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Regardez Angela Merkel et Emmanuel Macron signer le traité d'Aix-la-Chapelle

 

 

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Le texte est contesté par l'extrême droite dans les deux pays, qui y voit un perte de souveraineté nationale

 

 

 

 

Ce qu'il faut savoir

 

 

Pour l'Elysée, "c'est un moment important pour montrer que le couple franco-allemand est un socle qui peut se relancer". Angela Merkel et Emmanuel Macron signent, mardi 22 janvier, un nouveau traité pour renforcer la relation franco-allemande et envoyer un message de soutien à la construction européenne.

 

 

Un texte contesté par l'extrême droite dans les deux pays. Pour elle, ce texte est une perte de souveraineté nationale. Marine Le Pen dénonce une "mise sous tutelle d'une part de l'Alsace, partage de notre siège au Conseil de sécurité de l'ONU". Des affirmations totalement fausses, comme nous l'expliquons dans cet article.

 

 

Convergence et coopération. Le texte prévoit une convergence des politiques économique, étrangère et de défense des deux pays, une coopération sur les régions transfrontalières, ainsi qu'une "assemblée parlementaire commune" composée de 100 députés français et allemands. Le traité doit "compléter" celui dit de l'Élysée signé en 1963 entre le général de Gaulle et Konrad Adenauer, qui concrétisa la réconciliation franco-allemande après la guerre.

 

 

"Clause de défense mutuelle". Les deux pays vont adopter "une clause de défense mutuelle" en cas d'agression, sur le modèle de celle prévue au sein de l'OTAN. Ils pourront déployer des moyens ensemble en cas d'attaque terroriste ou coopérer sur les grands programmes militaires, à l'image de leurs projets sur les chars ou les avions de combat.

 


22/01/2019
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Franceinfo - le lundi 21 janvier 2019

 

 

Embouteillages à la frontière, inflation, pénuries... Ce qui attend le Royaume-Uni en cas de Brexit sans accord

 

 

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Marie-Violette BernardFrance Télévisions

 

 

 

Les députés britanniques ont rejeté le projet d'accord sur le Brexit négocié avec l'Union européenne. Se rapprochant un peu plus d'une sortie sans période de transition

 

 

 

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Le drapeau européen et l'Union Jack flottent devant le Parlement, à Londres (Royaume-Uni), lors d'une manifestation contre le Brexit, le 11 décembre 2017. (BEN STANSALL / AFP)

 

 

 

Le temps est presque écoulé." Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, s'est inquiété mardi 15 janvier du rejet par les députés britanniques du projet d'accord sur le Brexit"Le risque d'un 'no deal' désordonné a augmenté", a-t-il averti, alors que Londres n'a plus que dix semaines pour se sortir de l'impasse. Si aucun accord n'a été approuvé à la date du 29 mars (et que Theresa May ne demande pas de délai supplémentaire d'ici là), le Royaume-Uni quittera l'Union européenne à minuit, sans période de transition. Quelles seraient les conséquences de ce scénario redouté pour nos voisins d'outre-Manche ? Eléments de réponse.

 

 

 

Un choc pour l'économie

Les milieux financiers mettent en garde contre les conséquences dramatiques d'un "no deal" depuis plusieurs mois déjà. En novembre, la Banque d'Angleterre a assuré qu'une sortie de l'Union européenne sans accord aurait un impact plus grave sur l'économique britannique que la crise financière de 2008. "Le PIB se contracterait de 8% en l'espace d'un an environ, le taux de chômage monterait à 7,5%", détaillent Les Echos"A titre de comparaison, le gouvernement britannique estime que la baisse du PIB serait bien moins importante si un accord était signé : elle se limiterait alors entre 0,6% et 2,5% selon les scénarios", précise Le Figaro. La valeur de la livre chuterait par ailleurs de 25% et les prix de l'immobilier de 30%.

 

 

L'accord négocié par Theresa May prévoyait une période de transition de 21 mois pour mettre au Royaume-Uni et à l'UE de trouver de conclure de nouveaux traités commerciaux. En cas de "no deal", leurs relations économiques seraient soumises aux règles de l'Organisation mondiale du commerce, ce qui se traduirait par de nouveaux contrôles douaniers et des taxes supplémentaires sur les produits importés depuis l'UE. Les difficultés d'approvisionnement, même temporaires, provoqueraient une forte hausse des prix. Selon les estimations de la Banque d'Angleterre citées par Le Figaro, l'inflation atteindrait entre 4,25% et 6,5% en 2020, avant de revenir à son niveau actuel.

 

 

 

Une paralysie des transports

En cas de "no deal", les transports risquent d'être fortement perturbés le 30 mars prochain. En théorie, les licences autorisant les compagnies aériennes et ferroviaires britanniques à opérer sur le continent européen deviendraient caduques du jour au lendemain. Idem pour les compagnies continentales au Royaume-Uni. Pour éviter que le trafic ne soit totalement interrompu, la Commission européenne a annoncé des mesures d'urgence. Elle autoriserait notamment les vols reliant le Royaume-Uni et le continent durant un an après le "no deal", indique Le Figaro. Les escales de compagnies britanniques sur son territoire seraient en revanche interdites. "Ces mesures [d'urgence] assureront uniquement la connectivité de base", a averti Bruxelles. Le gouvernement britannique a donc conseillé à ses ressortissants de prendre des "assurances" ou des billets modifiables, au cas où leurs vols ou trains seraient annulés, détaille le Daily Mirror (en anglais).

 

 

Des contrôles douaniers renforcés seraient par ailleurs mis en place à Douvres et à Calais. Chaque jour, 10 000 camions transitent par ces deux ports pour traverser la Manche. "Deux minutes de contrôle douanier par véhicule, c'est 27 km de bouchons du côté anglais et du côté français", a assuré Xavier Bertrand, président des Hauts-de-France, interrogé par Le Figaro. Pour limiter les embouteillages, le port français a aménagé une zone pouvant accueillir 200 poids lourds et "une autre zone de contrôle pour les animaux vivants et les services sanitaires".

 

 

Côté britannique, c'est plus complexe, selon France 3 Hauts-de-France"C'est un lieu étriqué, il y a les falaises d'un côté, la Manche de l'autre, et la ville de Douvres, il n'y a pas d'espace disponible", résume un responsable du port. Une piste d'aéroport désaffectée a été choisie pour servir de gigantesque parking (6 000 places) afin de désengorger Douvres. Le gouvernement a par ailleurs passé des contrats avec trois compagnies de ferries pour fluidifier le trafic naval, pour un montant de 115 millions d'euros.

 

 

 

Des démarches administratives en plus

Si aucun accord n'est trouvé, les entreprises devraient se plier à de nouvelles démarches administratives, notamment des déclarations de douane, et se verraient appliquer des taxes pouvant atteindre 38%, rappelle Sky News (en anglais). Les labels européens sur certains produits, comme le whisky écossais et le fromage de Stilton, ne seraient plus valables. Les producteurs concernés devraient donc s'inscrire à un système d'indications géographiques protégées, annoncé par Downing Street pour pallier ce problème, selon L'Obs

 

 

Les particuliers auraient, eux aussi, de la paperasse supplémentaire. Le gouvernement a conseillé aux citoyens prévoyant de voyager sur le continent de renouveler leur passeport s'il expire dans les six mois suivant leur date d'arrivée. Jusqu'ici, ils pouvaient entrer dans l'espace Schengen jusqu'à la veille de la date de validité du document, rappelle le Daily Mirror (en anglais). Les propriétaires d'animaux domestiques devraient obtenir un certificat pour les faire voyager, en se rendant chez un vétérinaire quatre mois avant leur séjour.

 

 

Et les expatriés ? Londres leur a conseillé de repasser le permis de conduire dans le pays où ils habitent, note le Guardian (en anglais). En cas de "no deal", le permis britannique ne serait plus valide sur le territoire européen. Ils seraient en outre contraints d'obtenir un visa pour continuer à vivre dans certains pays, note la BBC (en anglais). L'Allemagne leur laisserait ainsi trois mois pour demander le statut de résident temporaire.

 

 

 

Des risques de pénuries

Les nouvelles contraintes administratives et douanières pourraient avoir, dans un premier temps, un impact sur l'approvisionnement du Royaume-Uni. L'Union européenne représentait, en valeur, 55% des importations du pays en 2015, relève Le Figaro. La Banque d'Angleterre estime que l'import depuis le continent pourrait chuter de 18% en cas de "no deal". Redoutant de voir les rayons des magasins se vider, certains Britanniques ont déjà commencé à faire des réserves de vivres ou de produits de première nécessité, rapporte le Guardian (en anglais).

 

 

La population craint également une pénurie de médicaments. Pour éviter une rupture de la chaîne d'approvisionnement, le Royaume-Unin continuera à reconnaître temporairement les tests et certifications européens, précise L'Obs. Downing Street a assuré que les cargaisons de médicaments seraient prioritaires sur les autres marchandises et les autorités sanitaires ont augmenté leurs stocks de médicaments. L'objectif : avoir des réserves pour quatre mois et demi, au lieu de trois actuellement.

 

 

 

Des changements dans le quotidien

Les répercussions d'un divorce brutal avec l'UE sur le quotidien des Britanniques seraient nombreuses. Les touristes seraient à nouveau soumis aux frais d'itinérance lorsqu'ils utilisent leur portable sur le territoire européen. Comme le rappelle L'Obs, ce service est actuellement gratuit pour les citoyens européens en séjour dans un autre pays membre. Les Britanniques auraient également des frais bancaires supplémentaires, les transactions bancaires seraient ralenties et "les clients des banques d'investissement basées au Royaume-Uni ne pourraient plus faire appel à leurs services financiers", selon l'hebdomadaire.

 

 

Londres devrait par ailleurs changer les photos avertissant des dangers du tabagisme, propriété de la Commission européenne, sur les paquets de cigarettes. Autres questions non résolues : l'impact du "no deal" sur le partage de données numériques, la recherche, l'approvisionnement en électricité de l'Irlande du Nord ou encore l'utilisation des plateformes de streaming. Selon L'Obs, le gouvernement a ainsi averti les internautes qu'ils pourraient perdre l'accès à Netflix et Spotify lorsque le Royaume-Uni aura quitté le marché numérique unique.

 

 

Enfin, le doute plane sur le statut des 1,3 million d'expatriés Britanniques, rappelle la BBC (en anglais). Plusieurs pays, comme la Belgique, ont annoncé qu'ils seraient autorisés à rester mais le flou demeure concernant les frais de scolarité des étudiants et la reconnaissance des qualifications des professionnels. Les 27 millions de cartes européennes d'assurance-maladie délivrées par le Royaume-Uni, qui garantissent l'accès aux soins d'urgence au sein de l'UE, pourraient être refusées dans certains pays.

 

 

 

Un risque de violences

La Fédération de police britannique a indiqué à Sky News qu'elle craignait "des perturbations de grande ampleur" en cas de Brexit sans accord. Selon la chaîne britannique, les forces de l'ordre redoutent notamment des manifestations contre la hausse des prix, qui "pourraient se transformer en émeutes". Quelque 3 500 militaires ont été mobilisés dans l'éventualité du "no deal".

 

 

Près de mille policiers anglais et écossais ont par ailleurs commencé à s'entraîner, début janvier, en prévision d'un éventuel déploiement en Irlande du Nord, selon le Guardian (en anglais). Ce territoire est le seul à avoir une frontière physique (et non maritime) avec l'UE. Alors que la démarcation est presque invisible aujourd'hui, le "no deal" se solderait par le retour d'une "frontière dure" entre les deux Irlandes et pourrait mettre en danger les accords de paix signés en 1998.

 


21/01/2019
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Franceinfo - le jeudi 17 janvier 2019

 

 

La France déclenche son plan pour faire face à un Brexit sans accord

 

 

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franceinfo avec AFP et ReutersFrance Télévisions
 

 

 

Le Premier ministre estime que "l'hypothèse d'un Brexit sans accord est de moins en moins improbable"

 

 

 

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Le Premier ministre, Edouard Philippe, le 17 janvier 2019 à l'hôtel de Matignon à Paris, lors d'une réunion sur le Brexit.  (JACQUES DEMARTHON / AFP)

 

 

 

La France a déclenché son plan pour faire face à un Brexit sans accord. Le Premier ministre, Edouard Philippe, l'a annoncé, jeudi 17 janvier, à l'issue d'une réunion à Matignon. 

 

 

"L'hypothèse d'un Brexit sans accord est de moins en moins improbable. Dans ces conditions, la responsabilité du gouvernement, c'est de faire en sorte que notre pays soit prêt, que les intérêts de nos concitoyens soient préservés", a fait valoir le chef du gouvernement.

 

 

 

Cinquante millions pour les ports et les aéroports

Ce plan "comporte des mesures législatives et des mesures juridiques qui visent à faire en sorte qu'il n'y ait pas d'interruption de droits et que les droits de nos concitoyens ou de nos entreprises soient effectivement protégés", a indiqué le chef du gouvernement. Cinq ordonnances seront adoptées d'ici trois semaines et 50 millions d'euros seront investis dans les ports et les aéroports, a précisé Edouard Philippe.

 

 

Pour le négociateur en chef des Européens, Michel Barnier, "jamais le risque d'un no deal n'a paru aussi élevé". Mardi, les députés britanniques ont massivement rejetés l'accord négocié par leur gouvernement avec l'Union européenne. Et mercredi, la Première ministre britannique, Theresa May, a échappé de justesse à une motion de censure. Elle pourrait désormais demander un report de la date de sortie du Royaume-Uni de l'Union, fixée au 29 mars 2019, ce qu'elle a exclu jusqu'ici.

 


17/01/2019
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Franceinfo - le mercredi 16 janvier 2019

 

 

Le décryptage éco. Le rejet de l'accord sur le Brexit plonge l'économie britannique dans l'incertitude

 

 

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Fanny GuinochetfranceinfoRadio France

 

 

 

Le parlement britannique a rejeté l'accord avec l’Union européenne sur le Brexit. Et aucun scénario ne se dégage à deux mois et demi de la date prévue du Brexit, le 29 mars. Le décryptage éco de Fanny Guinochet ("L'Opinion")

 

 

 

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la Première ministre britannique, Theresa May, fait une déclaration à la Chambre des communes après la rejet des députés de l'accord du gouvernement sur le Brexit, à Londres le 15 janvier 2019. (MARK DUFFY / AFP)

 

 

 

Le rejet de l'accord avec l'Union européenne sur le Brexit, mardi 15 janvier, replonge le Royaume-Uni dans une profonde incertitude et pour les milieux d’affaires, il n’y a rien de pire que l’incertitude. Le flou est d’autant plus fort que le vote contre l’accord a été massif et que Theresa May en sort très affaiblie. Tous les scénarios sont possibles mais une chose est sûre : une situation politique très instable n’est jamais favorable aux affaires.

 

 

Les chefs d’entreprises avaient déjà le moral dans les baskets ces dernières semaines. Le président du patronat John Allan expliquait il y a encore quelques jours que le rejet de l’accord causerait "un dommage irréparable pour l'économie britannique". Pour lui, "le Royaume-Uni est dans une situation d'urgence nationale".

 

 

 

La perspective d’un "no deal"

Tout de suite après le vote, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a estimé que "le risque d'un Brexit sans accord s'est encore accru". Et pour les milieux d’affaires, c’est le pire scénario. Car, sans accord, à partir du 29 mars, les relations économiques entre le Royaume-Uni et l'UE seront régies par les règles de l'Organisation mondiale du commerce. Ce qui signifiera concrètement le retour des contrôles douaniers et une augmentation forte des coûts des produits importés de l’Union européenne, car la Grande-Bretagne a massivement recours aux importations. Avec le risque de problèmes d’approvisionnements et de pénurie. D’ailleurs ces derniers jours, les Britanniques ont fait des provisions de nourriture et de médicaments.

 

 

La confiance des consommateurs britanniques est tombée au plus bas depuis cinq ans, selon une étude de l'institut d'analyses économiques GFK. Et on les comprend, en cas de Brexit sans accord, il faut s'attendre aussi à une inflation forte, à l’effondrement de la livre sterling, qui pourrait perdre jusqu’à un quart de sa valeur. Les experts de la Banque d’Angleterre, fin novembre, estimaient qu’une sortie de l'Union européenne sans transition serait un choc plus violent pour l'économie britannique que la crise financière de 2008.

 

 

 

Les entreprises prennent les devants

Dans le contexte de suspens, de nombreux géants industriels ont déjà revu leurs ambitions en Grande-Bretagne à la baisse, et ont gelé leurs investissements. Et ce vote promet de les conforter dans leur position. Certaines entreprises ont déjà procédé à des délocalisations. Chez Toyota ou Jaguar-Land Rover, on réfléchit à terme à déménager les usines, et le vote de mardi risque de les encourager à partir. Ce qui se traduira par une montée en flèche du chômage, plusieurs dizaines de milliers d'emplois quitteront le Royaume-Uni. 

 

 

Paris peut espérer accueillir des emplois, notamment des cadres de la City, mais dans le contexte "gilets jaunes", plusieurs entreprises peuvent préférer installer leurs bureaux à Francfort ou dans d’autres villes européennes. Les entreprises françaises qui commercent avec le Royaume-Uni peinent à se préparer. En même temps, étant donné le peu de visibilité, comment faire ? Devant l’incertitude, elles aussi sont dans l’attentisme.

 


16/01/2019
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Franceinfo - le mardi 15 janvier 2019

 

 

Brexit : ce qu'il faut savoir avant le vote du Parlement britannique sur l'accord avec l'Union européenne

 

 

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Marie-Violette BernardFrance Télévisions

 

 

 

Les députés britanniques doivent se prononcer mardi sur l'accord sur le Brexit, à deux mois de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. Mais le texte n'a que peu de chances d'être approuvé

 

 

 

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La Première ministre Theresa May arrive au sommet des chefs d'Etat européens à Bruxelles (Belgique), le 13 décembre 2018 (FRANCOIS LENOIR / REUTERS)

 

 

 

Theresa May parviendra-t-elle à faire passer son accord sur le Brexit au forceps ? Les parlementaires britanniques doivent voter, mardi 15 janvier, sur le texte négocié avec l'Union européenne. Mais le scrutin crucial, déjà repoussé une fois, risque fort de se solder par un échec majeur pour la Première ministre conservatrice. Que contient cet accord décrié tant par les pro-Brexit que par les europhiles ? Le gouvernement britannique a-t-il un plan B en cas de rejet du texte ? Franceinfo répond aux questions qui se posent autour de ce vote crucial.

 

 

 

Que contient l'accord sur lequel doivent se prononcer les parlementaires britanniques ?

L'accord validé par le gouvernement britannique et par l'Union européenne est un document de 585 pages, contenant 185 articles. Il prévoit notamment une période de transition qui débutera le 30 mars, au lendemain de l'entrée en vigueur du Brexit, et durera jusqu'au 31 décembre 2020. Pendant cette période, la situation actuelle sera maintenue s'agissant "du marché intérieur, de l'union douanière et des politiques européennes avec leurs droits et leurs obligations", a indiqué Michel Barnier, qui a mené les négociations pour l'UE. Cette période de transition pourra être prolongée une fois, jusqu'à une date limitée dans le temps, mais qui n'a pas été précisée.

 

 

Le Royaume-Uni devra par ailleurs s'acquitter de ses engagements financiers auprès de l'UE, pour la période 2014-2020. Si le montant de la facture n'a pas été annoncé, Londres estime qu'il se situera entre 40 et 45 milliards d'euros. En outre, "les citoyens européens établis au Royaume-Uni et les Britanniques établis dans un Etat membre de l'Union avant la fin de la période de transition pourront continuer à vivre leur vie comme avant dans leur pays de résidence".

 

 

L'accord prévoit également la mise en place d'un "territoire douanier unique" entre l'UE et le Royaume-Uni, en cas d'échec des négociations sur la frontière entre l'Irlande et l'Irlande du Nord. Comme l'explique Libération, les marchandises continueraient de circuler sans droits de douane entre le continent et l'archipel britannique, et l'Irlande du Nord resterait alignée sur les normes du marché unique (notamment dans le domaine sanitaire). Cela permettrait d'éviter le retour d'une "frontière dure" entre le territoire britannique et la République d'Irlande, toujours membre de l'UE.

 

 

 

Deux mois avant le Brexit… ce n'est pas un peu tard pour voter ce texte ?

Les négociations entre Londres et Bruxelles ont été longues et ardues. Il a fallu 17 mois à la Première ministre pour parvenir à un accord avec ses homologues européens. Celui-ci a été annoncé le 14 novembre. Le vote sur le texte au Parlement était initialement prévu un mois plus tard, le 11 décembre, mais Theresa May s'est trouvée fragilisée par l'opposition des députés et de ses propres ministres. Six d'entre eux ont démissionné pour protester contre les mesures négociées avec l'Union européenne. Redoutant de voir l'accord rejeté, la Première ministre a décidé, 24 heures avant le vote, de le repousser au mois de janvier. Bien que les chances de voir le texte validé soient toujours minces, elle ne devrait en théorie pas retarder à nouveau le scrutin.

 

 

 

Pourquoi le texte a-t-il de fortes chances d'être rejeté ?

L'accord trouvé par Theresa May ne convainc que peu de députés. Les pro-Brexit "durs" considèrent qu'il est trop favorable à l'Union européenne, notamment parce qu'il contraint le Royaume-Uni à "rester dans l'union douanière de façon transitoire"explique Christian Lequesne, professeur à Sciences Po et spécialiste de la politique européenne. Mais même au sein du parti conservateur, certains "pensent que l'accord est mauvais car le Royaume-Uni devrait rester dans l'UE comme un membre plein et entier".

 

 

Le petit parti unioniste nord-irlandais DUP, allié des conservateurs, compte également voter contre le texte, selon Les Echos. Le leader de l'opposition travailliste, Jeremy Corbyn, a enfin appelé à rejeter le projet et "un faux choix entre ce mauvais accord et l'absence d'accord". Selon les projections réalisées par le Guardian (en anglais), lundi 14 janvier, 423 élus sur 650 devraient voter contre l'accord, et 216 pour. 

 

 

 

Est-ce que le gouvernement a un plan B ?

Selon la BBC (en anglais), "même les plus proches collaborateurs [de Theresa May] n'ont pas l'air de savoir si elle a un plan B" en cas de rejet de l'accord par les députés. La Première ministre britannique a martelé, depuis mi-novembre, qu'il n'y avait pas de meilleure option que le texte validé par son gouvernement et Bruxelles. "L'accord respecte le vote du référendum en traduisant la volonté du peuple en un plan détaillé et pratique pour un meilleur avenir, a-t-elle assuré lundi, selon le Guardian (en anglais). Personne d'autre n'a proposé d'alternative garantissant cela."

 

 

Une majorité de députés a toutefois voté un amendement déposé par les europhiles et qui oblige la Première ministre à présenter un "plan B", dans un délai de trois jours ouvrés, si l'accord sur le Brexit est rejeté mardi 15 janvier. Theresa May aurait donc jusqu'au lundi 21 janvier pour plancher sur une solution de rechange. Ce texte serait amendable, note Le Monde. "[Les députés] pourraient alors tenter de tester, au fil des votes, des formules de Brexit aptes à réunir une majorité", estime le quotidien.

 

 

 

Et si l'accord est rejeté, que se passera-t-il ?

En cas de "no-deal", le divorce entre le Royaume-Uni et l'Union européenne se ferait sans période de transition. Les conséquences pour l'économie britannique seraient plus graves que la crise financière de 2008, selon les estimations de la Banque d'Angleterre : la livre s'effondrerait de 25%, le chômage grimperait à 7,5% et l'inflation à 6,5%.

 

 

Ne bénéficiant plus des accords négociés au niveau européen, les habitants du Royaume-Uni verraient leurs frais téléphoniques et bancaires augmenter, tout comme les frais d'import de produits venant de l'UE, ajoute LCI. Des milliers d'entreprises devraient à nouveau se soumettre aux déclarations de douanes et à d'éventuelles taxes, et les Britanniques voyageant en Europe auraient de nouvelles contraintes administratives.

 

 

Un Brexit sans accord pourrait enfin se solder, le 29 mars, par des perturbations dans les aéroports et dans les gares : les compagnies aériennes britanniques et européennes perdront le droit automatique d'opérer entre l'île et le continent et les licences des compagnies ferroviaires britanniques ne seraient plus valables. Londres a déjà signé des contrats avec trois compagnies de ferries, pour un montant de 120 millions d'euros, pour tenter d'éviter les embouteillages dans les ports.

 

 

 

Est-ce qu'il est encore possible de repousser le Brexit ?

En cas de rejet de l'accord, Theresa May pourrait tenter de négocier de nouveaux termes avec Bruxelles, selon le Guardian (en anglais). Mais elle se heurtera vraisemblablement à un mur. "Comme vous le savez, nous ne sommes pas en position d'accepter quoi que ce soit qui modifie ou est contradictoire avec l'accord de sortie [précédemment négocié]", indique une lettre signée par le président du Conseil européen, Donald Tusk, et le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, lundi 14 janvier.

 

 

L'UE pourrait toutefois laisser du temps à l'exécutif britannique pour se sortir de l'impasse. Le Guardian (en anglais) affirme que Bruxelles a commencé à préparer l'éventualité d'un report du Brexit au mois de juillet. Si elle a rappelé lundi qu'elle "ne pense pas qu'on devrait repousser l'application de l'article 50", Theresa May n'a pas totalement écarté cette possibilité.

 

 

Une extension pourrait également être demandée en cas de nouvelles élections générales au Royaume-Uni. Le Labour a menacé à plusieurs reprises de déposer une motion de défiance pour renverser le gouvernement de Theresa May. Mais les travaillistes ne disposent a priori pas du soutien suffisant, car les Tories redoutent de voir l'opposition remporter d'éventuelles législatives anticipées, analyse Libération. Dans tous les cas, un report du Brexit devrait être approuvé par les 27 pays membres et se heurterait à l'échéance des élections européennes, prévues fin mai et "impossibles à organiser dans un Royaume-Uni suspendu au Brexit", selon Le Monde.

 

 

 

Pourquoi ne pas l'abandonner, tout simplement ?

Légalement, l'annulation du Brexit est envisageable. La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) a estimé, lundi 10 décembre, que "le Royaume-Uni est libre de révoquer unilatéralement la notification de son intention de se retirer de l'Union européenne". Cette décision, si elle était prise "dans le respect de ses propres règles constitutionnelles, aurait pour effet que le Royaume-Uni resterait dans l'Union dans des termes inchangés quant à son statut d'Etat membre". Il faudrait toutefois que le Brexit soit abandonné avant le 29 mars.

 

 

Politiquement, en revanche, il est difficile pour l'exécutif de revenir sur la sortie du Royaume-Uni de l'UE. La Première ministre est opposée à un second référendum, préconisé par les europhiles. "Sans Brexit, nous risquons un renversement du processus démocratique", a estimé Theresa May, lors d'un discours prononcé lundi 14 janvier. Elle a donc appelé les députés à "réfléchir aux conséquences de leurs actions".

 

 

"Et si nous nous trouvions dans la situation [inverse] où le Parlement tentait de faire sortir le Royaume-Uni de l'Union européenne en dépit d'un référendum pour y rester ? Cela causerait un préjudice catastrophique à la confiance du peuple dans le processus démocratique et dans ses responsables politiques, a-t-elle martelé. Nous avons tous le devoir de mettre en œuvre le résultat du référendum." Elle saura, mardi 15 janvier, si les députés ont entendu son appel.

 


15/01/2019
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Franceinfo - le mardi 15 janvier 2019

 

 

"C'était une énorme erreur" : pro-Brexit en 2016, ces Britanniques veulent désormais rester dans l'Union européenne

 

 

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Valentine PasquesooneFrance Télévisions
 

 

 

 

Selon un sondage YouGov réalisé en mars, 7% des Britanniques ayant voté en faveur du Brexit ne veulent plus sortir de l'UE. A trois mois de l'échéance fatidique, prévue le 29 mars 2019, nous avons interrogé plusieurs de ces électeurs, qui réclament un second vote

 

 

 

Plus de deux ans après le référendum sur le Brexit, le constat de Christopher Oram est sans équivoque. "Tout ce qui nous a été dit était un mensonge", soupire ce Britannique, originaire du sud-ouest de l'Angleterre. Aujourd'hui, ce jeune journaliste et chauffeur est un fervent "remainer", convaincu que le Royaume-Uni doit à tout prix rester dans l'Union européenne. Le 23 juin 2016, il a pourtant voté "oui" au Brexit, comme 51,9% des électeurs. "C'était une énorme erreur", reconnaît-il volontiers.

 

 

A l'instar de Christopher Oram, 7% des Britanniques ayant soutenu le Brexit lors du référendum regrettent aujourd'hui leur décision, selon un sondage YouGov réalisé en mars 2018. Convaincus qu'ils manquaient d'informations à l'époque, voire qu'ils ont été dupés par les pro-Brexit pendant la campagne, ils réclament ainsi un second référendum, et la chance d'avoir "le dernier mot" sur l'avenir – européen ou non – de leur pays. Une campagne en ligne, nommée "Remainer Now" ("Je veux rester désormais"), rassemble bon nombre d'entre eux. 

 

 

 

Une campagne pro-Brexit convaincante

Dami Olatuyi a même été bénévole au siège de la campagne "Vote Leave" ("Votez pour sortir") en faveur du Brexit. Il le reconnaît lui-même : il connaissait peu de choses sur l'Union européenne et a vite été attiré par "l'optimisme" des pro-Brexit.

 

 

 

Ils disaient que tout serait formidable une fois sortis de l'UE. Je me suis dit : 'Pourquoi ne pas leur laisser une chance ?'

Dami Olatuyi

à franceinfo

 

 

D'autres Britanniques, tel James, souhaitaient avec ce vote non pas protester contre l'UE, mais contre leur propre gouvernement, mené à l'époque par le conservateur David Cameron. Pour Pav Akhtar, qui a vécu plusieurs années sur le continent, notamment à Bruxelles, il s'agissait surtout de réagir face à "l'inefficacité du système européen". En votant "oui" pour le Brexit, ce dernier a voulu dénoncer, par exemple, le fait que "des fonds issus de l'argent des contribuables sont alloués à des projets qui ne fonctionnent pas".

 

 

Mais beaucoup ont été convaincus par l'un des arguments phare du camp des pro-Brexit : le fait que le Royaume-Uni envoie chaque semaine à l'Union européenne 350 millions de livres (près de 387 millions d'euros), et que cet argent pourrait, une fois le pays sorti de l'UE, servir à financer le National Health Service (NHS), le service public de santé britannique. "J'ai des enfants qui sont malades, donc cet argument m'a convaincu", confie Emma Jiao-Knuckey.

 

 

 

"Qu'avons-nous fait ?"

Très vite, ces Britanniques ont eu le sentiment d'avoir été trompés, manipulés par la campagne pour le Brexit. Au lendemain du référendum, Nigel Farage, à l'époque leader du parti europhobe Ukip, a lui-même reconnu qu'il ne pouvait en aucun cas garantir que l'argent envoyé à l'UE chaque semaine pourrait être reversé au NHS. "C'était une erreur" de la campagne qu'il avait pourtant vivement soutenu, a-t-il lâché sur le plateau de l'émission "Good Morning Britain". "On nous a dit qu'on ne quitterait ni le marché unique, ni l'union douanière", poursuit James. "Et après, ils ont dit qu'ils voulaient sortir de tout cela !"

 

 

James se souvient particulièrement de la réaction de sa femme, citoyenne allemande, le matin du 24 juin 2016. "Elle pleurait dans mes bras, se remémore-t-il. A ce moment-là, je me suis dit : 'Qu'avons-nous fait ?'" A trois mois du début officiel du Brexit, programmé le 29 mars, il appelle lui aussi à la tenue d'un deuxième et dernier vote pour confirmer ou infirmer le choix des Britanniques.

 

 

 

Si l'on vous dit, moins de 24 heures après votre vote, que l'une des principales raisons qui vous ont poussé à faire ce choix est un mensonge, une erreur, je pense que l'on peut comprendre que je réclame un nouveau vote.

Emma Jiao-Knuckey

à franceinfo

 

 

"Maintenant, nous avons tous les faits en main", argumente Pav Akhtar. "Les choses changent, conclut Christopher Oram. Et quand elles changent, vous devriez avoir le droit de changer d'avis."

 


15/01/2019
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Franceinfo - le lundi 14 janvier 2019 - mis à jour le 15.01.19

 

 

La Pologne en état de choc après le meurtre au couteau du maire de Gdansk

 

 

 

 

Frappé plusieurs fois avec un couteau par un repris de justice dont les motivations restent peu claires, le maire de Gdansk est mort lundi en début d'après-midi

 

 

 

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Un rassemblement à Varsovie (Pologne), lundi 14 janvier 2019, en hommage au maire de Gdansk, mort assassiné quelques heures plus tôt. Sur la pancarte, on peut lire l'inscription "Stop à la haine". (BEATA ZAWRZEL / NURPHOTO / AFP)

 

 

 

 

Des milliers de Polonais ont participé, lundi 14 janvier au soir, à des rassemblements contre la violence organisés dans plusieurs villes après la mort du maire de Gdansk, Pawel Adamowicz, poignardé dimanche soir par un homme lors d'un événement caritatif public.

 

 

Frappé plusieurs fois avec un couteau par un repris de justice dont les motivations restent peu claires, le maire de Gdansk est mort lundi en début d'après-midi.

 

 

Pawel Adamowicz, qui a dirigé la ville pendant vingt ans, avait subi une blessure grave au cœur, et d'autres au diaphragme et aux organes de la cavité abdominale, selon les médecins. Il avait perdu une "quantité énorme" de sang.

 

 

 

Des rassemblements dans tout le pays

L'attaque s'était déroulée dimanche soir devant quelques centaines de personnes, dont des enfants, sur un podium dressé pour une action caritative nationale de collecte de fonds pour l'achat d'équipements hospitaliers.

 

 

L'agresseur, un habitant de Gdansk de 27 ans qui venait de purger une longue peine de prison pour des attaques à main armée, a été mis en examen pour meurtre, a indiqué le parquet. L'homme, interpellé aussitôt après le crime et dont l'état mental doit être examiné par des psychiatres, n'a pas reconnu les faits. Il risque la réclusion à perpétuité.

 

 

Dans la soirée, des milliers de personnes se sont rassemblées en silence dans le centre historique de Gdansk pour rendre hommage à Pawel Adamowicz et protester contre la violence. Des rassemblements semblables ont eu lieu dans plusieurs villes polonaises, dont les plus grands à Varsovie, Cracovie (sud), Poznan (ouest) et Wroclaw (ouest).

 

 

L'agression a provoqué un choc en Pologne, pays qui n'a pratiquement pas connu d'incidents violents de ce genre depuis la chute du communisme il y a trente ans, hormis l'assassinat par balle à Lodz en 2010 d'un membre du parti conservateur par un homme jugé responsable de ses actes, qui avait invoqué sa "haine" de ce parti, alors dans l'opposition.

 


15/01/2019
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Franceinfo

 

 

"Pièces à conviction". Gros salaires, privilèges et gaspillages : enquête sur les milliards de l’Europe

 

 

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Chaque année, la France verse 20 milliards d’euros à l’Union européenne. A l’heure où l’Europe traverse une passe difficile à cause du Brexit, "Pièces à conviction" a enquêté dans les coulisses, et a suivi des députés, des fonctionnaires, et même l’un de ses plus hauts dirigeants pour savoir comment ces milliards sont dépensés

 

 

 

Des dépenses parfois ubuesques

Comment fonctionne le Parlement européen ? La machine est gourmande, et les dépenses parfois ubuesques. Une fois par mois, et pour trois jours seulement, les 750 parlementaires et leurs assistants déménagent de Bruxelles à Strasbourg : cela coûte 110 millions d’euros, une dépense inutile juge la Cour des comptes européenne…

 

 

Quant aux députés européens, ils sont parmi les mieux rémunérés au monde, avec 11 000 euros net par mois. Mais malgré ces conditions privilégiées, certains arrondissent leurs fins de mois en travaillant pour le secteur privé, parfois en toute illégalité. D’autres ne brillent pas par leur assiduité, et parmi eux beaucoup de députés français…

 

 

 

Le pouvoir du lobbying

Avec de tels moyens financiers, que vaut le vote de ces parlementaires qui représentent 600 millions d’Européens ? L’enquête de "Pièces à conviction" révèle comment des multinationales parviennent à influencer Bruxelles et imposer leur choix, parfois contre l’avis du Parlement, démocratiquement élu.

 


21/12/2018
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Franceinfo - le vendredi 14 décembre 2018

 

 

Irlande : le Parlement a adopté le projet de loi légalisant l'avortement

 

 

 

Le Premier ministre Leo Varadkar a salué un "moment historique pour les femmes irlandaises"

 

 

 

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Des Irlandaises se réjouissent après le référendum sur l'IVG, en mai 2018. (JAMES FORDE / CENTER FOR REPRODUCTIVE RIGHTS / AFP)

 

 

 

Un vote historique. Jeudi 13 décembre, le Parlement irlandais a adopté le projet de loi légalisant l'avortement. Ce vote intervient sept mois après un référendum lors duquel les Irlandais s'étaient prononcés contre l'interdiction constitutionnelle de l'IVG. Le texte prévoit notamment d'autoriser l'IVG sans conditions jusqu'à 12 semaines.

 

 

Le texte avait commencé à être examiné par le Parlement en octobre dernier et a été adopté jeudi 13 décembre. Il permet aussi l'avortement en cas d'anomalie du fœtus qui pourrait conduire à sa mort in utero. Le Premier ministre Leo Varadkar a salué un "moment historique pour les femmes irlandaises"

 

 

La loi doit encore être signée par le président

Le 25 mai dernier, les Irlandais avaient approuvé par référendum à plus de 66% la libéralisation de l'avortement, un nouveau séisme culturel dans ce petit pays de 4,7 millions d'habitants de tradition catholique, trois ans après la légalisation du mariage homosexuel. Les femmes qui souhaitaient avorter étaient jusqu'à présentes contraintes de se rendre au Royaume-Uni. La loi doit encore être signée par le président Michael Higgins avant d'entrer en vigueur.

 


16/12/2018
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Franceinfo - le jeudi 13 décembre 2018

 

 

Brexit : trois questions après le vote de confiance remporté par Theresa May

 

 

 

 

La Première ministre britannique se rend à Bruxelles après avoir échappé à un vote de défiance au Royaume-Uni. Elle va tenter d'obtenir de nouvelles garanties sur l'accord de retrait face à des Européens qui refusent de renégocier le texte

 

 

 

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La Première ministre conservatrice Theresa May s'adresse à la presse, le 12 décembre 2018 à Londres (Royaume-Uni), après avoir remporté le vote de défiance organisé au sein de son parti. (TOLGA AKMEN / AFP)

 

 

 

La Première ministre britannique, Theresa May, doit s'exprimer devant ses homologues des pays de l'Union européenne réunis pour un sommet de deux jours, jeudi 13 décembre. Lundi, la dirigeante conservatrice a reporté en catastrophe le vote sur l'accord de Brexit prévu mardi à la Chambre des communes, de crainte de le perdre. Son parti, en majorité hostile au texte négocié avec l'UE, a aussitôt organisé un vote de défiance, mercredi. Theresa May a finalement obtenu le soutien de 200 députés conservateurs, contre 117 qui l'ont désavouée.

 

 

Mais la marge de manœuvre de la Première ministre, prise en tenaille entre des conservateurs favorables à un Brexit dur et des europhiles soucieux de préserver des liens étroits avec l'UE, reste faible. Explications.

 

 

1 - Theresa May sort-elle renforcée ou affaiblie de ce vote de défiance ?

Ce vote pourrait être une victoire à la Pyrrhus. Certes, selon les statuts du parti, celui-ci ne pourra plus chercher à la déloger pendant un an, mais elle reste sous la menace d'une motion de censure de l'opposition, une opportunité potentielle de revanche pour les frondeurs conservateurs.

 

 

Par ailleurs, la Première ministre a dû mettre son avenir politique dans la balance, annonçant qu'elle projetait de quitter ses fonctions avant le scrutin législatif de 2022. "J'aurais aimé de tout mon cœur mener le parti aux prochaines élections (...). Mais je me rends compte que le parti aimerait qu'un autre chef s'en charge", a-t-elle déclaré avec émotion, selon le conseiller juridique du gouvernement, Robert Buckland.

 

 

"C'est une survie, pas un succès ce soir – un autre gros coup porté à la crédibilité de la Première ministre", a souligné la journaliste de la BBC Laura Kuenssberg. Le Guardian, lui, a jugé la dirigeante "amochée par l'ampleur de la rébellion".

 

 

 

2 - Qu'est-ce que le "backstop" ?

Le blocage se cristallise notamment sur la question du "backstop" (ou "filet de sécurité"), la clause de sauvegarde rédigée dans l'accord négocié avec l'UE. Si aucun accord n'est trouvé après la transition post-Brexit, cette mesure prévoit de créer un "territoire douanier unique" au sein duquel il n'y aurait aucun quota ni droit de douane pour les biens industriels et agricoles. Cela signifie que l'rlande du Nord restera liée à l'UE par un accord proche du régime actuel, afin de garantir la liberté de circulation des personnes et des marchandises.

 

 

L'objectif est d'empêcher le retour d'une frontière physique "dure" entre la République d'Irlande et l'Irlande du Nord, supprimée depuis les accords de paix de 1998. Cette clause serait temporaire, précise encore le projet d'accord.

 

 

Mais les conservateurs les plus déterminés à sortir de l'UE estiment que cette clause remet en cause la souveraineté du Royaume-Uni. Ils demandent donc qu'elle soit purement et simplement supprimée. Pour les rassurer, Theresa May veut donc obtenir la garantie que ce "backstop" ne pourra être que temporaire. "L'idée d'une date de péremption pour la garantie ne passera pas" du côté de l'UE, a cependant déjà averti un diplomate européen.

 

 

 

3 - L'accord peut-il encore être remanié ?

Les dirigeants européens, à Bruxelles comme dans les Etats membres, l'ont répété sur tous les tons : il n'est pas question de renégocier l'accord de divorce qui a nécessité dix-sept mois de tractations pour organiser le départ britannique, programmé le 29 mars 2019. "Il ne faut pas attendre que nous sortions avec de quelconques changements" lors du sommet, a encore prévenu mercredi la chancelière allemande, Angela Merkel. "Il n'y aura pas de renégociation", mais tout au plus "des observations", a renchéri le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian.

 

 

Mercredi soir à Bruxelles, le chancelier autrichien, Sebastian Kurz, a déclaré que s'il était "clair que l'accord de retrait ne serait pas rouvert et amendé", il y avait tout de même "une certaine marge de manœuvre pour se rapprocher les uns des autres". Outre la question irlandaise, l'accord de Brexit règle notamment la question du solde de tout compte que devra verser le Royaume-Uni à l'Union européenne pour honorer ses engagements. Il prévoit aussi quels seront les droits des citoyens européens au Royaume-Uni et des Britanniques dans l'UE, après le Brexit.

 

 

"La marge est extrêmement étroite, ce sera un exercice de communication", a confié mercredi un haut diplomate d'un Etat membre. Les Européens ne pourront pas concéder davantage à Theresa May qu'un petit texte de "clarification", qui "ne sera pas juridiquement contraignant", a prévenu de son côté un responsable européen.

 


13/12/2018
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Franceinfo - le mercredi 12 décembre 2018

 

 

Espagne : le gouvernement annonce la hausse de 22% du salaire minimum

 

 

 

 Le salaire minimum mensuel va ainsi passer de 858 euros à 1 050 euros brut

 

 

 

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Le drapeau espagnol fotte à Melilla (Espagne), le 6 décembre 2018. (ARTUR WIDAK / NURPHOTO / AFP)

 

 

 

 

Une bonne nouvelle pour les petits salaires. Le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez a annoncé, mercredi 12 décembre, qu'il augmenterait par décret le salaire minimum de 22%. Le salaire minimum mensuel va ainsi passer de 858 euros à 1 050 euros brut.

 

 

"Le Conseil du 21 décembre approuvera la hausse du salaire minimum". Elle entrera en vigueur "à partir de 2019" et constituera "la hausse la plus importante depuis 1977", a déclaré Pedro Sanchez devant les parlementaires. le socialiste a pris les rennes du gouvernement espagnol en juin dernier.

 

 

La hausse du salaire minimum est une mesure phare de son projet de budget pour 2019. Selon le projet de budget publié début octobre, cette mesure coûtera 340 millions d'euros à l'Etat. Elle a été durement critiquée par l'opposition de droite.

 


13/12/2018
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Franceinfo - le lundi 10 décembre 2018

 

 

Brexit : Theresa May annonce le report du vote du Parlement britannique sur l'accord

 

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franceinfo avec AFP et ReutersFrance Télévisions
 

 

 

 

La Première ministre veut renégocier l'accord à Bruxelles

 

 

 

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Theresa May devant le Parlement britannnique, le 10 décembre 2018 à Londres. (AFP)

 

 

 

Le vote du Parlement britannique sur l'accord du Brexit est reporté, annonce la Première ministre britannique Theresa May, lundi 10 décembre. L'accord, négocié avec Bruxelles pendant 17 mois, était censé être voté mardi, mais la vive opposition qu'il suscitait chez les députés de tous bords rendait son approbation très improbable.

 

 

Theresa May a ajouté qu'elle allait s'entretenir, une nouvelle fois, avec ses homologues européens pour essayer d'obtenir des garanties supplémentaires. Sauf qu'en parallèle, la Commission européenne a déclaré lundi qu'il n'était pas question de renégocier l'accord de divorce.

 

 

La Première ministre d'Ecosse Nicola Sturgeon voit dans un report du vote sur le Brexit "un pathétique acte de lâcheté" de la part d'un gouvernement qui "s'effondre en plein chaos". De son côté, le dirigeant du Parti travailliste, Jeremy Corbyn, juge que le Royaume-Uni n'a plus de "gouvernement qui fonctionne".

 


12/12/2018
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Franceinfo - le lundi 10 décembre 2018

 

 

Critiqué par les nationalistes et les anti-migrants, le pacte de Marrakech a été formellement approuvé

 

 

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Ce texte non-contraignant vise à renforcer "la coopération relative aux migrations internationales sous tous leurs aspects"

 

 

 

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Le pacte piloté par l'ONU a été ratifié par environ 150 pays , lundi 10 décembre 2018. (HAZEM BADER / AFP)

 

 

 

Le pacte de Marrakech a été formellement approuvé, lundi 10 décembre, par plus de 150 pays. Critiqué par les nationalistes et les anti-migrations, cet acckrd non-contraignant piloté par l'ONU "favorise la coopération internationale en matière de migration entre tous les acteurs compétents". En France, des "gilets jaunes" avait dénoncé ce texte, en se basant, notamment sur de fausses informations.

 

 

 

Un pacte juridiquement non-contraignant

S'exprimant à l'ouverture des débats, Antonio Guterres, le secrétaire général de l'ONU, a dénoncé les "nombreux mensonges" à propos d'un texte qui a soulevé les critiques des nationalistes et des partisans de la fermeture des frontières. La sensibilité du sujet a poussé plusieurs pays dans le monde à renier leurs engagements en faveur de ce texte pourtant "juridiquement non-contraignant"

 

 

Le pacte de Marrakech recense des principes : défense des droits de l'Homme, des enfants, reconnaissance de la souveraineté nationale. Il liste aussi des propositions pour aider les pays à faire face aux migrations : échanges d'information et d'expertises, intégration des migrants. Il interdit les détentions arbitraires, n'autorisant les arrestations qu'en dernier recours.

 

 

>> Ce que contient (vraiment) le pacte de Marrakech

 


11/12/2018
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