L'AIR DU TEMPS

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AMÉRIQUE


Franceinfo - le dimanche 8 avril 2018

 

 

Brésil : l'ancien président Lula s'est rendu à la police et a été incarcéré

 

 

Avant de se livrer aux policiers, Lula a de nouveau clamé son innocence et dénoncé un "crime politique"

 

 

 

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L'ancien président brésilien Luiz Inacio "Lula" da Silva arrive au siège de la police fédérale brésilienne à Curitiba (Brésil), le 7 avril 2018. (RICARDO MORAES / REUTERS)

 

 

 

L'ancien président brésilien Luiz Inacio "Lula" da Silva s'est finalement livré à la police samedi 7 avril. L'ex-chef d'Etat de 72 ans avait refusé de le faire, vendredi, malgré le mandat de dépôt le visant, après sa condamnation à douze ans de prison dans une affaire de corruption.

 

 

Lula a aussitôt été transféré par avion à Curitiba, ville du sud du pays, où il avait été jugé et condamné, puis acheminé au siège local de la police fédérale pour entamer sa période de détention. Des affrontements ont éclaté devant le bâtiment entre des partisans de l'ex-chef de l'Etat et la police qui a utilisé des grenades assourdissantes, du gaz lacrymogène et des balles en caoutchouc pour les disperser.

 

 

Avant de se livrer aux forces de l'ordre, Lula a de nouveau clamé son innocence et dénoncé un "crime politique" devant des centaines de membres du Parti des travailleurs rassemblés devant le siège du Syndicat des métallurgistes à Sao Paulo, là où il a entamé sa carrière politique et où il s'était réfugié depuis jeudi. "Je vais me conformer au mandat de dépôt et vous deviendrez tous Lula, a-t-il promis. Je ne suis pas au-dessus des lois. Si je ne croyais pas à la loi, je n'aurais pas créé de parti politique, j'aurais fait une révolution."

 


03/05/2018
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Franceinfo - le jeudi 5 avril 2018

 

 

Brésil : la Cour suprême donne son feu vert à l'incarcération de l'ex-président Lula

 

 

L'ancien chef d'Etat pourrait se retrouver en prison, à six mois d'une élection présidentielle pour laquelle il est donné favori

 

 

 

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L'ex-président Lula à Rio de Janeiro (Brésil), le 2 avril 2018. (VANESSA ATALIBA / BRAZIL PHOTO PRESS / AFP)

 

 

Le fabuleux destin de Lula vient de s'arrêter net. L'ex-président brésilien pourrait se retrouver prochainement derrière les barreaux, à six mois d'une élection présidentielle pour laquelle il est donné en tête des intentions de vote. Jeudi 5 avril, la Cour suprême de son pays a rejeté sa demande d'habeas corpus pour lui éviter la prison. L'icône de la gauche, âgée de 72 ans, devra purger une peine de douze ans et un mois de prison pour avoir reçu un luxueux appartement en bord de mer de la part d'une entreprise de bâtiment, en échange de faveurs dans l'obtention de marchés publics.

 

 

La décision de la Cour suprême est loin d'être unanime : la demande a été rejetée par six voix contre cinq, à l'issue de débats qui ont duré onze heures. Bien que très serré, ce résultat est une victoire éclatante pour les procureurs de l'opération "Lavage express", enquête tentaculaire qui a mis au jour un gigantesque scandale de corruption impliquant des hommes politiques de tous bords.

 

 

Lula, président de 2003 à 2010, nie ces accusations, invoquant l'absence de preuves et dénonçant un complot visant à l'empêcher de briguer un troisième mandat, huit ans après avoir quitté le pouvoir avec un taux de popularité record. "Je veux juste que la Cour suprême rende justice, avait déclaré Lula lundi à Rio de Janeiro. Je ne veux aucun bénéfice personnel et je souhaite qu'elle indique quel crime j'ai commis."

 


27/04/2018
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Franceinfo - le vendredi 6 avril 2018

 

 

Brésil : un juge ordonne l'incarcération de Lula, condamné à douze ans de prison pour corruption

 

 

Lula a été condamné en appel pour avoir reçu un luxueux appartement en bord de mer de la part d'une entreprise de bâtiment, en échange de faveurs dans l'obtention de marchés publics

 

 

 

La prison se rapproche pour Lula. Le juge brésilien Sergio Moro a émis jeudi 5 avril un mandat de dépôt contre l'ex-président Luiz Inacio Lula da Silva, qui aura 24 heures pour se présenter aux autorités afin de purger une peine de 12 ans et un mois de prison pour corruption. Âgé de 72 ans, Lula a été condamné pour avoir reçu un luxueux appartement en bord de mer de la part d'une entreprise de bâtiment en échange de faveurs dans l'obtention de marchés publics.

 

 

Le magistrat n'a autorisé "l'usage de menottes sous aucun prétexte" lors de l'arrestation.

 

 

Lula continue de dénoncer un complot politique

 

Juge emblématique de la lutte anticorruption au Brésil, Sergio Moro avait condamné Lula en première instance en juillet, un jugement confirmé en appel à la mi-janvier. Dans la nuit de mercredi à jeudi, la Cour suprême du Brésil avait rejeté une demande d'habeas corpus qui aurait permis à l'ex-président (2003-2010) de rester en liberté jusqu'à l'épuisement de tous les recours.

 

 

L'icône de la gauche, qui est également sous le coup de six autres procédures judiciaires, nie farouchement, invoquant l'absence de preuves et dénonçant un complot visant à l'empêcher de se présenter à la présidentielle d'octobre, pour laquelle il était donné favori.

 


27/04/2018
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Franceinfo - le jeudi 19 avril 2018

 

 

Miguel Diaz-Canel, seul candidat en lice, est élu à la tête de Cuba

 

Après plus d'un demi-siècle de dynastie castriste, cet ancien numéro 2 de l'exécutif cubain a été élu pour un mandat renouvelable de cinq ans, avec 99,83% des suffrages

 

 

 

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Miguel Diaz-Canel à La Havane, le 1er février 2018. (ADALBERTO ROQUE / AFP)

 

 

Une désignation sans surprise. Les députés de Assemblée nationale cubaine ont annoncé jeudi 19 avril qu'ils confirmaient, avec 99,83% des suffrages, Miguel Diaz-Canel, seul candidat en lice, comme successeur de Raul Castro à la présidence du pays. Ce dernier est élu pour un mandat renouvelable de cinq ans. Ancien vice-président des Conseils d'État et des ministres depuis 2013, Miguel Diaz-Canel est âgé de 57 ans. Il devient ainsi le premier président cubain né après la révolution de 1959. C'est aussi la première fois depuis près de six décennies que l'île ne sera donc plus dirigée par un Castro.

 

 

Raul Castro, 86 ans, qui a succédé à son frère Fidel il y a dix ans, a d'ailleurs choisi une date symbolique de l'histoire politique cubaine pour son départ, puisqu'il coïncide avec anniversaire de l'échec du débarquement anticastriste de la baie des Cochons, soutenu par la CIA.


19/04/2018
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Franceinfo - le jeudi 11 janvier 2018

 

 

Les Etats-Unis placent cinq Etats mexicains au même niveau que des pays en guerre

 

 

 

La ville balnéaire d'Acapulco connaît aujourd'hui l'un des taux de meurtre le plus élevé du pays, en raison d'une guerre des gangs.

 

 

 

La violence des bandes de narco-trafiquants au Mexique et la criminalité constatée dans le pays ont conduit le département d'Etat américain à recommander aux touristes (en anglais"de ne pas se rendre" du tout dans cinq Etats mexicains : Colima, Michoacan, Sinaloa, Tamaulipas et Guerrero. Cette mise en garde, de catégorie 4,  est normalement réservée aux zones de guerre comme la Syrie, l'Afghanistan et l'Irak.

 

 

 

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Cette mise en garde illustre notamment la déchéance de l'autrefois très chic station balnéaire d'Acapulco. Jadis fréquentée par le gratin d'Hollywood, dont Frank Sinatra et Rita Hayworth, cette ville de l'Etat de Guerrero se distingue aujourd'hui par l'un des taux de meurtre le plus élevé du pays en raison notamment d'une guerre des gangs survenue ces dernières années. 

 

 

 

Le pays est gangréné par la violence et le trafic de drogue

 

Avec 23 101 homicides enregistrés à la fin du mois de novembre, l'année 2017 a été la plus violente des vingt dernières années au Mexique, selon des chiffres officiels publiés à la fin de l'année. La violence s'est considérablement accrue au Mexique, depuis le lancement par le président Felipe Calderon (2006-2012) de sa guerre contre le narcotrafic à l'aide de l'armée.

 

 

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Le département d'Etat américain a publié une mise en garde à l'attention des touristes, leur demandant de ne pas voyager dans cinq Etats mexicains, en raison de la criminalitée. (US DEPARTMENT OF STATE)

 

 

 

 

L'offensive militaire de l'Etat mexicain a permis l'arrestation de plusieurs chefs de cartels de drogue, mais elle a également abouti à fragmenter les groupes criminels et ainsi multiplier les violences dans le pays, estiment les experts. Par ailleurs, "ni la police fédérale, ni les militaires ne veulent travailler avec les polices des Etats et les polices municipales", explique l'analyste Mike Vigil, ancien responsable des opérations internationales au sein de l'agence anti-drogue américaine.

 


12/01/2018
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le Progrès du dimanche 20 août 2017

 

 
 
    VENEZUELA - L'EX-PROCUREURE GÉNÉRALE S'ENFUIT EN COLOMBIE

 

 

 

L'ex-procureure générale du Venezuela, Luisa Ortega, une adversaire des plus coriaces du président socialiste Nicolas Maduro, s'est réfugiée vendredi en Colombie. Chaviste (du nom du défunt Hugo Chavez, président de 1999 à 2013 et mentor de Nicolas Maduro) devenue dissidente, Mme Ortega avait été démise de ses fonctions le 5 août par la toute nouvelle Assemblée constituante acquise au chef de l'État vénézuélien. Elle était aussi interdite de sortie du territoire vénézuélien et avait vu ses comptes bancaires gelés.

 


23/08/2017
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le Progrès du mardi 15 août 2017

 

 
 
    VENEZUELA - MENACE D'UN DÉFAUT DE PAIEMENT

 

 

 

Le pays, en crise politique, pourrait être en défaut de paiement. Il doit rembourser plus de 100 milliards de dollars. Jusqu'à présent, il fait tout pour payer en priorité ses échéances de dette plutôt que d'importer nourriture et médicaments. Si l'État ne remboursait pas alors l'accès aux marchés de capitaux se fermerait. Ses créanciers (Chine et Russie) pourraient alors saisir les actifs de la compagnie pétrolière d'État, PDVSA (pétroliers, raffineries, comptes bancaires...). De quoi aggraver la crise humaine. Pour beaucoup d'analystes, la seule option pour Caracas est de renégocier ses remboursement de dette. Mais le rejet international suscité par l'Assemblée constituante pourrait être un obstacle.

 


18/08/2017
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le Progrès du vrendredi 11 août 2017

 

 
 
    COLOMBIE - STREET ART CONTRE VIOLENCE DANS UN QUARTIER

 

 

 

Pinceau en main, l'artiste français Tarik Bouanani a changé l'image d'el Pesebre, quartier pauvre et violent de Medelin, dans le nord-ouest de la Colombie, où une immense fresque multicolore orne aujourd'hui les façades de 230 masures, agglutinées à flanc de montagne. Tarik Bouanani, street artiste de 27 ans, a voulu ainsi transfigurer cette zone, où vivent quelque 5 500 personnes, la plupart déplacées par la violence des groupes armés illégaux.

 

 

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Au début, son projet a été accueilli avec scepticisme. "Ça surprend qu'un étranger, un type français, vienne ici se percher sur une échelle et peindre votre maison gratuitement", raconte Carlos Mario Mazo, 60 ans, qui vit depuis trente ans dans ce quartier défavorisé. "L'objectif était de changer, grâce à l'art, la vision que les gens peuvent avoir de ce quartier et des gens qui y vivent", a expliqué le jeune Français.

 


15/08/2017
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le Progrès du mercredi 2 août 2017

 

 
 
    VENEZUELA - LE MAIRE DE CARACAS ARRÊTÉ

 

 

 

Deux des chefs de l'opposition, dont le maire de Caracas, ont été arrêtés hier au Venezuela, alors que le pays est sous le coup de sanctions des États-Unis après l'élection dans le sang d'une toute-puissante Assemblée constituante voulue par le président Maduro.

 

 

 

 

    Le Progrès du mardi 1er août 2017

 

 

 

 

VENEZUELA : LE BRAS DE FER

 

 

Après le scrutin qui a élu une assemblée constituante, l'opposition au président Maduro ne désarme pas et continue de manifester. Le pays se retrouve totalement isolé au niveau international.

 

 

"Le moment d'une nouvelle histoire est arrivé". Tels étaient les mots du président vénézuélien Nicolas Maduro, anticipant sur une victoire à l'élection de la toute-puissante assemblée constituante dimanche. Mais la "nouvelle histoire" connaît déjà des soubresauts, malgré, selon les chiffres gouvernementaux, une participation de 41,5 % du corps électoral, alors que 19,5 millions d'électeurs étaient appelés aux urnes. Elle ne serait que 12 %, selon l'opposition, qui dénonce des fraudes massives et veut à tout prix éviter de donner les pleins pouvoirs à Maduro.

 

 

 

■ Quelle est la composition de la Constituante ?

 

Il existe déjà une assemblée nationale, où l'opposition réunie au sein de la MUD (Table de l'unité démocratique, alliant centre gauche jusqu'à droite ultralibérale, et y compris des anciens chavistes historiques) est majoritaire depuis décembre 2015. Mais la nouvelle assemblée constituante, composée de 545 membres, tous chavistes et proches du pouvoir de Maduro, pourrait supplanter dès mercredi, jour de son installation, l'ancienne chambre. Cette journée s'annonce donc décisive, et source de tensions.

 

 

La Constituante devrait diriger le pays pour une durée indéterminée, et peut-être rédiger une nouvelle constitution, remplaçant celle promulguée en 1999 par le défunt président Hugo Chavez. Prolongera-t-elle le mandat de Nicolas Maduro, qui doit normalement s'achever en 2019 ?

 

 

 

Que souhaite l'opposition ?

 

Elle avait appelé au boycott de cette élection. "Nous ne reconnaissons pas ce processus frauduleux, pour nous, il est nul, il n'existe pas", a déclaré l'un de ses chefs, Henrique Capriles. Quant au chef du Parlement vénézuélien, Julio Borges, il a estimé que "le gouvernement creusait sa propre tombe". Cette opposition est menée essentiellement par une droite dure, à la stratégie parfois agressive, quand le gouvernement Maduro utilise, lui, une répression féroce. Tous les moyens légaux pour faire se faire entendre et contrer les plans du régime ont été épuisés.

 

 

Est-ce que la rue peut encore faire basculer le pays, ou tout du moins encourager le dialogue ? Un appel à manifester à été lancé pour les jours à venir, sachant que 80 % des Vénézuéliens désapprouvent la gestion du président, selon un sondage Datanalisis.  95 % de l'économie du pays provient de l'exportation du pétrole. Alors que l'hyperinflation (au-delà de 700 %) le frappe de plein fouet, et que des pénuries de produits élémentaires se succèdent, le pouvoir chaviste semble de plus en plus isolé, intérieurement et internationalement. Xavier Frère

 

 

 

 

"La situation est chaotique"

 

Cesar Briseno, 28 ans est né à Meria, à l'Est du Venezuela. Arrivé à Lyon il y a huit ans pour des études de Science politique à Lyon2, il enseigne les langues à l'école d'ingénieur Cesi. Présent au Venezuela depuis début juillet avec sa famille, il témoigne. "Je n'ai jamais vu mon pays dans cet état.

 

 

Depuis mon dernier voyage, en octobre 2016, la misère a explosé. Avec l'inflation, les prix ont été multipliés par 2 500 dans tout le pays. Aujourd'hui, une coupe de cheveux coûte 15 000 bolivar quand le SMIC est à 100 000. Les gens ne connaissent plus la valeur des biens.

 

 

À Merida, nous avons passé six jours enfermés dans notre quartier par les colectivos, des groupes paramilitaires qui appuient le gouvernement. L'opposition demande es ravitaillements. J'ai pu sortir quelques minutes : on dirait une ville en guerre. On ne peut plus circuler en voiture ou à pied et partout, des "guarimbas" (barricades) ont été montés par l'opposition. Les gens coupent des arbres de 4 mètres pour bloquer les rues.

 

 

Les violences sont répétées, que ce soit du côté du gouvernement ou des résistants. Tous les jours, on assiste à es vagues d'arrestations massives de la part du gouvernement, sans passer par un procès. Le Venezuela n'est plus un état de droit.

 

 

Dans la ville, les commerces et les universités ont fermé. Aujourd'hui, l'insécurité a explosé, on ne peut plus sortir avec un portefeuille ou un portable. L'élection ? Merida est une ville plutôt anti-Maduro. Lors des dernières élections législatives, c'est l'opposition qui l'a emporté. Le gouvernement a interdit à la presse de se rendre dans les lieux de vote. Le gouvernement fait du chantage. Dans mon entourage, beaucoup de personnes travaillent dans le public. Elles ont reçu des sms leur disant qu'elles perdraient leur métier si elles n'allaient pas voter. Beaucoup n'y sont pas allés parce qu'ils avaient peur de sortir. Tous mes amis d'université ont déjà fui". Propos recueillis par Ken Fernandez

 

 


07/08/2017
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le Progrès du vendredi 28 juillet 2017

 

 
 
    VENEZUELA - LA GRÈVE CONTINUE, DES MORTS

 

 

 

L'opposition vénézuélienne a entamé hier sa deuxième journée de grève générale. De violents affrontements avaient fait trois morts la veille, à trois jours de l'élection d'une Assemblée constituante, alors que les manifestations des pro-Maduro ont été interdites.

 


30/07/2017
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le Progrès du jeudi 27 juillet 2017

 

 
 
    CRISE POLITIQUE - VENEZUELA : "LA FRANCE EST DISPONIBLE POUR FACILI-
       TER LES NÉGOCIATIONS"

 

 

 

Au travers de son ambassadeur au Venezuela, Romain Nadal, la France propose ses services pour qu'opposition et présidence Maduro retrouvent la voie du dialogue alors que la crise s'accentue avec les grèves générales.

 

 

 

Emmanuel Macron a écrit au président Maduro, début juillet...

 

"Oui, le 5 juillet, car la reprise d'un dialogue est urgente. J'ai multiplié les contacts à tous les niveaux pour dire une seule chose : la France est disponible pour faciliter les négociations entre l'opposition et la présidence Maduro. Et nous pouvons y contribuer sans ingérence. Les antagonismes sont très forts depuis avril, il y a eu 103 morts dans les manifestations. Malgré des fractures très profondes, la France et l'Europe ont su dans leur histoire, retrouver le chemin de la réconciliation".

 

 

 

EI Nacional, le grand quotidien nationale d'opposition, a cependant appelé ce matin ses partisans "à sacrifier leur vie car l'objectif final est héroïque". Le pays est-il au bord de la guerre civile ?

 

"La situation est effectivement très grave. Les Vénézuéliens sont très anxieux par rapport à leur avenir, certains décident de partir dans les pays voisins, la société est fracturée, mais je reste persuadé qu'une issue positive est possible et nous nous y employons".

 

 

 

Le Venezuela est plus dans la sphère d'influence des USA que de celle de la France ou l'Europe...

 

"Nous ne devons être ni indifférents, ni dans l'ingérence, mais je considère qu'il existe une marge de manoeuvre. Je parle espgnol, je me suis immergé dans la société dès mon arrivée. C'est conforme à ce qu'attendait le président Macron quand il m'a reçu à l'Élysée le 16 juin à la veille de mon départ. Le Venezuela et la France ont une histoire commune depuis plus de deux siècles. Simon Bolivar, le héros de l'indépendance, est venu en France, Francisco Miranda, qui a participé à la bataille de Valmy, a son nom sur l'Arc de Triomphe. Ils sont aussi des personnages de l'Histoire de France et scellent une fraternité franco-vénézuélienne. L'image de la France est très forte ici".

 

 

 

Le président Maduro confisque le pouvoir. Quelle est la porte de sortie ?

 

"Il y a un impératif : rétablir la confiance entre les forces politiques. Je crois que la démocratie vénézuélienne et ses institutions sont la clé de la période que nous vivons, en proposant un choix au peuple au travers d'élections".

 

 

 

Quel est le niveau de sécurité actuel pour un Français qui se rendrait à Caracas ?

 

"La communauté française est constituée de 4 200 personnes, ancrée de longue date, qui a l'habitude de l'insécurité liée à la criminalité. S'ajoutent la crise politique, les manifestations, la grève générale et c'est pourquoi nous invitons nos ressortissants à différer leur voyage. Nous avons également fait passer des recommandations aux Français installés dans tout le pays. On s'habitue à vivre dans la crise, d'une certaine façon". Propos recueillis par Alain Morvan

 

 

 

 

 

Grève générale

 

Rue désertes, barricades et banderoles étaient visibles dans la capitale vénézuélienne hier, au premier jour d'une grève générale de 48 heures, à l'appel de l'opposition contre l'élection dimanche d'une assemblée constituante. Quelque 70 % des Vénézuéliens sont opposés à cette assemblée constituante, selon l'institut de sondage Datanalisis. Les opposants voient dans ce projet de réécrire la Constitution un moyen pour le président Maduro de se cramponner au pouvoir, contourner le Parlement élu, où l'opposition est majoritaire, et éviter l'élection présidentielle de fin 2018.

 


29/07/2017
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le Progrès du samedi 22 juillet 2017

 

 
 
    VENEZUELA - CRISE. LE CAP DES 100 MANIFESTANTS TUÉS FRANCHI

 

 

 

Quelque 103 morts en 110 jours de contestation. Nicolas Maduro et les chavistes vénézuéliens au pouvoir, républicains et démocrates selon eux, sont en passe d'entrer dans la grande famille des totalitaristes sud-américains.

 

 

Comme en est-on arrivé à de tels chiffres ? Pour s'approprier un peu plus des rênes du pays et repousser sa chute, le chef de l'État ayant succédé à Hugo Chavez a eu l'idée de créer une Assemblée constituante à durée indéterminée, nommée le 30 juillet. Un organe capable de court-circuiter le parlement, à majorité anti-chaviste, et de modifier la constitution.

 

 

La goutte d'eau de trop pour l'opposition, noyée dans un océan de pénuries, de pauvreté et de violence depuis de longs mois. La goutte d'eau qui l'a décidé à convoquer une grève générale jeudi. Signe de ras-le-bol général, même le patronat, les chambres de commerce et d'industrie, une partie des syndicats et les étudiants ont soutenu cette mesure. Barricades, commerces fermés, transports à l'arrêt : le pays était en partie paralysé. Des affrontements entre les deux camps ou avec la polie ont éclaté en divers endroits.

 


23/07/2017
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le Progrès du jeudi 20 juillet 2017

 

 
 
    ÉTATS-UNIS - PRÉSIDENCE. DONALD TRUMP, SIX MOIS DE PROMESSES IN-
     TENABLES

 

 

 

Le 20 janvier, le milliardaire était investi, devenant le 45e président américain. Six mois après, Donald Trump cumule les revers sur l'application des points forts de son programme.

 

 

Tweets, visites, décrets, camouflets... Cela fait six mois aujourd'hui que Donald Trump est entré à la Maison Blanche, et chaque jour, ou presque, a véhiculé son lot de polémiques.

 

 

La conséquence directe de ce tumulte médiatico-politique se lit sur la courbe de popularité du milliardaire. En 182 jours, il est devenu, avec moins de 40 % d'opinions favorables, le président américain le plus impopulaire depuis 70 ans. Pourtant, le businessman a balayé ce chiffre d'un revers de tweet. Ce pourcentage "n'est pas mauvais ces temps-ci", a-t-il écrit dimanche sur son réseau social favori.

 

 

Certes. Il est vrai qu'il bénéficie toujours du soutien de 82 % des électeurs républicains et de ceux qui l'ont choisi dans les États blancs, agricoles ou industriels du Nord. Mais selon les observateurs, la base des conservateurs acquis à sa cause rétrécit comme peau de chagrin. Les défections s'intensifient dans les comtés pro-démocrates ayant basculé en sa faveur le jour du scrutin. Le doute s'installe dans on électorat. Et si Donald Trump n'était, finalement, pas le meilleur choix ?

 

 

 

■ Pas de révolution

 

Fragilisé, le magnat de l'immobilier ne eut se raccrocher à aucune loi d'envergure pour faire taire les mauvaises langues.

 

 

Pour l'heure, pas une victoire législative à son tableau de chasse. Contrairement à ses dithyrambiques déclarations de campagnes, pas de révolution à l'horizon.

 

 

À la place, le businessman a dû faire le douloureux apprentissage du partage des pouvoirs inscrit dans la Constitution américaine. Le controversé décret migratoire, finalement entré en vigueur au terme d'un long combat judiciaire, a dû être ramené à une version édulcorée. Le "visa start-up", censé entrer en vigueur lundi, a été enterré. La réforme fiscale, présentée comme "historique", végète toujours dans les limbes.

 

 

Le mur délimitant la frontière avec le Mexique, que ce dernier devait payer "d'une manière ou d'une autre", sera en fait financé par l'installation de... panneaux solaires.

 

 

L'annonce fracassante de la sortie des États-Unis de l'accord de Paris sur le climat n'a pas fait long feu. Elle a laissé place à un rétropédalage discret avec les formules "revenir sur sa décision", "raviser" ou "trouver une solution".

 

 

 

■ La gifle Obamacare

 

Quant à sa promesse de "déchirer" l'accord sur le nucléaire iranien signé en 2015, il l'a, en fait, reconduit, évitant ainsi une crise majeure avec les autres signataires. Tout juste la pression a-t-elle été maintenue sur les ingérences de Téhéran au Proche-Orient.

 

 

Pourtant, la gifle la plus cinglante n'avait pas encore été reçue. L'abrogation d'Obamacare, prévue mardi, n'aura pas lieu : plusieurs sénateurs de la majorité ont annoncé leur opposition. Un prochain vote sera organisé dans les jours qui viennent, mais ce plan B a peu de chance d'aboutir.

 

 

Donald Trump fulmine : "Nous allons laisser Obamacare échouer, et ensuite les démocrates viendront à nous !" a-t-il prédit. La boule de cristal du 45e président américain lui donnera-t-elle raison ? En tout cas, son triomphe dans les urnes a fait exploser celle de tous les sondeurs... un certain 8 novembre.

 

 

 

 

 

 

L'Affaire russe, ce boulet

 

Il tente d'échapper coûte que coûte à ce que ses partisans appellent une "chasse aux sorcières", mais rien n'y fait. Donald Trump traîne l'affaire de l'ingérence russe dans son élection comme un boulet.

 

 

Son entourage continue d'affirmer que le président ne savait rien du rendez-vus, en pleine campagne présidentielle en juin 2016, entre une avocate russe et son fils aîné, Donald Jr. ainsi que son gendre Jarek Kushner. Les soupçons de collusion persistent, d'autant que le fils aîné du milliardaire, sous couvert de la "transparence", vient de publier des e-mails qui l'incriminent totalement.

 

 

Pour faire la lumière sur ces liens présumés, plusieurs enquêtes sont en cours aux États-Unis. Celle menée par le FBI semble avoir particulièrement déplu puisque son directeur, James Comey, a été limogé il y a deux mois par un Donald Trump déterminé à couper des têtes. Un débarquement en règle qui bien loin de calmer les esprits, n'a fait que renforcer les suspicions...

 


23/07/2017
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