L'AIR DU TEMPS

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AMÉRIQUE


Franceinfo - le dimanche 10 novembre 2019

 

 

Bolivie : acculé après sa victoire très contestée, Evo Morales annonce la convocation d'une nouvelle élection présidentielle

 

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L'Organisation des États américains (OEA) a recommandé dimanche, dans un rapport préliminaire, la tenue d'un nouveau scrutin présidentiel en Bolivie

 

 

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Le président bolivien Evo Morales à El Alto, en Bolivie, le 10 novembre 2019. (CARLOS GARCIA RAWLINS / REUTERS)

 

 

 

Nouvelle étape dans la crise bolivienne. Le chef de l'Etat, Evo Morales, a promis dimanche 10 novembre de convoquer une nouvelle élection présidentielle, après la publication d'un rapport de l'Organisation des Etats américains (OEA) réclamant l'annulation du scrutin contesté du 20 octobre pour cause d'irrégularités. Le président, qui a été proclamé vainqueur, a par ailleurs annoncé le remplacement des membres de la commission électorale, conformément aux recommandations de l'OEA.

 

 

>> Réélection contestée d'Evo Morales, mutineries dans la police, occupation de médias d'Etat... Que se passe-t-il en Bolivie ?

 

 

Ce rapport a été rédigé sur la base d'un audit de l'élection, qui n'a pas permis d'en vérifier le résultat. "Les manipulations du système informatique sont d'une telle ampleur qu'elles doivent faire l'objet d'une enquête approfondie de la part de l'Etat bolivien qui doit aller au fond des choses et déterminer la responsabilité de cette grave affaire", disent ses auteurs. L'OEA juge statistiquement peu probable qu'Evo Morales ait obtenu la marge de dix points de pourcentage nécessaire pour être élu dès le 1er tour et invite la Bolivie à se doter de nouvelles autorités électorales avant la tenue d'une nouvelle élection.

 

 

 

Les policiers ont rejoint les manifestants

Le 20 octobre, le Tribunal électoral suprême (TSE) avait interrompu de manière inattendue les projections des résultats sur son site montrant qu'un second tour entre Evo Morales et Carlos Mesa se profilait après le dépouillement de 84% des bulletins. De multiples incidents avaient éclaté dans la foulée, les Boliviens dénonçant des "fraudes". Lorsque le TSE a repris son décompte le lendemain, Evo Morales figurait alors largement en tête avec une marge légèrement supérieure au seuil des dix points nécessaires. Le vice-président du TSE avait par la suite démissionné, mettant en cause le système de décompte.

 

 

 

 

 

 

Samedi, Evo Morales, acculé de toutes parts, avait lancé un appel au dialogue pour tenter d'apaiser la contestation, mais l'appel a aussitôt été rejeté par l'opposition. Trois semaines après sa réélection contestée, la mobilisation ne faiblit pas dans le pays. Des incidents ont été relevés dans la nuit de samedi à dimanche à El Alto, ville collée à La Paz et considérée comme un bastion d'Evo Morales, selon des médias locaux. Des policiers se sont mutinées et ont rejoint les rangs des manifestants, tandis que des médias d'Etat ont été occupés, selon l'exécutif.

 


12/11/2019
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Franceinfo - le lundi 28 octobre 2019

 

 

Argentine : le candidat péroniste Alberto Fernandez remporte la présidentielle dès le premier tour

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions
 

 

"La seule chose qui nous préoccupe, c'est que les Argentins arrêtent de souffrir", a déclaré le vainqueur du scrutin, alors que son pays est en proie à une grave crise économique

 

 

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Alberto Fernandez prononce un discours après l'annonce de sa victoire à l'élection présidentielle, le 27 octobre 2019 à Buenos Aires. (ALEJANDRO PAGNI / AFP)

 

 

 

Le péronisme est de retour en Argentine. Le candidat de centre-gauche Alberto Fernandez a remporté l'élection présidentielle dès le premier tour, dimanche 27 octobre, devant le président sortant libéral Mauricio Macri, selon des résultats partiels. Alors que 80% des bulletins ont été dépouillés, le candidat péroniste a obtenu 47,45% des voix, contre 41,11% pour Mauricio Macri.

 

 

Alberto Fernandez devient donc le nouveau président de ce pays de 44 millions d'habitants. Pour gagner dès le premier tour, il devait obtenir plus de 45% des voix, ou bien plus de 40% des voix avec un avantage de plus de 10 points sur le candidat arrivé en deuxième position. Selon le ministère de l'Intérieur, la participation au scrutin a été de plus de 80%.

 

 

"C'est un grand jour pour l'Argentine", avait réagi, confiant, devant la presse Alberto Fernandez, dont la colistière est l'ex-présidente Cristina Kirchner (2007-2015), peu après la fermeture des bureaux de vote. Le président sortant, Mauricio Macri, 60 ans, dont la popularité a fortement chuté l'année dernière en raison de la grave crise économique, avait estimé après avoir voté que deux "visions concurrentes de l'avenir [étaient] en jeu".

 

 

 

Le président sortant félicite son adversaire

Après avoir voté, Alberto Fernandez avait promis de travailler à réduire la forte polarisation politique qui traverse le pays, entre péronistes et partisans de Mauricio Macri, qui briguait un deuxième mandat. Le président sortant a félicité Alberto Fernandez et a promis de mener une opposition "saine et constructive". Il a invité le nouveau chef de l'Etat à déjeuner lundi à la présidence, et son invitation a été acceptée par le vainqueur.

 

 

Après l'annonce de sa victoire, Alberto Fernandez, visiblement ému, a pris la parole devant plusieurs milliers de ses partisans. "Les temps qui viennent ne sont pas faciles, a-t-il déclaré. La seule chose qui nous préoccupe, c'est que les Argentins arrêtent de souffrir." Cristina Kirchner, qui se trouvait à ses côtés, a appelé le président sortant à prendre dans les derniers jours de son mandat "toutes les mesures nécessaires pour atténuer la situation dramatique" de l'Argentine.

 


29/10/2019
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Franceinfo - le vendredi 25 octobre 2019

 

 

Présidentielle en Bolivie : Evo Morales réélu dès le premier tour, la communauté internationale hausse le ton

 

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Carlos Mesa, président de 2003 à 2005, dénonce une fraude électorale et demande aux Boliviens de poursuivre la mobilisation

 

 

 

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Evo Morales, président sortant de la Bolivie, lors d'une conférence de presse à La Paz, le 24 octobre 2019. (AIZAR RALDES / AFP)

 

 

 

Le résultat ne va pas apaiser les tensions dans le pays. Evo Morales, président de la Bolivie depuis 2006, a remporté l'élection présidentielle de dimanche dès le premier tour, selon les données publiées par le Tribunal électoral suprême (TSE), jeudi 24 octobre.

 

 

Après dépouillement de 99,99% des bulletins, le président sortant est crédité de 47,07% des voix, contre 36,51% pour son principal rival, le centriste Carlos Mesa. Evo Morales remplit donc l'une des conditions permettant à un candidat à la présidentielle de s'imposer dès le premier tour : obtenir au moins 50% des suffrages, ou plus de 40% des voix et une avance d'au moins dix points.

 

 

 

Appel à la tenue d'un second tour

L'opposition a accusé le dirigeant socialiste de fraude électorale et l'Organisation des Etats américains (OEA), qui avait dépêché des observateurs à La Paz, a recommandé un second tour après que le TSE a interrompu de manière inattendue les projections sur son site quand un second tour entre Morales et Mesa se profilait après dépouillement de 84% des bulletins de vote.

 

 

Le parti de Morales "vient juste de consommer la fraude" électorale, a dénoncé Carlos Mesa, président de 2003 à 2005, qui demande aux Boliviens de poursuivre la mobilisation. Il a reçu le soutien d'un collectif de partis et organisations de droite et du centre.

 

 

L'Union européenne (UE) estime pour sa part que "la meilleure option serait la tenue d'un second tour pour rétablir la confiance et s'assurer du respect du choix démocratique du peuple bolivien". De leur côté, les Etats-Unis, le Brésil, l'Argentine et la Colombie ont demandé jeudi qu'un second tour ait lieu si l'Organisation des Etats américains (OEA) ne confirmait pas le résultat du premier tour.

 

 

 

Audit et légitimité

L'OEA, dont la mission d'observation avait fait part de sa "surprise" et son "inquiétude" face au revirement du décompte, a accepté de réaliser un audit des résultats. Mais, pour l'instant, aucune précision sur la date et les conditions de cette mission n'ont été communiquées. "Ces résultats ne devraient pas être considérés comme légitimes jusqu'à la fin du processus d'audit demandé", a prévenu Luis Almagro, le secrétaire général de cette organisation basée à Washington.

 

 

Les Etats-Unis, le Brésil, l'Argentine et la Colombie ont également menacé de ne pas reconnaître Evo Morales. Ces pays, "au côté de la communauté démocratique internationale, ne reconnaîtront que les résultats reflétant réellement la volonté du peuple bolivien".

 

 

A contrario, Cuba, le Venezuela et le Mexique ont félicité Evo Morales pour sa réélection. Caracas a notamment fait part de "sa profonde admiration pour la victoire démocratique" du président bolivien.

 


25/10/2019
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Franceinfo - le mercredi 23 octobre 2019

 

 

Présidentielle en Bolivie : la grève générale débute face à la victoire probable du président sortant Evo Morales dès le premier tour

 

 

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Signe du malaise entourant le dépouillement, le vice-président du Tribunal suprême électoral bolivien a annoncé, mardi soir, sa démission en critiquant le système de décompte

 

 

 

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Un policier face à des manifestants, à La Paz (Bolivie), le 22 octobre 2019. (JORGE BERNAL / AFP)

 

 

 

Une grève générale a débuté en Bolivie, mercredi 23 octobre. De nouveaux incidents ont éclaté dans la nuit de mardi à mercredi pour protester contre le dépouillement des élections de dimanche, en passe de donner le président sortant Evo Morales vainqueur au premier tour.

 

 

Alors que le lent décompte des votes se poursuit, le chef d'Etat socialiste doit donner une conférence de presse à 7 heures (13 heures, heure de Paris). Il ne s'est pas exprimé publiquement depuis dimanche soir.

 

 

 

Les partisans de Morales se mobilisent

Dans l'est du pays, Luis Fernando Camacho, le président de l'influent Comité Pro-Santa Cruz, une organisation de la société civile établie à Santa Cruz, capitale économique du pays et bastion de l'opposition, a lancé mardi soir la grève nationale. Il a donné jusqu'à mercredi midi aux autorités électorales pour confirmer qu'il y aurait un second tour.

 

 

En réponse, un groupe de syndicats ouvriers et paysans proches du pouvoir, la Conalcam, a enjoint ses militants à défendre les résultats officiels et appelé à un rassemblement mercredi dans la capitale, La Paz, qui devrait être une démonstration de force en soutien à Evo Morales.

 

 

Signe du malaise entourant le dépouillement, le vice-président du Tribunal suprême électoral bolivien, Antonio Costas, a annoncé mardi sa démission en critiquant le système de décompte.

 


23/10/2019
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Franceinfo - le lundi 21 octobre 2019 - mis à jour le 22.10.19

 

 

Chili : le couvre-feu décrété à Santiago pour la troisième nuit consécutive

 

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Depuis plusieurs semaines, un mouvement de contestation inédit embrase le pays

 

 

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Des heurts ont éclaté lundi 21 octobre entre militaires et manifestants, à Santiago, au Chili. (MARTIN BERNETTI / AFP)

 

 

 

Les autorités ont décidé d'un couvre-feu pour une troisième nuit consécutive à Santiago, la capitale chilienne. Lundi 21 octobre, le général Javier Iturriaga, chargé d'assurer la sécurité publique depuis l'éclatement de violentes protestations sociales au Chili, qui ont fait douze morts, a déclaré dans une allocution télévisée que ce couvre-feu "concernera toute la région métropolitaine [de Santiago] aujourd'hui à partir de 20 heures [1 heure en France] et jusqu'à 6 heures [11 heures en France]".

 

 

Un premier couvre-feu nocturne avait été décrété dès samedi soir dans la capitale, renouvelé dans la nuit de dimanche à lundi.

 

 

La Haut-commissaire aux droits de l'homme de l'ONU et ex-présidente du Chili, Michelle Bachelet, appelle au dialogue immédiat entre gouvernement et manifestants.

 

 

 

Plus de deux mille personnes arrêtées depuis vendredi

Des milliers de manifestants se sont à nouveau rassemblés lundi dans le centre de Santiago, scandant "les militaires dehors", à l'adresse des soldats et policiers déployés en nombre dans le centre de Santiago. Près de 10 000 d'entre eux ont été déployés. C'est la première fois que des militaires patrouillent dans les rues depuis la fin de la dictature du général Augusto Pinochet (1973-1990). Selon les autorités, 2 151 personnes ont été arrêtées dans tout le pays depuis vendredi.

 

 

Les étudiants avaient appelé à de nouvelles manifestations pour lundi dans la capitale alors que les cours ont été suspendus dans la quasi totalité des écoles et universités de Santiago. Les transports publics restent très perturbés. Seule l'une des sept lignes de métro a rouvert et le réseau de bus n'a repris que partiellement. 

 

 

Dans la capitale, de longues files d'attente sont visibles alors que les Chiliens tentent de s'approvisionner en essence et en denrées diverses.

 


22/10/2019
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Franceinfo - le lundi 21 octobre 2019

 

 

Fractures sociales, déception politique, répression de l'armée... Pourquoi le Chili s'embrase-t-il ?

 

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Au moins sept personnes sont mortes lors d'affrontements violents et d'incendies criminels, depuis plusieurs jours au Chili

 

 

 

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Des manifestants au Chili, le 19 octobre 2019. (MARTIN BERNETTI / AFP)

 

 

 

"Nous sommes en guerre contre un ennemi puissant, qui est prêt à faire usage de la violence sans aucune limite." La phrase est signée du président du Chili, Sebastian Pinera, dimanche 20 octobre. Depuis plusieurs semaines, un mouvement de contestation inédit embrase le pays. La situation est même devenue extrêmement violente depuis le 18 octobre, avec des affrontements et des incendies criminels qui ont causé la mort de sept personnes. L'état d'urgence a été décrété. Franceinfo revient sur les raisons de cette colère.

 

 

 

A cause des inégalités qui persistent

Vu de l'extérieur, le modèle chilien fait des envieux : une inflation de 2% par an, un taux de pauvreté de 8,6% et une croissance qui devrait atteindre cette année 2,5% du PIB, soit l'une des plus élevées d'Amérique latine. Le revenu par habitant au Chili, de plus de 20 000 dollars, est aussi le plus élevé de cette région en crise. Mais plusieurs indicateurs sociaux, comme la santé, l'éducation et les retraites, montrent de très fortes inégalités. En effet, dans ce pays, ces trois secteurs primordiaux relèvent quasiment exclusivement du secteur privé.

 

 

Une mesure, qui peut sembler anodine, a fait éclater la contestation, initiée par des lycéens et des étudiants : l'augmentation de 3% des tarifs du métro. Une hausse qui touche le quotidien de très nombreux Chiliens et que le président Sebastian Pinera a finalement suspendue, samedi, face à des manifestations devenues incontrôlables. "Beaucoup de demandes latentes n'ont pas eu de réponse. La tension s'est accumulée, la frustration s'est renforcée chaque jour dans la vie quotidienne", souligne Octavio Avendaño, sociologue et politologue à l'université du Chili, interrogé par l'AFP. 

 

 

Le système de retraite par capitalisation (les travailleurs doivent accumuler un capital pour toucher une retraite dès lors qu'ils deviennent inactifs) fait partie des points noirs du pays. Malgré des salaires plutôt élevés, les retraites, elles, sont très souvent en dessous du salaire minimum qui s'élève à environ 400 euros. S'ajoute à cela des coûts élevés de santé et d'éducation, ainsi qu'un marché immobilier en surchauffe. L'endettement est aussi devenu l'un des grands maux qui affectent les ménages chiliens. Selon une étude de l'université de Saint-Sébastien et d'Equifax, un adulte sur trois est incapable de faire face à son endettement avec ses ressources.

 

 

 

A cause de la défiance envers les politiques

La fin de la dictature n'a pas réglé tous les problèmes politiques au Chili. "De l'extérieur, on ne pouvait voir que les réussites du Chili, mais à l'intérieur, il y a une jeunesse qui, même si elle n'a pas vécu la dictature, a cessé de voter il y a de nombreuses années. Elle en a eu marre et elle est sortie dans la rue pour montrer sa colère et sa déception", explique à l'AFP Lucia Dammert, professeure à l'université de Santiago du Chili. "Ce qui se passe serait lié à une fatigue que ni ce gouvernement ni les gouvernements précédents n'ont réussi à apaiser", analyse El Pais, cité par Courrier international.

 

 

Le président Chilien est aussi directement visé par les contestataires qui dénoncent le pouvoir économique des dirigeants et l'injustice d'un système économique qui favorise avant tout le capital. Car Sebastian Pinera est lui-même un des hommes les plus riches du Chili et son gouvernement compte de nombreuses personnalités du monde des affaires. Le gouvernement Pinera concentre le pouvoir économique, politique et institutionnel, une "trinité" à l'origine d'une importante fracture entre la population et les dirigeants, estime Alberto Mayol, sociologue de l'université du Chili.

 

 

De nombreuses pancartes brandies par des manifestants pendant les protestations faisaient d'ailleurs références aux scandales de corruption dans lesquels ont été impliqués de puissants groupes économiques proches du chef de l'Etat. "Le monde politique a son mea culpa à faire", estime Lucia Dammert.

 

 

 

A cause de la réponse répressive du pouvoir

Depuis quelques jours, une grande partie du Chili vit sous "l'état d'urgence". Une mesure de couvre-feu a même été décrétée pour la deuxième nuit consécutive à Santiago, la capitale, entre 19 heures et 6 heures, de dimanche à lundi. Cela n'a pas empêché des milliers de Chiliens de sortir dans les rues, une fois la nuit tombée, pour manifester. Au total, près de 10 000 policiers et soldats ont été déployés au Chili. Un symbole fort : les patrouilles de militaires dans les rues sont une première dans le pays depuis la fin de la dictature de Pinochet, en 1990.

 

 

"J'écris sous couvre-feu. Nous sommes en 2019 et j'écris sous le couvre-feu, a réagi le journaliste Daniel Matamala sur le site de CNN Chile, cité par Courrier international. La dernière fois que l'armée a surveillé Santiago lors d'un couvre-feu, c'était en 1987." Selon les autorités, 1 462 personnes ont été arrêtées : 644 dans la capitale et 848 dans le reste du pays.

 

 

Dimanche, des affrontements ont eu lieu entre manifestants et policiers dans l'après-midi dans le centre de Santiago, tandis que des pillages se déroulaient dans plusieurs endroits de la capitale. Plusieurs scènes d'extrême violence, où l'on peut voir des policiers tirer à balles réelles, ont été diffusées sur les réseaux sociaux. Deux personnes ont ainsi été blessées par balle et hospitalisées dans un état "grave" après un incident avec la police lors de pillages, également dans le sud de la capitale.

 


21/10/2019
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Franceinfo - le lundi 21 octobre 2019

 

 

Chili : les footballeurs Vidal, Bravo et Medel demandent aux autorités d'"écouter le peuple" face à la contestation sociale

 

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"Nous voulons des solutions MAINTENANT!!!", a notamment écrit sur Twitter Arturo Vidal, milieu du FC Barcelone et star dans son pays

 

 

 

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Le footballeur chilien Arturo Vidal lors d'un match opposant le Chili et la Guinée, à Alicante (Espagne), le 15 octobre 2019. (JOSE JORDAN / AFP)

 

 

 

"Je prie pour que mon Chili bien-aimé aille mieux." Comme d'autres stars chiliennes du football, Arturo Vidal, milieu du FC Barcelone, a réagi lundi 21 octobre aux émeutes qui secouent le Chili et qui ont fait, au moins sept morts"Les politiques s'il vous plait, écoutez le peuple pour une fois!!! Nous voulons des solutions MAINTENANT!!! J'embrasse fort tous les Chiliens, nous sommes ensemble et nous allons de l'avant comme toujours", a-t-il ajouté.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Maintenant, c'est le moment des réponses, des solutions", a publié, dimanche, Claudio Bravo, capitaine de la sélection chilienne et gardien remplaçant de Manchester City.

 

 

 

 

 

 

"Écoutez le peuple et arrêtez de jouer avec lui", a également demandé aux autorités sur les réseaux sociaux Gary Medel, une autre figure de la "génération dorée" chilienne, victorieuse de la Copa América en 2015 et 2016. Le joueur de Bologne, en Italie, connu pour son opiniâtreté, a joint à son message une photo d'une liste de revendications des manifestants, pour une amélioration du système de santé, d'éducation, de retraite, entre autres réformes.

 

 

 

 

 

 

Les manifestations, qui ont débuté vendredi pour protester contre une hausse du prix des tickets de métro dans la capitale Santiago, ont provoqué des émeutes et des pillages. Depuis, le président de droite Sebastian Pinera a suspendu cette hausse. Mais les protestations et les violences se sont poursuivies, nourries par la colère face aux conditions et aux inégalités socio-économiques. L'état d'urgence dans plusieurs régions.

 


21/10/2019
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Franceinfo - le lundi 14 octobre 2019

 

 

Equateur : fin de la crise entre le gouvernement et le mouvement indigène

 

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Le décret controversé qui prévoyait de supprimer les subventions au carburant a été retiré

 

 

 

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Des membres de la communauté indigène célèbrent l'accord trouvé avec le gouvernement équatorien, le 13 octobre 2019 à Quito. (MARTIN BERNETTI / AFP)

 

 

 

Sortie de crise en vue en Equateur. Le gouvernement et le mouvement indigène ont trouvé, dimanche 13 octobre, un accord pour sortir de la crise sociale sans précédent qui paralyse le pays depuis douze jours, grâce au retrait du décret controversé supprimant les subventions au carburant.

 

 

Désormais sera préparé "un nouveau décret qui annule le décret 883" sur l'essence, et "avec cet accord, la mobilisation se termine", a annoncé Arnaud Peral, représentant en Equateur de l'ONU, médiatrice du dialogue avec l'Eglise catholique.

 

 

"Les mesures appliquées dans tous nos territoires sont levées", a confirmé le président de la Confédération des nationalités indigènes de l'Equateur (Conaie), Jaime Vargas, visage peint et tête coiffée d'une couronne de plumes. "A tous ceux qui ont participé à ce processus de paix, je les remercie", a déclaré pour sa part le président Lenin Moreno.

 

 

 

Sept morts et plus de 1 300 blessés

Peu après cette annonce, des milliers de personnes ont déferlé dans les rues de Quito pour célébrer la nouvelle, agitant le drapeau jaune, bleu et rouge de l'Equateur tandis que retentissaient des klaxons en signe de joie.

 

 

Le pays andin est à l'arrêt depuis près de deux semaines, entre blocages de routes, classes suspendues, transports publics quasi inexistants et puits pétroliers d'Amazonie à l'arrêt, ce qui a stoppé la distribution de près de 70% de la production de brut. Il a aussi été secoué par une vague de manifestations avec, depuis le 3 octobre, sept morts, 1 340 blessés et 1 152 arrestations, selon le bureau du Défenseur du peuple, organisme public de défense des droits.

 

 

La communauté indigène – un quart de la population – était le fer de lance de la contestation contre les réformes économiques négociées avec le Fonds monétaire international (FMI) en échange d'un prêt de 4,2 milliards de dollars. La mesure la plus controversée était le décret 883, dont l'effet était de multiplier par deux les prix à la pompe.

 


14/10/2019
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Franceinfo - le mardi 8 octobre 2019 - mis à jour le 9.10.19

 

 

Equateur : de nouveaux incidents éclatent aux abords du Parlement entre des manifestants et les forces de l'ordre

 

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Le pays est secoué depuis début octobre par un mouvement social inédit depuis 2007, marqué par des blocages de routes et de puits pétroliers en Amazonie et des grèves paralysant le pays

 

 

 

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Des manifestants devant le Parlement à Quito en Equateur, le 3 octobre 2019. (CARLOS GARCIA RAWLINS / REUTERS)

 

 

 

De nouveaux incidents entre les forces de l'ordre et des manifestants essayant de prendre d'assaut le Parlement équatorien ont éclaté mardi 8 octobre aux abords du bâtiment, alors que le pays est secoué par des protestations contre une hausse massive du prix de l'essence. 

 

 

 

 

 

 

Les forces de l'ordre, qui ont bouclé le quartier, ont fait usage de gaz lacrymogène. En face, des centaines d'hommes au visage masqué et armés de bâtons ont tenté de progresser en jetant des pierres. A la fumée des gaz se mêlait celle des barricades incendiées, faites de pneus et branchages.

 

 

 

Des blocages dans tout le pays

Le pays est secoué depuis début octobre par un mouvement social inédit depuis 2007, marqué par des blocages de routes et de puits pétroliers en Amazonie, des manifestations parfois violentes et des grèves paralysant le pays.

 

 

 

 

 

La capitale équatorienne Quito, où des milliers d'indigènes et de paysans continuent d'affluer, se prépare à une manifestation géante mercredi au côté des syndicats contre la hausse massive du prix de l'essence par le gouvernement de Lenin Moreno.

 

 

La décision du président Moreno de supprimer des subventions des carburants d'un montant total de 1,3 milliard de dollars (l'économie équatorienne est dollarisée) est entrée en vigueur jeudi. En échange, l'Equateur peut accéder à des crédits d'un montant de 4,2 milliards de dollars du Fonds monétaire international (FMI).

 


09/10/2019
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Franceinfo - le mercredi 18 septembre 2019

 

 

Equateur : le Parlement vote contre la dépénalisation de l'avortement

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

Les femmes victimes de viol, y compris incestueux, encourent toujours jusqu'à deux ans de prison si elles décident d'avorter

 

 

 

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Une jeune femme venue militer pour la dépénalisation partielle de l'avortement, à Quito (Equateur), à l'annonce du votre contre le projet de loi, le 17 septembre 2019. (RODRIGO BUENDIA / AFP)

 

 

 

Ni les viols, ni les malformations du foetus ne justifient l'avortement, selon le Parlement équatorien. L'Assemblée nationale s'est prononcée contre la dépénalisation de l'avortement, mardi 17 septembre, pour les cas de viol, y compris incestueux, ainsi qu'en cas de malformation du foetus.

 

 

Le vote a été serré, avec soixante-scinq élus en faveur du projet de loi sur la dépénalisation de l'avortement en cas de viol et soixante-dix élus contre. Des activistes pro-avortement ont manifesté leur colère devant le Parlement, à Quito, rappellant que chaque année, quelque 2 500 adolescentes donnent naissance à un enfant de viol. 

 

 

Le Code pénal, en vigueur depuis 2014, dispose qu'une femme qui provoque un avortement ou permet à une autre personne de le faire encourt une peine allant de six mois à deux ans de prison. Si au cours de la procédure la mère décède, la personne qui a pratiqué l'avortement risque une peine pouvant aller jusqu'à 16 ans de prison.

 

 

L'Equateur, pays conservateur dont 80% de la population est catholique, n'autorise l'avortement que lorsque la vie ou la santé de la mère est en danger. Une exception est faite si la grossesse est le résultat du viol d'une femme souffrant d'un handicap mental.

 


18/09/2019
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Franceinfo - le lundi 16 septembre 2019 - mis à jour le 17.09.2019

 

 

Au Guatemala, l'école désertée par les enfants qui rêvent de partir

 

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Dans ce pays d'Amérique centrale, au sud du Mexique, beaucoup d'enfants sont prêts à quitter leur famille, même avec un parfait inconnu, pour rejoindre les États-Unis

 

 

 

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Si la jeunesse est la richesse d'un pays, alors au Guatemala le futur s'annonce bien sombre. A l'école de Chanmagua, située à l'extrême sud du pays, le directeur dresse un bilan désabusé. Dans la première classe de cinquième, douze garçons et treize filles. Mais la deuxième classe, qui aurait dû être remplie d'élèves, est vide. L'école a perdu environ 40% de ses élèves : beaucoup ont pris la route de l'immigration vers les États-Unis. 

 

 

 

Les enfants de la migration font baisser les prix

"Je trouve ça très triste, car, parmi ces gamins, il y avait les talents de demain dont a besoin notre pays. Je suis aussi triste quand je pense au trajet épouvantable et aux risques qu'encourent ces gosses pour rejoindre les États-Unis", témoigne le directeur, Manuel de Jesus Mata Luna. Certains enfants n'hésitent pas à partir avec un complet inconnu qui se fait passer pour son parent à la frontière. Une situation qui arrive souvent lorsque les familles n'ont pas les moyens de financer le voyage.

 

 

Une pratique encouragée par les passeurs qui savent que les enfants sont plus durs à expulser des États-Unis. "Les coyotes [passeurs] font payer entre 8 000 et 10 000 euros un adulte candidat au voyage. Mais accompagné d'un enfant, le prix baisse à 3 000 euros car les passeurs n'ont pas à se fatiguer. Ils ont juste à les déposer de l'autre côté de la frontière. Ils attendront de se faire arrêter par les policiers", explique Ugo Lionel Peralta, lemaire adjoint de Chanmagua. 

 

 

Les parents se retrouvent alors tiraillés entre la honte d'abandonner leur enfant à de parfaits inconnus, et l'espoir qu'un avenir meilleur les attend une fois passée la frontière.

 


18/09/2019
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Le Monde - le mardi 13 août 2019

 

 

Venezuela : le camp du président Maduro envisage des législatives anticipées

 

 

 

La manœuvre permettrait de renouveler la seule institution contrôlée par l’opposition dans un pays déchiré par une crise politique.

 

 

 

Le Monde avec AFP Publié le 13 août 2019 à 06h58 - Mis à jour le 13 août 2019 à 07h34

 

 

 

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Crise au Venezuela

 


29/08/2019
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Franceinfo - le mardi 27 août 2019

 

 

Le Brésil rejette l'aide du G7 de 20 millions de dollars pour combattre les incendies en Amazonie

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

 

Le chef de cabinet du président brésilien a conseillé à Emmanuel Macron de s'occuper "de sa maison et de ses colonies"

 

 

 

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Un incendie dans la municipalité de Candeias do Jamari, dans l'Etat de Rondonia, au Brésil, le 24 août 2019. (VICTOR MORIYAMA / GREENPEACE)

 

 

 

La crise diplomatique entre Paris et Brasilia se poursuit. Le Brésil a rejeté, mardi 27 août, l'aide proposée par les pays du G7 pour combattre les incendies en Amazonie, a annoncé le chef de cabinet du président Jair Bolsonaro, qui a conseillé au président français, Emmanuel Macron, de s'occuper "de sa maison et de ses colonies".

 

 

"Nous remercions [le G7 pour son offre d'aide], mais ces moyens seront peut-être plus pertinents pour la reforestation de l'Europe", a déclaré le chef de cabinet, Onyx Lorenzoni, sur un blog du portail d'information G1, une déclaration confirmée à l'AFP par la présidence brésilienne. Emmanuel Macron avait annoncé une aide de 20 millions de dollars du G7 aux pays d'Amazonie.

 

 

Les feux de forêt en Amazonie ont encore progressé au cours des dernières 24 heures. Quelque 1 113 nouveaux départs de feu ont été recensés dimanche au Brésil par l'Institut national de recherche spatiale (INPE). Au total, près de 80 000 feux de forêt ont été répertoriés dans le pays depuis le début de l'année –un plus haut depuis 2013–, dont plus de la moitié en Amazonie.

 


27/08/2019
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