L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

VESTIGES DU PASSE

De belles contructions, de beaux édifices, de belles pièces datant d'un passé plus ou mons lointain. De beaux vestiges de par le monde qui ont toute un histoire....

 A découvrir (cliquez sur les mots soulignés, vous accéder alors à plus de détails)...


Naissance de Paris

Naissance de Paris

 

 

lutèce

 

 

 

 

Au IIIe siècle avant JC, la tribu des Parisii s'installe sur l'actuelle île de la Cité. Le village de pêcheurs celtes devient une ville fortifiée et prend le nom de Lutetia ou Lutèce

 

 

 

vieux plans paris

 

 

 

 

A sa naissance, Paris s'appelait Lutèce. La cité gallo-romaine a bien grandi au fil des siècles. Issue de la collection Rhyner, géographe suisse, cette carte serait la première de la ville de Lutèce peu après l'invasion romaine de 52 av. JC.

 

 

 

naissance de paris

 

 

 

Vers 300 av. Jésus Christ, Lutèce prend le nom de Paris, du nom des Parisii.C'est à cette époque qu'est construit un rempart autour de l'île de la Cité pour la protéger des envahisseurs. Ici, un plan de Paris non daté (sûrement après le XVIIIe siècle)

 

 

aux mains des romains

 

 

 

Lors de la bataille de Lutèce de mai 52 avant Jésus Christ, Lutèce tombe sous contrôle des Romains. La cité s'étend sur la rive gauche de la Seine. C'est à cette époque que sont construits les thermes de Cluny et les arènes de Lutèce

 

 

influence romaine

 

 

 

Les Romains ont agrandi la cité notamment sur la montagne Sainte-Geneviève. Construction d'un aqueduc, de monuments publics, de maisons luxueuses... Lutèce possède seulement 10 000 habitants mais se distingue par son identité. Ici, une vue du "Valle de Grace du côté des Jardins" (l'orthographe a évolué pour devenir Val de Grace)

 

 


19/01/2016
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Naissance de Paris - partie 2

 

 

 

grandes invasions

 

 

 

L'histoire de Lutèce est faite de batailles parfois terribles. A partir de 451, la cité subit les grandes invasions barbares notamment d'Attila. Les habitants résistent, réfugiés sur l'île de la Cité. Ici, le palais des Tuileries depuis les Jardins

 

 

clovis choisit paris

 

 

 

En 486, les Francs reprennent la ville. Clovis en fait la capitale de son royaume en 508. Ici, la porte Saint-Martin érigée en 1674 par Louis XIV

 

 

notre dame de paris

 

 

 

Dans la collection, outre les cartes anciennes, figurent également des gravures des célèbres monuments parisiens. Ici, le parvis de Notre Dame sur une lithographie non datée, sûrement le XVIIe siècle. Sa première pierre est posée en 1163

 

 

au moyen-age

 

 

 

 

Capitale du royaume des Francs, Paris s'étend au cours du Moyen-âge notamment sur la rive droite. Mais elle subit de nombreux pillages et incendies. Les Rois préfèrent Orléans pour leur résidence. Ici, le château du Louvre, depuis la cour, en 1705

 

 

paris, petite ville

 

 

 

 

Pendant de nombreuses années, la cité était petite par sa taille et par le nombre des ses habitants, estimés à 50 000 habitants à la fin du XIIe siècle. Ici, la place de Louis XV dédiée au Roi, en 1763. Elle a été rebaptisée place de la Concorde en 1795

 

 

la croissance au 12e et 13e siècles

 

 

Eglises, universités, entrepôts pour les denrées et produits du commerce... Paris devient le lieu politique, économique et financier de grande envergure au cours du 12e et 13e siècles. Ici, l'église royale des Invalides, en 1705

 

 

première municipalité

 

 

Avec l'importance du commerce et l'influence des marchands sur la ville, ceux-ci élisent en 1263 une première municipalité composée d'un "prévôt des marchands". Il devait veiller aussi bien sur le règlement des impôts que sur le bon approvisionnement des populations

 

 

construction de notre dame

 

 

 

Evangélisée à partir du IIIe siècle, Paris est devenue au fil des siècles une des villes les plus chrétiennes du royaume de France. Elu évêque en 1160, Maurice de Sully propose la construction d'une église dédiée à la Vierge Marie, à la place de l'église Saint-Etienne. Ici, le parvis de Notre Dame de Paris au XVIIe siècle

 

 

palais des tuileries

 

 

 

A l'origine, les Tuileries étaient un quartier de Paris où se trouvaient des fabriques de tuiles. Au XVIe siècle, la reine Catherine de Médicis fait raser un hôtel particulier pour y ériger le Palais des Tuileries. Jardin dessiné par André Le Nôtre, orangerie, fontaine, ménagerie... Les Tuileries est le symbole du faste royal. Il finira brûlé en 1791

 

 

paris grandit

 

 

 

La ville a connu sept enceintes successives. Elles servaient de protection et ont symbolisé son évolution urbaine. Ainsi, les Grands Boulevards actuels se situent sur l'ancienne enceinte Louis XIII, les boulevards Saint-Jacques, Raspail et du Montparnasse notamment sont situés sur l'ancien mur des Fermiers Généraux. Sur cette carte de 1775 figurent Saint-Germain et Poissy

 

 

pont neuf et henri iv

 

 

Inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO, le pont Neuf de Paris est le plus ancien de la ville. Il date de la fin du XVIe siècle. Il traverse la Seine à la pointe de l'Île de la Cité. Devant lui figurait une statue équestre d'Henri IV commandée après son assassinat. L'actuelle statue est une copie car l'originale fut fondue lors de la Révolution

 

palais du luxembourg

 

 

Le palais du Luxembourg a été construit pour Marie de Médicis à partir de 1615. Le Sénat y est installé depuis 1799. Le monument historique est également célèbre pour ses jardins et son orangerie

 

 

sous la révolution

 

 

 

L'année 1789 secoue la capitale. Le 14 juillet, les révolutionnaires s'emparent de la Bastille (où sont confinés sept prisonniers). Puis le 6 octobre, la famille royale est forcée de s'installer au Palais des Tuileries

 

 

cartographier paris

 

 

Cette carte représente le département de Paris à la fin du XVIIIe siècle. Les 83 départements français ont été créés après la Révolution, par décret du 9 décembre 1789. Il regroupait à l'époque Paris, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne

 

 

place vendome

 

 

Avec sa statue équestre en bronze de Louis XIV, cette place royale au c�ur de la capitale date de la fin du XVIIe siècle. Le mouvement révolutionnaire détruit la statue le 13 août 1789. Dix ans plus tard, elle est rebaptisée place Vendôme

 

 

premier maire

 

 

Le 15 juillet 1789, Jean-Sylvain Bailly est élu premier maire de Paris. L'astronome, président du Tiers-Etat puis de l'Assemblée nationale, a joué un grand rôle dans la Révolution. Il finira guillotiné en 1793 pour avoir refusé de témoigner au procès de Marie-Antoinette. Sur cette image, au second plan la porte Saint Bernard et au fond l'île Notre Dame

 

 

palais royal

 

 

Edifié au XVIIe siècle sous l'impulsion du cardinal de Richelieu, le Palais Royal doit son nom lorsque Louis XIV, encore enfant, l'habite avec sa mère Anne d'Autriche. Il fut un des grands lieux de la Révolution pour y accueillir sous ses galeries les foules en colère avant chaque événement. Ici, une vue depuis les jardins

 

 

disparus

 

 

Lors des événements de 1789 et des mois qui ont suivi, principalement sous la Terreur, de nombreux sites d'exception ont été saccagés, pillés voire détruits car ils rappelaient l'Ancien Régime et le pouvoir royal. C'est le cas de la porte Saint-Bernard, arc de triomphe élevé en l'honneur de Louis XIV, qui se trouvait quai Saint-Bernard dans le Ve arrondissement

 

 

12 arrondissements

 

 

A chaque agrandissement son découpage administratif. Paris compte 12 arrondissements à partir du 11 octobre 1795, divisés eux-mêmes en 48 quartiers. En 1859, le nombre est porté à 20 arrondissements en raison de l'extension de la cité jusqu'à l'enceinte de Thiers, actuelle délimitation entre la capitale et la petite couronne

 

 

paris capitale de l'europe

 

 

Lorsque le général Napoléon Bonaparte est sacré empereur des Français le 2 décembre 1804, il formule un doux rêve : faire de Paris la capitale de son Empire européen, devant Rome et Amsterdam. Le projet ne verra jamais le jour

 

 

paris et haussmann

 

 

Sous le Second Empire, la cité voit son urbanisme et son architecture profondément modifiés. Le baron Haussmann y réalise des travaux titanesques pour la doter de larges avenues et d'immeubles de pierre de taille. Ici, l'arc de triomphe du Faubourg Saint Antoine, dit Porte Saint Antoine, édifiée sous Charles V au XIVe siècle et aujourd'hui disparue

 


29/11/2010
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Franceinfo - le mercredi 12 juin 2019

 

 

Guyane : des sites archéologiques amérindiens mis au jour

 

 

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Laurent Ribadeau Dumasfranceinfo CultureRédaction CultureFrance Télévisions

 

 

 

 

De nombreux sites amérindiens de la période précolombienne font l'objet de fouilles archéologiques

 

 

 

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 Vue aérienne du site de Yaou (est de la Guyane), 2006. Au premier plan apparaissent les dégradations anciennes de l'orpaillage traditionnel, qui ont modifié le tracé initial du cours d'eau. Au second plan, on observe l'exploitation actuelle du gisement aurifère qui s'attaque au relief. Au troisième plan, un site de fouilles archéologiques a été installé sur la colline.  (Inrap)

 

 

 

Les Journées nationales de l'archéologie, qui ont lieu du 14 au 16 juin 2019, sont l'occasion de découvrir certains des nombreux sites amérindiens du département. Entretien avec Jean-François Modat, directeur adjoint scientifique et technique Antilles-Guyane à l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap).

 



Franceinfo Culture: Les découvertes de sites archéologiques amérindiens sont-elles fréquentes en Guyane?



Jean-François Modat: On en trouve un peu partout. A l’époque précolombienne, tout le territoire du département était occupé, notamment la forêt. Mais aujourd’hui, la plupart des fouilles sont menées sur le littoral. Les populations amérindiennes, installées sur des dunes sableuses qui constituent de légers reliefs, y exploitaient les ressources maritimes. Comme chantiers archéologiques récents, il y a ainsi eu celui de Rémire-Montjoly(nord-ouest) ou ceux entrepris en lien avec la base de Kourou, Eva 2 et Luna 2. L’existence du centre spatial nous donne en effet l’occasion d’exploiter de très grandes surfaces. 

 



Sur ces sites, on trouve notamment des trous de poteaux, sur lesquels étaient posées les structures d’habitation, ainsi que des tombes.

 



En forêt, il n’est pas possible de mener des opérations archéologiques ?

 

 

On y fait très peu de fouilles en sous-sol car elles sont évidemment plus compliquées à réaliser. Pour autant, nous faisons des prospections et des études, notamment grâce à l’imagerie numérique collectée par des radars. On y découvre le même type de structures que sur le littoral. Mais il y a aussi ce qu’on appelle les "montagnes couronnées", plateformes entourées de grands fossés. Dans le département, il existe des centaines de ces structures, connues depuis longtemps mais sur lesquelles on dispose de très peu d’informations.

 

 

 

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Jatte en terre cuite d'époque améridienne, découverte en 2009 à Wayabo sur la commune de Kourou (nord-ouest de la Guyane) (Jérôme Briand, Inrap)

 

 

 

 

Quels types d’objets trouve-t-on sur les sites ?

 

 

Des objets en pierre : lames, lamelles, pointe de flèche, haches polies... Les haches sont également parfois façonnées à partir de coquillages. On trouve aussi des éléments en terre cuite, notamment des vases. Certains sont caractéristiques de ce que l’on découvre ailleurs en Amérique du Sud. Ils peuvent être recouverts de décors peints, avoir des formes anthropomorphiques (motifs humains) ou animales (pattes de canard, ailes d’oiseau…). Il y a également des bijoux avec des perles en verre.

 

 



A quand remontent toutes ces découvertes ?

 

 

Les datations des sites s’étalent de 5000 avant notre ère au XV-XVIèmes siècles de notre ère, ce que l’on appelle la "période de contact"  (avec les Européens à partir des XVI et XVIIèmes siècles, NDLR). 

 



Vous dites que toute la Guyane était peuplée à l’époque amérindienne. Peut-on estimer le nombre d’habitants avant la "période de contact" ?

La quantification est évidemment difficile car on ne connaît pas tous les sites. Apparemment, il y a eu une hausse démographique entre le IXe et le XIIIe siècle de notre ère. Au XVIIe, près de 9500 Amérindiens occupaient le littoral guyanais. Par la suite, cette population a décliné pour atteindre moins de 500 individus dans la deuxième moitié du XVIIIe. A la fin des années 1970, on dénombrait environ 3300 Indiens. Ils représenteraient aujourd'hui actuellement 5% de la population guyanaise, soit entre 6000 et 9000 personnes, selon la collectivité territoriale de Guyane, 10 000 selon d'autres sources

 

 

 

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Perles en verre mises au jour sur le site de Eva II à Sinnamary (ouest de la Guyane) en 2005. (Martijn van den Bel, Inrap)

 

 

 

 

Comment expliquer cette baisse entre le XVIIe et le XVIIIe?

 

 

Beaucoup sont morts à cause des maladies apportées par les Européens. Ceux-ci ont aussi malmené les populations amérindiennes. Il y a par ailleurs eu entre elles des luttes fratricides et mortelles. De leur côté, les colons, qui avaient des vues sur leurs richesses, ont mis en place des jeux de pouvoir en favorisant certaines populations au détriment d’autres.

 

 



En quoi l’archéologie aide-t-elle à mieux connaître l’époque précolombienne ?

 



Chaque site, chaque objet découvert apporte des éléments sur la culture et la chronologie, même si l’on ne peut pas toujours les dater avec précision. D’une manière générale, les grandes chronologies sont calées. Mais de nombreux programmes scientifiques sont encore nécessaires pour les affiner.

 

 



Ce passé, que l’archéologie aide à découvrir, a-t-il été occulté à l’époque coloniale?



Je ne dirais pas qu’il a été occulté. Disons que le temps amérindien est passé au second plan quand les Européens ont découvert ces territoires. D’autant que la mémoire de ces populations est basée sur le langage alors que celle des Européens l’est sur l’écrit et l’image. Il y a eu un phénomène d’acculturation : les connaissances et les savoir-faire des Amérindiens ont disparu. Mais aujourd’hui, leurs descendants sont très friands de retrouver leurs racines.

 

 

 

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Représentation d'un animal (un chien?), remontant aux XIII-XVIe siècles et découverte lors de fouilles en 2009 à Macouria (nord-est de la Guyane).  (Pierre Texier, Inrap)

 

 

 

Quel est le programme des JNA en matière d’archéologie amérindienne?



A Régina, nous organiserons des ateliers à destination des scolaires avec des mallettes pédagogiques sur les céramiques précolombiennes. Et au centre de recherches archéologiques de Cayenne, nous présenterons les résultats des fouilles et le matériel découvert.

 


15/06/2019
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Franceinfo - le jeudi 30 mai 2019

 

 

Découverte de monnaies "rarissimes" cachées au Moyen-Âge à Dijon

 

 

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franceinfo Culture avec agencesRédaction CultureFrance Télévisions

 

 

 

Une trentaine de monnaies en or et en argent, dont certaines "rarissimes", avaient été cachées par leur propriétaire à la fin du XVe siècle sous une maison cossue du centre-ville

 

 

 

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Les pièces découvertes exposées par l'INRAP (JC TARDIVON / MAXPPP)

 

 

 

Ces pièces provenant de plusieurs pays d'Europe viennent d'être retrouvées. Les archéologues dijonnais de l'Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives) ont fait cette découverte en janvier dernier en plein coeur de la capitale bourguignonne, à deux pas de l'ancienne abbaye Saint Bénigne, à l'occasion d'un diagnostic archéologique réalisé avant la construction d'un immeuble.

 

 

 

"Petit pécule"

"C'est un petit pécule accompagné d'un médaillon de mariage", enfoui à la fin du XVe siècle sous le sol d'une maison qui "appartenait peut-être à un petit aristocrate ou un bourgeois un peu enrichi", explique Stéphane Alix, responsable d'opérations à l'Inrap pendant pendant une présentation à la presse mercredi à Dijon.

 

 

 

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Les pièces du XVe siècle, découvertes dans le centre-ville de Dijon, exposées par l'INRAP (JC TARDIVON / MAXPPP)

 

 

 

Ces monnaies "racontent l'histoire de la bourgeoisie marchande et de la petite aristocratie de la fin du XVe siècle à Dijon", qui était à la fin du Moyen-Age la capitale d'un duché puissant "qui avait des connexions depuis l'Italie du nord jusqu'au nord de l'Europe". Avec cette somme, "un petit artisan ou un ouvrier de Dijon aurait vécu longtemps. Mais pour un marchand qui vit dans le luxe, c'est un pécule secondaire", souligne l'archéologue.

 

 

 

"Rarissimes"

La découverte de ces trente trois monnaies, dix en or, le reste en argent, a été annoncée en prélude aux Journées nationales de l'archéologie qui se tiendront du 14 au 16 juin en France et dans d'autres pays européens. La plus ancienne est une monnaie du Brabant (aujourd'hui en Belgique) émise entre 1432 et 1467. La majorité des pièces provient d'Etats du Saint-Empire ou de principautés italiennes. "Certaines de ces monnaies sont rarissimes", selon Pascal Listrat, archéologue numismate de l'Inrap.

 


Lors de leur découverte, elles étaient légèrement étalées et collées entre elles. La petite boite qui les renfermait avait complètement éclaté, un écrin en alliage cuivreux "très modeste par rapport à ce qu'il contient", explique le scientifique. "La pile est restée telle qu'elle a été posée par l'enfouisseur. Elle avait gardé la forme de la boîte (et) le geste de l'enfouisseur au moment où il a mis les pièces", poursuit-il.

 

 

 

Valeur métallique

Pour décoller et nettoyer les précieux disques de métal, l'Inrap a fait appel à un laboratoire spécialisé, le Centre de restauration et d'étude archéologique municipal de Vienne (Isère). Des pièce suisses sont alors apparues, dont une datée formellement de 1494. C'est la pièce la plus récente et c'est un indice essentiel pour comprendre l'histoire de ce dépôt monétaire.

 

 

 

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L'équipe des fouilles présentent les pièces à l'INRAP (JC TARDIVON / MAXPPP)

 

 

 

A cette époque, le roi de France Charles VIII, avait interdit les monnaies étrangères dont il espérait récupérer le métal précieux pour financer ses guerres. Toutes ces pièces, fabriquées en argent pur ou présentant un taux d'or très élevé, avaient donc été cachées pour leur valeur métallique.

 

 

 

Une nécropole du IVe siècle découverte

"Sans le vouloir, l'enfouisseur de ce dépôt a préservé" des pièces qui sont aujourd'hui, pour les archéologues, "un petit échantillon du paysage monétaire de la fin du XVe siècle et un catalogue des grands princes qui se font la guerre à ce moment là" en Europe, indique Pascal Listrat. Sur le même site, mais à une profondeur plus importante, les archéologues dijonnais ont aussi retrouvé des sarcophages, vestiges d'une nécropole du IVe siècle dont l'existence était jusque-là seulement supposée.

 


Leurs découvertes seront présentées lors du "bal des vestiges" le 15 juin à Dijon, l'une des manifestations organisées dans le carde des journées nationales de l'archéologie par l'Inrap, qui prévoit plus d'un millier d'événements en France dont des visites de chantiers de fouilles. Les monnaies, qui sont la propriété de l'Etat, ne seront pas présentées à cette occasion, mais ont vocation à être exposées au public au musée archéologique de Dijon.

 


30/05/2019
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Franceinfo - le vendredi 10 mai 2019

 

 

"On est condamnés à intervenir sur des édifices en péril" : restaurer les églises de Paris, un chemin de croix pour la mairie

 

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Camille CaldiniFrance Télévisions
 

 

 

Franceinfo a poussé la porte d'églises parisiennes, qui subissent ou attendent de grands travaux de rénovation

 

 

 

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L'église de la Madeleine et ses échafaudages, dans le 8e arrondissement de Paris, le 9 avril 2019. (MAXPPP)

 

 

 

Depuis le boulevard Malesherbes, dans le 8e arrondissement, impossible de rater l'église Saint-Augustin. Sa façade éclatante et son imposante rosace dorée reflètent le soleil matinal. Ses statues, restaurées ou remplacées, veillent sur le parvis. Il y a six ans pourtant, les pierres menaçaient de "fondre comme du sucre", selon les mots de Laurence Fouqueray, à l'époque cheffe du département des édifices cultuels et historiques de la ville de Paris. La tête de taureau de Saint-Luc s'était même détachée pour s'écraser dans l'escalier de l'entrée. Le chantier, mené de septembre 2016 à décembre 2017, a coûté 4,7 millions d'euros à la municipalité. "Cette rénovation transforme le quartier", s'enthousiasme Mathieu Lours, historien de l'architecture et président du comité scientifique de l'Observatoire du patrimoine religieux (OPR). "Avant, c'était lugubre."

 

 

Le chantier était prévu dans le plan de la mairie pour la rénovation de son patrimoine cultuel, qui prévoit une enveloppe de 80 millions d'euros sur six ans. Un budget que plusieurs prêtres, journalistes, architectes, élus d'arrondissement jugent "insuffisant", le comparant aux 50 millions d'euros débloqués par la ville pour le futur chantier de restauration de Notre-Dame (pourtant propriété de l'Etat). La mairie et le diocèse, locataire perpétuel des églises, "regrettent les polémiques" mais admettent que l'effort "doit être amplifié". On a donc poussé la porte de quelques édifices, mardi 7 mai, pour se faire une idée de ce que certains nomment parfois "la misère des églises parisiennes".

 

 

 

"Tout est très lent"

La nef de Saint-Augustin, imaginée par Victor Baltard, architecte de Halles de Paris sous Napoléon III, est moins reluisante. Du doigt, Mathieu Lours pointe "ici, là et encore là" de grandes taches calcifiées. Des signes d'infiltrations et de coulures accumulées "à cause d'une toiture complexe où l'eau stagne dans les coins". Plus bas, des filets protègent les éléments sculptés qui pourraient se desceller. Les murs sont "encrassés, comme dans toutes les églises, par la fumée des cierges". Au-dessus de l'autel, un grillage masque la grande coupole. "Tout cela lui donne un aspect un peu lépreux", souffle Mathieu Lours. Des cadres vides marquent l'absence d'œuvres "mises en sécurité". "Saint-Augustin aurait encore besoin de plusieurs décennies de travaux de rénovation", estime l'historien.

 

 

 

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Filets de protection et taches d'infiltration sous la nef de Saint-Augustin, à Paris, le 7 mai 2019. (CAMILLE CALDINI / FRANCEINFO)

 

 

 

Comment en est-on arrivé là ? "Ce n'est pas un problème contemporain, assure le spécialiste. A toutes les époques, on trouve des églises en mauvais état." C'est très visible dans le Paris d'aujourd'hui, où de nombreux édifices "arrivent en même temps à un stade de vieillissement avancé". La Sainte-Trinité, Saint-Vincent-de-Paul, Saint-Augustin… "Ces églises du XIXe, longtemps, on ne les a pas aimées, alors on ne les entretenait pas", résume Mathieu Lours.

 

 

Dans les années 1970, sous Pompidou, s'ils avaient pu raser tout le Paris haussmannien pour mettre des tours et des bretelles d'autoroute, ils l'auraient fait.Mathieu Lours à franceinfo

 

 

Il faut attendre les années 1990 "pour qu'on s'intéresse à elles". "A présent, on n'a plus le choix, poursuit l'historien, on est condamnés à intervenir sur des édifices en péril ou en très mauvais état." 

 

 

 

"Il y a quelque chose d'ingrat"

A quelques rues de là, le curé de l'église de la Madeleine en sait quelque chose. Des échafaudages sont installés sous le fronton depuis "près de 20 ans, pour soutenir le linteau fendu", explique Bruno Horaist. Au milieu d'une place elle-même chamboulée par des travaux, l'imposant temple napoléonien fait grise mine. "Affirmer que la ville ne fait rien comme le clament certains, c'est mentir, mais tout est très lent, regrette-t-il. C'est décourageant." Une unique colonne du portique est entièrement cachée par un échafaudage bâché. "On dresse un diagnostic qui devait durer trois mois, mais qui va en prendre au moins six, parce qu'on a eu des mauvaises surprises", explique Pierre-Henry Colombier, sous-directeur du patrimoine de la ville de Paris.

 

 

La Madeleine "ne prend pas l'eau comme d'autres où on devait mettre des seaux partout", reconnaît Bruno Horaist. La toiture et le gigantesque chéneau de 110 m de long ont été restaurés. Mais cela, les paroissiens et les touristes ne le voient pas. Alors le prêtre est "un peu déçu d'offrir une église aussi peu accueillante". "On ne peut même pas allumer tous les lustres, c'est un peu pauvre", ajoute-t-il. "Il y a quelque chose d'ingrat dans la restauration du patrimoine, analyse Mathieu Lours. On dépense des millions pour la sécurité des édifices, mais c'est invisible." Comme les interventions liées à des imprévus, qui coûtent deux millions d'euros par an à la municipalité. "Mais vous imaginez des responsables politiques faire campagne avec cet argument : 'J'ai entretenu le patrimoine' ?", s'amuse l'historien.

 

 

 

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Un discret filet protégeant des chutes d'éléments de la coupole et un lustre en panne, à l'intérieur de la Madeleine, à Paris, le 7 mai 2019. (CAMILLE CALDINI / FRANCEINFO)

 

 

 

Car la question est aussi politique. "Cela fait toujours bien, en fin de mandat, d'avoir quelques églises bien restaurées, estime Mathieu Lours. Mais ce n'est pas une question de droite ou de gauche. Même si pendant le mandat de Chirac, les églises du 7e arrondissement ont semble-t-il été particulièrement bien traitées." Pour l'élu du 18e arrondissement Pierre-Yves Bournazel, cité par La Vie, "après le plan Chirac des années 1990, il y a eu un sous-investissement dans les années 2000". 

 

 

De grands chantiers ont pourtant été entrepris pendant l'ère Delanoë et d'autres pendant le mandat d'Anne Hidalgo. D'ici à 2020, la mairie assure prévoir des travaux pour les toitures de Saint-Vincent-de-Paul, dans le 10e arrondissement, et de Notre-Dame du Perpétuel Secours, dans le 11e, ou encore pour le clocher de Saint-Gervais-Saint-Protais dans le 4e. Mais les amoureux du patrimoine s'accordent à dire que l'argent manque toujours.

 

 

 

Des rénovations qui contrastent avec le reste

La mairie de Paris et le diocèse s'appuient donc de plus en plus sur des ressources privées. De grandes bâches publicitaires habillent désormais régulièrement des édifices parisiens. Et le clergé a toujours son mot à dire sur les visuels qui s'étalent aux murs des églises. "Les annonceurs comprennent très bien qu'on ne peut pas accepter d'afficher des femmes en sous-vêtements, assure la municipalité. Le plus souvent, ce sont deux marques concurrentes de téléphones mobiles qui font de la pub sur nos murs." La location d'espaces publicitaires sur la Madeleine, Saint-Augustin et Saint-Eustache auraient "permis de récolter 3,5 millions d'euros", selon La Croix.

 

 

Les grandes publicités, je trouve ça affreux, mais ça ne serait pas malin de refuser.Bruno Horaist à franceinfo

 

 

Le mécénat privé et les dons, récoltés en partie via la Fondation Avenir du Patrimoine, rallongent la mise. "Pour assurer un relais très local, on a nous-même créé une association pour la Madeleine", explique le prêtre. D'ingénieuses campagnes de souscription, inspirées de modèles anglo-saxons, incitent paroissiens, Parisiens ou touristes à contribuer. Ainsi l'on peut "devenir ange gardien de la Madeleine" ou "adopter une étoile" du plafond de Saint-Germain-des-Prés. L'argent ainsi récolté a permis de nettoyer huit statues de la Madeleine. "Cela peut paraître futile mais c'est très motivant pour les paroissiens, qui voient où vont leur argent", témoigne Bruno Horaist.

 

 

Avec un bémol. Ces souscriptions concentrées sur une œuvre unique risquent de souligner le piteux état de son environnement. Un exemple notable irrite les détracteurs de la politique de la ville, dans le 6e arrondissement. Là, trône Saint-Sulpice, star des églises parisiennes, un peu grâce au livre au succès planétaire Da Vinci Code de Dan Brown.

 

 

 

Une politique du "saupoudrage"

Passons sur la façade bicolore avec une tour nord éclatante, quand la tour sud est grise et fatiguée. Après le portique, à droite de l'entrée, la chapelle des Saint-Anges a reçu un traitement de faveur. Ses peintures murales exécutées par Eugène Delacroix ont été entièrement restaurées, en 2016, pour près de 440 000 euros, dont presque 80 000 venus de la Fondation du Patrimoine, selon Télérama. "Il y a eu un effet d'opportunité, avec une grande exposition Delacroix, organisée au Louvre en 2018", explique Mathieu Lours.

 

 

Pendant ce temps, presque toutes les autres chapelles voient leurs peintures se désintégrer. "Vous pouvez voir les pierres apparaître derrière, tout s'émiette, tout est noirci", se désole Mathieu Lours. Didier Rykner, fondateur du site spécialisé La Tribune de l'art, a filmé ces chapelles souffrantes. Dans une vidéo publiée à la fin du mois d'avril et dans de nombreux articles, il tient Anne Hidalgo pour responsable.

 

 

 

 

 

 

Interrogé sur ces contrastes saisissants, l'adjoint à la direction du patrimoine Pierre-Henry Colombier entend les critiques, mais estime que "restaurer intégralement une seule église ne serait pas un choix très raisonnable". "Il faudrait la fermer plusieurs années et je doute que prêtres et paroissiens soient d'accord", avance-t-il. Etant donné l'état de dégradation avancé de certains monuments, "cela reviendrait en plus à dépenser des dizaines de millions dans un seul grand chantier, qui constitue finalement 1/96e du patrimoine cultuel parisien", ajoute-t-il. Pour renflouer les caisses, il n'est pas question non plus de faire payer l'entrée, comme c'est parfois le cas au Royaume-Uni. "L'église catholique française est ouverte à toutes et tous, c'est un véritable choix", explique Mathieu Lours.

 

 

D'où une politique "du saupoudrage", poursuit l'historien. "Le budget, tel qu'il existe, ne permet pas de tout remettre d'équerre pour n'avoir plus que de l'entretien à assurer ensuite", constate-t-il. En 2013, l'Observatoire du patrimoine religieux et SOS Paris, deux associations de défense du patrimoine, estimaient à 500 millions d'euros le montant nécessaire "pour sauver les 96 sanctuaires" que possède la ville. "Dont beaucoup sont grandes comme des cathédrales, et une soixantaine sont classées 'Monument historique', et donc impliquent l'Etat, ajoute Mathieu Lours. Alors la ville fait ce qu'elle peut."

 

 

 

Dans l'ombre de Notre-Dame

Les amoureux du patrimoine espèrent que l'élan de générosité pour Notre-Dame sera contagieux. Le curé de la Madeleine pense aussi que l'échéance des Jeux olympiques de 2024 "accélérera" le chantier de son église. A Saint-Sulpice, où des offices de Notre-Dame ont été relocalisées après l'incendie, des "employés s’inquiètent de la vétusté de ses installations électriques", selon Le Figaro. "Ironie du sort", note le journal, l'église a elle aussi été victime d'un incendie au mois de mars, qui a détruit la porte du transept sud, un vitrail, un escalier et des stucs.

 

 

"Environ deux fois par semaine, explique Pierre-Henry Colombier, on intervient pour des mises en sécurité, des réparations diverses, des remplacements de compteurs électriques." 

 

 

Ce genre d'incident, imprévisible, engendre aussi des opérations coûteuses. Pierre-Henry Colombier à franceinfo

 

 

Ces interventions grèvent le budget et mobilisent des employés. Comme les futurs travaux de Notre-Dame, qui vont occuper pendant plusieurs années des entreprises très spécialisées. "On commence déjà à le ressentir, des entrepreneurs nous avertissent qu'ils ne seront pas aussi disponibles pour nous dans les années à venir", prévient le sous-directeur du patrimoine. De quoi retarder encore les chantiers municipaux et prolonger la présence des filets et échafaudages censés être temporaires.

 


10/05/2019
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Franceinfo - le mercredi 10 avril 2019

 

 

Des chercheurs affirment avoir découvert une nouvelle espèce humaine aux Philippines

 

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

 

L'équipe internationale de scientifiques, dont le Français Florent Détroit, a baptisé cette nouvelle espèce "Homo luzonensis". Les chercheurs estiment qu'elle vivait il y a  50 000 ans à 60 000 ans sur l'île de Luçon

 

 

 

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La grotte de Callao (Philippines) où ont été retrouvés les restes fossiles d'Homo luzonensis, ici le 9 août 2011. (FLORENT DETROIT / FLORENT DETROIT )

 

 

 

Il pourrait s'agir d'un nouveau membre de la famille Homo. Une équipe de chercheurs internationaux estime avoir découvert une nouvelle espèce humaine, aux caractères morphologiques singuliers, qui vivait sur l'île de Luçon, aux Philippines, il y a plus de 50 000 ans, ont annoncé les scientifiques mercredi dans la revue Nature.

 

 

L'analyse de treize restes fossiles (dents, phalanges de pied et de main, fragments de fémur), trouvés dans la grotte de Callao, a conduit les chercheurs à considérer qu'il s'agissait d'une nouvelle espèce, qu'ils ont nommée Homo luzonensis, annoncent-ils, mercredi 10 mai, dans la revue scientifique Nature (en anglais).

 

 

Cette espèce présente à la fois "des éléments ou caractères très primitifs ressemblant à ceux des Australopithèques et d'autres, modernes, proches de ceux des Homo sapiens", souligne le Français Florent Détroit, paléoanthropologue au musée de l'Homme, à Paris, et principal auteur de l'étude. Cela en fait une espèce "mosaïque", dit-il.

 

 

Cet Homo luzonensis "était probablement petit si on en juge par la taille de ses dents", même si "ce n'est pas un argument suffisant" pour l'affirmer, tempère le chercheur. Homo luzonensis, qui n'est pas un ancêtre direct de l'homme moderne, serait une espèce voisine, contemporaine d'Homo sapiens (qui est apparu il y a 300 000 ans). Ce serait donc un de nos cousins, tout comme l'homme de Néandertal. Deux des fossiles analysés ont été datés directement par la méthode des séries de l'uranium et sont âgés respectivement de 50 000 ans et de 67 000 ans. Il s'agit des plus anciens restes humains connus aux Philippines, précédant les premiers Homo sapiens qui sont arrivés sur l'archipel il y a 30 000 à 40 000 ans, selon des ossements mis au jour sur l'île de Palawan.

 

 

 

Une molaire qui ressemble aux nôtres

L'analyse morphologique des restes fossiles de la grotte de Callao a réservé des surprises. D'abord au niveau des dents : les prémolaires d'Homo luzonensis présentent des ressemblances avec celles des Australopithèques (disparus il y a deux millions d'années, et qui vivaient en Afrique) et d'autre espèces anciennes du genre Homo comme Homo habilis ou Homo erectus. Entre autres, ces dents ont deux ou trois racines alors que celles d'Homo sapiens en ont généralement une, parfois deux, soulignent les chercheurs.

 

 

En revanche, les molaires sont très petites et leur morphologie très simple ressemble à celle des hommes modernes. "Un individu possédant ces caractéristiques combinées ne peut être classé dans aucune des espèces connues aujourd'hui", relève Florent Détroit.

 

 

Les os du pied aussi sont surprenants : une phalange proximale (située au milieu du doigt de pied) présente une courbure très marquée et des insertions très développées pour les muscles assurant la flexion du pied. Cela ne ressemble pas à une phalange d'Homo sapiens, mais plutôt à celle d'un Australopithèque, qui était probablement à la fois bipède et arboricole.

 

 

 

Nouvelle espèce ou pas ? 

"Nous ne disons pas du tout que Homo luzonensis vivait dans les arbres car l'évolution du genre Homo montre que ce genre est caractérisé par une stricte bipédie depuis 2 millions d'années", souligne Florent Détroit. La "réapparition" de caractéristiques primitives chez Homo luzonensis s'explique peut-être par l'endémisme insulaire, selon lui. Pendant le Quaternaire, l'île de Luçon n'a jamais été accessible à pied sec. Si des hommes se trouvaient là, il faut qu'ils aient trouvé un moyen de traverser la mer. Aux yeux du chercheur, les résultats de l'étude "montrent très clairement que l'évolution de l'espèce humaine n'est pas linéaire". "Elle est plus complexe qu'on ne le pensait jusqu'à récemment."

 

 

Il s'agit d'"une découverte remarquable" qui "va sans aucun doute susciter beaucoup de débats scientifiques", estime Matthew Tocheri de l'université Lakehead au Canada, dans un commentaire publié dans Nature.

 

 

Le Français Florent Détroit s'attend à ce que certains collègues "s'interrogent sur la légitimité à décrire une nouvelle espèce à partir d'un si petit assemblage de fossiles." Et le chercheur ajoute : "Si, dans le futur, des collègues montrent que l'on s'est trompé et que ces restes correspondent à une espèce que l'on connaissait déjà, tant pis, ce n'est pas grave, on oubliera"...

 


11/04/2019
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Franceinfo - le dimanche 10 mars 2019

 

 

Tchad : les archéologues travaillent malgré les troubles

 

 

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Laurent Ribadeau DumasRédaction AfriqueFrance Télévisions

 

 

 

Voisin notamment du Nigeria, du Soudan et de la Libye, le Tchad est situé dans une région très instable. En janvier 2018, des rebelles sont entrés dans le pays venant de Libye avant d’être stoppés par des frappes françaises. Ce qui n’empêche pas les archéologues d’y mener des fouilles. Interview de Vincent Mourre, responsable français de ces recherches

 

 

 

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 Archéologues tchadiens et français à l'œuvre dans la région des lacs Ounianga. (Vincent Mourre - Inrap)

 

 

 

 

Franceinfo Afrique : la situation géopolitique difficile de la région ne complique-elle pas les opérations archéologiques ?

 

 

Vincent Mourre : en fait, le Tchad est un peu l’œil du cyclone. Il est pourvu d’un régime fort et c’est l’un des pays les plus stables de la région. Effectivement, il y a des incursions de Boko Haram dans la zone du lac Tchad (sud-ouest). Mais il n’y a pas de risques terroristes majeurs.

 

 

Pour autant, l’ambassade de France exige que nous travaillions avec une escorte de l’armée tchadienne. Les risques sont plus liés à des problèmes de droit commun. Il y a aussi eu des cas d’enlèvements très ponctuels. Personnellement, je n’ai jamais eu l’impression d’être en insécurité.

 

 

 

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Sondage archéologique dans la région des lacs d'Ounianga (nord du Tchad) (Vincent Mourre - Inrap)

 

 

 

Pour l’instant, nous renonçons à des opérations dans la région des lacs d’Ounianga (nord), où nous avons fouillé à deux reprises en 2015 et 2016. De fait, cet endroit est proche de la frontière libyenne. Mais les raisons logistiques et financières comptent plus que les raisons sécuritaires : il faut cinq jours de piste pour s’y rendre et en revenir.

 

 

 

Qu’avez-vous découvert ?

 

 

La région des lacs d'Ounianga, dans le désert du Sahara, possède un fort potentiel. Le sol y est en jonché d’une quantité phénoménale de bifaces et de pointes de flèche. Mais ces objets sont difficiles à dater avec précision dans la mesure où il n’y a que peu d’éléments (charbons, ossements…) qui permettraient de les resituer dans leur contexte. C’est un peu frustrant !

 

 

On a découvert sur des parois de grès des gravures, très fragiles, vieilles de 5 000 ans et caractéristiques de l’art des pasteurs-nomades à l’époque du néolithique. Il s’agit d’un ensemble majeur avec des figures de grands animaux africains : girafes, éléphants, grands bovidés… Lesquels ne sont pas présents aujourd’hui dans cette zone.

 

 

 

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Gravures représentant des girafes sur des parois de grès au sud du lac Teli, dans la région d'Ounianga. (Vincent Mourre - Inrap)

 

 

Nous avons aussi mis à jour des structures de stockage d’aliments, constituées de trous creusés entre 500 et 1 500 de notre ère. Mais ces silos sont peut-être nettement plus anciens. Dans deux d’entre eux, on a trouvé des noyaux de datte et des petites graines de graminées consommables.

 

 

On découvre également des traces d’activité et de travail du fer qui n’étaient pas documentées pour cette zone. Je vous détaille là le fruit de seulement un mois cumulé de découvertes, parfois compliquées à mettre en œuvre. C'est dire s'il y a encore à faire...

 

 

 

En 2017, vous avez fouillé dans le massif granitique du Guéra, dans le centre-sud du pays…

 

 

Nous y avons mis à jour des cupules, petites cuvettes ovales creusées dans le sol, peut-être utilisées pour piler ou broyer des aliments. Celles-ci sont datées de 500 avant notre ère jusqu’à 1 500 de notre ère. Par ailleurs, dans de petits abris du massif, nous avons retrouvé des peintures : éléments géométriques, traces de doigts…

 

 

 

Qu’apportent ces découvertes à l’histoire du Tchad, et au-delà, à celle de l’Afrique ?

 

 

En matière de découvertes, il y a encore un énorme potentiel. Ce qui est excitant. Mais aussi rageant car nous aimerions pouvoir faire davantage. Au-delà des fouilles, nous participons aussi à la formation d’étudiants tchadiens. Ce qui va permettre à de jeunes collègues efficaces de prendre le relais et de relancer les opérations sur le terrain. Et ça, c'est vraiment positif.

 

 

 

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Eléphants et girafes gravés, remontant à l'époque néolithique, se promènent sur une paroi de grès au sud du lac Teli, dans la région d'Ounianga (Tchad).

(Vincent Mourre - Inrap)

 

 

 

Quant au résultat de vos opérations archéologiques, où en est-on ?

 

 

Elles confirment la continuité et la pérennité des occupations du Sahara même après le néolithique, quand la région d’Ounianga est devenue une oasis. A toutes les époques, des populations ont évolué dans ces régions, y compris quand elles sont devenues difficiles car désertiques. Cela donne de la profondeur historique à ce continent. Ce qui contredit le propos selon lequel "l’homme africain n'est pas assez entré dans l’Histoire"

 

 



Comment réagit la population tchadienne à vos fouilles ?

 

 

Nos collègues tchadiens sont très contents de nous voir. Il faut savoir que c’est l’ex-recteur de l’université de N’Djaména, Ali Abderrahmane Haggar, qui est à l’origine de notre mission. Sur le terrain, nous sommes bien perçus. A Ounianga, nous formions une grosse équipe, ce qui avait des retombées pour la population locale en terme d’emplois : guides, cuisiniers…

 

 

Certains pensent parfois que nous sommes là pour des motivations financières, pour découvrir des richesses matérielles. Ce n’est pas toujours évident de faire comprendre que nous sommes là pour faire progresser les connaissances.

 

 

 

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Dans la région des lacs d'Ounianga, région inscrite au Patrimoine mondial de l'Unesco. (Vincent Mourre - Inrap)

 

 

 

Vincent Mourre, qui dirige la mission archéologique franco-tchadienne (ArRéLaT), est archéologue préhistorien à l’Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives) et chercheur (UMR 5608 Traces).Il intervient au Tchad depuis 2014.

 


11/03/2019
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Franceinfo - le samedi 22 décembre 2018

 

 

La Bible, best-seller de tous les temps

 

 

 

Encore aujourd'hui, la Bible est le livre le plus vendu au monde

 

 

 

Il a traversé les siècles. On l'appelle le livre des livres. La Bible est le livre le plus lu au monde, écrit en araméen, hébreu, grec. Depuis les premiers textes au Ier siècle après Jésus-Christ, la couverture et la langue ont un peu changé, mais le succès est toujours le même. Dans la librairie "La Procure", rien que ce mois-ci, il s'en est vendu des centaines. Le premier prix est à 1,90 €, alors que l'ouvrage en cuir atteint les 179 €.

 

 

 

4 milliards d'exemplaires vendus

La Bible est le livre le plus vendu à ce jour : 4 milliards d'exemplaires, devant le Coran, 3 milliards, Don Quichotte, 500 millions, et la saga Harry Potter et ses 450 millions d'exemplaires vendus. Pour ses lecteurs, la Bible n'est pas un livre comme les autres. "Ça ne se démode pas, on peut l'ouvrir à n’importe quelle page. On peut lire une ligne, dix pages... Il faut l'avoir", confie une cliente de la librairie à France 2. La Bible se diffuse également en forme numérique. Aujourd'hui, 1 Bible sur 5 est diffusée en ligne.

 


24/12/2018
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Franceinfo - le vendredi 21 décembre 2018 - mis à jour le 22.12.18

 

 

Normandie : un sarcophage de l'époque médiévale découvert à la cathédrale de Bayeux

 

 

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avec France Bleu NormandiefranceinfoRadio France
 

 

 

Une découverte inédite dans la région

 

 

 

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Le sarcophage découvert à Bayeux, le 21 décembre 2018. (LÉA DUBOST / RADIOFRANCE)

 

 

 

Un sarcophage scellé a été découvert à plus de deux mètres de profondeur dans la cathédrale de Bayeux, annonce vendredi 21 décembre France Bleu Normandie. C'est une découverte inédite dans la région. "Dans le cadre des travaux de mise en accessibilité de la cathédrale, on voulait mettre en place une plateforme élévatrice. Et en creusant, on a commencé à découvrir une partie de la cathédrale romane du 11e siècle, puis un mur pré-roman et enfin un couvercle de sarcophage", explique Jérôme Bonnet, conservateur de la cathédrale de Bayeux.

 

 

 

Boucliers, lances et inscriptions médiévales

Le sarcophage a été fouillé cette semaine et il est exceptionnel selon Jérôme Bonnet, notamment en termes de décor : "On a des inscriptions, mais aussi des graffitis" restés intacts comme des boucliers, des lances, des étoiles et des inscriptions médiévales. Selon les archéologues, il y a deux séries de graffitis, qui pourraient correspondre à deux périodes différentes. Les ossements des deux personnes enterrées dans le sarcophage devraient maintenant donner des réponses sur la datation. "À l'intérieur, nous avons retrouvé les ossements de deux sujets : un squelette de femme relativement complet et un deuxième moins bien conservé dont le sexe est indéterminé", explique Cécile De Séréville, chercheuse au CNRS et au CRHAM de Caen.

 

 

 

Prélèvements ADN

Des prélèvements d'ADN sur les dents et les os ont été effectués afin d'en savoir plus sur ces deux sujets. Les premières investigations les datent entre le VIIIe et le XIe siècle, rapporte France Bleu Normandie. Les résultats des prélèvements ADN seront connus dans quelques mois. En attendant, les chercheurs vont maintenant se pencher sur les graffitis à l'intérieur du sarcophage qui sera déplacé et peut-être visible dans la cathédrale courant 2019. Quant aux travaux, qui devaient être livrés à Noël, ils sont retardés par cette découverte inédite.

 


23/12/2018
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Franceinfo - le dimanche 16 décembre 2018

 

 

Égypte : découverte exceptionnelle d'un tombeau de 4 400 ans

 

 

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France 3France Télévisions

 

 

 

Au sud du Caire (Égypte), des archéologues égyptiens ont mis au jour un tombeau exceptionnellement bien conservé, vieux de 4 400 ans

 

 

 

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Image - radio Canada

 

 

 

Près du Caire en Égypte, une mission archéologique égyptienne a mis au jour un tombeau de 4 400 ans exceptionnellement bien conservé. À Saqqarah, c'est presque incroyable de pénétrer à l'intérieur du tombeau. C'est la chambre funéraire d'un prêtre. On y découvre des peintures murales colorées ou des sculptures taillées à même la pierre dans un état de conservation exceptionnel.

 

 

 

Que le début de l'aventure

18 niches, 24 statues en bas-relief, des représentations magnifiques du défunt et de ses proches sont présentes. "C'est la tombe d'un prêtre qui officiait durant la cinquième dynastie des pharaons", explique Dr Khaled Al-Anani, ministre égyptien des Antiquités. Les archéologues n'en reviennent pas. Et cette découverte n'est que le début de l'aventure puisqu'ils sont persuadés que d'autres trésors se cachent sous des trappes au sol.

 


18/12/2018
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l'Abbaye de Fontenay

 

 

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Au nord de la Bourgogne, l'Abbaye de Fontenay, fondée en 1118 par Saint Bernard de Clairvaux, est l'un des plus anciens monastères cisterciens d'Europe. Figurant parmi les premiers monuments français à figurer sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco, cette merveille de l'architecture romane bâtie au XIIe siècle, offre à travers la visite de l'église, du cloître, du dortoir des moines, de salle du chapitre, du scriptorium à la grande forge, un remarquable aperçu de la vie monastique au Moyen-âge.©  Massimo Santi - Adobe Stock

 


23/11/2018
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la Conciergerie

 

 

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Palais médiéval bâti sur l'île de la Cité devenu tribunal révolutionnaire et prison de Marie-Antoinette, la Conciergerie est la première résidence Royale de Paris jusqu'à ce que les rois de France lui préfèrent le Louvre et Vincennes. De l'édifice médiéval subsistent encore la salle des Gardes et l'immense salle des Gens d'armes érigées sous Philippe le Bel ainsi que les cuisines édifiées sous Jean le Bon.©  burgueyre - Adobe Stock

 


23/11/2018
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l'Abbaye de Royaumont

 

 

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Abbaye royale fondée en 1228 par le jeune Louis IX, futur Saint Louis, et sa mère Blanche de Castille, l'Abbaye de Royaumont marqua le Moyen-âge de son rayonnement spirituel. Après avoir été transformée en filature, village et noviciat, l'abbaye deviendra au cours du XXe siècle un lieu dédié à la culture qui accueille aujourd'hui des artistes en résidence.©  PackShot - Adobe Stock

 


23/11/2018
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