L'AIR DU TEMPS

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SCANDALES POLITIQUES et AUTRES...


Franceinfo - le mercredi 20 mars 2019

 

 

Le pape est "un traître, un Judas" : la colère de La Parole libérée après le refus par François de la démission du cardinal Barbarin

 

 

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François Devaux, cofondateur de l'association La Parole libérée, réagit très sévèrement à la décision du pape François de ne pas accepter la démission du cardinal Barbarin. Son jugement est sans appel : "Le message de l'Eglise vient de se détruire"

 

 

 

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François Devaux, président de l'association La Parole Libérée, s'adresse à la presse à Lyon. (ROMAIN LAFABREGUE / AFP)

 

 

 

Le pape François a refusé la démission du cardinal Barbarin, condamné à six mois de prison avec sursis pour non dénonciation d'actes pédophiles. François Devaux, cofondateur de l’association La Parole libérée, dénonce mercredi 20 mars sur franceinfo une "hypocrisie". Il ne décolère pas et va plus loin : selon lui, le pape François est "un traître, un Judas" après sa décision de ne pas accepter la démission du cardinal Barbarin.

 

 

On est sidérés, désabusés. C'est une vraie erreur. C'est une vraie faute morale. On a affaire à quelqu'un qui est un traître, un Judas. La différence avec Judas, c'est qu'il n'avait pas de pouvoir contrairement au pape à qui il en reste un peu.François Devaux à franceinfo

 

 

Les mots sont durs mais François Devaux les assume. "Quand on prône des valeurs et qu'on ne les respecte pas, quand on reçoit des rapports de l'ONU et qu'on ne les applique pas et qu'on n'y répond pas, quand on promet de mettre en place des tribunaux pour juger les évêques négligents, quand on prône une tolérance zéro et qu'on ne l'applique pas, on peut difficilement qualifier cela autrement que comme ça."

 

 

 

"Le pape porte l'entière responsabilité de tout cela"

Le cofondateur de La Parole libérée, qui regroupe les victimes du père Bernard Preynat, charge l'institution religieuse : "C'est de l'hypocrisie, on est dans ce cléricalisme-là et l'Eglise ne s'en sortira pas. L'abus est intrinsèque à cette institution. Partout où elle va, partout elle amène l'abus (...).  Il y a un problème intrinsèque à cette Eglise et le pape porte l'entière responsabilité de tout cela."

 

 

Le cardinal Barbarin a expliqué à la chaîne KTO les raisons pour lesquelles le pape François n'avait pas accepté sa démission, en mettant en avant la présomption d'innocence avant le jugement en appel. "C'est de la manipulation ! dénonce François Devaux. Ces hommes-là sont quand même des représentants du Christ ! Le pape, c'est le successeur de saint Pierre qui prétend répondre à une justice divine. On voit la malveillance avec laquelle on se replace très insidieusement sous la justice des hommes : on va aller chercher un vice de procédure ou une prescription (...). S'il y un Christ, je ne sais pas quel regard il peut porter sur cela", a-t-il expliqué.

 

 

Le fond du sujet, c'est le viol de mineurs que l'Eglise à couvert dans des proportions massives, de petits enfants non sexués de 8-10 ans. C'est d'une immoralité ! Le sacré vient de s'effondrer. Le message de l'Eglise, aujourd'hui, vient de se détruire et cela va avoir des conséquences dramatiques pour l'Eglise. François Devaux à franceinfo

 

 

Le cardinal Barbarin va se mettre en retrait du diocèse de Lyon. Il n'avait "pas le choix" estime le cardinal Barbarin. C'est "la bonne décision, estime-t-il. On peut souhaiter à cet homme-là de retrouver un apaisement personnel." Ce qui est en cause, selon François Devaux, au-delà de la personnalité du cardinal Barbarin, c'est "la fonction qu'il occupe, son incapacité à tenir son diocèse." "Aujourd'hui, c'est le pape qui couvre les archevêques, la problématique se déplace. On est au niveau de la tête de l'Eglise. Et on prend consicence, l'humanité toute entière prend conscience que la tête est pourrie."

 


20/03/2019
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Franceinfo - le mercredi 20 mars 2019

 

 

Refus de la démission du cardinal Barbarin par le pape : le président de la Conférence des évêques de France fait part de son "étonnement"

 

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Monseigneur Georges Pontier s'est étonné mercredi sur franceinfo du refus de la démission du cardinal Barbarin par le pape. Pour autant, le primat des Gaules fait encore "partie de l'Eglise de France", selon lui

 

 

 

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Mgr Georges Pontier, lors d'une conférence de presse. (THOMAS PADILLA / MAXPPP)

 

 

 

Mgr Georges Pontier, archevêque de Marseille et président de la Conférence des évêques de France (CEF) a fait part, mercredi 20 mars sur franceinfo, de son "étonnement" après la décision du pape de ne pas accepter la démission du cardinal Barbarin, condamné à 6 mois de prison avec sursis pour non-dénonciation d'agressions sexuelles sur mineurs.

 

 

C'est de l'étonnement et en même temps je ne veux pas m'arrêter à ce fait-là. Je veux continuer à dire notre volonté de poursuivre cette action contre cette pédocriminalité terrible et contre ce visage inacceptable de notre Eglise quand elle commet des choses comme ça Mgr Georges Pontier à franceinfo

 

 

 

Une décision surprenante

"Je m'attendais plutôt soit à une acceptation totale soit un refus d'accepter total, mais pas une solution entre les deux où le cardinal Barbarin a été remis vers lui-même pour prendre cette décision de se mettre en retrait du diocèse pour le bien de ce diocèse qui depuis trois ans souffre dans toutes ses composantes, y compris les victimes elles-mêmes", a-t-il poursuivi.

 

 

Le fondateur de la Parole libérée, François Devaux, a évoqué mercredi matin sur franceinfo un acte de trahison de la part du pape : "Le mot trahison est un petit fort", estime Mgr Pontier. "On est entre deux conflits, celui de la procédure de la justice et celui de la procédure canonique. Le pape a choisi d'attendre la fin de l'appel qu'ont fait les avocats du cardinal Barbarin", a-t-il expliqué.

 

 

 

La mise en retrait du cardinal

Selon Mgr Georges Pontier, le cardinal Barbarin fait encore "partie de l'Eglise de France". Il estime qu'il est "dans une situation inconfortable qui n'est pas codifiée (...) On est dans une situation un peu floue. Se mettre en retrait n'est pas canoniquement un statut", a-t-il expliqué.

 

 

Mgr Georges Pontier a pu parler au cardinal après la décision du pape François : "Il est plein d'humilité et il cherche le bien du diocèse. Je peux vous l'assurer. Lui-même a souffert, le diocèse a souffert, les victimes ont souffert pendant ces trois ans et lui dit : 'c'est assez ! Je me retire. Je me mets en retrait'. Il ne peut pas aller plus loin que ce qu'il a fait", estime le président de la Conférence des évêques de France.

 

 

 

 

Franceinfo - le mardi 19 mars 2019

 

 

Pédophilie dans l'Eglise : le cardinal Barbarin décide de se "mettre en retrait" malgré le refus de sa démission par le pape

 

 

 

Le plus haut responsable catholique français a été condamné début mars pour ne pas avoir dénoncé les agressions sexuelles d'un prêtre de son diocèse

 

 

 

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Le pape François et le cardinal Barbarin, au Vatican, le 18 mars 2019. (VATICAN MEDIA / AFP)

 

 

 

Le cardinal Barbarin a annoncé dans un communiqué, mardi 19 mars, que le pape François avait refusé sa démission mais qu'il avait tout de même décidé de se "mettre en retrait pour quelque temps". "En invoquant la présomption d’innocence, [le souverain pontif] n'a pas voulu accepter cette démission", écrit-il. Philippe Barbarin précise qu'il sera remplacé par le père Yves Baumgarten.

 

 

 

Dans une interview à la chaîne KTO, mardi soir, Philippe Barbarin dit avoir fait le "choix d'une certaine distance par rapport à la vie" du diocèse de Lyon. Il va se retirer des instances qu'il présidait et ira "sans doute dans un monastère". Il dit ne pas savoir combien de temps il se tiendra à l'écart, car "tout dépend si le procès en appel est très long, si les affaires sont closes à la fin de l'année 2019 ou s'il faut attendre trois ans".

 

 

 

 

Coupable d'avoir voulu "préserver l'institution"

 

Philippe Barbarin a été condamné à six mois de prison avec sursis pour ne pas avoir dénoncé les agressions sexuelles d'un prêtre de son diocèse. Le tribunal de Lyon a déclaré l'archevêque de Lyon "coupable" de n'avoir pas signalé à la justice en 2014 et 2015 les agressions pédophiles commises sur des scouts, un quart de siècle plus tôt, par le père Bernard Preynat.

 

 

 

Mais les avocats du cardinal Barbarin ont fait appel de cette condamnation. Le jugement reproche au religieux de 68 ans – qui avait martelé durant le procès, début janvier, n'avoir "jamais cherché à cacher, encore moins à couvrir ces faits horribles" – d'avoir "fait le choix en conscience" de ne pas informer la justice "pour préserver l'institution à laquelle il appartient"

 

 

 

"Je suis étonné, je ne m'attendais pas à ce scénario qui est intermédiaire entre les deux scénarios prévisibles", a réagi le président de la Conférence des évêques, Georges Pontier. Selon lui, cette situation "inédite" résulte du "conflit entre deux exigences", celle de "respecter le cheminement de la justice" et celle de "se préoccuper du bien du diocèse de Lyon".

 

 

 

Archevêque de Lyon depuis 2002, cardinal depuis 2003, primat des Gaules, le cardinal Barbarin est le plus haut dignitaire catholique français et sa condamnation a fait l'effet d'un coup de tonnerre. Avant lui, deux évêques ont déjà été condamnés pour des faits similaires en 2001 et 2018 mais, depuis trois ans, le scandale lyonnais incarne la crise de l'Église face à la pédophilie.

 


20/03/2019
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Franceinfo - le dimanche 10 mars 2019

 

 

Jack Lang dans l’œil du cyclone après s’être fait offrir près de 200 000 euros de costume

 

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France 3France Télévisions

 

 

 

Jack Lang est au cœur d’une polémique, car l’ancien ministre s’est fait offrir près de 200 000 euros de costume, entre 2013 et 2018, par la maison Smalto

 

 

 

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Jack Lang le 4 janvier 2018 lors des voeux du président Macron à l'Elysée.

 © Eliot Blondet / Sipa

 

 

En costume bien coupé, toujours impeccable. Depuis le début de sa carrière politique, le style vestimentaire de Jack Lang détonne et choque même parfois. C’est le cas en 1985, lorsqu’il se présente dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale avec un col Mao. Aujourd’hui, ce sont d’autres tenues qui font polémique. L’actuel président de l’Institut du monde arabe se serait fait offrir pour près de 200 000 euros de costumes par la maison Smalto, selon un article de L’Obs.

 

 

 

La personnalité du propriétaire de la maison Salto pose question

Ces cadeaux ont été reçus, entre 2013 et 2018, alors qu’il n’était plus élu. Par la voix de son propriétaire, le tailleur s’est expliqué. La personnalité du propriétaire de la maison Smatlo pose néanmoins question. Alain Duménil a été plusieurs fois condamné et mis en examen pour des délits financiers. Selon des sources internes, citées par L’Obs, ces cadeaux seraient monnaie courante afin de se ménager les faveurs des politiques. L’avocat de Jack Lang réfute cette version.  

 


16/03/2019
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Franceinfo - le mardi 5 février 2019

 

 

"Il faut que la vérité éclate au grand jour" : un documentaire inédit dénonce les abus sexuels subis par des religieuses

 

 

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Louise HemmerléFrance Télévisions

 

 

 

Dans un documentaire diffusé mardi soir sur Arte, des religieuses victimes d'abus sexuels témoignent à visage découvert et brisent l'omerta sur un sujet qui ronge l'Eglise depuis des décennies

 

 

 

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Le documentaire "Religieuses abusées, l'autre scandale de l'Eglise" est diffusé sur Arte le 5 mars 2019.  (DREAM WAY PRODUCTIONS)

 

 

C'est un tabou qui n'a été brisé que tout récemment. Début février, le pape François a reconnu que "des prêtres et des évêques" avaient commis des agressions sexuelles sur des religieuses. Dans le sillage des révélations sur les abus pédophiles, des religieuses ont commencé ces dernières années à élever la voix à leur tour, dénonçant les agressions dont elles ont été victimes.

 

 

Certaines d'entre elles prennent la parole dans le documentaire Religieuses abusées, l'autre scandale de l'Eglise qui sera diffusé mardi 5 mars à 20h50 sur Arte. Elles dénoncent les abus d'autorité, les viols, et les avortements forcés qu'elles ont subis, ainsi que les méthodes employées par l'institution catholique pour étouffer le scandale.

 

 

A l'origine de ce projet de documentaire, la journaliste Marie-Pierre Raimbault. Elle répond aux questions de franceinfo sur cette investigation inédite.

 

 

 

Franceinfo : Comment est né ce projet ?

 

 

Marie-Pierre Raimbault : Je suis tombée sur les rapports des sœurs Maura O'Donohue et Marie McDonald. Dans les années 1990, après plusieurs années d'enquête dans vingt-trois pays, ces deux missionnaires américaines ont transmis l'une et l'autre au Vatican un rapport très documenté sur les abus sexuels subis par les religieuses aux mains d'hommes du clergé. En mars 2001, le journal américain National Catholic Reporter a publié pour la première fois ces révélations. Le Parlement européen a aussi adopté une résolution sur les violences sexuelles à l'encontre des femmes, et notamment des religieuses catholiques.

 

 

C'était notre volonté de montrer que ce problème était toujours d'actualité, que c'était contemporain. C'était intéressant d'avoir des religieuses de plusieurs âges, pour montrer que cela se répétait au fil des générations. C'était très important de montrer que c'était quelque chose qui était pérennisé comme système.

 

 

 

Qu'est-ce qui a permis de recueillir la parole des victimes ? Comment celle-ci s'est libérée ?

 

 

La conjoncture nous était favorable, car il y avait les histoires de pédophilie qui commençaient à sortir. Mais quand nous avons commencé le film il y a trois ans, il n'y avait pas de témoignages de religieuses abusées, ça n'existait pas. Le film a été très long car les religieuses abusées, une fois qu'on avait leur contact, étaient très hésitantes. Je pense qu'elles avaient peur, car c'était la première fois qu'on leur donnait la parole. Elles avaient peur aussi car c'était compliqué, en tant qu'anciennes religieuses, de dire des choses qui allaient à l'encontre de l'Eglise. Les rares qui s'étaient exprimées auprès de leur hiérarchie n'avaient pas obtenu gain de cause. Elles étaient enfermées dans ce silence. On les a éduquées comme ça, à être obéissantes.

 

 

 

Quels sont les ressorts de l'emprise des prêtres sur les nonnes ?

 

 

Les prédateurs ne s'attaquent pas à des femmes matures, bien équilibrées dans leurs choix de vie. Ils s'attaquent à des jeunes femmes en questionnement, alors qu'elles font vœu de chasteté et renoncent à une vie de famille. Elles se posent beaucoup de questions, et les prédateurs les repèrent. Or, dans le mode de fonctionnement de l'Eglise catholique, chaque religieuse a un directeur spirituel, et elles sont censées parler de leurs doutes. Un prédateur va commencer à leur poser des questions comme "Avez-vous des pensées impures ?", "Est-ce que vous vous masturbez ?", "Est-ce que vous êtes attirée par une autre religieuse ?" Et dans l'isolement du confessionnal, certaines subissent des attouchements.

 

 

 

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Le documentaire "Religieuses abusées, l'autre scandale de l'Eglise" est diffusé sur Arte le 5 mars 2019.  (DREAM WAY PRODUCTIONS)

 

 

 

Les religieuses rentrent dans un système d'emprise dans lequel elles n'ont plus de libre arbitre. Ça ne veut pas dire qu'elles sont d'accord, ça veut dire qu'elles sont en état de sidération. Ça peut durer toute leur vie. Certaines religieuses sont mortes sans en avoir jamais parlé. Le problème est aussi qu'on cantonne les religieuses à des rôles de servitude. Si les femmes avaient plus de considération, de respect et de pouvoir au sein de l'Eglise, je pense que les choses seraient différentes.

 

 

 

Comment avez-vous réagi face à l'ampleur de vos découvertes ?

 

 

De jour en jour, on était de plus en plus stupéfaits et de plus en plus écœurés ; il y a même des choses qui étaient de l'ordre de l'insoutenable. Il y a eu des moments très durs humainement, parce qu'il y avait toujours quelque chose de plus sale. C'était très éprouvant. Par rapport à la laideur du contenu, on a voulu que ce soit un beau film. On a énormément travaillé l'image en tournage, c'est un documentaire qui a une certaine qualité cinématographique, car on voulait malgré tout offrir aux religieuses du beau.

 

 

 

L'Eglise est-elle au courant de ces abus, et que fait-elle pour les combattre ?

 

 

Mon point de vue, c'est que l'Eglise est au courant depuis fort longtemps. Les rapports de O'Donohue et McDonald en sont une preuve tangible. Mais je ne pense pas que ça date de 1990, ça date de la nuit des temps.

 

 

Le pape a reconnu en février pour la première fois que ces abus ont bel et bien eu lieu. On ne peut pas s'empêcher de trouver curieux que le pape fasse cette déclaration publique alors qu'il sait que le film va sortir. Nous avions contacté le Vatican pour leur proposer une rencontre filmée entre le pape et deux des religieuses qui témoignent dans notre documentaire. Nous leur avions donné, à leur demande, le contenu du film par écrit. Finalement, ils ne voulaient pas que cela soit filmé, donc on a mis un terme aux négociations. On ne pouvait pas encore confiner la souffrance des religieuses abusées dans une alcôve du Vatican. Ce n'était pas possible, il faut que la vérité éclate au grand jour. Alors oui, l'Eglise s'est exprimée, mais seulement au moment où elle sait qu'elle est acculée. Maintenant, au-delà de cette déclaration, que vont-ils faire concrètement ?

 


05/03/2019
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Franceinfo - le mardi 5 février 2019

 

 

Le procureur de Tokyo fait appel de la demande de libération sous caution de Carlos Ghosn

 

 

 

Un peu plus tôt, un juge avait autorisé la libération sous caution de l'homme d'affaires

 

 

 

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Le portrait de Carlos Ghosn à la télévision japonaise, le 15 janvier 2019.  (TAKEHITO KOBAYASHI / AFP)

 

 

 

Ce qu'il faut savoir

 

 

Carlos Ghosn va-t-il sortir de prison ? La justice japonaise a accepté, mardi 5 mars, la libération sous caution de l'ancien patron de l'alliance Renault-Nissan, mis en examen pour fraude fiscale et abus de confiance. Incarcéré depuis plus de 100 jours, l'homme d'affaires franco-libano-brésilien devait théoriquement être libéré dans la journée de mardi, mais le procureur de Tokyo a contesté cette décision de remise en liberté. Suivez la situation en direct avec franceinfo.

 

 

Des conditions strictes. S'il est libéré, Carlos Ghosn serait interdit de quitter le pays même pour un bref séjour et des caméras de vidéosurveillance devront être installées à l'entrée de sa résidence.

 

 

La défense du patron réagit. L'avocat de la famille de Carlos Ghosn a salué sur LCI à cette décision : "On met fin à une détention qui était absolument cruelle et brutale."

 

 

Une caution de huit millions d'euros. Un milliard de yens, c'est la somme demandée par la justice japonaise pour que Carlos Ghosn puisse sortir de prison.

 


05/03/2019
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Franceinfo - le mardi 26 février 2019

 

 

Le cardinal Pell, numéro 3 du Vatican, reconnu coupable de pédophilie

 

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

 

Les faits ont été commis dans la sacristie de la cathédrale Saint-Patrick de Melbourne (Australie) dans les années 1990

 

 

 

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Le cardinal australien George Pell, le 29 juin 2017 au Vatican. (ALBERTO PIZZOLI / AFP)

 

 

 

Le cardinal australien George Pell, numéro trois du Vatican, a été reconnu coupable d'agression sexuelle sur mineur, a annoncé mardi 26 février un tribunal australien. Il devient ainsi le plus haut responsable de l'Eglise catholique condamné dans une affaire de pédophilie.

 

 

Le tribunal de Melbourne a déclaré le cardinal de 77 ans coupable d'agression sexuelle et d'attentat à la pudeur contre deux enfants de chœur alors âgés de 12 et 13 ans. Des faits commis dans la sacristie de la cathédrale Saint-Patrick de Melbourne, en Australie, dans les années 1990.

 

 

 

La peine n'est pas encore fixée

Le prélat avait initialement rejeté ces accusations et le jury n'était pas parvenu à une décision lors d'un premier procès en septembre. Il a ensuite été déclaré coupable lors d'un nouveau procès le 11 décembre. Le tribunal de Melbourne avait cependant pris une "ordonnance de suppression" (suppressing order) qui interdisait aux médias toute mention de cette affaire, sous peine de poursuites.

 

 

Cette obligation de silence avait été imposée dans le but de protéger le jury d'un second procès lors duquel le cardinal Pell devait initialement être jugé pour d'autres faits présumés. Mais l'accusation a décidé de renoncer à cette seconde série de poursuites, ce qui a eu pour conséquence de lever mardi le blackout médiatique sur la première affaire, autorisant les médias à annoncer le verdict de culpabilité.

 

 

La peine à laquelle le cardinal sera condamné n'a pas été fixée. Une nouvelle audience est prévue mercredi. Les avocats du cardinal ont d'ores et déjà annoncé son intention de faire appel. George Pell, qui avait pris congé de ses fonctions au Vatican pour se défendre, reste cependant sur le papier à la tête du secrétariat pour l'économie du Saint-Siège, soit le numéro trois du Vatican.

 


26/02/2019
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Franceinfo - le jeudi 21 février 2019

 

 

Téléphone, télé, promenade… Quelles sont les conditions de détention d'Alexandre Benalla à la prison de la Santé ?

 

 

 

 

L'ex-chargé de mission de l'Elysée a été placé en détention provisoire mardi à la maison d'arrêt parisienne

 

 

 

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Alexandre Benalla au tribunal correctionnel de Paris, le 19 février 2019. (GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)

 

 

 

Un détenu célèbre, dans une maison d'arrêt new look. Alexandre Benalla dort depuis mardi 19 février dans une cellule de la prison parisienne de la Santé, récemment rénovée, après y avoir été placé en détention provisoire. Conformément aux réquisitions du parquet de Paris, le juge des libertés et de la détention a choisi d'incarcérer l'ancien chargé de mission de l'Elysée pour ne pas avoir respecté son contrôle judiciaire, qui lui imposait de ne pas entrer en contact avec Vincent Crase, ancien salarié de LREM lui aussi mis en examen dans l'enquête sur les violences du 1er mai 2018 à Paris. Mais à quoi ressemblent les journées de l'ancien collaborateur d'Emmanuel Macron ? 

 

 

 

Placé dans un quartier spécial, mais sans traitement VIP

Jusqu'à sa réouverture en janvier, la prison de la Santé était notamment connue pour son "quartier VIP", qui a vu défiler des détenus aussi célèbres que le terroriste Carlos, le général panaméen Manuel Noriega ou encore Bernard Tapie. Ce département de la maison d'arrêt n'existe plus depuis la rénovation des lieux

 

 

Alexandre Benalla a toutefois été placé dans le quartier dit "des personnes vulnérables", selon une source proche du dossier à franceinfo. Disposant d'une trentaine de cellules, ce quartier est dédié aux prisonniers célèbres, "ainsi qu’à ceux dont l’intégrité pourrait être menacée s’ils étaient en régime classique, par exemple les prévenus d’infractions à caractère sexuel", précise Le Parisien.

 

 

Un traitement certes particulier, mais pas particulièrement favorable, indique l'administration pénitentiaire au quotidien francilien : "La détention n’y est pas plus souple. Mais il s’agit qu’elle ne soit pas non plus rendue plus difficile par ce statut médiatique du détenu."

 

 

 

Une cellule de 9 m² avec télé et téléphone fixe

Contrairement à de nombreux établissements pénitentiaires, la prison de la Santé n'est pas surpeuplée : environ 350 personnes y sont détenues, pour une capacité théorique actuelle de 739, souligne Le Parisien. Alexandre Benalla est donc seul dans sa cellule de 9 m², équipée d'une douche, d'une télévision et d'une petite cuisine, décrit L'Express.

 

 

Sur l'un des murs se trouve également un téléphone fixe, dont l'utilisation est payante et particulièrement encadrée. Placée sur écoute, la ligne ne peut être utilisée que pour passer des coups de fil à des personnes dont les noms et numéros ont été préalablement validés par les juges d'instruction chargés de l'enquête. Difficile en outre d'échapper à ce strict contrôle en introduisant un téléphone portable dans la maison d'arrêt, car les réseaux téléphoniques y sont brouillés.

 

 

 

Une heure de promenade par jour

Interrogée par Le Parisien, l'avocate Elise Arfi indique que les travaux de modernisation ont fait passer la prison de la Santé "dans le XXIe siècle". La juriste, dont plusieurs clients sont détenus dans cette maison d'arrêt, déplore toutefois que les activités y soient peu nombreuses et que les promenades soient limitées à une heure par jour, contre deux dans la plupart des autres prisons.

 

 

Contrairement aux détenus placés à l'isolement, comme le suspect des attentats du 13-Novembre Salah Abdeslam, incarcéré à Fleury-Mérogis (Essonne) et seul en permanence, Alexandre Benalla pourra lors de ces promenades croiser les autres détenus du quartier des personnes vulnérables.

 

 

Dans Le Parisien, une personne ayant croisé l'ancien chargé de mission depuis le début de son incarcération rapporte qu'Alexandre Benalla s'est montré "satisfait d'avoir une télévision dans sa cellule, demandant à avoir accès à des livres, au sport et au parloir".

 


21/02/2019
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Franceinfo - le mardi 5 février 2019

 

 

Affaire Benalla : cinq questions sur la perquisition qui a visé les locaux de Mediapart

 

 

 

Deux magistrats, accompagnés de trois policiers, ont tenté, lundi matin, de perquisitionner la rédaction du site d'information, après la publication d'enregistrements sonores d'une conversation entre Alexandre Benalla et Vincent Crase

 

 

 

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Des journalistes de Mediapart lors d'une conférence de presse, à Paris, le 4 février 2019. (PHILIPPE LOPEZ / AFP)

 

 

 

"Ils ont tenté un coup de force." Au lendemain de la perquisition qui a tourné court dans les locaux de Mediapart, Fabrice Arfi, l'un des journalistes du site d'information, estime, mardi 5 février, que l'initiative du parquet est une "mise en danger des sources". Edwy Plenel, le cofondateur du site, a condamné "un scandale ordonné par le nouveau procureur de la République de Paris". Franceinfo revient sur cette perquisition en cinq questions.

 

 

 

1 - Pour quelle(s) raison(s) la justice menait-elle cette perquisition ?

Mediapart a diffusé, jeudi 31 janvier, des extraits sonores d'une conversation entre Alexandre Benalla et Vincent Crase. La scène se déroule le 26 juillet 2018 et les deux hommes y abordent des sujets sensibles, de l'enquête sur les violences du 1er-Mai à un contrat de sécurité passé avec un sulfureux oligarque russe.

 

 

>> Affaire Benalla : ce qu'il faut retenir des enregistrements révélés par Mediapart

 

 

Après la diffusion de ces enregistrements, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour "atteinte à l'intimité de la vie privée" et "détention illicite d'appareils ou de dispositifs techniques de nature à permettre la réalisation d'interception de télécommunications ou de conversations". C'est dans le cadre de cette enquête préliminaire que le parquet voulait mener cette perquisition dans les locaux de Mediapart.

 

 

 

2 - La rédaction de Mediapart avait-elle le droit de s'y opposer ?

"Comme le droit nous y autorise, dans le cadre d'une enquête préliminaire, pas d'une instruction judiciaire, la personne visée peut s'opposer à la perquisition. C'est un droit", a assuré Fabrice Arfi, journaliste à Mediapart, lors d'une conférence de presse, lundi après-midi.

 

 

Cette interprétation est validée par le site de l'administration française. On y lit que l'accord de l'occupant des locaux visés par une perquisition est obligatoire dans le cadre d'une enquête préliminaire. Mais que cet accord n'est plus nécessaire lorsqu'il y a eu flagrant délit ou dans le cadre d'une information judiciaire.

 

 

 

3 - Qui est à l'origine de la procédure ?

Il ne s'agit ni d'Alexandre Benalla, ni de Vincent Crase. Une source judiciaire indique à franceinfo que les deux hommes n'ont pas porté plainte. Cette même source se contente de répondre que "le parquet a été rendu destinataire d'éléments ayant justifié l'ouverte d'une enquête préliminaire".

 

 

"Ce n'est pas la vie privée de monsieur Benalla ou monsieur Crase dont nous parlons. Mais qui alors ?, s'est interrogé Fabrice Arfi sur France Inter, mardi. Il n'y a pas de plainte : le parquet dit qu'il y a un signalement. Mais un signalement de qui ? De quoi ? Comment ? Où ? On ne sait pas. C'est un signalement fantôme d'une personne que l'on n'entend pas dans les enregistrements, ni de près ni de loin", a résumé le journaliste.

Bref, impossible, pour l'instant, de connaître la nature des éléments transmis au parquet et l'identité de la personne qui les a communiqués.

 

 

 

4 - Le parquet avait-il le droit d'ouvrir cette enquête préliminaire ?

"Il n'y a pas de plainte à l'origine. Ce qu'il faut comprendre en droit, c'est que le parquet ne peut pas ouvrir une enquête pour atteinte à l'intimité de la vie privée s'il n'y a pas quelqu'un qui s'estime atteint dans sa vie privée. Le parquet ne peut pas se substituer à une personne privée dans ce délit-là. C'est pareil dans les cas de diffamation", a avancé le journaliste, toujours sur France Inter.

 

 

Interrogée par franceinfo, Delphine Meillet, avocate au barreau de Paris, confirme l'interprétation de Fabrice Arfi, mettant en avant un arrêt de la Cour de cassation du 31 janvier 2012.

 

 

Mais elle souligne que l'enquête préliminaire est également ouverte pour "détention illicite d'appareils" permettant des enregistrements. L'avocate souligne alors qu'une plainte préalable n'était pas nécessaire. "Quoi qu'il en soit, ils pouvaient ouvrir une enquête préliminaire", affirme-t-elle. Une analyse également partagée par l'avocat pénaliste Patrick Maisonneuve, contacté par franceinfo.

 

 

 

5 - Une perquisition va-t-elle finalement avoir lieu ?

C'est possible. "Le procureur adjoint de Paris nous a manifesté la possibilité de revenir avec un mandat du juge des libertés et de la détention pour que la perquisition devienne, cette fois, coercitive", a précisé Fabrice Arfi, qui insiste sur cette éventualité encore floue : "Il n'a pas dit qu'il allait le faire, il a dit que c'était possible, il ne l'a pas exclu." 

 

 

"Je trouve plutôt étrange la démarche du parquet", commente Patrick Maisonneuve, estimant qu'il devait s'attendre à une certaine résistance des journalistes de Mediapart qui, selon lui, connaissent le droit.

 

 

A la suite d'une réquisition formulée par les juges d'instruction en charge de l'affaire Benalla, Médiapart a remis sept enregistrements à la justice. "Mediapart répond de ses écrits, y compris devant la justice, mais protège ses sources", écrit le site d'information.

 


07/02/2019
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Franceinfo - le lundi 4 février 2019

 

 

Tentative de perquisition chez Mediapart : Edwy Plenel dénonce "un scandale ordonné par le nouveau procureur de la République de Paris"

 

 

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Le cofondateur de Mediapart a réagi sur France Inter après la tentative de perquisition, lundi 4 février, dans les locaux du site d'information, à Paris

 

 

 

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Le journaliste et cofondateur de Mediapart Edwy Plenel, le 12 janvier 2016. (GEORGES GOBET / AFP)

 

 

 

"Cette perquisition est un scandale ordonné par le nouveau procureur de la République de Paris, dont on connaît les conditions de nomination sur pression du pouvoir exécutif", a dénoncé lundi 4 février Edwy Plenel au micro de France Inter.

 

 

Le cofondateur du site d'information en ligne Mediapart réagissait après la tentative de perquisition des locaux situés dans le 12e arrondissement de la capitale, lundi matin, dans le cadre de l'affaire Benalla.

 

 

"Il [le procureur] a ordonné une perquisition dans une enquête préliminaire pour - soi-disant - violation de l'intimité privée de monsieur Benalla. Edwy Plenel à France Inter

 

 

Ce lundi matin, selon une source judiciaire jointe par franceinfo, deux magistrats du parquet accompagnés d'enquêteurs se sont présentés dans les locaux de Mediapart afin de saisir les enregistrements diffusés la semaine dernière par le média. Plus précisément et toujours selon cette même source, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour "atteinte à l'intimité de la vie privée"  sur les conditions d'enregistrement d'une conversation entre Alexandre Benalla et Vincent Crase fin juillet, après sa diffusion la semaine passée par Mediapart.

 

 

 

"Il faut défendre l'honneur de la presse tout le temps"

"Je rappelle qu'il y a des faits dont la justice est saisie par des juges d'instruction sur monsieur Benalla. Vendredi, je recevais une demande de la police - à la demande des juges - de donner nos éléments factuels, d'enregistrements, de preuves, Qui permettent de montrer la violation du contrôle judiciaire par monsieur Benalla, [mais aussi] les faits d'effacement de preuves par messieurs Benalla et Crase, l'histoire du contrat russe etc. Tout cela était pour les juges. Et deux jours après, manoeuvre du parquet - qui je le rappelle dépend du pouvoir exécutif - qui essaye de venir faire cette perquisition à Mediapart", a ajouté Edwy Plenel avant de conclure : "Nous vivons une époque où il faut défendre l'honneur de la presse tout le temps."

 


07/02/2019
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Franceinfo - le mercredi 16 janvier 2019

 

 

Affaire Benalla : l'Elysée a "oublié" de récupérer le téléphone crypté et le quatrième passeport de l'ex-chargé de mission, selon "Le Canard enchaîné"

 

 

 

Le directeur de cabinet d'Emmanuel Macron, Patrick Strzoda, aurait omis de réclamer à l'ancien proche du chef de l'Etat un passeport de service ainsi qu'un téléphone secret-défense, après son licenciement

 

 

 

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L'ancien chargé de mission de l'Elysée, Alexandre Benalla, le 19 septembre 2018, devant la commission d'enquête du Sénat, à Paris. (BERTRAND GUAY / AFP)

 

 

 

Un élément de plus dans l'affaire Benalla. Selon Le Canard enchaîné, paru mercredi 16 janvier, le directeur de cabinet d'Emmanuel Macron, Patrick Strzoda, a "oublié" de réclamer à l'ex-chargé de mission de l'Elysée, Alexandre Benalla, un passeport de service ainsi qu'un téléphone crypté, après son licenciement.

 

 

Ce passeport de service "facilite le passage des frontières et permet de voyager sans visa dans certains pays", précise Le Canard. Alexandre Benalla disposait donc au total de quatre passeports, selon le journal : deux passeports diplomatiques et deux passeports de service. Quant au téléphone, il s'agit d'un "téléphone Teorem", indique l'hebdomadaire, "un appareil classé secret-défense", utilisé notamment par la présidence ou les militaires, qui permet des communications sécurisées. Le Canard enchaîné ajoute que l'avocate d'Alexandre Benalla a finalement déposé le passeport au ministère de l'Intérieur et offert de rendre le téléphone à l'Elysée.

 

 

Invité de franceinfo mercredi matin, le sénateur LR de Moselle François Grosdidier, membre de la commission d'enquête sénatoriale qui reprend ses auditions mercredi après-midi, a indiqué que la commission allait interroger Christophe Castaner, Jean-Yves Le Drian et Patrick Strzoda sur les révélations du Canard enchaîné.

 


16/01/2019
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Franceinfo - le mardi 15 janvier 2019

 

 

La demande de remise en liberté de Carlos Ghosn rejetée par la justice japonaise

 

 
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franceinfo avec AFP et ReutersFrance Télévisions

 

 

 

 

L'ancien président de Nissan est détenu depuis le 19 novembre à Tokyo

 

 

 

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 Carlos Ghosn, lors d'une conférence de presse au Salon de l'auto, le 3 octobre 2018 à Paris. (REGIS DUVIGNAU / REUTERS)

 

 

 

Carlos Ghosn reste en prison. Le tribunal de Tokyo a rejeté, mardi 15 janvier, la demande de libération sous caution du patron de Renault. Une nouvelle tentative infructueuse des avocats du PDG, détenu au Japon pour des malversations financières présumées. Le tribunal a estimé qu'il y avait un risque de destruction de preuves, a précisé la chaîne de télévision publique nippone NHK. L'ancien président de Nissan est détenu depuis le 19 novembre à Tokyo.

 

 

Le dirigeant de 64 ans, arrêté le 19 novembre à Tokyo, a fait l'objet vendredi de deux nouvelles inculpations. Il a été inculpé pour abus de confiance aggravé, pour avoir provisoirement fait passer en 2008 dans les comptes du constructeur japonais des pertes sur des investissements personnels, et pour avoir minoré ses revenus dans des rapports boursiers de Nissan entre 2015 et 2018.

 

 

L'avocat peut faire appel de ce refus de remise en liberté, mais si la décision de le maintenir en prison est confirmée par un deuxième juge, Carlos Ghosn restera en détention provisoire au moins jusqu'au 10 mars. Cette mesure pourra être étendue sur demande du procureur par période reconductible d'un mois. Vendredi, le tribunal a cependant autorisé les visites de sa famille, en plus de celles de ses avocats et du personnel consulaire de la France, du Liban et du Brésil, les trois pays dont il est citoyen.

 


15/01/2019
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Franceinfo - le samedi 29 décembre 2018

 

 

Passeports diplomatiques d'Alexandre Benalla: "Cela se justifie pour quelqu'un qui fait beaucoup de déplacements à l'étranger"

 

 

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François Nicoullaud, ancien ambassadeur de France à l'étranger et spécialiste de politique a estimé sur franceinfo que l'obtention de deux passeports est "assez rare mais ce n'est pas impossible"

 

 

 

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Deux passeports français. (Illustration).  (JABOUTIER / MAXPPP)

 

 

 

Le ministère des Affaires étrangères a saisi vendredi 28 décembre le procureur de la République dans l'affaire des passeports diplomatiques d'Alexandre Benalla. L'ancien collaborateur de l'Élysée a continué à en faire usage après sa mise à pied, alors même que le Quai d'Orsay a réclamé à deux reprises la restitution de ces documents.

 

 

Pour François Nicoullaud, ancien ambassadeur de France à l'étranger et spécialiste de politique, l'obtention de deux passeports se justifient lors "d'un cas en particulier, par exemple quelqu'un qui fait beaucoup de déplacements à l'étranger : le temps d'obtenir le visa pour tel ou tel pays, il a en même temps besoin de son passeport pour préparer une mission dans un deuxième pays", a-t-il expliqué samedi 29 décembre sur franceinfo.

 

 

 

franceinfo : A quoi sert un passeport diplomatique ?

 

 

François Nicoullaud : Un passeport diplomatique, c'est un document un peu spécial qu'on remet à des gens qui exercent des fonctions officielles, en principe des diplomates comme son nom l'indique. Des diplomates ambassadeurs, mais aussi des conseillers, des secrétaires, tous les gens qui, d'une manière ou d'une autre, travaillent à la politique extérieure de l'État, qui sont amenés à voyager de manière officielle. Cela leur facilite la plupart de leurs démarches. Ca sert à ne pas être reconnu comme un citoyen ou un fonctionnaire lambda. Le fait d'en avoir un signifie qu'on est envoyé par les autorités de son pays pour exercer une mission officielle. Ils sont délivrés uniquement par le Quai d'Orsay. Il y a certainement plusieurs milliers de personnes en France qui en possèdent un.

 

 

 

Est-ce normal qu'un chargé de mission comme Alexandre Benalla en possède ?

 

 

Oui, c'est tout à fait normal. Il était très proche du président de la République, fonctionnellement. Il était amené à l'accompagner, peut-être même à le précéder dans certains voyages à l'étranger pour préparer la dimension sécurité du voyage.

 

 

 

Alexandre Benalla parle de deux passeports diplomatiques, on peut donc en avoir plusieurs ?

 

 

Ca, c'est plus original et assez rare. Ce n'est pas impossible. Il y a un cas en particulier dans lequel deux passeports se justifient, c'est par exemple quelqu'un qui fait beaucoup de déplacements à l'étranger : le temps d'obtenir le visa pour tel ou tel pays, il a en même temps besoin de son passeport pour préparer une mission dans un deuxième pays. Les gens du protocole, qui s'occupent des voyages du président de la République, je suis persuadé qu'ils ont deux passeports.

 

 

 

 

Franceinfo - le jeudi 27 décembre 2018

 

 

Qu'a fait Alexandre Benalla depuis son éviction de l'Elysée ?

 

Depuis qu'il a été limogé de son poste, l'homme de 27 ans s'est reconverti dans les affaires et s'illustre par sa proximité avec le milieu des marchands d'armes sur le continent africain

 

 

 

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Alexandre Benalla aux côtés d'Emmanuel Macron, le 24 février 2018, au Salon de l'agriculture, à Paris.  (STEPHANE MAHE / AFP)

 

 

 

 

Alexandre Benalla continue d'embarrasser l'Elysée. L'ancien adjoint au cabinet d'Emmanuel Macron refait les gros titres de la presse depuis la révélation par Le Monde, lundi 24 décembre, d'un déplacement au Tchad. Un voyage organisé au début du mois, quelques semaines avant qu'Emmanuel Macron se rende à son tour dans ce pays d'Afrique centrale. Ce séjour, lors duquel il a rencontré le président Idriss Déby, a mis en lumière les activités d'Alexandre Benalla, mis en examen pour "violences volontaires" après sa participation à une interpellation musclée le 1er mai 2018. Depuis qu'il a été limogé avec perte et fracas de l'Elysée, l'ancien collaborateur d'Emmanuel Macron s'est reconverti dans les affaires et s'illustre par sa proximité avec le milieu des marchands d'armes. Franceinfo revient sur son emploi du temps des derniers mois. 

 

 

 

Il a déjeuné avec des investisseurs chinois

Au mois d'octobre, Alexandre Benalla a été aperçu au déjeuner du Chinese Business Club, un évènement très chic qui met en relations entreprises françaises et investisseurs chinois. C'est Pierre-Henri de Menthon, le directeur délégué du magazine Challenges, qui l'a reconnu et qui l'a photographié, avant de publier le cliché sur Twitter.

 

 

 

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dementhon @dementhon
 

Alexandre Benalla était tout à l'heure au déjeuner du Chinese business club à l’hôtel Intercontinental de Paris. Il a monté sa boite de sécurité et va très bien merci.

 

 

 

"Il était là à mon invitation", avait à l'époque expliqué à franceinfo Harold Parisot, créateur du Chinese Business Club, qui parle de l'ancien collaborateur d'Emmanuel Macron comme d'un "ami". A l'instar des autres invités, Alexandre Benalla serait venu à ce rendez-vous pour "faire du business et réseauter""Il n'a pas besoin de moi pour faire du business, précisait Harold Parisot. Il a un très bon carnet d'adresses."

 

 

 

Il a rencontré un proche de Nicolas Sarkozy

Alexandre Djouhri et Alexandre Benalla n'ont pas qu'un prénom en commun : les deux hommes ont évolué avec discrétion dans les cercles politiques et sont désormais dans le viseur de la justice. En octobre, Libération révélait qu'Alexandre Benalla avait rencontré Alexandre Djouhri, un homme de l'ombre de la droite française soupçonné d'avoir mis en place des montages financiers dans l'affaire du financement libyen de la compagne de Nicolas Sarkozy. Les deux hommes ont d'abord nié les faits, avant de les reconnaître auprès de Mediapart, le 19 décembre.

 

 

J'ai rencontré Alexandre Djouhri, oui, plusieurs fois, et je suis très content de l'avoir fait. Alexandre Benalla à Mediapart

 

 

Ces rendez-vous ont eu lieu à Londres, où Alexandre Djourhi a été arrêté en janvier pour avoir refusé de répondre aux convocations de la justice française. Il a depuis été libéré contre une caution d'un million de livres (1,11 million d'euros) et attend son extradition vers la France. L'une de ces rencontres aurait été arrangée par une connaissance commune, un certain Lucas P., fiché S pour ses connexions avec un marchand d'armes nigérien, raconte Libération. Alexandre Djouhri est connu pour avoir tissé un solide réseau politique et industriel dans de nombreux pays d'Afrique, de l'Algérie à la République du Congo.

 

 

 

Il est allé au Tchad juste avant Macron

Alexandre Benalla s'est rendu à N'Djamena, la capitale du pays, au début du mois de décembre. D'après les informations du Monde, l'ancien proche d'Emmanuel Macron aurait rencontré le président Idriss Déby, ainsi que son jeune frère Oumar, qui pilote la Direction générale de la réserve stratégique (DGRS) et donc les commandes d'équipements militaires du pays.

 

 

Pendant son séjour, Alexandre Benalla a logé au luxueux hôtel Hilton et était accompagné de quatre Turcs et de l'homme d'affaires franco-israélien Philippe Hababou Solomon, qui a réglé les nuitées dans le palace. Ce dernier, qui a été conseiller spécial de l'ancien président sud-africain Jacob Zuma, est désormais connu pour ses activités dans la diplomatie privée en Afrique pour le compte de gouvernements. Il explique au Monde avoir pris Alexandre Benalla sous son aile. 

 

 

Une connaissance commune m'a contacté après le scandale. Je ne l'ai rencontré qu'en novembre. Je cherche à préparer une coopération privée franco-turque en Afrique. Je l'ai pris en apprentissage non pas parce que c'est Benalla, mais parce qu'il est brillant. Il peut m'être d'une grande aide car il connaît les rouages d'un Etat.Philippe Hababou Solomonau "Monde"

 

 

Ce voyage d'Alexandre Benalla au Tchad, qui conserve encore de nombreuses zones d'ombre, embarrasse l'Elysée. Emmanuel Macron s'est rendu à N'Djamena le 22 décembre, soit un peu plus de deux semaines après le séjour de son ancien chargé de sécurité. "Emmanuel Macron a tenu à faire savoir samedi à Idriss Déby que cette personne n'était en aucun cas un intermédiaire officieux ou officiel, a affirmé la présidence au Monde, ainsi qu'à plusieurs médias. Seuls le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, le conseiller diplomatique du président, Philippe Etienne, et Franck Paris, son conseiller Afrique, peuvent se prévaloir du chef de l'Etat."

 

 

 

Il s'est reconverti dans la diplomatie privée 

Ce voyage au Tchad semble s'inscrire dans une activité plus large d'Alexandre Benalla auprès de gouvernements africains. En octobre, l'ancien adjoint au cabinet d'Emmanuel Macron s'était déjà rendu avec Philippe Hababou Solomon en République du Congo, sans visa, toujours d'après Le Monde. Les deux hommes auraient séjourné dans la résidence présidentielle réservée aux hôtes de marque et dîné avec Denis Sassou-Nguesso, le président qui règne d'une main de fer sur le pays depuis vingt ans. Si Alexandre Benalla refuse de confirmer cette rencontre, il a expliqué au Monde s'être reconverti dans des activités de "consulting".

 

 

J'ai fait une dizaine de pays en Afrique.Alexandre Benalla au "Monde"

 

 

Le quotidien du soir cite notamment un voyage au Cameroun où il a rencontré – toujours avec Philippe Hababou Solomon – le chef d'état-major et le directeur du cabinet de Paul Biya, à la tête de ce pays d'Afrique francophone depuis 36 ans. 

 

 

Que font les deux hommes auprès de ces dirigeants africains ? Au Tchad comme au Cameroun, ils auraient représenté une société soudanaise de textile et une joint-venture (une filiale commune) entre le Qatar et la Turquie pour "négocier la vente d'uniformes pour les forces de sécurité camerounaises et tchadiennes", selon les informations du Monde.

 


29/12/2018
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Franceinfo - le jeudi 25 octobre 2018

 

 

Affaire Bygmalion : Nicolas Sarkozy va contester en cassation son renvoi devant le tribunal correctionnel

 

 

L'avocat de l'ancien président a annoncé qu'il comptait contester cette décision devant la Cour de cassation, ce qui repousse le calendrier sur la tenue de l'éventuel procès

 

 

 

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L'ancien président de la République Nicolas Sarkozy, lors d'une cérémonie d'hommage aux victimes du terrorisme, le 19 septembre 2018. (LUDOVIC MARIN / AFP)

 

 

 

C'est un nouveau pas vers un procès en correctionnelle pour l'ancien chef de l'Etat. La justice a confirmé, jeudi 25 octobre, le renvoi de Nicolas Sarkozy, ainsi que les 13 autres personnes poursuivies, devant le tribunal dans l'affaire Bygmalion. Immédiatement après l'annonce de cette décision, l'avocat de Nicolas Sarkozy, Thierry Herzog, a déclaré son intention de la contester devant la Cour de cassation. 

 

 

La cour d'appel de Paris a rejeté le recours de l'ancien président de la République contre son renvoi en correctionnelle, dans l'affaire des dérapages financiers de sa campagne présidentielle de 2012. Thierry Herzog a déclaré son intention de la contester devant la Cour de cassation. "Une fois pris connaissance de l'arrêt, bien sûr, je saisirai la Cour de cassation pour qu'elle dise le droit", a fait valoir Me Herzog. Un pouvoir qui repousse à nouveau la tenue de l'éventuel procès.

 

 

Nicolas Sarkozy avait fait appel contre l'ordonnance qui le renvoie devant un tribunal avec 13 autres personnes dans ce dossier. Une ordonnance signée par un seul des deux juges d'instruction chargés de l'affaire, Serge Tournaire. L'ex-président avait aussi soulevé une question préalable de constitutionnalité (QPC), arguant du fait qu'il ne pouvait être sanctionné deux fois pour les mêmes faits, le Conseil constitutionnel lui ayant déjà infligé une pénalité financière après invalidation de ses comptes de campagne. La chambre de l'instruction a refusé la transmission de la QPC et confirmé l'ordonnance de renvoi.

 


29/10/2018
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