L'AIR DU TEMPS

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SPORTS


Franceinfo - le samedi 1er septembre 2018

 

 

Le Français Xavier Thévenard remporte l'Ultra-trail du Mont-Blanc en parcourant les 170 km de course en un peu moins de 21 heures

 

 

Le Français avait déjà remporté la célèbre course en 2013 et 2015

 

 

 

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 Le Français Xavier Thévenard lors de l'Ultra-trail du Mont-Blanc, le 1er septembre 2018. (JEAN-PIERRE CLATOT / AFP)

 

 

Cocorico ! Le Français Xavier Thévenard a remporté la 16e édition de l'Ultra-trail du Mont-Blanc, samedi 1er septembre. Il a parcouru la boucle de 170 km avec 10 000 mètres de dénivelé positif en 20h46. Les coureurs avaient pris le départ vendredi 31 août à 18 heures de Chamonix (Haute-Savoie).

 

 

Le Français avait déjà remporté la célèbre course en 2013 et 2015. Avec ces trois victoires, il rejoint les deux recordmen du titre de la compétition : l'Espagnol Kilian Jornet et le Français François D'Haene.

 

 

Jornet abandonne après une piqûre d'abeille

L'Espagnol Kilian Jornet, star de la course en montagne, a dû abandonner à mi-parcours à la suite d'une réaction allergique après avoir été piqué par une abeille à un pied. Depuis lundi 27 août et jusqu'au dimanche 2 septembre, près de 10 000 coureurs se sont donnés rendez-vous pour sept courses différentes. Ils étaient 2300 à prendre le départ de l'Ultra-trail vendredi soir.

 


04/09/2018
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Franceinfo - le jeudi 16 août 2018

 

 

Après sa victoire au Mondial, la France prend la tête du classement Fifa, une première depuis 2002

 

 

Avant le Mondial, les Bleus étaient septièmes de ce classement des sélections nationales

 

 

 

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L'attaquant de l'équipe de France Kylian Mbappé embrasse le trophée de la Coupe du Monde, le 15 juillet 2018 à Moscou (Russie). (FRANCK FIFE / AFP)

 

 

 

Cette fois, c'est encore plus officiel : l'équipe de France de football est la meilleure du monde. Un mois après sa victoire en finale de la Coupe du monde, cette suprématie est confirmée par le nouveau classement de la Fifa, publié jeudi 16 août, qui la place en première position. C'est la première fois que la France est en tête de ce classement depuis mai 2002.

 

 

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Exceptionnellement, la Fifa n'avait pas publié son classement mensuel en juillet. C'est donc la première édition depuis juin, avant la Coupe du monde : la France figurait alors à la 7e place, et l'Allemagne était en tête. Après son élimination désastreuse dès le premier tour, elle a chuté à la 15e place.

 

 

La France n'avait pas été en tête de ce classement depuis mai 2002 : elle était alors championne du monde et d'Europe en titre, un mois avant son retentissant échec au premier tour du Mondial en Corée du Sud et au Japon.

 

 

Un classement critiqué mais réformé

 

Le classement de la Fifa, créé en 1992 et qui regroupe toutes les sélections nationales du monde, n'est pas juste honorifique : il sert parfois à déterminer les têtes de série pour les tirages au sort de compétitions internationales, comme ce fut le cas pour les poules du Mondial 2018. Mais cette première place ne sera pas d'une utilité particulière aux Bleus, puisqu'aucun tirage au sort de compétition internationale n'est prévu dans les mois à venir.

 

 

Ce nouveau classement est le premier à utiliser une nouvelle méthode de calcul élaborée par la Fifa. Par le passé, il était souvent critiqué pour ne pas refléter la véritable hiérarchie des sélections, accordant notamment beaucoup d'importance aux résultats des matchs amicaux.

 

 

La France devance son adversaire en demi-finale du Mondial, la Belgique, de seulement trois petits points, suivie du Brésil et de la Croatie, qui grimpe de 16 places. La Russie, quart-de-finaliste surprise de la Coupe du monde, signe la meilleure progression, avec 21 places gagnées.

 


17/08/2018
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Franceinfo - le dimanche 12 août 2018

 

 

La France termine sixième au classement des championnats européens avec 13 médailles d'or

 

 

La dernière médaille de la compétition a été remportée par Renaud Lavillenie, en bronze sur le saut à la perche

 

 

 

Ce qu'il faut savoir

 

 

C'est la fin des championnats européens. La France termine sixième au classement des pays, avec ses 13 médailles d'or et 42 médailles au total. Les Bleus ont été devancés par la Russie, la Grande-Bretagne, l'Italie, les Pays-Bas et l'Allemagne. La dernière médaille (en bronze) a été décrochée par Renaud Lavillenie, dimanche 12 août à Berlin, lors de la finale du saut à la perche. 

 

 

Renaud Lavillenie en bronze. Renaud Lavillenie a échoué sur la barre à 6m05 alors que le Suédois Arnaud Duplantis (18 ans) a survolé le concours.

 

 

Alexandra Tavernier en argent. La Française a amélioré le record de France du lancer du marteau dès son premier jet en finale avec 74,78 m.

Axel Reymond au pied du podium. En nage en eau libre (25 km), le double champion d'Europe est resté en tête pendant une longue partie de la course mais a lâché dans le dernier kilomètre. Il termine quatrième et c'est le Hongrois Rasovsky qui obtient l'or.

 

 

 Lara Grangeon en bronze. La Française a décroché la troisième place en nage en eau libre (25 km). L'Italienne Arianna Bridi a devancé au sprint la Néerlandaise Sharon Van Rouwendaal pour s'emparer de l'or.

 

 

Le marathon remporté par le Belge Koen Naert. Il a dominé la course en 2 h 09 min 51 sec, devant le Suisse Tadesse Abraham et l'Italien Yassine Rachik. Les Bleus ont souffert dans la seconde partie de l'épreuve. Abdellatif Meftah a terminé 30e, juste devant Yohann Durandet Benjamin Malaty (39e). Leader de l'équipe, Hassan Chahdi, malade, a abandonné peu après la mi-course.

 

 

Calvin "pas venue en vacances". La Française Clémence Calvin a décroché la médaille d'argent du marathon lors des Championnats d'Europe d'athlétisme à Berlin. Il s'agissait du premier marathon de la carrière de cette athlète de 28 ans.

 


16/08/2018
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Franceinfo - le dimanche 29 juillet 2018

 

 

Kristoff domine le sprint sur les Champs-Elysées et Thomas remporte le Tour de France 2018

 

 

Le premier Français, Romain Bardet, se hisse à la sixième place

 

 

 

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Geraint Thomas, Tom Dumoulin et Christopher Froome sur le podium du Tour de France, le 29 juillet 2018 à Paris. (STEPHANE MANTEY / POOL AF)

 

 

C'est fini ! Dimanche 29 juillet, le Gallois Geraint Thomas a remporté l'édition 2018 du Tour de France avec l'équipe Sky. A la deuxième place du classement général, on retrouve le Néerlandais Tom Dumoulin. Le coéquipier du maillot jaune, Chris Froome termine à la troisième place. Le premier Français, Romain Bardet, se hisse à la sixième place. Sur la dernière étape, Alexander Kristoff domine le sprint sur les Champs-Elysées.

 

 

 

"C'est l'un des meilleurs jours de ma vie, sans aucun doute. Je n'ai pas encore d'enfant, donc là c'est un moment très fort au même titre que le jour de mon mariage. C'est quelque chose que je ne réalise pas encore, ça va prendre des jours et des semaines", a réagi Geraint Thomas après sa victoire.

 

 

Froom détroné par Thomas

 

Après le déboulé victorieux du Norvégien Alexander Kristoff (Emirats) dans la 21e étape, le scénario habituel s'est reproduit au bout du parcours de 3351 kilomètres. Pour la sixième fois depuis 2012, l'équipe la plus puissante du peloton a inscrit l'un des siens au palmarès de la plus grande course cycliste du monde : Bradley Wiggins (2012), Chris Froome à quatre reprises entre 2013 et 2016, et enfin Geraint Thomas, un Gallois de 32 ans jusqu'alors cantonné à un rôle de lieutenant.

 

 

La formation britannique a imposé sa puissance collective malgré la réduction nouvelle de 9 à 8 coureurs par équipe. Elle a placé Froome, son habituel leader qui a semblé usé par la répétition des efforts et l'atmosphère souvent hostile rencontrée sur les routes, à la troisième place.

 

 

Le dauphin a pris les traits d'un coureur de grande envergure, le Néerlandais Tom Dumoulin (27 ans). Déjà deuxième du Giro fin mai derrière Froome, le champion du monde du contre-la-montre a été devancé cette fois par Thomas pour un peu moins de deux minutes.

 


31/07/2018
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Franceinfo - le dimanche 15 juillet 2018

 

 

Mondial : une finale suivie partout en France

 

 

Ce dimanche 15 juillet lors de la finale de la Coupe du monde, la France entière a vibré au rythme des buts jusqu'à la victoire des Bleus

 

 

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Les Français sacrés champions du monde après leur victoire face à la Croatie (4-2) en finale à Moscou, le dimanche 15 juillet 2018. JEWEL SAMAD / AFP

 

 

Ce dimanche 15 juillet après la victoire de la France en finale de la Coupe du monde la folie s'empare du Champ-de-Mars. Après 90 minutes sous pression et, enfin, la libération. La France est championne du monde pour la deuxième fois. Les supporters entonnent des chants de la victoire dans la fan-zone, "on a gagné! ça y est ! on a la deuxième étoile !", crie une supportrice au bord des barrières. "On a marqué quatre buts c'est tout ce qui compte", explique un autre supporter la voix presque éraillée. 

 

 

"On est fous de joie, c'est extraordinaire!"

 

Partout en France à 17h, heure du match, l'attention était à son comble. Au premier but pour la France, c'est une explosion de joie quand les Croates marquent contre leur camp. Un bonheur partagé partout, dans un camping de Bretagne jusqu'à Jeumont (Nord) la ville natale de Benjamin Pavard. "On est fous de joie, c'est extraordinaire !", s'enthousiasme un père de famille. Mais dix minutes plus tard, un frisson traverse la France, la Croatie vient d'égaliser. Tout à coup, les Bleus repassent devant après un penalty d'Antoine Griezmann. À la mi-temps, la Croatie donne des sueurs froides aux supporters avant que la France ne marque un troisième but et un quatrième six minutes plus tard. Plus rien n'arrêtera les Français, ils sont champions du monde.

 


18/07/2018
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Franceinfo - le mercredi 11 juillet 2018

 

 

Coupe du monde 2018 : revivez la victoire de la Croatie face à l'Angleterre en prolongation (2-1)

 

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Robin PrudentPierre GodonFrance Télévisions

 

 

 

La Croatie de Luka Modric a pris le dessus sur l'Angleterre de Harry Kane, mercredi 11 juillet, à Moscou. Au bout, une place pour la finale de dimanche

 

 

 

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Mario Mandzukic fête son but décisif face à l'Angleterre, le 11 juillet 2018, à Moscou (Russie). (CARL RECINE / REUTERS)

 

 

Ce qu'il faut savoir

 

 

Revoilà les Croates. La Croatie s'est imposée face à l'Angleterre, mercredi 11 juillet, après prolongation (2-1), en demi-finale de la Coupe du monde, à Moscou (Russie). La sélection des Balkans affrontera la France en finale, dimanche, à 17 heures, 20 ans après la demi-finale du Mondial 1998.

 

 

Une si longue attente. Des années que les Croates n'avaient pas pointé le bout de leur nez dans le dernier carré d'une Coupe du monde. Vingt ans précisément, avec le fameux doublé d'un certain Lilian Thuram chez les Français en face, en juillet 1998. Grâce à leur succès, les Croates vont disputer la première finale de leur courte histoire (leur pays est né en 1991).

 

 

Trois prolongations dans les jambes. Sur le papier, les Croates vont aborder la finale avec une bonne dose de fatigue en plus que les Français. La faute à cette demi-finale, à un quart de finale et à un 8e de finale remportés à l'issue de prolongations. Soit presqu'un match entier supplémentaire. 

 

 

Les Three Lions sont morts ce soir. Les Anglais, qui rêvaient d'une première finale depuis leur sacre en 1966, ont ouvert le score et ont longtemps cru réaliser leur rêve. Mais les Croates ont égalisé à 20 minutes de la fin du temps réglementaire et ont pris l'avantage durant la seconde période des prolongations.

 


13/07/2018
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Franceinfo - le mardi 10 juillet 2018

 

 

Coupe du monde 2018 : la victoire des Bleus face à la Belgique fêtée à travers la France

 

 

Dès le coup de sifflet final, des supporters ont afflué dans les rues du pays, y compris sur les Champs-Elysées

 

 

 

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Un supporter est brandi par un autre homme après le but décisif de Samuel Umtiti, le 10 juillet 2018, à Marseille (Bouches-du-Rhône). JEAN-PAUL PELISSIER / REUTERS

 

 

Vingt ans après le sacre historique au Mondial 1998, la France se met à rêver d'une deuxième étoile. Des centaines de milliers de personnes ont investi les rues, mardi 10 juillet, pour fêter la qualification de l'équipe de Didier Deschamps pour la finale de la Coupe du monde en Russie. Grâce à leur victoire 1-0 face à la Belgique, les joueurs français affronteront l'Angleterre ou la Croatie, dimanche, à 17 heures.

 

 

>> Ce qu'il faut retenir de la victoire de la France en demi-finale

 

 

De Lille à Marseille, de Strasbourg à Paris, les mêmes scènes de joie, devant l'objectif des photographes de presse

 

 

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Des supporters français envahissent les Champs-Elysées pour fêter la qualification en finale. CHARLES PLATIAU / REUTERS

 

 

 

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A Lille (Nord), c'est la Grand Place qui a été prise d'assaut. MAXPPP

 

 

 

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Les supporters ont allumé des feux de bengale devant ce bar de Marseille. ROMAN PILIPEY / EPA

 


13/07/2018
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Franceinfo - le mardi 10 juillet 2018

 

 

Coupe du monde 2018 : revivez la victoire de la France face à la Belgique minute par minute

 

 

 

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Pierre GodonRobin PrudentFrance Télévisions

 

 

 

L'équipe de France, emmenée par Didier Deschamps, a décroché, mardi, une place en finale du Mondial face aux redoutables belges

 

 

 

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Le défenseur des Bleus Samuel Umtiti célèbre la victoire de la France face à la Belgique (1-0) en demi-finale de Coupe du monde, le 10 juillet 2018 à Saint-Pétersbourg (Russie). (GABRIEL BOUYS / AFP)

 

 

 

Ce qu'il faut savoir

 

 

Au paradis après avoir vaincu les Diables rouges. La France s'est qualifiée en finale de la Coupe du monde, mardi 10 juillet, après avoir battu la Belgique 1-0 à Saint-Pétersbourg (Russie). Après un début de match équilibré, les Bleus ont réussi à ouvrir le score grâce à une belle tête de Samuel Umtiti consécutive à un corner à la 51e minute. Mais la Belgique a mis une pression incroyable sur la défense des Bleus qui a tenu grâce notamment à Varane et Lloris.

 

 

Un début de match stressant. Peu habitué à une telle activité dès l'entame de match, le gardien français Hugo Lloris a sauvé les siens en se déployant parfaitement sur un tir d'Alderweireld (22e). Raphaël Varane a aussi été précieux pour détourner une balle dangereuse en corner. Les Belges, eux aussi, ont tremblé, notamment sur une percée de Kylian Mbappé et une belle tête d'Olivier Giroud.

 

 

Mbappé était bien là. Absent du dernier entraînement, l'attaquant parisien était bien titulaire. Voici la composition française : Lloris – Pavard, Varane, Umtiti, Hernandez – Pogba, Kanté, Matuidi – Griezmann, Giroud, Mbappé. Voici l'équipe belge : Courtois – Alderweireld, Kompany, Vertonghen – Chadli, Witsel, Fellaini, Dembélé – Hazard, Lukaku, De Bruyne.

 

 

Un match aux allures de classique. La Belgique, c'est tout simplement l'adversaire que les Bleus ont le plus souvent affronté dans leur histoire : 73 fois au total avant le match, pour 24 succès français, 30 défaites et 19 nuls. Et parfois avec de grosses déconvenues... Mais, cette fois, l'enjeu était une place en finale de Coupe du monde, et la France n'a pas laissé passer l'occasion.

 


12/07/2018
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Franceinfo - le samedi 7 juillet 2018

 

 

RECIT. Tour de France : le 17 juillet 1998 ou quand le dopage organisé de l'équipe Festina a fait exploser le peloton

 

 

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L'euphorie de la victoire de la Coupe du monde flotte encore dans l'air chaud de cette mi-juillet 1998, quand l'autre grand sport populaire français, le Tour de France, explose en plein vol. Le 17 juillet, le public découvre qu'un directeur sportif a avoué ce que la rumeur bruissait depuis des années. Le dopage, au sein de l'équipe Festina est alors une pratique routinière, touchant presque tous ses coureurs, et qui est orchestrée en toute complicité par le staff de l'équipe. L'omerta est brisée.

 

 

Dans les heures qui suivent, les instances du Tour sanctionnent pour la première fois une équipe entière. A la veille de l'étape du contre-la-montre en Corrèze, les Festina sont exclus de la plus grande compétition cycliste au monde. Pour Richard Virenque et ses huit coéquipiers, le Tour s'arrête là. Mais pour le monde du vélo, son plus grand scandale commence.

 

 

 

Le directeur sportif de l'équipe Festina, Bruno Roussel, est conduit au tribunal de Lille (Nord) sous escorte policière, le 17 juillet 1998. 

 

 

Le directeur sportif de l'équipe Festina, Bruno Roussel, est conduit au tribunal de Lille (Nord) sous escorte policière, le 17 juillet 1998.  (PASCAL ROSSIGNOL / REUTERS)

 

 

Et le patron de Festina craque

Dans la Peugeot 306 qui le conduit au tribunal de Lille (Nord) le 17 juillet 1998, Bruno Roussel, le directeur sportif de l'équipe, sait que le dénouement est proche. La veille, au commissariat de Cholet (Maine-et-Loire), ses dernières résistances pour masquer l'étendue du dopage organisé au sein de Festina ont cédé. Il a tout avoué. L'achat, le transport, la conservation des dopants, etc. Bruno Roussel déballe tout, et détaille même les réunions, entre l'encadrement et les coureurs, pour définir le montant retenu sur leurs primes pour financer l'achat de leurs doses.

 

 

Arrivé au tribunal, il s'entretient avec son avocat Thibault de Montbrial, avant sa présentation au juge d'instruction en charge du dossier, Patrick Keil. "Quelques jours plus tôt, il s'apprêtait à prendre le départ du Tour et à le remporter, il était au sommet de sa gloire. Et là, il se retrouve au seuil de sa mise en examen, son monde s'effondre", se rappelle Me Thibault de Montbrial vingt ans plus tard.

 

 

 

Il y avait un immense soulagement [pour Bruno Roussel] de mettre fin aux mensonges des jours précédents.

Thibault de Montbrial, avocat de Bruno Roussel 

 

 

Un soulagement, car depuis le 8 juillet, Bruno Roussel est sous le feu des accusations de dopage qui visent son équipe. Ce jour-là, Willy Voet, le soigneur de l'équipe Festina, a été arrêté par des douaniers alors qu'il se rendait sur le départ de Tour de France, qui partait de Dublin pour cette nouvelle édition. Ils saisissent 235 ampoules d'EPO, 82 flacons d'hormones de croissance, 60 doses de testostérone, des amphétamines, des corticoïdes, des fluidifiants sanguins, etc. Un arsenal si important qu'il aurait pu permettre de doper les coureurs de toutes les équipes, pendant toute la durée du Tour.

 

 

Au départ, pourtant, Bruno Roussel fait comme si de rien n'était. "Le sentiment qui prédominait dans le village du Tour, c'était qu'il n'y allait pas avoir de suite, se souvient Marie-George Buffet, la ministre de la Jeunesse et des Sports de l'époque, qui se trouvait sur place. Quelque part, c'était logique, il y avait un tel sentiment d'impunité."  

 

 

Devant le juge Patrick Keil à Lille, Bruno Roussel réitère ses aveux faits la veille. "Après avoir vu le dossier chez le juge, je lui ai tout de suite dit que c'était impossible que l'équipe se maintienne sur le Tour. Il avait compris que tout était fini", se rappelle Thibault de Montbrial. Le directeur sportif de l'équipe est mis en examen pour "facilitation et incitation à l'usage de produits dopants, notamment lors d'une compétition sportive." Il se voit ensuite signifier sa mise en détention.

 

 

La chute de Bruno Roussel est violente, mais pas question pour lui de tomber seul. "Il fallait éviter de se laisser enfermer dans une affaire Festina seul, qu'il se retrouve désigné comme le mouton noir, et que cela continue de cacher ce qui était, en réalité, généralisé", explique son conseil.

 

 

L'avocat et son client décident de rédiger ensemble un communiqué qui aura l'effet d'une bombe dans le monde du cyclisme professionnel.

 

 

 

Jean-Philippe Joubert, l'assistant du procureur de Lille, arrive en conférence de presse pour annoncer la mise en examen de Bruno Roussel dans le cadre de l'affaire Festina, le 17 juillet 1998. 

 

 

Jean-Philippe Joubert, l'assistant du procureur de Lille, arrive en conférence de presse pour annoncer la mise en examen de Bruno Roussel dans le cadre de l'affaire Festina, le 17 juillet 1998.  (PASCAL ROSSIGNOL / REUTERS)

 

 

 

"J'avais dans les mains une grenade dégoupillée"

 

Le tribunal de Lille est quasiment désert, à 20h30, quand Bruno Roussel est escorté par la police jusqu'à la maison d'arrêt d'Arras (Pas-de-Calais), où il passera encore onze jours. Me Thibault de Montbrial se retrouve seul ; il quitte le couloir vide du 10e étage du bâtiment et s'engouffre dans l'ascenseur avec, dans les mains, la feuille de papier sur laquelle est rédigée le communiqué.

 

 

 

Je savais que j'avais dans les mains une grenade dégoupillée qui allait avoir des déflagrations immédiates dans le monde du cyclisme.

Thibault de Montbrial, avocat de Bruno Roussel 

 

 

Lorsque les portes de l'ascenseur s'ouvrent, au rez-de-chaussée, le jeune avocat d'alors 29 ans se retrouve face à un mur de journalistes qui l'attendent. "Bruno Roussel a expliqué aux enquêteurs, lesquels avaient les éléments en leur possession, les conditions dans lesquelles une gestion concertée de l'approvisionnement des coureurs en produits dopants était organisée entre la direction, les médecins, les soigneurs et les coureurs de l'équipe Festina. L'objectif était d'optimiser les performances, sous strict contrôle médical, afin d'éviter l'approvisionnement personnel sauvage des coureurs dans des conditions susceptibles de porter gravement atteinte à leur santé, comme cela a pu être le cas par le passé", lit l'avocat.  

 

 

Ces quelques phrases sont la confirmation publique d'un système de dopage généralisé au sein de la première équipe cycliste au monde. "C'était assez dramatique, se remémore Marie-George Buffet. Cela donnait à voir à l'ensemble de l'opinion publique que nous n'étions pas face à des choix personnels, de sportifs ou de sportives qui décidaient un jour, dans leur coin, de pratiquer le dopage."

 

 

La bombe lâchée, les journalistes quittent les lieux en précipitation pour appeler leurs rédactions. "Je me suis soudain retrouvé tout seul sur les marches du tribunal de Lille, c'était lunaire", souffle Thibault de Montbrial. Il rejoint sa voiture, garée à quelques centaines de mètres de là, et passe deux coups de fil. Un au directeur sportif adjoint de l'équipe, Michel Gros, et l'autre à son meneur, Richard Virenque. "J'avais demandé l'autorisation au juge, je me doutais bien que ces personnes étaient sur écoute", pointe l'avocat.  

 

 

L'idée, en les informant le plus rapidement possible, "était de leur permettre de se retirer dans l'honneur", explique l'avocat. En d'autres termes, de tirer leur révérence avant de se faire formellement expulser du Tour de France. "Ils ont fait un autre choix."

 

 

 

Le directeur du Tour de France, Jean-Marie Leblanc (à gauche), et son directeur adjoint, Jean-François Pescheux, arrivent au centre de presse de Brive-la-Gaillarde (Corrèze), le 17 juillet 1998. 

 

 

Le directeur du Tour de France, Jean-Marie Leblanc (à gauche), et son directeur adjoint, Jean-François Pescheux, arrivent au centre de presse de Brive-la-Gaillarde (Corrèze), le 17 juillet 1998.  (GERO BRELOER / AFP)

 

 

 

"Tout le monde pensait que cela allait s'arranger"

 

A Brive-la-Gaillarde (Corrèze), où la caravane du Tour est arrivée en fin d'après-midi, l'onde de choc se répercute rapidement. Jean-Marie Leblanc, le patron du Tour, en est informé aux abords de la salle de presse, peu après la lecture du communiqué à Lille. "Vous vous rendez compte de la façon dont nous sommes mis au courant. Nous sommes des organisateurs de course. Nous n'avons aucune information officielle. Nous n'avons pas d'envoyés spéciaux à Lille", réagit-il, comme le rapporte Libération à l'époque.

 

 

Il se retire avec ses principaux collaborateurs en promettant de revenir dans l'heure. Finalement, il fera son retour à 22h50. "Depuis le départ de Dublin, les informations concernant l'équipe Festina nous provenaient exclusivement de la presse. Nous ne pouvions pas prendre une décision avant que les faits soient avérés", déclare Jean-Marie Leblanc lors de sa conférence de presse.

 

 

Après avoir rapporté à nouveau la teneur du communiqué lu par Thibault de Montbrial, Jean-Marie Leblanc annonce : "Ces quelques phrases nous ont paru terribles, à nous organisateurs du Tour de France, organisateurs de la plus grande compétition sportive du monde." Et puis, la sentence tombe : "Nous avons pris la décision d'exclure l'équipe Festina du Tour de France à compter de ce jour".

 

 

Une décision loin d'être anecdotique : c'est mettre dehors l'une des meilleurs formations du Tour, et surtout le chouchou du public, Richard Virenque, favori qui plus est pour le maillot jaune.

 

 

Du côté des coureurs, le choc est brutal. "Ils se pensaient au-dessus des lois et que rien ne pouvait les arrêter. C'était une époque où tout pouvait se régler d'un seul coup de fil, s'il y avait un problème, donc tout le monde pensait que cela allait forcément s'arranger", se rappelle Antoine Vayer, l'entraîneur sportif de l'équipe à l'époque, qui logeait dans leur hôtel.

 

 

 

Il y avait un tel sentiment de surpuissance et de complicité avec les instances, qu'ils tombaient totalement des nues.  

Antoine Vayer, ancien entraîneur de l'équipe Festina

 

 

Après les aveux de Roussel, Antoine Vayer observe avec amusement le manège qui se joue sous ses yeux. Les coureurs continuent de tout nier en bloc. Ils jurent aux journalistes qui les interrogent que "jamais ils ne se sont dopés", qu'ils "ne comprennent vraiment pas les déclarations de Voet et Roussel". Richard Virenque fanfaronne même qu'il compte se payer de "belles vacances au soleil" avec l'argent du procès en diffamation qu'il compte intenter contre quiconque affirmerait qu'il y a du dopage dans son équipe, comme le souligne Fabrice Lhomme dans son livre Le procès du Tour (éd. Denöel) . "C'était assez drôle, toute cette hypocrisie", moque Antoine Vayer.

 

 

 

Richard Virenque s'adresse aux journalistes dans l'arrière-salle du café-tabac Chez Gillou, après son entrevue avec Jean-Marie Leblanc, le 18 juillet 1998.

 

 

Richard Virenque s'adresse aux journalistes dans l'arrière-salle du café-tabac Chez Gillou, après son entrevue avec Jean-Marie Leblanc, le 18 juillet 1998. (POOL NEW / REUTERS)

 

 

 

Les coureurs mènent la fronde

 

Pour ne pas tomber, les coureurs de l'équipe Festina tentent un passage en force. C'est l'avocat de Zülle, Meier, Dufaux et Virenque, Me Albert Rey-Mermet, qui leur donne ce conseil, comme le révèle Fabrice Lhomme dans Le procès du Tour. Il veut faire valoir que l'exclusion des Festina, au regard des règlements édictés par la Société du Tour, est illégale.

 

 

"Les coureurs cherchaient à intervenir auprès de moi, en mettant en cause la décision qui avait été prise, se rappelle Daniel Baal, alors président de la Fédération française de cyclisme et vice-président de l'Union cycliste internationale. Systématiquement, quand il y avait un dossier de dopage quel qu'il soit, il y avait forcément des recours juridiques."

 

 

Le 18 juillet, la septième étape, un contre-la-montre individuel de 58 km entre Meyrignac-l'Eglise et Corrèze, a déjà débuté depuis deux bonnes heures lorsqu'un cortège de trois voitures suivies d'une vingtaine de véhicules de presse se dirigent vers Meyrignac-l'Eglise. Richard Virenque est dans le break de tête. Les radios annoncent que, malgré leur exclusion, les coureurs se rendent tout de même au départ. "L'encadrement était dépassé par les coureurs depuis déjà un certain temps, il n'y avait pas vraiment d'autorité", se rappelle Antoine Vayer. Mais la voiture de Virenque change de direction.

 

 

A Corrèze-Gare, les coureurs rencontrent Jean-Marie Leblanc dans l'arrière salle de Chez Gillou. Le café-tabac est plein à craquer de journalistes, de photographes, de caméras. Jean-Marie Leblanc s'extirpe finalement de la salle, cerné par une horde de journalistes, et attend quelques secondes avant de prendre la parole, le ton grave et la mine affligée : "Je suis venu dire au revoir à l'équipe Festina [...] elle n'est pas allée contre la décision que nous avons prise hier soir", annonce-t-il, visiblement secoué. "Il était naturel que le directeur du Tour de France vienne saluer Virenque, Dufaux, Brochard et tous leurs coéquipiers, d'une manière assez émouvante."

 

 

Après son départ, la porte de l'arrière-salle s'ouvre, et Richard Virenque prend la parole au nom de ses coéquipiers dans une conférence de presse improvisée. Dans l'encadrement de la porte, les journalistes se pressent, micros tendus.

 

 

"Dans cette affaire, les coupables ont été écroués. Nous, nous ne sommes que des témoins." Virenque fond en larmes, soutenu par ses camarades. L'équipe Festina, acculée, accepte de se retirer, "pour le vélo""Du grand cirque, du cinéma, n'importe quoi", raille aujourd'hui Antoine Vayer. Si les larmes de Virenque n'étaient pas gage de son innocence, elles montrent l'injustice dont se croyaient victimes les coureurs. "Ils se disaient 'pourquoi nous ?' Ça aurait pu tomber sur n'importe qui d'autre", observe l'ancien entraîneur, qui était resté à l'hôtel de l'équipe, alors que ses coureurs tentaient encore de sauver leur Tour. Bientôt, ils le rejoindront pour plier définitivement bagage.

 

 

 

Hors de la course, les membres de Festina seront interrogés par les policiers, et finiront par passer aux aveux, en mentionnant parfois des membres d'autres équipes. Les interpellations sur le Tour se succèderont, et des produits dopants seront aussi saisis dans les bagages du coureur italien Rodolfo Massi et dans le camion de l'équipe ONCE. Face à la pression policière, les équipes se retirent une à une de la course. Seuls 96 coureurs sur 180 franchiront la ligne d'arrivée finale sur les Champs-Elysées, le 2 août 1998.

 

 

 

"Je me souviens avoir dit à Brochard que c'était une bonne chose, que maintenant tout le monde allait arrêter et qu'ils allaient pouvoir s'imposer de manière réglo", se souvient Antoine Vayer. "Mais, il m'a regardé et il m'a dit : 'les autres n'arrêteront jamais de toute façon'. Même à chaud, pris la main dans le sac, il savait que ça ne s'arrêterait pas. D'ailleurs, c'est ce qu'il s'est passé." Vingt ans plus tard, à l'image des soupçons insistants qui pèsent sur le tenant du titre Christopher Froome, le cyclisme ne s'est toujours pas défait de ses démons.

 

                                       

 

 Récit : Louise Hemmerle

 

 


11/07/2018
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Franceinfo - le vendredi 6 juillet 2018

 

 

Coupe du monde 2018 : performance historique pour la Belgique, qui élimine le Brésil (2-1) et rejoint la France en demi-finale

 

 

Les Diables rouges se sont imposés grâce à un but contre son camp de Fernandinho et à une superbe frappe de Kevin de Bruyne

 

 

 

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Les joueurs belges, après leur victoire contre le Brésil, vendredi 6 juillet 2018, à Kazan, en Russie. (DIRK WAEM / BELGA MAG / AFP)

 

 

 

Ce qu'il faut savoir

 

 

La Belgique affrontera la France en demi-finale de la Coupe du monde. Les Diables rouges se sont imposés face au Brésil, vendredi 6 juillet à Kazan (Russie), grâce à un but contre son camp Fernandinho et à une superbe frape de Kevin de Bruyne. La réduction du score de Renato Augusto n'a rien changé et les Brésiliens sortent prématurément de ce Mondial.

 

 

Le Brésil, grand favori du Mondial, éliminé. Neymar et ses coéquipiers étaient arrivés avec le statut d'épouvantail, mais ils n'auront pas réussi à passer le barrage belge des quarts de finale.

 

 

Plus aucune équipe sud-américaine. Avec la victoire de la Belgique, il ne reste plus que des équipes européennes (selon les critères de la Fifa) en lice. 

 

 

La France au tour suivant. La Belgique affrontera la France, mardi à 20 heures, lors d'une demi-finale entre voisins.

 


11/07/2018
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Franceinfo - le vendredi 6 juilllet 2018

 

 

Coupe du monde 2018 : la France a maté l'Uruguay (2-0) et file en demi-finale

 

 

Les Bleus affrontent la "Celeste" et c'est loin d'être un cadeau, tant cette équipe semble solide et parfaitement organisée

 

 

 

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Les Bleus fêtent leur deuxième but face à l'Uruguay, le 6 juillet 2018 à Nijni Novgorod (Russie). (KIRILL KUDRYAVTSEV / AFP)

 

 

 

Ce qu'il faut savoir

 

C'est le grand jour. Après deux jours sans match, la Coupe du monde reprend ses droits avec un affiche entre la France et l'Uruguay, vendredi 6 juillet à Nijni Novgorod (Russie). Face à une redoutable équipe, solide et bien organisée, les Bleus vont devoir produire leur meilleur football pour espérer décrocher leur billet pour les demi-finales.

 

 

L'Uruguay, un bloc impressionnant. La Celeste a de solides garanties derrière avec sa charnière centrale composée de Diego Godin et Jose Maria Gimenez. Depuis novembre, la sélection uruguayenne n'a encaissé que deux buts, dont un contre le Portugal en huitième de finale (2-1). En revanche, la sélection d'Oscar Tabarez va être privée de son buteur Edinson Cavani, qui s'est blessé en huitième de finale.

 

 

Kylian Mbappé très attendu côté français. Les Bleus doivent se passer de Blaise Matuidi, suspendu après son carton jaune contre l'Argentine. Didier Deschamps a opté pour le profil bagarreur de Corentin Tolisso. Après sa prestation retentissante contre l'Argentine, Kylian Mbappé sera forcément scruté par la planète football.

 

 

Le vainqueur rencontrera le Brésil ou la Belgique. Le Brésil tente cette année d'accrocher une sixième étoile à son palmarès, mais Neymar et ses coéquipiers vont devoir batailler face à la talentueuse Belgique, meilleure attaque de la compétition (avec 12 buts). Rencontre à suivre à partir de 20 heures.

 


11/07/2018
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Franceinfo - Le dimanche 1er juillet 2018

 

 

Coupe du monde 2018 : coup de tonnerre ! La Russie élimine l'Espagne aux tirs aux buts (1-1, 4-3 t.a.b.) et se qualifie pour les quarts de finale

 

 

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Pierre GodonYann ThompsonFrance Télévisions

 

 

 

Les Espagnols ont dominé les Russes dans la possession du ballon mais sans parvenir à se créer de situations dangereuses

 

 

 

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Gerard Piqué à la lutte avec Denis Cheryshev lors de la rencontre entre l'Espagne et la Russie, dimanche 1er juillet à Moscou. (KIRILL KUDRYAVTSEV / AFP)

 

 

 

Ce qu'il faut savoir

 

 

Enorme sensation dans cette Coupe du monde. Le pays organisateur, la Russie a éliminé l'Espagne au stade Loujniki de Moscou (Russie), dimanche 1er juillet. L'Espagne a confisqué le ballon, avec 78% de possession de balle et près d'un millier de passes, mais sans se procurer suffisamment d'occasions. De son côté, la Russie a fait le dos rond et s'est contenté d'évoluer en contre-attaque, dans un match assez décevant. Le match s'est joué lors d'une séance de tirs aux buts, remportée par la sélection locale.

 

 

La Russie toujours plus loin ? Considérée comme moribonde avant le Mondial, l'équipe de Russie a surpris les observateurs. Elle a étrillé l'Arabie saoudite (5-0) et gagné sans souci contre l'Egypte de Mohamed Salah (3-1). Certes, l'opposition était faible et la Russie a tout de suite été moins à son aise face à l'Uruguay (0-3). Mais elle a repris confiance en elle et a acquis le soutien des Russes. 

 

 

L'Espagne fébrile. C'était l'un des feuilletons du début du Mondial : l'Espagne a perdu son sélectionneur à 48 heures de son entrée en lice dans la compétition. Depuis; les coéquipiers de Sergio Ramos n'ont pas rassuré leurs supporters avec un match nul 3-3 contre le Portugal, un autre nul 2-2 contre le Maroc et un succès étriqué 1-0 contre l'Iran.

 

 

A suivre : Croatie-Danemark. Le vainqueur de ce match sera opposé à l'équipe qui remportera l'autre huitième de finale du jour, Croatie-Danemark qui se joue à 20 heures. Les Croates, favoris de cette rencontre et redoutables depuis le début du Mondial, représentent un futur adversaire de très haut niveau.

 


06/07/2018
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Franceinfo - le samedi 30 juin 2018

 

 

Coupe du monde 2018 : la France bat l'Argentine 4-3 et se qualifie pour les quarts de finale après un match complètement fou

 

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Pierre GodonSimon GourmelletFrance Télévisions
 

 

 

L'équipe de France est venue à bout des coéquipiers de Messi, après un match riche en buts, samedi, à Kazan (Russie)

 

 

 

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La joie des joueurs français après leur victoire contre l'Argentine, le 30 juin 2018 à Kazan (Russie). (KUNIHIKO MIURA / YOMIURI / AFP)

 

 

 

Ce qu'il faut savoir

 

 

C'est un match qui restera dans l'histoire de l'équipe de France. Les Bleus ont battu l'Argentine 4-3, samedi 30 juin, en huitièmes de finale de la Coupe du monde 2018. Une performance remarquable pour les Français qui éliminent au passage les vice-champions du monde en titre. 

 

 

Un match fou. Les Français ont eu chaud : ils ont d'abord mené 1-0 dès la 13e minute. Puis les Argentins sont revenus au score par Di Maria, avant de prendre l'avantage juste après la mi-temps. Les Bleus ont alors enchaîné trois buts en 11 minutes, assommant les Argentins. Ces derniers ont néanmoins inscrit un ultime but dans le temps additionnel (4-3), juste de quoi offrir une fin frissonnante pour les Bleus.

 

 

Messi éteint. Le leader argentin a été muselé par la défense française. Mais les autres attaquants de l'Albiceleste en ont profité pour trouver des espaces, leur permettant de faire mal aux Bleus. Pour battre la France, il leur a manqué un Messi digne de son rang de meilleur joueur du monde.

 

 

Mbappé époustouflant. Décisif sur trois des quatre buts français, auteur lui-même de deux buts, Kylian Mbappé a écœuré la défense argentine. Ces courses ultra-rapides ont d'ailleurs impressionné les internautes du monde entier. Une belle réponse à ceux qui doutaient de lui, après les premiers matchs en demi-teinte de l'équipe de France lors de la phase de groupes.

 


05/07/2018
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