L'AIR DU TEMPS

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SOCIETE et Consommation

Regards sur la société au travers de différents articles qui permettent une photographie de celle-ci au fil du temps qui passe...


Franceinfo -

 

 

Une pétition réclame l'interdiction dans l'alimentation des sels de nitrites, considérés comme "cancérogènes probables"

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

"Lorsqu'on les ingère, ils peuvent entraîner la formation de composés cancérogènes dans notre estomac : des nitrosamines", expliquent l'ONG Foodwatch, l'application Yuka et la Ligue contre le cancer, à l'origine de cette pétition

 

 

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Les nitrites et nitrates, parfois signalés sur l'étiquette sous les codes E249, E250, E251 et E252, sont surtout utilisés dans la charcuterie (jambon, saucisses, pâtés, etc.) (DANIEL ROLAND / AFP)

 

 

 

"Stop aux nitrites". L'ONG Foodwatch, l'application Yuka et la Ligue contre le cancer annoncent, mercredi 20 novembre, le lancement d'une pétition pour demander l'interdiction des sels de nitrites dans l'alimentation, du fait de leur rôle dans l'apparition de certains cancers digestifs.

 

 

"Il faut tout simplement interdire leur ajout dans nos denrées alimentaires" car "lorsqu'on les ingère, ils peuvent entraîner la formation de composés cancérogènes dans notre estomac : des nitrosamines", estiment les trois organisations, qui adressent cette pétition à la ministre de la Santé, Agnès Buzyn.

 

 

C'est la responsabilité des autorités publiques de renforcer les règles, en interdisant tous les additifs reconnus dangereux. Camille Dorioz, de Foodwatchdans un communiqué

 

 

Le centre de recherche sur le cancer de l'Organisation mondiale de la santé (Circ) a classé en 2010 ces substances comme "cancérogènes probables" chez l'homme, "quand l'ingestion se fait dans des conditions permettant une nitrosation endogène", c'est-à-dire leur transformation en molécules telles que les nitrosamines à l'intérieur de l'organisme.

 

 

 

Surtout utilisés dans la charcuterie

La présence de ces additifs dans la charcuterie industrielle avait conduit le Circ à classer la viande transformée comme cancérogène avéré en 2015. Le centre de recherche estimait alors que la consommation de 50 grammes par jour de ce type d'aliment augmentait le risque de cancer colorectal de 18%, rappellent Foodwatch, Yuka et la Ligue contre le cancer. Ce classement ne fait toutefois pas l'unanimité dans la communauté scientifique.

 

 

Les nitrites et nitrates, parfois signalés sur l'étiquette sous les codes E249, E250, E251 et E252, sont surtout utilisés dans la charcuterie (jambon, saucisses, pâtés, etc.). Ils facilitent sa conservation tout en lui donnant sa couleur rose. Alors que l'utilisation de ces additifs est de plus en plus contestée depuis quelques années, les industriels assurent qu'il est très difficile de s'en passer. Ils font aussi valoir que les nitrates empêchent la formation de microbes responsables d'intoxications graves, comme le botulisme.

 

 

Mais pour les trois organisations à l'origine de la pétition, l'essor récent du marché de la charcuterie "sans nitrite" est la "preuve que les industriels savent s'en passer quand ils le veulent". Le 24 octobre, l'Assemblée nationale avait rejeté un amendement déposé par le député MoDem Richard Ramos, qui proposait d'instaurer une taxe de 0,10 centime d'euro par kilogramme sur les produits de charcuterie contenant des additifs nitrés. La ministre de la Santé avait estimé que la dangerosité de ces substances n'était pas encore étayée scientifiquement.

 


20/11/2019
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Franceinfo

 

 

Une famille sur deux ne peut pas financer le logement étudiant de son enfant en dehors de sa région, selon une étude

 

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Margaux DuguetFrance Télévisions

 

 

A la veille du déplacement d'Emmanuel Macron dans la Somme, consacré à la jeunesse, Franceinfo vous dévoile en exclusivité les résultats d'une étude de la fondation Jean Jaurès et de Chemins d'Avenirs, réalisée par l'Ifop, sur le sujet

 

 

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Une étudiante recherche un logement, à Nancy (Meurthe-et-Moselle), le 25 août 2017. (MAXPPP)

 

 

 

En pleine contestation des étudiants sur le coût de la vie et à la veille d'un déplacement de deux jours d'Emmanuel Macron sur la jeunesse dans la Somme, un sondage*, révélé mercredi 20 novembre par franceinfo, sonne comme un dur rappel de la réalité : une famille sur deux n'a pas la possibilité de financer un logement à son enfant en dehors de sa région/académie, selon une étude de la Fondation Jean Jaurès et de l'association Chemins d'Avenirs réalisée par l'Ifop "auprès des jeunes de 17 à 23 ans sur leurs choix d'orientation et leur rapport à l'avenir".

 

 

A la question : "Vos parents peuvent-ils ou pouvaient-ils financer le fait que vous soyez obligé de prendre un logement pour suivre des études qui ne se situent pas à proximité de chez eux ?", 48% des sondés répondent "non". "Cela fait écho au mouvement des 'gilets jaunes' où l'on s'est aperçu de l'augmentation, notamment dans un certain nombre de grandes villes, du prix au mètre carré, analyse Jérémie Peltier, directeur des études à la Fondation Jean Jaurès. La part du budget consacré au logement est aussi aujourd'hui la part la plus importante pour les familles".

 

 

Jeunes des villes et jeunes des champs

Ce chiffre masque également d'importantes disparités territoriales. Alors que 47% des jeunes qui habitent en centre-ville répondent "non" à la question posée, ce pourcentage grimpe à 56% pour les jeunes qui résident en zone rurale. "La question des études supérieures, mais aussi la question du logement, touchent forcément de façon plus criante et plus déterminante des jeunes qui grandissent dans des hameaux ou des villages éloignés des grandes métropoles", analyse Salomé Berlioux, présidente de l'association Chemins d'avenir et co-auteure de l'étude.

 

 

La question de bouger va se poser pour les jeunes ruraux à l'heure de faire leur choix d'orientation, à 15 ou à 18 ans. Alors que les jeunes urbains pourront rester chez leurs parents au moment de leurs études supérieures.Salomé Berlioux présidente de Chemins d'avenir et co-auteure de l'étude

 

 

 

Extrait de l\'enquête auprès des jeunes de 17 à 23 ans sur leurs choix d\'orientation et leur rapport à l\'avenir de la fondation Jean Jaurès. 


Extrait de l'enquête auprès des jeunes de 17 à 23 ans sur leurs choix d'orientation et leur rapport à l'avenir de la fondation Jean Jaurès.  (IFOP POUR LA FONDATION JEAN JAURES)

 

 

 

Autre chiffre marquant : un tiers (31%) des jeunes interrogés a dû renoncer à une formation en raison de la distance de son domicile. "Evidemment, la question matérielle est importante (...) mais le frein psychologique est également majeur", soulève Salomé Berlioux, nommée par le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer, à la tête d'une mission de réflexion sur la jeunesse des villages. "A résultat académique équivalent à l'échelle nationale, les jeunes des territoires ruraux et des petites villes vont souvent avoir tendance à s'auto-censurer au moment d'imaginer leur avenir ailleurs. Car lorsqu'on n'a pas l'habitude de fréquenter un autre territoire que le sien, cela fait peur", poursuit-elle.

 

 

On note d'ailleurs que le lieu de résidence de la famille a influencé les choix en matière d'orientation scolaire et universitaire de plus de la moitié (52%) des jeunes interrogés.

 

 

 

La problématique de l'orientation

Outre la précarité, le manque d'information concernant l'orientation apparaît particulièrement flagrant à la lecture de cette étude. Un jeune sur deux (49%) éprouve des regrets concernant son orientation, quelque 66% des sondés estimant n'avoir pas eu suffisamment d'information pour s'orienter. 

 

 

 

Extrait de l\'enquête auprès des jeunes de 17 à 23 ans sur leurs choix d\'orientation et leur rapport à l\'avenir de la fondation Jean Jaurès. 


Extrait de l'enquête auprès des jeunes de 17 à 23 ans sur leurs choix d'orientation et leur rapport à l'avenir de la fondation Jean Jaurès.  (IFOP POUR LA FONDATION JEAN JAURES)

 

 

 

"Les jeunes sont dans des situations très différentes, entre ceux qui peuvent se tourner vers leur famille, et dont la famille a des réponses, et ceux pour qui la famille n'en a pas forcément", soutient Salomé Berlioux. "On voit le caractère très injuste de ce capital familial et social entre jeunes d'un même pays. Cela ne repose pas sur la méritocratie républicaine mais sur les inégalités de naissance", ajoute Jérémie Peltier. 

 

 

 

L'accès à la culture et à une expérience internationale

L'accès à la culture et à une expérience internationale ont également été sondés. Si 54% des jeunes ont déjà pratiqué un sport en club durant leur scolarité (avant le bac), ils ne sont que 36% à s'être inscrits à la bibliothèque municipale et 27% à avoir pratiqué une activité culturelle (théâtre, musique, dessin). 

 

 

Les possibilités d'études à l'étranger semblent aussi bien limitées puisque 88% des jeunes n'ont pas eu l'opportunité, au cours des cinq dernières années, de passer un semestre ou une année hors de France dans le cadre de leurs études supérieures. D'ailleurs, à la question "vos parents vous incitent-ils ou vous ont-ils incité à faire une partie de vos études dans un pays étranger ?", 67% répondent par la négative. Quelque 73% des jeunes interrogés n'ont également reçu aucun cours de langues étrangères financé par leurs parents en dehors de l'école.

 

 

 

Extrait de l\'enquête auprès des jeunes de 17 à 23 ans sur leurs choix d\'orientation et leur rapport à l\'avenir de la fondation Jean Jaurès. 


Extrait de l'enquête auprès des jeunes de 17 à 23 ans sur leurs choix d'orientation et leur rapport à l'avenir de la fondation Jean Jaurès.  (IFOP POUR LA FONDATION JEAN JAURES)

 

 

 

Que ce soit dans le domaine culturel et par rapport à l'ouverture sur le monde, les disparités territoriales ressortent de plus belle. "Il faut faire attention à ces effets de mode et de tendance qui laissent penser que les jeunes Français seraient des sortes de jeunes citoyens monde capables d'aller regarder d'un claquement de doigts du côté de Londres ou de New York pour décrocher un stage, met en garde Salomé Berlioux. Les jeunes des territoires, qui vivent loin des grandes métropoles, sont – le terme est fort – 'assignés à résidence' alors qu'il n'y a aucune raison qu'ils le soient." Conséquence : "Vous avez un champ des possibles largement ouvert pour les uns et fortement réduit pour les autres", conclut l'auteure, avec Erkki Maillard, du livre Les Invisibles de la République (éditions Robert Laffont).

 

 

* Enquête réalisée du 10 au 15 octobre 2019 auprès d'un échantillon de 1 000 personnes, représentatif de la population française âgée de 17 à 23 ans, via un questionnaire auto-administré en ligne. La représentativité de l'échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, statut en étude/sur le marché de l'emploi) après stratification par région et catégorie d'agglomération. 

 


20/11/2019
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Franceinfo - le mercredi 13 novembre 2019 - mis à jour le 14.11.2019

 

 

"J'ai un euro par jour pour manger" : trois étudiants témoignent de leur grande précarité

 

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Guillemette JeannotFrance Télévisions

 

 

Plusieurs centaines d'étudiants ont manifesté en France mardi aux abords d'une quarantaine de Crous et d'universités contre la précarité étudiante. Certains ont raconté à franceinfo leur quotidien fragile

 

 

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Des étudiants sont réunis devant l'université Jean Jaurès, à Toulouse, le 12 novembre 2019. (LILIAN CAZABET / HANS LUCAS)

 

 

"La précarité tue." Avec ce hashtag, des centaines d'étudiants ont réagi sur Twitter après l'immolation par le feu, vendredi, d'un de leurs camarades, devant le siège du Crous, à Lyon. Brûlé à 90% et entre la vie et la mort, cet étudiant en licence de sciences politiques voulait dénoncer la précarité dans laquelle vivent de nombreux jeunes. "Même quand j'avais 450 euros par mois, était-ce suffisant pour vivre ?", s'interrogeait le jeune homme, dans un message posté sur les réseaux sociaux pour expliquer son geste.

 

 

L'université Lyon 2, où est inscrit le jeune homme, a été de nouveau fermée pour la journée, mercredi 13 novembre, après des blocages, menés dans toute la France pour protester contre la précarité. Trois étudiants racontent leurs difficultés à franceinfo. 

 

 

 

Sophie*, 26 ans, une thèse et deux emplois 

"Pour tenter de vivre dignement, je cumule deux emplois", explique Sophie*, 26 ans, étudiante en histoire de l'art à Pau (Pyrénées-Atlantiques). Comme la jeune femme ne souhaitait pas qu'on lui impose un sujet de recherche, elle a dû faire l'impasse d'un contrat de doctorante, qui aurait pu lui permettre de financer une partie de ses études. Elle ne bénéficie pas non plus de bourse. En 2016, 22,7% des étudiants interrogés déclaraient auprès de l'Observatoire national de la vie étudiante (OVE), avoir été confrontés "à d'importantes difficultés financières durant l'année".

 

 

 

 

 

 

Sophie, syndiquée depuis sept ans au sein de l'organisation Solidaires étudiant-e-s, à l'origine de l'appel national à manifester devant les Crous, travaille à la bibliothèque de son université et effectue des remplacements dans un établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad). "Je peux faire jusqu'à 40 heures par semaine, en plus de mes travaux de recherche, mais c'est variable d’un mois à l’autre". L'étudiante dit gagner entre 900 et 1 000 euros par mois. Difficile de demander de l'aide. Entre "honte" et "dignité", les étudiants veulent être ces "jeunes adultes responsables que la société attend d'eux", analyse Sophie.

 

 

Avec 680 euros de frais fixe (loyer, électricité et téléphone), il lui reste souvent moins de 300 euros pour la nourriture, les livres et l'épargne, en prévision du second semestre. Sophie économise afin de pouvoir se consacrer pleinement à ses études à partir de janvier. "En général, les étudiants qui s'auto-financent tiennent six années", confie la jeune femme. "Moi, je ne tiendrai pas plus de quatre ans. Si j'arrête avant d'avoir rendu ma thèse, j'aurai perdu toutes ces années et développé des maladies chroniques pour rien." A cause de son rythme de vie, la jeune femme souffre de fatigue et de troubles dépressifs chroniques. Selon l'Observatoire de la vie étudiante, environ 60% des étudiants interrogés en 2016 éprouvaient de la fatigue, autant souffraient de stress quand 45% évoquaient des troubles du sommeil et 32% parlaient de déprime.

 

 

 

Ugo, 19 ans, un euro par jour pour manger

"Je me suis fixé cette somme de 1 euro par jour pour manger, pour tenir le mois", explique Ugo, 19 ans, étudiant en deuxième année d'histoire et sociologie à Rennes (Ille-et-Vilaine). Boursier "échelon zéro bis", le plus bas de l'échelle des bourses, le jeune homme touche environ 100 euros par mois. Ses parents, qui ont aussi ses deux petites sœurs à charge, financent son appartement, car il n'est pas éligible pour une chambre au Centre régional des œuvres universitaires et scolaires, le Crous. Ugo gère le reste de ses frais fixes en alternant les pâtes, le riz et les pommes de terre. "Je compte toutes mes sorties", ajoute-t-il.

 

 

Après avoir été livreur dans diverses enseignes, le jeune homme a trouvé un emploi fixe comme agent d'escale à la gare de Rennes. Près d'un étudiant sur deux (46%) travaille en dehors de ses études, selon l'OVE. Intérimaire, son nombre d'heures est variable et il gagne entre 600 et 900 euros par mois.

 

 

J'ai peur de perdre mes aides, alors j'essaie de mettre un maximum de côté cette année, pour ensuite faire un master à Paris.Ugo, étudiant à franceinfo

 

 

Pour pouvoir travailler, Ugo bénéficie d'une "dispense d'assiduité" qui lui permet de "rater" certains cours. En contrepartie, il ne bénéficie pas du contrôle continu et joue "son année" uniquement au moment des examens de fin de semestre. Une absence que toutes les facultés ne permettent pas.

 

 

 

Karine*, 22 ans, endettée, a arrêté ses études

"J'étais tellement stressée et dépressive que je n'arrivais plus à aller en cours", lâche Karine, 22 ans. Prise dans un engrenage entre petits boulots, soins psychologiques et cours de sociologie à la faculté de Poitiers (Vienne), la jeune femme a tout arrêté en fin de deuxième année, en 2018.

 

 

 

 

 

 

Elle a grandi avec peu, sa mère touchant le revenu minimum d'insertion (RSA), mais l'étudiante bouclait difficilement les fins de mois avec 350 euros pour vivre. Karine cumule encore les dettes. Ses petits emplois lui faisaient manquer certains enseignements. "Quand vous êtes boursier, vous avez une obligation d'aller en cours, sinon le Crous vous demande de rembourser", explique la jeune femme qui, un an après, est toujours en litige avec l'organisme. Sollicité par franceinfo, le Crous n'a pas souhaité répondre.

 

 

  • Les prénoms ont été modifiés à la demande des intéressées.

 


14/11/2019
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Franceinfo - le dimanche 10 novembre 2019

 

 

Quatre questions sur l'emploi du terme "islamophobie", qui fait (une nouvelle fois) débat

 

 

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franceinfoFrance Télévisions

 

 

 

A la veille d'une manifestation contre l'islamophobie à Paris, l'usage de ce mot est âprement critiqué par une partie de la classe politique, du Rassemblement national au Parti communiste, en passant par le gouvernement

 

 

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Une banderole lors d'une manifestation contre l'islamophobie, à Nantes (Loire-Atlantique), le 19 octobre 2019.  (ESTELLE RUIZ / NURPHOTO / AFP)

 

 

 

Une nouvelle fois, le terme "islamophobie" suscite la polémique. Alors qu'une cinquantaine de personnalités et organisations ont appelé à manifester à Paris, dimanche 10 novembre, pour "dire stop à l'islamophobie", l'usage de ce mot est âprement critiqué par une partie de la classe politique, du Rassemblement national au Parti communiste, en passant par le gouvernement.

 

 

"Il y a en ce moment des mots qu'on utilise et qui n'apaisent pas le débat. Qui au contraire, l'accentuent, le stigmatisent, l'aggravent. Et celui du débat sur l'islamophobie aujourd'hui contribue à cela", a affirmé le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, sur franceinfo, jeudi 7 novembre. Que reprochent certains responsables politiques à ce terme ? Que recoupe-t-il et que répondent ses défenseurs ? Franceinfo fait le point. 

 

 

 

Quelle est la définition du mot "islamophobie" ? 

D'après le Larousse, l'islamophobie est l"hostilité envers l'islam, les musulmans". Dans son édition de 2007, Le Petit Robert qualifie quant à lui l'islamophobie comme une "forme particulière de racisme dirigé contre l'islam et les musulmans qui se manifeste en France par des actes de malveillance et une discrimination ethnique contre les immigrés maghrébins". En 2012, le dictionnaire s'est finalement rabattu sur la définition de son concurrent, plus laconique. 

 

 

Du côté des instances publiques, la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH) est l'une des rares à faire usage du terme. Elle le définit comme une "attitude d'hostilité systématique envers les musulmans, les personnes perçues comme telles et/ou envers l'islam".

 

 

 

Pourquoi le terme fait-il polémique aujourd'hui ?

Après le virulent débat sur le port du voile, une cinquantaine de personnalités ont appelé, dans Libération, à battre le pavé à Paris. Intitulée "Le 10 novembre, à Paris, nous dirons Stop à l'islamophobie", la tribune a été signée par plusieurs figures de gauche, dont le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, le chef de file de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, et celui de Génération.s, Benoît Hamon. 

 

 

Mais cet appel a suscité des divisions à gauche. Yannick Jadot (Europe Ecologie-Les Verts), qui a pourtant signé la tribune, a affirmé sur franceinfo qu'il ne "validait pas l'ensemble du texte" et qu'il ne se rendrait pas à la marche. Côté communiste, si le porte-parole Ian Brossat était signataire de la tribune, ce n'était pas le cas du premier secrétaire du parti, Fabien Roussel, qui a dit trouver "réducteur" le terme "islamophobie".

 

 

Le débat autour de ce mot est en réalité un serpent de mer, qui fait régulièrement la une des médias. En 2013, Manuel Valls avait refusé de l'utiliser, affirmant dans les pages de L'Obs qu'il s'agissait d'un "cheval de Troie des salafistes". Dix ans plus tôt, c'était l'essayiste Caroline Fourest qui en avait fait un sujet de polémique, en affirmant dans une tribune publiée par Libération que des "associations accusent de plus en plus souvent les défenseurs de la laïcité d'être des 'islamophobes'."

 

 

 

Pourquoi est-il critiqué ? 

Pour ses contempteurs, le terme vise à empêcher toute critique de l'islam, en empêchant la distinction entre le racisme à l'adresse des musulmans, délictieux, et la critique de la pratique religieuse, autorisée dans une société laïque. "Ceux qui utilisent ce mot-là s'en servent pour empêcher de critiquer l'islamisme et le communautarisme que je dénonce", a affirmé sur franceinfo Christophe Castaner.

 

 

 

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"L'islam c'est une religion, c'est une culture, et pour certains ce doit être un système politique concurrent de la République Française. C'est ce que j'appelle l'islamisme rampant qu'on connaît dans les quartiers" (Christophe Castaner)

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Islamophobie : des gens se servent de ce mot pour "empêcher de critiquer l'islamisme, le communautarisme", estime Christophe Castaner

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"C'est une manifestation organisée par les islamistes.Tous ceux qui vont se rendre à cette manifestation seront main dans la main avec les islamistes, c'est-à-dire ceux qui développent dans notre pays une idéologie totalitaire", a de son côté affirmé la présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, samedi 9 novembre. 

 

 

Là encore, c'est le même argumentaire qui anime le débat national depuis une quinzaine d'années. En 2003, Caroline Fourest dénonçait "un continuum qui tend à disqualifier les partisans de la laïcité", arguant que le terme "islamophobie" avait "pour la première fois été utilisé en 1979, par les mollahs iraniens qui souhaitaient faire passer les femmes qui refusaient de porter le voile pour de 'mauvaises musulmanes'".

 

 

 

Que répondent ses défenseurs ? 

Interrogé par l'AFP, l'historien Nicolas Lebourg dénonce le "mythe" selon lequel le terme "islamophobie" aurait été créé par les mollah iraniens. D'après lui, le terme "naît en 1910, dans une période d'innovation lexicale" où apparaissent aussi les mots "xénophobie" et "racisme". "Il faut préciser le sens, essayer d'éviter les manipulations et les controverses. Mais le mot est là".

 

 

"En France, en général, on a des difficulté à nommer les choses", avance de son côté auprès de l'AFP Nada Afiouni, maîtresse de conférence à l'université du Havre et spécialiste des discriminations en France et au Royaume-Uni. "On a supprimé le terme 'race' et pourtant le racisme existe. Avec le mot islamophobie, c'est le même processus et pourtant les discriminations envers les musulmans persistent", explique-t-elle.

 

 

"On critique la forme pour ne pas parler du fond, qui est que les musulmans sont stigmatisés et victimes de violences racistes", regrette Madjid Messaoudene, un des organisateurs de la manifestation du 10 novembre, citant l'attentat contre une mosquée à Bayonne et l'affaire de la femme voilée prise à partie par un élu RN lors du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté.

 

 

Interrogé par franceinfo, l'élu, en charge de la lutte contre les discriminations à la mairie de Saint-Denis, regrette "l'indignation sélective qui est insupportable""Lorsqu'une personne est victime d'un acte homophobe, cela ne viendrait à l'idée de personne de lancer un débat sur la justesse du terme 'homophobie'. Alors pourquoi remettre systématiquement en cause les violences lorsqu'elles visent les musulmans ?", s'indigne-t-il. Avant de trancher : "Nous continuerons d'utiliser ce terme, parce que ce sont les concernés qui l'ont choisi. Et la moindre des choses dans un débat sur le racisme et les discriminations, c'est d'écouter les victimes."

 


10/11/2019
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Franceinfo - le mercredi 6 novembre 2019

 

 

Education nationale : 58 suicides recensés sur l'année scolaire 2018-2019

 

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franceinfoRadio France

 

 

Depuis le début de l'année scolaire 2019-2020, 11 suicides ont par ailleurs été recensés au sein des personnels de l'Éducation nationale

 

 

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Une marche en hommage à Christine Renon, à Pantin, le 5 octobre 2019. (GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)

 

 

 

C'est la première fois que le ministère communique des chiffres relatifs aux suicides des agents de l'Éducation nationale. Pendant l'année scolaire 2018-2019, 58 d'entre eux se sont donné la mort, a appris mercredi 6 novembre franceinfo auprès du ministère.

 

 

Des informations délivrées à la suite de la réunion d'un CHSCT extraordinaire qui s'est tenu mercredi 6 novembre à Paris. Professeurs et directeurs d'école réclamaient un état des lieux sur la souffrance au travail dans le milieu scolaire, après le suicide de la directrice d'école Christine Renon, à Pantin il y a un mois et demi. 

 

 

 

Des enseignants souvent expérimentés

Onze suicides ont par ailleurs été recensés depuis le mois de septembre, c'est-à-dire depuis le début de l'année scolaire 2019-2020. Le taux de mortalité des agents de l'Éducation nationale est donc de 5,85 pour 100 000, sachant qu'ils sont un million en France. Le taux moyen de suicide dans la population française est, d'après l'Observatoire national du suicide, de 16,7 pour 100 000.

 

 

Selon nos informations, parmi les 58 agents qui se sont suicidés en 2018-2019, 37 étaient des hommes, 21 des femmes. Les victimes sont en majorité des enseignants, mais on déplore aussi la mort de deux personnels de direction ou encore plusieurs conseillers principaux d'éducation. D'après ces chiffres, les agents les plus touchés par le suicide sont aussi les plus expérimentés et ceux figurant parmi les tranches d'âge les plus élevées : 45-54 ans et 55-64 ans. Enfin, on note des pics dans les passages à l'acte aux mois d'août, de septembre et de novembre.

 


08/11/2019
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Franceinfo - le jeudi 7 novembre 2019

 

 

"Je vis un cauchemar et je ne sais pas comment me réveiller" : piégés par des crédits à la consommation, ils témoignent

 

 

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Simon GourmelletFrance Télévisions

 

 

 

Des milliers de Français peinent à rembourser leurs crédits à la consommation, au point d'en souscrire de nouveaux pour rembourser les premiers, au risque d'aggraver leur surendettement. Voici leur quotidien

 

 

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Des milliers de Français surendettés se battent au quotidien pour garder la tête hors de l'eau, malgré le poids des crédits accumulés. (JESSICA KOMGUEN / FRANCEINFO)

 

 

 

"J'ai imprimé le formulaire de la Banque de France, mais je n'arrive pas à le remplir. C'est trop dur." Malgré ses 19 500 euros de crédits cumulés en quatre ans, Betty* se refuse encore à déposer un dossier de surendettement. Mère célibataire de trois enfants, elle fait partie des milliers de Français qui se battent au quotidien pour garder la tête hors de l'eau, malgré le poids des crédits à la consommation qui les assomme.

 

 

Une enquête de 60 millions de consommateurs, publiée jeudi 24 octobre, montre que la plupart des banques n'ont toujours pas baissé les montants des frais d'incidents pour les plus fragiles, comme Emmanuel Macron le leur demandait. Une situation qui contribue au surendettement des dizaines de Français qui ont répondu à notre appel à témoignages, comme Betty.

 

 

 

Mener un combat solitaire

Rien ou presque ne trahit le secret de sa situation financière. La fragilité de sa voix laisse deviner le fardeau d'un quotidien qui n'est fait que de calculs. Comme le fait qu'elle chuchote presque, quand elle évoque sa situation en public. À 39 ans, Betty jongle sans cesse avec les remboursements de crédits à la consommation, contractés pour faire face à un quotidien chamboulé. Après son divorce, Betty a dû quitter son emploi pour ne plus croiser son ex-mari. "J'ai conservé notre logement, mais je ne pouvais plus régler les 1 300 euros de loyer. Au moment de déménager, j'ai été obligée de payer des frais de remise en état, justifie-t-elle. J'ai donc pris un crédit. Puis un autre, pour une voiture."

 

 

L'engrenage est enclenché. Betty signe d'autres emprunts à la consommation pour rembourser les précédents. Résultat, chaque mois débute presque de la même manière : dans le rouge, avec un découvert que son salaire de 2 000 euros ne couvre plus. "J'ai l'impression de vivre un cauchemar et je ne sais pas comment me réveiller", finit-elle par glisser, en détaillant par le menu les sommes qu'elle ne peut plus régler, comme les factures d'électricité. Elle a changé de fournisseur, après une coupure d'eau chaude le mois dernier. "EDF va me relancer, mais j'espère trouver un arrangement avec eux", glisse-t-elle.

 

 

Cette "battante", comme elle se définit, est forcée de faire des choix, donne la priorité au loyer et repousse ce qui peut l'être, jusqu'à ce que ce ne soit plus possible, comme les 700 euros de soins d'orthodontie de sa fille de 16 ans. "Il fallait le faire, sinon c'était trop tard." Betty mène seule ce combat, ne s'en confie à personne. Elle écrit juste ce qu'elle a sur le cœur, dans un petit cahier doré qu'elle garde dans son sac.

 

 

J'ai déjà assez honte, je n'ai pas envie de polluer mes proches avec ma situation et de leur faire pitié.Betty à franceinfo

 

 

Sandra* aussi se garde bien de dévoiler son lourd secret. "Quand les gens me croisent dans la rue, ils doivent se dire 'tout roule pour elle'." Cette vendeuse dans une enseigne de luxe, "mais mal payée", se doit de ne rien laisser transparaître. Jouer son rôle auprès de clients fortunés, aux préoccupations vestimentaires à mille lieues des siennes.

 

 

 

Ne pas faire de folies

À 34 ans, la jeune femme traîne comme un boulet deux crédits à la consommation, souscrits à son arrivée à Paris. "Mes parents payaient mon loyer, mais pour le reste je voulais me débrouiller. J'ai donc emprunté 8 000 euros. Je ne sais même pas comment la banque a pu me l'accorder, au vu de mes revenus." Elle reconnaît qu'à l'époque, elle ne faisait pas forcément attention. "Et pas envie de manger des pâtes tous les soirs."

 

 

Rapidement, elle se retrouve à découvert, obligée de prendre un second crédit pour rembourser le premier. L'argent lui sert aux dépenses courantes : pas de vacances, pas de restaurant, pas de folies. "C'est une galère totale, se lamente-t-elle.

 

 

Je suis la fille qu'on n'appelle plus parce qu'elle ne sort jamais.Sandra à franceinfo

 

 

À 250 kilomètres de Paris, dans la banlieue du Mans (Sarthe), André n'a jamais été aussi seul avec ses crédits. Après la disparition coup sur coup de son fils, de sa femme, et de ses parents, ce retraité de 68 ans n'a plus aucune perspective, hormis celle de rembourser. Il cumule trois crédits à la consommation depuis une dizaine d'années. Une situation classique, comme l'explique cette note de Terra Nova : sur les 3,6 millions de clients de banques en situation de fragilité financière fin 2017, chacun aurait en moyenne 3,4 crédits à la consommation sur le dos. Une situation rendue possible par l'absence d'alerte lorsqu'ils sont ouverts auprès de différents organismes, contrairement à ce que réclamait la Cour des comptes en 2017

 

 

Après une fin de carrière chaotique et un accident qui l'a laissé handicapé, André a voulu "changer de vie" en quittant son logement du Mans, au loyer trop élevé pour sa retraite. "J'ai emprunté 5 000 euros pour m'acheter une voiture, une machine à laver, un réfrigérateur." Puis, incapable de payer ses impôts, il a contracté un crédit supplémentaire de 3 000 euros. C'est plus que ce qu'il lui faut, mais "vous savez, on s'habitue à avoir de l'argent". Il obtient sans difficulté un troisième crédit auprès d'une grande enseigne de supermarché.

 

 

Son seul désir désormais : "M'en sortir, mais je suis seul." Il a d'ailleurs tenté de faire racheter ses crédits, pour diminuer le montant global des remboursements mensuels et ainsi assainir la situation. "Mais je ne peux pas, je suis fiché à la Banque de France." Alors il fait le dos rond et ne sort qu'une fois par semaine, pour faire quelques courses avec sa voiture "en panne, mais qui peut encore rouler quelques kilomètres". Le reste de la journée, il le passe devant la télé, seul dans un quotidien rythmé par les relances des organismes de crédit. 

 

 

 

Ne pas pouvoir aider ses enfants

Piégé, François l'est aussi. Ce retraité de Seine-et-Marne, qui vit provisoirement chez un de ses enfants, angoisse au quotidien en surveillant ses sept crédits à la consommation. Comme souvent, c'est un accident de la vie qui a précipité cet ancien ingénieur aéronautique dans un cauchemar. Un divorce, des factures qui s'empilent, un découvert… Et un premier crédit pour le combler. La série noire le conduit à vivre pendant trois mois dans sa voiture, "six jours à chercher une place de parking sans lampadaire pour pouvoir dormir, à manger dehors, et ne pas pouvoir tendre ses jambes. Je prévoyais dans mon budget une nuit dans un Formule 1 : c'était comme des vacances pour moi".

 

 

Ce qui le mine, c'est ne pas pouvoir aider ses enfants. Il a un fils en école d'ingénieur. "Il lui fallait 6 000 euros pour sa scolarité. On a voulu contracter un prêt étudiant, mais je ne peux plus être garant. Résultat, j'ai été contraint de prendre un crédit à la consommation, un de plus." Sa voix vacillante contient tout juste sa colère contre les banques. "Lorsque j'avais de l'argent, j'étais sollicité pour des placements. Maintenant, je suis le mouton noir."

 

 

Mon conseiller ne me parle plus, je ne reçois plus de réponses, à part des injonctions à rembourser.François à franceinfo

 

 

Isabelle éprouve ce même sentiment d'injustice depuis que sa nouvelle banquière lui refuse un petit découvert de 200 euros, que la précédente lui accordait. Pour avoir conclu un contrat de crédit lorsqu'elle recevait une pension alimentaire de son ex-compagnon, elle est aujourd'hui étranglée par les charges. Asthmatique, cette mère célibataire de 47 ans ne peut plus se soigner correctement. "Je dois payer le médecin, donc avancer des frais avant le remboursement de ma mutuelle, mais comme mon découvert est annulé, le chèque risque d'être refusé… Alors je repousse." 

 

 

 

Espérer retrouver "une vie normale"

Professeure de japonais à temps partiel dans l'Éducation nationale, elle peine à trouver des heures de cours. Isabelle n'a que ses proches pour l'aider. "Dès le 8 du mois, je n'ai plus rien. Cette semaine, j'ai trouvé une bonne offre de poulet dans un supermarché, donc on mange beaucoup de poulet. Heureusement que mon fils va chez mes parents pour varier le menu." Son espoir, c'est de rencontrer quelqu'un qui l'aidera à reprendre pied. "Je suis de bonne foi, je paye mes dettes, je ne veux pas profiter du système, se défend-elle. Je veux juste avoir une vie normale."

 

 

Alexandra* entrevoit tout juste le bout du tunnel. Grâce au Crédit municipal de Paris, cette retraitée de 67 ans a soumis un dossier de surendettement à la Banque de France. C'est en le constituant qu'elle a pris conscience de l'ampleur des emprunts additionnés : 35 000 euros au total. "J'ai fait l'autruche, je ne voulais pas voir. C'était une forme de déni. Je ne peux pas l'expliquer", confie-t-elle. Un crédit contracté après un licenciement, pour offrir des cadeaux de Noël à ses enfants, puis un autre.

 

 

Sont venues s'ajouter des rallonges suggérées par les établissements à coups de relances. "Si j'ai des crédits, ce n'est pas pour me payer des voyages, une voiture ou un canapé", se défend-elle. C'était pour mon quotidien. "Ils me proposaient de débloquer des sommes en 48 heures. C'était la solution de facilité", souffle cette ancienne secrétaire de direction.

 

 

Les remboursements étaient tenables quand elle travaillait, mais sa pension de retraite n'y suffit plus. "Avant, j'avais des primes régulières qui me permettaient de me remettre à flots. Là, je n'ai plus rien, à part ma retraite." Résultat, Alexandra ne sort plus et invente des excuses pour refuser les invitations. Comme Sandra, elle mène une double vie. Impossible de deviner l'abysse financier qui est le sien. Pourtant, elle vit avec "la boule au ventre à chaque fois qu'[elle] ouvre la boîte aux lettres, la peur de voir débarquer un huissier de justice."

 

 

Quand ça n'allait plus, j'arrivais toujours à rebondir… en reprenant un crédit.Alexandra à franceinfo

 

 

Quand Alexandra a enfin sauté le pas et constitué son dossier de surendettement, les équipes du Crédit municipal de Paris lui ont conseillé d'évoquer sa situation avec ses enfants. "Leur avouer m'a libérée d'une angoisse, de la peur de leur réaction. Ce fut un véritable soulagement." Aujourd'hui, elle souffle et reprend espoir, sans oublier pour autant l'engrenage qui a failli la broyer. "Ça peut arriver à tout le monde", martèle-t-elle.

 

  • Les prénoms ont été modifiés à la demande des témoins.

 


07/11/2019
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Franceinfo - le samedi 1er novembre 2019

 

 

Plusieurs organisations et une cinquantaine de personnalités appellent à manifester contre l'islamophobie le 10 novembre à Paris

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

 

Les hommes politiques Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon figurent notamment parmi les signataires de cet appel, tout comme le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez

 

 

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Une femme porte une pancarte "Stop à l'islamophobie" lors d'un rassemblement contre la stigmatisation des musulmans à Paris, le 27 octobre 2019. (MICHEL STOUPAK / AFP)

 

 

 

"Le 10 novembre, à Paris, nous dirons STOP à l’islamophobie !" Dans un texte publié vendredi 1er novembre par Libération, plusieurs organisations et une cinquantaine de personnalités appellent à manifester "contre la stigmatisation des musulmans de France", dans un contexte notamment marqué par l'attaque de la mosquée de Bayonne et les débats au sein de la classe politique sur le port du voile, notamment par les accompagnatrices scolaires.

 

 

"Depuis des années, la dignité des musulmanes et des musulmans est jetée en pâture, désignée à la vindicte des groupes les plus racistes qui occupent désormais l'espace politique et médiatique français", écrivent les signataires de cette tribune.

 

 

 

"Une criminalisation de la pratique religieuse"

Outre "l'attentat contre la mosquée de Bayonne" et "l'humiliation d'une maman et de son enfant par un élu RN au conseil général de Bourgogne-Franche-Comté", ils dénoncent l'"exclusion progressive" des femmes voilées "de toutes les sphères de la société" ainsi que les "délations abusives" et la "surveillance de masse" qui vise selon eux les musulmans, et "conduisent à une criminalisation pure et simple de la pratique religieuse."

 

 

L'appel a été initié par l'élu municipal de Saint-Denis Madjid Messaoudene et plusieurs organisations, dont le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), l'Unef, mais aussi le Comité Adama ou encore le NPA.

 

 

Le chef de file de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, et celui de Génération.s, Benoît Hamon, figurent dans la liste des signataires, aux côtés du secrétaire général de la CGT Philippe Martinez ; d'Assa Traore, la sœur d'Adama Traoré ; de Jérôme Rodriguez, une des figures des "gilets jaunes" ; des journaliste Rokhaya Diallo, Aïda Touihri et Edwy Plenel ; ou encore de l'humoriste Yassine Belattar, qui a récemment annoncé sa démission du Conseil présidentiel des villes.

 

 

Le 27 octobre, déjà, plusieurs centaines de personnes s'étaient rassemblées à Paris pour dénoncer "l'islamophobie" et la "stigmatisation des musulmans" par des responsables politiques et dans les médias.

 

 


02/11/2019
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Franceinfo - le vendredi 1er novembre 2019

 

 

L'article à lire avant de mourir (tranquille)

 

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Anne BrigaudeauFrance Télévisions

 

 

Peut-on être enterré dans son jardin ? Est-il possible de disperser ses cendres n'importe où ? Comment faire pour respecter au mieux l'environnement ? Pour la Toussaint, franceinfo répond à toutes les interrogations sur les obsèques

 

 

 

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Pour la Toussaint, franceinfo répond à toutes les interrogations sur les obsèques. (ALTRENDO IMAGES / STOCKBYTE / GETTY IMAGES)

 

 

 

"Mourir, cela n'est rien", chantait le grand Brel. Les vraies questions se posent ensuite : enterrement ou incinération ? Tombe dans le jardin ou cendres dans la mer ? Qu'emmener dans sa tombe ? Son smartphone ou une bouteille de cognac ? A l'occasion de la Toussaint, jeudi 1er novembre, franceinfo répond à toutes les questions pour reposer en paix dans l'éternité.

 

 

 

Je n'ai rien prévu pour mes obsèques, comment ça se passe ?

Aïe aïe aïe ! Il appartient à vos proches d'en décider, ou de s'affronter devant votre dépouille. Contacté par franceinfo, Rémi Matalon, directeur d'une agence de pompes funèbres à Marseille, confie avoir vu, "pas plus tard qu'hier, une famille se déchirer sur le sujet". L'épouse était favorable à l'inhumation, les enfants à la crémation. Dans ces cas-là, c'est au tribunal d'instance, saisi en urgence, de trancher.

 

 

S'il y a désaccord, en effet, la décision finale revient à la justice. "Le tribunal statue dans les 24 heures", précise le site Service-public.fr. Et "il est possible de faire appel de la décision du tribunal dans les 24 heures, devant le premier président de la cour d'appel. Celui-ci statue immédiatement." Mais si vous voulez simplifier la vie de vos proches, passez un contrat obsèques ou faites connaître à votre famille vos dernières volontés, tout simplement.

 

 

 

Je peux prendre mon smartphone dans ma tombe ?

Vêtements, photos, alliance... La plupart des objets personnels sont autorisés. A quelques réserves près : évitez les bijoux hors de prix, voire l'argent liquide. Sources possibles de discorde familiale, ils ne seront pas simples à récupérer s'il y a querelle. Le reste s'accorde à la personnalité du défunt. "A Marseille, raconte Rémi Matalon, c'est assez fréquent que des gens morts de cirrhose se fassent enterrer avec une bouteille de pastis. Ou d'autres avec un paquet de cigarettes, bien qu'ils soient décédés d'un cancer du poumon." Autre spécialité locale : le double capiton bleu et blanc... aux couleurs de l'OM.

 

 

Ce qui est interdit ? Les objets dangereux, nocifs, ou potentiellement explosifs. Pacemakers et prothèses fonctionnant à pile doivent être enlevées en cas de crémation, mais aussi, de plus en plus, en cas d'inhumation pour éviter de "se retrouver avec du lithium très polluant répandu en pleine nature", selon le site spécialisé Funéraire-info.

 

 

Si bon vous semble, vous pouvez donc emmener dans votre dernière demeure un grand cru, la peluche de votre enfance ou votre livre préféré. En cas de litige, la justice décide.

 

 

 

Peut-on écrire ce que l'on veut sur sa pierre tombale ? 

Pas tout à fait, précise Notre Temps. Il faut l'autorisation du maire qui peut refuser "s'il considère que le contenu est de nature à troubler l'ordre public. Lorsqu'une langue étrangère est utilisée, il faut joindre à la demande d'autorisation une traduction en français".

 

 

 

La tombe de l\'écrivain et prix Nobel de littérature Albert Camus, à Lourmarin (Vaucluse).

La tombe de l'écrivain et prix Nobel de littérature Albert Camus, à Lourmarin (Vaucluse). (JENS KALAENE / AFP)

 

 

 

Méfiez-vous aussi de vos proches : Rémi Matalon se souvient d'une fille aimante qui avait gravé sur la tombe de l'auteur de ses jours "A mon père". Avant de vouloir rajouter, quelque temps après : "Malgré tout." Dans l'intervalle, elle avait appris que son géniteur avait reconnu un autre enfant, dont elle ignorait l'existence. 

 

 

 

Qui paie, au fait ?

Qui paie l'enterrement si le défunt n'a pas souscrit de contrat ? "Les frais d'obsèques sont prélevés sur les biens de la succession, sauf si la valeur des biens est insuffisante", précise Service-public.frC'est alors aux descendants ou aux parents de payer. Pour les plus démunis, les frais d'obsèques sont pris en charge par la commune du décès.

 

 

Attention aux tarifs. Malgré les offres low cost ou la création de régies municipales, comme à Paris, les Français mettent de plus en plus la main au portefeuille pour inhumer leurs proches, selon l'UFC-Que Choisir. Celui-ci relève des variations considérables, d'une entrepris de pompes funèbles à l'autre, de 1 347 à plus de 6 649 euros. Pour l'association de consommateurs, "ce grand écart tarifaire est dû non seulement à un florilège de prestations non obligatoires mais aussi à des opérations aux prix disproportionnés".

 

 

 

Peut-on fabriquer soi-même un cercueil ?

C'est une scène saisissante du film de Thomas Cailley, Les Combattants. Un menuisier meurt et ses fils, excédés par la mauvaise qualité du bois proposé par le cercueil, décident d'en fabriquer un qui fasse honneur à leur père. "Rien ne vous en empêche", confirme à franceinfo Jean Ruellan, directeur marketing d'OGF, un des leaders des pompes funèbres en France. "Il suffit de respecter les normes." En particulier les 22 mm d'épaisseur requis. Et de se souvenir d'un marin qui voulait être enterré entre quatre planches en teck, dont sont faits les ponts des bateaux.

 

 

 

Je peux me faire enterrer où je veux ?

Peut-on être inhumé à Lourmarin (Vaucluse) parce qu'on aime Camus, au Père-Lachaise à Paris parce que fan de Jim Morrison ou au cimetière marin de Sète (Hérault) pour reposer à jamais près de la Méditerranée ? La réponse est non : on peut être enterré "uniquement dans la ville où l'on a sa résidence principale, dans celle où l'on dispose d'une résidence secondaire, ou dans celle où il existe déjà une sépulture familiale, détaille Le MondeLes communes doivent aussi enterrer les personnes décédées sur leur sol, quel que soit leur domicile."

 

 

 

Le cimetière marin de Sète, dans l\'Hérault.

Le cimetière marin de Sète, dans l'Hérault. (NICOLAS THIBAUT / PHOTONONSTOP / AFP)

 

 

 

Et s'il vous prend l'envie d'être enterré dans votre jardin ? Les règles sont précises. "Il est possible de se faire enterrer dans une propriété privée, à condition qu'elle se trouve en dehors d'une zone urbaine et à plus de 35 m des autres habitations. Il faut au préalable une enquête hydrogéologique ainsi que l'autorisation du préfet de département. Si la lignée familiale s'y trouve déjà, la réponse sera généralement favorable", explique Le Monde.

 

 

 

Et je peux répandre mes cendres n'importe où ?

Déclinaison de la question précédente, version crémation. Car l'incinération est une option de plus en plus répandue, selon Jean Ruellan. "Actuellement, il y a un tiers de crémations, mais ça va augmenter. Dans nos contrats obsèques, en 2014, plus de la moitié des contractants demandent une crémation. En 2020, je pense qu'on aura passé le cap des 40%."

 

 

Que peut-on faire des cendres ? Pas question, comme le relevait Slate en 2010, de les disperser n'importe où. Dans un cimetière, l'urne peut être inhumée dans une sépulture, déposée dans un colombarium ou scellée sur un monument funéraire.

 

 

Quant aux cendres, elles peuvent être dispersées au cimetière dans un espace dédié, ou en pleine nature, voire en pleine mer. "Ça se fait beaucoup", d'après Jean Ruellan, au point que les entreprises proposent même des "urnes solubles". Pas question, en revanche, de les jeter dans un espace public. Ni de les garder : "La loi du 19 décembre 2008 n’autorise plus la conservation dans la durée d’une urne au domicile d’un particulier, car il y a eu de nombreux conflits à l’intérieur des familles", explique le magazine Lyon Capitale. Avec un bémol : "D’une part, la loi n’étant pas rétroactive, les familles qui ont conservé les cendres avant 2008 ne sont pas obligées de les restituer. D’autre part, la loi n’est pas très claire, car il est possible de conserver chez soi l’urne de manière provisoire en attendant d’en choisir la destination."

 

 

 

Une crémation écologique, ça existe ?

Les obsèques qui respectent l'environnement, une tendance, un fantasme ou une réalité ? Jean Ruellan minimise et y voit plutôt un phénomène médiatique davantage qu'une demande effective. Mais le journal 20 Minutes s'est penché sur la question, notamment lors des crémations. Et il a constaté que seuls les crématoriums "les plus récents sont conçus pour réduire au maximum leur empreinte écologique". Le gratuit souligne d'ailleurs que celui de Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne) est "un modèle du genre". 

 

 

L'article de 20 Minutes note aussi un décalage avec nos voisins : "Si ailleurs en Europe les crématoriums sont une source d’énergie qui permet d’alimenter les réseaux publics ou de chauffer piscines et écoles, la France est encore frileuse sur l’utilisation de ces calories d’outre-tombe."

 

 

 

Etre enterré sur internet, c'est possible ?

Les "cimetières virtuels" ou sites dédiés à la "mémoire des défunts" ont désormais quelques années d'existence. Dernière nouveauté en Suisse, exposée par Le Matin : la tombe du défunt comme support du mémorial en ligne. Depuis cette tombe, "des photos et vidéos de lui sont accessibles sur votre smartphone. Une fois scanné à l’aide d’un smartphone, le QR code en question permet d'accéder non seulement à une biographie du défunt mais aussi à des photos et à des vidéos de lui"

 

 

Et sur les réseaux sociaux ? Facebook propose aux proches d'une personne décédée de transformer son compte en une page commémorative dédiée au défunt, explique le site Be Geek. Il offre aussi la possibilité, via l'envoi d'un formulaire, de fermer le compte d'une personne décédée. De son côté, Twitter a annoncé en août 2014 qu'il retirerait les photographies et les vidéos des morts si les familles en faisaient la demande.

 

 

 

 

Franceinfo - le 9 janvier 2018 - Mis à jour le 01.11.2019

 

 

Facebook, Twitter, Google… Comment préparer votre testament numérique

 

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Vincent MatalonFrance Télévisions
 

 

 

Que deviendront vos comptes sur les principaux réseaux sociaux et plateformes d'e-mails  après votre passage dans l'au-delà ? Franceinfo s'est penché sur la question

 

 

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Google propose à ses utilisateurs un "gestionnaire de compte inactif", qui permet de décider de supprimer ou de transmettre ses données à un proche après son décès. (BLANCHI COSTELA / MOMENT RF / GETTY IMAGES)

 

 

 

Que va-t-il advenir de votre compte Facebook après votre mort ? Et de votre vieille adresse Hotmail, que vous utilisiez pour vous connecter sur MSN Messenger au début des années 2000 ? Si vous ne vous êtes pas encore posé cette question, la plupart des services en ligne ont, ces dernières années, planché sur le sujet. Avec plus ou moins de réussite. A l'occasion de la Toussaint, vendredi 1er novembre, et afin de vous aider à réaliser votre "testament numérique" et à maîtriser autant que possible vos traces sur le web après votre passage dans l'au-delà, franceinfo a fait le tour des réseaux sociaux et plateformes de courrier électronique les plus populaires.

 

 

 

Facebook

En raison de son extrême popularité, Facebook a été l'un des premiers services à s'adapter à la mort de ses utilisateurs. Le réseau social a ainsi mis en place en octobre 2009 une fonctionnalité permettant de transformer un profil en "compte de commémoration", ce qui en limite les fonctionnalités et évite les situations embarrassantes, comme les rappels de l'anniversaire du défunt.

 

 

Il est également possible de faire supprimer entièrement son compte après son décès. Dans les deux cas, il est nécessaire que vos proches signalent votre mort à Facebook sur une page prévue à cet effet, mais vous pouvez signifier de votre vivant vos volontés à Facebook.

 

 

• Si vous souhaitez que votre compte soit supprimé :

 

Rendez-vous dans les paramètres de votre compte. Depuis un ordinateur, il faut cliquer sur la petite flèche pointant vers le bas située en haut à droite de n'importe quelle page Facebook.

 

 

 

 

 

 

Cliquez ensuite sur "Général" dans le menu de gauche, puis sur "Paramètres de transformation en compte de commémoration". Il ne vous reste plus qu'à cliquer sur "Demander à ce que votre compte soit supprimé après votre décès" et à valider votre choix.

 

 

 

 

 

L'opération peut aussi s'effectuer depuis l'application mobile de Facebook. Ouvrez le menu à l'aide de l'icône située dans le coin supérieur droit de l'application, et faites-le défiler jusqu'aux paramètres.

 

 

 

 

 


Faites ensuite défiler le menu jusqu'à la rubrique "Vos informations Facebook", Cliquez ensuite sur "Propriété et contrôle du compte", sur "Paramètres de transformation en compte de commémoration", et enfin sur "Supprimer le compte après décès". Le tour est joué !

 



• Si vous souhaitez que votre profil reste en ligne :

 

Dans ce cas, votre profil sera transformé en "compte de commémoration", ce qui change quelques petites choses. L'expression "En souvenir de" sera par exemple ajoutée au-dessus de votre nom, et plus personne ne pourra se connecter sur votre compte, même si vous avez communiqué votre mot de passe à un proche. Il n'apparaîtra plus dans les suggestions de Facebook, qu'il s'agisse des "Vous connaissez peut-être", des anniversaires ou des publicités qui indiquent à vos amis que vous "aimez" telle ou telle page.

 

 

Gardez tout de même à l'esprit que si vous avez paramétré votre compte de manière à ce que vos amis puissent laisser un message sur votre mur, ils pourront continuer à le faire sur votre compte de commémoration, et vous rendre hommage (ou pas). Tout ce que vous avez déjà posté sur Facebook restera par ailleurs accessible selon les paramètres de confidentialité définis de votre vivant : si l'album photo de vos vacances en Espagne était visible par tous, y compris par ceux qui ne font pas partie de vos amis, il le restera après votre mort.

 

 

Dans le cas où cette option vous intéresse, il est possible de désigner parmi vos proches un légataire, qui sera en quelque sorte l'administrateur de votre compte après votre mort. Il pourra changer votre photo de profil ou de couverture, rédiger une publication à épingler sur votre mur si celui-ci est ouvert, ou encore accepter ou refuser des demandes d'amis après votre mort, ce qui est assez étrange. Il ne pourra toutefois pas ajouter de nouveaux contacts, supprimer les anciens, effacer ou modifier vos contenus ni consulter vos messages.

 

 

Pour effectuer cette démarche, répétez l'opération décrite plus haut, et plutôt que de cliquer sur "Suppression de compte", cliquez sur "Choisir un contact légataire". Sachez que toutes ces opérations ne sont pas définitives, et que vous pourrez revenir sur votre décision.

 

 

 

 

 

Google

Google est aussi un bon élève dans ce domaine. Le géant de Mountain View a mis en ligne en avril 2013 un "gestionnaire de compte inactif" qui permet de décider de supprimer ou de transmettre ses données à un proche, service par service, si vous n'utilisez pas votre compte pendant un certain temps. Cela peut concerner vos e-mails (Gmail), les photographies prises avec votre téléphone si elles sont synchronisées avec Google Photos, les documents stockés sur Google Drive, ou encore votre compte YouTube.

 

 

Pour paramétrer le devenir de votre compte Google, direction cette page. Cliquez sur "Démarrer". Vous devez ensuite définir le délai sans connexion à partir duquel Google considérera que votre compte est devenu inactif : 3, 6, 12 ou 18 mois. Pas de panique : si vous décidiez par hasard d'abandonner Google à un moment de votre vie, sans trépasser pour autant, l'entreprise vous enverra plusieurs e-mails et SMS quelques semaines avant la date fatidique.

 

 

 

 

 

 

Vous pouvez ensuite sélectionner jusqu'à 10 proches qui seront prévenus par Google lorsque votre compte sera devenu inactif, et à qui vous pouvez accorder un accès temporaire à certaines de vos données. Pour éviter les détournements par des personnes mal intentionnées, ces proches ne pourront y accéder qu'après avoir prouvé leur identité à l'aide d'un code reçu par SMS.

 

 

Il est également possible de rédiger par avance un message qui sera envoyé automatiquement aux personnes qui cherchent à vous contacter une fois votre compte désactivé.

 

 

 

 

 

 

Il ne reste ensuite plus qu'à choisir si Google devra ou non supprimer entièrement votre compte et ses données quelques mois après le début de son inactivité, et à valider le tout.

 

 

 

 

 

 

Yahoo!

Autre poids lourd de l'e-mail, Yahoo! est objectivement moins prévoyant que Google lorsqu'il s'agit de préparer son testament numérique. La seule possibilité offerte est de clore entièrement votre compte après votre mort. Et la manière de procéder n'est pas franchement à la pointe de la technologie, puisque cette démarche ne peut s'effectuer que par courrier.

 

 

Un de vos proches devra ainsi rédiger une demande de clôture formelle en précisant votre adresse e-mail, y joindre un document attestant qu'il est légalement en mesure d'effectuer cette requête (par exemple une lettre le désignant comme votre exécuteur testamentaire), ainsi qu'une photocopie de votre acte de décès. Le tout devra être envoyé aux Etats-Unis (donc en anglais) à l'adresse suivante :

 


Concierge Executive Escalations
Yahoo Inc.
5250 NE Elam Young Parkway
Hillsboro, OR 97124
United States of America

 

 

 

Hotmail

Concernant Microsoft, qui gère les adresses Hotmail, Live, MSN ou encore Outlook, l'affaire est encore plus compliquée. Non seulement aucun dispositif ne permet d'anticiper sa disparition, mais le site officiel de l'entreprise ne propose pas de page d'aide expliquant la procédure à suivre en cas de décès d'un proche.

 

 

Dans un article publié à l'été 2013 (en anglais), le magazine Time faisait état d'une procédure appelée "Next of kin process" ("procédure pour parent proche"). Celle-ci permet de réclamer à Microsoft non seulement la suppression d'une adresse e-mail d'un proche disparu, mais également un DVD contenant les données associées au compte "incluant tous les e-mails et leurs pièces jointes, le carnet d'adresses, ainsi que la liste de contacts" du défunt. Contacté par franceinfo début janvier, le service client de Microsoft a confirmé que cette procédure était toujours d'actualité, mais que son application relevait du cas par cas, sans davantage de précisions.

 

 

La suite est assez sportive. Votre proche devra effectuer sa demande en anglais par mail à l'adresse msrecord@microsoft.com, en y joignant une preuve de décès, un certificat prouvant qu'il est légitime pour réclamer la fermeture de votre compte, ainsi qu'une photo d'identité. Il devra également être en mesure de répondre à tout un tas de questions concernant votre compte Hotmail : adresse e-mail, nom, prénom et date de naissance utilisés lors de la création du compte, date approximative de création du compte, ou encore date approximative de la dernière connexion à votre compte. Ces informations peuvent également être communiquées par courrier à l'adresse :

 


Next of Kin
One Microsoft Way
Redmond, WA 98052
United States of America

 

 

Vous l'aurez compris : sauf à avoir minutieusement transmis toutes les informations nécessaires à l'un de vos proches, le plus simple reste de clôturer de votre vivant votre compte Microsoft lorsque la fin approchera. Heureusement, la procédure est cette fois beaucoup plus simple, et parfaitement détaillée sur le site de l'entreprise.

 

 

 

Twitter

A la différence de Facebook, Twitter n'a pas (encore ?) mis en place de profil de commémoration. A moins de communiquer à vos proches votre nom de compte et votre mot de passe, ceux-ci ne pourront ainsi que réclamer la désactivation de votre profil.

 

 

La procédure à suivre est assez simple, et peut s'effectuer en français depuis la rubrique d'aide de Twitter. Vos proches devront cliquer sur "Je souhaite demander la désactivation du compte d'un utilisateur décédé ou frappé d'incapacité", préciser le nom de votre compte, vos nom et prénom réels, ainsi que les liens qui vous unissaient.

 

 

"Une fois la demande reçue, nous vous enverrons par e-mail des instructions à suivre pour nous fournir plus de détails sur la personne décédée, ainsi qu'une copie de votre carte d'identité et une copie du certificat de décès de la personne concernée", écrit le réseau social dans son centre d'assistance. Twitter précise également que ces documents seront supprimés après vérifications.

 

 

 

Snapchat

Est-ce parce qu'il est très populaire chez les moins de 30 ans ? Les mots "mort" ou "décès" n'apparaissent en tout cas nulle part dans les rubriques d'aide du site de Snapchat.

 

 

Contacté par franceinfo, le réseau social de partage de photos et de vidéos à durée de vie limitée indique "être en capacité" de supprimer le compte d'un utilisateur mort. Si vous souhaitez que vos proches effectuent cette démarche après votre passage dans l'au-delà, ils devront rédiger une requête en se rendant sur cette page, puis en cliquant sur "Je souhaite partager des commentaires" et "Autres".

 

 

Les équipes de Snapchat prendront ensuite contact avec eux pour effectuer des vérifications avant de procéder à la désactivation de votre compte. Attention tout de même, le site n'accepte pour l'heure que les requêtes envoyées en anglais.

 

 

 

Instagram

Instagram a été racheté par Facebook en avril 2012 contre un milliard d'euros. Cela se ressent dans la manière dont le plus célèbre réseau de partage de photos gère la question de la mort de ses utilisateurs : comme Facebook, Instagram propose aux proches d'un défunt de choisir entre supprimer son profil et le transformer en "compte de commémoration".

 

 

• Si vous souhaitez que votre compte soit supprimé :

 

Dans ce premier cas, vos proches n'auront qu'à remplir un formulaire simple et en français. Afin de vérifier que la personne effectuant la demande est un membre de votre entourage, Instagram réclame en outre "un certificat de décès, le certificat de naissance du défunt ou une preuve de [son] autorité".

 

 

• Si vous souhaitez que votre profil reste en ligne :

 

Dans ce cas, le compte en question restera figé, n'apparaîtra plus dans les espaces publics de la plateforme comme la section "explorer" (qui suggère des personnalités auxquelles s'abonner) et il sera impossible de s'y connecter, même en possédant le mot de passe. Là aussi, vos proches n'auront qu'à remplir un formulaire pour effectuer cette demande, avec une preuve de votre décès.

 

 

 

LinkedIn

"Il arrive malheureusement parfois que vous trouviez le profil d'un collègue, d'un camarade de classe ou d'un être cher qui est décédé. Si cela se produit, nous pouvons fermer le compte de cette personne et supprimer son profil pour vous", écrit dans sa section d'aide le réseau social professionnel, qui revendiquait un demi-milliard de membres en avril 2017.

 

 

Comme Instagram ou Twitter, LinkedIn propose ainsi un formulaire (disponible seulement en anglais) permettant de demander le retrait d'un profil, mais ne réserve pas cette possibilité aux seuls proches du défunt. Votre "famille éloignée" ou vos anciens camarades de classe pourront ainsi réaliser cette démarche après votre mort.

 

 

La personne effectuant la demande devra fournir votre nom, préciser sa relation avec vous, la date de votre mort, ainsi qu'un lien ou un document prouvant votre décès.

 


01/11/2019
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Franceinfo - le jeudi 31 octobre 2019

 

 

"Quand un élève se fait frapper, le quartier veut se venger" : en Seine-Saint-Denis, les rixes entre jeunes continuent après la mort de plusieurs adolescents

 

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Justine Leclercq, édité par Bastien MunchfranceinfoRadio France

 

 

Le Premier ministre, Edouard Philippe, annonce des mesures jeudi pour améliorer l'éducation et la sécurité en Seine-Saint-Denis

 

 

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Une marche blanche en hommage à Kewi, poignardé à mort aux Lilas, le 13 octobre 2019. (DELPHINE GOLDSZTEJN / MAXPPP)

 

 

 

"Quand un élève se fait frapper, le quartier veut se venger, et ils peuvent se venger sur n'importe qui. Même sur ceux qui n'ont rien fait et qui n'ont rien à voir dans l'histoire", témoigne un collégien, dans l’un des stades de football du Pré-Saint-Gervais, d'où était originaire un adolescent poignardé à mort le 4 octobre.

 

 

Le Premier ministre se rend dans ce département de Seine-Saint-Denis jeudi 31 octobre pour dévoiler des mesures sur l’éducation et la sécurité dans le département. Les élus attendent ces moyens avec impatience, alors qu'ils sont confrontés à des phénomènes complexes de violences, notamment entre adolescents de différentes communes. Des violences qui peuvent tourner au drame, comme début octobre, devant un collège aux Lilas, où Kewi, un adolescent de 15 ans, a été poignardé à mort.

 

 

Quand on est dans un lycée, on est mélangés avec des jeunes de tous les quartiers, et il y a des tensions.Un collégien du Pré-Saint-Gervais à franceinfo

 

 

D'ailleurs les collégiens rencontrés par franceinfo sont un peu désabusés par les rixes de quartiers. "C'est normal, il y a des tensions entre les villes et il y aura tout le temps ça, ça ne va pas changer", déplore un autre jeune. "Quand on est ici, ça ne nous inquiète pas", continue son camarade. "Mais quand on va dans une ville où il y a plus d'embrouilles, ça peut nous inquiéter."

 

 

 

"On a besoin de plus de services publics"

Le lycée des Lilas regroupe des adolescents de quatre communes différentes et cristallise ainsi les tensions. Mais les affrontements entre adolescents de Seine-Saint-Denis ne sont pas récents, selon Erwann Guermer, secrétaire départemental du syndicat Unité SGP Police. "Il n'y a rien de plus que ces 15 ou 20 dernières années. Les phénomènes violents dans le 93 existent depuis longtemps. Ils sont peut-être un peu plus visibles ces derniers temps avec l'explosion des réseaux sociaux, la transmission de l'image se fait beaucoup plus rapidement. Je n'ai pas l'impression que l'âge de ces jeunes impliqués dans des rixes ait baissé", indique-t-il.

 

 

On doit retrouver, sur ce département, une certaine tranquillité.Laurent Baron, maire du Pré-Saint-Gervais à franceinfo

 

 

En un an, trois adolescents de 13, 15 et 20 ans ont été tués en Seine-Saint-Denis à cause de rivalités de quartiers, sans vraiment d'explications. Pour le maire socialiste du Pré-Saint-Gervais, Laurent Baron, l’État doit aider les communes pour arrêter ces violences. "Il y a un rapport qui est sorti et qui dit que sur le département de la Seine-Saint-Denis, on est en manque de moyens de justice, de police et d'éducation. Je pense qu'on a besoin de plus de services publics. La tranquillité publique, la sécurité, c'est une compétence d'Etat et je pense qu'on doit retrouver, sur ce département, une certaine tranquillité."

 

 

Des adolescents, postés au pied de leur immeuble, attendent eux aussi des solutions. "Il faudrait plus de policiers, ils devraient renforcer les sorties des lycées", indique l'un d'eux. "Il y a beaucoup de petits qui ne veulent pas sortir parce qu'ils ont peur de se faire taper." Citoyens, élus, enseignants et associations de Seine-Saint-Denis attendent donc plus de moyens pour lutter contre la violence.

 


31/10/2019
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Franceinfo - le mardi 29 octobre 2019

 

 

Le nombre de sans-abri morts dans la rue a augmenté de 15% en 2018

 

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France 2France Télévisions

 

 

Selon le décompte annuel du collectif Les Morts de la Rue, 612 SDF sont morts en un an, souvent seuls, malades ou victimes d’agressions

 

 

 

Exposés au vent, au froid, aux agressions, ils sont particulièrement vulnérables. En 2018, au moins 612 sans domicile fixe (SDF) sont morts dans la rue, a annoncé mardi 29 octobre le collectif Les Morts de la Rue, qui recense et analyse ces décès chaque année dans un rapport. Ils étaient 511 un an plus tôt : leur nombre a donc augmenté de 15% en un an.

 

 

 

Des chiffres encore en dessous de la réalité

Le collectif Les Morts de la Rue qui les a recensés n’explique pas cette hausse, qui pourrait être liée à l’augmentation du nombre de sans-abris. Ces chiffres ne sont pas non plus exhaustifs. Ils seraient même très en deçà de la réalité, reconnaît le collectif : "Les vrais chiffres sont six fois supérieurs à ce qu’on avance", affirme Géraldine Franck, membre du collectif.

 

 

L'analyse des conditions de ces décès montre aussi la violence de la vie à la rue : ces SDF sont morts en moyenne à "48,7 ans contre 82,18 ans en population générale", et 27% des morts sont liées à "des accidents, des agressions ou des suicides", 36% à des maladies. 4 sur 10 étaient de nationalité française et 3 sur 10 souffraient d’au moins une addiction. Autre chiffre édifiant : parmi ces victimes, il y avait au moins 13 mineurs.

 


31/10/2019
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Franceinfo - le dimanche 27 octobre 2019

 

 

Emmanuel Macron va rencontrer lundi le Conseil français du culte musulman

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

Le thème de la réunion sera "de voir comment nos concitoyens dont la religion est l'islam peuvent vivre tranquillement leur religion en respectant absolument toutes les lois de la République", a expliqué le président de la République

 

 

 

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Le président de la République Emmanuel Macron, le 23 octobre 2019, lors d'une visite sur l'île de La Réunion. (RICHARD BOUHET / AFP)

 

 

 

Emmanuel Macron va rencontrer, lundi 27 octobre, des représentants du Conseil français du culte musulman (CFCM), a annoncé le président dans une interview diffusée par RTL dimanche, en précisant qu'il ne voulait pas "céder à la précipitation" pour s'exprimer sur la laïcité.

 

 

"Je m'apprête à voir les représentants du Conseil français du culte musulman", annonce-t-il dans un extrait diffusé par la radio d'une interview enregistrée lors de son vol de retour de La Réunion vendredi. La rencontre est prévue dans la matinée, a précisé Abdallah Zekri, délégué général du CFCM et président de l'Observatoire national contre l'islamophobie.

 

 

 

"Il faut qu'on arrête ce débat sur le voile"

Le thème en sera "de voir comment nos concitoyens dont la religion est l'islam peuvent vivre tranquillement leur religion en respectant absolument toutes les lois de la République", explique le chef de l'Etat, alors que le thème des rapports entre islam et laïcité est matière à débat depuis plusieurs semaines.

 

 

"Nous allons d'abord lui faire part de l'inquiétude des musulmans et particulièrement des musulmanes par rapport au voile qui est devenue une affaire hystérique menée par certains hommes politiques de droite comme de gauche d'ailleurs", a déclaré de son côté Abdallah Zekri. Pour lui, "ce débat sur le voile dure depuis 1989, il faut qu'on arrête, que le président prenne une position ferme là-dessus".

 

 

 

"Lutter contre ce communautarisme"

Dans l'extrait de l'interview à RTL - qui sera diffusée intégralement lundi dans les éditions matinales -, Emmanuel Macron indique qu'il annoncera "dans les prochaines semaines" une batterie de mesures "pour lutter contre ce communautarisme" dans "l'éducation, la santé, le travail, les différents services au public""Ce qui veut dire, explique-t-il, avoir des mesures d'interdiction".

 

 

Le Sénat examinera mardi une proposition de loi des Républicains (LR) visant à interdire le port de signes religieux aux parents accompagnant des sorties scolaires. Selon un sondage Ifop-JDD, trois Français sur quatre sont favorables à une telle interdiction.

 


28/10/2019
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Franceinfo - le vendredi 25 octobre 2019

 

 

Délinquance : la recette d'Aubagne pour endiguer l'insécurité

 

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France 2France Télévisions

 

 

 

La ville d'Aubagne (Bouches-du-Rhône) a réussi à faire baisser la délinquance de 35% en cinq ans en utilisant plusieurs leviers

 

 

 

C'est un débat qui revient régulièrement à la une de l'actualité : comment lutter efficacement contre la délinquance ? Les derniers chiffres montrent une hausse des crimes et des cambriolages, mais à Aubagne (Bouches-du-Rhône) et ses 50 000 habitants, la violence a été endiguée, avec une baisse de 35% en cinq ans de la petite délinquance. "J'habite un quartier qui est devenu tranquille", confirme une Aubagnaise.

 

 

 

45 agents municipaux et 110 caméras

Pour arriver à ce résultat, la municipalité a plus que doublé le nombre de policiers municipaux, en passant de 20 à 45 agents. Les horaires de service ont alors changé, passant d'horaires "de bureau" à une présence de 7 heures à 3 heures du matin. En complément, 110 caméras de surveillance ont été installées pour quadriller les 55 km² de la ville. "On avait des poches de délinquance à certains endroits que l'on ne constate plus aujourd'hui", explique David Morandeau, directeur de la sécurité publique d'Aubagne.

 


25/10/2019
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Franceinfo - le jeudi 24 octobre 2019

 

 

 

"Le port du voile dans l'espace public n'est pas mon affaire", déclare Emmanuel Macron

 

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franceinfoFrance Télévisions
 

 

 

Le président de la République s'est exprimé sur Réunion la 1ère, à l'occasion d'un déplacement sur l'île

 

 

 

Le port du voile dans l'espace public n'est pas mon affaire. Le port du voile dans les services publics, à l'école, quand on éduque nos enfants, c'est mon affaire." Interrogé par Réunion la 1ère au sujet du port du voile islamique, Emmanuel Macron a réagi, jeudi 24 octobre, à la polémique qui agite jusqu'au sein du gouvernement, en différenciant "espace public" et "service public".

 

 

"Dans les services publics, il y a un devoir de neutralité. Quand on éduque nos enfants, on demande qu'il n'y ait pas de signe religieux ostentatoire", a-t-il poursuivi.  "Après, ce qui se passe dans l'espace public, c'est pas l'affaire de l'Etat ou du président de la République", a-t-il tranché sur la chaîne Réunion la 1ère.

 

 

Le débat avait été relancé lorsqu'un élu du Rassemblement national a pris à partie une femme musulmane voilée qui accompagnait une sortie scolaire au conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté.

 


25/10/2019
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