Généalogie - Articles - L'AIR DU TEMPS

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500 000 générations....

 

 

NOS TRÈS LOINTAINS ANCÊTRES

 

 

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-6 millions d'années : La fabuleuse aventure des pré-humains est en route. Bientôt ils seront parfaitement bipèdes. Leur cerveau grandit, leur conscience se développe. lis fabriquent des outils, domestiquent le feu, inventent le langage articulé, découvrent les sentiments, deviennent artistes.

 

 

Organisés en clans, nos lointains ancêtres partent vaillamment à la conquête du monde. Cinq cent mille générations nous séparent de ces origines. Si certaines espèces, tels les Australopithèques ou les Néandertaliens, se sont éteintes, d'autres ont évolué pour finalement donner naissance, il y a 50 000 ans, aux Homo sapiens, nos grands-parents directs.

 

 

Tout a commencé en Afrique, là où ont été retrouvées les traces de lointains ancêtres de l'homme. En 2000, au Kenya, l'équipe de paléontologues dirigée par Martin Pickford et Brigitte Senut découvre les ossements d'un préhumain. Baptisé Orrorin, ce préhumain grimpait aux arbres, marchait sur deux pieds et mesurait 1,50 mètre de hauteur. Il serait mort sous les griffes d'un léopard. Son âge : 6 millions d'années. Sa découverte exceptionnelle a été le point de départ d'une remise en cause des théories sur l'évolution de l'homme. On suppose que la première divergence entre les grands singes et l'homme remonte à 8 millions d'années…

 


28/02/2017
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le Progrès du mardi 16 août 2016

 

 

SANTÉ - TESTS GÉNÉTIQUES EN VENTE LIBRE SUR INTERNET

 

 

L'ADN peut-il faire parler le passé et prédire notre avenir ?

 

 

Des sociétés assurent identifier grâce à vos gènes vos ancêtres ou évaluer vos risques pour une maladie. Mais que valent ces promesses ?

 

 

 

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avoir grâce à un simple prélèvement de salive qui étaient vos ancêtres : c'est la promesse sur laquelle surfent depuis quelques années des sociétés commerciales basées aux États-Unis. En France, la loi interdit les tests génétiques pour "convenance personnelle" (ils ne sont autorisés qu'à des fins médicale, scientifique ou pour une procédure judiciaire. La loi est floue sur les risques encourus à faire pratiquer hors de France ces tests "récréatifs").

 

 

Cependant, à l'exception de quelques sites internet, la plupart ne voient aucun inconvénient à expédier un kit de prélèvement à un client français. Après y avoir glissé sa salive et réexpédier le tout par transporteur privé, vous recevrez quelques semaines plus tard, par mail, un lien pour découvrir des éléments de votre génome, plus ou moins détaillés, selon le type de tests et la somme déboursée.

 

 

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"On ne peut pas dire que vous descendez de Charlemagne"

 

Mais n'imaginez pas apprendre que Napoléon est votre aïeul direct. "Les tests sont beaucoup plus fiables qu'il y a quelques années mais les informations restent limitées. On ne peut pas dire à quelqu'un qu'il descend de Charlemagne mais simplement qu'il partage un certain nombre de gènes avec Charlemagne", explique David Cox, chercheur en génétique.

 

 

En fait, ces sociétés pistent des mutations génétiques apparues chez certaines populations au fil des migrations et utilisent un modèle statistique pour rapprocher le profil du client à celui de telle ou telle population. Vous apprendrez ainsi à quel "haplogroupe" vous appartenez, chaque haplogroupe réunissant des personnes ayant un profil génétique similaire et donc un ancêtre commun.

 

 

L'humanité compte environ 25 haplogroupes, désignés par les lettres de l'alphabet. En France, la probabilité la plus forte est d'appartenir, côté paternel à l'haplogroupe R, issu d'un homme vivant il y a 28 000 ans en Asie centrale, et côté maternel à l'haplogroupe H, issu d'une femme remontée du Proche-Orient en Europe il y a environ 22 000 ans, avant la fin de l'âge de glace. Mais certains Européens sont des descendants d'esclaves enlevés d'Afrique par les Romains... Tandis qu'une étude sur l'ADN de 89 habitants de Valognes (Manche) a montré que, si les Normands avaient bien des marqueurs vikings, ils avaient aussi des marqueurs d'Afrique du nord jouant "un rôle plus important que prévu".

 

 

Mais ces interprétations statistiques sont parfois fausses, car elles sont basées sur une localisation géographique moyenne et que des populations sont surreprésentées : celles des pays développés et de quelques peuples isolés très étudiés en anthropologie. Un enfant issu d'un mélange maternel espagnol et paternel grec peut ainsi être localisé chez les Italiens. C'est pourquoi les amateurs de généalogie font parfois appel à deux sociétés pour croiser les résultats.

 

 

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Cousinades planétaires

 

En fait, le plus grand intérêt de la démarche réside dans la possibilité de se découvrir des cousins plus ou moins éloignés. Une fois votre ADN dans sa base de données, la société vous proposera d'entrer en contact avec les personnes qui "matchent le plus", c'est-à-dire dont l'ADN est le plus proche du vôtre. "Le plus intéressant, c'est quand on a un cousin vérifiable dans les actes, et le plus amusant, c'est de prendre contact pour faire de la généalogie ensemble", explique le journaliste Guillaume de Morant, auteur de Retrouver ses ancêtres par l'ADN (Autrement, 2009), qui a lui-même découvert qu'il descendait bien moins des Vikings que ne l'affirmait la légende familiale.

 

 

"Finalement, c'est un complément intéressant à la généalogie et cela nous révèle que nos racines nous sont complètement inconnues", estime Guillaume de Morant. Pour lui, la pratique prend "son essor tout doucement", même si les Français craignent des sanctions - peu probables -  et il garde l'espoir que la législation devienne plus claire en la matière. Sylvie Montaron

 

 

 

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16/08/2016
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le Progrès du dimanche 27 septembre 2015

 

 

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ENCHERES - Les descendants de Louis XIII vendent leurs trésors de famille. Comment partager entre dix héritiers 232 oeuvres et meubles d'exception, vieux parfois de plus de cinq siècles ? Pour résoudre le problème, les Orléans, descendants du roi de France Louis XIII, on décidé de vendre au enchères les trésors de la famille chez Sotheby's, les 29 et 30 septembre à Paris. Certains objets remontent à Henri IV, qui régna sur la France de 1589 à 1610. Selon les estimations, la collection des Orléans pourrait atteindre 3 à 4 millions d'euros, et plusieurs records pourraient tomber en raison de la prestigieuse origine et de l'aspect unique de certaines oeuvres.

 

 

 

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27/09/2015
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le Progrès du mercredi 2 septembre 2015

 

 

Quand le présent rejoint le passé...

 

 

 

 

DEMOGRAPHIE - La France aime toujours les bébés. Stabilité des naissances ces dernières années, selon l'INSEE. La natalité ne faiblit pas malgré la crise. Les maternités font le plein : plus de 2 200 enfants naissent en moyenne chaque jour. Plus de 800 000 bébés ont vu le jour en France en 2014.

 

 

 

Le nom du père à 83 %

 

La loi autorise trois configurations :

 

- le nom du père

 

- celui de la mère (mon aïeule, côté paternel,  à la 6ème génération, aurait été dans ce cas-là)

- ou depuis dix ans, le double nom

 

 

 

 

Basée sur les statistiques de l'état-civil, l'Insee révèle que si 83 % des bébés nés en 2014 portent le seul nom de leur père, cette proportion s'élève à 95 % pour les enfants nés au sein d'un couple marié.

 

 

 

 

A l'inverse, seuls 7 % reçoivent uniquement le nom de leur mère (Mon aïeule, en 1834, étant veuve, a eu un enfant d'une personne non nommée, elle a accouché chez son père et était donc une "fille-mère". De ce fait, elle a transmis son nom de jeune fille à toute la lignée. Moralité, mon nom de jeune fille n'aurait jamais dû être "MURE" mais j'aurai dû porter un autre nom, en l'occurrence celui de cet illustre inconnu où pas...) .

 

 

 

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 acte de naissance de mon aïeul Georges MURE (5e génération), fis de Jeanne Marie MURE (6e génération)

 

 

 

 

Aussi, un enfant sur dix porte les noms accolés de ses deux parents, notamment si ces derniers sont nés dans des familles originaires du Portugal, d'Espagne ou des Pyrénées. (Mes fillottes auraient pu être dans ce cas. Nées d'un père Espagnol (oups, Catalan et d'une mère française, elle aurait pu porter les deux noms si elles étaient nées, à l'époque sur le sol espagnol. Etant nées en France, elle ont pris le nom du père).

 

 


03/09/2015
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Les danses

 

QUELQUES DANSES DU MOYEN AGE

 

 

La bourrée : est une danse traditionnelle de couple du centre de la France. Elle apparaît au XVIe siècle. Le nom de bourrée provient peut-être des fagots de petit bois qui alimentaient le feu autour duquel la danse était pratiquée Au XVIIe siècle, la bourrée développe une forme savante qui sera présente dans les bals et au théâtre : de Lully à Rameau, de nombreux opéras et ballets contiennent des bourrées. Mais sa grande vogue est surtout due à l'intégration du pas de bourrée dans les contredanses du XVIIIe siècle.

 

 

 

La courante : est une danse binaire à 3 temps avec reprises précédés d'une levée, et de tempo assez vif (moins rapide toutefois que ce que suggère son nom).Dans la suite de danses baroque, la courante est ordinairement précédée par l'allemande et suivie par la sarabande. La Gaillarde danse et composition musicale à rythme rapide à 3 temps (3/4). Elle est vive et gaie, très à la mode au XVI ème et XVII ème siècle. Elle se dansait dans la suite après la pavane.

 

 

 

La gavotte : serait une danse originaire de la région des Gaves, dans le sud de la France. D'autres la prétendent originaire de Gap. Quoi qu'il en soit, le nom a recouvert des réalités très différentes, dans des régions très diverses. La gavotte est une danse française d'origine populaire, en chaîne ouverte, à rythme binaire, gaie et à mouvement modéré ou assez vif. Attestée dès le XVIe siècle dans différentes régions de France, elle est introduite à la cour sous la forme d'une danse de couple et devient une danse de bal et de théâtre à la fin du XVIIe siècle

 

 

 

La gigue : est la dernière danse à être intégrée comme élément de base de la suite baroque. Elle se joue en principe en dernier lieu, après la sarabande, mais avec la possibilité d'intercaler entre elles certaines danses optionnelles, telles que menuet, gavotte, bourrée, passe-pied, rigaudon, etc. Lorsqu'elle n'est pas la dernière danse de la suite, elle précède le plus souvent une chaconne ou une passacaille

 

 

 

La Pavane : danse et composition musicale noble et lente à 2/4 (ou à rythme binaire). Très répandue au XVI ème siècle, la pavane était suivie de la gaillarde. Le nom de cette danse vient de l'italien "padovana" signifiant "qui vient de Padoue". Elle fait partie d'une suite instrumentale. Une danse à rythme ternaire et rapide lui succède sur le même thème (saltarello, tourdion, gaillarde). La volte est une danse de couple vive et tournoyante, en vogue dans toute l'Europe du XVIe siècle jusqu'au milieu du siècle suivant. Pratiquée tant à la cour qu'à la ville, répandue dans l'Italie du Cinquecento, la volte est décrite par Thoinot Arbeau dans son Orchésographie (1589), puis par Cesare Negri dans son traité Le gratie d'amore (1602) sous le nom de volta. Certains prétendent qu'elle est à l'origine de la valse.

 

 

 

Le branle : Au XVe siècle, le branle est l'un des pas constitutifs de la basse danse, ainsi que le nom d'une famille de danses dont l'origine remonte aux rondes du Moyen Âge. Aux XVIe et XVIIe siècles, les branles se diversifient et désignent un ensemble de danses collectives en chaîne ouverte ou fermée, progressant latéralement à gauche, de mesure binaire ou ternaire.

 

 

 

Le Saltarello (en français la saltarelle) était une danse joyeuse et vivante qui s'est développée a partir de la gaillarde de Naples, dans le courant du XIIIe siècle en Italie. Les recueils de danses de Pierre Attaingnant et de Pierre Phalèse contiennent plusieurs saltarelles.

 

 

 

Ces danses ont été regroupées dans la suite baroque pour devenir des pièces concertantes et même, peu à peu, être intégrées dans le répertoire symphonique.

 


31/10/2013
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La Gaule et les Gaulois

 

 

 

Indications bibliographiques :


 

- Histoire des Gaules de Christiane Delaplace et Jérôme France, Armand Colin

 

- Histoire des Gaulois, Emile Thévenot, PUF

 

- La Civilisation celtique, Christian-J. Guyonvarc'h et Françoise Le Roux, Payot

 

- Ville, villages et campagnes d'Europe celtique, Hachette

 

- Les peuples gaulois, IIIe-Ie siècle av. J.C. de Stephan Fichtl, Errance

 

 

 

 

 

 

 

Le pont du Gard en images | Le guide complet du pont du Gard ©  Patrice Paysserand

 

 

 

 

 

 

 

Voilà près de 2000 ans que le pont du Gard dresse ses piliers majestueux au-dessus du Gardon. Vestige emblématique de l'art romain, c'est la partie la mieux conservée de l'aqueduc qui reliait Nîmes à la source d'Eure.

 

 

 

 

 

La France gallo-romaine

 

Cliquez sur le lien ci-dessus             

 

 

Millénaires, ces monuments ponctuent la France d'un passé prestigieux. Vos photos de vestiges gallo-romains, du Midi à Paris, du pont du Gard aux arènes de Lutèce.

 


07/08/2013
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Nos ancêtres et la guerre des Gaules

 

Vercingétorix et la conquête des Gaules

 

 

 

  

 

 

 

Vercingétorix déposant les armes devant César : un mythe ?

 

 

 

 

© Erica Guilane-Nachez - Fotolia.com

 

 

 

 

 

Vercingétorix : aristocrate et chef de guerre

 

Vercingétorix est né aux environs de 82 av. J.C, à Gergovie. Son nom est en fait un titre militaire qui signifie "grand roi des guerriers". C'est un noble qui a suivi l'enseignement des druides : il est issu d'une des plus grandes et des plus puissantes familles de la tribu des Arvernes. Pour contrer l'invasion romaine, il parvient à organiser une grande coalition gauloise, dès 52 av. J.-C.

 
 
Mais avant cette date, il est fort probable que Vercingétorix ait pu combattre aux côtés des légions romaines. En effet, depuis -120 avant J.C., le territoire arverne a signé un traité de neutralité avec Rome. Avant de combattre César, Vercingétorix aurait pu combattre pour lui, notamment pour repousser les Helvètes, et les Germains. Certains historiens estiment que Vercingétorix n'aurait pas pu devenir le grand général expérimenté et aussi célèbre dans le monde gaulois sans s'être fait un nom dans les légions romaines.
 
 

La guerre des Gaules

 

A partir du début du IIIe siècle av J.-C, les Romains étendent leur hégémonie sur le bassin occidental de la Méditerranée et commencent à conquérir la partie méridionale de la Gaule, dite transalpine. En -120, le sud de la Gaule, désormais appelée la "Province", est annexé. La conquête se poursuit peu à peu, en dépit de la résistance de certaines tribus gauloises. César envahit d'abord le nord de la Gaule puis le contours atlantique, dans le but d'assoir sa domination militaire mais aussi afin d'ouvrir de nouvelles routes commerciales.
 
 

La plus grande insurrection est menée par Vercingétorix, qui réussit à battre les Romains à Gergovie, capitale des Arvernes, en -52. Pourquoi aurait-il décidé de combattre César ? Les historiens estiment que l'intervention de plus en plus fréquente de César dans la vie des peuples gaulois et l'ingérence des romains dans leurs décisions politiques auraient finalement convaincue Vercingétorix à prendre la tête de la rébellion.
 
 
Le succès de Gergovie entraîne de nouvelles tribus gauloise au combat. Emmenées par Vercingétorix, chef des armées gauloises, elles pratiquent une politique de terre brûlée pour freiner les Romains et les empêcher de se ravitailler.
 
 

La bataille finale d'Alésia

 

C'est à Alésia que se joue l'ultime bataille de la guerre des Gaules. Jules César y fait construire une double fortification autour de la place-forte : une ligne de travaux défensifs et de larges fossés sont édifiés pour empêcher les assiégés de sortir. Malgré une armée de secours, Vercingétorix est contraint d'admettre sa défaite et rend les armes. Il est mené en captivité à Rome puis meurt à la prison du Tullianum, sans doute étranglé. En -51, la Gaule est donc entièrement soumise.
 
 
La politique d'assimilation et d'acculturation qu'impose partout les Romains transforme petit à petit le territoire, faisant bientôt des Gaulois, des Gallo-romains. Ce sont surtout les nobles gaulois, qui disposent de poids politique à Rome et de nouveaux avantages commerciaux, qui implantent la culture romaine en Gaule.
 

07/08/2013
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Les croyances des Gaulois

 

 

En quoi croyaient les Gaulois ?

 

 

 

 

 

 

Robe blanche et coupe du gui... Les druides étaient probablement très différents de l'image qu'on en a aujourd'hui. © Erica Guilane-Nachez - Fotolia.com

 

 

 

 

 

 

Plus que la cueillette du gui

 

L'image d'Epinal d'un druide, tout de blanc vêtu, coupant du gui à la serpe dans une forêt profonde a longtemps résumé la religion gauloise, pourtant plus complexe. Les découvertes archéologiques récentes ont en effet mis en lumière une religion riche en croyances et rites élaborés, structurant la vie des Gaulois.

 

 

 

"Druides", "bardes" et "vates"

Le personnel religieux gaulois n'est pas composé des seuls druides : les bardes, chargés de perpétuer la tradition orale, occupent une place tout aussi importante. Ces gardiens de la mémoire gauloise, considérés comme de véritables chantres sacrés, louent les exploits des hommes et des dieux, accompagnés d'un instrument proche de la lyre. Egalement oubliés, les "vates" sont les maîtres du sacrifice et de la divination, au cœur du culte gaulois.
 
 

Sacrifice et divination

Pour amadouer les dieux, on leur présente toutes sortes d'offrandes, animaux, bijoux, or, fruits, sans oublier les sacrifices humains, rares mais pratiqués. Les Gaulois s'adonnent aussi à la divination en lisant dans les songes, le vol des oiseaux mais surtout dans les nombres.
 
 

Lieux de culte

Ces cérémonies se déroulent dans des sanctuaires clos, sortes de temples généralement localisés sur des points élevés, éloignés des habitations mais facilement repérables. Aucune cérémonie dans les arbres donc, comme le veut la légende.
 
 

Les fêtes religieuses

Quatre grandes fêtes celtiques introduisent les saisons : l'Imbolc le 1er février, le Belteine le 1er mai , le Lugnasad le 1er août, le Samain le 1er novembre. Le visage des dieux Polythéistes, les Gaulois vénéraient des divinités protectrices variées mais ne les représentaient pas sous des traits humains. Il est donc difficile de les identifier, sauf en s'appuyant sur des récits romains biaisés par leurs propres croyances.
 
 
Il semble en fait qu'aucun panthéon ne se soit imposé à l'ensemble des Gaulois, excepté quelques divinités comme le fameux Toutatis, ou Teutatès, dieux protecteur de la tribu. Par ailleurs, les dieux ne sont pas les mêmes selon les peuple.
 
 

Croyances

C'est finalement le système de croyances très élaboré des Gaulois qui les unit le mieux. Citons entre autres, la croyance en la fin du monde, en la vie éternelle et en la réincarnation des âmes (une croyance qui expliquait selon César le courage des Gaulois aux combats). L'univers est quant à lui conçu comme une sorte de construction pyramidale divisée en trois parties, abysses infernales, terre, et ciel, ce dernier apparaissant comme une voûte fragile et inquiétante sur laquelle s'appuie l'univers.
 

07/08/2013
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Nos ancêtres et les inventions de l'époque

 

 

Les inventions gauloises

 

 

 

 

 

Ancêtres du pantalon, les braies seraient une invention gauloise.

 

 

 

© Erica Guilane-Nachez - Fotolia.com

 

 

 

 

 

 

La cervoise et son tonneau

 

Dérivé du latin "cervisia", la cervoise est un vin d'orge gaulois, un ancêtre de la bière, partie intégrante de l'alimentation gauloise. Sa popularité s'explique en partie par des raisons sanitaires car elle pouvait présenter moins de risque que l'eau. Pour remplacer les amphores en terre et garantir la conservation et le transport du vin, les Gaulois auraient inventé les tonneaux en bois.

 

 

Le savon lustrant

 

Ce produit de nettoyage était fabriqué à partir de cendres et de suif. Mais s'ils l'ont inventé, les Gaulois sont avant tout connus pour avoir exploité les vertus hygiéniques du savon pour lustrer leur longue chevelure.

 

 

La moissonneuse des champs

 

Alors que les Romains se servaient d'une faucille, les Gaulois utilisaient la moissonneuse pour leurs travaux des champs. L'ancêtre des machines agricoles était en fait une grande caisse à roues dentelées. Elle était tractée dans les champs par un bœuf, les épis arrachés tombant dans la caisse.

 

 

Le pantalon

 

Les Gaulois furent les premiers à adopter cette tenue appelée "braies". La principale partie de ce costume, le pantalon, était large et flottant, à plis pour certaines tribus gauloises, étroit et collant chez d'autres. Il descendait en général jusqu'à la cheville, où il était attaché.

 

 

La cotte de maille

 

Les Gaulois maîtrisaient la technique compliquée d'extraction du fer. Avec le fer, ils fabriquaient des clous, fibules, couteaux, ciseaux, haches et casques. Ils auraient inventé la cotte de maille des cavaliers, probablement au IIIe siècle av. J.-C.

 


06/08/2013
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Nos ancêtres et la culture

 

La culture gauloise

 

 

 

 

 

 

L'art gaulois était avant tout un art de l'objet. © Erica Guilane-Nachez - Fotolia.com

 

 

 

 

 

Les Gaulois communiquaient dans une langue celtique, présentant des différences de vocabulaire et de prononciation selon les régions, mais compréhensible par tous les habitants de la Gaule. Cette langue n'a pas été uniformisée par des lois, ni codifiée par écrit. Nous ne disposons donc pas aujourd'hui de textes rédigés par les Gaulois eux-mêmes, et seules les sources grecques ou romaines nous renseignent sur le "parler" gaulois.

 

 

Existait-il une littérature au temps des Gaulois ?

La littérature gauloise fut uniquement orale, transmise lors de joutes et cérémonies collectives par les druides et les bardes. Il existait donc en Gaule une véritable rhétorique et une littérature verbale qui s'apprenait dans les écoles. Ces récits riches en formules, images et poésie pouvaient avoir une valeur sacrée ou une fonction épique, en exaltant les exploits des guerriers.
 
 

Peut-on parler d'un art gaulois ?

 

Longtemps, l'art gaulois a été méconnu ou méprisé, car il ne répondait pas aux critères esthétiques gréco-romains. Les Gaulois ne cherchaient pas, en effet, à représenter la réalité, encore moins à la magnifier. L'art celtique est non figuratif : ses motifs abstraits, stylisés, symboliques sont faits de courbes et d'infinis entrelacements conçus comme un langage sacré rapprochant les hommes du divin.
 
 

Les Gaulois exerçaient donc leur art sur des supports portatifs, que ce peuple de semi-nomades pouvait emporter partout avec lui : armement (casques, poignards), bijoux (gros colliers, bracelets, pendentifs, boucles de ceinture) ou objets de la vie quotidienne (rasoirs, miroirs...).

 

 

Les sources grecques ou romaines notent aussi la grande place faite à la musique dans la société gauloise. Religieuse ou militaire, elle accompagnait tous les rassemblements populaires.

 

 

 

Les Gaulois avaient-ils des pratiques scientifiques ?

 

Les Gaulois ont démontré un intérêt notoire pour le calcul, la géométrie ou l'astrologie, mais les connaissances scientifiques étaient le domaine réservé des druides. Les rares traces d'écriture gauloise révèlent aussi une vraie passion pour les nombres, qui s'exerça d'abord dans la comptabilité (recensement des populations, gestion financière, etc.). Des calendriers d'une grande complexité étaient également établis grâce à une pratique poussée de l'astronomie, qui permettait également de déterminer les lieux propices au culte.

 


06/08/2013
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Nos ancêtres : de quoi vivaient-ils ?

 

 

De quoi vivaient les Gaulois ?

 

 

 

 

 

Les Gaulois, un peuple de pilleurs ? © Erica Guilane-Nachez - Fotolia.com

 

 

 

 

 

Les Gaulois ne conçoivent pas l'économie comme une administration collective des biens mais plutôt comme la gestion des ressources privées, fournies en grande partie par des butins de guerre.

 

 

A la recherche de butins

Les expéditions guerrières des Gaulois répondent à une nécessité économique plus qu'à une volonté expansionniste : leur production agricole et artisanale n'est pas toujours suffisante pour générer des surplus, échanger des produits et obtenir ce qui leur manque. C'est donc par la force qu'ils se procurent ces biens, des terres et des esclaves. A partir du Ve siècle av. J.-C., se développe aussi un système de mercenariat : certains Gaulois s'engagent comme soldat pour des peuples étrangers, en échange de denrées convoitées.

 

 

Une agriculture développée

 

Les Gaulois sont parvenus à développer l'une des plus riches agricultures du pourtour méditerranéen, notamment grâce à un climat favorable, à la mise au point d'engrais, d'outils et d'attelages permettant de labourer des terres lourdes. Pourtant, cette activité n'est pas valorisée au sein de la société gauloise.

 

Les propriétaires n'exploitent d'ailleurs pas directement leurs terres, qu'ils préfèrent mettre en fermage. En revanche, ils accordent une grande importance à l'élevage, la taille et la beauté de leur troupeau étant un signe de richesse.

 

 

L'omniprésence de l'artisanat

 

La production artisanale occupe une place importante dans la société gauloise, notamment pour pallier une offre trop restreinte de produits importés. Les Gaulois excellent ainsi dans la production d'outils en fer et dans l'orfèvrerie, témoignant d'une excellente connaissance des minerais et du travail d'extraction.

 

L'or est particulièrement prisé, au point que les Romains ont évoqué la Gaule comme le "pays où l'or foisonne". En réalité, l'extraction de l'or dans les mines d'or obéit à des pratiques extrêmement élaborées et nécessite des techniques innovantes, que les Gaulois utiliseront pendant des décennies. Le travail du bois est également développé, la tonnellerie notamment, mais cette large production n'a pas résisté au temps. Leurs poteries, surtout l'émail de couleur rouge, sont alors réputées dans tout le bassin méditerranéen.

 

 

Du commerce avec les Romains 

 

Les Gaulois ne sont pas aussi commerçants que les Romains et préfèrent jusqu'au IIIe siècle avant J.C. produire par eux-mêmes ou piller leurs voisins. Néanmoins, ils pratiquent une forme de commerce en prélevant des droits de passage sur les marchandises qui transitent sur leur territoire. Avant le IIIe siècle av. J.-C, les Gaulois commencent à troquer des produits, qui restent peu diversifiés : ils achètent du vin, mais aussi des chevaux, de la vaisselle ou des bijoux. En échange, ils revendent des esclaves, une partie des produit de leur élevage ou leurs services de mercenaire.

 

Les pièces de monnaie gauloises n'apparaissent que tardivement, au IIIe siècle av. J.-C. Elles se généralisent dans le courant du IIe siècle avant J.C. Les monnaies d'or, de bronze et de cuivre sont différentes d'un peuple à l'autre, mais certaines sont alignées sur le denier des romains, pour que les pièces pèsent le même poids.

 

 

Une preuve qu'à cette époque, les échanges commerciaux avec les Romains ne sont pas rares, notamment sur le pourtour méditerranéen. Les Gaulois achètent notamment du vin, énormément de vin, car ils n'en produisent pas eux-mêmes. Les Romains achètent eux aux Gaulois entre autres du sel, du métal et des esclaves. Ces liens commerciaux, de plus en plus denses au cours du temps, participent à la dépendance de certaines élites gauloises vis-à-vis du marché romain.

 


06/08/2013
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Nos ancêtres et leur vie qotidienne

 

 

La vie quotidienne des Gaulois

 

 

 

 

 

 

Le statut de la femme gauloise reste un mystère aujourd'hui. © Erica Guilane-Nachez - Fotolia.com

 

 

 

 

 

La maison gauloise

 

Les notions de vie privée et d'indépendance sont importantes pour les Gaulois. Ils ne vivent d'ailleurs pas en clan, mais autour d'une cellule familiale assez réduite.

 

Pourtant, la maison ne revêt pas le caractère sacré qu'elle a pour les Grecs ou les Romains. Elle permet uniquement de se reposer, de se protéger des intempéries, mais ce n'est pas un lieu de convivialité : les grands repas se prennent généralement à l'extérieur. De forme conique et recouverte de chaume, la maison se compose généralement d'une pièce unique et d'un mobilier limité aux banquettes de couchage et aux éléments de stockage.

 

Les travaux archéologiques ont permis d'établir que les Gaulois n'habitaient pas du tout dans de petits villages perdus au milieu de la forêt. Ce sont autour de grandes fermes que s'installent les familles gauloises.

 

 

 

La médecine des druides 

 

Les Gaulois portent une grande attention à leur apparence et à la propreté du corps. On leur prête d'ailleurs l'invention du savon. A base de plantes, la médecine est d'abord pratiquée par des marginaux, des sorciers, puis par les druides. En tant que civilisation guerrière, les Gaulois ont également recours à la chirurgie à l'aide de scalpels, de lancettes et autres instruments.
 
 
 

L'école au temps des Gaulois

 

L'école est réservée aux classes privilégiées, qui bénéficient d'un enseignement de qualité. Comme dans la Grèce présocratique, les enfants écoutent les discussions de leurs aînés et y apprennent l'art oratoire, la rhétorique, mais aussi bien d'autres matières, car l'enseignement vise un savoir universel et se poursuit généralement jusqu'à l'âge de 20 ans.
 
 
 

Le couple gaulois

 

Bien que sous l'autorité morale de leur mari, les femmes jouissent d'une relative indépendance, en tout cas financière, puisque les biens du couple sont mutualisés. Elles participent en outre aux assemblées populaires, peuvent être choisies comme arbitre dans des conflits et se faire honorer, pour les plus riches, comme des hommes.
 
 
En matière de sexualité, les Gaulois semblaient également tolérants. Aucune source ne laisse en effet supposer l'existence de délits sexuels. Rien ne prouve par exemple que l'adultère ait été puni et les relations amoureuses entre hommes était chose admise par la communauté, au moins entre guerriers, d'après des écrits d'auteurs classiques comme Athenaeus ou Diodore de Sicile.

 

 

 

Des loisirs rassembleurs

 

Le loisir individuel n'a pas de sens pour les Gaulois, mais leur vie est ponctuée de grands rassemblements populaires, foires, fêtes religieuses ou rencontres politiques. Ces réunions sont égayées de spectacles, du chant des bardes et d'affrontements en duel ou en joute verbale, afin de se voir attribuer la place d'honneur au banquet.
 

- Les banquets : s'il est un poncif non usurpé sur les Gaulois, c'est bien leur goût des banquets accompagnant tous les grands moments de la vie sociale. Son organisation est très codifiée : la place que chacun y occupe respecte scrupuleusement la hiérarchie sociale. L'ivresse y est fréquente et parfois associée à l'usage de plantes hallucinogènes, aux vertus divinatoires et religieuses.
 
 
- La chasse, très prisée, est réservée aux riches car elle exige un équipement onéreux, comme les chevaux, les chiens et les armes (principalement un javelot muni d'un fer). Initiatique, elle permet aussi de former les jeunes à l'art de la guerre.
 

06/08/2013
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Nos ancêtres et la société gauloise

 

 

La société gauloise

 

 

 

 

 

Représentation moderne d'un chef gaulois. © Erica Guilane-Nachez - Fotolia.com

 

 

 

 

 

La tribu gauloise

 

Jusqu'à la conquête romaine, les Gaulois repoussent toute forme d'autorité unique. L'entité de base est la tribu, un ensemble de familles issues d'une origine commune, souvent très ancienne, regroupant quelques dizaines ou des milliers d'individus. Ces tribus s'organisent à partir d'assemblées politiques dans lesquelles chaque individu intervient en fonction de son statut social.
 
 
Les sociétés gauloises sont néanmoins complexes et hiérarchisées, notamment sur le principe de la "clientèle". Les règles sociales imposaient que certains individus de position sociale modeste se mettent sous les ordres et la protection de personnes d'influence. Celles-ci leur assuraient sécurité et aide matérielle en échanges de services. Ce lien social se transmettait généralement de générations en générations.
 
 
La société gauloise est en réalité bien différente de celle imaginée et représentée dans les livres scolaires du XIXe et du début du XXe siècle. Loin d'être composée d'hommes barbares et de guerriers, la civilisation gauloise était brillante, au carrefour de différentes cultures.
 
 

Les hommes libres

 

- Les druides : ils président les affaires religieuses mais cumulent aussi les fonctions de savant, d'éducateur, d'homme de justice et de législateur. Cette charge est héréditaire mais nécessite de surcroît un long apprentissage.
 

- Les guerriers ou l'aristocratie guerrière : l'accession au statut de guerrier est également héréditaire mais suppose surtout la capacité d'acquérir un équipement onéreux. "Une grande épée suspendue au côté droit, un bouclier allongé de grandes dimensions, de longues piques et une sorte de javelot qui va plus loin que la flèche" écrit Plutarque. Les travaux archéologiques ont permis de dresser un portrait un peu plus précis du guerrier gaulois. Loin d'être un bagarreur indiscipliné, il était en réalité un combattant redouté pour sa technique, qui impressionnait par le raffinement de son équipement.

 

 

La guerre chez les Gaulois n'est pas anodine. Une dimension religieuse entoure vraisemblablement les combats entre tribus et peuples ennemis, ce qui confère au guerrier une dimension sacrée.

 

 

- Les plébéiens : paysans ou artisans, ils n'appartiennent à aucune famille de renom et ont un pouvoir politique limité. Le fait de payer des impôts les autorise à participer aux assemblées populaires, mais sans réellement peser dans les décisions. Par le système de la "clientèle", ils peuvent également vendre leur suffrage en échange de biens convoités et acquérir la protection des Gaulois de position sociale plus importante.

 

 

Les "esclaves" au temps des Gaulois 

Une forme de vassalité règne déjà chez les Gaulois. Les esclaves, dont le statut se transmet de père en fils, n'ont aucun poids politique mais jouent un rôle économique déterminant, en travaillant dans les champs, à l'entretien des biens de leur maître. Il peut aussi s'agir de prisonniers de guerre, précieuse monnaie d'échange dans les combats.

 


06/08/2013
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