L'AIR DU TEMPS

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SCANDALES POLITIQUES et AUTRES...


Franceinfo - le vendredi 4 septembre 2020

 

 

Affaire des passeports : le parquet demande un procès contre Alexandre Benalla, notamment pour "faux" et "usage de faux"

 

 

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Image par jacqueline macou de Pixabay 


04/09/2020
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Franceinfo - le lundi 17 août 2020

 

 

L'ancien roi d'Espagne Juan Carlos, soupçonné de malversations, a trouvé refuge aux Emirats arabes unis

 


24/08/2020
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Franceinfo - le mercredi 5 août 2020 - mis à jour^le 06.08.2020

 

 

Accusation de viol : "La victime, c'est moi", répond Gérald Darmanin, qui dénonce une "calomnie"

 

 

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Image par Gerd Altmann de Pixabay


06/08/2020
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Franceinfo - le vendredi 24 juillet 2020

 

 

Patrick Balkany, soupçonné d'avoir utilisé des employés de la mairie de Levallois comme chauffeurs privés, est mis en examen pour "détournement de fonds publics"

 

 

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Image par Gerd Altmann de Pixabay


27/07/2020
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Franceinfo - le vendredi 17 juillet 2020

 

 

"Présomption d'innocence" contre "principe de précaution" : pourquoi la nomination de Gérald Darmanin au ministère de l'Intérieur divise-t-elle autant?

 

Le changement de portefeuille de l'ancien ministre de l'Action et des comptes publics, accusé de viol, a provoqué des manifestations à Paris et en région. Analyse.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les membres du gouvernement ne devraient-ils pas faire preuve d'exemplarité ? Ne serait-ce pas le B, A, BA de la fonction ?

 

 

 


20/07/2020
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De Franceinfo - le lundi 29 juin 2020

 

 

cliquez sur le lien ci-dessous pour accéder à l'article de Franceinfo

 

 

Emplois fictifs : François Fillon condamné à 5 ans de prison dont deux ferme, une amende de 375 000 euros et une peine d'inéligibilité de 10 ans.

 

30/06/2020
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Franceinfo - le jeudi 18 juin 2020

 

 

Affaire Fillon : l'ancienne procureure dit avoir subi des "pressions" de sa hiérarchie, des responsables politiques s'en émeuvent

 

 

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Eliane Houlette, qui a depuis quitté la tête du Parquet national financier, a affirmé devant des parlementaires se poser des "questions" sur le contrôle "étroit" exercé par le parquet général, lui-même sous l'autorité directe du ministère de la Justice

 

 

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Penelope et François Fillon au palais de justice de Paris lors de leur procès, le 10 mars 2020. (THOMAS SAMSON / AFP)

 

 

 

"On ne peut que se poser des questions, c'est un contrôle très étroit et c'est une pression très lourde". L'ancienne cheffe du parquet national financier (PNF) a affirmé avoir subi des "pressions" lors de l'enquête sur les soupçons d'emplois fictifs visant François Fillon, en 2017, venues de son instance de tutelle, le parquet général. Eliane Houlette, qui a pris sa retraite en 2019, a fait ces déclarations lors de son audition par une commission parlementaire mercredi 10 juin (visionnable en ligne), avant qu'elles soient repérées par Le Point.

 

 

Face à la commission d'enquête parlementaire sur l'indépendance de la justice, Eliane Houlette a réaffirmé avoir décidé en toute indépendance d'ouvrir, en janvier 2017, une enquête préliminaire visant les époux Fillon après les révélations du Canard enchaîné, alors que François Fillon était en campagne pour l'élection présidentielle.

 

 

Mais elle explique avoir reçu de sa hiérarchie "des demandes de transmission rapide" sur les actes d'investigation ou les auditions réalisées dans le cadre de cette enquête, dans des délais inhabituellement courts et en nombre particulièrement important.

 

 

 

Aucune incitation directe d'un ministre

Elle affirme également avoir été convoquée par le parquet général, le 15 février 2017, pour lui demander d'ouvrir une information judiciaire : "Le choix procédural que j'avais adopté ne convenait pas. On m'engageait à changer de voie procédurale, c'est-à-dire à ouvrir une information judiciaire. J'ai reçu une dépêche du procureur général en ce sens".

 

 

Eliane Houlette a affirmé aux députés avoir d'abord refusé cette demande, estimant ne pas avoir "les éléments pour le faire", avant de se convaincre elle-même de la nécessité d'ouvrir une information judiciaire, ce qu'elle a finalement fait le 24 février 2017.

 

 

Autant d'éléments que l'ex-procureur dit avoir vécus comme une "pression du parquet général", placé sous la tutelle directe du ministère de la Justice. En revanche, elle a assuré à la commission d'enquête qu'aucun des ministres qui se sont succédé lorsqu'elle était à la tête du PNF "ne [l]'ont interrogée ou [l]'ont incitée à agir ou à ne pas agir dans des dossiers particuliers".

 

 

 

Vives réactions de LR, LFI et du RN

Le procès en correctionnelle de François Fillon et son épouse Penelope s'est tenu en mars 2020, et le jugement est attendu le 29 juin.

 

 

Le parti Les Républicains, qui a souvent dénoncé une "instrumentalisation" de la justice dans l'affaire Fillon, a évoqué des accusations "extrêmement graves".

 

 

Le leader de La France Insoumise Jean-Luc Mélenchon a réagi à ces déclarations sur Twitter, tout comme la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen. Les deux partis sont actuellement visés par des enquêtes du Parquet national financier.

 

19/06/2020
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Franceinfo - le lundi 15 juin 2020

 

 

Affaire Karachi : les six proches d'Edouard Balladur impliqués dans le volet financier condamnés à de la prison ferme

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

Ce premier jugement sonne comme un avertissement pour l'ancien Premier ministre, dont le procès aura lieu dans les prochains mois

 

 

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L'homme d'affaires Ziad Takieddine lors du procès du volet financier de l'affaire Karachi, le 7 octobre 2019, à Paris. (MAXPPP)

 

 

Six prévenus impliqués dans le volet financier de l'affaire Karachi ont été condamnés, lundi 15 juin, à des peines de deux à cinq ans de prison ferme. Le tribunal correctionnel de Paris a estimé que ces anciens proches de l'ex-Premier ministre Edouard Balladur ne pouvaient ignorer "l'origine douteuse" des fonds versés sur le compte de la campagne présidentielle de 1995, issus de rétrocommissions illégales.

 

 

En octobre, le parquet avait requis des peines allant de 18 mois ferme à sept ans de prison contre les prévenus (un industriel, trois politiques et deux intermédiaires) poursuivis pour abus de biens sociaux, complicité ou recel de ce délit – un éventuel financement politique illégal étant prescrit.

 

 

L'accusation avait décrit "une véritable entreprise de prédation" : selon le parquet, les pots-de-vin, alors légaux, versés à des intermédiaires pour des contrats d'armement signés en 1994 avec l'Arabie saoudite et le Pakistan ont donné lieu à des rétrocommissions illégales qui ont contribué à financer la campagne d'Edouard Balladur.

 

 

 

Cinq ans ferme pour Ziad Takieddine

Dans le détail, l'homme d'affaires Ziad Takieddine, également mis en examen dans l'affaire d'un éventuel financiement libyen de la campagne 2007 de Nicolas Sarkozy, et l'intermédiaire Abdul Rahman El-Assir ont été condamnés à cinq ans de prison. Les deux hommes étaient absents au délibéré et des mandats d'arrêt ont été émis à leur encontre.

 

 

Renaud Donnedieu de Vabres, ex-conseiller de François Léotard au ministère de la Défense, a écopé de cinq ans de prison, dont deux avec sursis, tout comme Nicolas Bazire, ancien directeur de cabinet et chef de campagne d'Edouard Balladur. Thierry Gaubert, alors au ministère du Budget et impliqué dans la campagne, a reçu une peine de quatre ans d'emprisonnement, dont deux avec sursis. Enfin, Dominique Castellan, ex-dirigeant de la branche internationale de la Direction des constructions navales, a été condamné à trois ans de prison, dont un avec sursis.

 

 

Ce premier jugement sonne comme un avertissement pour Edouard Balladur, dont le procès aura lieu dans les prochains mois. L'ancien Premier ministre, dont les pourvois en cassation ont été rejetés, sera jugé devant la Cour de justice de la République, seule habilitée à juger les ministres pour des infractions commises au cours de leur mandat. L'ancien ministre de la Défense François Léotard sera également jugé.

 
 

15/06/2020
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Franceinfo - le mardi 2 juin 2020

 

 

L'ex-homme d'affaires Pierre Botton, déjà incarcéré au milieu des années 1990, est condamné à cinq ans de prison ferme pour abus de bien sociaux

 

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Le tribunal de Paris est allé au-delà des réquisitions du parquet, qui avait demandé 4 ans de prison ferme lors du procès début mars

 

 

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Pierre Botton, fondateur de l'association "Les prisons du coeur", à Paris, le 31 janvier 2013. (FRANCOIS GUILLOT / AFP)

 

 

 

L'ex-homme d'affaires Pierre Botton, qui avait été impliqué dans une retentissante affaire politico-financière dans les années 1990, a été condamné mardi 2 juin à 5 ans de prison ferme pour abus de biens sociaux. Il était accusé d'avoir détourné des fonds de son association contre la récidive. Un mandat d'arrêt a été prononcé à son encontre. Le tribunal de Paris est allé au-delà des réquisitions du parquet, qui avait demandé 4 ans de prison ferme lors du procès début mars. Il a assorti la peine de prison d'une amende de 150 000 euros et d'une interdiction définitive de diriger une société ou une association.

 
 

02/06/2020
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Franceinfo - le mardi 7 avril 2020

 

 

Pédophilie dans l'Eglise : le cardinal George Pell, ancien numéro 3 du Vatican, acquitté en Australie

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

 

La Haute Cour de justice australienne a annulé, mardi, la condamnation du septuagénaire à six années de réclusion.

 

 

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Le cardinal australien George Pell, le 21 août 2019, à sa sortie de la Cour suprême de Victoria, à Melbourne. (WILLIAM WEST / AFP)

 

 

 

Il a été l'un des prélats les plus puissants du Vatican. Le cardinal George Pell est sorti de la prison australienne où il était détenu depuis un an, mardi 7 avril, dans la foulée de son acquittement par la plus haute juridiction du pays dans une retentissante affaire de pédophilie.

 

 

L'ex-secrétaire à l'Economie du Saint-Siège, âgé de 78 ans, avait été condamné, en mars 2019, à six ans d'incarcération pour viol et agressions sexuelles sur deux enfants de chœur, en 1996 et 1997, dans la cathédrale Saint-Patrick de Melbourne, dont il était l'archevêque. 

 

 

Sa condamnation, confirmée en appel en août, a été finalement cassée, mardi, par la Haute Cour d'Australie qui l'a acquitté de cinq chefs d'accusation de violences sexuelles, au bénéfice du doute. George Pell, qui a toujours clamé son innocence, a réagi dans un communiqué, affirmant que cet arrêt permettait de réparer "une grave injustice".

 

 

 

Pas d'enquête interne au Vatican

Si elle solde le volet pénal d'une affaire très ancienne, cette décision ne libère pas le cardinal du risque de poursuites au civil. Le père d'un des deux enfants de chœur, décédé en 2014 d'une overdose sans jamais avoir évoqué une éventuelle agression, projette en effet de lancer des demandes de dédommagements. 

 

 

L'affaire opposait donc le deuxième enfant à George Pell, un homme qui a participé à l'élection de deux papes, qui a été un des proches conseillers du pape François et qui a même été impliqué dans la réponse de l'Eglise face aux scandales de pédophilie. Le procès tournait donc essentiellement autour de la crédibilité du témoignage du plaignant.

 

 

L'ancien argentier du Vatican reste prêtre mais son futur rôle dans l'Eglise est des plus incertains. Il a l'an passé été discrètement écarté des plus hautes instances de l'Eglise. Le Saint-Siège n'a en revanche toujours pas ouvert d'enquête interne.

 


07/04/2020
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Franceinfo - le vendredi 6 mars 2020

 

 

Fraude fiscale : Patrick et Isabelle Balkany condamnés à trois ans de prison ferme en appel

 

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franceinfoRadio France
 

 

Les époux sont également condamnés à 10 ans d'inéligibilité avec effet immédiat

 

 

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Patrick Balkany à sa sortie de prison, en février 2020.  (MOUSSE / MAXPPP)

 

 

 

Patrick Balkany est condamné mercredi 4 mars à quatre ans de prison dont un avec sursis par la cour d'appel de Paris dans le dossier pour fraude fiscale, a appris franceinfo. Il n'y a pas de mandat de dépôt pour Patrick Balkany en raison de son état de santé. Isabelle Balkany écope de trois ans de prison avec interdiction de gérer une entreprise pendant 10 ans, sans mandat de dépôt.

 

 

La cour d'appel a par ailleurs prononcé une peine de dix ans d'inéligibilité avec effet immédiat pour le couple Balkany. La cour considère que le couple a commis une fraude fiscale "d'une dimension exceptionnelle" et qu'ils ont "agi sciemment de façon organisée".

 

 

 

L'incarcération avait été requise

Lors du procès en appel, en décembre dernier, le parquet avait requis une peine de quatre ans de prison ferme contre Patrick Balkany, avec incarcération immédiate, et quatre ans, dont deux avec sursis, contre son épouse Isabelle.

 

 

En première instance Patrick et Isabelle Balkany avaient été condamnés respectivement à quatre et trois ans de prison ferme ainsi qu'à dix ans d'inéligibilité chacun. A l'issu de ce premier procès, Patrick Balkany avait été conduit en prison. Il a été libéré 5 mois plus tard, le 12 février, pour des raisons médicales.

 

06/03/2020
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Franceinfo - le lundi 24 février 2020

 

 

Soupçons d'emplois fictifs, détournement de fonds, prêt avantageux non déclaré… Ce que la justice reproche aux époux Fillon

 

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Violaine JaussentFrance Télévisions

 

 

Trois ans après les révélations qui ont fait capoter la campagne présidentielle du candidat LR, le procès de François et Penelope Fillon débute lundi devant le tribunal correctionnel de Paris

 

 

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L'ancien Premier ministre François Fillon et son épouse Penelope, en arrière-plan, le 15 décembre 2019, à Sablé-sur-Sarthe. (JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP)

 

 

 

Penelope Fillon a-t-elle vraiment été l'assistante parlementaire de son mari François Fillon, lorsqu'il était député, ou bien était-ce un emploi fictif ? La question est au cœur du procès qui débute lundi 24 février, trois ans après l'incroyable chute du candidat de la droite, dans la foulée des révélations publiées dans Le Canard enchaîné. L'ancien Premier ministre est renvoyé devant le tribunal correctionnel de Paris, principalement pour détournement de fonds publics, comme Marc Joulaud, son ancien suppléant à l'Assemblée nationale. Penelope Fillon est jugée pour complicité et recel de détournement de fonds publics. Le couple est aussi renvoyé pour complicité et recel d'abus de biens sociaux. Tous les trois encourent jusqu'à dix ans d'emprisonnement, 150 000 euros d'amende et des peines d'inéligibilité. Franceinfo revient sur ce que la justice leur reproche.

 

 

 

Un "rôle accessoire" d'assistante parlementaire

"Penelope a été ma première et plus importante collaboratrice", affirme François Fillon. De 1981, année de sa première élection en tant que député dans la Sarthe, à 2013, Penelope Fillon relisait les discours, se rendait aux kermesses, recevait des électeurs et triait le courrier, à leur domicile sarthois, un manoir situé à Solesmes. "Elle était le lien avec les électeurs de la circonscription", déclare à franceinfo son avocat. Pierre Cornut-Gentille regrette la méconnaissance des magistrats à propos de "la nature particulière de l'emploi d'assistant parlementaire".

 

 

Les juges d'instruction ne l'entendent pas de cette oreille. Après deux ans d'investigations, ils ont la conviction que cet emploi était "fictif" et que "tous ses faits et gestes" relèvent de "l'activité quotidienne d'une épouse et mère de famille". Ils rappellent que François Fillon a toujours été assisté d'une multitude de collaborateurs, renvoyant son épouse à un "rôle accessoire". Jardinier, journalistes locaux, anciens collaborateurs, préfets en poste à l'époque… Ceux qui l'ont côtoyée ne disent pas autre chose. "Les différents témoignages cités ne démontrent pas la réalité du travail d'assistant parlementaire pour lequel Penelope Fillon a été rémunérée pendant des années", pointent les juges d'instruction.

 

 

Penelope Fillon le dit elle-même, dans une interview au Sunday Telegraph, en 2007, exhumée quand le scandale éclate : "Je n'ai jamais été son assistante ou quoi que ce soit de ce genre-là." Les juges d'instruction y voient la "confirmation" de leurs soupçons.

"Quand on connaît sa réserve naturelle, le souci qu'elle a toujours eu de ne pas laisser croire qu'elle jouait un rôle 'politique', au sens partisan du terme, auprès de son mari, on mesure (...) que cette interview ne constitue évidemment pas un indice sérieux permettant d'affirmer que ses emplois d'assistante parlementaire étaient fictifs", rétorque la défense de Penelope Fillon.

 

 

Elle ne disait pas qu'elle était assistante parlementaire parce qu'elle n'en avait pas l'obligation. Cela aurait été ridicule de le dire, ça n'aurait rien apporté. Quand elle allait dans une manifestation locale, elle était la femme de François Fillon.Pierre Cornut-Gentille à franceinfo

 

 

Les juges balaient ces arguments. "L'enquête a montré que [François et Penelope Fillon] avaient tous deux très largement amplifié la réalité, de manière à justifier les rémunérations versées", pointent-ils dans leur ordonnance de renvoi. La somme est coquette : les magistrats estiment que plus de 408 000 euros d'argent public ont été "détournés" entre 1998 et 2013. Ils ont décidé de remonter une vingtaine d'années en arrière, pas au-delà.

 

 

En somme, ils considèrent que les prestations de Penelope Fillon étaient "fictives ou surévaluées". "Ils disent qu'elle était trop bien payée pour ce qu'elle faisait ! Ils n'en ont pas le droit, en vertu de la séparation des pouvoirs. C'est l'immixtion du pouvoir judiciaire dans le pouvoir législatif", s'insurge Pierre Cornut-Gentille. Invité de "Vous avez la parole" sur France 2, le 30 janvier, François Fillon a dénoncé "une procédure à charge", tout en reconnaissant "qu'il devait des explications" aux Français. "Il a une forme d'impatience de pouvoir s'exprimer publiquement", a assuré à l'AFP son défenseur, Antonin Lévy. Contacté par franceinfo, l'avocat a refusé tout autre commentaire avant le procès.

 

 

 

Auprès de Marc Joulaud, "moins de consistance encore"

Entre 2002 et 2007, quand François Fillon est ministre des Affaires sociales, il laisse son siège de député à Marc Joulaud. Penelope Fillon garde alors son étiquette de collaboratrice parlementaire, mais pour les juges, son travail auprès du suppléant a "moins de consistance encore" qu'auprès de son époux. Elle "n'alimentait pas Marc Joulaud en notes, fiches ou revues de presse, ne corrigeait pas ses discours, ne recevait personne à son domicile à sa demande", soulignent-ils.

 

 

Que faisait-elle ? Penelope Fillon a expliqué aux enquêteurs que son objectif était d'apporter du poids dans l'exercice du mandat de Marc Joulaud, 34 ans, un "garçon timide". Elle devait l'aider "à s'imposer au niveau local, tout en permettant à François Fillon de garder le contact avec ses électeurs sarthois". Ainsi, elle continuait à travailler "par ricochet" pour son mari. Comme avec son époux, les échanges avec Marc Joulaud se déroulaient "uniquement à l'oral". Selon les dires de l'ancien suppléant, aujourd'hui candidat à la mairie de Sablé-sur-Sarthe, il ne se passait pas trois semaines sans qu'ils se voient, souvent de façon "fortuite". "Une fréquence de rencontre assez faible", pour les magistrats.

 

 

"Dans ces conditions, il apparaît clairement que l'emploi de Penelope Fillon n'était rien d'autre que la contrepartie à la place de suppléant offerte par François Fillon à son ancien collaborateur et un biais pour François et Penelope Fillon d'augmenter leurs revenus", assènent les juges dans leur ordonnance. Le salaire de Penelope Fillon était d'ailleurs "supérieur à celui de son député employeur". L'argent "détourné" est chiffré à 645 600 euros. Ainsi, au total, sur la période 1998-2013, plus d'un million d'euros d'argent public ont été "détournés" avec les emplois d'assistante parlementaire de Penelope Fillon, calculent les magistrats.

 

 

 

De sérieux doutes sur l'emploi de leurs aînés

François Fillon est aussi soupçonné d'avoir "accaparé" les fonds disponibles de son "crédit collaborateur" en employant successivement, de 2005 à 2007, ses deux aînés Marie et Charles comme assistants parlementaires, alors qu'il était sénateur de la Sarthe. "Les contrats étaient à temps complet et pour des salaires très confortables, mais on peut sérieusement douter que ces emplois aient réellement occupé les deux enfants de François Fillon trente-cinq heures par semaine", soulignent les juges d'instruction. Marie Fillon cumulait cet emploi avec un stage à plein temps dans un cabinet d'avocats et son frère Charles rédigeait un mémoire de DEA.

 

 

Les salaires perçus, évalués à 117 400 euros, étaient recueillis sur le compte joint de Penelope et François Fillon, d'après les enquêteurs. C'est pourquoi l'ancien sénateur est renvoyé devant le tribunal correctionnel pour détournement de fonds publics et son épouse pour recel du produit de ce délit, tandis qu'aucun des deux enfants n'est poursuivi. "Ils n'ont vraisemblablement pas eu pleinement conscience qu'ils bénéficiaient en réalité d'un emploi de complaisance", estiment les magistrats.

 

 

 

Un poste de "complaisance" à la "Revue des deux mondes"

"Pauline Camille" : c'est sous ce pseudonyme que Penelope Fillon signait ses critiques dans la Revue des deux mondes, magazine littéraire détenu par Marc Ladreit de Lacharrière, président de Fimalac et surtout ami de longue date de François Fillon. En mai 2012, l'ancien Premier ministre lui souffle le nom de sa femme "qui craint de s'ennuyer après leur départ de Matignon". Penelope Fillon est immédiatement recrutée en tant que conseillère littéraire, chargée d'une réflexion sur la relance du titre. Créé en 1829, il périclite. Elle se propose aussi de rédiger des notes de lecture.

 

 

Penelope Fillon a rapidement "l'intuition" que son travail n'est "pas souhaité" et, "déçue d'être sous-employée", finit par démissionner en décembre 2013. "J'ai estimé que c'était mieux pour tout le monde d'arrêter", explique-t-elle aux enquêteurs. "C'est un vrai emploi. Les missions confiées ont été exécutées. Deux fiches de lecture ont été publiées, mais elle en a écrit une dizaine. Elle demandait du travail, elle n'avait pas la volonté de profiter", explique son avocat.

 

 

Pour les magistrats instructeurs, "on peut sérieusement douter de la réalité même de cette mission, qui a peut-être été purement et simplement inventée".

 

 

L'emploi de conseiller littéraire octroyé par Marc de Lacharrière à Penelope Fillon était de pure complaisance, sans contrepartie réelle et destiné à lui fournir une rémunération.Les juges d'instruction dans leur ordonnance.

 

 

Le montant des abus sociaux liés à cet emploi est évalué à 135 000 euros par Marc Ladreit de Lacharrière lui-même. Le milliardaire "a fini par admettre que Penelope Fillon n'avait en réalité rien produit". Après sa comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité dans cette affaire, il a été condamné en décembre 2018 à huit mois de prison avec sursis et 375 000 euros d'amende pour abus de biens sociaux.

 

 

 

Un prêt avantageux passé sous silence

Marc Ladreit de Lacharrière est un ami généreux. En mai 2012, il a prêté 50 000 euros à François Fillon pour financer les travaux de rénovation de sa maison. Celui-ci a toutefois omis de déclarer le prêt à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Aux enquêteurs, il déclare ignorer qu'il fallait déclarer les prêts entre particuliers. Il avait d'ailleurs déclaré à la HATVP un prêt bancaire d'un même montant et ayant la même finalité, souscrit en 2014. Le prêt accordé par Marc Ladreit de Lacharrière a finalement été remboursé dès le déclenchement du "Penelopegate".

 

 

Malgré tout, François Fillon sera jugé pour "manquement aux obligations de déclarations à la HATVP par un parlementaire", car l'omission de ce prêt, "qui ne relevait pas d'un simple oubli ou d'une négligence, peut être qualifiée de substantielle", selon les magistrats.

 

 

En revanche, les éléments recueillis sur sa société 2F sont "trop ténus pour justifier des poursuites". De même, François Fillon n'est pas renvoyé pour avoir reçu les luxueux costumes offerts par l'avocat Robert Bourgi. C'est pourtant la seule "erreur" qu'il a reconnue sur France 2, le 30 janvier dernier.

 


24/02/2020
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Franceinfo - le lundi 3 février 2020

 

 

Violences sexuelles dans le patinage : pourquoi Didier Gailhaguet, patron de la fédération, est dans la tourmente

 

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Alice GalopinfranceinfoFrance Télévisions

 

 

Les accusations d'agressions sexuelles et de viols sur des patineuses provoquent un séisme dans la fédération. Son président "ne peut se dédouaner de sa responsabilité morale et personnelle", a estimé, lundi, la ministre Roxana Maracineanu, qui a demandé son départ

 

 

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Didier Gailhaguet (au c.), patron de la Fédération française des sports de glace, s'exprime au ministère des Sports, à Paris, le 14 avril 2011. A sa dr., la ministre Chantal Jouanno. (MIGUEL MEDINA / AFP)

 

 

 

C'est un coup dur pour le président de la Fédération française des sports de glace (FFSG), Didier Gailhaguet. La ministre des Sports, Roxana Maracineanu, a demandé sa démission, lundi 3 février, à l'issue de son entretien concernant les récentes révélations de violences sexuelles dans le patinage, publiées par L'Equipe (article payant) et L'Obs.

 

 

Didier Gailhaguet a été convoqué pour s'expliquer notamment sur le maintien, dans les années 2000, de Gilles Beyer, l'un des entraîneurs soupçonnés d'agressions sexuelles et de viol. "Au regard des révélations et des témoignages que j'ai pu recueillir, Didier Gailhaguet ne peut se dédouaner de sa responsabilité morale et personnelle", a assuré la ministre. Pourquoi le puissant président, âgé de 66 ans, est-il la cible des critiques ? Éléments de réponse.

 

 

 

Il a connu plusieurs scandales depuis qu'il est à la tête de la fédération

Après avoir débuté sa carrière comme patineur dans les années 1970, Didier Gailhaguet devient entraîneur. En 1985, il découvre Surya Bonaly, qu'il mènera à cinq titres européens. En 1992, il devient directeur des équipes de France de patinage artistique et de danse sur glace. Rien ne semble l'arrêter. Il poursuit son ascension et prend la tête de la FFSG en 1998. Un règne toutefois perturbé par plusieurs scandales.

 

 

En 2002, il est éclaboussé par une affaire de tricherie aux Jeux olympiques de Salt Lake City (Etats-Unis). Ce qui lui vaut d'être interdit de toute fonction dans le patinage international pendant trois ans. Une déconvenue qui ne l'empêche pas d'être réélu à la présidence de la fédération, la même année, avec 84,5% des suffrages exprimés

 

 

En 2004, nouvelle affaire. Cette fois, un rapport de la Cour des comptes dénonce des dérives de gestion au sein de la FFSG. Didier Gailhaguet est alors contraint de démissionner de son poste de président. Il reste une figure très présente dans le patinage et devient le conseiller personnel de la star française Brian Joubert. 

 

 

Trois ans plus tard, il revient à la tête de la fédération. En 2010, il est plébiscité avec 88% des voix après avoir pourtant été vivement critiqué pour sa gestion sportive par la secrétaire d'État aux Sports de l'époque, Rama Yade. En 2014, une mission d'inspection ministérielle est diligentée. Il reste président de la FFSG avec 66 % des votes face à deux candidats. En 2018, personne ne s'oppose à lui lors des élections à la tête de la fédération.

 

 

 

Il est proche de l'entraîneur Gilles Beyer, accusé de viols et d'agressions sexuelles

Que savait-il des faits reprochés à Gilles Beyer ? "Ce qui est sûr, c'est qu'il n'a pas empêché ces agissements. Ils sont très, très proches avec Gilles Beyer. Ils ont toujours été ultra proches. C'est un pote. Il l'a toujours mis dans ses affaires ", affirme Gwendal Peizerat au micro de franceinfo. Pour le champion olympique de patinage et ex-candidat à la présidence de la FFSG contre Didier Gailhaguet en 2014, ce dernier n'a pas empêché les agissements de Gilles Beyer. 

 

 

Didier Gailhaguet est omnipotent dans la fédération. Tout passe par lui. Il sait tout. Qu'il ne sache pas que ça soit allé jusqu'au viol ? Possible. Maintenant, il savait que Gilles Beyer avait des attitudes très discutables vis-à-vis des filles et des jeunes filles. Gwendal Peizerat à franceinfo

 

 

Didier Gailhaguet et Gilles Beyer ont été patineurs à la même époque. Lorsque Didier Gailhaguet quitte la direction des équipes de France pour la présidence de la fédération, en 1998, c'est Gilles Beyer qui lui succède. 

 

 

En dehors de la sphère professionnelle, Didier Gailhaguet a épousé la patineuse Annick Dumont, ancienne compagne de Gilles Beyer. Pour Jean-Christophe Simon, ex-patineur devenu entraîneur, cette proximité implique que le président devait être au courant des actes de Gilles Beyer, rapporte RTL.

 

 

A l'issue de son entretien avec la ministre des Sports, le président de la fédération s'est défendu. Il a assuré qu'il avait découvert les faits d'agressions sexuelles et de viols qui ont touché le milieu du patinage dans la presse et dans le livre de Sarah Abitbol, l'une des accusatrices de Gilles Beyer. 

 

 

 

Il n'a pas écarté Gilles Beyer, visé par une enquête administrative en 2001

Au début des années 2000, sur la base d'un signalement de parents, Gilles Beyer avait fait l'objet d'une enquête judiciaire qui n'a pas abouti, puis d'une enquête administrative, qui a conduit le ministère des Sports à mettre fin à ses fonctions de cadre technique à la Fédération, en mars 2001. L'enquête "concluait de façon très nette qu'il fallait écarter cet entraîneur des jeunes athlètes", a assuré la ministre de la Jeunesse et des Sports de l'époque, Marie-George Buffet, à franceinfo. Elle ajoute que Didier Gailhaguet "ne pouvait pas ignorer tous ces faits" et appelle à faire le "grand ménage" au sein de la fédération. 

 

 

Malgré cette mise à l'écart, Gilles Beyer a poursuivi sa carrière au club parisien des Français volants, comme délégué général, jusqu'à son éviction vendredi 31 janvier, et a effectué plusieurs mandats au bureau exécutif de la FFSG jusqu'en 2018.

 

 

En 2011, Gilles Beyer est même 'team leader' de l'équipe junior qui part en Corée du Sud pour les championnats du monde juniors.Gwendal Peizerat à franceinfo

 

 

Dès mercredi soir, le ministère des Sports avait fait savoir que Roxana Maracineanu attendait que Didier Gailhaguet lui explique comment Gilles Beyer "a pu se retrouver dans l'écosystème", alors qu'"il est tout à fait improbable que la fédération n'ait pas eu connaissance des mesures prises à son encontre". Après la demande de démission formulée par la ministre, lundi, Didier Gailhaguet a indiqué "regretter cette décision".

 

 

Concernant le sort de l'entraîneur Gilles Beyer, Didier Gailhaguet a renvoyé la responsabilité à "la ministre qui était en poste au moment des faits", Marie-George Buffet, qui a, selon lui, "laissé commettre ces exactions". L'une des victimes déclarées, Sarah Abitbol, avait aussi témoigné de l'inaction d'un autre ministre des Sports, Jean-François Lamour, en fonction entre 2002 et 2007.

 


04/02/2020
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