L'AIR DU TEMPS

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SPORTS


Franceinfo - le mercredi 6 novembre 2019

 

 

En Australie, les footballeuses internationales seront payées comme les hommes

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

La nouvelle convention collective de la Fédération australienne de football prévoit que les joueurs et joueuses perçoivent 24% des recettes perçues par leur équipe

 

 

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Clare Polkinghorne, Mackenzie Arnold and Hayley Raso posent avec leur coach Ante Milicic, dans le stade de Brisbane (Australie), le 21 février 2019. (PATRICK HAMILTON / AFP )

 

 

 

Le même salaire pour les "Matildas" et les "Socceroos". Les footballeuses de l'équipe nationale australienne percevront désormais le même salaire que leurs homologues masculins, a annoncé mercredi 6 novembre la Fédération australienne de football (FFA). Tout comme eux, elles effectueront également leurs déplacements à l'étranger en classe affaire. "En tant que footballeuse, c'est un peu ce dont nous avons toujours rêvé", a réagi Elise Kellond-Knight, milieu de terrain des Matildas.

 

 

La nouvelle convention collective de la Fédération australienne de football, signée pour quatre ans, prévoit que les Socceroos et les Matildas perçoivent 24% des recettes perçues par les deux équipes respectives. Les joueuses et joueurs se sont engagés à reverser 5% de ce montant aux équipes nationales de jeunes. Par ailleurs, la part des gains des joueurs réussissant à se qualifier pour une Coupe du monde passera de 30 à 40%.

 

 

 

L'Australie championne de l'égalité des sexes

Le directeur général des footballeurs professionnels australiens a qualifié cet accord de contrat "unique" dans le monde du football. "Nous pensons qu'il servira d'exemple à toutes les fédérations et tous les joueurs, aussi bien hommes que femmes, et leur permettra de profiter de l'incroyable opportunité sociale et commerciale que représente notamment le football féminin", a fait valoir John Didulica.

 

 

Quelques mois plus tôt, les équipes ont aussi signé un accord prévoyant que les footballeuses professionnelles australiennes touchent le même salaire minimum que leurs homologues masculins. L'Australie s'est imposée comme une championne de l'égalité des sexes dans le domaine sportif. Au cours des dernières années, les joueuses de netball et de cricket ont également obtenu de meilleurs salaires.

 


07/11/2019
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Franceinfo - le dimanche 3 novembre 2019

 

 

L’Afrique du Sud championne du monde de rugby, la victoire d'un peuple

 

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Victorieuse de l’Angleterre en finale de la Coupe du monde de rugby, l’Afrique du Sud a fêté ses champions

 

 

 

 

 

Un moment d’unité, incarné par une équipe et matérialisé par un trophée. Partout dans le pays, des scènes de joie et un peuple mélangé, digne de la “Nation arc en ciel” a fêté la victoire de l'Afrique du Sud sur l'Angleterre, samedi 2 novembre. Siya Kolisi, premier capitaine noir des Springboks, est le symbole de cette équipe, de ce succès. À 28 ans, enfant pauvre issus des townships, ces quartiers pauvres et dangereux sud-africains, il porte le poids symbolique de cette victoire, alors que le rugby, durant l’apartheid, était le sport exclusif de la minorité blanche.

 

 

 

L’hommage fair-play du Prince Harry

Loin d’être les grands favoris de la finale, les Sud-Africains ont étrillé les Anglais en finale, avant que le prince Harry ne vienne trinquer, très fair-play, avec les vainqueurs, dans leur vestiaire : “S‘il y a bien un pays qui avait besoin de cette victoire, c’est bien le vôtre. Alors, rien que pour cela, bien joué !” Les festivités se sont poursuivies partout dans le pays.

 


06/11/2019
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Franceinfo - le mardi 29 octobre 2019

 

 

Coupe du monde de rugby : pour la première fois, un Français va arbitrer la finale

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

Jérôme Garcès, 46 ans, a été désigné pour arbitrer le choc entre l'Angleterre et l'Afrique du Sud. Une consécration pour le dernier match de sa carrière

 

 

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L'arbitre français Jérôme Garcès, lors du quart de finale entre l'Angleterre et l'Australie, à Oita (Japon), le 19 octobre 2019. (CHARLY TRIBALLEAU / AFP)

 

 

 

Le XV de France a quitté la compétition au stade des quarts de finale, mais l'arbitre tricolore Jérôme Garcès, lui, foulera bien la pelouse du stade de Yokohama (Japon) samedi 2 novembre pour la finale de la Coupe du monde de rugby. Agé de 46 ans, le Béarnais a été choisi mardi 29 octobre par World Rugby pour arbitrer le match entre l'Angleterre et l'Afrique du Sud. Une récompense en forme d'apothéose pour le dernier match de sa carrière.

 

 

Je suis honoré et ravi d'avoir été désigné arbitre de la Coupe du monde 2019. C'est un rêve en tant qu'arbitre, mais c'est un sport collectif, et nous sommes quatre. Jérôme Garcès dans un communiqué de World Rugby

 

 

L'arbitre français sera en effet assisté par son compatriote Romain Poite et les Néo-Zélandais Ben O'Keeffe, et Ben Skeen (à la vidéo).

 

 

Jérôme Garcès était déjà devenu en 2015 en Angleterre le premier arbitre tricolore au sifflet d'une demi-finale de Coupe du monde – celle entre la Nouvelle-Zélande et l'Afrique du Sud. Il était en concurrence, pour la finale, avec le Gallois Nigel Owens, arbitre de la finale du Mondial 2015. Sa carrière et son année 2019 s'achèveront en beauté puisqu'il avait déjà dirigé la finale de la Coupe d'Europe en mai et celle du Top 14 entre Toulouse et Clermont en juin.

 


30/10/2019
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Franceinfo - le samedi 26 octobre 2019

 

 

Coupe du monde de rugby : les Anglais créent la sensation en éliminant les All Blacks et se qualifient pour la finale (19-7)

 

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Le XV de la Rose avait donné le ton avant le coup d'envoi, en se disposant en "V" lors du haka des Néo-Zélandais

 

 

 

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Les joueurs anglais félicitent Ben Youngs (à droite) après son essai inscrit contre la Nouvelle-Zélande, le 26 octobre 2019 en demi-finale de la Coupe du monde de rugby à Yokohama (Japon). (MASAHIRO SUGIMOTO / YOMIURI / AFP)

 

 

 

Impitoyables Anglais. Le XV de la Rose a créé la sensation, en se qualifiant pour la finale du Mondial de rugby, samedi 26 octobre à Yokohama (Japon), aux dépens des All Blacks (19-7). La Nouvelle-Zélande, double tenante du titre, n'avait plus perdu en Coupe du monde depuis sa défaite face à la France en quart de finale de l'édition 2007.

 

 

Les Anglais, qui avaient donné le ton avant le coup d'envoi en se disposant en "V" lors du haka des Néo-Zélandais, ont marqué le premier essai du match après moins de deux minutes de jeu, grâce au centre Manu Tuilagi. Dominant dans tous les secteurs, ils sont rentrés au vestiaire sur le score de 10-0 à la mi-temps. Dans la seconde période, George Ford a marqué trois pénalités, offrant une avance confortable à son équipe. Le XV de la Rose a commis une seule erreur, sur un lancer en touche mal maîtrisé, à cinq mètres de sa ligne d'en-but. Cette faute grossière a permis au 3e ligne néo-zélandais Julian Savea de sauver l'honneur, en marquant un essai à la 57e minute. 

 

 

L'Angleterre, seule équipe de l'hémisphère nord déjà sacrée championne du monde (en 2003), accède à la finale pour la quatrième fois de son histoire. Elle affrontera, samedi 2 novembre, le vainqueur de l'autre demi-finale opposant le pays de Galles et l'Afrique du Sud.

 


26/10/2019
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Franceinfo - le mardi 22 octobre 2019

 

 

"Le grand problème c'est qu'il y a un déni total" : le football italien veut en finir avec le racisme dans ses stades

 

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Cédric GuilloufranceinfoRadio France
 

 

La Fédération italienne de football et la Ligue de foot italienne ont annoncé plusieurs mesures pour lutter contre les actes xénophobes et racistes dans les tribunes

 

 

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Blaise Matuidi, alors milieu de terrain de la Juventus parle avec l'arbitre Gianpaolo Calvarese lors d'une rencontre face au Cagliari Calcio après avoir été la cible d'insultes racistes, le 6 janvier 2018. (MIGUEL MEDINA / AFP)

 

 

 

Des cris de singe, des lancers de bananes, des banderoles insultantes. En Italie, cela fait en effet des décennies que les footballeurs africains ou d'origine africaine sont les cibles d'attaques racistes et peu importe la division. Autant de pratiques qui sont loin d'émouvoir une partie des Tiffosi. "Les insultes cela fait partie du folklore, c'est une tradition nationale", explique Pietro, supporter. Mais le football italien semble enfin décidé à lutter contre le racisme dans ses stades. Dimanche 20 octobre, le club de l'AS Roma a présenté ses excuses après que certains de ses supporters ont insulté un joueur noir de l'équipe adverse. La fédération italienne de football annonce elle une série de mesures pour lutter contre un mal fortement ancré. 

 

 

 

"La chose la plus facile est de faire un chant raciste"

Le milieu du football italien s'est ouvert tardivement à la diversité et donc aux joueurs africains. "Quand on voit dans l'autre équipe un joueur de couleur, explique le journaliste italien Andrea Silliti travaille pour la chaîne Sky Sports Italia, la chose la plus facile est de faire un chant raciste."

 

 

La majorité des supporters de Série A sont d'extrême droite. Et la droite en Italie est très forte maintenant, donc ils ne sentent pas menacés.Andrea Silliti à franceinfo

 

 

Si aujourd'hui tout le monde s'indigne,  il y a encore quelques semaines, ils n'étaient que très peu à s’être vraiment emparés du sujet. Pas grand monde ou presque ne poussait la réflexion pour cerner les coupables et les responsabilités de la mauvaise réputation des tribunes italiennes. Dominique Courdier, directeur associé de Newstank football, a été l’envoyé spécial de l’Equipe en Italie pendant 15 ans. Selon lui, "le grand problème est qu'il y a un déni total". "Je pense que pour traiter le problème il faut d'abord admettre qu'il y un problème", avance-t-il.

 

 

 

"Il y a besoin de nettoyer tout ça, au niveau moral et au niveau business"

Visiblement, Gianni Infantino l’a compris. Il y a un mois, l’Italo-suisse, président de la Fifa, a durci le ton. "Ce n'est pas acceptable, nous devons l'affirmer : pas de racisme dans le football, en Italie comme dans le reste du monde". Depuis début octobre, la Fédération italienne de football et la ligue de foot italienne ont emboîté le pas au président de la Fifa et annoncé plusieurs mesures que les clubs italiens devront respecter afin de lutter contre les actes xénophobes et racistes.

 

 

Cette prise de conscience n’est pas illogique pour l'ancien journaliste de l'Équipe Dominique Courdier : "Il y a besoin d'un produit propre et le football italien avec des cris de singe dans les tribunes ou autres manifestations xénophobes, il y a besoin effectivement de nettoyer tout ça, au niveau moral et au niveau business également". Mais comme beaucoup, Dominique Courdier est convaincu que le chemin sera long, très long pour assainir les tribunes italiennes.

 


22/10/2019
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Franceinfo - le mardi 1er octobre 2019

 

 

"On est à des années-lumière de ce qu’il faudrait faire" : la climatisation du stade des Mondiaux d'athlétisme au Qatar fait polémique

 

 

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Fanny Lechevestrier, édité par Noémie BonninfranceinfoRadio France

 

 

 

Un système géant de climatisation abaisse la température de 15 degrés dans ce stade à ciel ouvert

 

 

 

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Environ 3 000 tuyaux apportent de l'air frais dans le Khalifa stadium, à Doha. (GIUSEPPE CACACE / AFP)

 

 

 

"C’est vrai que l’empreinte écologique, aujourd’hui ici, on n’en tient pas compte", tranche Bernard Amsalem, l'ancien président de la Fédération française d'athlétisme. Le débat sur la pertinence de l'organisation des Championnats du monde à Doha, au Qatar, fait rage. Des marathoniennes et des marcheurs ont été vus en pleine détresse, concourant sous plus de 40 degrés. Mais en plein débat sur l'urgence climatique, un autre suscite une vive polémique : pour faire face à cette chaleur étouffante, les athlètes évoluent dans un stade climatisé.

 

 

"On est tout à fait dans le sens contraire, on est à des années-lumière de ce qu’il faudrait faire compte-tenu de l’urgence", poursuit Bernard Amsalem, qui n'avait pas voté pour le Qatar lors de l'attribution de ces Mondiaux.

 

 

Il faut dire que 3 000 tuyaux viennent cracher de l'air frais dans le Khalifa stadium, un stade à ciel ouvert, pour faire tomber la température extérieure de 40 à 25 degrés au bord de la piste.

 

 

 

Un stade climatisé pour l'athlétisme, huit pour le football

Une situation d'autant plus inquiétante que pour la Coupe du monde de football, en 2022, ce n'est pas un mais huit stades qatariens qui devront être climatisés. Alors, le pays hôte se targue d'une empreinte carbone neutre, notamment en utilisant l'énergie solaire. Infaisable, répond Adrien Le Norcy, spécialiste climatisation : "On utilise des fluides frigorigènes qui sont très mauvais pour l’effet de serre. Tout ça consomme de l’énergie, il a fallu la fabriquer, l’importer, c’est un impact écologique, ça c’est sûr."

 

 

C’est complétement aberrant, les puissances énergétiques qu’il faut sont énormes vus les volumes d’air qu’il y a à traiter.Adrien Le Norcy, spécialiste climatisationà franceinfo

Des chercheurs britanniques avancent le chiffre de 1 000 km2 de panneaux solaires nécessaires, soit la superficie de la Martinique, pour que cela fonctionne, indiquant également qu'un tel projet n'a encore jamais vu le jour en vrai.

 

 

Le Qatar était déjà, selon la Banque mondiale, le pays rejetant le plus de CO2 au monde avec 45,4 tonnes par habitant et par an (chiffres 2014) contre cinq tonnes en moyenne dans le reste du monde.

 


01/10/2019
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Franceinfo - le samedi 28 septembre 2019

 

 

Mondiaux d'athlétisme : la chaleur, premier adversaire des athlètes à Doha

 

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franceinfoFrance Télévisions

 

 

Des températures caniculaires sont attendues durant les championnats du monde qui ont débuté au Qatar

 

 

 

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Les épreuves du saut en longueur se disputeront dans le Khalifa Stadium où la température ne devrait pas dépasser 25 °C grâce à la climatisation. A l'extérieur en revanche, les températures friseront les 40 °C. (KIRILL KUDRYAVTSEV / AFP)

 

 

 

Gare au coup de chaud. Les championnats du monde d'athlétisme, qui ont débuté vendredi 27 septembre à Doha (Qatar), seront les premiers de l'ère post-Usain Bolt. Si la retraite du sprinteur laisse un grand vide, sa succession n'est pas au centre des discussions. Elles tournent surtout autour des températures qui vont régner durant la compétition. "La sortie de l'aéroport a été un choc pour beaucoup", raconte Patrice Gergès, patron des équipes de France. "On avait l'impression d'être une pizza qui rentre dans un four", illustre-t-il sur Europe 1. Avec des risques de surcuisson. 

 

 

 

Quelles sont les conditions attendues ?

Un rapide coup d'œil aux températures annoncées à Doha dans les prochains jours sur le site de Météo France fait froid dans le dos et laisse imaginer la fournaise qui attend les athlètes. Des nuits où le thermomètre ne descendra pas en dessous de 30 °C et des journées où il flirtera avec les 40 °C. "Cela ne s'est jamais vu dans l'histoire des championnats du monde d'avoir de telles conditions, avec un fort taux d'humidité [jusqu'à 70%] et une telle chaleur ambiante [jusqu'à 45 °C ressentis la nuit], qui placent les sportifs face à un milieu hostile", relève dans Le Monde le docteur Jean-Michel Serra, directeur du service médical de la Fédération française d'athlétisme (FFA).

 

 

 

 

 

 

Ainsi, la première épreuve des Mondiaux, le marathon féminin, s'est déroulée par 35 °C avec un taux d'humidité proche des 60%, alors qu'elle avait débuté peu avant minuit, heure locale.

 

 

Sebastian Coe, président de l'Association internationale des fédérations d'athlétisme (IAAF) et ancien athlète, s'inquiète : "Le problème n'est pas la chaleur. Le vrai problème, c'est l'humidité. Tous les gens qui ont déjà couru savent qu'il est possible de gérer la chaleur. L'humidité, en revanche, représente un tout autre challenge."

 

 

 

Qu'est-il prévu pour lutter contre la chaleur ?

Bien conscients des températures qui vont régner à Doha pendant ces dix jours de compétition, les organisateurs ont prévu une climatisation dans le Khalifa Stadium, qui va accueillir les épreuves. La température tournera autour de 23 °C à 25 °C  grâce à un système de 3 000 bouches d'aération disposées tout autour de l'enceinte. Mais avant d'entrer sur la piste, les athlètes s'échaufferont sur un terrain où la température atteint les 38 °C et l'humidité avoisine les 50%. Un tunnel long de 150 mètres, unique en son genre, permettra de refroidir les corps des sportifs.

 

 

Les athlètes "auront un voyage thermique", assure à l'AFP Sébastien Racinais, responsable des recherches sur la santé et la performance des athlètes au centre Aspetar, le premier hôpital spécialisé en orthopédie et médecine sportive du Golfe. Un système informatisé préparera le corps des athlètes en abaissant la température par étapes au fur et à mesure qu'ils avanceront dans la passerelle souterraine éclairée qui mène au stade de 46 000 places. Une descente en douceur : "Il n'est pas bon d'avoir une température trop basse. La chaleur est bonne pour les sprinters mais c'est un stress supplémentaire pour les athlètes pratiquant un sport d'endurance", précise le chercheur.

 

 

"Soyez assurés que nous veillons à la sécurité des sportifs et spectateurs", a récemment répété l'organisateur en chef des Mondiaux, Dahlan al-Hamad. En prévision, l'équipe de France "a investi dans des vestes réfrigérantes, dans un congélateur ici à l'hôtel et des glacières à transporter", liste Patrice Gergès au Monde. Et face aux rumeurs d'annulation d'épreuves, comme le 50 km marche masculin prévu samedi 28 septembre, l'IAAF a assuré que "l'annulation ou le report n'était pas envisagé" et que "des plans d'urgence avaient été mis en place pour tous les scénarios possibles, mais [qu']aucun n'avait été activé."

 

 

 

 

 

 

Que risquent les athlètes ?

A priori, les plus exposés sont ceux qui participent aux épreuves de fond sur route, les marathoniens, les marcheurs et les triathlètes. Les conditions incitent à la prudence. "On aura quelques surprises quant aux résultats pour les athlètes qui partiront sur des bases identiques à celles dont ils ont l'habitude à cause de la hausse de température corporelle et de l'accélération de la fréquence cardiaque", prédit dans Le Monde Gilles Garcia, référent du fond français.

 

 

La grosse inquiétude, c'est que les athlètes ne se rendent pas compte que l'effet de l'humidité est pire que celui de la chaleur et qu'ils produisent le même effort qu'en temps normal. On pourrait avoir des malaises relativement importants. Jean-Michel Serra, directeur du service médical de la Fédération française d'athlétisme dans "Le Monde"

 

 

Ceux qui seront dans le stade sont moins exposés, bien qu'ils ne soient pas à l'abri d'autres désagréments. En effet, en passant de la canicule du stade d'entraînement à des températures plus fraîches dans l'enceinte des compétitions, les risques d'angine augmentent, malgré la transition thermique créée par le tunnel.

 

 

 

Comment réagissent-ils ?

Deux courants s'affrontent parmi les athlètes. Ceux qui pestent et les autres. Parmi les mécontents, le Français Yohann Diniz. "On nous prend pour des cons (...). Autant dans le stade, on aura des conditions normales, entre 24 °C et 25 °C, mais en dehors on nous met dans une fournaise qui n'est pas possible. Là, on est pris pour des cobayes", s'est insurgé auprès de l'AFP le champion du monde en titre du 50 km marche. "On essaye de rester concentré sur sa course mais tout le monde se pose des questions et pense à son intégrité physique", a-t-il ajouté sur franceinfo, mardi.

 

 

Pour l'athlète, qui "regrette" d'être venu à Doha, le problème vient aussi des lieux sélectionnés pour accueillir les compétitions. "Il y a vraiment des aberrations dans les lieux où les compétitions sont attribuées, c'est un réel problème. Il faudrait peut-être tenir compte des conditions climatiques du pays où se tiennent les épreuves. Il vaudrait mieux avoir des conditions clémentes et appropriées aux différentes compétitions, que ce soit d'hiver ou d'été." 

 

 

Ceux qui disputeront leurs épreuves à l'intérieur du stade reconnaissent être mieux lotis. "On s'y sent bien dedans, je suis obligé de l'admettre. On s'y sent comme dans une salle indoor, mais climatisée", a déclaré le champion du 800 m Pierre-Ambroise Bosse, vendredi, rapporte francetvsport. Jimmy Vicaut, candidat pour le 100 m, partage le même avis. "C'est parfait. En plus, c'est bien recouvert, il n'y a pas trop de vent, je pense que c'est le bon stade." 

 

 

Le recordman du saut à la perche, Renaud Lavillenie, ne comprend d'ailleurs pas comment certains athlètes peuvent encore être étonnés par la chaleur de Doha : "Il faut être conscient que les championnats du monde à Doha, ça ne fait pas deux ans que l'on est au courant. Pour tout le monde, on a eu le temps de se faire à l'idée et pouvoir s'y préparer. Je suis venu ici l'année dernière en stage pour justement voir la chaleur. Il faut s'y adapter, quoi qu'il arrive, on sera tous dans les mêmes conditions", a-t-il assuré.

 


30/09/2019
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Franceinfo - le vendredi 20 septembre 2019

 

 

L'article à lire pour tout savoir sur la Coupe du monde de rugby

 

 

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Pierre GodonFrance Télévisions

 

 

 

Dans cet article, on ne va pas vous expliquer les règles du rugby, car elles changent tout le temps et certains joueurs ne les maîtrisent même pas. Mais vous connaîtrez tout le reste sur le bout des doigts

 

 

 

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Le ballon officiel de la Coupe du monde de rugby, au Fuji Hokuroku Park de Fujiyoshida (Japon), le 10 septembre 2019. (FRANCK FIFE / AFP)

 

 

 

Le rugby est un sport qui se joue à quinze contre quinze et à la fin c'est la Nouvelle-Zélande qui gagne. C'est à peu de choses près ce que se disent les amateurs de rugby à l'approche de la Coupe du monde au Japon, du 20 septembre au 2 novembre, où les All Blacks, triples champions du monde (1987, 2011, 2015), font figure de favoris. Mais si vous voulez avoir plus que deux phrases pour briller devant le rôti de veau chez belle-maman pour débriefer les matchs (qui ont lieu le matin heure française), on vous a mâché le boulot – le rôti de veau, c'est votre affaire.

 

 

 

Ça marche comment cette Coupe du monde ?

Si les règles du rugby sont incroyablement compliquées, le format de la compétition est d'une simplicité biblique : 20 équipes sont réparties en quatre poules de cinq, les deux premiers de chaque groupe se qualifient pour les quarts de finale et ensuite on écrème pendant quinze jours jusqu'à la finale, prévue le 2 novembre. Ainsi, les Bleus vont affronter l'Argentine le 21 septembre à 9h15, les Etats-Unis le 2 octobre à 9h45, les Tonga le 6 octobre à 9h45 et l'Angleterre le 12 octobre à 9h45. Pour peu qu'ils finissent premiers, ils affronteront le 2e du groupe D (probablement le Pays de Galles). S'ils terminent seconds, ils se coltineront le premier de cette poule (possiblement l'Australie). Et s'ils terminent troisièmes, ils rentreront à la maison.

 

 

 

Rugby World Cup 2019@LiveRWC2019
 

The full match schedule for Rugby World Cup 2019 ðŸÂ�†ðŸ‡¯ðŸ‡µ

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La France a-t-elle des chances de gagner ?

France Rugby ✔@FranceRugby
 

Un grand merci à tous pour votre soutien !
Tous à fond derrière le

Baromètre Odoxa :
👉Un bond de 1⃣8⃣points de popularité chez les amateurs de rugby à 7⃣9⃣%
👉5⃣3⃣% des français nous voient en demi-finales. http://www.odoxa.fr/sondage/francais-veulent-croire-xv-de-france-coupe-monde/ 

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16 personnes parlent à ce sujet
 
 

La FFR s'est empressée de relayer un sondage où 53% des personnes interrogées estimaient que les Bleus allaient se hisser au moins en demi-finale du Mondial. Ces gens n'ont pas dû voir un match de rugby depuis une dizaine d'années, car le XV de France balbutie son rugby depuis 2011 et la finale mondiale perdue contre les All Blacks au pays du long nuage blanc. Les amateurs de rugby, eux, sont une majorité à penser que les hommes de Jacques Brunel n'iront pas plus loin que les quarts de finale.

 

Chez les connaisseurs, le consensus est que si la France sort vivante de la poule de la mort (avec l'Angleterre et l'Argentine, sans doute la plus relevée du Mondial), la Coupe du monde serait considérée comme réussie. Arthur Iturria, deuxième ligne des Bleus, n'est pas loin de penser comme eux. Ou alors c'est une technique pour s'enlever de la pression : "On ne va pas se mentir, aujourd'hui on est inférieurs aux Argentins. (...) On n'est personne parce qu'on n'a rien fait, rien prouvé en équipe."

 

 

 

Qui sont les favoris ? Encore les All Blacks ?

Pas selon Eddie Jones, le sélectionneur anglais, qui avait annoncé lors de sa prise de fonction une finale entre les Rosbifs et les All Blacks, "un match de costaud qu'on gagne d'un point". Ne riez pas sur ce genre de prédictions à la Raymond Domenech en 2006, il arrive qu'elles se réalisent. Le logiciel d'analyse de données Alteryx a toutefois prédit le succès des Néo-Zélandais.

 

 

 

 

 

 

Derrière ces deux équipes, en position de favorites, citons l'Irlande, actuelle n°1 mondiale, le pays de Galles, qui truste lui aussi le haut du classement, l'Afrique du Sud, qui a battu les All Blacks cette année, l'Australie, qui n'est jamais à écarter pour un Mondial. "Les Wallabies sont l'outsider n°1", avance même l'ancien demi d'ouverture anglais Stuart Barnes au site News.com.au. La France se situe un cran derrière, à en croire experts et bookmakers. Les Bleus sont cotés à 33/1, à peine mieux que les Argentins, un des rivaux de ce fameux "groupe de la mort", à 50/1.

 

 

 

Qui sont les stars de la compétition ?

Ne nous mentons pas, si vous en êtes restés à Frédéric Michalak et Sébastien Chabal, il y a peu de chance que vous puissiez citer un seul joueur tricolore. Côté français, surveillez des joueurs spectaculaires comme le demi de mêlée Antoine Dupont ou l'ailier Damian Penaud, qui peuvent faire lever les foules. Mais il ne faut pas se leurrer, les énormes cracks du rugby évoluent dans les équipes étrangères, même si leur notoriété est moindre que leurs devanciers Jonny Wilkinson ou Jonah Lomu.

 

 

A commencer par l'ouvreur néo-zélandais Beauden Barrett, élu à deux reprises meilleur joueur du monde, le deuxième ligne anglais Maro Itoje, le cerveau de l'attaque irlandaise Jonathan Sexton, le désosseur de la troisième ligne australienne David Pocock, l'inoxydable capitaine gallois Alun Wyn Jones ou encore l'ailier sud-africain Cheslin Kolbe, qui devrait faire des dégâts dans les défenses adverses. Mention spéciale à l'incroyable centre néo-zélandais Sonny Bill Williams, qui mène en parallèle une carrière de boxeur à ses heures perdues.

 

 

 

 

 

Ils gagnent bien leur vie, les rugbymen ?

Le haut du panier en terme de rémunération concerne des joueurs qui ne sont pas retenus pour la Coupe du monde : le plus gros salaire du rugby mondial, selon Wales Online, le Néo-Zélandais Dan Carter, qui a pris sa retraite internationale, émarge à environ 1,2 million d'euros annuels. Il devance l'Australien Matt Giteau, lui aussi en pré-retraite dans le championnat japonais. A titre de comparaison, au Paris Saint-Germain, Neymar met une dizaine de jours à encaisser la même somme. Et les Français ? Selon ce classement, c'est le demi de mêlée clermontois Morgan Parra qui caracole en tête, avec près de 650 000 euros annuels. Selon le classement du Midi Olympique de l'année dernière, les internationaux Louis Picamoles et Rabah Slimani se situent juste en dessous.

 

 

 

Où peut-on voir les matchs ?

Il va falloir faire une croix sur quelques grasses matinées, et tout va bien se passer. Les matchs sont tous diffusés sur les chaînes du groupe TF1. La première chaîne se réserve les plus belles affiches et tous les matchs de l'équipe de France et laisse le tout-venant à ses petites sœurs de la TNT. Décalage horaire oblige, les rencontres se déroulent entre 9 heures et 13 heures (heure française). En Irlande, pays de passionnés de rugby, des projections sont organisées dans les cinémas des principales villes du pays, et il est possible de commander un petit-déjeuner tout en dégustant le match sur grand écran. 

 

 

 

Le rugby, ça déplace les foules au Japon ?

 

 

 

Sachez que l'arrivée du ballon ovale dans l'archipel nippon remonte à 150 ans, avant la France. Si le Japon a participé à plusieurs Coupes du monde depuis 1991, il n'y a guère brillé (deux victoires, deux nuls, 23 défaites). N'empêche, l'intérêt pour la compétition est très fort au pays du Soleil levant. En atteste la foule considérable venue assister à un entraînement de l'équipe du pays de Galles, dont les liens avec les Nippons sont pourtant ténus.

 

 

 

Welsh Rugby Union ðŸÂ�‰ ✔@WelshRugbyUnion
 

There isn't much more we can say than just let you watch this.....@rugbyworldcup

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Selon le comité d'organisation, la quasi-totalité des billets pour les rencontres ont trouvé preneurs. Reste à savoir si on aura des stades pleins même pour un match Tonga-Samoa. En tout cas, les bars ont été incités par le comité d'organisation à faire des stocks de bière pour les troisièmes mi-temps. A croire que les fameuses valeurs de l'ovalie n'ont pas de frontières.

 

 

 

Est-ce qu'il y a de nouvelles règles à connaître ?

Une Coupe du monde de rugby sans changement de règles juste avant la compétition n'aurait pas la même saveur. Deux choses à noter : de nouvelles directives concernant l'entrée en mêlée fermée – pas encore bien maîtrisées par les joueurs, comme on a pu le voir lors des tests-matchs des Bleus contre l'Ecosse et l'Italie. On devrait assister à une flopée de mêlées à refaire dans les premières semaines du Mondial. 

 

 

Et il y a une vraie crainte d'une pluie de cartons rouges comme lors du Mondial des moins de 20 ans au printemps dernier. World Rugby (l'équivalent de la Fifa) a promulgué de nouvelles règles concernant les plaquages dangereux, et nombre de joueurs, comme l'ouvreur anglais Owen Farrell, ont passé leur été à bûcher les règles et modifier leur technique de plaquage pour éviter d'être renvoyé au vestiaire, explique le Guardian. L'Anglais est le favori des bookmakers pour écoper d'un carton rouge (car oui, outre-Manche, on parie sur tout et n'importe quoi).

 

 

 

J'ai eu la flemme de tout lire, vous me faites un petit résumé ?

La Coupe du monde se déroule au Japon du 20 septembre au 2 novembre. Les matchs se déroulent essentiellement le matin (heure française). Les essais valent toujours 5 points (plus 2 pour la transformation), mais certaines règles, concernant les plaquages et les mêlées, ont évolué. Si les pronostiqueurs voient juste, la France devrait prendre la porte à la fin des poules ou en quarts de finale, pas plus. Et si vous devez miser un billet sur le vainqueur, choisissez la sécurité avec les All Blacks.

 


22/09/2019
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Franceinfo - le samedi 24 août 2019

 

 

Ligue 1 : le match entre Brest et Reims interrompu par l'arbitre après des insultes homophobes

 

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Une semaine après l'interruption de la rencontre de Ligue 2 entre Nancy et Le Mans, un arbitre a décidé d'arrêter brièvement le jeu entre Brest et Reims samedi pour les mêmes raisons

 

 

 

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Le Stade Brestois recevait le Stade de Reims samedi 24 août 2019, pour le compte de la 3e journée de Ligue 1. (NICOLAS CR?ACH / MAXPPP)

 

 

 

Pour la première fois en Ligue 1 de football, un match a été brièvement interrompu samedi 24 août après des insultes homophobes, rapporte un journaliste de franceinfo. Les faits se sont déroulés lors de la rencontre entre le Stade Brestois et le Stade de Reims, qui comptait pour la troisième journée de championnat.

 

 

Peu après la 50e minute au stade Francis-Le Blé de Brest (Finistère), des insultes homophobes sont descendues des tribunes. L'arbitre les a entendues et a décidé d'interrompre le match une petite minute, le temps d'avertir son délégué et le speaker du stade. Ce dernier a mis en garde le public : si de nouvelles insultes de ce type étaient entendues, les supporters risquaient de provoquer une interruption totale de la rencontre. Heureusement, ces insultes ne sont pas réapparues. Brest, qui n'avait plus gagné en Ligue 1 à domicile depuis le 17 novembre 2012, s'est finalement imposé 1 but à zéro.

 

 

Une semaine plus tôt, la rencontre de Ligue 2 entre Nancy et Le Mans avait dû être interrompue en raison de chants à caractère homophobe. C'était déjà une première en Ligue 2.

 


25/08/2019
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Franceinfo - le lundi 12 août 2019

 

 

Du "transfert du siècle" au "casse-toi" : comment l'idylle entre Neymar et le PSG a tourné au vinaigre

 

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En 2017, la tour Eiffel s'illuminait en son honneur. Deux ans plus tard, les supporters du Parc des Princes réclament le départ du Brésilien. Retour sur la saga Neymar-PSG en six moments-clés

 

 

 

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Neymar lors du match de Coupe de France opposant le PSG à Strasbourg, au Parc des Princes (Paris), le 23 janvier 2019. (FRANCK FIFE / AFP)

 

 

 

De l'amour à la haine, il n'y a qu'une banderole. Dans les tribunes du Parc des Princes, dimanche 11 août, les supporters parisiens ont affiché clairement leur volonté de voir Neymar quitter le PSG, en déployant une banderole explicite : "Neymar casse-toi." En 2017 pourtant, l'arrivée du Brésilien suscitait l'émoi dans les rangs du club de la capitale. Franceinfo vous résume comment l'histoire d'amour a tourné au vinaigre.

 

 

 

Eté 2017 : le "transfert du siècle"

Pour comprendre la genèse de l'histoire il faut remonter au printemps 2016. La superstar Zlatan Ibrahimovic s'apprête à quitter la capitale : Paris se montre alors très intéressé pour le recrutement du "nouveau Pelé". Les rumeurs se font et se défont sur l'arrivée imminente du prodige brésilien au Parc des Princes. Le club sait se montrer patient. Au total, il faudra plus d'un an de discussions avec le père et agent de Neymar pour le convaincre du transfert. 

 

 

Ce n'est qu'à l'été 2017 que survient la nouvelle tant attendue des supporters parisiens. Le 2 août, le FC Barcelone annonce que son attaquant veut quitter ses rangs. Dès le lendemain, la clause libératoire est payée et le Brésilien rejoint le Paris Saint-Germain. Il ne prendra même pas le temps de vider son casier à la Ciutat Esportiva, le centre d'entraînement du Barça. Pas de déclaration officielle à la presse non plus, ni même d'ultime entraînement avec ses ex-coéquipiers. 

 

 

Pour le jeu de jambes de Neymar, le PSG débourse 222 millions d'euros. Soit le plus gros montant déboursé pour un joueur de foot, et de loin. Le Brésilien récupère le numéro 10, que lui cède Javier Pastore à l'occasion de sa première apparition dans le groupe. Les drapeaux brésiliens colorent la tribune parisienne, alors que la nouvelle recrue ne prend pas part à la rencontre. Même la tour Eiffel souhaite la bienvenue au joueur. "Paris est magique", réagit Neymar. 

 

 

 

Janvier 2018 : un quadruplé historique mais une polémique 

Les premiers mois de "Ney" au PSG sont glorieux. Dès son premier match sous ses nouvelles couleurs, contre Guingamp, le Brésilien enchaîne passes décisives et buts. Dans la foulée, le club parisien recrute Kylian Mbappé. Avec Edinson Cavani, ils forment un trio offensif redoutable, surnommé "MCN" dans les médias. Face au Bayern Munich, première grande affiche de la Ligue des champions, le trio régale les spectateurs du Parc des Princes. La lune de miel commence.

 

 

Le 17 janvier 2018, Neymar époustoufle le championnat en participant brillamment à la plus large victoire du PSG à domicile en Ligue 1 : 8 à 0 contre Dijon. Le numéro 10 est l'auteur d'un quadruplé et de deux passes décisives, une performance qui lui vaut un 10/10 dans le journal L'Equipe. Seuls huit joueurs dans l'histoire du journal ont obtenu cette note. Premier accroc cependant, qui deviendra le "penaltygate", quand la nouvelle étoile du club se chamaille avec Edinson Cavani, l'avant-centre uruguayen adulé par les supporters parisiens, pour une histoire de penalty à tirer lors de cette victoire fleuve.

 

 

Puis, quelques semaines plus tard, la star brésilienne commence à faire grincer quelques dents. Il ne participe pas au huitième de finale retour de la Ligue des champions contre le Real Madrid – futur vainqueur de la compétition – à cause d'une blessure à la cheville. Des soupçons naissent sur la gravité de cette dernière et la volonté du prodige brésilien de se préserver en vue de la Coupe du monde en Russie.

 

 

 

Début 2019 : blessures, gifle et suspensions 

La deuxième saison (2018-2019) du Brésilien au PSG est moins idyllique. Après un début en fanfare, avec sept buts marqués en autant de matchs, et un triplé contre l'Etoile rouge de Belgrade qui offre à Paris une victoire pour son retour en Ligue des champions, "Ney" se blesse en janvier 2019 lors d'un match de Coupe de France contre Strasbourg. Résultat, il déclare forfait (encore) pour le huitième de finale de Ligue des champions, face à Manchester United. Le PSG est éliminé pour la troisième fois consécutive à ce stade de la compétition.

 

 

Fou de rage, le joueur s'emporte sur les réseaux sociaux. "C'est une honte ! On met quatre mecs qui ne comprennent rien au foot pour regarder un tir au ralenti devant la télé. Il n'y a rien. Comment le mec peut mettre ses mains ailleurs ? Allez vous faire foutre", lâche-t-il sur Instagram, avant de supprimer son post. Il est suspendu pour trois matchs à la suite de ces insultes envers l'arbitrage. 

 

 

Quelques mois plus tard, en avril, Neymar gifle un supporter rennais lors de la finale de la Coupe de France. Le fan breton l'avait sommé "d'apprendre à jouer au foot" alors que les joueurs montaient les marches du stade pour recevoir leurs médailles de finalistes. Le supporter a porté plainte contre le joueur pour violences. 

 

 

 

Printemps 2019 : des envies de départ 

Après une saison difficile, Neymar affiche sa volonté de quitter le club parisien pour retourner en Liga, au Barça. La presse espagnole publie des propos que le Brésilien aurait tenu à Nasser Al-Khelaïfi, PDG du Paris Saint-Germain : "Je ne veux plus jouer au PSG. Je veux rentrer chez moi, là d'où je n'aurais jamais dû partir." Le Mundo Deportivo en fait sa une le 19 juin. 

 

 

Dès lors, les jours de "Ney" à Paris semblent comptés. Arbitres hostiles à son égard, blessures à répétition, vestiaire peu amical... La relation avec le club se dégrade. En juillet, signe du divorce imminent, la superstar va jusqu'à faire remonter de douloureux souvenirs chez les supporters parisiens. Interrogé par un média brésilien sur ses "meilleurs souvenirs" footballistiques, il évoque la fameuse remontada infligée au PSG lorsqu'il portait les couleurs du Barça, en 2017. "Ce que nous avons ressenti lorsque nous avons marqué le sixième but, c'était incroyable", insiste Neymar.

 

 

 

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Neymar: "My best memory as a footballer? When we won against PSG with FC Barcelona"

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A l'époque élément incontournable du club barcelonais, Neymar est le principal acteur de cette déculottée, avec un doublé et une passe décisive qui permettent au club barcelonais de l'emporter 6-1 après un match aller gagné 4-0 par les Parisiens. Une rencontre qualifiée de pire humiliation de l'histoire par de nombreux supporters. L'évocation de ce souvenir ne passe pas côté PSG.

 

 

 

Août 2019 : les supporters demandent le divorce

Après un été marqué par les rumeurs de son éventuel transfert, le Brésilien n'est pas appelé face à Nîmes dimanche 11 août, lors de la première journée de Ligue 1. Il ne prend même pas la peine d'assister au match. Au Parc des Princes, les ultras parisiens l'attendent à coups de chants hostiles et banderoles, dont l'une barrée d'un "Neymar, casse-toi". Une autre, version XL, déployée dès la 16e minute de jeu, fait référence aux affaires judiciaires du Brésilien. En juin dernier, le footballeur a été accusé de viol par une jeune mannequin brésilienne, avant que l'affaire ne soit classée sans suite. Des chants sont entonnés et un tract des ultras "Parias Cohortis" dénonçant un joueur "aussi capricieux qu'outrancier" est distribué dans les tribunes.

 

 

Un flot d'insultes qui pourrait servir la cause du joueur, selon L'Equipe : "On voit difficilement, dans ce contexte, comment Neymar, si son transfert échoue, pourrait reporter un jour le maillot du PSG." Lors de la conférence d'après-match, Kylian Mbappé s'est exprimé sur le cas Neymar. Sans lui, "ce n'est pas la même équipe", estime l'attaquant parisien. 

 

 

Les prochaines semaines devraient être décisives pour l'avenir du joueur. Si un transfert au FC Barcelone faisait office d'issue la plus probable, des obstacles financiers persistent : le club catalan vient de débourser 120 millions d'euros pour Antoine Griezmann, et peut difficilement s'aligner sur le prix de la star. Ironie du sort, c'est le Real Madrid – ennemi juré du club barcelonais – qui fait désormais office de favori comme point de chute pour la star brésilienne.

 


14/08/2019
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Franceinfo - le vendredi 9 août 2019

 

 

"Je sais que je suis attendue" : Stéphanie Frappart, premier arbitre féminin en Ligue 1, démarre sa saison

 

 

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Édité par Pauline Pennanec'hfranceinfoJean-Pierre BlimoRadio France

 

 

 

À 35 ans, Stéphanie Frappart est la seule et unique femme arbitre à être titularisée pour la saison de Ligue 1, qui démarre vendredi. Une "consécration" pour la Francilienne qui veut susciter des vocations

 

 

 

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Stéphanie Frappart a arbitré le match de Ligue 1 entre Amiens et Strasbourg, le 28 avril 2019 à, à Amiens (Somme). (FRANCOIS LO PRESTI / AFP)

 

 

 

Elle rêvait d’arbitrer une finale de Coupe du monde et d'officier au centre des terrains de Ligue 1, elle vient de réaliser ses deux rêves en un mois. Après avoir dirigé les matchs Amiens-Strasbourg (0-0), puis Nice-Nantes (1-1), en avril et mai dernier, pour un premier test, la voilà titularisée pour toute la saison 2019-2020, qui démarre vendredi 9 août. Stéphanie Frappart a également dans son bagage 76 matchs de Ligue 2 et deux Coupes du monde féminines, avant d'arbitrer la Supercoupe d'Europe, le 14 août, entre Liverpool et Chelsea.

 

 

"Je vais devoir faire ma place"

Aujourd'hui, Stéphanie Frappart considère cette promotion comme une étape, pas comme un aboutissement : "Un aboutissement, pour moi, c'est une étape dans ma carrière". L'arbitre l'affirme, "au départ, je n'arbitrais pas pour devenir arbitre de Ligue 1". "J'ai arbitré en tant que passionnée du foot. On est un groupe de 23 cette année, donc forcément, être dans le groupe, c’est aussi une reconnaissance de mes compétences", souligne-t-elle.

 

 

J'ai gravi les échelons un par un. Arriver en Ligue 1, forcément c'est une consécration. Il y a très peu d’élus.Stéphanie Frappart à franceinfo

 

 

Une femme au centre du terrain pour la Coupe du monde féminine, c'est plutôt naturel. Malgré son CV et son expérience, à 35 ans, Stéphanie Frappart se sent désormais attendue au tournant en Ligue 1. "La pression est différente, le plus dur commence, commente-t-elle. Je sais très bien que je suis attendue, et que je vais devoir faire ma place. Je sais très bien que ce n’est pas facile, quel que soit l'arbitre, que ce soit moi ou un autre."

 

 

 

Bienveillance sur le terrain

Pour l’instant, surtout à Clairefontaine lors du stage de préparation, Stéphanie Frappart a senti de la bienveillance de la part de ses confrères, les arbitres. Sur le terrain, qu’en sera-t-il ? Le corps arbitral, on le sait, n’est pas épargné par les insultes, y compris de la part des joueurs. "Que l'on soit un arbitre homme ou femme, l'insulte ne sera nullement acceptée. Si j’entends des insultes, qu'elles soient misogynes ou non, dans tous les cas, elles seront sanctionnées", explique-t-elle.

 

 

Stéphanie Frappart l’avoue : arbitrer des filles reste un peu différent d'arbitrer des hommes, surtout dans la réaction des joueuses sur le terrain. "Il y a un peu moins de vices, ça c’est sûr, mais il y a eu quelques situations à la Coupe du monde féminine, où l'on a vu les femmes suivre un peu l'exemple sur les hommes. À nous de rester forts et fortes."

 

 

Si on siffle juste, il y a moins de contestationsStéphanie Frappart à franceinfo

 

 

Alors, y aura-t-il un avant et un après finale de Coupe du monde, ce match entre les Américaines et les Hollandaises qu'elle a brillamment dirigé devant les caméras du monde entier ? "Non, parce que j’ai toujours préparé les matchs avec le même professionnalisme. Maintenant, je suis vite passée à autre chose, c’est-à-dire la première désignation et la saison de Ligue 1 qui arrive", conclut-elle, confiante. Une saison qui débute vendredi et qui sera le nouvel horizon de Stéphanie Frappart, qui va sans nul doute ouvrir la voie à d’autres femmes dans ce monde d'hommes.

 


12/08/2019
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Franceinfo - le lundi 29 juillet 2019

 

 

Tour de France 2019 : cinq choses à retenir de cette édition exceptionnelle

 

 

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franceinfoFrance Télévisions

 

 

 

De la victoire du jeune prodige colombien Egan Bernal à l'abandon de Thibaud Pinot, en passant par le retour du suspense, on vous résume cette Grande Boucle riche en rebondissement

 

 

 

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Le Colombien Egan Bernal, lors de la dernière étape du Tour de France, le 28 juillet 2019, à Paris. (GONZALO FUENTES / REUTERS)

 

 

 

Des larmes, de la sueur, de la grêle... La 106e édition du Tour de France, imprévisible et rocambolesque, a fait vibrer le public, de la France à la Colombie. Avec le Colombien Egan Bernal pour vainqueur, le Français Julian Alaphilippe pour héros et la météo pour trouble-fête, cette Grande Boucle achevée dimanche 28 juillet a réveillé les téléspectateurs habitués à somnoler devant les paysages hexagonaux. Voici cinq choses à retenir de ce Tour exceptionnel.

 

 

1 - Le triomphe d'Egan Bernal

A son sujet, son coéquipier Chris Froome, de dix ans son aîné, a déclaré : "La question n'était pas de savoir s'il allait porter le maillot jaune, mais quand il le ferait." Pour sa deuxième participation, le grimpeur surdoué Egan Bernal, 22 ans, offre à son équipe Ineos (ex-Sky) sa septième victoire consécutive et à la Colombie son tout premier sacre sur le Tour de France. Il est aussi le plus jeune vainqueur de la Grande Boucle depuis un siècle.

 

Egan Bernal n'a rien à voir avec ses prédécesseurs Bradley Wiggins, Chris Froome et Geraint Thomas : il n'est pas Britannique, il n'est pas un excellent rouleur, il mesure moins d'1m80 et il est surtout beaucoup plus jeune qu'eux. Christian Prudhomme, le directeur du Tour, l'avait déclaré favori au départ à Bruxelles. "Bernal est un surdoué qui ne demande qu'à éclore", avait-il prévenu.

 

 

On retiendra surtout son accélération sur les pentes du col de l'Iseran, à 2 770 m d'altitude, qui fera craquer le maillot jaune français Julian Alaphilippe, quelques heures après l'abandon de Thibaud Pinot et quelques minutes avant l'interruption de l'étape à cause de la météo. Le jeune Colombien ne quittera plus sa tunique de vainqueur et fera vibrer son pays jusqu'au bout.

 

 

2 - Le panache de Julian Alaphilippe

Un héros français. C'est peut-être Julian Alaphilippe qui symbolise le mieux ce Tour, lui qui a porté le maillot jaune pendant 14 jours. "C'est lui qui a allumé la mèche", estime Christian Prudhomme, séduit par l'audace et la simplicité du numéro un mondial. "Il a changé la course", ajoutait le manager d'Ineos Dave Brailsford, avant les Alpes. Cinquième après avoir flanché dans les deux dernières étapes de montagne, il a été désigné à l'unanimité coureur le plus combatif du Tour.

 

 

La preuve dès la troisième étape. Son attaque du "mur" de Mutigny, à 16 km de la ligne d'arrivée à Epernay, met tout le monde d'accord. Julian Alaphilippe s'impose en solitaire, intouchable sur ces côtes raides et courtes. Il endosse le maillot jaune pour la première fois de sa carrière. Loin d'imaginer qu'il le porterait 14 fois.

 

 

Val Thorens sera son chemin de croix : le Français, au lendemain de la perte de son maillot jaune dans l'Iseran, craque tôt, laissant échapper sa place sur le podium du Tour de France, à la veille de l'arrivée à Paris. Ses fans, aux espoirs infinis, seront peut-être frustrés. Pas lui. "Pourquoi je devrais être frustré ? Je suis juste exténué, content, fier de ce que j'ai fait", assure le chouchou des Français.

 

 

3 - L'espoir brisé de Thibaut Pinot

"J'y croyais. Je sentais depuis dimanche, après les Pyrénées, que j'étais capable de le faire. Mais on ne le saura jamais." Le Français Thibaut Pinot, l'un des favoris pour la victoire finale, a dû abandonner le Tour de France à deux jours de l'arrivée. Le coup de théâtre qui a stupéfait la caravane du Tour est intervenu une heure après le départ de Saint-Jean-de-Maurienne. Avec, pour héros malheureux, le cinquième du classement général, diminué par une lésion musculaire à la cuisse gauche.

 

 

En pleurs, Pinot, qui naviguait à distance du peloton, a fini par s'arrêter sur le côté droit de la route, consolé tant bien que mal par son coéquipier William Bonnet. Il a pris place à l'arrière de sa voiture d'équipe et a quitté le Tour. Retenons plutôt que le grimpeur de l'équipe Groupama-FDJ a été le brillant vainqueur de la 14e étape, au sommet du Tourmalet. Au bord des larmes sur la ligne d'arrivée après une victoire d'étape qu'il s'était promise. Le lendemain, il terminera deuxième au sommet du Prat d'Albis.

 

 

4 - Le déluge de Val d'Isère

Une folle journée. Après plusieurs journées caniculaires, c'est finalement un gros orage qui perturbe le plus le Tour. La 19e étape est arrêtée avant son terme à cause d'une violente averse de grêle et d'un éboulement qui rendent la route tout à fait impraticable à la sortie d'un tunnel, peu avant Val d'Isère, à 20 km de l'arrivée prévue à Tignes.

 

 

"C'était infranchissable, a justifié le directeur du Tour Christian Prudhomme. La route était coupée." Pas question d'envoyer les coureurs – alors en pleine descente – au carton. Le lendemain, la dernière étape est raccourcie à seulement 59,5 km entre Albertville et Val Thorens, au lieu des 130 km prévus. C'est donc une course de côte très favorable à Egan Bernal, qui attend les coureurs du Tour dans ce dernier rendez-vous de montagne.

 

 

5 - Le retour du suspense 

Le suspense aura duré presque jusqu'au bout. C'était "le Tour le plus beau" de ces dernières années, selon Christian Prudhomme. "De Bruxelles avec Eddy Mercx et des gens qui pleuraient sur son passage, jusqu'à maintenant avec Pinot, Alaphilippe et Bernal, avec l'étape interrompue, c'était un Tour extraordinaire, sans le moindre doute, un Tour inoubliable", a commenté le directeur de la course sur franceinfo.

 

 

On est passé par toutes les couleurs de l'arc-en-ciel, on a tout vécu, tout espéré.Christian Prudhomme à franceinfo

 

 

Le patron du Tour souligne le réveil de "grandes nations du vélo", comme la France, la Belgique et l'Italie, ainsi que la victoire du Colombien Egan Bernal qui "vient d'un pays qui fait vibrer le cyclisme, un pays de grimpeur, de champions". Pour lui, les performances de Julian Alaphilippe et Thibaud Pinot, ainsi que l'absence de Chris Froome, ont notamment offert aux spectateurs de superbes rebondissements. "La porte s'est entrebâillée, Julian Alaphilippe a mis les deux pieds, Thibaut Pinot a tiré sur les montants, derrière d'autres se sont engouffrés et ça a donné cette course magnifique jusqu'à la fin", observe-t-il.

 


29/07/2019
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Franceinfo - le vendredi 19 juillet 2019 - mis à jour le 20.07.19

 

 

L'Algérie remporte la deuxième Coupe d'Afrique des nations de son histoire en battant le Sénégal (1-0)

 

 

 

 

Les Fennecs ont ouvert le score en tout début de match, sur une bourde du gardien adverse

 

 

 

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L'attaquant algérien Baghdad Bounedjah exulte après avoir ouvert le score en finale de Coupe d'Afrique des nations contre le Sénégal, le 19 juillet 2019 au Caire (Egypte). (SUHAIB SALEM / REUTERS)

 

 

 

L'Algérie attendait un trophée depuis 1990. Les Fennecs ont remporté la finale de Coupe d'Afrique des nations de football face au Sénégal (1-0), vendredi 19 juillet au Caire (Egypte). Il s'agit de la deuxième victoire à la CAN de son histoire.

 

 

Le seul but de la rencontre a été inscrit dès la 2e minute par Baghdad Bounedjah, dont la frappe déviée a surpris le gardien sénégalais, qui pensait qu'elle sortait du terrain et n'a pas esquissé un seul mouvement. Les Lions de la Téranga ont dominé le reste de cette rencontre tendue, l'Algérie a tenu, pour le plus grand bonheur de ses nombreux supporters. 

 

 

 

Un but sur une bourde du gardien sénégalais

Les deux équipes s'étaient déjà rencontrées en phase de poule, et s'étaient quittées sur le même score de 1-0 pour l'Algérie.

 

 

Les autorités françaises suivront avec attention les célébrations d'après-match : dimanche, 282 personnes avaient été arrêtés dans plusieurs villes de France lors d'incidents le soir de la victoire de l'Algérie en demi-finale, qui était aussi celui de la fête nationale. Un dispositif de sécurité important a été déployé dans plusieurs villes de France.

 


22/07/2019
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