L'AIR DU TEMPS

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SPORTS


Franceinfo - le dimanche 5 janvier 2020

 

 

Rallye Dakar : comment l'Arabie saoudite a mis le turbo pour redorer son image grâce au sport

 

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Pierre GodonFrance Télévisions

 

 

 

Le royaume wahhabite s'est lancé dans une course frénétique aux investissements dans le sport, à commencer par le célèbre rallye. Une boulimie tout sauf désintéressée

 

 

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La voiture de deux organisateurs du Dakar lors d'une reconnaissance en Arabie Saoudite, le 18 octobre 2019. (FRANCK FIFE / AFP)

 

 

 

Trente ans en Afrique, dix ans en Amérique latine et désormais les paysages désertiques d'Arabie saoudite pour décor. Les concurrents du rallye Dakar, qui s'élance de Djeddah dimanche 5 janvier, n'ont pas eu leur mot à dire sur le choix des organisateurs de déplacer la course dans un pays peu regardant sur les droits de l'homme, ceux des minorités ou encore des femmes. On vous explique ce qui se joue autour de l'arrivée fracassante du royaume wahhabite dans le monde du sport.

 

 

 

Quentin de Pimodan@qdepim
 

Le parcours du Dakar 2020 en Arabie est intéressant. Il commence à Jeddah, passe par Médine (dont seul le centre-ville est interdit aux non-musulmans) traverse les régions du nord de Riyadh, une grosse partie sur Rub al Khali (ce qui promet d'être impressionnant), 1/3

 

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Une politique assumée et un budget illimité

L'Arabie saoudite n'a pris personne en traître : sa soudaine boulimie d'événements sportifs est inscrite noir sur blanc dans le programme Vision 2030 dévoilé peu avant l'arrivée au pouvoir du prince Mohammed ben Salmane en 2017. L'objectif est grosso modo de copier la stratégie des voisins du Qatar ou des Emirats arabes unis en diversifiant son économie, jusque-là très dépendante des énergies fossiles. Avec une force de frappe autrement plus conséquente que ses voisins aux airs de confettis sur la carte du monde. "Le prince Mohammed m'a dit : 'Abdul Aziz, tu fais ça pour ton pays. Si c'est pour le bien des Saoudiens, tu n'as aucune limite'", affirme Abdul Aziz ben Turki Al Faisal, chargé de mettre en musique la stratégie saoudienne, dans le Financial Times (article payant, en anglais).

 

 

Effectivement. En quelques mois, le royaume a raflé l'organisation de la Supercoupe d'Italiede la Supercoupe d'Espagne (moyennant un chèque de 180 millions pour six éditions), du combat de boxe au sommet entre Anthony Joshua et Andy Ruiz, a hérité d'une étape régulière sur l'échiquier de la WWE, la toute-puissante fédération de catch, mais aussi récupéré l'organisation d'un tournoi d'exhibition de tennis rassemblant, entre autres, Rafael Nadal et Novak Djokovic... et même la Coupe du monde de billard (à vos agendas, l'événement se déroulera du 23 au 28 juin 2020).

 

 

Des rendez-vous ont été organisés entre le lobbyiste en chef de l'Arabie saoudite sur le sol américain et les pontes de la Formule 1 ou de la NBA – Kobe Bryant, par exemple. Au sommet du tableau de chasse saoudien, le Dakar, fleuron du sport automobile, acheté cinq fois le prix négocié avec le Pérou et l'Argentine. "On a l'impression que l'Arabie saoudite s'est rendu brutalement compte du retard accumulé", souligne sur franceinfo Carole Gomez, chercheuse à l'Institut de relations internationales et stratégiques (Iris) et spécialiste de l'impact du sport dans les relations internationales.

 

 

 

Le footballeur brésilien Neymar reçoit un trophée des mains du prince Abdul Aziz ben Turki Al Faisal après un succès en amical contre l\'Argentine, le 16 octobre 2018, à Djeddah (Arabie Saoudite).

Le footballeur brésilien Neymar reçoit un trophée des mains du prince Abdul Aziz ben Turki Al Faisal après un succès en amical contre l'Argentine, le 16 octobre 2018, à Djeddah (Arabie Saoudite). (WALEED ALI / X06847)


 

Avec parfois un choc des cultures. Le pays a ainsi accueilli pour la première fois un combat de catch féminin, mais les deux combattantes ont dû transpirer sur le ring en leggings et avec une tenue couvrant la majeure partie de leur corps. L'année passée, des vidéos promotionnelles diffusées entre les rounds d'un match de catch masculin montrant des combattantes en petite tenue avaient fait s'étouffer les religieux.

 

 

De la même façon, pour le combat de boxe Joshua-Ruiz, pas l'ombre d'une "ring girl" en bikini pour brandir une pancarte indiquant le numéro du prochain round. Même le trash-talk habituel des interviews d'avant-match a été remisé au placard. Anthony Joshua et Andy Ruiz ont paisiblement devisé en conférence de presse... après une prière collective vers la Mecque, raconte le Financial Times. Eddie Hearn, le manager du boxeur britannique, avait bien appris sa leçon à 70 millions de dollars (le montant de la bourse destinée à son poulain) : "Les Saoudiens veulent montrer qu'ils sont en train de changer. Et ils veulent véhiculer une image plus positive en organisant de grands événements. Ce n'est pas ça qu'ils devraient faire ?"

 

 

Des buggys pour faire oublier l'affaire Khashoggi

 

 

Il s'agit en tout cas d'un changement de cap à 180 degrés. "Jusqu'à très récemment, il n'y avait tout simplement pas de politique de valorisation du pays, souligne Pierre Conesa, auteur du livre Docteur Saoud et Mister Djihad : la diplomatie religieuse de l'Arabie saoudite (éd. Robert Laffont).

 

 

Leur stratégie, c'était 'moins on parle de l'Arabie saoudite, mieux c'est' et ils ne faisaient rien pour contrer leur image de pays rétrograde coincé au Moyen-Age. Pierre Conesa à franceinfo

 

 

Désormais, le but est d'attirer le chaland au maximum, notamment grâce aux cartes postales envoyées par le passage du Dakar dans les (superbes) paysages du désert saoudien. Et de faire oublier l'affaire Khashoggi, du nom de ce journaliste saoudien découpé en morceaux avant d'être dissous dans l'acide dans l'enceinte de l'ambassade saoudienne d'Istanbul. Pour les Saoudiens, l'affaire est classée depuis la timide contrition de Mohammed ben Salmane sur le plateau d'une chaîne américaine et le procès de quelques lampistes en toute fin d'année 2019. "L'Arabie saoudite, qui est cliente des cinq plus grandes agences de communication du monde [dont les françaises Publicis et Image 7], a repris la main sur des sujets périphériques, à commencer par le sport", estime Pierre Conesa.

 

 

 

 

 

 

S'il paraît douteux que des hordes de touristes occidentaux vont se ruer dans le royaume wahhabite aux seules vues des images de buggys gravissant des dunes, l'impact d'un événement comme le Dakar pourrait se mesurer plus rapidement en interne. "Au-delà des touristes étrangers, l'idée du plan Vision 2030 est aussi de faire rester les Saoudiens dans leurs pays, souligne Quentin de Pimodan, spécialiste de la péninsule. Aujourd'hui, les plus riches dépensent leur argent dans les grands hôtels des grandes capitales, ceux qui sont un peu aisés filent au Liban et ceux qui restent partent à Bahreïn, en nombre. Certains week-ends, vous pouvez avoir jusqu'à 300 000 Saoudiens qui débarquent." 

 

 

 

Le miroir (high tech) aux alouettes

D'où les annonces de chantiers pharaoniques pour donner l'image d'un royaume ouvert et à la pointe de la technologie. Prenez la ville nouvelle de Neom, dont les plans, dévoilés par le Wall Street Journal, font passer le dernier Star Wars pour un aimable grand huit de parc d'attraction sur le déclin. Une lune artificielle faite de drones pour éclairer les immeubles futuristes la nuit, des combats de robots dans des cages pour distraire le chaland sans blesser d'animaux (les coqs ou les chiens, c'est tellement XXe siècle). Une rumeur tenace affirme qu'on pourrait même y boire de l'alcool.

 

 

 

 

 

Le souci, c'est que cette ville futuriste, où seuls les palais princiers et royaux sont sortis de terre, risque de devenir une ville fantôme sous peu. "Prenez les projets antérieurs, soutient Pierre Conesa. La 'tech city' du roi Fahd se résume aujourd'hui à quelques immeubles vides. Les entreprises ne se bousculent pas dans un pays dépourvu de code du commerce." 

 

 

 

John Lilic @JohnLilic
 

7/ @NEOM is one of the most ambitious projects of our time. An international, highly connected, open & tech centric new smart city of epic proportions in the Tabuk Province of northwestern Saudi Arabia. Imagine Singapore in the Middle East but 100% powered by renewables.

 

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Même les dernières avancées sociétales sont à relativiser dans un pays où les religieux conservent une influence prédominante. "Il y a un décalage considérable entre ce que vendent les sociétés de relations publiques et la réalité du pays, illustre Pierre Conesa. Le régime a récemment annoncé l'ouverture de cinémas. Mais ils n'ont pas toujours été interdits dans le royaume. Savez-vous qui les avait fermés ? Le roi Fahd, en contrepartie de l'autorisation d'installer des bases américaines en 1991, pour donner du grain à moudre aux religieux." Des mollahs à qui cette arrivée massive de mécréants sur le sol sacré donnait de l'urticaire.

 

 

N'allez pas croire que le seul Mohammed ben Salmane, un jeunot de 34 ans, est à l'origine de ces timides ouvertures sociétales. "Il a profité d'arriver au pouvoir alors que ces mesures étaient déjà dans les tuyaux, souligne Quentin de Pimodan. Si vous prenez l'autorisation donnée aux femmes de conduire, on trouvait déjà un article de la Saudi Gazette qui en parlait en 2013, au détour d'un sujet sur les femmes bédouins obligées de prendre le volant." Pas sûr qu'une victoire d'étape d'une des treize femmes pilotes (au volant dans une tenue ignifugée plutôt masculine) ravirait un régime qui s'est tout sauf ouvert ces dernières années.

 

 

Reste que même un concert d'indignation ne suffirait pas à saboter l'avancement d'une stratégie de soft power qui a fait ses preuves chez les voisins des Saoudiens. "Il est encore un peu tôt pour juger du succès global du Qatar, nuance Carole Gomez. Pour cela, il faudra attendre la tenue du Mondial 2022. Mais les objectifs de faire connaître le pays et d'obtenir un poids diplomatique sont déjà très largement atteints."  Pour l'Arabie saoudite, rien que le fait d'obtenir un vernis sympathique sur une image bien terne constituerait déjà une victoire. Pour rappel, le pays pointe à la 141e place sur 145 au classement de l'égalité homme-femme du Forum économique mondial, 161e sur 167 sur l'index de la démocratie établi par The Economist ou encore 172e sur 180 au classement de la liberté de la presse de Reporters sans frontières.

 


05/01/2020
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Franceinfo - le lundi 2 décembre 2019

 

 

Ballon d'Or : l'Américaine Megan Rapinoe décroche le trophée chez les femmes

 

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Grande favorite, elle succède sans surprise à la Norvégienne, Ada Hergerberg

 

 

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Megan Rapinoe le 7 juillet 2019, lors de la Coupe du monde féminine de football. (FRANCK FIFE / AFP)

 

 

 

L'Américaine, Megan Rapinoe, star du Mondial-2019, survolé par la "Team USA", décroche le Ballon d'Or France Football – dont franceinfo est partenaire. et succède à la Norvégienne Ada Hergerberg qui avait reçu le premier Ballon d'Or féminin de l'histoire. La joueuse de 34 ans, qui évolue à Seattle, a déjà remporté le "Soulier d'or" pour avoir été la meilleure buteuse de la compétition internationale, tout en étant désignée meilleure joueuse du tournoi.

 

 

 

Une star du foot et une icône

"Pour moi, toutes ces récompenses ne sont vraiment que des récompenses d'équipe", a déclaré Megan Rapinoe au micro de France Football. "Je suis celle qui l'accepte, mais vous savez, mon équipe m'a mis en position de réussir et c'était en quelque sorte mon rôle d'être une attaquante et de marquer les buts et de prendre les pénaltys et tout le reste", a-t-elle expliqué.

 

 

L'aura de Megan Rapinoe dépasse largement les terrains.  Elle est notamment devenue une icône de l'opposition au président américain Donald Trump, et est aussi une figure de la lutte pour les droits des LGBT et l'égalité homme-femme. "Tout ce qui est hors du terrain consolide vraiment mon identité en tant que personne et est venu avec moi sur le terrain", a réagi Megan Rapinoe.

 

 

Le Ballon d'Or masculin a été décerné à Lionel Messi pour la sixième fois de sa carrière, un record absolu.

 


04/12/2019
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Franceinfo - le lundi 2 décembre 2019

 

 

Ballon d'Or : Lionel Messi décroche son sixième trophée

 

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Un record absolu pour le joueur du FC Barcelone déjà lauréat du "Fifa The Best" cette année

 

 

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Lionel Messi détient désormais le record absolu avec six Ballons d'Or à son actif, le 2 décembre 2019 au Théâtre du Châtelet à Paris. (YOAN VALAT / EPA)

 

 

 

"Comme le disait ma femme, il ne faut jamais cesser de rêver [...] Je suis content d'écrire l'histoire", a déclaré l'Argentin Lionel Messi en recevant lundi 2 décembre son sixième Ballon d'Or France Football – dont franceinfo est partenaire. "J'ai encore de belles années devant moi", a-t-il promis. Un record absolu pour le joueur du FC Barcelone âgé de 32 ans, déjà lauréat du "Fifa The Best" cette année. Lionel Messi, qui succède à Luka Modric, a terminé meilleur buteur de la saison 2018-2019 avec 36 réalisations et a remporté le championnat d'Espagne avec son club.

 

 

"À chaque fois c’est une joie de recevoir ce prix", a déclaré Lionel Messi au micro de France Football.

 

 

J’ai toujours dit, et répété plusieurs fois, que pour moi, les prix collectifs sont les plus importants. Après, les prix individuels,  ils sont aussi très spéciaux : chacun [de mes Ballons d’or] a une signification différente, ils ont chacun salué un moment différent. Lionel Messi à France Football

 

 

"Aujourd’hui, je suis à un moment particulier de ma carrière et de ma vie, a ajouté Lionel Messi. J’ai trois enfants, je peux donc partager avec eux cette récompense, et en profiter avec. J’en ai parlé avec Thiago, mon plus grand [7 ans]. C’est le premier aujourd’hui qui comprend, et qui a  conscience de ce que peut signifier ce prix", a détaillé Lionel Messi.

 

 

Lionel Messi est désormais le joueur ayant obtenu le plus de fois cette distinction individuelle récompensant le meilleur joueur, devant son éternel rival Cristiano Ronaldo qui a lui décroché cinq Ballon d'Or.

 

 

Chez les femme, l'Américaine Megan Rapinoe décroche le deuxième Ballon d'Or féminin de l'histoire.

 

 

 

Kylian Mbappé, premier Français, est 6e

Sur le podium, figurent ensuite le défenseur néerlandais de Liverpool, Virgil van Dijk et le Portugais Cristiano Ronaldo, attaquant de la Juventus Turin. Kylian Mbappé est le premier Français et occupe la 6e place de ce classement.

 

 

Deux autres trophées ont été décernés, dans le cadre de cette cérémonie du Ballon d'Or. Le trophée Raymond Kopa du meilleur jeune de moins de 21 ans a été attribué au Néerlandais Matthijs de Ligt, 20 ans, formé à l'Ajax Amsterdam et désormais défenseur de la Juventus Turin. Il succède à Kylian Mbappé, vainqueur du premier trophée l'an dernier et qui ne pouvait pas concourir cette année, ayant dépassé la limite d'âge. Un nouveau prix, le trophée Yachine récompensant le meilleur gardien, a été attribué au portier brésilien de Liverpool, Alisson Becker.

 


03/12/2019
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Franceinfo - le lundi 11 novembre 2019

 

 

Tennis : Idylle, turbulences et gros câlins... Entre Kristina Mladenovic et Caroline Garcia, une association à quitte ou double

 

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Après deux années tendues, Kristina Mladenovic et Caroline Garcia ont offert dimanche la Fed Cup à l'équipe de France. Franceinfo revient sur la relation entre les deux championnes, sur un air de "Je t'aime, moi non plus"

 

 

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Caroline Garcia et Kristina Mladenovic après leur victoire en finale de Fed Cup, le 10 novembre 2019, à Perth. (TONY ASHBY / AFP)

 

 

 

"Réussir à faire ça avec Caro, c'était écrit, c'était le destin. C'est juste incroyable que ça se passe de telle manière." Emue aux larmes, Kristina Mladenovic a célébré comme il se doit avec Caroline Garcia ce qui n'est peut-être rien d'autre que le plus beau succès de leur carrière. Les deux joueuses françaises, associées lors du double décisif en finale de la Fed Cup, dimanche 10 novembre à Perth (Australie), se sont imposées face à la paire composée d'Ashleigh Barty et Samantha Stosur. En gagnant cette rencontre face aux Australiennes, les deux jeunes femmes ont offert à l'équipe de France la troisième Fed Cup de son histoire (après 1997 et 2003). 

 

 

Après la balle de match, elles se sont écroulées sur le court, l'une collée à l'autre, semblant ne plus vouloir se lâcher. Comme un symbole. Car cette scène semblait inimaginable il y a encore un an. Si leur relation semble aujourd'hui au beau fixe, les deux joueuses ont connu, ensemble, des hauts et des bas ces dernières années. Récit.

 

 

 

L'idylle 

Née en 1993 toutes les deux, Kristina Mladenovic et Caroline Garcia ont 23 ans – et des carrières déjà bien sur les rails – quand elles décident en 2016 de s'associer en double sur le circuit WTA. L'alchimie se fait immédiatement. Ensemble, la Nordiste et la Lyonnaise cartonnent. Deux finales perdues en début d'année puis trois trophées coup sur coup au printemps. Avant la consécration : un premier titre en Grand Chelem, à Roland-Garros.

 

 

 

 

 

 

"Gagner Roland avec ma copine, je n'ai pas de mots pour le décrire", jubile alors Kristina Mladenovic, très émue. Aucune Française n'avait gagné le double dames aux Internationaux de France depuis Mary Pierce (associée à Martina Hingis) seize ans plus tôt. Adulées par les fans, "Caro" et "Kiki" sont élues meilleure paire féminine de l'année par la WTA.

 

 

 

 

 

 

Les turbulences

Seule ombre au tableau de cette année 2016 à marquer d'une pierre blanche, l'imbroglio des Jeux olympiques de Rio. Contre toute attente, Kristina Mladenovic et Caroline Garcia sont éliminées dès le 1er tour par les modestes Japonaises Misaki Doi et Eri Kozumi. Kristina Mladenovic incrimine la Fédération française de tennis (FFT), qu'elle accuse de ne pas les avoir prévenues qu'elles n'avaient pas le droit de jouer avec des tenues de couleurs différentes, ce qui l'a obligée à prêter une des siennes à sa partenaire.

 

 

 

 

 

 

Une déclaration qui passe très mal à la FFT, qui annonce une suspension des deux joueuses à titre conservatoire pour leur attitude. Sportivement, la saison se conclut ensuite sur un terrible échec en Fed Cup. A l'issue d'une finale fébrile, Mladenovic et Garcia s'inclinent cette fois face aux Tchèques Karolina Pliskova et Barbora Strycova (7-5, 7-5). Ce qui va marquer le début de la crise entre les deux locomotives du tennis féminin français.

 

 

 

La séparation

Après cet échec, Caroline Garcia, qui n'a jusqu'ici jamais fait faux bond à l'équipe de France, décide de se mettre en retrait des Bleues pour privilégier sa carrière en simple. "La priorité en 2017, c'est le simple, annonce la Lyonnaise. Je veux me donner le temps de progresser individuellement, d'être dans les meilleures mondiales pour revenir et aider encore plus mon pays, et je suis sûre que, dans les prochaines années, avec mes coéquipières, on gagnera la Fed Cup."

 

 

L'annonce passe très mal auprès de sa partenaire, qui n'avait pas vu le coup venir. "C'est très triste que ça se produise comme ça, de son fait. Ce qui s'est réellement passé, c'est qu'elle a décidé qu'elle voulait arrêter de jouer les doubles et elle m'a simplement envoyé un SMS", regrette Kristina Mladenovic

 

 

J'aurais compris toutes les raisons qu'elle aurait pu me donner pour sa décision, j'aurais respecté son choix. Mais elle n'a pas eu le courage ou les valeurs humaines pour venir me parler en face. Kristina Mladenovic en 2017

 

 

La brouille se renforce au printemps 2017, quand Caroline Garcia annonce son forfait pour le barrage de Fed Cup contre l'Espagne. Yannick Noah, alors capitaine, l'avait malgré tout convoquée, mais la championne française annonce qu'elle ne jouera pas à cause d'une douleur au nerf sciatique. La décision est accueillie par un triple "LOL", en lettres capitales, posté simultanément sur Twitter par Kristina Mladenovic, et les deux autres membres de l'équipe de France, Alizé Cornet et Pauline Parmentier. Leur manière à elles de mettre en doute la réalité de la blessure de Caroline Garcia. 

 

 

 

 

 

 

Un coup pas très droit, que Caroline Garcia vit très mal. "Le pire moment de ma carrière" et "le sentiment qu'il n'y a plus de confiance", confiera-t-elle dans une interview accordée à L'Equipe. Mais sa saison 2017 sur le circuit a de quoi lui redonner le sourire et la conforter dans son choix : la Française multiplie les performances, remporte deux grands titres en fin de saison (Wuhan et Pékin) et intègre le top 10 mondial – elle atteindra même, en septembre 2018, le 4e rang. Kristina Mladenovic, elle, enchaîne les défaites en simple et plonge au classement.

 

 

 

Les retrouvailles

En janvier 2019, Julien Benneteau, qui vient à peine d'enfiler le costume de capitaine, surprend son monde en rappelant Caroline Garcia pour le premier tour de la Fed Cup en Belgique. "C'était inconcevable de ne pas la sélectionner", justifie-t-il, car "je me devais de sélectionner la meilleure équipe possible". A ce moment-là, la numéro 1 française n'a plus remis les pieds en équipe de France depuis fin 2016. "Il y a eu à mon avis des excuses sur certaines choses qui se sont passées ou qui se sont dites surtout. Après c'est à elles, entre elles, de régler ça", assure le coach. 

 

 

Anxieuse dans les vestiaires, mais efficace sur le court, Caroline Garcia effectue un retour victorieux. Deux succès en simple, dont un qui apporte le point décisif aux Bleues, sous les yeux de Kristina Mladenovic, cantonnée dans un surprenant rôle de remplaçante. Une façon pour Julien Benneteau de marquer son territoire.

 

 

Le capitaine ose organiser les retrouvailles en double au tour suivant, en demi-finale, face à la Roumanie. Elle battent Halep et Niculescu au bout du suspense (5-7, 6-3, 6-4) lors d'un double décisif – déjà – et envoient l'équipe de France en finale face à l'Australie. "On n'était pas tout à fait ensemble à certains moments. Mais on a joué l'une pour l'autre, on s'est vraiment beaucoup aidé", se félicite Caroline Garcia.

 

 

La sororité d'antan a ressurgi sur le court de Perth, dimanche 10 novembre, face aux Australiennes. Après un premier set intense, les Françaises ont surclassé leurs adversaires et ont offert à leur équipe cette Fed Cup tant attendue. Victorieuses ensemble, à nouveau, Kristina Mladenovic et Caroline Garcia se sont laissé submerger par l'émotion, la première la tête sur l'épaule de la seconde, en larmes, pendant la Marseillaise, puis dans les bras l'une de l'autre. 

 

 

 

 

 

 

"C'est beaucoup d'émotions de vivre ça avec Caroline après ce qu'il s'est passé il y a trois ans. C'est indescriptible ce qu'on est en train de vivre", a lancé Kristina Mladenovic à l'issue du match. "C'est sûr qu'il s'est passé beaucoup de choses. On était vraiment là pour aller chercher notre rêve toutes ensemble. C'est une belle histoire", a conclu, plus tard, sa coéquipière.

 


14/11/2019
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Franceinfo - le mercredi 6 novembre 2019

 

 

En Australie, les footballeuses internationales seront payées comme les hommes

 

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La nouvelle convention collective de la Fédération australienne de football prévoit que les joueurs et joueuses perçoivent 24% des recettes perçues par leur équipe

 

 

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Clare Polkinghorne, Mackenzie Arnold and Hayley Raso posent avec leur coach Ante Milicic, dans le stade de Brisbane (Australie), le 21 février 2019. (PATRICK HAMILTON / AFP )

 

 

 

Le même salaire pour les "Matildas" et les "Socceroos". Les footballeuses de l'équipe nationale australienne percevront désormais le même salaire que leurs homologues masculins, a annoncé mercredi 6 novembre la Fédération australienne de football (FFA). Tout comme eux, elles effectueront également leurs déplacements à l'étranger en classe affaire. "En tant que footballeuse, c'est un peu ce dont nous avons toujours rêvé", a réagi Elise Kellond-Knight, milieu de terrain des Matildas.

 

 

La nouvelle convention collective de la Fédération australienne de football, signée pour quatre ans, prévoit que les Socceroos et les Matildas perçoivent 24% des recettes perçues par les deux équipes respectives. Les joueuses et joueurs se sont engagés à reverser 5% de ce montant aux équipes nationales de jeunes. Par ailleurs, la part des gains des joueurs réussissant à se qualifier pour une Coupe du monde passera de 30 à 40%.

 

 

 

L'Australie championne de l'égalité des sexes

Le directeur général des footballeurs professionnels australiens a qualifié cet accord de contrat "unique" dans le monde du football. "Nous pensons qu'il servira d'exemple à toutes les fédérations et tous les joueurs, aussi bien hommes que femmes, et leur permettra de profiter de l'incroyable opportunité sociale et commerciale que représente notamment le football féminin", a fait valoir John Didulica.

 

 

Quelques mois plus tôt, les équipes ont aussi signé un accord prévoyant que les footballeuses professionnelles australiennes touchent le même salaire minimum que leurs homologues masculins. L'Australie s'est imposée comme une championne de l'égalité des sexes dans le domaine sportif. Au cours des dernières années, les joueuses de netball et de cricket ont également obtenu de meilleurs salaires.

 


07/11/2019
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Franceinfo - le dimanche 3 novembre 2019

 

 

L’Afrique du Sud championne du monde de rugby, la victoire d'un peuple

 

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Victorieuse de l’Angleterre en finale de la Coupe du monde de rugby, l’Afrique du Sud a fêté ses champions

 

 

 

 

 

Un moment d’unité, incarné par une équipe et matérialisé par un trophée. Partout dans le pays, des scènes de joie et un peuple mélangé, digne de la “Nation arc en ciel” a fêté la victoire de l'Afrique du Sud sur l'Angleterre, samedi 2 novembre. Siya Kolisi, premier capitaine noir des Springboks, est le symbole de cette équipe, de ce succès. À 28 ans, enfant pauvre issus des townships, ces quartiers pauvres et dangereux sud-africains, il porte le poids symbolique de cette victoire, alors que le rugby, durant l’apartheid, était le sport exclusif de la minorité blanche.

 

 

 

L’hommage fair-play du Prince Harry

Loin d’être les grands favoris de la finale, les Sud-Africains ont étrillé les Anglais en finale, avant que le prince Harry ne vienne trinquer, très fair-play, avec les vainqueurs, dans leur vestiaire : “S‘il y a bien un pays qui avait besoin de cette victoire, c’est bien le vôtre. Alors, rien que pour cela, bien joué !” Les festivités se sont poursuivies partout dans le pays.

 


06/11/2019
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Franceinfo - le mardi 29 octobre 2019

 

 

Coupe du monde de rugby : pour la première fois, un Français va arbitrer la finale

 

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Jérôme Garcès, 46 ans, a été désigné pour arbitrer le choc entre l'Angleterre et l'Afrique du Sud. Une consécration pour le dernier match de sa carrière

 

 

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L'arbitre français Jérôme Garcès, lors du quart de finale entre l'Angleterre et l'Australie, à Oita (Japon), le 19 octobre 2019. (CHARLY TRIBALLEAU / AFP)

 

 

 

Le XV de France a quitté la compétition au stade des quarts de finale, mais l'arbitre tricolore Jérôme Garcès, lui, foulera bien la pelouse du stade de Yokohama (Japon) samedi 2 novembre pour la finale de la Coupe du monde de rugby. Agé de 46 ans, le Béarnais a été choisi mardi 29 octobre par World Rugby pour arbitrer le match entre l'Angleterre et l'Afrique du Sud. Une récompense en forme d'apothéose pour le dernier match de sa carrière.

 

 

Je suis honoré et ravi d'avoir été désigné arbitre de la Coupe du monde 2019. C'est un rêve en tant qu'arbitre, mais c'est un sport collectif, et nous sommes quatre. Jérôme Garcès dans un communiqué de World Rugby

 

 

L'arbitre français sera en effet assisté par son compatriote Romain Poite et les Néo-Zélandais Ben O'Keeffe, et Ben Skeen (à la vidéo).

 

 

Jérôme Garcès était déjà devenu en 2015 en Angleterre le premier arbitre tricolore au sifflet d'une demi-finale de Coupe du monde – celle entre la Nouvelle-Zélande et l'Afrique du Sud. Il était en concurrence, pour la finale, avec le Gallois Nigel Owens, arbitre de la finale du Mondial 2015. Sa carrière et son année 2019 s'achèveront en beauté puisqu'il avait déjà dirigé la finale de la Coupe d'Europe en mai et celle du Top 14 entre Toulouse et Clermont en juin.

 


30/10/2019
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Franceinfo - le samedi 26 octobre 2019

 

 

Coupe du monde de rugby : les Anglais créent la sensation en éliminant les All Blacks et se qualifient pour la finale (19-7)

 

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Le XV de la Rose avait donné le ton avant le coup d'envoi, en se disposant en "V" lors du haka des Néo-Zélandais

 

 

 

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Les joueurs anglais félicitent Ben Youngs (à droite) après son essai inscrit contre la Nouvelle-Zélande, le 26 octobre 2019 en demi-finale de la Coupe du monde de rugby à Yokohama (Japon). (MASAHIRO SUGIMOTO / YOMIURI / AFP)

 

 

 

Impitoyables Anglais. Le XV de la Rose a créé la sensation, en se qualifiant pour la finale du Mondial de rugby, samedi 26 octobre à Yokohama (Japon), aux dépens des All Blacks (19-7). La Nouvelle-Zélande, double tenante du titre, n'avait plus perdu en Coupe du monde depuis sa défaite face à la France en quart de finale de l'édition 2007.

 

 

Les Anglais, qui avaient donné le ton avant le coup d'envoi en se disposant en "V" lors du haka des Néo-Zélandais, ont marqué le premier essai du match après moins de deux minutes de jeu, grâce au centre Manu Tuilagi. Dominant dans tous les secteurs, ils sont rentrés au vestiaire sur le score de 10-0 à la mi-temps. Dans la seconde période, George Ford a marqué trois pénalités, offrant une avance confortable à son équipe. Le XV de la Rose a commis une seule erreur, sur un lancer en touche mal maîtrisé, à cinq mètres de sa ligne d'en-but. Cette faute grossière a permis au 3e ligne néo-zélandais Julian Savea de sauver l'honneur, en marquant un essai à la 57e minute. 

 

 

L'Angleterre, seule équipe de l'hémisphère nord déjà sacrée championne du monde (en 2003), accède à la finale pour la quatrième fois de son histoire. Elle affrontera, samedi 2 novembre, le vainqueur de l'autre demi-finale opposant le pays de Galles et l'Afrique du Sud.

 


26/10/2019
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Franceinfo - le mardi 22 octobre 2019

 

 

"Le grand problème c'est qu'il y a un déni total" : le football italien veut en finir avec le racisme dans ses stades

 

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Cédric GuilloufranceinfoRadio France
 

 

La Fédération italienne de football et la Ligue de foot italienne ont annoncé plusieurs mesures pour lutter contre les actes xénophobes et racistes dans les tribunes

 

 

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Blaise Matuidi, alors milieu de terrain de la Juventus parle avec l'arbitre Gianpaolo Calvarese lors d'une rencontre face au Cagliari Calcio après avoir été la cible d'insultes racistes, le 6 janvier 2018. (MIGUEL MEDINA / AFP)

 

 

 

Des cris de singe, des lancers de bananes, des banderoles insultantes. En Italie, cela fait en effet des décennies que les footballeurs africains ou d'origine africaine sont les cibles d'attaques racistes et peu importe la division. Autant de pratiques qui sont loin d'émouvoir une partie des Tiffosi. "Les insultes cela fait partie du folklore, c'est une tradition nationale", explique Pietro, supporter. Mais le football italien semble enfin décidé à lutter contre le racisme dans ses stades. Dimanche 20 octobre, le club de l'AS Roma a présenté ses excuses après que certains de ses supporters ont insulté un joueur noir de l'équipe adverse. La fédération italienne de football annonce elle une série de mesures pour lutter contre un mal fortement ancré. 

 

 

 

"La chose la plus facile est de faire un chant raciste"

Le milieu du football italien s'est ouvert tardivement à la diversité et donc aux joueurs africains. "Quand on voit dans l'autre équipe un joueur de couleur, explique le journaliste italien Andrea Silliti travaille pour la chaîne Sky Sports Italia, la chose la plus facile est de faire un chant raciste."

 

 

La majorité des supporters de Série A sont d'extrême droite. Et la droite en Italie est très forte maintenant, donc ils ne sentent pas menacés.Andrea Silliti à franceinfo

 

 

Si aujourd'hui tout le monde s'indigne,  il y a encore quelques semaines, ils n'étaient que très peu à s’être vraiment emparés du sujet. Pas grand monde ou presque ne poussait la réflexion pour cerner les coupables et les responsabilités de la mauvaise réputation des tribunes italiennes. Dominique Courdier, directeur associé de Newstank football, a été l’envoyé spécial de l’Equipe en Italie pendant 15 ans. Selon lui, "le grand problème est qu'il y a un déni total". "Je pense que pour traiter le problème il faut d'abord admettre qu'il y un problème", avance-t-il.

 

 

 

"Il y a besoin de nettoyer tout ça, au niveau moral et au niveau business"

Visiblement, Gianni Infantino l’a compris. Il y a un mois, l’Italo-suisse, président de la Fifa, a durci le ton. "Ce n'est pas acceptable, nous devons l'affirmer : pas de racisme dans le football, en Italie comme dans le reste du monde". Depuis début octobre, la Fédération italienne de football et la ligue de foot italienne ont emboîté le pas au président de la Fifa et annoncé plusieurs mesures que les clubs italiens devront respecter afin de lutter contre les actes xénophobes et racistes.

 

 

Cette prise de conscience n’est pas illogique pour l'ancien journaliste de l'Équipe Dominique Courdier : "Il y a besoin d'un produit propre et le football italien avec des cris de singe dans les tribunes ou autres manifestations xénophobes, il y a besoin effectivement de nettoyer tout ça, au niveau moral et au niveau business également". Mais comme beaucoup, Dominique Courdier est convaincu que le chemin sera long, très long pour assainir les tribunes italiennes.

 


22/10/2019
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Franceinfo - le mardi 1er octobre 2019

 

 

"On est à des années-lumière de ce qu’il faudrait faire" : la climatisation du stade des Mondiaux d'athlétisme au Qatar fait polémique

 

 

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Fanny Lechevestrier, édité par Noémie BonninfranceinfoRadio France

 

 

 

Un système géant de climatisation abaisse la température de 15 degrés dans ce stade à ciel ouvert

 

 

 

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Environ 3 000 tuyaux apportent de l'air frais dans le Khalifa stadium, à Doha. (GIUSEPPE CACACE / AFP)

 

 

 

"C’est vrai que l’empreinte écologique, aujourd’hui ici, on n’en tient pas compte", tranche Bernard Amsalem, l'ancien président de la Fédération française d'athlétisme. Le débat sur la pertinence de l'organisation des Championnats du monde à Doha, au Qatar, fait rage. Des marathoniennes et des marcheurs ont été vus en pleine détresse, concourant sous plus de 40 degrés. Mais en plein débat sur l'urgence climatique, un autre suscite une vive polémique : pour faire face à cette chaleur étouffante, les athlètes évoluent dans un stade climatisé.

 

 

"On est tout à fait dans le sens contraire, on est à des années-lumière de ce qu’il faudrait faire compte-tenu de l’urgence", poursuit Bernard Amsalem, qui n'avait pas voté pour le Qatar lors de l'attribution de ces Mondiaux.

 

 

Il faut dire que 3 000 tuyaux viennent cracher de l'air frais dans le Khalifa stadium, un stade à ciel ouvert, pour faire tomber la température extérieure de 40 à 25 degrés au bord de la piste.

 

 

 

Un stade climatisé pour l'athlétisme, huit pour le football

Une situation d'autant plus inquiétante que pour la Coupe du monde de football, en 2022, ce n'est pas un mais huit stades qatariens qui devront être climatisés. Alors, le pays hôte se targue d'une empreinte carbone neutre, notamment en utilisant l'énergie solaire. Infaisable, répond Adrien Le Norcy, spécialiste climatisation : "On utilise des fluides frigorigènes qui sont très mauvais pour l’effet de serre. Tout ça consomme de l’énergie, il a fallu la fabriquer, l’importer, c’est un impact écologique, ça c’est sûr."

 

 

C’est complétement aberrant, les puissances énergétiques qu’il faut sont énormes vus les volumes d’air qu’il y a à traiter.Adrien Le Norcy, spécialiste climatisationà franceinfo

Des chercheurs britanniques avancent le chiffre de 1 000 km2 de panneaux solaires nécessaires, soit la superficie de la Martinique, pour que cela fonctionne, indiquant également qu'un tel projet n'a encore jamais vu le jour en vrai.

 

 

Le Qatar était déjà, selon la Banque mondiale, le pays rejetant le plus de CO2 au monde avec 45,4 tonnes par habitant et par an (chiffres 2014) contre cinq tonnes en moyenne dans le reste du monde.

 


01/10/2019
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Franceinfo - le samedi 28 septembre 2019

 

 

Mondiaux d'athlétisme : la chaleur, premier adversaire des athlètes à Doha

 

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franceinfoFrance Télévisions

 

 

Des températures caniculaires sont attendues durant les championnats du monde qui ont débuté au Qatar

 

 

 

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Les épreuves du saut en longueur se disputeront dans le Khalifa Stadium où la température ne devrait pas dépasser 25 °C grâce à la climatisation. A l'extérieur en revanche, les températures friseront les 40 °C. (KIRILL KUDRYAVTSEV / AFP)

 

 

 

Gare au coup de chaud. Les championnats du monde d'athlétisme, qui ont débuté vendredi 27 septembre à Doha (Qatar), seront les premiers de l'ère post-Usain Bolt. Si la retraite du sprinteur laisse un grand vide, sa succession n'est pas au centre des discussions. Elles tournent surtout autour des températures qui vont régner durant la compétition. "La sortie de l'aéroport a été un choc pour beaucoup", raconte Patrice Gergès, patron des équipes de France. "On avait l'impression d'être une pizza qui rentre dans un four", illustre-t-il sur Europe 1. Avec des risques de surcuisson. 

 

 

 

Quelles sont les conditions attendues ?

Un rapide coup d'œil aux températures annoncées à Doha dans les prochains jours sur le site de Météo France fait froid dans le dos et laisse imaginer la fournaise qui attend les athlètes. Des nuits où le thermomètre ne descendra pas en dessous de 30 °C et des journées où il flirtera avec les 40 °C. "Cela ne s'est jamais vu dans l'histoire des championnats du monde d'avoir de telles conditions, avec un fort taux d'humidité [jusqu'à 70%] et une telle chaleur ambiante [jusqu'à 45 °C ressentis la nuit], qui placent les sportifs face à un milieu hostile", relève dans Le Monde le docteur Jean-Michel Serra, directeur du service médical de la Fédération française d'athlétisme (FFA).

 

 

 

 

 

 

Ainsi, la première épreuve des Mondiaux, le marathon féminin, s'est déroulée par 35 °C avec un taux d'humidité proche des 60%, alors qu'elle avait débuté peu avant minuit, heure locale.

 

 

Sebastian Coe, président de l'Association internationale des fédérations d'athlétisme (IAAF) et ancien athlète, s'inquiète : "Le problème n'est pas la chaleur. Le vrai problème, c'est l'humidité. Tous les gens qui ont déjà couru savent qu'il est possible de gérer la chaleur. L'humidité, en revanche, représente un tout autre challenge."

 

 

 

Qu'est-il prévu pour lutter contre la chaleur ?

Bien conscients des températures qui vont régner à Doha pendant ces dix jours de compétition, les organisateurs ont prévu une climatisation dans le Khalifa Stadium, qui va accueillir les épreuves. La température tournera autour de 23 °C à 25 °C  grâce à un système de 3 000 bouches d'aération disposées tout autour de l'enceinte. Mais avant d'entrer sur la piste, les athlètes s'échaufferont sur un terrain où la température atteint les 38 °C et l'humidité avoisine les 50%. Un tunnel long de 150 mètres, unique en son genre, permettra de refroidir les corps des sportifs.

 

 

Les athlètes "auront un voyage thermique", assure à l'AFP Sébastien Racinais, responsable des recherches sur la santé et la performance des athlètes au centre Aspetar, le premier hôpital spécialisé en orthopédie et médecine sportive du Golfe. Un système informatisé préparera le corps des athlètes en abaissant la température par étapes au fur et à mesure qu'ils avanceront dans la passerelle souterraine éclairée qui mène au stade de 46 000 places. Une descente en douceur : "Il n'est pas bon d'avoir une température trop basse. La chaleur est bonne pour les sprinters mais c'est un stress supplémentaire pour les athlètes pratiquant un sport d'endurance", précise le chercheur.

 

 

"Soyez assurés que nous veillons à la sécurité des sportifs et spectateurs", a récemment répété l'organisateur en chef des Mondiaux, Dahlan al-Hamad. En prévision, l'équipe de France "a investi dans des vestes réfrigérantes, dans un congélateur ici à l'hôtel et des glacières à transporter", liste Patrice Gergès au Monde. Et face aux rumeurs d'annulation d'épreuves, comme le 50 km marche masculin prévu samedi 28 septembre, l'IAAF a assuré que "l'annulation ou le report n'était pas envisagé" et que "des plans d'urgence avaient été mis en place pour tous les scénarios possibles, mais [qu']aucun n'avait été activé."

 

 

 

 

 

 

Que risquent les athlètes ?

A priori, les plus exposés sont ceux qui participent aux épreuves de fond sur route, les marathoniens, les marcheurs et les triathlètes. Les conditions incitent à la prudence. "On aura quelques surprises quant aux résultats pour les athlètes qui partiront sur des bases identiques à celles dont ils ont l'habitude à cause de la hausse de température corporelle et de l'accélération de la fréquence cardiaque", prédit dans Le Monde Gilles Garcia, référent du fond français.

 

 

La grosse inquiétude, c'est que les athlètes ne se rendent pas compte que l'effet de l'humidité est pire que celui de la chaleur et qu'ils produisent le même effort qu'en temps normal. On pourrait avoir des malaises relativement importants. Jean-Michel Serra, directeur du service médical de la Fédération française d'athlétisme dans "Le Monde"

 

 

Ceux qui seront dans le stade sont moins exposés, bien qu'ils ne soient pas à l'abri d'autres désagréments. En effet, en passant de la canicule du stade d'entraînement à des températures plus fraîches dans l'enceinte des compétitions, les risques d'angine augmentent, malgré la transition thermique créée par le tunnel.

 

 

 

Comment réagissent-ils ?

Deux courants s'affrontent parmi les athlètes. Ceux qui pestent et les autres. Parmi les mécontents, le Français Yohann Diniz. "On nous prend pour des cons (...). Autant dans le stade, on aura des conditions normales, entre 24 °C et 25 °C, mais en dehors on nous met dans une fournaise qui n'est pas possible. Là, on est pris pour des cobayes", s'est insurgé auprès de l'AFP le champion du monde en titre du 50 km marche. "On essaye de rester concentré sur sa course mais tout le monde se pose des questions et pense à son intégrité physique", a-t-il ajouté sur franceinfo, mardi.

 

 

Pour l'athlète, qui "regrette" d'être venu à Doha, le problème vient aussi des lieux sélectionnés pour accueillir les compétitions. "Il y a vraiment des aberrations dans les lieux où les compétitions sont attribuées, c'est un réel problème. Il faudrait peut-être tenir compte des conditions climatiques du pays où se tiennent les épreuves. Il vaudrait mieux avoir des conditions clémentes et appropriées aux différentes compétitions, que ce soit d'hiver ou d'été." 

 

 

Ceux qui disputeront leurs épreuves à l'intérieur du stade reconnaissent être mieux lotis. "On s'y sent bien dedans, je suis obligé de l'admettre. On s'y sent comme dans une salle indoor, mais climatisée", a déclaré le champion du 800 m Pierre-Ambroise Bosse, vendredi, rapporte francetvsport. Jimmy Vicaut, candidat pour le 100 m, partage le même avis. "C'est parfait. En plus, c'est bien recouvert, il n'y a pas trop de vent, je pense que c'est le bon stade." 

 

 

Le recordman du saut à la perche, Renaud Lavillenie, ne comprend d'ailleurs pas comment certains athlètes peuvent encore être étonnés par la chaleur de Doha : "Il faut être conscient que les championnats du monde à Doha, ça ne fait pas deux ans que l'on est au courant. Pour tout le monde, on a eu le temps de se faire à l'idée et pouvoir s'y préparer. Je suis venu ici l'année dernière en stage pour justement voir la chaleur. Il faut s'y adapter, quoi qu'il arrive, on sera tous dans les mêmes conditions", a-t-il assuré.

 


30/09/2019
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Franceinfo - le vendredi 20 septembre 2019

 

 

L'article à lire pour tout savoir sur la Coupe du monde de rugby

 

 

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Pierre GodonFrance Télévisions

 

 

 

Dans cet article, on ne va pas vous expliquer les règles du rugby, car elles changent tout le temps et certains joueurs ne les maîtrisent même pas. Mais vous connaîtrez tout le reste sur le bout des doigts

 

 

 

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Le ballon officiel de la Coupe du monde de rugby, au Fuji Hokuroku Park de Fujiyoshida (Japon), le 10 septembre 2019. (FRANCK FIFE / AFP)

 

 

 

Le rugby est un sport qui se joue à quinze contre quinze et à la fin c'est la Nouvelle-Zélande qui gagne. C'est à peu de choses près ce que se disent les amateurs de rugby à l'approche de la Coupe du monde au Japon, du 20 septembre au 2 novembre, où les All Blacks, triples champions du monde (1987, 2011, 2015), font figure de favoris. Mais si vous voulez avoir plus que deux phrases pour briller devant le rôti de veau chez belle-maman pour débriefer les matchs (qui ont lieu le matin heure française), on vous a mâché le boulot – le rôti de veau, c'est votre affaire.

 

 

 

Ça marche comment cette Coupe du monde ?

Si les règles du rugby sont incroyablement compliquées, le format de la compétition est d'une simplicité biblique : 20 équipes sont réparties en quatre poules de cinq, les deux premiers de chaque groupe se qualifient pour les quarts de finale et ensuite on écrème pendant quinze jours jusqu'à la finale, prévue le 2 novembre. Ainsi, les Bleus vont affronter l'Argentine le 21 septembre à 9h15, les Etats-Unis le 2 octobre à 9h45, les Tonga le 6 octobre à 9h45 et l'Angleterre le 12 octobre à 9h45. Pour peu qu'ils finissent premiers, ils affronteront le 2e du groupe D (probablement le Pays de Galles). S'ils terminent seconds, ils se coltineront le premier de cette poule (possiblement l'Australie). Et s'ils terminent troisièmes, ils rentreront à la maison.

 

 

 

Rugby World Cup 2019@LiveRWC2019
 

The full match schedule for Rugby World Cup 2019 ðŸÂ�†ðŸ‡¯ðŸ‡µ

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La France a-t-elle des chances de gagner ?

France Rugby ✔@FranceRugby
 

Un grand merci à tous pour votre soutien !
Tous à fond derrière le

Baromètre Odoxa :
👉Un bond de 1⃣8⃣points de popularité chez les amateurs de rugby à 7⃣9⃣%
👉5⃣3⃣% des français nous voient en demi-finales. http://www.odoxa.fr/sondage/francais-veulent-croire-xv-de-france-coupe-monde/ 

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16 personnes parlent à ce sujet
 
 

La FFR s'est empressée de relayer un sondage où 53% des personnes interrogées estimaient que les Bleus allaient se hisser au moins en demi-finale du Mondial. Ces gens n'ont pas dû voir un match de rugby depuis une dizaine d'années, car le XV de France balbutie son rugby depuis 2011 et la finale mondiale perdue contre les All Blacks au pays du long nuage blanc. Les amateurs de rugby, eux, sont une majorité à penser que les hommes de Jacques Brunel n'iront pas plus loin que les quarts de finale.

 

Chez les connaisseurs, le consensus est que si la France sort vivante de la poule de la mort (avec l'Angleterre et l'Argentine, sans doute la plus relevée du Mondial), la Coupe du monde serait considérée comme réussie. Arthur Iturria, deuxième ligne des Bleus, n'est pas loin de penser comme eux. Ou alors c'est une technique pour s'enlever de la pression : "On ne va pas se mentir, aujourd'hui on est inférieurs aux Argentins. (...) On n'est personne parce qu'on n'a rien fait, rien prouvé en équipe."

 

 

 

Qui sont les favoris ? Encore les All Blacks ?

Pas selon Eddie Jones, le sélectionneur anglais, qui avait annoncé lors de sa prise de fonction une finale entre les Rosbifs et les All Blacks, "un match de costaud qu'on gagne d'un point". Ne riez pas sur ce genre de prédictions à la Raymond Domenech en 2006, il arrive qu'elles se réalisent. Le logiciel d'analyse de données Alteryx a toutefois prédit le succès des Néo-Zélandais.

 

 

 

 

 

 

Derrière ces deux équipes, en position de favorites, citons l'Irlande, actuelle n°1 mondiale, le pays de Galles, qui truste lui aussi le haut du classement, l'Afrique du Sud, qui a battu les All Blacks cette année, l'Australie, qui n'est jamais à écarter pour un Mondial. "Les Wallabies sont l'outsider n°1", avance même l'ancien demi d'ouverture anglais Stuart Barnes au site News.com.au. La France se situe un cran derrière, à en croire experts et bookmakers. Les Bleus sont cotés à 33/1, à peine mieux que les Argentins, un des rivaux de ce fameux "groupe de la mort", à 50/1.

 

 

 

Qui sont les stars de la compétition ?

Ne nous mentons pas, si vous en êtes restés à Frédéric Michalak et Sébastien Chabal, il y a peu de chance que vous puissiez citer un seul joueur tricolore. Côté français, surveillez des joueurs spectaculaires comme le demi de mêlée Antoine Dupont ou l'ailier Damian Penaud, qui peuvent faire lever les foules. Mais il ne faut pas se leurrer, les énormes cracks du rugby évoluent dans les équipes étrangères, même si leur notoriété est moindre que leurs devanciers Jonny Wilkinson ou Jonah Lomu.

 

 

A commencer par l'ouvreur néo-zélandais Beauden Barrett, élu à deux reprises meilleur joueur du monde, le deuxième ligne anglais Maro Itoje, le cerveau de l'attaque irlandaise Jonathan Sexton, le désosseur de la troisième ligne australienne David Pocock, l'inoxydable capitaine gallois Alun Wyn Jones ou encore l'ailier sud-africain Cheslin Kolbe, qui devrait faire des dégâts dans les défenses adverses. Mention spéciale à l'incroyable centre néo-zélandais Sonny Bill Williams, qui mène en parallèle une carrière de boxeur à ses heures perdues.

 

 

 

 

 

Ils gagnent bien leur vie, les rugbymen ?

Le haut du panier en terme de rémunération concerne des joueurs qui ne sont pas retenus pour la Coupe du monde : le plus gros salaire du rugby mondial, selon Wales Online, le Néo-Zélandais Dan Carter, qui a pris sa retraite internationale, émarge à environ 1,2 million d'euros annuels. Il devance l'Australien Matt Giteau, lui aussi en pré-retraite dans le championnat japonais. A titre de comparaison, au Paris Saint-Germain, Neymar met une dizaine de jours à encaisser la même somme. Et les Français ? Selon ce classement, c'est le demi de mêlée clermontois Morgan Parra qui caracole en tête, avec près de 650 000 euros annuels. Selon le classement du Midi Olympique de l'année dernière, les internationaux Louis Picamoles et Rabah Slimani se situent juste en dessous.

 

 

 

Où peut-on voir les matchs ?

Il va falloir faire une croix sur quelques grasses matinées, et tout va bien se passer. Les matchs sont tous diffusés sur les chaînes du groupe TF1. La première chaîne se réserve les plus belles affiches et tous les matchs de l'équipe de France et laisse le tout-venant à ses petites sœurs de la TNT. Décalage horaire oblige, les rencontres se déroulent entre 9 heures et 13 heures (heure française). En Irlande, pays de passionnés de rugby, des projections sont organisées dans les cinémas des principales villes du pays, et il est possible de commander un petit-déjeuner tout en dégustant le match sur grand écran. 

 

 

 

Le rugby, ça déplace les foules au Japon ?

 

 

 

Sachez que l'arrivée du ballon ovale dans l'archipel nippon remonte à 150 ans, avant la France. Si le Japon a participé à plusieurs Coupes du monde depuis 1991, il n'y a guère brillé (deux victoires, deux nuls, 23 défaites). N'empêche, l'intérêt pour la compétition est très fort au pays du Soleil levant. En atteste la foule considérable venue assister à un entraînement de l'équipe du pays de Galles, dont les liens avec les Nippons sont pourtant ténus.

 

 

 

Welsh Rugby Union ðŸÂ�‰ ✔@WelshRugbyUnion
 

There isn't much more we can say than just let you watch this.....@rugbyworldcup

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Selon le comité d'organisation, la quasi-totalité des billets pour les rencontres ont trouvé preneurs. Reste à savoir si on aura des stades pleins même pour un match Tonga-Samoa. En tout cas, les bars ont été incités par le comité d'organisation à faire des stocks de bière pour les troisièmes mi-temps. A croire que les fameuses valeurs de l'ovalie n'ont pas de frontières.

 

 

 

Est-ce qu'il y a de nouvelles règles à connaître ?

Une Coupe du monde de rugby sans changement de règles juste avant la compétition n'aurait pas la même saveur. Deux choses à noter : de nouvelles directives concernant l'entrée en mêlée fermée – pas encore bien maîtrisées par les joueurs, comme on a pu le voir lors des tests-matchs des Bleus contre l'Ecosse et l'Italie. On devrait assister à une flopée de mêlées à refaire dans les premières semaines du Mondial. 

 

 

Et il y a une vraie crainte d'une pluie de cartons rouges comme lors du Mondial des moins de 20 ans au printemps dernier. World Rugby (l'équivalent de la Fifa) a promulgué de nouvelles règles concernant les plaquages dangereux, et nombre de joueurs, comme l'ouvreur anglais Owen Farrell, ont passé leur été à bûcher les règles et modifier leur technique de plaquage pour éviter d'être renvoyé au vestiaire, explique le Guardian. L'Anglais est le favori des bookmakers pour écoper d'un carton rouge (car oui, outre-Manche, on parie sur tout et n'importe quoi).

 

 

 

J'ai eu la flemme de tout lire, vous me faites un petit résumé ?

La Coupe du monde se déroule au Japon du 20 septembre au 2 novembre. Les matchs se déroulent essentiellement le matin (heure française). Les essais valent toujours 5 points (plus 2 pour la transformation), mais certaines règles, concernant les plaquages et les mêlées, ont évolué. Si les pronostiqueurs voient juste, la France devrait prendre la porte à la fin des poules ou en quarts de finale, pas plus. Et si vous devez miser un billet sur le vainqueur, choisissez la sécurité avec les All Blacks.

 


22/09/2019
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Franceinfo - le samedi 24 août 2019

 

 

Ligue 1 : le match entre Brest et Reims interrompu par l'arbitre après des insultes homophobes

 

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franceinfoRadio France

 

 

Une semaine après l'interruption de la rencontre de Ligue 2 entre Nancy et Le Mans, un arbitre a décidé d'arrêter brièvement le jeu entre Brest et Reims samedi pour les mêmes raisons

 

 

 

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Le Stade Brestois recevait le Stade de Reims samedi 24 août 2019, pour le compte de la 3e journée de Ligue 1. (NICOLAS CR?ACH / MAXPPP)

 

 

 

Pour la première fois en Ligue 1 de football, un match a été brièvement interrompu samedi 24 août après des insultes homophobes, rapporte un journaliste de franceinfo. Les faits se sont déroulés lors de la rencontre entre le Stade Brestois et le Stade de Reims, qui comptait pour la troisième journée de championnat.

 

 

Peu après la 50e minute au stade Francis-Le Blé de Brest (Finistère), des insultes homophobes sont descendues des tribunes. L'arbitre les a entendues et a décidé d'interrompre le match une petite minute, le temps d'avertir son délégué et le speaker du stade. Ce dernier a mis en garde le public : si de nouvelles insultes de ce type étaient entendues, les supporters risquaient de provoquer une interruption totale de la rencontre. Heureusement, ces insultes ne sont pas réapparues. Brest, qui n'avait plus gagné en Ligue 1 à domicile depuis le 17 novembre 2012, s'est finalement imposé 1 but à zéro.

 

 

Une semaine plus tôt, la rencontre de Ligue 2 entre Nancy et Le Mans avait dû être interrompue en raison de chants à caractère homophobe. C'était déjà une première en Ligue 2.

 


25/08/2019
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