L'AIR DU TEMPS

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ESPACE - AERONAUTIQUE

Traversons le ciel, allons voir au-delà..... Frayons-nous un chemin entre les étoiles et les galaxies et vagabondons de planètes en planètes. Osons un voyage spacial. N'est-il pas incroyable, à l'heure d'aujourd'hui, de pouvoir avoir des photos de l'espace comme celles de cette catégorie dues à la technologie et au savoir faire de l'Homme...


Franceinfo - le mercredi 27 mai 2020 - mis à jour le 31.05.2020

 

 

Pourquoi le vol habité de la capsule de SpaceX vers la Station internationale ouvre une nouvelle ère dans la conquête spatiale

 

 

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Julien Nguyen DangfranceinfoFrance Télévisions

 

 

 

Pour la première fois depuis l'arrêt de la navette spatiale américaine en 2011, deux astronautes s'élancent mercredi depuis la Floride pour rejoindre la Station spatiale internationale, en orbite terrestre. Leur vaisseau a été conçu par la société d'Elon Musk

 

 

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La fusée Falcon 9 surmontée de la capsule Crew Dragon de SpaceX, au Centre spatial Kennedy de la Nasa, en Floride (Etats-Unis), le 25 mai 2020. (AFP PHOTO / NASA / BILL INGALLS)

 

 

 

Il en faudra plus pour décourager les passionnés. Alors que l'épidémie de Covid-19 frappe les États-Unis, la Nasa a décidé de fermer par précaution le Centre spatial Kennedy (Floride) aux visiteurs. Jim Bridenstine, l'administrateur de l'agence, a même demandé au public de rester à la maison. Mais le shérif du comté de Brevard, où est situé le Centre, prévient le magazine Time "Je ne vais pas interdire aux Américains d'assister à un grand moment d'histoire." 

 

 

 

SpaceX @SpaceX
 

Falcon 9 and Crew Dragon are vertical on the launch pad

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Car distanciation physique ou non, ils devraient être nombreux à lever la tête depuis les plages de la côte floridienne, mercredi 27 mai après-midi (22h33 dans l'Hexagone) : pour la première fois depuis neuf ans, des astronautes américains décolleront depuis leur propre sol, direction la Station spatiale internationale. Et pour la première fois, l'agence spatiale américaine a choisi de miser sur le vaisseau d'une société privée : SpaceX. 

 

 

 

Un test pour la capsule Crew Dragon

La capsule Crew Dragon, développée par l'entreprise du fantasque Elon Musk, sera le nouveau moyen d'accès à l'ISS pour les astronautes américains. Un vaisseau au design futuriste, bourré d'équipements dernier cri. Les traditionnelles combinaisons pressurisées orange ont même été troquées pour des tenues au design épuré dessinées par un costumier d'Hollywood, habitué des blockbusters

 

 

Pour conduire ce premier vol de la capsule vers l'orbite terrestre, la Nasa a choisi deux vétérans des vols spatiaux : Douglas G. Hurley et Robert L. Behnken, 53 et 49 ans, auteurs de deux missions chacun à bord de l'ancienne navette spatiale américaine. Des pointures dans le domaine.

 

 

 

Les astronautes Douglas G. Hurley (à g.) et Robert L. Behnken (à dr.), vêtus de leurs combinaisons spatiales créées par SpaceX, au Centre spatial Kennedy (Floride, Etats-Unis), le 23 mai 2020.

Les astronautes Douglas G. Hurley (à g.) et Robert L. Behnken (à dr.), vêtus de leurs combinaisons spatiales créées par SpaceX, au Centre spatial Kennedy (Floride, Etats-Unis), le 23 mai 2020. (BILL INGALLS / NASA / AFP)



L'objectif ? Effectuer le premier test grandeur nature du vaisseau de SpaceX avec un équipage avant de lancer des vols réguliers vers l'orbite terrestre basse. Tous les capteurs de la fusée seront minutieusement observés depuis le sol pour ne rien laisser au hasard. 

 

 

Pour ce qui est du plan de vol, les astronautes Hurley et Behnken s'amarreront automatiquement à la Station spatiale internationale (ISS) environ dix-neuf heures après le décollage depuis l'ancien pas de tir des missions lunaires. Ils y épauleront les trois membres de l'équipage russo-américain dans leurs expériences scientifiques – la mission première de l'ISS –, avant de repartir vers la Terre dans leur capsule Crew Dragon, qui amerrira dans l'océan Atlantique avant la fin de l'été. Et si tous les voyants sont au vert, après cette mission test, une autre mission, la première dite "de routine", sera lancée avant la fin de l'année vers la station. 

 

 

 

Une collaboration entre la Nasa et le secteur privé

Cet appel au secteur privé n'est pas une première pour l'agence spatiale des Etats-Unis : jusqu'à son arrêt en 2011, la navette spatiale américaine faisait, par exemple, intervenir de grands noms du secteur aérospatial tels que Lockheed Martin ou Boeing. Et au total, la Nasa est aujourd'hui épaulée dans toutes ses activités par au moins 130 prestataires

 

 

Mais cette mission marque une nouvelle étape. Pour la première fois, la Nasa lance une capsule habitée conçue et opérée pour elle par une société privée. Le but : économiser de l'argent public en déléguant aux entreprises l'accès à l'orbite terrestre pour se concentrer sur l'exploration spatiale, avec la Lune et Mars en ligne de mire.

 

 

Tout comme le géant de l'aéronautique Boeing, SpaceX avait signé en 2014 un contrat de développement d'une capsule habitée souhaitée par l'agence américaine au sein du Crew Commercial Program (Programme commercial d'équipage), lancé en 2010 à la veille de la retraite de la navette spatiale américaine. Le cahier des charges ? Au moins quatre places à bord, une sécurité totale pour l'équipage, de l'espace attribué au fret, ou encore la possibilité de garder la capsule arrimée durant 210 jours à la Station spatiale internationale. Mais pour les détails techniques, la Nasa n'intervient pas. Space X a le champ libre.

 

 

 

Elon Musk (en noir), patron de SpaceX, en conférence de presse avec Jim Bridenstine (à g.), administrateur de la Nasa, et les astronautes Douglas Hurley et Robert Behnken, le 10 octobre 2019 dans les locaux de SpaceX, à Hawthorne (Californie, Etats-Unis).

Elon Musk (en noir), patron de SpaceX, en conférence de presse avec Jim Bridenstine (à g.), administrateur de la Nasa, et les astronautes Douglas Hurley et Robert Behnken, le 10 octobre 2019 dans les locaux de SpaceX, à Hawthorne (Californie, Etats-Unis). (PHILIP PACHECO / AFP)


 

La société a alors mis les bouchées doubles pour développer sa capsule... mais pas à partir de rien. Car la Crew Dragon d'Elon Musk s'inspire en grande partie de son vaisseau cargo Dragon, lui aussi exploité par la Nasa depuis 2012 pour ravitailler la station. Après un échec partiel, le CST-100 Starliner de Boeing, lui, devrait connaître son premier vol avec équipage en 2021, laissant à SpaceX la pole position. 

 

 

D'autant que la concurrence est rude dans le domaine des vols commerciaux : d'autres milliardaires, comme l'Américain Jeff Bezos (le patron d'Amazon) ou le Britannique Richard Branson, veulent faire de l'espace un business, non seulement vis-à-vis des agences spatiales, mais aussi du grand public. Richard Branson, le patron de Virgin Galactic, souhaite par exemple envoyer ses clients quelques minutes dans l'espace pour pas moins de 250 000 dollars.

 

 

Si la mission de ce mercredi 27 mai se déroule sans encombre, le pari d'Elon Musk, patron de Tesla et fondateur de PayPal, aura donc été une réussite. Un succès amplifié par une communication d'entreprise aux accents de science-fiction, à l'image de cette voiture Tesla envoyée dans l'espace en 2018 avec un mannequin à bord, ou de ces étages de fusées qui atterrissent, moteurs allumés, pour être réutilisés. 

 

 

"Elon Musk est moderne, il a permis d'attirer des jeunes qui voulaient un peu de peps. Quand il va sur le pas de tir avec une Tesla, eh bien tant mieux, ça peut les faire vibrer", se félicite Michel Tognini, ancien astronaute français. "Le coup de 'com' est un plus, mais l'important c'est de partir d'un point A à un point B en toute sécurité, souligne l'ancien chef du Centre des astronautes européens. Et, avec mon regard d'astronaute opérationnel et de technicien, je constate que c'est un moyen de transport très fiable."

 

 

 

Près de 30 millions de dollars d'économie

Le décollage de SpaceX est aussi un enjeu d'indépendance et de prestige national pour les Américains, contraints depuis neuf ans de voler à bord de vaisseaux russes, les seuls, avec les Chinois, à disposer de tels moyens de transport. Pour la Nasa, la capsule Crew Dragon est aussi un bon moyen de faire des économies. Car pour continuer à envoyer des astronautes en orbite, les États-Unis comptaient jusqu'ici sur les vaisseaux Soyouz russes, lancés depuis le cosmodrome historique de Baïkonour dans l'actuel Kazakhstan. Une collaboration coûteuse : le prix d'un siège de Soyouz coûtait cette année 86 millions de dollars au contribuable américain.

 

 

 

La capsule Crew Dragon et la fusée Falcon 9 de SpaceX en position horizontale, le 21 mai 2020, au Centre spatial Kennedy (Floride, Etats-Unis).

La capsule Crew Dragon et la fusée Falcon 9 de SpaceX en position horizontale, le 21 mai 2020, au Centre spatial Kennedy (Floride, Etats-Unis). (SPACEX / AFP)

 

 

 

En comparaison, une place à bord de Crew Dragon est estimée à 55 millions de dollars. Un gain considérable, quand la navette spatiale américaine, elle, revenait à 450 millions de dollars par mission. 

 

 

 

La Lune de nouveau dans le viseur

De quoi permettre à la Nasa de se concentrer sur le retour des astronautes sur le sol lunaire, foulé pour la dernière fois en 1972. Car avec le programme Artemis, le président Donald Trump souhaite le retour des Américains sur la Lune en 2024. Alors l'agence poursuit le développement de son nouveau vaisseau, Orion, et de son lanceur, le plus puissant jamais construit, baptisé Space Launch System (SLS). Toujours en collaboration avec des entreprises comme Boeing. 

 

 

"Mais la coopération continue", tient à souligner l'ancien astronaute français Jean-François Clervoy. "Des Russes voleront à bord des vaisseaux américains, et des Américains continueront à prendre les Soyouz russes pour qu'il y ait toujours un équipage international en orbite." Et le vaisseau de SpaceX arrimé à la station servira de canot de sauvetage pour tous, une tâche jusqu'ici dévolue aux seuls Soyouz.

Russes et Américains font enfin partie du consortium international qui devrait lancer, durant cette décennie, la première station en orbite lunaire, le Lunar Orbital Platform-Gateway. Les Etats-Unis ont donc de nouveau un accès indépendant à l'espace, mais la coopération ne s'arrête pas, loin de là. 

 

 

Le but, c'est qu'on puisse, dans dix ans ou même avant, faire coopérer les agences spatiales et qu'on puisse aller ensemble sur la Lune pour y planter un drapeau Terre.Michel Tognini à franceinfo

 

 

Côté européen, cette mission a une conséquence : Thomas Pesquet, qui avait rejoint la station orbitale grâce aux Russes, empruntera un vaisseau américain à la fin de l'année 2021. Le résultat d'accords signés en 1998 et qui imposent aux Américains de veiller au transport des Européens vers la Station spatiale internationale. Mais entre Boeing et SpaceX, le choix de la capsule n'a pas encore été finalisé. 

 


31/05/2020
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Franceinfo - le dimanche 31 mai 2020

 

 

SpaceX : la capsule Dragon, avec deux astronautes américains à bord, s'est amarrée à la Station spatiale internationale

 

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Robin PrudentPierre GodonFrance Télévisions

 

 

SpaceX est devenue samedi en Floride la première société privée à lancer des astronautes dans l'espace, un succès historique

 

 

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CE QU'IL FAUT SAVOIR

 

 

Ils auront volé pendant 18 heures. Après leur décollage réussi samedi 31 mai depuis le centre spatial Kennedy en Floride, les deux astronautes américains Bob Behnken et Doug Hurley ont amarré à la Station spatiale internationale (ISS) à 14h29 (16h29 heure française), dimanche. Leur capsule Crew Dragon s'est rapprochée de l'ISS, qui file à 27 000 km/h autour de la Terre, à un peu plus de 400 km au-dessus des océans, avant de s’arrêter à proximité, pour d’ultimes connexions et vérifications. Puis elle s'est amarrée automatiquement. Un évènement à suivre en direct.

 

 

 

Accueillis par trois astronautes sur place. Après l'ouverture de trois trappes, les deux hommes seront accueillis par les trois occupants actuels : l’Américain Chris Cassidy et les Russes Anatoli Ivanichine et Ivan Vagner. Une cérémonie de bienvenue doit être organisée. Leur mission pourrait durer jusqu'en août.

 

 

 

Un succès historique pour SpaceX. SpaceX est devenue samedi en Floride la première société privée à lancer des astronautes dans l'espace, un succès historique qui offre aux Etats-Unis un nouveau moyen de transport spatial, après neuf ans d'interruption. Ils ne dépendront plus des Russes pour accéder à l'espace.

 

 

 

Une ascension hypersonique.  Petit point brûlant s'évanouissant dans le ciel, la fusée Falcon-9 a propulsé les astronautes en dix minutes à 200 km au-dessus des océans. Leur ascension hypersonique a été retransmise en direct par des caméras à l'intérieur de leur capsule Crew Dragon.

 

 

 

Des allers-retours réguliers vers l'ISS. Les acheminements depuis la Floride redeviendront réguliers, avec quatre astronautes à bord. SpaceX entend aussi faire voyager des passagers privés en orbite, voire dans l'ISS, peut-être l'an prochain.

 


31/05/2020
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Franceinfo - le samedi 30 mai 2020 - mis à jour le 31.05.2020

 

 

SpaceX : revivez le décollage historique de la fusée Falcon-9 avec deux astronautes à bord

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

Les astronautes américains Bob Behnken et Doug Hurley se sont envolés samedi du centre spatial Kennedy en Floride

 

 

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Le deuxième essai a été le bon. Après une première tentative avortée mercredi, les astronautes américains Bob Behnken et Doug Hurley se sont envolés samedi 30 mai, du centre spatial Kennedy en Floride à bord d'une fusée SpaceX, première société privée à se voir confier par la Nasa la responsabilité d'acheminer ses précieux astronautes.

 

 

Profitant d'une éclaircie, la fusée Falcon-9 de la société fondée par Elon Musk a décollé à 15h22 (21h22 heure française) et placé en orbite sans encombre la capsule Crew Dragon une dizaine de minutes plus tard, pour son premier vol habité, et le premier lancé par les Etats-Unis depuis 2011.

 

 

 

Ils atteindront l'ISS dimanche après-midi

Après avoir accompli sa tâche d'arracher les deux hommes à la gravité terrestre, le premier étage de la fusée de 70 mètres s'est séparé comme prévu et est revenu se poser, à la verticale, sur une barge au large de la Floride - SpaceX est la seule société au monde à récupérer ainsi ses lanceurs.

 

 

Puis le second étage de Falcon 9 a placé Dragon sur la bonne orbite, en direction de la Station spatiale internationale, qui vole à plus de 400 km au-dessus des océans, à plus de 27 000 km/h. Ce faisant, une caméra a retransmis l'intérieur de la capsule en direct, montrant les deux hommes attachés dans leurs sièges pendant leur ascension supersonique.

 

 

"Séparation Dragon confirmée", a annoncé le directeur de lancement. "Félicitations (...) pour ce premier voyage habité pour Falcon 9, c'était incroyable", a réagi l'astronaute Doug Hurley, commandant du vaisseau alors que Dragon filait déjà à 27 000 km/h, à environ 200 km d'altitude. Les deux hommes atteindront l'ISS dimanche à 14h29 (16h29 heure française).

 

 

 

"De vrais génies", a réagi Donald Trump

Le président Donald Trump a assisté en personne au lancement à quelques kilomètres de distances. "De vrais génies, personne ne fait cela comme nous", a-t-il estimé, déclarant que les prouesses des Etats-Unis dans l'espace seraient "l'une des choses les plus importantes que nous ayons jamais faites".

 

 

Pour la première fois depuis neuf ans, les Américains ne dépendront plus des Russes pour accéder à l'espace: depuis 2011, les Soyouz étaient les seuls taxis spatiaux disponibles. Les acheminements depuis la Floride redeviendront réguliers, avec quatre astronautes à bord.

 


31/05/2020
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Franceinfo - le mercredi 27 mai 2020

 

 

Suivez le lancement du premier vol habité de la capsule de SpaceX vers la Station spatiale internationale

 

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Une nouvelle ère spatiale doit s'ouvrir mercredi, avec le lancement par la société SpaceX de deux astronautes de la Nasa dans l'espace, une capacité longtemps monopole d'une poignée d'Etats, et dont les Etats-Unis eux-mêmes étaient privés depuis neuf ans

 

 

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CE QU'IL FAUT SAVOIR

 

 

Le début d'une nouvelle ère spatiale ? La société SpaceX doit lancer, mercredi 27 mai, une capsule qui doit rejoindre la Station spatiale internationale avec, à bord, deux astronautes américains. Pour la première fois, la Nasa a choisi de miser sur le vaisseau d'une société privée. Suivez ce lancement dans notre direct.

 

 

Incertitude à cause de la météo. Le lancement doit avoir lieu depuis le centre spatial Kennedy, en Floride. Mais pluie et orages ont arrosé la côte et le Centre national des ouragans a annoncé la formation d'une tempête tropicale au large de la Caroline du Sud, plus au nord. Cela pourrait représenter un risque pour les astronautes en cas d'amerrissage d'urgence dans l'Atlantique après le décollage. Pour l'instant, le décollage reste prévu à 16h33 (20h33 GMT, soit 22h33 heure de Paris) sur le pas de lancement numéro 39A, d'où décollèrent Neil Armstrong et ses coéquipiers d'Apollo.

 

 

Quelle fusée ? Une fusée Falcon 9 de SpaceX, avec à son sommet la nouvelle capsule Crew Dragon, doit décoller. L'agence spatiale a payé plus de trois milliards de dollars pour que SpaceX conçoive, construise, teste et opère sa capsule, réutilisable, pour six futurs allers-retours spatiaux. Le développement a connu des retards, des explosions, des problèmes de parachutes, mais SpaceX a battu le géant Boeing, également payé pour fabriquer une capsule (Starliner), toujours pas prête.

 

 

Qui sont les deux astronautes à bord ? Robert L. Behnken et Douglas G. Hurley sont tous les deux d'anciens pilotes militaires, recrutés à la Nasa en même temps et mariés à des astronautes. Ils se sont rencontrés en 2000, au début de leur formation à l'agence spatiale, et sont devenus depuis meilleurs amis, a raconté Doug Hurley, 53 ans. Robert Behnken, 49 ans, titulaire d'un doctorat en ingénierie mécanique à l'Institut technologique de Californie, s'est enrôlé pendant ses études et a fini à la mythique école des pilotes d'essai de l'armée de l'air à Edwards Air Force Base en Californie. Colonel, il a volé à bord de 25 appareils différents, dont le chasseur F-22. Doug Hurley était également colonel mais comme aviateur dans le corps des Marines, pilote spécialiste des F-18.

 

 

Une nouvelle phase dans la conquête spatiale. Pour la première fois, la Nasa fait appel à une capsule habitée conçue et opérée pour elle par une société privée. Le but est d'économiser de l'argent public en déléguant aux entreprises l'accès à l'orbite terrestre pour se concentrer sur l'exploration spatiale, avec la Lune et Mars en ligne de mire.

 


27/05/2020
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Franceinfo -

 

 

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Mis à jour le 
publié le 

 

 

Samedi 11 avril

Guerre des déclarations entre l'Agence spatiale russe et Elon Musk. "Du dumping en toute impunité", s'est emporté Dmitri Rogozine sur Twitter. Le chef de l'Agence spatiale russe accuse la société américaine SpaceX d'Elon Musk de casser les prix des lancements commerciaux. "Les fusées de SpaceX sont réutilisables à 80%, alors que pour les leurs, c'est 0", a rétorqué le milliardaire américain, dont l'entreprise doit acheminer le mois prochain des astronautes vers la Station spatiale internationale pour la première fois. Depuis que les Etats-Unis ont cessé de faire voler leurs navettes spatiales, en 2011, la Russie était restée la seule, avec ses lanceurs Soyouz de conception soviétique, à remplir cette mission.

 


12/04/2020
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Franceinfo - le vendredi 6 mars 2020

 

 

SpaceX promet d'envoyer des touristes vers la Station spatiale internationale dès 2021

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

 

Le billet pour l'ISS devrait s'élever à plusieurs dizaines de millions de dollars

 

 

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Elon Musk participe à une conférence de presse après un test de lancement de la capsule Crew Dragon, le 19 janvier 2020, à Cape Canaveral (Floride). (STEVE NESIUS / REUTERS)

 

 

 

Le prix du voyage n'a pas encore été révélé. La compagnie spatiale américaine SpaceX a annoncé, jeudi 6 mars, un partenariat avec la société Axiom Space destiné à envoyer trois touristes vers la Station spatiale internationale (ISS). Prévu pour le deuxième semestre de 2021, ce voyage à bord de la capsule Crew Dragon "marquera un tournant dans l'universalisation de l'accès à l'espace", s'est félicité le patron d'Axiom Space, Michael Suffredini.

 

 

Chaque lancement de sa fusée Falcon 9 coûte à Space X environ 60 millions de dollars. En ajoutant le coût de construction de la capsule, on peut estimer que le billet pour l'ISS s'élèvera à plusieurs dizaines de millions de dollars.

 

 

Huit touristes de l'espace ont déjà effectué un voyage vers la station internationale, dans les fusées russes Soyouz. Le premier fut Dennis Tito, qui avait payé 20 millions de dollars en 2001 pour un séjour de huit jours dans l'ISS. Le dernier en date fut le fondateur du Cirque du Soleil, Guy Laliberté, en 2009.

 

 

D'autres touristes en orbite d'ici 2022

 

 

SpaceX avait annoncé, en février, un partenariat avec la société Space Adventures pour envoyer quatre touristes en orbite à une altitude encore jamais atteinte par un vol privé. Cette mission est également programmée pour la fin de l'année 2021, mais devrait vraisemblablement n'avoir lieu qu'en 2022. 

 

 

Les sociétés Virgin Galactic (Richard Branson) et Blue Origin (Jeff Bezos) sont elles aussi impliquées dans le tourisme spatial. Elles sont en train de développer des vaisseaux capables d'envoyer des passagers privés, pendant quelques minutes, juste au-dessus de la frontière de l'espace (80 ou 100 km selon les définitions choisies par chaque société), moyennant 250 000 dollars ou plus dans le cas de Virgin.

 

 

Boeing développe parallèlement, pour la Nasa, un véhicule, Starliner, pour rallier l'ISS. Boeing veut y faire voyager des passagers privés à l'avenir, mais le développement de Starliner est freiné par d'importants problèmes de logiciels, qui ont failli provoquer sa perte lors d'une mission d'essai non habitée en décembre.

 

 
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06/03/2020
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Franceinfo - le lundi 17 février 2020

 

 

Que se passe-t-il avec l'étoile Bételgeuse, l'une des plus brillantes de la Voie lactée, qui perd de sa luminosité ?

 

 

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Depuis quelques semaines, les changements d'aspect de l'étoile mettent les astronomes du monde entier en ébullition

 

 

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L'étoile Bételgeuse observée par un télescope au Chili, en janvier 2019 et décembre 2019. (- / EUROPEAN SOUTHERN OBSERVATORY / AFP)

 

 

 

Elle est un peu pâlichonne. L'étoile géante Bételgeuse, une des plus brillantes de la Voie lactée, est scrutée par les plus grands télescopes de la planète, depuis que sa luminosité a chuté "de manière drastique, de l'ordre de 70%", explique à l'AFP Pierre Kervalla, de l'Observatoire de Paris. Les scientifiques espèrent avoir la chance d'assister au spectacle extrêmement rare de son explosion en supernova. On vous explique ce qui arrive à Bételgeuse.

 

 

 

Bételgeuse, c'est quoi ?

Bételgeuse est une étoile en fin de vie qui se situe dans la constellation d'Orion, "à 700 années-lumière de nous", précise Eric Lagadec, astrophysicien à l'observatoire de la Côte d'Azur, vice-président de la Société française d'astronomie et d'astrophysique. Cette super géante rouge, presque mille fois plus grosse que le Soleil, brille intensément dans le ciel d'hiver, où elle est visible à l'œil nu et facile à repérer grâce à sa couleur orange. L'étoile figurait parmi les 10 les plus brillantes de la galaxie. "Si elle se trouvait au centre de notre Système solaire, son rayon dépasserait celui de la ceinture d'astéroïdes, située entre Mars et Jupiter. En réalité, il s'agit d'une étoile variable [une étoile dont la luminosité varie dans le temps]. Elle se dilate et se contracte, et son éclat varie en suivant plusieurs cycles, qui se conjuguent au cours du temps", détaille l'astrophysicienne Sylvie Vauclair pour Futura Sciences.

 

 

 

Qu'est-ce qui lui arrive ?

Depuis l'automne 2019, elle brille beaucoup moins. "La luminosité de l'étoile a baissé sur la moitié de sa surface apparente", décrit à l'AFP Miguel Montargès, astrophysicien à l'université catholique de Louvain, en Belgique. "Depuis la fin du mois d'octobre, la luminosité de Bételgeuse a chuté de 60 à 70 % ce qui est tout à fait inhabituel, détaille Pierre Kervalla au Parisien. Normalement, son éclat ne varie pas de plus de 20 %". "La baisse actuelle de sa luminosité est nettement plus forte que d'habitude. Il est donc légitime de s'en préoccuper", assure Sylvie Vauclair.

 

 

 

Comment ça s'explique ?

Il y a plusieurs théories, mais aucune ne peut être avancée avec certitude pour le moment. La plus spectaculaire étant que l'étoile est proche de se transformer en supernova. Née il y a environ huit millions d'années, l'astre en fin de vie n'ayant plus de "carburant" (issu de la fusion nucléaire), son cœur s'effondrerait sur lui-même et formerait une étoile à neutrons, un objet très compact qui crée une onde de choc disloquant complètement l'étoile, en quelques heures seulement. 

 

 

Cette théorie séduisante, tous les astronomes en rêvent. "C'est l'ébullition ! Nous avons monté un groupe de recherche à travers le monde pour utiliser tous les instruments capables d'imager la surface de Bételgeuse (...) Ce serait un spectacle inoubliable pour l'humanité entière. J'espère pouvoir voir une supernova de mon vivant", confie Eric Lagadec. "Mais ce n'est pas le cas", tempère-t-il au Parisien.

 

 

Des observations ont été faites et "on a constaté que la moitié de l'hémisphère de l'étoile était sombre. Il s'est donc passé quelque chose, mais ce n'est pas un signe de supernova", déclare-t-il. "Deux interprétations sont possibles : soit la surface a refroidi, et elle est donc devenue plus obscure, soit des amas gigantesques de poussière se sont formés entre nous et l'étoile. Cette poussière, pour faire simple, ce sont de petits grains d'un millième de millimètre qui se baladent par nuées", détaille-t-il.

 

 

 

Pourquoi une supernova serait un événement ?

Une supernova explose en moyenne tous les 100 ans dans la Voie lactée, selon les astronomes, mais la dernière formation de supernova observée remonte à 1604. C'était la supernova de Kepler, rappelle Futura Sciences. Le premier récit de la mort d'une étoile remonte à 1054 en Chine, rappelle Le ParisienL'événement est décrit comme la présence de "deux soleils dans le ciel""Ce deuxième point lumineux a brillé pendant vingt-trois jours dans un ciel bleu limpide", écrit le quotidien, citant les récits de l'époque.

 

 

"Avec Bételgeuse, le spectacle sera sans doute tout aussi magnifique, estime Pierre Kervalla, car cette étoile est l'un des objets stellaires les plus imposants de notre galaxie. Lorsqu'elle se disloquera, l'explosion qui en résultera sera visible de jour comme de nuit, durant plusieurs semaines. On verra alors s'installer dans le ciel un point lumineux, aussi brillant que la Lune."

 

 

Il est toutefois impossible d'estimer la date d'un tel événement. "C'est un peu comme un séisme... Une étoile, ça meurt en quelques heures la veille de l'explosion, souligne le scientifique de l'Observatoire de Paris, cela pourrait donc arriver dans les semaines qui viennent comme dans 100 000 ans." Sur le plan scientifique, l'événement permettrait aux astronomes de suivre directement, pour la première fois de l'histoire avec du matériel sophistiqué, les différentes phases de l'explosion, une précieuse jauge pour mesurer l'expansion de l'Univers. "On comprendrait aussi ce qui va arriver à la future génération d'étoiles", conclut Andrea Chiavassa, astrophysicien CNRS au laboratoire Lagrange de l'Observatoire de la Côte d'Azur.

 


17/02/2020
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Franceinfo - le dimanche 16 février 2020

 

 

Quatre secrets du Soleil sur lesquels la sonde Solar Orbiter doit faire la lumière

 

 

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Louis SanFrance Télévisions

 

 

 

La sonde développée par l'Agence spatiale européenne a décollé le 10 février de cap Canaveral, aux Etats-Unis, direction le Soleil, qu'elle doit étudier pendant dix ans

 

 

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Vue d'artiste montrant la sonde Solar Orbiter à proximité du Soleil. (NASA / AFP)

 

 

 

"Le Soleil, on l'observe depuis très longtemps. On le connaît relativement bien, mais il y a encore des mystères." Milan Maksimovic, directeur de recherche CNRS à l'Observatoire de Paris, a répondu à franceinfo depuis la Floride (Etats-Unis), lundi 10 février, où il a assisté au lancement de la sonde Solar Orbiter. Sa présence à cap Canaveral n'est pas étonnante : il est l'"investigateur principal" du Radio Plasma Waves, l'un des instruments embarqués par l'engin développé par l'Agence spatiale européenne (ESA).

 

 

Alors que la Terre se trouve à quelque 150 millions de kilomètres de notre étoile, Solar Orbiter va se positionner à environ 40 millions de kilomètres de celle-ci pour l'observer sous des angles inédits. Franceinfo détaille les zones d'ombre que cette mission à 1,5 milliard d'euros doit éclairer.

 

 

 

1 - La température plus élevée de sa couronne

L'une des principales missions de Solar Orbiter est de s'intéresser à la couronne solaire – "C'est ce que l'on voit autour du Soleil lors d'une éclipse solaire", explique Milan Maksimovic.

 

 

 

La couronne solaire visible depuis l\'Oregon (Etats-Unis) lors d\'une éclipse totale de soleil, le 21 août 2017.

La couronne solaire visible depuis l'Oregon (Etats-Unis) lors d'une éclipse totale de soleil, le 21 août 2017. (ROBYN BECK / AFP)


 

"Cette couronne est principalement constituée d'hydrogène ionisé parce qu'elle est extrêmement chaude. Et la couronne est beaucoup plus chaude que la surface du Soleil", poursuit le scientifique.

 

 

La surface du Soleil est à 5 500 °C alors que sa couronne est à 1 000 000 °C.Milan Maksimovic à franceinfo

 

 

Ce constat est contre-intuitif. Normalement, la chaleur devrait se dissiper en s'éloignant de la source. Or, celle-ci augmente plutôt avec la distance. "On est déjà à une quinzaine de milliers de degrés en l'espace d'environ 2 000 km, relève l'astrophysicien Tahar Amari, interrogé sur France CultureMais ensuite, en quelques centaines de kilomètres, on passe à des centaines de milliers de degrés. Et à 7 000 km de la surface, on est à un million de degrés."

 

 

Cette hausse de la température avec la distance demeure une énigme. "On ne sait toujours pas quels sont les mécanismes qui chauffent la couronne", remarque Milan Maksimovic. "Nous avons deux ou trois théories possibles mais on ne sait toujours pas quelle est celle qui marche le mieux. Les observations de Solar Orbiter vont permettre de les tester", résume-t-il. Et de souligner qu'avec le Radio Plasma Waves, les chercheurs espèrent mettre à l'épreuve l'une des hypothèses pouvant expliquer le réchauffement de la couronne.

 

 

 

2 - L'origine des vents solaires

L'autre mission principale de Solar Orbiter est de "comprendre comment le Soleil crée et contrôle l'héliosphère", selon Anne Pacros, responsable mission et charge utile de l'ESA. L'héliosphère est une bulle de matière qui entoure tout le système solaire. Elle est baignée dans un flot permanent de particules, appelé vent solaire. Celui-ci est "tellement ténu qu'on ne pourrait le ressentir comme un vent sur Terre", explique Thierry Dudok de Wit, professeur à l'université d'Orléans, membre du Laboratoire de physique et chimie de l'environnement et de l'espace, sur France Inter.

 

 

Concrètement, "le vent solaire est un plasma, c'est-à-dire un gaz constitué principalement d'électron et de protons mais également d'ions", explique l'Observatoire de Paris. L'illustration de la Nasa ci-dessous, qui montre où se trouvent les sondes Voyager 1 et Voyager 2, permet de visualiser la forme de l'héliosphère et de donner un ordre de grandeur de sa taille. Notre Soleil est le point jaune au centre de l'image.

 

 

 

Illustration de la Nasa montrant où se trouvent les sondes Voyager 1 et Voyager 2 par rapport à notre système solaire et à l\'héliosphère.

Illustration de la Nasa montrant où se trouvent les sondes Voyager 1 et Voyager 2 par rapport à notre système solaire et à l'héliosphère. (NASA / JPL-CALTECH)

 

 

 

Les aurores boréales et australes sont des expressions visibles des vents solaires. Aux pôles Nord et Sud de la Terre, la magnétosphère – protection magnétique et naturelle de notre planète – présente des faiblesses. Les particules du Soleil rentrent alors en contact avec l'atmosphère terrestre et produisent d'impressionnantes lumières vertes, roses ou bleues, comme l'explique cette vidéo d'Arte.

 

 

 

 

 

 

Outre ces merveilleux spectacles nocturnes, le Soleil peut lancer des particules énergétiques (bien plus chargées) et à une vitesse bien plus importante. Les scientifiques parlent d'"éjection de masse coronale" (EMC), qui surviennent lors d'éruptions solaires aussi appelées "tempêtes solaires" dans le langage courant.

 

 

Ces dernières peuvent affecter nos infrastructures terrestres. "Les GPS aujourd'hui ne sont pas opérationnels 24h/24 à cause des tempêtes solaires", remarque Thierry Dudok de Wit sur France Inter. Voici une éruption solaire filmée par la Nasa en 2015.

 

 

 

 

Surtout, ces tempêtes peuvent s'avérer extrêmement dangereuses pour nos équipements, voire notre mode de vie. La Nasa avait même affirmé que celle du 23 juillet 2012 aurait pu "renvoyer la civilisation contemporaine au XVIIIe siècle".

 

 

 

Si elle avait touché notre planète, elle aurait provoqué un orage violent géomagnétique affectant les réseaux de distribution d'électricité, générant d'importants black-outs et plongeant des continents entiers dans le noir. Les systèmes GPS auraient été mis hors de fonction, les communications par satellite, connexion internet ou téléphones portables auraient été impossibles.

 

 

Les observations de Solar Orbiter doivent aider les chercheurs à mieux comprendre ces vents solaires et, dans l'idéal, à mieux anticiper les éruptions solaires les plus violentes. Deux objectifs sont visés : protéger nos équipements terrestres, mais aussi protéger les cosmonautes lorsqu'ils doivent réaliser une sortie spatiale et, dans un futur potentiel, ceux qui voyageront vers des destinations lointaines comme la planète Mars.

 

 

Pour l'instant, nous ne savons pas prédire les éruptions solaires : nous pouvons simplement estimer, une fois qu'une éruption est observée, la période à laquelle la matière coronale va atteindre la Terre. Aujourd'hui, "pour une éjection de masse coronale assez rapide, nous pouvons prévoir l'impact environ deux jours en avance", précise Milan Maksimovic.

 

 

Ce que l'on souhaite prédire, c'est non seulement quand arrivent les éruptions solaires mais surtout leur intensité. Milan Maksimovic à franceinfo

 

 

Mais tout cela découle de la connaissance des différences de températures aux environs de notre étoile. "Une fois que l'on a bien compris le mécanisme de chauffage de la couronne, la formation du vent solaire, les éruptions solaires, si on a la bonne théorie, on devrait être en mesure d'espérer prédire ces événements", récapitule Milan Maksimovic.

 

 

 

3 - Son mystérieux électromagnétisme

L'activité de notre étoile connaît des variations. Le Soleil a des cycles de onze ans pendant lesquels le nombre d'éruptions solaires augmente, puis s'affaiblit. En ce moment, il est relativement calme. Ses pics d'activité sont visibles, par exemple, au nombre de taches à sa surface.

 

 

 

Image du Soleil, rassemblant plusieurs clichés pris par la sonde Solar Dynamic Observatory\'s Atomospheric, publiée par la Nasa le 9 mai 2012.

Image du Soleil, rassemblant plusieurs clichés pris par la sonde Solar Dynamic Observatory's Atomospheric, publiée par la Nasa le 9 mai 2012. (SDO / AIA / AFP)


 

En résumé, plus les taches sont nombreuses, plus il est agité. L'ESA a publié une image montrant une partie des taches solaires entre 1996 et 2017.

 

 

Avec des couleurs classiques, ces taches apparaissent plus sombres que le reste de la surface. Ces zones d'importante instabilité sont gigantesques. Elles peuvent faire la taille de la Terre, comme l'a illustré l'astrophysicien Karl Battams.

 

 

 

Karl Battams @SungrazerComets
 

Big Sunspot Group is Big

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Ces taches sont en fait le lieu des éruptions solaires et elles sont associées à des champs magnétiques extrêmement forts. Or, l'électromagnétisme du Soleil est au cœur des interrogations.

 

 

Toutes les questions que l'on pourrait se poser aujourd'hui ramènent à la question ultime qui est : 'D'où vient ce champ magnétique ?'Tahar Amarisur France Culture

 

 

La sonde Solar Orbiter va observer le Soleil depuis les pôles, ce qui n'a jamais été réalisé. "Cela va permettre de mieux comprendre une zone fondamentale du Soleil : la tachocline, explique Milan Maksimovic. Elle est supposée être la zone où le champ magnétique du Soleil s'organise pour donner naissance au cycle de 11 ans."

 

 

 

4 - Les relations avec ses planètes voisines

Lorsque le vent solaire entre en contact avec le champ magnétique terrestre, des réactions se produisent. Ces dernières peuvent provoquer "différents phénomènes dans l'atmosphère, dont on pense que certains pourraient avoir un impact sur le climat", déclare, avec prudence, Thierry Dudok de Wit. Et de souligner aussitôt que le Soleil n'est en rien responsable du dérèglement climatique constaté actuellement sur Terre. "L'activité solaire n'explique pas du tout les variations climatiques actuelles sur Terre. L'augmentation de la température sur Terre que l'on observe en ce moment est essentiellement due à l'activité humaine", martèle également Milan Maksimovic.

 

 

Les perturbations provoquées par le Soleil ont lieu à très haute altitude. Elles n'ont pas lieu avec les plus basses couches de l'atmosphère, dont la troposphère, là où nous vivons. "Nous cherchons à comprendre comment une perturbation qui se passe à 100 km au-dessus de nous pourrait avoir des effets plus bas, expose à franceinfo Thierry Dudok de Wit. Généralement, ces perturbations sont très faibles et noyées dans le bruit des fluctuations et de phénomènes comme El Niño. Ce qui ne veut pas dire que sur le très très long terme, cela peut avoir un effet."

 

 

Au-delà des liens entre notre planète et notre étoile, il est intéressant de s'intéresser aux relations entre notre Soleil et les planètes qui nous sont proches. Thierry Dudok de Wit relève que nos voisines ont connu des destins contrastées : "Comment se fait-il que la Terre ait fini par évoluer avec une atmosphère habitable, que Mars a tout perdu et que Vénus soit devenue une serre bouillonnante ?"

 

 

Il est important d'étudier les relations entre le Soleil et les planètes de notre système solaire pour comprendre, dans le futur, les relations entre étoiles et exoplanètes. Il peut éventuellement y avoir des questions d'habitabilité d'exoplanètes. Milan Maksimovic à franceinfo

 

 

"Ce champ disciplinaire est en pleine explosion aujourd'hui", approuve Thierry Dudok de Wit, rappelant que chaque planète est différente et que la situation change radicalement selon la puissance du champ magnétique.

 

 

Le scientifique note également que des chercheurs s'intéressent aux étoiles similaires à notre Soleil (avec, entre autres, le même âge ou la même taille) pour savoir s'il est vraiment singulier. Sur l'ensemble des étoiles observées de notre galaxie, la Voix lactée, seule une dizaine d'entre elles ressemblent à notre Soleil, précise Thierry Dudok de Wit.

Ces chercheurs constatent également que notre Soleil est "plutôt calme". "D'autres étoiles ont des activités éruptives beaucoup fortes, ce qui soulève des questions notamment sur l'apparition de la vie sur Terre", poursuit Thierry Dudok de Wit, qui ajoute en souriant : "Et là, il y a beaucoup de discussions." 

 


16/02/2020
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Franceinfo - le mardi 7 janvier 2020

 

 

La Nasa découvre une autre planète de la taille de la Terre dans une "zone habitable"

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

L'étoile TOI 700 est petite, environ 40% la taille et la masse de notre Soleil, avec une température de surface inférieure de moitié. De multiples astronomes vont désormais analyser les différentes données obtenues sur cette planète

 

 

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Une illustration diffusée par la Nasa le 6 janvier 2020, imaginée à partir d'une simulation de l'étoile TOI 700 d, nouvelle planète de la taille de la Terre découverte dans une "zone habitable". (NASA / AFP)

 

 

 

Elle est baptisée TOI 700 d. La Nasa a annoncé, lundi 6 janvier, que son satellite TESS, chasseur de planètes, avait permis de découvrir une nouvelle planète de la taille de la Terre et à une distance ni trop proche, ni trop éloignée de son étoile pour que de l'eau liquide y soit peut-être présente. Elle est relativement proche de nous : à cent années-lumière, selon le Jet Propulsion Laboratory de la Nasa, qui a fait cette annonce lors de la conférence hivernale de la société américaine d'astronomie à Honolulu, à Hawaï.

 

 

L'étoile TOI 700 est petite, environ 40% la taille et la masse de notre Soleil, avec une température de surface inférieure de moitié. TESS a découvert trois planètes autour de cette étoile, nommées TOI 700 b, c, et d. Seule la "d" est dans la zone dite habitable. Elle fait presque la taille de la Terre (20% de plus), et fait le tour de son étoile en 37 jours. Elle reçoit 86% de l'énergie fournie par le Soleil à la Terre. Reste à savoir de quoi elle est composée. Les chercheurs ont généré des modèles à partir de la taille et du type de l'étoile, afin de prédire la composition de l'atmosphère et la température de surface.

 

 

 

"Mars quand elle était jeune", selon une simulation

L'une des simulations, explique la Nasa, est une planète couverte par des océans avec "une atmosphère dense et dominée par le dioxyde de carbone, similaire à ce à quoi Mars ressemblait quand elle était jeune, selon les suppositions des scientifiques". Une face de cette planète fait toujours face à son étoile, comme c'est le cas de la Lune avec la Terre, un phénomène appelé rotation synchrone. Cette face serait constamment couverte de nuages, selon ce modèle.

 

 

Mais une autre simulation prédit une version de la Terre sans océans, où les vents souffleraient de la face cachée vers la face éclairée. De multiples astronomes vont désormais observer la planète avec d'autres instruments, obtenant de nouvelles données qui correspondront peut-être à l'un des modèles prédits par la Nasa.

 

 

 

Un lycéen participe à la découverte

Le système a failli être raté par TESS, mais plusieurs astronomes amateurs, dont un lycéen du nom d'Alton Spencer, salué par la Nasa, ont découvert une erreur de classification initiale. Cela a permis de comprendre la vraie nature du système. La découverte a ensuite été confirmée par le télescope spatial Spitzer.

 

 

Quelques autres planètes de type similaire ont été découvertes auparavant, notamment par l'ancien télescope spatial Kepler, mais c'est la première par TESS, lancé en 2018. "TESS a été conçu et lancé spécifiquement pour trouver des planètes de la taille de la Terre et en orbite autour d'étoiles proches", a déclaré Paul Hertz, directeur de la division d'astrophysique de la Nasa.

 


07/01/2020
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Franceinfo - le mercredi 7 août 2019

 

 

Astronomie : une équipe internationale de chercheurs révèle l'existence de 39 galaxies invisibles

 

 

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franceinfoRadio France
 

 

 

Des chercheurs français ont participé à cette découverte de galaxies "noires", jusqu'à présent invisibles

 

 

 

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Le téléscope Alma, le plus puissant au monde, est basé dans le désert d'Atacama au Chili. (MAXPPP)

 

 

 

Une équipe internationale révèle l'existence de 39 galaxies invisibles, dites "noires", dans une étude à paraître jeudi 8 août dans le magazine Natureet que franceinfo a pu consulter. La formation de ces galaxies remonte à moins de 2 milliards d'années après le Big Bang et constitue le chaînon manquant pour comprendre l'évolution globale des galaxies massives dans l'univers, explique le Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA).

 

 

 

Dix fois plus nombreuses que celles déjà connues

Ces galaxies "noires" permettent de comprendre le lien entre deux populations de galaxies déjà connues : les nombreuses galaxies, jeunes et visibles de l'univers lointain, et les galaxies "mortes", très massives et moins lointaines. Les galaxies "noires" témoignent d’un événement majeur dans l'histoire des galaxies et permettent notamment d’élucider l’origine des galaxies dites "massives", dont les descendantes sont aujourd’hui des galaxies "mortes" qui ne forment plus de nouvelles étoiles. Elles sont par ailleurs dix fois plus nombreuses que celles observées jusque-là en lumière visible avec le télescope spatial Hubble et "constituent probablement la première population de galaxies elliptiques massives formées dans l’univers jeune", selon l'astronome du CEA David Elbaz.

 

 

Cette découverte de l’équipe internationale révèle que l’univers a été capable, en moins d’un milliard d’années, de donner naissance à des galaxies aussi massives que la voie lactée. En revanche, il paraît très compliqué d’expliquer, avec les modèles actuels, comment l’univers a créé, avec une très grande efficacité, ces galaxies. Cela ouvre les portes de la compréhension des premiers milliards d’années de l’histoire de l’univers.

 

 

 

Moins de deux minutes pour les découvrir

C'est le téléscope Alma, le plus puissant du monde, basé dans le désert d'Atacama au Chili, qui a permis cette découverte à laquelle ont participé des chercheurs français du CEA, du CNRS, de l'université Paris-Diderot, et Sorbonne-Paris-Cité. Avec sa cinquantaine d'antennes radio de douze mètres de diamètre, cet appareil  a permis en moins de deux minutes, de percer le mystère des tâches de lumière observées par les chercheurs sur les images du satellite Spitzer, mais dont la faible résolution ne permettait pas l'identification. Avec une qualité d'image à très haute résolution spatiale et une capacité d’analyse du rayonnement de la poussière d’étoiles, Alma a détecté ces galaxies très éloignées et enveloppées de poussière interstellaire.

 

 

La recherche de ces galaxies avait jusqu'à présent échoué car elle reposait essentiellement sur des images dans le domaine visible ou proche de l'infrarouge, où ces galaxies sont totalement invisibles. L’abondance de poussière interstellaire très supérieure à ce que prévoient les modèles représente également un nouveau défi à expliquer pour les astrophysiciens.

 


12/08/2019
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Franceinfo - le vendredi 2 juillet 2019

 

 

Jupiter, Saturne, Perséides... Comment ne rien rater dans le ciel lors de la Nuit des étoiles

 

 

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franceinfoFrance Télévisions
 

 

 

C'est la période rêvée pour lever le nez. La Nuit des étoiles, édition 2019, revient du 2 au 4 août

 

 

 

La Nuit des étoiles est de retour. Du 2 au 4 août, vous pourrez regarder le ciel et repérer les étoiles et les planètes. "De la pierre à l'étoile", le nom de cette 29e édition, fait référence au cinquantième anniversaire de la mission Apollo 11 pendant laquelle des dizaines de kilos de cailloux avaient été collectés sur la Lune. 

 

 

Le spectacle dans le ciel commencera dès le coucher du soleil à 21h30 (heure de métropole) et sera optimal à 23 heures, à la nuit noire. De nombreuses manifestations sont prévues partout en France (à retrouver ici). Franceinfo vous a préparé un petit guide pour vous aider à vous repérer dans le ciel.

 

 

 

Jupiter et Saturne en ouverture

Parmi les planètes que l'on pourra voir en début de soirée, Jupiter est la première à entrer en scène. Avec un bon télescope, vous verrez ses bandes nuageuses, sa grande tache rouge… Il sera même possible de voir les quatre satellites de la géante gazeuse : Io, Europe, Ganymède et Callisto. C'est ensuite au tour de Saturne de se montrer, de 22 heures jusqu'à 3 heures du matin. 

 

 

Vous trouverez la géante aux anneaux à côté de l'anse de la "théière" que forme la constellation du Sagittaire. A environ 15 degrés au-dessus de l'horizon. Avec des jumelles, vous distinguerez une forme allongée. Mais un télescope, même amateur, vous dévoilera ses fameux anneaux.

 

 

 

Les étoiles filantes du 9 au 13 août

Dans la galaxie des astres visibles, le Triangle de l'été sera visible avec ses trois étoiles brillantes : Véga, Deneb, Altaïr. La première, la plus brillante, se situe très haut dans le ciel, tout proche du zénith. Elle sera visible tout au long de la nuit. Et si vous vous trouvez en dehors des zones urbaines, vous pourrez aussi apercevoir la Voie lactée.

 

 

Si vous voulez avoir la chance de voir des étoiles filantes, il faudra être patient. Le pic d'activité est prévu entre les 9 et 13 août. Mais la Lune, presque pleine, rendra les Perséides moins visibles. Attendez qu'elle se couche, au moins derrière un immeuble, et orientez-vous vers le nord-est. Repérez Cassiopée, qui forme un grand W. Juste en dessous, c'est Persée, qui donne son nom aux Perséides. Le spectacle peut commencer. Faites un vœu !

 


02/08/2019
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Franceinfo - le vendredi 19 juillet 2019

 

 

"C'est un souvenir absolument extraordinaire" : Claude Catala se souvient des premiers pas de l'homme sur la Lune

 

 

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Édité par Pauline Pennanec'hMatthieu MondoloniRadio France

 

 

 

Il y a 50 ans, l’homme s’apprêtait à marcher sur la Lune pour la première fois. Un exploit qui a parfois créé des vocations, comme celle de Claude Catala, président de l’Observatoire de Paris. Il a raconté à franceinfo comment ce 21 juillet 1969 a changé sa vie

 

 

 

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Claude Catala, président de l’Observatoire de Paris. (MATTHIEU MONDOLONI / RADIOFRANCE)

 

 

 

Depuis qu’il est enfant, Claude Catala a la tête dans les étoiles et des étoiles dans les yeux, notamment quand il parle du 21 juillet 1969. Il est alors âgé de dix ans, assis devant le poste de télévision récemment acheté par ses parents. "Je me suis levé en pleine nuit, vers 3h du matin, pour suivre l'événement, je n’aurais raté ça pour rien au monde. C’est un souvenir absolument extraordinaire", raconte-t-il.

 

 

Il se remémore, "ces images très floues, blafardes que l’on voyait sur l’écran. Les conversations à travers la radio avec un son très distordu, tout ça est encore très présent dans mon esprit".

 

 

 

"Un épisode extrêmement marquant"

Il rêve devant l’exploit des trois astronautes américains et suit, jusqu’au bout, la retransmission en direct de ce moment historique : "Je m’en souviens comme si c’était hier parce que c’est un épisode qui a été extrêmement important pour moi, extrêmement marquant. Cette fameuse phrase de Neil Armstrong 'That’s one small step for man, one giant leap for mankind' [c'est un petit pas pour l'homme, un bond de géant pour l'humanité]."

 

 

On le ressent vraiment au fond de soi-même, ce grand bond de l’humanité, et on y participe. Un moment unique, historique, même à 10 ans finalementClaude Catala à franceinfo

 

 

Ce jour-là, naît chez lui une vocation qui l’amènera d’abord à se passionner pour la technologie spatiale, puis, des années plus tard, pour l’astronomie. "J’étais assez fasciné par cette immensité", affirme-t-il.

 

 

 

À la tête de l'Observatoire de Paris

En 2011, il prend logiquement la tête de l’Observatoire de Paris, un lieu historique, fondé au XVIIe siècle, où l’on assume depuis toujours d’être un peu… dans la Lune. "Jean-Dominique Cassini, le premier directeur de l’Observatoire de Paris, est arrivé en 1669, raconte Claude Catala en montrant son portrait, c’est un des premiers astronomes à avoir établi la carte de la Lune à partir de nombreuses nuits d’observation". 

 

 

 

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Première carte de la Lune, réalisée par Jean-Dominique Cassini, au XVIIe siècle. (MATTHIEU MONDOLONI/ RADIOFRANCE)

 

 

 

"Tout ça est dessiné à la main, avec beaucoup de précision, de minutie. Chaque cratère est bien à sa place, bien dessiné, explique-t-il, rêveur. On voit les ombres qui permettent de se faire une idée du relief de la surface de la lune."

 

 

Encore aujourd’hui, Claude Catala continue d’observer cette Lune qui l’a tant fasciné enfant. "C’est particulièrement époustouflant de voir la lune à travers une lunette ou même de très bonnes jumelles, c’est vraiment magnifique", s'émerveille-t-il, avant de citer Victor Hugo : "La lune des poètes est métaphorique, celle des astronomes est algébrique, la véritable lune est entre les deux."

 


19/07/2019
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Franceinfo - le samedi 29 juin 2019

 

 

Le projet Sanctuary va déposer sur la Lune un témoignage de l'humanité... pour les archéologues de demain

 

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France 2France Télévisions
 

 

 

Les Américains avaient envoyé un disque dans l’espace en espérant que des extraterrestres comprendraient un jour le message. Cette fois, des scientifiques français veulent laisser une trace de ce qu’est aujourd’hui l’humanité. A l’intention des hommes du futur… Extrait du magazine "20h30 le samedi" diffusé le 29 juin 2019, juste après le journal de France 2

 

 

 

 

Le projet Sanctuary va emporter sur la Lune les bonnes techniques pour boxer ou danser, les unités de mesure du Système international d'unités (SI) ou la recette de l’ADN humain… En fait, une œuvre d’art subjective et philosophique plus qu’une démonstration scientifique et exhaustive, pâle reflet de ce qu’est vraiment l’humanité. Elle est "un bordel pas possible"selon le cosmologiste Jean-Philippe Uzan qui rappelle qu'"il n’y a pas deux êtres humains identiques".

 

 

"Quand on regarde de loin, il y a quand même des choses, comme plein de gens qui jouent, explique le scientifique au magazine "20h30 le samedi" (replay). Ici, il y a un jeu d’échecs. L’être humain est capable de jouer. C’est un petit message pour le futur :  on ne peut pas faire que des choses utiles. Nous perdons notre temps à faire des choses inutiles parce qu’on fait de l’art, on vend des fleurs, on joue… Et c’est ça qui fait l’humanité."

 

 

 

"C’est un peu la pierre de Rosette d’une partie de la civilisation"

Une dizaine de disques en saphir vont être déposés sur le satellite de la Terre en 2020, là ou s’est posé en 1972 l’équipage d’Apollo 17, dernière mission humaine sur la Lune. Dans les années 1970, les Américains avaient déjà envoyé un disque dans l’espace avec des sons et des musiques. "Les scientifiques de la Nasa espèrent qu’un jour une civilisation extraterrestre pourra entendre, et peut-être comprendre, ces fameux messages…" expliquait le journaliste Jean-Claude Bourret au journal télévisé.

 

 

Les scientifiques français du projet Sanctuary ne veulent pas parler aux extraterrestres… mais tout simplement aux hommes, ceux du futur. C’est un témoignage d’aujourd’hui pour les archéologues de demain : "C’est un peu la pierre de Rosette d’une partie de la civilisation, note un responsable. J’ai toujours imaginé l’excitation qu’avait pu ressentir Champollion en découvrant des hiéroglyphes… Ça va rester là pendant des millions d’années parce qu'il n’y pas d’érosion, de pluie ou d’atmosphère sur la Lune."

 

 

Extrait du magazine "20h30 le samedi" (Twitter) diffusé le 29 juin 2019, juste après le journal de France 2.

 


29/06/2019
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