L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

FAITS DIVERS


Franceinfo - le lundi 27 mai 2019

 

 

Colis piégé à Lyon : le suspect avait réalisé des achats en ligne de produits permettant de fabriquer l'engin explosif

 

 

avatar
franceinfoRadio France

 

 

Le suspect s'est procuré divers produits, dont de l'eau oxygénée et de l'acétone, permettant de confectionner le TATP, un explosif très instable utilisé dans l'attaque de Lyon

 

 

 

19378375.jpg

 

(JEFF PACHOUD / AFP)

 

 

 

Parmi les éléments qui ont permis de remonter jusqu'au suspect de l'explosion d'un colis piégé à Lyon vendredi 24 mai, qui a fait 13 blessés légers, figurent plusieurs achats que l'individu a réalisés sur internet.

 

 

Selon les informations de franceinfo lundi 27 mai, l'homme s'est ainsi procuré divers produits, dont de l'eau oxygénée et de l'acétone, permettant de confectionner le TATP, un explosif très instable utilisé dans l'attaque de Lyon. Selon les informations de France 2, des piles ont également permis de remonter jusqu'à lui. Dans ce travail sur les débris de l'engin explosif, le travail de la police technique et scientifique a été déterminant.

Près de 300 appels téléphoniques exploités par les enquêteurs dans les heures qui ont suivi l'explosion du colis piégé, ainsi que les nombreuses heures de vidéosurveillance examinées, ont aussi contribué à retrouver l'individu.

 

 

 

Le suspect peu coopératif en garde à vue

L'individu qui a été placé en garde à vue lundi est un homme de 24 ans, né en Algérie. Il restait souvent chez lui, dans l'appartement familial d'Oullins, une commune située au sud-ouest de Lyon.

 

 

Le suspect a été présenté lundi par Gérard Collomb, le maire de Lyon, comme un étudiant en informatique dans une école lyonnaise. Mais, selon le directeur de l'établissement, joint par franceinfo, l'homme n'était que préinscrit. En 2017, il n'était pas allé au bout de son inscription à cause d'un problème de visa avec le consulat de France à Oran, en Algérie.

 

 

Selon les informations de franceinfo, le jeune suspect s'est montré très peu coopératif lors de ses premières heures de garde à vue. Ses motivations restent encore inconnues. Ses parents et son petit frère sont eux aussi interrogés par les enquêteurs. Leurs gardes à vue peuvent durer quatre jours.

 


28/05/2019
0 Poster un commentaire

Franceinfo - le samedi 25 mai 2019

 

 

Explosion à Lyon : périmètre de sécurité levé, un homme toujours recherché

 

 

avatar

Margaux DuguetPierre GodonFrance Télévisions

 

 

 

Le périmètre établi vendredi soir, autour du site où est survenue la déflagration, a été levé samedi matin

 

 

 

19371013.jpg

 

Des policiers dans une la rue Victor Hugo, dans le 2e arrondissement de Lyon, après une explosion survenue le 24 mai 2019. (NICOLAS LIPONNE / NURPHOTO / AFP)

 

 

 

 

CE QU'IL FAUT SAVOIR

 

 

Au lendemain de l'explosion survenue à Lyon (Rhône), qui a fait au treize blessés, le périmètre de sécurité établi aux alentours de la place Bellecour a été levé, samedi 25 mai, très tôt dans la matinée. Un suspect est toujours recherché par la police. Suivez la situation dans notre direct.

 

 

Périmètre de sécurité levé. "La police scientifique, la police technique a travaillé toute la nuit [de vendredi à samedi]. Il était important pour nous, pour les Lyonnaises et les Lyonnais, que ce périmètre soit levé pour que cette ville reprenne une vie normale", a déclaré sur franceinfo David Kimelfeld, président de la métropole de Lyon. Vendredi soir, les autorités avaient établi un périmètre de sécurité autour du site où a eu lieu la déflagration.

 

 

Un homme recherché. Un suspect, qui a pris la fuite en vélo, est recherché par la police. L'individu est suspecté d'avoir déposé un sac ou colis explosif contenant des vis, clous ou boulons. La section antiterroriste du parquet de Paris s'est saisie de l'affaire et une enquête pour association de malfaiteur terroriste à été ouverte.

 

 

"Emotion" et "surprise" de Gérard Collomb. Le maire de Lyon s'est exprimé samedi matin, de retour d'un voyage au Japon. "On ne s'attend pas à ce qu'il y ait comme cela une attaque qui puisse se passer au centre-ville de Lyon" qui est "plutôt une ville calme", a-t-il déclaré à l'AFP.

 

 

Treize blessés. Les treize blessés sont 8 huit femmes, quatre homme et une enfant de 10 ans.  "Fort heureusement, toutes leurs blessures sont très légères", a indiqué Jean-Yves Sécheresse, adjoint au maire de Lyon délégué à la sécurité.

 


25/05/2019
0 Poster un commentaire

Franceinfo - le vendredi 24 mai 2019

 

 

Anesthésiste de Besançon : une ancienne collègue est persuadée que le docteur Péchier a voulu l’empoisonner

 

 

avatar
franceinfoRadio France
 

 

 

En 2016, Catherine Nambot a été opérée d'une prothèse de l'épaule, et devait être anesthésiée par le docteur Péchier. Mais au dernier moment, elle a pris la place d'une autre patiente. Cette dernière est décédée des suites de l’anesthésie

 

 

 

19302327.jpg

 

Le docteur Frédéric Péchier, le 29 mars 2017 à Paris. (OLIVIER LEJEUNE / MAXPPP)

 

 

 

Une semaine après la mise en examen d'un anesthésiste à Besançon pour 17 nouveaux cas d’empoisonnements, une ancienne collègue du médecin, elle aussi anesthésiste, met en cause le docteur Péchier, rapporte vendredi 24 mai  France Bleu Besançon. Cette ancienne collègue, Catherine Nambot, est persuadée que l’anesthésiste a voulu l’empoisonner.

 

 

Les faits remontent à 2016, lorsque Catherine Nambot, consœur du docteur Péchier à la clinique Saint-Vincent de Besançon, doit se faire opérer d’une prothèse de l’épaule. Le jour de l’intervention, c’est Frédéric Péchier qui devait effectuer l’anesthésie. Mais à la dernière minute, c'est un ami de Catherine Nambot qui propose de lui faire l'anesthésie, ce qu'elle accepte. Et elle prend finalement la place d'une autre patiente et est opérée la première.

 

 

 

La seconde patiente fait un arrêt cardiaque

L’opération se déroule très bien pour Catherine Nambot. Mais ce n’est pas le cas de la patiente qui s'est fait opérée en deuxième position. On lui a administré la poche d’anesthésiques destinée normalement à Catherine Nambot. Cette autre patiente fait un arrêt cardiaque à la suite d'une surdose d’anesthésiques locaux et décède.

 

 

L’avocat de Catherine Nambot, Me Alain Dreyfus-Schmidt, en vient à la conclusion que c'est sa cliente qui était visée. "Ce n'est pas moi qui le dit, c'est le dossier !", dit-il à France Bleu Besançon. Selon les informations recueillies par nos confrères, les deux collègues anesthésistes étaient en mauvais terme depuis quelques semaines.

 


24/05/2019
0 Poster un commentaire

Franceinfo - le samedi 4 mai 2019 - mis à jour le 05.05.19

 

Un kiosquier accusé de refuser de vendre un numéro du magazine "L'Equipe" sur l'homophobie dans le sport

 

 

 

 

Réagissant au témoignage d'un internaute, la maire de Paris, Anne Hidalgo, a jugé ce refus "inacceptable". Selon l'entreprise qui l'emploie, le kiosquier "réfute ces accusations". Il doit être entendu mardi dans une enquête interne

 

 

 

19226711.png

 

La une du magazine de "L'Equipe", paru le 4 mai 2019. (LEMAGLEQUIPE / TWITTER)

 

 

 

La maire de Paris a jugé l'attitude "inacceptable". Selon un témoignage publié samedi 4 mai sur Facebook, un kiosquier de la place de la République, à Paris, a refusé de vendre le magazine accompagnant le journal L'Equipe. Consacré à la lutte contre l'homophobie dans le sport, le numéro paru samedi met en une le baiser de deux joueurs de water-polo.

 

 

L'internaute affirme que le kiosquier lui a affirmé, en début d'après-midi, qu'il n'avait "pas déballé" les magazines reçus le matin même. "En pouvant à peine y croire, je lui demande : 'Vous êtes homophobe ?' Il me répond 'oui'. Tout simplement", poursuit l'auteur du texte.

 

 

Contactée par franceinfo.fr, la société MédiaKiosk, qui gère ce kiosque à journaux, affirme avoir contacté le kiosquier dans la journée de samedi, et que ce dernier "réfute ces accusations". "Compte tenu de la gravité de la situation, nous allons mener une enquête plus approfondie", affirme l'entreprise, "afin de comprendre exactement les faits et prendre les mesures qui s'imposeront". Le kiosque sera fermé lundi et le kiosquier entendu mardi, selon MédiaKiosk.

 

 

Selon une capture d'écran partagée sur Twitter, un autre internaute a affirmé sur Facebook s'être rendu dans ce même kiosque plus tard dans l'après-midi, et avoir constaté que le magazine était désormais en vente.

 

 

 

 

 

"Ça nous rend encore plus fiers de notre une"

Interpellée sur Twitter, la maire de Paris, Anne Hidalgo, a jugé l'attitude décrite dans ce témoignage "inacceptable", et assuré que "tout [serait] mis en œuvre pour faire reculer les actes et les propos homophobes". "Je sollicite immédiatement MédiaKiosk et les services de la Ville de Paris", a réagi l'adjointe à la mairie de Paris chargée du commerce. MédiaKiosk a expliqué à franceinfo, dimanche, être en "étroite relation" avec cette dernière, dont l'un des collaborateurs "a été en contact avec l'auteur du message".

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Ça nous rend encore plus fiers de notre une", a réagi de son côté le rédacteur en chef adjoint du magazine de L'Equipe.

 

 

 


06/05/2019
0 Poster un commentaire

Franceinfo - le dimanche 5 mai 2019

 

 

Interdite de monter dans le bus parce qu'elle portait une jupe ? Ce que l'on sait des accusations à l'encontre d'un chauffeur de la RATP

 

 

avatar

franceinfoFrance Télévisions

 

 

 

La RATP a ouvert une enquête interne et le conducteur a été identifié et auditionné

 

 

 

19229255.jpg

 

 Un bus de la RATP dans un dépôt de la porte d'Orléans, à Paris, le 16 novembre 2017. (MAXPPP)

 

 

 

 

Que s'est-il passé mardi près des Buttes-Chaumont à Paris entre un chauffeur de bus de la RATP et une jeune femme de 29 ans ? Une enquête interne est en cours à la régie des transports pour savoir pourquoi la jeune passagère s'est vu refuser l'accès à un bus de la ligne 60, mardi 30 avril. Le conducteur a été auditionné. Et l'affaire a vivement fait réagir après la diffusion des accusations du père de la jeune femme qui affirme que le chauffeur a refusé de laisser monter sa fille en raison de sa tenue.

 

 

 

L'accusation d'un père de famille

"Ce type, qui conduit un bus payé par mes impôts, a empêché ma fille, titulaire d’un passe Navigo valide et donc en règle, qui n'a jamais rien eu à se reprocher de monter… Juste parce qu’elle portait une jupe !" C'est l'accusation lancée dans Le Parisien, vendredi 3 mai, par Kamel Bencheikh, poète algérien qui vit à Paris. 

 

 

Selon lui, sa fille Elise attendait le bus 60 avec une amie, mardi en fin de soirée, à l'arrêt Botzaris, près du parc des Buttes-Chaumont, dans le 19e arrondissement de Paris. A l'arrivée du bus, le chauffeur se serait arrêté avant de redémarrer sans ouvrir ses portes, selon le récit de la jeune femme qui a couru jusqu'à un feu rouge  pour demander des comptes au conducteur. Il lui aurait répondu : "Tu n'as qu'à bien t'habiller", en visant la jupe courte portée par la jeune femme. 

 

 

Le père de famille a publié un post mercredi sur Facebook pour dénoncer cette situation. Mais celui-ci, qui débutait par "je revendique mon islamophobie" et qui présentait le chauffeur comme "un barbu de type maghrébin", a été supprimé du réseau social. Au Parisien, il expliquait vouloir déposer une plainte samedi et être déterminé à "aller jusqu'au bout"pour que "la RATP s'excuse publiquement"

 

 

 

Une enquête et un appel à témoins de la RATP

Dès vendredi, la RATP a fait savoir sur Twitter qu'elle avait lancé "une vérification" et que le conducteur allait être "entendu très vite", promettant des "sanctions appropriées" si les faits étaient "avérés".

 

 

 

Captureratp.PNG
 

 

 

Dimanche, la RATP indique avoir ouvert une "enquête interne" et avoir auditionné le chauffeur. La régie explique également avoir tenté de contacter Kamel Bencheikh pour obtenir "un signalement complet", nécessaire pour "la poursuite de la procédure". Par ailleurs, un appel à témoins a été lancé sur les réseaux sociaux.

 

 

 

Capturetra.PNG

 

 

Le groupe explique qu'il s'agit de trouver des personnes susceptibles d'apporter un éclairage sur les faits, "les bandes de vidéosurveillance n'étant exploitables que pendant 48 heures et dans le cadre d'une enquête judiciaire". Or, pour l'instant, aucune plainte n'a encore été notifiée à la RATP. 

 

 

 

La version du chauffeur

Le machiniste, qui travaille depuis quatre ans à la RATP, a été auditionné par sa hiérarchie samedi, indique son employeur. Il ne reconnaît pas les faits qui lui sont reprochés "tels qu'ils ont été présentés dans la presse". Il reconnaît seulement "une faute de service", pour "avoir refusé d'ouvrir les portes" de son bus aux deux jeunes femmes à la station Botzaris, dans le 19e arrondissement de Paris, mais pas pour les raisons invoquées. La RATP ne donne pas d'autres informations sur le contenu de son audition.  

 

 

 

Une sanction ? 

La Régie autonome des transports parisiens précise dimanche avoir ouvert"une procédure disciplinaire""qui pourra aller jusqu'à la révocation". Mais pour l'instant, l'enquête interne se poursuit. Selon nos informations, le conducteur, qui n'avait pas d'antécédent, a été temporairement relevé de son poste. 

 

 

 

De vives réactions politiques

Avant même la procédure ouverte par la RATP, les accusations de Kamel Bencheikh ont vivement fait réagir la classe politique. Vendredi, Valérie Pécresse, présidente LR de la région Ile-de-France demandait "toute la lumière sur cette affaire", dénonçant des "faits scandaleux" s'ils étaient "avérés"

 

 

 

Capturertp1.PNG

 

 

Samedi, un communiqué commun de la ministre des Transports, Elisabeth Borne, et la secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, estimait que "si les faits étaient confirmés", ils "nécessiteraient des sanctions exemplaires". Les deux ministres affirment "suivre avec la plus grande attention le déroulement de cette enquête".

 

 

 

Capturerau.PNG

 

 

A droite et à l'extrême droite, sans attendre les conclusions de l'enquête, des responsables politiques ont dénoncé "l'islam politique" qu'il faudrait "éradiquer" ou demander à la RATP de lourdement sanctionner le chauffeur, qualifié d'"islamiste"

 


05/05/2019
0 Poster un commentaire

Franceinfo - le mardi 30 avril 2019

 

 

Deux voleurs de muguet cueillis par les gendarmes près de Nantes

 

 

 avatar

franceinfo avec AFPFrance Télévisions
 
 
 
A l'issue de leur garde à vue, ils ont été relâchés mais ont reçu une convocation devant la justice pour mars 2020

 

 

 

19200151.jpg

 

Un bouquet de muguet dans les rues de Valenciennes (Nord), le 1er mai 2018. (MAXPPP)

 

 

 

Deux hommes ont été interpellés dans la nuit de lundi à mardi dans l'agglomération nantaise, le coffre de leur voiture rempli de brins de muguet volés qu'ils comptaient vendre le 1er-Mai, a annoncé mardi 30 avril la gendarmerie de Loire-Atlantique.

 

 

"Le coffre était rempli de brins de muguet. Ils avaient même pris le soin et le temps de faire 29 bouquets, prêts à être vendus", peut-on lire sur la page Facebook de la gendarmerie.

 

 

 

Capturemu.PNG

 

 

 

Les deux hommes, possédant déjà un casier judiciaire, ont été interpellés par deux patrouilles d'un peloton de surveillance et d'intervention en flagrant délit de vol, à proximité de leur véhicule stationné en bordure d'une route, a-t-elle expliqué. Plus d'un millier de brins ont été découverts, dont certains déjà conditionnés en bouquets.

 

 

 

Les deux suspects connaissaient bien le secteur 

Plus tôt dans la nuit, un agent de sécurité avait signalé aux gendarmes la présence de personnes suspectées d'avoir volé du muguet chez un producteur établi à Saint-Philbert-de-Grand-Lieu, au sud de Nantes.

 

 

Les deux mis en cause, âgés de 36 et 43 ans, connaissaient la filière, étant eux-mêmes employés en intérimaires dans une autre entreprise de muguet dans cette commune. A l'issue de leur garde à vue, ils ont été relâchés mais ont reçu une convocation devant la justice pour mars 2020.

 

 

Dans les Pays de la Loire, 50 à 60 millions de brins de muguet ont été cueillis durant cette récolte qui a commencé vers le 15 mars et s'est achevée samedi. La région compte quinze producteurs qui exploitent quelque 200 hectares, ce qui représente 85% de la production nationale des clochettes blanches emblématiques du 1er Mai.

 

 


01/05/2019
0 Poster un commentaire

Franceinfo - le samedi 27 avril 2019

 

 

"On vient le soutenir, lui montrer qu'il n'est pas tout seul" : une quinzaine de motards vient chercher un élève victime de harcèlement à la sortie du collège

 

 

avatar

avec France Bleu TourainefranceinfoRadio France

 

 

 

Cette initiative des motards du club Lag Spirit, qui regroupe des membres des forces de l'ordre, vise à soutenir les jeunes victimes de harcèlement scolaire

 

 

 

19181447.jpg

 

Des motards du club Lag Spirit, qui regroupe des membres des forces de l'ordre, vendredi 26 avril 2019.  (Pierre-Antoine Lefort / Radio France)

 

 

 

 

Une quinzaine de motards se sont rendus vendredi 26 avril en fin d'après-midi devant un collège de Tours (Indre-et-Loire) pour apporter leur soutien à un jeune garçon qui avait été victime de harcèlement scolaire dans son précédent établissement, qu'il a quitté il y a peu de temps, rapporte France Bleu Touraine.

 

 

A la sortie des cours, les membres de l'association Lag Spirit, venus des rangs de la police, des douanes et de la gendarmerie, sont donc venus chercher Valentin, 12 ans, devant son nouveau collège pour le ramener chez lui en moto. "On vient le soutenir, lui montrer qu'on est là, qu'il n'est pas tout seul", explique Oly, le président de l'association.

 

 

De son côté, Valentin dit se sentir "encore plus" en sécurité maintenant. "On est sûr que les autres ne viendront plus m’embêter", témoigne le jeune garçon. Sa maman Jennifer salue l'intervention des Lag Spirit. "C'est histoire de marquer le coup, pour que les harcelés se disent qu'ils ne sont pas seuls, et que cela calme les harceleurs", espère-t-elle. 

 

 

 

Pas là pour faire peur mais pour rassurer

Comme Valentin, deux autres adolescents ont reçu le soutien des Lag Spirit, en région parisienne et en Normandie. Les motards protecteurs assurent qu'ils ne cherchent pas à faire peur, mais à rassurer les jeunes harcelés. "Pour avoir pris plusieurs plaintes, qui n'aboutissent pas tout le temps, on voit la détresse de ces enfants, on a envie de les accompagner et de les aider", explique le président de l'association. Les Lag Spirit interviennent aussi auprès des familles en les accompagnant dans les procédures pour déposer plainte, ou la rédaction des lettres envoyées au rectorat.

 


29/04/2019
0 Poster un commentaire

Franceinfo - le mardi 23 avril 2019

 

 

Quatre questions sur les suicides qui endeuillent la police depuis le début de l'année

 

 

avatar
avec AFPVincent MatalonFrance Télévisions

 

 

 

Vingt-huit policiers ont mis fin à leurs jours en à peine quatre mois

 

 

 

19149751.jpg

 

Un policier porte son arme à la ceinture, le 9 février 2017 à Montpellier (Hérault). (MAXPPP)

 

 

 

"Nous attendons que le parquet conduise l'enquête qui a été ouverte et qu'il y ait des interpellations et des condamnations extrêmement fermes." Invité de franceinfo lundi 22 avril, Stanislas Gaudon, porte-parole du syndicat Alliance police nationale, a fait part de son "indignation" et de sa "colère" après l'appel de certains manifestants au suicide de policiers lors de la mobilisation des "gilets jaunes", samedi.

 

 

La réaction des syndicats n'a rien de surprenant : depuis le début de l'année 2019, vingt-huit policiers se sont donné la mort. Signe que la question soulève de puissantes inquiétudes, des rassemblements de fonctionnaires ont eu lieu dans toute la France vendredi en hommage à leurs collègues morts.

 

 

Fait-on vraiment face à une vague de suicides au sein de la police ? Comment expliquer le geste des policiers qui mettent fin à leurs jours ? Quelles structures existent pour accompagner les agents en souffrance ? Franceinfo tente de faire le tour de la question.

 

 

 

1Le nombre de suicides dans la police augmente-t-il vraiment ?

Avec près de 30 suicides en seulement quatre mois, 2019 laisse craindre une année noire comme celle qu'avait connue la police en 1996, quand 70 suicides avaient été recensés. Un triste record, pour l'instant jamais égalé.

 

 

En 2018, 35 policiers et 33 gendarmes se sont suicidés, selon le ministère de l'Intérieur. "Depuis vingt ans, le nombre de suicides varie en fonction des années entre 30 et 60 par an", expose une source policière citée par l'AFP. Entre 2014 et 2016, le nombre de suicides dans la police est ainsi passé de 55 à 36 avant de remonter brusquement à 50 en 2017.

 

 

Si le nombre de suicides chez les forces de l'ordre alarme tant, c'est parce qu'il est significativement plus élevé que dans le reste de la population. Un rapport sénatorial (document PDF) publié en juin 2018 relevait que le taux de suicides dans la police était supérieur de 36% à celui de la population générale.

 

 

 

2 - Quelles sont les causes des suicides des policiers ?

La question reste (presque) entière, et c'est justement le problème. "Il n’existe aucune étude de fond du ministère de l’Intérieur permettant d’analyser le phénomène. Il y a un défaut de volonté de comprendre", déplore dans les colonnes du Monde Sebastian Roché, directeur de recherche au CNRS et spécialiste de la police, qui y voit une "lacune historique et structurelle de Beauvau"

 

 

Consulter les auditions par les sénateurs de deux psychologues habituées à être en contact avec des policiers en détresse permet toutefois d'obtenir quelques explications sur ce phénomène. Si elle estime que "le suicide est quelque chose de multifactoriel", la cheffe du Service de soutien psychologique opérationnel (SSPO) de la police nationale, Catherine Pinson, expliquait ainsi aux parlementaires (document PDF) en février 2018 que "la collusion entre la vie professionnelle [des policiers] et la vie privée fait des dégâts"

 

 

Les rythmes de travail, le travail de nuit. Tous ces éléments ont un impact sur l’équilibre familial.Catherine Pinson, cheffe du Service de soutien psychologique opérationnel de la police devant les sénateurs

 

 

"Le mal-être policier est exacerbé par le risque d’attentat terroriste, qui leur impose depuis 2015 une hypervigilance épuisante", expliquait également aux sénateurs Amélie Puaux, psychologue au sein du SSPO. "Sans parler des contraintes de l'administration... Tout cela maintient les policiers dans leur bulle professionnelle, même lorsqu’ils ont quitté le travail." La psychologue soulignait également que la tuerie de Magnanville (Yvelines), en 2016, au cours de laquelle un couple de policiers avait été assassiné à son domicile par un jihadiste, "a attisé la peur des policiers pour leur famille".

 

 

Certains policiers ont même déménagé à des heures de route de leur lieu de travail, voire se sont mis en disponibilité, ont changé de service ou démissionné pour mettre leur famille à l’abri du monde de la police ou répondre à ses craintes. Amélie Puaux, psychologue au sein du Service de soutien psychologique opérationnel de la police devant les sénateurs

 

 

Souvent mise en cause comme un élément facilitant le passage à l'acte, l'arme de service n'est, elle, pas un sujet consensuel. En 2015, une réforme prévoyait la généralisation des casiers individuels pour y déposer son arme à la fin du service. Mais les tueries du 13-Novembre et de Magnanville ont rebattu les cartes. Les policiers susceptibles d'intervenir à tout moment pour éviter un attentat ont été encouragés à porter leur arme hors service. Lors de son audition devant la commission d'enquête sénatoriale, le patron de la police nationale avait précisé que 60% des policiers qui se suicidaient utilisaient leur arme de service. "On est pris dans une injonction contradictoire", relève une commissaire citée par l'AFP.

 

 

 

3 - La mobilisation supplémentaire entraînée par les "gilets jaunes" complique-t-elle les choses ?

Pas forcément. "L’année 2016, post-attentats, a été une année de forte mobilisation policière et de grandes tensions pour les forces de l’ordre, et pourtant les suicides avaient diminué par rapport à 2015", explique Sebastian Roché au Monde. Selon le chercheur, "la qualité de la relation avec la population joue probablement un rôle important". "En 2016, elle était meilleure que les années précédentes, ce qui peut aider les policiers à donner un sens à leur engagement. Sur ce terrain, 2019 est une année conflictuelle et donc difficile", analyse le spécialiste.

 

 

Mais malgré les invectives entendues lors des manifestations, les membres des forces de l'ordre savent se serrer les coudes, comme l'expliquait devant les sénateurs la cheffe du SSPO : "Le métier en tant qu’activité dans sa dimension sociale et sous diverses autres facettes est protecteur. Au niveau collectif, l''esprit police' est important. L''institution police' peut être considérée comme une institution protectrice, même si l'aspect relatif à la protection collective s’effrite beaucoup depuis quelques années." 

 

 

La psychologue assurait toutefois que le sentiment que cet "esprit maison serait [aujourd'hui] beaucoup moins marqué" que par le passé était largement répandu parmi les forces de police.

 

 

 

4 - Quelles mesures ont été prises pour endiguer le phénomène ?

L'une des premières réformes destinées à prendre officiellement en compte la détresse des policiers remonte à 1996, avec la création du Service de soutien psychologique opérationnel (SSPO) évoqué plus haut. Bâtir cette cellule destinée à recueillir la parole des forces de l'ordre n'allait pas de soi, se souvient sa fondatrice, Eliane Theillaumas, interrogée par franceinfo. "Les policiers sont 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24 dans la réactivité et l'opérationnel. Il nous fallait donc intégrer cette dimension", se souvient la psychologue, aujourd'hui à la retraite. 

 

 

La police est un corps qui n'avait pas vraiment la culture du 'psy'. Pendant longtemps, nous avons dû intervenir dans les couloirs, autour d'un café… Beaucoup redoutent le regard des collègues ou de la hiérarchie.Eliane Theillaumas, fondatrice du SSPO à franceinfo

 

 

En janvier 2015, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, avait présenté une batterie de 23 mesures (recrutement de psychologues supplémentaires au sein du SSPO, redynamisation des cellules de veille, nouveaux cycles de travail, création d'un référent pour l'accompagnement des personnels, mobilisation de la hiérarchie) pour lutter contre l'hécatombe. En mai 2018, réagissant encore à une vague de suicides, Gérard Collomb avait annoncé un nouveau programme approfondissant le plan précédent. Parmi les objectifs alors affichés : accroître la réactivité lorsqu'est détecté un fonctionnaire sur le point de passer l'acte, suivre et accompagner les policiers présentant des signes de fragilité, par exemple en retour d'arrêt maladie. 

 

 

En visite à l'hôpital des gardiens de la paix à Paris, le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a promis vendredi une accélération dans ce domaine. Il a également annoncé la création d'une "cellule alerte prévention suicide" destinée à la police nationale. Un numéro de téléphone dédié, disponible 24 h/24, permettra en outre de signaler les risques et de mettre les personnes en souffrance en relation avec des psychologues. 

 

 

Pour nombre de policiers, le ministre a surtout eu le mérite de reconnaître que "la pression de l'uniforme" pouvait en partie expliquer la vague de suicides qui frappe l'institution, quand l'administration préférait souvent invoquer des "raisons personnelles" lorsqu'un agent mettait fin à ses jours, rapporte Le Monde. "Les suicides de policiers, ce sont les enquêtes les plus facilement résolues : chaque fois, c’est pour raisons personnelles alors même qu’on n’a pas encore commencé les investigations", ironise un policier cité par le quotidien.

 


23/04/2019
0 Poster un commentaire

Franceinfo - le vendredi 12 avril 2019

 

 

"Il est entré en criant : c'est un attentat" : une professeure d'un collège de Seine-Saint-Denis braquée dans sa classe

 

 

avatar

franceinfoRadio France

 

 

 

En Seine-Saint-Denis, une professeure du collège Elsa Triolet a été braquée jeudi dans sa classe, devant ses élèves. Elle faisait cours à des quatrièmes quand des jeunes ont fait irruption

 

 

 

19089207.jpg

 

Des élèves en classe (illustration). (LIONEL VADAM / MAXPPP)

 

 

 

Une professeure du collège Elsa Triolet, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), a été braquée dans sa classe, devant ses élèves, jeudi 11 avril, selon les informations de France Inter. Elle faisait cours à des quatrièmes quand des jeunes ont fait irruption.

 

 

"Il y en a un qui est entré en criant : c'est un attentat", témoigne la professeure. Selon elle, elle a été attaquée parce qu'elle était prof. Elle n'a pas encore eu le temps de parler avec ses élèves des évènements : "Ce n'est pas un évènement ponctuel. L'incident est d'une extrême gravité mais les violences, c'est tout le temps."

 

 

Il a braqué une arme factice sur moi, il a tiré en direction de mon visage. J'ai mis ma main et les billes ont atterri sur ma main. J'étais dans la sidération parce que je ne connaissais pas l'individu.Une professeure d'Elsa Triolet à franceinfo

 

 

Les personnels du collège Elsa Triolet dénoncent, dans une lettre, la "casse des services publics", une "casse de l'éducation prioritaire" et demandent plus de moyens humains. Les professeurs appellent les parents, les élèves et les enseignants de Seine-Saint-Denis à manifester samedi à 11 heures sur le parvis de la basilique de Saint-Denis.

 

 

En Seine-Saint-Denis, les incidents sont nombreux. Il y a un mois, un droit de retrait des personnels d'un collège a été déposé après l'agression d'un professeur devant l'établissement. Au lycée Paul Eluard, un groupe d'élèves s'est introduit avec des battes et des marteaux. À Aubervilliers, il y a une semaine une assistante d'éducation et un enseignant ont été violemment agressés.

 


13/04/2019
0 Poster un commentaire

Franceinfo - le vendredi 5 avril 2019

 

 

Un enseignant français, soupçonné d'avoir violé une cinquantaine d'enfants en Asie, a été mis en examen

 

 

 

Selon nos informations, ce professeur était expatrié à Singapour. Il a été interpellé à Besançon par l'office central pour la répression des violences aux personnes

 

 

 

17345767.jpg

 

Le Français mis en examen le 1er avril 2019 et soupçonné de viols sur des dizaines d'enfants dans plusieurs pays d'Asie, ici après son arrestation en Thaïlande, le 4 février 2019, sur une image du média thaïlandais Ejan.co. (EJAN.CO)

 

 

 

Il est soupçonné de viols sur plusieurs dizaines d'enfants en Thaïlande, en Malaisie, aux Philippines et en Inde. Un Français expatrié à Singapour a été interpellé à Besançon (Doubs), le 30 mars, et mis en examen le 1er avril, a affirmé le parquet de Paris à franceinfo, vendredi 5 avril, confirmant une information du Parisien.

 

 

Selon une source policière à franceinfo, l'homme a reconnu la plupart des faits en garde à vue.

 

 

Une autre source policière explique à France 3 qu'il est suspecté d'avoir fait une cinquantaine de victimes, toutes de jeunes garçons. Une information judiciaire a été ouverte pour des faits susceptibles d'avoir été commis en Thaïlande, Malaise, Philippines et en Inde.

 

 

 

Arrêté puis libéré en Thaïlande

Il a été inculpé pour "viols et agressions sexuelles sur mineurs de 15 ans, détention, acquisition et captation en vue de sa diffusion d’images à caractère pornographique sur un mineur, participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime et corruption de mineur de plus de 15 ans", détaille le parquet.

 

 

L'homme, qui était professeur de français à Singapour, avait été pris en flagrant délit en Thaïlande. Selon une source policière à franceinfo, il était en train en train de violer un mineur. Le Parisien explique que cette première arrestation, en février, avait été médiatisée en Thaïlande, mais que ce Français avait finalement été libéré.

 

 

Selon le parquet, il est inconnu de la justice française pour des faits de pédophilie.

 


07/04/2019
0 Poster un commentaire

Franceinfo - le jeudi 4 avril 2019

 

 

INFO FRANCEINFO. Accident de Millas : la conductrice du car prenait depuis sept ans un médicament contre l'insomnie incompatible avec la conduite

 

 

avatar
Delphine GotchauxfranceinfoRadio France

 

 

 

L'accident entre un car scolaire et un TER à Millas le 14 décembre 2017, a provoqué la mort de six collégiens

 

 

 

17332071.jpg

 

L'accident de car avait fait six morts parmi les collégiens transportés. (CLEMENTZ MICHEL / MAXPPP)

 

 

 

De nouvelles pièces du dossier d'instruction de l'accident de car mortel survenu en décembre 2017 à Millas (Pyrénées-Orientales) mettent en cause le médicament contre l'insomnie pris par la conductrice à la période des faits, selon les informations de franceinfo révélées jeudi 4 avril. Six collégiens sont morts dans cette collision entre le car et une rame de TER.

 

 

 

Un médicament qui interdit de conduire

La juge d'instruction du pôle "accidents collectifs" de Marseille a envoyé, en novembre, des réquisitions judiciaires au laboratoire pharmaceutique Sanofi, fabricant de la zopiclone, l'hypnotique commercialisé par le groupe français sous le nom d'Imovane, un médicament pris par la conductrice. Dans sa réponse, que franceinfo a pu consulter, Sanofi explique que ce médicament "comporte un pictogramme rouge de niveau 3 considéré comme le niveau le plus élevé et équivalent à une interdiction de conduire".

 

 

Le laboratoire joint également une photo de la boite d’Imovane telle qu'elle est vendue en pharmacie, et sur laquelle est visible un triangle avec une voiture à l’intérieur sur fond rouge, accompagnée d'une mise en garde : "Attention danger : ne pas conduire !"

 

 

Sanofi précise que l'Imovane "peut influencer de façon conséquente l’aptitude à conduire, avec des risques possibles de somnolence, un allongement du temps de réaction et la diminution de la vigilance, particulièrement pendant les douze heures suivant la prise du médicament". La prise du médicament risque également, toujours selon son fabricant, de provoquer "une conduite automatique avec amnésie post événementiel".

 

 

 

La conductrice en "pilotage automatique" avant l'accident

L'enquête avait révélé que, pendant les 90 secondes précédant l'accident, la conductrice avait semblé en pilotage automatique avant un brutal coup de frein, trop tardif, devant la barrière baissée du passage à niveau et malgré les coups de klaxon du conducteur du TER.

 

 

Face à ces nouveaux éléments, les avocats des familles de victimes envisagent de demander au parquet un réquisitoire supplétif afin de pouvoir interroger le médecin de la conductrice, et éventuellement le mettre en examen : la quadragénaire se voyait prescrire le médicament depuis sept ans, dont deux années par le même médecin, alors que la notice aux patients ainsi que l'Agence nationale du médicament spécifient que le traitement ne doit jamais excéder quatre semaines.

 

 

La conductrice du car a été mise en examen dans ce dossier pour "homicides et blessures involontaires". La responsabilité de la SNCF dans cet accident a été exclu

 


04/04/2019
0 Poster un commentaire

Franceinfo - le lundi 1er avril 2019

 

 

Ce que l'on sait sur la mort de cinq résidents après leur dîner dans un Ehpad près de Toulouse

 

 

 

 

Une enquête a été ouverte après le décès de cinq personnes âgées dans cet établissement situé à Lherm, dans la nuit de dimanche à lundi. Treize autres résidents sont en situation d'urgence relative selon Korian dans un bilan publié à la mi-journée

 

 

 

17310583.jpg

 

Des gendarmes devant l'établissement d'hébergement pour personnes âgées "La Chêneraie" à côté de Toulouse (Haute-Garonne), où cinq personnes sont mortes le 31 mars 2019.  (ERIC CABANIS / AFP)

 

 

 

 

Le bilan s'est alourdi, lundi. Cinq résidents de l'Ehpad La Chêneraie, situé au Lherm, au sud-ouest de Toulouse, sont mortes après leur dîner, dimanche 31 mars. Quinze autres résidents sont en situation d'urgence relative et ont été placés dans des établissements de santé, explique la préfecture de Haute-Garonne dans un communiqué

 

 

Le parquet de Toulouse a été saisi et des investigations "sont en cours pour déterminer l'origine de l'intoxication alimentaire présumée", précise la même source. Franceinfo fait le point sur ce drame aux origines encore mystérieuses.

 

 

 

De violents vomissements après le dîner 

"Il y a eu des vomissements de personnes après le dîner" du dimanche soira indiqué la sous-préfète de permanence Marie-Paule Demiguel à France Bleu Occitanie"Les symptômes seraient arrivés environ une heure et demie après la fin du repas", a complété l’adjoint au maire de Lherm Frédéric Pasian. Les secours se sont rendus immédiatement sur place. 

 

 

Le problème est survenu "apparemment sur des repas spéciaux, des repas mixés pour personnes en fin de vie. C'est ce que le personnel nous a dit", a affirmé aux journalistes Chantal, la fille d'un couple résident, qui n'a pas été malade. 

 

 

Les personnes décédées sont quatre femmes, l'une de 76 ans, les autres âgées de 93 à 95 ans, et un homme de 93 ans, a précisé à l'AFP une source proche de l'enquête. Les familles ont été prévenues dans la nuit, mais certaines ne s'en sont aperçues qu'au réveil. "Je n'ai appris la nouvelle que ce matin. Les gendarmes et l'hôpital de Rangueil ont essayé de me joindre cette nuit mais mon téléphone était coupé", confie la fille d'une victime à La Dépêche du Midi"J'étais encore là samedi soir pour lui donner son repas. On s'est dit au revoir et là, j'apprends à la télé qu'elle est morte", raconte une proche d'une autre résidente morte dimanche soir, toujours à La Dépêche du Midi.

 

 

 

Une enquête ouverte 

Le parquet de Toulouse a ouvert une enquête pour "homicides involontaires et blessures involontaires", selon une source proche de l'enquête à l'AFP. Elle sera menée en lien avec l’agence régionale de santé (ARS). Celle-ci a entamé les premières investigations cette nuit. "Elles se poursuivront ce lundi sur la base d'un questionnaire alimentaire qui sera administré auprès des résidents", précise l'agence. 

 

 

L'enquête doit notamment déterminer si les repas étaient préparés en interne ou apportés de l'extérieur. "On soupçonne une intoxication alimentaire puisque ces événements se sont déroulés après le repas. La vice-procureure de la République qui était sur place [dimanche] soir a évidemment engagé des investigations et a souhaité que les cuisines notamment soient sous scellés. Ces analyses vont débuter au plus tôt ce[lundi] matin", a indiqué la sous-préfète Marie-Paule Demiguel sur BFMTV"La cuisine de l'Ehpad ainsi que les chambres des victimes ont été bouclées, a confirmé l'adjoint au maire Frédéric Pasian. Les enquêteurs étaient sur place [lundi matin] pour procéder aux prélèvements, dont les analyses, j'imagine, sont en cours." 

 

 

Alain Lapeyre, le fils d'une nonagénaire décédée, a affirmé à la presse que le dîner incriminé avait été livré dimanche soir de l'extérieur, précisant que l'information lui avait été donnée par le médecin traitant de l'établissement. Une autre parente, Marie, dont le père de 78 ans n'a pas été intoxiqué, a confirmé avoir eu la même information. L'établissement, qui a ouvert en 2006 et accueille 82 résidents, dont 17 en unité Alzheimer, a été racheté par le groupe Korian le 18 février. L'entreprise se défend dans uncommuniqué publié lundi 1er avril : "Le dernier contrôle réglementaire d'hygiène, réalisé par un bureau d'étude externe, a eu lieu le 12 février 2019. Les résultats de ce contrôle étaient conformes." Elle ajoute que l'Ehpad"produit les repas sur place avec ses propres équipes de cuisine".

 

 

 

Des familles en colère 

Le fils de l'une des victimes décédées a décidé de porter plainte. "Je suis en colère. C'est inadmissible. On paye pas loin de 3 000 euros par mois. Il faut que la lumière soit faite là-dessus", a déclaré Alain Lapeyre à franceinfoSa mère, atteinte de la maladie d'Alzheimer, était pensionnaire à la Chêneraie depuis dix ans. 

 

 

D'autres proches s'interrogent sur l'origine de cette possible intoxication. "J'ai encore le menu dans mon sac et je sais qu'hier soir, ils ont mangé de la salade périgourdine", assure à La Dépêche du Midi la fille de l'une des victimes. "Il fallait que ça arrive un jour", glisse de son côté à France Bleu la fille d'une résidente présente dans cet établissement depuis huit ans. Elle affirme qu'il y a déjà eu beaucoup de problèmes avec la nourriture, préparée à bas coûts. D'autres familles rencontrées par France Bleu ont préféré souligner des problèmes d'effectifs. "C'est pour cela qu'on allait souvent faire dîner notre grand-mère", relate une petite-fille de l'une des victimes à La Dépêche du Midi

 

 

Une cellule d'urgence médico-psychologique doit être constituée. En attendant, les familles disposent d'un centre d'accueil dans le centre-bourg de Lherm, et peuvent appeler le 05 62 23 27 22.

 


01/04/2019
0 Poster un commentaire

Franceinfo - le vendredi 29 mars 2019

 

 

Affaire Sophie Le Tan : ce que l'on sait sur l'enquête après la découverte d'ADN sur une scie chez Jean-Marc Reiser

 

 

avatar
franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

 

L'ADN de la victime a été identifié sur le manche d'une scie saisie dans le garage du principal suspect. Ce dernier continue de nier son implication dans la disparition de l'étudiante strasbourgeoise

 

 

 

17293159.jpg

 

Des soutiens de la famille de Sophie Le Tan manifestent devant le tribunal de Strasbourg (Bas-Rhin), le 5 octobre 2018. (FREDERICK FLORIN / AFP)

 

 

 

Il s'agit peut-être d'un élément déterminant, plus de six mois après la disparition de l'étudiante strasbourgeoise Sophie Le Tan. Les enquêteurs ont découvert de l'ADN de la jeune femme, âgée de 20 ans, sur le manche d'une scie saisie dans la cave de Jean-Marc Reiser, le principal suspect dans cette affaire. "Ce que je peux vous dire, c'est que ce soir, avec les éléments qu'il y a dans le dossier, si monsieur Reiser passait aux assises, il serait déjà condamné", a commenté Gérard Welzer, l'avocat de la famille de Sophie Le Tan. Franceinfo fait le point sur le dossier.

 

 

 

Qu'ont découvert les enquêteurs ?

La juge Eliette Roux a mené une audition du suspect pendant près de huit heures à Strasbourg, la deuxième après celle réalisée au mois d'octobre. Cet interrogatoire a permis d'évoquer un élément scientifique important mis au jour par les enquêteurs, selon les informations de France 3. En effet, l'ADN de Sophie Le Tan a bien été découvert dans un échantillon de sang prélevé sur le manche d'une scie appartenant à Jean-Marc Reiser. Les résultats de cette expertise ont été versés il y a quelques jours au dossier.

 

 

Confronté à ce nouvel élément, Jean-Marc Reiser aurait donné "des explications confuses", selon les informations de France 3, mais il a de nouveau clamé son innocence. Son avocat Pierre Giuriato a reconnu qu'il avait été "question de cet objet" pendant l'audition. Il a toutefois évoqué "des rapports d'expertises (...) pas définitifs. Il faudra attendre qu'ils soient déposés pour pouvoir se prononcer là-dessus". A ses yeux, aucun lien ne peut "pour l'instant" être fait avec la disparue.

 

 

Autre élément troublant : des traces de sang retrouvées sur un pantalon de son client ont été "abordées" lors de cet interrogatoire, mais l'avocat du suspect n'a pas souhaité se prononcer à ce propos. Il a appelé à attendre "les rapports [définitifs] qui vont permettre ou non un éventuel lien entre Jean-Marc Reiser et la victime".

 

 

 

Comment réagit la famille de Sophie Le Tan ?

Pour Gérard Welzer, il n'y a "aucun doute sur la culpabilité" de Jean-Marc Reiser. "Les charges accablantes qui existaient contre lui existent toujours et sont de plus confortées" avec "un élément nouveau très important" et "accablant", a déclaré l'avocat des parties civiles. S'il n'a pas pu assister à l'interrogatoire, il a été autorisé à consulter le procès-verbal d'audition.

 

 

Selon lui, Jean-Marc Reiser a livré "un scénario abracadabrantesque" pour expliquer la présence de l'ADN de la victime sur cette scie. "Nous sommes déçus que [Jean-Marc Reiser] ait maintenu sa version. (...) On aurait espéré qu'il fasse des aveux", a réagi de son côté Laurent Tran Van Mang, un cousin de Sophie Le Tan. "La famille voudrait savoir ce qu'il s'est passé, c'était vraiment ce qu'on attendait aujourd'hui. D'où la déception."

 

 

 

Comment se défend Jean-Marc Reiser ?

Sophie Le Tan a disparu le 7 septembre au matin, alors qu'elle était partie visiter un appartement occupé par Jean-Marc Reiser à Schiltigheim, près de Strasbourg (Bas-Rhin). Et la perquisition menée par la police a mis en évidence la présence de sang. D'après Gérard Weltzer, interrogé par France 2"tout a été nettoyé : la baignoire, le lavabo…" Selon l'avocat de la famille, Jean-Marc Reiser "ne peut plus nier qu'elle soit venue chez lui".

 

 

Au tout début de l'enquête, Jean-Marc Reiser avait pourtant déclaré ne pas connaître Sophie Le Tan. Après avoir pris connaissance de ces éléments, il a donc changé de version lors d'un interrogatoire. L'homme a raconté avoir croisé la jeune femme à la faculté, alors qu'elle était blessée à la main. Celle-ci aurait accepté son aide et serait montée à son domicile avant de repartir peu après. Jean-Pierre Reiser aurait alors fait le ménage dans l'appartement.

 

 

La découverte de l'ADN de Sophie Le Tan sur le manche de la scie ne change rien à l'affaire, selon l'avocat Pierre Giuriato. Ce dernier précise que son client a nié une nouvelle fois son implication dans la disparition de la jeune femme et maintenu sa version du 5 octobre dernier. Placé en détention à la mi-septembre, sa demande de remise en liberté a été rejetée le 28 février dernier.

 

 

 

Quels sont les autres éléments accablants ?

Le jour de sa disparition, Sophie Le Tan était partie visiter un appartement à Schiltigheim, en répondant à une annonce immobilière mise en ligne par Jean-Marc Reiser sur le site LeBonCoin. Mais dès le mois d'octobre, franceinfo apprenait que la photo utilisée par le suspect pour illustrer l'annonce immobilière avait été prise dans le logement de sa mère. Pour Gérard Weltzer, avocat de la famille de Sophie Le Tan, cet élément suggère que Jean-Marc Reiser avait passé l'annonce pour "tendre un piège".

 

 

Ces derniers jours, la chaîne BFMTV a avancé une autre piste. Selon ses informations, le téléphone portable de la jeune femme a "borné" une dernière fois à 14h49 par un relais qui couvre la forêt de Robertsau, proche du domicile de Jean-Marc Reiser. Lors des perquisitions chez lui, dans la cave et le voiture du suspect, les enquêteurs ont notamment découvert des bidons d’essence, une bouteille d’alcool, des allumettes, des bâches plastique et une paire de chaussures de marche recouvertes de terre, rapporte France 3 Grand-Est. Autant d'éléments qui accréditent la thèse d'un déplacement dans une zone boisée.

 


29/03/2019
0 Poster un commentaire