L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

VESTIGES DU PASSE

De belles contructions, de beaux édifices, de belles pièces datant d'un passé plus ou mons lointain. De beaux vestiges de par le monde qui ont toute un histoire....

 A découvrir (cliquez sur les mots soulignés, vous accéder alors à plus de détails)...


Naissance de Paris

Naissance de Paris

 

 

lutèce

 

 

 

 

Au IIIe siècle avant JC, la tribu des Parisii s'installe sur l'actuelle île de la Cité. Le village de pêcheurs celtes devient une ville fortifiée et prend le nom de Lutetia ou Lutèce

 

 

 

vieux plans paris

 

 

 

 

A sa naissance, Paris s'appelait Lutèce. La cité gallo-romaine a bien grandi au fil des siècles. Issue de la collection Rhyner, géographe suisse, cette carte serait la première de la ville de Lutèce peu après l'invasion romaine de 52 av. JC.

 

 

 

naissance de paris

 

 

 

Vers 300 av. Jésus Christ, Lutèce prend le nom de Paris, du nom des Parisii.C'est à cette époque qu'est construit un rempart autour de l'île de la Cité pour la protéger des envahisseurs. Ici, un plan de Paris non daté (sûrement après le XVIIIe siècle)

 

 

aux mains des romains

 

 

 

Lors de la bataille de Lutèce de mai 52 avant Jésus Christ, Lutèce tombe sous contrôle des Romains. La cité s'étend sur la rive gauche de la Seine. C'est à cette époque que sont construits les thermes de Cluny et les arènes de Lutèce

 

 

influence romaine

 

 

 

Les Romains ont agrandi la cité notamment sur la montagne Sainte-Geneviève. Construction d'un aqueduc, de monuments publics, de maisons luxueuses... Lutèce possède seulement 10 000 habitants mais se distingue par son identité. Ici, une vue du "Valle de Grace du côté des Jardins" (l'orthographe a évolué pour devenir Val de Grace)

 

 


19/01/2016
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Naissance de Paris - partie 2

 

 

 

grandes invasions

 

 

 

L'histoire de Lutèce est faite de batailles parfois terribles. A partir de 451, la cité subit les grandes invasions barbares notamment d'Attila. Les habitants résistent, réfugiés sur l'île de la Cité. Ici, le palais des Tuileries depuis les Jardins

 

 

clovis choisit paris

 

 

 

En 486, les Francs reprennent la ville. Clovis en fait la capitale de son royaume en 508. Ici, la porte Saint-Martin érigée en 1674 par Louis XIV

 

 

notre dame de paris

 

 

 

Dans la collection, outre les cartes anciennes, figurent également des gravures des célèbres monuments parisiens. Ici, le parvis de Notre Dame sur une lithographie non datée, sûrement le XVIIe siècle. Sa première pierre est posée en 1163

 

 

au moyen-age

 

 

 

 

Capitale du royaume des Francs, Paris s'étend au cours du Moyen-âge notamment sur la rive droite. Mais elle subit de nombreux pillages et incendies. Les Rois préfèrent Orléans pour leur résidence. Ici, le château du Louvre, depuis la cour, en 1705

 

 

paris, petite ville

 

 

 

 

Pendant de nombreuses années, la cité était petite par sa taille et par le nombre des ses habitants, estimés à 50 000 habitants à la fin du XIIe siècle. Ici, la place de Louis XV dédiée au Roi, en 1763. Elle a été rebaptisée place de la Concorde en 1795

 

 

la croissance au 12e et 13e siècles

 

 

Eglises, universités, entrepôts pour les denrées et produits du commerce... Paris devient le lieu politique, économique et financier de grande envergure au cours du 12e et 13e siècles. Ici, l'église royale des Invalides, en 1705

 

 

première municipalité

 

 

Avec l'importance du commerce et l'influence des marchands sur la ville, ceux-ci élisent en 1263 une première municipalité composée d'un "prévôt des marchands". Il devait veiller aussi bien sur le règlement des impôts que sur le bon approvisionnement des populations

 

 

construction de notre dame

 

 

 

Evangélisée à partir du IIIe siècle, Paris est devenue au fil des siècles une des villes les plus chrétiennes du royaume de France. Elu évêque en 1160, Maurice de Sully propose la construction d'une église dédiée à la Vierge Marie, à la place de l'église Saint-Etienne. Ici, le parvis de Notre Dame de Paris au XVIIe siècle

 

 

palais des tuileries

 

 

 

A l'origine, les Tuileries étaient un quartier de Paris où se trouvaient des fabriques de tuiles. Au XVIe siècle, la reine Catherine de Médicis fait raser un hôtel particulier pour y ériger le Palais des Tuileries. Jardin dessiné par André Le Nôtre, orangerie, fontaine, ménagerie... Les Tuileries est le symbole du faste royal. Il finira brûlé en 1791

 

 

paris grandit

 

 

 

La ville a connu sept enceintes successives. Elles servaient de protection et ont symbolisé son évolution urbaine. Ainsi, les Grands Boulevards actuels se situent sur l'ancienne enceinte Louis XIII, les boulevards Saint-Jacques, Raspail et du Montparnasse notamment sont situés sur l'ancien mur des Fermiers Généraux. Sur cette carte de 1775 figurent Saint-Germain et Poissy

 

 

pont neuf et henri iv

 

 

Inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO, le pont Neuf de Paris est le plus ancien de la ville. Il date de la fin du XVIe siècle. Il traverse la Seine à la pointe de l'Île de la Cité. Devant lui figurait une statue équestre d'Henri IV commandée après son assassinat. L'actuelle statue est une copie car l'originale fut fondue lors de la Révolution

 

palais du luxembourg

 

 

Le palais du Luxembourg a été construit pour Marie de Médicis à partir de 1615. Le Sénat y est installé depuis 1799. Le monument historique est également célèbre pour ses jardins et son orangerie

 

 

sous la révolution

 

 

 

L'année 1789 secoue la capitale. Le 14 juillet, les révolutionnaires s'emparent de la Bastille (où sont confinés sept prisonniers). Puis le 6 octobre, la famille royale est forcée de s'installer au Palais des Tuileries

 

 

cartographier paris

 

 

Cette carte représente le département de Paris à la fin du XVIIIe siècle. Les 83 départements français ont été créés après la Révolution, par décret du 9 décembre 1789. Il regroupait à l'époque Paris, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne

 

 

place vendome

 

 

Avec sa statue équestre en bronze de Louis XIV, cette place royale au c�ur de la capitale date de la fin du XVIIe siècle. Le mouvement révolutionnaire détruit la statue le 13 août 1789. Dix ans plus tard, elle est rebaptisée place Vendôme

 

 

premier maire

 

 

Le 15 juillet 1789, Jean-Sylvain Bailly est élu premier maire de Paris. L'astronome, président du Tiers-Etat puis de l'Assemblée nationale, a joué un grand rôle dans la Révolution. Il finira guillotiné en 1793 pour avoir refusé de témoigner au procès de Marie-Antoinette. Sur cette image, au second plan la porte Saint Bernard et au fond l'île Notre Dame

 

 

palais royal

 

 

Edifié au XVIIe siècle sous l'impulsion du cardinal de Richelieu, le Palais Royal doit son nom lorsque Louis XIV, encore enfant, l'habite avec sa mère Anne d'Autriche. Il fut un des grands lieux de la Révolution pour y accueillir sous ses galeries les foules en colère avant chaque événement. Ici, une vue depuis les jardins

 

 

disparus

 

 

Lors des événements de 1789 et des mois qui ont suivi, principalement sous la Terreur, de nombreux sites d'exception ont été saccagés, pillés voire détruits car ils rappelaient l'Ancien Régime et le pouvoir royal. C'est le cas de la porte Saint-Bernard, arc de triomphe élevé en l'honneur de Louis XIV, qui se trouvait quai Saint-Bernard dans le Ve arrondissement

 

 

12 arrondissements

 

 

A chaque agrandissement son découpage administratif. Paris compte 12 arrondissements à partir du 11 octobre 1795, divisés eux-mêmes en 48 quartiers. En 1859, le nombre est porté à 20 arrondissements en raison de l'extension de la cité jusqu'à l'enceinte de Thiers, actuelle délimitation entre la capitale et la petite couronne

 

 

paris capitale de l'europe

 

 

Lorsque le général Napoléon Bonaparte est sacré empereur des Français le 2 décembre 1804, il formule un doux rêve : faire de Paris la capitale de son Empire européen, devant Rome et Amsterdam. Le projet ne verra jamais le jour

 

 

paris et haussmann

 

 

Sous le Second Empire, la cité voit son urbanisme et son architecture profondément modifiés. Le baron Haussmann y réalise des travaux titanesques pour la doter de larges avenues et d'immeubles de pierre de taille. Ici, l'arc de triomphe du Faubourg Saint Antoine, dit Porte Saint Antoine, édifiée sous Charles V au XIVe siècle et aujourd'hui disparue

 


29/11/2010
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Franceinfo - le mardi 20 octobre 2020 - mis à jour le 21.10.2020

 

 

Pérou : un géoglyphe de chat vieux de 2000 ans découvert dans le désert de Nazca

 

 

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Image par jmarti20 de Pixabay 


22/10/2020
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Franceinfo - le samedi 3 octobre 2020

 

 

Égypte : 59 sarcophages en parfait état mis au jour dans la nécropole de Saqqara

 

 

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Image par albertr de Pixabay 


06/10/2020
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Franceinfo - le vendredi 18 septembre 2020

 

 

Découverte d'empreintes humaines vieilles de 120.000 ans en Arabie saoudite

 


18/09/2020
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Franceinfo - le mercredi 3 juin 2020

 

 

D'où viennent les manuscrits de la mer Morte ? Une étude ADN lève le voile sur une partie du secret

 

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franceinfo Culture avec agencesRédaction CultureFrance Télévisions

 

 

 

Ces manuscrits sont des textes millénaires incluant le plus ancien texte biblique en hébreu

 

 

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Tanya Treiger, conservatrice à l'Autorité israélienne des antiquités, travaillait sur des fragments des manuscrits de la mer morte en 2016.  (GALI TIBBON / AFP)

 

 

 

Certains des manuscrits de la mer Morte ne viennent pas du désert où ils ont été retrouvés, conclut une étude rendue publique le 2 juin sur l'ADN de fragments de ces parchemins. Les 900 manuscrits retrouvés entre 1947 et 1956 dans les grottes de Qumrân, au pied de la mer Morte, en Cisjordanie occupée actuelle, sont considérés comme l'une des plus importantes découvertes archéologiques de tous les temps car ils comprennent des textes religieux en hébreu, en araméen et en grec, ainsi que la plus ancienne version de l'Ancien Testament connue. Les documents les plus anciens remontent au 3e siècle avant Jésus-Christ et le plus récent a été rédigé en l'an 70, au moment de la destruction du second Temple juif par les légions romaines.

 

 

De nombreux experts pensent que les manuscrits de la mer Morte ont été écrits par les Esséniens, une secte juive dissidente qui s'était retirée dans le désert de Judée vers des grottes à Qumrân. D'autres pensent toutefois qu'une partie a été cachée par des juifs qui voulaient les protéger des Romains. Pour tenter d'y voir plus clair et de jeter un éclairage scientifique sur un débat théologique, des chercheurs israéliens ont étudié l'ADN de fragments de manuscrits écrits sur des peaux animales.

 

 

 

A la recherche du lieu d'origine

"Nous avons découvert en analysant des fragments de parchemins que certains textes ont été écrits sur des peaux de vache et de moutons alors qu'auparavant nous estimions que tous étaient écrits sur des peaux de chèvres", explique Pnina Shor, chercheure à l'Autorité israélienne des antiquités, qui dirige le projet chargé de l'étude de ces manuscrits. "Cela prouve que ces manuscrits ne viennent pas du désert où ils sont été retrouvés", affirme la chercheure israélienne. Mais d'où viennent-ils exactement et par qui ont-ils été écrits ? Ces questions demeurent entières mais l'étude de l'ADN, réalisée pendant sept ans sur 13 textes par une équipe aussi de l'université de Tel-Aviv, "ouvre la voie à de nouvelles découvertes", estime Pnina Shor.

 

 

Nous pourrons enfin trouver la réponse à la question essentielle de l'identité des auteurs de ces manuscrits et ces premiers résultats vont avoir une répercussion sur l'étude de la vie des juifs à l'époque du Second TemplePnina Shor, chercheuse à l'Autorité israélienne des antiquitésAFP

 

 

Ces recherches archéologiques restent un sujet sensible en Israël et dans les Territoires palestiniens. Les résultats de travaux y sont parfois utilisés par des associations ou partis politiques pour asseoir leurs revendications sur des lieux de mémoire revendiqués à la fois par Palestiniens et Israéliens. A l'instar du Mont du Temple, lieu le plus sacré du judaïsme, et nommé Esplanade des Mosquées par les musulmans.

 

 

 

"C'est comme reconstituer un puzzle"

Parmi les découvertes de l'équipe de Pnina Shor, figurent des extraits du livre biblique de Jérémie (prophète qui vivait au 6e siècle avant J-C) et dont plusieurs fragments avaient longtemps été considérés par les chercheurs comme provenant du même manuscrit. "Nous voyons des différences à la fois dans le contenu et dans le style de calligraphie mais aussi dans la peau de bête utilisée pour le parchemin, ce qui prouve qu'ils sont de provenance différente", affirme Beatriz Riestra, une des chercheurs qui a participé à cette étude.

 

 

 

Vue des grottes de Qumran (Quamran, Kumran ou Qoumran) sur la mer Morte où furent retrouvés les \"manuscrits de la Mer Morte\".


Vue des grottes de Qumran (Quamran, Kumran ou Qoumran) sur la mer Morte où furent retrouvés les "manuscrits de la Mer Morte". (Luisa Ricciarini/Leemage)

 

 

 

Au total, environ 25 000 fragments de parchemins ont été découverts au fil des années dans le désert de Judée et la recherche sur ces textes est incessante depuis 60 ans. Or "en caractérisant les relations génétiques entre différents fragments des parchemins, les chercheurs ont pu discerner d'importantes relations historiques", affirme le professeur Oded Rechavi de l'Université de Tel-Aviv. "C'est comme reconstituer un puzzle. Il existe de nombreux fragments de parchemins que nous ne savons pas comment relier et si nous mettons ensemble des mauvaises pièces, cela peut changer considérablement l'interprétation", précise-il.

 

 

Et pour l'heure le puzzle tient plus du casse-tête. "La recherche n'est qu'à ses débuts mais ça montre déjà des résultats probants", affirme Pnina Shor, qui rappelle que son rôle est aussi de conserver les manuscrits et que cette étude ne peut être faite sur l'ensemble des fragments existants, de crainte de les abimer.

 

03/06/2020
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Franceinfo - le mercredi 11 mars 2020

 

 

Un minuscule dinosaure découvert figé dans l'ambre

 

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

 

Avec un crâne de 7 millimètres de longueur, il rivalise en taille avec le colibri des abeilles, le plus petit des oiseaux actuellement vivants, ce qui en fait le plus petit dinosaure connu de cette ère, selon la revue "Nature"

 

 

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Cette photo de l'université chinoise de géosciences du 10 mars 2020 montre la tête d'un minuscule oiseau préservé dans l'ambre depuis 99 millions d'années.  (XING LIDA / CHINA UNIVERSITY OF GEOSCIENCES / AFP)

 

 

 

Figé pour l'éternité. Le crâne d'un minuscule oiseau exceptionnellement bien préservé dans l'ambre depuis 99 millions d'années a été découvert en Birmanie, et pourrait être le plus petit dinosaure connu à ce jour, selon une étude parue mercredi 11 mars, dans la revue Nature."J'étais littéralement soufflée, je n'avais jamais rien vu de tel. C'est merveilleux !", se félicite la paléontologiste Jingmai O'Connor, auteure principale de l'étude. 

 

 

Le spécimen, appelé "oculudentavis khaungraae", a été piégé dans un morceau d'ambre datant du milieu de l'ère mésozoïque (-251 millions d'années à -65 millions d'années). Avec un crâne de 7 millimètres de longueur, il rivalise en taille avec le colibri des abeilles, le plus petit des oiseaux actuellement vivants, ce qui en fait le plus petit dinosaure connu de cette ère, selon Nature.

 

 

"Comme tous les animaux enfermés dans l'ambre, il est très bien préservé. On a l'impression qu'il est mort hier, avec tous ses tissus mous piégés dans cette petite fenêtre donnant sur les temps anciens", commente Jingmai O'Connor, de l'Institut de paléontologie des vertébrés et de paléoanthropologie de Pékin.

 

 

 

Une micro-faune que seule l'ambre a pu préserver 

A travers le médaillon translucide, on voit un crâne de profil dominé par une grande cavité oculaire, suggérant un oeil regardant sur le côté, semblable à celui d'un lézard. Grâce à un scanner, les chercheurs ont pu mettre en évidence une mâchoire remplie de dents pointues, une centaine au total.

 

 

Le minuscule vertébré, surnommé "teenie weenie" en anglais ("tout mini"), co-existait avec les dinosaures au long cou, les grands reptiles volants tels les ptérosaures, à une époque où la faune était très riche. 

 

 

Il constituait une micro-faune méconnue, que seule l'ambre a pu préserver. Comment ? "Imaginez un marécage ou une forêt près de la mer, avec des arbres produisant une grand quantité de résine, dont certains morceaux se détachent en suintant le long des troncs, capturant la faune vivant dessus", décrit Jingmai O'Connor.

 


12/03/2020
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Franceinfo - le lundi 9 mars 2020

 

 

Gabon : la grotte d'Iroungou, vestige inespéré d'une Afrique médiévale méconnue

 

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franceinfo Culture avec agencesRédaction CultureFrance Télévisions
 

 

 

Fin 2018, Richard Oslisly, géo-archéologue passionné, découvrait dans le sud du Gabon une cavité recelant des squelettes et objets du 14e siècle. Un an plus tard, ces vestiges commencent à dévoiler leurs secrets

 

 

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Archéologues et anthropologues français observent des restes mis au jour dans la grotte d'Iroungou, au Gabon, le 3 mars 2020 (PASCAL MORA / ARCHEOVISION / AFP)

 

 

 

C'est au fond d'une grotte cachée dans la dense forêt gabonaise que l'enquête scientifique lancée par le géo-archéologue français Richard Oslisly a débuté, offrant l'espoir fou d'éclaircir quelques mystères d'une Afrique centrale dont l'histoire demeure méconnue. À la fin de l'année 2018, ce passionné a mis au jour, dans le sud du Gabon, cette cavité recelant de nombreux squelettes humains et objets datant de l'époque médiévale.



Au bout des 25 mètres de corde nécessaires pour en toucher le fond, le chercheur a découvert une véritable caverne d'Ali Baba pour scientifiques. Dans la grotte baptisée Iroungou, près de 30 squelettes, plus de 500 objets métalliques majoritairement en fer - couteaux, haches, pointes de sagaies, bracelets, colliers - et 39 dents percées de panthères et de hyènes ont été retrouvés, dispersés sur trois niveaux et datant du 14e siècle.

 

 

 

"Une découverte unique en Afrique"

Un an après cette découverte, le chercheur français commence seulement à faire parler ces vestiges : une équipe d'anthropobiologistes est partie récemment à la découverte de ces ossements qui suscitent l'excitation et l'espoir de la communauté scientifique de cette partie du continent. "C'est une découverte unique en Afrique, car les restes humains y sont quasi inexistants", s'émerveille auprès de l'AFP Richard Oslisly, 69 ans, à la tête de cette expédition financée par l'Agence nationale des parcs nationaux (ANPN) et la direction Environnement et Développement durable du groupe singapourien Olam, très présent au Gabon pour ses palmiers à huile.



"Cette grotte va nous permettre d'en connaître un peu plus sur ces peuples d'Afrique centrale, largement méconnus de l'histoire", s'enthousiasme-t-il dans son bureau de Libreville rempli d'antiquités locales. En Afrique subsaharienne, "les sols sont très acides et tout ce qui est d'origine animale et humaine se décompose très rapidement", souligne Geoffroy de Saulieu, archéologue pour l'Institut de Recherche pour le développement (IRD). "C'est exceptionnel d'avoir ce type de vestiges."



Des datations au carbone 14 sur une dizaine de fémurs ont permis de fixer l'âge de ces restes humains au 14e siècle. Une découverte d'une grande valeur car ici, les traces du passé sont rares aussi parce que la recherche archéologique a été tardive et demeure largement sous-financée.

 

 

 

Au Gabon, les premières sources écrites datent de l'arrivée des Européens

Les premières sources écrites au Gabon datent de l'arrivée des Européens, qui débarquent sur les côtes à la fin du 15e siècle. Mais il faut attendre le 19e siècle pour que les explorateurs s'enfoncent dans ses terres recouvertes en quasi-totalité par une forêt aussi majestueuse que menaçante.



Quant aux sources orales - l'histoire des clans, des familles transmise de génération en génération dans les villages -, "elles ne permettent de remonter qu'à un ou deux siècles", fait remarquer Louis Perrois, un anthropologue français qui a retranscrit les traditions orales d'une bonne partie du pays à la fin des années 1960.



Dans les villages autour d'Iroungou, les chercheurs ont bien interrogé les Anciens. En vain, personne ne connaissait l'existence de cette grotte et les villageois n'ont aucune idée de qui pouvaient être ces hommes et ces femmes.

 

 

 

"Trouver peut-être les héritiers de ces squelettes"

Des molaires ont été envoyées dans un laboratoire en France pour des analyses ADN. Les chercheurs pourront ainsi compter sur une solide base ADN de données salivaires des populations compilée dans toute l'Afrique centrale par des linguistes pour "croiser les données et, peut-être, trouver les héritiers de ces squelettes", espère Richard Oslisly, toujours aussi mordu après plus de 35 années de recherches au Gabon et au Cameroun.



Deux anthropobiologistes, spécialistes de pathologie osseuse, s'activent au fond de la grotte pour faire parler ces ossements. "Nous allons en savoir plus sur le régime alimentaire des personnes inhumées, les maladies qu'ils ont pu contracter au cours de leur vie", espère Richard Oslisly. "Mais aussi et surtout savoir de quoi ils sont morts."



Iroungou a révélé un héritage quasi unique : hormis une accumulation d'ossements humains mise au jour dans les années 1960 à Benin City, dans le sud du Nigeria, c'est la seule grotte sépulcrale découverte à ce jour dans cette région du monde.

 

 

 

L'hypothèse d'une Afrique touchée par la peste

Or, les ossements de Benin City et d'Iroungou datent tous deux du 14e siècle. Une époque où de nombreuses civilisations africaines se seraient effondrées, selon plusieurs historiens. Au même moment, la grande peste ravage l'Europe et l'Asie. Et si cette maladie avait frappé sur le continent africain ? s'interrogent les chercheurs.

 


Une hypothèse à laquelle la découverte de Richard Oslisly pourra peut-être répondre. "À Benin City, les ADN n'ont pas été conservés, alors qu'à Iroungou les ossements sont en très bon état", explique l'archéologue Geoffroy de Saulieu.

 
 

10/03/2020
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Franceinfo - le mercredi 19 février 2020

 

 

Grands travaux à Pompéi : trois superbes maisons romaines rouvrent au public et un petit squelette sort de l'oubli

 

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franceinfo Culture avec agencesRédaction CultureFrance Télévisions
 

 

Le plan de sécurité lancé en 2014 arrive à sa fin, mais les travaux et les fouilles ne s'arrêteront pas à Pompéi, site menacé par les dérèglements du climat

 

 

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La "Maison des Amants", Pompéi, 18 février 2020 (ELIANO IMPERATO / CONTROLUCE)

 

 

 

Trois superbes maisons romaines du site archéologique de Pompéi, près de Naples dans le sud de l'Italie, ont rouvert mardi au public dans le cadre d'un ambitieux plan de "mise en sécurité" financé à 75% par l'Union européenne. Des thermes romains conçus pour être le joyau de Pompéi mais détruits par l'éruption volcanique de l'an 79 ont également été ouverts lundi au public, qui a pu découvrir l'émouvante histoire d'un petit squelette...

 

 

 

Un chantier "constant"

Même si ce plan de 105 millions d'euros, lancé en 2014 après de graves écroulements, est bouclé, ni les travaux d'entretien ni les fouilles ne vont se terminer sur cet immense site de 44 hectares protégé par l'Unesco.

 

 

"Les travaux de maintenance sont constants à Pompéi parce que c'est une ville en ruines", a expliqué lors d'une visite de presse Massimo Osanna, directeur général de la deuxième plus importante destination touristique italienne, avec quatre millions de visiteurs annuels, juste derrière le Colisée de Rome.

 

 

 

Une fresque dans La Maison des Cupidons d\'Or, désormais visitable sur le site de Pompei (Italie), le 25 novembre 2019.

Une fresque dans La Maison des Cupidons d'Or, désormais visitable sur le site de Pompei (Italie), le 25 novembre 2019. (ELIANO IMPERATO / CONTROLUCE / AFP)

 

 

 

"C'est une cité fragile, on ne peut jamais s'arrêter d'en prendre soin", a souligné Massimo Osanna, qui a supervisé les cinq ans de travaux à Pompéi, ensevelie sous la lave et les cendres par l'éruption du Vésuve en l'an 79.

 

 

Les travaux ont consisté à consolider murs et structures, protéger les bâtiments des intempéries, réparer les fondations de certains édifices, les débarrasser des rénovations hasardeuses des années 70 ou 80 et renforcer la télésurveillance.

 

 

 

La "Maison des chastes amants"

Le plan a également permis de nouvelles restaurations comme celles des trois domus, ces habitations de la haute société de la Rome antique dévoilées mardi en présence du ministre de la Culture Dario Franceschini.

 

 

Nombre des fresques de ces domus étaient recouvertes depuis des dizaines d'années par une épaisse couche de saleté. "Il faut faire attention à ne pas tout enlever. Il faut travailler pas à pas", a expliqué à l'AFP l'un des restaurateurs présents sur place, Aldo Guida, en grattant minutieusement la surface d'un mur du fameux "rouge Pompéi" de la "Maison des chastes amants".

 

 

 

La \"Maison des amants\" à Pompéi, 18 février 2020

La "Maison des amants" à Pompéi, 18 février 2020 (ELIANO IMPERATO / CONTROLUCE)

 

 

 

La Domus, rare exemple de domus de deux étages fermée pendant 40 ans après le terrible séisme de l'Irpinia (plus de 2.700 morts en 1982), tire son nom d'une inscription trouvée sur ses murs: "les amants comme les abeilles souhaitent une vie aussi douce que le miel".

 

 

La cendre volcanique crachée il y a 2.000 ans par le Vésuve s'est sédimentée sur la plupart des habitations de Pompéi, ce qui a permis de les préserver presque intégralement, tout comme nombre des corps des 3.000 morts que causa la catastrophe.

 

 

 

Fresque de la \"Maison du verger\", Pompéi, le 18 février 2020

Fresque de la "Maison du verger", Pompéi, le 18 février 2020 (HANDOUT / PRESS OFFICE OF THE POMPEII ARCH)

 

Deux autres domus ont rouvert au public : la "Maison du verger", décorée de fresques aux arbres fruitiers luxuriants et aux magnifiques oiseaux, ainsi que celle du "Navire Europe", montrant le dessin aux allures de graffitis d'un grand navire marchand.

 

 

 

L'histoire d'un petit squelette

Les travaux ont également mis à jour des thermes et permis la découverte d'un petit squelette... Piliers et blocs de marbre se trouvent là où ils ont été laissés lorsque la cité antique fut submergée par les coulées pyroclastiques du Vésuve pendant la catastrophe.

 

 

 

Le squelette d\'un enfant de 7-8 ans retrouvé sur le site de Pompéi, 26 avril 2018

Le squelette d'un enfant de 7-8 ans retrouvé sur le site de Pompéi, 26 avril 2018 (CARLO HERMANN / MAXPPP)

 

 

Il en est de même du squelette d'un enfant qui y avait cherché refuge en vain et a été sorti de l'oubli par la dernière campagne de fouilles. Les architectes de l'époque "s'étaient inspirés des thermes de l'empereur Néron à Rome, les salles devaient être plus grandes et plus légères, avec des bassins de marbre", souligne Massimo Osanna.

 

 

"Ce furent des fouilles chargées d'émotion", a déclaré pour sa part Alberta Martellone, l'archéologue qui a dirigé un anthropologue, un géologue et un vulcanologue dans l'étude du squelette de l'enfant, mort entre huit et dix ans.

 


"Il ou elle cherchait un abri et au lieu de cela a trouvé la mort", raconte-t-elle.



Ces fouilles ont aussi été "émouvantes d'un point de vue architectural, parce qu'il est inhabituel de trouver un bâtiment aussi grand, avec des pièces aussi vastes, dans cette ville construite de manière si dense", explique l'archéologue.

 

 

 

Les thermes romains inspirés de ceux de Néron, désormais visitables sur le site de Pompei (Italie), le 25 novembre 2019.

Les thermes romains inspirés de ceux de Néron, désormais visitables sur le site de Pompei (Italie), le 25 novembre 2019. (ELIANO IMPERATO / CONTROLUCE / AFP)



Le chantier avec son petit squelette est "le symbole d'une vie interrompue".

 


A l'origine, les bains publics de la ville étaient plus petits, sombres et souvent surpeuplés. Le nouveau complexe aurait fourni un cadre plus luxueux à ceux qui en avaient les moyens, à savoir la plupart des citoyens, mais pas les esclaves.

 

 

 

Sauvetages et découvertes

En 2013, face aux fréquents effondrements sur le site dus à un manque d'entretien et à de fortes intempéries, l'Unesco avait menacé de retirer Pompéi de sa liste des sites protégés et réclamé des mesures drastiques pour le protéger.

 

 

Le plan mis en place l'année suivante a permis non seulement de le sauver, mais aussi de procéder à de nouvelles fouilles dans des zones négligées jusque là. Et même si Pompéi a souvent été pillée, nombre de trésors restent encore à découvrir.

 

 

"Pour que Pompéi soit sûre, nous devons continuer à faire des fouilles. Beaucoup d'endroits sont restés inexplorés au XIXe siècle", a expliqué Massimo Osanna, soulignant que ces zones vierges avec leur sol mouvant font pression sur les fondations de zones déjà explorées, menaçant leur stabilité.

 

 

De récentes fouilles à Pompéi ont permis notamment de découvrir en 2018 une inscription qui prouve que la ville a été détruite après le 17 octobre 79 après J.-C., et non le 24 août comme on le pensait jusque là.

 

 

 

Une fresque ensevelie depuis 20 siècles découverte lors de fouilles dans un antique sous-sol de la ville de Pompéi. 

Une fresque ensevelie depuis 20 siècles découverte lors de fouilles dans un antique sous-sol de la ville de Pompéi.  (HANDOUT / PRESS OFFICE OF THE POMPEI ARCHA)

 

 

 

En octobre, les archéologues ont aussi mis au jour une fresque représentant un gladiateur en armure se tenant debout, victorieux face à son adversaire blessé et couvert de sang. Le bâtiment qui l'abrite était sans doute une taverne fréquentée par des combattants et des prostituées.

 

 

 

"Lorsque vous faites des fouilles à Pompéi, il y a toujours des surprises"

Alors que les chasseurs de trésors ont pillé Pompéi à travers les siècles à la recherche de bijoux ou d'objets précieux, des zones entières du site restent aujourd'hui encore inexplorées. 

 

 

Chaque découverte aide les historiens à comprendre non seulement ce qu'était la vie dans l'antique cité, mais aussi ce qui s'est passé dans ses dernières heures tragiques, lorsque le ciel s'est chargé de feu et de cendres, a expliqué Massimo Osanna. 

 

 

"Lorsque vous faites des fouilles à Pompéi, il y a toujours des surprises", a souligné Massimo Osanna, qui se dit certain que les recherches dans les zones inexplorées donneront lieu à des "découvertes extraordinaires".

 

 

 

Le climat, nouvelle menace pour Pompéi

Les événements météorologiques violents causés par le changement climatique "sont notre plus grand défi", a ajouté M. Osanna, dont le nouveau livre Pompéi, il tempo ritrovato ("Pompéi le temps retrouvé, Rizzoli") décrit la course pour préserver ce site vulnérable inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.

 

 

"Nous avons 50 personnes - restaurateurs, archéologues, architectes, ingénieurs - sur place en permanence, qui effectuent des inspections et interviennent si nécessaire, et ce nombre passera à 70 l'année prochaine", a-t-il précisé.

 

 

 

Masque tragique. Détail d\'une mosaïque romaine d\'une maison de Pompéï, Ier siècle avant JC. 

Masque tragique. Détail d'une mosaïque romaine d'une maison de Pompéï, Ier siècle avant JC.  (FINE ART / CORBIS HISTORICAL /GETTY IMAGES)

 

 

Le projet Grand Pompéi, financé en partie par l'UE, s'achèvera à la fin de l'année, mais le gouvernement italien a alloué 32 millions d'euros pour la poursuite des fouilles.

 

 

La cité de ruines, près de Naples, est le deuxième site touristique le plus visité d'Italie, derrière le Colisée de Rome, avec un peu moins de quatre millions de visiteurs en 2019.

 


19/02/2020
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Franceinfo - le dimanche 16 février 2020

 

 

Isère : à la découverte du bois pétrifié

 

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France 3France Télévisions

 

 

France 3 part à la découverte d'un savoir-faire peu connu : le travail sur du bois pétrifié. Reportage en Isère

 

 

 

Certains de ces arbres nous viennent du fond des âges. Certaines de ces œuvres plus exactement, à base de bois pétrifié par les éléments, mêlant eau et cendres volcaniques. Les arbres sont embellis, magnifiés par le regard, la main de l'Homme. "Ce sont des arbres qui ont été des millions d'années sous terre, avant d'être recouverts par les océans, puis par des cendres volcaniques, silicifiés. C'est-à-dire qu'ils ont été gorgés de silice. Donc c'est devenu des arbres de pierre, il n' y a plus de tout de végétal à l'intérieur. Ils datent donc de 225 millions d'années, donc on peut très imaginer qu'ils se sont fait brouter les feuilles par les dinosaures", précise Robin Guillon, employé de L'Araucaria Bois Pétrifié, La Pierre (Isère).

 

 

 

De l'Arizona à Madagascar

Robin Guillon a appris avec son père à cirer, poncer, parfois réparer les arbres endommagés pour mettre leur beauté à jour. Avec son père, aujourd'hui à la retraite, il a aussi appris à acheter les bois pétrifiés. Pour cela, il a fallu parcourir la planète. Les régions au long passé volcanique comme l'Arizona et son désert rouge, ou encore Madagascar, sont les plus favorables à ces chercheurs de fossiles.

 


17/02/2020
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Franceinfo - le lundi 25 novembre 2019

 

 

Des nouvelles momies d'animaux découvertes en Égypte

 

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franceinfoFrance Télévisions

 

 

De nouvelles momies et statuettes rendant hommage aux dieux et aux félins ont été découvertes en Égypte

 

 

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L'Égypte n'en finit plus de surprendre. Des récentes recherches ont permis de découvrir de nouvelles pièces exceptionnelles comme des momies d'animaux dont notamment une tête de lionceau vieille de 27 siècles dans la nécropole de Saqqarah, au sud du Caire. "On en a trouvé plusieurs centaines. On en a encore plein dans nos entrepôts", assure Mostafa Waziri, secrétaire général du Conseil suprême des antiquités, devant des touristes découvrant une partie des œuvres récemment découvertes.

 

 

 

Une aubaine pour relancer le tourisme

Parmi les nouveaux éléments retrouvés, il y a des statues de dieux égyptiens en bronze et en bois, mais aussi de nombreuses statuettes de chats retrouvées près d'un temple dédié aux félins. Ces découvertes exceptionnelles pourraient permettre de relancer le tourisme en Égypte. Le gouvernement espère donner un nouvel élan à ce secteur, un enjeu majeur en difficulté à cause de l'instabilité politique qui touche le pays.

 


26/11/2019
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Franceinfo - le mercredi 23 octobre 2019

 

 

Genève : un souterrain datant du XVIIIe siècle a été découvert

 

 

Par FC

 

 

 

Un souterrain datant du XVIIIe siècle a pu être exploré au mois d’octobre à Genève. Long de trente mètres, il fait partie du chemin de ronde des anciennes fortifications de Genève.

 

 

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Une galerie de trente mètres datant du XVIIIe siècle a été découverte à Genève en octobre 2019 / © Département du territoire (DT) de Genève

 

 

 

est une découverte exceptionnelle pour le patrimoine Suisse : une galerie datant du XVIIIe siècle a été découverte sous les rues de la ville de Genève. Cela faisait déjà trois mois que l’emplacement de la galerie était connu : en juillet 2019, grâce à des données historiques, de premiers sondages avaient permis de localiser précisément l’ouvrage. Mais ce n’est qu’en octobre que les chercheurs ont pu faire leurs premiers pas dans le souterrain.

 

 

En excellent état de conservation, cette galerie se dirige d'un côté vers la rue François-d'Ivernois et de l'autre côté vers la rue Charles-Bonnet.

 

 

Les travaux de terrassements effectués par les Services industriels de Genève (SIG) ont été supervisés par l’Office du patrimoine et des sites (OPS), garant du maintien du bon état de la galerie, en collaboration avec la Direction de l'information du territoire, assurant le relevé du souterrain.

 


 

Un passage contre les attaques ennemies

La galerie, longue de trente mètres, fait partie d’un dispositif unique en Suisse de défense souterraine. Bâtie entre 1718 et 1730 à l’occasion de la construction des nouvelles fortifications, elle s’étendait à l’origine sur 8 kilomètres. Elle permettait à la garnison de circuler en toute sécurisé sous la ville ou de contrer des tentatives d'approche en sous-sol. Elle a été progressivement détruite à partir de la fin du XIXè siècle et seulement deux kilomètres sont conservées. A ce jour, un kilomètre a déjà été mis au jour.

 

 

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La galerie s'étendait à l'origine sur 8 kilomètres / © Département du territoire de Genève

 

 

 

Depuis dix ans, le réseau de souterrains des anciennes fortifications de Genève fait l'objet d'une vaste étude menée par l'OPS et la direction de l'information du territoire pour le répertorier, le relever, le documenter et estimer son intérêt patrimonial.



Un projet de loi intitulé "Sur les ouvrages souterrains liés aux anciennes fortifications" a été déposé en avril 2018. Ce projet qui vise à garantir la préservation et l'entretien des fortifications est actuellement en cours de traitement auprès de la commission d'aménagement du Grand conseil.

 


25/10/2019
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Franceinfo - le samedi 19 octobre 2019

 

 

Louxor : découverte de trente sarcophages en bois peint de plus de 3 000 ans en excellent état

 

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franceinfo Culture avec agencesRédaction CultureFrance Télévisions

 

 

Les sarcophages découverts à Assasif, dans la Vallée des rois, dévoilés samedi 19 octobre, devraient appartenir à une famille de prêtres

 

 

 

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L'un des sarcophages découverts à Assasif, près de Louxor, dans la Vallée des rois, dévoilés le 19 octobre 2019. (KHALED DESOUKI / AFP)

 

 

 

Trente sarcophages en bois peint de plus de 3.000 ans et en excellent état, dans la Vallée des rois, près de Louxor, dans le sud de l'Egypte : "C'est la première découverte à Assasif par (une équipe égyptienne) d'archéologues, conservateurs et travailleurs", a dit le secrétaire général du Conseil suprême des Antiquités Mostafa Waziri lors d'une conférence de presse à Louxor.

 

 

 

Une importante famille de prêtres

Les sarcophages ont été découverts la semaine dernière à Assasif, une nécropole sur la rive occidentale du Nil, et des photos ont fuité avant même l'annonce officielle, qui a été faite samedi 19 octobre devant le temple de la reine Hatchepsout. Les trente pièces en bois peint - qui ont servi de cercueils pour des hommes, des femmes et des enfants - ont été trouvées à un mètre sous terre, empilées les unes sur les autres en deux rangées. Ces sarcophages appartiendraient à une importante famille de prêtres.

 

 

 

L\'un des sarcophages découverts la semaine dernière à Assasif, près de Louxor, dans la Vallée des rois, et montré ce samedi 19 octobre.

L'un des sarcophages découverts la semaine dernière à Assasif, près de Louxor, dans la Vallée des rois, et montré ce samedi 19 octobre. (KHALED DESOUKI / AFP)

 

 

 

Mostafa Waziri a souligné que les fouilles réalisées par les Occidentaux au 19e siècle s'étaient concentrées sur les tombes de rois, tandis que les récentes fouilles égyptiennes ont révélé une "cachette des prêtres". Les trente objets retrouvés datent de la 22e dynastie, fondée il y a plus de 3.000 ans, au 10e siècle avant J.C.

 

 

 

Etat excellent, couleurs distinctes et hiéroglyphes

Sur un fond jaune, on distingue des touches de couleur rouge ou verte, ainsi que des traits noirs. Des hiéroglyphes, diverses divinités égyptiennes, des oiseaux, des serpents ou encore des fleurs de lotus, y sont aussi représentés. "Nous avons juste effectué quelques retouches de première nécessité sur ces cercueils en très bon état. Ils sont considérés comme en bon état car il n'y avait pas d'implantation" humaine sur le site, a dit à l'AFP Salah Abdel-Galial, un restaurateur local du ministère des Antiquités, en montrant l'une des pièces.

 

 

 

Les  sarcophages découverts à Assasif, près de Louxor, dans la Vallée des rois, dévoilés le 19 octobre 2019.

Les  sarcophages découverts à Assasif, près de Louxor, dans la Vallée des rois, dévoilés le 19 octobre 2019. (KHALED DESOUKI / AFP)


 

Selon le ministre des Antiquités Khaled El-Enany, les découvertes importantes, comme celle présentée samedi, avaient ralenti après la révolte populaire de 2011 qui a chassé Hosni Moubarak du pouvoir. Depuis plusieurs années, les autorités égyptiennes annoncent régulièrement des découvertes archéologiques, dans le but entre autres de relancer le tourisme, mis à mal par l'instabilité politique et les attentats dans le pays depuis la révolution de 2011.

 

 

L\'un des sarcophages découverts à Assasif, près de Louxor, dans la Vallée des rois, dévoilés le 19 octobre 2019.

L'un des sarcophages découverts à Assasif, près de Louxor, dans la Vallée des rois, dévoilés le 19 octobre 2019. (KHALED DESOUKI / AFP)


21/10/2019
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