L'AIR DU TEMPS

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Franceinfo - le samedi 23 février 2019

 

 

"Jusqu'à la garde" et "Shéhérazade" grands gagnants, Kad Merad en Freddie Mercury... Ce qu'il faut retenir des César 2019

 

 

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Benoît ZagdounFrance Télévisions
 

 

 

 

"Jusqu'à la garde" est le grand vainqueur des César 2019 avec quatre prix

 

 

 

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Kad Merad, le 22 février 2019, à Paris, lors de la 44e cérémonie des César. (BERTRAND GUAY / AFP)

 

 

 

Le Grand Bain et Jusqu'à la garde, nommés dix fois chacun, faisaient figures de favoris, mais la 44e cérémonie des César a réservé bien des surprises, vendredi 22 février. Voici ce qu'il faut retenir du palmarès de cette soirée de gala édition 2019.

 

 

>>Découvrez le palmarès complet des César 2019

 

 

 

Quatre César pour "Jusqu'à la garde"

Jusqu'à la garde, premier long métrage de Xavier Legrand et film choc sur un sujet de société difficile les violences conjugales, est le grand vainqueurdes César 2019  avec quatre prix, dont le meilleur film et la meilleure actrice pour Léa Drucker. Le long-métrage a également obtenu les César du meilleur montage et du meilleur scénario original.

 

 

 

Très émue, Léa Drucker a d'ailleurs appelé à réagir face aux violences et rendu hommage aux femmes qui sont dans la situation de Miriam, l'héroïne du film, ainsi qu'aux militantes féministes. Xavier Legrand a pour sa part estimé qu'il "serait temps de penser" aux victimes "à un autre jour que le 25 novembre", journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes.

 

 

 

Désillusion pour " Le Grand Bain"

Avec dix nominations, dont celles de meilleur film et meilleur réalisateur, Le Grand Bain, comédie sociale à succès de Gilles Lellouche dans l'esprit de The Full Monty, sur des quadras et quinquas déprimés qui se lancent dans la natation synchronisée, espérait confirmer son parcours sans faute jusqu'ici, du succès critique aux 4,2 millions de spectateurs en salles. L'académie des César en a décidé autrement. 

 

 

Le film doit se contenter du César du meilleur second rôle. Quatre de ses acteurs étaient cités : Jean-Hugues Anglade, Philippe Katerine, Virginie Efira et Leïla Bekhti. Et c'est le chanteur Philippe Katerine qui l'a décroché. Mais le César du meilleur acteur est allé à Alex Lutz pour son rôle dans Guy qu'il a également réalisé et où il s'est vieilli de 30 ans pour incarner une ancienne gloire de la chanson.

 

 

 

Troisième César pour Jacques Audiard et Karin Viard

Après De battre mon cœur s'est arrêté en 2006 et Un prophète en 2010, Jacques Audiard remporte à nouveau le César du meilleur réalisateur avec Les frères Sisters, déjà récompensé par le prix de la mise en scène à la Mostra de Venise. Nommé neuf fois aux César, le western, premier film entièrement tourné en anglais par le cinéaste, avec un casting de stars, de Joaquin Phoenix à Jake Gyllenhaal, a reçu des prix techniques, ceux des meilleurs décors, du meilleur son et de la meilleure photo.

 

 

Karin Viard a reçu le César de la meilleure actrice dans un second rôle pour son interprétation de mère mal aimante dans Les Chatouilles, décrochant au passage le troisième César de sa carrière. A 53 ans, la comédienne enrichit une collection de prix qui compte déjà le César de meilleure actrice en 2000 pour Haut les coeurs ! et celui de second rôle en 2003 pour Embrassez qui vous voudrez.

 

 

 

Razzia pour "Shéhérazade"

Shéhérazade, histoire d'amour à Marseille entre un caïd et une jeune prostituée, a reçu e César du meilleur premier film. Et ses deux interprètes principaux, Kenza Fortas et Dylan Robert, ont été récompensés par ceux des meilleurs espoirs féminin et masculin. Shéhérazade avait été repéré à Cannes où il avait été sélectionné à La Semaine de la critique. Il avait ensuite remporté le Prix Jean-Vigo et celui du meilleur film au festival du Film francophone d'Angoulême.

 

 

Pour son premier long métrage, tourné avec des interprètes non-professionnels, Jean-Bernard Marlin a fait huit mois de castings sauvages dans des foyers de la cité phocéenne ou à la sortie des prisons. Ils aboutissent à la rencontre de Dylan Robert, qui tient le rôle principal, celui de Zachary. Rien ne les prédestinaient aux plateaux de cinéma. Dylan Robert, ex-petit caïd passé par la case prison est devenu acteur, en jouant un rôle qui lui ressemble. Quant à Kenza Fortas, elle vivotait à Marseille après avoir quitté l'école à 16 ans.

 

 

 

Standing ovation pour Robert Redford

Un des moments forts de cette soirée a été la remise d'un César d'honneur à l'acteur américain de légende Robert Redford, 82 ans, salué par une standing ovation.

 

 

 

Kad Merad en Freddie Mercury

Maître de cérémonie de ces 44e César, Kad Merad est entré sur scène en interprétant un florilège des tubes de Queen, revus et corrigés. Grimé en Freddie Mercury, le comédien était presque aussi convaincant que l'acteur américain Rami Malek dans Bohemian Rhapsody.

 

 

 

Kristin Scott Thomas plaisante du Brexit

"J'ai bien l'intention de continuer à vos côtés, oui même avec ce Brexit", a plaisanté Kristin Scott Thomas, qui vit depuis de longues années en France. L'actrice britannique, au français parfait, qui préside la cérémonie cette année, a rendu hommage au cinéma français. "Tous ici nous aimons ce cinéma-là, un cinéma plus indépendant et plus libre que partout ailleurs, des films courageux, ambitieux, inattendus (...) vous pouvez être fiers de la diversité de vos productions", a-t-elle dit avant d'ouvrir cette 44e édition.

 

 

"Et n'oublions pas cette formidable ouverture pour ce qui n'est pas français, vous m'avez permis, moi étrangère venant d'ailleurs, de devenir actrice et de vivre de ma passion", a-t-elle dit. "C'est l'occasion pour moi de vous dire merci, et j'ai bien l'intention de continuer à vos côtés, oui même avec ce Brexit", a-t-elle plaisanté, provoquant des rires dans la salle Pleyel. "Il est vrai que je crains d'être retenue à la frontière avec ma panse de brebis farcie , mes stocks de jelly et mes disques d'Elton John jelly, mais ce soir je suis là."

 


23/02/2019
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Franceinfo - le mardi 19 février 2019

 

 

Dandy dès l'enfance, ennemi d'Yves Saint Laurent... Sept choses que vous ignorez peut-être sur Karl Lagerfeld

 

 

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Benoît JourdainFrance Télévisions
 

 

 

 

Le couturier allemand Karl Lagerfeld est mort mardi. Voici sept choses à savoir sur l'homme qui laisse derrière lui soixante ans de carrière et une œuvre phénoménale

 

 

 

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Le créateur Karl Lagerfeld lors d'une exposition de ses photographies à la Langen Foundation, près de Neuss (Allemagne) le 17 novembre 2007. (ACHIM SCHEIDEMANN / DPA / AFP)

 

 

 

Le monde de la mode pleure. Karl Lagerfeld est mort mardi 19 février. L'état de santé du couturier a commencé à inquiéter lorsqu'il ne s'est pas présenté pour saluer à la fin du défilé Chanel haute couture printemps-été 2019, fin janvier. Depuis ses débuts comme directeur artistique chez Jean Patou à la fin des années 1950, il a gravi les échelons jusqu'à prendre la tête de la maison Chanel en 1982.

 

 

Touche-à-tout capable de créer des collections haute couture pour Fendi et Chanel, de collaborer avec H&M ou de dessiner le maillot de l'équipe de France de football, Karl Lagerfeld a réussi, en soixante ans de carrière, à bâtir un empire. Il était aussi une icône, avec ses lunettes noires, son catogan poudré au shampooing sec et son style de dandy. Franceinfo revient sur la vie de ce génie de la mode en sept anecdotes.

 

 

 

1 - Enfant, il portait déjà la cravate et les cheveux longs

Karl Lagerfeld est né en Allemagne, à Hambourg, dans les années 1930. Mais les horreurs de la guerre lui seront épargnées. "J’ai eu de la chance, il ne s’est rien passé", répétait-il à longueur d'interviews, rappelle Le Monde (article abonnés). Son père, Otto Lagerfeld, allemand d'origine suédoise, "qui parle douze langues", selon Libérationa fait fortune grâce à l'importation de lait concentré. Le jeune Karl vit ainsi une enfance à l'abri du besoin, dans une vaste propriété à une quarantaine de kilomètres de Hambourg, entouré de ses parents, de sa sœur Martha Christiana et de sa demi-sœur Thea.

 

 

Très vite, il se distingue des autres élèves avec ses cheveux longs quand tous ses camarades de classe les portent courts. Il se mélange peu, dessine "sans cesse pendant les cours" et adopte très tôt un style de dandy. "A 5 ans, il exige, en vrac, un valet, des boutons de manchettes et l'achat d'un tableau vu dans la vitrine d'un antiquaire [représentant] Voltaire et Frédéric II dînant au château de Sans-Souci", raconte Libération. A 11 ans, il se met à porter chaque jour une cravate, un style qui dénote et lui attire des moqueries. "Il était différent, très particulier, rien à voir avec les gamins de la campagne", se souvient ainsi une ex-camarade de classe citée par Le Monde. 

 

 

 

2 - Il admirait sa mère malgré ses remarques acerbes 

Si son père a eu peu d'influence sur lui, sa mère en revanche a joué un rôle primordial. Pendant que son père travaille et que ses sœurs sont en pension, Karl Lagerfeld est élevé par Elisabeth. "Elle menait tout le monde à la baguette, c’était une femme très dominatrice. Elle tenait à ce que Karl fasse carrière", a confié son cousin Kurt Lagerfeld à la journaliste Alicia Drake, auteure de Beautiful People - Saint Laurent, Lagerfeld : splendeurs et misères de la mode (Denoël 2008).

 

 

Dans une interview à Paris Match, son fils la décrit comme une passionnée de lecture. Mais, plus que son goût pour les livres, Karl Lagerfeld retiendra de sa mère les remarques acerbes qu'elle lui adressait. "Elle me disait toujours que j’avais de trop grosses narines et qu’on devrait téléphoner à un tapissier pour qu’il y installe des rideaux, avait-il raconté au Monde. Et à propos de mes cheveux, qui étaient de couleur marron-acajou : 'Tu ressembles à une vieille commode'."

 

 

Reste que, selon lui, cette éducation à la dure a forgé son succès : "Elle avait raison : ça a marché pour moi, disait-il au Point. Bon, c'est vrai que d'autres ont été traumatisés. Mes sœurs, elle les a tuées. Mais j'ai toujours bavé d'admiration devant son pragmatisme méchant et drôle." 

 

 

 

3 - Il a toujours caché son âge

Pour Karl Lagerfeld, le temps qui passe a toujours été le sujet à éviter. "Merci de me rappeler mon ancienneté", avait-il lâché, agacé, à une journaliste qui l'interrogeait sur sa longévité dans le milieu de la mode. Le créateur a toujours fait en sorte de garder secrète sa date de naissance, livrant des chiffres différents dans ses interviews. Seule certitude : le couturier serait né entre 1930 et 1940. En 1990, face à Thierry Ardisson, il affirmait avoir vu le jour en 1938. Une fête a d'ailleurs célébré ses 70 ans le 10 septembre 2008.

 

 

Mais, d'après le journal allemand Bild am Sonntag, qui s'appuie sur la publication d'"un extrait de son acte de baptême où figurent sa date de naissance ainsi que les témoignages d’anciens camarades de classe et d’une institutrice", rappelle Le Monde, Karl Lagerfeld serait né le 10 septembre 1933. L'intéressé n'a jamais ni confirmé ni infirmé. Et s'est même amusé à entretenir la confusion. En 2013, il expliquait ainsi à Paris Match n'être né ni en 1933, ni en 1938, mais "au milieu : 1935". "Ma mère avait changé la date. C’était plus facile de faire un 3 ou un 8", avance celui qui a gardé le secret jusqu'au bout, comme il se l'était promis : "Je ne le dirai jamais, et puis il y a des choses que je ne sais pas moi-même."

 

 

 

4 - Il a été l'ami puis l'ennemi d’Yves Saint Laurent

Retour en 1954 : alors qu'il est installé à Paris depuis deux ans, Karl Lagerfeld participe à un concours organisé par le Secrétariat international de la laine et l'entreprise Woolmark. Il remporte le premier prix pour un manteau ; à ses côtés, un certain Yves Saint Laurent remporte le premier prix pour une robe. Les deux génies de la mode commencent ensemble leur carrière, mais leurs trajectoires s'éloignent. Dans les années 1960, Yves Saint Laurent est déjà une star, pas Karl Lagerfeld. "Je n’étais pas jaloux, assure ce dernier dans Le Monde. Yves, [Pierre] Bergé et moi étions allés voir une cartomancienne turque dans un entresol de la rue de Maubeuge. Elle avait dit à Yves : 'C’est bien, mais cela se termine assez vite'. Et à moi : 'Ça commence quand ça se termine pour les autres'."

 

 

S'ils sont amis au départ, les liens vont se distendre. Il ne pouvait en être autrement, selon la journaliste britannique Alicia Drake. "Yves a triomphé à 21 ans, remportant un succès précoce et incontestable qui ne pouvait que rendre fou son rival. Jamais ces deux immenses talents concurrents ne pourront se satisfaire de partager le même plateau. Leurs ambitions sont trop proches pour supporter pareille proximité. Ce destin commun n'a d'autre issue qu'une opposition totale", résume-t-elle dans son livre.

 

 

Mais c'est surtout un homme qui va rompre les liens entre les deux créateurs : Jacques de Bascher. Grand amour du couturier allemand, qui le qualifiait de "diable fait homme avec la tête de Garbo", ce dandy, emporté par le sida en 1989, fut en parallèle l'amant d'Yves Saint Laurent. Les années n'effaceront pas les rancœurs. La nomination de Karl Lagerfeld chez Chanel, en 1982, est une revanche sur son rival, qui admirait la maison de la rue Cambon. "Pour Karl, ce n’était pas seulement un immense bond en avant, c’était aussi un coup de poignard contre Yves", raconte la créatrice de mode Paloma Picasso à Alicia Drake.

 

 

En janvier 2017, dans l'émission "Stupéfiant" sur France 2, Karl Lagerfeld envoyait encore une pique en direction d'Yves Saint Laurent, mort neuf ans plus tôt : "Il n’était pas trilingue." Une insulte pour celui qui considérait que "les gens qui ne sont pas au moins trilingues sont des ruraux", souligne Le Monde.

 

 

 

5 - Il a donné une seconde vie à Chanel

En 1982, Karl Lagerfeld, alors directeur artistique de Fendi et Chloé, est approché par les frères Wertheimer, propriétaires de Chanel. A l'époque, la marque est dans le creux de la vague, mais l'Allemand accepte de relever ce "challenge". "Un an avant l’arrivée de Karl, j’avais fait un sujet pour le magazine allemand Stern, photographié par Peter Lindbergh : 'Les dix classiques de la mode' (...) Lorsque j’avais proposé le tailleur Chanel, Lindbergh m’avait répondu : 'Ça existe encore, ce truc ?'" se souvient Florentine Pabst, journaliste allemande et amie de Lagerfeld, dans Le Monde (article abonnés). 

 

 

Pour relancer la marque, le couturier négocie "100 000 dollars en vêtements pour habiller les 'éditrices de la presse mode et des amies'", écrit Le Monde. Il veut dépoussiérer le mythe, a carte blanche pour cela, et veut éviter que Chanel "reste le tailleur de la bourge avec des petits nœuds", cite France Soir. Karl Lagerfeld mise tout sur la communication, et parie sur les deux C entremêlés du logo. "Je les ai poussés, exagérés (…), fait rentrer dans les têtes des gens comme si ça avait toujours existé." Pour son premier défilé au siège de la rue Cambon, il convie les stars de l'époque : Isabelle Adjani, Jean-Claude Brialy, la baronne Marie-Hélène de Rothschild… Il fait aussi signer un contrat d'exclusivité à une jeune mannequin française : Inès de la Fressange. Une première à l'époque, qui modernise l'image de la marque. Le créateur lui accorde une grande liberté. "Pendant les défilés, j'ai beaucoup fait le pitre. J'arrivais en pyjama, avec mon oreiller, mon chien. L'idée était de ne pas se prendre au sérieux", se souvient-elle dans Vogue

 

 

Cela fonctionne : dès 1984, les ventes s'envolent, et la suite valide la stratégie du couturier. Trente-cinq ans après son arrivée chez Chanel, Karl Lagerfeld laisse un empire en pleine santé dont le chiffre d'affaires a atteint plus de 8 milliards d'euros en 2017. Même si son travail n'aurait pas forcément plu à Gabrielle Chanel : "J'imagine qu'elle n'aurait pas été d'accord avec moi. Elle aurait détesté", déclare-t-il à la presse à la veille de l'ouverture, en octobre 2015, de l'exposition "Mademoiselle Privé" à la Saatchi Gallery, à Londres. 

 

 

 

6 - Il a perdu 42 kg pour porter des slims

Il suffit de regarder les photos : à la fin des années 1990, Karl Lagerfeld n'affiche pas encore le corps svelte des dernières années de sa vie. Mais la vague du slim, cette coupe de vêtements près du corps, va bientôt déferler sous l'impulsion d'Hedi Slimane, à la tête de Dior Homme. Le 28 janvier 2001, dans les coulisses du premier défilé du jeune créateur, Karl Lagerfeld déclare : "Je veux être le premier à porter cette collection." "J'ai remarqué que pour porter ses vêtements, il fallait être mince, alors je me suis mis au régime", explique-t-il à V Magazine.

 

 

En treize mois, Karl Lagerfeld perd 42 kg avec le régime Spoonlight, inventé par le docteur Jean-Claude Houdret. "Il lui a fallu une volonté d’acier", commente ce dernier dans Capital. Car ce régime controversé, basé sur la prise de protéines en sachets, est extrêmement restrictif. Dans Le meilleur des régimes, coécrit avec son médecin, Karl Lagerfeld se livre d'ailleurs sur les privations et les rituels qu'il a suivis. "S’ils ne font pas partie du régime, je n’y crois pas. Cela doit être une sorte de punition, quelque chose que vous êtes obligés de faire", écrit-il

 

 

 

7 - Il vouait un culte à sa chatte… plus riche que vous

Karl Lagerfeld vivait un amour passionné avec Choupette, une chatte que lui avait confiée le mannequin Baptiste Giabiconi en 2011. "Choupette ne m'a pas été donnée. Choupette appartenait à un ami à moi, qui a demandé à ma domestique si elle pouvait s'en occuper durant ses deux semaines de déplacement. A son retour, il n'a pas récupéré Choupette", racontait le couturier dans Vanity Fair. Ce dernier ne la quittait plus, la photographiant sans arrêt. Lorsqu'il partait en voyage, on lui envoyait même "une image toutes les heures", comme il le racontait dans une interview au Point. Des clichés à admirer sur le compte Instagram de la chatte, suivi par plus de 100 000 personnes.

 

 

"C'est une présence divertissante, élégante, drôle et intéressante, mais pas tendre, ce n'est pas comme un chien, décrivait-il dans Marie Claire. Choupette est très élégante et très chic. Si l'on me demande quelle est la femme la plus élégante du monde, je dirais que c'est elle. Personne ne porte un manteau de fourrure comme elle." Le maître en a d'ailleurs fait "une petite fille riche", comme il le confiait en 2015, sur le divan de Marc-Olivier Fogiel. Rien qu'en 2014, la chatte a amassé trois millions d'euros, grâce à des contrats avec "une marque de voiture allemande" et une marque "de produits de beauté japonais", précise Vanity Fair.

 

 

"S'il m'arrive quelque chose, Choupette est mon héritière, avait révélé Karl Lagerfeld dans la même émission. Elle a sa propre petite fortune. La personne qui s'occupera d'elle ne sera pas dans la misère."

 


20/02/2019
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Franceinfo - le samedi 9 février 2019

 

 

Qui sont Jean d'Orléans et Louis de Bourbon, les prétendants au trône de France ?

 

 

 

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Aliénor VinçotteFrance Télévisions

 

 

 

Ils sont descendants de Louis XIV, pour l'un, et de Louis-Philippe, pour l'autre. Louis de Bourbon et Jean d'Orléans se revendiquent chacun comme étant l'héritier légitime de ces rois. Après la mort du comte de Paris le 21 janvier, franceinfo s'est penché sur ces deux prétendants au trône

 

 

 

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Louis de Bourbon, duc d'Anjou (à gauche) en novembre 2018 à Madrid (Espagne), et Jean d'Orléans, comte de Paris (à droite), le 2 février 2019 à Dreux (Eure-et-Loir). (CHARLY TRIBALLEAU / AFP)

 

 

 

Albert II de Monaco, la reine Sophie d'Espagne, le prince Hassan du Maroc, l'ancienne impératrice d'Iran Farah Pahlavi… Ces têtes couronnées sont réunies, samedi 2 février, pour rendre un dernier hommage à Henri d'Orléans, comte de Paris, mort douze jours plus tôt à l'âge de 85 ans. Plus de 400 personnes, membres de l'aristocratie française et européenne, bravent un froid glacial pour assister à la cérémonie en la chapelle royale Saint-Louis de Dreux (Eure-et-Loir).

 

 

 

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Le prince Albert de Monaco, le prince Hassan du Maroc, la reine Sophie d'Espagne, l'impératrice Farah Pahlavi d'Iran, Jean d'Orléans, Philomena de Tornos y Steinhart, aux funérailles d'Henri d'Orléans à Dreux (Eure-et-Loir), le 2 février 2019.  (CHARLY TRIBALLEAU / AFP)

 

 

 

Contrairement à ce qui pourrait se passer en Espagne ou en Angleterre en cas de décès royal, la nouvelle de sa mort n'a pas frappé les esprits en France, où la monarchie a disparu de longue date. Mais si tant de membres du gotha sont venus se recueillir ce jour-là à Dreux, c'est parce que le défunt n'est pas un aristocrate comme un autre. Henri d'Orléans était prétendant au trône de France, héritier direct de Louis-Philippe Ier, le dernier roi des Français, qui a régné de 1830 à 1848. De nombreux monarques et personnages illustres, dont Philippe d'Orléans, le frère cadet de Louis XIV, figurent parmi ses ancêtres.

 

 

Quelques heures avant les funérailles, le quatrième de ses cinq enfants, Jean, 53 ans, a annoncé qu'il prenait la relève.

 

 

 

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Un ancien banquier devenu forestier

Quelques jours plus tard, le nouveau comte de Paris reçoit franceinfo au domaine royal de Dreux, où il habite depuis 2011. Un bonnet bleu marine enfoncé jusqu'aux oreilles, le "prince Jean d'Orléans" vient en personne ouvrir la grille, accompagné de son gros chien noir. Un chemin mène à la demeure où il réside avec sa femme et ses cinq enfants. Des jouets traînent devant la porte d'entrée.

 

 

A l'intérieur, ni personnel de maison ni courtisans. Philomena de Tornos y Steinhart, issue de l'aristocratie autrichienne et espagnole, que Jean d'Orléans a épousée en 2009, nous propose un café. "Un grand ou un petit ?" demande-t-elle avec un léger accent. Dans la pièce d'à côté, les enfants s'esclaffent devant La Folie des grandeurs de Gérard Oury, avec Louis de Funès et Yves Montand.

 

 

 

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La famille d'Orléans pose dans le jardin du domaine royal de Dreux, en avril 2017. De gauche à droite : la princesse Antoinette, la princesse Louise-Marguerite, le prince Joseph et le prince Gaston avec leurs parents, Jean d'Orléans et Philomena de Tornos y Steinhart.  (NIVIERE / SIPA)

 

 

 

 

Les traits tirés, le bonnet toujours vissé sur la tête, le comte de Paris reçoit dans un petit salon, avec vue sur les toits de Dreux. Assis dans un fauteuil de cuir marron, il évoque ses longues études (maîtrise de philosophie et de droit, MBA en administration des affaires en Californie), son service militaire, mais aussi les grands sujets de société.

 

 

Après dix ans passés dans le secteur bancaire, chez Lazard et à la Banque populaire, puis dans le conseil chez Deloitte & Touche, Jean d'Orléans se consacre aujourd'hui à l'exploitation des 2 500 hectares de la forêt du Nouvion-en-Thiérache (Aisne), héritée de sa grand-mère paternelle.

 

 

Le couple est décrit à franceinfo comme "très catholique et très spirituel" par l'animateur Stéphane Bern, spécialiste des têtes couronnées, qui a côtoyé la famille d'Orléans. Il dépeint Philomena d'Orléans comme "très marrante, brute de décoffrage et très naturelle". "Elle parle aux gens, va au marché, ils élèvent des poules et des oies dans l'enceinte du domaine royal", énumère-t-il. D'après lui, leur entourage les qualifie souvent de très "accessibles".

 

 

Ils ont un côté écolo et simple. La princesse fait elle-même le pain au levain.Un proche collaborateur de la famille d'Orléans à franceinfo

 

 

Philomena et Jean d'Orléans sont engagés dans un programme de la ville de Dreux "pour permettre aux jeunes de s'enraciner dans leur histoire à travers le patrimoine". Chaque année, ils reçoivent une dizaine de groupes scolaires pour une présentation de l'histoire de Dreux ainsi qu'une visite du domaine et de la chapelle royale.

 

 

Leurs enfants, eux, sont scolarisés à la maison. "Les écoles à Dreux ne nous convenaient pas tellement", murmure le comte. Seul l'aîné, Gaston, 9 ans, est en pension dans le sud de la France, d'où il revient tous les quinze jours.

 

 

 

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Jean d'Orléans, comte de Paris, devant la chapelle royale Saint-Louis de Dreux (Eure-et-Loir), nécropole de la famille d'Orléans, le 2 février 2019.  (FRANCEINFO)

 

 

 

"Ils sont très proches de leurs enfants, raconte une commerçante de Dreux, qui tient une armurerie avec son mari. Elle, elle fume sa cigarette, et elle m'a déjà demandé un jour si elle pouvait m'emprunter un sac d'aspirateur !" Décrits comme "éduqués" et "sympathiques", les époux semblent très appréciés des habitants. "On parle d'eux dans le journal et le prince Jean participe aux fêtes du village", ajoute l'armurier.

 

 

 

Louis de Bourbon, le jet-setteur

Jean d'Orléans n'est pas le seul à se revendiquer héritier des rois de France. De l'autre côté des Pyrénées vit son lointain cousin, Louis de Bourbon, né en 1974. Descendant direct de Louis XIV par la branche des Bourbons d'Espagne, il porte le titre de courtoisie de duc d'Anjou.

 

 

 

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Maria-Margarita Vargas et Louis de Bourbon, duc d'Anjou, lors de la finale internationale de Polo, à Sotogrande, en Espagne, le 28 août 2016.  (EUROPA PRESS ENTERTAINMENT / EUROPA PRESS)

 

 

 

La vie de ce duc franco-espagnol au physique de play-boy, animé d'une ardente foi catholique, se partage entre Madrid, les Etats-Unis et Caracas, capitale du Venezuela. "C'est un jet-setteur, il voyage beaucoup", raconte à franceinfo Philippe Delorme, historien et journaliste spécialiste des familles royales. Cet arrière-petit-fils du général Franco du côté maternel, surnommé "Louis XX" par ses partisans, est marié depuis 2004 à Maria-Margarita Vargas Santaella, riche héritière vénézuélienne. Ils vivent dans un appartement d'un quartier chic de Madrid et ont quatre enfants, dont le dernier, Henri de Jésus, est né le 1er février dernier.

 

 

Bien qu'il appartienne à une vieille lignée royale, Louis de Bourbon n'est pas rentier mais banquier. Il a travaillé chez BNP Paribas avant de devenir vice-président de la banque vénézuélienne Banco Occidental de Descuento, propriété de son beau-père. Comme Jean d'Orléans, il assure subvenir lui-même aux besoins de sa famille.

 

 

Je n'ai pas de fortune personnelle ni de château. Quand je vais à Paris, je loge chez ma mère, qui vient d'acheter un petit appartement, ou chez des amis.Louis de Bourbon, duc d'Anjou à "Paris Match", en 2010

 

 

"C'est un héritage culturel que je porte, ce n'est pas moi qui l'ai choisi, déclarait Louis de Bourbon à la chaîne catholique KTO en janvier 2017. Mais je me sens bien et je suis fier de le porter."

 

 

Car même en l'absence de fonction officielle, Louis de Bourbon est amené à participer aux cérémonies officielles et aux anniversaires. Dernier événement en date à Paris : la commémoration de la mort de Louis XVI, le 21 janvier. Il assume ainsi des "tâches dynastiques" qui l'amènent à avoir "moins de week-ends que les autres", selon Philippe Montillet, un des secrétaires au service de la famille de Bourbon depuis plus de trente ans, contacté par franceinfo.

 

 

 

Un héritage parfois encombrant

"C'est une famille comme les autres, mais qui ne l'est pas non plus, parce qu'il y a cet héritage-là", expose de son côté Jean d'Orléans, à qui son entourage nous conseille d'ailleurs de donner du "Monseigneur". Un héritage qui n'a pas toujours été facile à porter. A la Sorbonne où il étudiait, le comte a dû faire face au "parti pris", selon lui, de la part des professeurs. "Les copies n'étant pas cachetées, cela m'a apporté quelques difficultés, notamment en sciences morales et politiques", se souvient-il.

 

 

Durant son service militaire, le capitaine de son régiment a "voulu savoir ce qu'[il] valait", relate-t-il. L'expérience s'est bien terminée, "mais il fallait toujours, dit-il, que je sorte de ma réserve pour montrer ce dont j'étais capable". Il raconte, amusé, avoir voulu être "agent secret". Une vocation difficile à concilier avec la vie d'un héritier au trône de France.

 

 

Pour Charles-Emmanuel de Bourbon-Parme, cousin des deux héritiers, être membre d'une famille royale suppose "un devoir d'exemple". "Nous essayons de vivre en suivant les règles de nos familles et les devoirs qui nous incombent", explique-t-il à franceinfo. Proche des deux prétendants au trône, il a choisi Louis de Bourbon comme parrain de sa dernière fille. Pour lui aussi, porter le nom Bourbon n'a pas que des avantages. Evoquant une forme de "discrimination", il raconte qu'on "bousculait [ses] enfants à ce sujet". "Cela dit, c'est très pratique pour réserver au restaurant !" plaisante-t-il.

 

 

"C'est une famille peut-être un peu plus grande que d'autres parce qu'elle déborde sur une bonne partie de tous les pays d'Europe", avance Axel de Sambucy, cousin du comte Jean. Il se présente lui-même comme un "modeste tenancier d'établissement" à Marrakech. "Peu de gens savent qui je suis vraiment", confie l'aîné de Chantal d'Orléans, sœur d'Henri d'Orléans.

 

 

 

Orléanistes contre légitimistes

Les deux prétendants au trône de France sont suivis par plusieurs milliers de personnes sur les réseaux sociaux : plus de 9 000 internautes sont abonnés à la page Facebook du "prince Jean de France". Louis de Bourbon en compte, lui, plus de 100 000. Parmi eux, des monarchistes de cœur, des admirateurs, des royalistes convaincus, de droite comme de gauche.

 

 

Qui dit deux prétendants dit deux camps de partisans : pour les orléanistes, majoritaires, le comte de Paris est l’héritier du trône de France ; pour les légitimistes, c'est Louis de Bourbon. "J'estime que [la monarchie] est le système de représentation de l'Etat le mieux adapté", confie un orléaniste à franceinfo. Mais, "réaliste", il reconnaît que "ce n'est pas aujourd'hui une éventualité envisageable".

 

 

Interrogé sur ses soutiens, le chef de la Maison d'Orléans se voit plutôt aujourd'hui comme un "facilitateur" dans la réalisation de certains projets, comme dans le domaine du patrimoine.

Je prends au sérieux tous ceux qui me sollicitent, mais je ne les laisse pas prendre le pas sur le rythme que je me suis donné.Jean d'Orléans à franceinfo

 

 

En 2009, il avait accordé un entretien à Fabrice Madouas, paru ensuite sous la forme d'un livre, Un prince français (éd. Pygmalion), lequel avait un air de programme politique. Le "prince" a aussi récemment pris la plume pour défendre la cause des "gilets jaunes". "Comment demander aux Françaises et aux Français des sacrifices, lorsqu'ils n'ont plus confiance dans leurs élites ? Comment se projeter dans l'avenir s'il n'y a pas de vision à long terme ? Comment réunir la population autour d'un projet commun lorsqu'on est l'élu d'une partie de la France contre l'autre ?" s'interrogeait-il sur son site internet.

 

 

"Il ne faut pas que je parte trop dans des considérations politiques", nous dit pourtant avec prudence Jean d'Orléans. Il évoque le cas de son grand-père, Henri d'Orléans, très investi dans certaines causes. Comme l'explique Stéphane Bern, ce comte de Paris-là, mort en 1999, était connu pour ses positions orientées à gauche. Une situation qui a amené certains royalistes à se tourner vers la branche espagnole des Bourbon.

 

 

Le courant légitimiste a repris de l'ampleur dans les années 1960-1970 (...) ce qui a redonné de la force à Alphonse de Bourbon, puis à son fils Louis.Stéphane Bern à franceinfo

 

 

A la question d'un possible retour à la monarchie, Jean d'Orléans répond : "On ne sait jamais, tout est toujours possible. Cela paraît assez loin, mais si les Français ont gardé un cœur monarchiste, la raison reste républicaine." Il imagine tout de même un scénario : "Cela peut se faire sans obligatoirement revenir à la royauté. Mais le comte de Paris pourrait avoir une position établie dans la société. Cela peut être un prince, dont on aura défini le cadre d'intervention comme on en trouve dans les monarchies des pays de l'Est, ou en Roumanie, qui n'est pas une monarchie, mais où la famille royale a une place de premier choix."

 

 

Quant à Louis de Bourbon, il se dit "partisan d'une monarchie républicaine où le roi règne et ne gouverne pas", selon Daniel de Montplaisir, biographe et historien des Bourbon. "Ce n'est pas à moi de me représenter, mais ce sera aux Français de vouloir ou non un représentant monarchique", répondait le duc d'Anjou à KTO en 2017.

 

 

Je pense que le roi est au-dessus des partis, comme un arbitre lors d'un match de foot ou de rugby.Louis de Bourbon, duc d'Anjou à KTO

 

 

Lui aussi a récemment pris la parole pour commenter la crise des "gilets jaunes". "Les Français ont été un peu abandonnés et le gouvernement n'a pas pris les bonnes mesures ou n'a pas su expliquer les mesures qu'il a prises, et n'a pas pris en compte la population", a-t-il déclaré sur M6, partageant ensuite la vidéo sur sa page Facebook.

 

 

Si les royalistes des deux camps se jettent leurs prétendants respectifs à la figure, Jean d'Orléans assure entretenir des "relations courtoises" avec son cousin éloigné. Il raconte ainsi lui avoir envoyé un SMS pour le féliciter de la naissance de son dernier enfant. "Il a cherché à me joindre pour les obsèques de mon père, donc on s'est rappelés", ajoute-t-il. "Ils ne sont pas amis, ils se connaissent peu, mais quand ils se rencontrent, les choses se passent normalement", commente l'historien Philippe Delorme.

 

 

Ce n'est pas "Game of Thrones" ! Il n'y a pas un coffre rempli de bijoux, ni 50 millions de personnes à gouverner.Philippe Delorme, historien spécialiste des familles royales à franceinfo

 

 

Selon lui, la brouille entre orléanistes et légitimistes est surtout une "querelle d'intellectuels ou d'historiens", même si des tensions persistent. Si les relations sont polies entre les deux branches, Jean d'Orléans tient à marquer sa différence avec Louis de Bourbon. "Nous, on a choisi d'être en France, on y travaille (…). On est associés aux heures heureuses et aux malheurs du pays depuis 987."

 


09/02/2019
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Franceinfo - le dimanche 27 janvier 2019

 

 

Le journaliste Henry Chapier, ancien animateur du "Divan", est mort à l'âge de 85 ans

 

 

 

Critique de cinéma, il était connu du grand public pour son émission sur FR3, où il interviewait sur un divan des personnalités de la culture et de la politique

 

 

 

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Henry Chapier, le 2 décembre 2011 à Marrakech (Maroc). (VALERY HACHE / AFP)

 

 

 

Il était connu du grand public comme l'animateur de la célèbre émission "Le Divan", sur FR3 puis France 3. Le journaliste Henry Chapier est mort à l'âge de 85 ans, annonce dimanche 27 janvier dans un communiqué la Maison européenne de la photographie, qu'il avait présidée de 1996 à 2017. "Quelle tristesse de perdre un si grand Parisien", a réagi sur Twitter la maire de Paris, Anne Hidalgo, peu après l'annonce de sa mort.

 

 

 

 

 

Né à Bucarest en 1933, Henry Chapier est arrivé en France en 1947. Après des études de lettres, il se tourne vers le journalisme. Il travaille notamment pour l'hebdomadaire Arts, où il côtoie François Truffaut et Jean d'Ormesson, puis à L'Express, et remporte en 1959 le prix du meilleur journaliste débutant.

 

 

Henry Chapier a poursuivi sa carrière à Combat, au Quotidien de Paris, puis entre à FR3 en 1978 comme éditorialiste culturel. Mais c'est surtout, sur cette chaîne, son émission "Le Divan" qui le fait connaître du grand public. Entre 1987 et 1995, près de 300 invités se sont allongés sur le célèbre divan jaune pour répondre à ses questions.

 

 

En 1996, Henry Chapier fait partie du jury au Festival de Cannes. La même année, il quitte France 3 pour se consacrer à la création de la Maison européenne de la photographie, association fondée avec Jean-Luc Monterosso, Marcel Landowski et Francis Balagna. Il en restera le président jusqu'en 2017.

 

 


27/01/2019
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Franceinfo - le samedi 26 janvier 2019

 

 

Le compositeur Michel Legrand, qui avait mis en musique "Les Demoiselles de Rochefort", est mort à l'âge de 86 ans

 

 

 

Son œuvre restera pour toujours associée au cinéma. Il avait notamment composé la musique de plusieurs films de Jacques Demy dont "Les Demoiselles de Rochefort"

 

 

 

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Le compositeur français Michel Legrand lors du festival du film de Venise (Italie), le 28 août 2014. (TIZIANA FABI / AFP)

 

 

 

Il était un des plus grands compositeurs français, et l'auteur de certaines des musiques les plus marquantes de l'histoire du cinéma. Michel Legrand est mort dans la nuit du vendredi 25 au samedi 26 janvier à Paris, à l'âge de 86 ans. "Il s'est éteint chez lui à 3h du matin aux côtés de son épouse la comédienne Macha Méril", a indiqué son attaché de presse.

 

 

D'abord accompagnateur et arrangeur pour des chanteurs, Michel Legrand avait commencé à composer des musiques de films dans les années 60 avec l'émergence de la Nouvelle vague, travaillant pour Agnès Varda, Jean-Luc Godard, et surtout son complice préféré Jacques Demy, pour qui il avait notamment signé les chansons des Parapluies de Cherbourg, des Demoiselles de Rochefort et de Peau d'Ane.

 

 

Il avait remporté trois Oscars

En 1966, il s'était installé aux Etats-Unis et avait conquis Hollywood, écrivant la musique de L'affaire Thomas Crown ou encore d'un James Bond, Jamais plus jamais. Michel Legrand avait obtenu trois Oscars, pour la chanson Les moulins de mon coeur, tirée de L'affaire Thomas Crown en 1969, puis pour Un été 42  et Yentl.

 

 

Sa carrière ne se limitait pas pour autant au cinéma. Chanteur et pianiste, il a accompagné aussi bien Ray Charles et Frank Sinatra que Charles Trenet et Édith Piaf.

 

 

Michel Legrand s'était récemment remis à sa table de travail afin de créer des musiques supplémentaires pour une version scénique de "Peau d'âne", à l'affiche depuis novembre et jusqu'à la mi-février au théâtre Marigny à Paris.

 


26/01/2019
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Franceinfo - le lundi 21 janvier 2019

 

 

Le comte de Paris Henri d'Orléans, prétendant au trône de France, est mort

 

 

 

Henri d'Orléans est mort à l'âge de 85 ans

 

 

 

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Le comte de Paris, Henri d'Orléans, le 10 janvier 2002. (MEHDI FEDOUACH / AFP)

 

 

 

Le comte de Paris, Henri d'Orléans, est mort, lundi 21 janvier dans la matinée. "J'ai la tristesse de vous annoncer le décès de mon père, Monseigneur le Comte de Paris, survenu ce matin. Je le confie à vos prières", a annoncé son fils le duc de Vendôme. La mort du comte Henri d'Orléans a d'autre part été confirmée à l'AFP par son conseiller juridique Dominique Chagnollaud de Sabouret.

 

 

Stéphane Bern, spécialiste des têtes couronnées, a réagi à l'annonce de la mort du comte de Paris, qui s'est éteint le jour anniversaire de la mort de Louis XVI : "Etrange destinée ! Le comte de Paris meurt un 21 janvier. RIP.", a-t-il écrit.

 

 

 

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21/01/2019
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Franceinfo - le dimanche 16 décembre 2018

 

 

Vaimalama Chaves, Miss Tahiti, est sacrée Miss France 2019

 

 

 

Elle met fin à la domination du Nord-Pas-de-Calais, vainqueur de trois des quatre dernières élections

 

 

 

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Vaimalama Chaves, sacrée Miss France 2019, le 15 décembre 2018 à Lille (Nord). (FRANCOIS LO PRESTI / AFP)

 

 

 

Vaimalama Chaves, Miss Tahiti, a été sacrée Miss France 2019 à l'issue du concours qui se tenait à Lille (Nord) samedi 15 décembre 2018. Cette victoire couronne un parcours singulier : la  jeune femme de 23 ans a longtemps été en surpoids (80 kg à 18 ans, 20 de moins aujourd'hui), et a collectionné les surnoms moqueurs pendant sa jeunesse, comme "le monstre". "C’était aussi l’occasion de pendre une forme de revanche sur la vie parce que j’ai été beaucoup critiquée par rapport à mon physique auparavant.", expliquait-elle à TV Magazine avant le concours.

 

 

La jeune femme, originaire de Papeete, est diplômée d'un Master de management. Elle a d'ailleurs attendu la fin de ses études pour se présenter à l'élection de Miss Tahiti. Elle voyait son "expérience" comme un avantage :"Je pense que je fais partie des filles les plus âgées de l’aventure. Je pense que ça m’a permis d’acquérir plus d’expérience et d’être plus posée."

 

 

Vaimalama Chaves, dont le prénom signifie "eau lumineuse" en wallisien, met fin à une série d'échecs de son île, souvent placée, mais rarement gagnante. Tahiti avait fini trois fois première dauphine et deux fois deuxième dauphine entre 2012 et 2016. Le dernier sacre remontait à vingt ans. Elle a devancé Miss Guadeloupe, première dauphine, Miss Franche-Comté, deuxième dauphine, et Miss Réunion et Miss Limousin, les deux autres finalistes.

 

 

La cérémonie a été marquée par quelques incidents et incongruités, comme ce plan tourné en coulisse où l'on voit l'une des candidates nue ou cette réponse inattendue de Miss Limousin. A la question "avec quelle personnalité rêveriez-vous de dîner ?", la candidate a répondu : Charles de Gaulle.

 


16/12/2018
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Franceinfo - le dimanche 9 décembre 2018

 

 

La Mexicaine Vanessa Ponce de Leon élue Miss Monde

 

 

 

En revanche, Maëva Coucke, Miss France 2018, a échoué à monter sur le podium

 

 

 

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Vanessa Ponce de Leon, élue Miss Monde le 8 décembre 2018 à Sanya, en Chine. (XINHUA / AFP)

 

 

 

C'est la première couronne mondiale pour le Mexique. Vanessa Ponce de Leon, une Mexicaine âgée de 26 ans, a été sacrée Miss Monde, samedi 8 décembre, "au terme d'une cérémonie lors de laquelle elle n'a jamais fait transparaître son stress", selon LCI. La cérémonie avait lieu à Sanya, en Chine.

 

 

La jeune femme est originaire de l'Etat de Guanajuato, au nord de Mexico. Dans son pays, elle est connue pour avoir remporté il y a quatre ans "Mexico's Next Top Model", émission de téléréalité qui cherche à faire émerger des mannequins. Devenue professionnelle, elle a enchaîné campagnes de pub, défilés et séances photos. Diplômée en business international, elle est investie dans l'humanitaire.

 

 

Par ailleurs, Miss France, Maëva Coucke, a été devancée par Miss Biélorussie dans la course au Top 5. La Nordiste de 24 ans avait pourtant réussi à intégrer le top 12. La France n'a pas obtenu le titre de Miss Monde depuis soixante-cinq ans.

 


14/12/2018
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Franceinfo - le samedi 1er décembre 2018

 

 

La comédienne Maria Pacôme est morte à l'âge de 95 ans

 

 

 

L'actrice, visage familier du théâtre de boulevard et du cinéma, excellait dans les rôles de bourgeoises exubérantes

 

 

 

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Maria Pacôme répète sa pièce "L'éloge de ma paresse" sur la scène du théâtre de la Gaîté Montparnasse, à Paris, le 13 décembre 2002.  (FRANCOIS GUILLOT / AFP)

 

 

 

Elle était l'une des comédiennes les plus connues du théâtre de boulevard. Maria Pacôme est morte à l'âge de 95 ans, annonce samedi 1er décembre son fils François à l'AFP.

 

 

C'est en 1958 que Maria Pacôme, passée plus jeune par le cours Simon, a réellement débuté sa carrière théâtrale dans Oscar aux côtés de Pierre Mondy et Jean-Paul Belmondo, qu'elle retrouvera en 1965 au cinéma dans Les Tribulations d'un Chinois en Chine de Philippe de Broca. Elle alternera avec succès dans les années 1960 et 1970 performances théâtrales et cinématographiques où, dans les deux cas, on lui confie le plus souvent des rôles de bourgeoises excentriques.

 

 

 

Une voix reconnaissable entre mille

N'écoutez pas, Mesdames (1962), Ta femme nous trompe 1965-1967), Les Grosses Têtes (1969), Le noir te va si bien (1972), Joyeuses Pâques (1980) font sa réputation sur les planches. Mais, devant la caméra, son visage est tout aussi familier et apprécié, là aussi le plus souvent dans des comédies comme Tendre voyou (Jean Becker, 1966), Le Distrait (Pierre Richard, 1970) ou encore Les Sous-doués (Claude Zidi, 1980).

 

 

En 1992, elle fait un retour remarqué au 7e art dans La Crise de Coline Serreau, où, interprétant la mère de Vincent Lindon, elle brille dans une scène mémorable où elle s'énerve contre lui ("Tes problèmes, je m'en fous"). Un dialogue devenu culte qui immortalise également une voix reconnaissable entre mille. Moins présente ces dernières années, elle avait publié en 2007 une autobiographie, Maria sans Pacôme.

 


04/12/2018
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Franceinfo - le mercredi 7 novembre 2018

 

 

Le compositeur et musicien Francis Lai, récompensé par un Oscar en 1970, est mort à 86 ans

 

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Édité par Thomas PontillonfranceinfoRadio France
 

 

 

 

Le compositeur est mort à 86 ans. Francis Lai avait composé la chanson "La Bicyclette" d'Yves Montand

 

 

 

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Francis Lai en mars 2017.  (GABRIEL BOUYS / AFP)

 

 

 

Connu notamment pour avoir créé de nombreuses musiques de films, Francis Lai avait reçu l’Oscar de la meilleure musique de film en 1970 pour Love Story.

 

 

 

Musique de film et "La Bicyclette" de Montand

Né à Nice en 1932, il était le compositeur régulier du réalisateur Claude Lelouch depuis leur rencontre sur Un homme et Une Femme, Palme d'or au festival de Cannes en 1966.

 

 

Parmi ses succès, La Bicyclette, interprêtée par Yves Montand. Il a également écrit pour Edith Piaf, l'Homme de Berlin, mais aussi Juliette Gréco ou encore Mouloudji. Claude Zidi lui a également commandé des musiques pour les films Les Ripoux (1984), Association de malfaiteurs (1987), Ripoux Contre Ripoux (1989) et Ripoux 3 (2003).

 

 

 

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13/11/2018
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Franceinfo - le dimanche 28 octobre 2018

 

 

Le journaliste et animateur Philippe Gildas est mort à l'âge de 82 ans

 

 

L'annonce a été faite, dimanche matin, par son ancien acolyte de "Nulle part ailleurs" Antoine de Caunes

 

 

 

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Philippe Gildas, le 23 octobre 2012, lors d'une séance de dédicace à Thionville (Moselle). (PIERRE HECKLER / MAXPPP)

 

 

 

C'est une figure des médias qui s'en va. Le journaliste et animateur de radio et de télévision Philippe Gildas est mort à l'âge de 82 ans, annonce à l'AFP son ancien acolyte de Canal+ Antoine de Caunes, dimanche 28 octobre. Il est décédé à Paris des suites d'un cancer, a précisé ce dernier.

 

 

Diplômé du Centre de formation des journalistes (CFJ) de Paris, Philippe Gildas débute sa carrière au légendaire journal Combat dans les années 60, avant d'entrer à la radio RTL. Il travaillera ensuite à l'ORTF, TF1 puis Antenne 2. Mais c'est à Canal+, qu'il rejoint peu après son lancement, que le Breton deviendra une star de la télé.

 

 

Diffusée tous les soirs en clair de 1987 à 1997, son émission "Nulle part ailleurs" reste l'une des plus emblématiques de la chaîne cryptée. C'est notamment là que la bande d'humoristes des Nuls a fait ses débuts, mais aussi celle des Deschiens, les marionnettes des Guignols ou encore le "Zapping". C'est également l'émission qui a révélé au grand public Antoine de Caunes, qui en deviendra le co-animateur au côté de Philippe Gildas.

 

 

Philippe Gildas, de son vrai nom Philippe Leprêtre, officiera également sur Antenne 2 dans "La Chasse au trésor", sur Paris Première aux commandes de "Vous prendrez bien un peu de recul" et "Vive la télé", sur Vivolta avec l'émission "Gildas & Co", et plus récemment sur Comédie ! aux commandes de "La Fausse Emission".

 

 

 

"Tu étais un modèle"

De nombreux animateurs et journalistes qui ont croisé la route de Philippe Gildas lui rendent hommage sur Twitter.

 


08/11/2018
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Franceinfo - le vendredi 26 octobre 2018

 

 

L'album posthume de Johnny Hallyday s'est vendu à 780 000 exemplaires en une semaine, un record en France

 

 

L'album était devenu disque de diamant (plus de 500 000 exemplaires physiques) en trois jours après sa sortie

 

 

 

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L'album posthume de Johnny Hallyday vendu à la fnac des Champs Elysées à Paris, le 19 octobre 2018. (CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP)

 

 

 

L'album posthume de Johnny Hallyday, Mon pays c'est l'amour, s'est vendu à 780 177 exemplaires (physiques et en téléchargement) en une semaine, a annoncé vendredi 26 octobre sa maison de disques, Warner Music France. C'est un chiffre historique et un record en France pour un démarrage. Au terme de son premier jour de commercialisation, l'album avait déjà atteint 300 000 ventes physiques, et il était devenu disque de diamant (plus de 500 000 exemplaires) en trois jours.

 

 

"C'est le meilleur démarrage sur une semaine de ventes dans l'histoire de la musique en France, le dernier record étant détenu par Johnny Hallyday lui-même en 2002 avec 305 634 albums vendus", souligne Thierry Chassagne, le patron de Warner, dans un communiqué. "Cela faisait longtemps que les fabricants de CD n'avaient pas été mis à rude épreuve pour répondre à une telle demande du public", commente de son côté le directeur général des services commerciaux mondiaux de Warner Music Group.

 

 

Au regard de ce démarrage en flèche, ce 51e opus de Johnny Hallyday pourrait devenir le plus gros succès commercial du chanteur, alors que s'ouvre la période pré-Noël, traditionnellement la plus faste de l'année pour le secteur (de l'ordre de 40% du chiffre d'affaires).

 


07/11/2018
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Franceinfo - le vendredi 19 octobre 2018

 

 

L'album posthume de Johnny Hallyday, "Mon pays c'est l'amour", a été vendu à 300 000 exemplaires dès le premier jour

 

 

Le chiffre a été communiqué par la maison de disques Warner Music France. Dès sa mise en vente, le disque était déjà disque de platine en raison des précommandes

 

 

 

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Un amateur de Johnny Hallyday achète un exemplaire du disque posthume du chanteur, le 19 octobre 2018 au supermarché Leclerc de Reims (Marne). (FRANCOIS NASCIMBENI / AFP)

 

 

 

L'album posthume de Johnny Hallyday a été vendu à 300 000 exemplaires dès le premier jour de sa mise en vente, annonce Warner Music France, vendredi 19 octobre. Ce chiffre très impressionnant est un record dans la discographie du chanteur et, pour l'histoire récente, de l'industrie musicale française.

 

 

Tout au long de la journée, les fans de Johnny Hallyday se sont rués chez les disquaires pour se procurer l'album posthume de leur idole, Mon pays c'est l'amour, mis en vente à 800 000 exemplaires et qui bat déjà quelques premiers records. Le patron de la maison de disques Warner, Thierry Chassagne, avait annoncé que l'album était disque de platine avant même sa mise en vente, en raison des précommandes.

 

 

L'opus le plus écoulé du chanteur est Sang pour sang (1999), avec deux millions d'exemplaires. Il s'était vendu à 250 000 exemplaires le premier jour de sa distribution.

 


24/10/2018
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