L'AIR DU TEMPS

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SPORTS


Franceinfo - le samedi 24 août 2019

 

 

Ligue 1 : le match entre Brest et Reims interrompu par l'arbitre après des insultes homophobes

 

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Une semaine après l'interruption de la rencontre de Ligue 2 entre Nancy et Le Mans, un arbitre a décidé d'arrêter brièvement le jeu entre Brest et Reims samedi pour les mêmes raisons

 

 

 

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Le Stade Brestois recevait le Stade de Reims samedi 24 août 2019, pour le compte de la 3e journée de Ligue 1. (NICOLAS CR?ACH / MAXPPP)

 

 

 

Pour la première fois en Ligue 1 de football, un match a été brièvement interrompu samedi 24 août après des insultes homophobes, rapporte un journaliste de franceinfo. Les faits se sont déroulés lors de la rencontre entre le Stade Brestois et le Stade de Reims, qui comptait pour la troisième journée de championnat.

 

 

Peu après la 50e minute au stade Francis-Le Blé de Brest (Finistère), des insultes homophobes sont descendues des tribunes. L'arbitre les a entendues et a décidé d'interrompre le match une petite minute, le temps d'avertir son délégué et le speaker du stade. Ce dernier a mis en garde le public : si de nouvelles insultes de ce type étaient entendues, les supporters risquaient de provoquer une interruption totale de la rencontre. Heureusement, ces insultes ne sont pas réapparues. Brest, qui n'avait plus gagné en Ligue 1 à domicile depuis le 17 novembre 2012, s'est finalement imposé 1 but à zéro.

 

 

Une semaine plus tôt, la rencontre de Ligue 2 entre Nancy et Le Mans avait dû être interrompue en raison de chants à caractère homophobe. C'était déjà une première en Ligue 2.

 


25/08/2019
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Franceinfo - le lundi 12 août 2019

 

 

Du "transfert du siècle" au "casse-toi" : comment l'idylle entre Neymar et le PSG a tourné au vinaigre

 

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En 2017, la tour Eiffel s'illuminait en son honneur. Deux ans plus tard, les supporters du Parc des Princes réclament le départ du Brésilien. Retour sur la saga Neymar-PSG en six moments-clés

 

 

 

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Neymar lors du match de Coupe de France opposant le PSG à Strasbourg, au Parc des Princes (Paris), le 23 janvier 2019. (FRANCK FIFE / AFP)

 

 

 

De l'amour à la haine, il n'y a qu'une banderole. Dans les tribunes du Parc des Princes, dimanche 11 août, les supporters parisiens ont affiché clairement leur volonté de voir Neymar quitter le PSG, en déployant une banderole explicite : "Neymar casse-toi." En 2017 pourtant, l'arrivée du Brésilien suscitait l'émoi dans les rangs du club de la capitale. Franceinfo vous résume comment l'histoire d'amour a tourné au vinaigre.

 

 

 

Eté 2017 : le "transfert du siècle"

Pour comprendre la genèse de l'histoire il faut remonter au printemps 2016. La superstar Zlatan Ibrahimovic s'apprête à quitter la capitale : Paris se montre alors très intéressé pour le recrutement du "nouveau Pelé". Les rumeurs se font et se défont sur l'arrivée imminente du prodige brésilien au Parc des Princes. Le club sait se montrer patient. Au total, il faudra plus d'un an de discussions avec le père et agent de Neymar pour le convaincre du transfert. 

 

 

Ce n'est qu'à l'été 2017 que survient la nouvelle tant attendue des supporters parisiens. Le 2 août, le FC Barcelone annonce que son attaquant veut quitter ses rangs. Dès le lendemain, la clause libératoire est payée et le Brésilien rejoint le Paris Saint-Germain. Il ne prendra même pas le temps de vider son casier à la Ciutat Esportiva, le centre d'entraînement du Barça. Pas de déclaration officielle à la presse non plus, ni même d'ultime entraînement avec ses ex-coéquipiers. 

 

 

Pour le jeu de jambes de Neymar, le PSG débourse 222 millions d'euros. Soit le plus gros montant déboursé pour un joueur de foot, et de loin. Le Brésilien récupère le numéro 10, que lui cède Javier Pastore à l'occasion de sa première apparition dans le groupe. Les drapeaux brésiliens colorent la tribune parisienne, alors que la nouvelle recrue ne prend pas part à la rencontre. Même la tour Eiffel souhaite la bienvenue au joueur. "Paris est magique", réagit Neymar. 

 

 

 

Janvier 2018 : un quadruplé historique mais une polémique 

Les premiers mois de "Ney" au PSG sont glorieux. Dès son premier match sous ses nouvelles couleurs, contre Guingamp, le Brésilien enchaîne passes décisives et buts. Dans la foulée, le club parisien recrute Kylian Mbappé. Avec Edinson Cavani, ils forment un trio offensif redoutable, surnommé "MCN" dans les médias. Face au Bayern Munich, première grande affiche de la Ligue des champions, le trio régale les spectateurs du Parc des Princes. La lune de miel commence.

 

 

Le 17 janvier 2018, Neymar époustoufle le championnat en participant brillamment à la plus large victoire du PSG à domicile en Ligue 1 : 8 à 0 contre Dijon. Le numéro 10 est l'auteur d'un quadruplé et de deux passes décisives, une performance qui lui vaut un 10/10 dans le journal L'Equipe. Seuls huit joueurs dans l'histoire du journal ont obtenu cette note. Premier accroc cependant, qui deviendra le "penaltygate", quand la nouvelle étoile du club se chamaille avec Edinson Cavani, l'avant-centre uruguayen adulé par les supporters parisiens, pour une histoire de penalty à tirer lors de cette victoire fleuve.

 

 

Puis, quelques semaines plus tard, la star brésilienne commence à faire grincer quelques dents. Il ne participe pas au huitième de finale retour de la Ligue des champions contre le Real Madrid – futur vainqueur de la compétition – à cause d'une blessure à la cheville. Des soupçons naissent sur la gravité de cette dernière et la volonté du prodige brésilien de se préserver en vue de la Coupe du monde en Russie.

 

 

 

Début 2019 : blessures, gifle et suspensions 

La deuxième saison (2018-2019) du Brésilien au PSG est moins idyllique. Après un début en fanfare, avec sept buts marqués en autant de matchs, et un triplé contre l'Etoile rouge de Belgrade qui offre à Paris une victoire pour son retour en Ligue des champions, "Ney" se blesse en janvier 2019 lors d'un match de Coupe de France contre Strasbourg. Résultat, il déclare forfait (encore) pour le huitième de finale de Ligue des champions, face à Manchester United. Le PSG est éliminé pour la troisième fois consécutive à ce stade de la compétition.

 

 

Fou de rage, le joueur s'emporte sur les réseaux sociaux. "C'est une honte ! On met quatre mecs qui ne comprennent rien au foot pour regarder un tir au ralenti devant la télé. Il n'y a rien. Comment le mec peut mettre ses mains ailleurs ? Allez vous faire foutre", lâche-t-il sur Instagram, avant de supprimer son post. Il est suspendu pour trois matchs à la suite de ces insultes envers l'arbitrage. 

 

 

Quelques mois plus tard, en avril, Neymar gifle un supporter rennais lors de la finale de la Coupe de France. Le fan breton l'avait sommé "d'apprendre à jouer au foot" alors que les joueurs montaient les marches du stade pour recevoir leurs médailles de finalistes. Le supporter a porté plainte contre le joueur pour violences. 

 

 

 

Printemps 2019 : des envies de départ 

Après une saison difficile, Neymar affiche sa volonté de quitter le club parisien pour retourner en Liga, au Barça. La presse espagnole publie des propos que le Brésilien aurait tenu à Nasser Al-Khelaïfi, PDG du Paris Saint-Germain : "Je ne veux plus jouer au PSG. Je veux rentrer chez moi, là d'où je n'aurais jamais dû partir." Le Mundo Deportivo en fait sa une le 19 juin. 

 

 

Dès lors, les jours de "Ney" à Paris semblent comptés. Arbitres hostiles à son égard, blessures à répétition, vestiaire peu amical... La relation avec le club se dégrade. En juillet, signe du divorce imminent, la superstar va jusqu'à faire remonter de douloureux souvenirs chez les supporters parisiens. Interrogé par un média brésilien sur ses "meilleurs souvenirs" footballistiques, il évoque la fameuse remontada infligée au PSG lorsqu'il portait les couleurs du Barça, en 2017. "Ce que nous avons ressenti lorsque nous avons marqué le sixième but, c'était incroyable", insiste Neymar.

 

 

 

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Neymar: "My best memory as a footballer? When we won against PSG with FC Barcelona"

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A l'époque élément incontournable du club barcelonais, Neymar est le principal acteur de cette déculottée, avec un doublé et une passe décisive qui permettent au club barcelonais de l'emporter 6-1 après un match aller gagné 4-0 par les Parisiens. Une rencontre qualifiée de pire humiliation de l'histoire par de nombreux supporters. L'évocation de ce souvenir ne passe pas côté PSG.

 

 

 

Août 2019 : les supporters demandent le divorce

Après un été marqué par les rumeurs de son éventuel transfert, le Brésilien n'est pas appelé face à Nîmes dimanche 11 août, lors de la première journée de Ligue 1. Il ne prend même pas la peine d'assister au match. Au Parc des Princes, les ultras parisiens l'attendent à coups de chants hostiles et banderoles, dont l'une barrée d'un "Neymar, casse-toi". Une autre, version XL, déployée dès la 16e minute de jeu, fait référence aux affaires judiciaires du Brésilien. En juin dernier, le footballeur a été accusé de viol par une jeune mannequin brésilienne, avant que l'affaire ne soit classée sans suite. Des chants sont entonnés et un tract des ultras "Parias Cohortis" dénonçant un joueur "aussi capricieux qu'outrancier" est distribué dans les tribunes.

 

 

Un flot d'insultes qui pourrait servir la cause du joueur, selon L'Equipe : "On voit difficilement, dans ce contexte, comment Neymar, si son transfert échoue, pourrait reporter un jour le maillot du PSG." Lors de la conférence d'après-match, Kylian Mbappé s'est exprimé sur le cas Neymar. Sans lui, "ce n'est pas la même équipe", estime l'attaquant parisien. 

 

 

Les prochaines semaines devraient être décisives pour l'avenir du joueur. Si un transfert au FC Barcelone faisait office d'issue la plus probable, des obstacles financiers persistent : le club catalan vient de débourser 120 millions d'euros pour Antoine Griezmann, et peut difficilement s'aligner sur le prix de la star. Ironie du sort, c'est le Real Madrid – ennemi juré du club barcelonais – qui fait désormais office de favori comme point de chute pour la star brésilienne.

 


14/08/2019
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Franceinfo - le vendredi 9 août 2019

 

 

"Je sais que je suis attendue" : Stéphanie Frappart, premier arbitre féminin en Ligue 1, démarre sa saison

 

 

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Édité par Pauline Pennanec'hfranceinfoJean-Pierre BlimoRadio France

 

 

 

À 35 ans, Stéphanie Frappart est la seule et unique femme arbitre à être titularisée pour la saison de Ligue 1, qui démarre vendredi. Une "consécration" pour la Francilienne qui veut susciter des vocations

 

 

 

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Stéphanie Frappart a arbitré le match de Ligue 1 entre Amiens et Strasbourg, le 28 avril 2019 à, à Amiens (Somme). (FRANCOIS LO PRESTI / AFP)

 

 

 

Elle rêvait d’arbitrer une finale de Coupe du monde et d'officier au centre des terrains de Ligue 1, elle vient de réaliser ses deux rêves en un mois. Après avoir dirigé les matchs Amiens-Strasbourg (0-0), puis Nice-Nantes (1-1), en avril et mai dernier, pour un premier test, la voilà titularisée pour toute la saison 2019-2020, qui démarre vendredi 9 août. Stéphanie Frappart a également dans son bagage 76 matchs de Ligue 2 et deux Coupes du monde féminines, avant d'arbitrer la Supercoupe d'Europe, le 14 août, entre Liverpool et Chelsea.

 

 

"Je vais devoir faire ma place"

Aujourd'hui, Stéphanie Frappart considère cette promotion comme une étape, pas comme un aboutissement : "Un aboutissement, pour moi, c'est une étape dans ma carrière". L'arbitre l'affirme, "au départ, je n'arbitrais pas pour devenir arbitre de Ligue 1". "J'ai arbitré en tant que passionnée du foot. On est un groupe de 23 cette année, donc forcément, être dans le groupe, c’est aussi une reconnaissance de mes compétences", souligne-t-elle.

 

 

J'ai gravi les échelons un par un. Arriver en Ligue 1, forcément c'est une consécration. Il y a très peu d’élus.Stéphanie Frappart à franceinfo

 

 

Une femme au centre du terrain pour la Coupe du monde féminine, c'est plutôt naturel. Malgré son CV et son expérience, à 35 ans, Stéphanie Frappart se sent désormais attendue au tournant en Ligue 1. "La pression est différente, le plus dur commence, commente-t-elle. Je sais très bien que je suis attendue, et que je vais devoir faire ma place. Je sais très bien que ce n’est pas facile, quel que soit l'arbitre, que ce soit moi ou un autre."

 

 

 

Bienveillance sur le terrain

Pour l’instant, surtout à Clairefontaine lors du stage de préparation, Stéphanie Frappart a senti de la bienveillance de la part de ses confrères, les arbitres. Sur le terrain, qu’en sera-t-il ? Le corps arbitral, on le sait, n’est pas épargné par les insultes, y compris de la part des joueurs. "Que l'on soit un arbitre homme ou femme, l'insulte ne sera nullement acceptée. Si j’entends des insultes, qu'elles soient misogynes ou non, dans tous les cas, elles seront sanctionnées", explique-t-elle.

 

 

Stéphanie Frappart l’avoue : arbitrer des filles reste un peu différent d'arbitrer des hommes, surtout dans la réaction des joueuses sur le terrain. "Il y a un peu moins de vices, ça c’est sûr, mais il y a eu quelques situations à la Coupe du monde féminine, où l'on a vu les femmes suivre un peu l'exemple sur les hommes. À nous de rester forts et fortes."

 

 

Si on siffle juste, il y a moins de contestationsStéphanie Frappart à franceinfo

 

 

Alors, y aura-t-il un avant et un après finale de Coupe du monde, ce match entre les Américaines et les Hollandaises qu'elle a brillamment dirigé devant les caméras du monde entier ? "Non, parce que j’ai toujours préparé les matchs avec le même professionnalisme. Maintenant, je suis vite passée à autre chose, c’est-à-dire la première désignation et la saison de Ligue 1 qui arrive", conclut-elle, confiante. Une saison qui débute vendredi et qui sera le nouvel horizon de Stéphanie Frappart, qui va sans nul doute ouvrir la voie à d’autres femmes dans ce monde d'hommes.

 


12/08/2019
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Franceinfo - le lundi 29 juillet 2019

 

 

Tour de France 2019 : cinq choses à retenir de cette édition exceptionnelle

 

 

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De la victoire du jeune prodige colombien Egan Bernal à l'abandon de Thibaud Pinot, en passant par le retour du suspense, on vous résume cette Grande Boucle riche en rebondissement

 

 

 

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Le Colombien Egan Bernal, lors de la dernière étape du Tour de France, le 28 juillet 2019, à Paris. (GONZALO FUENTES / REUTERS)

 

 

 

Des larmes, de la sueur, de la grêle... La 106e édition du Tour de France, imprévisible et rocambolesque, a fait vibrer le public, de la France à la Colombie. Avec le Colombien Egan Bernal pour vainqueur, le Français Julian Alaphilippe pour héros et la météo pour trouble-fête, cette Grande Boucle achevée dimanche 28 juillet a réveillé les téléspectateurs habitués à somnoler devant les paysages hexagonaux. Voici cinq choses à retenir de ce Tour exceptionnel.

 

 

1 - Le triomphe d'Egan Bernal

A son sujet, son coéquipier Chris Froome, de dix ans son aîné, a déclaré : "La question n'était pas de savoir s'il allait porter le maillot jaune, mais quand il le ferait." Pour sa deuxième participation, le grimpeur surdoué Egan Bernal, 22 ans, offre à son équipe Ineos (ex-Sky) sa septième victoire consécutive et à la Colombie son tout premier sacre sur le Tour de France. Il est aussi le plus jeune vainqueur de la Grande Boucle depuis un siècle.

 

Egan Bernal n'a rien à voir avec ses prédécesseurs Bradley Wiggins, Chris Froome et Geraint Thomas : il n'est pas Britannique, il n'est pas un excellent rouleur, il mesure moins d'1m80 et il est surtout beaucoup plus jeune qu'eux. Christian Prudhomme, le directeur du Tour, l'avait déclaré favori au départ à Bruxelles. "Bernal est un surdoué qui ne demande qu'à éclore", avait-il prévenu.

 

 

On retiendra surtout son accélération sur les pentes du col de l'Iseran, à 2 770 m d'altitude, qui fera craquer le maillot jaune français Julian Alaphilippe, quelques heures après l'abandon de Thibaud Pinot et quelques minutes avant l'interruption de l'étape à cause de la météo. Le jeune Colombien ne quittera plus sa tunique de vainqueur et fera vibrer son pays jusqu'au bout.

 

 

2 - Le panache de Julian Alaphilippe

Un héros français. C'est peut-être Julian Alaphilippe qui symbolise le mieux ce Tour, lui qui a porté le maillot jaune pendant 14 jours. "C'est lui qui a allumé la mèche", estime Christian Prudhomme, séduit par l'audace et la simplicité du numéro un mondial. "Il a changé la course", ajoutait le manager d'Ineos Dave Brailsford, avant les Alpes. Cinquième après avoir flanché dans les deux dernières étapes de montagne, il a été désigné à l'unanimité coureur le plus combatif du Tour.

 

 

La preuve dès la troisième étape. Son attaque du "mur" de Mutigny, à 16 km de la ligne d'arrivée à Epernay, met tout le monde d'accord. Julian Alaphilippe s'impose en solitaire, intouchable sur ces côtes raides et courtes. Il endosse le maillot jaune pour la première fois de sa carrière. Loin d'imaginer qu'il le porterait 14 fois.

 

 

Val Thorens sera son chemin de croix : le Français, au lendemain de la perte de son maillot jaune dans l'Iseran, craque tôt, laissant échapper sa place sur le podium du Tour de France, à la veille de l'arrivée à Paris. Ses fans, aux espoirs infinis, seront peut-être frustrés. Pas lui. "Pourquoi je devrais être frustré ? Je suis juste exténué, content, fier de ce que j'ai fait", assure le chouchou des Français.

 

 

3 - L'espoir brisé de Thibaut Pinot

"J'y croyais. Je sentais depuis dimanche, après les Pyrénées, que j'étais capable de le faire. Mais on ne le saura jamais." Le Français Thibaut Pinot, l'un des favoris pour la victoire finale, a dû abandonner le Tour de France à deux jours de l'arrivée. Le coup de théâtre qui a stupéfait la caravane du Tour est intervenu une heure après le départ de Saint-Jean-de-Maurienne. Avec, pour héros malheureux, le cinquième du classement général, diminué par une lésion musculaire à la cuisse gauche.

 

 

En pleurs, Pinot, qui naviguait à distance du peloton, a fini par s'arrêter sur le côté droit de la route, consolé tant bien que mal par son coéquipier William Bonnet. Il a pris place à l'arrière de sa voiture d'équipe et a quitté le Tour. Retenons plutôt que le grimpeur de l'équipe Groupama-FDJ a été le brillant vainqueur de la 14e étape, au sommet du Tourmalet. Au bord des larmes sur la ligne d'arrivée après une victoire d'étape qu'il s'était promise. Le lendemain, il terminera deuxième au sommet du Prat d'Albis.

 

 

4 - Le déluge de Val d'Isère

Une folle journée. Après plusieurs journées caniculaires, c'est finalement un gros orage qui perturbe le plus le Tour. La 19e étape est arrêtée avant son terme à cause d'une violente averse de grêle et d'un éboulement qui rendent la route tout à fait impraticable à la sortie d'un tunnel, peu avant Val d'Isère, à 20 km de l'arrivée prévue à Tignes.

 

 

"C'était infranchissable, a justifié le directeur du Tour Christian Prudhomme. La route était coupée." Pas question d'envoyer les coureurs – alors en pleine descente – au carton. Le lendemain, la dernière étape est raccourcie à seulement 59,5 km entre Albertville et Val Thorens, au lieu des 130 km prévus. C'est donc une course de côte très favorable à Egan Bernal, qui attend les coureurs du Tour dans ce dernier rendez-vous de montagne.

 

 

5 - Le retour du suspense 

Le suspense aura duré presque jusqu'au bout. C'était "le Tour le plus beau" de ces dernières années, selon Christian Prudhomme. "De Bruxelles avec Eddy Mercx et des gens qui pleuraient sur son passage, jusqu'à maintenant avec Pinot, Alaphilippe et Bernal, avec l'étape interrompue, c'était un Tour extraordinaire, sans le moindre doute, un Tour inoubliable", a commenté le directeur de la course sur franceinfo.

 

 

On est passé par toutes les couleurs de l'arc-en-ciel, on a tout vécu, tout espéré.Christian Prudhomme à franceinfo

 

 

Le patron du Tour souligne le réveil de "grandes nations du vélo", comme la France, la Belgique et l'Italie, ainsi que la victoire du Colombien Egan Bernal qui "vient d'un pays qui fait vibrer le cyclisme, un pays de grimpeur, de champions". Pour lui, les performances de Julian Alaphilippe et Thibaud Pinot, ainsi que l'absence de Chris Froome, ont notamment offert aux spectateurs de superbes rebondissements. "La porte s'est entrebâillée, Julian Alaphilippe a mis les deux pieds, Thibaut Pinot a tiré sur les montants, derrière d'autres se sont engouffrés et ça a donné cette course magnifique jusqu'à la fin", observe-t-il.

 


29/07/2019
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Franceinfo - le vendredi 19 juillet 2019 - mis à jour le 20.07.19

 

 

L'Algérie remporte la deuxième Coupe d'Afrique des nations de son histoire en battant le Sénégal (1-0)

 

 

 

 

Les Fennecs ont ouvert le score en tout début de match, sur une bourde du gardien adverse

 

 

 

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L'attaquant algérien Baghdad Bounedjah exulte après avoir ouvert le score en finale de Coupe d'Afrique des nations contre le Sénégal, le 19 juillet 2019 au Caire (Egypte). (SUHAIB SALEM / REUTERS)

 

 

 

L'Algérie attendait un trophée depuis 1990. Les Fennecs ont remporté la finale de Coupe d'Afrique des nations de football face au Sénégal (1-0), vendredi 19 juillet au Caire (Egypte). Il s'agit de la deuxième victoire à la CAN de son histoire.

 

 

Le seul but de la rencontre a été inscrit dès la 2e minute par Baghdad Bounedjah, dont la frappe déviée a surpris le gardien sénégalais, qui pensait qu'elle sortait du terrain et n'a pas esquissé un seul mouvement. Les Lions de la Téranga ont dominé le reste de cette rencontre tendue, l'Algérie a tenu, pour le plus grand bonheur de ses nombreux supporters. 

 

 

 

Un but sur une bourde du gardien sénégalais

Les deux équipes s'étaient déjà rencontrées en phase de poule, et s'étaient quittées sur le même score de 1-0 pour l'Algérie.

 

 

Les autorités françaises suivront avec attention les célébrations d'après-match : dimanche, 282 personnes avaient été arrêtés dans plusieurs villes de France lors d'incidents le soir de la victoire de l'Algérie en demi-finale, qui était aussi celui de la fête nationale. Un dispositif de sécurité important a été déployé dans plusieurs villes de France.

 


22/07/2019
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Franceinfo - le jeudi 18 juillet 2019 - mis à jour le 19.07.2019

 

 

Tour de France : la chaussette, cet accessoire qui fait perdre les pédales au monde du vélo

 

 

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Pierre GodonFrance Télévisions

 

 

 

Il existe désormais une taille maximale de hauteur de chaussette dans le cyclisme. Un garde-fou technologique, mais une controverse esthétique

 

 

 

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Un des coureurs lors de la présentation de la 6e étape du Tour de Grande-Bretagne, le 9 septembre 2016 à Sidmouth (Royaume-Uni). (HARRY TRUMP / GETTY IMAGES EUROPE)

 

 

 

Le contrôleur de l'Union cycliste internationale se penche sur le mollet d'un coureur de la Sunweb, avec un double décimètre sophistiqué en main. La scène, qui s'est produite le 7 juillet lors du contre-la-montre par équipe du Tour de France, autour de Bruxelles (Belgique), a fait tiquer et devrait se reproduire vendredi 19 juillet lors du contre-la-montre autour de Pau (Pyrénées-Atlantiques). "Dieu merci, l'UCI se focalise sur les problèmes les plus importants", avait persiflé le directeur sportif de l'équipe Education First Jonathan Vaughters. Même tonalité chez l'ancien coureur Michael Rasmussen, qui travaille désormais pour la presse danoise : "Heureusement que l'UCI est en première ligne pour lutter contre les menaces qui pèsent sur le cyclisme." On rigole, on rigole, mais est-ce que ce "ChaussetteGate" ne cache pas un débat profond et quasiment centenaire chez les amoureux de la petite reine ?

 

 

 

 

 

 

La première fois que l'instance qui régule le cyclisme mondial s'est penchée sur les mollets des coureurs, c'était en 2012, avec une règle tellement vague ("à mi-chemin entre la cheville et le genou") qu'elle n'en a pas fait, précisément. La mise à jour du règlement, fin 2018, se veut plus précise. Sortez les calculettes : "Les chaussettes ne doivent pas dépasser la hauteur définie par la moitié de la distance entre la malléole latérale et la moitié de la tête du péroné." Un bon schéma valant mieux qu'un long discours, voilà ce que ça donne :

 

 

 

 

 

 

"C'est ridicule, se désole le coureur irlandais Nicolas Roche dans sa chronique publiée par l'Irish Independent. Un coureur peut légèrement retrousser sa chaussette pour passer le contrôle au départ, sachant que les tests sont aléatoires à l'arrivée."

 

 

 

Les chaussettes de foot, ça paie dans le vélo

Mais y a-t-il vraiment un avantage à rouler avec des chaussettes de foot (ou à peu près) ? "Oui, bien sûr. Et c'est très efficace", explique à franceinfo Michael Hutchinson, ancien spécialiste du contre-la-montre, qui, depuis, a fait Cambridge et publié plusieurs livres sur la performance. "Lors d'une course qui n'était pas estampillée UCI, j'ai couru avec des chaussettes aérodynamiques montant jusqu'au genou. Si vous avez les jambes galbées comme il faut, c'est assez facile de manipuler l'écoulement de l'air." Gain de temps estimé : une demi-seconde par kilomètre. Faites le calcul : sur cette édition 2019 du Tour, on compte 54 km de chronos. Soit presque 30 secondes de grappillées sur la concurrence.

 

 

 

 

 

 

Beaucoup d'équipes ont essayé de s'engouffrer dans les failles du règlement sur les équipements. On se souvient de la combinaison en vortex des Sky lors du Tour 2017 – des microbilles destinées à favoriser la pénétration dans l'air –, moins du gel aérodynamique abondamment étalé sur les jambes (rasées) des coureurs de la Lotto lors d'un contre-la-montre sur le Dauphiné, l'épreuve qui sert de répétition générale au Tour de France au mois de juin. Avec les jambes ointes, l'équipe belge s'était classée troisième du contre-la-montre par équipes. Sans le gel, la même formation n'avait terminé que 12e dans un exercice comparable sur le Tour de Suisse. Faut-il craindre que le Tour de France ne devienne comme la F1, où ce sont surtout les ingénieurs qui gagnent les courses ? "Le jour où le Tour de France se jouera à une poignée de secondes entre le premier et le deuxième, clairement, on pourra l'affirmer, soutient Michael Hutchinson. Pour le moment, ce sont encore les coureurs et le staff qui font la différence."

 

 

 

Performance peut-être, élégance sûrement

Des décennies avant ces considérations aérodynamiques, les chaussettes étaient déjà l'objet de vifs débats dans le monde du vélo. On trouve trace d'une amende infligée au champion olympique Armand Blanchonnet lors d'une épreuve à Buffalo (Etats-Unis) en 1928 : 25 francs pour punir le crime d'avoir porté des chaussettes blanches en course. C'est pourtant ce standard qui va s'imposer, grâce à Charles Pélissier. Un coureur qui ne gagnait pas grand chose à la pédale, mais des sommes folles grâce à son look de gueule de pub. C'est pour mettre en avant ses jambes bronzées qu'il s'astreint au port de chaussettes blanches, et tant pis s'il faut les ripoliner le soir pour enlever la poussière et la boue, les voies carrossables n'étant pas encore le billard qu'on connaît aujourd'hui.

 

 

Pélissier fait école, et si vous regardez les figures canoniques du vélo, de Fausto Coppi à Bernard Hinault en passant par Jacques Anquetil, leurs pieds sont vêtus de blanc. Ecoutez Marc Madiot, chasseur de classiques dans les années 1980 devenu directeur sportif de la Groupama-FDJ de Thibaut Pinot en parler dans son livre : "Jeune coureur, avant 1982, on ne nous fournissait ni les socquettes, ni les gants, juste les maillots et les cuissards. J'allais les acheter à la frontière italienne, en début de saison, par paquets. Socquettes Rogelli blanches, gants blancs. Fallait être élégant sur le vélo."

 

 

 

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Lance Armstrong lors de l'étape du Tour de France entre Bourg-Saint-Maurice et Le Grand Bornand, le 22 juillet 2009. (LIONEL BONAVENTURE / AFP)

 

 

 

Un code non-écrit joyeusement piétiné par Lance Armstrong, qui s'aligne sur la Grande Boucle 2004 avec des chaussettes de basket noires. "On dirait presque un amateur qui débarque dans le peloton", écrit le jeune Bradley Wiggins (futur vainqueur du Tour huit ans plus tard... avec des chaussettes noires montantes) dans sa chronique sur le Guardian (en anglais). "Son style peu orthodoxe, sa façon de courir en appuyant sur les orteils, ses chaussettes noires et la visière sur son casque le placent à part." En plus, il ne s'agissait pas de simples chaussettes de basket, mais de bas de compression, raconte Lance Armstrong au site Outside Online. Une astuce piquée aux marathoniens. 

 

 

C'est un peu de ma faute, cette affaire de hauteur de chaussettes.Lance Armstrong au site Outside Online

 

 

"J'ai croisé un jour un responsable de l'UCI, qui a bloqué sur mes chaussettes, et qui m'a balancé aux autorités, narre le coureur américain déchu de ses sept victoires sur le Tour. Et comme par hasard, ils ont pondu le premier règlement sur la hauteur des chaussettes pour combattre le crime."

 

 

 

Le complot des Illuminati du vélo

Pour beaucoup, la dégaine de l'Américain confine au "fashion faux-pas". Parmi ces Anna Wintour de la renifleuse, le journaliste néo-zélandais Brett Kennedy, qui écrit au sein des Velominati, un groupe un rien secret de défenseurs de l'étiquette de la petite reine, un code d'élégance du cycliste, qu'il soit pro ou le dernier des amateurs. "Je pense qu'on a assisté à la mort de la socquette façon Merckx ou LeMond, et que maintenant le principal risque est que les cyclistes ressemblent à des footballeurs", insiste notre gardien du temple, contacté par franceinfo. D'où la règle 27 des Velominati, "les chaussettes ne doivent être ni trop longues, ni trop courtes. (...) L'absence de chaussettes n'est tout simplement pas envisageable".

 

 

Là-dessus, chez les pros, la modération fait consensus – hormis Bradley Wiggins (encore lui) passé aux nu-pieds à la fin de sa carrière. "On avait fait un sondage dans l'équipe, entre ceux qui préfèrent les chaussettes de 3 inches (7 cm), 5 inches (13 cm), 7 inches (18 cm). La solution médiane l'a largement emporté", confie Kiel Reijnen, coureur de l'équipe Trek-Segafredo au site Global Cycling Network. Les Velominati – qui revendiquaient  en 2015 jusqu'à 800 000 visites mensuelles sur leurs seules tables de la loi vélocipédiques – n'ont pas dit leur dernier mot : "Règle 28, le blanc old school est toujours cool, comme le noir bien que terni par un Texan aux goûts douteux."

 

 

"Beaucoup trop de cyclistes ont pris ce code un peu trop au pied de la lettre, ce qui souligne que l'étiquette est un point fondamental de la culture cycliste", argumente Peter Flax, ancien rédacteur en chef de Bicycling Magazine, qui s'est fendu d'une tribune pour dénoncer l'oukase des Velominati. "Cela va à rebours de la tendance actuelle qui est de laisser les coureurs s'exprimer comme ils le souhaitent, et pourquoi pas avec leurs chaussettes. Le fait que l'UCI rajoute une législation par-dessus, c'est presque comique. Comme s'ils n'étaient pas assez critiqués comme ça..."

 


19/07/2019
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Franceinfo - le vendredii 12 juillet 2019

 

 

Un mort à Montpellier, une trentaine d'interpellations dans toute la France, 20 policiers blessés en marge des célébrations de la CAN (Coupe d afrique des nations)

 

 

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franceinfoRadio France

 

 

 

Un supporter de l'Algérie qui célébrait la qualification de son équipe en demi-finale de la Coupe d'Afrique des nations a percuté une famille avec sa voiture jeudi soir à Montpellier

 

 

 

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Des supporters algériens fêtent la qualification de l'Algérie lors de la Coupe d'Afrique des nations, à Paris, le 11 juillet 2019. (DOMINIQUE FAGET / AFP)

 

 

 

Une personne est morte, jeudi 12 juillet, à Montpellier (Hérault) en marge des célébrations liées aux quarts de finale de la Coupe d'Afrique des nations, a appris franceinfo, vendredi, de source proche du dossier. Un supporter de l'Algérie qui fêtait la qualification de son équipe en demi-finale et roulait à vive allure avec sa voiture dans le quartier de la Mosson a perdu le contrôle de son véhicule. Il est allé percuter une famille qui était sur le trottoir.

 

 

La mère, une femme de 42 ans, est morte sur le coup. Son bébé d'un an est polytraumatisé et son pronostic vital est engagé. Une jeune fille de 17 ans souffre de fractures des membres inférieurs. Le conducteur, un homme de 21 ans, a été interpellé et placé en garde à vue. Une enquête est ouverte et confiée au commissariat de police de Montpellier.

 

 

 

De nombreuses interpellations

En France, une trentaine de personnes ont été interpellées et 20 policiers ont été légèrement blessés en marge de ces célébrations. Des heurts ont été rapportés dans 23 villes de France, dont six situées en Île-de-France. Il s'agit majoritairement de jets de projectiles sur les forces de l'ordre.

 

 

A Marseille, 9 000 personnes étaient rassemblées, notamment sur le Vieux-Port, et 10 policiers ont été blessés. Cependant, les célébrations n'ont donné lieu à aucune interpellation. A Roubaix, 1 000 personnes étaient présentes et 14 ont été interpellées. Deux personnes ont été interpellées à Vénissieux (Rhône), dans la banlieue de Lyon, alors que 200 personnes étaient rassemblées. A Lyon, 500 personnes étaient présentes. 800 personnes étaient rassemblées à Avignon. A Pontault-Combault, des tirs de mortiers ont été recensés. A Tours, 800 personnes ont célébré les différentes qualifications et des supporters de l'Algérie ont décroché le drapeau français d'un mât municipal pour y placer le drapeau algérien. A Lille, 600 personnes se sont rassemblées.

 


12/07/2019
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Franceinfo - le mercredi 10 juillet 2019

 

 

L'équipe féminine américaine de football ne veut pas être reçue à la Maison Blanche

 

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

 

Son attaquante vedette Megan Rapinoe refuse de laisser à l'administration Trump l'opportunité d'"exhiber" l'équipe

 

 

 

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L'attaquante américaine Megan Rapinoe le 7 juillet 2019 à Lyon, lors de la finale de la Coupe du monde féminine de football.   (JOSE BRETON / NURPHOTO / AFP)

 

 

 

L'invitation traditionnelle de la Maison Blanche ne devrait pas être honorée. La star de l'équipe américaine de football Megan Rapinoe a affirmé mardi 9 juillet que ses coéquipières n'accepteraient probablement pas, tout comme elle, une invitation de Donald Trump après leur sacre lors de la Coupe du monde féminine de football en France

 

 

"Je n'irais pas" si la Maison Blanche lançait cette invitation "et je crois que toutes les membres de l'équipe à qui j'ai parlé explicitement de cela n'iraient pas", a-t-elle déclaré lors d'une interview sur CNN. Selon Megan Rapinoe, cette rencontre serait "une opportunité pour l'administration" Trump d'"exhiber" l'équipe. 

 

 

Je ne pense pas du tout que cela fasse sens pour nous. Je ne peux pas imaginer qu'une de mes coéquipières veuille être mise dans cette position.Megan Rapinoe sur CNN

 

 

La trentenaire, sacrée meilleure joueuse et buteuse du Mondial, a également vivement attaqué le président américain sur sa politique. Interrogée sur ce qu'elle voudrait lui dire, Megan Rapinoe a répondu en s'adressant directement à lui, fixant la caméra : "Je pense que je dirais que votre message exclut des gens. Vous m'excluez. Vous excluez les gens qui me ressemblent."

 

 

Megan Rapinoe, qui revendique son homosexualité et est engagée politiquement, ne cache pas son mépris pour Donald Trump. Auteure des deux buts contre la France en quart de finale, elle avait beaucoup fait parler d'elle durant la compétition en affirmant qu'elle n'irait pas à "la p… de Maison Blanche".

 


10/07/2019
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Franceinfo - le mardi 9 juillet 2019

 

Pour son retour à la compétition, Teddy Riner remporte le Grand Prix de Montréal

 

 

 

Après vingt mois passés sans disputer une compétition, le géant du judo mondial a battu en finale le Japonais Hisayoshi Harasawa, dimanche

 

 

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À Montréal (Canada), Teddy Riner s'est imposé sur le Japonais Hisayoshi Harasawa, dimanche 7 juillet 2019.  (MARTIN OUELLET-DIOTTE / AFP)

 

 

 

Retour gagnant pour Teddy Riner. A un an des Jeux olympiques de Tokyo en 2020, le Français, double champion olympique et décuple champion du monde, a fait son grand retour en compétition officielle au Canada, dimanche 7 juillet. "Je suis de retour !" a lancé le judoka après sa victoire en prolongation contre le Japonais Hisayoshi Harasawa, qu'il avait également battu en finale aux Jeux de Rio en 2016.

 

 

 

 

 

 

Cette victoire est la 148e consécutive pour le Français de 30 ans, invaincu depuis septembre 2010. Teddy Riner abordait sans "aucune crainte" mais avec toutefois quelques "appréhensions" ces retrouvailles avec les tatamis. 

 

 

Le double champion olympique en titre des lourds n'était plus apparu en compétition depuis novembre 2017. Descendu à la 35e place mondiale chez les +100 kg, il a repris l’entraînement intensif fin janvier et met désormais le cap sur les JO 2020 de Tokyo pour y briguer un troisième sacre.

 


09/07/2019
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Franceinfo - le samedi 6 juillet 2019

 

 

Cinq dates qui ont forgé la légende du "Cannibale" Eddy Merckx, célébré pour le départ du Tour de France 2019

 

 

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Anne BrigaudeauFrance Télévisions

 

 

 

 

Le plus grand cycliste de l'histoire est à l'honneur dans son pays natal, alors que le Tour de France s'élance de Bruxelles samedi, pour célébrer le cinquantenaire de son premier succès sur la Grande Boucle, en 1969

 

 

 

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 Eddy Merckx dans l'épreuve contre la montre lors de la dernière étape du Tour de France Versailles-Paris, le 23 juillet 1972. (BERNARD ALLEMANE / INA/ AFP)

 

 

 

Tapis rouge pour le roi Eddy !  A l'occasion du Tour de France 2019, qui débute à Bruxelles samedi 6 juillet pour célébrer les cinquante ans de la première victoire d'Eddy Merckx sur la Grande Boucle en 1969, la Belgique rend hommage à la légende du cyclisme. A 74 ans, ce sportif au palmarès étincelant – 525 victoires à son actif, dont cinq Tours de France – fait partie, avec Jacques Brel, du club restreint des Belges à l'aura mondiale.

 

 

Echappée en solitaire dans les Pyrénées, rivalité avec l'Espagnol Luis Ocana, soupçons de dopage en Italie... Franceinfo revient sur les moments qui ont marqué la carrière exceptionnelle du champion. 

 

 

 

Le 1er juin 1969 : le jour où sa carrière a failli s'arrêter

Le 1er juin 1969, Eddy Merckx est contrôlé positif à une amphétamine dépistée dans ses urines à Savone, en Italie. Le soir même de cette 16e étape du Giro, il est exclu du Tour d'Italie auquel il participait pour la troisième fois, et qu'il était sur le point de remporter pour la deuxième année d'affilée. "C'était mon neuvième contrôle dans ce Giro. Les huit précédents étaient négatifs. Et voilà qu'un neuvième, au terme d'une étape courue à 30km/h et où rien ne s'est passé, se révèle positif", explique à l'époque Eddy Merckx, raconte la RTBF.

 

 

 

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Le coureur belge Eddy Merckx se tient dans sa chambre le 1er juin 1969, après avoir été disqualifié dans le Tour d'Italie.  (AFP)

 

 

 

Clamant haut et fort son innocence, le cycliste de l'équipe Faema dénonce alors un "sabotage", rappelle Le Figaro. Il obtient gain de cause auprès de la Fédération internationale de cyclisme professionnel (aujourd'hui Union cycliste internationale), qui va lever sa peine et l'autoriser à participer au Tour de France quelques semaines plus tard. Bonne pioche. Eddy Merckx ramènera pour la première fois le maillot jaune sur les Champs-Elysées cette année-là.. Mais un demi-siècle plus tard, le champion a encore cet épisode en travers du guidon. "Cette histoire a changé ma vie. C’était fort obscur. J’étais le seul à devoir aller au contrôle ce jour-là", confie-t-il au Figaro. Avant d'ajouter : 'On a ensuite fait des contrôles privés, si j'avais été positif j'aurais été mis à la porte de l'équipe Faema. Ils se sont avérés négatifs. Cela m'a marqué douloureusement. Je pensais que je ne pourrais plus courir. Le monde s'écroulait'.

 

 

 

Le 15 juillet 1969 : le jour où son talent a explosé à la face du monde

En 1969, le coureur de 24 ans participe pour la première fois au Tour de France. Il porte déjà le maillot jaune depuis une dizaine de jours lorsqu'il entame la 17e étape entre Luchon et Mourenx, dans les Pyrénées, le 15 juillet. Et c'est en tête qu'il franchit le sommet du Tourmalet, devant son coéquipier Martin van Den Bossche et ses principaux adversaires, Roger Pingeon et Raymond Poulidor. "C'est toute la classe d'un homme qui est étalée sous vos yeux", s'émerveille le commentateur dans cette vidéo de l'INA. Mais le plus bel exploit est à venir. A partir du sommet du Tourmalet, Merckx s'échappe en solitaire pendant 130 kilomètres, jusqu'à Mourenx. A l'arrivée, les poursuivants pointent à près de huit minutes derrière lui. Un gouffre.

 

 

"Je n'avais pas prévu de faire un coup pareil, a-t-il confié à la revue Vélo Magazine à l'occasion de son 70e anniversaire. Je me suis retrouvé seul, sans l'avoir vraiment voulu. En bas de la descente, j'avais trente secondes. J'ai continué au train, dans le Soulor et l'Aubisque, sans cesser d'augmenter mon avance". Cinq jours plus tard, Eddy Merckx remporte son premier Tour de France et confisque, au passage, tous les classements (temps, montagne, points, par équipes, combiné, combativité). Le deuxième, Roger Pingeon, est relégué à près de 18 minutes.

 

 

 

Le 12 juillet 1971 : le jour où le duel avec Ocana a basculé

Lors la 11e étape du Tour de France 1971, dans les Alpes du Sud, l'Espagnol Luis Ocana passe tous les cols en tête et "arrive seul à Orcières-Merlette avec plus de huit minutes d’avance sur Eddy Merckx", raconte France Bleu. Pour la première fois, poursuit la radio, le "Cannibale" [le surnom d'Eddy Merckx] "mord la poussière". Luis Ocana s'empare du maillot jaune, mais son triomphe est de courte durée. "Les deux coureurs étaient à couteaux tirés, se souvient l'ancien journaliste sportif de France 2, Jean-Paul Ollivier, joint par franceinfo. Sachant que Luis Ocana était impétueux, il a cherché à le pousser à la faute en étant très offensif."  Le 12 juillet entre Revel et Luchon (14e étape), "sous un ciel d'encre, les éclairs, la grêle et un orage apocalyptique, les coureurs descendent le col de Mente à tombeau ouvert. Dans un virage traître et glissant, les deux protagonistes [Merckx et Ocana] au coude-à-coude chutent lourdement", poursuit France Bleu. Eddy Merckx se relève, mais Luis Ocana, percuté par plusieurs coureurs, est contraint d'abandonner et doit être hospitalisé. 

 

 

Le lendemain, Eddy Merckx demande et obtient de ne pas porter pendant une journée le maillot jaune qu'il a ainsi récupéré. "Je ne me réjouissais pas de son accident, a-t-il expliqué maintes fois. Loin de là. J'étais même effondré. Les jeux étaient loin d'être faits, je voulais le battre à la régulière".

 

 

Deux ans plus tard, en 1973, Luis Ocana réussira néanmoins à gagner le Tour, en l'absence d'Eddy Merckx qui avait fait l'impasse au profit du Giro et de la Vuelta. Symbole de cette rivalité exacerbée, Ocana avait, selon sa femme citée par France Bleu, appelé son chien Merckx "en lui disant souvent entre la plaisanterie et le sérieux : 'Je suis ton maître et je le resterai !'" A la retraite, les deux adversaires se lieront d'amitié, au point qu'à l'enterrement de Luis Ocana, en 1994, Eddy Merckx sera l'un des porteurs du cercueil du vainqueur du Tour 1973.

 

 

 

Le 25 octobre 1972 : le jour où il a pris le record de l'heure

Le record de l'heure ? Tous les grands s'y sont attaqués, souligne L'Equipe. En 1942, l'Italien Fausto Coppi parcourt 45,848 km en soixante minutes. Un record qui va tenir quatorze ans avant d'être progressivement amélioré. En 1968, le danois Ole Ritter établit un nouveau record de distance parcourue à 48,653 kmQuatre ans plus tard, Eddy Merckx s'en mêle et ne laisse "rien au hasard". "Sa tentative, explique L'Equipea lieu à Mexico, à 2 300 m d'altitude, pour des conditions atmosphériques optimales. Pendant plusieurs semaines, Merckx s'entraîne dans son garage, avec un masque, pour recréer les conditions de l'effort". Le 25 octobre 1972, au bout d'une heure d'effort intensif, il bat le record de l’heure avec 49,431 km parcourus. Au prix, dira-t-il, de la "pire souffrance de sa carrière". Mais une souffrance payante puisque son record tiendra 28 ans.

 

 

 

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Le champion cycliste belge Eddy Merck remporte le record de l'heure le 25 octobre 1972 à Mexico. (- / AFP)

 

 

 

Le record est aujourd'hui détenu par un autre Belge, Victor Campenaerts qui l'a porté le 16 avril dernier à 55,089 kilomètres sur la piste du vélodrome mexicain d'Aguascalientes, à 1 800 m d'altitude. En près d'un demi-siècle, le record a été amélioré de plus de 5,6 kilomètres. Mais, entre-temps, l'Union cycliste internationale a autorisé, après plusieurs changements de réglementation, des avancées technologiques décisives (roues pleines, prolongateur de guidon).

 

 

Le 11 juillet 1975 : le jour où il a été frappé par un spectateur

Lors du Tour de France 1975, Eddy Merckx apparaît invicible, auréolé de ses précédentes victoires. Mais ce champion taiseux n'est guère populaire auprès du public. "Les Français n'aimaient pas ceux qui gagnaient tout le temps, sourit Jean-Paul Ollivier. Surtout quelqu'un comme Eddy Merckx, qui parlait assez peu et ne se dévoilait pas". Une partie des spectateurs lui reproche sa suprématie incontestée sur le Tour de France, qu'il a déjà remporté cinq fois. Sur la vidéo ci-dessous, on peut ainsi voir une femme l'injurier à son passage : "Salaud de merde ! Il a passé, ce salopard !" Une autre le juge "prétentieux" et un troisième résume : "Il y en a ras-le-bol ! Merckx, Merckx, Merckx... Et merde !"

 

Mais jamais cette hostilité ne s'était traduite en violences. Sauf le 11 juillet 1975. Alors que la 14e étape du Tour de France entre Aurillac et le Puy de Dôme se termine, raconte le quotidien régional La Montagne, un spectateur décoche un coup de poing au maillot jaune. Sur cette vidéo, on voit Eddy Merckx porter sa main droite à hauteur de son foie.

 

 

 

"C'est la première fois qu'on a eu des hooligans sur le Tour. Des inconscients. J'étais le premier à pouvoir gagner six Tours. Mais j'étais étranger et il y avait une animosité. C'est d'ailleurs pour ça que je n'ai pas fait le Tour en 1973", souffle Eddy Merckx, cité par La Montagne.

 

 

La police identifie l'agresseur, un homme de 55 ans habitant l'Allier. Le coureur porte plainte et le quinquagénaire sera condamné, l'année suivante, à la prison avec sursis. Mais cette agression place ce Tour sous le signe de la malchance pour Eddy Merckx. Lors d'une étape ultérieure, il chute à Valloire, ce qui lui vaut une fracture du maxillaire. Cette année-là, Bernard Thévenet remportera la Grande Boucle et mettra fin à la suprématie du "Canibale".

 


06/07/2019
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Franceinfo - le samedi 29 juin 2019

 

Mondial 2019 : malgré leur défaite face aux Etats-Unis, les Bleues ont-elles réussi leur tournoi ?

 

 

 

En cette période d'examens, c'est l'heure de déterminer si les Bleues, éliminées par les Etats-Unis, méritent de rentrer chez elles avec une mention

 

 

 

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Marion Torrent est consolée par Sakina Karchaoui, le 28 juin 2019, au Parc des Princes, à Paris. (MUSTAFA YALCIN / ANADOLU AGENCY / AFP)

 

 

 

L'heure des vacances a (déjà) sonné pour les Bleues. Les joueuses de l'équipe de France ont été éliminées de leur Mondial, vendredi 28 juin, au Parc des Princes, à Paris, après leur défaite face aux Etats-Unis. Que faut-il retenir du parcours des Tricolores dans ce tournoi ? Franceinfo publie le carnet de notes de la bande d'Amandine Henry.

 

 

 

Les résultats : mention assez bien

Et à la fin, la France se fait éliminer en quarts de finale. Les compétitions se suivent et se ressemblent pour les Bleues, incapables d'accéder au dernier carré d'un tournoi depuis les Jeux olympiques de 2012. Après leur sortie de route en quarts aux JO de Rio, en 2016, puis à l'Euro aux Pays-Bas, en 2017, voilà que leur parcours s'arrête de nouveau à ce stade de la compétition. L'objectif de la sélectionneuse, Corinne Diacre, d'accéder au moins aux demi-finales n'est donc pas atteint. Dommage pour la fédération française, qui espérait un exploit face aux Américaines pour s'imposer comme "une nation de référence" du foot féminin. 

 

 

Avec cette élimination, la France voit s'envoler sa seule chance de billet qualificatif pour les JO de Tokyo l'année prochaine. Il faudra donc attendre 2021 pour retrouver les Bleues dans un tournoi d'envergure - si elles se qualifient pour l'Euro.

 

 

Sur une note plus positive, il faut souligner que les joueuses françaises quittent cette compétition avec un bilan de quatre victoires pour une seule défaite, qui plus est contre les championnes du monde en titre. Ni déroute ni exploit, elles ont simplement tenu leur rang.

 

 

 

Le jeu : mention passable 

Après le match d'ouverture face à la Corée du Sud, brillamment remporté 4-0, on s'était mis à rêver. La suite de la compétition a été bien plus laborieuse : victoire dans la douleur, sur penalty, face à la Norvège (2-1), puis victoire sur un nouveau penalty contre le Nigeria (1-0), puis qualification en prolongation contre le Brésil en huitièmes (2-1)... Il y a bien eu quelques éclaircies en quarts, mais l'enflammade n'a duré qu'une dizaine de minutes en toute fin de partie.

 

 

Malgré sept joueuses titrées en Ligue des champions avec Lyon, les Françaises n'ont pas offert un grand spectacle. Le secteur offensif, en particulier, est passé à côté de son sujet, laissant à la défenseuse Wendie Renard le titre de meilleure buteuse française du tournoi (4 buts). "Je sais que l'on est vraiment pas à 100%, avait reconnu Corinne Diacre après les huitièmes. On peut, je pense à juste titre, accorder aux joueuses d’avoir un petit peu de pression et de parfois moins jouer sur leur valeur par rapport à d’habitude." La compétition s'achève donc avec beaucoup de regrets.

 

 

 

L'extra-sportif : mention bien

C'est la bonne note du Mondial pour les Bleues. "A défaut d'avoir gagné la Coupe, au moins on aura gagné le coeur des Français, j'espère, a réagi la capitaine, Amandine Henry. C'est un grand pas pour le foot féminin français." La compétition a été marquée par des records d'affluence pour les Tricolores, avec jusqu'à 45 595 spectateurs au Parc des Princes en quarts.

 

 

Les audiences TV ont également atteint des niveaux inédits : le record de W9, qui avait attiré 4,12 millions de spectateurs lors du quart des Bleues au Mondial 2015, a été pulvérisé. Pour le huitième de finale face au Brésil, près de 12 millions de personnes étaient devant leur télévision - et il y à fort à parier que le choc face à la Team USA a attiré davantage de curieux. Reste à confirmer cet engouement : le groupe M6 a d'ores et déjà laissé entendre que les matchs de qualification pour l'Euro 2021 allaient bénéficier d'"une petite promotion" et passer "de W9 à M6".

 

 

L'heure des vacances a (déjà) sonné pour les Bleues. Les joueuses de l'équipe de France ont été éliminées de leur Mondial, vendredi 28 juin, au Parc des Princes, à Paris, après leur défaite face aux Etats-Unis. Que faut-il retenir du parcours des Tricolores dans ce tournoi ? Franceinfo publie le carnet de notes de la bande d'Amandine Henry.

 

 

 

Les résultats : mention assez bien

Et à la fin, la France se fait éliminer en quarts de finale. Les compétitions se suivent et se ressemblent pour les Bleues, incapables d'accéder au dernier carré d'un tournoi depuis les Jeux olympiques de 2012. Après leur sortie de route en quarts aux JO de Rio, en 2016, puis à l'Euro aux Pays-Bas, en 2017, voilà que leur parcours s'arrête de nouveau à ce stade de la compétition. L'objectif de la sélectionneuse, Corinne Diacre, d'accéder au moins aux demi-finales n'est donc pas atteint. Dommage pour la fédération française, qui espérait un exploit face aux Américaines pour s'imposer comme "une nation de référence" du foot féminin. 

 

 

Avec cette élimination, la France voit s'envoler sa seule chance de billet qualificatif pour les JO de Tokyo l'année prochaine. Il faudra donc attendre 2021 pour retrouver les Bleues dans un tournoi d'envergure - si elles se qualifient pour l'Euro.

 

 

Sur une note plus positive, il faut souligner que les joueuses françaises quittent cette compétition avec un bilan de quatre victoires pour une seule défaite, qui plus est contre les championnes du monde en titre. Ni déroute ni exploit, elles ont simplement tenu leur rang.

 

 

 

Le jeu : mention passable 

Après le match d'ouverture face à la Corée du Sud, brillamment remporté 4-0, on s'était mis à rêver. La suite de la compétition a été bien plus laborieuse : victoire dans la douleur, sur penalty, face à la Norvège (2-1), puis victoire sur un nouveau penalty contre le Nigeria (1-0), puis qualification en prolongation contre le Brésil en huitièmes (2-1)... Il y a bien eu quelques éclaircies en quarts, mais l'enflammade n'a duré qu'une dizaine de minutes en toute fin de partie.

 

 

Malgré sept joueuses titrées en Ligue des champions avec Lyon, les Françaises n'ont pas offert un grand spectacle. Le secteur offensif, en particulier, est passé à côté de son sujet, laissant à la défenseuse Wendie Renard le titre de meilleure buteuse française du tournoi (4 buts). "Je sais que l'on est vraiment pas à 100%, avait reconnu Corinne Diacre après les huitièmes. On peut, je pense à juste titre, accorder aux joueuses d’avoir un petit peu de pression et de parfois moins jouer sur leur valeur par rapport à d’habitude." La compétition s'achève donc avec beaucoup de regrets.

 

 

 

L'extra-sportif : mention bien

C'est la bonne note du Mondial pour les Bleues. "A défaut d'avoir gagné la Coupe, au moins on aura gagné le coeur des Français, j'espère, a réagi la capitaine, Amandine Henry. C'est un grand pas pour le foot féminin français." La compétition a été marquée par des records d'affluence pour les Tricolores, avec jusqu'à 45 595 spectateurs au Parc des Princes en quarts.

 

 

Les audiences TV ont également atteint des niveaux inédits : le record de W9, qui avait attiré 4,12 millions de spectateurs lors du quart des Bleues au Mondial 2015, a été pulvérisé. Pour le huitième de finale face au Brésil, près de 12 millions de personnes étaient devant leur télévision - et il y à fort à parier que le choc face à la Team USA a attiré davantage de curieux. Reste à confirmer cet engouement : le groupe M6 a d'ores et déjà laissé entendre que les matchs de qualification pour l'Euro 2021 allaient bénéficier d'"une petite promotion" et passer "de W9 à M6".

 


29/06/2019
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Franceinfo - le mercredi 12 juin 2019

 

 

"Elle est faite pour ça" : comment Corinne Diacre, pionnière du foot féminin, est devenue sélectionneuse des Bleues

 

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Elise LambertFrance Télévisions

 

 

Ancienne internationale et première femme à entraîner un club masculin professionnel, Corinne Diacre pourrait devenir en juillet la première femme française à remporter le prestigieux trophée de la Coupe du monde féminine

 

 

 

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 Corinne Diacre lors d'un match entre la France et le Chili, à Caen (Calvados), le 15 septembre 2017. (CHARLY TRIBALLEAU / AFP)

 

 

 

Certains soirs sonnent comme une révolution. Le 2 mai, Corinne Diacre dévoile lors du 20 heures de TF1 la liste des 23 Bleues sélectionnées pour la Coupe du monde de foot féminin. C'est la première fois qu'une sélection nationale féminine est annoncée lors d'un JT, devant 5 millions de téléspectateurs. "C'est moi qui suis là ce soir, mais si ça avait été quelqu'un d'autre, ça aurait été tout aussi génial", exprime la sélectionneuse tricolore. "Quelqu'un d'autre" aurait pu être un homme, comme ce fut le cas six fois sur sept jusqu'ici, mais l'annonce aurait été moins marquante.

 

 

Car Corinne Diacre est en 2019 une exception dans le monde du ballon rond. Première footballeuse à dépasser les cent sélections en équipe nationale, première femme à obtenir le diplôme d'entraîneuse professionnelle, première entraîneuse d'un club masculin professionnel... Son parcours est celui d'une pionnière, dans un milieu où le pouvoir ne se partage qu'entre hommes. A 44 ans, celle qui se désole de devoir encore justifier ses choix à l'aune de son genre et préfère rester en retrait des médias s'est imposée avec discrétion dans les plus hautes sphères du football français.

 

 

 

"Qui est cette fille meilleure que tout le monde ?"

Les anciens du collège Marouzeau à Guéret (Creuse) se souviennent bien de la petite "Coco". C'est dans ce collège que la native de Croix (Nord) confirme son talent de footballeuse en intégrant en quatrième la section sport-études. Six heures de foot par semaine pour une quinzaine d'élèves, dont une seule fille : Corinne Diacre, petite brune au sourire timide. "Je la vois encore arriver à l'internat le dimanche soir en montant la côte avec un sac de voyage énorme rempli d'affaires de sport, se souvient "Marie-Couette", une amie du collège. Sa vie tournait autour du football, elle avait un cahier Panini avec des photos des joueurs. Son père l'avait initiée au foot toute petite, elle nous montrait des photos d'elle gamine où elle avait déjà un ballon."

 

L'entraîneur de la section, Gérard Fontenay, la prend très vite sous son aile. "A son âge, c'était la meilleure joueuse de la région. C'était pas une grande costaude mais elle avait un véritable sens du placement, elle savait récupérer des ballons, couper les trajectoires, orienter le jeu." Le jour des tests pour intégrer la classe, la jeune prodige impressionne par sa technique : "On se disait : 'c'est incroyable ce que cette fille fait avec un ballon', dit-t-il, admiratif. En fait, elle était douée tout simplement, mais comme c'était une fille, on le remarquait plus."

 

 

Malgré son talent, l'adolescente n'est pas logée à la même enseigne que ses camarades masculins. A 14 ans, elle peut s'entraîner avec eux mais doit rester sur la touche lors des matchs, non-mixité oblige.

 

 

Je lui ai dit d'aller jouer et de ne dire à personne que c'était une fille. Comme elle était jeune et avait les cheveux courts, certains n'ont rien vu.Gérard Fontenay, ancien entraîneur à franceinfo

 

 

Dans les années 1980, le foot féminin en est à ses balbutiements. Rares sont les écoles à ouvrir leurs portes aux amatrices de ballon rond et à investir en ce sens : "Il n'y avait qu'un seul vestiaire pour les garçons, donc je la laissais se changer dans celui des arbitres. Je restais devant la porte pour que personne ne la voie. Ça n'avait pas l'air de l'embêter, mais moi je la trouvais courageuse", confie l'entraîneur. Lors d'un voyage scolaire en Angleterre, la classe s'arrête au stade de Wembley, la mythique enceinte située près de Londres. "Coco" se met à enchaîner les jongles, pied droit, pied gauche, sous le regard bluffé de ses camarades. "L'entraîneur anglais est venu me voir pour me dire : 'mais c'est qui cette fille qui est meilleure que tout le monde ?'", se rappelle Gérard Fontenay.

 

 

 

Un record de sélections en équipe de France

Dès le départ, Corinne Diacre se distingue par son abnégation. "A 12 ans, au cours de tests où il fallait courir autour du terrain et où ce n'était pas sa spécialité, elle pleurait si elle n'était pas première. Elle est très perfectionniste et il faut absolument qu'elle fasse le mieux possible", raconte à France 3 Claude Fort, l'ancien président du club de Soyaux.

 

 

C'est dans ce club situé près d'Angoulême (Charente) que Corinne Diacre a réalisé l'intégralité de sa trajectoire de joueuse de haut niveau. Après un passage dans son enfance par les clubs de Saint-Chamond (Loire) puis les clubs creusois d'Aubusson et d'Azerables, elle intègre à 14 ans, en 1988, l'ASJ Soyaux, où elle terminera sa carrière de joueuse à 33 ans en 2007.

 

 

En 1993, elle est appelée en équipe de France et y sera sélectionnée 121 fois au poste de défenseuse. Un record. Fidèle à Soyaux, elle refuse même un appel du pied des Etats-Unis, pourtant réputé pour son foot féminin. "Aujourd'hui, pouvoir dire qu'on a eu 121 sélections en équipe de France sous un seul club, ça j'en suis fière", dira-t-elle plus tard à France Bleu.

 

 

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Corinne Diacre, deuxième en partant de la gauche, célèbre la victoire des Bleues lors du match de barrage contre l'Angleterre, à Saint-Etienne, le 16 novembre 2002. (PHILIPPE MERLE / AFP)

 

 

 

Elle entre dans l'histoire en 2003, à l'occasion d'un barrage retour qualificatif pour la Coupe du monde aux Etats-Unis. Lors de ce match couperet disputé contre l'Angleterre, la défenseuse de 1,76 m, devenue capitaine, marque le but qui qualifie les Bleues pour le Mondial, une première pour les Tricolores. "Elisabeth Loisel [la sélectionneuse de l'époque] nous avait dit qu'on aurait très peu d'occasions. On a joué dans un stade bien rempli, ça nous a transformées. C'était un accomplissement collectif", se souvient Marinette Pichon, ancienne internationale française.

 

 

Elle avait une mentalité à toute épreuve : c'était un moteur au sein de l'équipe. Elle aimait échanger, débriefer et conseiller. Une vraie capitaine.Marinette Pichon, ancienne internationale française à franceinfo

 

 

Malgré leur haut niveau, les joueuses sont loin de vivre dans l'opulence, au contraire de leurs homologues masculins. Seules les joueuses évoluant à l'OL ou au Paris FC peuvent en vivre, les autres sont souvent obligées de travailler à côté. A l'époque, les bourses et primes des sponsors ne suffisent pas aux footballeuses pour joindre les deux bouts. "Les sponsors nous versaient des primes mais ça n’excédait pas les 6 000 à 7 000 francs [environ 1 000 euros] par an. Autant dire qu’on n’en vivait pas", explique Corinne Diacre à Libération. L'été, elle pointe en intérim dans une chaîne de montage de batteries pour l'aéronautique à Angoulême. Puis elle se fait remarquer par l'émission "Téléfoot" sur TF1 et signe pour quelques chroniques. "J'ai été frappé par sa proximité avec l'équipe de tournage, son humanité, sa détermination et ses compétences", énumère Frédéric Jaillant, ancien présentateur.

 

 

J'ai ressenti chez elle la volonté d’être une militante, presque une 'missionnaire du football féminin'. Elle ne cherchait pas la lumière pour elle, mais pour son sport.Frédéric Jaillant, ancien présentateur de "Téléfoot"à franceinfo

Son parcours rectiligne prend brutalement fin en 2006. Lors d'une rencontre entre l'ASJ Soyaux et Montpellier, elle subit une rupture des ligaments croisés. Elle a 32 ans et pense devoir dire adieu à sa passion. S'ensuit une période noire : au chômage, elle dégote sans émoi un poste au conseil général de Charente et vit dans l'incertitude. Un an plus tard, l'ASJ Soyaux la rappelle pour encadrer son équipe féminine. Passer de l'action au management ne se fait pas sans douleur, mais la Nordiste de naissance porte le club charentais dans son cœur et relève le défi.

 

 

J'ai broyé du noir, ça a été super dur de basculer dans l’encadrement. Un temps, je me suis sentie vide, j’ai connu le chômage et j’ai eu peur.Corinne Diacre à Libération

 

 

Son passage est celui d'une renaissance pour le club. "Elle a fait d’un groupe de joueuses complètement amatrices des joueuses qui se comportaient comme des pros, décrit l'ancienne entraîneuse de Soyaux, Bernadette Constantin, au Monde. C’est tout l’art de Corinne : montrer aux gens qu’ils peuvent s’élever."

 

 

 

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Corinne Diacre dans son bureau de la Ligue de football régional à Angoulême (Charente), le 29 novembre 2002. (DERRICK CEYRAC / AFP)

 

 

 

Depuis Paris, le sélectionneur des Bleues, Bruno Bini, observe avec attention le travail de la jeune entraîneuse et lui propose d'être son adjointe à la FFF. "Sa puissance de travail, son honnêteté, font que je ne pouvais guère me tromper en la prenant comme adjointe. Je pense qu’elle n'était pas programmée, mais elle est faite pour ça", commente-t-il dans "Sport confidentiel".

 

 

 

Des débuts à Clermont semés d'embûches

Logiquement, son travail conduit Corinne Diacre là où aucune femme n'est encore jamais allée : l'entraînement d'un club de foot professionnel masculin. Le monde du foot se souviendra d'ailleurs longtemps du 30 juin 2014. Ce jour-là, la salle de presse du Clermont Foot (Puy-de-Dôme) est comble, situation rare pour ce club de Ligue 2, plus habitué des médias locaux que de la presse internationale. Depuis 7 heures, des dizaines de journalistes font le pied de grue devant le stade Gabriel-Montpied pour apercevoir l'événement de la saison : l'arrivée de Corinne Diacre à la tête de l'équipe professionnelle masculine, une première mondiale pour une femme à ce niveau, si l'on excepte le très bref passage en 1999 de Carolina Morace avec Viterbese (troisième division italienne), raconté par So Foot.

 

 

Son arrivée a été négociée dans la précipitation après le départ soudain de la Portugaise Helena Costa. Le président Claude Michy souhaitait garder une entraîneuse et Corinne Diacre venait justement d'obtenir son diplôme professionnel. Un sésame exceptionnel puisqu'elle est la première femme à le valider en suivant la formation. "Pour être sélectionnée, il faut avoir un certain niveau. Comme le foot féminin n'est pas professionnel, rares sont celles qui peuvent y prétendre", témoigne Nicole Abar, ancienne internationale tricolore. "Je sais que je l'ai mérité, mais je sais aussi que les femmes doivent toujours prouver deux fois plus", renchérit l'intéressée dans La Charente libre.

 

 

Les premiers mois à la tête du club sont semés d'embûches. Débarquée à la tête d'un effectif qu'elle n'a pas choisi, elle doit se battre pour que certains joueurs l'acceptent, malgré un CV prestigieux qui légitimerait n'importe quel homme.

 

 

Il y a eu dès le départ un manque de respect de leur part. Je me bats sans doute à tort sur des choses qui ne relèvent pas de mon domaine : la politesse, dire bonjour le matin en me regardant droit dans les yeux.Corinne Diacre à "La Montagne"

 

 

"Elle avait des garçons à gérer dont l’éducation et le formatage faisaient qu'ils n’avaient jamais envisagé d’être dirigés par une femme", explique le président Claude Michy, se qualifiant lui-même de "macho tendance Moyen Age". "Certains n'acceptaient pas son mode de fonctionnement : elle privilégie le collectif à l'individuel. Un joueur qui se comporte mal, même s'il est performant, elle le mettra sur la touche."

 

 

 

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Corinne Diacre s'adresse à un de ses joueurs du Clermont Foot, le 12 juillet 2014, à Riom (Puy-de-Dôme). (MAXPPP)

 

 

 

D'autres gardent au contraire un excellent souvenir de son passage. "C'est une personne très franche qui aime les joueurs sincères. Elle réussissait à nous garder en éveil et à faire qu'on soit un groupe sain", raconte le milieu de terrain Ludovic Genest, aujourd'hui joueur du SC Bastia.

 

 

 

"Les mêmes questions trente fois par jour"

La relation est toutefois plus tendue avec la presse. Chaque jour, les questions se répètent et se ressemblent par leur sexisme. "C'était toujours la même chose, 'quand est-ce qu'elle rentre dans le vestiaire, quand les joueurs sont nus ou à moitié habillés ?'... L'intérêt de la question est quand même limité", soupire Claude Michy. Elle a le droit à presque tout, sauf à de vraies questions footballistiques. On lui demande ainsi si elle interdit le fromage râpé sur les pâtes des joueurs ou s'ils doivent enlever leurs bijoux avant les entraînements, cite Le Temps. Des interrogations qui la font bondir et abréger les interviews. "Je n’en peux plus. On me pose les mêmes questions trente fois par jour. Le pire, c’était avant le début du championnat parce que l’on ne pouvait pas parler des matchs", se désole-t-elle dans Libération.

 

 

Ce qui est difficile, c'est de vouloir chercher ce qui me différencie des autres. Effectivement, je suis une femme, mais est-ce qu'il est nécessaire de me le rabâcher à chaque fois ? C'est ce qui est un peu dérangeant.Corinne Diacre à France 2

 

 

Niveau résultats, les premiers mois sont difficiles. Les "Rouge et Bleu" figurent en zone de relégation avant de terminer la saison à la douzième place, meilleur résultat du club depuis trois saisons. Pourtant, la presse ne lui fait pas de cadeau. "Les titres sont passés de 'Corinne Diacre perd' à 'Clermont gagne', décrit, amer, le président Claude Michy. Lors des matchs, certains confrères étalent leur machisme sans gêne : en 2016, alors que le Paris FC fait match nul contre Clermont, l'entraîneur parisien Jean-Luc Vasseur s'en prend à l'adjoint de Corinne Diacre et lance : "T'as raison, cache-toi derrière une gonzesse !" Il se défendra en arguant que "Renaud n'est pas sexiste dans sa chanson Ma gonzesse".

 

 

 

Vers une première étoile ?

Corinne Diacre encaisse, se protège, travaille, et sa méthode paye. En 2016, Clermont Foot finit 7e de Ligue 2, elle est sacrée meilleure entraîneuse du championnat par le magazine France Football et termine son aventure auvergnate avec un bilan parlant : avec 119 matchs disputés, elle détient le record de longévité à la tête de Clermont Foot, et, avec 41 victoires et 51 points marqués en moyenne par saison, elle figure parmi les trois meilleurs techniciens de l'histoire du club, relève La Montagne. "Ce qu'elle a fait à Clermont, c’est extraordinaire, avec l'avant-dernier budget. (... ) Elle aurait mérité un banc en Ligue 1. J'en suis persuadé, les gens qui connaissent le foot aussi", affirme l'ancien attaquant clermontois Gaëtan Laborde sur Actufoot.

 

 

 

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Corinne Diacre devant la presse à Paris, le 19 septembre 2017. (FRANCK FIFE / AFP)

 

 

Sa réussite a donc amené Corinne Diacre à prendre la tête de l'équipe de France féminine à la fin de l'été 2017, avec la Coupe du monde 2019 en ligne de mire. Une mission pour laquelle les joueuses lui donnent un blanc-seing : "Etre titulaire ou sur le banc dans ce groupe, c’est un honneur… A chaque fois, j’en profite à fond pour lui montrer qu’elle a bien fait de me faire jouer", décrit l'attaquante Viviane Asseyi à Sud-Ouest. "Elle apporte l'expérience qu’elle a pu avoir à Clermont avec les garçons, poursuit la défenseuse Eve Perisset. Elle nous apporte beaucoup."

L'année 2019 sera-t-elle celle du sacre ? Corinne Diacre sait que tous les regards sont tournés vers elle et qu'une première étoile consacrerait enfin le foot féminin : "C'est vrai que décrocher un titre, ça fait grandir plus vite."

 


13/06/2019
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Franceinfo - le lundi 10 juin 2019

 

 

Le basketteur Tony Parker annonce mettre un terme à sa carrière sportive

 

 

 

"J’ai beaucoup travaillé, énormément reçu, c’était une aventure incroyable !" a écrit le Français sur son compte Facebook

 

 

 

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Le basketteur Tony Parker à Denver (Etats-Unis), le 5 janvier 2019. (MATTHEW STOCKMAN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

 

 

 

Après quatre titres en NBA, Tony Parker arrête. Le basketteur français a annoncé, lundi 10 juin, mettre un terme à sa carrière sportive. "J’ai beaucoup travaillé, énormément reçu, c’était une aventure incroyable, écrit-il sur son compte Facebook. 

 


Même dans mes rêves les plus fous, je n’aurais jamais pensé vivre ces moments exceptionnels en équipe de France et en NBA. Merci pour le soutien inconditionnel de ma famille, mes amis, mes coéquipiers, mes entraîneurs et tous les supporters du monde entier."

 

 

Dix-sept ans aux Spurs

Après 17 ans passés aux San Antonio Spurs, où il a participé à l'une des dynasties les plus dominantes de l'histoire du basket américain aux côtés de Tim Duncan et Manu Ginobili, sous les ordres de Gregg Popovich, Tony Parker a rejoint l'été dernier les Charlotte Hornets, où il a donc évolué une saison avec son compatriote Nicolas Batum.

 

 

Arrivé en NBA en 2001 à l'âge de 19 ans après deux saisons en France au PSG Racing, Parker s'est rapidement imposé aux Spurs. En parallèle de sa carrière NBA, il a mené l'équipe de France à son premier titre, l'Eurobasket 2013, avant de prendre sa retraite avec les Bleus en 2016.

 

 

"Tony Parker a déjà préparé sa reconversion en devenant l'actionnaire majoritaire de l'ASVEL Lyon-Villeurbanne en 2014, rappelle francetv sportIl a également racheté le club féminin du Lyon Basket en 2017, amenant le club à un titre de championnes de France cette année."

 


10/06/2019
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