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Equateur : le Parlement vote contre la dépénalisation de l'avortement

 

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Les femmes victimes de viol, y compris incestueux, encourent toujours jusqu'à deux ans de prison si elles décident d'avorter

 

 

 

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Une jeune femme venue militer pour la dépénalisation partielle de l'avortement, à Quito (Equateur), à l'annonce du votre contre le projet de loi, le 17 septembre 2019. (RODRIGO BUENDIA / AFP)

 

 

 

Ni les viols, ni les malformations du foetus ne justifient l'avortement, selon le Parlement équatorien. L'Assemblée nationale s'est prononcée contre la dépénalisation de l'avortement, mardi 17 septembre, pour les cas de viol, y compris incestueux, ainsi qu'en cas de malformation du foetus.

 

 

Le vote a été serré, avec soixante-scinq élus en faveur du projet de loi sur la dépénalisation de l'avortement en cas de viol et soixante-dix élus contre. Des activistes pro-avortement ont manifesté leur colère devant le Parlement, à Quito, rappellant que chaque année, quelque 2 500 adolescentes donnent naissance à un enfant de viol. 

 

 

Le Code pénal, en vigueur depuis 2014, dispose qu'une femme qui provoque un avortement ou permet à une autre personne de le faire encourt une peine allant de six mois à deux ans de prison. Si au cours de la procédure la mère décède, la personne qui a pratiqué l'avortement risque une peine pouvant aller jusqu'à 16 ans de prison.

 

 

L'Equateur, pays conservateur dont 80% de la population est catholique, n'autorise l'avortement que lorsque la vie ou la santé de la mère est en danger. Une exception est faite si la grossesse est le résultat du viol d'une femme souffrant d'un handicap mental.

 


18/09/2019
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Franceinfo - le lundi 16 septembre 2019 - mis à jour le 17.09.2019

 

 

Au Guatemala, l'école désertée par les enfants qui rêvent de partir

 

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France 2France Télévisions

 

 

Dans ce pays d'Amérique centrale, au sud du Mexique, beaucoup d'enfants sont prêts à quitter leur famille, même avec un parfait inconnu, pour rejoindre les États-Unis

 

 

 

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de Google

 

 

 

Si la jeunesse est la richesse d'un pays, alors au Guatemala le futur s'annonce bien sombre. A l'école de Chanmagua, située à l'extrême sud du pays, le directeur dresse un bilan désabusé. Dans la première classe de cinquième, douze garçons et treize filles. Mais la deuxième classe, qui aurait dû être remplie d'élèves, est vide. L'école a perdu environ 40% de ses élèves : beaucoup ont pris la route de l'immigration vers les États-Unis. 

 

 

 

Les enfants de la migration font baisser les prix

"Je trouve ça très triste, car, parmi ces gamins, il y avait les talents de demain dont a besoin notre pays. Je suis aussi triste quand je pense au trajet épouvantable et aux risques qu'encourent ces gosses pour rejoindre les États-Unis", témoigne le directeur, Manuel de Jesus Mata Luna. Certains enfants n'hésitent pas à partir avec un complet inconnu qui se fait passer pour son parent à la frontière. Une situation qui arrive souvent lorsque les familles n'ont pas les moyens de financer le voyage.

 

 

Une pratique encouragée par les passeurs qui savent que les enfants sont plus durs à expulser des États-Unis. "Les coyotes [passeurs] font payer entre 8 000 et 10 000 euros un adulte candidat au voyage. Mais accompagné d'un enfant, le prix baisse à 3 000 euros car les passeurs n'ont pas à se fatiguer. Ils ont juste à les déposer de l'autre côté de la frontière. Ils attendront de se faire arrêter par les policiers", explique Ugo Lionel Peralta, lemaire adjoint de Chanmagua. 

 

 

Les parents se retrouvent alors tiraillés entre la honte d'abandonner leur enfant à de parfaits inconnus, et l'espoir qu'un avenir meilleur les attend une fois passée la frontière.

 


18/09/2019
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Le Monde - le mardi 13 août 2019

 

 

Venezuela : le camp du président Maduro envisage des législatives anticipées

 

 

 

La manœuvre permettrait de renouveler la seule institution contrôlée par l’opposition dans un pays déchiré par une crise politique.

 

 

 

Le Monde avec AFP Publié le 13 août 2019 à 06h58 - Mis à jour le 13 août 2019 à 07h34

 

 

 

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Cliquez sur le lien ci-dessous pour accéder à la vidéo

 

 

Crise au Venezuela

 


29/08/2019
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Franceinfo - le mardi 27 août 2019

 

 

Le Brésil rejette l'aide du G7 de 20 millions de dollars pour combattre les incendies en Amazonie

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

 

Le chef de cabinet du président brésilien a conseillé à Emmanuel Macron de s'occuper "de sa maison et de ses colonies"

 

 

 

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Un incendie dans la municipalité de Candeias do Jamari, dans l'Etat de Rondonia, au Brésil, le 24 août 2019. (VICTOR MORIYAMA / GREENPEACE)

 

 

 

La crise diplomatique entre Paris et Brasilia se poursuit. Le Brésil a rejeté, mardi 27 août, l'aide proposée par les pays du G7 pour combattre les incendies en Amazonie, a annoncé le chef de cabinet du président Jair Bolsonaro, qui a conseillé au président français, Emmanuel Macron, de s'occuper "de sa maison et de ses colonies".

 

 

"Nous remercions [le G7 pour son offre d'aide], mais ces moyens seront peut-être plus pertinents pour la reforestation de l'Europe", a déclaré le chef de cabinet, Onyx Lorenzoni, sur un blog du portail d'information G1, une déclaration confirmée à l'AFP par la présidence brésilienne. Emmanuel Macron avait annoncé une aide de 20 millions de dollars du G7 aux pays d'Amazonie.

 

 

Les feux de forêt en Amazonie ont encore progressé au cours des dernières 24 heures. Quelque 1 113 nouveaux départs de feu ont été recensés dimanche au Brésil par l'Institut national de recherche spatiale (INPE). Au total, près de 80 000 feux de forêt ont été répertoriés dans le pays depuis le début de l'année –un plus haut depuis 2013–, dont plus de la moitié en Amazonie.

 


27/08/2019
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Franceinfo - le jeudi 22 août 2019 - mis à jour le 23.09.2019

 

 

Quatre questions sur les incendies qui ravagent l'Amazonie

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

 

La déforestation de plus en plus intensive est la principale cause des feux qui dévastent la forêt amazonienne depuis plusieurs semaines

 

 

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La forêt amazonienne en feu près de Porto Velho (Etat du Rondônia), au Brésil, le 21 août 2019. (MARCELINO UESLEI / REUTERS)

 

 

 

L'été aura été ravageur pour la forêt amazonienne. En proie aux flammes depuis plusieurs semaines, l'Amazonie, dont 60% de la surface se trouve au Brésil, est au cœur de l'attention. Le hashtag #PrayforAmazonia est d'ailleurs devenu viral sur les réseaux sociaux, mercredi 21 août. Franceinfo répond aux questions qui se posent sur ce gigantesque incendie. 

 

 

 

1 - Quelle superficie a été brûlée ? 

Il n'est pas possible, à l'heure actuelle, d'évaluer la superficie touchée par les feux de forêt en Amazonie. Le ministre de l'Environnement brésilien, Ricardo Salles, a assuré que "le gouvernement [avait] mobilisé tous les effectifs des secouristes et tous les avions" de lutte contre les incendies, "qui sont désormais à pied d'œuvre avec les gouvernements régionaux".

 

France 2
 
 

 

Selon l'Institut national de recherche spatiale brésilien (INPE), les feux de forêt ont augmenté de 84% depuis le début de cette année au Brésil par rapport à la même période de 2018. L'institut ne précise toutefois pas quelle superficie cela représente. Il souligne que la hausse a été particulièrement significative dans les Etats occupés en totalité ou partiellement par la forêt amazonienne, comme celui du Mato Grosso, avec 13 682 départs de feu, soit une hausse de 87% par rapport à toute l'année 2018. 

 

 

 

 

 

 

2 - Quelles en sont les causes ?

Mercredi 21 août, le ministre de l’Environnement a affirmé dans un tweet que "la sécheresse, un temps sec et la chaleur ont provoqué une augmentation des incendies dans tout le pays". Le lendemain, il a ajouté que les friches urbaines où les ordures sont incendiées, comme à Cuiabá, capitale de l'Etat amazonien du Mato Grosso, "perturbent grandement les villes".  

 

 

 

 

 

 

Mais la sécheresse n'est pas la cause principale de la hausse dramatique des feux de forêt, explique à l'AFP Paulo Moutinho, chercheur à l'Institut de recherche environnementale sur l'Amazonie. "La déforestation explique la majorité des incendies, assure-t-il. En 2019, la sécheresse n'est pas aussi sévère que lors des années précédentes, or il y a une hausse substantielle des incendies. Tout indique donc que la saison sèche n'est pas du tout le facteur prédominant."  

 

 

Les feux en Amazonie sont notamment provoqués par les défrichements par brûlis utilisés pour transformer des aires forestières en zones de culture et d'élevage ou pour nettoyer des zones déjà déboisées, généralement pendant la saison sèche qui s'achève dans deux mois. Selon le système Deter (détection en temps réel de la déforestation) utilisé par l'INPE, la déforestation de la forêt amazonienne en juillet 2019 a été quasiment quatre fois plus importante qu'en juillet 2018. "Ce à quoi nous assistons est la conséquence de l'augmentation de la déforestation révélée par les chiffres récents", analyse Ricardo Mello, chef du programme Amazonie au WWF Brésil. 

 

 

 

3 - Pourquoi cela provoque-t-il une polémique politique ?

Après la publication par l'INPE des chiffres sur la déforestation, le président d'extrême droite brésilien, Jair Bolsonaro, féroce critique des politiques de protection de l'environnement, a limogé, début août, Ricardo Galvao, le président de l'institut, l'accusant de mentir et de nuire à l'image du Brésil. L'incendie géant qui ravage l'Amazonie – associé à cet épisode polémique – a créé une nouvelle occasion pour Jair Bolsonaro d'être la cible d'une avalanche de critiques. Scientifiques, ONG de préservation de l'Amazonie et populations indigènes l'ont notamment blâmé pour son soutien au développement de l'agriculture et de l'exploitation minière dans des zones protégées.

 

 

En réponse, le chef d'Etat a préféré s'en prendre aux ONG, insinuant qu'elles pourraient avoir provoqué les incendies afin d'"attirer l'attention" sur la suspension par Brasilia des subventions à la préservation de l'Amazonie. Ces commentaires controversés interviennent alors que le Brésil organise et accueille, jusqu’au vendredi 23 août, un sommet sur le climat en Amérique latine à Salvador de Bahia, dans le nord du pays.

 

 

 

4 - Quelles sont les réactions dans le monde ?

Les images impressionnantes des incendies ont provoqué, sur les réseaux sociaux, de multiples réactions révoltées. Le mot-dièse #PrayforAmazonia ("prions pour l'Amazonie") a d'ailleurs été la première tendance mondiale sur Twitter mercredi. De nombreux internautes s'indignaient en postant des photos et vidéos montrant des pans entiers de forêt dévorés par des rideaux de flammes. Mais certaines de ces images n'avaient en réalité aucun rapport avec la situation actuelle, montrant par exemple des feux en Amazonie remontant à 1989 ou des incendies ayant eu lieu dans d'autres pays comme l'Inde ou les Etats-Unis, détaille l'AFP sur Twitter.

 

 

 

 

 

 

Les déclarations de Jair Bolsonaro sur le sujet ont elles aussi provoqué une levée de boucliers. Les deux contributeurs principaux du Fonds Amazonie, la Norvège et l'Allemagne, ont récemment suspendu leurs subventions à ce fonds qui permet de financer la préservation de la forêt, en raison des positions du président brésilien. Lundi, les gouverneurs des Etats amazoniens ont critiqué les initiatives du gouvernement qui ont conduit à cette suspension et proposé de "dialoguer directement" avec les pays finançant le Fonds Amazonie.

 


23/08/2019
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Franceinfo - le samedi 3 août 2019 - mis à jour le 23.08.2019

 

 

Brésil : Jair Bolsonaro licencie le directeur de l'organisme qui a divulgué les données sur la déforestation en Amazonie

 

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

 

Le président brésilien l'accuse d'avoir exagéré l'ampleur de la destruction de la forêt amazonienne

 

 

 

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Le président brésilien Jair Bolsonaro, lors d'un déplacement à Brasilia, le 1er août 2019. (GABRIELA BILO)

 

 

 

Il a fini par plier. Accusé par le président brésilien d'exagérer l'ampleur de la déforestation en Amazonie, Ricardo Galvao a annoncé, vendredi 2 août, qu'il  laissait son fauteuil de directeur de l'Institut national de recherche spatiale (INPE), un organisme public de référence dans ce domaine. "Ce que j'ai dit au sujet du président a causé un malaise, donc je serai limogé", a-t-il affirmé. 

 

 

Ricardo Galvao était dans le viseur de Jair Bolsonaro depuis plusieurs semaines. Ce dernier a en effet peu apprécié que son organisme divulgue les chiffres sur la déforestation amazonienne. Il faisait référence à des chiffres reposant sur des données satellite faisant étant d'une augmentation de 88% de la déforestation en Amazonie en juin par rapport au même mois de l'année en 2018. 

 

 

Le chef de l'Etat expliquait alors avoir "la sensation que les données que l'INPE a fournies à la presse ne correspondent pas à la réalité, qu'elles sont au service des ONG". "Si toute cette dévastation dont vous nous accusez était réelle, la forêt amazonienne serait déjà un grand désert", avait également déclaré ce climato-sceptique notoire.

 

 

 

"Un acte de vengeance"

Pour Márcio Astrini, un responsable de Greenpeace Brésil, "le limogeage du directeur de l'INPE est juste un acte de vengeance contre ceux qui révèlent la vérité" car "Bolsonaro sait que son gouvernement est le principal responsable de l'état de dévastation actuelle de l'Amazonie." 

 

 

Au Brésil, les ONG dénoncent depuis des décennies le fait que de grands propriétaires terriens repoussent sans cesse les frontières des terres agricoles, le plus souvent au détriment de la forêt, empiétant entre autres sur des zones censées être réservées aux tribus autochtones. "Nous sommes en présence d'une grande offensive de secteurs qui font du profit sur le dos de l'Amazonie et le président de la République montre son ignorance totale en ce qui concerne les questions environnementales", déplore par exemple Joao Paulo Capobianco, un ancien vice-ministre de l'Environnement de l'écologiste Marina Silva. Selon lui, l'intervention présidentielle sur l'INPE est "du jamais vu dans l'histoire du Brésil".

 


23/08/2019
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Franceinfo - le

 

 

Incendies en Amazonie : Jair Bolsonaro, sous le feu des critiques, reproche à Emmanuel Macron une "mentalité colonialiste"

 

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Les appels à agir de la communauté internationale se multiplient, et le président brésilien estime qu'il s'agit d'une "instrumentalisation" et crie à l'ingérence

 

 

 

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La fumée s'élève de la forêt amazonienne, le 21 août 2019, à Sao Gabriel de Cachoeira, au Brésil. (CHICO BATATA / DPA / AFP)

 

 

 

Des "interférences" étrangères qui ne plaisent pas au président brésilien. Alors que les appels à sauver l'Amazonie se multiplent, Jair Bolsonaro, président brésilien d'extrême-droite et climato-sceptique, a accusé jeudi 22 août Emmanuel Macron d'avoir une "mentalité colonialiste".

 

 

En cause, un rendez-vous donné aux membres du G7 par le président français, pour "parler de l'urgence" des feux en Amazonie lors du sommet de Biarritz ce week-end. D'après Jair Bolsonaro, qui s'est exprimé à deux reprises sur Twitter, Emmanuel Macron "instrumentalise une question intérieure au Brésil et aux autres pays amazoniens" avec "un ton sensationnaliste qui ne contribue en rien à régler le problème".

 

 

 

 

 

 

"Le gouvernement brésilien reste ouvert au dialogue, sur la base de faits objectifs et du respect mutuel", écrit le président d'extrême droite. "La suggestion du président français selon laquelle les affaires amazoniennes soient discutées au (sommet du) G7 sans la participation de la région évoque une mentalité colonialiste dépassée au XXIe siècle", a-t-il ajouté.

 

 

 

"Notre maison brûle"

Dans la soirée de jeudi, une réunion de crise a été tenue à Brasilia. En matinée, il avait lancé une nouvelle charge contre les défenseurs de l'environnement, qui ont appelé à des manifestations vendredi dans le monde.

 

 

Antonio Guterres, secrétaire général de l'ONU, a déclenché la salve d'appels à sauver l'Amazonie en se disant sur Twitter "profondément préoccupé" par les incendies qui détruisent la plus vaste forêt tropicale du monde, dont 60% se trouve en territoire brésilien.

 

 

Le président français a lui aussi fait part son inquiétude. Sur Twitter, il a cependant illustré ses propos par une photo ne datant pas des actuels incendies, à l'instar de beaucoup d'autres tweets.

 

 

 

 

 

 

"Notre maison brûle. Littéralement. L'Amazonie, le poumon de notre planète qui produit 20% de notre oxygène, est en feu. C'est une crise internationale. Membres du G7, rendez-vous dans deux jours pour parler de cette urgence."

 

 

De nombreuses célébrités, entre autres Crisitiano Ronaldo et Madonna, ont eux aussi interpellé le président brésilien sur les réseaux sociaux, et des manifestations sont prévues pour l'Amazonie vendredi, à Sao Paulo et Rio. Greta Thunberg, égérie de la lutte contre le réchauffement climatique, a également appellé à manifester devant les ambassades et consulats du Brésil à travers le monde. Une pétition pour "stopper l'incendie" a par ailleurs récolté plus de 2 millions de signatures.

 

 

L'avancée des feux en Amazonie est très difficile à évaluer. L'Institut national de recherche spatiale (INPE) a fait état de près de 2 500 nouveaux départs de feu en l'espace de 48 heures sur l'ensemble du Brésil. La déforestation, qui avance rapidement, est la principale cause des départs de feu. De son côté, Jair Bolsonaro évoque des "incendies criminels", possiblement de la part des "indigènes, martiens ou ONG", dont l'objectif serait de le renverser et de pénaliser l'économie brésilienne.

 


23/08/2019
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Franceinfo - le mardi 30 avril 2019

 

 

Venezuela : une journée de heurts entre pro et anti-Maduro fait 69 blessés à Caracas

 

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France 2France Télévisions

 

 

Alors que les violences ont éclaté au Venezuela entre les pro-Maduro et les anti, le président autoproclamé Juan Guaido affirme avoir le soutien de l'armée

 

 

 

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Des blindés de l'armée chargent violemment la foule des manifestants avant de les repousser avec des canons à eau. Les opposants ripostent à coups de cocktails Molotov. Une scène de chaos mardi 30 avril à Caracas, dans la capitale vénézuélienne. Juan Guaido, autoproclamé président du Venezuela il y a trois mois, appelle toute l'armée à se soulever contre le pouvoir en place, entouré de quelques militaires qui se sont rangés de son côté.  

 

 

 

Le nombre de militaires du côté de Juan Guaido incertain

Dans les heures qui suivent, dans un quartier de l'est de Caracas, des centaines d'habitants qui le soutiennent sont pris pour cibles par d'autres militaires qui sont restés fidèles au président Maduro. La confusion est totale. Les soldats qui se sont rangés dans les rangs de l'opposition font face à des tirs violents. Les civils utilisent des pierres et des cocktails Molotov. Des opposants exaspérés par une situation politique complètement bloquée. Combien de militaires ont réellement rallié l'opposition ? Quelques soldats du rang ou des contingents entiers ? C'est la question qui se pose mardi soir. Le ministre de la Défense a réaffirmé son soutien au pouvoir en place.

 


01/05/2019
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Franceinfo - le mardi 30 avril 2019

 

 

Venezuela : Guaido appelle ses partisans à descendre dans la rue jusqu'au départ de Maduro

 

 

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Elise LambertIlan CaroFrance Télévisions

 

 

 

Juan Guaido a annoncé à l'aube, dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, avoir le soutien de "soldats courageux" depuis une base militaire à Caracas

 

 

 

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Le président autoproclamé du Venezuela Juan Guaido (à gauche), mardi 30 avril 2019 à Caracas. (FEDERICO PARRA / AFP)

 

 

 

 

CE QU'IL FAUT SAVOIR

 

 

Soudaine montée de tension au Venezuela. Reconnu président par intérim par une cinquantaine de pays dont les Etats-Unis, Juan Guaido a appelé mardi 30 avril ses partisans à descendre dans la rue jusqu'à obtenir la chute du président Nicolas Maduro, assurant qu'il n'y aurait "plus de retour en arrière" après le soulèvement d'une partie des militaires en sa faveur. Suivez l'évolution de la situation en direct avec franceinfo.

 

 

Maduro assure avoir l'appui de l'armée. Le président vénézuélien Nicolas Maduro a de son côté affirmé qu'il pouvait compter sur "l'entière loyauté" des chefs de l'armée, malgré l'annonce par Juan Guaido du ralliement de soldats à sa cause. 

 

 

Un appel au rassemblement lancé par les loyalistes. Un fidèle du président Nicolas Maduro, Diosdado Cabello, a de son côté appelé les partisans du pouvoir à un rassemblement au palais présidentiel de Miraflores à Caracas. "Ils ne vont pas y arriver. Nous sommes déjà déployés et lançons un appel à tout le peuple de Caracas : venez à Miraflores. Nous verrons ce qu'ils sont capables de faire contre notre peuple", a-t-il déclaré sur la chaîne de télévision publique VTV.

 

 

Madrid appelle à éviter un bain de sang. De son côté, le gouvernement espagnol a appelé à éviter "une effusion de sang""Nous appuyons un processus démocratique pacifique" et appelons "à la convocation immédiate d'élections", a déclaré la porte-parole du gouvernement espagnol.

 


30/04/2019
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Franceinfo - le lundi 1er avril 2019

 

 

Rationnement, éducation suspendue, journée de travail réduite… Le Venezuela prend des mesures draconiennes contre les coupures de courant

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

Alors que de nombreux Vénézueliens manifestent leur exaspération dans les rues, les autorités ont décrété un plan de rationnement pour 30 jours

 

 

 

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Un journaliste, dans une chambre d'hôtel à Caracas (Venezuela), le 10 mars 2019, pendant une coupure de courant. (JUAN BARRETO / AFP)

 

 

 

 

Le gouvernement du Venezuela a annoncé, dimanche 31 mars, des mesures drastiques pour tenter de venir à bout des coupures de courant géantes qui paralysent le pays depuis début mars. Les autorités ont décrété un rationnement de l'électricité pour 30 jours, la suspension des cours dans les écoles et la réduction de la journée de travail, qui s'achèvera à 14 heures dans les administrations comme les entreprises privées.

 

 

Ce "plan de 30 jours" pendant lesquels l'électricité sera rationnée afin de tenter de rationaliser la production, le transport, la distribution et la consommation, "avec une attention particulière à garantir la distribution d'eau", a été annoncé par le président Nicolas Maduro à la télévision nationale, tout en notant que de nombreux Vénézuéliens, justement privés d'éléctricité, ne recevraient pas le message.

 

 

 

"Nous sommes coupés du monde"

Des Vénézuéliens en colère avaient installé des barricades en feu près du palais présidentiel à Caracas et dans d'autres régions du pays pour protester contre les pannes d'électricité répétées. "Nous n'avons pas d'eau, nous n'avons pas de lumière, nous n'avons pas internet, nous n'avons pas de téléphone... Nous sommes coupés du monde", a témoigné un manifestant, interrogé par l'AFP. "Nous sommes arrivés à la pire situation que nous puissions imaginer."

 

 

Les autorités attribuent ces coupures à des "attaques terroristes" dans le cadre d'une "guerre électrique déclenchée pour rendre fou le pays". Ce sont ces prétendus sabotages qui, selon Nicolas Maduro, affectent la centrale de Guri, qui fournit au Venezuela 80% de son électricité. Caracas et 20 Etats vénézuéliens sur 23 ont été de nouveau plongés dans le noir durant le week-end et de nombreuses régions sont restées sans courant depuis.

 

 

L'opposition et des experts du secteur estiment que ces coupures de courant à répétition sont dues au manque d'investissements dans les infrastructures. Un ancien responsable du système électrique vénézuélien attribue d'ailleurs les coupures au défaut de maintenance et à la corruption.

 


01/04/2019
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Franceinfo - le jeudi 21 mars 2019

 

 

Nicaragua : le gouvernement va libérer tous les opposants pour relancer le dialogue

 

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions
 

 

 

 

Le pays est plongé dans une grave crise politique depuis onze mois. Cette décision va permettre la reprise des négociations entre gouvernement et opposition

 

 

 

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Des policiers nicaraguayens dispersent des manifestants, le 15 décembre 2018 à Managua (Nicaragua). (INTI OCON / AFP)

 

 

 

Un geste pour l'opposition. Après plusieurs jours de blocage, le gouvernement nicaraguayen a cédé aux exigences de l'opposition : il va libérer sous trois mois tous les opposants incarcérés pour relancer le dialogue avec le camp adverse. "La table de négociation a reçu une annonce du gouvernement concernant la libération sous 90 jours de tous les détenus dans le cadre des manifestations" contre le pouvoir, a annoncé mercredi 20 mars l'envoyé spécial de l'Organisation des Etats américains (OEA), Luis Angel Rosadilla.

 

 

Il s'agissait d'une condition sine qua non des adversaires du président Daniel Ortega pour s'asseoir de nouveau à la table des négociations. Pour l'heure, le nombre de prisonniers qui seront libérés n'avait pas été précisé. Un peu plus de 800 opposants sont emprisonnés, a annoncé mercredi l'opposition, qui a revu son chiffre à la hausse. Elle parlait jusqu'ici de 700 détenus. De son côté, le gouvernement n'a pas encore communiqué de chiffre. Les deux camps ont également convenu d'un programme de négociations en six points et de faire appel à la communauté internationale pour suspendre les sanctions, selon la déclaration conjointe publiée par la présidence.

 

 

Le Nicaragua connaît une grave crise politique depuis onze mois, lorsque des manifestations ont éclaté contre le gouvernement du président Daniel Ortega, 73 ans. Après avoir dirigé le pays de 1979 à 1990 à l'issue de la révolution sandiniste, Daniel Ortega était revenu au pouvoir en 2007. Les opposants accusent l'ex-guérillero sandiniste d'avoir instauré une dictature. Ils réclament son départ et celui de la vice-présidente, son épouse Rosario Murillo. Le chef de l'Etat dénonce de son côté une tentative de putsch de l'opposition avec le soutien de l'Eglise et de Washington. La crise a fait plus de 325 morts et a plongé le pays dans la récession économique.

 


21/03/2019
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Franceinfo - le lundi 4 février 2019

 

 

"Ils l'ont électrocuté" : au Venezuela, la femme d'un militaire emprisonné dénonce la torture pratiquée par le régime

 

 

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Benjamin IllyfranceinfoRadio France

 

 

 

Selon le Foro Penal, une organisation de défense des droits de l'homme, il y aurait 14 000 prisonniers politiques actuellement au Venezuela. La femme d'un militaire emprisonné témoigne en exclusivité sur franceinfo

 

 

 

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Sandra Hernandez, 29 ans est l'épouse du sergent major de la garde nationale bolivarienne, Luis Alexander Bandres Figueroa, torturé à la prison de Boleita à Caracas. (BENJAMIN ILLY / FRANCE-INFO)

 

 

 

 

Sandra Hernandez a 29 ans, elle est l'épouse d'un sergent-major de 3ème classe de la garde nationale bolivarienne. Le 21 janvier dernier, Luis Alexander Brandes Figueroa se soulève, lance un appel avec 24 autres militaires d'une caserne de Caracas, pour dénoncer la misère dans le pays et déclarant Nicolas Maduro illégitime. Les militaires, payés parfois moins que le salaire minimum, souffrent de la crise et des pénuries comme tout le monde. Luis Alexander Brandes Figueroa est immédiatement arrêté, transféré le jour même avec ses compagnons à la prison de Boleita. Et les tortures commencent immédiatement.

 

 

À certains moments il a perdu conscience à cause des coups qu'il recevait. Sandra Hernandez, femme de militaire franceinfo

 

 

Sandra, sa femme, n'a pu le revoir que le 15 février. Aujourd'hui elle a le courage de tout dire, même le pire. "Il a été torturé pendant 15 jours, torturé deux fois par jour. Ils l'ont épuisé, vidé de son énergie. Ils l'ont suspendu, il est resté cinq ou six heures suspendu. Ils l'ont électrocuté. Deux personnes lui ont écarté les jambes et lui ont frappé les testicules. (...) Il s'est évanoui, plus d'une dizaine de fois", explique Sandra Hernandez très émue. "Quand je l'ai vu, il avait des hématomes partout, des marques de coups, une partie des côtes étaient noires", se rappelle-t-elle.

 

 

 

Les familles torturées devant les prisonniers

"Notre domicile a été perquisitionné le 21 janvier mais j'appelle ça du vol. Ils ont tout pris dans notre maison. Ils nous ont laissés sans rien. Ça fait plus d'un mois que je ne suis pas retournée chez moi", poursuit la jeune femme. "Ma famille ne sait pas où je suis. Je dis que je suis à un endroit mais je suis à un autre endroit."

 

 

Sandra Hernandez doit se cacher car l'une de leurs stratégies, explique-t-elle, est de torturer les familles, devant les prisonniers. "Je connais un prisonnier, incarcéré depuis un an. Il était dans la chambre de torture, et ils ont torturé sa femme devant lui, pour que le mari avoue ce qu'ils voulaient entendre", dit-elle apeurée. 

 

 

"Ce qu'ils veulent faire dire à mon époux, n'est rien d'autre qu'un mensonge. Ils ont demandé à mon époux qu'ils disent que l'opposition (…) l'avait payé pour qu'il se rebelle. Il a refusé."

 

 

Le monde doit savoir ce que nous subissons Sandra Hernandez, femme de militaire franceinfo

 

 

Pour Sandra Hernandez, son mari est un "héros", "le meilleur homme au monde." Puis elle lui adresse ces quelques mots. "Je ne pourrais pas avoir un meilleur père pour mes enfants, merci de prendre tant de risques pour beaucoup d'autres personnes (...) tu as pensé à ton futur, celui de tes enfants, le mien et à celui de beaucoup de Vénézuéliens."

 

 

Accusé de trahison, le sergent-major Luis Alexander Brandes Figueroa, risque selon son épouse jusqu'à 30 ans de prison. Encore faut-il qu'un procès ait lieu. Rien n'est prévu pour l'instant.

 

 

 

Selon le Foro Penal, une organisation vénézuélienne de défense des droits de l'homme, il y aurait actuellement 14 000 prisonniers politiques dans le pays. Depuis 2018, la répression s'accélère notamment dans les rangs de l'armée, pour intimider, bâillonner toute contestation qui pourrait prendre de l'ampleur à un moment où le pouvoir chaviste est fragilisé, analyse cette association. Certains militaires entrés en rébellion sont particulièrement dans le collimateur du régime de Nicolas Maduro.

 

 

 

87 militaires en prison actuellement

Des sous-officiers, des lieutenants colonels, et plus d'une dizaine de généraux sont derrière les barreaux. Selon le Foro Penal, il seraient au total 87 en ce moment. Parmi eux, seulement 5 % auraient eu droit à un procès. Les autres subissent une détention préventive et sont retenus en prison, parfois deux ou trois ans, affirme l'ONG, sans pouvoir bénéficier d'aucune défense.

 


04/03/2019
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Franceinfo - le dimanche 24 février 2019

 

 

Venezuela : une centaine de militaires et policiers ont déserté et sont passés en Colombie

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

 

Selon le service des migrations colombien, ces soldats ont fui "la dictature" de Nicolas Maduro

 

 

 

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Des policiers colombiens accompagnent un officier vénézuelien, le 23 février 2019, à la frontière entre le Venezuela et la

Colombie, à Cucuta. (LUIS ROBAYO / AFP)

 

 

 

Un peu plus d'une centaine de membres des forces de sécurité du Venezuela ont déserté depuis samedi et sont passés en Colombie, a indiqué, dimanche 24 février, le service des migrations colombien. L'annonce intervient alors que la tension s'accroît autour de l'entrée de l'aide humanitaire dans le pays.

 

 

"Jusqu'à présent, le service des migrations de Colombie a reçu un peu plus de cent membres des forces armées du Venezuela, qui sont sortis de leur pays, fuyant la dictature de Maduro", a indiqué cette entité dans un communiqué.

 

 

 

Les jours de Nicolas Maduro "sont comptés"

Le calme est par ailleurs revenu aux frontières du Venezuela, au lendemain d'une journée d'affrontements entre opposition et gouvernement. Mais la pression internationale monte sur le régime de Nicolas Maduro, dont "les jours sont comptés", selon Washington. Sur la chaîne CNN, le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a qualifié le président socialiste de "pire du pire des tyrans".

 

 

Dimanche matin, près de la frontière avec la Colombie, les rues d'Urena étaient jonchées d'ordures, de cartouches de gaz lacrymogènes et de munitions en caoutchouc utilisées par les forces de l'ordre pour disperser la foule. Ces résidus témoignaient des affrontements de la veille.

 


25/02/2019
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