorisme"

 

 

 

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Le ministre de la Défense Avigdor Lieberman le 27 septembre 2018 sur le plateau du Golan côté Israël, à la frontière avec la Syrie. (JALAA MAREY / AFP)

 

 

 

Il a dénoncé devant la presse une "capitulation devant le terrorisme". Le ministre de la Défense israélien, Avigdor Lieberman, a annoncé à la télévision, mercredi 14 novembre, sa démission du gouvernement de Benyamin Nétanyahou. "L'Etat achète le calme à court terme au prix de graves dommages à long terme pour la sécurité nationale", a-t-il déclaré.

 

 

Le ministre ultranationaliste a pris sa décision au lendemain d'un accord indirectement conclu par Israël avec les groupes palestiniens (notamment le mouvement islamiste Hamas) sur un cessez-le-feu dans la bande de Gaza. Le calme est revenu mardi soir à la frontière entre la bande de Gaza et Israël, après deux jours d'échanges de tirs les plus violents depuis l'opération Bordure protectrice en 2014. Le cessez-le-feu a été conclu après une médiation égyptienne.

 

 

 

Un appel à des élections anticipées

Avigdor Lieberman appelle également à des élections anticipées. Cet appel jette l'incertitude sur l'avenir du gouvernement en place depuis 2015, considéré comme le plus à droite de l'histoire d'Israël. "Nous devons nous entendre sur une date pour des élections le plus tôt possible", a-t-il dit, alors que l'échéance de la mandature est actuellement fixée à novembre 2019. 

 

 

Le ministre démissionnaire a aussi critiqué la décision du gouvernement de permettre le transfert de dollars qataris dans la bande de Gaza, principalement pour payer les salaires des fonctionnaires du mouvement islamiste palestinien Hamas.

 

 

 

"Une victoire politique pour Gaza"

Le mouvement islamiste Hamas, qui dirige sans partage la bande de Gaza, et les autres groupes palestiniens, ont indiqué qu'ils respecteraient le cessez-le-feu "aussi longtemps que l'ennemi sioniste le respectera". Cette démission est "une victoire politique pour Gaza qui a réussi, par sa résistance, à ébranler la scène politique" israélienne, s'est félicité dans la foulée le Hamas, au pouvoir dans l'enclave.

 

 

Après l'annonce du cessez-le-feu, des milliers de Gazaouis ont participé à des manifestations de joie pour proclamer la "victoire sur Israël". Un contraste frappant avec la situation de l'autre côté de la frontière. Nombre d'Israéliens de la "périphérie" soumise aux tirs de roquettes ont en effet exprimé dans la rue et sur les réseaux sociaux leur ressentiment contre un gouvernement qui devrait, à leurs yeux, frapper plus fort les groupes palestiniens.

 


16/11/2018
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Franceinfo - le lundi 12 novembre 2018 - mis à jour le mardi 13 novembre

 

 

Bande de Gaza : trois Palestiniens tués par des frappes israéliennes en réponse à des tirs de roquettes du Hamas

 

 

 

La situation s'est rapidement embrasée dans ce territoire enclavé

 

 

 

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Des frappes aériennes de l'armée israélienne visent Rafah, dans la bande de Gaza, où l'on voit un panache de fumée s'élever dans le ciel, le 12 novembre 2018. (SAID KHATIB / AFP)

 

 

 

Nouvel accès de fièvre dans la bande de Gaza. De nombreuses roquettes ont été tirées par le Hamas en direction d'Israël, lundi 12 novembre, et l'une d'elles a touché un bus israélien. En réponse, Tsahal a mené des frappes aériennes contre l'enclave palestinienne, faisant trois morts, selon le ministère de la Santé gazaoui. 

 

 

Un porte-parole de l'armée israélienne a évoqué des tirs "massifs" de roquettes, puis de "plus de 80 roquettes" visant l'Etat hébreu. Peu après, le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, a revendiqué les tirs de "dizaines de roquettes" vers Israël. Le mouvement islamiste affirme qu'il a riposté à la mort de sept de ses combattants, tués dimanche lors d'un affrontement avec l'armée israélienne.

 

 

 

Benjamin Nétanyahou rentre de Paris

"Les avions de combat israéliens ont commencé à frapper des cibles terroristes à travers la bande de Gaza", a annoncé Tsahal. Ces frappes aériennes ont notamment visé la ville de Rafah, où un panache de fumée s'est élevé dans le ciel. Signe de l'importance de l'événement, le Premier ministre Benjamin Nétanyahou est revenu prématurément de Paris. Il s'était rendu en France pour prendre part aux commémorations du centenaire de l'armistice de la Première Guerre mondiale.

 


15/11/2018
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Franceinfo - le samedi 14 juillet 2018

 

 

Israël-Palestine : nouveaux raids israéliens sur Gaza en réponse à des tirs palestiniens

 

 

Depuis fin mars, la frontière entre Gaza et Israël est le lieu de manifestations contre le blocus israélien et pour le "droit au retour" des Palestiniens. Au moins 141 Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens depuis le début de cette contestation

 

 

 

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De la fumée s'échappe des immeubles à Gaza City après des frappes israéliennes, le 14 juillet 2018. (MAHMUD HAMS / AFP)

 

 

 

Israël a mené une nouvelle série de frappes aériennes dans la bande de Gaza, samedi 14 juillet dans l'après-midi, après une confrontation dans la nuit avec le mouvement islamiste Hamas. Deux adolescents palestiniens de 15 et 16 ans ont été tués, a indiqué le ministère de la Santé dans l'enclave palestinienne.

 

 

Ces raids interviennent au lendemain d'affrontements à la frontière entre Israël et l'enclave, où deux Palestiniens avaient été déjà tués et plus de 200 blessés par les forces israéliennes. Un soldat israélien a été également blessé lors de ces affrontements. Selon le lieutenant-colonel Jonathan Conricus, porte-parole de l'armée israélienne, les raids de samedi après-midi sont "la plus importante opération" de l'armée de l'air dans la bande de Gaza, depuis la guerre de 2014.

 

 

Au moins 141 Palestiniens ont été tués en quatre mois

 

Quarante cibles ont été touchées, dont deux tunnels et un quartier général du Hamas dans le nord de l'enclave palestinienne, d'après Jonathan Conricus. "Le Hamas a dépassé la limite avec sa soi-disant 'Marche du retour' qui consiste dans les faits en des actes de violence, des attaques contre la clôture de sécurité, des tirs de roquettes contre le territoire israélien et des lancements de ballons et cerfs-volants incendiaires", a par ailleurs averti le porte-parole militaire.

 

 

Depuis le 30 mars, la frontière entre la bande de Gaza et Israël est le théâtre de manifestations contre le strict blocus israélien et pour le "droit au retour" des Palestiniens chassés de leurs terres ou qui ont fui à la création d'Israël en 1948. Au moins 141 Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens et plus de 4 000 blessés par balle depuis le début de ces manifestations. Aucun Israélien n'a été tué.

 


15/07/2018
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Franceinfo - le lundi 14 mai 2018

 

 

DIRECT. Gaza : Emmanuel Macron condamne "les violences des forces armées israéliennes contre les manifestants"

 

 

 

 

 

L'armée israélienne a tué des dizaines de Palestiniens lors de manifestations et de heurts contre le transfert à Jérusalem de l'ambassade des Etats-Unis en Israël

 

 

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Des manifestants palestiniens dans la bande de Gaza le 14 mai 2018. (MHMED ALI / CROWDSPARK / AFP)
 

 

 

Ce qu'il faut savoir

 

La journée du lundi 14 mai est symbolique à plus d'un titre au Proche-Orient. L'Etat hébreu célèbre son 70e anniversaire et l'administration Trump inaugure la nouvelle ambassade américaine, transférée de Tel-Aviv à Jérusalem. En retour, des milliers de Palestiniens ont manifesté dans la bande de Gaza. Des heurts ont éclaté dès le matin, et des dizaines de personnes ont été tuées par les soldats israéliens à la frontière.

 

 

Lors d'un entretien avec le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, le président de la République, Emmanuel Macron, a fait part de la vive préoccupation de la France sur la situation à Gaza, à Jérusalem et dans les villes palestiniennes. Il a condamné "les violences des forces armées israéliennes contre les manifestants".

 

 

Cinquante-deux morts dans la bande de Gaza : c'est le dernier bilan du ministère de la Santé local, établi à 18 heures. Parmi les Palestiniens tués, huit enfants de moins de 16 ans ont été recensés, selon l'ambassadeur palestinien à l'ONU. C'est la journée la plus meurtrière du conflit israélo-palestinien depuis la guerre de 2014 dans l'enclave sous blocus.

 

 

 La nouvelle ambassade américaine à Jérusalem a ouvert lundi ses portes dans les murs du consulat américain. Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a réaffirmé à cette occasion l'engagement des Etats-Unis pour une "paix globale et durable entre Israël et les Palestiniens", sans évoquer les événements sanglants de la journée. Le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu a lui remercié Donald Trump, qui a "écrit l'Histoire".

 

 

Le président de l'Autorité palestinienne dénonce un "massacre". "Les Etats-Unis ne sont plus un médiateur au Moyen-Orient", a aussi déclaré Mahmoud Abbas. Il a annoncé trois jours de deuil dans les Territoires palestiniens et une grève générale mardi. Peu après, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a défendu l'usage de la force par le droit de son pays à protéger ses frontières contre l'organisation "terroriste" Hamas.

 

 

 De nombreuses réactions dans le monde. La Turquie a estimé que les Etats-Unis partageaient la responsabilité du "massacre". Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, s'est dit "particulièrement inquiet". L'Afrique du Sud a rappelé son ambassadeur en Israël. Tandis que le Koweït a demandé la tenue mardi d'une réunion publique du Conseil de sécurité sur la situation au Proche-Orient.

 


05/06/2018
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Franceinfo - le

 

 

Jérusalem reconnue capitale d'Israël : mort d'un deuxième Palestinien dans des heurts à Gaza

 

 

Le Hamas a appelé, jeudi, à une "nouvelle Intifada" pour protester contre la recon- naissance de Jérusalem comme capitale d'Israël par Donald Trump

 

 

Un deuxième palestinien est mort ans des heurts à Gaza, vendredi 8 décembre, après la décision de Donald Trump de reconnaître unilatéralement Jérusalem comme capitale d'Israël. L'ONU est "particulièrement inquiète des risques d'une escalade violente" après la décision du président américain, a affirmé au Conseil de sécurité Nickolay Mladenov, coordonnateur spécial des Nations unies pour le processus de paix au Proche-Orient.

 

 

 

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Des Palestiniens s'opposent aux forces de sécurité israéliennes, à Ramallah, le 8 décembre 2017. (ABBAS MOMANI / AFP)

 

 

 

 Deux Palestinien tués. Un manifestant palestinien a été tué par des tirs de l'armée israélienne, vendredi, dans la bande de Gaza alors qu'il participait à des manifestations, a indiqué le ministère gazaoui de la Santé. Un second est mort dans la soirée. Plus d'une vingtaine de Palestiniens ont été blessés, jeudi, par des balles en caoutchouc ou réelles lors de heurts avec l'armée israélienne.

 

 

Inquiétude de l'ONU. "Jérusalem est la question la plus complexe" à résoudre dans le conflit israélo-palestinien, a déclaré, Nickolay Mladenov, coordonnateur spécial des Nations unies pour le processus de paix au Proche-Orient, évoquant le "symbole de la foi chrétienne, juive et musulmane" que cette ville représente.

 

 

Des troupes supplémentaires ont été déployées côté israélien, en prévision d'une potentielle escalade de la violence.

 


13/12/2017
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Franceinfo - mis à jour le 7 décembre 2017

 

 

La communauté internationale contre la décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme la capitale d'Israël

 

"Les missions de Bolivie, d'Egypte, de France, d'Italie, du Sénégal, de Suède, du Royaume-Uni et d'Uruguay", ont, mercredi soir, demandé cette réunion

 

 

Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunira en urgence vendredi matin après la décision de Donald Trump de reconnaître "officiellement Jérusalem comme capitale d'Israël", a annoncé la présidence japonaise de l'instance, dans la nuit du mercredi 6 décembre au jeudi 7 décembre.

 

 

Le Premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou a salué un "jour historique", après la déclaration de Donald Trump, assurant que cela ne changerait rien en ce qui concerne les lieux saints des trois grandes religions monothéistes à Jérusalem. Mais mis à part le gouvernement israélien, cette décision a été vivement critiquée par la communauté internationale. Franceinfo revient sur les principales réactions.

 

 

>> Suivez dans notre direct les réactions après la décision de Donald Trump de  reconnaître "officiellement Jérusalem comme capitale d'Israël"

 

 

 

 

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L'ONU se dit "contre toute mesure unilatérale"

 

Huit pays ont demandé une réunion d'urgence du Conseil de sécurité. "Les missions de Bolivie, d'Egypte, de France, d'Italie, du Sénégal, de Suède, du Royaume-Uni et d'Uruguay demandent à la présidence" japonaise du Conseil de sécurité "d'organiser une réunion d'urgence du Conseil, avec un exposé du secrétaire général, avant la fin de la semaine", indique un communiqué de la mission suédoise. La présidence de l'instance a annoncé, peu après, que le Conseil se réunirait vendredi matin, en urgence.

 

 

Pour le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, le statut de Jérusalem ne peut être résolu que par une "négociation directe" entre Israéliens et Palestiniens. Il avoir toujours été "contre toute mesure unilatérale". "Il n'y a pas d'alternative à la solution de deux Etats" avec "Jérusalem comme capitale d'Israël et de la Palestine", a-t-il insisté.

 

 

 

L'Union européenne fait part de sa "sérieuse préoccupation"

 

Dans un communiqué, la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini a écrit : "L'Union européenne exprime sa sérieuse préoccupation à propos de l'annonce aujourd'hui du président des Etats-Unis Trump sur Jérusalem et les répercussions que cela peut avoir sur la perspective de paix."

 

 

 

Paris condamne une décision "regrettable"

 

 

"C'est une décision regrettable que la France n'approuve pas et qui contrevient au droit international et aux résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU", a réagi Emmanuel Macron, depuis l'Algérie. "Le statut de Jérusalem est une question de sécurité internationale qui concerne toute la communauté internationale. Je veux l'affirmer clairement, le statut de Jérusalem devra être déterminé par les Israéliens et les Palestiniens dans le cadre de négociations sous l'égide des Nations Unies", a-t-il poursuivi.

 

 

 

Berlin "ne soutient pas" cette décision

 

Le gouvernement allemand "ne soutient pas cette position car le statut de Jérusalem ne peut être négocié que dans le cadre d'une solution de deux Etats", a déclaré la chancelière, citée dans un tweet de son porte-parole Steffen Seibert. Le chef de la diplomatie allemande, Sigmar Gabriel, a dit redouter que cette décision ne conduise à une "nouvelle escalade dans le conflit entre Israël et les Palestiniens". Et d'ajouter : "Nous espérons que (nos) inquiétudes pourront être (...) calmées. Mais cette volte-face est déjà un gros problème."

 

 

 

Londres n'est "pas d'accord"

 

"Nous ne sommes pas d'accord avec la décision américaine de transférer son ambassade à Jérusalem et de reconnaître Jérusalem comme la capitale israélienne avant un accord final sur son statut", a déclaré la Première ministre britannique Theresa May dans un communiqué. Pour elle, cette décision n'est "d'aucune aide" pour les perspectives de paix dans la région.

 

 

 

Ankara critique une décision "irresponsable"

 

"Nous condamnons la déclaration irresponsable de l'administration américaine (...) cette décision est contraire au droit international et aux résolutions de l'ONU", a réagi le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu. Avant l'annonce de cette décision largement anticipée, le président turc Recep Tayyip Erdogan avait averti que la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël par Washington "ferait le jeu des groupes terroristes".

 

 

 

Pour le président palestinien, les Etats-Unis ne peuvent plus être médiateur

 

"Par ces décisions déplorables, les Etats-Unis sapent délibérément tous les efforts de paix et proclament qu'ils abandonnent le rôle de sponsor du processus de paix qu'ils ont joué au cours des dernières décennies", a déclaré Mahmoud Abbas sur la télévision palestinienne, déclarant que Jérusalem était "la capitale éternelle de l'Etat de Palestine".

 

 

 

Le Hamas estime que Trump "ouvre les portes de l'enfer"

 

C'est ce qu'a déclaré Ismaïl Radouane, un haut responsable du mouvement islamiste palestinien aussitôt après la déclaration de Donald Trump. Il a appelé les pays arabes et musulmans à "couper les liens économiques et politiques" avec les ambassades américaines, et à expulser les ambassadeurs américains.

 

 

 

Le pape exprime sa "profonde inquiétude"

 

"J'adresse un appel vibrant pour que tous s'engagent à respecter le statu quo de la ville, en conformité avec les résolutions pertinentes de l'ONU", a déclaré le pape François, qui a fait part de "profonde inquiétude". Le souverain pontife ne peut qu'accorder un intérêt tout particulier à la ville qui abrite les lieux les plus saints des trois grandes religions monothéistes, y compris le Saint-Sépulcre.

 


11/12/2017
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Franceinfo - Mise à jour le jeudi 7 décembre 2017

 

 

Jérusalem : huit pays demandent une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU après la décision de Donald Trump

 

 

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Vincent DanielFrance Télévisions

 

 

"Le moment est venu de reconnaître officiellement Jérusalem comme la capitale d'Israël", a déclaré le président américain, mercredi

 

 

Huit pays ont demandé, mercredi 6 décembre, une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU après la décision de Donald Trump de reconnaître unilatéralement Jérusalem comme capitale d'Israël. "Les missions de Bolivie, d'Egypte, de France, d'Italie, du Sénégal, de Suède, du Royaume-Uni et d'Uruguay demandent à la présidence" japonaise du Conseil de sécurité "d'organiser une réunion d'urgence du Conseil, avec un exposé du secrétaire général, avant la fin de la semaine", indique un communiqué de la mission suédoise. Suivez la situation dans notre direct.

 

 

Décision historique de Donald Trump. "Aujourd'hui, enfin, nous reconnaissons l'évidence, à savoir que Jérusalem est la capitale d'Israël", a martelé le président américain lors d'une brève allocution depuis la Maison Blanche, rompant avec des décennies de diplomatie américaine.

 

 

Emmanuel Macron condamne la décision. Pour le président français, ce qu'a déclaré Donald Trump "contrevient au droit international et aux résolutions du Conseil de sécurité de l'Onu""Le statut de Jérusalem est une question de sécurité internationale qui concerne toute le communauté internationale, le statut de Jérusalem devra être déterminé par les Israéliens et les Palestiniens dans le cadre de négociations sous l'égide des Nations unies", a poursuivi le chef de l'Etat.

 

 

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Le Conseil de sécurité de l'ONU, à New York (Etats-Unis), le 29 novembre 2017. (DREW ANGERER / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

 

 

 

Le Premier ministre israélien salue un "jour historique". Benyamin Nétanyahou a aussi affirmé que la décision du président américain ne changerait rien en ce qui concerne les lieux saints des trois grandes religions monothéistes à Jérusalem, affirmant l'engagement israélien à maintenir le "statu quo".

 

 

Pour le président palestinien, les Etats-Unis ne peuvent plus jouer leur rôle de médiateur. "Par ces décisions déplorables, les Etats-Unis sapent délibérément tous les efforts de paix et proclament qu'ils abandonnent le rôle de sponsor du processus de paix qu'ils ont joué au cours des dernières décennies", a déclaré Mahmoud Abbas.

 

 

Pour le Hamas, Trump "ouvre les portes de l'enfer". C'est ce qu'a déclaré Ismaïl Radouane, un haut responsable du mouvement islamiste palestinien aussitôt après la déclaration de Donald Trump. Il a appelé les pays arabes et musulmans à "couper les liens économiques et politiques" avec les ambassades américaines, et à expulser les ambassadeurs américains.

 


11/12/2017
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