L'AIR DU TEMPS

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SPORTS


Franceinfo - le jeudi 13 février 2020

 

 

Drame de Furiani : l'Assemblée nationale vote pour un jour sans matchs de foot les 5 mai

 

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Édité par Noémie BonninJérôme CadetRadio France

 

 

 

Certaines personnes réclament depuis longtemps qu'aucun match de football ne puisse se tenir tous les 5 mai, en hommage aux victimes de l'effondrement d'une tribune de stade en Corse, en 1992

 

 

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Des supporters de Montpellier tiennent une banderole réclamant l'interdiction des matches le 5 mai, jour de la catastrophe de Furiani.  (PASCAL GUYOT / AFP)

 

 

 

Voilà 25 ans que le collectif des victimes de Furiani le demande : interdire le déroulement des matchs de football professionnels lorsqu'ils sont programmés un 5 mai, jour du drame de Furiani, il y a 28 ans. Le 5 mai 1992, une tribune du stade de cette ville de Haute-Corse s'effondre avant un match de coupe de France entre Bastia et Marseille. Il y a 18 morts et 2 300 blessés. Pour la première fois, une proposition de loi a été étudiée à l'Assemblée nationale jeudi 13 février, pour geler les matchs à cette date, en hommage aux victimes. La proposition de loi a été adoptée en première lecture à la quasi-unanimité.

 

 

 

Un premier geste en 2015

Jusqu'ici, la ligue de football professionnel et la fédération française s'y sont toujours opposées, préférant les hommages, le respect d'une minute de silence ou le port d'un brassard noir. Mais en 2015, le ministère des Sports fait un geste : aucun match ne sera désormais joué à chaque fois que le 5 mai tombe un samedi.

 

 

Mais il faut aujourd'hui aller plus loin, estime le député de Haute-Corse, Michel Castellani, auteur de la proposition de loi : "C'est vrai qu'il y a des contre-propositions, comme par exemple respecter une minute de silence sur l'ensemble des sports en France ce jour-là. Mais nous ne bougeons pas de notre proposition de loi, qui est le gel [des matchs le 5 mai], qui correspond à la demande du collectif." Maintenant que la mesure a été validée par les députés, la proposition de loi doit désormais être examinée par le Sénat.

 


13/02/2020
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Franceinfo - le vendredi 7 février 2020

 

 

Foot : le salaire mensuel moyen est de 94 000 euros en Ligue 1

 

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franceinfoRadio France

 

 

Les dix joueurs les mieux payés de Ligue 1, Neymar en tête, jouent tous au Paris-Saint-Germain, mais leurs salaires très élevés ne reflètent pas les rémunérations des footballeurs du championnat, le salaire médian étant de 35 000 euros

 

 

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Neymar et Kylian Mbappe durant le match PSG-Montpellier, le 1er février 2020. (MARTIN BUREAU / AFP)

 

 

 

Le salaire mensuel brut moyen des joueurs de Ligue 1 est de 94 000 euros, selon une estimation du journal L'Equipe publiée vendredi 7 février.

 

 

Le top 10 est monopolisé par le PSG : le joueur le mieux payé de Ligue 1 est Neymar, avec 3,06 millions d'euros brut mensuels, suivi de Kylian Mbappé (1,91 millions d'euros), Thiago Silva (1,5 million), Edinson Cavani (1,345 million), Marquinhos, Marco Verratti (1,2 million d'euros), Angel di Maria (1,1 million), Keylor Navas (1 million), Mauro Icardi (800 000 euros par mois) et Leandro Paredes.

 

 

Made with Flourish

 

 

Salaire médian de 35 000 euros

Si le salaire mensuel moyen en Ligue 1 est de 94 000 euros, cela ne reflète pas la réalité de la majorité des joueurs du championnat. Ce chiffre est en effet gonflé par les importantes rémunérations des joueurs du PSG. Le salaire médian, élément plus réaliste, est de 35 000 euros (cela signifie que la moitié des joueurs de Ligue 1 gagne plus de 35 000 euros, et l'autre moitié gagne moins de 35 000 euros).

 

 

En Ligue 2, le salaire moyen chute à moins de 11 000 euros, et le médian est à 8 500 euros, note L'Equipe.

 


07/02/2020
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Franceinfo - le dimanche 26 janvier 2020 - mis à jour le 27.01.2020

 

 

Mort de Kobe Bryant : Barack Obama salue la mémoire d'une "légende des parquets"

 

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Pierre GodonFrance Télévisions

 

 

 

Le basketteur américain, ex-star de la NBA, Kobe Bryant est mort dans le crash de son hélicoptère, intervenu à Calabasas dans le sud de la Californie

 

 

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Kobe Bryant, le 13 avril 2016 à Los Angles.  (FREDERIC J. BROWN / AFP)

 

 

 

Ce qu'il faut savoir

 

 

La NBA et le monde du sport sont sous le choc : un des plus grands champions de l'histoire du basket Kobe Bryant, légende des Los Angeles Lakers, est mort à 41 ans dans un accident d'hélicoptère, dimanche 26 janvier. L'information a été révélée par le site TMZ, et a été confirmée par le maire de Los Angeles. Suivez les réactions à travers le monde dans notre direct. 

 

 

Trump évoque une "terrible nouvelle". Le président américain a réagi, comme à son habitude, sur Twitter.

 

 

Crash d'un hélicoptère. Kobe Bryant se trouvait dans un appareil privé en compagnie de neuf personnes qui ont également péri dans l'accident, indique la police de Los Angeles. Parmi elles, sa fille Gianna, âgée de 13 ans.

 

 

Pas d'annulation des matchs de NBA. Après un moment de flottement, le programme des matchs prévus ce dimanche a été maintenu. Mais de nombreux joueurs ont évolué les yeux rougis, ont écrit des hommages sur leurs chaussures ou dans leurs gestes sur le terrain.

 


29/01/2020
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Franceinfo - le vendredi 24 janvier 2020

 

 

Kylian, le surdoué

 

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France 2France Télévisions

 

 

A 21 ans, Kylian Mbappé explose tous les records sportifs, et il est apprécié aux quatre coins du monde. Ses succès, sa maturité et sa simplicité en font une source d’inspiration pour de nombreux jeunes et leurs parents. "Envoyé spécial" vous fait découvrir un jeune homme généreux et très attaché à Bondy, la ville de son enfance

 

 

 

Capture d'écran

 

 

A 21 ans, Kylian Mbappé, explose tous les records sportifs, et il est l’une des personnalités les plus appréciées de la planète. Pourquoi ? Le champion du monde fascine et rayonne… et pas seulement sur les terrains. Sans attaché de presse, sans conseiller en communication, il laisse tous ceux qu'il croise impressionnés.

 

 

"Envoyé spécial" vous fait découvrir un jeune homme généreux, qui a été le premier joueur français à reverser toutes ses primes de match lors du Mondial 2018. Ses succès, sa maturité et sa simplicité en font une source d’inspiration pour de nombreux jeunes et leurs parents. Et si sa réussite venait de son engagement et de son éducation ?

 

 

 

Le prodige de Bondy

Kylian est né à Paris en décembre 1998, mais il a passé toute son enfance à Bondy, au sein d'une famille discrète et soudée. Très sportifs, mais aussi très impliqués dans la vie locale, ses parents lui ont toujours répété qu'avant de devenir un footballeur, il devait devenir un homme, un citoyen.

 

 

Aujourd'hui, Kylian n'a pas oublié sa ville de Seine-Saint-Denis. Il continue à lui donner de discrets coups de pouce financiers, comme ce terrain de sport construit récemment par l'un de ses sponsors. Pour la famille Mbappé, rien de plus naturel que de rendre un peu de ce qu'on a reçu.

 

 

Un portrait signé Olivier Sibille, Loup Krikorian et Harold Horoks diffusé dans "Envoyé spécial" le 23 janvier 2020.

 


24/01/2020
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Franceinfo - le dimanche 5 janvier 2020

 

 

Rallye Dakar : comment l'Arabie saoudite a mis le turbo pour redorer son image grâce au sport

 

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Pierre GodonFrance Télévisions

 

 

 

Le royaume wahhabite s'est lancé dans une course frénétique aux investissements dans le sport, à commencer par le célèbre rallye. Une boulimie tout sauf désintéressée

 

 

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La voiture de deux organisateurs du Dakar lors d'une reconnaissance en Arabie Saoudite, le 18 octobre 2019. (FRANCK FIFE / AFP)

 

 

 

Trente ans en Afrique, dix ans en Amérique latine et désormais les paysages désertiques d'Arabie saoudite pour décor. Les concurrents du rallye Dakar, qui s'élance de Djeddah dimanche 5 janvier, n'ont pas eu leur mot à dire sur le choix des organisateurs de déplacer la course dans un pays peu regardant sur les droits de l'homme, ceux des minorités ou encore des femmes. On vous explique ce qui se joue autour de l'arrivée fracassante du royaume wahhabite dans le monde du sport.

 

 

 

Quentin de Pimodan@qdepim
 

Le parcours du Dakar 2020 en Arabie est intéressant. Il commence à Jeddah, passe par Médine (dont seul le centre-ville est interdit aux non-musulmans) traverse les régions du nord de Riyadh, une grosse partie sur Rub al Khali (ce qui promet d'être impressionnant), 1/3

 

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Une politique assumée et un budget illimité

L'Arabie saoudite n'a pris personne en traître : sa soudaine boulimie d'événements sportifs est inscrite noir sur blanc dans le programme Vision 2030 dévoilé peu avant l'arrivée au pouvoir du prince Mohammed ben Salmane en 2017. L'objectif est grosso modo de copier la stratégie des voisins du Qatar ou des Emirats arabes unis en diversifiant son économie, jusque-là très dépendante des énergies fossiles. Avec une force de frappe autrement plus conséquente que ses voisins aux airs de confettis sur la carte du monde. "Le prince Mohammed m'a dit : 'Abdul Aziz, tu fais ça pour ton pays. Si c'est pour le bien des Saoudiens, tu n'as aucune limite'", affirme Abdul Aziz ben Turki Al Faisal, chargé de mettre en musique la stratégie saoudienne, dans le Financial Times (article payant, en anglais).

 

 

Effectivement. En quelques mois, le royaume a raflé l'organisation de la Supercoupe d'Italiede la Supercoupe d'Espagne (moyennant un chèque de 180 millions pour six éditions), du combat de boxe au sommet entre Anthony Joshua et Andy Ruiz, a hérité d'une étape régulière sur l'échiquier de la WWE, la toute-puissante fédération de catch, mais aussi récupéré l'organisation d'un tournoi d'exhibition de tennis rassemblant, entre autres, Rafael Nadal et Novak Djokovic... et même la Coupe du monde de billard (à vos agendas, l'événement se déroulera du 23 au 28 juin 2020).

 

 

Des rendez-vous ont été organisés entre le lobbyiste en chef de l'Arabie saoudite sur le sol américain et les pontes de la Formule 1 ou de la NBA – Kobe Bryant, par exemple. Au sommet du tableau de chasse saoudien, le Dakar, fleuron du sport automobile, acheté cinq fois le prix négocié avec le Pérou et l'Argentine. "On a l'impression que l'Arabie saoudite s'est rendu brutalement compte du retard accumulé", souligne sur franceinfo Carole Gomez, chercheuse à l'Institut de relations internationales et stratégiques (Iris) et spécialiste de l'impact du sport dans les relations internationales.

 

 

 

Le footballeur brésilien Neymar reçoit un trophée des mains du prince Abdul Aziz ben Turki Al Faisal après un succès en amical contre l\'Argentine, le 16 octobre 2018, à Djeddah (Arabie Saoudite).

Le footballeur brésilien Neymar reçoit un trophée des mains du prince Abdul Aziz ben Turki Al Faisal après un succès en amical contre l'Argentine, le 16 octobre 2018, à Djeddah (Arabie Saoudite). (WALEED ALI / X06847)


 

Avec parfois un choc des cultures. Le pays a ainsi accueilli pour la première fois un combat de catch féminin, mais les deux combattantes ont dû transpirer sur le ring en leggings et avec une tenue couvrant la majeure partie de leur corps. L'année passée, des vidéos promotionnelles diffusées entre les rounds d'un match de catch masculin montrant des combattantes en petite tenue avaient fait s'étouffer les religieux.

 

 

De la même façon, pour le combat de boxe Joshua-Ruiz, pas l'ombre d'une "ring girl" en bikini pour brandir une pancarte indiquant le numéro du prochain round. Même le trash-talk habituel des interviews d'avant-match a été remisé au placard. Anthony Joshua et Andy Ruiz ont paisiblement devisé en conférence de presse... après une prière collective vers la Mecque, raconte le Financial Times. Eddie Hearn, le manager du boxeur britannique, avait bien appris sa leçon à 70 millions de dollars (le montant de la bourse destinée à son poulain) : "Les Saoudiens veulent montrer qu'ils sont en train de changer. Et ils veulent véhiculer une image plus positive en organisant de grands événements. Ce n'est pas ça qu'ils devraient faire ?"

 

 

Des buggys pour faire oublier l'affaire Khashoggi

 

 

Il s'agit en tout cas d'un changement de cap à 180 degrés. "Jusqu'à très récemment, il n'y avait tout simplement pas de politique de valorisation du pays, souligne Pierre Conesa, auteur du livre Docteur Saoud et Mister Djihad : la diplomatie religieuse de l'Arabie saoudite (éd. Robert Laffont).

 

 

Leur stratégie, c'était 'moins on parle de l'Arabie saoudite, mieux c'est' et ils ne faisaient rien pour contrer leur image de pays rétrograde coincé au Moyen-Age. Pierre Conesa à franceinfo

 

 

Désormais, le but est d'attirer le chaland au maximum, notamment grâce aux cartes postales envoyées par le passage du Dakar dans les (superbes) paysages du désert saoudien. Et de faire oublier l'affaire Khashoggi, du nom de ce journaliste saoudien découpé en morceaux avant d'être dissous dans l'acide dans l'enceinte de l'ambassade saoudienne d'Istanbul. Pour les Saoudiens, l'affaire est classée depuis la timide contrition de Mohammed ben Salmane sur le plateau d'une chaîne américaine et le procès de quelques lampistes en toute fin d'année 2019. "L'Arabie saoudite, qui est cliente des cinq plus grandes agences de communication du monde [dont les françaises Publicis et Image 7], a repris la main sur des sujets périphériques, à commencer par le sport", estime Pierre Conesa.

 

 

 

 

 

 

S'il paraît douteux que des hordes de touristes occidentaux vont se ruer dans le royaume wahhabite aux seules vues des images de buggys gravissant des dunes, l'impact d'un événement comme le Dakar pourrait se mesurer plus rapidement en interne. "Au-delà des touristes étrangers, l'idée du plan Vision 2030 est aussi de faire rester les Saoudiens dans leurs pays, souligne Quentin de Pimodan, spécialiste de la péninsule. Aujourd'hui, les plus riches dépensent leur argent dans les grands hôtels des grandes capitales, ceux qui sont un peu aisés filent au Liban et ceux qui restent partent à Bahreïn, en nombre. Certains week-ends, vous pouvez avoir jusqu'à 300 000 Saoudiens qui débarquent." 

 

 

 

Le miroir (high tech) aux alouettes

D'où les annonces de chantiers pharaoniques pour donner l'image d'un royaume ouvert et à la pointe de la technologie. Prenez la ville nouvelle de Neom, dont les plans, dévoilés par le Wall Street Journal, font passer le dernier Star Wars pour un aimable grand huit de parc d'attraction sur le déclin. Une lune artificielle faite de drones pour éclairer les immeubles futuristes la nuit, des combats de robots dans des cages pour distraire le chaland sans blesser d'animaux (les coqs ou les chiens, c'est tellement XXe siècle). Une rumeur tenace affirme qu'on pourrait même y boire de l'alcool.

 

 

 

 

 

Le souci, c'est que cette ville futuriste, où seuls les palais princiers et royaux sont sortis de terre, risque de devenir une ville fantôme sous peu. "Prenez les projets antérieurs, soutient Pierre Conesa. La 'tech city' du roi Fahd se résume aujourd'hui à quelques immeubles vides. Les entreprises ne se bousculent pas dans un pays dépourvu de code du commerce." 

 

 

 

John Lilic @JohnLilic
 

7/ @NEOM is one of the most ambitious projects of our time. An international, highly connected, open & tech centric new smart city of epic proportions in the Tabuk Province of northwestern Saudi Arabia. Imagine Singapore in the Middle East but 100% powered by renewables.

 

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Même les dernières avancées sociétales sont à relativiser dans un pays où les religieux conservent une influence prédominante. "Il y a un décalage considérable entre ce que vendent les sociétés de relations publiques et la réalité du pays, illustre Pierre Conesa. Le régime a récemment annoncé l'ouverture de cinémas. Mais ils n'ont pas toujours été interdits dans le royaume. Savez-vous qui les avait fermés ? Le roi Fahd, en contrepartie de l'autorisation d'installer des bases américaines en 1991, pour donner du grain à moudre aux religieux." Des mollahs à qui cette arrivée massive de mécréants sur le sol sacré donnait de l'urticaire.

 

 

N'allez pas croire que le seul Mohammed ben Salmane, un jeunot de 34 ans, est à l'origine de ces timides ouvertures sociétales. "Il a profité d'arriver au pouvoir alors que ces mesures étaient déjà dans les tuyaux, souligne Quentin de Pimodan. Si vous prenez l'autorisation donnée aux femmes de conduire, on trouvait déjà un article de la Saudi Gazette qui en parlait en 2013, au détour d'un sujet sur les femmes bédouins obligées de prendre le volant." Pas sûr qu'une victoire d'étape d'une des treize femmes pilotes (au volant dans une tenue ignifugée plutôt masculine) ravirait un régime qui s'est tout sauf ouvert ces dernières années.

 

 

Reste que même un concert d'indignation ne suffirait pas à saboter l'avancement d'une stratégie de soft power qui a fait ses preuves chez les voisins des Saoudiens. "Il est encore un peu tôt pour juger du succès global du Qatar, nuance Carole Gomez. Pour cela, il faudra attendre la tenue du Mondial 2022. Mais les objectifs de faire connaître le pays et d'obtenir un poids diplomatique sont déjà très largement atteints."  Pour l'Arabie saoudite, rien que le fait d'obtenir un vernis sympathique sur une image bien terne constituerait déjà une victoire. Pour rappel, le pays pointe à la 141e place sur 145 au classement de l'égalité homme-femme du Forum économique mondial, 161e sur 167 sur l'index de la démocratie établi par The Economist ou encore 172e sur 180 au classement de la liberté de la presse de Reporters sans frontières.

 


05/01/2020
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Franceinfo - le lundi 2 décembre 2019

 

 

Ballon d'Or : l'Américaine Megan Rapinoe décroche le trophée chez les femmes

 

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Grande favorite, elle succède sans surprise à la Norvégienne, Ada Hergerberg

 

 

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Megan Rapinoe le 7 juillet 2019, lors de la Coupe du monde féminine de football. (FRANCK FIFE / AFP)

 

 

 

L'Américaine, Megan Rapinoe, star du Mondial-2019, survolé par la "Team USA", décroche le Ballon d'Or France Football – dont franceinfo est partenaire. et succède à la Norvégienne Ada Hergerberg qui avait reçu le premier Ballon d'Or féminin de l'histoire. La joueuse de 34 ans, qui évolue à Seattle, a déjà remporté le "Soulier d'or" pour avoir été la meilleure buteuse de la compétition internationale, tout en étant désignée meilleure joueuse du tournoi.

 

 

 

Une star du foot et une icône

"Pour moi, toutes ces récompenses ne sont vraiment que des récompenses d'équipe", a déclaré Megan Rapinoe au micro de France Football. "Je suis celle qui l'accepte, mais vous savez, mon équipe m'a mis en position de réussir et c'était en quelque sorte mon rôle d'être une attaquante et de marquer les buts et de prendre les pénaltys et tout le reste", a-t-elle expliqué.

 

 

L'aura de Megan Rapinoe dépasse largement les terrains.  Elle est notamment devenue une icône de l'opposition au président américain Donald Trump, et est aussi une figure de la lutte pour les droits des LGBT et l'égalité homme-femme. "Tout ce qui est hors du terrain consolide vraiment mon identité en tant que personne et est venu avec moi sur le terrain", a réagi Megan Rapinoe.

 

 

Le Ballon d'Or masculin a été décerné à Lionel Messi pour la sixième fois de sa carrière, un record absolu.

 


04/12/2019
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Franceinfo - le lundi 2 décembre 2019

 

 

Ballon d'Or : Lionel Messi décroche son sixième trophée

 

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Un record absolu pour le joueur du FC Barcelone déjà lauréat du "Fifa The Best" cette année

 

 

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Lionel Messi détient désormais le record absolu avec six Ballons d'Or à son actif, le 2 décembre 2019 au Théâtre du Châtelet à Paris. (YOAN VALAT / EPA)

 

 

 

"Comme le disait ma femme, il ne faut jamais cesser de rêver [...] Je suis content d'écrire l'histoire", a déclaré l'Argentin Lionel Messi en recevant lundi 2 décembre son sixième Ballon d'Or France Football – dont franceinfo est partenaire. "J'ai encore de belles années devant moi", a-t-il promis. Un record absolu pour le joueur du FC Barcelone âgé de 32 ans, déjà lauréat du "Fifa The Best" cette année. Lionel Messi, qui succède à Luka Modric, a terminé meilleur buteur de la saison 2018-2019 avec 36 réalisations et a remporté le championnat d'Espagne avec son club.

 

 

"À chaque fois c’est une joie de recevoir ce prix", a déclaré Lionel Messi au micro de France Football.

 

 

J’ai toujours dit, et répété plusieurs fois, que pour moi, les prix collectifs sont les plus importants. Après, les prix individuels,  ils sont aussi très spéciaux : chacun [de mes Ballons d’or] a une signification différente, ils ont chacun salué un moment différent. Lionel Messi à France Football

 

 

"Aujourd’hui, je suis à un moment particulier de ma carrière et de ma vie, a ajouté Lionel Messi. J’ai trois enfants, je peux donc partager avec eux cette récompense, et en profiter avec. J’en ai parlé avec Thiago, mon plus grand [7 ans]. C’est le premier aujourd’hui qui comprend, et qui a  conscience de ce que peut signifier ce prix", a détaillé Lionel Messi.

 

 

Lionel Messi est désormais le joueur ayant obtenu le plus de fois cette distinction individuelle récompensant le meilleur joueur, devant son éternel rival Cristiano Ronaldo qui a lui décroché cinq Ballon d'Or.

 

 

Chez les femme, l'Américaine Megan Rapinoe décroche le deuxième Ballon d'Or féminin de l'histoire.

 

 

 

Kylian Mbappé, premier Français, est 6e

Sur le podium, figurent ensuite le défenseur néerlandais de Liverpool, Virgil van Dijk et le Portugais Cristiano Ronaldo, attaquant de la Juventus Turin. Kylian Mbappé est le premier Français et occupe la 6e place de ce classement.

 

 

Deux autres trophées ont été décernés, dans le cadre de cette cérémonie du Ballon d'Or. Le trophée Raymond Kopa du meilleur jeune de moins de 21 ans a été attribué au Néerlandais Matthijs de Ligt, 20 ans, formé à l'Ajax Amsterdam et désormais défenseur de la Juventus Turin. Il succède à Kylian Mbappé, vainqueur du premier trophée l'an dernier et qui ne pouvait pas concourir cette année, ayant dépassé la limite d'âge. Un nouveau prix, le trophée Yachine récompensant le meilleur gardien, a été attribué au portier brésilien de Liverpool, Alisson Becker.

 


03/12/2019
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Franceinfo - le lundi 11 novembre 2019

 

 

Tennis : Idylle, turbulences et gros câlins... Entre Kristina Mladenovic et Caroline Garcia, une association à quitte ou double

 

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Après deux années tendues, Kristina Mladenovic et Caroline Garcia ont offert dimanche la Fed Cup à l'équipe de France. Franceinfo revient sur la relation entre les deux championnes, sur un air de "Je t'aime, moi non plus"

 

 

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Caroline Garcia et Kristina Mladenovic après leur victoire en finale de Fed Cup, le 10 novembre 2019, à Perth. (TONY ASHBY / AFP)

 

 

 

"Réussir à faire ça avec Caro, c'était écrit, c'était le destin. C'est juste incroyable que ça se passe de telle manière." Emue aux larmes, Kristina Mladenovic a célébré comme il se doit avec Caroline Garcia ce qui n'est peut-être rien d'autre que le plus beau succès de leur carrière. Les deux joueuses françaises, associées lors du double décisif en finale de la Fed Cup, dimanche 10 novembre à Perth (Australie), se sont imposées face à la paire composée d'Ashleigh Barty et Samantha Stosur. En gagnant cette rencontre face aux Australiennes, les deux jeunes femmes ont offert à l'équipe de France la troisième Fed Cup de son histoire (après 1997 et 2003). 

 

 

Après la balle de match, elles se sont écroulées sur le court, l'une collée à l'autre, semblant ne plus vouloir se lâcher. Comme un symbole. Car cette scène semblait inimaginable il y a encore un an. Si leur relation semble aujourd'hui au beau fixe, les deux joueuses ont connu, ensemble, des hauts et des bas ces dernières années. Récit.

 

 

 

L'idylle 

Née en 1993 toutes les deux, Kristina Mladenovic et Caroline Garcia ont 23 ans – et des carrières déjà bien sur les rails – quand elles décident en 2016 de s'associer en double sur le circuit WTA. L'alchimie se fait immédiatement. Ensemble, la Nordiste et la Lyonnaise cartonnent. Deux finales perdues en début d'année puis trois trophées coup sur coup au printemps. Avant la consécration : un premier titre en Grand Chelem, à Roland-Garros.

 

 

 

 

 

 

"Gagner Roland avec ma copine, je n'ai pas de mots pour le décrire", jubile alors Kristina Mladenovic, très émue. Aucune Française n'avait gagné le double dames aux Internationaux de France depuis Mary Pierce (associée à Martina Hingis) seize ans plus tôt. Adulées par les fans, "Caro" et "Kiki" sont élues meilleure paire féminine de l'année par la WTA.

 

 

 

 

 

 

Les turbulences

Seule ombre au tableau de cette année 2016 à marquer d'une pierre blanche, l'imbroglio des Jeux olympiques de Rio. Contre toute attente, Kristina Mladenovic et Caroline Garcia sont éliminées dès le 1er tour par les modestes Japonaises Misaki Doi et Eri Kozumi. Kristina Mladenovic incrimine la Fédération française de tennis (FFT), qu'elle accuse de ne pas les avoir prévenues qu'elles n'avaient pas le droit de jouer avec des tenues de couleurs différentes, ce qui l'a obligée à prêter une des siennes à sa partenaire.

 

 

 

 

 

 

Une déclaration qui passe très mal à la FFT, qui annonce une suspension des deux joueuses à titre conservatoire pour leur attitude. Sportivement, la saison se conclut ensuite sur un terrible échec en Fed Cup. A l'issue d'une finale fébrile, Mladenovic et Garcia s'inclinent cette fois face aux Tchèques Karolina Pliskova et Barbora Strycova (7-5, 7-5). Ce qui va marquer le début de la crise entre les deux locomotives du tennis féminin français.

 

 

 

La séparation

Après cet échec, Caroline Garcia, qui n'a jusqu'ici jamais fait faux bond à l'équipe de France, décide de se mettre en retrait des Bleues pour privilégier sa carrière en simple. "La priorité en 2017, c'est le simple, annonce la Lyonnaise. Je veux me donner le temps de progresser individuellement, d'être dans les meilleures mondiales pour revenir et aider encore plus mon pays, et je suis sûre que, dans les prochaines années, avec mes coéquipières, on gagnera la Fed Cup."

 

 

L'annonce passe très mal auprès de sa partenaire, qui n'avait pas vu le coup venir. "C'est très triste que ça se produise comme ça, de son fait. Ce qui s'est réellement passé, c'est qu'elle a décidé qu'elle voulait arrêter de jouer les doubles et elle m'a simplement envoyé un SMS", regrette Kristina Mladenovic

 

 

J'aurais compris toutes les raisons qu'elle aurait pu me donner pour sa décision, j'aurais respecté son choix. Mais elle n'a pas eu le courage ou les valeurs humaines pour venir me parler en face. Kristina Mladenovic en 2017

 

 

La brouille se renforce au printemps 2017, quand Caroline Garcia annonce son forfait pour le barrage de Fed Cup contre l'Espagne. Yannick Noah, alors capitaine, l'avait malgré tout convoquée, mais la championne française annonce qu'elle ne jouera pas à cause d'une douleur au nerf sciatique. La décision est accueillie par un triple "LOL", en lettres capitales, posté simultanément sur Twitter par Kristina Mladenovic, et les deux autres membres de l'équipe de France, Alizé Cornet et Pauline Parmentier. Leur manière à elles de mettre en doute la réalité de la blessure de Caroline Garcia. 

 

 

 

 

 

 

Un coup pas très droit, que Caroline Garcia vit très mal. "Le pire moment de ma carrière" et "le sentiment qu'il n'y a plus de confiance", confiera-t-elle dans une interview accordée à L'Equipe. Mais sa saison 2017 sur le circuit a de quoi lui redonner le sourire et la conforter dans son choix : la Française multiplie les performances, remporte deux grands titres en fin de saison (Wuhan et Pékin) et intègre le top 10 mondial – elle atteindra même, en septembre 2018, le 4e rang. Kristina Mladenovic, elle, enchaîne les défaites en simple et plonge au classement.

 

 

 

Les retrouvailles

En janvier 2019, Julien Benneteau, qui vient à peine d'enfiler le costume de capitaine, surprend son monde en rappelant Caroline Garcia pour le premier tour de la Fed Cup en Belgique. "C'était inconcevable de ne pas la sélectionner", justifie-t-il, car "je me devais de sélectionner la meilleure équipe possible". A ce moment-là, la numéro 1 française n'a plus remis les pieds en équipe de France depuis fin 2016. "Il y a eu à mon avis des excuses sur certaines choses qui se sont passées ou qui se sont dites surtout. Après c'est à elles, entre elles, de régler ça", assure le coach. 

 

 

Anxieuse dans les vestiaires, mais efficace sur le court, Caroline Garcia effectue un retour victorieux. Deux succès en simple, dont un qui apporte le point décisif aux Bleues, sous les yeux de Kristina Mladenovic, cantonnée dans un surprenant rôle de remplaçante. Une façon pour Julien Benneteau de marquer son territoire.

 

 

Le capitaine ose organiser les retrouvailles en double au tour suivant, en demi-finale, face à la Roumanie. Elle battent Halep et Niculescu au bout du suspense (5-7, 6-3, 6-4) lors d'un double décisif – déjà – et envoient l'équipe de France en finale face à l'Australie. "On n'était pas tout à fait ensemble à certains moments. Mais on a joué l'une pour l'autre, on s'est vraiment beaucoup aidé", se félicite Caroline Garcia.

 

 

La sororité d'antan a ressurgi sur le court de Perth, dimanche 10 novembre, face aux Australiennes. Après un premier set intense, les Françaises ont surclassé leurs adversaires et ont offert à leur équipe cette Fed Cup tant attendue. Victorieuses ensemble, à nouveau, Kristina Mladenovic et Caroline Garcia se sont laissé submerger par l'émotion, la première la tête sur l'épaule de la seconde, en larmes, pendant la Marseillaise, puis dans les bras l'une de l'autre. 

 

 

 

 

 

 

"C'est beaucoup d'émotions de vivre ça avec Caroline après ce qu'il s'est passé il y a trois ans. C'est indescriptible ce qu'on est en train de vivre", a lancé Kristina Mladenovic à l'issue du match. "C'est sûr qu'il s'est passé beaucoup de choses. On était vraiment là pour aller chercher notre rêve toutes ensemble. C'est une belle histoire", a conclu, plus tard, sa coéquipière.

 


14/11/2019
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Franceinfo - le mercredi 6 novembre 2019

 

 

En Australie, les footballeuses internationales seront payées comme les hommes

 

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La nouvelle convention collective de la Fédération australienne de football prévoit que les joueurs et joueuses perçoivent 24% des recettes perçues par leur équipe

 

 

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Clare Polkinghorne, Mackenzie Arnold and Hayley Raso posent avec leur coach Ante Milicic, dans le stade de Brisbane (Australie), le 21 février 2019. (PATRICK HAMILTON / AFP )

 

 

 

Le même salaire pour les "Matildas" et les "Socceroos". Les footballeuses de l'équipe nationale australienne percevront désormais le même salaire que leurs homologues masculins, a annoncé mercredi 6 novembre la Fédération australienne de football (FFA). Tout comme eux, elles effectueront également leurs déplacements à l'étranger en classe affaire. "En tant que footballeuse, c'est un peu ce dont nous avons toujours rêvé", a réagi Elise Kellond-Knight, milieu de terrain des Matildas.

 

 

La nouvelle convention collective de la Fédération australienne de football, signée pour quatre ans, prévoit que les Socceroos et les Matildas perçoivent 24% des recettes perçues par les deux équipes respectives. Les joueuses et joueurs se sont engagés à reverser 5% de ce montant aux équipes nationales de jeunes. Par ailleurs, la part des gains des joueurs réussissant à se qualifier pour une Coupe du monde passera de 30 à 40%.

 

 

 

L'Australie championne de l'égalité des sexes

Le directeur général des footballeurs professionnels australiens a qualifié cet accord de contrat "unique" dans le monde du football. "Nous pensons qu'il servira d'exemple à toutes les fédérations et tous les joueurs, aussi bien hommes que femmes, et leur permettra de profiter de l'incroyable opportunité sociale et commerciale que représente notamment le football féminin", a fait valoir John Didulica.

 

 

Quelques mois plus tôt, les équipes ont aussi signé un accord prévoyant que les footballeuses professionnelles australiennes touchent le même salaire minimum que leurs homologues masculins. L'Australie s'est imposée comme une championne de l'égalité des sexes dans le domaine sportif. Au cours des dernières années, les joueuses de netball et de cricket ont également obtenu de meilleurs salaires.

 


07/11/2019
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Franceinfo - le dimanche 3 novembre 2019

 

 

L’Afrique du Sud championne du monde de rugby, la victoire d'un peuple

 

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Victorieuse de l’Angleterre en finale de la Coupe du monde de rugby, l’Afrique du Sud a fêté ses champions

 

 

 

 

 

Un moment d’unité, incarné par une équipe et matérialisé par un trophée. Partout dans le pays, des scènes de joie et un peuple mélangé, digne de la “Nation arc en ciel” a fêté la victoire de l'Afrique du Sud sur l'Angleterre, samedi 2 novembre. Siya Kolisi, premier capitaine noir des Springboks, est le symbole de cette équipe, de ce succès. À 28 ans, enfant pauvre issus des townships, ces quartiers pauvres et dangereux sud-africains, il porte le poids symbolique de cette victoire, alors que le rugby, durant l’apartheid, était le sport exclusif de la minorité blanche.

 

 

 

L’hommage fair-play du Prince Harry

Loin d’être les grands favoris de la finale, les Sud-Africains ont étrillé les Anglais en finale, avant que le prince Harry ne vienne trinquer, très fair-play, avec les vainqueurs, dans leur vestiaire : “S‘il y a bien un pays qui avait besoin de cette victoire, c’est bien le vôtre. Alors, rien que pour cela, bien joué !” Les festivités se sont poursuivies partout dans le pays.

 


06/11/2019
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Franceinfo - le mardi 29 octobre 2019

 

 

Coupe du monde de rugby : pour la première fois, un Français va arbitrer la finale

 

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Jérôme Garcès, 46 ans, a été désigné pour arbitrer le choc entre l'Angleterre et l'Afrique du Sud. Une consécration pour le dernier match de sa carrière

 

 

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L'arbitre français Jérôme Garcès, lors du quart de finale entre l'Angleterre et l'Australie, à Oita (Japon), le 19 octobre 2019. (CHARLY TRIBALLEAU / AFP)

 

 

 

Le XV de France a quitté la compétition au stade des quarts de finale, mais l'arbitre tricolore Jérôme Garcès, lui, foulera bien la pelouse du stade de Yokohama (Japon) samedi 2 novembre pour la finale de la Coupe du monde de rugby. Agé de 46 ans, le Béarnais a été choisi mardi 29 octobre par World Rugby pour arbitrer le match entre l'Angleterre et l'Afrique du Sud. Une récompense en forme d'apothéose pour le dernier match de sa carrière.

 

 

Je suis honoré et ravi d'avoir été désigné arbitre de la Coupe du monde 2019. C'est un rêve en tant qu'arbitre, mais c'est un sport collectif, et nous sommes quatre. Jérôme Garcès dans un communiqué de World Rugby

 

 

L'arbitre français sera en effet assisté par son compatriote Romain Poite et les Néo-Zélandais Ben O'Keeffe, et Ben Skeen (à la vidéo).

 

 

Jérôme Garcès était déjà devenu en 2015 en Angleterre le premier arbitre tricolore au sifflet d'une demi-finale de Coupe du monde – celle entre la Nouvelle-Zélande et l'Afrique du Sud. Il était en concurrence, pour la finale, avec le Gallois Nigel Owens, arbitre de la finale du Mondial 2015. Sa carrière et son année 2019 s'achèveront en beauté puisqu'il avait déjà dirigé la finale de la Coupe d'Europe en mai et celle du Top 14 entre Toulouse et Clermont en juin.

 


30/10/2019
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Franceinfo - le samedi 26 octobre 2019

 

 

Coupe du monde de rugby : les Anglais créent la sensation en éliminant les All Blacks et se qualifient pour la finale (19-7)

 

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Le XV de la Rose avait donné le ton avant le coup d'envoi, en se disposant en "V" lors du haka des Néo-Zélandais

 

 

 

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Les joueurs anglais félicitent Ben Youngs (à droite) après son essai inscrit contre la Nouvelle-Zélande, le 26 octobre 2019 en demi-finale de la Coupe du monde de rugby à Yokohama (Japon). (MASAHIRO SUGIMOTO / YOMIURI / AFP)

 

 

 

Impitoyables Anglais. Le XV de la Rose a créé la sensation, en se qualifiant pour la finale du Mondial de rugby, samedi 26 octobre à Yokohama (Japon), aux dépens des All Blacks (19-7). La Nouvelle-Zélande, double tenante du titre, n'avait plus perdu en Coupe du monde depuis sa défaite face à la France en quart de finale de l'édition 2007.

 

 

Les Anglais, qui avaient donné le ton avant le coup d'envoi en se disposant en "V" lors du haka des Néo-Zélandais, ont marqué le premier essai du match après moins de deux minutes de jeu, grâce au centre Manu Tuilagi. Dominant dans tous les secteurs, ils sont rentrés au vestiaire sur le score de 10-0 à la mi-temps. Dans la seconde période, George Ford a marqué trois pénalités, offrant une avance confortable à son équipe. Le XV de la Rose a commis une seule erreur, sur un lancer en touche mal maîtrisé, à cinq mètres de sa ligne d'en-but. Cette faute grossière a permis au 3e ligne néo-zélandais Julian Savea de sauver l'honneur, en marquant un essai à la 57e minute. 

 

 

L'Angleterre, seule équipe de l'hémisphère nord déjà sacrée championne du monde (en 2003), accède à la finale pour la quatrième fois de son histoire. Elle affrontera, samedi 2 novembre, le vainqueur de l'autre demi-finale opposant le pays de Galles et l'Afrique du Sud.

 


26/10/2019
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Franceinfo - le mardi 22 octobre 2019

 

 

"Le grand problème c'est qu'il y a un déni total" : le football italien veut en finir avec le racisme dans ses stades

 

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Cédric GuilloufranceinfoRadio France
 

 

La Fédération italienne de football et la Ligue de foot italienne ont annoncé plusieurs mesures pour lutter contre les actes xénophobes et racistes dans les tribunes

 

 

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Blaise Matuidi, alors milieu de terrain de la Juventus parle avec l'arbitre Gianpaolo Calvarese lors d'une rencontre face au Cagliari Calcio après avoir été la cible d'insultes racistes, le 6 janvier 2018. (MIGUEL MEDINA / AFP)

 

 

 

Des cris de singe, des lancers de bananes, des banderoles insultantes. En Italie, cela fait en effet des décennies que les footballeurs africains ou d'origine africaine sont les cibles d'attaques racistes et peu importe la division. Autant de pratiques qui sont loin d'émouvoir une partie des Tiffosi. "Les insultes cela fait partie du folklore, c'est une tradition nationale", explique Pietro, supporter. Mais le football italien semble enfin décidé à lutter contre le racisme dans ses stades. Dimanche 20 octobre, le club de l'AS Roma a présenté ses excuses après que certains de ses supporters ont insulté un joueur noir de l'équipe adverse. La fédération italienne de football annonce elle une série de mesures pour lutter contre un mal fortement ancré. 

 

 

 

"La chose la plus facile est de faire un chant raciste"

Le milieu du football italien s'est ouvert tardivement à la diversité et donc aux joueurs africains. "Quand on voit dans l'autre équipe un joueur de couleur, explique le journaliste italien Andrea Silliti travaille pour la chaîne Sky Sports Italia, la chose la plus facile est de faire un chant raciste."

 

 

La majorité des supporters de Série A sont d'extrême droite. Et la droite en Italie est très forte maintenant, donc ils ne sentent pas menacés.Andrea Silliti à franceinfo

 

 

Si aujourd'hui tout le monde s'indigne,  il y a encore quelques semaines, ils n'étaient que très peu à s’être vraiment emparés du sujet. Pas grand monde ou presque ne poussait la réflexion pour cerner les coupables et les responsabilités de la mauvaise réputation des tribunes italiennes. Dominique Courdier, directeur associé de Newstank football, a été l’envoyé spécial de l’Equipe en Italie pendant 15 ans. Selon lui, "le grand problème est qu'il y a un déni total". "Je pense que pour traiter le problème il faut d'abord admettre qu'il y un problème", avance-t-il.

 

 

 

"Il y a besoin de nettoyer tout ça, au niveau moral et au niveau business"

Visiblement, Gianni Infantino l’a compris. Il y a un mois, l’Italo-suisse, président de la Fifa, a durci le ton. "Ce n'est pas acceptable, nous devons l'affirmer : pas de racisme dans le football, en Italie comme dans le reste du monde". Depuis début octobre, la Fédération italienne de football et la ligue de foot italienne ont emboîté le pas au président de la Fifa et annoncé plusieurs mesures que les clubs italiens devront respecter afin de lutter contre les actes xénophobes et racistes.

 

 

Cette prise de conscience n’est pas illogique pour l'ancien journaliste de l'Équipe Dominique Courdier : "Il y a besoin d'un produit propre et le football italien avec des cris de singe dans les tribunes ou autres manifestations xénophobes, il y a besoin effectivement de nettoyer tout ça, au niveau moral et au niveau business également". Mais comme beaucoup, Dominique Courdier est convaincu que le chemin sera long, très long pour assainir les tribunes italiennes.

 


22/10/2019
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