L'AIR DU TEMPS

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EUROPE


Franceinfo - le dimanche 24 mars 2019

 

 

"Nous défendons le droit d'écrire notre histoire" : 171 artistes français soutiennent la réforme du droit d'auteur

 

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

 

Ils signent une tribune dans "Le Journal du dimanche" pour dénoncer les "ogres" que sont devenus les GAFA

 

 

 

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Le chanteur Jean-Jacques Goldman, lors de l'émission "Les Enfoirés" en 2014.  (PATRICK HERTZOG / AFP)

 

 

 

"Nous défendons le droit d'écrire notre histoire et non de vivre celle que les géants ont décidée pour nous." C'est en ces termes que 171 artistes et journalistes français défendent, dans une tribune publiée dans Le JDD, la réforme européenne du droit d'auteur. Le texte, publié dimanche 24 mars, est signé notamment par l'actrice Sandrine Bonnaire, le dessinateur Enki Bilal, le compositeur et interprète Jean-Jacques Goldman, la star de l'électro David Guetta et la chanteuse Louane. 

 

 

Il débute sous la forme d'une fable intitulée "les bons géants qui devinrent ogres" et elle raconte comment les GAFA, géants au départ altruistes, sont devenus des ogres motivés par l'argent, résistant à toute forme de régulation. Le texte dénonce les "sommes vertigineuses" dépensées par ces géants du Net pour combattre le projet de directive révisant le droit d'auteur, soumise à un vote final mardi."Nous défendons l'intérêt général"

 

 

La réforme ambitionne d'adapter à l'ère du numérique la législation européenne du droit d'auteur, qui date de 2001, une époque où YouTube, Tumblr ou encore Twitter n'existaient pas. Ses défenseurs espèrent obtenir une rémunération plus juste des plateformes utilisatrices de leur contenus, mais cette réforme reste combattue avec force par les géants du Net comme Google et les partisans d'un internet libre. Ces opposants affirment que la réforme nuirait à la créativité et à la gratuité du Net.

 

 

Des arguments rejetés par les artistes signataires de la tribune. "Nous défendons l'intérêt général et pas seulement des intérêts privés car nous ne défendons rien d'autre que notre bien commun le plus précieux, une certaine idée de la démocratie", assurent-ils. Et, s'adressant aux eurodéputés, ils plaident qu'en votant le projet de directive, ils prouveront que "l'Europe sait défendre les intérêts de ses peuples mieux que ces géants qui prétendent le faire à leur place".

 


24/03/2019
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Franceinfo - le dimanche 24 mars 2019

 

 

Mobilisation contre le Brexit : la manifestation géante à Londres vue du ciel

 

 

 

Des images tournées depuis un hélicoptère montrent l'ampleur de la mobilisation pro-européenne dans la capitale britannique. Les organisateurs revendiquent un million de participants

 

 

 

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Des manifestants réclament un nouveau référendum sur le Brexit, à Londres (Royaume-Uni), samedi 23 mars 2019.  (ALBERTO PEZZALI / NURPHOTO / AFP)

 

 

 

"Union européenne, je t'aime" : des centaines de milliers de personnes ont défilé samedi 23 mars à Londres (Royaume-Uni) pour réclamer un nouveau référendum sur le Brexit, en pleine incertitude sur la possibilité que la Première ministre Theresa May présente à nouveau son accord de divorce aux députés. 

 

 

"Nous demandons un vote populaire""Quitter [l'UE] ne marchera pas""Révoquons l'article 50 [du Traité de Lisbonne, qui régit la sortie d'un pays de l'UE]", pouvait-on lire sur les pancartes des manifestants, venus des quatre coins du Royaume-Uni en voiture, bus ou train. La foule, massive, dense et enthousiaste, comme on peut le voir tournées depuis un hélicoptère et diffusées par la BBC, a défilé dans le centre de la capitale britannique, non loin des bureaux de Theresa May au 10, Downing Street, chantant des airs anti-Brexit et brandissant des drapeaux européens, parfois en forme de cœur. 

 

 

L'organisation People's vote, qui milite pour un nouveau référendum, a estimé à environ un million le nombre de participants, Scotland Yard n'a pas communiqué de chiffre. 

 


24/03/2019
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Franceinfo - le vendredi 22 mars 2019

 

 

L'Union européenne propose à Londres deux options pour un report du Brexit : le 22 mai ou le 12 avril

 

 

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franceinfo avec ReutersFrance Télévisions

 

 

 

Les Vingt-Sept envisagent d'accorder un court report de la sortie du Royaume-Uni de l'UE, sous conditions

 

 

 

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La Première ministre Theresa May lors d'un sommet à Bruxelles consacré en grande partie au Brexit, le 21 mars 2019. (EMMANUEL DUNAND / AFP)

 

 

 

Les dirigeants européens sont prêts à accorder (en anglais) au Royaume-Uni deux options pour un report du Brexit au-delà de la date initialement prévue du 29 mars, après sept heures de discussions à Bruxelles, jeudi 21 mars.

 

 

Premier cas de figure : si les députés britanniques approuvent la semaine prochaine l'accord de retrait conclu en novembre, la date du Brexit sera reportée jusqu'au 22 mai. En cas de nouveau rejet par le Parlement britannique, "le Conseil européen décide de le proroger jusqu'au 12 avril 2019 et attend du Royaume-Uni qu'il indique la voie à suivre avant cette date", écrivent les dirigeants européens. Selon la loi britannique, il s'agit en effet de la date limite pour organiser des élections européennes (26 mai prochain).

 

 

 

 

 

 

Si le Royaume-Uni décide de ne pas tenir d'élections, "l'option d'un report long [du Brexit] deviendra automatiquement impossible", a précisé Donald Tusk. Si des élections sont organisées, Theresa May pourrait demander un nouveau report, dont la durée n'a pas été fixée. Ce dernier scénario reste cependant improbable : la Première ministre s'est dite "fortement défavorable à l'idée de demander aux Britanniques de participer à ces élections, trois ans après avoir voté pour quitter l'UE".

 

 

 

Theresa May a accepté l'offre de report

La Première ministre Theresa May a accepté cette offre de l'UE. L'objectif du compromis accepté par les Européens et Theresa May "est de donner le maximum de possibilités pour que l'accord de retrait soit ratifié", a commenté une source gouvernementale espagnole. Cette accord a pour objectif de permettre une sortie ordonnée du Royaume-Uni.

 

 

La Première ministre britannique souhaitait un report au 30 juin, mais cette date posait problème d'un point de vue juridique à l'UE en raison du scrutin européen, prévu du 23 au 26 mai. "Si le Royaume-Uni ne veut pas organiser d'élections, nous n'aurons aucun moyen de faire autre chose, ça veut dire qu'il aura choisi le 'no deal'", a commenté l'Elysée. A leur arrivée au Conseil européen, plusieurs dirigeants avaient prévenu qu'un troisième rejet de l'accord à la Chambre des communes la semaine prochaine mettrait le Royaume-Uni sur la voie d'un Brexit désordonné.

 


22/03/2019
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Franceinfo - le lundi 4 février 2019

 

 

Tribune d'Emmanuel Macron : "Liberté, protection et progrès" pour "une renaissance européenne"

 

 

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franceinfoRadio France

 

 

 

Le président de la République publie lundi une tribune sur les sites de plusieurs quotidiens régionaux français et européens. Elle s'articule autour de trois valeurs : la liberté, la protection et le progrès

 

 

 

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Le président de la République lors d'un discours à l'Elysée, le 27 février 2019. (MAXPPP)

 

 

 

Brexit, démocratie, immigration, préférence européenne, banque européenne du climat... Tels sont les thèmes évoqués par le président français Emmanuel Macron dans une tribune publiée lundi 4 mars sur les sites de la presse quotidienne régionale du groupe Ebra (neuf quotidiens régionaux répartis sur toute la façade est de la France, dont Le Dauphine Libéré, Le Progrès, Les Dernières Nouvelles d'Alsace...), sur Le Parisien ainsi que dans plusieurs quotidiens européens, et que franceinfo s'est procurée. La tribune, intitulée "Pour une renaissance européenne", s'articule autour d'un triptyque : "La liberté, la protection et le progrès." Le chef de l'État plaide notamment pour la création "d'une Agence européenne de protection des démocraties", pour "remettre à plat l’espace Schengen", pour un "bouclier social européen", ainsi que pour la création d'une "Banque européenne du climat".

 

 

 

Agence européenne de protection des démocraties

En introduction de sa tribune, le chef de l'État évoque, en référence au Brexit, "les exploiteurs de colère, soutenus par les fausses informations, promettant tout et son contraire" quand, selon Emmanuel Macron, "l'Europe est un projet inédit de paix, de prospérité et de liberté" : "Les nationalistes se trompent quand ils prétendent défendre notre identité dans le retrait de l’Europe."

 

 

Le programme européen du président français s'articule autour du triptyque suivant : "la liberté, la protection et le progrès". Dans le paragraphe consacré à la liberté, Emmanuel Macron "propose que soit créée une Agence européenne de protection des démocraties qui fournira des experts européens à chaque État membre pour protéger son processus électoral contre les cyberattaques et les manipulations. Dans cet esprit d’indépendance, nous devons aussi interdire le financement des partis politiques européens par des puissances étrangères. Nous devrons bannir d’internet, par des règles européennes, tous les discours de haine et de violence, car le respect de l’individu est le fondement de notre civilisation de dignité."

 

 

 

Créer une "police des frontières" européenne

La notion de protection est évoquée par le chef de l'État pour "remettre à plat l’espace Schengen" notamment en créant "une police des frontières commune et un office européen de l’asile (...) sous l’autorité d’un Conseil européen de sécurité intérieure". Emmanuel Macron espère également pouvoir "sanctionner ou interdire en Europe les entreprises qui portent atteinte à nos intérêts stratégiques et nos valeurs essentielles, comme les normes environnementales, la protection des données et le juste paiement de l’impôt". Pour cela il évoque la notion de "préférence européenne".

Dernière valeur portée par le président Macron dans sa tribune, celle de "progrès". Selon le chef de l’État, "l’Europe doit instaurer pour chaque travailleur, un bouclier social lui garantissant la même rémunération sur le même lieu de travail, et un salaire minimum européen, adapté à chaque pays et discuté chaque année collectivement". L'environnement est également évoqué avec la volonté de créer une "Banque européenne du climat pour financer la transition écologique". Enfin, afin de "réguler les géants du numérique", Emmanuel Macron propose de créer "une supervision européenne des grandes plateformes".

 


05/03/2019
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Franceinfo - le mercredi 27 février 2019 mis à jour le 03.03.19

 

 

 

Le changement d'heure devrait bientôt disparaître : entre heure d'été et heure d'hiver, que vaut-il mieux choisir ?

 

 

 

 

La fin annoncée du changement d'heure pourrait avoir des conséquences dans des domaines aussi variés que la santé ou l'agriculture

 

 

 

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La fin annoncée du changement d'heure pourrait avoir des conséquences dans des domaines aussi variés que la santé ou l'agriculture. (MAXPPP)

 

 

 

Entre l'heure d'hiver et l'heure d'été, que choisir ? Si la Commission européenne veut mettre fin aux changements d'heure, c'est bien chacun des pays qui devra décider laquelle, de l'heure d'hiver ou de l'heure d'été, il voudra conserver de manière permanente.

 

 

Ce choix n'a rien d'anodin : il pourrait avoir des conséquences dans des domaines aussi variés que la santé ou l'agriculture. En octobre 2018, le ministre de la Transition écologique, François de Rugy, s'est dit favorable à "réduire" l'écart avec l'heure naturelle du soleil, tout en voulant "discuter pour voir les effets concrets sur la vie quotidienne et sur les dépenses d'énergie". Tour d'horizon des enjeux liés aux changements d'heure.

 

 

 

Pour la santé : avantage heure d'hiver

Globalement, "le changement d'heure perturbe notre horloge interne qui contrôle nos différents rythmes biologiques", souligne Véronique Fabre, chercheuse à l'Inserm. Lors du passage à l'heure d'été, le "manque de sommeil peut provoquer une chute de l'attention, occasionner de la somnolence, de la nervosité ou dégrader l'humeur", selon la chercheuse. Différentes études font état d'une hausse des infarctus du myocarde ou des crises cardiaques après le passage à l'heure d'été.

 

 

"A priori, on est quand même faits pour vivre avec le soleil", rappelle Joëlle Adrien, spécialiste du sommeil à l'Hôtel-Dieu à Paris. En France, l'heure d'été correspond à deux heures d'avance sur l'heure solaire, ce qui "n'est pas une bonne idée". Des spécialistes des rythmes biologiques recommandent de rester à l'heure d'hiver.

 

 

 

Pour faire des économies d'énergie : avantage heure d'été

Le changement d'heure a été instauré en France en 1976, après le choc pétrolier, dans le but de limiter l'utilisation de l'éclairage artificiel. Selon l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), qui avait lancé en 2006 une étude d'évaluation des impacts énergétiques du régime d'heure d'été, actualisée en 2009, "le changement d'heure permet des économies d'énergie et de CO2 réelles mais modestes, pour un coût quasi nul de mise en œuvre".

 

 

En 2010, elle chiffrait les gains sur l'éclairage à 440 GWh, soit l'équivalent de la consommation en éclairage d'environ 800 000 ménages, grâce au passage à l'heure d'été.

 

 

 

Pour les agriculteurs : avantage heure d'hiver

Le monde agricole penche plutôt pour l'heure d'hiver. "Durant les moissons, en plein été, on a un décalage de deux heures avec l'heure solaire. Du coup, on démarre plutôt tard et on est obligés parfois de finir de nuit", explique Luc Smessaert, membre de la commission changement climatique à la FNSEA. Les agriculteurs, calés sur le soleil, "auraient intérêt à avoir la même heure toute l'année", souligne-t-il.

 

 

Par ailleurs, le changement d'heure "est toujours un moment de stress par rapport aux animaux". Pour les producteurs laitiers par exemple, "on a besoin d'avoir une régularité au niveau de la traite, qui est un phénomène physiologique". "Le changement horaire est plutôt fait pour un monde urbain, que pour un monde rural qui prend en compte le cycle de la nature", selon lui.

 

 

 

Pour la sécurité routière : des effets incertains

Les périodes d'obscurité prolongées dues au passage à l'heure d'hiver constituent un risque accru pour les cyclistes, piétons ou utilisateurs de trottinettes. Pas ou mal éclairés, ils se retrouvent moins visibles, notamment aux heures de pointe des trajets domicile-travail, le matin et le soir. Sur la période 2008-2017, 43% des piétons tués annuellement l'ont été entre octobre à janvier. Les accidents à vélo en nocturne augmentent aussi.

 

 

"Il n'est pas très facile de voir" quel effet pourrait avoir la suppression du changement d'heure, concède le délégué interministériel à la sécurité routière Emmanuel Barbe. "Mais ça pourrait éviter un effet d'à-coups, car il y a une chose qui est certaine, c'est qu'aujourd'hui il y a un effet (sur la mortalité) à cause du changement brutal des conditions de lumière" du jour au lendemain.

 


03/03/2019
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Franceinfo - le mercredi 27 février 2019

 

 

"C'est le chaos" : l'inquiétude des Britanniques vivant en France face à l'imminence du Brexit

 

 

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Benjamin MathieuRadio France

 

 

Le Royaume-Uni doit officiellement quitter l'Union européenne le 29 mars prochain, mais certains Britanniques qui vivent en France ne croient pas au maintien du calendrier

 

 

 

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Drapeau européen brandi par un militant anti-Brexit lors d'un rassemblement à Swansea (pays de Galles) le 9 décembre 2018 (photo d'illustration). (ISABELLE LABEYRIE / ESP)

 

 

 

À quelques semaines du Brexit, qui doit officiellement avoir lieu le 29 mars, et alors que les négociations entre le Royaume-Uni et l'Union européenne patinent, les Britanniques vivant en France sont inquiets.

 

 

"C’est le chaos finalement, parce que personne ne sait ce qu’il se passe", déplore Catherine, une ancienne professeure britannique à la retraite, qui vit en France depuis 45 ans. Elle a du mal à croire à une sortie de l'Union européenne le mois prochain. "Beaucoup d’entre nous pensent qu’à la fin mars, il n’y aura pas de sortie, assure-t-elle. Ça va être prolongé, prolongé, prolongé…"

 

 

Mais en cas de Brexit, les problèmes administratifs risquent de commencer. "Le problème pour certains parmi nous, c’est la carte de résident. Ils sont là depuis longtemps, ils n’ont jamais eu besoin de papiers", craint Catherine.

 

 

Jane vit en France depuis 18 mois, mais également en Angleterre. Elle craint un vide juridique qui pourrait compliquer sa vie... et celle son chien. 

 

 

Si je rentre chez moi en Angleterre avec mon chien, aussi ridicule que ça puisse paraître, il ne pourra plus revenir ensuite en France. Jane à franceinfo

 

 

Mia, une étudiante de 21 ans originaire de Brighton, partage ce sentiment de flou. "C’est une période très bizarre pour les Anglais, raconte la jeune femme qui travaille aussi dans une librairie anglaise du quartier latin à Paris. J’ai voté contre le BrexitLes négociations ne vont pas très bien et beaucoup de gens qui ont voté pour le Brexit ont changé d’avis."

 

 

D'autres ont pris leurs précautions depuis longtemps. Jim, 43 ans, Britannique qui travaille à Paris depuis 14 ans, avait réagi dès l'annonce de la victoire du camp du Brexit en 2016. "J’ai recherché tout de suite comment faire pour rester en France, raconte-t-il. Le jour même Je me suis inscrit pour faire un test de langue, j’ai rempli des dossiers, pour garder les mêmes droits que j’avais avant. Jim est désormais français, protégé en tant que citoyen européen des incertitudes liées au Brexit.

 


27/02/2019
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Franceinfo - le jeudi 31 janvier 2019

 

 

Brexit : on vous explique le "backstop" irlandais, ce "filet de sécurité" au cœur du bras de fer entre Londres et Bruxelles

 

 

 

Les Brexiters les plus convaincus n'en veulent pas, l'Union européenne refuse de l'enterrer : en quoi consiste le "filet de sécurité", censé empêcher le retour d'une frontière physique en Irlande ?

 

 

 

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Des militants anti et pro Brexit défilent à Londres le 28 janvier 2019. (HANNAH MCKAY / REUTERS)

 

 

 

Un dialogue de sourds. A deux mois du Brexit, les députés britanniques ont donné mandat à Theresa May, mardi 29 janvier, pour qu'elle renégocie le "backstop" irlandais. Par la voix de son président Donald Tusk, l'Union européenne a aussitôt refusé de rouvrir les discussions sur cette mesure, qui concerne la frontière entre le Royaume-Uni et l'Irlande. Pourquoi Londres s'oppose-t-elle à ce "filet de sécurité" ? Pourquoi Bruxelles refuse-t-elle de revenir sur ce point épineux ? On vous résume les enjeux de ce dispositif, au cœur des débats sur le Brexit.

 

 

 

A quoi sert ce "backstop" ?

L'un des points sensibles des négociations sur le Brexit est la frontière entre l'Irlande, Etat membre de l'UE, et l'Irlande du Nord, qui fait partie du Royaume-Uni. En théorie, le Brexit entraînerait le retour de postes-frontières sur cette ligne longue de 500 km, le rétablissement des contrôles douaniers et la fin de la libre circulation des biens et des marchandises entre les deux territoires.

 

 

Londres et Bruxelles veulent à tout prix éviter ce scénario. Cette frontière presque invisible est l'une des conditions-clés de l'accord du Vendredi saint, qui a mis un terme, en 1998, à trente ans de violences opposant nationalistes catholiques et unionistes protestants en Irlande du Nord. Quelque 30 000 personnes la traversent chaque jour et 31% des exportations nord-irlandaises étaient destinées au marché irlandais en 2016, selon Le Figaro.

 

 

 

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Londres et Bruxelles veulent éviter le retour d'une frontière physique, signalée ici en rouge, entre l'Irlande et l'Irlande du Nord. (FRANCEINFO)

 

 

 

 

Deux ans de négociations n'ont pas permis de trouver une solution à ce casse-tête. Le projet d'accord, rejeté par les députés britanniques en janvier, prévoyait donc de laisser jusqu'à fin juillet 2020 pour trancher la question de la frontière irlandaise. En cas d'échec, le "backstop" ("filet de sécurité" en français) entrerait alors en vigueur, précise Le Monde. Pour résumer, il s'agit d'une assurance au cas où Londres et Bruxelles seraient encore en désaccord à la fin de la période de transition prévue dans l'accord sur le Brexit trouvée entre l'UE et le gouvernement de Theresa May.

 

 

Le "backstop" créerait une union douanière regroupant le Royaume-Uni et l'Union européenne, résume Le Figaro. Les marchandises pourraient continuer à circuler librement entre le continent et l'archipel britannique, sans être soumises à des quotas ou des taxes. Par ailleurs, l'Irlande du Nord serait contrainte de respecter les règles du marché commun européen, dont la libre circulation des personnes, "ainsi que les décisions de la Commission et de la Cour de justice de l'UE", poursuit Le Monde. Résultat : il n'y aurait pas de frontière physique entre les deux Irlandes.

 

 

 

Pourquoi les Britanniques n'en veulent-ils pas ?

Les "Brexiters" les plus convaincus estiment que le "backstop" empêcherait un divorce total avec l'Union européenne. En appartenant à une union douanière avec l'UE, le Royaume-Uni n'aurait en effet pas le droit de négocier d'autres accords de libre échange. La raison ? Bruxelles ne veut pas que des produits provenant d'un pays tiers "bénéficient d’un accès privilégié, via l’Irlande du Nord, au marché européen", explique Le Monde.

 

 

Le parti unioniste nord-irlandais, le DUP, (dont Theresa May a besoin pour sa majorité parlementaire) refuse par ailleurs que le territoire ait un statut différent du reste du Royaume-Uni. Il estime que cela reviendrait, de facto, à déplacer la frontière en mer d'Irlande. En appliquant les règles du marché unique, contrairement au reste du pays, l'Irlande du Nord ne serait en quelque sorte plus vraiment britannique. "Ce serait une annexion permanente de l'Irlande du Nord, qui sortirait du Royaume-Uni, et nous laisserait pour toujours soumis à des règles écrites sans que nous ayons notre mot à dire", s'indigne ainsi la cheffe du DUP, Arlene Foster, dans une tribune publiée par le Belfast Telegraph.

 

 

 

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Pour les opposants au "backstop", cette mesure reviendrait à déplacer la frontière avec l'UE en mer d'Irlande. (FRANCEINFO)

 

 

 

 

Dernier point d'achoppement : la durée du "backstop". Le "filet de sécurité" est censé être une mesure temporaire, laissant le temps à Londres et Bruxelles de signer des accords réglant la question de la frontière irlandaise. Mais aucune limite de temps n'est inscrite dans le texte rejeté par les députés en janvier, note Le Figaro. Et l'UE a pour l'instant toujours refusé de céder sur ce point. Le négociateur en chef des européens, Michel Barnier, a ainsi redit jeudi 24 janvier que le "backstop" ne pouvait avoir de date butoir parce que cela contreviendrait à son objectif, précise Reuters. Le Parlement britannique s'inquiète donc de voir le Royaume-Uni éternellement rattaché à l'UE.

 

 

 

L'UE pourrait-elle accepter de renégocier le "filet de sécurité" ?

Pour l'instant, c'est mal parti. Un porte-parole de Donald Tusk a publié une réponse cinglante, mardi 29 janvier, quelques minutes seulement après le vote du Parlement britannique. "Le 'backstop' fait partie du traité de retrait, et le traité de retrait n'est pas ouvert à une renégociation. Les conclusions du Conseil européen de décembre sont très claires sur ce point", martèle le communiqué de la présidence de l'UE. Les 27 sont d'autant plus fermes que Londres est incapable, mercredi, de préciser quels pourraient être les "arrangements alternatifs" au "filet de sécurité". "Nous sommes déjà passés par là et je ne crois pas que de tels arrangements existent", estime le Premier ministre irlandais, Leo Varadkar.

 

 

Theresa May espère toutefois que la crainte du "no deal" va pousser l'UE à accepter de revenir sur le "backstop", analyse le New York Times (en anglais). Un divorce sans accord aurait en effet pour conséquence le retour d'une frontière dure entre les deux Irlandes, soit précisément ce que le "filet de sécurité" est censé éviter. "L'élément-clé ici est que les deux parties veulent trouver un accord", affirme le ministre en charge du Brexit, Stephen Barclay, cité par Reuters.

 

 

"La dynamique a changé", ajoute le conservateur, pour qui le vote de mardi est "un mandat clair pour que la Première ministre retourne devant les Européens pour dire 'voici ce que le Parlement soutiendra'". L'amendement adopté prévoit en effet que les députés approuveront l'accord sur le Brexit si des modifications sont apportées au "backstop". Londres espère donc que la promesse d'éviter un divorce brutal poussera Bruxelles à faire des concessions sur la question de la frontière irlandaise. Reste à savoir si ce coup de poker va fonctionner.

 


31/01/2019
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Franceinfo - le mardi 22 janvier 2019

 

 

Regardez Angela Merkel et Emmanuel Macron signer le traité d'Aix-la-Chapelle

 

 

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Le texte est contesté par l'extrême droite dans les deux pays, qui y voit un perte de souveraineté nationale

 

 

 

 

Ce qu'il faut savoir

 

 

Pour l'Elysée, "c'est un moment important pour montrer que le couple franco-allemand est un socle qui peut se relancer". Angela Merkel et Emmanuel Macron signent, mardi 22 janvier, un nouveau traité pour renforcer la relation franco-allemande et envoyer un message de soutien à la construction européenne.

 

 

Un texte contesté par l'extrême droite dans les deux pays. Pour elle, ce texte est une perte de souveraineté nationale. Marine Le Pen dénonce une "mise sous tutelle d'une part de l'Alsace, partage de notre siège au Conseil de sécurité de l'ONU". Des affirmations totalement fausses, comme nous l'expliquons dans cet article.

 

 

Convergence et coopération. Le texte prévoit une convergence des politiques économique, étrangère et de défense des deux pays, une coopération sur les régions transfrontalières, ainsi qu'une "assemblée parlementaire commune" composée de 100 députés français et allemands. Le traité doit "compléter" celui dit de l'Élysée signé en 1963 entre le général de Gaulle et Konrad Adenauer, qui concrétisa la réconciliation franco-allemande après la guerre.

 

 

"Clause de défense mutuelle". Les deux pays vont adopter "une clause de défense mutuelle" en cas d'agression, sur le modèle de celle prévue au sein de l'OTAN. Ils pourront déployer des moyens ensemble en cas d'attaque terroriste ou coopérer sur les grands programmes militaires, à l'image de leurs projets sur les chars ou les avions de combat.

 


22/01/2019
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Franceinfo - le lundi 21 janvier 2019

 

 

Embouteillages à la frontière, inflation, pénuries... Ce qui attend le Royaume-Uni en cas de Brexit sans accord

 

 

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Marie-Violette BernardFrance Télévisions

 

 

 

Les députés britanniques ont rejeté le projet d'accord sur le Brexit négocié avec l'Union européenne. Se rapprochant un peu plus d'une sortie sans période de transition

 

 

 

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Le drapeau européen et l'Union Jack flottent devant le Parlement, à Londres (Royaume-Uni), lors d'une manifestation contre le Brexit, le 11 décembre 2017. (BEN STANSALL / AFP)

 

 

 

Le temps est presque écoulé." Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, s'est inquiété mardi 15 janvier du rejet par les députés britanniques du projet d'accord sur le Brexit"Le risque d'un 'no deal' désordonné a augmenté", a-t-il averti, alors que Londres n'a plus que dix semaines pour se sortir de l'impasse. Si aucun accord n'a été approuvé à la date du 29 mars (et que Theresa May ne demande pas de délai supplémentaire d'ici là), le Royaume-Uni quittera l'Union européenne à minuit, sans période de transition. Quelles seraient les conséquences de ce scénario redouté pour nos voisins d'outre-Manche ? Eléments de réponse.

 

 

 

Un choc pour l'économie

Les milieux financiers mettent en garde contre les conséquences dramatiques d'un "no deal" depuis plusieurs mois déjà. En novembre, la Banque d'Angleterre a assuré qu'une sortie de l'Union européenne sans accord aurait un impact plus grave sur l'économique britannique que la crise financière de 2008. "Le PIB se contracterait de 8% en l'espace d'un an environ, le taux de chômage monterait à 7,5%", détaillent Les Echos"A titre de comparaison, le gouvernement britannique estime que la baisse du PIB serait bien moins importante si un accord était signé : elle se limiterait alors entre 0,6% et 2,5% selon les scénarios", précise Le Figaro. La valeur de la livre chuterait par ailleurs de 25% et les prix de l'immobilier de 30%.

 

 

L'accord négocié par Theresa May prévoyait une période de transition de 21 mois pour mettre au Royaume-Uni et à l'UE de trouver de conclure de nouveaux traités commerciaux. En cas de "no deal", leurs relations économiques seraient soumises aux règles de l'Organisation mondiale du commerce, ce qui se traduirait par de nouveaux contrôles douaniers et des taxes supplémentaires sur les produits importés depuis l'UE. Les difficultés d'approvisionnement, même temporaires, provoqueraient une forte hausse des prix. Selon les estimations de la Banque d'Angleterre citées par Le Figaro, l'inflation atteindrait entre 4,25% et 6,5% en 2020, avant de revenir à son niveau actuel.

 

 

 

Une paralysie des transports

En cas de "no deal", les transports risquent d'être fortement perturbés le 30 mars prochain. En théorie, les licences autorisant les compagnies aériennes et ferroviaires britanniques à opérer sur le continent européen deviendraient caduques du jour au lendemain. Idem pour les compagnies continentales au Royaume-Uni. Pour éviter que le trafic ne soit totalement interrompu, la Commission européenne a annoncé des mesures d'urgence. Elle autoriserait notamment les vols reliant le Royaume-Uni et le continent durant un an après le "no deal", indique Le Figaro. Les escales de compagnies britanniques sur son territoire seraient en revanche interdites. "Ces mesures [d'urgence] assureront uniquement la connectivité de base", a averti Bruxelles. Le gouvernement britannique a donc conseillé à ses ressortissants de prendre des "assurances" ou des billets modifiables, au cas où leurs vols ou trains seraient annulés, détaille le Daily Mirror (en anglais).

 

 

Des contrôles douaniers renforcés seraient par ailleurs mis en place à Douvres et à Calais. Chaque jour, 10 000 camions transitent par ces deux ports pour traverser la Manche. "Deux minutes de contrôle douanier par véhicule, c'est 27 km de bouchons du côté anglais et du côté français", a assuré Xavier Bertrand, président des Hauts-de-France, interrogé par Le Figaro. Pour limiter les embouteillages, le port français a aménagé une zone pouvant accueillir 200 poids lourds et "une autre zone de contrôle pour les animaux vivants et les services sanitaires".

 

 

Côté britannique, c'est plus complexe, selon France 3 Hauts-de-France"C'est un lieu étriqué, il y a les falaises d'un côté, la Manche de l'autre, et la ville de Douvres, il n'y a pas d'espace disponible", résume un responsable du port. Une piste d'aéroport désaffectée a été choisie pour servir de gigantesque parking (6 000 places) afin de désengorger Douvres. Le gouvernement a par ailleurs passé des contrats avec trois compagnies de ferries pour fluidifier le trafic naval, pour un montant de 115 millions d'euros.

 

 

 

Des démarches administratives en plus

Si aucun accord n'est trouvé, les entreprises devraient se plier à de nouvelles démarches administratives, notamment des déclarations de douane, et se verraient appliquer des taxes pouvant atteindre 38%, rappelle Sky News (en anglais). Les labels européens sur certains produits, comme le whisky écossais et le fromage de Stilton, ne seraient plus valables. Les producteurs concernés devraient donc s'inscrire à un système d'indications géographiques protégées, annoncé par Downing Street pour pallier ce problème, selon L'Obs

 

 

Les particuliers auraient, eux aussi, de la paperasse supplémentaire. Le gouvernement a conseillé aux citoyens prévoyant de voyager sur le continent de renouveler leur passeport s'il expire dans les six mois suivant leur date d'arrivée. Jusqu'ici, ils pouvaient entrer dans l'espace Schengen jusqu'à la veille de la date de validité du document, rappelle le Daily Mirror (en anglais). Les propriétaires d'animaux domestiques devraient obtenir un certificat pour les faire voyager, en se rendant chez un vétérinaire quatre mois avant leur séjour.

 

 

Et les expatriés ? Londres leur a conseillé de repasser le permis de conduire dans le pays où ils habitent, note le Guardian (en anglais). En cas de "no deal", le permis britannique ne serait plus valide sur le territoire européen. Ils seraient en outre contraints d'obtenir un visa pour continuer à vivre dans certains pays, note la BBC (en anglais). L'Allemagne leur laisserait ainsi trois mois pour demander le statut de résident temporaire.

 

 

 

Des risques de pénuries

Les nouvelles contraintes administratives et douanières pourraient avoir, dans un premier temps, un impact sur l'approvisionnement du Royaume-Uni. L'Union européenne représentait, en valeur, 55% des importations du pays en 2015, relève Le Figaro. La Banque d'Angleterre estime que l'import depuis le continent pourrait chuter de 18% en cas de "no deal". Redoutant de voir les rayons des magasins se vider, certains Britanniques ont déjà commencé à faire des réserves de vivres ou de produits de première nécessité, rapporte le Guardian (en anglais).

 

 

La population craint également une pénurie de médicaments. Pour éviter une rupture de la chaîne d'approvisionnement, le Royaume-Unin continuera à reconnaître temporairement les tests et certifications européens, précise L'Obs. Downing Street a assuré que les cargaisons de médicaments seraient prioritaires sur les autres marchandises et les autorités sanitaires ont augmenté leurs stocks de médicaments. L'objectif : avoir des réserves pour quatre mois et demi, au lieu de trois actuellement.

 

 

 

Des changements dans le quotidien

Les répercussions d'un divorce brutal avec l'UE sur le quotidien des Britanniques seraient nombreuses. Les touristes seraient à nouveau soumis aux frais d'itinérance lorsqu'ils utilisent leur portable sur le territoire européen. Comme le rappelle L'Obs, ce service est actuellement gratuit pour les citoyens européens en séjour dans un autre pays membre. Les Britanniques auraient également des frais bancaires supplémentaires, les transactions bancaires seraient ralenties et "les clients des banques d'investissement basées au Royaume-Uni ne pourraient plus faire appel à leurs services financiers", selon l'hebdomadaire.

 

 

Londres devrait par ailleurs changer les photos avertissant des dangers du tabagisme, propriété de la Commission européenne, sur les paquets de cigarettes. Autres questions non résolues : l'impact du "no deal" sur le partage de données numériques, la recherche, l'approvisionnement en électricité de l'Irlande du Nord ou encore l'utilisation des plateformes de streaming. Selon L'Obs, le gouvernement a ainsi averti les internautes qu'ils pourraient perdre l'accès à Netflix et Spotify lorsque le Royaume-Uni aura quitté le marché numérique unique.

 

 

Enfin, le doute plane sur le statut des 1,3 million d'expatriés Britanniques, rappelle la BBC (en anglais). Plusieurs pays, comme la Belgique, ont annoncé qu'ils seraient autorisés à rester mais le flou demeure concernant les frais de scolarité des étudiants et la reconnaissance des qualifications des professionnels. Les 27 millions de cartes européennes d'assurance-maladie délivrées par le Royaume-Uni, qui garantissent l'accès aux soins d'urgence au sein de l'UE, pourraient être refusées dans certains pays.

 

 

 

Un risque de violences

La Fédération de police britannique a indiqué à Sky News qu'elle craignait "des perturbations de grande ampleur" en cas de Brexit sans accord. Selon la chaîne britannique, les forces de l'ordre redoutent notamment des manifestations contre la hausse des prix, qui "pourraient se transformer en émeutes". Quelque 3 500 militaires ont été mobilisés dans l'éventualité du "no deal".

 

 

Près de mille policiers anglais et écossais ont par ailleurs commencé à s'entraîner, début janvier, en prévision d'un éventuel déploiement en Irlande du Nord, selon le Guardian (en anglais). Ce territoire est le seul à avoir une frontière physique (et non maritime) avec l'UE. Alors que la démarcation est presque invisible aujourd'hui, le "no deal" se solderait par le retour d'une "frontière dure" entre les deux Irlandes et pourrait mettre en danger les accords de paix signés en 1998.

 


21/01/2019
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Franceinfo - le jeudi 17 janvier 2019

 

 

La France déclenche son plan pour faire face à un Brexit sans accord

 

 

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franceinfo avec AFP et ReutersFrance Télévisions
 

 

 

Le Premier ministre estime que "l'hypothèse d'un Brexit sans accord est de moins en moins improbable"

 

 

 

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Le Premier ministre, Edouard Philippe, le 17 janvier 2019 à l'hôtel de Matignon à Paris, lors d'une réunion sur le Brexit.  (JACQUES DEMARTHON / AFP)

 

 

 

La France a déclenché son plan pour faire face à un Brexit sans accord. Le Premier ministre, Edouard Philippe, l'a annoncé, jeudi 17 janvier, à l'issue d'une réunion à Matignon. 

 

 

"L'hypothèse d'un Brexit sans accord est de moins en moins improbable. Dans ces conditions, la responsabilité du gouvernement, c'est de faire en sorte que notre pays soit prêt, que les intérêts de nos concitoyens soient préservés", a fait valoir le chef du gouvernement.

 

 

 

Cinquante millions pour les ports et les aéroports

Ce plan "comporte des mesures législatives et des mesures juridiques qui visent à faire en sorte qu'il n'y ait pas d'interruption de droits et que les droits de nos concitoyens ou de nos entreprises soient effectivement protégés", a indiqué le chef du gouvernement. Cinq ordonnances seront adoptées d'ici trois semaines et 50 millions d'euros seront investis dans les ports et les aéroports, a précisé Edouard Philippe.

 

 

Pour le négociateur en chef des Européens, Michel Barnier, "jamais le risque d'un no deal n'a paru aussi élevé". Mardi, les députés britanniques ont massivement rejetés l'accord négocié par leur gouvernement avec l'Union européenne. Et mercredi, la Première ministre britannique, Theresa May, a échappé de justesse à une motion de censure. Elle pourrait désormais demander un report de la date de sortie du Royaume-Uni de l'Union, fixée au 29 mars 2019, ce qu'elle a exclu jusqu'ici.

 


17/01/2019
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Franceinfo - le mercredi 16 janvier 2019

 

 

Le décryptage éco. Le rejet de l'accord sur le Brexit plonge l'économie britannique dans l'incertitude

 

 

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Fanny GuinochetfranceinfoRadio France

 

 

 

Le parlement britannique a rejeté l'accord avec l’Union européenne sur le Brexit. Et aucun scénario ne se dégage à deux mois et demi de la date prévue du Brexit, le 29 mars. Le décryptage éco de Fanny Guinochet ("L'Opinion")

 

 

 

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la Première ministre britannique, Theresa May, fait une déclaration à la Chambre des communes après la rejet des députés de l'accord du gouvernement sur le Brexit, à Londres le 15 janvier 2019. (MARK DUFFY / AFP)

 

 

 

Le rejet de l'accord avec l'Union européenne sur le Brexit, mardi 15 janvier, replonge le Royaume-Uni dans une profonde incertitude et pour les milieux d’affaires, il n’y a rien de pire que l’incertitude. Le flou est d’autant plus fort que le vote contre l’accord a été massif et que Theresa May en sort très affaiblie. Tous les scénarios sont possibles mais une chose est sûre : une situation politique très instable n’est jamais favorable aux affaires.

 

 

Les chefs d’entreprises avaient déjà le moral dans les baskets ces dernières semaines. Le président du patronat John Allan expliquait il y a encore quelques jours que le rejet de l’accord causerait "un dommage irréparable pour l'économie britannique". Pour lui, "le Royaume-Uni est dans une situation d'urgence nationale".

 

 

 

La perspective d’un "no deal"

Tout de suite après le vote, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a estimé que "le risque d'un Brexit sans accord s'est encore accru". Et pour les milieux d’affaires, c’est le pire scénario. Car, sans accord, à partir du 29 mars, les relations économiques entre le Royaume-Uni et l'UE seront régies par les règles de l'Organisation mondiale du commerce. Ce qui signifiera concrètement le retour des contrôles douaniers et une augmentation forte des coûts des produits importés de l’Union européenne, car la Grande-Bretagne a massivement recours aux importations. Avec le risque de problèmes d’approvisionnements et de pénurie. D’ailleurs ces derniers jours, les Britanniques ont fait des provisions de nourriture et de médicaments.

 

 

La confiance des consommateurs britanniques est tombée au plus bas depuis cinq ans, selon une étude de l'institut d'analyses économiques GFK. Et on les comprend, en cas de Brexit sans accord, il faut s'attendre aussi à une inflation forte, à l’effondrement de la livre sterling, qui pourrait perdre jusqu’à un quart de sa valeur. Les experts de la Banque d’Angleterre, fin novembre, estimaient qu’une sortie de l'Union européenne sans transition serait un choc plus violent pour l'économie britannique que la crise financière de 2008.

 

 

 

Les entreprises prennent les devants

Dans le contexte de suspens, de nombreux géants industriels ont déjà revu leurs ambitions en Grande-Bretagne à la baisse, et ont gelé leurs investissements. Et ce vote promet de les conforter dans leur position. Certaines entreprises ont déjà procédé à des délocalisations. Chez Toyota ou Jaguar-Land Rover, on réfléchit à terme à déménager les usines, et le vote de mardi risque de les encourager à partir. Ce qui se traduira par une montée en flèche du chômage, plusieurs dizaines de milliers d'emplois quitteront le Royaume-Uni. 

 

 

Paris peut espérer accueillir des emplois, notamment des cadres de la City, mais dans le contexte "gilets jaunes", plusieurs entreprises peuvent préférer installer leurs bureaux à Francfort ou dans d’autres villes européennes. Les entreprises françaises qui commercent avec le Royaume-Uni peinent à se préparer. En même temps, étant donné le peu de visibilité, comment faire ? Devant l’incertitude, elles aussi sont dans l’attentisme.

 


16/01/2019
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Franceinfo - le mardi 15 janvier 2019

 

 

Brexit : ce qu'il faut savoir avant le vote du Parlement britannique sur l'accord avec l'Union européenne

 

 

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Marie-Violette BernardFrance Télévisions

 

 

 

Les députés britanniques doivent se prononcer mardi sur l'accord sur le Brexit, à deux mois de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. Mais le texte n'a que peu de chances d'être approuvé

 

 

 

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La Première ministre Theresa May arrive au sommet des chefs d'Etat européens à Bruxelles (Belgique), le 13 décembre 2018 (FRANCOIS LENOIR / REUTERS)

 

 

 

Theresa May parviendra-t-elle à faire passer son accord sur le Brexit au forceps ? Les parlementaires britanniques doivent voter, mardi 15 janvier, sur le texte négocié avec l'Union européenne. Mais le scrutin crucial, déjà repoussé une fois, risque fort de se solder par un échec majeur pour la Première ministre conservatrice. Que contient cet accord décrié tant par les pro-Brexit que par les europhiles ? Le gouvernement britannique a-t-il un plan B en cas de rejet du texte ? Franceinfo répond aux questions qui se posent autour de ce vote crucial.

 

 

 

Que contient l'accord sur lequel doivent se prononcer les parlementaires britanniques ?

L'accord validé par le gouvernement britannique et par l'Union européenne est un document de 585 pages, contenant 185 articles. Il prévoit notamment une période de transition qui débutera le 30 mars, au lendemain de l'entrée en vigueur du Brexit, et durera jusqu'au 31 décembre 2020. Pendant cette période, la situation actuelle sera maintenue s'agissant "du marché intérieur, de l'union douanière et des politiques européennes avec leurs droits et leurs obligations", a indiqué Michel Barnier, qui a mené les négociations pour l'UE. Cette période de transition pourra être prolongée une fois, jusqu'à une date limitée dans le temps, mais qui n'a pas été précisée.

 

 

Le Royaume-Uni devra par ailleurs s'acquitter de ses engagements financiers auprès de l'UE, pour la période 2014-2020. Si le montant de la facture n'a pas été annoncé, Londres estime qu'il se situera entre 40 et 45 milliards d'euros. En outre, "les citoyens européens établis au Royaume-Uni et les Britanniques établis dans un Etat membre de l'Union avant la fin de la période de transition pourront continuer à vivre leur vie comme avant dans leur pays de résidence".

 

 

L'accord prévoit également la mise en place d'un "territoire douanier unique" entre l'UE et le Royaume-Uni, en cas d'échec des négociations sur la frontière entre l'Irlande et l'Irlande du Nord. Comme l'explique Libération, les marchandises continueraient de circuler sans droits de douane entre le continent et l'archipel britannique, et l'Irlande du Nord resterait alignée sur les normes du marché unique (notamment dans le domaine sanitaire). Cela permettrait d'éviter le retour d'une "frontière dure" entre le territoire britannique et la République d'Irlande, toujours membre de l'UE.

 

 

 

Deux mois avant le Brexit… ce n'est pas un peu tard pour voter ce texte ?

Les négociations entre Londres et Bruxelles ont été longues et ardues. Il a fallu 17 mois à la Première ministre pour parvenir à un accord avec ses homologues européens. Celui-ci a été annoncé le 14 novembre. Le vote sur le texte au Parlement était initialement prévu un mois plus tard, le 11 décembre, mais Theresa May s'est trouvée fragilisée par l'opposition des députés et de ses propres ministres. Six d'entre eux ont démissionné pour protester contre les mesures négociées avec l'Union européenne. Redoutant de voir l'accord rejeté, la Première ministre a décidé, 24 heures avant le vote, de le repousser au mois de janvier. Bien que les chances de voir le texte validé soient toujours minces, elle ne devrait en théorie pas retarder à nouveau le scrutin.

 

 

 

Pourquoi le texte a-t-il de fortes chances d'être rejeté ?

L'accord trouvé par Theresa May ne convainc que peu de députés. Les pro-Brexit "durs" considèrent qu'il est trop favorable à l'Union européenne, notamment parce qu'il contraint le Royaume-Uni à "rester dans l'union douanière de façon transitoire"explique Christian Lequesne, professeur à Sciences Po et spécialiste de la politique européenne. Mais même au sein du parti conservateur, certains "pensent que l'accord est mauvais car le Royaume-Uni devrait rester dans l'UE comme un membre plein et entier".

 

 

Le petit parti unioniste nord-irlandais DUP, allié des conservateurs, compte également voter contre le texte, selon Les Echos. Le leader de l'opposition travailliste, Jeremy Corbyn, a enfin appelé à rejeter le projet et "un faux choix entre ce mauvais accord et l'absence d'accord". Selon les projections réalisées par le Guardian (en anglais), lundi 14 janvier, 423 élus sur 650 devraient voter contre l'accord, et 216 pour. 

 

 

 

Est-ce que le gouvernement a un plan B ?

Selon la BBC (en anglais), "même les plus proches collaborateurs [de Theresa May] n'ont pas l'air de savoir si elle a un plan B" en cas de rejet de l'accord par les députés. La Première ministre britannique a martelé, depuis mi-novembre, qu'il n'y avait pas de meilleure option que le texte validé par son gouvernement et Bruxelles. "L'accord respecte le vote du référendum en traduisant la volonté du peuple en un plan détaillé et pratique pour un meilleur avenir, a-t-elle assuré lundi, selon le Guardian (en anglais). Personne d'autre n'a proposé d'alternative garantissant cela."

 

 

Une majorité de députés a toutefois voté un amendement déposé par les europhiles et qui oblige la Première ministre à présenter un "plan B", dans un délai de trois jours ouvrés, si l'accord sur le Brexit est rejeté mardi 15 janvier. Theresa May aurait donc jusqu'au lundi 21 janvier pour plancher sur une solution de rechange. Ce texte serait amendable, note Le Monde. "[Les députés] pourraient alors tenter de tester, au fil des votes, des formules de Brexit aptes à réunir une majorité", estime le quotidien.

 

 

 

Et si l'accord est rejeté, que se passera-t-il ?

En cas de "no-deal", le divorce entre le Royaume-Uni et l'Union européenne se ferait sans période de transition. Les conséquences pour l'économie britannique seraient plus graves que la crise financière de 2008, selon les estimations de la Banque d'Angleterre : la livre s'effondrerait de 25%, le chômage grimperait à 7,5% et l'inflation à 6,5%.

 

 

Ne bénéficiant plus des accords négociés au niveau européen, les habitants du Royaume-Uni verraient leurs frais téléphoniques et bancaires augmenter, tout comme les frais d'import de produits venant de l'UE, ajoute LCI. Des milliers d'entreprises devraient à nouveau se soumettre aux déclarations de douanes et à d'éventuelles taxes, et les Britanniques voyageant en Europe auraient de nouvelles contraintes administratives.

 

 

Un Brexit sans accord pourrait enfin se solder, le 29 mars, par des perturbations dans les aéroports et dans les gares : les compagnies aériennes britanniques et européennes perdront le droit automatique d'opérer entre l'île et le continent et les licences des compagnies ferroviaires britanniques ne seraient plus valables. Londres a déjà signé des contrats avec trois compagnies de ferries, pour un montant de 120 millions d'euros, pour tenter d'éviter les embouteillages dans les ports.

 

 

 

Est-ce qu'il est encore possible de repousser le Brexit ?

En cas de rejet de l'accord, Theresa May pourrait tenter de négocier de nouveaux termes avec Bruxelles, selon le Guardian (en anglais). Mais elle se heurtera vraisemblablement à un mur. "Comme vous le savez, nous ne sommes pas en position d'accepter quoi que ce soit qui modifie ou est contradictoire avec l'accord de sortie [précédemment négocié]", indique une lettre signée par le président du Conseil européen, Donald Tusk, et le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, lundi 14 janvier.

 

 

L'UE pourrait toutefois laisser du temps à l'exécutif britannique pour se sortir de l'impasse. Le Guardian (en anglais) affirme que Bruxelles a commencé à préparer l'éventualité d'un report du Brexit au mois de juillet. Si elle a rappelé lundi qu'elle "ne pense pas qu'on devrait repousser l'application de l'article 50", Theresa May n'a pas totalement écarté cette possibilité.

 

 

Une extension pourrait également être demandée en cas de nouvelles élections générales au Royaume-Uni. Le Labour a menacé à plusieurs reprises de déposer une motion de défiance pour renverser le gouvernement de Theresa May. Mais les travaillistes ne disposent a priori pas du soutien suffisant, car les Tories redoutent de voir l'opposition remporter d'éventuelles législatives anticipées, analyse Libération. Dans tous les cas, un report du Brexit devrait être approuvé par les 27 pays membres et se heurterait à l'échéance des élections européennes, prévues fin mai et "impossibles à organiser dans un Royaume-Uni suspendu au Brexit", selon Le Monde.

 

 

 

Pourquoi ne pas l'abandonner, tout simplement ?

Légalement, l'annulation du Brexit est envisageable. La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) a estimé, lundi 10 décembre, que "le Royaume-Uni est libre de révoquer unilatéralement la notification de son intention de se retirer de l'Union européenne". Cette décision, si elle était prise "dans le respect de ses propres règles constitutionnelles, aurait pour effet que le Royaume-Uni resterait dans l'Union dans des termes inchangés quant à son statut d'Etat membre". Il faudrait toutefois que le Brexit soit abandonné avant le 29 mars.

 

 

Politiquement, en revanche, il est difficile pour l'exécutif de revenir sur la sortie du Royaume-Uni de l'UE. La Première ministre est opposée à un second référendum, préconisé par les europhiles. "Sans Brexit, nous risquons un renversement du processus démocratique", a estimé Theresa May, lors d'un discours prononcé lundi 14 janvier. Elle a donc appelé les députés à "réfléchir aux conséquences de leurs actions".

 

 

"Et si nous nous trouvions dans la situation [inverse] où le Parlement tentait de faire sortir le Royaume-Uni de l'Union européenne en dépit d'un référendum pour y rester ? Cela causerait un préjudice catastrophique à la confiance du peuple dans le processus démocratique et dans ses responsables politiques, a-t-elle martelé. Nous avons tous le devoir de mettre en œuvre le résultat du référendum." Elle saura, mardi 15 janvier, si les députés ont entendu son appel.

 


15/01/2019
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Franceinfo - le mardi 15 janvier 2019

 

 

"C'était une énorme erreur" : pro-Brexit en 2016, ces Britanniques veulent désormais rester dans l'Union européenne

 

 

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Valentine PasquesooneFrance Télévisions
 

 

 

 

Selon un sondage YouGov réalisé en mars, 7% des Britanniques ayant voté en faveur du Brexit ne veulent plus sortir de l'UE. A trois mois de l'échéance fatidique, prévue le 29 mars 2019, nous avons interrogé plusieurs de ces électeurs, qui réclament un second vote

 

 

 

Plus de deux ans après le référendum sur le Brexit, le constat de Christopher Oram est sans équivoque. "Tout ce qui nous a été dit était un mensonge", soupire ce Britannique, originaire du sud-ouest de l'Angleterre. Aujourd'hui, ce jeune journaliste et chauffeur est un fervent "remainer", convaincu que le Royaume-Uni doit à tout prix rester dans l'Union européenne. Le 23 juin 2016, il a pourtant voté "oui" au Brexit, comme 51,9% des électeurs. "C'était une énorme erreur", reconnaît-il volontiers.

 

 

A l'instar de Christopher Oram, 7% des Britanniques ayant soutenu le Brexit lors du référendum regrettent aujourd'hui leur décision, selon un sondage YouGov réalisé en mars 2018. Convaincus qu'ils manquaient d'informations à l'époque, voire qu'ils ont été dupés par les pro-Brexit pendant la campagne, ils réclament ainsi un second référendum, et la chance d'avoir "le dernier mot" sur l'avenir – européen ou non – de leur pays. Une campagne en ligne, nommée "Remainer Now" ("Je veux rester désormais"), rassemble bon nombre d'entre eux. 

 

 

 

Une campagne pro-Brexit convaincante

Dami Olatuyi a même été bénévole au siège de la campagne "Vote Leave" ("Votez pour sortir") en faveur du Brexit. Il le reconnaît lui-même : il connaissait peu de choses sur l'Union européenne et a vite été attiré par "l'optimisme" des pro-Brexit.

 

 

 

Ils disaient que tout serait formidable une fois sortis de l'UE. Je me suis dit : 'Pourquoi ne pas leur laisser une chance ?'

Dami Olatuyi

à franceinfo

 

 

D'autres Britanniques, tel James, souhaitaient avec ce vote non pas protester contre l'UE, mais contre leur propre gouvernement, mené à l'époque par le conservateur David Cameron. Pour Pav Akhtar, qui a vécu plusieurs années sur le continent, notamment à Bruxelles, il s'agissait surtout de réagir face à "l'inefficacité du système européen". En votant "oui" pour le Brexit, ce dernier a voulu dénoncer, par exemple, le fait que "des fonds issus de l'argent des contribuables sont alloués à des projets qui ne fonctionnent pas".

 

 

Mais beaucoup ont été convaincus par l'un des arguments phare du camp des pro-Brexit : le fait que le Royaume-Uni envoie chaque semaine à l'Union européenne 350 millions de livres (près de 387 millions d'euros), et que cet argent pourrait, une fois le pays sorti de l'UE, servir à financer le National Health Service (NHS), le service public de santé britannique. "J'ai des enfants qui sont malades, donc cet argument m'a convaincu", confie Emma Jiao-Knuckey.

 

 

 

"Qu'avons-nous fait ?"

Très vite, ces Britanniques ont eu le sentiment d'avoir été trompés, manipulés par la campagne pour le Brexit. Au lendemain du référendum, Nigel Farage, à l'époque leader du parti europhobe Ukip, a lui-même reconnu qu'il ne pouvait en aucun cas garantir que l'argent envoyé à l'UE chaque semaine pourrait être reversé au NHS. "C'était une erreur" de la campagne qu'il avait pourtant vivement soutenu, a-t-il lâché sur le plateau de l'émission "Good Morning Britain". "On nous a dit qu'on ne quitterait ni le marché unique, ni l'union douanière", poursuit James. "Et après, ils ont dit qu'ils voulaient sortir de tout cela !"

 

 

James se souvient particulièrement de la réaction de sa femme, citoyenne allemande, le matin du 24 juin 2016. "Elle pleurait dans mes bras, se remémore-t-il. A ce moment-là, je me suis dit : 'Qu'avons-nous fait ?'" A trois mois du début officiel du Brexit, programmé le 29 mars, il appelle lui aussi à la tenue d'un deuxième et dernier vote pour confirmer ou infirmer le choix des Britanniques.

 

 

 

Si l'on vous dit, moins de 24 heures après votre vote, que l'une des principales raisons qui vous ont poussé à faire ce choix est un mensonge, une erreur, je pense que l'on peut comprendre que je réclame un nouveau vote.

Emma Jiao-Knuckey

à franceinfo

 

 

"Maintenant, nous avons tous les faits en main", argumente Pav Akhtar. "Les choses changent, conclut Christopher Oram. Et quand elles changent, vous devriez avoir le droit de changer d'avis."

 


15/01/2019
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