L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

VESTIGES DU PASSE

De belles contructions, de beaux édifices, de belles pièces datant d'un passé plus ou mons lointain. De beaux vestiges de par le monde qui ont toute un histoire....

 A découvrir (cliquez sur les mots soulignés, vous accéder alors à plus de détails)...


Naissance de Paris

Naissance de Paris

 

 

lutèce

 

 

 

 

Au IIIe siècle avant JC, la tribu des Parisii s'installe sur l'actuelle île de la Cité. Le village de pêcheurs celtes devient une ville fortifiée et prend le nom de Lutetia ou Lutèce

 

 

 

vieux plans paris

 

 

 

 

A sa naissance, Paris s'appelait Lutèce. La cité gallo-romaine a bien grandi au fil des siècles. Issue de la collection Rhyner, géographe suisse, cette carte serait la première de la ville de Lutèce peu après l'invasion romaine de 52 av. JC.

 

 

 

naissance de paris

 

 

 

Vers 300 av. Jésus Christ, Lutèce prend le nom de Paris, du nom des Parisii.C'est à cette époque qu'est construit un rempart autour de l'île de la Cité pour la protéger des envahisseurs. Ici, un plan de Paris non daté (sûrement après le XVIIIe siècle)

 

 

aux mains des romains

 

 

 

Lors de la bataille de Lutèce de mai 52 avant Jésus Christ, Lutèce tombe sous contrôle des Romains. La cité s'étend sur la rive gauche de la Seine. C'est à cette époque que sont construits les thermes de Cluny et les arènes de Lutèce

 

 

influence romaine

 

 

 

Les Romains ont agrandi la cité notamment sur la montagne Sainte-Geneviève. Construction d'un aqueduc, de monuments publics, de maisons luxueuses... Lutèce possède seulement 10 000 habitants mais se distingue par son identité. Ici, une vue du "Valle de Grace du côté des Jardins" (l'orthographe a évolué pour devenir Val de Grace)

 

 


19/01/2016
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Naissance de Paris - partie 2

 

 

 

grandes invasions

 

 

 

L'histoire de Lutèce est faite de batailles parfois terribles. A partir de 451, la cité subit les grandes invasions barbares notamment d'Attila. Les habitants résistent, réfugiés sur l'île de la Cité. Ici, le palais des Tuileries depuis les Jardins

 

 

clovis choisit paris

 

 

 

En 486, les Francs reprennent la ville. Clovis en fait la capitale de son royaume en 508. Ici, la porte Saint-Martin érigée en 1674 par Louis XIV

 

 

notre dame de paris

 

 

 

Dans la collection, outre les cartes anciennes, figurent également des gravures des célèbres monuments parisiens. Ici, le parvis de Notre Dame sur une lithographie non datée, sûrement le XVIIe siècle. Sa première pierre est posée en 1163

 

 

au moyen-age

 

 

 

 

Capitale du royaume des Francs, Paris s'étend au cours du Moyen-âge notamment sur la rive droite. Mais elle subit de nombreux pillages et incendies. Les Rois préfèrent Orléans pour leur résidence. Ici, le château du Louvre, depuis la cour, en 1705

 

 

paris, petite ville

 

 

 

 

Pendant de nombreuses années, la cité était petite par sa taille et par le nombre des ses habitants, estimés à 50 000 habitants à la fin du XIIe siècle. Ici, la place de Louis XV dédiée au Roi, en 1763. Elle a été rebaptisée place de la Concorde en 1795

 

 

la croissance au 12e et 13e siècles

 

 

Eglises, universités, entrepôts pour les denrées et produits du commerce... Paris devient le lieu politique, économique et financier de grande envergure au cours du 12e et 13e siècles. Ici, l'église royale des Invalides, en 1705

 

 

première municipalité

 

 

Avec l'importance du commerce et l'influence des marchands sur la ville, ceux-ci élisent en 1263 une première municipalité composée d'un "prévôt des marchands". Il devait veiller aussi bien sur le règlement des impôts que sur le bon approvisionnement des populations

 

 

construction de notre dame

 

 

 

Evangélisée à partir du IIIe siècle, Paris est devenue au fil des siècles une des villes les plus chrétiennes du royaume de France. Elu évêque en 1160, Maurice de Sully propose la construction d'une église dédiée à la Vierge Marie, à la place de l'église Saint-Etienne. Ici, le parvis de Notre Dame de Paris au XVIIe siècle

 

 

palais des tuileries

 

 

 

A l'origine, les Tuileries étaient un quartier de Paris où se trouvaient des fabriques de tuiles. Au XVIe siècle, la reine Catherine de Médicis fait raser un hôtel particulier pour y ériger le Palais des Tuileries. Jardin dessiné par André Le Nôtre, orangerie, fontaine, ménagerie... Les Tuileries est le symbole du faste royal. Il finira brûlé en 1791

 

 

paris grandit

 

 

 

La ville a connu sept enceintes successives. Elles servaient de protection et ont symbolisé son évolution urbaine. Ainsi, les Grands Boulevards actuels se situent sur l'ancienne enceinte Louis XIII, les boulevards Saint-Jacques, Raspail et du Montparnasse notamment sont situés sur l'ancien mur des Fermiers Généraux. Sur cette carte de 1775 figurent Saint-Germain et Poissy

 

 

pont neuf et henri iv

 

 

Inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO, le pont Neuf de Paris est le plus ancien de la ville. Il date de la fin du XVIe siècle. Il traverse la Seine à la pointe de l'Île de la Cité. Devant lui figurait une statue équestre d'Henri IV commandée après son assassinat. L'actuelle statue est une copie car l'originale fut fondue lors de la Révolution

 

palais du luxembourg

 

 

Le palais du Luxembourg a été construit pour Marie de Médicis à partir de 1615. Le Sénat y est installé depuis 1799. Le monument historique est également célèbre pour ses jardins et son orangerie

 

 

sous la révolution

 

 

 

L'année 1789 secoue la capitale. Le 14 juillet, les révolutionnaires s'emparent de la Bastille (où sont confinés sept prisonniers). Puis le 6 octobre, la famille royale est forcée de s'installer au Palais des Tuileries

 

 

cartographier paris

 

 

Cette carte représente le département de Paris à la fin du XVIIIe siècle. Les 83 départements français ont été créés après la Révolution, par décret du 9 décembre 1789. Il regroupait à l'époque Paris, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne

 

 

place vendome

 

 

Avec sa statue équestre en bronze de Louis XIV, cette place royale au c�ur de la capitale date de la fin du XVIIe siècle. Le mouvement révolutionnaire détruit la statue le 13 août 1789. Dix ans plus tard, elle est rebaptisée place Vendôme

 

 

premier maire

 

 

Le 15 juillet 1789, Jean-Sylvain Bailly est élu premier maire de Paris. L'astronome, président du Tiers-Etat puis de l'Assemblée nationale, a joué un grand rôle dans la Révolution. Il finira guillotiné en 1793 pour avoir refusé de témoigner au procès de Marie-Antoinette. Sur cette image, au second plan la porte Saint Bernard et au fond l'île Notre Dame

 

 

palais royal

 

 

Edifié au XVIIe siècle sous l'impulsion du cardinal de Richelieu, le Palais Royal doit son nom lorsque Louis XIV, encore enfant, l'habite avec sa mère Anne d'Autriche. Il fut un des grands lieux de la Révolution pour y accueillir sous ses galeries les foules en colère avant chaque événement. Ici, une vue depuis les jardins

 

 

disparus

 

 

Lors des événements de 1789 et des mois qui ont suivi, principalement sous la Terreur, de nombreux sites d'exception ont été saccagés, pillés voire détruits car ils rappelaient l'Ancien Régime et le pouvoir royal. C'est le cas de la porte Saint-Bernard, arc de triomphe élevé en l'honneur de Louis XIV, qui se trouvait quai Saint-Bernard dans le Ve arrondissement

 

 

12 arrondissements

 

 

A chaque agrandissement son découpage administratif. Paris compte 12 arrondissements à partir du 11 octobre 1795, divisés eux-mêmes en 48 quartiers. En 1859, le nombre est porté à 20 arrondissements en raison de l'extension de la cité jusqu'à l'enceinte de Thiers, actuelle délimitation entre la capitale et la petite couronne

 

 

paris capitale de l'europe

 

 

Lorsque le général Napoléon Bonaparte est sacré empereur des Français le 2 décembre 1804, il formule un doux rêve : faire de Paris la capitale de son Empire européen, devant Rome et Amsterdam. Le projet ne verra jamais le jour

 

 

paris et haussmann

 

 

Sous le Second Empire, la cité voit son urbanisme et son architecture profondément modifiés. Le baron Haussmann y réalise des travaux titanesques pour la doter de larges avenues et d'immeubles de pierre de taille. Ici, l'arc de triomphe du Faubourg Saint Antoine, dit Porte Saint Antoine, édifiée sous Charles V au XIVe siècle et aujourd'hui disparue

 


29/11/2010
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Franceinfo - le mercredi 11 mars 2020

 

 

Un minuscule dinosaure découvert figé dans l'ambre

 

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

 

Avec un crâne de 7 millimètres de longueur, il rivalise en taille avec le colibri des abeilles, le plus petit des oiseaux actuellement vivants, ce qui en fait le plus petit dinosaure connu de cette ère, selon la revue "Nature"

 

 

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Cette photo de l'université chinoise de géosciences du 10 mars 2020 montre la tête d'un minuscule oiseau préservé dans l'ambre depuis 99 millions d'années.  (XING LIDA / CHINA UNIVERSITY OF GEOSCIENCES / AFP)

 

 

 

Figé pour l'éternité. Le crâne d'un minuscule oiseau exceptionnellement bien préservé dans l'ambre depuis 99 millions d'années a été découvert en Birmanie, et pourrait être le plus petit dinosaure connu à ce jour, selon une étude parue mercredi 11 mars, dans la revue Nature."J'étais littéralement soufflée, je n'avais jamais rien vu de tel. C'est merveilleux !", se félicite la paléontologiste Jingmai O'Connor, auteure principale de l'étude. 

 

 

Le spécimen, appelé "oculudentavis khaungraae", a été piégé dans un morceau d'ambre datant du milieu de l'ère mésozoïque (-251 millions d'années à -65 millions d'années). Avec un crâne de 7 millimètres de longueur, il rivalise en taille avec le colibri des abeilles, le plus petit des oiseaux actuellement vivants, ce qui en fait le plus petit dinosaure connu de cette ère, selon Nature.

 

 

"Comme tous les animaux enfermés dans l'ambre, il est très bien préservé. On a l'impression qu'il est mort hier, avec tous ses tissus mous piégés dans cette petite fenêtre donnant sur les temps anciens", commente Jingmai O'Connor, de l'Institut de paléontologie des vertébrés et de paléoanthropologie de Pékin.

 

 

 

Une micro-faune que seule l'ambre a pu préserver 

A travers le médaillon translucide, on voit un crâne de profil dominé par une grande cavité oculaire, suggérant un oeil regardant sur le côté, semblable à celui d'un lézard. Grâce à un scanner, les chercheurs ont pu mettre en évidence une mâchoire remplie de dents pointues, une centaine au total.

 

 

Le minuscule vertébré, surnommé "teenie weenie" en anglais ("tout mini"), co-existait avec les dinosaures au long cou, les grands reptiles volants tels les ptérosaures, à une époque où la faune était très riche. 

 

 

Il constituait une micro-faune méconnue, que seule l'ambre a pu préserver. Comment ? "Imaginez un marécage ou une forêt près de la mer, avec des arbres produisant une grand quantité de résine, dont certains morceaux se détachent en suintant le long des troncs, capturant la faune vivant dessus", décrit Jingmai O'Connor.

 

 
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12/03/2020
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Franceinfo - le lundi 9 mars 2020

 

 

Gabon : la grotte d'Iroungou, vestige inespéré d'une Afrique médiévale méconnue

 

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franceinfo Culture avec agencesRédaction CultureFrance Télévisions
 

 

 

Fin 2018, Richard Oslisly, géo-archéologue passionné, découvrait dans le sud du Gabon une cavité recelant des squelettes et objets du 14e siècle. Un an plus tard, ces vestiges commencent à dévoiler leurs secrets

 

 

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Archéologues et anthropologues français observent des restes mis au jour dans la grotte d'Iroungou, au Gabon, le 3 mars 2020 (PASCAL MORA / ARCHEOVISION / AFP)

 

 

 

C'est au fond d'une grotte cachée dans la dense forêt gabonaise que l'enquête scientifique lancée par le géo-archéologue français Richard Oslisly a débuté, offrant l'espoir fou d'éclaircir quelques mystères d'une Afrique centrale dont l'histoire demeure méconnue. À la fin de l'année 2018, ce passionné a mis au jour, dans le sud du Gabon, cette cavité recelant de nombreux squelettes humains et objets datant de l'époque médiévale.



Au bout des 25 mètres de corde nécessaires pour en toucher le fond, le chercheur a découvert une véritable caverne d'Ali Baba pour scientifiques. Dans la grotte baptisée Iroungou, près de 30 squelettes, plus de 500 objets métalliques majoritairement en fer - couteaux, haches, pointes de sagaies, bracelets, colliers - et 39 dents percées de panthères et de hyènes ont été retrouvés, dispersés sur trois niveaux et datant du 14e siècle.

 

 

 

"Une découverte unique en Afrique"

Un an après cette découverte, le chercheur français commence seulement à faire parler ces vestiges : une équipe d'anthropobiologistes est partie récemment à la découverte de ces ossements qui suscitent l'excitation et l'espoir de la communauté scientifique de cette partie du continent. "C'est une découverte unique en Afrique, car les restes humains y sont quasi inexistants", s'émerveille auprès de l'AFP Richard Oslisly, 69 ans, à la tête de cette expédition financée par l'Agence nationale des parcs nationaux (ANPN) et la direction Environnement et Développement durable du groupe singapourien Olam, très présent au Gabon pour ses palmiers à huile.



"Cette grotte va nous permettre d'en connaître un peu plus sur ces peuples d'Afrique centrale, largement méconnus de l'histoire", s'enthousiasme-t-il dans son bureau de Libreville rempli d'antiquités locales. En Afrique subsaharienne, "les sols sont très acides et tout ce qui est d'origine animale et humaine se décompose très rapidement", souligne Geoffroy de Saulieu, archéologue pour l'Institut de Recherche pour le développement (IRD). "C'est exceptionnel d'avoir ce type de vestiges."



Des datations au carbone 14 sur une dizaine de fémurs ont permis de fixer l'âge de ces restes humains au 14e siècle. Une découverte d'une grande valeur car ici, les traces du passé sont rares aussi parce que la recherche archéologique a été tardive et demeure largement sous-financée.

 

 

 

Au Gabon, les premières sources écrites datent de l'arrivée des Européens

Les premières sources écrites au Gabon datent de l'arrivée des Européens, qui débarquent sur les côtes à la fin du 15e siècle. Mais il faut attendre le 19e siècle pour que les explorateurs s'enfoncent dans ses terres recouvertes en quasi-totalité par une forêt aussi majestueuse que menaçante.



Quant aux sources orales - l'histoire des clans, des familles transmise de génération en génération dans les villages -, "elles ne permettent de remonter qu'à un ou deux siècles", fait remarquer Louis Perrois, un anthropologue français qui a retranscrit les traditions orales d'une bonne partie du pays à la fin des années 1960.



Dans les villages autour d'Iroungou, les chercheurs ont bien interrogé les Anciens. En vain, personne ne connaissait l'existence de cette grotte et les villageois n'ont aucune idée de qui pouvaient être ces hommes et ces femmes.

 

 

 

"Trouver peut-être les héritiers de ces squelettes"

Des molaires ont été envoyées dans un laboratoire en France pour des analyses ADN. Les chercheurs pourront ainsi compter sur une solide base ADN de données salivaires des populations compilée dans toute l'Afrique centrale par des linguistes pour "croiser les données et, peut-être, trouver les héritiers de ces squelettes", espère Richard Oslisly, toujours aussi mordu après plus de 35 années de recherches au Gabon et au Cameroun.



Deux anthropobiologistes, spécialistes de pathologie osseuse, s'activent au fond de la grotte pour faire parler ces ossements. "Nous allons en savoir plus sur le régime alimentaire des personnes inhumées, les maladies qu'ils ont pu contracter au cours de leur vie", espère Richard Oslisly. "Mais aussi et surtout savoir de quoi ils sont morts."



Iroungou a révélé un héritage quasi unique : hormis une accumulation d'ossements humains mise au jour dans les années 1960 à Benin City, dans le sud du Nigeria, c'est la seule grotte sépulcrale découverte à ce jour dans cette région du monde.

 

 

 

L'hypothèse d'une Afrique touchée par la peste

Or, les ossements de Benin City et d'Iroungou datent tous deux du 14e siècle. Une époque où de nombreuses civilisations africaines se seraient effondrées, selon plusieurs historiens. Au même moment, la grande peste ravage l'Europe et l'Asie. Et si cette maladie avait frappé sur le continent africain ? s'interrogent les chercheurs.

 


Une hypothèse à laquelle la découverte de Richard Oslisly pourra peut-être répondre. "À Benin City, les ADN n'ont pas été conservés, alors qu'à Iroungou les ossements sont en très bon état", explique l'archéologue Geoffroy de Saulieu.

 

 
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10/03/2020
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Franceinfo - le mercredi 19 février 2020

 

 

Grands travaux à Pompéi : trois superbes maisons romaines rouvrent au public et un petit squelette sort de l'oubli

 

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franceinfo Culture avec agencesRédaction CultureFrance Télévisions
 

 

Le plan de sécurité lancé en 2014 arrive à sa fin, mais les travaux et les fouilles ne s'arrêteront pas à Pompéi, site menacé par les dérèglements du climat

 

 

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La "Maison des Amants", Pompéi, 18 février 2020 (ELIANO IMPERATO / CONTROLUCE)

 

 

 

Trois superbes maisons romaines du site archéologique de Pompéi, près de Naples dans le sud de l'Italie, ont rouvert mardi au public dans le cadre d'un ambitieux plan de "mise en sécurité" financé à 75% par l'Union européenne. Des thermes romains conçus pour être le joyau de Pompéi mais détruits par l'éruption volcanique de l'an 79 ont également été ouverts lundi au public, qui a pu découvrir l'émouvante histoire d'un petit squelette...

 

 

 

Un chantier "constant"

Même si ce plan de 105 millions d'euros, lancé en 2014 après de graves écroulements, est bouclé, ni les travaux d'entretien ni les fouilles ne vont se terminer sur cet immense site de 44 hectares protégé par l'Unesco.

 

 

"Les travaux de maintenance sont constants à Pompéi parce que c'est une ville en ruines", a expliqué lors d'une visite de presse Massimo Osanna, directeur général de la deuxième plus importante destination touristique italienne, avec quatre millions de visiteurs annuels, juste derrière le Colisée de Rome.

 

 

 

Une fresque dans La Maison des Cupidons d\'Or, désormais visitable sur le site de Pompei (Italie), le 25 novembre 2019.

Une fresque dans La Maison des Cupidons d'Or, désormais visitable sur le site de Pompei (Italie), le 25 novembre 2019. (ELIANO IMPERATO / CONTROLUCE / AFP)

 

 

 

"C'est une cité fragile, on ne peut jamais s'arrêter d'en prendre soin", a souligné Massimo Osanna, qui a supervisé les cinq ans de travaux à Pompéi, ensevelie sous la lave et les cendres par l'éruption du Vésuve en l'an 79.

 

 

Les travaux ont consisté à consolider murs et structures, protéger les bâtiments des intempéries, réparer les fondations de certains édifices, les débarrasser des rénovations hasardeuses des années 70 ou 80 et renforcer la télésurveillance.

 

 

 

La "Maison des chastes amants"

Le plan a également permis de nouvelles restaurations comme celles des trois domus, ces habitations de la haute société de la Rome antique dévoilées mardi en présence du ministre de la Culture Dario Franceschini.

 

 

Nombre des fresques de ces domus étaient recouvertes depuis des dizaines d'années par une épaisse couche de saleté. "Il faut faire attention à ne pas tout enlever. Il faut travailler pas à pas", a expliqué à l'AFP l'un des restaurateurs présents sur place, Aldo Guida, en grattant minutieusement la surface d'un mur du fameux "rouge Pompéi" de la "Maison des chastes amants".

 

 

 

La \"Maison des amants\" à Pompéi, 18 février 2020

La "Maison des amants" à Pompéi, 18 février 2020 (ELIANO IMPERATO / CONTROLUCE)

 

 

 

La Domus, rare exemple de domus de deux étages fermée pendant 40 ans après le terrible séisme de l'Irpinia (plus de 2.700 morts en 1982), tire son nom d'une inscription trouvée sur ses murs: "les amants comme les abeilles souhaitent une vie aussi douce que le miel".

 

 

La cendre volcanique crachée il y a 2.000 ans par le Vésuve s'est sédimentée sur la plupart des habitations de Pompéi, ce qui a permis de les préserver presque intégralement, tout comme nombre des corps des 3.000 morts que causa la catastrophe.

 

 

 

Fresque de la \"Maison du verger\", Pompéi, le 18 février 2020

Fresque de la "Maison du verger", Pompéi, le 18 février 2020 (HANDOUT / PRESS OFFICE OF THE POMPEII ARCH)

 

Deux autres domus ont rouvert au public : la "Maison du verger", décorée de fresques aux arbres fruitiers luxuriants et aux magnifiques oiseaux, ainsi que celle du "Navire Europe", montrant le dessin aux allures de graffitis d'un grand navire marchand.

 

 

 

L'histoire d'un petit squelette

Les travaux ont également mis à jour des thermes et permis la découverte d'un petit squelette... Piliers et blocs de marbre se trouvent là où ils ont été laissés lorsque la cité antique fut submergée par les coulées pyroclastiques du Vésuve pendant la catastrophe.

 

 

 

Le squelette d\'un enfant de 7-8 ans retrouvé sur le site de Pompéi, 26 avril 2018

Le squelette d'un enfant de 7-8 ans retrouvé sur le site de Pompéi, 26 avril 2018 (CARLO HERMANN / MAXPPP)

 

 

Il en est de même du squelette d'un enfant qui y avait cherché refuge en vain et a été sorti de l'oubli par la dernière campagne de fouilles. Les architectes de l'époque "s'étaient inspirés des thermes de l'empereur Néron à Rome, les salles devaient être plus grandes et plus légères, avec des bassins de marbre", souligne Massimo Osanna.

 

 

"Ce furent des fouilles chargées d'émotion", a déclaré pour sa part Alberta Martellone, l'archéologue qui a dirigé un anthropologue, un géologue et un vulcanologue dans l'étude du squelette de l'enfant, mort entre huit et dix ans.

 


"Il ou elle cherchait un abri et au lieu de cela a trouvé la mort", raconte-t-elle.



Ces fouilles ont aussi été "émouvantes d'un point de vue architectural, parce qu'il est inhabituel de trouver un bâtiment aussi grand, avec des pièces aussi vastes, dans cette ville construite de manière si dense", explique l'archéologue.

 

 

 

Les thermes romains inspirés de ceux de Néron, désormais visitables sur le site de Pompei (Italie), le 25 novembre 2019.

Les thermes romains inspirés de ceux de Néron, désormais visitables sur le site de Pompei (Italie), le 25 novembre 2019. (ELIANO IMPERATO / CONTROLUCE / AFP)



Le chantier avec son petit squelette est "le symbole d'une vie interrompue".

 


A l'origine, les bains publics de la ville étaient plus petits, sombres et souvent surpeuplés. Le nouveau complexe aurait fourni un cadre plus luxueux à ceux qui en avaient les moyens, à savoir la plupart des citoyens, mais pas les esclaves.

 

 

 

Sauvetages et découvertes

En 2013, face aux fréquents effondrements sur le site dus à un manque d'entretien et à de fortes intempéries, l'Unesco avait menacé de retirer Pompéi de sa liste des sites protégés et réclamé des mesures drastiques pour le protéger.

 

 

Le plan mis en place l'année suivante a permis non seulement de le sauver, mais aussi de procéder à de nouvelles fouilles dans des zones négligées jusque là. Et même si Pompéi a souvent été pillée, nombre de trésors restent encore à découvrir.

 

 

"Pour que Pompéi soit sûre, nous devons continuer à faire des fouilles. Beaucoup d'endroits sont restés inexplorés au XIXe siècle", a expliqué Massimo Osanna, soulignant que ces zones vierges avec leur sol mouvant font pression sur les fondations de zones déjà explorées, menaçant leur stabilité.

 

 

De récentes fouilles à Pompéi ont permis notamment de découvrir en 2018 une inscription qui prouve que la ville a été détruite après le 17 octobre 79 après J.-C., et non le 24 août comme on le pensait jusque là.

 

 

 

Une fresque ensevelie depuis 20 siècles découverte lors de fouilles dans un antique sous-sol de la ville de Pompéi. 

Une fresque ensevelie depuis 20 siècles découverte lors de fouilles dans un antique sous-sol de la ville de Pompéi.  (HANDOUT / PRESS OFFICE OF THE POMPEI ARCHA)

 

 

 

En octobre, les archéologues ont aussi mis au jour une fresque représentant un gladiateur en armure se tenant debout, victorieux face à son adversaire blessé et couvert de sang. Le bâtiment qui l'abrite était sans doute une taverne fréquentée par des combattants et des prostituées.

 

 

 

"Lorsque vous faites des fouilles à Pompéi, il y a toujours des surprises"

Alors que les chasseurs de trésors ont pillé Pompéi à travers les siècles à la recherche de bijoux ou d'objets précieux, des zones entières du site restent aujourd'hui encore inexplorées. 

 

 

Chaque découverte aide les historiens à comprendre non seulement ce qu'était la vie dans l'antique cité, mais aussi ce qui s'est passé dans ses dernières heures tragiques, lorsque le ciel s'est chargé de feu et de cendres, a expliqué Massimo Osanna. 

 

 

"Lorsque vous faites des fouilles à Pompéi, il y a toujours des surprises", a souligné Massimo Osanna, qui se dit certain que les recherches dans les zones inexplorées donneront lieu à des "découvertes extraordinaires".

 

 

 

Le climat, nouvelle menace pour Pompéi

Les événements météorologiques violents causés par le changement climatique "sont notre plus grand défi", a ajouté M. Osanna, dont le nouveau livre Pompéi, il tempo ritrovato ("Pompéi le temps retrouvé, Rizzoli") décrit la course pour préserver ce site vulnérable inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.

 

 

"Nous avons 50 personnes - restaurateurs, archéologues, architectes, ingénieurs - sur place en permanence, qui effectuent des inspections et interviennent si nécessaire, et ce nombre passera à 70 l'année prochaine", a-t-il précisé.

 

 

 

Masque tragique. Détail d\'une mosaïque romaine d\'une maison de Pompéï, Ier siècle avant JC. 

Masque tragique. Détail d'une mosaïque romaine d'une maison de Pompéï, Ier siècle avant JC.  (FINE ART / CORBIS HISTORICAL /GETTY IMAGES)

 

 

Le projet Grand Pompéi, financé en partie par l'UE, s'achèvera à la fin de l'année, mais le gouvernement italien a alloué 32 millions d'euros pour la poursuite des fouilles.

 

 

La cité de ruines, près de Naples, est le deuxième site touristique le plus visité d'Italie, derrière le Colisée de Rome, avec un peu moins de quatre millions de visiteurs en 2019.

 


19/02/2020
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Franceinfo - le dimanche 16 février 2020

 

 

Isère : à la découverte du bois pétrifié

 

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France 3France Télévisions

 

 

France 3 part à la découverte d'un savoir-faire peu connu : le travail sur du bois pétrifié. Reportage en Isère

 

 

 

Certains de ces arbres nous viennent du fond des âges. Certaines de ces œuvres plus exactement, à base de bois pétrifié par les éléments, mêlant eau et cendres volcaniques. Les arbres sont embellis, magnifiés par le regard, la main de l'Homme. "Ce sont des arbres qui ont été des millions d'années sous terre, avant d'être recouverts par les océans, puis par des cendres volcaniques, silicifiés. C'est-à-dire qu'ils ont été gorgés de silice. Donc c'est devenu des arbres de pierre, il n' y a plus de tout de végétal à l'intérieur. Ils datent donc de 225 millions d'années, donc on peut très imaginer qu'ils se sont fait brouter les feuilles par les dinosaures", précise Robin Guillon, employé de L'Araucaria Bois Pétrifié, La Pierre (Isère).

 

 

 

De l'Arizona à Madagascar

Robin Guillon a appris avec son père à cirer, poncer, parfois réparer les arbres endommagés pour mettre leur beauté à jour. Avec son père, aujourd'hui à la retraite, il a aussi appris à acheter les bois pétrifiés. Pour cela, il a fallu parcourir la planète. Les régions au long passé volcanique comme l'Arizona et son désert rouge, ou encore Madagascar, sont les plus favorables à ces chercheurs de fossiles.

 


17/02/2020
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Franceinfo - le lundi 25 novembre 2019

 

 

Des nouvelles momies d'animaux découvertes en Égypte

 

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franceinfoFrance Télévisions

 

 

De nouvelles momies et statuettes rendant hommage aux dieux et aux félins ont été découvertes en Égypte

 

 

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L'Égypte n'en finit plus de surprendre. Des récentes recherches ont permis de découvrir de nouvelles pièces exceptionnelles comme des momies d'animaux dont notamment une tête de lionceau vieille de 27 siècles dans la nécropole de Saqqarah, au sud du Caire. "On en a trouvé plusieurs centaines. On en a encore plein dans nos entrepôts", assure Mostafa Waziri, secrétaire général du Conseil suprême des antiquités, devant des touristes découvrant une partie des œuvres récemment découvertes.

 

 

 

Une aubaine pour relancer le tourisme

Parmi les nouveaux éléments retrouvés, il y a des statues de dieux égyptiens en bronze et en bois, mais aussi de nombreuses statuettes de chats retrouvées près d'un temple dédié aux félins. Ces découvertes exceptionnelles pourraient permettre de relancer le tourisme en Égypte. Le gouvernement espère donner un nouvel élan à ce secteur, un enjeu majeur en difficulté à cause de l'instabilité politique qui touche le pays.

 


26/11/2019
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Franceinfo - le mercredi 23 octobre 2019

 

 

Genève : un souterrain datant du XVIIIe siècle a été découvert

 

 

Par FC

 

 

 

Un souterrain datant du XVIIIe siècle a pu être exploré au mois d’octobre à Genève. Long de trente mètres, il fait partie du chemin de ronde des anciennes fortifications de Genève.

 

 

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Une galerie de trente mètres datant du XVIIIe siècle a été découverte à Genève en octobre 2019 / © Département du territoire (DT) de Genève

 

 

 

est une découverte exceptionnelle pour le patrimoine Suisse : une galerie datant du XVIIIe siècle a été découverte sous les rues de la ville de Genève. Cela faisait déjà trois mois que l’emplacement de la galerie était connu : en juillet 2019, grâce à des données historiques, de premiers sondages avaient permis de localiser précisément l’ouvrage. Mais ce n’est qu’en octobre que les chercheurs ont pu faire leurs premiers pas dans le souterrain.

 

 

En excellent état de conservation, cette galerie se dirige d'un côté vers la rue François-d'Ivernois et de l'autre côté vers la rue Charles-Bonnet.

 

 

Les travaux de terrassements effectués par les Services industriels de Genève (SIG) ont été supervisés par l’Office du patrimoine et des sites (OPS), garant du maintien du bon état de la galerie, en collaboration avec la Direction de l'information du territoire, assurant le relevé du souterrain.

 


 

Un passage contre les attaques ennemies

La galerie, longue de trente mètres, fait partie d’un dispositif unique en Suisse de défense souterraine. Bâtie entre 1718 et 1730 à l’occasion de la construction des nouvelles fortifications, elle s’étendait à l’origine sur 8 kilomètres. Elle permettait à la garnison de circuler en toute sécurisé sous la ville ou de contrer des tentatives d'approche en sous-sol. Elle a été progressivement détruite à partir de la fin du XIXè siècle et seulement deux kilomètres sont conservées. A ce jour, un kilomètre a déjà été mis au jour.

 

 

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La galerie s'étendait à l'origine sur 8 kilomètres / © Département du territoire de Genève

 

 

 

Depuis dix ans, le réseau de souterrains des anciennes fortifications de Genève fait l'objet d'une vaste étude menée par l'OPS et la direction de l'information du territoire pour le répertorier, le relever, le documenter et estimer son intérêt patrimonial.



Un projet de loi intitulé "Sur les ouvrages souterrains liés aux anciennes fortifications" a été déposé en avril 2018. Ce projet qui vise à garantir la préservation et l'entretien des fortifications est actuellement en cours de traitement auprès de la commission d'aménagement du Grand conseil.

 


25/10/2019
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Franceinfo - le samedi 19 octobre 2019

 

 

Louxor : découverte de trente sarcophages en bois peint de plus de 3 000 ans en excellent état

 

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franceinfo Culture avec agencesRédaction CultureFrance Télévisions

 

 

Les sarcophages découverts à Assasif, dans la Vallée des rois, dévoilés samedi 19 octobre, devraient appartenir à une famille de prêtres

 

 

 

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L'un des sarcophages découverts à Assasif, près de Louxor, dans la Vallée des rois, dévoilés le 19 octobre 2019. (KHALED DESOUKI / AFP)

 

 

 

Trente sarcophages en bois peint de plus de 3.000 ans et en excellent état, dans la Vallée des rois, près de Louxor, dans le sud de l'Egypte : "C'est la première découverte à Assasif par (une équipe égyptienne) d'archéologues, conservateurs et travailleurs", a dit le secrétaire général du Conseil suprême des Antiquités Mostafa Waziri lors d'une conférence de presse à Louxor.

 

 

 

Une importante famille de prêtres

Les sarcophages ont été découverts la semaine dernière à Assasif, une nécropole sur la rive occidentale du Nil, et des photos ont fuité avant même l'annonce officielle, qui a été faite samedi 19 octobre devant le temple de la reine Hatchepsout. Les trente pièces en bois peint - qui ont servi de cercueils pour des hommes, des femmes et des enfants - ont été trouvées à un mètre sous terre, empilées les unes sur les autres en deux rangées. Ces sarcophages appartiendraient à une importante famille de prêtres.

 

 

 

L\'un des sarcophages découverts la semaine dernière à Assasif, près de Louxor, dans la Vallée des rois, et montré ce samedi 19 octobre.

L'un des sarcophages découverts la semaine dernière à Assasif, près de Louxor, dans la Vallée des rois, et montré ce samedi 19 octobre. (KHALED DESOUKI / AFP)

 

 

 

Mostafa Waziri a souligné que les fouilles réalisées par les Occidentaux au 19e siècle s'étaient concentrées sur les tombes de rois, tandis que les récentes fouilles égyptiennes ont révélé une "cachette des prêtres". Les trente objets retrouvés datent de la 22e dynastie, fondée il y a plus de 3.000 ans, au 10e siècle avant J.C.

 

 

 

Etat excellent, couleurs distinctes et hiéroglyphes

Sur un fond jaune, on distingue des touches de couleur rouge ou verte, ainsi que des traits noirs. Des hiéroglyphes, diverses divinités égyptiennes, des oiseaux, des serpents ou encore des fleurs de lotus, y sont aussi représentés. "Nous avons juste effectué quelques retouches de première nécessité sur ces cercueils en très bon état. Ils sont considérés comme en bon état car il n'y avait pas d'implantation" humaine sur le site, a dit à l'AFP Salah Abdel-Galial, un restaurateur local du ministère des Antiquités, en montrant l'une des pièces.

 

 

 

Les  sarcophages découverts à Assasif, près de Louxor, dans la Vallée des rois, dévoilés le 19 octobre 2019.

Les  sarcophages découverts à Assasif, près de Louxor, dans la Vallée des rois, dévoilés le 19 octobre 2019. (KHALED DESOUKI / AFP)


 

Selon le ministre des Antiquités Khaled El-Enany, les découvertes importantes, comme celle présentée samedi, avaient ralenti après la révolte populaire de 2011 qui a chassé Hosni Moubarak du pouvoir. Depuis plusieurs années, les autorités égyptiennes annoncent régulièrement des découvertes archéologiques, dans le but entre autres de relancer le tourisme, mis à mal par l'instabilité politique et les attentats dans le pays depuis la révolution de 2011.

 

 

L\'un des sarcophages découverts à Assasif, près de Louxor, dans la Vallée des rois, dévoilés le 19 octobre 2019.

L'un des sarcophages découverts à Assasif, près de Louxor, dans la Vallée des rois, dévoilés le 19 octobre 2019. (KHALED DESOUKI / AFP)


21/10/2019
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Franceinfo -le dimanche 13 octobre 2019 - mis à jour le 14.10.19

 

 

À la découverte du pont du Diable de Cahors

 

 

Monument emblématique de la ville de Cahors (Lot), le pont Valentré est également surnommé pont du Diable. Découverte.

 

 

Il enjambe fièrement le Lot depuis 700 ans, monument emblématique de la ville de Cahors (Lot), le pont Valentré ramène les visiteurs au Moyen Âge avec ses tours destinés à accueillir des archers. Construit au départ avec des portes et des herses pour bloquer les assaillants, il n'a jamais été envahi. Seulement par des milliers d'admirateurs. "Ça fait partie des choses qu'il faut voir quand on vient à Cahors, je le regarde toujours avec la même passion", explique l'un d'eux.

 

 

Symbole de pouvoir

Conçu comme un ouvrage défensif, ce pont a résisté avant tout aux assauts de la rivière. Le lot, calme en été, mais impétueuse en hiver, peut avoir un fort débit. Édifié au 14e siècle, le pont fait partie de l'âge d'or de Cahors. La ville est alors le berceau de marchands qui ont fait fortune dans le commerce de draps. Tellement riches et influents, ils achètent des quartiers entiers et financent leur pont, symbole de pouvoir à l'époque et tant pis s'il bute contre une colline.

 

 


16/10/2019
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Franceinfo - le jeudi 3 octobre 2019

 

 

Au centre de l'Angleterre, un accélérateur de particules pour lire les papyrus romains

 

 

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franceinfo Culture avec agencesRédaction CultureFrance Télévisions

 

 

 

Des papyrus carbonisés lors de l'éruption du Vésuve vont pouvoir être déchiffrés grâce à un accélérateur de particules

 

 

 

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Un fragment de papyrus romain trouvé à Herculanum (près de Naples), transporté à Didcot, à l'ouest de Londres, pour être examiné grâce à un accélérateur de particules (30 septembre 2019) (GEOFF CADDICK / AFP)

 

 

 

Carbonisés lors de l'éruption du Vésuve, les papyrus romains d'Herculanum, près de Naples, ont gardé leurs secrets pendant près de 2 000 ans. Des scientifiques tentent de déchiffrer ces documents "fragiles comme des ailes de papillon" à l'aide d'un accélérateur de particules.

 

 

Conservés à l'Institut de France à Paris, ces papyrus antiques du site archéologique d'Herculanum, près de Naples, ont fait le voyage jusqu'à Didcot, au centre de l'Angleterre pour être déroulés virtuellement.

 

 

"L'idée qu'on se fait d'un parchemin est que l'on peut simplement le dérouler et le lire, mais ces papyrus ne peuvent pas être déroulés parce que la carbonisation les a rendus extrêmement fragiles", explique à l'AFP le professeur Brent Seales, qui travaille depuis une vingtaine d'années au développement de techniques non invasives de déchiffrage.

 

 

 

Une sorte de rayon X très puissant

Son outil : un synchrotron, un anneau de 500 mètres de circonférence où des électrons tournent à très grande vitesse et émettent une sorte de rayon X très puissant qui permet de traverser de la matière. Baptisé Diamond Light Source, il produit une lumière dix milliards de fois plus lumineuse que le soleil et fonctionne comme un microscope géant, dont les données sont ensuite décryptées à l'aide de l'intelligence artificielle.

 

 

Les rouleaux ont été découverts entre 1752 et 1754, lors des fouilles du site d'Herculanum, frappé par l'éruption du Vésuve de 79 après Jésus-Christ. Contrairement à Pompéi, ravagé par la lave, Herculanum a été touché alors par une nuée ardente, qui a recouvert la ville de cendres.

 

 

Sous cette épaisse couche, les maisons étaient intactes. L'une d'elles, la "Villa des papyrus", abritait une importante bibliothèque de plus de 1 800 rouleaux de textes, conservés par les cendres mais carbonisés, impossibles à dérouler.

 

 

 

Des rouleaux impossibles à dérouler

En 1802, six de ces rouleaux sont donnés par le roi de Naples à Napoléon Bonaparte, qui les confie à la bibliothèque de l'Institut de France à Paris, avec pour mission de les lire. Mais la matière est ultra-friable, et les deux premiers essais, en 1817 puis en 1877, échouent.

 

 

Les rouleaux sont renvoyés à Naples, où, en 1986, une méthode de déroulement chimique permet d'en détacher un, en plusieurs centaines de petits fragments, "très difficiles à lire" en raison de la nature de l'encre, raconte Yoann Brault, ingénieur d'études à la bibliothèque de l'Institut.

 

 

Dans le synchrotron anglais, des rayons sont envoyés sur les échantillons et doivent permettre de créer une image à très haute résolution en trois dimensions "sans avoir à détruire, ouvrir ou manipuler" les parchemins, explique le professeur, aussi directeur de l'initiative de restauration numérique à l'Université du Kentucky. "Le processus de reconstruction, hautement informatisé, nous donne l'information de ce qui se trouvait à l'intérieur", poursuit-il.

 

 

 

Des papyrus "fragiles comme des ailes de papillon"

Transporter les échantillons depuis Paris jusqu'en Angleterre présentait "certains risques", reconnait Françoise Bérard, directrice de la bibliothèque de l'Institut. "Mais nous tenions évidemment à aider à la découverte du contenu", ajoute-t-elle, assurant avoir pris "un maximum de précautions" pour ces papyrus "fragiles comme des ailes de papillon".

 

 

Avant le professeur Seales, d'autres scientifiques ont déjà utilisé des techniques non invasives pour déchiffrer ces documents. En 2014 en France, un chercheur du CNRS, Daniel Delattre, avait déjà pu lever le voile sur le contenu de ces papyrus à l'aide d'une nouvelle technique permettant de déchiffrer les textes sans les dérouler, la tomographie X en contraste de phase. On a ainsi pu reconnaître quelques lettres grecques, de la plume d'un philosophe épicurien, Philodème de Gadara.

 

 

"Ceci a confirmé que ces rouleaux contiennent pour l'essentiel des écrits grecs, chez une personne (Pison, le beau-père de Jules César, ndlr) intéressée par la philosophie épicurienne", analyse Michel Zink, secrétaire perpétuel de l'Académie des Inscriptions et Belles lettres. "Contrairement à la philosophie stoïcienne, dont les textes, jugés compatibles avec le christianisme, ont été recopiés au Moyen-Age, l'épicurisme n'était pas en odeur de sainteté, et ses textes ont rarement été conservés", commente ce médiéviste. "C'est pourquoi ces rouleaux présentent, sur le fond, une telle importance", conclut l'historien, selon qui "on peut espérer réussir à lire des phrases entières, et peut-être un jour, un texte entier".

 


03/10/2019
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Franceinfo - le lundi 23 septembre 2019

 

 

Tombe celte de Vix : des archéologues fouillent dans le passé d’un célébrissime vase grec

 

 

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Laurent Ribadeau Dumas franceinfo CultureRédaction CultureFrance Télévisions
 

 

 

Depuis août 2019, de nouvelles fouilles archéologiques sont menées sur le site de la tombe celte de Vix, près de Châtillon-sur-Seine (Côte-d’Or), où fut trouvé en 1953, parmi d’autres merveilles, un immense vase grec. L’occasion d’en savoir un peu plus sur cette extraordinaire découverte

 

 

 

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Vue générale de la fouille sur le site où fut découverte la tombe de la "dame de Vix" en 1953. En arrière-plan, le mont Lassois. (© Denis Gliksman, Inrap)

 

 

 

Depuis les années 1920-1930, les érudits locaux se demandaient les raisons de la présence, dans un champ, de nombreuses pierres étrangères au site. En janvier 1953, un enseignant en philosophie et archéologue à ses heures, René Joffroy, et un agriculteur, Maurice Moisson, entreprennent des fouilles sous la neige et la pluie. Ils butent alors sur ce qui va se révéler être l’anse d’un grand vase grec (appelé cratère par les spécialistes). Ils mettent ainsi à jour la tombe d’une femme celte d’environ 40 ans reposant sur un char dont les roues ont été démontées.

 

 

Celle que l’on va appeler la "dame de Vix" est parée de somptueux bijoux. A commencer par un torque (collier) en or pesant 480 g. Mais c’est évidemment le vase en bronze, haut de 1,64 m et apparemment fabriqué à Tarente (colonie grecque dans le sud de l’Italie), qui retient d’abord l’attention. Dans sa hauteur, il est décoré d’une frise où l’on observe un défilé de guerriers, de chevaux et de chars. Tandis que des représentations de gorgones (monstres mythologiques) forment ses anses. On a également trouvé sur place une coupe en argent partiellement plaquée d’or, une cruche et des bassins (récipients creux) en bronze… Tous ces objets sont aujourd’hui présentés au musée du Pays châtillonais-Trésor de Vix à Châtillon-sur-Seine.

 

 

 

Le vase grec de Vix (Côte-d\'Or), aujourd\'hui exposé au musée de Châtillon-sur-Seine

Le vase grec de Vix (Côte-d'Or), aujourd'hui exposé au musée de Châtillon-sur-Seine (PHOTO AFP - JOSSE)

 

 

Et le contexte dans tout ça ?

"Les fouilles de 1953 ont permis de sortir ces objets de la terre. Elles ont fait la couverture de Paris-Match, elles ont eu une répercussion mondiale. La Poste en a tiré un timbre grand format. Mais cette opération pionnière, menée dans de mauvaises conditions, n’a duré que deux mois là où aujourd’hui, l’on en mettrait six. Par la suite, on a idéalisé et imaginé la tombe à partir d’éléments réels, oubliant ainsi le contexte du site (classé monument historique en 2015, NDLR). Aujourd’hui, il s’agit précisément de lui redonner un contexte", souligne Dominique Garcia, président de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) et universitaire spécialiste du monde celtique. Les nouvelles fouilles, menées par l’Inrap, doivent durer jusqu’en novembre 2019.

 

 

"On ne connaît pas l’ampleur de l’opération de 1953. On ne sait pas si la tombe a été entièrement fouillée. Les documents de l’époque, notamment les photos, sont difficilement exploitables", explique Bastien Dubuis, responsable des fouilles en 2019, qui a également dirigé les recherches autour de la tombe du "prince de Lavau" dans l’Aube. La sépulture de Vix devait mesurer 3 m sur 3 sans qu’on connaisse exactement sa profondeur. Des éléments de bois ayant été aperçus en 1953, on pense qu’un coffrage de bois devait recouvrir l’intérieur. "Le lieu n’avait pas d’entrée. Il était scellé pour l’éternité", pense l’archéologue. Pour l’instant, on n’en sait guère plus…

 

 

On sait cependant que la situation de la tombe n’était pas liée au hasard. Placée dans un endroit plat, en bordure de Seine, au pied du mont Lassois (colline d’une centaine de mètres de haut), elle était là pour être vue. D’où son importance. A l’époque, les inhumations dans la région se faisaient sous des tertres artificiels (tumulus). A Vix, le tumulus, qui faisait peut-être 6 à 8 m de haut, était recouvert de pierres, toutes apportées spécialement pour sa construction. Par la suite, le site, d’une superficie de 2000 m², a pu servir de carrière dès l’Antiquité. "La tombe est arasée depuis fort longtemps. Ce qui a sans doute permis de la sauver", constate Bastien Dubuis. Elle n’a en effet pas été pillée.

 

 

Archéologue au travail à Vix (Côte-d\'Or)

Archéologue au travail à Vix (Côte-d'Or) (Denis Gliksman, Inrap)

 

 

 

Haute technologie

Les archéologues s’interrogent sur la présence d’un curieux aménagement quadrangulaire en pierre sèche qui fait face au mont Lassois. S’agit-il des traces d’un podium dédié comme à Lavau à la cérémonie funéraire, de celles d’un tumulus primitif ? Beaucoup de questions, peu de réponses...

 

 

Des clous en bronze, semblables aux éléments de décor du vase grec et sans doute oubliés en 1953, ont par ailleurs été retrouvés dans des remblais. Est-on à l’aube de nouvelles découvertes exceptionnelles ? Les archéologues l’excluent.

 

 

Pour le reste, on répétera que la tombe était faite pour être vue. Son contenu, à commencer par son cratère, était lui aussi fait pour frapper les esprits. Probablement destiné au banquet, tradition issue du monde grec, cet objet exceptionnel devait contenir du vin, boisson alors évidemment très rare dans ces contrées. "C’est un produit de haute technologie. A tel point qu’aujourd’hui encore, les chaudronniers se demandent comment leurs prédécesseurs antiques ont fait !", commente Catherine Monnet, conservateure du musée du Pays châtillonnais.

 

 

"Un tel élément, d’une qualité que l’on ne retrouve pas ailleurs dans le monde grec, devait être en quelque sorte du sur-mesure. Il s’agissait d’un cadeau destiné à impressionner ceux qui le recevaient. Un cadeau qui renforçait le pouvoir du destinataire et qui en faisait un obligé. C’était un objet de prestige qui pouvait aussi servir à sceller une amitié entre peuples", observe de son côté Dominique Garcia. La finesse et la beauté des autres objets, notamment celle du torque en or, montrent également qu’ils ont, eux aussi, été fabriqués par des artisans de très haut niveau.

 

 

 

Torque (collier) en or découvert en 1953 dans la tombe celte de Vix et exposé aujourd\'hui au musée de Châtillon-sur-Seine

Torque (collier) en or découvert en 1953 dans la tombe celte de Vix et exposé aujourd'hui au musée de Châtillon-sur-Seine (FTV - Laurent Ribadeau Dumas)


 

"Monumental"

Si le contexte de la fouille de 1953 n’est pas encore connu, l’arrière-plan historique commence à l’être grâce notamment aux fouilles entreprises dans la région, et ailleurs en Europe. Elles ouvrent des perspectives étonnantes. Entre 550 et 450 avant notre ère, Vix semble avoir été un Etat émergent au sein d’un réseau d’une dizaine d’autres (certains parlent d’une trentaine), dans une zone s’étendant grosso modo de Bourges (Cher) à l’Autriche, voire à la République tchèque. Dans ces cités-Etats, éloignés d’une soixantaine de kilomètres les unes des autres, "a émergé un phénomène urbain avec des rues, des milliers d’habitants, des remparts immenses et une hiérarchie dans l’habitat", résume Dominique Garcia. Un phénomène aujourd’hui appelé "civilisation de Hallstatt", du nom d’un site autrichien, également caractérisée par ces tombes princières.

 

 

Vix est un excellent exemple de cette civilisation. "Tout y était monumental", souligne Bruno Chaume, chargé de recherches au CNRS. La cité était ainsi entourée de remparts longs de plusieurs kilomètres et qui pouvaient atteindre 10 m de haut, avec des fossés de 10 m de profondeur ! "Elle s’étendait sur environ 45 ha. Intra-muros, on pouvait compter plusieurs milliers d’habitants. De plus, la ville régnait sur un territoire difficile à établir mais faisant au minimum 25 km de rayon". Ce que l’on a du mal à s’imaginer aujourd’hui dans ce paysage rural verdoyant...

 

 

Les fouilles ont révélé au moins cinq grands bâtiments sur les hauteurs du mont Lassois. Dont l’un présenté comme le "palais de la dame de Vix". Ces bâtiments logeaient peut-être les aristocrates, tandis que plus bas vivait le reste de la population. Certains scientifiques se demandent si la ville n’était dotée… d’un port sur le fleuve (d’une largeur de… 6 à 8 m à cet endroit).

 

 

Vue générale de la fouille de Vix (Côte-d\'Or)

Vue générale de la fouille de Vix (Côte-d'Or) (Denis Gliksman, Inrap)

 

 

Intermédiaires commerciaux

Comment expliquer un tel phénomène aussi monumental, révélateur d’une grande opulence? La région où est apparue la civilisation de Hallstatt se trouve dans "une zone proche des sources de grands fleuves : Rhône, Saône, Danube, Seine… Entre 550 et 450, c’était en quelque sorte un hub commercial, à l’époque de la période classique en Grèce, celle de l’Acropole", explique Dominique Garcia.

 

 

Les économies des mondes grec et étrusque, en plein essor, recherchaient alors avidement de l’étain, minerai indispensable (avec le cuivre) pour la fabrication du bronze des armes et des monnaies. Minerai qui venait du Morvan, de Bretagne, mais surtout des îles britanniques, et qui transitait par les fleuves continentaux. Les peuples méditerranéens avaient donc besoin des princes celtes qui autorisaient le passage des marchandises sur leurs territoires. Ces souverains étaient ainsi des intermédiaires qui prélevaient leur dîme, s’assurant ainsi de confortables revenus. Dans ce contexte, on peut supposer que des cadeaux, comme le cratère de Vix, ne pouvaient que servir à entretenir la bonne entente entre partenaires commerciaux...

 

 

Mais vers 450, en quelques décennies, la vie semble s’arrêter dans la région. Et les princes apparemment perdre leur pouvoir. Peut-être en raison de conflits entre eux. Ou aussi parce que les Grecs se mettent à aller directement chercher l’étain en passant par l’Atlantique, délaissant ainsi la voie terrestre et les intermédiaires celtes. Mais ceci est une autre histoire sur laquelle l’archéologie a encore sans doute beaucoup à nous apprendre...

 

 

Détail du vase grec de Vix

Détail du vase grec de Vix (AFP - Josse/Leemage)


25/09/2019
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Franceinfo - le mercredi 28 août 2019

 

 

Le plus grand site de sacrifice rituel d'enfants découvert au Pérou

 

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

 

Les restes de 227 enfants sacrifiés selon un rituel de la culture précolombienne Chimu, ont été mis au jour

 

 

 

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Un crâne d'un enfant sacrifié retrouvé sur un site de Pampa la Cruz (Colombie), le 27 août 2019. (LUIS PUELL / ANDINA / AFP)

 

 

 

"Il s'agit du plus grand site de sacrifice d'enfants." Une équipe d'archéologues a mis au jour les restes de 227 enfants sacrifiés selon un rituel de la culture précolombienne Chimu, présente sur la côte nord du Pérou actuel jusqu'à la fin du XVe siècle, a indiqué mardi 27 août l'archéologue Feren Castillo.

 

 

Selon lui, les fouilles, commencées en 2018, se situent sur le site de Pampa la Cruz, dans la station balnéaire de Huanchaco, à environ 700 kilomètres au nord de Lima. Les enfants, âgés entre 4 et 14 ans, ont été tués selon un rituel offert aux dieux de la civilisation Chimu censé apaiser leur colère, supposée responsable des catastrophes naturelles liées au phénomène climatique El Niño.

 

 

 

"Partout où nous creusons, nous en trouvons"

Les archéologues ont d'ailleurs trouvé des preuves d'un épisode de pluies abondantes au moment du sacrifice. "Partout où nous creusons nous en trouvons un autre [enfant]", inhumé le visage tourné vers l'océan, a poursuivi le responsable des fouilles. Certains ont encore de la peau, des cheveux, et portent aux oreilles des bijoux en argent.

 

 

Huanchaco a été le théâtre de plusieurs sacrifices massifs d'enfants sous l'empire Chimu. Un charnier de 56 enfants avait été exhumé en juin 2018 sur le même site de Pampa la Cruz et un autre de 140 enfants et 200 jeunes lamas avait été découvert en avril de la même année à proximité, sur le site de Huanchaquito. "Huanchaco est définitivement le lieu choisi [par les Chimus] pour perpétrer ces sacrifices," a conclu Feren Castillo.

 


28/08/2019
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