L'AIR DU TEMPS

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RETOUR EN ARRIÈRE


Franceinfo - le dimanche 26 septembre 2021

 

Histoire : Martha Desrumaux, porte-parole des ouvrières, communiste et résistante

 


28/09/2021
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Franceinfo - le lundi 20 septembre 2021

 

Un mystérieux dessin de la Première Guerre mondiale retrouvé dans une maison des Vosges

 

 

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Image par Brigitte makes custom works from your photos, thanks a lot de Pixabay 


20/09/2021
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Franceinfo - le mardi 3 août 2021

 

Isère : le funiculaire de Saint-Hilaire-du-Touvet fête ses 100 ans

 


04/08/2021
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Franceinfo - le mercredi 2 juin 2021 - mis à jour le 03.06.2021

 

VIDEO. Le Canada sous le choc après la découverte de 215 corps d'enfants autochtones dans une fosse commune

 


04/06/2021
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Franceinfo - le mardi 1er juin 2021

 

VIDEO. La radio a 100 ans : les voix des matinales racontent leurs souvenirs

 

 

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Image par Rudy and Peter Skitterians de Pixabay 


01/06/2021
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Franceinfo - le vendredi 7 mai 2021

 

Culte : le solex, vélo à moteur populaire après-guerre, fête ses 75 ans

 


10/05/2021
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Franceinfo - le samedi 20 mars 2021

 

Ancienne ville gallo-romaine, Vienne en Isère regorge de trésors

 

 

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Image par falco de Pixabay 


23/03/2021
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Franceinfo - le samedi 20 mars 2021

 

Israël : un morceau de parchemin biblique vieux de 2 000 ans découvert près de la mer Morte

 

 

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Image par Robert C de Pixabay 


22/03/2021
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Franceinfo - le lundi 11 mai 2020

 

 

Dans le rétro : le jour où le paquebot Le France a été inauguré

 

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France 2France Télévisions

 

 

 

Le paquebot Le France a circulé de 1960 à 1974. Il a été mis à l'eau il y a 60 ans jour pour jour, à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique)

 

 

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Regardons dans le rétro. Il y a 60 ans jour pour jour, le 11 mai 1960, le paquebot Le France a été mis à l’eau à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). Pendant plus de dix ans, il a transporté à son bord toute la Jet set de l’époque. Johnny Hallyday avait fait partie des passagers. Le premier jour de sa circulation, 100 000 personnes s’étaient massées pour assister à l'événement. 

 

 

 

Un séjour grand luxe 

Il y a 60 ans exactement, le paquebot était inauguré par le Général de Gaulle et sa femme Yvonne. Le bateau doit être l’ambassadeur de la France dans le monde. Le 8 février 1962, il arrive à New York. Il a été conçu pour être capable de traverser l’Atlantique depuis le Havre en seulement cinq jours, tout en promettant un séjour de luxe aux passagers. Guy Jelensperger travaille à la réception. Il se souvient : "Je me rappelle très bien un passager américain qui, lui, avait un des deux appartements grand luxe (...). À chaque fois qu’il remontait sur le bateau, il venait à la réception avec une bouteille de champagne" pour offrir au personnel. Seul hic : le bateau n’est pas rentable. Les chocs pétroliers viendront signer son arrêt de mort. En 1974, il cesse de circuler. 

 


13/05/2020
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Franceinfo - le lundi 28 octobre 2019

 

 

On sait désormais où l'homme moderne, Homo sapiens sapiens, est apparu précisément en Afrique

 

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franceinfo Culture avec agencesRédaction CultureFrance Télévisions

 

 

Selon une étude publiée dans la revue "Nature", l'homme moderne serait né il y a 200.000 ans au Botswana, dans une région aujourd'hui désertique qui était à l'époque humide et verdoyante

 

 

 

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Une tempête de sable dans l'actuel désert du Kalahari, berceau de l'homme moderne, qui était il y a 200.000 ans humide et verdoyant. (THOMAS DRESSLER / BIOSPHOTO / AFP)

 

 

 

La première "patrie" de l'homme moderne vient d'être localisée. Il s'agit d'une région d'Afrique australe, dans le nord de l'actuel Botswana, où notre ancêtre commun a vécu il y a 200.000 ans avant de migrer 70.000 ans plus tard, selon une étude internationale publiée lundi dans la prestigieuse revue Nature.



Remontant aux racines de notre arbre génétique, l'étude affirme avoir localisé pour la première fois la "patrie ancestrale" de l'homme moderne, Homo sapiens sapiens. "Nous savons depuis longtemps que l'homme moderne était apparu en Afrique il y a environ 200.000 ans. Mais nous ignorions jusqu'ici où se situait précisément cette patrie", a déclaré l'Australienne Vanessa Hayes, auteure principale, lors d'une conférence de presse.

 

 

 

Sur quoi les chercheurs fondent-ils leurs affirmations?

L'équipe de chercheurs a fondé ses travaux sur la généalogie génétique, qui permet de tracer des modèles de migrations. Elle a analysé 200 génomes mitochondriaux, marqueurs génétiques de la généalogie maternelle, prélevés sur des populations vivant actuellement en Namibie et en Afrique du Sud, une région d'Afrique depuis longtemps considérée comme étant l'un des berceaux de l'homme moderne.

 

 

Les tests ADN ont révélé la présence rare du plus ancien lignage génétique maternel, appelé "L0", encore porté par ces populations. "En observant ce lignage, nous nous sommes demandés d'où venaient ces personnes, où vivaient-elles? Nous avons donc étudié la dispersion géographique de ce lignage", explique Vanessa Hayes. "Nous avons fait des analyses spatiales pour remonter le temps, car à chaque fois qu'une migration intervient, c'est enregistré dans notre ADN, qui change. Il est comme une horloge de notre histoire", poursuit la généticienne.



En comparant les génomes, les chercheurs ont réussi à isoler un ancêtre commun qui était un ancien Khoïsan, peuple de chasseur-cueilleurs vivant toujours aujourd'hui. Selon l'étude, tous les hommes vivant actuellement en Afrique et hors d'Afrique, partagent ce même ancêtre.

 

 

 

Les Khoïsans, première communauté humaine moderne

"Je crois que nous étions tous des Khoïsans à un moment donné", affirme Vanessa Hayes. Ces Khoïsans, première communauté humaine moderne, auraient vécu dans la même région pendant 70.000 ans, sans en bouger. Comme le sait-on ? Parce que le génome est resté identique, sans diverger, de -200.000 ans à -130.000 ans environ.

 

 

La communauté aurait prospéré dans cette région (grande comme la Nouvelle-Zélande), située au sud du fleuve Zambèze, qui part de l'actuelle Namibie, traverse le nord du Botswana et va jusqu'au Zimbabwe.  Aujourd'hui désertique - appelée le Kalahari - elle était à l'époque humide, verdoyante et luxuriante. Des analyses géologiques combinées à des modèles climatiques ont montré qu'elle abritait un immense lac, deux fois grand comme le lac Victoria, appelé Makgadikgadi, disparu depuis.



Le climat a ensuite commencé à changer, à la faveur d'une "modification de l'orbite terrestre", détaille Axel Timmermann, océanographe, co-auteur de l'étude. Le lac s'est disloqué, la région s'est peu à peu asséchée, et les populations ont commencé à migrer via des "corridors verts", en direction du nord-est, puis du sud-ouest.

 

 

 

Des descendants des Khoïsans vivent toujours sur place 

Ces premiers départs ont ouvert la voie à la future migration des hommes modernes hors d'Afrique. Mais certains sont restés, s'adaptant à la sécheresse. Leurs descendants y vivent toujours, et sont restés chasseurs-cueilleurs. Du fait de ce mode de vie ancestral, Vanessa Hayes se doutait que ces Khoïsans portaient en eux cet ancien lignage.



Autre signe: ils parlent un langage "à clic", qui fait claquer certaines consonnes avec la langue. "Or nous avons que le langage à clic est le plus ancien", souligne la chercheuse. "Les Khoïsans qui vivent ici n'ont jamais quitté la patrie ancestrale. Eux savent qu'ils ont toujours été ici, ils se le racontent de génération en génération. Moi, je devais le prouver scientifiquement au reste du monde", se réjouit Vanessa Hayes, qui a mis dix ans à mettre au jour cette généalogie génétique. "C'est comme si on regardait un grand arbre, dont les Européens et les Asiatiques seraient des toutes petites branches au sommet", conclut-elle.

 


29/10/2019
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Franceinfo - le jeudi 25 juillet 2019

 

 

Les premiers moines chrétiens étaient... des Egyptiens

 

 

 

 

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les premiers moines chrétiens étaient des Egyptiens. Même si les textes qui les ont fait passer à la postérité étaient écrits en grec ou en latin, langues qu’ils ne parlaient pas…

 

 

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Lorsque les premiers moines et les premiers anachorètes s’installent au IVe siècle dans les déserts d’Égypte, le christianisme est une religion tolérée par le pouvoir romain. Les persécutions ont cessé, les conversions se multiplient et le fameux édit de Milan, proclamé quelques années plus tôt par l’empereur Constantin, permet aux chrétiens de célébrer librement leur culte.

Telle qu’il fut prêché par les Apôtres, le christianisme, en effet, n’avait nullement pour but de conquérir le monde temporel mais de prêcher l’avènement prochain du Royaume des Cieux et la fin de l’Histoire. Comme toutes les grandes religions, c’est d’abord en modifiant profondément le rapport à l’espace et au temps que le christianisme s’est imposé à ses premiers fidèles. Pour les gentils, autrement dit les païens, vivant dans un temps cyclique où les cérémonies religieuses, les fêtes, les sacrifices recommençaient inlassablement les mêmes événements primordiaux, au sein d’un univers qui se répète, donc « éternel », le christianisme apportait la brusque, l’angoissante révélation d’un Temps qui progresse, évolue, se consume, d’un univers en devenir, et donc susceptible de « finir un jour ». L’un des thèmes que l’on retrouve fréquemment dans la bouche des premiers chrétiens n’est-il pas l’évidence et l’imminence de la fin du monde ?

 

 

On imagine mal la résonance que de telles idées pouvaient avoir sur les foules de l’époque, qu’il s’agisse des Juifs, dont la sensibilité avait été amplement préparée à cet événement depuis des générations par les prophètes bibliques et les auteurs d’Apocalypse, ou des gentils, qui y découvraient brusquement la vision insoupçonnée d’un univers soumis au Temps. Résonance d’autant plus grande qu’il ne s’agit pas d’un univers d’un simple avertissement mais de l’annonce de fin « imminente » du monde. Comment vivre, alors, dans cette crainte perpétuelle de l’anéantissement de toute chose ? Comment ne pas guetter, jour et nuit, les signes précurseurs de l’Apocalypse et surtout, puisqu’on s’attend, d’un moment à l’autre, à la fin du monde, ne pas délaisser tous les soucis, les affaires, les valeurs de ce monde ?

 

 

 

Un refus radical du monde

Ce climat eschatologique et exalté ne fera que s’amplifier entre le IIIe et le Ve siècle et il est très certainement à l’origine de bien des comportements excessifs tels que la vocation au martyre, l’obsession de la virginité et de l’ascèse, la fuite dans les déserts. Tous ces comportements ont entre eux pour trait essentiel d’être d’abord un « refus radical du monde », refus que l’on comprend aisément si ce monde est destiné à disparaître d’un jour à l’autre. Qu’à telle époque l’accent soit mis sur le martyr et à telle autre sur l’ascète ou l’anachorète, peu importe !

 

 

Car toute ces attitudes relèvent d’une même et totale désaffection à l’égard du monde d’ici-bas, conséquence des bouleversements, des traumatismes opérés dans les esprits par la peur, l’angoisse, l’exaltation de la fin des Temps. Le plus étrange est que ce souci d’ascèse et de virginité, né pour des motifs précis, subsistera chez certains, même lorsque ces motifs auront disparu, c’est-à-dire lorsqu’on cessera de croire à la fin imminente du monde avec la christianisation de l’Empire romain.

 

 

 

A l’origine : le monachisme égyptien

Pour l’Orient ancien, les textes qui relatent la vie des premiers moines sont pour la plupart des textes grecs : la « Vie d’Antoine » par l’évêque d’Alexandrie, Athanase, « l’histoire lausiaque » de Pallade de Galatie, « l’histoire des moines d’Égypte » de Rufin d’Aquilée. Les deux autres textes les plus importants : « la Vie de Paul de Thèbes » de Jérôme de Stridon, et les « Entretiens avec les moines d’Égypte » de Jean Cassien ont été écrits en latin. Mais écrire en grec signifie aussi penser en grec. Tous les textes en question, rédigés à l’intention d’un public averti parlant le grec et le latin, ont naturellement transposé dans leur propre langue les paroles, la mentalité particulière des hommes des déserts d’Égypte.

 

 

Or, ces hommes n’étaient ni Grecs ni des Latins de culture mais des Égyptiens : Antoine le Grand, Pacôme le Grand, Macaire l’Ancien, Chenouté, tous ces noms du christianisme oriental étaient des Égyptiens qui ne parlaient ni le grec ni le latin mais le copte, forme domestique de la langue égyptienne traditionnelle. Le biographe d’Antoine nous donne un petit détail concernant l’éducation de jeune Antoine qui a suscité beaucoup des discussions : « Grandissant et prenant de l’âge, il ne voulut pas apprendre les Lettres, pour éviter la compagnie des autres garçons ». Que le jeune Antoine n’ait donc pas fréquenté l’école, c’est un détail qui n’atteste peut-être pas tant chez lui une sagesse toute surnaturelle que le caractère tout chrétien de sa formation et la liaison, chez lui, primitive entre cette intégrité du christianisme et l’anachorèse, au sens étymologique.

 

 

Les lettres d’Antoine le Grand représentent également l’une des sources les plus importantes du monachisme égyptien puisqu’elles ont été rédigées en copte. Au temps de Jérôme de Stridon, ces lettres étaient déjà traduites en grec, langue dans laquelle Jérôme a pu les lire. Notons que le vocabulaire et la spiritualité de ces lettres remontent sans doute au IVe siècle.

 

 

Les documents concernant l’histoire de la congrégation pacômienne revêtent aussi une importance capitale pour retracer l’histoire des débuts du monachisme. Ces documents se présentent sous plusieurs idiomes : copte, grec, latin, syriaque et arabe. Or, Pacôme et les moines de la première génération, à part quelques rares exceptions, ne connaissaient que la langue copte et ignoraient le grec ; il semble donc assez naturel de présumer que le dossier copte est celui qui nous fournit le plus de chances de nous permettre d’atteindre directement la tradition primitive, et l’étude de l’ensemble du dossier démontre que pareille présomption est absolument fondée.

 

 

 

Le monachisme « extrême » de Chénouti

Pour le monachisme oriental, Chénouti est une des figures les plus étranges et les plus captivantes. Sa biographie, écrite par l’un de ses disciples, permet, mieux encore que celle d’Antoine ou de Pacôme, de suivre de près l’incroyable aventure que fut le monachisme copte : une aventure dont la vie et l’œuvre de Chénouti marquent précisément le sommet et les limites.

 

 

 

 


25/07/2019
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Franceinfo - le dimanche 9 juin 2019 - mis à jour le 10.06.19

 

 

Tulle et Oradour

La traversée du Limousin de la Das Reich

 

 

Bernard Gouley et Hélène Abalo - France 3 Nouvelle-Aquitaine - Publié le , mis à jour le  

 

 

 

A l'occasion du 75e anniversaire des massacres de Tulle (Corrèze) et d'Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne), France 3 Nouvelle-Aquitaine vous propose de retracer l'itinéraire de la Das Reich, la division SS qui va commettre plusieurs exactions sur son parcours du sud de la France à la Normandie. 

 

 

 

Oradour-sur-Glane : suivez les commémorations du 75e anniversaire du massacre du 10 juin 1944

Ce 10 juin 2019, Oradour-sur-Glane commémore le 75e anniversaire du massacre perpétré par les SS de la  Das Reich, le 10 juin 1944, dans ce petit village de Haute-Vienne. 642 enfants, femmes et hommes ont péri, fusillés ou brûlés vifs. Suivez les commémorations avec France 3 Limousin. 

 

 

 

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 © André Abalo - France 3 Limousin

 

 

#1 : Le 6 juin 1944

À l’aube du 6 juin 1944, une armada de navires approche des côtes normandes. 156 000 soldats, principalement Américains, Anglais, Canadiens, s’apprêtent à débarquer en Normandie. Parmi eux, les 177 Français du commando Kieffer. Le débarquement provoquera la mise en route de la division Das Reich.

Les alliés débarquent sur cinq plages désignées Gold, Juno, Sword, Omaha et Utah. Cette action militaire hors-norme  libère la France, mais elle permet surtout d’ouvrir un second front contre les Allemands. Le premier, à l’est, est l’affaire des Soviétiques. La finalité est de les prendre en tenaille. Ce sera chose faite à partir de janvier 1945 où les combats se dérouleront en Allemagne même.



L’état-major allemand savait que les alliés poseraient pied un jour sur les côtes françaises, mais c’est le lieu qui restait inconnu. Les services secrets britanniques, doués pour brouiller les pistes avaient laissé entendre depuis 1943 que le débarquement aurait lieu du côté du Pas-de-Calais. Conséquence : l’armée allemande a concentré ses forces dans le nord de la France jusqu’au Pays-Bas. Seconde conséquence : les troupes basées en Normandie sont soit des hommes âgés, peu performants ou au contraire des très jeunes sans beaucoup d’expérience.



Lorsque les navires alliés approchent des côtes, l’effet de surprise est total côté allemand : la météo depuis plusieurs affichait pluies et vents donc peu favorable à un débarquement selon l’analyse de l’état-major allemand. Une éclaircie et une mer calme étaient prévues le 6 juin, mais cette information n’était connue que des alliés grâce à leur station météo basée dans l’Atlantique. Les soldats de la Wehrmacht sont dans les premières heures désemparés par ce déferlement d’hommes sur les plages.

 

 

Mais à Omaha Beach, l’une des quatre plages situées dans le Cotentin, les Américains ont rencontré de sérieuses difficultés. Quand la première vague de combattants a foulé le sable à 6h35, la mer était basse. Cela a obligé les hommes à courir 500 mètres à découvert avant de pouvoir se mettre à l’abri. A 7h du matin, 58 chars américains débarquent sur la plage. A la fin de la journée, il n’en reste que trois. Omaha Beach portera le nom de Omaha la sanglante.



Le Débarquement à l’issue de cette première journée est une "réussite" pour les alliés même si le bilan est lourd : 11 000 tués ou disparus.



Ce 6 juin, toutes les forces allemandes présentes sur le territoire français ont ordre de rejoindre le front en Normandie. A plus de 700 kilomètres, à Montauban, apprenant la nouvelle du Débarquement, la division Das Reich reçoit l’ordre de se mettre en route et de rejoindre la Normandie.

 

 

 

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 © INA

 

 

#2 : La Das Reich

Le 6 juin 1944, après cinq années d’occupation allemande, la libération de la France commence avec le débarquement anglo-américain sur les plages normandes. Toutes les forces militaires allemandes disponibles sont appelées à rejoindre le front normand. C’est dans ce contexte d’urgence et de fin régime que la division allemande Das Reich, basée à Montauban, va se mettre en marche pour la Normandie. Qui compose cette division et quelle est la raison de sa présence dans les environs de Montauban ?



En Allemagne, les officiers provenaient essentiellement de la noblesse et de la grande bourgeoisie. Lorsqu’Hitler accède au pouvoir, il "casse" les codes et permet à des ouvriers et des petits bourgeois d’accéder à des grades d’officier. La Das Reich était composée de ces deux catégories. Ces hommes, pour accéder à cette division délite, appartenaient au parti nazi et devaient faire preuve d’un fanatisme infaillible. La particularité de cette division était la présence de "malgré nous" alsaciens dont certains déserteront en 1944 tandis que d’autres participeront le 10 juin au massacre d’Oradour.



Entre 1942 et 1943, la Division est sur le front russe. Elle subit des pertes considérables tant chez les soldats que les officiers. Près de 20% des officiers et sous-officiers sont revenus de Russie inaptes au combat. L’état-major décide en 1944 de placer des troupes au nord de la Loire et dans le Sud-Ouest en prévision d’un débarquement allié qu’il sait imminent. C’est la première raison de leur venue dans le département du Lot et Garonne. La seconde est de mettre en échec les réseaux de résistance de la région. En avril 1944, les premiers éléments de la Division Das Reich arrivent à Montauban. Au total, ce sont 15 000 hommes qui seront répartis dans une cinquantaine de cantonnements à Montauban et dans les environs.

 


Les premières exactions

 

 

La division avait déjà effectué un séjour à Montauban. C’était en 1940, la France avait signé l’armistice, la population était calme et résignée. En avril 1944, la résistance s’est développée et nombreux sont les Français et Françaises qui estiment à juste titre que la chute du 3e Reich n’est qu’une question de temps.

Fin mai 44, on estimait à 500 000 le nombre de résistants actifs en France dont 10 000 pourvus d’armes dans la Dordogne, la Corrèze, la Haute-Vienne et la Creuse. Côté maquis la consigne donnée à ceux qui suivent De Gaulle est de ne pas bouger tant que les alliés n’ont pas débarqué. Ce groupe représente les deux tiers des résistants en France. Le dernier tiers composé de francs-tireurs et partisans communistes refusent l’autorité de De Gaulle et veulent que la France se libère par elle-même.

Les hommes de la Das Reich sont quant à eux actifs. Ils attaquent les maquis du Lot en mai 1944, effectuent des arrestations à Figeac et des résistants sont fusillés. A partir du 6 juin, l’arrivée des alliés sur les côtes normandes sème un vent de panique parmi les Allemands basés en France. Ils vont redoubler de violence. Oradour-sur-Glane en sera le point culminant.

 

 

 

#3 : La route sanglante

A Montauban, soit à plus de 700 kilomètres de la Normandie, les soldats allemands de la Das Reich apprennent par la population, qui ne cache pas sa joie, que le débarquement a lieu. L’ordre de se préparer à partir pour le front normand est donné le 7 juin. Mais ce n’est que le 8 que la division quitte Montauban.



La première difficulté est d’organiser un périple de plus de 700 kilomètres avec 15 000 hommes et 14 000 véhicules. La Résistance, galvanisée par les nouvelles du Débarquement, a pour mission de ralentir tout soldat allemand qui veut rejoindre le front. Les responsables de la Division le savent : ils ne peuvent plus prendre les routes nationales au risque de tomber dans des embuscades. Le temps pour rejoindre le front sera probablement plus long que prévu.



Une première journée de terreur



Les contacts meurtriers entre soldats allemands et français vont se multiplier tout au long de la journée du 8 juin. Le premier a lieu à 14 km au-delà de Gourdon près du village de Grottière. Des Résistants se positionnent près du pont qui franchit la Dordogne et ouvrent le feu. Les Allemands répliquent et tuent cinq Résistants. Au bourg de Carsac, les Allemands se heurtent à un camion transportant 54 Résistants. 4 sont tués, le cinquième parvient à s’évader. A Gabaudet dans le Lot, des jeunes résistants étaient cachés dans une ferme. Certains d’entre eux sont tombés sur une patrouille de la division. Dix hommes et adolescents et une jeune fille ont été abattus. A Roufflilac-de-Calux, en Dordogne, les Allemands procèdent à de terribles représailles à la suite d’une embuscade de la Résistance : 13 habitants fusillés et jetés aux flammes. 

 

Le bilan de la journée est lourd du côté des Français : la Résistance avancera le chiffre de plusieurs centaines de morts contre une quinzaine de tués et une trentaine de blessés côté allemand. Le but était de ralentir la progression des occupants et au lieu de mettre 3 heures pour effectuer 64 km, les hommes de la Das Reich en ont mis le double.



En Normandie, les Alliés poursuivent leur progression dans les terres. Les Allemands se montrent intraitables : une soixantaine de soldats canadiens prisonniers sont exécutés dans le Calvados au prétexte qu’ils refusaient de répondre à un interrogatoire… Cette violence de masse va s’exercer à Tulle où un détachement de la Division arrive en fin de journée. Tulle qui, depuis 24 heures, est entre les mains de courageux Résistants.

 

 

 

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© DR

 

 

 

#4 : les 99 pendus de Tulle

Le soir du 8 juin, un détachement de la Division Das Reich parvient à Tulle. Depuis presque 48 heures, la ville est entre les mains de la résistance. L’arrivée des SS va permettre aux occupants de reprendre la cité. Les représailles seront terribles.

Le courage et la témérité des résistants 

Le 7 juin, les FTP (Francs tireurs partisans) attaquent, à Tulle, les casernes et les écoles où sont stationnés les soldats de la Wehrmacht. Les miliciens sont également visés. Pendant des heures, c’est une guérilla urbaine qui oppose les deux camps.

Le 8, en début d’après-midi, la quasi-totalité de la ville est entre les mains des résistants et à 16h, une quarantaine d’Allemands en uniforme et en civil se rendent les mains sur la tête. Quelques rues restaient entre les mains de l’ennemi.

Les fumées des incendies déclarés un peu partout dans la ville sont repérées à cinq kilomètres par le détachement de la Division SS qui encercle la ville. Il leur faut une vingtaine de minutes pour reprendre Tulle. L'ennemi s’impose sans difficulté avec trois soldats tués et neuf blessés seulement. En revanche, les combats menés par les maquisards pendant ces deux jours ont fait 139 morts et une quarantaine de blessés côté allemand.

 

 

 

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© DR

 

 

 

A l’aube du 9 juin, les hommes de la Das Reich reçoivent l’ordre de perquisitionner les maisons, de recueillir les armes qui seraient cachées et de rassembler tous les hommes dans la cour de la manufacture pour vérification d’identité. A 10h, 3 000 hommes y sont parqués. Une déclaration des forces allemandes est placardée en ville : il y est question de l’assassinat de 40 soldats allemands pendant les deux jours de combat. Les corps mutilés auraient été retrouvés le matin même. Jusqu’à ce jour, cette information n’a jamais pu être vérifiée.


 
Il est stipulé dans cette déclaration que pour venger ces 40 tués, 120 maquisards et leurs complices seront pendus. En début d’après-midi beaucoup de Tullistes sont relâchés mais 400 sont encore retenus.


 
Et parmi eux, seuls deux maquisards ont été pris dans la rafle et les preuves de complicité contre les autres prisonniers n’existent pas… alors il faut trouver des motifs. Arbitrairement, les SS mettent de côté les jeunes, les mal rasés, tous ceux dont l’aspect semble négligé. Les premiers sont emmenés à l’extrémité sud de la ville. Entre 16h et 19h, 99 hommes sont pendus.



300 autres attendaient le même sort. Il en fut autrement : les SS décident de suspendre leurs représailles. Pourquoi ? Plusieurs hypothèses ont été avancées : l’abbé Lespinasse, qui avait accompagné chaque supplicié, aurait fait appel à leur clémence ; le secrétaire général de la Préfecture, qui parlait couramment allemand, serait parvenu à convaincre l’occupant de renoncer à sa vengeance.



Dans les jours suivants, 149 hommes de Tulle sont envoyés au camp de concentration de Dachau. 48 seulement en reviendront. En 48 heures, 213 civils seront tués à Tulle. Le 9 juin, la division Das Reich quitte Tulle et poursuit son périple pour rejoindre le front normand.

 

 

 

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© André Abalo - France 3 Limousin

 

 

 

#5 : Oradour-sur-Glane, l'atrocité

Le 10 juin 1944, à 14h, les habitants d'Oradour-sur-Glane voient arriver des soldats SS. Dans ce petit village de Haute-Vienne, on ignore presque tout de la guerre. Seuls ceux de 14 savent ce que sait vraiment. Avec une force presque tranquille, les soldats rassemblent la population sur le champ de foire. Les enfants sont avec leurs institutrices, les hommes bavardent. Il n'y a peut-être bien que les femmes pour se faire du mauvais sang. Des mitraillettes sont en place mais rien ne bouge vraiment. Les SS disent vouloir chercher des armes. A Oradour, il n'y en a pas. Pretexte avant l'horreur. Les femmes et les enfants sont rassemblés dans l'église. Ils mourront brûlés vifs. Les hommes seront éparpillés en plusieurs lieux de supplice. Seuls 5 hommes et une femme en réchapperont : Marguerite Rouffanche, Mathieu Borie, Clément Broussaudier, Jean-Marcel Darthout, Yvon Roby et Robert Hébras.

 

 

Le dernier d'Oradour...



Robert Hébras est aujourd'hui le seul survivant du massacre encore en vie. Agé de 93 ans, il a refait pour nous le chemin de sa maison à la grange Laudy. Il nous confie ses souvenirs, son émotion et partage une dernière fois avec nous, son devoir de mémoire. Conception : Franck Petit et André Abalo.



A découvrir sur 3NoA, à partir du 10 juin 2019, à l'occasion du 75e anniversaire du massacre d'Oradour-sur-Glane

 


10/06/2019
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Franceinfo - le lundi 10 juin 2019

 

 

L'instant T de Jean-Philippe Hubsch et la Franc-maçonnerie

 

 

 

Quel point commun entre Mozart, Leonard de Vinci , jean Yves Le Drian ou jean Luc Mélenchon??  Et bien tous sont des francs-maçons revendiqués! Apparu en France au 18ème siècle cette organisation compte aujourd’hui quelques 70 000 membres, adeptes du secret. Jean-Philippe Hubsch est le Grand maître du Grand Orient de France, la principale organisation franc-maçonne en France. Ensemble nous allons tenter d’y voir plus clair dans cette organisation qui suscite tant de passions

 

 

 

Quel point commun entre Mozart, Leonard de Vinci, Jean Yves Le Drian ou Jean Luc Mélenchon??  Et bien tous sont des francs-maçons revendiqués !

 

 

Apparu en France au 18ème siècle cette organisation compte aujourd’hui quelques 70 000 membres, adeptes du secret. Jean-Philippe Hubsch est le Grand maître du Grand Orient de France, la principale organisation franc-maçonne en France. Ensemble nous allons tenter d’y voir plus clair dans cette organisation qui suscite tant de passions.

 

 

Son instant T : C’est ce choix, un jour, de devenir franc maçon.

 

 

Qu’est-ce que la franc-maçonnerie ? C’est discret ce n’est pas secret ? Qu’est ce qu’il a droit de dire et pas dire? C’est une religion? Les symboles, Compas et équerre/ Maillet maçonnique. Ils ont toujours suscité la méfiance, surtout de la part de l’extrême-droite et des ultras catholiques. Pendant la seconde guerre mondiale Pétain lance une chasse aux maçons. Pour s’en rappeler : comme les juifs, vous avez eu le droit vous aussi à une exposition parisienne dénigrante. Aujourd’hui il y a en Europe des gouvernements d’extrême droite en Italie... Les francs-maçons sont montrés du doigt et n’ont pas le droit d’accéder à des fonctions gouvernementales.

 

 

L’instant T c’est aussi un point de vue une expertise. Le point commun entre vos détracteurs et vos admirateurs, c’est de conférer à votre organisation la capacité de faire et défaire les gouvernements. De grands maîtres s’en sont même félicités comme Fred Zeller ; grand maitre dans les années 70 qui confirme le pouvoir maçonnique sous la Vè république. A la grande époque : De 1873 à 1931: 6 chefs d’Etat sont franc-maçons !  Ce pouvoir supposé, ce culte du secret..... C’est le terrain favori des complotistes : Quand on va sur internet, c’est fou ce que la Franc-maçonnerie fait fantasmer. De l’extrême droite avec le grand complot judéo-maçonnique aux amateurs d’ésotérisme avec les Illuminati : Société plus secrète encore qui aurait infiltrée les francs-maçons (John Robinson). On se quitte avec Mozart et son lied « composé pour célébrer les nominations de nouveaux officiers maçons », 27 mars 1785   https://www.youtube.com/watch?v=3GHWCvpHc5I

 


10/06/2019
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