L'AIR DU TEMPS

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Franceinfo - le mercredi 15 mai 2019

 

 

Un tableau de Monet vendu 110,7 millions de dollars aux enchères à New York

 

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

 

Il s'agit d'un record pour l'artiste lors d'une vente aux enchères

 

 

 

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Une toile de la série des "Meules" du peintre français Claude Monet a été acquise, le 14 mai 2019, à New York pour 110,7 millions de dollars. (BENNO SCHWINGHAMMER / DPA / AFP)

 

 

 

C'est la première fois qu'un tableau impressionniste franchit le seuil symbolique des 100 millions de dollars. Une toile de la série des "Meules" du peintre français Claude Monet a été acquise, mardi 14 mai, à New York pour 110,7 millions de dollars (98,7 millions d'euros) lors d'une vente organisée par la maison Sotheby's.

 

 

Il s'agit d'un record pour l'artiste lors d'une vente aux enchères, pour un montant parmi les dix plus élevés jamais atteints en enchères. Le prix comprend la commission et les frais. La toile de 72 cm sur 92 fait partie d'une série peinte par Monet durant l'hiver 1890-1891 dans sa maison de Giverny, en Normandie.

 

 

 

"C'est un enchantement"

Une autre de ces "Meules" avait été vendue en novembre 2016 par la maison Christie's à New York pour 81,4 millions de dollars. Tout comme cet exemplaire, le tableau adjugé ce 14 mai représente une meule de foin au crépuscule. "Nous pensons et je crois que les gens qui se retrouvent face à elle seraient d'accord, que c'est un exemple encore plus beau" que celui vendu en 2016, avait expliqué Julian Dawes, responsable des ventes de soirée pour l'impressionnisme et l'art moderne, lors de la présentation de la vente. "Même quand vous vous tenez à dix mètres, c'est un enchantement", avait-il insisté. "Vous ne pouvez pas détourner le regard."

 

 

Le propriétaire qui avait mis le tableau en vente, un collectionneur anonyme, l'avait acquis en 1986 lors d'une vente chez Christie's à New York pour 2,5 millions de dollars seulement. Il a indiqué à Sotheby's qu'une partie du produit de la vente serait reversé à des oeuvres de charité.

 


16/05/2019
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Franceinfo - le mardi 14 mai 2019

 

 

Des "gilets jaunes" perturbent la soirée des Molières

 

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

 

Une vingtaine d'entre eux, accompagnés d'intermittents, ont débarqué sur scène et interrompu le maître de cérémonie Alex Vizorek, pour dénoncer des coupes budgétaires

 

 

 

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Des "gilets jaunes" à la 31e cérémonie des Molières le 13 mai 2019 à Paris. (ALAIN JOCARD / AFP)

 

 

 

Ils ont surgi sous les yeux d'une salle interloquée. Des "gilets jaunes" ont fait irruption, dans la soirée du lundi 13 mai, au début de la cérémonie des Molières. La soirée, qui décerne les prix les plus prestigieux du théâtre français, s'est déroulée aux Folies Bergère, à Paris. Elle était diffusée en différé en deuxième partie de soirée sur France 2, mais sans cette interruption surprise, qui a été coupée au montage.

 

 

Une vingtaine de "gilets jaunes" et intermittents ont débarqué sur scène et interrompu le maître de cérémonie Alex Vizorek, s'adressant au ministre de la Culture présent, Franck Riester. "Le Molière du déshonneur incontestablement et à l'unanimité du jury, il revient à M. Macron et son gouvernement. M. Franck Riester, nous vous remettons le Molière du déshonneur parce que vous participez à cette grande fête et en même temps, vous coupez partout dans le budget de la culture", a déclaré un des manifestants. "Techniciennes, techniciens et artistes présents ce soir, ne nous regardez pas, rejoignez-nous, le pouvoir du peuple, par le peuple, pour le peuple", a lancé une autre manifestante.

 

 

 

"Ils ont pris en otage l'antenne"

Des applaudissements ont fusé dans la salle à plusieurs reprises et l'humoriste Blanche Gardin notamment s'est levée pour les applaudir. Ces "gilets jaunes" portaient une banderole sur laquelle était écrit "droits au chômage pour tout.es". Ils sont sortis en traversant la salle et en scandant des slogans hostiles au président Emmanuel Macron.

 

 

 

 

 

 

France 2 a indiqué que cette séquence ne serait pas diffusée, par souci de "maîtrise de l'antenne". "Les intermittents ont agi sans autorisation. Ils ont pu s'exprimer devant le ministre de la Culture mais ils ont pris en otage l'antenne", a indiqué une porte-parole de la chaîne.

 


14/05/2019
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Franceinfo - le mardi 14 mai 2019

 

 

Des punks à chiens aux Molières, Blanche Gardin, l'humoriste qui fait rire la France en broyant du noir

 

 

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Benoît JourdainFrance Télévisions

 

 

 

La quadragénaire a imposé son physique de première de la classe et son humour à ne pas mettre en toutes les oreilles dans le paysage comique français. Mais le chemin pour y arriver a été compliqué, à son image

 

 

 

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L'humoriste Blanche Gardin sur la scène de la 30e cérémonie des Molières le 28 mai 2018. (ROMUALD MEIGNEUX / SIPA)

 

 

 

Merci, mais non merci. Parler à Blanche Gardin ou à son entourage proche équivaut à se voir fermer, gentiment, poliment, mais fermement, la porte au nez. Après avoir été beaucoup exposée, l'humoriste se protège désormais. Pourtant, impossible de passer à côté du phénomène.

 

 

Ses trois one-woman shows, dont le dernier qui affiche complet à L'Européen jusqu'au 18 mai, ont été des succès et sa carrière a été saluée par un deuxième Molière de l'humour, lundi 13 mai. Récemment, elle a refusé une décoration et critiqué le gouvernement pour son manque d'action en faveur des sans-abri. Derrière les airs de petite fille sage, les robes vintage et les blagues crues se dévoile une personnalité complexe au parcours chaotique. 

 

 

 

Une fugue à 17 ans pour se "suicider"

Blanche Gardin est née en 1977 à Suresnes (Hauts-de-Seine) et a été élevée à Asnières dans une "famille d'intellos de gauche", confie-t-elle au Parisien. Son père est professeur de linguistique à l'université. Sa mère est autrice et traductrice. Benjamine d'une fratrie de trois enfants, elle se considère comme "le vilain petit canard". Quand elle voit son frère et sa sœur sauter des classes, elle fait le pitre. L'adolescence est plus rude. "De 13 à 18 ans, ça a été le chaos. J'avais des crises de mélancolie intenses qui se soldaient parfois par une apathie totale qui provoquait une conduite à risque, des fugues. Je sentais que je n'arrivais à entrer dans le cadre", détaille-t-elle avec le recul au Figaro.

 

 

A 17 ans, l'adolescente "fumeuse de shit, dark et fofolle" prend carrément la tangente.

 

 

Avec une copine, on s'était dit, 'viens, on va se suicider'. Et le lendemain, elle m'a appelée en me disant qu'on y allait. Je n'ai pas osé dire non, je suis partie me suicider avec elle, du coup. Blanche Gardinà "L'Obs"

 

 

Voilà les deux amies parties direction Amsterdam, terminus prévu au Danemark. Leurs pérégrinations les mènent finalement jusqu'en Italie, à Naples, où Blanche se mêle à une troupe de "punks à chien sous LSD".

 

 

L'errance dure neuf mois, jusqu'au jour où elle se décide à appeler ses parents. "Mon père a insisté pour venir me voir, il a débarqué en avril 1995, j’avais des trous plein les oreilles, j’étais sale, je puais. Il m’a demandé ce que je voulais… Des chaussettes et une douche, mais le patron de son hôtel a refusé que je monte dans sa chambre, pensant que j’étais une pute toxico", se souvient-elle dans L'Obs. Elle voit ce père taiseux pleurer pour la première fois. Elle choisit alors de rentrer trois mois après ces retrouvailles, la culpabilité en bandoulière. "Je leur ai juste pété leur vie", dit-elle à propos de ses parents. 

 

 

 

De l'hôpital psychiatrique à la scène

A son retour en France, elle reprend le fil de sa vie. Passe son bac en candidate libre, s'inscrit à l'université et se passionne pour la sociologie. "Je me transforme, je deviens première de la classe, je me mets au premier rang, je vais parler aux profs à la fin", se remémore-t-elle. Elle se rapproche de son père. Lorsqu'il meurt d'un cancer foudroyant, son monde, qu'elle avait reconstruit, s'écroule. DEA en poche, elle quitte la fac et devient éducatrice à l'aide sociale à l'enfance pendant quatre ans. "En réalité, j’étais dévastée par ce deuil, je traînais ma carcasse dans un métier pour lequel je n’avais pas le moindre talent", confie-t-elle à L'Obs.

 

 

Parallèlement à ses études, elle monte des petits sketchs avec deux amis et, en 2006, tape dans l'œil de Kader Aoun qui s'apprête à lancer, avec Jamel Debbouze, le Jamel Comedy Club. Elle montre aussi son visage à la télévision dans l'émission "Ligne Blanche" sur Comédie !, mais envoie tout valser après un autre choc. Pas un deuil, mais une rupture amoureuse. "C’était la première fois de ma vie que je me retrouvais sans personne", souffle-t-elle dans Paris Match. Exsangue, en dépression, elle est hospitalisée en psychiatrie. "J’ai fait six semaines là-bas et, sur les conseils d’un psy qui s’occupait de moi, j’ai commencé à écrire. Il voyait bien que j’avais beaucoup de choses à sortir. D'ailleurs, il est bien connu en psychothérapie que l’écriture est une forme de mise à distance des choses", raconte-t-elle.

 

 

Ainsi naît, grâce au "désespoir", son premier spectacle, "Il faut que je vous parle". Elle noircit des pages sur lesquelles elle couche sa vie de trentenaire célibataire dépressive. "Il y avait quelque chose de vital, il fallait vraiment qu’elle parle et qu’on entende sa voix", estime dans Le Monde Alain Degois, alias "Papy", metteur en scène de ce one-woman show.

 

 

 

"Je vis pour Louis C.K."

Ce (nouveau) nouveau départ, elle le doit aussi à un homme : Louis C.K. Lors de son séjour en hôpital psychiatrique, Blanche Gardin visionne en boucle les spectacles de son idole. "C’est lui qui m’a permis de remonter sur scène après cinq ans de 'plus jamais, ce n’est pas pour moi'. Je voulais faire exactement ce qu’il fait, c’est-à-dire être parfaitement sincère avec les aspects les plus sombres de l’âme tout en étant le plus conscient possible de l’image très fabriquée de soi que l’on veut montrer au monde pour gentiment la détruire", analyse-t-elle dans Libération

 

 

Elle va même plus loin dans un entretien à MadmoiZelle en 2015 : "Je vis pour Louis C.K. Je ne pense pas être une fan, je pense être amoureuse de lui. J'ai l'impression d'être avec lui, de vivre avec lui." Alors, quand sortent les révélations de comportements sexuels déplacés en pleine vague #MeToo après l'affaire Weinstein, c'est la stupeur. L'humoriste américain est accusé par cinq femmes d'exhibitionnisme, trois d'entre elles affirmant même qu'il s'est masturbé devant elles. Des faits que l'intéressé confesse au Hollywood Reporter (en anglais).

 

 

Dans Télérama, Blanche Gardin avoue être "tombée de l'immeuble", mais refuse d'enfoncer son modèle : "Evidemment que la libération de la parole est quelque chose de nécessaire ; les femmes doivent pouvoir se sentir libres de dénoncer. Après, le fait qu'on puisse mettre dans le même sac un producteur qui viole des actrices et un mec dont le fétichisme, c’est de se masturber devant des femmes en leur demandant s'il peut le faire, ça veut bien dire qu'il y a un gros problème de nuances dans notre société moderne."

 

 

Lors de la cérémonie des Césars 2018, elle va même plus loin en arborant à la fois un badge à l'effigie de l'humoriste et un ruban blanc en soutien à la lutte contre les violences faites aux femmes. 

 

 

 

 

 

 

Quelques mois plus tard, en octobre 2018, une photo prise à New York révèle que les deux humoristes sont devenus très proches. Une relation confirmée par Louis C.K. lors de son passage à Paris en novembre 2018 : "Je sors avec cette femme, et elle est française", cite 20 Minutes. Une nouvelle qui ne plaît pas à tout le monde. Sur Twitter, certains s'émeuvent de cette relation et n'hésitent pas à la critiquer. Mais Blanche Gardin joue la carte du silence. Six mois après l'officialisation de cette relation, on ne sait pas, d'ailleurs, si les deux humoristes sont toujours ensemble.

 

 

 

 

 

Humour cul et cru

Voir un spectacle de Blanche Gardin, c'est lancer un défi au "politiquement correct". Son premier était d'ailleurs interdit aux moins de 16 ans, le deuxième, "Je parle toute seule", interdit aux moins de 17 ans. Un exemple ? Le sketch sur la sodomie dans "Je parle toute seule". "Moi, la première fois que je me suis fait enculer… Je ne parle pas de quand j'ai voté Hollande… Je parle de la fois où je l'ai pris dans le cul, vraiment", attaque-t-elle pour donner le ton.

 

 

"Blanche n'écrit jamais pour le plaisir de la vanne ou le plaisir de choquer ; ça vient de plus loin que ça. Pour une femme, ce qu'elle fait est très important. Elle libère une parole, elle ose tout, c'est extraordinaire… Et avec son physique d'oisillon, tout passe", résume dans Télérama Béatrice Fournera, scénariste de WorkinGirlssérie de Canal+ dans laquelle Blanche Gardin a joué. Elle "raconte juste [sa] vie, donc c'est dur, mais dur comme la vie", s'excuse presque l'intéressée dans Paris Match. "J’écris de manière très premier degré, avec une idée du sens que je veux donner bien sûr, mais le but n’est jamais de choquer ou provoquer", poursuit-elle. 

 

 

Son écriture, en tout cas, lui attire les louanges de ses pairs. Notamment d'Eric Judor, qui a mis en scène le scénario qu'elle avait écrit avec Noé Debré, Problemos : "Je connais son niveau, son spectacle m'a conforté dans l'idée qu'elle est un auteur extraordinaire", s'extasie-t-il dans Le Figaro (article abonnés). Et Blanche Gardin de résumer dans Paris Match : "Ma façon d’exister, c’est de pousser le bouchon et me faire remarquer."

 

 

 

"Chez Blanche, ça saigne de partout"

Pour ne pas qu'on l'oublie, Blanche Gardin a une technique imparable : marquer de son empreinte une émission en direct. Lors de la cérémonie des Molières 2018, elle vient remettre elle-même le Molière de l'humour, catégorie où elle est nommée. Face à Jamel Debbouze, Fabrice Eboué, Jérôme Commandeur et Manu Payet, elle l'emporte. "Je le savais, lâche-t-elle, je suis la seule femme nommée l'année de l'affaire Weinstein." Dans le discours qui suit, elle remercie ses parents, qui lui ont transmis "cette belle angoisse de mort, outil indispensable à tout humoriste qui se respecte", et sa thérapeute, "qui à la fois [la] fait [se] sentir vraiment mieux au quotidien et à la fois fait qu'[elle] garde des névroses assez intactes pour pouvoir écrire des blagues".

 

 

Ses angoisses ne se résument pas à celle de la page blanche. "Elle a constamment en tête ce qu’on a tendance à occulter, la mort, la mocheté du monde. Elle s’en nourrit, mais ça ne doit pas être facile à vivre. Les gens les plus drôles sont parfois les plus compliqués dans leur tête", analyse dans Le Parisien Sylvain Fusée, réalisateur de WorkinGirls. Cette "hypersensible", selon Alain Degois, a gardé de son parcours "beaucoup de plaies qui ne se sont jamais fermées". "Chez Blanche, ça saigne de partout. Comme beaucoup de surdoués, le monde est pour elle d'une violence inouïe", résume-t-il dans Marie Claire

 

 

Monter sur scène a été une épreuve. Lorsqu'elle débarque au Jamel Comedy Club, elle doit se faire violence. "C’était compliqué, confirme le directeur artistique de la troupe au Parisien. Ça l’a un peu traumatisée." Au point que, parfois, cela se termine dans les larmes. 

 

 

 

"Monsieur le Président, je suis flattée…"

Si Blanche Gardin et ses proches ne parlent plus à la presse, l'humoriste n'a pas rangé sa langue dans sa poche pour autant. Mercredi 3 avril, dans un long post Facebook, elle explique son refus d'être nommée à l'ordre des Arts et des Lettres. "Je ne pourrai accepter une récompense que sous un gouvernement qui tient ses promesses et qui met tout en œuvre pour sortir les personnes sans domicile de la rue." Si la proposition émane du ministère de la Culture, elle s'adresse directement à Emmanuel Macron. Elle lui reproche la baisse des APL, la réduction des moyens alloués au logement social et aux centres d'hébergement, l'absence d'encadrement des loyers et la réforme de l'ISF, qui a entraîné une chute des dons aux associations.

 

 

 

Le ministre du Logement, Julien Denormandie, lui a répondu sur Twitter. Elle n'a pas continué le dialogue. Il semble difficile actuellement de parler à Blanche Gardin, qui préfère se concentrer sur ses monologues.

 


14/05/2019
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Franceinfo - le lundi 13 mai 2019

 

 

Cannes 2019 : une pétition s'oppose à la remise d'une Palme d'or d'honneur à Alain Delon

 

 

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Mathieu MESSAGE franceinfo CultureRédaction CultureFrance Télévisions

 

 

 

Une pétition américaine contre la remise de la Palme d'or d'honneur à Alain Delon a été postée en ligne. Elle regroupe lundi en fin d'après-midi plus de 15 000 signataires. En cause : les déclarations controversées de l'acteur envers la communauté LGBT+ et les migrants

 

 

 

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Alain Delon lors du festival de Cannes en 2013 (LOIC VENANCE / AFP)

 

 

 

Et si Alain Delon ne recevait pas sa Palme d'or d'honneur durant ce 72e festival de Cannes ? C'est du moins la volonté des 15 300 personnes ayant signé la pétition mercredi à 18h pour annuler cette remise de récompense qui doit avoir lieu le dimanche 19 mai.



Selon le magazine américain Variety, le Festival de Cannes a décidé d'attribuer la Palme d'Or à Delon en dépit des critiques de l'organisation américaine Women and Hollywood. Des critiques qui rappellent les propos désobligeants tenus par l'acteur français sur les femmes, la communauté LGBT+ et les immigrés en France.



Le délégué général du festival Thierry Frémaux, dénonçant une "police politique", a défendu l'acteur : "Alain Delon a le droit de penser ce qu'il pense", ajoutant qu'il était "compliqué de juger avec les lunettes d'aujourd'hui des choses qui se sont passées et dites il y a quelques années". 

 

 

 

Racisme, homophobie et violences domestiques 

La fondatrice du groupe, Melissa Silverstein, a déclaré à Variety être "très déçue" que Cannes honore celui qui a reconnu avoir giflé des femmes et qualifié l'homosexualité de "contre-nature".

 

 

La pétition Care2 rappelle les déclarations controversées d'Alain Delon : le fait que les couples homosexuels ne devaient pas avoir le droit d'avoir ou d'adopter des enfants, que les femmes ne devaient pas se plaindre si un homme les "gifle", et que la France devait arrêter d'accueillir des migrants.

 

 

Son fils aîné, Anthony Delon, a même accusé l'acteur de violences domestiques.

 

 

 

Cannes ne fera pas marche arrière 

Par le passé, une pétition de Care2 avait demandé au festival de revenir sur sa coutume obligeant les femmes à porter des talons hauts sur le tapis rouge. Une demande qui avait fait écho à une période où le mouvement #MeToo essayait de gommer les disparités sexistes.

 

 

Concernant la Palme d'or d'honneur remise à Alain Delon, il y a peu de chance que la pétition fasse bouger les lignes. À quelques jours du lancement des festivités, le JDD révèle que l’acteur a, lui aussi, droit à son affiche durant cette 72e édition. "Envisagée cet hiver, elle a été mise de côté à la mort de Varda. Mise en maquette par la graphiste Flore Maquin, la photo est tirée d’une scène de Plein Soleil (1960), de René Clément, le premier gros succès du jeune Delon", peut-on lire dans l’hebdomadaire.

 

 

 

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Affiche pour la Palme d'or d'honneur remise à Alain Delon (2019) (Flore Maquin/Festival de Cannes)

 

 

 

 

Si ce n’est pas cette affiche qui est en place au-dessus du tapis rouge, les festivaliers pourront l'apercevoir sur la façade du Palais des Festivals. Un dispositif qui confirme la décision prise par les organisateurs d'honorer Alain Delon.

 

 

Et le festival de Cannes pourrait encore créer la polémique dans les prochaines années. En effet, dans une interview donnée à Nice Matin, le délégué général du Festival de Cannes Thierry Frémaux a confié qu'il n'était pas contre une Palme d'or d'honneur à Brigitte Bardot. Une décision qui pourrait connaître une levée de boucliers dans les années qui viennent...

 


14/05/2019
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Franceinfo - le samedi 11 mai 2019

 

 

De l'homme de Cro-Magnon à Picasso : la préhistoire et l'art moderne au Centre Pompidou

 

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Valérie OddosRédaction CultureFrance Télévisions

 

 

 

 

Préhistoire et art moderne, un dialogue inédit dans une grande exposition

 

 

 

La préhistoire au Musée national d'art moderne ? L'idée peut paraître incongrue. Le Centre Pompidou présente jusqu'au 16 septembre 2019 une grande exposition qui croise le fil de la constitution de l'idée de préhistoire avec celui du développement de l'art moderne, alors que les deux ont débuté à la même époque, au milieu du XIXe siècle.

 

 

D'ailleurs, "il ne s'agit pas d'une exposition sur la préhistoire", avertit Rémi Labrusse, professeur d'histoire de l'art à l'université Paris Nanterre et co-commissaire de l'exposition : "C'est une exposition sur les questions que pose la préhistoire et sur la manière dont les artistes ont magnifié, approfondi, complexifié ces questions."

Partant du constat du parallélisme entre la formation de la préhistoire et celle de l'art moderne, "on s'est interrogés sur la manière dont les artistes modernes ont regardé l'émergence de cette révolution. On s'est demandé comment le choc esthétique, philosophique de la découverte de la préhistoire avait pu influencer l'écriture de leur art", explique Cécile Debray, directrice du musée de l'Orangerie et autre co-commissaire.

 

 

 

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Paul Cézanne, La Montagne Sainte-Victoire vue des carrières de Bibémus,1898-1900, Baltimore Museum of Art : The Cone Collection, formed by Dr. Claribel and miss Etta Cone of Baltimore, Maryland (© The Baltimore Museum of Art/Photography By : Mitro Hood)

 

 

 

L'exposition rassemble 500 objets et œuvres d'art, des fossiles d'espèces disparues ou des outils préhistoriques face à des peintures de la montagne Sainte-Victoire par Cézanne ou une fresque d'argile sur verre de l'artiste catalan contemporain Miquel Barceló. Elle entremêle magistralement les deux fils, les faisant dialoguer chronologiquement.

 

 

Les dizaines d'artistes présents dans l'exposition n'ont pas été choisis simplement parce que leurs œuvres évoqueraient la préhistoire. Il s'agit d'artistes qui ont un lien fort avec sa découverte, qui ont été fascinés par la plongée dans un monde mystérieux et inexplicable, aux origines de l'humanité.

 

 

Pour ouvrir le parcours, dans une salle plongée dans le noir complet, le crâne de l'homme de Cro-Magnon qui date de 28 000 ans fait face à un tableau, Die Zeit (le temps), de Paul Klee. Tout petit, il semble évoquer la fragilité de l'être humain.

 

 

Au XIXe siècle, un carnet de Paul Cézanne (1839-1906) témoigne de ses promenades avec son ami Antoine-Fortuné Marion (1846-1900), archéologue et géologue qui l'initie à la stratigraphie, discipline de lecture des couches de la Terre. En écho, trois toiles de paysages dont une Montagne Sainte-Victoire disent sa conscience de l'âge du sol et des mouvements qui l'ont façonné.

 

 

 

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Alberto Savinio, Souvenir d’un monde disparu, 1928, Collection particulière, Italie (© Adagp, Paris 2019)

 

 

 

La disparition des espèces et la fragilité de l'homme

Il y a dans un premier temps la préhistoire minérale, la découverte de fossiles d'espèces disparues. Des coquillages géants et une raie trouvés en France, datant tous d'une quarantaine de millions d'années, sont confrontés avec une sculpture de céramique des années 1930 de Lucio Fontana évoquant des Coquillages et papillons.

 

 

La prise de conscience de l'existence d'espèces qui ont existé avant l'homme et qui ont disparu résonne avec la conscience de la fragilité de l'homme, en particulier pendant la période troublée de l'entre-deux-guerres. Max Ernst peint, lui, une forêt pétrifiée toute noire où seul volète un frêle oiseau, semblant annoncer la fin de l'humanité.

 

 

"L'idée que l'homme lui-même appartient à des espèces antédiluviennes, qu'il y a une très grande ancienneté de l'homme qui échappe à l'Histoire et que cet homme a été lui-même l'auteur de civilisations disparues et l'auteur d'œuvres d'art" va émerger petit à petit, souligne Rémi Labrusse.

 

 

 

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A gauche, figure féminine dite Vénus de Lespugue (grotte des Rideaux, Lespugue, Haute-Garonne, vers 23 000 ans, Musée de l'homme, Paris - A droite, Louise Bourgeois, Harmless Woman, 1969, Collection The Easton Foundation (A gauche ©  MNHN - Jean-Christophe Domenech - A droite © The Eaton Foundation / ADAGP, Paris 2019 Photo : Christopher Burke)

 

 

 

Des artistes qui font la préhistoire

Une vitrine regroupant quelques-unes des premières "œuvres d'art", datant de l'époque paléolithique (environ -15 000 ans) est particulièrement fascinante. Toutes petites, sculptées dans de l'ivoire de mammouth ou dans du bois de renne, elles figurent un animal, une femme…

 


Si la préhistoire se constitue en discipline scientifique, elle est en même temps "quelque chose d'inconnaissable", remarque Rémi Labrusse. "Sa constitution se fait donc autant par les artistes que par les savants." Les premiers "sont eux-mêmes les auteurs de cette idée de préhistoire dans laquelle circulent des sensibilités échappant à la science. On ne raconte pas la préhistoire, elle n'est pas une histoire, précisément". Et par conséquent, pour l'art moderne qui s'invente en tentant de s'autonomiser, elle est une formidable source d'inspiration.

 

 

Extraordinaire, la Vénus de Lespugue, trouvée en Haute-Garonne et datant de 23 000 ans, trône, minuscule, dans une vitrine pour elle toute seule. Fragile et imposante en même temps, avec son large bassin et sa toute petite tête, évoquant la fécondité, elle est pour les commissaires, un des plus grands chefs-d'œuvre de l'histoire de l'art et de l'histoire de l'humanité. "L'œuvre d'un grand artiste", selon Rémi Labrusse. D'ailleurs Picasso et Giacometti en avaient chez eux des moulages.

 

 

 

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Yves Klein, Anthropométrie-ANT 84, 1960, Musée d’art moderne et d’art contemporain de Nice . Achat en 1988, avec l’aide du FRAM (© Succession Yves Klein c/o Adagp, Paris 2019 Photo : Muriel Anssens / Ville de Nice)

 

 

 

Le graffiti et l'art pariétal

Au cœur de l'exposition sont mêlées des œuvres préhistoriques et des œuvres d'artistes modernes, des sculptures de Brassaï ou de Henry Moore, de Joan Miró ou de Louis Bourgeois. Elles sont parfois si proches qu'on s'y méprendrait. Picasso utilise un brûleur de gaz pour créer une figure féminine. "Dans trois ou quatre mille ans, on dira peut-être qu'à notre époque on adorait Vénus sous cette forme", s'amusait l'artiste.

 

 

Les photographies de Brassaï qui a passé des années à immortaliser les graffitis anonymes sur les murs de Paris renvoient au geste de l'homme préhistorique qui dessine dans la grotte. Des relevés d'art pariétal fascinent, eux aussi, par leur variété, tantôt foisonnants tantôt dépouillés.

 

 

Bizarrement, la caverne et l'art pariétal gagnent assez tard l'intérêt des artistes. Car, nous explique Maria Stavrinaki, maître de conférence en histoire de l'art à l'université Panthéon Sorbonne, également commissaire de l'exposition, il était inimaginable que "des sociétés tellement primitives puissent avoir un tel art collectif, institutionnalisé, ritualisé". Il n'a été reconnu comme authentique qu'au début du XXe siècle.

 

 

 

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La préhistoire en questions

Plus près de nous, dans les années 1960 l'époque néolithique avec ses mégalithes (assemblages de grandes pierres) a inspiré les acteurs du land art. La préhistoire a aussi nourri la pop culture, du cinéma à la littérature, du premier dessin animé en 1914, où Winsor McCay raconte l'histoire d'un dinosaure (Gertie, the Trained Dinosaur) à King Kong.

 


Et de nouveau, les frères britanniques Jake et Kinos Chapman nous renvoient à la fragilité de l'homme, aujourd'hui menacé par le changement climatique, quand ils imaginent Hell Sixty-Five Million Years (2004-2005) : une meute de dinosaures ridicules et monstrueux à la fois, réalisés en papier toilette, papier journal et carton, représentés au moment de leur extermination par une météorite.

 

 

On finira sur l'image plus poétique et sereine d'une installation de Giuseppe Penone, Struttura del tempo (1992) : des monticules sont posés sur des branches posées au sol. Ils sont réalisés en colombins de terre cuite, selon la première technique de céramique inventée au néolithique. Elle clôt l'exposition en face d'une idole des Cyclades datée de la fin de la préhistoire. Son ventre est celui d'une femme enceinte, selon les archéologues, et son visage sans expression "reste totalement énigmatique", remarque Rémi Labrusse. Comme pour nous dire que quand on aborde la préhistoire, "on commence par des questions et on finit par des questions".

 

 

Préhistoire, une énigme moderne


Centre Pompidou, Paris 4e
Tous les jours sur le mardi et le 1er mai 11h-21h, le jeudi jusqu'à 23h
Tarif : 14€ / 11 €
Du 8 mai au 16 septembre

 


12/05/2019
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Franceinfo - le

 

 

"Baby Sussex" : la naissance pas très protocolaire du premier enfant de Meghan et Harry

 

 

 

 

"It's a boy !" Le prince Harry et son épouse Meghan ont accueilli lundi un petit garçon, une naissance très attendue au Royaume-Uni

 

 

 

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L'acte de naissance du fils de Meghan Markle et du prince Harry est installé dans la cour du palais de Buckingham, à Londres, le 6 mai 2019.  (REUTERS)

 

 

 

"Baby Sussex" est enfin né. Lundi 6 mai, le prince Harry a annoncé la naissance de son premier fils, né de son union avec l'actrice américaine Meghan Markle. Premier bébé métis et bi-national du premier cercle de la famille royale britannique, le petit garçon – dont on ne connaît pas encore le prénom – figure en septième position dans l'ordre de succession. 

 

 

Une place qui permet à ses parents de prendre certaines libertés avec le protocole.  

 

 

 

Une naissance annoncée sur Instagram

Le prince Harry et son épouse Meghan ont annoncé la naissance de leur enfant sur Instagram. "C'est un garçon !", a indiqué le compte officiel du couple, recevant plus de 750 000 "likes" en moins d'une heure. Créé le mois dernier, ce compte Instagram avait battu un record en atteignant un million d'abonnés en moins de six heures. Selon la tradition toutefois, c'est la reine et le premier cercle de la famille royale qui ont été les premiers informés de la naissance.

 

 

Visiblement ravi, le papa a ensuite annoncé la nouvelle aux journalistes rassemblés devant le château de Windsor.

 

 

 

Pas de présentation publique

 

Harry et Meghan se distinguent ainsi du prince William et de son épouse Kate : leurs trois enfants avaient été présentés aux caméras du monde entier quelques heures à peine après leur naissance. Pour leur part, Meghan et Harry avaient fait savoir qu'ils profiteraient d'abord en famille des premiers instants de leur nouveau-né, refusant cette traditionnelle présentation à la foule. Il faut dire que le petit garçon, septième dans l'ordre d'accession au trône, n'a quasiment aucune chance de régner, rendant cette officialisation façon "Roi Lion" un brin inutile. 

 

 

 

Par ailleurs, Harry se bat depuis des années pour protéger sa vie privée. Sa relation avec les médias est tendue depuis la mort de sa mère, Diana, dans un accident de voiture à Paris en août 1997, alors qu'elle était poursuivie par des paparazzis. C'est donc seul qu'il a annoncé l'heureux événement à la presse.

 

 

Le couple n'a pas non plus envoyé balader tout le protocole : l'acte de naissance du petit garçon a été présenté sur un pupitre doré installé dans la cour du palais de Buckingham, comme le veut la tradition. 

 

 

 

Un accouchement secret

Meghan n'a pas pu réaliser son souhait d'accoucher à son domicile de Frogmore Cottage, à l'ouest de Londres. Selon certains médias britanniques, la jeune maman a donné naissance à son fils en secret, à l'hôpital.

 

 

Rien à voir avec les hordes de Royal watchers faisant le pied de grue devant l'aile privée Lindo de la maternité St Mary, dans le quartier de Paddington, où Kate a donné naissance à ses trois enfants (et où Diana a accouché de William et Harry, rompant avec une longue tradition de naissances au palais de Buckingham). Cette fois, le transport de Meghan Markle était si secret que même les principaux membres de la famille royale (les senior royals) n'ont pas été mis dans la boucle, rapporte le Mirror (en anglais)

 

 

 

Un(e) Américain(e) en guise de nounou ?

Traditionnellement, les Royal babies – comme George, Charlotte et Louis, les enfants de Kate et William – sont élevés par des Royal nannies : des nounous surqualifiées formées à l'école Norland, une prestigieuse académie de l'ouest de l'Angleterre. Elles y apprennent à s'occuper des petits héritiers, à les éduquer, mais aussi à cuisiner, à conduire comme un pilote pour éviter les paparazzis et à appliquer des techniques d'auto-défense. 

 

 

Mais selon la presse britannique, ce modèle d'éducation n'est pas privilégié par le jeune couple, qui pourrait rompre avec la tradition en embauchant une nounou de nationalité américaine, voire un homme, ce qui constituerait pas moins de deux grandes premières dans la famille royale. Citée par le tabloïd The Mirror (lien en anglais), une source a ainsi indiqué que "Meghan et Harry ont une vision claire de l'éducation qu'ils veulent pour leur enfant. Meghan a prévenu les recruteurs qu'elle préfèrerait un Américain plutôt qu'un Britannique et elle veut que [ces employés] soient vus comme des membres de la famille plutôt que comme du personnel en uniforme."

 

 

 

Une jeunesse loin du Royaume-Uni ? 

Même si "Baby Sussex" n'a pas encore deux jours, son avenir est déjà copieusement discuté dans la presse outre-Manche et outre-Atlantique. L'éducation de l'enfant pourrait se poursuivre dans une école américaine, pronostiquait le Sunday Times (lien en anglais) en février.

 

 

A moins que la petite famille ne parte s'installer sur le continent africain, notamment au Botswana ou en Afrique du Sud. Toujours selon le Sunday Times (lien en anglais), la famille pourrait en effet déménager pour faciliter les nouvelles tâches d'Harry en tant qu'ambassadeur de la jeunesse du Commonwealth.

 


07/05/2019
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Franceinfo - le mardi 30 avril 2019

 

 

L'actrice Anémone est morte à l'âge de 68 ans après une "longue maladie"

 

 

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franceinfo CultureRédaction CultureFrance Télévisions

 

 

 

 

L'actrice avait notamment remporté un César en 1988 pour son rôle dans Le Grand chemin

 

 

 

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La comédienne Anémone, le 14 décembre 2017 à Paris. (MAXPPP)

 

 

 

Anne Bourguignon, plus connue sous le nom d'Anémone, est morte à l'âge de 68 ans, a annoncé son agent mardi 30 avril. L'actrice, qui avait notamment remporté un César en 1988 pour son rôle dans Le Grand chemin, a succombé des suites d'une "longue maladie", a déclaré à l'AFP Elisabeth Tanner. Inoubliable dans Le père Noël est une ordure où elle incarnait Thérèse, l'acolyte de l'acteur Thierry Lhermitte à la permanence de SOS Amitié, Anémone avait démarré sa carrière dans le café-théâtre au sein de la troupe du Splendid.

 

 

 

Artiste à fleur de peau

L'actrice est devenue une figure incontournable du paysage comique français, dont le personnage culte de Thérèse demeure l'un des fleurons. Un rôle qu'elle va pourtant traîner comme un boulet. Artiste à fleur de peau, sans doute peu faite pour le vedettariat, et préférant être que paraître, s'insurge très vite contre le système. "

 

 

Je me suis retrouvée vedette, je ne m'attendais pas du tout à ça, je me retrouve marchande, au milieu des requins de la finance, de la pub.... Pas mon univers, moi ça ne me plait pas tout ça Anémone

 

 

Son franc-parler la marginalise un peu, même si elle prouve l'ampleur de son jeu dans des personnages riches d'émotions secrètes et de tendresse cachée.

 

 

L'actrice et comédienne a participé à une vingtaine de pièces au théâtre et plus de 70 films au cinéma. Nous l'avions rencontrée alors qu'elle interprétait une vieille femme qui perd la mémoire dans "Nœuds au mouchoir", de Denis Cherer, en 2017 et avait annoncé sa retraite. 

 


30/04/2019
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Franceinfo - le mercredi 24 avril 2019

 

 

Mort de Jean-Pierre Marielle : "Il faisait partie de la dynastie des 'Sacha Guitry'", se souvient Jean-Pierre Mocky

 

 

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franceinfoRadio France

 

 

 

Jean-Pierre Mocky a réagi à la mort de Jean-Pierre Marielle, mercredi sur franceinfo

 

 

 

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L'Union

 

 

 

Alors que l’acteur Jean-Pierre Marielle est décédé, mercredi 24 avril, à l’âge de 87 ans, Jean-Pierre Mocky a salué sur franceinfo la mémoire d’un acteur qui "avait le sens du jeu".

 

 

 

franceinfo : On imagine que vous êtes très ému à l’annonce de sa disparition

 

 

Jean-Pierre Mocky : La journée n’est pas bonne aujourd’hui [mercredi 24 avril, ndlr]. Dick Rivers, puis lui… La différence, c’est que Jean-Pierre Marielle était malade depuis bien longtemps. Il ne pouvait plus tourner, c’était bien triste, nous l’aimions beaucoup et ça nous faisait beaucoup de peine.

 

 

 

Quel souvenir gardez-vous de lui ?

 

 

J’en garde le souvenir d’un homme qui avait beaucoup de personnalité. On l’appelait 'le colonel' parfois parce qu’il était toujours très actif. C’était un homme qui avait de la réplique. Ce n’était pas un type qui se laissait abattre. On l’aimait beaucoup parce qu’il avait ce côté un peu bougon, mais c’était un brave type, un très brave type. Il avait beaucoup d’humour. Il a perdu beaucoup de sa présence lorsqu’il a eu la maladie d’Alzheimer. On ne pouvait plus le faire travailler. On a voulu le faire travailler le plus tard possible et on a été obligé de s’arrêter.

 

 

 

Était-il un acteur unique en son genre, dans le paysage français ?

 

 

Il avait une personnalité tout à fait particulière. Il faisait partie de la dynastie des 'Sacha Guitry', des gens comme ça. Il avait beaucoup de prestance. Il jouait des rôles de fanfaron. Même dans la vie, c’était un grand gars, il était très drôle, il passait son temps à faire des plaisanteries. Ça a été un plaisir de travailler avec lui parce que c’était un acteur qui avait le sens du jeu. Il était formidable chaque fois qu’il jouait dans un film. Je l’aime beaucoup et je suis très triste qu’il soit parti.

 

 

 

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Jean-Pierre Mocky en juin 2018.  (THOMAS PADILLA / MAXPPP)

 


25/04/2019
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LCI le mercredi 24 avril 2019

 

 

Mort de Dick Rivers le jour de ses 74 ans : l'étendard du rock français a tiré sa révérence

 

 

 

 

 

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Franceinfo

 

 
ÉMOTION - Le chanteur à la célèbre banane est décédé dans la nuit du 23 au 24 avril "des suites d'un cancer", a annoncé dans la matinée son manager sur ses réseaux sociaux. "Nos très affectueuses pensées à son épouse Babette ainsi qu'à sa famille", a-t-il écrit. Plusieurs artistes lui ont rendu hommage.
 
 

Il fêtait ses 74 ans ce mercredi 24 avril. Dick Rivers a succombé à un cancer la nuit précédente, a annoncé son manager sur les comptes Twitter et Facebook du chanteur. "Nos très affectueuses pensées à son épouse Babette ainsi qu'à toute sa famille", a-t-il écrit dans ce court communiqué. De son vrai nom Hervé Forneri, le natif de Nice a marqué de son empreinte la musique rock des années 1960 aux côtés de Johnny Hallyday et Eddy Mitchell.

 

 

 

Il avait signé son premier contrat avec Les Chats sauvages un 24 avril 1961, jour décidément symbolique pour le chanteur. Figure phare de "Salut les Copains", il avait fêté ses 50 ans de carrière en 2011 avec la sortie d'un nouvel album. Il en comptait plus de 35 à son actif. Il était encore sur scène à la fin de l'année dernière. 

 

 

 

"Les gens ont besoin de s'évader. Le rôle de l'artiste est au-dessus de tous les clivages politiques. Je chante pour tous. La musique avant toute chose. Je suis rock'n'roll et encore plus qu'avant...", racontait-il au Dauphiné en décembre. Dick Rivers, qui n'avait pas la langue dans sa poche, regrettait la production d'aujourd'hui "devenue uniforme". "Même si mon dernier album a du succès, le métier du disque est sinistré. La musique marche mais c'est la façon de consommer qui diffère... Pour l'instant, je choisis donc la scène, toujours la scène", assurait-il.

 

 

A noter, parmi les premières réactions à la mort du chanteur, celle du club de foot de sa ville natale, Nice. L'OGC Nice a annoncé que la rencontre de Ligue 1 contre Guingamp dimanche serait "dédiée" au rockeur.

 


25/04/2019
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Franceinfo - le lundi 15 avril 2019

 

 

L'arrêt de "Game of Thrones" vous déprime ? Quatre preuves que c'est une bonne nouvelle

 

 

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Elodie DrouardFrance Télévisions

 

 

 

Mondialement connue, la série "Game of Thrones" s'achèvera au terme de sa huitième saison, diffusée en France depuis lundi 15 avril sur la chaîne OCS Max

 

 

 

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 Kit Harington (Jon Snow) et Emilia Clarke (Daenerys Targaryen) dans un épisode de la saison 8 de "Game of Thrones". (HBO)

 

 

 

Que ferez-vous dans la nuit du 18 au 19 mai prochain ? Comme des milliers de fans français, vous resterez probablement éveillé pour découvrir en direct le dernier épisode de la série Game of Thrones. En effet, pour célébrer l'événement, la chaîne OCS Max (qui possède les droits de diffusion de la série en France) propose à ses abonnés la possibilité de découvrir l'intégralité de la saison 8, sous-titrée ou doublée en français, au même moment que sa diffusion outre-Atlantique sur HBO. Cela en dit long sur l'énorme attente suscitée par les six derniers épisodes de cette saga, adaptée des livres de George R.R. Martin, puis érigée au rang de série culte au fil des épisodes diffusés depuis 2011.

 

 

Si les nombreux fans vivront probablement très mal cet épisode final, que celui-ci soit raté ou réussi, il y a pourtant quelques raisons objectives de se réjouir de la fin de Game of Thrones, une série que l'on ne cesse de disséquer et d'analyser à coup de superlatifs depuis huit ans.

 

 

 

Fini la peur d'être comparé à l'incomparable ?

"C'est une immense machine qui écrase tout. La série est regardée dans 170 pays et est devenue la plus piratée de l'histoire de la télévision. Je ne suis pas sûr que des chaînes osent prendre le risque d'être comparé à Game of Thrones. Ça doit décourager quelques ardeurs." Pour le journaliste Pierre Sérisier, c'est une évidence que le blockbuster qu'est devenu au fil des ans Game of Thrones a phagocyté d'éventuels projets de séries, à commencer par ceux puisant dans le registre de l'heroic fantasy.

 

 

Si vous avez un projet d'adaptation de fantasy, il y a quelque chose d'effrayant à le mettre en place parce qu'il va être immédiatement comparé.Pierre Sérisier à franceinfo

 

 

Pourtant, Game of Thrones, même si elle est bien plus qu'une série avec du surnaturel et des dragons, est la preuve que la fantasy n'est pas une niche réservée aux geeks, mais est capable de toucher une très large audience. Ce n'est donc pas un hasard du calendrier si Netflix développe The Witcher et Amazon une adaptation du Seigneur des anneaux. L'enjeu est de taille pour Netflix, qui s'est pris les pieds dans le tapis avec Marco Polo, sa série historique lancée en 2014 avec un budget proche de celui de Game of Thrones et qui a finalement été annulée à l'issue de la seconde saison, faute d'audience. D'après le Hollywood Reporter (en anglais), Amazon pourrait par ailleurs investir un milliard de dollars pour les cinq saisons (plus une éventuelle série dérivée) dans sa version télévisée de l'œuvre de Tolkien. Soit plus que le budget des huit saisons de Game of Thrones.

 

 

Du côté de HBO, la chaîne payante américaine qui diffuse Game of Thrones, on n'entend pas se séparer de la poule aux œufs d'or si vite. Pas moins de cinq spin-off seraient dans les cartons et un premier pilote sera tourné l'été prochain, rapporte Allociné. Mais l'arrêt de la série-mère pourrait aussi profiter à la chaîne, car "Game of Thrones occupait une immense partie du budget de la chaîne", note la journaliste Charlotte Blum.

 

 

Ils vont recommencer à faire plus de drama luxueux plutôt que des petites séries un peu fauchées auxquelles ils nous ont habitués ces dernières années comme 'High Maintenance' ou 'Insecure'. Ils vont récupérer de l'argent.Charlotte Blum à franceinfo

 

 

HBO avait dans un premier temps misé sur Westworld, sa série de science-fiction qui nous plonge au cœur d'une révolte d'androïdes peuplant un parc d'attraction grandeur nature destiné à distraire les humains. Mais la deuxième saison, sans âme et trop complexe, n'a pas séduit les spectateurs. La chaîne a toutefois un autre projet d'envergure : l'adaptation de Watchmen, le comic-book culte d'Alan Moore, qu'elle a confié à Damon Lindelof, le talentueux créateur de The Leftovers et de Lost.

 

 

'Watchmen' peut rentrer dans cette case geek qu'on va rendre populaire, regardable et émouvante.Charlotte Blum à franceinfo

 

 

La diffusion de cette série de super-héros, une première pour HBO, devrait débuter cet été. La chaîne a d'ailleurs profité de la cérémonie des Oscars en février dernier pour dévoiler un teaser de ses prochaines créations. Une façon de prouver à ses abonnés que la chaîne en a encore sous le pied.

 

 

 

Fini les personnages qui meurent ?

Si la fin de Game of Thrones augure très probablement de l'arrivée de nouvelles séries d'envergure, elle pourrait également avoir une autre conséquence, plus indirecte. Car depuis le 12 juin 2011, la série a ouvert une brèche scénaristique qu'il serait bon d'enfin refermer. Ce jour-là, l'avant-dernier épisode de la première saison se termine à la stupeur générale par l'exécution de Ned Stark, le personnage au centre du récit depuis le début de la série. "Jusqu'alors, tuer un protagoniste, c'était comme le Rubicon que la plupart des séries télévisées n'osaient pas franchir. On en avait tués précédemment, mais souvent à cause de problèmes de contrats ou dans à la fin de la série. Pas dans le neuvième épisode", rappelle le site Vox (en anglais).

 

 

Depuis, Game of Thrones est devenue depuis la série où l'on a le plus de chance de mourir, quel que soit le personnage que l'on incarne. Le Washington Post (en anglais) s'est amusé à tous les comptabiliser, tandis que cet ancien tabou scénaristique a été levé par ailleurs. Toujours selon Vox, on n'a jamais compté autant de décès dans les séries qu'au printemps 2016. Le site s'est d'ailleurs amusé à les recenser durant la saison 2015-2016. Une véritable hécatombe (rarement justifiée par le scénario) qui a fini par lasser le spectateur.

 

 

Il y a un point de non-retour qui est atteint, parce que maintenant, on s'en fout. Ce n'est plus du tout un événement un personnage qui meurt, surtout qu'on sait maintenant qu'il peut ressusciter.Charlotte Blum, journaliste à franceinfo

 

 

"Quand tu tues Jon Snow [l'un des personnages principaux de Game of Thrones] , puis que tu nous fais attendre un an avant de le faire revenir, il y a quelque chose d'un peu déceptif, constate également Charlotte Blum. Tu joues avec mes émotions, tu me pousses à être triste parce qu'un personnage meurt alors qu'il n'est pas mort. Ça tue l'émotion." Vidées de leur sens, les multiples morts comptabilisées dans Game of Thrones, mais aussi dans The Walking Dead n'ont plus aucun intérêt pour le spectateur. Espérons que la fin de Game of Thrones signera également la fin de ces morts en avalanche et incitera les scénaristes à trouver d'autres ressorts pour maintenir de la dramaturgie dans leurs histoires.

 

 

 

Fini la domination masculine ?

Et si Game of Thrones a créé une tendance mortuaire dans les séries télé, elle a surtout été le révélateur, en raison de son immense popularité, de vieilles pratiques très répandues dans la production cinématographique et télévisuelle. Car lorsqu'on regarde de plus près comment sont fabriqués les épisodes de la série, le constat est terrifiant. "Sur les soixante-treize épisodes, seulement quatre ont été écrits par des femmes, tandis que quatre ont été réalisés par une seule et même femme, explique Iris Brey, auteure de l'ouvrage Sex and the SeriesC'est une catastrophe. Et c'est outrancier parce que des femmes qui réalisent, il y en a plein. Mais Game of Thrones, c'est un peu un 'boy's club' [un club réservé aux hommes] derrière la caméra."

 

 

 

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Jaime Lannister (Nikolaj Coster-Waldau au premier plan) dans un épisode de la saison 6 de "Game of Thrones". (HBO)

 

 

 

 

En dépit de reproches constants, la série n'a pas su rectifier le tir, mais semble avoir compris qu'une telle répartition n'est plus envisageable. L'écriture et la réalisation du premier spin-off de Game of Thrones ont d'ores et déjà été confiés à deux femmes, remarque LCI. Une façon de taire d'autres critiques. Car, comme le soulève Iris Brey dans son ouvrage, "le manque de femmes à la réalisation et à l'écriture n'est certainement pas sans influence sur la manière de représenter le viol dans la série".

 

 

'Game of Thrones' a fait beaucoup de mal dans la manière de représenter les personnages et les corps féminins, et ça a permis d'avoir une vraie prise de conscience, non seulement de la part des spectateurs et des spectatrices, mais aussi de la part des chaînes.Iris Brey à franceinfo

 

 

Epinglée à chaque nouvelle saison pour les insoutenables scènes de violsqui sont devenues monnaie courante, la série a permis d'alimenter le débat autour de la représentation des corps des femmes. "Dans Game of Thrones, un viol est érotique, alors que dans une série comme The Handmaid's Tale, il est insupportable car le spectateur est dans la tête de la femme qui se fait violer", analyse Iris Brey, qui souhaite qu'on puisse évidemment "représenter les violences faites aux femmes puisqu'elles concernent une femme sur cinq dans le monde". Mais pas n'importe comment.

 

 

Game of Thrones a aussi été décriée pour son manque de diversité. Autant de griefs justifiés qui semblent avoir été entendus. Si c'est Naomi Watts qui aura bien le rôle principal du premier spin-off de la série, l'actrice australienne sera entourée par Naomi Ackies, Ivanno Jeremiah et Sheilm Atim, trois acteurs noirs, souligne LCI.

 

 

 

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Arya Stark (Maisie Williams) dans un épisode de la saison 6 de "Game of Thrones). (HBO)

 

 

 

Signe des temps, de nouvelles séries sont apparues ces dernières années. Leurs points communs ? Elles sont soit conçues par des femmes, mettent des femmes au centre du récit et/ou intègrent de la diversité. C'est le cas par exemple de Big Little Lies qui se concentre sur le destin de plusieurs femmes dans une petite ville huppée de Californie ; c'est aussi le cas de I Love Dick, créé par un tandem d'autrices ; mais aussi de Killing Eve avec ces deux héroïnes dont l'une est incarnée par l'actrice canadienne d'origine coréenne Sandra Oh ; ou encore plus récemment de Poupée russe, créé et interprété par l'actrice américaine Natasha Lyonne.

 

 

"Big Little Lies, réalisée avec beaucoup moins d'argent que Game of Thrones, a raflé des prix dans toutes les cérémonies l'an passé", rappelle Charlotte Blum. Mais malgré tout, si ces séries remportent un véritable succès critique, leur audience reste encore très confidentielle. Gageons que la place laissée vacante par Game of Thrones donnera de l'espace pour ces séries féministes qui méritent de bénéficier d'une audience beaucoup plus large.

 

 

 

Fini l'absence de suspense aux Emmy Awards ?

Enfin, la fin de Game of Thrones pourrait avoir une toute autre conséquence : celle de relancer la compétition dans la course aux Emmy Awards (les Oscars de la télévision). Car depuis 2011, la série d'HBO a raflé pas moins de 47 prix dans cette compétition. Depuis 2015, Game of Thronesrepart systématiquement avec le prix de la meilleure série dramatique – sauf en 2017, car la série n'était pas éligible à la compétition. Comme le rappelle Première"pour être éligible aux Emmys 2017, il fallait être diffusé entre le 1er juin 2016 et le 31 mai 2017". Or, cette année-là, Game of Thrones n'avait pas repris en avril, comme à son habitude, mais en juillet. En revanche, la série n'a jamais remporté le prestigieux Golden Globe de la meilleure série dramatique.

 

 

La prochaine cérémonie des Emmys, qui se déroulera en janvier 2020, sera donc son ultime chance (comme pour The Americans cette année) de décrocher ce trophée.

 

 

Il y a des gens qui disent que le retour de 'Game of Thrones' change profondément la compétition pour les prochains Emmys et les prochains Golden Globes.Pierre Langlais à franceinfo

 

 

Au risque de choquer les fans de la série, il y a donc de réelles raisons de se réjouir que Game of Thrones tire sa révérence en mai prochain. Malgré tout, on ne peut qu'être nostalgique de ce que cette série représente aujourd'hui, alors que la "peak TV" (la multiplication de l'offre en matière de série) ne semble pas prêt de s'achever.

 

 

"Game of Thrones a recréé de la communauté, explique Charlotte Blum. C'est une série qu'on regarde ensemble, tous en même temps, et dont tout le monde parle. Et ça, on l'avait vraiment perdu. Car la série est devenue un plaisir solitaire et Game of Thrones a recréé un truc extrêmement convivial."Un avis que partage également Pierre Langlais, journaliste à Télérama.

 

 

Il y a tellement de séries que fédérer est devenu quasiment impossible. Or 'Game of Thrones' est une série qui fédère.Pierre Langlais à franceinfo

 

 

Quelle que soit l'issue de cette huitième saison, on se souviendra sûrement avec nostalgie de Game of Thrones comme le dernier phénomène sériel qui a occupé nos discussions enflammées pendant huit ans. Et c'est déjà beaucoup.

 


15/04/2019
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Franceinfo - le dimanche 14 avril 2019

 

 

Sept chiffres fous qui montrent que "Game of Thrones" est une série télé hors norme

 

 

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La huitième et dernière saison de la saga à succès débute dimanche 14 avril

 

 

 

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People BFMTV 

 

 

 

L'hiver vient pour Game of Thrones. Et avec lui, l'heure du bilan a sonné pour cette série de tous les superlatifs. La huitième et dernière saison de la saga médiévale-fantastique du Trône de fer, attendue par des millions de fans à travers le monde, est diffusée à partir du dimanche 14 avril. Pour l'occasion, franceinfo a sélectionné sept chiffres qui illustrent la démesure de cette épopée télévisuelle américaine.

 

 

 

174 373 personnages tués

Cette estimation du nombre de personnages tués au cours des sept saisons écoulées inclut les figurants en images de synthèse et les animaux. Durant la seule saison 7, 23 407 personnes ont été décimées. Ces chiffres ont été établis par un youtubeur fan de Game of Thrones qui a compilé dans une vidéo de 23 minutes* l'ensemble des morts de la série. 

 

 

Cela en fait certainement la série la plus meurtrière de tous les temps, avec The Walking Dead. Les scénaristes de Game of Thrones n'hésitent pas à supprimer ses personnages, secondaires comme principaux, ce qui participe à son succès. Le Washington Post* a réalisé une infographie qui rassemble les 1 243 personnages principaux et secondaires morts au cours des six premières saisons. Comme le dit la série : "Valar Morghulis", ce qui signifie "Tous les hommes doivent mourir".

 

 

 

144 personnages dénudés

Selon le calcul du site IndieWire*, les téléspectateurs ont vu 144 corps nus depuis le début de la série. Celle-ci a d'ailleurs été à plusieurs reprises pointée du doigt pour son hypersexualisation. Les saisons 1 et 5 ont fait fort, avec respectivement 33 et 28 personnages nus. La saison 7, plus sombre, a été la première à tomber sous la barre des dix apparitions nues (seulement six).  

 

 

Surtout, plus de huit personnages nus sur dix étaient des femmes. Un déséquilibre dénoncé par l'actrice Carice Van Houten. L'interprète de la redoutable sorcière Mélisandre, qui apparaît entièrement nue plusieurs fois dans Game of Thrones, plaidait en 2014, citée par The Independent*, pour "plus de scènes de nu masculin" afin de rééquilibrer la série. 

 

 

 

4 000 mots en dothraki

Khal, le roi. C'est un des 4 000 mots inventés en dothraki, langue imaginaire de la saga parlée par les féroces guerriers nomades des plaines d'Essos. Interviewé dans un podcast de Slate*, David J. Peterson, le linguiste américain qui a développé ce langage à la demande de la chaîne HBO, n'a pas caché son rêve d'imaginer au moins 10 000 mots. Outre le dothraki, David J. Peterson* a créé d'autres langues pour les séries Defiance, Les Chroniques de ShannaraThe 100 ou encore Thor.

 

 

 

15 millions de dollars par épisode de la saison 8

Pour l'ultime saison tant attendue, les producteurs ont déboursé plus de 90 millions de dollars et dépensé la bagatelle d'environ 15 millions de dollars pour chacun des six épisodes, selon Variety*. A titre de comparaison, la série à succès de Netflix The Crown coûte 5 millions de dollars de moins par épisode. Ce budget colossal, investi dans des mini-films de 90 minutes, est trois fois supérieur au coût moyen d'un long métrage français, tel que chiffré par le CNC

 

 

 

47 Emmy Awards

Game of Thrones règne sans partage sur les Emmy Awards. En 2016, la saga du Trône de fer est devenue la série la plus titrée depuis la création de ces récompenses de la télévision américaine en 1949, avec 47 trophées. Et après une année d'absence en 2017, elle a confirmé sa suprématie en 2018.

 

 

Le précédent record pour une série était détenu par la sitcom Frasier qui avait remporté 37 Emmy Awards en 11 saisons, relève Entertainment Weekly*. La série médiévale-fantastique fait aussi mieux que le "Saturday Night Live", l'émission de divertissement aux 45 Emmys en quatre décennies d'existence, souligne Vulture*.

 

 

 

31 millions de téléspectateurs américains par épisode

La saison 7 a rassemblé en moyenne 31 millions de téléspectateurs devant chaque épisode aux Etats-Unis. Il s'agit d'un record pour la série, mais également pour la chaîne américaine HBO qui la produit. Le nombre de téléspectateurs a même augmenté en cours de saison. Le dernier épisode a rassemblé 19% de téléspectateurs de plus que le tout premier. Selon The Hollywood Reporter*, l'audience a même bondi de 34% par rapport à la précédente saison. Déjà un record.

 

 

 

1 milliard de visionnages illégaux

La saison 7 a aussi battu le record du nombre de visionnages illégaux à travers le monde, que ce soit en streaming, torrent ou téléchargement. Un chiffre "sans précédent", selon la firme Muso*. Selon cette entreprise spécialisée dans la lutte contre le piratage informatique, chaque épisode avait été regardé en moyenne 146 millions de fois de façon illégale au 3 septembre 2017, portant le nombre total de visionnages illégaux d'épisodes de la saison à 1 029 787 668, détaille le site TorrentFreak*. 

 

 

Selon le même site*, Game of Thrones a été la série la plus piratée pendant six années consécutives, de 2011 à 2017. Absente des écrans en 2018, elle a été logiquement détrônée par The Walking Dead. Reprendra-t-elle la tête de la liste des séries les plus piratées de tous les temps à l'occasion de la diffusion de la huitième et dernière saison ? Suspense.

 

 

* lien en anglais

 

 

 

 

LA TRIBUNE LE PROGRES DU DIMANCHE 14 AVRIL 2019

 

 

 

Un objet d'études sociologiques

 

 

 

Les bébés "GOT" devront grandir pour analyser leur généalogie et plus sérieusement, comprendre l'importance de la série qui brasse une foultitude de thèmes : la famille, le pouvoir, le politique, le religieux, la guerre.

 

Game of Trones n'est pas que littérature cinématographique. Elle questionne notre époque. Pour Sarah Sepulchre, professeure à l'Université catholique de Louvain en Belgique, "la série raconte la société d'aujourd'hui et l'expression de ses peurs. Elle fait passer des messages sur les formes de gouvernance, le populisme, les différentes façons d'exercer le pouvoir".

 

La série fait "un travail incroyable pour commenter le monde moderne, même si c'est du fantastique", ajoute Valérie Garver, professeure d'histoire médiévale à l'université de Northern Illinois, qui donne un cours sur Game of Thrones.

 

La série culte de HBO est devenue un objet d'études. Dans Game of Thrones, une métaphysique des meurtres (Le Passeur) Marianne Chaillan se livre à une analyse philosophique stimulante. Elle met en lumière "l'incroyable profondeur morale de la série", convoquant Hobbes, Machiavel, Kant...

 

La série est prise très au sérieux. Mais pour les spectateurs, une seule question qui vaille à la veille de la diffusion de l'ultime saison : "Qui va régner sur le territoire imaginaire de Westeros ?" Nathalie Chifflet

 


14/04/2019
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Franceinfo - le mercredi 3 avril 2019 - mis à jour le 04.04.19

 

 

Le célèbre coiffeur et entrepreneur Jean-Louis David est mort à l'âge de 85 ans

 

 

 

Le créateur français de la chaîne de salons de coiffure s’était retiré en Suisse en 2002 lorsqu’il avait vendu son groupe à l’Américain Regis Corporation

 

 

 

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Le coiffeur et créateur Jean-Louis David.  (PROVALLIANCE)

 

 

 

Le célèbre coiffeur, pionnier français de la coiffure franchisée et inventeur du "dégradé", est mort mercredi matin à l'âge de 85 ans, a indiqué à l'AFP le groupe Provalliance, qui détient la marque du coiffeur star, confirmant une information de BFM.

 

 

Né le 24 mars 1934 dans une famille de coiffeurs originaire de Grasse, il s'était lancé dans le métier à Paris au début des années cinquante, à l'âge d'or des coiffeurs "artistes". Il avait pris du recul depuis la vente de sa marque en 2002 au groupe américain Regis Corporation, qui l'avait ensuite revendue en 2008 au groupe Provalliance de Franck Provost. "C'est un homme visionnaire, avant-gardiste, créateur et businessman hors-norme qui a marqué la coiffure", a confié Franck Provost à BFMTV. 

 

 

Il parlait peu aux médias depuis plusieurs décennies, évitant en particulier la presse française en raison de sa réputation d'exilé fiscal. En 2017, Bilan estimait sa fortune entre 100 et 200 millions de francs suisses (entre 89 et 178 millions d'euros).

 


04/04/2019
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Franceinfo - le samedi 23 février 2019

 

 

"Jusqu'à la garde" et "Shéhérazade" grands gagnants, Kad Merad en Freddie Mercury... Ce qu'il faut retenir des César 2019

 

 

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Benoît ZagdounFrance Télévisions
 

 

 

 

"Jusqu'à la garde" est le grand vainqueur des César 2019 avec quatre prix

 

 

 

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Kad Merad, le 22 février 2019, à Paris, lors de la 44e cérémonie des César. (BERTRAND GUAY / AFP)

 

 

 

Le Grand Bain et Jusqu'à la garde, nommés dix fois chacun, faisaient figures de favoris, mais la 44e cérémonie des César a réservé bien des surprises, vendredi 22 février. Voici ce qu'il faut retenir du palmarès de cette soirée de gala édition 2019.

 

 

>>Découvrez le palmarès complet des César 2019

 

 

 

Quatre César pour "Jusqu'à la garde"

Jusqu'à la garde, premier long métrage de Xavier Legrand et film choc sur un sujet de société difficile les violences conjugales, est le grand vainqueurdes César 2019  avec quatre prix, dont le meilleur film et la meilleure actrice pour Léa Drucker. Le long-métrage a également obtenu les César du meilleur montage et du meilleur scénario original.

 

 

 

Très émue, Léa Drucker a d'ailleurs appelé à réagir face aux violences et rendu hommage aux femmes qui sont dans la situation de Miriam, l'héroïne du film, ainsi qu'aux militantes féministes. Xavier Legrand a pour sa part estimé qu'il "serait temps de penser" aux victimes "à un autre jour que le 25 novembre", journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes.

 

 

 

Désillusion pour " Le Grand Bain"

Avec dix nominations, dont celles de meilleur film et meilleur réalisateur, Le Grand Bain, comédie sociale à succès de Gilles Lellouche dans l'esprit de The Full Monty, sur des quadras et quinquas déprimés qui se lancent dans la natation synchronisée, espérait confirmer son parcours sans faute jusqu'ici, du succès critique aux 4,2 millions de spectateurs en salles. L'académie des César en a décidé autrement. 

 

 

Le film doit se contenter du César du meilleur second rôle. Quatre de ses acteurs étaient cités : Jean-Hugues Anglade, Philippe Katerine, Virginie Efira et Leïla Bekhti. Et c'est le chanteur Philippe Katerine qui l'a décroché. Mais le César du meilleur acteur est allé à Alex Lutz pour son rôle dans Guy qu'il a également réalisé et où il s'est vieilli de 30 ans pour incarner une ancienne gloire de la chanson.

 

 

 

Troisième César pour Jacques Audiard et Karin Viard

Après De battre mon cœur s'est arrêté en 2006 et Un prophète en 2010, Jacques Audiard remporte à nouveau le César du meilleur réalisateur avec Les frères Sisters, déjà récompensé par le prix de la mise en scène à la Mostra de Venise. Nommé neuf fois aux César, le western, premier film entièrement tourné en anglais par le cinéaste, avec un casting de stars, de Joaquin Phoenix à Jake Gyllenhaal, a reçu des prix techniques, ceux des meilleurs décors, du meilleur son et de la meilleure photo.

 

 

Karin Viard a reçu le César de la meilleure actrice dans un second rôle pour son interprétation de mère mal aimante dans Les Chatouilles, décrochant au passage le troisième César de sa carrière. A 53 ans, la comédienne enrichit une collection de prix qui compte déjà le César de meilleure actrice en 2000 pour Haut les coeurs ! et celui de second rôle en 2003 pour Embrassez qui vous voudrez.

 

 

 

Razzia pour "Shéhérazade"

Shéhérazade, histoire d'amour à Marseille entre un caïd et une jeune prostituée, a reçu e César du meilleur premier film. Et ses deux interprètes principaux, Kenza Fortas et Dylan Robert, ont été récompensés par ceux des meilleurs espoirs féminin et masculin. Shéhérazade avait été repéré à Cannes où il avait été sélectionné à La Semaine de la critique. Il avait ensuite remporté le Prix Jean-Vigo et celui du meilleur film au festival du Film francophone d'Angoulême.

 

 

Pour son premier long métrage, tourné avec des interprètes non-professionnels, Jean-Bernard Marlin a fait huit mois de castings sauvages dans des foyers de la cité phocéenne ou à la sortie des prisons. Ils aboutissent à la rencontre de Dylan Robert, qui tient le rôle principal, celui de Zachary. Rien ne les prédestinaient aux plateaux de cinéma. Dylan Robert, ex-petit caïd passé par la case prison est devenu acteur, en jouant un rôle qui lui ressemble. Quant à Kenza Fortas, elle vivotait à Marseille après avoir quitté l'école à 16 ans.

 

 

 

Standing ovation pour Robert Redford

Un des moments forts de cette soirée a été la remise d'un César d'honneur à l'acteur américain de légende Robert Redford, 82 ans, salué par une standing ovation.

 

 

 

Kad Merad en Freddie Mercury

Maître de cérémonie de ces 44e César, Kad Merad est entré sur scène en interprétant un florilège des tubes de Queen, revus et corrigés. Grimé en Freddie Mercury, le comédien était presque aussi convaincant que l'acteur américain Rami Malek dans Bohemian Rhapsody.

 

 

 

Kristin Scott Thomas plaisante du Brexit

"J'ai bien l'intention de continuer à vos côtés, oui même avec ce Brexit", a plaisanté Kristin Scott Thomas, qui vit depuis de longues années en France. L'actrice britannique, au français parfait, qui préside la cérémonie cette année, a rendu hommage au cinéma français. "Tous ici nous aimons ce cinéma-là, un cinéma plus indépendant et plus libre que partout ailleurs, des films courageux, ambitieux, inattendus (...) vous pouvez être fiers de la diversité de vos productions", a-t-elle dit avant d'ouvrir cette 44e édition.

 

 

"Et n'oublions pas cette formidable ouverture pour ce qui n'est pas français, vous m'avez permis, moi étrangère venant d'ailleurs, de devenir actrice et de vivre de ma passion", a-t-elle dit. "C'est l'occasion pour moi de vous dire merci, et j'ai bien l'intention de continuer à vos côtés, oui même avec ce Brexit", a-t-elle plaisanté, provoquant des rires dans la salle Pleyel. "Il est vrai que je crains d'être retenue à la frontière avec ma panse de brebis farcie , mes stocks de jelly et mes disques d'Elton John jelly, mais ce soir je suis là."

 


23/02/2019
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