L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

CRISE SYRIENNE


Franceinfo - le lundi 16 avril 2018

 

 

La France engage une procédure de retrait de la Légion d'honneur de Bachar Al-Assad

 

 

Le dirigeant syrien est accusé d'avoir mené une attaque chimique dans la Ghouta orientale, près de Damas

 

 

 

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Le président syrien Bachar Al-Assad lors d'une rencontre avec Vladmir Poutine, à Sochi (Russie), le 20 novembre 2017. (MICHAEL KLIMENTYEV / SPUTNIK / AFP)

 

 

 

La France a engagé une procédure de retrait de la Légion d'honneur de Bachar Al-Assad, annonce l'Elysée, lundi 16 avril, deux jours après les frappes occidentales en Syrie"L'Elysée confirme qu'une procédure disciplinaire de retrait de la Légion d'honneur", la plus haute distinction française, "à l'endroit de Bachar Al-Assad a bien été engagée", a indiqué la présidence de la République.

 

 

Le président syrien, Bachar Al-Assad, s'était vu remettre la Légion d'honneur par son homologue français, Jacques Chirac, lors d'un voyage officiel en France en 2001, peu après avoir succédé à son père Hafez al-Assad à la tête du pays.

 

 

"Des actes contraires à l'honneur"

 

La France tient le dirigeant syrien pour responsable d'une attaque chimique dans la Ghouta orientale, près de Damas. En réaction à cette attaques, des frappes aériennes coordonnées de Paris, Washington et Londres ont été menées, dans la nuit du 13 au 14 avril, visant "le principal centre de recherche" et "deux centres de production" du "programme clandestin chimique" du régime syrien.

 

 

Depuis 2010, un décret permet de déchoir plus facilement un étranger ayant "commis des actes contraires à l'honneur". La Légion d'honneur a ainsi déjà été retirée au cycliste américain Lance Armstrong ou au styliste britannique John Galliano.

 


11/05/2018
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Franceinfo - le samedi 14 avril 2018

 

 

Syrie : ce que l'on sait de l'opération militaire menée par les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni

 

Les trois pays ont mené des frappes aériennes contre plusieurs cibles syriennes, en réponse à l'attaque chimique présumée menée par le régime de Bachar Al-Assad à Douma. L'opération est terminée et aucune nouvelle frappe n'est prévue dans l'immédiat

 

 

 

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Une photo partagée par l'armée syrienne montre une explosion aux abords de Damas (Syrie), samedi 14 avril 2018. (SYRIAN GOVERNMENT'S CENTRAL MILI / AFP)

 

 

 

Une opération militaire a été menée contre la Syrie par les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni, dans la nuit du vendredi 13 au samedi 14 avril. Ces trois pays entendent punir le régime de Bachar Al-Assad, qu'ils accusent d'avoir mené une attaque à l'arme chimique contre des civils dans la Ghouta orientale. "Une opération conjointe est en cours avec la France et le Royaume-Uni, nous les remercions tous les deux", a déclaré Donald Trump, qui s'exprimait à la Maison Blanche vendredi soir.

 

 

Au moment même où le président américain s'exprimait, plusieurs détonations ont été entendues à Damas, selon des correspondants de Reuters et de l'AFP sur place. Des témoins disent à l'AFP avoir vu des colonnes de fumée s'élever du nord-est de Damas. Cette vague de frappes, dont il reste à déterminer le nombre, est terminée, ont ajouté les autorités américaines moins d'une heure plus tard.

 

 

Quelle est l'ampleur des frappes menées en Syrie ?

 

L'intervention a visé "des cibles multiples" avec "des types de munitions divers", a indiqué un responsable américain, qui a notamment évoqué le recours à des missiles de croisière Tomahawk. "Des frappes occidentales ont visé des centres de recherche scientifique, plusieurs bases militaires et des locaux de la Garde républicaine à Damas et ses environs", a pour sa part rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'homme.

 

Le chef du Pentagone a déclaré que ces frappes des Etats-Unis et de leurs alliés ont plus lourdement frappé la Syrie que lors des tirs de missiles d'avril 2017, contre une base militaire syrienne.

 

 

La ministre française des Armées, Florence Parly, a affirmé samedi matin lors d'une conférence de presse que les frappes ont visé "le principal centre de recherche" et "deux centres de production" du "programme clandestin chimique" du régime de Bachar Al-Assad.

 

 

 

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Londres a annoncé que des frappes britanniques ont visé un "complexe miliaire" près de Homs. Selon le ministère britannique de la Défense, quatre avions de combat Tornado ont pris part aux frappes. Des missiles Shadow ont été utilisés contre un site militaire situé à 24 km à l'ouest de la ville de Homs et éloigné de tout groupement d'habitations de population civile.

 

 

Quel a été le rôle des forces françaises ?

 

Le président français Emmanuel Macron a annoncé dans un communiqué avoir "ordonné aux forces armées françaises d’intervenir" avec une réponse "circonscrite aux capacités du régime syrien permettant la production et l'emploi d'armes chimiques". Une courte vidéo diffusée dans la nuit sur le compte Twitter de l'Elysée montre le décollage de plusieurs avions de chasse Rafale d'une base qui n'est pas identifiée. 

 

 

La ministre des Armées, Florence Parly, a pour sa part diffusé sur son compte Twitter la photo d'un Rafale en phase de décollage. Les Rafale sont dotés de missiles Scalp.

 

 

Lors d'une conférence de presse conjointe, Jean-Yves Le Drian et Florence Parly ont donné des précisions sur cette opération. Le principal centre de recherche du programme chimique syrien et deux centres de production ont été frappés, a indiqué la ministre. 

 

 

"Cette opération combinait des moyens navals et aériens, a précisé la ministre des Armées. Des frégates multimunitions, accompagnées de bâtiments de protection et de soutien, ont été déployées en mer Méditerranée. Dans le même temps, un raid aérien est parti en début de nuit depuis plusieurs bases aériennes en France afin de rejoindre les côtes de la Syrie. Ces différents moyens ont tiré des missiles de croisière sur les objectifs prévus, en étroite synchronisation avec nos alliés américains et britanniques", a poursuivi la ministre.

 

 

Quel est le message de Washington, Paris et Londres ?

 

Donald Trump a affirmé que l'objectif des opérations "était d'établir une dissuasion forte contre la production, la prolifération et l'emploi d'armes chimiques". Il a exhorté Moscou "à quitter la voie sinistre" du soutien à Bachar Al-Assad. Le président américain a également déclaré que la Russie avait "trahi ses promesses" de 2013 sur l'élimination des armes chimiques syriennes.

 

 

Par ailleurs, Donald Trump a mis en garde l'Iran et la Russie, qui ont déployé des milliers d'hommes et du matériel pour aider Bachar Al-Assad à reconquérir le pays, contre leurs liens avec la Syrie. Il a aussi estimé que le sort des pays de la région était entre les mains de leurs habitants, et qu'aucune intervention militaire américaine ne pourrait, à elle seule, apporter une "paix durable".

 

 

"Nous ne pouvons pas tolérer la banalisation de l'emploi d'armes chimiques, qui est un danger immédiat pour le peuple syrien et pour notre sécurité collective", a pour sa part estimé Emmanuel Macron, dans un communiqué de l'Elysée. La Première ministre britannique, Theresa May, a affirmé qu'il n'y avait "pas d'alternative à l'usage de la force".

 

 

De nouvelles frappes sont-elles prévues ?

 

Cette première vague de frappes est terminée, ont annoncé les autorités américaines moins d'une heure après le début des opérations, et il n'y a pas d'autres frappes prévues pour l'instant, a ajouté le ministre américain de la Défense, James Mattis. Tout en dénonçant les attaques chimiques "monstrueuses" menées par le régime de Damas, Donald Trump a promis que l'intervention comprenant des "frappes de précision" durerait "aussi longtemps qu'il le faudrait".

 

 

Côté français, Emmanuel Macron a précisé que, "conformément à l'article 35, alinéa 2, de la Constitution, le Parlement sera informé et un débat parlementaire sera organisé, suite à cette décision d'intervention de nos forces armées à l'étranger".

 

 

Comment réagissent la Syrie et la Russie ?

 

"La défense anti-aérienne syrienne" est entrée en action contre "l'agression américaine, britannique et française", a affirmé la télévision d'Etat syrienne, ajoutant que treize missiles avaient été abattus au sud de Damas. Plus généralement, les médias d'Etat dénoncent une "agression et une violation flagrante du droit international". Cette opération militaire occidentale est "vouée à l'échec", a par ailleurs martelé le régime syrien.

 

 

La Russie n'a pas été prévenue à l'avance de ces frappes, a indiqué le chef d'état-major américain, Joe Dunford, qui ajoute que les alliés ont pris soin d'éviter de toucher les forces russes, massivement présentes dans le pays. La ministre française des Armées, Florence Parly, a toutefois affirmé que la Russie avait au contraire été prévenue de ces frappes.

 

 

Moscou est rapidement montée au créneau après cette intervention. L'ambassadeur russe à Washington, Anatoli Antonov, estime que ces frappes sont une "insulte au président russe", dans un communiqué. "Nous avions averti que de telles actions appelleraient des conséquences (...). Nos mises en garde ont été ignorées."

 

 

Quelles sont les autres réactions ?

 

Ils soutiennent. Samedi matin, le Canada, Israël et la Turquie ont apporté leur soutien à l'opération. Dans un communiqué, le ministère turc des Affaires étrangères estime que ces frappes constituent "une réaction appropriée" à l'attaque chimique présumée de Douma. Justin Trudeau a, lui, soutenu "la décision des Etats-Unis, du Royaume-Uni et de la France de prendre des mesures pour diminuer la capacité du régime de lancer des attaques par armes chimiques contre ses propres citoyens".

 

 

Jens Stoltenberg, secrétaire général de l'OTAN, a, lui aussi, salué l'opération : "Je soutiens les actions prises par les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France contre les installations et capacités d'armes chimiques du régime syrien", a-t-il exprimé par le biais d'un communiqué.

 

 

Ils condamnent. L'Iran, principal allié régional de Damas, condamne "fermement" les opérations contre la Syrie et lance une mise en garde contre "leurs conséquences régionales". Le ministère iranien des Affaires étrangères, sur le canal Telegram de son porte-parole, a affirmé que "les Etats-Unis et leurs alliés, sans aucune preuve et avant même une prise de position de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), ont mené cette action militaire [...] contre la Syrie et sont responsables des conséquences régionales de cette action aventuriste".

 

 

Le guide suprême iranien, l'ayattolah Ali Khamenei, a lui aussi dénoncé les frappes sur son Telegram : "L'attaque menée ce matin contre la Syrie est un crime. Je déclare franchement que le président américain, le président français et la Première ministre britannique sont des criminels [...], ils n'obtiendront rien et ne tireront aucun bénéfice".

 

 

Il s'inquiète. Antonio Guterres, secrétaire général de l'ONU, a quant à lui appelé les Etats membres à "faire preuve de retenue dans ces circonstances dangereuses et à éviter tous les actes qui pourraient entraîner une escalade de la situation et aggraver les souffrances du peuple syrien". Le secrétaire général a décidé de reporter un voyage prévu en Arabie saoudite.

 


09/05/2018
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Franceinfo - le mardi 6 mars 2018

 

 

Syrie : le premier convoi humanitaire écourte sa mission dans la Ghouta orientale "en plein milieu des bombardements"

 

 

Les quarante-six camions était entrés dans cette partie rebelle proche de Damas quelques heures plus tôt, lundi. Ils étaient chargés d'aide médicale et de nourriture

 

 

 

Il n'ira pas plus loin. Le convoi humanitaire quitte la Ghouta orientale sans avoir terminé la distribution. Ce retrait a été annoncé par l'ONU, lundi 5 mars en début de soirée. "Nous avons livré autant d'aides que possible en plein milieu des bombardements", a écrit sur Twitter Sajjad Malik, le représentant de l'agence de l'ONU pour les réfugiés en Syrie.

 

 

Composé d'une quarantaine de camions, le convoi était entré neuf heures plus tôt dans cette enclave rebelle, située à l'est de la capitale Damas. Chargés d'aide médicale et de nourriture, les véhicules avaient de quoi approvisionner 27 500 personnes. Tous n'ont pas pu être déchargés. Un deuxième convoi humanitaire de l'ONU est prévu jeudi.

 

 

Pénuries de nourriture et de médicaments 

 

Assiégés depuis 2013, les 400 000 habitants de la Ghouta orientale subissent au quotidien de graves pénuries alimentaires et de médicaments. Aucune aide n'a pu y entrer depuis que le régime syrien a lancé, mi-février, une campagne aérienne qui a tué plus de 700 civils.

 

 

Lundi soir, près de vingt cas de suffocation ont été rapportés après des bombardement du régime syrien sur la partie rebelle de la Ghouta orientale, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme.

 

 

Une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU, votée à l'unanimité et réclamant un cessez-le-feu de 30 jours dans toute la Syrie pour permettre la distribution d'aides humanitaires et l'évacuation des blessés les plus graves, est restée lettre morte.


16/04/2018
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Franceinfo - le lundi 5 mars 2018

 

 

Syrie : un premier convoi humanitaire est entré dans la Ghouta orientale, le fief rebelle bombardé par le régime syrien

 

 

C'est la première aide à parvenir aux 400 000 habitants de cette enclave rebelle depuis le début d'une offensive du régime syrien, mi-février, qui a tué plus de 700 civils

 

 

 

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Des camions du Croissant rouge syrien, transportant de l'aide humanitaire, attendent à un checkpoint près de Damas, le 5 mars 2018. (OMAR SANADIKI / REUTERS)

 

 

 

C'est une aide attendue par les habitants de la Ghouta orientale depuis le début de la violente offensive du régime syrien, mi-février. Un premier convoi humanitaire est entré dans cette enclave rebelle de Syrie, a annoncé l'ONU, lundi 5 mars. Au total, c'est un convoi de 46 camions, "transportant des aides médicales et de la nourriture pour 27 500 personnes", qui a été affrété par l'ONU et ses partenaires.

 

 

Assiégés depuis 2013, les quelque 400 000 habitants de la Ghouta orientale, à l'est de la capitale Damas, subissent au quotidien de graves pénuries alimentaires et de médicaments. Aucune aide n'a pu y entrer depuis que le régime syrien a lancé, mi-février, une campagne aérienne qui a tué plus de 700 civils.

 

 

Une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU, votée à l'unanimité et réclamant un cessez-le-feu de 30 jours dans toute la Syrie pour permettre la distribution d'aides humanitaires et l'évacuation des blessés les plus graves, est restée lettre morte. Mais une trêve humanitaire de cinq heures est observée tous les jours depuis mardi. Sans permettre, jusque-là, l'entrée de convois humanitaires.

 

 

Le régime a repris un tiers de la Ghouta orientale

 

Outre leurs bombardements, les forces du régime syrien mènent également une offensive terrestre dans la Ghouta orientale. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme, elles contrôlent désormais un tiers de ce territoire. Elles sont arrivées à deux kilomètres de Douma, la grande ville locale.

 

 

Lundi, le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a adopté une résolution demandant l'ouverture d'une enquête sur le siège de la Ghouta orientale par l'armée syrienne. Il demande que la Commission d'enquête internationale indépendante sur la Syrie "ouvre urgemment une enquête complète et indépendante sur les événements récents" dans cette région.

 


16/04/2018
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Franceinfo - le samedi 24 février 2018

 

 

Syrie : plus de 500 morts civils dénombrés dans le fief rebelle de la Ghouta, une semaine après le début des raids aériens du régime

 

 

Le bilan des victimes a augmenté après la découverte de nouveaux corps sous les décombres et la mort de victimes supplémentaires samedi

 

 

 

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Un secouriste dans les décombres après un raid du régime syrien à Saqba (Syrie), le 23 février 2018. (ABDULMONAM EASSA / AFP)

En Syrie, 500 civils ont été tués en sept jours de raids du régime sur la Ghouta orientale, selon les estimations communiquées par l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH,) samedi 24 février. Ce fief rebelle est bombardé sans cesse depuis le 18 février. Le bilan a augmenté après la découverte de nouveaux corps sous les décombres et la mort de victimes supplémentaires samedi. 

 

 

A Douma, principale ville de la Ghouta orientale, violemment bombardée dans la matinée, plusieurs corps dont ceux d'enfants ont été transportés dans une clinique de fortunee. Enveloppés dans des couvertures, ils ont été placés dans une pièce transformée en morgue.

 

 

Le vote attendu vendredi au Conseil de sécurité sur une trêve d'un mois en Syrie a été repoussé à samedi 19 heures, heure de Paris. Des négociations ont été menées pendant plusieurs heures pour éviter un veto de la Russie, et un nouveau texte de résolution prévoyant un cessez-le-feu immédiat a été mis au point.

 


15/03/2018
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Franceinfo - Mis à jour le mercredi 21 février 2018

 

 

Syrie : le martyre des enfants de la Ghouta

 

 

Lundi 19 février, une série de missiles s'est abattue sur les derniers quartiers rebelles de Damas (Syrie). Le point de la situation sur place

 

 

 

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Face aux secouristes qui accourent, lundi 19 février, juste après qu'une série de missiles se soit abattue sur les derniers quartiers rebelles de Damas (Syrie), un homme s'enfuit avec un nourrisson dans les bras. Le sauveteur filme avec une caméra fixée sur son casque. Les cris le conduisent jusqu'à une maison. À l'intérieur, plusieurs enfants, terrorisés, attendent d'être évacués. Un peu plus loin, d'autres ambulanciers échappent de peu à une nouvelle frappe. Chacune de leur intervention se fait sous les bombes. 

 

 

"J'ai perdu cinq de mes enfants"

 

Depuis 15 jours, l'armée syrienne et ses alliés pilonnent sans répit les faubourgs est de Damas. Cette zone échappe depuis six ans au contrôle de Bachar Al-Assad. C'est le dernier fief rebelle dans la capitale syrienne. 400 000 personnes dont 200 000 enfants y résideraient toujours. À l'hôpital, les cadavres s'accumulent. "J'ai perdu cinq de mes enfants", explique un homme. Comme souvent, les enfants sont les premières victimes de la guerre. Plusieurs dizaines d'entre eux ont été tués ou blessés au cours des dernières heures. L'ONU réclame l'arrêt des combats, mais le pouvoir syrien a massé des troupes à proximité en vue d'une offensive au sol dans les heures ou les jours qui viennent.

 


12/03/2018
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Franceinfo - le mercredi 7 février 2018

 

 

Syrie : une centaine de jihadistes français ont été arrêtés par les Kurdes

 

 

Alors que l'organisation Etat islamique a été défaite dans le pays, le statut de ces citoyens français partis combattre à ses côtés est au cœur de discussions

 

 

 

"Une petite centaine" de jihadistes français a été arrêtée par les Kurdes, dans le nord-est de la Syrie, a déclaré Jean-Yves Le Drian, mercredi 7 février sur BFMTV. Alors que l'organisation Etat islamique a été défaite dans le pays, le statut de ces citoyens français partis combattre à ses côtés est au cœur de discussions. "Ils vont être jugés par les autorités judiciaires locales", a assuré le ministre des Affaires étrangères.

 

 

 

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Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, à l'Elysée, le 30 janvier 2018.  (LUDOVIC MARIN / AFP)

 

 

 

La France veut rapatrier les enfants 

 

Ces jihadistes "ne seront pas rapatriés en France, dans la mesure où ce sont des combattants, donc ce sont des ennemis", a expliqué le ministre, confirmant la position déjà exprimée par le gouvernement. "Ce sont des gens qui ont commis des actes de barbarie. Des gens qui ont attaqué les Kurdes et les forces irakiennes, a-t-il justifié. Les conclusions de leur action, c'est qu'ils soient jugés par ceux qu'ils ont combattus."

 

 

 

En revanche, Jean-Yves Le Drian a affirmé que la France voulait faire revenir les enfants de jihadistes : "Nous voulons faire en sorte que, par le biais de la Croix-Rouge, nous puissions les rapatrier en France."

 


14/02/2018
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Franceinfo - le jeudi 1er février 2018

 

 

"Si Daech est dans la zone, on la nettoie" : entre la Syrie et l'Irak, des volontaires français combattent les derniers jihadistes

 

 

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Jérôme JadotRadio France

 

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À Kharaij, dans la région de Deir ez-Zor, près de la frontière irakienne, une poignée de volontaires français vivent en ce moment, en première ligne, les derniers jours de Daech. franceinfo les a rencontrés

 

 

 

Ils sont partis prendre les armes en Syrie, dans le camp opposé à l’État islamique : une poignée de volontaires français vivent en ce moment en première ligne, les derniers jours de Daech en tant qu’entité territoriale. Ils font partie des près de 200 combattants étrangers engagés au sein des forces kurdes. franceinfo a pu rencontrer deux d’entre eux à Kharaij, dans la région de Deir ez-Zor, près de la frontière irakienne, dans une des toutes dernières poches de résistance de l’État islamique.

 

 

 

L'unité "tabura enternasyonal"

 

Dans la cour de la grande maison qui sert de poste de commandement, une dizaine d’hommes en uniforme chargent leur paquetage dans deux gros pick-up. On parle ici anglais, mais pas seulement. Le "tabura enternasyonal", petite unité composée d’Américains, de Canadiens, d’Allemands est commandée par un Français. "Je m’appelle Hogir. C’est mon nom kurde : cela veut dire 'l'ami', 'le camarade'", lâche-t-il. Le commandant Hogir préfère ne pas dire grand-chose de sa vie d’avant à Paris : ni son nom, ni son métier. Le trentenaire a rejoint les combattant kurdes YPG, il y a un peu plus de deux ans.

 

 

 

 

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Le commandant Hogir est à la tête de l'unité "tabura enternasyonal" est baséà à Kharaij, dans la région de Deir ez-Zoren Syrie. (RADIO FRANCE / ERIC AUDRA)

 

 

 

Cela fait six mois pour cet autre volontaire, Kendal Breizh. Cet ex-ouvrier par intérim breton confie avec un sourire que si ses outils ne sont "pas tout à fait les même", sa mission ressemble, étant donné le "comportement de Daech", à une mission humanitaire. Kendal Breizh est opérateur lance-roquette au RPG7. Hogir, lui, est sniper et plutôt doué à en croire les soldats kurdes, dont il assure la couverture. "Nous faisons, explique-t-il, des contrôles avec la caméra thermique la nuit et avec des fusils de précision le jour. Et si Daech est dans la zone, on la nettoie."

 

 

 

À quatre kilomètres, la ligne de front

 

La zone ce sont ces maisons et ces champs aux abords de la ville de Kharaij. Depuis le toit du poste de commandement, on distingue la ligne de front à environ 4 km. Le matin même au petit-déjeuner, Hogir et ses hommes y ont été visés par des tirs de mortiers. Les combats sont âpres dans cette ultime bande d’une trentaine de kilomètres à reconquérir sur les rives de l’Euphrate. "C’est une petite zone, très réduite, décrit Hogir, mais où plusieurs centaines, voire milliers de combattants sont concentrés, qui vont être contraints de se battre : on est très proches de la fin de l’Etat islamique…"

 

 

Dans ces combats, un danger guette : celui d’avancer trop vite. "Parfois, explique le combattant, les YPG avancent la nuit et poussent la ligne de 800 mètres. Puis on s’aperçoit que Daech est derrière nous. C’est arrivé il y a quelques jours. Un commandant YPG est entré dans une mosquée située derrière les lignes. Il a pris trois balles : cinq combattants de Daech étaient toujours là…"

 

 

 

Des idéalistes loin de l'image de "Rambo"

 

Réunis autour d’un petit feu de bois pour une pause, Hogir et ses hommes ne renvoient pas l’image de "Rambo" en manque d’adrénaline. Moustache et lunettes rectangulaires, le commandant français se décrit comme un militant de gauche, séduit par l’idéal d’inspiration marxiste des Kurdes YPG.

 

 

"On a les forces d’Assad d’un côté, al-Nosra de l’autre, Daech, indique Hogir. Et, au milieu de toutes ces forces plus ou moins réactionnaires, on a un projet politique novateur, ouvertement de gauche, ouvertement progressiste, qui met au centre de sa politique l’émancipation des femmes et la démocratie directe."

 

 

 

"Moi, j’avais envie de venir sur place, de faire l’expérience d’une révolution"

Hogir

franceinfo

 

 

Un idéal révolutionnaire qui n’empêche pas Hogir d’exhiber, comme un trophée de guerre, des objets et documents émanant de Français engagés dans le camp d’en face. D’abord deux disques métalliques ornées de calligraphies arabes : des pièces de monnaie frappées par l’État islamique, retrouvées dans une maison civile. Il y a, aussi, une lettre d’amour d’un jihadiste, rédigée en français, ainsi que le règlement intérieur d’une communauté de veuves, lui aussi rédigé en français, consigne de ménage en sus.

 

 

Hogir souhaite que ces Français-là, ceux d’en-face, soient jugés ici en Syrie, là où se trouvent leurs victimes. De retour dans leur pays, certains combattants anti-Daech pourraient eux aussi être inquiétés par la justice, considérés comme des mercenaires. "Nous ne sommes pas payés", plaide Kendal Breizh, visiblement peu inquiet. "Il y a peu de conséquences, explique-t-il, pour les gens qui ont eu l’occasion de revenir, puisqu’il serait hypocrite pour la France de poursuivre ceux qui combattent avec les YPG alors qu’à quelques kilomètres d’ici, les forces spéciales françaises font la même chose…", estime-t-il avant de lâcher en riant : "Je vous en dirai davantage à mon retour, si je suis toujours en liberté."

 

 

 

 

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Kendal Breizh, ex-ouvrier par intérim breton. (RADIO FRANCE / ERIC AUDRA)

 

 

 

Kendal Breizh envisage de revenir en France dans six mois. Le quadragénaire ne nie pas avoir laissé une famille en Bretagne. Le jeune commandant Hogir, lui, n’imagine pas de retour pour le moment et se projette sur son prochain adversaire : l’armée turque. Cette dernière a lancé, il y a deux semaines, une offensive contre l’enclave kurde d’Afrine, au nord de la Syrie.

 

 

"Ce sera beaucoup plus difficile, estime-t-il. Contrairement à Daech, l’armée turque a des avions. Nous n’aurons plus de frappes aériennes avec nous, mais contre nous. Les combattants internationalistes sont venus défendre la révolution en cours : nous n’allons pas dire à nos camarades kurdes que comme cela devient chaud ici, nous rentrons en Europe. Ce n’est pas une option." Les hommes d’Hogir n’ont d’ailleurs pas le temps de traîner. Les deux pick-up sont prêts à filer vers le nord, une partie de l’unité vient d’être mobilisée sur le front d’Afrine. L’autre reste ici pour terminer la guerre contre l’État islamique.

 


06/02/2018
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le Progrès du lundi 10 juillet 2017

 

 
 
    SYRIE - CALME DANS LE SUD POUR LE CESSEZ-LE-FEU

 

 

 

Le calme régnait hier dans le sud de la Syrie, alors que de nouvelles négociations sous l'égide de l'ONU doivent tenter de mettre fin à six ans de guerre. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), les combats ont cessé dans les trois provinces concernées par cet accord.

 


14/07/2017
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le Progrès du mecredi 7 juin 2017

 

 

SYRIE - L'ALLIANCE ARABO-KURDE LANCE LA GRANDE BATAILLE POUR REPRENDRE RAQA

 

 

Les Forces démocratiques syriennes (FDS), formées de combattants arabes et kurdes et soutenues par Washington, ont lancé hier "la grande bataille" pour prendre au groupe djihadiste Daech son principal bastion en Syrie, la ville de Raqa, la quatrième du pays..

 

 

 

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11/06/2017
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le Progrès du dimanche 7 mai 2017

 

 
 
    SYRIE - DES VIOLENCES EN RECUL

 

 

 

Les violences étaient en net recul dans plusieurs provinces de Syrie (Hama, Damas, Alep) hier au début de la mise en place d'un accord conclu entre la Russie, l'Iran et la Turquie en vue d'une trêve durable. Le processus a débuté deux jours après la signature par la Russie et l'Iran (alliés du régime de Bachar al-Assad) et la Turquie (soutien de la rébellion) d'un mémorandum prévoyant, entre autres, la création de quatre "zones de désescalade" en Syrie et leur surveillance.

 


10/05/2017
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le Progrès du mercredi 26 avril 2017

 

 
 
    SYRIE-IRAK - 20 COMBATTANTS KURDES TUÉS

 

 

 

La Turquie a mené hier des raids aériens en Syrie et en Irak qui ont tué plus de vingt combattants de forces kurdes impliquées dans la lutte anti-djihadistes.

 


29/04/2017
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le Progrès du vendredi 21 avril 2017

 

 

 

SYRIE – LA FRANCE DIT AVOIR DES PREUVES. DES ARMES CHIMIQUES ONT BIEN ÉTÉ UTILISÉES EN SYRIE

 

 

L'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques affirme que les premières analyses sont irréfutables : les victimes de Khan Cheikoun ont été intoxiquées par un gaz de type sarin.

 

 

Oui, le régime syrien a bien utilisé des armes chimiques contre sa population. L'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) a affirmé posséder des preuves de l'utilisation par Damas d'un agent neurotoxique lors de l'attaque de Khan Cheikoun, dans le nord-ouest du pays.

 

 

Les prélèvements réalisés sur dix victimes, trois morts et sept blessés, « tmoignent d'une exposition au gaz sarin ou à une substance similaire », a confirmé mercredi Ahmet Uzumcu, directeur de l'OIAC, sans attendre le rapport définitif. L'enquête est toujours en cours, mais selon lui les premiers résultats des analyses sont « déjà irréfutables ».

 

 

 

Une trentaine d'enfants tués

 

Un peu plus tôt dans la journée, le ministre français des Affaires étrangères avait déjà fait état de conclusions similaires. « C'est une question de jours, mais nous apporterons la preuve que le régime a bien organisé ces frappes avec des armes chimiques. J'exprime une conviction, dans quelques jours je pourrai vous apporter des preuves », avait déclaré Jean-Marc Ayrault lors de l'émission Question d'info.

 

 

Le matin du 4 avril, un raid aérien avait fait au moins 87 morts, dont 31 enfants, dans la ville de Khan Cheikhoun contrôlée par les rebelles et les djihadistes. L'opposition avait accusé le régime d'avoir utilisé des « obus » contenant du « gaz toxique ». Damas niant de son côté toute responsabilité dans l'attaque. Les secouristes et les témoins avaient décrit les habitants victimes d'évanouissements, d'asphyxie ou frappés de convulsions : autant de symptômes caractéristiques de l'emploi du gaz sarin.

 

 

 

Représailles américaines

 

 

Qualifiée de « crime de guerre » par Washington, l'attaque avait suscité une large réprobation internationale. Alors que la Russie bloquait la résolution occidentale condamnant Damas devant le Conseil de Sécurité des Nations Unies, les États-Unis avaient aussi décidé de frapper unilatéralement le régime syrien. Une première depuis le début du conflit. Trois jours après l'attaque de Khan Cheikhoun, Donald Trump ordonnait à la marine américaine de tirer une soixantaine de missiles de croisière contre des installations de l'armée syrienne.

 

 

 

Les accusations d'utilisation d'armes chimiques par le régime de Bachar al-Assad sont récurrentes depuis le début de la guerre civile. Barack Obama en avait fait une ligne rouge, qui avait failli mener durant l'été 2013 à une intervention armée unilatérale de la France, du Royaume-Uni et des États-Unis. Le projet avait finalement été abandonné, suit à un revirement de dernière minute du président américain.

 


23/04/2017
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