L'AIR DU TEMPS

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SPORTS


Franceinfo - le vendredii 12 juillet 2019

 

 

Un mort à Montpellier, une trentaine d'interpellations dans toute la France, 20 policiers blessés en marge des célébrations de la CAN (Coupe d afrique des nations)

 

 

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franceinfoRadio France

 

 

 

Un supporter de l'Algérie qui célébrait la qualification de son équipe en demi-finale de la Coupe d'Afrique des nations a percuté une famille avec sa voiture jeudi soir à Montpellier

 

 

 

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Des supporters algériens fêtent la qualification de l'Algérie lors de la Coupe d'Afrique des nations, à Paris, le 11 juillet 2019. (DOMINIQUE FAGET / AFP)

 

 

 

Une personne est morte, jeudi 12 juillet, à Montpellier (Hérault) en marge des célébrations liées aux quarts de finale de la Coupe d'Afrique des nations, a appris franceinfo, vendredi, de source proche du dossier. Un supporter de l'Algérie qui fêtait la qualification de son équipe en demi-finale et roulait à vive allure avec sa voiture dans le quartier de la Mosson a perdu le contrôle de son véhicule. Il est allé percuter une famille qui était sur le trottoir.

 

 

La mère, une femme de 42 ans, est morte sur le coup. Son bébé d'un an est polytraumatisé et son pronostic vital est engagé. Une jeune fille de 17 ans souffre de fractures des membres inférieurs. Le conducteur, un homme de 21 ans, a été interpellé et placé en garde à vue. Une enquête est ouverte et confiée au commissariat de police de Montpellier.

 

 

 

De nombreuses interpellations

En France, une trentaine de personnes ont été interpellées et 20 policiers ont été légèrement blessés en marge de ces célébrations. Des heurts ont été rapportés dans 23 villes de France, dont six situées en Île-de-France. Il s'agit majoritairement de jets de projectiles sur les forces de l'ordre.

 

 

A Marseille, 9 000 personnes étaient rassemblées, notamment sur le Vieux-Port, et 10 policiers ont été blessés. Cependant, les célébrations n'ont donné lieu à aucune interpellation. A Roubaix, 1 000 personnes étaient présentes et 14 ont été interpellées. Deux personnes ont été interpellées à Vénissieux (Rhône), dans la banlieue de Lyon, alors que 200 personnes étaient rassemblées. A Lyon, 500 personnes étaient présentes. 800 personnes étaient rassemblées à Avignon. A Pontault-Combault, des tirs de mortiers ont été recensés. A Tours, 800 personnes ont célébré les différentes qualifications et des supporters de l'Algérie ont décroché le drapeau français d'un mât municipal pour y placer le drapeau algérien. A Lille, 600 personnes se sont rassemblées.

 


12/07/2019
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Franceinfo - le mercredi 10 juillet 2019

 

 

L'équipe féminine américaine de football ne veut pas être reçue à la Maison Blanche

 

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

 

Son attaquante vedette Megan Rapinoe refuse de laisser à l'administration Trump l'opportunité d'"exhiber" l'équipe

 

 

 

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L'attaquante américaine Megan Rapinoe le 7 juillet 2019 à Lyon, lors de la finale de la Coupe du monde féminine de football.   (JOSE BRETON / NURPHOTO / AFP)

 

 

 

L'invitation traditionnelle de la Maison Blanche ne devrait pas être honorée. La star de l'équipe américaine de football Megan Rapinoe a affirmé mardi 9 juillet que ses coéquipières n'accepteraient probablement pas, tout comme elle, une invitation de Donald Trump après leur sacre lors de la Coupe du monde féminine de football en France

 

 

"Je n'irais pas" si la Maison Blanche lançait cette invitation "et je crois que toutes les membres de l'équipe à qui j'ai parlé explicitement de cela n'iraient pas", a-t-elle déclaré lors d'une interview sur CNN. Selon Megan Rapinoe, cette rencontre serait "une opportunité pour l'administration" Trump d'"exhiber" l'équipe. 

 

 

Je ne pense pas du tout que cela fasse sens pour nous. Je ne peux pas imaginer qu'une de mes coéquipières veuille être mise dans cette position.Megan Rapinoe sur CNN

 

 

La trentenaire, sacrée meilleure joueuse et buteuse du Mondial, a également vivement attaqué le président américain sur sa politique. Interrogée sur ce qu'elle voudrait lui dire, Megan Rapinoe a répondu en s'adressant directement à lui, fixant la caméra : "Je pense que je dirais que votre message exclut des gens. Vous m'excluez. Vous excluez les gens qui me ressemblent."

 

 

Megan Rapinoe, qui revendique son homosexualité et est engagée politiquement, ne cache pas son mépris pour Donald Trump. Auteure des deux buts contre la France en quart de finale, elle avait beaucoup fait parler d'elle durant la compétition en affirmant qu'elle n'irait pas à "la p… de Maison Blanche".

 


10/07/2019
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Franceinfo - le mardi 9 juillet 2019

 

Pour son retour à la compétition, Teddy Riner remporte le Grand Prix de Montréal

 

 

 

Après vingt mois passés sans disputer une compétition, le géant du judo mondial a battu en finale le Japonais Hisayoshi Harasawa, dimanche

 

 

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À Montréal (Canada), Teddy Riner s'est imposé sur le Japonais Hisayoshi Harasawa, dimanche 7 juillet 2019.  (MARTIN OUELLET-DIOTTE / AFP)

 

 

 

Retour gagnant pour Teddy Riner. A un an des Jeux olympiques de Tokyo en 2020, le Français, double champion olympique et décuple champion du monde, a fait son grand retour en compétition officielle au Canada, dimanche 7 juillet. "Je suis de retour !" a lancé le judoka après sa victoire en prolongation contre le Japonais Hisayoshi Harasawa, qu'il avait également battu en finale aux Jeux de Rio en 2016.

 

 

 

 

 

 

Cette victoire est la 148e consécutive pour le Français de 30 ans, invaincu depuis septembre 2010. Teddy Riner abordait sans "aucune crainte" mais avec toutefois quelques "appréhensions" ces retrouvailles avec les tatamis. 

 

 

Le double champion olympique en titre des lourds n'était plus apparu en compétition depuis novembre 2017. Descendu à la 35e place mondiale chez les +100 kg, il a repris l’entraînement intensif fin janvier et met désormais le cap sur les JO 2020 de Tokyo pour y briguer un troisième sacre.

 


09/07/2019
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Franceinfo - le samedi 6 juillet 2019

 

 

Cinq dates qui ont forgé la légende du "Cannibale" Eddy Merckx, célébré pour le départ du Tour de France 2019

 

 

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Anne BrigaudeauFrance Télévisions

 

 

 

 

Le plus grand cycliste de l'histoire est à l'honneur dans son pays natal, alors que le Tour de France s'élance de Bruxelles samedi, pour célébrer le cinquantenaire de son premier succès sur la Grande Boucle, en 1969

 

 

 

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 Eddy Merckx dans l'épreuve contre la montre lors de la dernière étape du Tour de France Versailles-Paris, le 23 juillet 1972. (BERNARD ALLEMANE / INA/ AFP)

 

 

 

Tapis rouge pour le roi Eddy !  A l'occasion du Tour de France 2019, qui débute à Bruxelles samedi 6 juillet pour célébrer les cinquante ans de la première victoire d'Eddy Merckx sur la Grande Boucle en 1969, la Belgique rend hommage à la légende du cyclisme. A 74 ans, ce sportif au palmarès étincelant – 525 victoires à son actif, dont cinq Tours de France – fait partie, avec Jacques Brel, du club restreint des Belges à l'aura mondiale.

 

 

Echappée en solitaire dans les Pyrénées, rivalité avec l'Espagnol Luis Ocana, soupçons de dopage en Italie... Franceinfo revient sur les moments qui ont marqué la carrière exceptionnelle du champion. 

 

 

 

Le 1er juin 1969 : le jour où sa carrière a failli s'arrêter

Le 1er juin 1969, Eddy Merckx est contrôlé positif à une amphétamine dépistée dans ses urines à Savone, en Italie. Le soir même de cette 16e étape du Giro, il est exclu du Tour d'Italie auquel il participait pour la troisième fois, et qu'il était sur le point de remporter pour la deuxième année d'affilée. "C'était mon neuvième contrôle dans ce Giro. Les huit précédents étaient négatifs. Et voilà qu'un neuvième, au terme d'une étape courue à 30km/h et où rien ne s'est passé, se révèle positif", explique à l'époque Eddy Merckx, raconte la RTBF.

 

 

 

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Le coureur belge Eddy Merckx se tient dans sa chambre le 1er juin 1969, après avoir été disqualifié dans le Tour d'Italie.  (AFP)

 

 

 

Clamant haut et fort son innocence, le cycliste de l'équipe Faema dénonce alors un "sabotage", rappelle Le Figaro. Il obtient gain de cause auprès de la Fédération internationale de cyclisme professionnel (aujourd'hui Union cycliste internationale), qui va lever sa peine et l'autoriser à participer au Tour de France quelques semaines plus tard. Bonne pioche. Eddy Merckx ramènera pour la première fois le maillot jaune sur les Champs-Elysées cette année-là.. Mais un demi-siècle plus tard, le champion a encore cet épisode en travers du guidon. "Cette histoire a changé ma vie. C’était fort obscur. J’étais le seul à devoir aller au contrôle ce jour-là", confie-t-il au Figaro. Avant d'ajouter : 'On a ensuite fait des contrôles privés, si j'avais été positif j'aurais été mis à la porte de l'équipe Faema. Ils se sont avérés négatifs. Cela m'a marqué douloureusement. Je pensais que je ne pourrais plus courir. Le monde s'écroulait'.

 

 

 

Le 15 juillet 1969 : le jour où son talent a explosé à la face du monde

En 1969, le coureur de 24 ans participe pour la première fois au Tour de France. Il porte déjà le maillot jaune depuis une dizaine de jours lorsqu'il entame la 17e étape entre Luchon et Mourenx, dans les Pyrénées, le 15 juillet. Et c'est en tête qu'il franchit le sommet du Tourmalet, devant son coéquipier Martin van Den Bossche et ses principaux adversaires, Roger Pingeon et Raymond Poulidor. "C'est toute la classe d'un homme qui est étalée sous vos yeux", s'émerveille le commentateur dans cette vidéo de l'INA. Mais le plus bel exploit est à venir. A partir du sommet du Tourmalet, Merckx s'échappe en solitaire pendant 130 kilomètres, jusqu'à Mourenx. A l'arrivée, les poursuivants pointent à près de huit minutes derrière lui. Un gouffre.

 

 

"Je n'avais pas prévu de faire un coup pareil, a-t-il confié à la revue Vélo Magazine à l'occasion de son 70e anniversaire. Je me suis retrouvé seul, sans l'avoir vraiment voulu. En bas de la descente, j'avais trente secondes. J'ai continué au train, dans le Soulor et l'Aubisque, sans cesser d'augmenter mon avance". Cinq jours plus tard, Eddy Merckx remporte son premier Tour de France et confisque, au passage, tous les classements (temps, montagne, points, par équipes, combiné, combativité). Le deuxième, Roger Pingeon, est relégué à près de 18 minutes.

 

 

 

Le 12 juillet 1971 : le jour où le duel avec Ocana a basculé

Lors la 11e étape du Tour de France 1971, dans les Alpes du Sud, l'Espagnol Luis Ocana passe tous les cols en tête et "arrive seul à Orcières-Merlette avec plus de huit minutes d’avance sur Eddy Merckx", raconte France Bleu. Pour la première fois, poursuit la radio, le "Cannibale" [le surnom d'Eddy Merckx] "mord la poussière". Luis Ocana s'empare du maillot jaune, mais son triomphe est de courte durée. "Les deux coureurs étaient à couteaux tirés, se souvient l'ancien journaliste sportif de France 2, Jean-Paul Ollivier, joint par franceinfo. Sachant que Luis Ocana était impétueux, il a cherché à le pousser à la faute en étant très offensif."  Le 12 juillet entre Revel et Luchon (14e étape), "sous un ciel d'encre, les éclairs, la grêle et un orage apocalyptique, les coureurs descendent le col de Mente à tombeau ouvert. Dans un virage traître et glissant, les deux protagonistes [Merckx et Ocana] au coude-à-coude chutent lourdement", poursuit France Bleu. Eddy Merckx se relève, mais Luis Ocana, percuté par plusieurs coureurs, est contraint d'abandonner et doit être hospitalisé. 

 

 

Le lendemain, Eddy Merckx demande et obtient de ne pas porter pendant une journée le maillot jaune qu'il a ainsi récupéré. "Je ne me réjouissais pas de son accident, a-t-il expliqué maintes fois. Loin de là. J'étais même effondré. Les jeux étaient loin d'être faits, je voulais le battre à la régulière".

 

 

Deux ans plus tard, en 1973, Luis Ocana réussira néanmoins à gagner le Tour, en l'absence d'Eddy Merckx qui avait fait l'impasse au profit du Giro et de la Vuelta. Symbole de cette rivalité exacerbée, Ocana avait, selon sa femme citée par France Bleu, appelé son chien Merckx "en lui disant souvent entre la plaisanterie et le sérieux : 'Je suis ton maître et je le resterai !'" A la retraite, les deux adversaires se lieront d'amitié, au point qu'à l'enterrement de Luis Ocana, en 1994, Eddy Merckx sera l'un des porteurs du cercueil du vainqueur du Tour 1973.

 

 

 

Le 25 octobre 1972 : le jour où il a pris le record de l'heure

Le record de l'heure ? Tous les grands s'y sont attaqués, souligne L'Equipe. En 1942, l'Italien Fausto Coppi parcourt 45,848 km en soixante minutes. Un record qui va tenir quatorze ans avant d'être progressivement amélioré. En 1968, le danois Ole Ritter établit un nouveau record de distance parcourue à 48,653 kmQuatre ans plus tard, Eddy Merckx s'en mêle et ne laisse "rien au hasard". "Sa tentative, explique L'Equipea lieu à Mexico, à 2 300 m d'altitude, pour des conditions atmosphériques optimales. Pendant plusieurs semaines, Merckx s'entraîne dans son garage, avec un masque, pour recréer les conditions de l'effort". Le 25 octobre 1972, au bout d'une heure d'effort intensif, il bat le record de l’heure avec 49,431 km parcourus. Au prix, dira-t-il, de la "pire souffrance de sa carrière". Mais une souffrance payante puisque son record tiendra 28 ans.

 

 

 

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Le champion cycliste belge Eddy Merck remporte le record de l'heure le 25 octobre 1972 à Mexico. (- / AFP)

 

 

 

Le record est aujourd'hui détenu par un autre Belge, Victor Campenaerts qui l'a porté le 16 avril dernier à 55,089 kilomètres sur la piste du vélodrome mexicain d'Aguascalientes, à 1 800 m d'altitude. En près d'un demi-siècle, le record a été amélioré de plus de 5,6 kilomètres. Mais, entre-temps, l'Union cycliste internationale a autorisé, après plusieurs changements de réglementation, des avancées technologiques décisives (roues pleines, prolongateur de guidon).

 

 

Le 11 juillet 1975 : le jour où il a été frappé par un spectateur

Lors du Tour de France 1975, Eddy Merckx apparaît invicible, auréolé de ses précédentes victoires. Mais ce champion taiseux n'est guère populaire auprès du public. "Les Français n'aimaient pas ceux qui gagnaient tout le temps, sourit Jean-Paul Ollivier. Surtout quelqu'un comme Eddy Merckx, qui parlait assez peu et ne se dévoilait pas". Une partie des spectateurs lui reproche sa suprématie incontestée sur le Tour de France, qu'il a déjà remporté cinq fois. Sur la vidéo ci-dessous, on peut ainsi voir une femme l'injurier à son passage : "Salaud de merde ! Il a passé, ce salopard !" Une autre le juge "prétentieux" et un troisième résume : "Il y en a ras-le-bol ! Merckx, Merckx, Merckx... Et merde !"

 

Mais jamais cette hostilité ne s'était traduite en violences. Sauf le 11 juillet 1975. Alors que la 14e étape du Tour de France entre Aurillac et le Puy de Dôme se termine, raconte le quotidien régional La Montagne, un spectateur décoche un coup de poing au maillot jaune. Sur cette vidéo, on voit Eddy Merckx porter sa main droite à hauteur de son foie.

 

 

 

"C'est la première fois qu'on a eu des hooligans sur le Tour. Des inconscients. J'étais le premier à pouvoir gagner six Tours. Mais j'étais étranger et il y avait une animosité. C'est d'ailleurs pour ça que je n'ai pas fait le Tour en 1973", souffle Eddy Merckx, cité par La Montagne.

 

 

La police identifie l'agresseur, un homme de 55 ans habitant l'Allier. Le coureur porte plainte et le quinquagénaire sera condamné, l'année suivante, à la prison avec sursis. Mais cette agression place ce Tour sous le signe de la malchance pour Eddy Merckx. Lors d'une étape ultérieure, il chute à Valloire, ce qui lui vaut une fracture du maxillaire. Cette année-là, Bernard Thévenet remportera la Grande Boucle et mettra fin à la suprématie du "Canibale".

 


06/07/2019
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Franceinfo - le samedi 29 juin 2019

 

Mondial 2019 : malgré leur défaite face aux Etats-Unis, les Bleues ont-elles réussi leur tournoi ?

 

 

 

En cette période d'examens, c'est l'heure de déterminer si les Bleues, éliminées par les Etats-Unis, méritent de rentrer chez elles avec une mention

 

 

 

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Marion Torrent est consolée par Sakina Karchaoui, le 28 juin 2019, au Parc des Princes, à Paris. (MUSTAFA YALCIN / ANADOLU AGENCY / AFP)

 

 

 

L'heure des vacances a (déjà) sonné pour les Bleues. Les joueuses de l'équipe de France ont été éliminées de leur Mondial, vendredi 28 juin, au Parc des Princes, à Paris, après leur défaite face aux Etats-Unis. Que faut-il retenir du parcours des Tricolores dans ce tournoi ? Franceinfo publie le carnet de notes de la bande d'Amandine Henry.

 

 

 

Les résultats : mention assez bien

Et à la fin, la France se fait éliminer en quarts de finale. Les compétitions se suivent et se ressemblent pour les Bleues, incapables d'accéder au dernier carré d'un tournoi depuis les Jeux olympiques de 2012. Après leur sortie de route en quarts aux JO de Rio, en 2016, puis à l'Euro aux Pays-Bas, en 2017, voilà que leur parcours s'arrête de nouveau à ce stade de la compétition. L'objectif de la sélectionneuse, Corinne Diacre, d'accéder au moins aux demi-finales n'est donc pas atteint. Dommage pour la fédération française, qui espérait un exploit face aux Américaines pour s'imposer comme "une nation de référence" du foot féminin. 

 

 

Avec cette élimination, la France voit s'envoler sa seule chance de billet qualificatif pour les JO de Tokyo l'année prochaine. Il faudra donc attendre 2021 pour retrouver les Bleues dans un tournoi d'envergure - si elles se qualifient pour l'Euro.

 

 

Sur une note plus positive, il faut souligner que les joueuses françaises quittent cette compétition avec un bilan de quatre victoires pour une seule défaite, qui plus est contre les championnes du monde en titre. Ni déroute ni exploit, elles ont simplement tenu leur rang.

 

 

 

Le jeu : mention passable 

Après le match d'ouverture face à la Corée du Sud, brillamment remporté 4-0, on s'était mis à rêver. La suite de la compétition a été bien plus laborieuse : victoire dans la douleur, sur penalty, face à la Norvège (2-1), puis victoire sur un nouveau penalty contre le Nigeria (1-0), puis qualification en prolongation contre le Brésil en huitièmes (2-1)... Il y a bien eu quelques éclaircies en quarts, mais l'enflammade n'a duré qu'une dizaine de minutes en toute fin de partie.

 

 

Malgré sept joueuses titrées en Ligue des champions avec Lyon, les Françaises n'ont pas offert un grand spectacle. Le secteur offensif, en particulier, est passé à côté de son sujet, laissant à la défenseuse Wendie Renard le titre de meilleure buteuse française du tournoi (4 buts). "Je sais que l'on est vraiment pas à 100%, avait reconnu Corinne Diacre après les huitièmes. On peut, je pense à juste titre, accorder aux joueuses d’avoir un petit peu de pression et de parfois moins jouer sur leur valeur par rapport à d’habitude." La compétition s'achève donc avec beaucoup de regrets.

 

 

 

L'extra-sportif : mention bien

C'est la bonne note du Mondial pour les Bleues. "A défaut d'avoir gagné la Coupe, au moins on aura gagné le coeur des Français, j'espère, a réagi la capitaine, Amandine Henry. C'est un grand pas pour le foot féminin français." La compétition a été marquée par des records d'affluence pour les Tricolores, avec jusqu'à 45 595 spectateurs au Parc des Princes en quarts.

 

 

Les audiences TV ont également atteint des niveaux inédits : le record de W9, qui avait attiré 4,12 millions de spectateurs lors du quart des Bleues au Mondial 2015, a été pulvérisé. Pour le huitième de finale face au Brésil, près de 12 millions de personnes étaient devant leur télévision - et il y à fort à parier que le choc face à la Team USA a attiré davantage de curieux. Reste à confirmer cet engouement : le groupe M6 a d'ores et déjà laissé entendre que les matchs de qualification pour l'Euro 2021 allaient bénéficier d'"une petite promotion" et passer "de W9 à M6".

 

 

L'heure des vacances a (déjà) sonné pour les Bleues. Les joueuses de l'équipe de France ont été éliminées de leur Mondial, vendredi 28 juin, au Parc des Princes, à Paris, après leur défaite face aux Etats-Unis. Que faut-il retenir du parcours des Tricolores dans ce tournoi ? Franceinfo publie le carnet de notes de la bande d'Amandine Henry.

 

 

 

Les résultats : mention assez bien

Et à la fin, la France se fait éliminer en quarts de finale. Les compétitions se suivent et se ressemblent pour les Bleues, incapables d'accéder au dernier carré d'un tournoi depuis les Jeux olympiques de 2012. Après leur sortie de route en quarts aux JO de Rio, en 2016, puis à l'Euro aux Pays-Bas, en 2017, voilà que leur parcours s'arrête de nouveau à ce stade de la compétition. L'objectif de la sélectionneuse, Corinne Diacre, d'accéder au moins aux demi-finales n'est donc pas atteint. Dommage pour la fédération française, qui espérait un exploit face aux Américaines pour s'imposer comme "une nation de référence" du foot féminin. 

 

 

Avec cette élimination, la France voit s'envoler sa seule chance de billet qualificatif pour les JO de Tokyo l'année prochaine. Il faudra donc attendre 2021 pour retrouver les Bleues dans un tournoi d'envergure - si elles se qualifient pour l'Euro.

 

 

Sur une note plus positive, il faut souligner que les joueuses françaises quittent cette compétition avec un bilan de quatre victoires pour une seule défaite, qui plus est contre les championnes du monde en titre. Ni déroute ni exploit, elles ont simplement tenu leur rang.

 

 

 

Le jeu : mention passable 

Après le match d'ouverture face à la Corée du Sud, brillamment remporté 4-0, on s'était mis à rêver. La suite de la compétition a été bien plus laborieuse : victoire dans la douleur, sur penalty, face à la Norvège (2-1), puis victoire sur un nouveau penalty contre le Nigeria (1-0), puis qualification en prolongation contre le Brésil en huitièmes (2-1)... Il y a bien eu quelques éclaircies en quarts, mais l'enflammade n'a duré qu'une dizaine de minutes en toute fin de partie.

 

 

Malgré sept joueuses titrées en Ligue des champions avec Lyon, les Françaises n'ont pas offert un grand spectacle. Le secteur offensif, en particulier, est passé à côté de son sujet, laissant à la défenseuse Wendie Renard le titre de meilleure buteuse française du tournoi (4 buts). "Je sais que l'on est vraiment pas à 100%, avait reconnu Corinne Diacre après les huitièmes. On peut, je pense à juste titre, accorder aux joueuses d’avoir un petit peu de pression et de parfois moins jouer sur leur valeur par rapport à d’habitude." La compétition s'achève donc avec beaucoup de regrets.

 

 

 

L'extra-sportif : mention bien

C'est la bonne note du Mondial pour les Bleues. "A défaut d'avoir gagné la Coupe, au moins on aura gagné le coeur des Français, j'espère, a réagi la capitaine, Amandine Henry. C'est un grand pas pour le foot féminin français." La compétition a été marquée par des records d'affluence pour les Tricolores, avec jusqu'à 45 595 spectateurs au Parc des Princes en quarts.

 

 

Les audiences TV ont également atteint des niveaux inédits : le record de W9, qui avait attiré 4,12 millions de spectateurs lors du quart des Bleues au Mondial 2015, a été pulvérisé. Pour le huitième de finale face au Brésil, près de 12 millions de personnes étaient devant leur télévision - et il y à fort à parier que le choc face à la Team USA a attiré davantage de curieux. Reste à confirmer cet engouement : le groupe M6 a d'ores et déjà laissé entendre que les matchs de qualification pour l'Euro 2021 allaient bénéficier d'"une petite promotion" et passer "de W9 à M6".

 


29/06/2019
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Franceinfo - le mercredi 12 juin 2019

 

 

"Elle est faite pour ça" : comment Corinne Diacre, pionnière du foot féminin, est devenue sélectionneuse des Bleues

 

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Elise LambertFrance Télévisions

 

 

Ancienne internationale et première femme à entraîner un club masculin professionnel, Corinne Diacre pourrait devenir en juillet la première femme française à remporter le prestigieux trophée de la Coupe du monde féminine

 

 

 

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 Corinne Diacre lors d'un match entre la France et le Chili, à Caen (Calvados), le 15 septembre 2017. (CHARLY TRIBALLEAU / AFP)

 

 

 

Certains soirs sonnent comme une révolution. Le 2 mai, Corinne Diacre dévoile lors du 20 heures de TF1 la liste des 23 Bleues sélectionnées pour la Coupe du monde de foot féminin. C'est la première fois qu'une sélection nationale féminine est annoncée lors d'un JT, devant 5 millions de téléspectateurs. "C'est moi qui suis là ce soir, mais si ça avait été quelqu'un d'autre, ça aurait été tout aussi génial", exprime la sélectionneuse tricolore. "Quelqu'un d'autre" aurait pu être un homme, comme ce fut le cas six fois sur sept jusqu'ici, mais l'annonce aurait été moins marquante.

 

 

Car Corinne Diacre est en 2019 une exception dans le monde du ballon rond. Première footballeuse à dépasser les cent sélections en équipe nationale, première femme à obtenir le diplôme d'entraîneuse professionnelle, première entraîneuse d'un club masculin professionnel... Son parcours est celui d'une pionnière, dans un milieu où le pouvoir ne se partage qu'entre hommes. A 44 ans, celle qui se désole de devoir encore justifier ses choix à l'aune de son genre et préfère rester en retrait des médias s'est imposée avec discrétion dans les plus hautes sphères du football français.

 

 

 

"Qui est cette fille meilleure que tout le monde ?"

Les anciens du collège Marouzeau à Guéret (Creuse) se souviennent bien de la petite "Coco". C'est dans ce collège que la native de Croix (Nord) confirme son talent de footballeuse en intégrant en quatrième la section sport-études. Six heures de foot par semaine pour une quinzaine d'élèves, dont une seule fille : Corinne Diacre, petite brune au sourire timide. "Je la vois encore arriver à l'internat le dimanche soir en montant la côte avec un sac de voyage énorme rempli d'affaires de sport, se souvient "Marie-Couette", une amie du collège. Sa vie tournait autour du football, elle avait un cahier Panini avec des photos des joueurs. Son père l'avait initiée au foot toute petite, elle nous montrait des photos d'elle gamine où elle avait déjà un ballon."

 

L'entraîneur de la section, Gérard Fontenay, la prend très vite sous son aile. "A son âge, c'était la meilleure joueuse de la région. C'était pas une grande costaude mais elle avait un véritable sens du placement, elle savait récupérer des ballons, couper les trajectoires, orienter le jeu." Le jour des tests pour intégrer la classe, la jeune prodige impressionne par sa technique : "On se disait : 'c'est incroyable ce que cette fille fait avec un ballon', dit-t-il, admiratif. En fait, elle était douée tout simplement, mais comme c'était une fille, on le remarquait plus."

 

 

Malgré son talent, l'adolescente n'est pas logée à la même enseigne que ses camarades masculins. A 14 ans, elle peut s'entraîner avec eux mais doit rester sur la touche lors des matchs, non-mixité oblige.

 

 

Je lui ai dit d'aller jouer et de ne dire à personne que c'était une fille. Comme elle était jeune et avait les cheveux courts, certains n'ont rien vu.Gérard Fontenay, ancien entraîneur à franceinfo

 

 

Dans les années 1980, le foot féminin en est à ses balbutiements. Rares sont les écoles à ouvrir leurs portes aux amatrices de ballon rond et à investir en ce sens : "Il n'y avait qu'un seul vestiaire pour les garçons, donc je la laissais se changer dans celui des arbitres. Je restais devant la porte pour que personne ne la voie. Ça n'avait pas l'air de l'embêter, mais moi je la trouvais courageuse", confie l'entraîneur. Lors d'un voyage scolaire en Angleterre, la classe s'arrête au stade de Wembley, la mythique enceinte située près de Londres. "Coco" se met à enchaîner les jongles, pied droit, pied gauche, sous le regard bluffé de ses camarades. "L'entraîneur anglais est venu me voir pour me dire : 'mais c'est qui cette fille qui est meilleure que tout le monde ?'", se rappelle Gérard Fontenay.

 

 

 

Un record de sélections en équipe de France

Dès le départ, Corinne Diacre se distingue par son abnégation. "A 12 ans, au cours de tests où il fallait courir autour du terrain et où ce n'était pas sa spécialité, elle pleurait si elle n'était pas première. Elle est très perfectionniste et il faut absolument qu'elle fasse le mieux possible", raconte à France 3 Claude Fort, l'ancien président du club de Soyaux.

 

 

C'est dans ce club situé près d'Angoulême (Charente) que Corinne Diacre a réalisé l'intégralité de sa trajectoire de joueuse de haut niveau. Après un passage dans son enfance par les clubs de Saint-Chamond (Loire) puis les clubs creusois d'Aubusson et d'Azerables, elle intègre à 14 ans, en 1988, l'ASJ Soyaux, où elle terminera sa carrière de joueuse à 33 ans en 2007.

 

 

En 1993, elle est appelée en équipe de France et y sera sélectionnée 121 fois au poste de défenseuse. Un record. Fidèle à Soyaux, elle refuse même un appel du pied des Etats-Unis, pourtant réputé pour son foot féminin. "Aujourd'hui, pouvoir dire qu'on a eu 121 sélections en équipe de France sous un seul club, ça j'en suis fière", dira-t-elle plus tard à France Bleu.

 

 

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Corinne Diacre, deuxième en partant de la gauche, célèbre la victoire des Bleues lors du match de barrage contre l'Angleterre, à Saint-Etienne, le 16 novembre 2002. (PHILIPPE MERLE / AFP)

 

 

 

Elle entre dans l'histoire en 2003, à l'occasion d'un barrage retour qualificatif pour la Coupe du monde aux Etats-Unis. Lors de ce match couperet disputé contre l'Angleterre, la défenseuse de 1,76 m, devenue capitaine, marque le but qui qualifie les Bleues pour le Mondial, une première pour les Tricolores. "Elisabeth Loisel [la sélectionneuse de l'époque] nous avait dit qu'on aurait très peu d'occasions. On a joué dans un stade bien rempli, ça nous a transformées. C'était un accomplissement collectif", se souvient Marinette Pichon, ancienne internationale française.

 

 

Elle avait une mentalité à toute épreuve : c'était un moteur au sein de l'équipe. Elle aimait échanger, débriefer et conseiller. Une vraie capitaine.Marinette Pichon, ancienne internationale française à franceinfo

 

 

Malgré leur haut niveau, les joueuses sont loin de vivre dans l'opulence, au contraire de leurs homologues masculins. Seules les joueuses évoluant à l'OL ou au Paris FC peuvent en vivre, les autres sont souvent obligées de travailler à côté. A l'époque, les bourses et primes des sponsors ne suffisent pas aux footballeuses pour joindre les deux bouts. "Les sponsors nous versaient des primes mais ça n’excédait pas les 6 000 à 7 000 francs [environ 1 000 euros] par an. Autant dire qu’on n’en vivait pas", explique Corinne Diacre à Libération. L'été, elle pointe en intérim dans une chaîne de montage de batteries pour l'aéronautique à Angoulême. Puis elle se fait remarquer par l'émission "Téléfoot" sur TF1 et signe pour quelques chroniques. "J'ai été frappé par sa proximité avec l'équipe de tournage, son humanité, sa détermination et ses compétences", énumère Frédéric Jaillant, ancien présentateur.

 

 

J'ai ressenti chez elle la volonté d’être une militante, presque une 'missionnaire du football féminin'. Elle ne cherchait pas la lumière pour elle, mais pour son sport.Frédéric Jaillant, ancien présentateur de "Téléfoot"à franceinfo

Son parcours rectiligne prend brutalement fin en 2006. Lors d'une rencontre entre l'ASJ Soyaux et Montpellier, elle subit une rupture des ligaments croisés. Elle a 32 ans et pense devoir dire adieu à sa passion. S'ensuit une période noire : au chômage, elle dégote sans émoi un poste au conseil général de Charente et vit dans l'incertitude. Un an plus tard, l'ASJ Soyaux la rappelle pour encadrer son équipe féminine. Passer de l'action au management ne se fait pas sans douleur, mais la Nordiste de naissance porte le club charentais dans son cœur et relève le défi.

 

 

J'ai broyé du noir, ça a été super dur de basculer dans l’encadrement. Un temps, je me suis sentie vide, j’ai connu le chômage et j’ai eu peur.Corinne Diacre à Libération

 

 

Son passage est celui d'une renaissance pour le club. "Elle a fait d’un groupe de joueuses complètement amatrices des joueuses qui se comportaient comme des pros, décrit l'ancienne entraîneuse de Soyaux, Bernadette Constantin, au Monde. C’est tout l’art de Corinne : montrer aux gens qu’ils peuvent s’élever."

 

 

 

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Corinne Diacre dans son bureau de la Ligue de football régional à Angoulême (Charente), le 29 novembre 2002. (DERRICK CEYRAC / AFP)

 

 

 

Depuis Paris, le sélectionneur des Bleues, Bruno Bini, observe avec attention le travail de la jeune entraîneuse et lui propose d'être son adjointe à la FFF. "Sa puissance de travail, son honnêteté, font que je ne pouvais guère me tromper en la prenant comme adjointe. Je pense qu’elle n'était pas programmée, mais elle est faite pour ça", commente-t-il dans "Sport confidentiel".

 

 

 

Des débuts à Clermont semés d'embûches

Logiquement, son travail conduit Corinne Diacre là où aucune femme n'est encore jamais allée : l'entraînement d'un club de foot professionnel masculin. Le monde du foot se souviendra d'ailleurs longtemps du 30 juin 2014. Ce jour-là, la salle de presse du Clermont Foot (Puy-de-Dôme) est comble, situation rare pour ce club de Ligue 2, plus habitué des médias locaux que de la presse internationale. Depuis 7 heures, des dizaines de journalistes font le pied de grue devant le stade Gabriel-Montpied pour apercevoir l'événement de la saison : l'arrivée de Corinne Diacre à la tête de l'équipe professionnelle masculine, une première mondiale pour une femme à ce niveau, si l'on excepte le très bref passage en 1999 de Carolina Morace avec Viterbese (troisième division italienne), raconté par So Foot.

 

 

Son arrivée a été négociée dans la précipitation après le départ soudain de la Portugaise Helena Costa. Le président Claude Michy souhaitait garder une entraîneuse et Corinne Diacre venait justement d'obtenir son diplôme professionnel. Un sésame exceptionnel puisqu'elle est la première femme à le valider en suivant la formation. "Pour être sélectionnée, il faut avoir un certain niveau. Comme le foot féminin n'est pas professionnel, rares sont celles qui peuvent y prétendre", témoigne Nicole Abar, ancienne internationale tricolore. "Je sais que je l'ai mérité, mais je sais aussi que les femmes doivent toujours prouver deux fois plus", renchérit l'intéressée dans La Charente libre.

 

 

Les premiers mois à la tête du club sont semés d'embûches. Débarquée à la tête d'un effectif qu'elle n'a pas choisi, elle doit se battre pour que certains joueurs l'acceptent, malgré un CV prestigieux qui légitimerait n'importe quel homme.

 

 

Il y a eu dès le départ un manque de respect de leur part. Je me bats sans doute à tort sur des choses qui ne relèvent pas de mon domaine : la politesse, dire bonjour le matin en me regardant droit dans les yeux.Corinne Diacre à "La Montagne"

 

 

"Elle avait des garçons à gérer dont l’éducation et le formatage faisaient qu'ils n’avaient jamais envisagé d’être dirigés par une femme", explique le président Claude Michy, se qualifiant lui-même de "macho tendance Moyen Age". "Certains n'acceptaient pas son mode de fonctionnement : elle privilégie le collectif à l'individuel. Un joueur qui se comporte mal, même s'il est performant, elle le mettra sur la touche."

 

 

 

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Corinne Diacre s'adresse à un de ses joueurs du Clermont Foot, le 12 juillet 2014, à Riom (Puy-de-Dôme). (MAXPPP)

 

 

 

D'autres gardent au contraire un excellent souvenir de son passage. "C'est une personne très franche qui aime les joueurs sincères. Elle réussissait à nous garder en éveil et à faire qu'on soit un groupe sain", raconte le milieu de terrain Ludovic Genest, aujourd'hui joueur du SC Bastia.

 

 

 

"Les mêmes questions trente fois par jour"

La relation est toutefois plus tendue avec la presse. Chaque jour, les questions se répètent et se ressemblent par leur sexisme. "C'était toujours la même chose, 'quand est-ce qu'elle rentre dans le vestiaire, quand les joueurs sont nus ou à moitié habillés ?'... L'intérêt de la question est quand même limité", soupire Claude Michy. Elle a le droit à presque tout, sauf à de vraies questions footballistiques. On lui demande ainsi si elle interdit le fromage râpé sur les pâtes des joueurs ou s'ils doivent enlever leurs bijoux avant les entraînements, cite Le Temps. Des interrogations qui la font bondir et abréger les interviews. "Je n’en peux plus. On me pose les mêmes questions trente fois par jour. Le pire, c’était avant le début du championnat parce que l’on ne pouvait pas parler des matchs", se désole-t-elle dans Libération.

 

 

Ce qui est difficile, c'est de vouloir chercher ce qui me différencie des autres. Effectivement, je suis une femme, mais est-ce qu'il est nécessaire de me le rabâcher à chaque fois ? C'est ce qui est un peu dérangeant.Corinne Diacre à France 2

 

 

Niveau résultats, les premiers mois sont difficiles. Les "Rouge et Bleu" figurent en zone de relégation avant de terminer la saison à la douzième place, meilleur résultat du club depuis trois saisons. Pourtant, la presse ne lui fait pas de cadeau. "Les titres sont passés de 'Corinne Diacre perd' à 'Clermont gagne', décrit, amer, le président Claude Michy. Lors des matchs, certains confrères étalent leur machisme sans gêne : en 2016, alors que le Paris FC fait match nul contre Clermont, l'entraîneur parisien Jean-Luc Vasseur s'en prend à l'adjoint de Corinne Diacre et lance : "T'as raison, cache-toi derrière une gonzesse !" Il se défendra en arguant que "Renaud n'est pas sexiste dans sa chanson Ma gonzesse".

 

 

 

Vers une première étoile ?

Corinne Diacre encaisse, se protège, travaille, et sa méthode paye. En 2016, Clermont Foot finit 7e de Ligue 2, elle est sacrée meilleure entraîneuse du championnat par le magazine France Football et termine son aventure auvergnate avec un bilan parlant : avec 119 matchs disputés, elle détient le record de longévité à la tête de Clermont Foot, et, avec 41 victoires et 51 points marqués en moyenne par saison, elle figure parmi les trois meilleurs techniciens de l'histoire du club, relève La Montagne. "Ce qu'elle a fait à Clermont, c’est extraordinaire, avec l'avant-dernier budget. (... ) Elle aurait mérité un banc en Ligue 1. J'en suis persuadé, les gens qui connaissent le foot aussi", affirme l'ancien attaquant clermontois Gaëtan Laborde sur Actufoot.

 

 

 

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Corinne Diacre devant la presse à Paris, le 19 septembre 2017. (FRANCK FIFE / AFP)

 

 

Sa réussite a donc amené Corinne Diacre à prendre la tête de l'équipe de France féminine à la fin de l'été 2017, avec la Coupe du monde 2019 en ligne de mire. Une mission pour laquelle les joueuses lui donnent un blanc-seing : "Etre titulaire ou sur le banc dans ce groupe, c’est un honneur… A chaque fois, j’en profite à fond pour lui montrer qu’elle a bien fait de me faire jouer", décrit l'attaquante Viviane Asseyi à Sud-Ouest. "Elle apporte l'expérience qu’elle a pu avoir à Clermont avec les garçons, poursuit la défenseuse Eve Perisset. Elle nous apporte beaucoup."

L'année 2019 sera-t-elle celle du sacre ? Corinne Diacre sait que tous les regards sont tournés vers elle et qu'une première étoile consacrerait enfin le foot féminin : "C'est vrai que décrocher un titre, ça fait grandir plus vite."

 


13/06/2019
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Franceinfo - le lundi 10 juin 2019

 

 

Le basketteur Tony Parker annonce mettre un terme à sa carrière sportive

 

 

 

"J’ai beaucoup travaillé, énormément reçu, c’était une aventure incroyable !" a écrit le Français sur son compte Facebook

 

 

 

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Le basketteur Tony Parker à Denver (Etats-Unis), le 5 janvier 2019. (MATTHEW STOCKMAN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

 

 

 

Après quatre titres en NBA, Tony Parker arrête. Le basketteur français a annoncé, lundi 10 juin, mettre un terme à sa carrière sportive. "J’ai beaucoup travaillé, énormément reçu, c’était une aventure incroyable, écrit-il sur son compte Facebook. 

 


Même dans mes rêves les plus fous, je n’aurais jamais pensé vivre ces moments exceptionnels en équipe de France et en NBA. Merci pour le soutien inconditionnel de ma famille, mes amis, mes coéquipiers, mes entraîneurs et tous les supporters du monde entier."

 

 

Dix-sept ans aux Spurs

Après 17 ans passés aux San Antonio Spurs, où il a participé à l'une des dynasties les plus dominantes de l'histoire du basket américain aux côtés de Tim Duncan et Manu Ginobili, sous les ordres de Gregg Popovich, Tony Parker a rejoint l'été dernier les Charlotte Hornets, où il a donc évolué une saison avec son compatriote Nicolas Batum.

 

 

Arrivé en NBA en 2001 à l'âge de 19 ans après deux saisons en France au PSG Racing, Parker s'est rapidement imposé aux Spurs. En parallèle de sa carrière NBA, il a mené l'équipe de France à son premier titre, l'Eurobasket 2013, avant de prendre sa retraite avec les Bleus en 2016.

 

 

"Tony Parker a déjà préparé sa reconversion en devenant l'actionnaire majoritaire de l'ASVEL Lyon-Villeurbanne en 2014, rappelle francetv sportIl a également racheté le club féminin du Lyon Basket en 2017, amenant le club à un titre de championnes de France cette année."

 


10/06/2019
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Franceinfo - le vendredi 7 juin 2018 - mis à jour le 08.06.19

 

 

Coupe du monde féminine de foot : ce qu'il faut retenir des brillants débuts des Bleues contre la Corée du Sud (4-0)

 

 

 

 

Les joueuses de Corinne Diacre ont pris le large après avoir imposé un rythme intenable pour leurs adversaires

 

 

 

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Les Bleues célèbrent leur quatrième but face à la Corée du Sud, vendredi 7 juin 2019 au Parc des Princes, lors du match d'ouverture de la Coupe du monde féminine. (CHRISTIAN HARTMANN / REUTERS)

 

 

 

Mission accomplie. Face à leur public, les Bleues ont brillé lors du match d'ouverture de la Coupe du monde féminine de football, vendredi 7 juin au Parc des Princes, en inscrivant quatre buts face à une équipe de Corée du Sud dépassée par l'engagement français. "On ne pouvait pas mieux rêver", a savouré Amandine Henry, la capitaine des Bleues, au micro de TF1. La rencontre s'est déroulée à guichets fermés dans un stade conquis et multipliant les "olas".

 

 

 

Le film du match : une victoire acquise à la mi-temps

Eugénie Le Sommer qui a rapidement libéré les Bleues en ouvrant le score dès la 9e minute, puis les Françaises ont pris le contrôle du jeu et largement dominé les Sud-Coréennes. Après un but refusé après recours de l'assistance vidéo à l'arbitrage (VAR), Wendie Renard a enfoncé le clou en inscrivant deux buts coup sur coup, à la 35e et à la 45e+2. En deuxième mi-temps, les Françaises ont géré leur avance sur un rythme un peu moins soutenu. Après quelques belles occasions manquées, les Bleues ont toutefois inscrit un dernier but avec une très belle frappe enroulée de la capitaine Amandine Henry (85e).

 

 

 

La femme du match : Wendie Renard, forte tête

"Ce sera un souvenir gravé dans nos mémoires à jamais" disait Wendie Renard à l'idée de jouer un Mondial à la maison. C'est encore plus vrai maintenant qu'elle a inscrit un doublé de la tête pour la France en match d'ouverture face à la Corée du Sud (4-0). Avec son 1,87 m, la défenseuse centrale française est la plus grande joueuse du tournoi, un atout qu'elle a su parfaitement exploiter (35e et 45e + 2) en inscrivant deux buts de la tête sur corner. Son 22e but en 110 sélections. Difficile de ne pas mentionner les prestations d'Amandine Henry, passeuse et buteuse, et d'Eugénie Le Sommer, qui lance parfaitement sa compétition avec une réalisation.

 

 

 

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La défenseuse française Wendie Renard après la victoire de la France contre la Corée du Sud lors du match d'ouverture de la Coupe du monde féminine au Parc des Princes, vendredi 7 juin 2019. (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

 

 

Le moment fort : les larmes de Marion Torrent et de Gaëtane Thiney

L'hymne national a suscité beaucoup d'émotion chez les joueuses et notamment chez Marion Torrent et Gaëtane Thiney, qui ont chanté La Marseillaise les yeux rougis de larmes. Ces images symbolisent tout le plaisir pour les Bleues d'évoluer dans un stade rempli par près de 46 000 spectateurs, devant leur public. "J'ai croisé le regard de mon père et ça m'a fait craquer. Ce sont des moments grandioses", a témoigné Marion Torrent cette dernière sur TF1 après la rencontre. Bien loin de paralyser les joueuses, cette émotion a semblé les galvaniser.

 

 

 

Le (petit) regret : l'annulation du superbe but de Griedge Mbock  

Griedge Mbock avait été victime d'une entorse légère du genou, la semaine dernière en match de préparation face à la Chine. De quoi laisser quelques doutes au staff à l'approche du jour J. La prestation de la joueuse a dû les réconforter, puisqu'elle s'est même permise d'inscrire un but acrobatique en première mi-temps, finalement annulée pour une position de hors jeu, à l'occasion du premier recours à l'assistance vidéo dans un match féminin de football. Dommage, car ce geste aurait mérité meilleur sort.

 

 

 

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La défenseuse Griedge Mbock Bathy réalise un superbe geste face aux Sud-Coréennes mais son but sera finalement refusé après recours à l'assistance vidéo, vendredi 7 juin 2019 au Parc des Princes. (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

 

 

 

La défenseuse a joué totalement libérée, en témoigne cette tentative de retourné acrobatique, quelques minutes plus tôt. Cette fois-ci, le ballon était passé loin du but.

 

 

 

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Griedge Mbock Bathy tente un retourné acrobatique face à la Corée du Sud, vendredi 7 juin 2019 au Parc des Princes. (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

 

 

Le moment-clé du match : l'ouverture rapide du score

Ce but d'Eugénie Le Sommer est intervenu très tôt dans la rencontre, à la 9e minute, ce qui a permis aux Françaises de se débarrasser d'un énorme poids devant leur public et de dépasser l'émotion d'une Marseillaise à domicile. Après ce but, le plus rapide jamais inscrit lors d'un match d'ouverture d'une Coupe du monde féminine, les Bleues ont confisqué le ballon et totalement dominé leurs adversaires du jour. "On a concrétisé rapidement, ce qui nous a permis de dérouler sans pression", a résumé la défenseuse Marion Torrent, consciente de l'importance de cette ouverture du score.

 

 

 

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Eugénie Le Sommer célèbre son but contre la Corée du Sud, vendredi 7 juin 2019 au Parc des Princes.  (FRANCOIS-XAVIER MARIT / AFP)

 

 

Le baromètre des prochains jours : au beau fixe

Les Bleues étaient attendues au tournant dans cette compétition organisée à domicile, mais les joueuses de Corinne Diacre ont livré une très bonne prestation face à une équipe certes limitée. Il faudra encore hausser le niveau de jeu face à la Norvège, le 12 juin, un adversaire d'un tout autre calibre. Et se garder de commettre de grossières défensives, comme cette absence de la charnière centrale qui a failli offrir un but à la Corée du Sud en deuxième mi-temps.

 


10/06/2019
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Franceinfo - le mercredi 22 mai 2019

 

 

L'ancien pilote autrichien Niki Lauda, légende de la Formule 1 et rescapé d'un terrible accident, est mort à 70 ans

 

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

 

Il avait survécu à un crash en 1976 après être resté inconscient près d'une minute dans sa voiture en flammes. Six semaines plus tard, il était au départ d'un nouveau Grand Prix

 

 

 

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L'ancien pilote de Formule 1 Niki Lauda lors d'une journée de tests de pré-saison sur le circuit de Xérès (Espagne), le 1er février 2015. (JORGE GUERRERO / AFP)

 

 

 

Les images de son crash avaient choqué le monde entier : l'ancien pilote autrichien de Formule 1 Niki Lauda est mort à l'âge de 70 ans, lundi 20 mai. Champion du monde de sa discipline en 1975, 1977 et 1984, il restera associé au spectaculaire accident auquel il avait miraculeusement survécu en 1976, après avoir été tiré des flammes. "Je suis brièvement mort. Mais j'ai ressuscité", avait-il confié au journal suisse Blick.

 

 

Le 1er août 1976, sur le circuit du Nürburgring en Allemagne, sa Ferrari était brusquement partie dans le mur avant de prendre feu. Il était resté près d'une minute dans le cockpit de son véhicule avant d'en être extrait par trois concurrents. Sur son lit d'hôpital, Niki Lauda avait même reçu l'extrême-onction, le sacrement que l'on administre aux catholiques avant leur mort. Mais Niki Lauda avait survécu et, six semaines plus tard, il était au départ du Grand Prix d'Italie.

 

 

 

De graves problèmes de santé dus à l'accident

Cette saison-là, il avait lutté pour le titre jusqu'à la dernière course avec le Britannique James Hunt, finalement couronné, un affrontement épique raconté en 2013 dans le film Rush. Il avait été champion du monde la saison précédente et la saison suivante. Après une pause de trois ans, entre 1979 et 1982, il avait repris la compétition et remporté un ultime titre mondial en 1984. En 2012, il était devenu président non exécutif de l'écurie Mercedes.

 

 

Son accident lui avait laissé de graves lésions au visage, et les gaz toxiques qu'il avait alors inhalés avaient affaibli son organisme. Il avait subi deux greffes de rein, en 1997 et 2005, et une transplantation pulmonaire en août 2018.

 

 

Niki Lauda était aussi pilote de ligne, et a créé deux compagnies aériennes, pionnières du charter puis du low-cost, en 1979 puis en 2004, qu'il avait toutes deux revendues. Une deuxième carrière également marquée par un drame : en 1991, un vol Lauda Air entre Bangkok et Vienne s'était écrasé avec 223 personnes à bord, ne laissant pas de survivants.

 


21/05/2019
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Franceinfo - le dimanche 28 avril 2019

 

 

"C'était lamentable" : PSG, la défaite de trop pour les supporters

 

 

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Fanny LechevestrierfranceinfoRadio France

 

 

 

Le PSG s'est incliné samedi soir face à Rennes en finale de Coupe de France de football, plongeant le club dans la crise

 

 

 

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Kylian Mbappe et Neymar avant le match du PSG contre Rennes le 27 avril 2019 au Stade de France. (DAMIEN MEYER / AFP)

 

 

 

Le Stade Rennais a mis fin samedi 27 avril à 48 ans de disette en remportant au Stade de France la finale de Coupe de France, 6 tirs au but à 5 face au PSG. Un sacre que les Rennais savourent à n'en plus finir, précipitant dans le même temps le PSG dans la crise.

 

 

L'image est saisissante. Le milieu de terrain du PSG Christopher Nkunku envoie son tir au but dans les nuages, les supporters rennais exultent, les Parisiens s'écroulent sous les sifflets de leurs fans : "C’était lamentable, c’est lamentable la façon dont ils jouent. Il y a un problème !"

 

 

Il va falloir faire des changements sinon la Ligue des Champions on l’aura jamais ! Un supporter du PSGà franceinfo

 

 

Le PSG réalise sa pire saison depuis 2012 avec seulement le titre de champion de France à son crédit. Mais au moment de tirer un premier bilan sur ce fiasco, une première explication, il n'y a plus personne devant le micro. Pas de président Nasser Al-Khelaifi, d'habitude si prompt à venir célébrer les victoires. Aucun joueur non plus. Seul l'entraîneur Thomas Tuchel a fait front.

 

 

C’était une situation pas facile. C’est trop tôt maintenant pour faire un bilan, mais nous ne sommes pas satisfaits.Thomas Tuchel

 

 

"Trop tôt" pour faire un bilan mais à la question de savoir s'il souhaite rester au PSG, l'entraîneur a répondu oui sans hésitation. Mais pas sûr que le Qatar l'entende de cette oreille.

 

 

La finale, retransmise dans 160 pays, va laisser des traces. Aujourd'hui, les vidéos qui tournent en boucle sur les réseaux du monde entier, ce ne sont pas celles d'une équipe triomphante mais celles de deux stars du PSG qui ont perdu leurs nerfs avec MBappé exclu pour une faute stupide et Neymar mettant un coup de poing à un supporter parce qu'agacé par sa remarque. Pas vraiment ce qu'on attend d'un grand club

 


29/04/2019
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Franceinfo - le vendredi 12 avril 2019

 

 

Millième Grand Prix : pour Alain Prost, la Formule 1 est aujourd'hui "un monde violent avec beaucoup de moyens"

 

 

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franceinfoRadio France

 

 

 

Le Grand Prix de Chine qui se disputera dimanche à Shanghaï sera le millième Grand prix de l'histoire de la Formule 1. Alain Prost, quadruple champion du monde, revient pour franceinfo sur l'évolution de la F1

 

 

 

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 Alain Prost au Grand Prix du Mexique, le 28 octobre 2018 à Mexico. (ALFREDO ESTRELLA / POOL)

 

 

 

Alors que le millième Grand prix de l'histoire de la Formule 1 se disputera le 14 avril en Chine, Alain Prost a comparé son époque "de passionnés" à celle d'aujourd'hui où le "business" a pris le dessus. Interrogé par franceinfo vendredi, celui qui a couru 199 Grand Prix dans sa carrière au volant notamment de McLaren, Renault et Ferrari, voit la F1 comme "un monde violent avec beaucoup de moyens". Alain Prost a assuré qu'on "n'était pas près, pour l'instant", de voir un Français champion du monde.

 

 

 

franceinfo : Que représente pour vous ce millième Grand Prix ?

 

 

Alain Prost : À titre personnel, je fais partie de l'histoire du sport avec 199 Grands Prix en tant que pilote. Mon premier Grand Prix, c'était en 1980 en Argentine, c'était le 329e de l'histoire. Je pense en avoir pratiquement accompli entre 450 et 500 en tant que pilote, directeur d'écurie, en tant que consultant pour Mercedes, en tant que consultant pour TF1 quand je faisais les commentaires, maintenant, bien entendu, avec Renault. Ce n'est pas qu'émouvant. On se dit, on a participé à l’évolution de son sport. On l'a suivi avec beaucoup de curiosité, d'intérêt et de passion. C'est ça qui est important.

 

 

 

Quelles sont les grandes évolutions dans l'histoire de la Formule 1 ?

 

 

L'histoire de la F1, cela a commencé par des gentlemen driver qui achetaient des voitures, qui les mettaient sur des remorques, qui roulaient sur la route et allaient faire des Grands Prix de F1. Moi, j'ai connu la transition. Ce n'était que des équipes d'artisans et de passionnés. Il y avait bien entendu Ferrari qui était là depuis le début, qui était un peu la bête noire d'une certaine manière, mais ce n'est pas pour cela qu'ils gagnaient tous les championnats. Il y a eu une évolution que j'ai vue arriver au milieu des années 80. Elle est arrivée en plusieurs étapes : d'abord la technologie, puisqu’en 1977, Renault est arrivé avec un moteur turbo. En 1978, il y a eu la première victoire d'un pneu Michelin, un pneu radial. Tout le monde disait que c'était impossible de faire gagner un pneu radial en compétition. En 1980, quand je roulais avec un moteur Ford Cosworth, il avait 450 chevaux et on nous disait que c'était pratiquement impossible, à 470 qu'on serait à la limite de ce qu'on pouvait faire en Formule 1. Six ans après, on atteint 1400 chevaux. C'est une période où on a ouvert des champs. Une équipe de F1 c'était, à mon époque quand j’ai commencé, 65 personnes, aujourd'hui les grandes équipes ont pratiquement 2000 personnes. 

 

 

 

Quel regard portez-vous sur l'évolution de la Formule 1 ?

 

 

Il y a une grosse différence entre cette période et celle d'aujourd'hui, et c'est la société qui veut ça aussi, c'est que vous aviez que des passionnés, que ce soient des pilotes, des ingénieurs, des mécaniciens et même les journalistes. Ils étaient passionnés par la course automobile parce qu'elle représentait. Aujourd'hui, on est un peu plus dans le business. C'est un peu différent et un peu aseptisé aussi. Les pilotes qui commencent à 4 ans ou 5 ans au karting aujourd'hui, ce n'est pas eux qui choisissent de faire de la course automobile, ce sont leurs parents. On est un peu plus téléguidé.

 

 

 

Quelles sont vos grandes émotions ?

 

 

Ce qui m'a procuré le plus d'émotion, c'est que je n'avais pas du tout des parents fortunés. J’ai fait cela tout seul. Je ne pensais pas arriver à ce niveau-là. Ma plus grande satisfaction, c'est d'avoir pu faire tout ce que j'ai fait sans accident. J'ai connu la période des accidents très très graves avec beaucoup d'amis qui sont paralysés ou morts. Mais aussi d'avoir rencontré des gens, notamment des pilotes, dans la même équipe que moi, qui ont été plusieurs fois champion du monde. C'est une lutte incessante. On en sort toujours grandi. Aujourd'hui dans le monde entier, vous parlez de Ayrton Senna, on vous dit Prost, vous parlez de Prost, on vous dit Senna. C'est absolument incroyable.

 

 

 

Un titre de champion du monde pour un pilote français ou Renault, vous y croyez ?

 

 

On n'est pas prêt pour l'instant ni d'un côté ni de l'autre, bien qu'on ait des pilotes français talentueux. Pour Renault, c'est un petit peu tôt. On voit qu'on a des soucis en ce début de saison. On a un programme établi, on est en train de construire ce qui devrait être l'une des trois meilleures équipes dans le futur. On est dans un monde violent avec beaucoup de moyens, il faut juste qu'on soit un peu patient. On a beaucoup de pression, mais il faut être un petit peu patient.

 


12/04/2019
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Franceinfo - le samedi 2 mars 2019

 

 

Tennis : Roger Federer possède une "faculté affolante à durer dans le temps et se réinventer"

 

 

 

 

 

Julien Boutter, premier tennisman battu par Roger Federer en 2001, a réagi sur franceinfo alors que le joueur suisse est devenu samedi le deuxième joueur de l'histoire à franchir la barre des 100 titres

 

 

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 Le tennisman suisse Roger Federer a remporté samedi 2 mars 2019 le tournoi de Dubaï, son 100e titre. (KARIM SAHIB / AFP)

 

 

 

En remportant le tournoi de Dubaï samedi 2 mars, Roger Federer est devenu le deuxième joueur de tennis de l'histoire à franchir la barre des 100 titres. Seul Jimmy Connors a fait mieux avec 109 succès. À 38 ans, le Suisse écrit une nouvelle page d'une fabuleuse carrière.

 

 

Julien Boutter est le premier tennisman battu par Federer, lui permettant de décrocher son premier titre à Milan le 4 février 2001. Interrogé sur franceinfo, le joueur déclare trouver "affolante" la "faculté" de Federer "à durer dans le temps et de se réinventer".

 

 

 

franceinfo : Comment avez-vous abordé votre rencontre avec Roger Federer le 4 février 2001 ?

 

 

Julien Boutter : Il y avait beaucoup de projections et d'espoirs sur Federer. Tout le monde disait que c'était le futur Pete Sampras mais il n'avait rien prouvé donc pour moi, l'approche de ce match-là, je l'ai abordée comme un match classique. Il était 20e mondial, on sentait qu'il était un peu stressé, tendu pendant la finale mais plus du tout avec ses sautes d'humeur, vraiment avec une concentration beaucoup plus aboutie et c'est ce qui lui a permis de gagner ce titre. (...)

 

 

On sentait le talent bien évidemment car des joueurs de cette génération-là, il était numéro 20 à l'âge de 19 ans, il n'y en avait pas des tonnes. C'était un joueur, en plus, qui a un jeu très offensif, quand on connaît la difficulté pour un attaquant d'arriver très tôt à maturité surtout dans ce tennis très moderne après cette période de Sampras, Agassi, c'était vraiment une performance et il avait bien sûr quelque chose dans la main. Maintenant, à s'imaginer à ce moment-là qu'il allait faire ce parcours-là et qu'il allait avoir cette carrière, personne ne pouvait imaginer à ce point.

 

 

 

Ça vous a étonné ?

 

 

Tout le monde est étonné et d'ailleurs, à un tel point, que maintenant plus rien ne nous étonne de sa part depuis maintenant 18 ans. À part 3-4, tout le monde se casse les dents, il a su se réinventer dans une période où les terrains ont été un peu ralentis, les balles aussi, il a adapté son jeu, il est devenu un peu moins offensif (...) avec une grosse régularité et avec ses fulgurances au filet. Et puis avec l'âge, il est revenu à ses premières amours avec un jeu un peu plus offensif où il ne craignait pas de faire des fautes et c'est ce qui lui a permis de décrocher des grands chelems et des titres. Sa façon de se réinventer est incroyable.

 

 

 

Est-ce qu'il peut égaler voire battre le record de 109 titres de Jimmy Connors ?

 

 

S'il décide d'aller chercher ce record-là, il va le battre automatiquement. Maintenant, aller le battre en gagnant neuf titres dans ces catégories-là, ça ne va pas être facile. (...) Sportivement, il fait partie des plus grands champions au même titre que Jordan ou autres, parce qu'une longévité comme celle-là, sur toutes les surfaces, dans un sport qui est devenu tellement contraignant physiquement. Et puis, c'est ce qui m'impressionne le plus : sa passion du sport et cette envie d'aller en découdre parce que le haut niveau n'accepte pas le compromis. Pour rester à ce niveau-là, il doit avoir une implication à 100% et constante donc je trouve ça affolant, sa faculté à durer dans le temps et de se réinventer.

 


03/03/2019
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Franceinfo - le samedi 26 janvier 2019

 

 

 

Danse sur glace : les Français champions d'Europe

 

 

 

Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron ont décroché leur cinquième titre européen en danse sur glace, samedi 26 janvier

 

 

 

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France 3 Régions

 

 

 

Une médaille pour entrer dans l'histoire, pour marquer une suprématie européenne sans partage. Samedi 26 janvier, Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron ont brillamment patiné vers un cinquième titre européen consécutif de danse sur glace. Un couple a qui on attribue des notes exceptionnelles avec à la clé un record du monde de points.

 

 

 

La revanche de Pyeongchang

Une revanche après la médaille d'argent olympique récoltée à Pyeongchang en 2018 (Corée du Sud) après un problème technique avec le costume de la danseuse dans le programme libre. Leur complicité a commencé en 2006, les deux sportifs étaient âgés de respectivement 9 et 10 ans. La fluidité et l'élégance les porteront ensuite au sommet. Désormais, les deux patineurs affichent à leur palmarès cinq titres européens et trois titres mondiaux.

 


28/01/2019
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