L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

ESPACE - AERONAUTIQUE

Traversons le ciel, allons voir au-delà..... Frayons-nous un chemin entre les étoiles et les galaxies et vagabondons de planètes en planètes. Osons un voyage spacial. N'est-il pas incroyable, à l'heure d'aujourd'hui, de pouvoir avoir des photos de l'espace comme celles de cette catégorie dues à la technologie et au savoir faire de l'Homme...


Franceinfo - le lundi 21 janvier 2019

 

 

Regardez l’éclipse totale de Lune, la prochaine n'aura pas lieu avant 2022

 

 

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 LaDepeche.fr

 

 

 

Les passionnés d'astronomie vont devoir rester éveillés pour ne pas rater l'unique éclipse totale de Lune de l'année 2019. Dans la nuit de dimanche 20 à lundi 21 janvier, entre 4h34 à 7h51 heure de Paris, la pleine Lune passera dans l'ombre de la Terre, et c'est un évènement que vous pouvez voir sur notre site franceinfo.fr. Si les nuages ne gâchent pas le spectacle.

 

 

Cette éclipse totale sera visible en France métropolitaine à partir de 6h12 et la Lune prendra une teinte rouge car les rayons du soleil ne l'atteindront plus directement et une petite partie des rayons rouges seront filtrés par l'atmosphère terrestre, et réfractés vers la Lune.

 

 

Les éclipses totales de Lune correspondent à un concours de circonstances rare : il faut que la Terre se situe exactement entre le Soleil et la Lune. La prochaine éclipse totale visible depuis l'Europe aura lieu le 16 mai 2022, même si des éclipses partielles auront lieu dans l'intervalle.

 


21/01/2019
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Franceinfo - le vendredi 18 janvier 2019

 

 

De plus en plus d'astéroïdes percutent la Terre

 

 

 

 

Le nombre d'astéroïdes ayant frappé la planète a été deux fois et demi supérieur dans les 290 derniers millions d'années par rapport aux 700 millions d'années précédentes

 

 

 

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L'astéroïde Bénou photographié par la Nasa, le 16 novembre 2018. (HO / NASA/GODDARD/UNIVERSITY OF ARIZO)

 

 

 

Les astronomes pensaient jusqu'à présent que la quantité d'astéroïdes fondant sur la Terre avait diminué d'intensité avec le temps. C'est en réalité l'inverse. Le nombre d'astéroïdes ayant frappé la Terre a été deux fois et demi supérieur dans les 290 derniers millions d'années par rapport aux 700 millions d'années précédentes. C'est ce qu'ont découvert des chercheurs, qui ont publié leurs résultats dans la revue Science (en anglais) jeudi 18 janvier. 

 

 

Quelle en est l'origine ? Probablement de grands accidents cosmiques dans la ceinture d'astéroïdes située entre Mars et Jupiter. "Ces impacts ont envoyé une pluie de roches spatiales vers la Terre. Il y aura un pic et puis cela diminuera", dit à l'AFP Tom Gernon, co-auteur de l'étude et professeur de sciences de la Terre à l'université de Southampton (Royaume-Uni).

 

 

 

La Lune autant bombardée que la Terre

Pour calculer la fréquence des impacts, les scientifiques ont compté le nombre et l'âge des cratères sur la Lune, qui est autant bombardée que la Terre. Ils ont découvert qu'ils existaient dans des proportions similaires sur les deux astres. "La Lune est comme une capsule témoin, elle nous aide à mieux comprendre la Terre", dit William Bottke, expert en astéroïdes au Southwest Research Institute aux Etats-Unis.

 

 

Jusqu'à présent, on pensait qu'il y avait moins de cratères anciens sur Terre, par rapport à d'autres corps du système solaire, en raison de l'érosion par les vents ou des processus géologiques, qui n'existent pas sur la Lune. Finalement, disent les chercheurs, il y en avait moins dans un lointain passé tout simplement car il y avait moins d'astéroïdes.

 

 

Cette augmentation doit-elle inquiéter les Terriens ? "Pas du tout", répond Tom Gernon, qui rappelle que ces impacts restent très rares. Du reste, la Nasa surveille en permanence tout objet de plus de 30 à 50 mètres de largeur se rapprochant de notre planète.

 


18/01/2019
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Franceinfo - le jeudi 3 janvier 2018

 

La Chine réussit le premier alunissage jamais réalisé sur la face cachée de la Lune

 

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

 

Aucune sonde ni aucun module d'exploration n'avait encore jamais touché le sol de l'autre côté

 

 

 

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Un cratère aperçu par la sonde Chang'e-4 sur la surface de la Lune. (XINHUA / XINHUA)

 

 

 

C'est une première. La Chine a réussi, jeudi 3 janvier, le premier alunissage jamais réalisé d'un engin spatial sur la face cachée de la Lune. Le module d'exploration Chang'e-4, qui avait quitté la Terre le 8 décembre, s'est posé sans encombre à 10h26 heure de Pékin (3h26 heure de Paris), a rapporté l'agence Chine nouvelle. Il a envoyé une photo de la surface lunaire au satellite Queqiao ("Le Pont de la pie"), en orbite autour de la Lune, a précisé la télévision publique CCTV.

 

 

 

Que veut dire "face cachée de la Lune" ?

Contrairement à la face de la Lune la plus proche de la Terre, qui est toujours tournée vers notre planète, aucune sonde ni aucun module d'exploration n'avait encore jamais touché le sol de l'autre côté. La face cachée est montagneuse et accidentée, parsemée de cratères, alors que la face visible offre de nombreuses surfaces planes pour se poser. Pendant la nuit lunaire – qui dure 14 jours terrestres – les températures tombent à -173 degrés. Pendant la journée – aussi équivalente à 14 jours terrestres – elles peuvent atteindre 127 degrés.

 

 

 

Pourquoi est-ce un défi difficile à relever ?

Un des défis majeurs est de parvenir à communiquer avec le robot lunaire, car la face cachée est toujours orientée dans le sens opposé à la Terre. Il n'y a donc pas de "ligne de mire" directe pour transmettre les signaux, sauf à installer un relais. Pour contourner cet écueil, la Chine a lancé en mai 2018 un satellite positionné en orbite lunaire de façon à relayer les ordres et les données échangées entre la Terre et le module.

 

 

Pour corser la difficulté, le Chang'e-4 a été envoyé en direction d'une région du pôle sud de la Lune, le Bassin Aitken, dont le terrain est particulièrement complexe et escarpé. La sonde, dotée d'un atterrisseur et d'un rover, s'est posée dans la zone d'alunissage présélectionnée à 177,6 degrés de longitude est et 45,5 degrés de latitude sud, précise Chine Nouvelle.

 

 

 

A quoi sert la mission ?

L'engin chinois envoyé sur la Lune doit notamment mener des études portant sur les basses fréquences radio, les ressources en minéraux et la culture des tomates et d'autres plantes. C'est la deuxième fois que la Chine envoie un engin explorer la surface lunaire après le Yutu (Lapin de jade) en 2013, qui est resté actif pendant 31 mois. Pékin prévoit déjà de lancer l'an prochain un Chang'e-5 pour recueillir des échantillons et les ramener sur Terre.

 

 

 

Quelles ambitions spatiales pour la Chine ?

La Chine investit des milliards dans son programme spatial, piloté par l'armée. Elle place des satellites en orbite, pour son compte (observation de la Terre, télécommunications, système de géolocalisation Beidou) ou pour d'autres pays. Elle espère également envoyer un robot sur Mars et des humains sur la Lune.

 

 

Pékin a dévoilé en novembre une réplique de sa première grande station spatiale ("Palais céleste") qui devrait être opérationnelle aux alentours de 2022 et succéder à l'ISS, la Station spatiale internationale. La retraite de cette station – qui associe Etats-Unis, Russie, Europe, Japon et Canada – est en effet programmée pour 2024.

 


03/01/2019
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Franceinfo - le dimanche 30 décembre 2018 - mis à jour le 01.01.19

 

 

New Horizons a survolé Ultima Thule : quatre questions sur l'objet céleste qui gravite à 6,5 milliards de km de la Terre

 

 

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Camille CaldiniFrance Télévisions

 

 

 

La sonde de la Nasa est passé au-dessus de ce caillou glacé très lointain. Une prouesse scientifique dont l'objectif est d'en apprendre un peu plus sur la formation du système solaire

 

 

 

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 Illustration d'artiste fournie par la Nasa le 21 décembre 2018 représentant la sonde New Horizons et l'objet Ultima Thule. (NASA / JHUAPL / SWRI / AFP)

 

 

 

La Nasa a débuté l'année 2019 en grandes pompes, aux confins du système solaire. Le mardi 1er janvier, sa sonde New Horizons a survolé l'objet céleste le plus lointain jamais étudié : Ultima Thule, qui gravite à environ 6,5 milliards de km de la Terre.

 

 

Un premier cliché, pris à 1,9 million de kilomètres "seulement", a livré une première surprise: sur cette image plutôt floue, cet objet de petite taille (20 à 30 km de diamètre) semble avoir une forme allongée plutôt que ronde. D'autres photographies devraient arriver sur Terre durant les trois prochains jours.Voici pourquoi l'Agence spatiale américaine s'y intéresse.

 

 

 

Qu'est-ce qu'on sait d'Ultima Thule ?

Ultima Thule est un gros caillou glacé, une relique des débuts du système solaire, découvert en 2014 grâce au télescope Hubble (en orbite autour de la Terre). Il gravite dans la ceinture de Kuiper, un vaste anneau composé de petits corps glacés, situé dans le système solaire, au-delà de l'orbite de Neptune. Son nom officiel est 2014 MU69 et "Ultima Thule" est le surnom non officiel que lui a donné l'équipe de New Horizons. Il lui vient d'une île légendaire, Thulé, et, détail amusant, l'objet partage son nom avec un groupe de rock suédois.

 

 

 

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Chaque année, la Nasa en a appris un peu plus sur cet objet mystérieux. En 2016, "les chercheurs ont déterminé que sa couleur était rouge", explique l'Agence spatiale américaine (en anglais). L'année suivante, la Nasa a estimé son diamètre à environ 30 km. Et sa forme, que l'on sait désormais allongée, serait plutôt irrégulière, comme une grosse cacahuète difforme, cela se voit quand elle passe devant une étoile. Ces dernières semaines, New Horizons a pu constater qu'il n'y avait ni satellite, ni anneau autour de l'objet, ce qui a permis à la sonde d'éviter de faire des détours pour s'approcher.

 

 

Mais un premier mystère est apparu : paradoxalement, la luminosité d'Ultima Thule, mesurée par New Horizons ces derniers mois, est stable, comme le serait celle d'un objet sphérique, écrit encore la Nasa (en anglais). L'équipe de New Horizons espère bien résoudre cette énigme avec les données envoyées par la sonde.

 

 

 

Et la sonde New Horizons, c'est quoi encore ?

Aussi grande qu'un piano, New Horizons ne pèse que 454 kg. Ces caractéristiques lui ont permis d'être l'engin spatial le plus rapide au monde avec environ 50 700 km/h, soit 1,5 million de km par jour. A cette vitesse, "un grain de riz lui serait fatal", prévient la Nasa. Si vous avez oublié son nom, vous n'avez pas pu passer à côté des images époustouflantes que New Horizons a envoyé lorsqu'elle a survolé Pluton, en 2015. C'est elle qui avait révélé que la planète naine avait un grand cœur.

 

 

 

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Image de Pluton envoyée par la sonde New Horizons, le 11 juillet 2015. (NASA / AFP)

 

 

Quand la sonde a été lancée en 2006, Pluton comptait encore comme une des planètes du système solaire. C'était la dernière à n'avoir jamais été explorée par des sondes humaines. Le but de la mission était, à l'époque, d'en savoir plus sur les origines de notre système solaire. Vu la vitesse de New Horizons, il n'était pas envisageable de l'arrêter pour la placer en orbite autour de Pluton. C'est pourquoi elle a continué sa route vers la ceinture de Kuiper, ce qui l'amène à croiser Ultima Thule. Cette fois, elle s'approchera trois fois plus près de l'objet observé, à environ 3 500 km.

 

 

Désormais âgée de presque 13 ans, New Horizons est une star. Le guitariste du groupe Queen (et docteur en astrophysique), Brian May, va même sortir un nouveau morceau solo, en hommage à la petite sonde, le 1er janvier. En voici un extrait, on y entend même la voix d'une autre étoile de l'astrophysique, Stephen Hawking.

 

 

A quoi ça sert d'aller voir ce lointain caillou ?

L'humain (pas en personne, certes) n'aura jamais été aussi loin de la Terre. Ultima Thule est "une capsule témoin qui va nous ramener quatre milliards et demi d'années en arrière, à la naissance du système solaire", a déclaré lors d'un point-presse, Alan Stern, le principal responsable du projet. New Horizons doit faire un bilan complet de l'objet : photos, température, relevés de sa composition, détection de gaz, d'une éventuelle atmosphère et de ceintures de poussière.

 

 

C'est donc l'occasion d'en apprendre toujours plus sur la formation et l'évolution du système solaire. A partir de quoi s'est-il formé ? "Pour le comprendre, il faut pouvoir trouver les objets les plus purs possibles", explique Ethan Siegel, astrophysicien, sur le site du magazine Forbes (en anglais). Cela nécessite de s'éloigner un peu, et de trouver "un petit objet en orbite stable, presque circulaire, autour du Soleil", poursuit-il. Cet objet doit en outre être "assez éloigné de Neptune pour ne pas subir sa gravité, mais assez proche pour que sa composition soit similaire à celle de la majorité du système solaire." Il semble pour le moment qu'Ultima Thule coche toutes ces cases.

 

 

 

On a pu suivre l'événement en direct ?

Non. La retransmission d'images en direct est impossible à cette distance et un premier signal devrait être reçu sur Terre environ dix heures après le survol. Le compteur de la Nasa a toutefois annoncé le moment où New Horizons s'est approché d'Ultima Thule. La rencontre a eu lieu comme prévu le 1er janvier à 6h33 (heure de France métropolitaine).

 

 

On ne devrait découvrir sur Nasa TV les images réellement lisibles d'Ultima Thule que dans l'après-midi du 1er janvier, voire le 2 janvier. Les membres de l'équipe sauront alors si la collecte de données a été réussie. La sonde devait prendre 900 images en quelques secondes durant son survol d'Ultima Thule à une distance d'environ 3 500 kilomètres. "D'autres images, ainsi que des spectres et des ensembles de données seront téléchargés les 2, 3 et 4 janvier", explique Alan Stern, qui dirige la mission. L'équipe de New Horizons a déjà prévu des conférences de presse quotidiennes jusqu'au 4 janvier.

 


03/01/2019
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Franceinfo - le lundi 24 décembre 2018

 

 

EN IMAGES. Cratère et spirales de glace, canyon long de 4 000 km... Sept photos à couper le souffle de la planète rouge capturées par la sonde Mars Express

 

 

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Louis SanFrance Télévisions

 

 

 

 

L'Agence spatiale européenne a fait sensation en publiant, le 21 décembre, des clichés d'un lac de glace à la surface d'un cratère de la planète Mars. Mais d'autres clichés de la sonde Mars Express valent le coup d'œil

 

 

 

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Le canyon d’Hebes Chasma sur Mars. (ESA / DLE / FU BERLIN)

 

 

 

Il y a sur Mars des robots de la Nasa. Mais la planète rouge est aussi étudiée de près par l'Agence spatiale européenne (ESA). Cette dernière a publié, le 21 décembre, l'étonnant cliché d'un cratère recouvert de glace. Cette photo a été prise par la sonde Mars Express. L'occasion de revenir sur sept paysages immortalisés par cette mission en service depuis 2003.

 

 

 

1 - Korolev : un cratère de glace

Ce cratère se nomme Korolev, du nom de Sergueï Korolev, le père de la technologie spatiale soviétique. Il mesure 82 kilomètres de diamètre, soit environ la distance entre Paris et Dreux. Il s'agit d'un exemple particulièrement bien préservé de cratère martien. Son centre abrite une couche de glace de 1,8 km d'épaisseur toute l'année.

 

 

 

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Photo du cratère martien Korolev prise par la sonde Mars Express de l'Agence spatiale européenne. (ESA)

 

 

 

 

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Photo du cratère martien Korolev prise par la sonde Mars Express de l'Agence spatiale européenne. (ESA / DLE / FU BERLIN)

 

 

 

2 - Nili Fossae : des failles gigantesques

Nili Fossae est un "vaste système de failles à la surface de la planète Mars dans le quadrangle de Syrtis Major, s'étendant sur 667 km", décrit Sciences et avenir. Ces failles sont profondes de 500 mètres par endroit, précise le Centre national des études spatiales (CNES). Il s'agit d'"amorce de failles tectoniques", rappelle sur son blog Pierre Brisson, président de la Mars Society Switzerland.

 

 

 

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Le système de failles de Nili Fossae, à la surface de la planète Mars. (ESA / DLE / FU BERLIN)

 

 

 

3 - Pôle Nord : des spirales de glace

Cette image a été composée à partir des nombreux survols réalisés par la sonde Mars Express et des données altimétriques laser de la mission Mars Global Surveyor de la Nasa. Les dépôts de neige du pôle Nord martien "sont les plus grands réservoirs d'eau présents à la surface de Mars. Leur volume total représente 2 à 3 millions de km3", remarquait le CNRS en 2009. La forme en spirale de la calotte glaciaire est causée par le vent, indique Futura Sciences.

 

 

 

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De la neige au pôle Nord de Mars. (ESA / DLE / FU BERLIN)

 

 

 

4 - Mawrth Vallis : une vallée fluviale

Cette vallée fait plus de 600 km de long et 2 km de profondeur. Elle est composée de nombreux cratères. Agé de quatre milliards d'années, le ravin pourrait avoir abrité un cours d'eau. Cette vallée est particulièrement étudiée par les agences spatiales occidentales.

 

 

 

5 - Aurorae Chaos : un canyon haut comme le mont Blanc

Ce canyon mesure environ 710 km de large et fait environ 4,8 km de haut, l'altitude du mont Blanc. L'Agence spatiale européenne explique (en anglais) qu'en des temps très anciens de l'eau y coulait.

 

 

 

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Le canyon Aurorae Chaos, sur Mars. (ESA / DLE / FU BERLIN)

 

 

 

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Le canyon Aurorae Chaos vue par la sonde Mars Express. (ESA / DLE / FU BERLIN)

 

 

 

6 - Hebes Chasma : un canyon presque aussi haut que l'Everest

Il fait quelque 8 000 mètres de haut (l'Everest culmine à 8 840 m), 315 km de long et 125 km de large. Il se situe près de l'équateur martien. Le site spécialisé Futura-Sciences attire l'attention sur "la longue coulée de matériaux sombres terminée, en contre-bas, par une étrange flaque d'encre noire". Et de relever : "Il n'est pas exclu qu'une fonte brutale de glace ou l'épanchement de réservoirs souterrains en soient à l'origine."

 

 

 

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Le canyon d’Hebes Chasma sur Mars. (ESA / DLE / FU BERLIN)

 

 

 

 

 

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Le canyon d’Hebes Chasma sur Mars. (ESA / DLE / FU BERLIN)

 

 

 

7 - Valles Marineris : un canyon long de 4 000 km

Il est quatre fois plus long et profond que le Grand Canyon américain : 4 000 km de long, c'est la distance entre Paris et Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, ou deux fois celle entre Paris et Kiev, la capitale de l'Ukraine. Valles Marineris est un centre d'intérêt majeur. En 2015, lorsque Space X a dévoilé trois posters touristiques de la planète Mars, Valles Marineris était mis à l'honneur.

 

 

 

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Valles Marineris, sur Mars. (ESA / DLE / FU BERLIN)

 


25/12/2018
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Franceinfo - le vendredi 21 décembre 2018

 

 

Un lac de glace photographié à la surface d'un cratère de la planète Mars

 

 

 

Cette image a été captée par la sonde Mars Express, de l'Agence spatiale européenne

 

 

 

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Vue d'un lac de glace à la surface du cratère Korolev sur la planète Mars, photographié par la sonde Mars Express et diffusée par l'Agence spatiale européenne le 21 décembre 2018. (AGENCE SPATIALE EUROPEENNE)

 

 

 

Blanc sur rouge. Un immense lac de glace d'eau a été photographié à la surface d'un cratère de la planète Mars, comme on peut le voir sur une photo partagée par l'Agence spatiale européenne (ASE) sur Twitter, vendredi 21 décembre. "Un peu trop éloigné pour une escapade hivernale de dernière minute", plaisante l'ASE sur son site, indiquant que cette image féérique a été captée par la sonde Mars Express, lancée le 2 juin 2003 et qui gravite autour de la Planète rouge depuis. Le cratère en question se nomme Korolev, du nom de Sergueï Korolev, surnommé le père de la technologie spatiale soviétique, et mesure 82 kilomètres de diamètre. 

 

 

 

 

 

 

Ce cratère se trouve dans les basses terres de l'hémisphère nord martien, au sud d'une vaste étendue de terrain dunaire qui entoure une partie de la calotte polaire nord de la planète, appelée Olympia Undae, précise l'ASE. 

 

 

C'est un exemple particulièrement bien préservé de cratère martien et son centre abrite une couche de glace de 1,8 km d'épaisseur toute l'année, explique l'agence spatiale. Un phénomène appelé "piège froid". Le fond du cratère est profond et se situe à environ deux kilomètres à la verticale sous son rebord. L'air se déplaçant au-dessus du dépôt de glace se refroidit, créant une couche d'air froid qui agit comme un bouclier et permet à cette couche de glace de rester stable en permanence.

 


23/12/2018
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Franceinfo - le lundi 17 décembre 2018

 

 

L'espace, bientôt à la portée des touristes

 

 

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franceinfoFrance Télévisions

 

 

 

Deux sociétés, Virgin Galactic et Blue Origin, partent à la conquête du marché de l'espace. Leur but : proposer des voyages au prix fort

 

 

 

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Capture d'écran

 

 

Aller dans l'espace pour ses loisirs est un rêve qui pourrait bientôt devenir réalité. Aujourd'hui la conquête du tourisme spatial est dominée par deux sociétés. Virgin Galactic, d'une part, qui appartient au milliardaire Richard Branson et Blue Origin, d'autre part, détenue par Jeff Bezos, le patron d'Amazon.

 

 

 

Un vol d'essai dans l'espace réussi pour Virgin Galactic 

Dans les deux cas, aucune promenade n'est prévue autour de la Terre. En revanche, les sociétés envisagent une propulsion à plusieurs kilomètres d'altitude pendant quelques minutes. Chez Virgin Galactic, plus de 600 personnes ont déjà réservé leur place. Le prix d'un tel voyage ? Quelque 250 000 dollars par siège. Le 13 décembre, Virgin Galactic a envoyé un vaisseau au-delà de la frontière de l'espace. Il s'agissait du premier vol habité depuis 2011.

 


18/12/2018
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Franceinfo - le lundi 26 novembre 2018 - mis à jour le 27.11.18

 

 

La sonde InSight envoie sa première photo de la surface de Mars

 

 

 

Comme prévu, la sonde américaine a effectué sa descente sur Mars à partir de 20h47, heure de Paris, à 20 000 km/h

 

 

 

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Capture d'écran de la première photo prise par la sonde InSight après son atterrissage, le 26 novembre 2018. (NASA TV / AFP)

 

 

 

Ce qu'il faut savoir

 

 

Sept ans de travail, sept mois de voyage dans l'espace, sept minutes d'angoisse et un succès : la sonde américaine InSight a enfin touché, lundi 26 novembre, la surface de Mars, à l'issue d'une descente à haut risque. Comme prévu, InSight a abordé l'atmosphère de la planète rouge à 19h47 GMT (20h47 à Paris), de manière très oblique pour éviter de voler en éclats. Un événement à suivre en direct sur franceinfo.

 

 

Une première depuis 2012. C'était la première fois, depuis le véhicule Curiosity de la Nasa en 2012, le seul encore actif sur Mars, qu'un engin tentait de se poser sur cette planète voisine de la Terre. Seuls les Etats-Unis ont réussi à y poser des robots. L'URSS a écrasé plusieurs atterrisseurs, tout comme les Européens, récemment en 2016.

 

 

Une approche délicate. InSight a abordé l'atmosphère de Mars à 19h47 GMT. La sonde s'est déplacée à environ 20 000 km/h, soit trois à quatre fois plus qu'une balle de fusil, et visait un rectangle de 10 km sur 24 km. Quatre minutes et une centaine de kilomètres plus bas, un parachute s'est ouvert automatiquement, freinant brutalement la descente. Puis, une fois largué le bouclier thermique, l'atterrisseur a déployé ses trois jambes et le parachute s'est détaché.

 

 

Un programme chargé. La sonde doit écouter et scruter l'intérieur de Mars pour tenter de percer les mystères de sa formation, voici des milliards d'années. InSight est notamment équipée d'un sismomètre de conception française, SEIS, qui sera posé directement sur le sol de Mars et écoutera ses plus infimes vibrations : ondes de choc des météorites, tremblements de terre, craquements des couches rocheuses, peut-être même mouvements du magma profond... Des connaissances qui permettront dans un second temps de mieux comprendre la formation de la Terre, la seule planète rocheuse dont nous avons réellement étudié l'intérieur jusqu'à présent.

 


30/11/2018
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Franceinfo - le lundi 1er octobre 2018

 

 

INFOGRAPHIE. La Nasa fête ses 60 ans : voici comment les satellites ont colonisé l'orbite de la Terre

 

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Nicolas Enault France Télévisions

 

 

Franceinfo a représenté le nombre de satellites en activité au-dessus de nos têtes. Ils sont de plus en plus nombreux : en dix ans, leur nombre a doublé

 

 

 

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En 1982, 341 satellites étaient actifs en orbite autour de la Terre. (NICOLAS ENAULT)

 

 

Près de 2 000 satellites sont actuellement actifs et en orbite autour de la Terre. Soit deux fois plus qu'il y a dix ans. Alors que la Nasa, l'agence spatiale américaine, célèbre ses 60 ans, lundi 1er octobre, franceinfo a souhaité revenir sur la façon dont l'être humain a envahi l'espace proche de la Terre. Depuis le lancement du premier Spoutnik, le 4 octobre 1957, plusieurs milliers de satellites ont ainsi été envoyés en orbite autour de notre planète.

 

 

Pour visualiser l'ampleur de cette conquête spatiale, nous avons représenté l'évolution du nombre de satellites en activité autour de la Terre entre 1957 et 2018. Leur position et leur vitesse sont générées de façon aléatoire et ne correspondent pas à la réalité (les satellites ne sont pas, non plus, à leur échelle réelle, afin qu'ils soient visibles). Pour les répertorier, nous avons utilisé les données produites par Jonathan McDowell, un astrophysicien du centre de recherche d'Harvard-Smithsonian (Etats-Unis). Depuis plusieurs années, il publie sur son site personnel des données répertoriant les objets envoyés dans l'espace.

 

 

Lancez l'animation ou naviguez manuellement dans le temps en déplaçant le curseur qui s'étend de 1957 à 2018. Si vous êtes sur nos applications mobiles, vous pouvez cliquer ici pour une navigation plus adaptée.

 

 

 

 

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Dans cette visualisation, le nombre de satellites actifs chaque année correspond à une moyenne calculée à partir des données quotidiennes publiées par Jonathan McDowell. Selon lui, environ 1 900 satellites actifs tournent actuellement autour de notre planète. L'Union des scientifiques concernés, qui rassemble de nombreux chercheurs, avance, elle, le chiffre de 1 886 satellites. Selon les calculs de McDowell, nous serions aussi entourés d'environ 17 000 satellites inactifs, étages de fusées et débris spatiaux

 

 

Pour mieux comprendre l'accélération des envois spatiaux ces dernières années, ainsi que la hausse du nombre de satellites en activité, nous avons représenté les données quotidiennes du chercheur dans un graphique. Entre 2013 et 2018, on passe ainsi de 1 100 satellites actifs à près de 1 900. Selon Jonathan McDowell, ce pic s'explique par l'évolution de la technologie : les satellites durent aujourd'hui bien plus longtemps qu'avant.

 

 

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Illustrations : freepik.com. Code : Kévin Labat et Nicolas Enault)

 


04/10/2018
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Franceinfo - le dimanche 12 août 2018

 

 

La Nasa réussit le lancement de la sonde Parker vers l'atmosphère du Soleil

 

 

De la taille d'une voiture pour une facture de 1,5 milliard de dollars, la sonde a décollé au sommet de la fusée Delta IV-Heavy depuis Cap Canaveral en Floride

 

 

 

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Cette fois-ci a été la bonne. Retardé d'un jour, le lancement de la sonde Parker, première réalisation humaine à tenter de traverser l'atmosphère du Soleil, a eu lieu dimanche 12 août au matin, forte de son bouclier high-tech et des espoirs placés en elle par la Nasa et la communauté scientifique.

 

 

De la taille d'une voiture pour une facture de 1,5 milliard de dollars, la sonde a décollé au sommet de la fusée Delta IV-Heavy depuis Cap Canaveral en Floride.

 

 

L'Agence spatiale américaine avait prévu samedi une fenêtre de lancement d'une durée de 65 minutes, à partir de 3h33 locales (9h33 à Paris). Mais en raison d'un problème de pression d'hélium gazeux, apparu quelques minutes avant le décollage, la Nasa a du repousser à dimanche 3h31 locales (9h31 à Paris) la prochaine fenêtre de lancement.

 

 

Une mission de sept ans

 

La mission de Parker est claire : devenir le premier objet construit par l'homme à affronter les conditions dantesques de la couronne, une partie de l'atmosphère du Soleil, qui est 300 fois plus chaude que la surface de l'astre.

 

 

La sonde devra passer à environ 6,2 millions de kilomètres de la surface du Soleil et traverser 24 fois cette couronne pendant les sept ans que doit durer la mission.

 

 

Au-delà de la prouesse technologique, l'intérêt scientifique est primordial. Il s'agit de comprendre pourquoi la couronne est environ 300 fois plus chaude que la surface du Soleil et pourquoi ses particules énergétiques produisent des tempêtes électromagnétiques pouvant perturber le fonctionnement du réseau électrique sur Terre.

 

 

 

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14/08/2018
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Franceinfo - le samedi 28 juillet 2018

 

 

Éclipse de Lune : un spectacle magique

 

 

Vendredi 27 juillet au soir, une éclipse de Lune a eu lieu. Une teinte rouge imprimée au satellite de la Terre qui a émerveillé des millions de spectateurs

 

 

 

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La Lune vue depuis la ville de Gaza lors de l'éclipse, vendredi 27 juillet 2018. MAHMUD HAMS / AFP

 

 

Le temple de Poséidon en Grèce, vendredi 27 juillet au soir. Il y a de quoi rougir face à tant de beauté. Cette éclipse de Lune, spectacle grandiose, est due à un alignement des planètes. Lorsque la Lune est grise, elle plonge dans l'ombre de notre bonne vieille Terre. Lorsqu'elle devient Lune de sang, éblouissante, elle reçoit les rayons du Soleil. "On voit déjà qu'elle change de couleur par endroits, elle est beaucoup plus orange sur le côté droit et elle commence à prendre une couleur beaucoup plus claire à gauche", explique un astronome amateur.

 

 

 

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L'éclipse a offert un étonnant ballet au-dessus du temple d'Apollon à Corinthe (Grèce). VALERIE GACHE / AFP

 

Un spectacle de plus de deux heures

 

"Je ressens l'énergie et la spiritualité. Je suis comme aspirée par ce que je vois", explique une Brésilienne qui assistait au spectacle depuis son pays. Mars s'est aussi invité dans cette odyssée. Durant près de deux heures, la plus longue éclipse de Lune de notre siècle a exercé sur nous, simples terriens, son pouvoir d'attraction.

 


29/07/2018
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Franceinfo - le mercredi 25 juillet 2018

 

 

Un immense lac d'eau liquide découvert sous la surface de Mars

 

 

C'est la première fois qu'un tel volume de liquide est découvert sur la planète rouge. Les experts ne savent pas encore si des microbes sont présents dans cette eau, sans doute à l'état liquide en raison de la présence de magnésium, de calcium et de sodium, qui agissent comme un antigel

 

 

 

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Une représentation de la sonde européenne Mars Express au-dessus de la planète rouge. (HANDOUT / EUROPEAN SPACE AGENCY / AFP)

 

 

 

Un vaste lac souterrain a été découvert pour la première fois sur Mars. Jamais un tel volume d'eau liquide n'avait encore été trouvé sur cette planète, annonce (en italien) une équipe internationale d'astronomes, mercredi 25 juillet. Situé sous une couche de glace martienne, le lac fait environ 20 kilomètres de largeur et laisse envisager la présence de davantage d'eau, voire de vie, sur la planète rouge, selon un article publié dans la revue américaine Science.

 

 

Ces conclusions ont été possibles grâce au déploiement du radar italien Marsis (Mars Advanced Radar for Subsurface and Ionosphere Sounding), embarqué à bord de la sonde européenne Mars Express.

 

 

C'est un résultat stupéfiant qui laisse penser que la présence d'eau sur Mars n'est pas seulement un ruissellement temporaire révélé par de précédentes découvertes, mais une masse d'eau permanente qui crée les conditions pour de la vie sur une période de temps prolongée", a commenté Alan Duffy, professeur associé à l'université de Swinburne (Australie), qui n'a pas participé à l'étude.

 

 

L'eau se trouve à 1,5 km de profondeur

 

L'eau du lac qui vient d'être découvert pourrait cependant ne pas être potable. Elle se trouve par ailleurs à 1,5 km de profondeur sous la surface, dans un environnement rude et glacial. La planète Mars est aujourd'hui froide, désertique et aride, mais elle était auparavant chaude et humide et abritait une grande quantité d'eau liquide et de lacs il y a au moins 3,6 milliards d'années.

 

 

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Les scientifiques cherchent à trouver des traces contemporaines d'eau liquide. De telles découvertes sont en effet essentielles pour percer le mystère d'une éventuelle forme de vie sur Mars dans un passé lointain, voire même de sa persistance jusqu'à nos jours. Etre en mesure d'accéder à des sources d'eau pourrait également aider les humains à survivre lors de futures missions d'exploration de la planète rouge, voisine de la Terre.

 

 

Difficile de savoir si des microbes sont présents

 

La présence d'une éventuelle forme de vie microbienne au sein du lac est sujette à débat. Certains experts se montrent sceptiques sur ce point, car ils estiment que le lac est trop froid et saumâtre, et contient une forte dose de sels et de minéraux martiens dissous. La température est probablement en-dessous du point de congélation de l'eau pure, mais le lac peut rester à l'état liquide en raison de la présence de magnésium, de calcium et de sodium.

 

 

"C'est une découverte d'une portée extraordinaire, susceptible de renforcer les hypothèses quant à la présence d'organismes vivants sur la planète rouge", estime Fred Watson, de l'Observatoire astronomique australien, non impliqué dans l'étude. "Il faut néanmoins rester prudent car la concentration de sels nécessaire au maintien de l'eau à l'état liquide pourrait être fatale à toute vie microbienne similaire à celle de la Terre".

 


27/07/2018
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Franceinfo - le mardi 17 juillet 2018

 

 

Douze nouvelles lunes découvertes autour de Jupiter, dont une "boule étrange"

 

Au total, la planète a désormais 79 satellites connus, un record dans notre système solaire

 

 

 

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Douze nouvelles lunes ont été découvertes autour de Jupiter, portant à 79 son nombre total de satellites connus.  (MGA / AFP)

 

 

Douze nouvelles lunes ont été découvertes autour de Jupiter, portant à 79 le nombre total de ses satellites connus. C'est un record parmi les planètes de notre système solaire, annonce une équipe américaine d'astronomes (en anglais), mardi 17 juillet.

 

 

Le chercheur Scott Sheppard, de la Carnegie Institution for Science, a qualifié l'une de ces nouvelles lunes de "boule étrange" en raison de sa petite taille : un peu moins d'un kilomètre de diamètre seulement, ce qui en fait "probablement" le plus petit satellite de Jupiter. Son orbite est par ailleurs "différente de celle de toutes les autres lunes jupitériennes connues", a précisé l'astronome.

 

 

La "boule étrange" court le risque d'une collision

 

Il faut environ un an et demi à cette "boule étrange" pour faire le tour de Jupiter, dont l'orbite inclinée croise celles d'une nuée d'autres lunes se déplaçant dans le sens inverse de la rotation de Jupiter. "C'est une situation instable", a commenté Scott Sheppard. "Les collisions frontales peuvent rapidement disloquer les satellites et les réduire à la poussière."

 

 

 

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Douze nouvelles lunes de Jupiter ont été découvertes. Leurs orbites apparaissent en gras dans cette visualisation. (CARNEGIE INSTITUTION FOR SCIENCE)

 

 

 

La "boule étrange", comme deux des lunes récemment découvertes, tourne dans le même sens que Jupiter. Les astronomes ont proposé de baptiser "Valetudo" la "boule étrange", du nom de l'arrière-petite-fille du dieu romain Jupiter, déesse de la santé et de l'hygiène.

 

 

Galilée avait découvert les quatre premières lunes de Jupiter

 

Il faut un an environ aux satellites les plus proches pour faire le tour de la planète, contre deux ans pour ceux plus éloignés. Toutes ces lunes pourraient être des fragments issus de collisions entre des corps cosmiques plus larges. L'astronome italien Galilée avait découvert dès 1610 les quatre premières lunes de Jupiter.

 

 

L'équipe d'astronomes à l'origine de la récente découverte n'était pas à la recherche de nouveaux satellites de Jupiter, mais ces derniers sont apparus dans le champ de leur télescope alors qu'ils cherchaient des planètes au-delà de Pluton.

 

 

Les nouvelles lunes ont été observées pour la première fois en 2017 dans l'optique d'un télescope basé au Chili et exploité par l'Observatoire astronomique national des Etats-Unis. Il a fallu un an pour confirmer la trajectoire de leurs orbites à l'aide de plusieurs autres télescopes, aux Etats-Unis et au Chili. 

 


18/07/2018
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