L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

COMPRENDRE L'EPOQUE

Des articles et faits divers, tirés de la presse, pour comprendre notre histoire au présent, et l'époque que l'on vit...


Franceinfo - le mercredi 10 mars 2021

 

VIolences entre bandes : "La médiatisation encourage le phénomène", estime le sociologue Gérard Mauger

 

Ce spécialiste, auteur du livre "La sociologie de la délinquance juvénile", décrypte pour franceinfo les récentes rixes qui se sont multipliées en Ile-de-France


TRIBUNE. Rixes entre bandes rivales : "Face aux faits de violences entre jeunes, privilégions l’action sociale, l’éducation et la médiation !"

 

Professionnels de l’éducation et du social, acteurs de la justice des mineurs, représentants du monde associatif... Plus de 110 signataires publient une tribune mercredi sur franceinfo.fr dans laquelle ils apportent leur analyse et proposent des actions afin de tenter d'éviter de nouveaux "drames terribles"


Essonne : "Les rixes entre bandes ont augmenté à la fois en nombre, en intensité et en gravité", selon le préfet


Rixes : le Premier ministre mobilise le gouvernement pour faire face au phénomène des bandes


VIDEO. "Il faut savoir se défendre" : en Essonne, un adolescent repenti raconte la violence des affrontements entre bandes de mineurs

 


10/03/2021
0 Poster un commentaire

Franceinfo - le dimanche 24 janvier 2021 - mis à jour le 25.01.2021

 

TEMOIGNAGE. "Je veux vivre, moi, pas mourir ici" : le long calvaire d'Asad, jeune Tchétchène élevé en France, coincé dans une prison kurde en Syrie

 


26/01/2021
0 Poster un commentaire

Témoignage historique de Loulou - novembre 2020

 

 

De Facebook - Fabrice ARIZA

 

 

 

 

 
Lors du 1er confinement ma fille avait écrit un texte avec sa vision d'une ado de 15 ans en 2020... Voici ses 2èmes pensées d'une ado PÉTILLANTE de 16 ans depuis le 24 septembre toujours en 2020... PRENEZ LE TEMPS DE LIRE LES AMIS...
 
 
"Coronavirus, texte du 27/10/2020
 
 
Bonjour a tous, petit point sur le coronavirus, appelé aussi COVID 19. En 2020 le contact humain n’est plus possible, la liberté de vivre des moments, des instants inoubliables avec nos familles, nos amis sont interdits.
 
 
Vous allez me dire, ‘’ mais depuis mars, avril rien n’a changé ? ‘’. Vous allez être surpris de ma réponse mais OUI ! La mentalité des gens, de la population mondiale a changé. Cette population est rongée par la peur aujourd’hui. A cause des réseaux sociaux, des médias et des incertitudes qui nous entourent. Aux lieux de nous rassurer, de nous sortir la tête de l’eau, ces « médias » nous enfoncent un peu plus chaque jour.
 
 
Nous n’en savons pas plus sur ce fichu virus, nous ne savons même pas s’il est au masculin ‘’ le covid ’’ ou alors au féminin ‘’ la covid ‘’. Ha si ! Pardon ! nous savons qu’il est très dangereux pour les plus fragiles d’entre nous. Les tests sont maintenant gratuits donc forcément la population veut se rassurer. Malheureusement ça n’arrange pas la situation car le nombre de tests effectués a doublé et à cause de ça il existe maintenant ‘’des faux positifs’’.
 
 
Reparlons du contact humain, cette chose qui pour moi est super important. Le contact de la peau, les câlins, les embrassades, en 2020 tout cela est devenu un crime. Tu es puni pour donner de l’amour ! Le contact humain est vital et les gens en ont peur, même serrer la main est devenu compliqué. Le masque est même devenu un accessoire de mode, ton masque doit être absolument en raccord avec ta tenue du jour. Et montrer ton beau sourire aux autres est également puni avec des amendes élevées à 135 euros.
 
 
Ce que je ne comprends pas c’est que les médecins et les chercheurs disent qu’il n’y aura pas de 2e vagues et pourtant on nous y prépare. Mais nous avons au moins 1 bonne nouvelle dans tout ça c’est qu’ils ont peut-être trouvé un vaccin qui va arriver fin 2020 et testé sur tout le monde début 2021… mais sincèrement je ne sais pas si cela est vrai ou malheureusement un « PUT A CLICK ».
 
 
Le monde a changé, et moi en tant qu’adolescente de 16 ans, je n’ai pas peur du coronavirus mais j’ai peur du monde qui m’entour et surtout de mon futur. A quoi va-t-il ressembler ? Est-ce que ce cauchemar éveillé sera fini un jour ? Vais-je un jour retrouver une belle vie avec les gens que j’aime sans que l’on me mette le stress et la pression à longueur de journée ? Voilà ce qui se passe dans la tête d’une adolescente de 16 ans. Vous en êtes fiers ?
 
 
Pour finir, je vais dire que ‘’ je préfère crever la tête haute que de vivre soumise à des lois incompréhensibles ‘’
 
 
Je demande une chose, c’est de vivre ma vie normalement sans que la peur vienne frapper à ma porte…
 
 
Avis d’une adolescente de 16 ans qui ne reconnait plus le monde dans lequel elle est née."
 

26/11/2020
0 Poster un commentaire

Franceinfo - le vendredi 20 novembre 2020

 

 

Covid-19 : "On a l'impression de rater notre jeunesse", racontent ces jeunes confinés à la campagne

 

"C'est dur d'avoir 20 ans en 2020", disait Emmanuel Macron il y a un mois. Ce confinement se vit-il de la même façon selon que l'on habite en ville ou à la campagne ? Dans l'Allier, franceinfo est allé à la rencontre de jeunes qui vivent parfois loin de leurs amis ou de leur établissement scolaire.

 

 

concert-984276_1920

 

 

Image par Free-Photos de Pixabay 

 

 

 

Covid-19 : la jeunesse est la génération qui souffre le plus du confinement et la plus pénalisée par l'épidémie, selon notre sondage

 

Selon un sondage Odoxa-Dentsu consulting pour franceinfo et "Le Figaro", une majorité des 15-30 ans subissent le deuxième confinement même s'il est jugé comme une bonne mesure pour stopper l'épidémie de Covid-19.

 


20/11/2020
0 Poster un commentaire

Jean de LA FONTAINE version XXIe siècle

 

 

 

2020 ACMO MOURY

 

 


04/11/2020
0 Poster un commentaire

Franceinfo - le jeudi 30 juillet 2020

 

 

Des survivants de l'Holocauste demandent à Facebook le retrait de contenus négationnistes

 

 

hands-3460021_1920

 

 

Image par Gerd Altmann de Pixabay 


02/08/2020
0 Poster un commentaire

Franceinfo - le lundi 15 juin 2020

 

 

Témoignages - Violences à Dijon : les habitants des Grésilles partagés entre colère et indignation

 

 

 

ftv5146-00_00_03_16-4876892

 

Ce lundi, le quartier des Grésilles a retrouvé un peu de calme après un week-end marqué par de vives tensions. / © France 3 Bourgogne

 

 

 
What do you want to do ?
New mail
 

Par Yoann Etienne avec Maryline Barate et Cécile Sauzay

 

 

L'émotion est grande aux Grésilles après ces trois nuits de violences. Ce lundi 15 juin, des habitants affichent leur colère face à ce qu'ils nomment "des miliciens" mais aussi face à l'attitude du préfet et des forces de l'ordre, trop passives selon eux.

 

 

Ces trois nuits de violence ont été vécues comme un traumatisme par les habitants du quartier. Pour beaucoup, ce lundi, ce sont les sentiments d'indignation et de colère qui prédominent. 

 

 

"C'est beaucoup de colère et d'injustice", dénonce l'un des habitants interrogé cet après-midi. "C'est de l'injustice flagrante car comment vous pouvez considérer qu'une bande de 150 personnes puissent agir ainsi et qu'il n'y ait aucune interpellation. Et que cela fait trois jours que cela dure ! On a failli avoir un mort, un blessé par balles, un accident grave... et ils faisaient quoi la police ?"

 

 

"Si les rôles étaient inversés, on aurait déjà des problèmes avec la police". Un habitant des Grésilles

 

 

L'indignation monte après ce week-end de violences urbaines. Plusieurs "anciens" ne comprennent pas l'attitude de la police et l'impunité dont auraient pu bénéficier les membres de la communauté tchétchène, coupables selon eux de violences dans le quartier. Ils dénoncent la passivité et l'attitude des forces de l'ordre.

 

 

Certains n'hésitent pas à parler "d'alliance" entre la police et la communauté tchétchène. "Il y a deux poids, deux mesures. Si les rôles étaient inversés, on aurait déjà des problèmes avec la police," témoigne l'un d'entre eux. "On paie nos impôts, on a le droit d'être protégés".

 

 

Un autre de rajouter : " La police, on n'a rien contre. Au contraire". 

 

 

"Ils attendent qu'il y ait du sang ? Quand on ne bouge pas comme ça, c'est qu'on a l'ordre de ne pas intervenir. C'est quoi le but ?" s'interroge l'un des habitants, très remonté contre l'autorité préfectorale. "Laissez-les se débrouiller entre eux ? Et après, on nous bassine avec l'état de droit. La police, on n'a rien contre. Au contraire. Elle est là pour assurer la sureté nationale. Donc, à un moment, il faut respecter son contrat." 

 

 

 

Un sentiment d'abandon de l'Etat

Après ces trois nuits mouvementées, entre incrédulité et sidération, certains habitants nous ont fait part du sentiment d'abandon de l'Etat, parfois avec des mots forts. "L'Etat nous a délaissés", témoigne de manière anonyme un jeune du quartier. "Pendant trois jours, ils ont été protégés par la police et ça c'est du jamais vu."

 

 

"Quand on nous laisse dans une zone comme ça. Là, c'est du non droit", dénonce un autre habitant. "On a à faire à des mercenaires. Ils arrivent à venir là, protégés et à vouloir mettre un coup de pression à la population du quartier. Mais on va où ?"

 

 

 

L'appel au calme 

Après ces violences se pose la question de l'après. Une centaine de gendarmes vont être déployés en renfort dès ce lundi soir dans le centre-ville de Dijon et dans le quartier des Grésilles mais certains se posent la question de savoir si ce n'est-ce pas trop tard ? Beaucoup d'habitants ont très mal vécu ces trois jours. Certains parlent de traumatisme.

 

 

Mais si les Tchétchènes ont l'intention de revenir, ils pourraient cette fois faire face à une révolte organisée dans le quartier. Certains élus et habitants appellent au calme. 

 

 

"J'appelle à du calme, un retour à la normale". Hamad El Hassouni, adjoint à la ville. 

 

 

Hamad El Hassouni est adjoint à la ville de Dijon. Cet élu du quartier des Grésilles juge lui aussi l'action préfectorale défaillante et redoute que cela laisse des traces. "Il ne faut pas envisager le pire des scénarios. Moi, j'appelle à du calme, un retour à la normale. Mais pour retrouver une situation normale, il faut que la sécurité soit garantie pour tous les habitants, y compris les habitants du quartier des Grésilles."

 

 

Dans un message publié sur sur compte facebook ce matin, il n'a pas caché sa colère et n'a pas hésité à remettre en cause l'action du préfet. 

 

 

Les réactions politiques

 

A moins de deux semaines du second tour des municipales, les événements des nuits dernières n’ont pas manqué de faire réagir les candidats têtes de listes.

 

 

Pour le maire sortant François Rebsamen (PS) : "Ce n’est pas un problème "dijonno dijonnais", c’est un problème de la République", laissant entendre qu’il renvoie toute responsabilité sur les services de l’Etat.

 

 

Son adversaire de droite Emmanuel Bichot (LR) trouve une toute autre explication : "Pendant le confinement, beaucoup de choses se sont passées dans les immeubles dans les cages d’escalier. Aujourd’hui, tout ça ressort avec force".

 

 

Quant à la candidate écologiste Stéphanie Modde (EELV), pour elle, "dans une ville de la taille de Dijon, où on a très souvent une criminalité dite « de province », c’est extrêmement choquant".

 

 

Quelles que soient les positions des uns et des autres, ces événements viennent de rentrer pleinement dans la campagne des municipales.

 

16/06/2020
0 Poster un commentaire

Franceinfo - le lundi 15 juin 2020

 

 

"Esclavagiste" : un buste et une statue du général de Gaulle vandalisés dans le Nord et en Seine-Saint-Denis

 

avatar
franceinfo avec ReutersFrance Télévisions

 

 

Sur Twitter, Xavier Bertrand, le président de la région Hauts-de-France, a dénoncé une dégradation "scandaleuse", découverte à trois jours des 80 ans de l'appel du 18 juin

 

 

21683895

 

 Un buste de Charles de Gaulle, en septembre 2019, place du Général-de-Gaulle, à Hautmont (Nord). (GOOGLE STREET VIEW)

 

 

 

Un buste de Charles de Gaulle a été vandalisé à Hautmont (Nord), selon le président de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand. L'élu Les Républicains a publié, lundi 15 juin, sur Twitter, deux photographies de cette dégradation "scandaleuse" : l'une, prise de face, montre le visage du général maculé de peinture jaune ; l'autre, de dos, révèle l'inscription "Esclavagiste" tracée en lettres capitales rouges.

 

 

Cette dégradation commise sur la place du Général-de-Gaulle, dans cette commune de 15 000 habitants, s'inscrit dans un contexte de déboulonnages de statues de personnages historiques aux Etats-Unis et en Europe, notamment au Royaume-Uni et en Italie. Un débat mémoriel portant notamment sur le racisme, l'esclavagisme et la colonisation a été relancé après des jours de mobilisation en réaction à la mort de George Floyd aux Etats-Unis le 25 mai.

 

 

 

Une autre dégradation en Seine-Saint-Denis

Dans la nuit de vendredi à samedi, une autre statue du général de Gaulle a été couverte de peinture jaune aux Pavillons-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). "Je ne sais pas si c'est en lien avec les manifestations en cours dans le pays et le déboulonnage de statues que l'on voit un peu partout dans le monde, ou si c'est simplement le geste d'un imbécile, mais dans tous les cas, ce n'est pas acceptable", a réagi la maire LR Katia Coppi dans Le Parisien.

 

 

En France, "la République ne déboulonnera pas de statue", a prévenu Emmanuel Macron dans son allocution télévisée, dimanche soir. Dans une tribune publiée samedi dans Le Monde, l'ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault avait proposé de débaptiser deux salles de l'Assemblée nationale et de Bercy portant le nom de Colbert, "l'auteur du Code noir". Des collectifs antiracistes réclamaient aussi le retrait de certaines statues.

 

16/06/2020
0 Poster un commentaire

Franceinfo - le vendredi 12 juin 2020

 
 
 

Colston, Churchill, Colomb... Quelles sont les figures historiques que les antiracistes veulent faire tomber de leur piédestal ?

 

avatar
franceinfoFrance Télévisions

 

 

Ces personnages autrefois considérés comme des héros cristallisent aujourd'hui la colère et la défiance de ceux qui luttent pour l'égalité des droits et la fin du racisme

 

 

21668711

 
La statue d'Edward Colston jetée à l'eau par des manifestants le 7 juin 2020, à Bristol au Royaume-Uni. (SOCIAL MEDIA / REUTERS)

 

 

 

La vague d'indignation suscitée par la mort de George Floyd, un homme noir mort asphyxié alors qu'il était plaqué face contre terre par un policier blanc fin mai aux Etats-Unis, a relancé le combat des militants antiracistes déterminés à supprimer de l'espace public les symboles du passé colonial. Au Royaume-Uni, en Belgique ou encore aux Etats-Unis, qui sont ces figures historiques de l'esclavage et de la traite des Noirs qui attisent aujourd'hui la colère ? 

 

 

Edward Colston, marchand d'esclaves

Dimanche 7 juin, c'est la statue d'Edward Colston, marchand d'esclaves de la fin du XVIIe siècle qui a financé de nombreuses institutions de Bristol, dans le sud-ouest de l'Angleterre, qui est tombée de son piédestal avant d'être jetée à l'eau par des manifestants. A Bristol, plusieurs lieux publics portent le nom d'Edward Colston, comme deux écoles, une rue, une avenue et même... un petit pain, le Colston Bun. Une salle de concert, le Colston Hall, est également baptisée en son honneur et a reçu des artistes aussi prestigieux que les Beatles, David Bowie ou Elton John. Cette dernière a promis une nouvelle appellation pour l'automne et va d'ores et déjà retirer toutes les signalisations extérieures l'identifiant.

 

 

Colston "est un homme responsable de l'envoi de 100 000 personnes d'Afrique vers les Caraïbes pour devenir esclaves, dont des femmes et des enfants à qui on marquait la poitrine du nom de sa compagnie", a estimé le chef de l'opposition, le travailliste Keir Starmer. L'association de protection du patrimoine Historic England a dit reconnaître que la statue était "un symbole d'injustice" : "Nous ne pensons pas qu'elle doive être réinstallée."

 

 

Le maintien de cette statue du marchand d'esclaves de la fin du XVIIe siècle, qui a financé de nombreuses institutions à Bristol, faisait débat depuis des années, sans avoir été tranché. L'artiste Banksy, originaire de la ville, a proposé de la remettre sur son socle et d'y adjoindre des statues de bronze des manifestants la déboulonnant.

 

 

 

Winston Churchill, héros de guerre aux propos controversés

A Londres, ce n'est ni plus ni moins que la statue de l'ancien Premier ministre conservateur et héros de la Seconde Guerre mondiale, Winston Churchill, dont divers propos sur les questions raciales avaient suscité la controverse, qui a été prise pour cible le même week-end. L'inscription "Etait un raciste" a été apposée sous son nom sur le socle, provoquant des réactions indignées dans la classe politique et la presse conservatrice.

 

 

Les militants antiracistes reprochent de longue date à Winston Churchill des déclarations très dures envers différents peuples dits alors "non-civilisés". On notera notamment cette déclaration, alors qu'il ordonne à la Royal Air Force, au tournant des années 1920, d'utiliser du gaz toxique contre les rebelles kurdes dans le nord de l'Irak : "Je ne comprends pas cette attitude délicate à l'égard de l'utilisation du gaz. Je suis fortement en faveur de l'utilisation de gaz toxiques contre les tribus non-civilisées."

Une autre déclaration raciste et lapidaire est attribuée à Churchill, lors de la famine du Bengale en Inde en 1943 : "Je hais les Indiens. C'est un peuple bestial, avec une religion bestiale", a-t-il déclaré à Leo Amery, le secrétaire d'Etat pour l'Inde et la Birmanie.

 

 

 

Cecil Rhode, suprémaciste blanc et colonisateur

Dans la ville universitaire d'Oxford, des milliers de manifestants se sont rassemblés mardi 9 juin, pendant les funérailles de George Floyd, au pied d'une statue de Cecil Rhodes, magnat minier et homme politique colonisateur, actif notamment en Afrique du Sud au XIXe siècle. Ils ont scandé "Faites la tomber !" et "Décolonisez" avant de se recueillir en silence, assis et poings levés, face au monument.

 

 

Rhodes fut l'un des artisans de l'expansion coloniale de l'Empire britannique en Afrique australe. Sous sa sculpture, qui domine l'Oriel College, l'un des établissements de la prestigieuse université, une inscription rend hommage à ce suprématiste blanc, qui a donné une partie de sa fortune à l'université. Sur internet, les pétitions pour faire retirer la statue foisonnent. L'une d'elles cumule déjà plus de 120 000 signatures.

 

 

 

Robert Miligan, planteur esclavagiste

Une statue de Robert Milligan, un planteur esclavagiste du XVIIIe siècle, a été déboulonnée sur ordre des autorités municipales mardi à Londres, où le maire Sadiq Khan a engagé une réflexion sur les rues et statues rendant hommage à des personnages ayant participé à la traite des Noirs.

 

 

La statue, érigée devant le Musée des docklands, faisait depuis longtemps l'objet d'une controverse et la municipalité a jugé qu'elle n'était plus acceptable pour la communauté locale. "La diversité de notre capitale est sa plus grande force, pourtant, nos statues, le nom des rues et des espaces publics reflètent une époque révolue", a estimé Sadiq Kahn.

 

 

"C'est une vérité désagréable, notre nation et notre ville doivent une grande part de leur richesse au commerce des esclaves et notre espace public en porte le témoignage, la contribution de beaucoup d'autres est largement passée sous silence", a regretté le maire de Londres.

 

 

 

Léopold II, ancien roi de Belgique

En Belgique, une statue de l'ex-roi Léopold II, figure controversée du passé colonial du pays, a été retirée d'un square à Anvers mardi après avoir été vandalisée. Elle a été transportée dans les réserves du Musée Middelheim, où son état doit être "examiné", selon le musée. Elle restera "probablement" dans les collections de l'établissement, connu pour ses sculptures en plein air, a affirmé un porte-parole de la mairie de la cité portuaire.

 

 

La statue du roi avec sa longue barbe et sa veste à épaulettes a été vandalisée la semaine dernière, comme plusieurs autres à travers le pays. Elle a été partiellement incendiée et recouverte de peinture rouge, couleur symbolisant le sang versé par les Congolais lors de la violente colonisation belge du Congo.

 

 

Surnommé "le roi bâtisseur", celui qui a régné de 1865 à 1909 est "un héros pour certains, mais aussi un bourreau", "il a tué plus de 10 millions de Congolais", a accusé le groupe Réparons l'Histoire, dont la pétition concernant les statues de Bruxelles avait recueilli mardi plus de 64 000 signatures.

 

 

 

Christophe Colomb, navigateur à l'origine de la colonisation

Aux Etats-Unis, ce sont les statues de Christophe Colomb qui sont prises pour cible. A Boston, une statue du célèbre navigateur, qui se trouvait dans le North End Park, a été décapitée avant d'être retirée quelques heures plus tard par la municipalité.

 

 

En Virginie, dans la ville de Richmond, une statue de Christophe Colomb a été également déboulonnée mardi. Selon le Richmond Times-Dispatch, plusieurs personnes se sont réunies en début de soirée et ont utilisé des cordes afin d'arracher la statue de son socle avant de la jeter dans un lac.

 

 

Aux Etats-Unis, les représentations de Christophe Colomb sont souvent au cœur de polémiques. Le navigateur est en effet considéré par une partie des Américains comme l'un des premiers auteurs du génocide des Indiens d'Amérique et le facilitateur de la traite des Africains. En 2006, une statue le représentant à Boston avait été décapitée. Elle avait été dégradée à nouveau en 2015 et les mots "Black Lives Matter" avaient été inscrits sur son socle.

 


12/06/2020
0 Poster un commentaire

Franceinfo - le samedi 2 mai 2020

 

 

Pourquoi la baisse des émissions de gaz à effet de serre liée à la crise du coronavirus ne suffira pas à enrayer le réchauffement climatique

 

avatar

Thomas BaïettoFrance Télévisions

 

 

Le confinement et le ralentissement drastique de l'activité économique devraient entraîner une réduction historique des émissions de gaz à effets de serre. Mais cette baisse est insuffisante et trop ponctuelle, explique la climatologue Valérie Masson-Delmotte

 

 

 

La baisse s'annonce historique. En confinant une grande partie de la population mondiale et en freinant l'activité économique, la pandémie du coronavirus va entraîner une nette baisse des émissions de gaz à effet de serre, le moteur du réchauffement climatique qui accélère de façon quasi-ininterrompue depuis la Seconde Guerre mondiale. Selon le site spécialisé Carbon Brief, qui a pris en compte un éventuel rebond de l'économie, cette baisse devrait être de l'ordre de 5,5% en 2020 pour l'ensemble de la planète. En France, le Haut Conseil pour le climat estime cette baisse entre 5 et 15% sur l'année 2020.

 

 

On pourrait se féliciter de cet effet secondaire de la crise sanitaire, qui permet accidentellement de limiter le réchauffement climatique. Mais pour la climatologue Valérie Masson-Delmotte, qui a accordé un long entretien sur cette crise à franceinfo, ce genre de baisse est loin de suffire à enrayer le changement climatique. "Il n'y a rien de réjouissant là-dedans. La baisse d'émissions associée à l'arrêt forcé de toute activité industrielle, économique et de transport, ce n'est pas du tout cela dont nous parlons quand nous parlons de l'action pour réduire les émissions de gaz à effet de serre", explique-t-elle.

 

 

 

La baisse doit être plus forte et s'inscrire dans la durée

Pour elle, cette baisse doit se faire de manière organisée, continue, et plus forte. Afin de respecter l'objectif de l'accord de Paris – un réchauffement contenu largement en dessous de 2°C –, "il faudrait que les émissions mondiales de gaz à effet de serre diminuent d'un quart entre 2010 et 2030, et deviennent zéro net – c'est-à-dire que les émissions résiduelles seraient compensées par une capacité à enlever du CO2 de l'atmosphère et à le stocker – à horizon 2070"

 

 

L'objectif de 1,5°C – qui permettrait d'atténuer de manière significative les conséquences de ce réchauffement – demanderait, lui, de baisser nos émissions de 50% entre 2010 et 2030 et d'atteindre la neutralité carbone en 2050. Pour limiter le réchauffement climatique, il ne faut donc pas -5,5% sur une seule année, mais -25% ou -50% en dix ans. : "Le problème, c'est que plus nous tardons à agir, plus il faudra faire un effort massif, année après année, pour y parvenir", explique Valérie Masson-Delmotte, en rappelant que "des solutions existent".

 


02/05/2020
0 Poster un commentaire

De Facebook

 

 

 

J'ai trouvé ce texte très pertinent et je le partage avec vous

 

 

 
 

Ce qui arrive à la France, arrive avant tout dans le monde entier. Et, d'après la plupart des observateurs, il s'agira de la plus grave crise depuis la seconde guerre mondiale. Bien plus grave que la crise de 2008, que le 11 septembre 2001, ou que d'autres événements de ces dernières décennies.

 

 

Aujourd'hui, je ne cesse de lire des critiques, selon lesquelles il aurait fallu faire ceci, ne pas faire cela, à propos de masques, de dépistage, de confinement, de traitements, de chloroquine, d'hôpitaux, de mondialisation, que sais-je... Tout le monde y va de son avis, et, pour beaucoup, se mettent à croire à des complots plus ou moins débiles, ou partagent des posts dont on se demande si les auteurs sont plus attristés ou, au contraire, ravis d'une situation relançant leur audience ou leurs combats politiciens.

 

 

Il est tellement aisé de critiquer les décisions de ceux qui agissent. Surtout quand les décisions :


- sont prises dans l'urgence et sous une pression maximale,

 

- concernent des dizaines de millions de personnes, des millions d'entreprises, des milliers de secteurs d'activité dépendants tous les uns des autres,

- intègrent des milliers d'inconnues évoluant en permanence,


et surtout, bouleversent les organisations, les mentalités et les priorités encore en vigueur il y a seulement 3 semaines, et les bouleversent à un niveau qui n'avait pas été atteint depuis la dernière guerre mondiale.

 

Un exemple français : qui aurait accepté une décision de confinement prise début mars, entraînant, de fait, interdiction de manifester, report des municipales... ? Tout le monde aurait dénoncé une manipulation politique, l’instauration d’une dictature. Je crois que j’en aurais fait partie. A peine une dizaine de jours plus tard, on a assisté à un déchaînement de reproches dénonçant une décision de confinement trop tardive, à coup de #ilssavaient aux relents complotistes.

 

 

Comme il est facile de critiquer : "où sont les masques, les tests, le PQ et les pâtes ?". Mais il est impossible de parfaitement anticiper toutes les calamités aléatoires qui se produisent une fois par siècle. Cela aurait pu être une nouvelle version plus meurtrière du HIV, un astéroïde frappant la Terre, une espèce de sauterelles mutantes détruisant les céréales dans le monde entier, une algue empoisonnant les ressources en eau potable, que sais-je? Cela aura été un virus se transmettant par éternuement. Qu'aurait-on fait de stocks de milliards de masques ou de respirateurs artificiels face à une nouvelle épidémie non respiratoire, d'une météorite ou d'une sauterelle mutante? On aurait crié à l’incurie et au gaspillage d’argent public...

 

 

Les masques n'auraient été d'aucune utilité face à la majorité des problèmes sanitaires des 40 dernières années (Sida, Ebola, Chikungunya, "vache folle"...). Et face au SRAS, je me rappelle encore des moqueries autour des milliers de vaccins commandés, au cas où...

 

 

Oui, il était certain qu'une pandémie majeure arriverait tôt ou tard. De la même façon qu'il est certain qu'un astéroïde frappera un jour la Terre, qu'une centrale nucléaire finira par exploser, qu'une catastrophe climatique est en cours, que les ressources naturelles s'épuisent, et que le Soleil s'éteindra un jour.

 

 

Mais il y a 6 mois, qui pouvait prédire comment cette maladie frapperait : avec quel mode de transmission, nécessitant quel type de traitement d'urgence ? Quels moyens raisonnables de prévention pouvaient être anticipés, face à quelle probabilité de survenance dans un délai donné ? Grossissons le trait : qui aujourd'hui est prêt à dépenser des milliards pour anticiper la chute d'un astéroïde, pourtant certaine sur le long terme ? Qui soutiendrait, aujourd'hui, un gouvernement prenant réellement les mesures qui s'imposeraient contre le réchauffement climatique, dont l'impact sur le long terme sera pourtant bien pire que le Covid-19 ?

 

 

Anticiper, c'est toujours facile, après coup.

 

 

Ce qui est dramatique c'est que les décisions actuelles ne peuvent que consister à choisir parmi des "mauvais choix", en tentant de deviner le moins mauvais, sur la base de données incertaines. Il y aura toujours, après coup, quelqu'un pour dire "on aurait pu faire mieux, c'était pourtant évident".

 

 

Aucun gouvernement, aucun pays, ne pourra affirmer avoir été parfait dans la gestion de cette crise. La France ne l'a pas été, pas plus le gouvernement que les français eux-mêmes : en février, quelle majorité de français aurait soutenu un ministre de la santé appelant à l'interdiction de tout rassemblement, de toute manifestation, à l'arrêt des matchs de foot, ou même à la dépense de centaines de millions d'euros pour acheter des masques... au cas où ?

 

 

Il n'en demeure pas moins que parmi les pires réactions, les pires gestions, les pires mensonges, on relèvera sans surprise les leaders populistes, arrivés récemment au pouvoir, et portés par cette vague de remise en cause des "élites" que la France connait également depuis quelques temps. Alors, oui, pour ne citer que les principaux, j'ai bien plus confiance aujourd'hui en la France qu'en Trump aux USA, Bolsonaro au Brésil, ou Boris Johnson en Grande-Bretagne...

 

 

Et, au final, j'ai bien plus confiance en la parole des institutions, que ce soit celle des médias sérieux, celle des autorités, médicales, gouvernementales ou économiques, que celle des youtubeurs, instagrameurs, des médias "alternatifs" remplies de vérités "alternatives", de mon voisin gilet jaune ou qu'un ami de mon oncle qui connait un mec dont la sœur travaille dans un hôpital.

 

 

Dans une crise comme celle-ci, il est irresponsable de profiter de la confusion pour ajouter encore plus de confusion.

 

 

Profiter de la situation pour se complaire et se vautrer dans la critique facile, crier à l'assassin, au complot, mener ses petits combats politiciens franco-français habituels en se servant de ce virus, relayer les théories fumeuses de profiteurs ou d'illuminés opportunistes, c'est pathétique, déplorable, irresponsable.

 

 

Il ne s'agit surtout pas de renoncer à améliorer le monde, à toute critique constructive, ou de ne pas tirer de leçons de ce que l'avenir révélera avoir été des erreurs. Il s'agit, face à une crise historique et planétaire. de ne pas se laisser emporter par la panique, les raisonnements simplistes, le fatalisme, les aboiements de circonstance, les divisions délétères... de ne pas mettre de bâtons dans les roues d'une charrette en se plaignant qu'elle n'avance pas.

 

 

Il s'agit de reconnaître que blâmer nos dirigeants face à cette crise c'est un raccourci commode, qui permet de s'affranchir de notre propre responsabilité, individuelle et collective, de croire qu'il suffirait de limoger des incompétents pour tout améliorer.

 

 

Des leçons à tirer, il y en aura, c'est certain. Par exemple celle-ci : nous avons bien trop souvent besoin d'attendre qu'un événement devienne dramatique pour réagir, et se lamenter après coup. Ce n'est pas (seulement) la responsabilité des gouvernements. La plupart des gouvernements sont élus, et ils ne peuvent rien faire s'il n'y a pas une majorité pour soutenir leurs décisions.

 

 

Au lieu de se plaindre après coup du manque d'anticipation contre une maladie aléatoire qui vient de nous frapper (et dont il ne fait aucun doute que nous en viendrons à bout comme de toutes les pandémies précédentes), ne serait-il pas temps d'agir dès aujourd'hui, avec bien plus de détermination, contre les menaces, parfaitement identifiées, et aux effets bien plus dévastateurs à long terme qu'un simple virus ?

 

 

Cela nous évitera peut-être dans 20 ans de nous lamenter sur les effets meurtriers d'un climat devenu incontrôlable, de ressources naturelles épuisées, d'une surpopulation ingérable, d'un écosystème à l'agonie.

 

 

Et s'il fallait un message politique, je me permets celui-ci : espérons que cette crise ne nourrira pas la gangrène des nationalismes et populismes égoïstes. Tachons d’œuvrer afin que l'humanité sorte de cette crise plus sage, plus solidaire, valorise davantage la coopération plutôt que la division, en réalisant que, désormais, l'avenir de l'homme est plus que jamais une question planétaire, et non une affaire de défense individuelle des nations.

 


13/04/2020
0 Poster un commentaire

Franceinfo - le jeudi 9 avril 2020

 

 

"Je ne supporte plus ma belle-mère et c'est réciproque" : dans certaines familles, le confinement tourne au fiasco

 

 

avatar

franceinfoFrance Télévisions
 
 

 

Selon les foyers, la cohabitation imposée par la lutte contre l'épidémie de coronavirus se déroule plus ou moins sereinement et peut s'avérer très difficile. La colocataire, que l'on pensait être une amie, devient infernale. Plusieurs internautes témoignent auprès de franceinfo

 

 

21305943 (2)

 

Une femme confinée sur le rebord de sa fenêtre, à Paris, le 7 avril 2020.  (JULIETTE PAVY / HANS LUCAS / AFP)

 

 

 

"L'idée est de moins se croiser". Marie est coincée en Seine-Maritime avec son mari, ses enfants et ses parents dans un appartement de seulement quatre pièces. Problème : son mari "ne supporte plus" ses parents, nous écrit-elle. "On alterne pour s'occuper des enfants, on essaie de s'éviter en s'organisant autour des tâches quotidiennes". Mais le confinement, décidé par le gouvernement mardi 17 mars pour tenter d'endiguer la propagation du coronavirus, dure et les choses se compliquent. "Nous ne voulons pas rester plus longtemps dans cette situation." Alors, Marie imagine déjà ce qu'elle fera si rien ne change : "On fera une fausse attestation de sortie, quitte à prendre une amende, pour rentrer chez nous".

 

 

>> Suivez les dernières informations sur l'épidémie dans notre direct

 

 

Qu'ils soient confinés en famille, avec leur colocataire ou des amis, certains Français expérimentent une promiscuité très difficile à vivre au quotidien. Les possibilités de sorties étant limitées, les tensions s'exacerbent dans ces foyers. C'est ce qu'ont raconté plusieurs "confinés" via l'appel à témoignages lancé par franceinfo. Comme Marie, Hugo s'est lui aussi retrouvé coincé avec sa famille à Rouen (Seine-Maritime). "Je passais normalement simplement pour une semaine de vacances, je n'ai donc pas toutes mes affaires et je dois prendre les vêtements de mon père", raconte-t-il par écrit. Résultat : le jeune homme est confiné avec son père, sa belle-mère et ses demi-frères et sœurs, âgés de 2, 13 et 17 ans. 

 

 

 

"La gestion du réfrigérateur", "insoutenable"

"Les petits font trop de bruit et c'est vraiment fatigant", assure-t-il. Sa petite amie est restée dans son appartement, à 200 km de Rouen. Difficile d'avoir une vie de couple dans ces conditions : "Je la vois par webcam ou par message, mais je ne peux pas avoir de moments intimes avec elle". La cohabitation est également très compliquée avec l'épouse de son père : "Je ne supporte plus ma belle-mère et c'est réciproque". "Mon père et elle ne font que se disputer d'ailleurs, car les tensions montent", ajoute Hugo. Au quotidien, "la gestion du réfrigérateur" est devenue "insoutenable""Il n'y a pas assez de place pour faire les courses une fois par semaine. Je ne peux pas m'acheter des choses juste pour moi sans que les enfants ne fouillent". 

 

 

Pour tenter d'apaiser les choses, la petite famille a mis au point des stratégies : l'alternance des tâches ménagères mais aussi des moments de détente. "On essaie d'avoir quelques activités communes pour favoriser la bonne entente, des films à regarder ou des jeux de société". Mais pas sûr que cela suffise. Hugo fait part "d'un sentiment très paradoxal", entre envie de craquer et volonté de tenir sur la durée. 

 

Parfois je me dis que ce sera insoutenable et que je suis au bord de craquer psychologiquement ; parfois, je me sens d'attaque pour continuer.Hugo, confiné à Rouen avec sa famille à franceinfo

 

 

Alors, Hugo pense lui aussi "parfois à partir sans autorisation pour rentrer" chez lui. Une fuite qui, si elle se concrétisait, pourrait être verbalisée d'une amende de 135 euros. 

 

 

 

L'autorisation de la police pour partir

D'autres y sont parvenus, mais avec l'autorisation de la police. Loïc, 25 ans, ne supportait plus sa colocataire, pourtant une amie, avec qui il habitait depuis janvier à Toulouse. Cet administrateur de système de satellites n'arrivait tout simplement pas à télétravailler. 

 

 

Ma colocataire empiétait sur mon espace de vie, elle faisait du bruit, c'était infernal. Loic, confiné avec sa colocataire à franceinfo

 

 

Loïc raconte encore les aboiements incessants du chien, ou encore la fois où des amis de sa colocataire ont débarqué, en plein confinement. A bout de nerfs, le jeune homme contacte la police pour savoir s'il est autorisé à rentrer chez ses parents. Les forces de l'ordre lui donnent l'autorisation et le voilà, le 27 mars, de retour au domicile familial. Pas l'idéal à 25 ans, mais beaucoup mieux que la situation antérieure. Loïc n'en a pour autant pas terminé avec cette ancienne amie, puisque ses affaires sont restées dans l'appartement. Il ne sait pas encore quand il pourra les récupérer. Une chose est sûre, à la fin du confinement, il cherchera un appartement rien que pour lui. 

 

 

 

A quelques heures près...

Louisette, elle, est dans l'incertitude la plus totale. Cette mère de famille d'Eure-et-Loir n'a vraiment pas eu de chance. Le 17 mars, elle doit voir son notaire pour signer avec son "futur ex-mari" l'acte de divorce. L'heure du rendez-vous a son importance : 14h30. A midi, la France se retrouve confinée. Le notaire l'appelle pour lui signifier qu'il ne reçoit plus personne et que la signature de l'acte se fera "plus tard". "C'est la grosse déception", soupire Louisette. Son ex-conjoint, qui devait quitter le logement familial après le divorce, est contraint de rester sur place.

 

 

La cohabitation est très difficile, c'est 'bonjour', 'au revoir'.Louisette, confinée avec son "futur ex-conjoint" à franceinfo

 

 

Concrètement, son ex-mari occupe le premier étage et Louisette est au rez-de-chaussée. Au milieu : leurs deux enfants, de 17 et 10 ans. Au bout du fil, on comprend surtout que c'est Louisette qui s'occupe de faire tourner la maison. Alors qu'elle est en télétravail, c'est elle qui se charge des courses, de la cuisine mais aussi des devoirs de la petite. Heureusement, Louisette parvient à trouver quelques respirations grâce à des appels vidéos avec sa famille ou ses amis mais aussi au jardinage. Les vacances de Pâques vont la soulager de son rôle d'enseignante à domicile. Cette dernière prévoit également de faire plusieurs travaux chez elle, avec du matériel acheté avant le confinement. Elle attend avec impatience la fin de cette période compliquée. En attendant, elle a tenté de rappeler son notaire. Sans succès. "Pas de réponse", souffle-t-elle. 

 

 

 

 


10/04/2020
0 Poster un commentaire

De ma boîte mail

 

 

 

   On va en sortir avec les cheveux plus longs et plus blancs
> Avec les mains et les maisons propres
> Et des vieux vêtements
>
> Avec la peur et l'envie d'être dehors
> Avec la peur et l'envie de rencontrer quelqu'un
>
> On va en sortir avec les poches vides, Et les garde-manger pleins
>
> Nous saurons faire du pain et de la pizza Et ne pas gaspiller la
> nourriture qui reste.
>
> Nous nous souviendrons :
> ** Qu'un médecin ou un infirmier  devrait être applaudi
> Plus qu'un footballeur ️,
>
> ** Et que le travail d'un bon professeur Ne peut être remplacé
> par un écran
>
> ** Que de coudre des masques , à certains moments c'est plus
> important que de faire de la haute couture .
>
> ** Que la technologie est très importante, voir vitale, quand elle est
> bien utilisée, mais elle peut être néfaste si quelqu'un veut
> l'utiliser à ses propres fins
>
> ** Et qu'il n'est pas toujours indispensable de monter dans la voiture
> et de fuir qui sait où
>
> On en sortira plus seuls, mais avec l'envie d'être ensemble
>
> Et nous comprendrons que la vie est belle parce qu'on vit
>
> Nous ne sommes que des gouttes d'une seule mer .
> Et ce n'est qu'ensemble, qu'on se sortira de certaines situations.
>
> Que parfois le bien ou le mal t'arrive de qui tu t'y attends le moins
>
> Et on se regardera dans le miroir
> Et on décidera que peut-être les cheveux blancs ne sont pas si mal
>
> Et que la vie en famille, nous aimons ça
>
> et pétrir du pain pour eux 
> nous fait sentir importants
>
> Nous apprendrons à écouter nos respirations, les coups de toux, et à
> nous regarder dans les yeux , pour protéger ceux que nous aimons
>
> Nous apprendrons à respecter certaines règles de base de cohabitation.
> Peut-être que c'est le cas,
> Ou pas.
>
> Mais ce matin, en un jour de printemps  avec le soleil qui brille
>
> (ou le sol tout blanc ️)
> je veux espérer que tout soit possible et que l'on puisse changer en
> mieux
> Arrêtons de râler et aimons nous

 


10/04/2020
0 Poster un commentaire