L'AIR DU TEMPS

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Franceinfo - le mercredi 29 juillet 2020

 

 

Mort de Gisèle Halimi : ces deux procès qui ont fait avancer la cause des femmes

 

L'avocate et ancienne députée Gisèle Halimi, qui a consacré sa vie à la cause des femmes et à la défense du droit à l'avortement, est décédée lundi à 93 ans. Certains de ses procès ont marqué l'opinion publique.

 

 


01/08/2020
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Franceinfo - le vendredi 17 juillet 2020

 

 

La danseuse et artiste de music-hall Zizi Jeanmaire, l'inoubliable interprète de "Mon truc en plumes", est morte à 96 ans

 

 

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20/07/2020
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Franceinfo - le lundi 6 juillet 2020

 

 

Mort du compositeur italien Ennio MORRICONE à l'âge de 91 ans

 

 

Réputé dans le monde entier pour ses musiques de films, il est mort dans la nuite du dlmanche 5 au lundi 6 juillet. Il est mort dans une clinique de Rome, hospitalisé à a suite d'une chute ayant provoqué une fracture du fémur.

 


06/07/2020
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Franceinfo - le jeudi 4 juin 2020

 

 

Guy Bedos : un dernier adieu à l'humoriste à Paris, entre chansons et émotion

 

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franceinfo Culture avec agencesRédaction CultureFrance Télévisions

 

 

Des centaines de personnes se sont rassemblées jeudi après-midi à Paris, sur le parvis de l'église Saint-Germain-des-Prés, pour un dernier hommage à l'humoriste et comédien Guy Bedos

 

 

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4 juin 2020, cérémonie d'obsèques de l'humoriste et comédien Guy Bedos. Le cercueil entre dans l'église Saint-Germain-des Prés.  (BERTRAND GUAY / AFP)

 

 

 

Guy Bedos est mort le 28 mai dernier à l'âge de 85 ans. Jeudi 4 juin après-midi à Paris, des centaines d'admirateurs et curieux se sont rassemblés sur le parvis de l'église Saint-Germain-des-Prés pour lui rendre un dernier hommage.



Une grande photo de l'artiste vêtu d'un pull rose était affichée sur un des piliers de l'église dont l'accès, réservé à des personnalités du monde du spectacle, était protégé par des barrières en raison de l'épidémie de coronavirus. L'arrivée du cercueil a été saluée par des applaudissements et des "merci !" lancés par une foule qui n'a pas fait spécialement attention aux consignes de distanciation physique.

 

 

 

Muriel Robin rend hommage à un homme "tellement gentil", comme "un grand frère"

Dès le début de la cérémonie, la voix de Guy Bedos, retransmise à l'extérieur de l'église par des hauts-parleurs, a résonné. "Je veux pas qu'on m'enterre... Je voudrai qu'on m'embaume." C'était le début d'un sketch capté à l'Olympia. En pleurs, son amie Muriel Robin, proche de la famille du comédien, a salué la mémoire d'un homme "gentil, tellement gentil" qu'elle considérait comme "un grand frère".



"Guy tu étais ce merveilleux frère toujours prêt à écouter... Avec toi j'ai eu un neveu et une nièce. Tu m'as fait un énorme cadeau en me faisant découvrir la Corse (...) Je te serre fort dans mes bras (...) ta gentillesse et ton si beau regard vont nous manquer. Merci et bravo", a-t-elle lâché, la voix nouée, avant de crier : "Bravo, bravo, bravo". Muriel Robin avait fait deux spectacles avec Guy Bedos au début des années 1990.

 

 

La fille de Guy Bedos, Victoria Bedos (à gauche), son fils Nicolas Bedos (à droite) et sa femme Joëlle Bercot (au centre) applaudissent après la cérémonie funéraire en l\'église Saint-Germain-des-Prés à Paris, le 4 juin 2020.

La fille de Guy Bedos, Victoria Bedos (à gauche), son fils Nicolas Bedos (à droite) et sa femme Joëlle Bercot (au centre) applaudissent après la cérémonie funéraire en l'église Saint-Germain-des-Prés à Paris, le 4 juin 2020. (BERTRAND GUAY / AFP)



À la fin de son hommage, salué par des applaudissements dans l'église et à l'extérieur, a retenti la musique de Vladimir Cosma pour le film d'Yves Robert, Un éléphant ça trompe énormément. La cérémonie s'est poursuivie, mêlant chansons (Ma plus belle histoire d'amour de Barbara, For me formidable de Charles Aznavour...) et prises de paroles de proches et d'amis.

 

 

 

"Qu'est-ce que tu en as énervé, des cons !"

"Mon Dieu, qu'est-ce que tu en as énervé, des cons", s'est rappelé Michel Boujenah entre deux sanglots. Avant le début la cérémonie, Nicolas, le fils cadet du comédien, sans masque, cravate dénouée et portant un parapluie, avait salué la foule d'un baiser de la main avant d'accueillir dans l'église plusieurs personnalités du monde du spectacle, dont le comédien Jean-Paul Belmondo, 87 ans, se déplaçant avec une béquille et soutenu par son fils Paul.

 

 

Jean-Paul Belmondo (à droite) et son fils Paul (à gauche), un masque sur le visage, à la cérémonie d\'hommage à Guy Bedos, le 4 juin 2020 à Paris. Jean-Paul Belmondo a baissé son masque pour s\'exprimer sur le parvis de l\'église de Saint-Germain-des-Prés après la cérémonie.

Jean-Paul Belmondo (à droite) et son fils Paul (à gauche), un masque sur le visage, à la cérémonie d'hommage à Guy Bedos, le 4 juin 2020 à Paris. Jean-Paul Belmondo a baissé son masque pour s'exprimer sur le parvis de l'église de Saint-Germain-des-Prés après la cérémonie. (BERTRAND GUAY / AFP)



Guy Bedos "n'était pas très pote avec la religion mais très ému par les églises", avait posté Nicolas sur son compte Twitter avant les obsèques de son père. "Il n'était peut-être pas pote avec la religion mais Dieu l'avait pour pote", lui a répondu le curé de Saint-Germain-des-Prés, le père Antoine de Folleville.



Parmi les personnalités présentes, on remarquait plusieurs acteurs et actrices comme les comédiennes Fanny Ardant et Catherine Frot ainsi que les comédiens Pierre Richard, François Berléand, Alex Lutz ou encore Benoit Magimel. Les journalistes Anne Sinclair, Mireille Dumas, Franz Olivier Giesbert et Michel Drucker étaient également présents ainsi que le dramaturge Jean-Michel Ribes. L'ancien ministre Jack Lang, l'actuel ministre de la Culture Franck Riester et Arnaud Montebourg ont également suivi la cérémonie.

 


En sortant de l'église, dont les cloches sonnaient à la volée, plusieurs participants à la cérémonie chantaient "ce n'est qu'un au revoir" tandis que la foule, d'où fusaient des youyous, applaudissait une dernière fois l'artiste. Dans la foule des anonymes, un homme portait une pancarte "l'humour est un humaniste" avec, au recto : "Merci Guy Bedos", rappelant son soutien aux sans-logis et à l'association Droit au logement.

 

 

 

Après les adieux à Paris, des funérailles dans l'intimité en Corse

Les funérailles du comédien doivent avoir lieu en Corse dans "l'intimité". "... Puis on t'envole en Corse, dans ce village qui te rendait un peu ta Méditerranée d'Alger. On va chanter avec Izia et les Tao, du Higelin, du Trenet, du Dabadie et du Nougaro. On va t'faire des violons, du mélodrame a cappella : faut pas mégoter son chagrin à la sortie d'un comédien", écrivait Nicolas Bedos dans une lettre lue sur France Inter.

 


05/06/2020
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Franceinfo - le jeudi 28 mai 2020 - mis à jour le 29.05.2020

 

 

Un mélancomique qui faisait du drôle avec du triste : l'humoriste et comédien Guy Bedos est mort à l'âge de 85 ans

 

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Valérie GagetRédaction CultureFrance Télévisions

 

 

 

Son fils, Nicolas Bedos, l'a annoncé jeudi sur Instagram. Marqué par une enfance douloureuse, Guy Bedos avait pris le parti d'en rire. Le one-man-show, le cinéma, le théâtre, l'écriture... retour sur la carrière protéiforme d'un artiste engagé

 

 

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y Bedos fait ses adieux au one-man-show sur la scène de l'Olympia le 23 décembre 2013 (FRANCOIS GUILLOT / AFP)

 

 

 

"Il était beau, il était drôle, il était libre et courageux. Comme je suis fier de t'avoir eu pour père." L'acteur Nicolas Bedos a annoncé, jeudi 28 mai, que son père, l'humoriste et comédie Guy Bedos, était mort à l'âge de 85 ans. "Embrasse Desproges et Dabadie vu que vous êtes tous au Paradis", a également écrit Nicolas Bedos dans un message sur Instagram.

 

 

 

 

Dans Mémoire d’outre-mère, Guy Bedos faisait en 2005, le récit glaçant de son enfance. Le livre commence par ces mots : "Je n’ai pas rêvé. J’ai bien vu ma mère frapper mon père avec un marteau. Je dois avoir entre deux et trois ans..."

 

 

 

La violence en héritage

Né le 15 juin 1934 à Alger, dans une famille pied-noir d’origine espagnole, il grandit dans la violence. Son père, Alfred Bedos dirige un laboratoire de produits pharmaceutiques. Sa mère, Hildeberte Verdier, est la fille du proviseur du lycée d’Alger. Le couple se sépare alors qu’il est encore très jeune. Guy Bedos ne reverra son père que de loin en loin. Sa mère se remarie avec un homme qui la bat. Elle frappe son fils en retour. C’est une femme raciste et antisémite. Guy Bedos racontait qu’elle avait une photo du Maréchal Pétain dans son sac. 

 

 

 

Il l’aimera malgré tout, comme on aime son bourreau mais, de cette enfance massacrée, gardera toute sa vie des bleus à l’âme. Le rire sera pour lui un exorcisme. "Je suis un pur résilient ", déclara-t-il un jour. La seule définition du rire qu’il acceptait était celle du philosophe Kierkegaard : "L’humour est la politesse du désespoir". "J’ai passé ma vie à faire du drôle avec du triste"  disait-il. A sept ans, Guy Bedos est placé en pension chez une femme qu’il surnomme Finouche. Elle lui servira d’institutrice et lui enseignera des valeurs à l’opposé de celles de sa mère : l’humanisme, la tolérance, le respect de l’autre. Il ne l’oubliera jamais et lui dédiera son livre Mémoires d’outre-mère.

 

 

 

Guy Bedos et son ami Jean-Paul Belmondo en 2017

Guy Bedos et son ami Jean-Paul Belmondo en 2017 (NIVIERE/SIPA)


 

Un antiraciste obsessionnel

Guy Bedos a 16 ans lorsqu’il arrive à Paris avec sa mère et ses deux demi-sœurs, des jumelles. Il quitte alors définitivement  le foyer familial et décide de prendre des cours de comédie à l’école de la rue Blanche. Il y rencontre Belmondo - " mon plus vieux copain " - Jean-Pierre Marielle, Jean Rochefort et bien d’autres. Le jeune comédien refuse de faire la guerre d’Algérie et évite de peu la prison. Il sera réformé pour maladie mentale. "Plutôt crever que d’aller tirer sur mes copains",  disait-il. Il se définissait comme "un antiraciste obsessionnel ". 

 

 

A 20 ans, il décroche son premier rôle au cinéma dans un film au titre prémonitoire : Futures vedettes de Marc Allégret. Deux ans plus tard, il apparaît pour la première fois à la télévision dans Virage dangereux, un rôle dramatique. "J’ai commencé à écrire des sketches par hasard ", racontait-il en 2013 dans le quotidien Libération. " J’ai interprété un premier sketch, signé Jacques Chazot, lui l’homo de droite et moi l’hétéro de gauche, à la Fontaine des quatre saisons où je croisais Boris Vian, Béjart débutant. Ce cabaret était dirigé par Pierre Prévert, le frère de Jacques. C’est lui, Jacques, l’idole de mon adolescence, qui m’a dit un jour : "Vous devriez écrire.» J’ai acheté un cahier et, le lendemain, c’était parti".

 

 

 

La drague 

Il commence au music-hall. En 1965, il partage l'affiche avec Barbara à Bobino. Il se dirige ensuite vers un répertoire comique avec Sophie Daumier, qui sera sa compagne à la ville comme à la scène. Le duo triomphe en 1972 avec un sketch inoubliable baptisé "La drague". Le couple danse un slow langoureux. Le spectateur entend les voix intérieures des deux danseurs. Et tandis que Monsieur, persuadé d’emballer sa partenaire, s’encourage à grands coups de "Vas-y Jeannot", Madame, au bord de l’esclandre, doit supporter ses mains baladeuses et son eau de toilette malodorante! C’est hilarant et terriblement moderne. La drague restera leur plus grand succès populaire. 

 

 

 


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Le tandem bouscule les codes de l’humour dans les années 70. Dans un autre sketch, "Les vacances à Marrakech", ils dénoncent de façon grinçante les clichés racistes. Certains ne comprendront pas et prendront leurs outrances au premier degré. Ils seront censurés. Après plus de dix ans de vie commune, le couple se sépare en 1977.

 

 

 

Le duo Guy Bedos et Sophie Daumier en 1975 : \"Les vacances à Marakech\"

Le duo Guy Bedos et Sophie Daumier en 1975 : "Les vacances à Marakech" (ALAIN LIENNARD / INA)


 

Le Simon d'un éléphant

Guy Bedos poursuit sa carrière en solo. Il va alors se partager entre le one-man-show, le théâtre, le cinéma et l’écriture de livres (plus d’une quinzaine après "Je craque" en 1976). Au cinéma, il tournera une trentaine de films dont quatre avec son ami, le réalisateur Yves Robert. Son rôle le plus marquant restera à jamais celui de Simon Messina dans Un éléphant ça trompe énormément et Nous irons tous au paradis. Un médecin attachant complètement étouffé par une mère juive. Bien qu’elle soit alors à peine plus âgée que lui, Marthe Villalonga joue le rôle de sa truculente maman. La scène où elle débarque avec ses valises sur le cours de tennis où il joue avec ses copains restera dans les annales de la comédie. Ce sera l'une de ses rares concessions à ses origines. Il refusait de s'enfermer dans les rôles de pied-noir.

 

 

 


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Une revue de presse au vitriol

A la fin des années 70, Guy Bedos commence à intégrer une revue de presse à ses one-man-shows. Elle deviendra le point d’orgue de ses spectacles. Ses fans adorent ce moment où il égrène, l’air de rien, vacherie sur vacherie. Le comédien est proche de la gauche, en particulier de François Mitterrand, "mon Président préféré" disait-il. Sur scène, il se montre très dur avec la droite, Chirac puis Sarkozy sans épargner pour autant son propre camp. Qui aime bien châtie bien. Avec lui, tous les partis en prennent pour leur grade. « Je déteste la politique, déclare-t-il en 1971 dans l’émission A bout portant. "J’adore les couleurs cassées. En politique, c’est rouge, noir, blanc. Il faut marcher au pas, toujours, et moi, je suis un insoumis".

 

 

Jamais avare quand il s’agit d’éreinter la famille Le Pen, Bedos est un franc-tireur. Il flirte parfois dangereusement avec les limites. Sur scène, il traitera un jour Nadine Morano, ex-ministre de Nicolas Sarkozy, de "conne". Poursuivi en justice pour injure publique, il sera relaxé, les juges ayant estimé que l’humoriste était dans son "registre habituel". Il enfoncera le clou en déclarant "Je n’insulte pas, j’informe". Bedos regretta un jour d’avoir égratigné Jacques Chirac qui ne lui aurait jamais inspiré "la même colère que Sarkozy et ses sbires". "On m’a collé la réputation d’être méchant, ce que je récuse. Je ne cherche pas à blesser à tout prix. Mais je peux être violent, oui", expliquait-il dans une interview à Libération en 2013.

 

 

 

"Je prends le risque de déplaire"  

Le rire grinçant, la plume acide, il n’épargne personne, pas même ses propres amis. "Je me suis octroyé la liberté de dire ce que je pense.Y compris lorsque c’est dangereux et que je peux déplaire. Je prends le risque de déplaire", avoue-t-il dans le journal Nice Matin en 2017. Comme ses amis Simone Signoret, Coluche ou plus tard Muriel Robin, Guy Bedos est un homme d’engagement. Il milite auprès de la Ligue des Droits de l’Homme et d’un certain nombre d’organisations comme Droit au Logement et l’Association pour le droit de mourir dans la dignité. Il n’est jamais le dernier lorsqu’on l’appelle sur une manifestation pour utiliser sa notoriété. Les injustices le révoltent. 

 

 

 

Sur le plateau de l’émission Thé ou Café en 2003, il a les larmes aux yeux après la diffusion d’un reportage sur l’association « Vivre après l’explosion d’AZF " dont il est le parrain. Il se dit " halluciné par la dureté du monde". Et il affirme : "On n’arrivera pas à se débarrasser de la petite délinquance tant qu’on aura autant d’indulgence pour la grande, en politique ou dans l’industrie. Le poisson pourrit par la tête ".

 

 

 

 

Guy Bedos soutient les familles sans logis qui manifestent avec Droit au Logement le 21/10/2007

Guy Bedos soutient les familles sans logis qui manifestent avec Droit au Logement le 21/10/2007 (LE FLOCH PASCAL/SIPA)


 

Dans sa vie privée, Guy Bedos est un tendre, un papa-poule revendiqué. "J'essaie de leur donner ce que je n'ai pas eu ", avoue-t-il sur France 2 en 2003. Marié à trois reprises, il aura quatre enfants.Trois filles, Leslie, Mélanie et Victoria et un garçon, Nicolas, qui lui ressemble comme deux gouttes d'eau. Il avait aussi adopté le fils de Sophie Daumier, Philippe, mort comme sa mère d'une terrible maladie, la chorée de Huntington. Nicolas Bedos a hérité de l'humour mordant de son père et marche sur ses traces: il est acteur, metteur en scène, réalisateur, dramaturge et chroniqueur. Sur la scène du théâtre Hébertot, en 2005, Guy Bedos remonte sur les planches avec Sortie de scène, la première pièce écrite par son fils. Les répétitions se déroulent bien. "Il est beaucoup moins susceptible qu'on ne le pense" ironise Nicolas. 

 

 

 

Rideau!

En 2011, Guy Bedos décide de faire ses adieux au one-man-show. Son dernier spectacle, créé au théâtre du Rond-Point, s’appelle tout simplement " Rideau ! ". Pendant deux ans, il sillonne la France pour dire adieu à son public.Sur le plateau du journal de 13 heures de France 2, il confie : "J’adore ce métier. J’ai envie de pleurer certains soirs. Je sens le public affectueux. Je ne sais pas comment je vais me passer de ça. Il n’y a pas plus fort "

 

 

 

Guy Bedos et ses enfants Victoria et Nicolas en 2013 sur la scène de l\'Olympia

Guy Bedos et ses enfants Victoria et Nicolas en 2013 sur la scène de l'Olympia (FRANCOIS GUILLOT / AFP)

 

 

 

Dans le quotidien Libération en 2013, il ajoute: " Je vais continuer à m’exprimer, mais rien, pas même une pièce de théâtre, avec son jeu de profil, ne pourra plus me procurer une telle satisfaction. Donc, une part de moi va disparaître " Le 23 décembre 2013, à l'âge de 79 ans, il donne son ultime spectacle sur la scène de l'Olympia. Il l'a rebaptisé pour l'occasion  "La der des der". Très ému, Guy Bedos tire sa révérence entouré de ses amis, de sa femme Joe et de leurs enfants Nicolas et Victoria. 

 

 

Dans une interview accordée au journal Nice Matin en 2017, l'humoriste évoquait sa mort en ces termes: "Je ne vais pas m'attarder pendant vingt ans. Il faut vous habituer à ce que je disparaisse et peut-être même volontairement ! J'appartiens à l'association " Le droit de mourir dans la dignité " et je mourrai dans la dignité. Je n'attendrai pas d'être gâteux, d'être une charge pour tout mon entourage. J'ai décidé de décider moi-même de mon départ ".

 

 

Comme il le disait souvent sur scène, la vie de Guy Bedos fut une comédie italienne où " tu ris, tu pleures, tu vis, tu meurs ". 

 


29/05/2020
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Franceinfo - le mardi 19 mai 2020

 

 

Michel Piccoli, légende du cinéma français, est décédé à l'âge de 94 ans

 

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France 2France Télévisions

 

 

L'acteur Michel Piccoli, grand nom du cinéma hexagonal, est disparu le 12 mai dernier, mais sa famille a décidé de communiquer la nouvelle aux médias lundi 18 mai

 

 

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Michel Piccoli goûtait les choses simples, Les choses de la vie. Cette vie qui bascule parfois comme dans le film de Claude Sautet. Sa vie débuta à Paris en 1925. "Je rends hommage à mes parents qui m'ont mis dans un cours de théâtre. Je me suis mis à travailler comme un fou, de 9 heures du matin à 9 heures du soir", expliquait l'acteur dans une interview.

 

 

 

Il a été dirigé par les plus grands

Il décroche son premier grand rôle à 24 ans dans Le Point du Jour de Louis Daquin. Il multiplie ensuite les apparitions à l'écran. Il sera notamment un mémorable Don Juan. Le film Le Mépris de Jean-Luc Godard en 1963 le fera entrer dans la légende du cinéma. Il reprend aux côtés de Brigitte Bardot un rôle écrit pour Sinatra. A la ville comme à la scène, il est entouré de belles femmes. Il épousera en secondes noces Juliette Gréco, sa compagne durant 11 ans.

 


22/05/2020
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Franceinfo - le samedi 2 mai 2020

 

 

"Elles n'ont jamais été aussi incapables de nous divertir" : la pandémie de Covid-19 nous a-t-elle vaccinés contre les célébrités ?

 

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Marie-Adélaïde ScigaczFrance Télévisions

 

 

 

Aux Etats-Unis, berceau de la culture de la célébrité, les internautes se rebellent contre des stars, moquées et pointées du doigt pour leur train de vie luxueux, jugé indécent en pleine crise sanitaire et économique

 

 

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Le quotidien hypermédiatisé de certaines célébrités choque en pleine épidémie de covid-19.  (PIERRE-ALBERT JAUSSERAND / FRANCEINFO)

 

 

 

Le 26 février, l'actrice américaine Gwyneth Paltrow embarquait dans un avion pour Paris. Sur Instagram, elle en profitait pour poster un selfie avec l'accessoire incontournable de la saison à venir : un masque. "J'ai déjà joué dans ce film. Prenez soin de vous. Ne vous serrez pas la main. Lavez-les souvent", conseillait la star et gourou du bien-être, avant de traverser l'Atlantique. Le long-métrage auquel elle fait référence s'appelle Contagion (2011). Elle y incarne le patient zéro, première victime d'une pandémie mondiale.

 

 

>> Coronavirus : déconfinement, bilans, masques… Retrouvez toutes les informations sur l'épidémie de coronavirus dans notre direct

 

 

Deux mois après ce cliché, la réalité a rejoint la fiction : sur cinq continents, 215 000 personnes ont été emportées par le Covid-19. Mardi 28 avril, les Etats-Unis avaient enregistré plus de morts en huit semaines qu'en vingt années de guerre du Vietnam et plus de 26 millions de personnes avaient perdu leur emploi. Gwyneth Paltrow, elle, ne prend plus l'avion, mais continue de témoigner de son quotidien masqué et confiné sur les réseaux sociaux, rejointe dans les semaines qui ont suivi par une horde de stars au chômage technique.

 

 

Mais de l'autre côté des écrans, dans les foyers de citoyens anxieux face à une crise sanitaire et sociale sans précédent, les complaintes et les conseils du tout-Hollywood passent de plus en plus mal. 

 

 

"Aussi rapidement que le virus s'est propagé, de façon effroyablement exponentielle, notre relation à cette caste a viré à l'aigreur", relevait début avril le journaliste de Vanity Fair* chargé de la rubrique divertissement. Stars moquées, jugées, voire insultées… En braquant le projecteur sur les "besoins essentiels" et les inégalités sociales, le coronavirus a-t-il mis à terre le culte des vedettes ?

 

 

 

"Les célébrités sont à côté de la plaque"

Tout avait plutôt bien commencé. Le 10 mars, la rappeuse Cardi B publie une vidéo sur Instagram dans laquelle elle confie − avec son style bien à elle − sa peur du "CoRonaVAïrussss !" Son post devient immédiatement viral − ni plus ni moins que la vidéo la plus regardée sur ce réseau social en mars, avec 27,8 millions de vues. Le lendemain, Tom Hanks, l'acteur préféré des Américains, et son épouse, l'actrice Rita Wilson, annoncent avoir été infectés et placés en quarantaine en Australie. Pour paraphraser Cardi B et son discours prophétique de la veille : "Shit go real !" ("Le coronavirus, c'est du sérieux")

 

 

Alors que les messages de sympathie pleuvent sur le couple d'acteurs, le New York Times relève que "certes, la pandémie a déstabilisé les marchés financiers, fait fermer les universités et interdit tout déplacement à l'étranger. Mais infecter notre cher Tom Hanks ? C'en est trop." Comment un pays dans lequel il faut qu'une célébrité soit malade pour prendre conscience de la gravité de la situation a-t-il pu se retourner contre ses idoles ? A cause de gens extraordinairement maladroits, à l'instar de Gal Gadot, qui incarne Wonder Woman au cinéma. 

 

 

Début mars, l'actrice a convié une vingtaine de célébrités à interpréter une reprise d'Imagine de John Lennon, en direct de la planète Malaise. "Nous sommes tous dans le même bateau", lance-t-elle en introduction dans un sourire. Dès sa publication, le clip s'attire une avalanche de moqueries sur Twitter. Comble de l'échec, même des célébrités chambrent, comme l'humoriste Ricky Gervais. La presse pointe la gêne suscitée par cette chorale de privilégiés, brochette de "multimillionnaires chantant le rêve d'un monde sans possessions, et ce, alors qu'une foule de gens perdent leur travail". "On savait que les célébrités étaient à côté de la plaque, mais jamais elles n'avaient provoqué une telle colère", remarque une éditorialiste du Guardian.

 

 

 

 


Quelques jours plus tard, c'est Madonna qui en remet une couche. Le virus "est un grand égaliseur et c'est ce qui est terrible et génial. Il nous rend égaux", lâche la star dans une vidéo que ne renierait pas Arielle Dombasle. La chanteuse y apparaît plongée dans un bain où flottent les pétales de rose, accompagnée en fond par quelques notes de piano. Non, Madge. "Loin d'être un 'grand égaliseur', le coronavirus a rendu les inégalités impossibles à ignorer", corrige l'éditorialiste du Guardian, tandis que le clip disparaît d'Instagram.

 

 

 

 

 

 

C'est ainsi qu'une innocente vidéo montrant Jennifer Lopez dans le jardin de sa villa au côté de son fils, perché sur un hoverboard, et dans laquelle elle déplore de ne plus pouvoir aller au restaurant, a écopé d'un commentaire cinglant. "On te déteste tous." Si même celle qui chantait "ne te laisse pas tromper par mes diamants, je suis toujours Jenny de la citéen prend pour son grade, c'est bien que l'Amérique, ou plutôt "la celebrity culture", est en feu, estime le New York Times

 

 

 

 

Surtout, sa luxueuse villa ressemble à s'y méprendre à celle habitée par la riche famille autour de laquelle se déroule l'intrigue du film coréen Parasite, oscarisé en début d'année, entre autres, pour sa représentation des privilèges dans toute leur cruauté. "L'écart entre le train de vie et le quotidien difficile, laborieux, grisâtre des spectateurs d'une part, et le luxe, le faste des vedettes d'autre part, participe de la grandeur de la vedette", contextualise le sociologue Gabriel Segré, maître de conférences à l'Université Paris Nanterre, rattaché au laboratoire de sociologie, philosophie et anthropologie politiques (Sophiapol) et auteur de plusieurs livres sur le culte des vedettes, dont Les fans. Une approche sociologique (ed. Presse Universitaire Blaise Pascal)"Cet écart existe de tout temps, il a été mis en scène largement par la presse des vedettes dans les années 60." Mais alors pourquoi tant de haine ? 

 

 

 

Ceux qui n'ont rien sont ceux qui font tout

Avec le confinement et la mise à l'arrêt de l'usine à rêves, les célébrités ont cherché, comme beaucoup de confinés à domicile, à tuer le temps, voire à se rendre utiles. Logiquement, elles ont inondé les réseaux sociaux de leurs contenus maison. "Dès lors que ce type de communication devient le seul type rendu possible par le confinement, il s'intensifie, se précise et se diversifie (des vidéos de concerts intimistes dans le foyer privé…). Ce n'est pas une révolution ni même un changement", relève Gabriel Segré. Au fil des semaines, des dizaines de stars ont ainsi publié des vidéos à vocation d'utilité publique, demandant à leurs millions de "followers" de "rester à la maison". De Taylor Swift à Arnold Schwarzenegger, cigare au bec dans un jacuzzi, en passant par Danny DeVito ou Kim Kardashian. 

 

 

 

Arnold @Schwarzenegger
 

Stay. At. Home. That means you, too, spring breakers.

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Or, l'expérimentation, qui dure déjà depuis deux mois, permet de tirer quelques enseignements : tout d'abord, "les stars sont aussi ennuyeuses que nous et galèrent autant que nous avec la technologie", note le journaliste culture pop de The Atlantic, étonné de constater que "les célébrités n'ont jamais été aussi incapables de divertir". Bref, de faire leur métier. 

 

 

Surtout, dans l'expérience commune du confinement, "internet et les réseaux sociaux sont devenus un catalyseur de notre colère, en ce qu'ils révèlent le fossé grandissant entre ceux qui ont et ceux qui n'ont rien", analyse VoxSurtout quand "ceux qui n'ont rien" sont ceux qui font tout. Alors que les médecins manquent de masques, de blouses et de respirateurs, que les soignants se protègent avec des lunettes de ski et que l'Américain moyen ne peut se soigner convenablement, les internautes sont de plus en plus nombreux à s'indigner de voir "des mannequins comme Bella Hadid ou Naomi Campbell poser avec un équipemement quasi-impossible à se procurer". Ou encore d'apprendre que Kris Jenner, maman de Kim Kardashian, a été testée pour le Covid-19 alors qu'elle ne présentait pas de symptômes.

 

 

Citée par Vox, l'anthropologue américaine Amber Wutich constate que la crise du coronavirus a ainsi initié "une transformation sociale extraordinaire", appuyée par la prise de conscience des inégalités. A son tour, elle interroge une possible évolution de notre rapport aux paillettes. "Rappelez-vous que les célébrités ne sont que les porte-parole des 1% [des personnes les plus riches]. Heureusement, le fait que les gens leur tournent désormais le dos montrent que de grands changements sont en vue", s'enthousiasme l'auteur américano-britannique Skylar Baker-Jordan, dans The Independent

 

 

A la lueur du coronavirus, l'usage que font d'Instagram les célébrités et les influenceurs a valu au réseau social d'être qualifié de "pourriture classiste" par le média de gauche The Daily Beast, alors que Twitter laisse la place aux témoignages de soignants et autres salariés "essentiels". Chez Teen Vogue, un média qui, comme Vox, se destine à la génération Z, mais aussi dans le New York Times ou encore sur le site Business Insider, le vocabulaire de la lutte des classes, des "masses" contre les "élites" et la remise en cause du capitalisme se retrouvent dans de nombreux articles et éditos consacrés au rôle des célébrités en temps de crise. Un rôle forcément comparé à celui des soignants et des salariés de la grande distribution, qualifiés de "héros" face à la pandémie et traditionnels parangons de modestie.  

 

 

 

"Non, toi, donne ton argent"

La remise à plat express de nos priorités nous a rendus moins disposés à écouter ce que les stars ont à dire, souligne la journaliste britannique Polly Vernon dans un édito au vitriol publié dans The Sunday Times. Devenues des "plateformes" avec l'avènement des réseaux sociaux, susceptibles de porter un message en un clic vers des millions de "followers", "on dirait désormais que toutes ces célébrités (...) veulent que nous sachions ce qu'elles pensent et ce qu'elles ressentent". Or, "jusqu'à présent, et à part quelques exceptions notables, elles s'y sont horriblement mal prises. C'est pourquoi leur contribution n'est pas plus pertinente ou constructive que celle de votre maman. Sauf, bien sûr, si votre maman fait partie des 'travailleurs essentiels', auquel cas les célébrités sont moins utiles qu'elle." 

 

 

Que peuvent donc faire les stars désœuvrées ? Si beaucoup de célébrités ont fait − plus ou moins discrètement − de généreux dons à des fonds de soutien mis en place dans le cadre de la lutte contre l'épidémie, leurs appels à la générosité ont mis en exergue la méconnaissance des préoccupations de monsieur et madame Tout-le-monde. Loin de se douter qu'il se ferait pourrir en postant un lien vers une cagnotte GoFundMe à destination du personnel soignant, le chanteur et producteur Pharrell Williams s'est vu répondre : "Non, toi, donne ton argent."

 

 

Et pour cause, les fans de certains artistes constituent justement le public le plus susceptible d'appartenir aux catégories de la population les plus vulnérables face au virus, pointe The Atlantic"Alors que la pandémie continue, le public assistera sans doute à d'autres tentatives gênantes de la part de célébrités qui espèrent lever des fonds sans se douter des difficultés que traversent leurs followers", prédit l'autrice de l'article, spécialisée elle aussi dans la culture et le divertissement. 

 

 

 

Tant qu'il faudra rêver… 

Pour le sociologue Gabriel Segré, il convient de noter que tout le monde ne réagit pas de la même façon face à ces contenus et autres sollicitations. "La réception et la consommation de ces vidéos mises en ligne par des vedettes dépendent évidemment des récepteurs (...), explique-t-il. L'accusation parfaitement légitime de la vedette déconnectée du réel, à la fortune 'scandaleuse' en ces temps de crise, se rencontre chez beaucoup d'entre nous, mais plus rarement chez les fans, consommateurs de la célébrité et souvent admirateurs de cette richesse ostentatoire." Ainsi, notre soif de contenus people plus ou moins absurdes ou divertissants n'a pas disparu avec le coronavirus.

 

 

Quand Kim Kardashian murmure à la caméra, lors d'un tutoriel maquillage publié sur Instagram, qu'elle se cache "dans la salle de bains des invités" parce que ses enfants ne la quittent pas d'une semelle, de nombreux commentateurs et commentatrices assurent se reconnaître dans ses contraintes de télétravailleuse, qu'importe que la businesswoman vive dans un manoir et affirme à Vogue que la famille passe le plus clair de son confinement dans sa "salle de cinéma" privée. 

 

 

 

Classements des meilleures et des pires vidéos de célébrités, listes remises à jour des personnalités touchées par le Covid-19, likes par centaines de milliers sur les réseaux sociaux, collections de photos de nos idoles sans maquillage… Autant de preuves que l'élite culturelle parvient à exercer une fascination sur les citoyens ordinaires sans quitter son pyjama. "La vedette admirée est également perçue comme un proche investi affectivement : une personne que l'on connaît intimement, dont on suit les déboires privés, le quotidien, dont on connaît les goûts, les habitudes, les travers. Et que l'on peut suivre dans son intimité…" explique Gabriel Segré.

 

 

Avec la presse hier et les réseaux sociaux aujourd'hui, poursuit le sociologue, "la vedette peut faire partager son quotidien à ses fans et les inviter dans son intimité, faisant croire ainsi à une proximité, une complicité, qui encourage la ferveur, l'investissement affectif, et bien sûr la consommation…" Cardi B, dont le charisme survolté s'accompagne d'un discours politique ancré à gauche, garde ainsi la sympathie de ceux qui dénoncent la vacuité des stars. Rihanna demeure saluée pour ses engagements humanitaires et les millions de dollars qu'elle donne à des œuvres de charité. Tom Hanks et Rita Wilson, désormais guéris, cultivent une modestie appréciée et inoffensive.

 

 

 

 

Interrogé le 18 avril sur la radio américaine NPR, l'acteur confie avoir accepté de donner son sang − et ses anticorps − afin de contribuer à la recherche d'un vaccin contre le Sars-CoV-2. Son interlocuteur ne peut s'empêcher de rêver. "Il ne peut pas y avoir de meilleure fin à cette catastrophe, lâche-t-il à la star. Si on découvrait que le remède se trouve dans le sang de Tom Hanks." 

 

 

  • Les liens présents dans cet article sont en anglais.

 


02/05/2020
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Franceinfo - le lundi 14 avril 2020

 

 

Avignon, Francofolies, Nuits de Fourvière annulés : les festivals de l'été durement touchés par la crise sanitaire

 

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franceinfo Culture avec agencesRédaction CultureFrance Télévisions

 

 

 

La déclaration d'Emmanuel Macron annonçant que les grands festivals ne pourraient pas se tenir avant la mi-juillet provoque l'inquiétude et pose de multiples interrogations

 

 

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Francofolies de La Rochelle, juillet 2018 (XAVIER LEOTY / AFP)

 

 

 

Pas de festival avant "mi-juillet" a annoncé Emmanuel Macron : Avignon a annulé dans la foulée, suivi par les Eurockéennes de Belfort puis Les Francofolies. Les grands rendez-vous culturels de l'été, à commencer par Cannes, sont plus que jamais menacés par la stratégie pour lutter contre le coronavirus.

 

 

"Pour le monde de la culture, les mois qui viennent seront difficiles. La mobilisation du ministère de la Culture ne faiblira pas. Nous serons aux côtés de tous les acteurs culturels et mettrons en place un plan spécifique annoncé par Emmanuel Macron", a twitté le ministre de la Culture Franck Riester.

 

 

 

Franck Riester @franckriester
 

Pour le monde de la culture, les mois qui viennent seront difficiles. La mobilisation du @MinistereCC ne faiblira pas. Nous serons aux côtés de tous les acteurs culturels et mettrons en place un plan spécifique annoncé par @EmmanuelMacron ce soir.

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Rideau pour Avignon

Deux heures après l'intervention du chef de l'Etat, Olivier Py, directeur, et Paul Rondin directeur délégué de la plus célèbre manifestation théâtrale du monde, ont tranché. "Nous avons partagé l'espoir aussi longtemps que cela était permis mais (...) les conditions ne sont plus aujourd'hui réunies pour que se déroule la 74e édition", prévue du 3 au 23 juillet.

 

 

La Cité des Papes devient d'ordinaire chaque juillet la "capitale du théâtre", attirant 700.000 visiteurs. Il y a le Festival principal, dit le In mais surtout le Off, encore plus grand (plus de 1.500 spectacles, par un millier de compagnies dans 200 théâtres de la ville). Le président du Off, Pierre Beffeyte, a expliqué prendre acte des déclarations d'Emmanuel Macron et du communiqué du In, et réunir un bureau le 14 avril et un conseil d'administration dans la semaine.

 

 

Les retombées économiques pour Avignon sont de l'ordre de 100 millions d'euros, selon les estimations, dont 25 millions générés par le In. Cette annulation s'annonce catastrophique pour des milliers d'artistes et de techniciens, dont de nombreux intermittents. Depuis sa création en 1947, le Festival n'a été annulé qu'une fois, en 2003, en plein conflit des intermittents.

 

 

Musiques : Francofolies annulées, quid des Vieilles Charrues et de Rock en scène ?

Les références du genre à l'étranger pour les musiques actuelles avaient donné le ton, comme Coachella, en Californie, reporté en octobre. Depuis, les incontournables français - Vieilles Charrues (16-19 juillet, 270.000) ou Rock en Seine (29 août-1er septembre, 100.000) - tremblent.

 

 

Le festival breton des Vieilles Charrues attendait 300.000 personnes à partir du 16 juillet, soit au lendemain de la levée d'interdiction des grands rassemblements. "La tenue du festival, je n'y crois pas", confie son directeur Jérôme Tréhorel à l'AFP. "Je vais demander dans les prochaines heures la réunion d'un conseil d'administration pour prendre sans doute la décision la plus douloureuse mais la plus raisonnable qui soit". 

 

 

Les premiers à prendre la décision d'une année blanche ont été le Printemps de Bourges (200.000 spectateurs en 2019), qui devait se tenir fin avril, puis le Hellfest (juin, 180.000 spectateurs), le Lollapalooza (juillet, 95.000 spectateurs) et Solidays (juin, 228.000 spectateurs). Mais après la nouvelle intervention du chef de l'Etat (le 13 avril), les annulations se sont multipliées : les Eurockéennes (juillet, 128.000 spectateurs), les Francofolies (10-14 juillet, 150.000), mais également Beauregard (juillet), Rock in Evreux (juin), La nuit de l'Erdre (juin), le Main Square (3-5 juillet, 115.000), Art Rock (29-31 mai, 78.000).

 

 

Les festivals de juillet peuvent-ils reporter ? Et ceux d'août ou septembre ont-ils des garanties ? "Il y a les artistes américains, qui construisent leur tournée européenne en bloc de six semaines: vont-ils venir alors que leur nombre de dates s'est déjà réduit avec les premières annulations ? Sans nos têtes d'affiches, la situation devient intenable", déclarait à l'AFP début avril Arnaud Meersseman, à la tête de AEG Presents France, qui a dans son portefeuille Rock en Seine. "La crise économique nous pend au nez : les gens vont-ils dépenser 80 à 100 euros pour un festival ?", s'interrogeait-il en conclusion.

 

 

 

En Rhône-Alpes, annulation des Nuits de Fourvière et de Jazz à Vienne

Le festival Jazz à Vienne (25 juin - 11 juillet) est mécaniquement annulé après les annonces présidentielles sur l'interdiction des grands rassemblements jusqu'à mi-juillet, ont acté les organisateurs.."Le report de cette 40e édition met en grande difficulté tous les acteurs liés à cette formidable aventure humaine : plus de 1.000 artistes et des centaines de prestataires, fournisseurs, intermittents, saisonniers... Au total, ce sont plus de 400 personnes qui travaillent chaque jour pendant la quinzaine du festival", détaillent-il sur le site internet de l'évènement. 

 

 

Créé sous l'impulsion de Jean-Paul Boutellier en 1981, ce festival réunit chaque année 200.000 festivaliers notamment dans le Théâtre Antique de Vienne, édifié au 1er siècle en bord de Rhône.

 

 

Autre annulation majeure de l'été : les Nuits de Fourvière à Lyon qui aurait dû se tenir du 2 au 31 juillet (le festival avait atiré attiré plus de 192.000 spectateursl'année dernière). Alain Souchon, Francis Cabrel, et les Anglais Liam Gallagher et Thom Yorke étaient notamment attendus cette année dans les théâtres antiques de la colline de Fourvière. "En 2021, le festival aura 75 ans, nous allons résolument nous engager avec les artistes vers l'avenir pour perpétuer ce rendez-vous créé en 1946", espèrent les organisateurs dans un bref communiqué publié mardi.

 

 

 

Pas de stars sur la Croisette ?

Le 19 mars, le Festival de Cannes avait déjà tiré un trait sur ses dates initiales, du 12 au 23 mai. Les organisateurs voulaient garder espoir et travaillaient sur "plusieurs hypothèses""dont la principale serait un simple report, à Cannes, fin juin - début juillet 2020". Mais si on en reste là, cette manifestation attirant 40.000 professionnels et 200.000 spectateurs, la plus importante et prestigieuse dans le monde du cinéma, ne se tiendra sans doute pas cette année.

 

 

Ce ne serait pas la première fois que ce carrefour mondial du 7e art doit renoncer. L'édition de mai 1968 fut interrompue après une fronde menée par des cinéastes, Jean-Luc Godard et François Truffaut en tête, en soutien au mouvement étudiant et ouvrier. La première édition en 1939 fut elle reportée en 1946 en raison de la seconde guerre mondiale. Les cuvées 1948 et 1950 furent elles annulées pour raisons budgétaires.

 

 

Cannes, dont Spike Lee devait être président, peut-il se résumer cette année à un festival en ligne ? Thierry Frémaux, délégué général, a balayé l'idée dans un entretien accordé à Variety la semaine passée : "Pour Cannes, son âme, son histoire, son impact, c'est un modèle qui ne pourrait pas marcher".

 


17/04/2020
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Franceinfo - le vendredi 17 avril 2020

 

 

Le chanteur Christophe, interprète de "Aline" et des "Mots bleus", s'est éteint à l'âge de 74 ans

 

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Mélisande Queïnnecfranceinfo CultureRédaction CultureFrance Télévisions

 

 

 

Depuis son premier succès avec "Aline" en pleine vague yéyé aux "Mots bleus" dix ans plus tard, le chanteur-musicien a traversé les époques. Son dernier album, "Les Vestiges du Chaos", était sorti en 2016

 

 

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Le chanteur avait été admis le 29 mars dernier à l'hôpital,atteint du coronavirus. (BERTRAND LANGLOIS / AFP)

 

 

Il avait remporté une Victoire de la musique en 2003, avait été fait chevalier de la Légion d'honneur en 2014... et surtout réalisé en près de soixante ans un parcours si singulier dans la chanson française, parti comme tant d'autres "babyboomers" de la vague yéyé et d'un titre à succès, Aline, pour devenir le chanteur-musicien, libre et avant-gardiste que nous connaissons. Daniel Bevilacqua, connu sous le nom de Christophe, est mort jeudi 16 avril à l'âge de 74 ans d'une insuffisance respiratoire pour laquelle il était hospitalisé depuis plusieurs jours.

 

 

 

"Aline", un premier succès à 20 ans

Daniel Bevilacqua naît le 13 octobre 1945 à Juvisy-sur-Orge (Essonne) où son arrière-grand-père, un émigré italien, s'était installé. Tôt, Daniel s'intéresse à la musique. Ses premières idoles : Edith Piaf et Gilbert Bécaud. Plus tard, il découvre le blues et se fascine pour l'"American Way of Life" qu'il découvre au cinéma. Le jeune "baby boomer" se tourne ensuite vers le rock, inspiré par le "King" Elvis Presley, puis apprend la guitare et l'harmonica.

 

 

 

 

A l'âge de seize ans, Daniel fonde son premier groupe, "Danny Baby et les Hooligans". Deux ans plus tard, après son service militaire, il tente une carrière solo sous le nom de Christophe, en 1963. Elle portera ses fruits en 1965 avec une ballade, Aline, qui lui offre le succès attendu en France où il est numéro un des charts. La reconnaissance est aussi internationale : en tête des ventes également en Espagne, en Israël, en Belgique, en Turquie et au Brésil, le titre s'écoule à plus d'un million d'exemplaires. A cette époque, Christophe compose d'autres succès comme Les MarionnettesJ'ai entendu la mer ou Excusez-moi Monsieur le professeur.

 

 

Le chanteur en 1966.

Le chanteur en 1966. (DALMAS/SIPA)

 

 

En 1966, le photographe Jean-Marie Périer l'immortalise aux côtés de 45 autres stars françaises du "yéyé" sur la "photo du siècle", publiée dans le magazine Salut les Copains, à l'occasion des quatre ans de sa parution. Christophe apparaît alors entouré de Johnny Hallyday, Sylvie Vartan, Hugues Aufray, Eddy Mitchell, France Gall ou encore Serge Gainsbourg...

 

 

 

La photographie réunit les plus grandes stars des années \"yéyé\".

La photographie réunit les plus grandes stars des années "yéyé". (Jean-Marie Périer)

 

 

La consécration dans les années 1970

Affublé d'une moustache et d'une longue chevelure blonde, Christophe peaufine son image de "latin lover" et de dandy de la chanson française à partir des années 1970. C'est à cette époque qu'il rencontre Véronique, son épouse, qui lui donnera une fille, Lucie.

 

 

Dans les années 1970, Christophe trimballe déjà une image de dandy des temps modernes.

Dans les années 1970, Christophe trimballe déjà une image de dandy des temps modernes. (GAILLARD/SIPA)

 

Christophe occupe les classements avec Mes PassagèresMain dans la main ou encore Belle et Rock Monsieur. C'est avec Jean-Michel Jarre qu'il écrit l'album Les Paradis Perdus puis, en 1974, Les Mots bleus, qui lui permet de renouveler son public.

 

 

 

 

En 1976, il collabore avec Boris Bergman pour l'album Samourai dans lequel il dédie une chanson à John Lennon, Merci John. Son album Le Beau Bizarre (1978), co-écrit avec Bob Decout, est classé par le quotidien Libération parmi les cent meilleurs albums de l'histoire du rock'n'roll. Son troisième plus gros succès, après Aline et Les Mots bleus, est également une ballade : la chanson Succès Fou s'écoulera à 600 000 exemplaires.

 

 

 

 

Par la suite, il se fait moins présent sur scène mais collabore à de nombreux projets, notamment à la composition de la musique du premier tube de Corynne Charby, Boule de flipper.

 

 

Un artiste en phase avec son époque

Tout au long d'une carrière de plus de cinquante ans, Christophe n'a de cesse de se renouveler, sans jamais délaisser ses engagements personnels. Il se réinvente, comme en 1996 avec la sortie de son album Bevilacqua qui, malgré un succès relatif, surprend par sa modernité, résultat de longs mois passés en studio à le parfaire. Cinq ans plus tard, il dévoile l'avant-gardiste Comme si la terre penchait et annonce son retour sur scène avec une série de concerts à l'Olympia, immortalisés en DVD.

 

 

 

En 2009, Christophe se produisait aux Francofolies de La Rochelle.

En 2009, Christophe se produisait aux Francofolies de La Rochelle. (XAVIER LEOTY / AFP)

 

 

 

En 2008, Christophe sort Aimer ce que nous sommes, une œuvre à laquelle collaborent des artistes comme Isabelle Adjani, Daniel Filipacchi, Florian Zeller, Murcof, Jac Berrocal, Carmine Appice et son ancien producteur Francis Dreyfus. Après un concert spectacle en 2009 dans le parc du château de Versailles, il reprend la tournée de Aimer ce que nous sommes. Elle le mène le 18 juin 2011 dans sa ville natale, Juvisy-sur-Orge, devant près de trois mille personnes.

 

 

 

 

 

 

Participation à un album de reprises d'Alain Bashung, à un concert de Julien Doré, à une chanson, Boby, avec Loane ou à quelques projets cinématographiques, collaboration avec Jean-Michel Jarre... Si Christophe se sera parfois fait discret, il n'aura jamais délaissé la scène, consacrant tout son temps, toute son énergie à insuffler modernité et inventivité dans ses productions les plus récentes. 

 

 

Dans ma tête, je ne suis pas un chanteur ; j’ai fait de la peinture, de la sculpture… Pour moi, je fais de la peinture sonore. Souvent les gens de ma génération disent que la musique, c'était mieux avant. Je ne suis pas d’accord. Je m’éclate avec la technologie qu’on a maintenant.Christophedans "Vanity Fair"

 

 

Son dernier album, Les Vestiges du Chaos, sort en 2016 et reçoit des critiques enthousiastes. "Je suis aujourd’hui à l’opposé dans ma façon de créer ; avant je mettais une intro, construisais une chanson de façon assez classique. Aujourd’hui, ce n’est plus possible. (...) Je ne fais pas d’albums par obligation, mais parce que j’en ai envie", confiait-il au magazine Vanity Fair à propos de sa relation à la création.

 

 

 

Christophe dans son appartement parisien, le 22 mars 2007.

Christophe dans son appartement parisien, le 22 mars 2007. (NICOLAS MESSYASZ/SIPA)

 

 

Christophe s'est éteint le 16 avril 2020. Mais l'artiste et ses plus de 200 chansons resteront à jamais.

 


17/04/2020
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Franceinfo - le lundi 6 avril 2020

 

 

Pourquoi l'acteur Louis de Funès reste un antidépresseur majeur en temps de confinement

 

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franceinfo Culture avec agencesRédaction CultureFrance Télévisions
 

 

Trésor national, l'acteur comique Louis de Funès, mort en 1983, reste toujours aussi populaire qu'il y a quarante ans, si ce n'est plus. En temps de confinement, ses films, programmés sur toutes les chaînes, font un carton. Voici pourquoi

 

 

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L'acteur français Louis de Funès dans une scène du film "L'homme orchestre" de Serge Korber en 1970. (NANA PRODUCTIONS/SIPA)

 

 

 

En temps de confinement, Louis de Funès squatte le petit écran. On a beau connaître la plupart de ses films par coeur, il parvient encore à faire hurler de rire des millions de Français à chacune de ses rediffusions télévisées.



Après avoir réuni 5 millions de spectateurs en plein après-midi devant La grande vadrouille, France 2 a récidivé en programmant dimanche Les aventures de Rabbi Jacob, qui ont fait rire près de 4 millions de confinés, avant La folie des grandeurs  avec Yves Montand (dimanche 12 avril à 21h) et Hibernatus (dimanche 12 avril à 22h50) attendus ces prochains jours.

 


 

 

 

Pas en reste, M6 déroule le tapis rouge tous les lundis soirs, en première et deuxième partie de soirée, à Louis de Funès en gendarme Ludovic Cruchot (Le gendarme se marie est au menu ce lundi 6 avril). Enfin, Canal+ promet à ses abonnés "un marathon du rire" en avril via sa chaîne digitale éphémère "Ciné+ De Funès". L'occasion de revoir des films comme Oscar ou Le grand restaurant et d'écouter des fans comme Alain Chabat partager leur passion.



Mais pourquoi Louis de Funès fait-il l'effet d'un baume, voire d'un médicament ?

 

 

 

Parce qu'avec lui on oublie ses soucis

"Quand tout va mal, il reste Louis", estime l'internaute caché derrière le compte JustLouisdeFunes (sur Twitter et YouTube), qui commente l'actualité avec des extraits de films et mimiques de l'acteur.

 

 

Just Louis de Funès@justdefunes
 

Ne cherchez plus, Louis de Funès a tué le game ?

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Beaucoup disent "qu'en regardant un de ses films, tu oublies tes soucis, au moins pendant 90 minutes. Ça peut paraître idiot mais très peu d'acteurs ont ce pouvoir", poursuit l'anonyme.



 

 

Parce qu'avec ses mimiques, c'est un peu notre Charlie Chaplin

Ce succès inoxydable doit beaucoup au jeu tout en grimaces et mimiques de Louis de Funès, qui fut, pendant les années 60-70, l'acteur numéro un du box-office. "C'est un mime, c'est un peu notre Charlie Chaplin", estime Jean-Christophe Mikhaïloff de la Cinémathèque, qui devait lui consacrer une grande exposition début avril. "Vous coupez le son et il se passe quelque chose" à l'écran.

 


Ce qui fascine plutôt le journaliste Bertrand Dicale, c'est le corps de l'acteur, "lancé en permanence à pleine vitesse" et qui danse souvent devant la caméra. "C'est un enfant dans un corps de papy, et ça les enfants le repèrent tout de suite. C'est l'un des leurs", abonde l'internaute caché derrière le compte JustLouisdeFunes.



Et de Ludovic Cruchot à Victor Pivert (comme l'oiseau!), de Funès incarne également un même personnage, simultanément irascible, couard, égoïste, colérique, obséquieux et même raciste, comme dans Rabbi Jacob. "C'est un archétype, c'est Polichinelle, soit un personnage mal intentionné, dont les projets malfaisants sont toujours contredits. Il nous donne à voir un homme qui échoue et ça nous émeut", analyse Bertrand Dicale.

 

 


 

 

 

Parce que c'est une Madeleine de Proust

"Dans l'esprit de programmateurs, revoir des Louis de Funès c'est un peu des Madeleines de Proust", souligne Jean-Christophe Mikhaïloff de la Cinémathèque. "C'est clairement un antidépresseur!".



"Sa filmographie correspond à un âge d'or de l'histoire de France, les 30 Glorieuses (1945-1975). C'est un peu le synonyme d'une France bienheureuse, du plein emploi, où on avait foi dans le progrès (ses films sont d'ailleurs remplis de gadgets, comme la Citroën DS volante de "Fantômas"), développe le cinéphile.



Cependant, l'adoration universelle dont il fait aujourd'hui l'objet n'a pas toujours été de mise : le comique préféré des Français a longtemps été méprisé des critiques et des intellectuels. S'il a aujourd'hui les honneurs de la Cinémathèque et depuis l'été dernier, un musée à son nom à Saint-Raphaël, dans le Var, il n'aura eu qu'un seul César (honorifique), en 1980, trois ans avant de décéder.

 

 

 

 

 

 

Parce qu'il touche tous les publics

De Funès est une valeur-refuge par "la certitude que l'on a de toucher tous les publics avec ses films: les bourgeois, les prolétaires, les immigrés, les gens de droite, de gauche, les très très à droite, les très très à gauche et toutes les générations", souligne le journaliste Bertrand Dicale, fan et auteur d'un dictionnaire consacré à l'acteur.



Ainsi, si l'acteur et réalisateur Alain Chabat est un de ses plus fervents admirateurs avec l'écrivain Michel Houellebecq, le réalisateur allemand Wim Wenders est aussi un grand fan, tout comme l'acteur américain, Johnny Depp qui le considère comme "un des plus grands acteurs de tous les temps."



Louis de Funès est un personnage universel, à rebours des théories sur son caractère franchouillard. "Tout le monde a un Louis de Funès autour de soi ou se reconnait en lui", souligne Jean-Christophe Mikhaïloff. Et de rappeler son immense succès en dehors des frontières hexagonales, de l'Allemagne à l'ex-URSS en passant par l'Afrique francophone.

 

 

 

 

06/04/2020
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Franceinfo - le samedi 29 février 2020 - mis à jour le 01.03.2020

 

 

Polanski primé, départ d'Adèle Haenel, discours d'Aïssa Maïga... récit d'une 45e cérémonie des César orageuse

 

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Jacky BornetAgence AFPRédaction CultureFrance Télévisions

 

 

 

La cérémonie a été marquée par la polémique suscitée par les prix attribués à Roman Polanski pour "J'accuse" malgré les accusations de viols qui pèsent sur le cinéaste

 

 

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Les lauréats des César rassemblés sur scène. (PIERRE VILLARD/SIPA)

 

 

 

L'affaire Polanski, le discours pour la diversité dans le cinéma français d'Aïssa Maïga, la sortie furieuse d'Adèle Haenel après l'attribution du César de la meilleure réalisation pour J'accuse ont marqué la 45e cérémonie des César.

 

franceinfo
 
 

 

 

 

Adèle Haenel quitte la salle après le prix attribué à Roman Polanski

A la surprise générale, Roman Polanski, accusé de viol et d'agression sexuelle, a reçu le prix de la meilleure réalisation pour J’accuse, ce qui a provoqué le départ immédiat de l’actrice Adèle Haenel, suivie par la réalisatrice Céline Sciamma et toute l'équipe de Portrait de la jeune fille en feu."Distinguer Polanski revient à cracher au visage de toutes les victimes. Ça veut dire, 'ce n'est pas si grave de violer des femmes'", avait confié cette semaine Adèle Haenel, nommée dans la catégorie meilleure actrice, au New York Times.

 

 

"La honte", a lancé en partant la comédienne, symbole d'un nouvel élan de #MeToo en France depuis qu'elle a accusé le réalisateur Christophe Ruggia d'"attouchements répétés" quand elle était adolescente.

 

 

 

Florence Foresti face au "dossier" Polanski

"Bonsoir, bienvenue à la cérémonie des taulards!... Euh des César. Il parait qu'il y a des gros prédateurs... Euh producteurs dans la salle. Ça tombe bien, je suis bien équipée." En ouvrant la cérémonie, Florence Foresti n'a pas mâché ses mots à l'encontre du réalisateur Roman Polanski qui a récolté 12 nominations.

 

 

L\'humoriste Florence Foresti à la 45e cérémonie des César.

L'humoriste Florence Foresti à la 45e cérémonie des César. (PIERRE VILLARD/SIPA)

 


"Il faut qu'on règle un dossier sinon on va avoir un souci pendant la cérémonie. Il y a douze moments où on va avoir un souci. Il faut qu'on règle le problème, sinon ça va nous pourrir la soirée. Qu'est-ce qu'on fait avec Roro ? Qu'est ce qu'on fait avec Popol ? Ne faites pas comme lui, ne faites pas les innocents vous savez très bien de qui je parle. Qu'est-ce qu'on fait avec Atchoum ?", a insisté la comédienne. "J'ai décidé qu'Atchoum n'était pas assez grand pour faire de l'ombre au cinéma français et au reste de la sélection", a ajouté Florence Foresti.

 

 

La comédienne s'est éclipsée après la remise du César à Roman Polanski. Florence Foresti a ensuite posté une story sur Instagram se disant "écoeurée".

 

 

 

  
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(FLORENCE FORESTI / INSTAGRAM)

 

Manifestations devant le tapis rouge

Des incidents ont brièvement opposé manifestants et forces de l'ordre devant la salle Pleyel moins de deux heures avant la soirée de la cérémonie des César. Les manifestants avec des fumigènes ont tenté d'approcher de la salle Pleyel protégée par des policiers et des barrières métalliques en criant "enfermez Polanski". Certains, qui tentaient de renverser des barrières, ont été repoussés par la police.

 

 

Manifestation aux abords de la salle Pleyel, à Paris, où se tient la 45e cérémonie des César, le 28 février 2020.

Manifestation aux abords de la salle Pleyel, à Paris, où se tient la 45e cérémonie des César, le 28 février 2020. (THOMAS SAMSON / AFP)


 

Une "révolution" est en cours pour Sandrine Kiberlain

Sandrine Kiberlain a pris son rôle de présidente à bras le corps. Visiblement émue, elle a notamment déclaré : "J'ai confiance dans la nouvelle génération et dans les films", parlant d’une "nouvelle page qui se tourne" en cette "année symbolique" de "la parole libérée". Elle a fait référence à une "révolution en cours" et conclu en citant Fabien Sullivan Grandfils : "Derrière chaque grand homme se cache une femme, mais pourquoi ne pas dire une grande femme ?", pour lancer la musique de La Nuit américaine de François Truffaut, signée Georges Délerue.

 

 

La comédienne Sandrine Kiberlain, présidente de la 45e Cérémonie des César pendant son allocution, le 28 février 2020 à la Salle Pleyelà Paris. 

La comédienne Sandrine Kiberlain, présidente de la 45e Cérémonie des César pendant son allocution, le 28 février 2020 à la Salle Pleyelà Paris.  (BERTRAND GUAY / AFP)


 

"Les Misérables", meilleur film, remporte trois autres César

"La misère ne touche pas que les habitants des banlieues. Elle touche tout le monde. La France est un pays blessé mais c'est notre pays. Faisons en un grand pays. Le seul ennemi ce n'est pas l'autre c'est la misère", a affirmé le réalisateur récompensé par le César du meilleur film pour Les Misérables. Le discours généreux de Ladj Ly aura été un des seuls moments de grâce d'une cérémonie tendue.

 

 

Les Misérables remporte par ailleurs trois autres récompenses : meilleur espoir masculin pour Alexis Manenti, meilleur montage pour Flora Volpelière et décroche le César du public.

 

 

 

Le réalisateur Ladj Ly lors de son allocution après l\'annonce du César du meilleur film pour \"Les Misérables\". De gauche à droite : les producteurs Toufik Ayadi et Christophe Barral, le réalisateur Ladj Ly et l\'acteur Djebril Zonga..

Le réalisateur Ladj Ly lors de son allocution après l'annonce du César du meilleur film pour "Les Misérables". De gauche à droite : les producteurs Toufik Ayadi et Christophe Barral, le réalisateur Ladj Ly et l'acteur Djebril Zonga.. (BERTRAND GUAY / AFP)

 

 

 

Le distributeur (Le Pacte) a rappelé que le film était "parti de Montfermeil pour arriver juqu’ici", aux César, remerciant les deux millions de spectateurs" du film en France. Ladj Ly a quant à lui rappelé que "le cinéma sert la banlieue", étant originaire de Montfermeil (Seine-Saint-Denis), en étant "fondateur d’espoir".

 

 

 

Le discours d'Aïssa Maïga pour la diversité

Chargée de remettre le César du meilleur espoir féminin, Aïssa Maïga a appelé à plus de diversité dans le cinéma français. "Dès que je me retrouve dans une grande réunion du métier, je ne peux pas m'empêcher de compter le nombre de noirs et de non-blancs dans la salle", a-t-elle déclaré.

 

 

"J'ai toujours pu compter sur les doigts d'une main le nombre de non-blancs", a déploré l'actrice. "On a survécu au whitewashing, au blackface, aux tonnes de rôles de dealers, de femmes de ménages à l'accent bwana, on a survécu aux rôles de terroristes, à tous les rôles de filles hypersexualisées... Et en fait, on voudrait vous dire, on ne va pas laisser le cinéma français tranquille (...) La bonne nouvelle, c'est que l'inclusion ne peut se faire sans vous", a insisté la présidente des collectifs 50/50 et Noire n'est pas mon métier.

 

 

 

Nicolas Bedos, Mounia Meddour et Jérémy Clapin primés

Ces 45e César ont distribué plusieurs récompenses dans un esprit d’équité et de rajeunissement. Le premier bénéficiaire est Nicolas Bedos qui avec La Belle époque, son deuxième film seulement, remporte trois César : meilleur second rôle féminin pour Fanny Ardant, meilleur scénario original pour Nicolas Bedos, et meilleurs décors pour Stéphane Rozenbaum.

 

 

 

Le réalisateur Nicolas Bedos recevant son César du meilleur scénario original pour \"La belle époque\", le 28 février 2020.

Le réalisateur Nicolas Bedos recevant son César du meilleur scénario original pour "La belle époque", le 28 février 2020. (BERTRAND GUAY / AFP)


 

Mais ce renouvellement est incarné surtout par Papicha, qui remporte le César du meilleur premier film, pour l'Algérienne Mounia Meddour, ainsi que celui du meilleur espoir féminin, revenu à Lyna Khoudri. Une nouvelle génération également incarnée par Anaïs Desmoutier pour son César de la meilleure actrice dans son rôle dans Alice et le maire, très reconnaissante de son réalisateur Nicolas Pariser et son partenaire Fabrice Luchini. Renouvellement et innovation sont également visibles dans les deux César revenus à J'ai perdu mon corps, premier film d'animation de Jérémy Clapin, également meilleure musique (Dan Lévy). 

 

 

 

Le cinéma "peut faire trembler"

Nombre de lauréats ont axé leur propos sur ce que représente le cinéma à leurs yeux, souvent dans des termes émouvants. Swann Arlaud recevant le César du meilleur second rôle masculin à souligné combien "le cinéma peut faire trembler", et porter un message fort tel que celui de Grâce à Dieu, sur la pédophilie dans l'Eglise, pour lequel il a été honoré. 

 

 

 

L\'actrice Fanny Ardant reçoit le César du meilleur second rôle pour \"La Belle époque\" de Nicolas Bedos.

L'actrice Fanny Ardant reçoit le César du meilleur second rôle pour "La Belle époque" de Nicolas Bedos. (BERTRAND GUAY / AFP)


 

Fanny Ardant compare les récompenses "à une glace", "une grande joie, mais éphémère". Roschdy Zem, César du meilleur acteur, a longuement remercié son réalisateur de Roubaix, une lumière, Arnaud Desplechin, qui a écrit son rôle pour lui, en saluant tous les réalisateurs qui ont forgé sa carrière, pour arriver à la récompense suprême.

 


02/03/2020
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Franceinfo - le jeudi 6 février 2020

 

 

L'acteur Kirk Douglas, monstre sacré d'Hollywood, est mort à l'âge de 103 ans

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

Sa famille a annoncé son décès sur Facebook mercredi

 

 

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Kirk Douglas dans La Caravane de feu, en 1967.  (ARCHIVES DU 7EME ART)

 

 

 

Une fossette au menton aussi légendaire que ses rôles. L'acteur américain Kirk Douglas est mort, mercredi 5 février, à l'âge de 103 ans, a annoncé son fils Michael Douglas, sur Facebook. "C'est avec une immense tristesse que mes frères et moi vous annonçons que Kirk Douglas nous a quittés aujourd'hui à l'âge de 103 ans. Pour le monde, il était une légende, un acteur de l'âge d'or du cinéma, (...) mais pour moi et mes frères, Joel et Peter, il était simplement papa", écrit l'acteur. "Kirk a eu une belle vie et il laisse derrière lui des films pour les générations à venir, et le souvenir d'un philanthrope reconnu qui a œuvré pour le bien public et la paix dans le monde", poursuit Michael Douglas

 

FRANCE 2
 
 

 

De son vrai nom Issur Danielovitch Demsky, Kirk Douglas était né le 9 décembre 1916 à Amsterdam, petite ville de l'Etat de New York. Malgré son enfance misérable, ou peut-être à cause d'elle, ce fils de chiffonnier juif ayant fui la Russie n'avait d'yeux que pour le cinéma. Après s'être enrôlé dans la Marine durant la Seconde Guerre mondiale, il décroche de petits rôles avant de rencontrer enfin le succès en enfilant les gants d'un boxeur acharné dans Le Champion. Hollywood lui ouvre ses portes et il enchaîne les films, une centaine au total, dont les meilleurs sont devenus des classiques : 20 000 lieues sous les mers (1954), Les Sentiers de la gloire (1957) de Stanley Kubrick, qu'il retrouve pour Spartacus (1960), péplum qui en fait une vedette mondiale.

 

 

 

"Au revoir à une légende d'Hollywood"

"Kirk a gardé son charisme de star de cinéma jusqu'à la fin de sa vie merveilleuse", a écrit Steven Spielberg au magazine spécialisé Hollywood Reporter, ajoutant que ses "notes manuscrites, ses lettres et ses conseils paternels" lui manqueraient. "103 ans sur cette Terre. Ça sonne bien ! C'était chouette de traîner avec toi", a de son côté salué sur Twitter l'acteur Danny DeVito. Des vedettes comme Mark Hammill (Star Wars) et William Shatner (Star Trek) ont également rendu hommage à un "acteur inoubliable" et une "icône incroyable".

 

 

Quant à l'Académie des Oscars, qui devrait certainement lui réserver un hommage, dimanche, lors de sa grande cérémonie annuelle, elle s'est contentée de dire "au revoir à une légende d'Hollywood" avec une citation de Kirk Douglas, rappelant qu'il avait voulu être acteur depuis l'école primaire.

 

 

 

Un Oscar d'honneur en 1996

Malgré la gloire, les succès et trois nominations dans les années 1950, Kirk Douglas n'a jamais obtenu d'Oscar au cours de sa carrière, son grand regret. La légende d'Hollywood a dû attendre 1996 pour remporter un Oscar d'honneur récompensant l'ensemble de sa carrière. Il venait de subir une attaque cérébrale qui l'avait laissé paralysé d'un côté du visage, ce qui ne l'avait pas empêché de monter sur scène pour recevoir son prix et prononcer un discours.

 

 

Après une crise cardiaque en 2001, il avait retrouvé le chemin des plateaux pour Une si belle famille, où il figurait en 2003 aux côtés de son fils Michael, de son petit-fils Cameron et de son ex-femme Diana Dill. En 2009 encore, Kirk Douglas était remonté sur les planches d'un théâtre portant son nom près de Los Angeles pour quatre représentations d'un one-man show autobiographique.

 


07/02/2020
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Franceinfo - le dimanche 1er février 2020

 

 

Mary Higgins Clark, "la reine du suspense", est morte

 

 

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avec Grégory PhilippsfranceinfoRadio France
 

 

 

Son éditeur aux États-Unis l'a annoncé samedi matin. Mary Higgins Clark avait 92 ans

 

 

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Mary Higgins Clark sur le tournage de "Deux petites filles en bleu", près de Lyon, le 30 octobre 2013. (STEPHANE GUIOCHON / MAXPPP)

 

 

 

Mary Higgins Clark est morte chez elle vendredi 31 janvier en Floride à l'âge de 92 ans, a annoncé samedi 1er février son éditeur américain. "C'est avec une profonde tristesse que nous disons au revoir à la 'Reine du suspense' Mary Higgins Clark", écrit l'éditeur. "Elle est décédée paisiblement ce 31 janvier, à l'âge de 92 ans entourée des membres de sa famille et d'amis".   

 

 

"Mary Higgins Clark a écrit trente-huit romans à suspense, quatre recueils de nouvelles, un roman historique, et également deux livres pour enfants", rappelle encore l'éditeur dans un communiqué. Ses romans se sont arrachés à plus de 100 millions d'exemplaires rien qu'aux États-Unis. 

 

 

L'écrivaine était également très populaire en France, où elle a reçu le Grand Prix de littérature policière en 1980 et le Prix Littéraire au Festival du Film de Deauville 1998. En 2000, elle a été nommée Chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres par le ministre français de la Culture. En novembre 2019, elle confiait à Augustin Trapenard dans Boomerang sur France Inter, sa recette pour ficeler un bon suspense :  "Une bonne histoire doit captiver le lecteur. C'est très important. Il y a des livres dont on lit dix pages et qu'on referme. C'est ce qu'il faut éviter quand on raconte une histoire. J'ai toujours aimé trouver l'accroche, le hameçon qui pousse le lecteur à continuer de lire, ne fut-ce qu'un autre paragraphe".

 

 
 

Mary Higgins Clark avait vu le jour dans le Bronx, à New York, en 1927. Issue d'une famille modeste, elle fut un temps secrétaire, puis hôtesse de l’air et pour arrondir les fins des mois, elle a écrit aussi un peu pour la radio américaine. Sa première nouvelle est publiée en 1956. Il lui faudra  attendre quinze ans pour que Simon & Schuster lui achète son premier roman, Where are the children, à l’époque pour 3 500 dollars. Ce roman noir qui raconte l’assassinat par une mère de ses deux enfants, intitulé La maiison du guet (en français) a depuis été réimprimé plus de 75 fois.

 

 

 

Quasiment un best-seller par an

Les best sellers vont alors s'enchaîner au rythme de quasiment un par an. La nuit du renard, La clinique du docteur H , Douce nuit… Nombre d'entre eux ont été adaptés au cinéma comme Un cri dans la nuit, écrit en 1982, dont l'interprète principale sera une Meryl Streep méconnaissable, teinte en brune.

 

 

La fille de Mary Higgins Clark, Carole Higgins Clark suivra la même voie et ensemble, elles écriront un livre à quatre mains au début des années 2000.

 

 

D’où venait son goût pour le suspense et les meurtres ? Dans La nuit du renard, celle qui à l’âge de 32 ans se retrouve veuve avec cinq enfants  écrit : "Ne jamais juger les gens. Vous ne savez pas quel chagrin les déchire au fond d’eux-mêmes."

 


04/02/2020
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