L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

CRISE RUSSO-UKRAINIENNE


Franceinfo - le dimanche 31 mars 2019

 

 

Volodymyr Zelensky, le clown qui voulait devenir président de l'Ukraine

 

 

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Louise HemmerléFrance Télévisions

 

 

Les Ukrainiens se rendent dimanche aux urnes pour le premier tour d'une présidentielle hautement imprévisible, avec un comédien sans expérience politique en tête des sondages

 

 

 

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 Volodymyr Zelensky sur le plateau de tournage de "Serviteur du peuple" à Kiev (Ukraine), le 4 mars 2019.  (SERGEI SUPINSKY / AFP)

 

 

 

C'est l'histoire d'un homme qui devient président d'Ukraine alors qu'il n'a aucune expérience en politique. C'est celle de Vasyl Petrovych Holoborodko, un personnage fictif dans la série à succès ukrainienne Serviteur du peuple, diffusée depuis 2015 sur la chaîne 1+1. C'est aussi celle, bien réelle, de l'acteur qui incarne à l'écran ce personnage. Volodymyr Zelensky, comédien et humoriste de 41 ans sans aucune expérience en politique, est grand favori du premier tour de l'élection présidentielle en Ukraine, dimanche 31 mars.

 

 

Alors que la course s'annonçait comme un duel entre deux vétérans de la politique, le président actuel Petro Porochenko et l'ex-Première ministre Ioulia Timochenko, cet acteur populaire et entrepreneur prospère du monde du spectacle en a complètement bousculé les lignes. Sa candidature à la tête d'un pays en proie à un conflit armé aux portes de l'Union européenne est prise très au sérieux.

 

 

 

Le "Serviteur du peuple" 

"Ces salauds arrivent au pouvoir, et ils volent, volent, volent. Ces enfoirés ont des noms différents, mais ils agissent de la même façon ! Et tout le monde s'en fout !" Vasyl Petrovych Holoborodko ne le sait pas, mais ce professeur d'histoire dans un lycée ukrainien est filmé à son insu par un de ses élèves, qui s'empresse de poster la vidéo sur internet. Sa diatribe contre les luttes intestines de pouvoir et la fraude généralisée dans la politique ukrainienne devient virale. Et quelques semaines plus tard, Holoborodko devient président de la République. Pétri de valeurs, de bonnes intentions et de naïveté, le protagoniste de la série Serviteur du peuple se démène tout au long d'un scénario cocasse pour purger le pouvoir de la corruption qu'il a dénoncée, tout en continuant à se déplacer à vélo et à vivre chez ses parents.

 

 

 

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 L'affiche de la première saison de "Serviteur du peuple", diffusée sur Netflix depuis 2017.  (NETFLIX)

 

 

 

La série, dont le premier épisode a été diffusé le 16 octobre 2015, est "le plus gros succès de l'histoire de la télévision ukrainienne", observe Wojciech Kononczuk, qui gère le département ukrainien au think tank du Centre d'études orientales, situé à Varsovie (Pologne). "Les Ukrainiens avaient besoin de voir des exemples de réussite politique. Si ce n'est dans la vraie vie, alors au moins sur un écran de télévision", analyse-t-il. 

 

 

L'Ukraine est minée depuis 2014 par sa pire crise depuis son indépendance en 1991. L'arrivée des pro-occidentaux au pouvoir à Kiev en février 2014, dans la foulée du soulèvement pro-européen du Maïdan, réprimé dans le sang, a été suivie par l'annexion par Moscou de la péninsule de Crimée, puis par une guerre avec les séparatistes prorusses. Le conflit a fait près de 13 000 morts, un bilan qui continue de s'alourdir. "L'Euromaïdan a relevé les attentes du peuple, mais les réformes se mettent en place tout doucement et beaucoup d'Ukrainiens sont déçus et désabusés", explique à franceinfo Volodymyr Paniotto, directeur de l'Institut international de sociologie à Kiev.

 

 

Le succès de la série, diffusée sur Netflix, dépasse les frontières ukrainiennes. Une vingtaine de pays ont racheté les droits pour l'adapter, selon son réalisateur, Aleksey Kiryushchenko, contacté par franceinfo. En France, c'est Elephant Story qui a obtenu les droits pour en faire un remake. "Tout le monde rêve d'un président comme Holoborodko", analyse-t-il devant l'engouement pour sa création. 

 

 

 

De la fiction à la réalité, et entre les deux  

"Dès la diffusion de la première saison, les gens se sont mis à interpeller Zelensky dans la rue en l'appelant 'Monsieur le Président' !", se souvient Kiryushchenko. "A la fin de la première saison, je lui ai demandé : 'tu penses qu'à force de les tourner en dérision, tu finiras par faire changer tous ces politiques ? Tu ne penses pas qu'un jour, il faudra inverser les rôles ?' Cette conversation lui a donné matière à réflexion, c'était une petite graine plantée là", se plaît à raconter le réalisateur.

 

 

Dès l'été 2018, l'acteur Volodymyr Zelensky s'est retrouvé inclus dans tous les sondages électoraux. "Les analystes politiques de Porochenko ont commencé à tester la popularité de plusieurs personnalités", dont Zelensky, pour identifier un candidat issu de la société civile qui aurait pu neutraliser le vote contestataire, explique Volodymyr Fesenko, directeur du centre d'études politiques Penta, à Kiev, dans une interview à Society. Pris au jeu, Zelensky annonce sa candidature le 31 décembre aux douze coups de minuit sur la chaîne 1+1, à la place des vœux présidentiels dont la diffusion est retardée. 

 

 

 

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 Volodymyr Zelensky soumet sa candidature à la présidence à la commission électorale centrale à Kiev, le 25 janvier 2019.  (PAVLO YURKIN / VOLODYMYR ZELENSKY PRESS SERVICE / AFP)

 

 

 

Quelques semaines plus tard, les premières enquêtes d'opinion de 2019 provoquent une onde de choc : Zelensky fait la course en tête. Et depuis, il n'a cessé de creuser l'écart avec ses concurrents.

 

 

Ce que Zelensky essaie de faire, c'est de répéter l'histoire de la série.Wojciech Kononczuk, politologue franceinfo

 

 

Le réalisateur de la série décrit Volodymyr Zelensky comme un homme animé par "un vrai code moral", "extrêmement honnête", "ni fier ni orgueilleux", "sans aucun défaut". "C'est vrai qu'il épouse à 100% le personnage de Holoborodko. Il joue avec un tel naturel qu'on oublie presque qu'il s'agit d'un rôle. Et il n'apprend jamais ses textes par cœur, donc, dans la série, il s'exprime toujours avec ses propres mots, ça vient du cœur", détaille Aleksey Kiryushchenko.

 

 

 

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 Volodymyr Zelensky sur le tournage de "Serviteur du peuple" à Kiev en Ukraine, le 6 mars 2019.  (SERGEI SUPINSKY / AFP)

 

 

 

Dans cette course à la présidence, Volodymyr Zelensky et son équipe capitalisent sans scrupules sur la sympathie des téléspectateurs pour Holoborodko et la confusion entre acteur et personnage. Serviteur du peuple est le nom de son parti, ainsi que l'un de ses slogans placardés dans le pays sur les panneaux d'affichage : "Président serviteur du peuple. Bientôt." La troisième saison de la série a été opportunément diffusée les 27, 28 et 29 mars, juste avant le premier tour des élections.

 

 

Dans ces nouveaux épisodes, l'Ukraine est plongée dans le chaos après un renversement du pouvoir. Se succèdent à la tête de l'Etat "un homme d'affaires, en référence à Porochenko", expose le réalisateur de la série, puis"une femme populiste" – double de Ioulia Timochenko. Tous deux échouent lamentablement à remettre sur pied le pays ; seul Vasyl Petrovych Holoborodko, en grand sauveur, parvient à réunifier l'Ukraine, qui vit alors une période de miracle économique. La scène finale est une vue aérienne de la place Maïdan, recouverte d'une montagne de tout l'or frauduleusement acquis par les oligarques et restitué à la nation, enfin libérée de ses dettes.

 

 

 

Un novice en politique

De clown de sa classe à roi du divertissement, Volodymyr Zelensky a fait de la satire politique sa marque de fabrique. Fils d'universitaires, il s'est écarté de sa formation de juriste dans les années 1990 pour concourir dans le jeu télévisé "KVN", un show humoristique et la première émission russophone à faire de gens ordinaires des stars. Zelensky et son équipe Quartier-95, qui représentaient leur ville de Kryvyi Rih, trouvent leur public avec des blagues sur les galères de la vie quotidienne dans une Ukraine fraîchement indépendante. Au début des années 2000, Quartier-95 devient une boîte de production. Avec aujourd'hui un millier de salariés, l'entreprise inonde les ondes de spectacles, de séries, de films ou même de dessins animés. Au cœur de la machine : Zelensky.

 

 

Son expertise, expliquait-il il y a quelques années dans un entretien accordé à Komsomolskaya Pravda, porte sur le show-business. Il admettait alors ne pas comprendre complètement la politique, une affaire compliquée. "Quand des personnalités célèbres en dehors de la politique vous promettent la lune, c'est du populisme pur", déclarait-il.

 

 

 

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 Volodymyr Zelensky lors d'un spectacle avec sa troupe Quartier-95 à Kiev, le 13 mars 2019.  (SERGEI SUPINSKY / AFP)

 

 

 

 

Depuis, l'humoriste semble avoir changé d'avis. Dans son programme, il vend aux électeurs le pays de leurs rêves. Il promet de "lutter pour la paix en Ukraine", d'assurer une "victoire contre la corruption", de rendre ses concitoyens "prospères" et d'exercer leur volonté exprimée "via des référendums" réguliers… mais donne peu de détails sur la méthode. "Je n'appellerais même pas ça un programme, au mieux un manifeste", commente le politologue Wojciech Kononczuk.

Pour se former à la politique, une profession qu'il n'a fait qu'incarner sur petit écran, Volodymyr Zelensky a multiplié les consultations avec des spécialistes de l'économie, des experts du système judiciaire, des diplomates. "Il se présente de manière similaire à Holoborodko, en disant : 'J'ai beaucoup à apprendre, mais je suis honnête et je ne suis pas contrôlé par les oligarques', expose Wojciech Kononczuk. Il reconnaît ses faiblesses et s'en sert."  

Sans toujours convaincre ses interlocuteurs. "Il était trop général, sans idées concrètes. C'était effrayant si on pense qu'il s'agit d'un candidat à la présidence", a déclaré à l'AFP une source diplomatique occidentale à Kiev après une rencontre avec Zelensky. 

On essaie de reconstituer ce que Zelensky pense sur certains sujets à partir de ses rares interviews, mais ce n'est pas évident.Wojciech Kononczuk, politologue franceinfo

 

 

"Une des idées de Zelensky était d'installer des antennes des ministères dans chaque ville, pour être plus proche des réalités de terrain. On lui a expliqué que ce serait difficile et coûteux…" raconte à franceinfo Victor Andrusiv, le directeur de l'Institut du futur, sollicité par l'équipe de Zelensky pour le conseiller. "Il pose beaucoup de questions, il n'a pas forcément d'idées arrêtées sur les sujets, et il les réajuste quand il a davantage d'informations", poursuit Victor Andrusiv. 

 

 

"[Zelensky] est comme une théière vide : ce qui compte, c'est ce que l'on verse à l'intérieur, et qui le fait", commentait il y a quelques semaines, dans Le Monde, le député et militant anticorruption Sergueï Lechtchenko. Depuis, visiblement déterminé à remplir lui-même la théière, il s'est rallié à Zelensky, tout comme Aivaras Abromavičius, un ancien ministre de l'Economie, et Oleksandr Danylyuk, ancien ministre des Finances sous Porochenko.

 

 

Même s'il s'est entouré de poids lourds de la politique, "quand il est pressé sur des questions difficiles, d'économie ou de politique internationale, il n'est pas à l'aise, observe Wojciech Kononczuk. Désormais, les rares interviews auxquelles il accepte de participer ne sont jamais diffusées en direct." Plutôt qu'à la télévision ou dans la presse, Volodymyr Zelensky s'exprime dans des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux. Il a fait campagne en évitant les meetings électoraux et en se bornant à poursuivre la tournée des spectacles humoristiques de son studio Quartier-95 à travers le pays.

 

 

 

Clown ou marionnette ?

Samedi, veille du premier tour de l'élection présidentielle et journée où toute campagne était censée être interdite, la chaîne 1+1 a consacré près de sept heures d'antenne à des spectacles avec le comédien. Elle a aussi diffusé un documentaire sur Ronald Reagan, acteur américain élu président, dont la voix était doublée par Volodymyr Zelensky.

 

 

Depuis le début de la campagne électorale, cette chaîne, qui appartient au sulfureux oligarque ukrainien Igor Kolomoïski, couvre abondamment et de manière largement positive la campagne de Zelensky. Or, le milliardaire est à couteaux tirés avec l'administration Porochenko. En 2016, sous pression du FMI pour assainir son système financier, le pouvoir a nationalisé la principale banque commerciale privée du pays, Privatbank, dont l'actionnaire principal était Igor Kolomoïski.

 

 

 

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 "Le serviteur de l'oligarque" : cette affiche dénonce les liens présumés entre Volodymyr Zelensky et Igor Kolomoïski dans la ville de Lviv, en Ukraine, le 8 février 2019.  (YURI DYACHYSHYN / AFP)

 

 

 

Pour autant, Zelensky dément toute liaison politique avec le milliardaire. "Mon lancement en politique n'est lié au souhait de personne", affirme l'acteur. L'oligarque nie lui aussi influencer le comédien. "Je suis davantage sa marionnette qu'il n'est la mienne", a-t-il assuré au site d'information ukrainien Lb.ua.

 

 

Autre ombre au tableau, des journalistes d'investigation ont révélé fin janvier que l'humoriste détenait des affaires en Russie, en l'occurrence des sociétés de production gérées via des compagnies offshore basées à Chypre. Après avoir insulté les journalistes, Zelensky a finalement confirmé l'information et promis de vendre ses parts. "Volodymyr savait que la politique était une sale affaire, mais il ne s'attendait pas à faire face à autant de critiques sales", le défend son ami Aleksey Kiryushchenko. "A vrai dire, il n'est même pas enchanté à l'idée d'être président, car son ascension fulgurante dans les sondages est inattendue. Présider un pays dans un tel état, c'est de la pure folie." Reste à savoir si porter un clown au pouvoir est une folie que les électeurs ukrainiens seront prêts à voir devenir réalité. 

 


31/03/2019
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Franceinfo - le mercredi 17 octobre 2018

 

Crimée : au moins 19 morts après une tuerie suivie d'une explosion dans un collège

 

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franceinfo avec ReutersFrance Télévisions

 

 

La détonation a eu lieu dans la cantine de l'établissement, indiquent les autorités qui précisent que "la plupart des victimes sont des adolescents"

 

 

 

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Les services de secours devant l'établissement scolaire visé par une bombe artisanale, mercredi 17 octobre 2018 à Kertch, en Crimée. (KERCH FM / AP / SIPA)

 

 

 

Un élève de 18 ans a ouvert le feu dans le lycée technique où il étudiait mercredi 17 octobre à Kertch, en Crimée, tuant une vingtaine de personnes, avant, affirment les autorités, de se suicider. L'attaque, qui a été suivie d'une explosion à l'intérieur du bâtiment selon des témoins, a eu lieu en fin de matinée dans cette ville de la péninsule ukrainienne annexée par la Russie en 2014.

 

 

"L'auteur de l'attaque s'est suicidé avec une arme. C'est un élève de quatrième année de cet établissement. Son corps a été découvert dans la bibliothèque", a déclaré le Premier ministre de Crimée Sergueï Aksionov à la télévision, ajoutant que l'auteur de la tuerie n'avait "pas d'antécédents judiciaires".

 

 

L'enquête pour "acte terroriste" requalifiée en "meurtre"

Le bilan provisoire est de 19 morts et d'une quarantaine de blessés, selon les services de secours locaux qui n'ont pas précisé si ce chiffre prenait en compte le meurtrier présumé. "L'examen préliminaire des corps indique que (les victimes) sont mortes de blessures par balle", a précisé le Comité d'enquête.

 

 

Cet organisme chargé des grandes affaires criminelles en Russie a fait savoir que le tireur s'appelait Vladislav Rosliakov et était âgé de 18 ans. Le mobile de cette tuerie est pour le moment inconnu. Selon Sergueï Aksionov, l'assaillant, qui recevait une bourse pour ses études, n'avait jamais fait preuve d'agressivité dans son collège.

 

 

L'attaque a été requalifiée en "meurtre" alors qu'une enquête avait d'abord été ouverte pour "acte terroriste", a précisé le Comité d'enquête.

 


22/10/2018
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le Progrès du mardi 27 juin 2017

 

 
 
    UKRAINE - ANNEXION DE LA CRIMÉE : LA FRANCE SOUTIENT KIEV

 

 

 

"La France ne reconnaîtra pas l'annexion de la Crimée par la Russie". Emmanuel Macron s'est montré ferme hier au côté de son homologue ukrainien Petro Porochenko en visite à Paris. Le président français a répété son attachement au processus de paix des accords de Minsk, pour l'instant enlisé.

 

 

 

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28/06/2017
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le Progrès du lundi 6 février 2017

 

 

 

UKRAINE - TRUMP ASSURE À POROCHENKO VOULOIR RÉTABLIR LA PAIX

 

 

Le président américain Donald Trump a assuré samedi lors d'un entretien téléphonique avec son homologue ukrainien Petro Porochenko vouloir travailler avec Kiev et Moscou afin de mettre fin au conflit entre l'armée ukrainienne et les rebelles pro-russes.

 


07/02/2017
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le Progrès du mercredi 1er février 2017

 

 

 

UKRAINE - REPRISE DES COMBATS DANS L'EST DU PAYS

 

 

Depuis dimanche, des combats ont repris entre l'armée ukrainienne et les rebelles pro-russes près d'Avdïïvka, à dix kilomètres au nord du fief rebelle de Donetsk, et contrôlée par les forces de Kiev, causant la mort d'au moins 13 personnes, dont plusieurs civils. Il s'agit des pires violences depuis l'instauration d'une nouvelle trêve fin décembre. Le Kremlin s'est dit "extrêmement préoccupé" par la situation.

 


03/02/2017
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le Progrès du mercredi 19 octobre 2016

 

 

 

UKRAINE - UN SOMMET AVEC POUTINE À BERLIN

 

 

Aujourd'hui, Vladimir Poutine, Angela Merkel, François Hollande et Petro Porochenko se retrouvent à Berlin. Les dirigeants russe, allemand, français et ukrainien avaient signé en 2014, les accords de Minsk sur le processus de paix ukrainien. Problème, les avancées concrètes devraient être limitées. Cela faisait un an que les acteurs ne s'étaient pas rencontrés et la méfiance s'est accrue depuis cette époque. La faute notamment aux tensions entre Russes et Occidentaux sur la Syrie. Angela Merkel a ainsi dit ne pas s'attendre à "un miracle". Le conflit a fait près de 10 000 morts depuis avril 2014.

 


19/10/2016
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le Progrès du jeudi 29 septembre 2016

 

 

 

UKRAINE - AVION ABATTU. MH17 : LE MISSILE VIENDRAIT DE RUSSIE

 

 

Le missile BUK ayant abattu le vol MH17 de la Malaysia Airlines, le 17 juillet 2014, aurait été acheminé de la Russie vers un territoire contrôlé par les séparatistes pro-russes. Moscou dément.

 

 

"Une enquête biaisée et politiquement motivée". Telle est la position du Kremlin après que le parquet néerlandais a rendu public, hier, ses premières conclusions sur la destruction du vol MH17.

 

 

Le missile BUK qui a abattu le Boeing 777 de la Malaysia Airlines, le 17 juillet 2014, aurait été acheminé depuis la Russie avant d'être tiré d'un champ qui se situait à l'époque sur un territoire contrôlé par les séparatistes pro-russes, dans l'est de l'Ukraine. L'ensemble des 298 personnes présentes à bord de l'appareil reliant Amsterdam à Kuala Lumpur, en majorité de nationalité néerlandaise, avaient été tuées.

 

 

 

Des preuves "irréfutables"

 

Sur la base de photos, vidéos, témoignages, données de télécommunications et conversations téléphoniques, les enquêteurs ont recréé l'itinéraire emprunté par le convoi ayant transporté le UBK.

 

 

Le système a été transporté du territoire russe vers l'est de l'Ukraine. Le camion était escorté de plusieurs autres véhicules et "par des hommes armés en uniforme".

 

 

 

Une centaine de suspects

 

Les conversations téléphoniques suggèrent que le BUK a traversé la frontière pendant la nuit du 16 au 17 juillet : les jours ayant précédé le drame, les séparatistes avaient mentionné avoir besoin d'un meilleur système de défense aérienne et avaient fait référence de manière spécifique à un BUK, assurent les enquêteurs, pour qu'il existe "des preuves irréfutables" identifiant le lieu du tir.

 

 

Mais, à la plus grande frustration des proches de victimes, les enquêteurs n'ont pas explicitement nommé les suspects. Ils ont cependant identifié une centaine de personnes ayant joué un rôle actif dans l'armement du système BUK ou dans son transport, ainsi que des personnes qui ont facilité ou aidé à son transport.

 

 

Si les enquêteurs venus de Belgique, d'Ukraine, d'Australie et de Malaisie, dont le travail a été coordonné par le parquet néerlandais, n'ont pas directement accusé Moscou d'avoir fourni le système BUK aux rebelles, Moscou l'a interprété comme tel et s'est dit "déçu" des résultats de l'enquête internationale.

 

 

La Russie accuse aussi ses "collègues occidentaux de désigner arbitrairement un coupable et créer de toutes pièces les résultats escomptés".

 

 

De leur côté, les séparatistes pro-russes ont nié leur implication dans la destruction du vol MH 17. "Nos forces n'ont pas pu tirer sur l'avion avec un système BUK car nous n'avons pas de telles armes", a déclaré Édouard Bassourine, un responsable militaire de la "République populaire" autoproclamée de Donetsk.

 


29/09/2016
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le Progrès du mercredi 14 septembre 2016

 

 

UKRAINE - SIX MORTS PENDANT LA TRÊVE DANS L'EST DU PAYS

 

 

Trois soldats ukrainiens et trois combattants rebelles ont été tués dans des combats dans l'est de l'Ukraine en dépit de l'instauration début septembre d'une nouvelle trêve. Ce regain de tensions intervient alors que les ministres des Affaires étrangères français, Jean-Marc Ayrault, et allemand, Franck-Walter Steinmeier, doivent rencontrer aujourd'hui à Kiev le président ukrainien Petro Porochenko pour discuter de la mise en oeuvre des accords de paix de Minsk, qui visent à mettre fin au conflit entre forces de Kiev et séparatistes pro-russes.

 


16/09/2016
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le Progrès du dimanche 14 août 2016

 

 

TENSION - CRIMÉE : L'EUROPE TENTE DE CALMER KIEV ET MOSCOU

 

 

"L'Union européenne condamne et ne reconnaît pas l'annexion illégale de la Crimée" par la Russie en 2014, a rappelé Federica Mogherini, la chef de la diplomatie européenne. Une mise au point jugée nécessaire par Bruxelles, après l'aggravation des tensions entre la Russie et l'Ukraine.

 

 

Moscou a en effet annoncé vendredi le déploiement en Crimée de systèmes de défense antiaérienne et antimissile dernier cri S-400. L'Union européenne a appelé à "éviter toute action qui pourrait mener à une nouvelle escalade", et a réaffirmé son soutien à la "souveraineté" de l'Ukraine.

 

 

 

Le ton monte entre Moscou et Kiev

 

Ce déploiement russe, un haut responsable l'avait annoncé le mois dernier, mais il intervient à un moment où le ton est monté entre Moscou et Kiev. À l'origine de cette nouvelle crise, les services de renseignement russes (FSB) accusent Kiev d'avoir envoyé en Crimée des groupes de "saboteurs-terroristes", avec lesquels des affrontements ont causé la mort, selon Moscou, d'un agent du FSB et d'un militaire russe.

 


15/08/2016
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le Progrès du samedi 13 août 2016

 

 

GUERRE - UKRAINE/RUSSIE. BRUSQUE MONTÉE DE TENSION EN CRIMÉE

 

 

Moscou a annoncé hier le déploiement en Crimée, la péninsule ukrainienne annexé par la Russie en 2014, de systèmes de défense antiaérienne et antimissile dernier cri S-400. Ce déploiement est l'un des plus forts accès de fièvre dans les relations entre Moscou et Kiev, à couteaux tirés depuis l'arrivée au pouvoir de pro-occidentaux en Ukraine début 2014. L'annexion de la Crimée avait été suivie par un conflit dans l'est de l'Ukraine avec des séparatistes pro-russes, qui a déjà fait plus de 9 500 morts.

 

 

À l'origine de cette nouvelle crise, les services de renseignement russes (FSB) accusent Kiev d'avoir envoyé en Crimée des groupes de "saboteurs-terroristes". Selon Moscou, un agent du FSB et un militaire russe ont été tués dans des affrontements armés avec ces derniers.

 

 

Kiev, qui a placé ses troupes en état d'alerte rouge le long de la ligne de démarcation avec la Crimée et dans l'Est, a rejeté ces accusations. Vladimir Poutine a jugé que, dans ce contexte, une nouvelle rencontre au sommet prévue pour début septembre au "format Normandie" (avec Pedro Prochenko, François Hollande et Angela Merkel) n'avait "aucun sens".

 

 

 

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14/08/2016
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le Progrès du jeudi 26 mai 2016

 

 

UKRAINE - LIBÉRATION. KIEV : RETOUR EN FANFARE ET MENACES

 

Mise en scène à grand spectacle, hier à Kiev, pour le retour en Ukraine de l'aviatrice militaire Nadia Savtchenko, graciée par Vladimir Poutine. La navigatrice pour hélicoptère de combat MI24 était détenue depuis près de deux ans en Russie où elle avait été condamnée à 22 ans de prison. Selon les Russes, elle avait fourni à l'armée ukrainienne, en juin 2014, la position de deux journalistes russes qui avaient été tués alors par des tris de mortier ukrainiens.

 

 

Nadia Savtchenko nie les faits, affirmant avoir été capturée par des indépendantistes pro-russes une heure avant le tir ukrainien. Moscou affirme qu'elle a été capturée plusieurs jours après cet incident, sur le territoire russe où elle aurait pénétré illégalement.

 

 

Une icône ukrainienne

 

Nadia Savtchenko est devenue une icône en Ukaine, une sorte de "Jeanne d'Arc" (selon le prix Nobel bélarusse Sevtlana Alexievitch) dont l'aura a encore été renforcée lors de son procès, en mars dernier, qu'elle avait clos en adressant un bras d'honneur au jury.

 

 

Vladimir Poutine affirme avoir gracié Savtchenko à la demande des proches des deux journalistes tués. La présidence française annonce pour sa part que le principe de sa libération s'est réglé lors d'un entretien téléphonique lundi entre Vladimir Poutine, le président ukrainien Petro Porochenko, François Hollande et Angela Merkel.

 

 

"Nous allons récupérer la Crimée"

 

La libération a eu lieu alors que la situation se tend à nouveau sur le terrain. Sept soldats ukrainiens ont été tués dans des incidents différents, mardi et plusieurs autres ont été blessés. Ce contexte a poussé le président ukrainien Porochenko à lancer, péremptoire : "De la même façon que nous sommes parvenus à récupérer Nadia, nous allons récupérer le Donbass (l'est rebelle) et la Crimée". Nadia Savtchenko a renchéri en s'affirmant prête à se "sacrifier de nouveau sur le champ de bataille pour l'Ukraine". Patrick Fluckiger

 

 

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27/05/2016
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le Progrès du mercredi 25 mai 2016

 

 

SEPT SOLDATS UKRAINIENS TUÉS ET NEUF BLESSÉS EN 24 HEURES

 

Malgré les accords de Minsk et le cessez-le-feu prévu entre militaires ukrainiens et séparatistes pro-Russes, l'armée loyale à Kiev a essuyé hier ses pires pertes depuis le début de l'année avec la mort dans l'est du pays de sept soldats. Neuf autres ont été blessés en 24 heures, d'après un communiqué du Conseil de sécurité nationale et de défense ukrainien. Si le secrétaire du Conseil accuse les rebelles, le porte-parole militaire précise qu'il s'agissait d'attaques séparées le long de la ligne de front.

 


26/05/2016
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le Progrès du lundi 11 avril 2016

 

 

UKRAINE - CRISE POLITIQUE. DÉMISSION DU PREMIER MINISTRE

 

Depuis plusieurs mois, les crises se multipliaient sur le rythme insuffisant de ses réformes et sa défense supposée des intérêts oligarques : le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk a annoncé hier avoir remis sa démission.

 

 

Selon lui, celle-ci doit être entériné par le Parlement et le président Petro Porochenko aurait déjà désigné le président du Parlement ukrainien, Volodymyr Groïssman, pour lui succéder. Dans une interview réalisée avant l'annonce de la démission de Iatseniouk, le chef de l'État a effectivement annoncé s'attendre à une prochaine candidature de Groïssman au poste de Premier ministre avant d'ajouter qu'il "travaillera avec n'importe quel Premier minsitre".

 

 

Cette démission survient moins de deux mois après qu'Arseni Iatseniouk eut échappé, faute de voix suffisantes, à une motion de censure du Parlement. Après une série de scandales de corruption, le chef de l'État Petro Porochenko avait également appelé publiquement à la démission de son Premier ministre.

 

 

Longtemps chouchou des gouvernements occidentaux, Iatseniouk ne semble pas pour autant vouloir se retirer de la scène politique : "À partir d'aujourd'hui, je vois ma mission comme étant plus large que mes pouvoirs en tant que chef du gouvernement".

 

 

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Arseni Iatseniouk

 


11/04/2016
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