L'AIR DU TEMPS

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EGYPTE


Franceinfo - le jeudi 10 janvier 2019

 

 

Egypte : figure du Printemps arabe, Ahmed Douma condamné à 15 ans de prison ferme

 

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions
 

 

 

Une cour pénale du Caire a condamné à 15 ans de prison ferme Ahmed Douma, une célèbre figure de la révolution égyptienne de 2011, rejugé après avoir été condamné à la prison à vie en 2015, selon une source judiciaire

 

 

 

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Ahmed Douma, éminent militant de l'opposition égyptienne, brandit le signe V de la victoire devant le tribunal, lors de son procès le 4 février 2015 au Caire. Jugé aux côtés de 230 militants de la révolte de 2011 contre Hosni Moubarak, tous ont été condamnés à la prison à vie. (MOHAMED EL-RAAY / AFP)

 

 

 

Agé aujourd’hui de 34 ans et en prison depuis 2013, Ahmed Douma était accusé d'avoir participé à des violences dans le sillage de la révolution, qui a provoqué la chute du président Hosni Moubarak lors du Printemps arabe. Il a été condamné le 9 janvier 2019 pour "rassemblement, possession d'armes blanches et de (cocktail) Molotov et agression sur des membres des forces armées et de la police", selon la source judiciaire.

 

 

Les juges lui ont également reproché d'avoir dégradé des bâtiments publics, dont le siège du Conseil des ministres.

 

 

 

Les militants laïques et pro-démocratie pourchassés 

En 2015, lors d'un premier procès, il avait été condamné à la prison à vie, soit 25 ans en Egypte. Mais en octobre 2017, la Cour de cassation égyptienne avait ordonné un nouveau procès. C'est à l'issue de celui-ci que le militant blogueur a été condamné à "15 ans de prison ferme et six millions de livres (290 000 euros) d'amende", a indiqué une source judiciaire le 9 janvier. Les parties peuvent interjeter appel.

 

 

Depuis la destitution par l'armée du président islamiste Mohamed Morsi en 2013, le régime de l'actuel chef de l'Etat Abdel Fattah al-Sissi est accusé de mener une répression acharnée contre les Frères musulmans, mais également contre les militants laïques et pro-démocratie tels que Douma.

 

 

Si plusieurs figures de la révolution de 2011 sont derrière les barreaux, la plupart des hommes forts du régime de Hosni Moubarak, un temps inquiétés par la justice, ont progressivement été libérés et acquittés.

 

 

 

Le président le plus répressif de l'Egypte moderne

En 2011, des centaines de milliers de manifestants étaient descendus dans les rues en Egypte pour réclamer "pain, liberté et justice sociale"  face à un régime considéré comme dictatorial et corrompu. Près de huit ans après la révolution, la grande majorité des experts estime que le régime d'Abdel Fattah al-Sissi est le plus répressif de toute l'histoire de l'Egypte moderne.

 

 

Dans une interview récemment diffusée par la chaîne américaine CBS, il a déclaré que l'Egypte ne comptait pas de "prisonniers politiques ou d'opinion". Le Caire a d'ailleurs vainement tenté d'empêcher la diffusion de l'entretien en question. Les autorités nient systématiquement les allégations de violations des droits de l'Homme.

 


11/01/2019
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Franceinfo - le mardi 8 janvier 2019

 

 

Egypte : le président Sissi échoue à censurer sa propre interview sur CBS

 

 

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Alain ChémaliRédaction AfriqueFrance Télévisions
 

 

 

La chaîne américaine a diffusé le 6 janvier 2019 un entretien avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi malgré la demande insistante du Caire de ne pas le faire. Le président y reconnaît officiellement une coopération sécuritaire avec Israël et nie détenir des prisonniers politiques dans ses prisons

 

 

 

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Le président égyptien, Abdel Fattah al-Sisi, attend pour s'exprimer lors du débat général de la 73e session de l'Assemblée générale aux Nations unies, le 25 septembre 2018 à New York. (BRYAN R. SMITH / AFP)

 

 

 

Lors de sa présence à New York pour l’Assemblée générale des Nations unies, Abdel Fattah al-Sissi a accepté d’accorder un entretien au programme d’informations 60 minutes de la chaîne américaine CBS, pour diffusion le dimanche 6 janvier 2019.

 

 

 

CBS refuse de communiquer les questions à l'avance

En dépit du refus de la chaîne de communiquer les questions au préalable, le président égyptien, désireux d’apparaître dans cette émission prestigieuse, a fini par se prêter au jeu de l’enregistrement d'un entretien spontané. L'opération a tourné au pugilat entre les autorités égyptiennes et la chaîne.

 

 

"J’essayais de lui poser des questions qu’on ne lui pose pas en général chez lui", a expliqué l’intervieweur vedette de l'émission Scott Pelley.

 

 

"C’est un homme qui est accusé des plus horribles violations des droits de l’Homme depuis plusieurs années. Dans son propre pays, nul ne s’en préoccupe ni ne dit mot sur cela", a-t-il précisé dans un entretien à sa propre chaîne intitulé Comment l’Egypte a essayé de tuer une interview de 60 minutes.

 

 

C’est ainsi qu’à la question de savoir combien de détenus politiques croupissent dans ses prisons, al-Sissi répond sans sourciller : "Nous n’avons pas de prisonniers politiques ou d’opinion. Nous essayons de contrer des extrémistes qui imposent leur idéologie à la population".

 

 

Quant au chiffre de 60 000 détenus politiques avancé par Human Rights Watch (HRW), il le balaie d’un "je ne sais pas d’où ils tiennent ce chiffre", confirmant sa détermination à combattre les extrémistes quel que soit leur nombre.

 

 

"Monsieur le président j’ai parlé à plusieurs personnes de votre pays qui refusent de vous appeler président parce que, disent-ils, vous êtes un dictateur militaire", poursuit le journaliste de CBS. "Je ne sais pas à qui vous avez parlé, a répondu al-Sissi avec un rire quelque peu forcé, mais 30 millions d’Egyptiens étaient dans la rue pour s’opposer au régime à l’époque. Je me devais de répondre à leur souhait", a-t-il ajouté.

 

 

Autre question dérangeante concernant le massacre de quelque 800 opposants des Frères Musulmans Place Rabaa el-Adaouïa au Caire en 2013, attribué à al-Sissi, alors ministre de la Défense. "En avez-vous donné l’ordre ?", lui demande sans détour Scott Pelley. "Laissez-moi vous poser cette question, est-ce que vous suivez de près la situation en Egypte ? D’où vous procurez-vous vos informations ?", a rétorqué sèchement le président égyptien.

 

 

 

Une étroite coopération avec Israël

Au cours de l’entretien, Abdel Fattah al-Sissi "a confirmé que son armée travaillait avec Israël contre les terroristes dans le Nord-Sinaï", a indiqué CBS. A la question de savoir si cette coopération était la plus étroite qui ait jamais existé entre les deux anciens ennemis, il a répondu : "C'est exact", a précisé la chaîne.

 

 

"Nous avons un large éventail de coopération avec les Israéliens"Abdel Fattah al-Sissi à CBS

 

 


Quelques minutes après l’enregistrement de l’émission dans un hôtel de New York, réalisant sans doute que ces réponses pourraient choquer son opinion publique, le président égyptien tentent de rétropédaler. 

 

 

"L’entretien a eu lieu à 20 heures et, en route pour mon domicile, mon contact à l’ambassade d’Egypte m’a envoyé un mail me demandant formellement de ne pas diffuser l’émission", a indiqué de son côté Rachael Morehouse, productrice de l’émission. CBS, qui précise n’avoir jamais été confronté à une demande des questions avant l'interview, a résisté aux multiples pressions et maintenu la diffusion de l’émission.

 

 

Selon le correspondant de RFI au Caire, "ce qui pourrait déplaire aux autorités égyptiennes, ce sont les commentaires de la chaîne accompagnant l’interview". CBS rapporte en effet que pour le département d’Etat, "assassinats et torture sont pratiqués dans les prisons de Sissi aujourd’hui". Des accusations démenties avec virulence par les autorités égyptiennes, écrit son correspondant.

 


08/01/2019
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Franceinfo - le 2 mars 2018

 

 

Égypte : les athées seront-ils bientôt mis en prison ?

 

 

En Égypte, le Parlement devrait adopter un projet de loi visant à criminaliser l'absence de religion. Les athées pourraient être condamnés à des amendes et même à des peines de prison

 

 

En Égypte, pourra-t-on bientôt aller en prison parce que l'on ne croit pas en Dieu ? Dans le huis clos du Parlement au Caire, c'est une possibilité à laquelle travaillent les députés. Aucun parlementaire n'a accepté de nous parler de ce projet controversé, mais dans les rues de la ville, il est généralement bien accueilli, comme par cette jeune femme : "Les athées ne croient en rien. Juif ou chrétien, ça va encore, mais ne pas avoir de religion, franchement..."

 

 

Déclarer sa religion aux autorités est obligatoire

 

L'Égypte est un pays à 90% musulman ; l'islam y est la religion d'État depuis 38 ans. Le christianisme et le judaïsme, mentionnés dans la Constitution, sont eux aussi reconnus officiellement. Mais la tolérance s'arrête là. Il est obligatoire de déclarer sa religion aux autorités, qui la feront ensuite apparaître sur la carte d'identité de chaque citoyen égyptien.

 

 

Se déclarer non croyant n'est pas une possibilité offerte par l'administration, et dans les faits, cela peut même déjà conduire devant les tribunaux. La Constitution protège théoriquement la liberté de croyance, mais remettre en cause l'existence de Dieu est considéré comme un blasphème par les autorités, et déjà puni à ce titre. Dans le centre du Caire, cet établissement surnommé "Le café des athées" a été fermé par la police. Beaucoup des non-croyants que nous avons contactés ont préféré se taire de crainte de représailles. Les athées sont désormais considérés comme des extrémistes. Dans l'Égypte du maréchal Al-Sissi, la liberté de croire ou de ne pas croire semble de plus en plus réduite.

 


22/03/2018
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le Progrès du samedi 30 décembre 2017

 

 

NEUF MORTS DANS UNE ATTAQUE CONTRE UNE ÉGLISE

 

 

Neuf personnes ont été tuées hier au Sud du Caire (Égypte dans une attaque contre une église menée par un djihadiste armé et revendiquée par le groupe État islamique (EI) via son agence de propagande. Les chrétiens d'Égypte, les Coptes, ont été déjà la cible cette année de deux attaques d'envergure qui ont fait plus de 70 morts et ont été revendiquées par Daech.

 


30/12/2017
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France info - le 25 novembre 2017

 

 

Egypte : ce que l'on sait de l'attentat dans le Sinaï qui a fait au moins 305 morts

 

Cette mosquée est située dans une région où les autorités combattent la branche égyptienne du groupe jihadiste Etat islamique

 

 

Le lieu de culte était comble en ce jour de grande prière hebdomadaire. Au moins 305 personnes ont été tuées, vendredi 24 novembre, dans l'attaque d'une mosquée située dans le nord du Sinaï, en Egypte, selon un nouveau bilan communiqué samedi. Des hommes armés ont fait sauter une bombe et ont ouvert le feu sur les fidèles. Voici ce que l'on sait de cet attentat, qui n'a pas été revendiqué pour le moment.

 

 

 

Quelle mosquée a été visée ? 

 

Il s'agit de la mosquée Al Raoudah, à Bir Al-Abed, un village proche d'Al-Arich, la principale ville du nord de la péninsule égyptienne. Cette mosquée est située dans une région où les autorités combattent la branche égyptienne du groupe jihadiste Etat islamique.

 

 

Selon l'agence AP et The Guardian, la mosquée accueille des musulmans soufis, considérés par les islamistes extrémistes comme des apostats parce qu'ils vénèrent des saints et des sanctuaires. Des conscrits de l'armée se trouvaient aussi parmi les fidèles.

 

 

 

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Comment l'attaque a-t-elle été menée ? 

 

D'après des responsables, les assaillants ont déclenché une explosion avant d'ouvrir le feu sur les fidèles, depuis quatre pick-up positionnés à proximité. Un témoin dont les proches se trouvaient sur les lieux a déclaré à l'agence Reuters que les assaillants avaient tiré sur les gens qui sortaient paniqués de la mosquée, ainsi que sur les ambulances.

 

 

Selon des témoins cités par la BBC, les assaillants avaient bloqué les routes d'évacuation de la région en faisant sauter des voitures et en laissant les épaves en feu bloquer les routes.

 

 

 

Quel est le bilan humain ? 

 

Au moins 305 personnes, dont 27 enfants, ont été tuées et 109 blessées. La télévision publique a montré les images de nombreux corps recouverts de couvertures à l'intérieur du lieu de culte. Il s'agit de l'attaque la plus meurtrière dans l'histoire récente de ce pays.

 

 

 

Que sait-on des assaillants ? 

 

Ils n'ont pas été identifiés pour l'instant. Selon une source militaire citée par The Guardian, des équipes de l'armée et de la police ont été dispersées dans la région et "poursuivent les auteurs".

 

 

Depuis 2013 et la destitution par l'armée du président islamiste élu Mohamed Morsi, des groupes jihadistes, dont la branche égyptienne de l'organisation Etat islamique (EI), attaquent régulièrement les forces de sécurité égyptiennes dans le nord du Sinaï.

 

 

De nombreux policiers et soldats, ainsi que des civils, ont été tués dans ces attaques. La branche locale de l'EI a également revendiqué plusieurs attaques contre des civils, notamment des chrétiens et des soufis.

 

 

 

Comment ont réagi les autorités ? 

 

Le gouvernement a décrété trois jours de deuil national et le président Abdel Fattah Al-Sissi a convoqué un conseil ministériel restreint après l'attaque. Il a promis de répondre avec "une force brutale" à cet attentat. "Les forces armées et la police vengeront nos martyrs", a insisté le chef de l'Etat. Dans la nuit, l'aviation a frappé des cibles "terroristes".

 

 

Comme l'indique l'agence AP, l'aéroport international du Caire a renforcé sa sécurité, avec davantage de soldats et de forces de l'ordre déployés pour patrouiller dans les halls des passagers, effectuer des perquisitions et contrôler les points de contrôle aux approches de l'aéroport.

 


27/11/2017
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Franceinfo - le vendredi 24 novembre 2017

 

 

Egypte : au moins 235 morts dans l'attaque d'une mosquée au Sinaï

 

 

Le massacre a été perpétré pendant la grande prière hebdomadaire. La branche égyptienne de l'Etat islamique est très active dans cette région de l'est de l'Egypte

 

 

 

Au moins 235 personnes sont mortes dans l'attaque d'une mosquée, dans le village de Bir Al-Abed, au Sinaï égyptien, rapportent la télévision d'Etat et l'agence de presse officielle Mena dans un nouveau bilan, vendredi 24 novembre. On dénombre au moins 125 blessés. Cet attentat a visé les fidèles pendant la grande prière hebdomadaire. Cette mosquée est située dans une région où les autorités combattent la branche égyptienne du groupe Etat islamique.

 

 

Explosion et fusillades. Selon des responsables, cités par le quotidien gouvernemental Al-Ahram, les assaillants ont déclenché une explosion avant d'ouvrir le feu sur les fidèles, parmi lesquels se trouvaient des conscrits de l'armée.

 

 

Des adeptes du soufisme. La mosquée Al-Rawda est également fréquentée par des adeptes du soufisme, un courant mystique de l'islam que le groupe Etat islamique considère comme hérétique et appelle à combattre.

 

 

Deuil national. La présidence a décrété trois jours de deuil national. Le président Abdel Fattah Al-Sissi a convoqué une réunion d'urgence de ses ministres chargés de la sécurité.

 


27/11/2017
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le Progrès du mercredi 24 mai 2017

 

 
 
    LE MUSÉE DU CAIRE DÉBORDÉ PAR SES COLLECTIONS

 

 

 

Les fabuleuses collections du musée égyptien du Caire, amassées depuis son ouverture il y a plus d'un siècle, sont aujourd'hui à l'étroit dans les galeries. Plusieurs millénaires de civilisations antiques sont représentées au musée du Caire, soit 160 000 objets exposés, sans compter les quelque 50 000 pièces stockées dans les réserves.

 

 

 

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En 2002, les autorités égyptiennes ont annoncé la construction d'un nouveau musée. Mais sa construction ayant pris du retard, il doit être inauguré au moins partiellement en 2018.

 


31/05/2017
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le Progrès du samedi 29 avril 2017

 

 
 
    RELIGION - VISITE. FRANÇOIS EN ÉGYPTE : UN VOYAGE, DEUX OBJECTIFS

 

 

 

Placée sous haute sécurité, la visite éclair du pape François en Égypte, la première dans le plus peuplé des pays arabes, a débuté hier. Elle intervient trois semaines après deux attaques contre des églises coptes orthodoxes qui ont fait 45 morts et ont été revendiquées par Daech. Peu après son arrivée, le pape François a été reçu au palais présidentiel par le président Abdel Fattah al-Sissi portant ses habituelles lunettes de soleil noires.

 

 

 

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Le voyage de François est le deuxième d'un pape en Égypte contemporaine. Avec deux objectifs. En premier lieu, rassurer les coptes - communauté chrétienne la plus importante en nombre du Moyen-Orient - qui se disent victimes de discriminations de la part des autorités et de la majorité musulmane.

 

 

Second point, la visite à Al-Azhar. Veille de presque mille ans, l'institution sunnite s'oppose au djihadisme inspiré du salafisme rigoriste dominant en Arabie Saoudite. Mais Al-Azhar est également au coeur d'une lutte entre les autorités politiques et religieuses, depuis que Sissi fait campagne pour des réformes visant à éradiquer le discours extrémiste de la sphère religieuse.

 


30/04/2017
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le Progrès du samedi 25 mars 2017

 

 

 

HOSNI MOUBARAK EST LIBRE

 

 

Dans l'Égypte de Sissi, la révolution de 2011 vient d'être symboliquement liquidée. L'ex-président Hosni Moubarak, 88 ans, a retrouvé la liberté hier. Son départ de l'hôpital militaire du Caire dans lequel il a passé l'essentiel de ses six années de détention, a été annoncé par son avocat Farid al-Deeb. La libération du président destitué vient brisé définitivement les aspirations nées d'une révolution qui avait porté l'espoir d'un régime plus démocratique.

 


29/03/2017
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le Progrès du mardi 14 mars 2017

 

 

 

MOUBARAK VERS LA LIBERTÉ

 

 

La remise en liberté décidée hier par la justice de l'ex-président Hosni Moubarak, qui a régné d'une main de fer pendant 30 ans, vient clore symboliquement le chapitre du Printemps arabe en Égypte.

 

 


18/03/2017
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le Progrès du samedi 24 décembre 2016

 

 

 

RELIGION - CIBLES DES DJIHADISTES. CHRÉTIENS, MARTYRS D'ORIENT

 

 

Plus de 25 coptes ont été tués en pleine messe, le 11 décembre dernier au Caire, la capitale égyptienne. États des lieux.

 

 

Ce qui s'est produit a marqué ma famille à vie. Nous pensons de plus ne plus à quitter le pays. Mais nous sommes nés ici et je ne vois pas mon avenir ailleurs". Sherif Milad, 36 ans, patron d'entreprise au Caire, a perdu sa tante et une cousine dans l'attentat d'une église copte, en pleine messe, le 11 décembre dernier.

 

 

La survie des chrétiens d'Orient est-elle compromise ? En Égypte, où l'on compte plus de 8 millions de coptes (environ 10 % de la population totale) et donc la plus forte communauté chrétienne d'Orient, la question se pose. Selon l'organisation non gouvernementale internationale Human Rights Watch, au moins 42 églises ont été brûlées ou vandalisées depuis l'été 2013, ainsi que des dizaines d'écoles, de maisons et de commerces appartenant à des coptes.

 

 

Le sujet est plus épineux encore depuis qu'un kamikaze s'est fait sauter à l'intérieur de l'église Saint-Pierre et Saint-Paul, contiguë à la cathédrale copte Saint-Marc, siège du pape de l'Église copte orthodoxe Tawadros II. L'attaque-suicide, revendiquée par Daech, a fait plus de 25 morts.

 

 

 

Fêtes annulées

 

Nouvelle onde de choc, donc, dans la capitale, à laquelle ont succédé la colère, les manifestations, puis, rapidement, le silence. "Et la tristesse sur les visages", assure Camelia Metias, 39 ans, copte du Caire. "Cette tristesse est plus forte encore depuis qu'on a appris le décès, mercredi, d'une enfant âgée de 10 ans hospitalisée".

 

 

Cette semaine, en signe de solidarité pour les coptes orthodoxes, c'est toute la communauté catholique d'Égypte qui a décidé d'annuler les fêtes de Noël. Concerts et autres rassemblements ont ainsi été supprimés dans toutes les paroisses du pays. "Nous n'avons pas d'autres armes que la prière", affirme l'ancien recteur - pendant 17 ans - de la mission copte-catholique à Paris, Mgr Michel Chafik.

 

 

 

Prier ou partir

 

Malgré les explosions meurtrières et autres enlèvements d'"innocents", l'homme d'église encourage tous les chrétiens d'Orient, quels qu'ils soient et d'où qu'ils soient, à rester dans leur pays. "Nous sommes des autochtones. Nos pays ne peuvent pas vivre sans chrétiens. Avec les musulmans, nous ne formions qu'un seul peuple. Mais depuis les années 1970 et l'arrivée du pétrodollar, les mauvais esprits se sont installés et, parallèlement à ce coran qui voulait moderniser l'islam et qui a échoué, nous nous sommes retrouvés confrontés à une deuxième coran qui, lui, voudrait islamiser la modernité". Jane Hitchcock

 

 

 

 

 

 

Isabelle Dillmann, auteur d'"Au coeur du chaos", un livre d'entretiens avec le Patriarche Raï, chef de l'Église maronite

 

 

 

"Le christianisme ne peut mourir là où il est né"

 

 

 

 

La persécution des chrétiens d'Orient s'est-elle à ce point développée au fil des années ?

 

Le christianisme ne peut mourir là où il est né. Les chrétiens sont un pan de l'histoire du Proche-Orient. La vie nomade sur cette terre biblique ne peut disparaître brutalement. Le Moyen-Orient ne compte plus aujourd'hui que 20 millions de chrétiens - dont les coptes orthodoxes qui sont parmi les plus nombreux notamment en Égypte - qui cohabitent avec 350 millions de musulmans.

 

 

Alors qu'au début du XXe siècle, les chrétiens représentaient un quart de la population, on s'oriente vers un monde moyen-oriental sans chrétiens... ou à peine tolérés ou interdits comme en Turquie de restaurer les lieux de culte dévastés. Si certains pays européens encouragent les chrétiens d'orient à quitter leur terre natale, le Patriarche ne cesse de les inciter à rester en Orient car l'on sait que partout où la présence des chrétiens diminue, la liberté rétrécit.

 

 

 

Quels sont les défis particuliers auxquels les chrétiens sont exposés aujourd'hui ?

 

Ce que réclame le Patriarche, c'est que cessent la guerre et le double jeu des grandes puissances. Il définit clairement les enjeux dont le premier est la cohabitation des chrétiens d'Orient avec un Islam dénaturé et dévoyé par la montée en puissance des mouvements fondamentalistes terroristes alors que l'Islam et le christianisme ont en commun un certain nombre de valeurs humaines et spirituelles incontestables.

 

 

 

Comment Mgr Raï perçoit-il le drame de la Syrie ?

 

Sur 22 millions de Syriens 12 sont aujourd'hui déplacés, réfugiés ou handicapés de guerre. Le diocèse d'Alep est l'un des diocèses les plus anciens de l'Église Universelle. En 325 son Archevêque était présent au Concile de Nicée. Alep est devenue une ville défigurée, la Sarajevo du XXIe siècle alors qu'elle était la capitale économique du pays avec plus de 80 000 usines ! En ce sixième Noël de guerre, des millions d'enfants syriens vivent sans abri, ou sous des tentes aussi pauvres qu'une étable ouverte froide et démunie.

 


24/12/2016
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le Progrès du lundi 12 décembre 2016

 

 

 

25 MORTS - ATTENTAT DANS UNE ÉGLISE COPTE DU CAIRE

 

 

Vingt-cinq personnes au moins ont perdu la vie, hier matin, au Caire, la capitale d'Égypte. Elles ont été tuées dans un attentat à la bombe commis en pleine célébration dans une église copte orthodoxe. Cette minorité religieuse n'avait pas connu d'attaque aussi meurtrière depuis l'explosion d'une voiture piégée à Alexandrie, le 1er janvier 2011, qui avait fait 23 morts et 79 blessés à la sortie d'une messe. "Les ambulances ont commencé à arriver, et ils ont sorti des morceaux de corps. Le sol était couvert de sang, il y avait des morceaux de vitres partout", raconte un témoin des faits.

 

 

 

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Trois jours de deuil national

 

L'explosion a eu lieu vers 10 h à l'intérieur de l'église Saint-Pierre et Saint-Paul, contiguë à la cathédrale copte Saint-Marc, siège du pape de l'église copte Tawadros II. La plupart des victimes étaient des femmes et au moins 31 personnes ont été blessées, selon le ministère de la Santé. Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a condamné l'attentat qu'il a qualifié de "lâche" et a déclaré trois jours de deuil national à compter d'hier. Cet acte "vise la nation avec des chrétiens et ses musulmans", a-t-il réagi. Le ministre des Affaires étrangères français Jean-Marc Ayrault a assuré pour sa part que "la France est pleinement solidaire de l'Égypte dans cette terrible épreuve, comme dans la lutte contre le terrorisme".

 


14/12/2016
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le Progrès du mercredi 16 novembre 2016

 

 

 

ÉGYPTE - PEINE DE MORT ANNULÉE POUR L'EX-PRÉSIDENT MORSI

 

 

La cour de cassation égyptienne a annulé hier la condamnation à la peine de mort qui visait l'ancien président islamiste égyptien Mohamed Morsi. Cette peine avait été prononcée en 2015 dans le cadre d'un procès pour violences durant la révolte de 2011 qui avait chassé Hosni Moubarak du pouvoir.

 


19/11/2016
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