L'AIR DU TEMPS

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RETOUR EN ARRIÈRE


Franceinfo - le vendredi 22 mars 2019

 

 

GRAND FORMAT. En 1922, la rocambolesque découverte du tombeau de Toutankhamon, le pharaon oublié

 

 

 

Texte : Camille Caldini

 

 

 

 

De l'or pur, des pierres précieuses et un visage reconnaissable entre mille. Le masque funéraire de Toutankhamon est aussi emblématique de l'Egypte antique que les grandes pyramides. Il n'est pourtant qu'un petit roi oublié, écrasé par d'autres figures pharaoniques, lorsque l’archéologue Howard Carter ouvre son tombeau en 1922. Cléopâtre est déjà une star de cinéma, mais seule une poignée d'érudits connaît l'existence de Toutankhamon.

 

 

Rangez Les Cigares du pharaon dans la bibliothèque et oubliez un moment Indiana Jones. Avant l'ouverture, à la Grande Halle de la Villette, à Paris, d'une vaste exposition d'objets du trésor de Toutankhamon, samedi 23 mars, franceinfo vous transporte dans les années 1920, aux confins du désert égyptien, à la découverte du tombeau de l'enfant roi.

 

 

ans un désert de calcaire encaissé, sur la rive ouest du Nil, se cache la Vallée des Rois. C'est là, à 600 kilomètres au sud des ostentatoires pyramides de Gizeh, que les derniers pharaons ont tenté de cacher leurs sépultures, pour s'assurer un peu de quiétude dans leur vie après la mort. Cela n'a pas suffi : presque toutes leurs tombes ont été visitées et vidées par des pilleurs, dès l'Antiquité.

 

 

Presque toutes. Un roi, oublié de l'histoire, pourrait bien y avoir échappé. Il s'appelle Toutankhamon et on sait peu de choses de sa vie et de son règne. "King Tut" (comme l'appellent les Anglo-Saxons) est le fils d'Akhenaton. Celui-ci a marqué son temps avec une réforme religieuse controversée. Sa tentative d'imposer le culte d'Aton, en interdisant les autres dieux et en fermant leurs temples, a plongé l'empire égyptien dans la crise.

 

 

 

Quand Toutankhamon accède au trône, vers l'âge de 9 ans, ses puissants conseillers s'efforcent de rétablir le polythéisme mis à mal par son père et d'apaiser la colère du clergé. Mais dans les registres officiels, les successeurs d'Akhenaton seront quand même effacés comme de mauvais souvenirs, punis pour leur lien avec le "pharaon hérétique". Toutankhamon sera oublié, son tombeau et son trésor, cachés dans la Vallée des Rois, aussi.

 

 

 

Des siècles après les pillards, les archéologues occidentaux ratissent à leur tour le secteur, en quête d'indices qui permettraient de comprendre cette civilisation encore mystérieuse, qui fascine l'Occident. Au début du XXe siècle, la Vallée est accessible aux touristes fortunés, qui se pressent pour visiter des tombeaux souterrains – les hypogées – éclairés à l'électricité. Celui de Ramsès VI, richement décoré, est une attraction.

 

 

 

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 Chambre funéraire de Ramsès VI, photographiée en 1890, dans la Vallée des Rois, en Egypte. (PRINT COLLECTOR / HULTON FINE ART COLLECTION / GETTY IMAGES)

 

 

 

Depuis plusieurs décennies, Français et Britanniques jouent des coudes pour l'occupation de l'Egypte, et l'archéologie n'est pas exempte de ces luttes de pouvoir. "Il y a d'un côté un protectorat britannique qui ne dit pas son nom, et de l'autre des Français, qui ont déchiffré les hiéroglyphes, fondé le service des antiquités égyptiennes et considèrent officieusement l'Egypte comme une possession", explique à franceinfo Eric Gady, historien et auteur d'une thèse sur l'archéologie de l'Egypte antique pendant la période coloniale.

 

 

 

Les Britanniques mènent des fouilles privées avec le soutien de musées en échange du partage des découvertes ; les Français affirment leur présence avec une démarche plus scientifique.

Eric Gady, historien

 

 

 

Le traité d'entente cordiale signé en 1904 officialise cette répartition. L'égyptologie est si importante qu'elle est mentionnée dès le premier article : "La direction générale des antiquités en Egypte continuera d'être, comme par le passé, confiée à un savant français." Dix ans plus tard, les Britanniques instaurent "un vrai protectorat", mais "les Egyptiens ne supportent plus cette situation", explique encore Eric Gady. "La révolution égyptienne de 1919 mettra en place un gouvernement nationaliste, qui chassera progressivement les Britanniques", poursuit-il.

 

 

Peu intéressé par la géopolitique, un égyptologue entêté a la conviction que le désert n'a pas tout dit. Howard Carter est arrivé en Egypte à 17 ans, comme illustrateur. Et ce jeune Britannique a gagné progressivement ses galons et le respect de ce petit milieu, y compris chez les Français. Ce fouilleur méticuleux est prêt à retourner chaque pierre de la Vallée pour traquer les pharaons oubliés par ses collègues, en particulier l'obscur Toutankhamon.

 

 

Son potentiel n'échappe pas à l'influent Gaston Maspero, chef du service des antiquités égyptiennes. En 1899, à l'âge de 24 ans, Howard Carter devient inspecteur général des monuments de Haute-Egypte puis, en 1904, inspecteur des antiquités de Basse-Egypte, avec sous sa responsabilité les grandes pyramides.

 

 

Un an plus tard, en 1905, un groupe de touristes français éméchés tente de forcer l'entrée de la nécropole de Saqqarah et d'un camp d'archéologues. Prévenu, Howard Carter autorise les gardes égyptiens à se défendre. Si les touristes donnent une autre version des faits, le résultat est là : des chaises sont cassées, des gardes blessés. Les Français réclament des excuses, Carter refuse. La bagarre vire à l'incident diplomatique entre Paris et Londres. Quelques mois plus tard, l’archéologue est contraint de démissionner. Il reste en Egypte, où il survit en vendant des aquarelles aux touristes.

 

 

C'est à nouveau Gaston Maspero qui le tire d'affaire, en lui présentant, en 1908, George Herbert, dit Lord Carnarvon. Sur les conseils de son médecin, cet aristocrate anglais se remet lentement d'un grave accident de la route sous le soleil d'Egypte. Il trompe l'ennui en s'intéressant aux fouilles archéologiques. L'improbable duo a peu d'atomes crochus, mais se découvre une envie commune : trouver Toutankhamon. Lord Carnarvon a de l'argent, Howard Carter, du savoir et de la persévérance.

 

 

Mais la concession qui les intéresse, dans la Vallée des Rois, appartient à Theodore Davis. Cet avocat d'affaires new-yorkais et égyptologue chevronné, pour qui Carter a déjà travaillé, pense avoir tout exploré. Après plus de vingt ans dans la nécropole, il a découvert les tombeaux d'Hatchepsout, de Thoutmosis IV, d'Akhenaton…

 

 

 

Je crains que la Vallée ne soit maintenant épuisée.

Theodore Davis (1912)

 

 

 

Ce n'est qu'en 1915 que Lord Carnarvon récupère la concession de Davis. Mais la Première Guerre mondiale met aussitôt un coup d'arrêt aux travaux archéologiques. Howard Carter ne débute réellement les fouilles qu'en 1917 et, pendant les cinq années qui suivent, ses trouvailles sont bien maigres. De quoi décourager son mécène, dont la santé se dégrade.

 

 

 

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A gauche, l'aristocrate Lord Carnarvon, à droite, l'égyptologue Howard Carter, dans la Vallée des Rois (Egypte), en 1922. (HULTON ARCHIVE / ARCHIVE PHOTOS / GETTY IMAGES)

 

 

 

L'arrivée d'un nouveau directeur au service des antiquités égyptiennes, le Français Pierre Lacau, n'arrange rien. "Il a l'intention de mettre fin à un système de partage qui consistait à diviser en deux lots égaux le résultat des fouilles, puis à les partager entre le fouilleur et l'Etat égyptien", explique l'historien Eric Gady. Plus question pour les riches Anglo-Saxons d'emporter chez eux des souvenirs de fouilles, Pierre Lacau souhaite que les trésors dénichés restent en Egypte. Pour Lord Carnarvon, la recherche de Toutankhamon ne serait alors plus qu'un gouffre financier.

 

 

 

Frustré et découragé, l’aristocrate convoque Howard Carter dans son château anglais de Highclere, à l'été 1922. Il veut tout arrêter. Mais l'archéologue tente un coup de poker. Il prétend pouvoir poursuivre les fouilles sur ses propres fonds. En a-t-il vraiment les moyens ? Bluffe-t-il ?

 

 

Ou bien a-t-il déjà pris contact avec un autre mécène ? L'histoire ne le dit pas, mais, à l'issue du rendez-vous, Lord Carnarvon accorde une dernière chance à l'égyptologue : une ultime saison de fouilles. Il ne le regrettera pas. Peu après la reprise des chantiers, le 5 novembre 1922, l'aristocrate reçoit un télégramme d'Howard Carter. "Avons enfin fait une merveilleuse découverte dans la Vallée : une magnifique tombe avec sceaux intacts. Tout recouvert en attendant votre arrivée. Félicitations."

 

 

 

"Partout, le scintillement de l'or"

 

La veille de ce télégramme, au matin du 4 novembre 1922, Howard Carter arrive sur un chantier d'un calme inhabituel. Les ouvriers égyptiens s'échinent depuis plusieurs jours à déblayer des gravats, en contrebas de l'entrée de la tombe de Ramsès VI. L'archéologue et son équipe y ont retrouvé des alignements de pierres, vestiges d'antiques abris de chantier provisoires. Plus d'un mètre de décombres a déjà été dégagé. Surprise, sous les remblais d'une des cabanes, un ouvrier a repéré un angle droit. Une marche creusée dans la roche.

 

 

Il faut deux journées complètes pour libérer l'escalier, en bas duquel Howard Carter identifie une porte scellée. "Devant nous apparut la preuve qu'il s'agissait de l'entrée d'une tombe et, d'après les sceaux, qu'elle était intacte", écrit-il le lendemain. Mais qui repose ici ? Pour l'égyptologue, tout indique qu'il s'agit "d'une personne haut placée".

 

 

S'il avait dégagé deux marches de plus, Howard Carter aurait tout de suite compris à quelle "personne haut placée" il avait affaire : le pharaon tant espéré, Toutankhamon. Mais il attend l'arrivée de Lord Carnarvon et sa fille Lady Evelyn, fin novembre, pour reprendre le travail. Quand l’égyptologue dégage enfin le seuil de la porte, il comprend que la tombe n'est en fait pas intacte. Elle a subi au moins deux tentatives de pillage, dans l'Antiquité, avant d'être refermée du sceau officiel de la nécropole.

 

 

De quoi doucher l'enthousiasme de Carter. Et à l'inquiétude s'ajoute la confusion. Certes, il a bien lu le nom de Toutankhamon sur le bas de la porte. Mais il a aussi retrouvé, sur des débris, ceux d'Akhenaton, d'Amenhotep III, de Thoutmosis… L'explorateur redoute d'avoir mis au jour une simple cache, comme cela s'est déjà produit dans le passé.

 

 

 

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L'égyptologue Howard Carter (à gauche) et son mécène Lord Carnarvon posent lors de l'ouverture officielle de la tombe de Toutankhamon, le 26 novembre 1922, dans la Vallée des Rois (Egypte). (GRAPHICAARTIS / HULTON ARCHIVE / GETTY IMAGES)

 

 

 

Un corridor de près de 10 mètres met sa patience à l'épreuve. Le long de cet étroit couloir, d'autres décombres trahissent le passage de pilleurs. C’est avec anxiété qu'Howard Carter se trouve à nouveau face à une porte scellée, visiblement refermée à plusieurs reprises dans l'Antiquité. Avec une barre à mine, l'égyptologue perce un coin de la porte et y glisse une bougie.

 

 

 

 

L'air chaud, en s'échappant, fit vaciller la flamme, mais dès que mes yeux s'accommodèrent à l'obscurité, l'intérieur de la chambre se dessina, avec son étrange mélange d'objets merveilleux et magnifiques empilés les uns sur les autres.

Howard Carter

 

 

 

 

"Voyez-vous quelque chose ?" s'impatiente Lord Carnarvon. "Oui, c'est merveilleux", bafouille Carter, avant d'élargir l'ouverture pour faire une place à son mécène. Dans son journal, l'archéologue liste une "collection de trésors" et "partout le scintillement de l'or" : deux statues noir ébène d'un roi aux sandales dorées, des lits à têtes de lion, des coffres délicatement peints, des fleurs, des vases d'albâtre…

 

 

Si l'on en croit les notes d'Howard Carter, l'exploration s'arrête là, le 26 novembre 1922. La brèche est colmatée, des ouvriers sont chargés de monter la garde pour la nuit et les Britanniques retrouvent leur hôtel pour échanger leurs impressions confuses. Officiellement, le premier objet ne sort du tombeau que le 27 décembre et la chambre funéraire n'est ouverte, en grande pompe, que le 16 février de l'année suivante.

 

 

Carter fait mine de respecter les règles d'usage, qui lui interdisent d'aller plus loin sans la présence d'un inspecteur du service des antiquités égyptiennes. Il ne faudrait pas s'attirer les foudres de Pierre Lacau. Mais "on sait aujourd'hui qu'il a beaucoup menti", affirme l'égyptologue Dominique Farout, enseignant à l'école du Louvre et à l'institut Khéops.

 

 

 

 

Carter est entré en douce, deux fois même, dans l'antichambre, avant d'y revenir avec les autorités compétentes.

Dominique Farout, égyptologue

 

 

 

En réalité donc, Carter n'a pas pu résister à l'envie d'aller plus loin. Entre les deux statues noires aux yeux soulignés d'or, une surface lissée grossièrement à la main a irrémédiablement attiré son regard. Cette troisième porte ne pouvait que dissimuler la chambre funéraire, avec son sarcophage et ses vases canopes contenant les viscères embaumés, absents de l'antichambre. "Toutes les études récentes s'accordent pour affirmer que la chambre funéraire et le trésor furent visités par Carter et ses compagnons avant l'ouverture officielle du 16 février 1923", assure l’égyptologue Marc Gabolde, dans son ouvrage Toutankhamon. Cette exploration s'est déroulée dès la fin novembre, selon les récits et lettres échangées entre les protagonistes. "Merci de m'avoir permis de pénétrer dans l'enceinte sacrée", écrit très tôt Lady Evelyn à Howard Carter, trahissant leur secret.

 

 

 

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Deux statues royales encadrent la porte qui sépare l'antichambre de la chambre funéraire de Toutankhamon, dans la Vallée des Rois (photo de 1934). (PRINT COLLECTOR / HULTON ARCHIVE / GETTY IMAGES)

 

 

 

 

Marc Gabolde reconstitue ainsi les événements de la fin novembre : l'archéologue perce cette troisième porte et les visiteurs rampent par une étroite ouverture. Devant eux s'élève "une paroi verticale dorée incrustée d'éléments de faïence bleue". C'est un immense coffre doré, une chapelle, qu'il faut contourner pour découvrir les parois peintes de la chambre funéraire. Carter se permet de rompre le sceau de cette chapelle. Il affirmera plus tard qu'elle n'était pas scellée. Mais l'équipe doit à présent ressortir et effacer ses traces. L’explorateur avait-il prémédité son coup ? Opportunément, il dispose en effet de plâtre frais pour reboucher les ouvertures et de copies des sceaux antiques de la nécropole pour imprimer dans l'enduit la fausse preuve que l'endroit est intact.

 

 

 

Howard Carter et Lord Carnarvon cèdent également à la tentation d'emporter avec eux quelques objets. Parmi ceux-ci, une tête de Toutankhamon enfant sortant d'un lotus. Pierre Lacau la retrouvera lors d'une inspection de routine un an et demi plus tard, ni enregistrée ni numérotée, dans une caisse en bois.

 

 

 

Lord Carnarvon ne profite pas longtemps de son bout de trésor. Sept semaines après l'ouverture officielle du tombeau, le 5 avril 1923, il meurt. Le mécène est emporté en trois semaines par une pneumonie et une septicémie, provoquées par une piqûre d'insecte qui s’est infectée après un rasage maladroit. Ainsi va naître la "malédiction de Toutankhamon", rumeur largement alimentée par la presse à sensation, en mal d'informations sur le déroulement des fouilles.

 

 

 

ous la chaleur des grosses lampes électriques installées dans la tombe de Séthi II, transformée en laboratoire, Douglas Derry pose un regard solennel sur son patient. Nom : Toutankhamon. Age : indéterminé. Cause de la mort : à découvrir. Ce 11 novembre 1925, l'anatomiste s'apprête à pratiquer une autopsie dont peu de légistes peuvent se vanter. Sur une sommaire table d'opération, Toutankhamon, emmailloté dans ses bandelettes de lin, la tête enfermée dans son masque et le corps lesté de bijoux, attend l'ultime supplice du scalpel.

 

 

 

La momie en morceaux

 

 

Dans son journal, Howard Carter décrit longuement et précisément toutes les précautions prises pour extirper le pharaon de son triple sarcophage. Car le corps du roi est englué par les huiles et les onguents dans ces cercueils, collés les uns aux autres par cette mélasse solidifiée. Les siècles ont achevé de sceller ces poupées russes à taille humaine. Lampes chauffant à 200 degrés, marteau, ciseaux, tournevis… Des heures de ténacité et de système D sont nécessaires pour révéler le masque d'or et le corps qui baignent encore dans cette matière poisseuse.

 

 

Howard Carter découvre alors une momie carbonisée, qui risque d'être réduite en poussière au moindre faux mouvement. Toutankhamon ne se laissera pas déshabiller comme une vulgaire momie de dessin animé. On sait désormais que le corps a pu être victime d'un phénomène de combustion spontanée. Mort brutalement, le roi a été embaumé à la hâte et enterré dans un caveau qui n'était pas prévu pour lui. Le jeune pharaon n'a pas eu le temps de préparer sa sépulture. Il voyage dans l'au-delà dans un petit tombeau, pas digne d'un roi. Et les peintures, qui n'étaient pas sèches quand les portes ont été scellées, portent des taches brunes, traces d'organismes morts depuis longtemps. La momie a aussi souffert de ces conditions difficiles.

 

 

 

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Les pieds de la momie de Toutankhamon, le 4 novembre 2007. (BEN CURTIS / AP / SIPA)

 

 

 

Le docteur Derry plonge son scalpel de quelques millimètres dans les bandelettes qu'il a solidifiées à la paraffine, entre les pieds du souverain, pour remonter jusqu'au masque qui cache le haut de sa poitrine. Reste à éplucher pas moins de 16 couches de tissu. Chaque orteil, chaque doigt est individuellement enrobé de lin et enfermé dans un fourreau d'or. Chaque épaisseur retirée révèle à l'égyptologue des dizaines de joyaux, ainsi que deux dagues, l'une en fer, l'autre en or, dévoilant les rituels pratiqués pour accompagner le roi dans sa tombe. Amulettes et symboles sacrés le protègent et le guident dans l'au-delà.

 

 

L'opération est lente et précautionneuse, comme pour ne pas troubler le repos du pharaon, paisiblement allongé sur la table. Mais il est décidé de "rompre les connexions anatomiques" de la momie, écrit Marc Gabolde. Manière pudique d'expliquer que le roi est entièrement désarticulé et démembré. L'opération est racontée en détail dans le rapport d'autopsie du docteur Derry, épluché et retranscrit par la journaliste scientifique Jo Marchant, dans The Shadow King. Sans cela, il serait impossible de libérer les bijoux et manchons qui enserrent ses poignets. Le démontage du fragile squelette révèle un premier indice qui permet de confirmer que Toutankhamon est mort jeune, à 18 ou 19 ans. En témoigne, au niveau de sa rotule gauche, la croissance inachevée d'un fémur adolescent.

 

 

Après quatre jours d'examen minutieux du corps, dont même le pénis momifié a été mesuré (environ 5 centimètres), il est temps de retirer le casque de plus de 10 kilos d'or pur "vissé" sur le crâne du souverain. Douglas Derry découpe la momie sous la dernière vertèbre cervicale, avant de glisser des lames chauffées sous le masque, pour faire fondre la résine qui emprisonne la tête royale. Sous une couronne ornée d'un cobra et d'un vautour, symboles de la Basse et de la Haute-Egypte, le pharaon dévoile son vrai visage, calciné et craquelé lui aussi.

 

 

 

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La tête de la momie de Toutankhamon, dans son nouvel écrin de verre, dans la Vallée des Rois, à Louxor (Egypte), le 4 novembre 2007. (BEN CURTIS /AP / SIPA)

 

 

 

Howard Carter décrit "la contenance sereine du jeune homme" et trouve dans "ses traits bien formés et ses lèvres dessinées" la marque "d'un type excessivement raffiné". "La tête porte une forte ressemblance structurelle avec Akhenaton", note aussi l'égyptologue. Il ignore encore que le pharaon hérétique est justement le père de Toutankhamon. Carter est aussi émerveillé qu'il est déçu. La momie ne lui révèle pas comment le jeune roi est mort.

 

 

Un dernier détail retient l'attention de Douglas Derry. Sur la joue gauche du souverain, une croûte ronde laisse deviner un bouton jamais cicatrisé. Une piqûre d'insecte ? Cette trace semble être la jumelle de la piqûre qui a entraîné la mort de Lord Carnarvon. Une coïncidence qui réjouit encore ceux qui veulent croire à la "malédiction de Toutankhamon".

 

 

 

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Le masque d'or de Toutankhamon, exposé dans l'ancien musée égyptien du Caire, le 24 janvier 2015. (SHADI BUSHRA / REUTERS)

 

 

 

Après avoir été tant malmenée, la momie a aujourd'hui trouvé le repos, sous vide. De nos jours, elle est ainsi exposée dans un caisson de verre, dans sa tombe, où des conservateurs sont récemment intervenus pour mieux protéger les lieux du temps et du tourisme de masse. Cette année, certaines des plus belles pièces de son trésor vont faire le tour du monde, en passant par Paris. Elles rejoindront ensuite le masque d'or de Toutankhamon dans la collection du grand musée égyptien du Caire, dont le chantier pharaonique n'est pas encore achevé.

 


22/03/2019
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Franceinfo - le jeudi 21 mars 2019

 

 

D'où vient la "malédiction de Toutankhamon" ?

 

 

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Camille CaldiniFrance Télévisions

 

 

 

 

La légende, qui a inspiré romanciers et réalisateurs, a contribué à la renommée mondiale du pharaon. Pourtant, aucun indice laissant présager une terrible prophétie n'a été retrouvé dans le tombeau du roi

 

 

 

 

Malchance, cauchemars, maladies, morts soudaines… Bien des maux ont été attribués à la "malédiction des pharaons", en particulier à celle de Toutankhamon, à qui est consacré une grande exposition du 23 mars au 15 septembre à Paris. Elle frapperait ainsi sans distinction celles et ceux, voleurs comme archéologues, qui pertuberaient le repos des anciens rois d'Egypte.

 

 

Mais d'où vient-elle vraiment ? Des formules magiques et menaçantes sont-elles gravées dans les tombeaux antiques ? Ou sont-elles seulement inscrites dans l'imaginaire fertile de romanciers occidentaux ? La légende tenace de la malédiction de Toutankhamon repose-t-elle sur le moindre fondement scientifique ? Franceinfo vous raconte l'histoire de cette légende et de ses présumées victimes.

 

 

>> Lettres de fans, malédiction et expos blockbusters : Toutankhamon, le pharaon qui n'en finit pas de conquérir le monde

 

 

Avant que Champollion ne déchiffre les hiéroglyphes, au début du XIXe siècle, on trouve déjà des récits de voyageurs troublés par les momies. Des histoires, rarement racontées par leurs principaux protagonistes qui, par exemple, vont jusqu'à établir des liens hasardeux entre une momie jetée à la mer et une tempête en plein océan. Cette si mystérieuse Egypte antique, avec ses rituels d'embaumement et ses dieux aux têtes d'animaux, nourrit aussi la créativité de plusieurs romancières occidentales.

 

 

Après l'invasion de l'Egypte par Napoléon et les premières grandes fouilles archéologiques, des séances publiques de "déballage" de momies sont organisées à Londres (Royaume-Uni). Elles inspirent autant Mary Shelley, autrice de Frankenstein, que Jane Webb Loudon, qui publie The Mummy !, une œuvre mêlant horreur et science fiction. L'Américaine Louisa May Alcott serait la première à évoquer littéralement un maléfice lié aux momies, en 1869, dans Lost in a Pyramid, or the Mummy's Curse (en anglais).

 

 

 

Le canari et le cobra

La passion pour l'Egypte ancienne est donc déjà très à la mode quand Howard Carter ouvre pour la première fois le tombeau de Toutankhamon, le 4 novembre 1922. Un événement qui baigne aussi dans cette mystique. Howard Carter n'en écrit pas une ligne dans ses carnets, mais l'un de ses proches, James Henry Breasted, raconte en détail comment un messager envoyé chez Carter a découvert son canari de compagnie dans la gueule d'un cobra. L'oiseau était-il sorti de sa cage ? Le cobra s'y est-il faufilé ? Personne ne sait, mais quelques semaines plus tard, même le New York Times (pdf en anglais) colporte sa propre fable.

 

 

 

Pendant le dîner, les invités ont entendu du vacarme dehors (...) Ils ont découvert qu'un serpent du même type que celui représenté sur les couronnes royales avait attrapé le canari. Ils ont tué le serpent, mais le canari était mort, probablement de peur.

auteur inconnu

The New York Times, 22 décembre 1922

 

 

 

Pour comprendre ce type d'élucubrations, il faut se rappeler que les journaux internationaux n'ont pas grand chose à se mettre sous la dent sur la découverte du fameux tombeau. L'entreprise d'exploration du trésor de Toutankhamon est laborieuse. Pour ne pas être gêné par les curieux, le mécène des fouilles, Lord Carnarvon, tient la presse à l'écart grâce à un accord d'exclusivité passé avec le quotidien britannique The Times. Le journal paie cher la primeur des informations et accepte même de reverser une partie des bénéfices de ses ventes à Lord Carnarvon. Les journalistes étrangers, forcés de reprendre les informations du Times, le lendemain de leur publication, rongent leur frein.

 

 

 

L'insecte et le rasoir

Certains sont alors tentés d'inventer des histoires rocambolesques et de donner la parole à n'importe qui. Parmi les "experts" cités dans la presse internationale, on trouve ainsi le romancier Sir Arthur Conan Doyle. Le père du détective Sherlock Holmes, grand adepte de spiritisme, commente généreusement les dernières nouvelles d'Egypte, et notamment la mort, en avril 1923, de Lord Carnarvon.

 

 

 

Je ne dis pas qu'un esprit égyptien a tué Lord Carnarvon. Je dis que c'est possible.

Sir Arthur Conan Doyle

 

 

 

La romancière britannique Marie Corelli avait préparé le terrain, en adressant une lettre à la presse, quelques semaines plus tôt. L'état de santé de Lord Carnarvon était alors très mauvais. "Je ne peux pas m'empêcher de penser qu'il y a des risques à pénétrer dans la dernière demeure d'un roi d'Egypte (...) et de lui dérober des possessions", écrivait-elle. Elle invente aussi de toute pièce une formule magique inscrite dans un tombeau, menaçant quiconque y pénètre d'être emporté par "les ailes de la mort".

 

 

Les causes de la maladie de Lord Carnarvon sont pourtant bien connues. Une piqûre d'insecte et une coupure au rasoir ont provoqué une série d'infections : pneumonie, érysipèle (infection de la peau)… Les bactéries se sont propagées à tous ses organes. Le 5 avril 1923 au Caire, Lord Carnarvon meurt, sans aucun doute possible, d'une septicémie, selon la revue scientifique The Lancet (en anglais), qui écarte tout lien avec ses passages dans la tombe de Toutankhamon.

 

 

Mais la rumeur est tenace et les coïncidences trop nombreuses. Au moment précis de la mort du Lord, Le Caire est plongé dans le noir par une vaste coupure d'électricité, un phénomène courant à cette époque. Et comment expliquer que sa chienne Susie laisse échapper un hurlement avant de s'effondrer, quelques heures plus tard, en Angleterre ? "Enfin, la presse avait une histoire à publier sans avoir besoin de The Times, une tragédie humaine bien plus captivante que la lente exploration de la tombe", analyse l'égyptologue britannique Joyce Tyldesley dans son livre Tutankhamun's Curse.

 

 

 

Des champignons et des meurtres

Toute la presse de l'époque ne peut s'empêcher de mentionner dans ses articles "la vengeance de la momie". Jusqu'à 30 décès, en fonction des sources, seront associés à la malédiction. Des proches de Howard Carter et Lord Carnarvon, entrés ou non dans le tombeau, se retrouvent à leur tour, prétendument "maudits". Suicides, meurtres, maladies… La plupart de ces morts ont pourtant une explication rationnelle. Le British Medical Journal a même publié une étude détaillée de 44 décès, pour démontrer "qu'il n'y avait aucun lien significatif avec une exposition à la malédiction de la momie et donc aucune preuve de l'existence d'une telle malédiction".

 

 

Aujourd'hui, l'immense majorité des égyptologues s'agacent de cette légende qu'ils jugent "absurde". Dominique Farout, enseignant à l'école du Louvre et conseiller scientifique de l'exposition "Le trésor du pharaon" à Paris, s'en amuse. "Passer ses journées dans la poussière de momie peut provoquer de violents mots de ventre, ça, c'est vrai", reconnaît-il. "S'il y a une malédiction de la momie, c'est peut-être la tourista", plaisante-t-il encore, auprès de franceinfo.

 

 

De nombreux scientifiques ont justement cherché des réponses du côté de la biologie. Les anciens Egyptiens ont-ils vraiment laissé des poisons dans les tombeaux ? Reste-t-il des champignons et micro-organismes encore toxiques plus de 3 000 ans après ? Aucune étude scientifique n'a pu étayer ces théories non plus, comme l'explique l'égyptologue Marc Gabolde dans son ouvrage Toutankhamon, qui s'étonne du petit nombre de victimes, comparé aux centaines de visiteurs entrés dans le tombeau dans les années 1920.

 

 

 

Il reste d'ailleurs difficile d'expliquer les décès attribués à la malédiction par ces germes pathogènes, notamment en raison de la très grande sélectivité dont aurait fait preuve l'agent contaminant.

Marc Gabolde

"Toutankhamon"

 

 

 

Quant à Howard Carter qui a ouvert le tombeau, sorti la momie de ses sarcophages emboîtés, volé des objets, participé à l'autopsie… Ce profanateur en chef a mystérieusement échappé au mauvais sort. L'égyptologue est mort en mars 1939, 17 ans après l'ouverture du tombeau, à 64 ans, un âge avancé pour un homme du début du XXe siècle. Il a succombé à un lymphome, sans avoir jamais cru à la malédiction.

 


21/03/2019
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Franceinfo - le vendredi 23 novembre 2018

 

 

Emmanuel Macron décide de restituer 26 œuvres d'art réclamées par le Bénin

 

 

 

Il y a près d'un an, le chef de l'Etat avait fait part de sa volonté de restituer au continent africain des œuvres d'art aujourd'hui conservées en France

 

 

 

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Des statues royales du Dahomey datées de 1890-1892 sont présentées au musée du quai Branly à Paris, en juin 2018. (GERARD JULIEN / AFP)

 

 

 

Emmanuel Macron a décidé de restituer "sans tarder"  26 œuvres réclamées par les autorités du Bénin, des prises de guerre de l'armée française en 1892. L'Elysée l'a annoncé, vendredi 23 novembre, après la remise d'un rapport sur la restitution par la France d'œuvres d'art africain.

 

 

Le chef de l'Etat, qui s'était engagé l'an dernier à étudier ces restitutions, propose aussi de "réunir à Paris au premier trimestre 2019 l'ensemble des partenaires africains et européens" pour définir le cadre d'une "politique d'échanges" d'œuvres d'art.

 

 

Le musée parisien du quai Branly est particulièrement concerné, lui qui abrite plusieurs œuvres emblématiques de l'art classique du royaume du Dahomey, situé dans l'actuel Bénin. "Les Béninois connaissent surtout leur patrimoine à travers des catalogues d'expositions, ce qui est très frustrant", a expliqué à franceinfo l'artiste béninois Dominique Zinkpè, qui rejette l'idée d'une réparation par rapport à l'époque coloniale. Pour lui, ce "serait une bataille puérile de dire qu'on nous a pillés, mais j'apprécie le retour des œuvres".

 


28/11/2018
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la Gaule

 

 

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09/10/2017
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Grandes périodes de la Gaule

 

 

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25/09/2017
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Le monde avant la Seconde Guerre mondiale

 

 

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21/09/2017
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La vie dans les villes gallo-romaines

 

 

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15/09/2017
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le Progrès du jeudi 16 février 2017

 

 

 

ARCHÉOLOGIE - DÉCOUVERTE. LA BIODIVERSITÉ N'A JAMAIS DISPARU DE LA SURFACE DE LA TERRE

 

 

La découverte de fossiles exceptionnels, dans l'Idaho (États-Unis) vient contredire la thèse de disparition prolongée de la biodiversité après un grand bouleversement climatique survenu il y a 252 millions d'années.

 

 

Une équipe internationale de paléontologues, sédimentologues et géochimistes, dont plusieurs laboratoires du CNRS localisés en région Auvergne-Rhône-Alpes et en Bourgogne ont établi la présence d'un écosystème marin complexe. "Seulement un ou deux millions d'années" après d'immenses éruptions volcaniques en Sibérie, il y a 252 millions d'années. On pensait jusqu'à présent que cette biodiversité avait disparu pendant au moins 5 millions d'années.

 

 

 

La plus grande crise de la vie sur terre

 

Le sort des animaux et végétaux de cette époque charnière intéresse particulièrement les scientifiques. "Il s'agit de la plus grande crise de l'histoire de la vie" souligne Gilles Escarguel, paléontologue spécialisé dans l'étude de la biodiversité (Université Claude Bernard Lyon 1). "Il y a 252 millions d'années, d'immenses éruptions volcaniques éradiquaient 90 % des espèces, alors que pour la disparition des dinosaures, il y a 65 millions d'années, c'est 60 % des espèces qui ont disparu". Physiquement et chimiquement, la planète est très perturbée. "La moyenne annuelle de température alors 40° à l'équateur, ce qui empêchait certaines protéines de fonctionner à l'intérieur des cellules" précise par exemple le scientifique.

 

 

 

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De nouvelles découvertes à prévoir

 

Les fossiles étudiés de l'Idaho contredisent la théorie d'une longue période de survie post-crise en faisant apparaître un écosystème complet. Le calendrier est également bousculé en ce qui concerne certaines espèces. "Par exemple une sorte d'éponge qu'on croyait définitivement disparu il y a 450 millions d'années ou des calmars qu'on croyait nés au début du jurassique, 50 millions d'années plus tard", indique Gilles Escarguel.

 

 

De manière générale, cette découverte ouvre une nouvelle hypothèse : on a peut-être conclu à une faible biodiversité en raison de la difficulté de retrouver des fossiles de cette période et celle-ci n'a sans doute pas fini de livrer tous ces secrets. Muriel Florin

 


18/02/2017
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Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais

 

 

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A travers ses sites d'exploitation et ses quartiers d'habitat traditionnels, le Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais présente un paysage culturel unique qui nous raconte trois siècles d'exploitation du charbon. Paysage composé de terrils, de fosses d'extraction, de voies ferrées et de cités minières avec leurs écoles, salles des fêtes ou dispensaires… ce patrimoine nous fait revivre le quotidien des mineurs et de leurs familles du XIXe siècle à nos jours. ©  Esther Westerveld - flickr


10/01/2017
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Albi

 

 

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Surnommée la "ville rouge" grâce aux briques qui composent son centre historique, la Cité épiscopale d'Albi fut au Moyen-âge le puissant siège du pouvoir de l'évêque. Inscrite depuis 2010 au Patrimoine mondial de l'UNESCO, la Cité épiscopale est structurée en différents quartiers dominés par la cathédrale Sainte-Cécile, édifiée par les catholiques pour lutter contre les cathares lors de la croisade des Albigeois, ou le palais de la Berbie, ancien palais des archevêques d'Albi qui accueille aujourd'hui le musée Toulouse-Lautrec. ©  topdeq - 123RF


10/01/2017
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Chouannerie

 

 

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Pendant la Révolution française, l'Ouest de la France, notamment la Vendée et la Bretagne, fut le théâtre d'une guerre civile qui opposa partisans de la royauté et armées révolutionnaires. L'histoire des guerres de Vendée, ou Chouannerie au Nord de la Loire, qui prend un tournant romanesque sous la plume d'Honoré de Balzac et Victor Hugo, se découvre à travers les nombreux sites qui jalonnent la Route des Chouans ou la Musée de la Chouannerie à Plouharnel. ©  Daniel Jolivet - flickr


10/01/2017
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Toulouse

 

 

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Elle a beau être la "ville rose", c'est pourtant l'or bleu qui fit de Toulouse une cité prospère au XVIe siècle. Grand productrice de pastel, la région toulousaine exporte cette teinture bleu qui prend la forme de coque ou de cocagne à travers toute l'Europe et accède à une grande prospérité économique. Les riches négociants font alors construire de superbes hôtels particuliers et palais Renaissance à travers la ville. Un fabuleux patrimoine architectural qui a traversé les siècles puisque Toulouse est la ville qui compte le plus grand nombre d'hôtels particuliers Renaissance en France, et qui nous transporte en Pays de Cocagne, surnom faisant référence tant aux coques de pastel qu'à la bonne fortune des Toulousains. ©  Leonid Andronov - 123RF


10/01/2017
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Champagne-Ardenne

 

 

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Figurant parmi les principaux champs de bataille de la Première Guerre Mondiale, la Champagne-Ardenne fut le théâtre de terribles combats dont le souvenir est encore très présent. Des Ardennes à la Marne, se dessinent les chemins de la mémoire qui nous replongent au cœur du Chemin des Dames, de la Bataille de la Marne, de la destruction de Reims comme dans le quotidien des poilus. Monuments, centres d'interprétation, nécropoles militaires, tranchées... constituent le circuit de la Grande Guerre dans la Marne. Et aussi : 1914-18 : Retour sur les grands sites qui ont marqué l'histoire ©  Guido Vermeulen Perdaen - 123RF


10/01/2017
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