L'AIR DU TEMPS

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FAITS DIVERS


Franceinfo - le vendredi 24 janvier 2020

 

 

Disparition d'Estelle Mouzin : "Si j'étais vous, je chercherais entre l'école et le domicile", a déclaré Michel Fourniret lors de sa dernière audition

 

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franceinfoDelphine GotchauxRadio France

 

 

 

Le tueur en série des Ardennes a tenu des propos ambigus à la juge lors de sa dernière audition en novembre dernier, sans formuler d'aveux, selon le procès-verbal d'audition dont franceinfo a pris connaissance

 

 

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Michel Fourniret dans une voiture de police, le 27 mai 2008, à Charleville-Mézières (Ardennes). (FRANCOIS NASCIMBENI / AFP)

 

 

 

"Si j'étais vous, je chercherais entre l'école et le domicile", a déclaré Michel Fourniret, le tueur en série des Ardennes, lors de son audition devant le juge le 27 novembre dernier au sujet de la disparition d'Estelle Mouzin, selon le procès-verbal d'audition dont franceinfo a pris connaissance.

 

 

Lors de cette audition, Michel Fourniret a été comme à son habitude, un joueur qui aime déstabiliser l'adversaire par ses déclarations ambiguës. Mais en face de lui, la doyenne des juges d'instruction de Paris, Sabine Khéris, ne s'est pas laissé manipuler par le tueur en série. Pas dupe de "ces neurones qui foutent le camp", invoqués par Michel Fourniret pour justifier son absence de souvenirs sur son emploi du temps avant, pendant et après la disparition d'Estelle.

 

 

 

Des propos troublants

Dans ce procès-verbal d'audition, il faut lire entre les lignes, comme d'habitude avec l'ogre des Ardennes. Pas d'aveux, mais des doubles négations : "Je ne suis pas complètement sûr de n'y être pour rien, ça ne veut pas dire que je ne suis pas coupable", a-t-il déclaré. Et cette phrase troublante : "Si j'étais vous, je chercherais entre l'école et le domicile", précisément l'endroit où a disparu la petite fille il y a maintenant 16 ans. Michel Fourniret a été mis en examen pour "enlèvement et séquestration suivi de mort", mais le tueur en série n'a pas à proprement parler fait des aveux.

 

 

>> GRAND FORMAT. Disparition d'Estelle : Eric Mouzin, un père à la recherche du temps perdu

 

 

Monique Olivier, l'ex-femme, est entendue une nouvelle fois vendredi 24 janvier par la juge en charge du dossier Estelle Mouzin. En novembre dernier, l'ex-femme de Michel Fourniret avait relancé l'enquête sur la fillette de 9 ans, disparue le 9 janvier 2003 à Guermantes, en Seine et Marne. Dans le bureau de la juge parisienne, Monique Olivier a fait tomber l'alibi du tueur en série, qui depuis plus de 10 ans affirmait qu'il était à leur domicile des Ardennes belges le jour de la disparition d'Estelle Mouzin.

 

 

"Monique Olivier en sait plus qu'elle ne veut bien le dire", estime une source proche du dossier, "mais elle ne veut pas s'incriminer elle-même". La juge Khéris va devoir s'armer de patience. Elle avait mis plus d'un an et cent quarante et un interrogatoires avant d'avouer les premiers crimes de Michel Fourniret.

 


24/01/2020
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Franceinfo - le vendredi 17 janvier 2020 - mis à jour le 18.01.2020

 

 

Policier tué à Bron : un adolescent de 15 ans mis en examen et écroué

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

Le policier avait été percuté volontairement par un fourgon alors qu'il était en opération de surveillance de personnes soupçonnées de vouloir commettre des vols "aggravés en bande organisée"

 

 

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Des policiers devant le cercueil de Franck Labois, à la préfecture du Rhône, à Lyon, le 17 janvier 2020.  (NICOLAS LIPONNE / HANS LUCAS / AFP)

 

 

 

Il s'agit de la troisième personne interpellée dans ce dossier. Le mineur arrêté dans le cadre de l'enquête sur le décès d'un policier, fauché par un fourgon lors d'une intervention près de Lyon dans la nuit du 10 au 11 janvier, a été placé en détention provisoire, a annoncé le parquet de Lyon, vendredi 17 janvier. 

 

 

L'adolescent de 15 ans, interpellé mercredi, a été déféré et mis en examen pour "vol suivi de violences ayant entraîné la mort", a précisé dans un communiqué le procureur de la République de Lyon, Nicolas Jacquet.

 

 

La garde à vue du majeur arrêté jeudi par les enquêteurs et suspecté d'être le conducteur du fourgon a été prolongée, a-t-il ajouté.

 

 

 

Un hommage à Franck Labois 

Franck Labois, policier de 45 ans affecté au Groupe d'appui opérationnel (GAO) à la Sûreté départementale du Rhône, a succombé lundi après-midi à ses blessures.

 

 

Le fonctionnaire de police avait été volontairement fauché par le conducteur d'un fourgon au cours d'une intervention à Bron visant à interpeller des individus suspectés d'être impliqués dans une affaire de vols aggravés en bande organisée. Le fourgon a par la suite été retrouvé vide à Villeurbanne.

 

 

Un hommage officiel, en présence notamment du ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, a été rendu à Franck Labois vendredi après-midi à la préfecture de Lyon. Les insignes de chevalier de la Légion d'honneur ont été remis à titre posthume au policier, qui a été également élevé au grade de capitaine.

 


18/01/2020
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Franceinfo - le lundi 13 janvier 2020 - mis à jour le mardi 14 janvier 2020

 

 

Qui était l’enfant ivoirien de 14 ans retrouvé mort dans un train d’atterrissage à Paris ?

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

Laurent Barthélémy a été retrouvé mort mercredi 8 janvier au matin, dans le train d'atterrissage d'un avion reliant Abidjan à Paris. L'Agence France Presse retrace sa courte vie

 

 

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Une salle de classe du lycée Simone Gbagbo d'Abidjan. C'est ici que Laurent Barthélémy était scolarisé. (SIA KAMBOU / AFP)

 

 

Comme des milliers d'Ivoiriens qui tentent l'émigration clandestine chaque année, Laurent Barthélémy a voulu rejoindre l'Europe sans prévenir ses parents. Aveuglé par ce rêve d'Eldorado, il est mort à l'âge de 14 ans, n'imaginant pas que le froid et l'altitude le tueraient à coup sûr.

 

 

A l'énorme lycée Simone Gbagbo de Yopougon, grand quartier populaire d'Abidjan, l'équipe pédagogique est sous le choc après la révélation de l'identité de l'enfant trouvé mort à Roissy.

 

 

Ici, 7 000 élèves s'entassent dans des salles bondées. 115 élèves par classe. Trois ou quatre enfants par banc prévu pour deux... Le lycée pratique en outre la "double vacation" : la moitié des élèves viennent le matin, l'autre l'après-midi. Laurent Barthelemy était en 4e2, le matin. En ce vendredi après-midi, la salle 29 qu'il fréquentait est occupée par une autre 4e. Ses camarades de classe ont quitté l'école sans avoir appris la nouvelle. Les derniers à l'avoir vu étaient avec lui dimanche, selon une surveillante qui a parlé à ses "camarades de quartier".

 

 

 

Avis de disparition le 6 janvier

Laurent Barthélémy a disparu lundi, le 6 janvier. "Lundi, l'enfant a pris ses affaires. Il était censé venir au cours. Ce n'est que le soir que les parents ont constaté l'absence de l'élève", se souvient Liliane NGoran, la censeure du lycée. "Le mardi matin, ils sont venus à l'école parce qu'il n'a pas dormi à la maison. Nous avons constaté avec eux qu'il n'était pas en cours et c'est ainsi qu'ils ont fait l'avis de disparition que nous avons affiché partout dans et autour de l'établissement", raconte-t-elle.

 

 

"Je suis affolé. Je me sens perdu. Le choc est brutal. On pensait à une fugue... C'est terrible à supporter !", assure Antoine Mel Gnangne, éducateur, qui encadrait régulièrement le jeune Laurent Barthélémy Ani Guibahi,

 

 
 

 

 

L'affiche montre un jeune homme frêle et pensif en tenue traditionnelle. Bon en maths et physique, mais très faible en sciences humaines et français, il a écopé d'un avertissement "pour travail insuffisant" sur son bulletin du premier trimestre avec la mention "Travail insuffisant. Concentrez-vous davantage".

 

 

Toutefois, M. Mel comme l'équipe pédagogique notent que il se comportait bien : "Ce n'était pas un enfant à problèmes. Il n'est pas mauvais. Il n'y a pas de grief d'un professeur ou d'un autre élève à son égard. Sur le plan disciplinaire, je ne lui reproche rien", souligne M. Mel.

 

 

 

Une responsable du lycée Simone Gbagbo d\'Abidjan présente l\'avis de recherche publié lors de la disparition de Laurent Barthelemy.

Une responsable du lycée Simone Gbagbo d'Abidjan présente l'avis de recherche publié lors de la disparition de Laurent Barthelemy. (SIA KAMBOU / AFP)

 

 


Après avoir traversé toute la ville, (l'aéroport se trouve à une trentaine de km de son quartier), le jeune homme a " accédé au train d'atterrissage de l'aéronef en s'agrippant à celui-ci au moment où l’avion s'apprêtait à s'élancer pour son décollage", selon le communiqué du ministère des Transports.

 

Le ministre Amadou Koné a précisé que "sur la vidéo de surveillance on aperçoit un individu vêtu d'un tee-shirt. Nous pensons qu'il a eu accès à l'espace aéroportuaire en escaladant le mur. Ensuite, il s'est caché dans les espaces verts".

 

 

 

"On n'imaginait pas que c'était lui"

"Quand on a appris la mort d'un jeune à Paris, on n'imaginait pas que c'était lui", souligne M.Mel. Mais, "jeudi, la gendarmerie de l'aéroport est venue avec une sacoche (trouvée près du tarmac) où il y avait des affaires d'un enfant. Ils nous ont demandé si on reconnaissait le T-shirt. C'était le tricot pour le sport qui porte l'effigie de l'établissement... Il s'agit du T-shirt des élèves de 4e. On a fait le rapprochement", explique Mme N'Goran qui a eu confirmation de l'identité vendredi après-midi.

 

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"Nous allons annoncer ça aux élèves lundi à la montée des couleurs. A cette occasion, habituellement nous donnons des informations et consignes aux élèves", explique la censeure qui veut mettre en place "des séances de sensibilisation pour expliquer que c'est dangereux".



Parmi les 25 millions d'Ivoiriens, des milliers tentent d'émigrer clandestinement chaque année. Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), en nombre de migrants clandestins, la Côte d'Ivoire se situe en 3e position des pays d'Afrique de l'Ouest. En 2017, 8 753 migrants ivoiriens arrivés en Italie étaient âgés de 14 à 24 ans, selon les chiffres du Centre de volontariat international (CEVI), une ONG italienne.

 

 

"Je n'ai jamais imaginé prendre l'avion pour fuir. Je suis triste pour lui", affirme Yasmine Gnekebo, élève de 4e, qui a appris la nouvelle par un gardien du lycée. "Je ne le connaissais pas, mais ça me fait mal parce qu'il est en 4e. Il n'a rien vu de 2020 et il est mort."

 


14/01/2020
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Franceinfo - le mardi 7 janvier 2020

 

 

Attaque au couteau de Villejuif : la compagne de l'assaillant a été interpellée par la police

 

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Cette jeune femme de 22 ans a été placée en garde à vue mardi suite à des écoutes téléphoniques dans lequelles elle déclare vouloir mourrir sous les balles des policers

 

 

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Un homme a agressé plusieurs personnes au couteau à Villejuif (Val-de-Marne), le 3 janvier 2020. (LAURINE BENJEBRIA / FRANCE-INFO)

 

 

 

La compagne de Nathan C. a été interpellée par la police à Palaiseau (Essonne) mardi 7 janvier, a appris franceinfo de source judiciaire, confirmant une information du Parisien. Nathan C. est l'auteur de l'attaque aux coups de couteau de Villejuif vendredi. Elle a été placée en garde à vue après des écoutes téléphoniques. Dans une conversation avec une amie, cette femme de 22 ans avait déclaré vouloir mourir sous les balles des policers.

 

 

 

Placée en garde à vue

Cette interpellation intervient quatre jours après l'attaque à l'arme blanche qui avait fait un mort et deux blessés. Le meurtrier, un jeune homme converti à l'islam et présentant de lourds antécédents psychiatriques, a été abattu par la police. Nathan C. a d'abord attaqué à un couple, blessant mortellement l'homme, âgé de 56 ans, au niveau du coeur et blessant grièvement sa femme de 47 ans. Puis il a ensuite blessé au dos une joggeuse de 30 ans. Ces deux femmes sont aujourd'hui sorties de l'hôpital. 

 

 

Une enquête est en cours notamment pour "assassinat en relation avec une entreprise terroriste", menée conjointement par la police judiciaire et le renseignement intérieur (DGSI) sous l'autorité du Parquet national antiterrioriste.

 


10/01/2020
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Franceinfo - le vendredi 3 janvier 2020

 

 

Val-de-Marne : un homme attaque des passants à l'arme blanche à Villejuif

 

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L'agresseur a été "neutralisé" dans la commune de L'Haÿ-les-Roses par des policiers qui ont fait usage de leur arme de service

 

 

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Un homme a agressé plusieurs personnes au couteau à Villejuif (Val-de-Marne), le 3 janvier 2020. (LAURINE BENJEBRIA / FRANCE-INFO)

 

 

 

Un passant a été tué et au moins deux personnes ont été blessées par un homme armé d'un couteau, vendredi 3 janvier à Villejuif (Val-de-Marne). L'agresseur, qui avait pris la fuite, a été "neutralisé" dans la commune voisine de L'Haÿ-les-Roses par les forces de l'ordre, indique la préfecture de police de Paris à franceinfo.

 

 

>> Suivez notre direct dédié à l'attaque au couteau à Villejuif

 

 

L'attaque s'est produite dans le secteur du parc départemental des Hautes-Bruyères. La préfecture du Val-de-Marne demande d'éviter les lieux. Le secrétaire d'Etat à l'Intérieur, Laurent Nuñez, s'est rendu sur place.

 

 

 

Préfet du Val-de-Marne @Prefet94
 

⚠️Un évènement de sécurité publique est en cours sur le secteur de - A6. La priorité est à l'intervention des services de sécurité et de secours. Merci d'éviter la zone. Suivez les comptes @prefpolice @PompiersParis

Voir l'image sur Twitter
116 personnes parlent à ce sujet
 
 

La victime est un habitant de Villejuif de 56 ans, précise à franceinfo le maire de la commune, Franck Le Bohellec. Il se serait interposé entre sa femme et l'assaillant lors de l'attaque.

 


05/01/2020
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Franceinfo - le mardi 24 décembe 2019

 

 

Violences à Grasse : des situations "à la fois choquantes et inacceptables", dénonce le maire

 

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Des policiers ont été pris à partie, dans le quartier de la Blaquière, à Grasse dans les Alpes-Maritimes. Une cinquantaine de jeunes ont scié des caméras de surveillance avant de lancer des pétards et des projectiles sur les forces de l'ordre qui intervenaient, relate France Bleu Azur

 

 

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Jérôme Viaud, le maire Les Républicains de Grasse (Alpes-Maritimes), le 15 janvier 2015. Illustration. (PATRICE LAPOIRIE / MAXPPP)

 

 

 

De violents affrontements ont opposé des dizaines de jeunes et des forces de l'ordre dans le quartier de la Blaquière dans la nuit de lundi à mardi. "Des situations choquantes et inacceptables", dénonce sur franceinfo Jérôme Viaud, le maire Les Républicains de Grasse dans les Alpes-Maritimes. Tout est parti de caméras de vidéosurveillance vandalisées. "Si ces caméras ont été prises pour cible, c'est qu'elles doivent gêner et elles doivent gêner ceux que ça dérange", estime Jérôme Viaud.

 

 

 

Franceinfo : Que s'est-il-passé à Grasse ?

 

Jérôme Viaud, maire LR de Grasse : Lundi soir, une bande de voyous s'est attaquée à sept caméras de vidéosurveillance, les mettant hors service avec des actes inacceptables. Je les condamne fermement et j'adresse mon plein soutien aux forces de police qui ont œuvré cette nuit pour rétablir une situation d'ordre. La meilleure réponse, c'est qu'à l'heure où je vous parle, 14 des 16 caméras sont à nouveau en service pour permettre à nos concitoyens de partager un réveillon dans de bonnes conditions. J'adresse aussi un message à nos concitoyens qui ne doivent pas vivre ce genre de situation et nous redoublerons d'efforts dans les semaines et les mois qui viennent en termes de sécurité.

 

 

 

Ces scènes de violence, elles vous ont surpris ? Ou vous pouviez vous y attendre dans ce quartier de la Blaquière ?

 

Elles m'ont d'abord surpris parce que c'était un quartier qui était apaisé depuis cinq ans. Elles m'ont choqué aussi dans l'extrême violence de ces situations où on a vu qu'il y avait une vraie préméditation de ces actes avec des disqueuses thermiques, avec des feux d'artifice qui ont été utilisés contre les forces de l'ordre. Ce sont des situations qui sont à la fois choquantes et inacceptables.

 

 

 

Vous dites que la situation s'était apaisée depuis environ cinq ans. Cela veut dire qu'il y avait dans ce quartier en particulier, des problèmes de sécurité avant ?

 

Historiquement, c'est un quartier qui a connu un certain nombre de difficultés, qui en connaît encore d'ailleurs, mais pas d'une telle intensité. Et nous avons maillé le quartier avec ces 16 caméras de vidéosurveillance pour justement enrayer un certain nombre de fléaux, dont les trafics de stupéfiants, et les incivilités qui ne sont pas acceptables. Et ce qui s'est passé lundi soir est choquant. Et nous ne l'avions pas prévu. Une chose est sûre, c'est que si ces caméras ont été prises pour cible, c'est qu'elles doivent gêner. Et bien loin de nous faire fléchir, ça va nous faire redoubler d'efforts pour justement augmenter le maillage, augmenter la présence de nos forces de l'ordre sur nos territoires. Et ce sera la meilleure réponse face à ces voyous.

 

 

 

Les caméras de vidéosurveillance font l'objet de débats assez réguliers. Il y en a 130 sur toute votre ville de Grasse, est ce qu'elles servent vraiment à lutter contre l'insécurité?

 

Bien sûr, les caméras de vidéosurveillance font des débats. Il y a certaines personnes qui sont contre pour des questions de liberté, je pense au fond de moi que quand on n'a rien à se reprocher, on n'a pas à lutter contre la présence de caméras sur un territoire communal. Et puis, la deuxième chose, ces caméras sont une vraie aide pour les services de police, pour les services d'investigation, pour monter et retracer un certain nombre de situations. Les caméras de vidéosurveillance sont précieuses et le seront encore plus dans l'avenir. Nous aurons d'autres caméras qui vont être déployées,  ainsi que des lecteurs de plaques aux entrées de la ville pour connaître les immatriculations qui pénètrent sur le territoire et qui sortent du territoire. Donc, nous allons utiliser ces technologies qui sont utiles pour nous et pour l'avenir.

 


26/12/2019
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Franceinfo - le vendredi 13 décembre 2019

 

 

Ce que l'on sait de l'attaque à l'arme blanche contre des policiers à la Défense

 

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La procureure de Nanterre évoque "le geste d'une personne déséquilibrée psychiquement". Le parquet antiterroriste ne s'est pas saisi de l'enquête

 

 

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Les faits se sont produits dans l'un des nombreux souterrains que compte le quartier de la Défense, à l'ouest de Paris. (MAXPPP)

 

 

 

Un homme a été tué, vendredi 13 décembre, après avoir agressé trois policiers à l'aide d'une arme blanche dans un souterrain du quartier de la Défense (Hauts-de-Seine). L'individu, un ressortissant marocain de 42 ans, n'était pas connu des services de renseignement. Voici ce que l'on sait de l'enquête sur cette attaque, dont le parquet national antiterroriste ne s'est pas saisi.

 

 

 

Que s'est-il passé ?

Vendredi, l'hôtesse d'accueil d'un immeuble de bureaux situé dans le quartier d'affaires de la Défense aperçoit un homme, apparemment muni d'un couteau, se taper la tête contre une vitre. Quelques minutes plus tard, l'employée, intriguée par ce comportement, raconte la scène à trois policiers en patrouille dans le secteur.

 

 

Entre-temps, l'homme s'est dirigé en direction des sous-sols de ce quartier, où les policiers le suivent. "Ils se sont retrouvés face à face avec l'individu, qui les a menacés d'une arme blanche", a relaté la procureure de Nanterre, Catherine Denis, lors d'une conférence de presse. Une arme qui était en fait une scie à placoplâtre, "avec une lame très fine et très longue qui peut ressembler à un poignard ou un couteau de longue taille".

 

 

Face à cet homme qui les menaçait avec sa scie, "les fonctionnaires de police ont fait des sommations à plusieurs reprises de lâcher son arme, ce qu'il n'a pas fait, a poursuivi la magistrate. Il s'est même jeté sur eux. Alors qu'ils étaient à deux ou trois mètres, les fonctionnaires ont fait feu pour stopper l'individu et éviter de se faire blesser ou tuer."

Au total, six balles ont été tirées, l'une d'elles au moins ayant atteint l'agresseur. Tombé à terre, et alors que les policiers s'apprêtaient à lui prodiguer des secours, l'homme aurait à nouveau cherché à attraper sa scie. L'un des policiers a alors fait usage de son Taser pour l'immobiliser, puis l'homme a été menotté. Les secours sont intervenus "très vite", selon la procureure, "mais le décès a été déclaré à 11h31".

 

 

 

Cette attaque est-elle considérée comme terroriste ?

Aux policiers qui lui ont demandé la raison de son geste après l'avoir maîtrisé, l'assaillant aurait répondu : "Je suis un terroriste", a indiqué la procureure. Toutefois, "à ce stade des investigations, rien ne permet de retenir le caractère terroriste de cette tentative de meurtre à l'encontre des fonctionnaires de police", a expliqué Catherine Denis, évoquant "le geste d'une personne déséquilibrée psychiquement".

 

 

Le parquet national antiterroriste, informé des événements depuis le début, ne s'est pas saisi de l'affaire. L'enquête a donc été confiée au service départemental de police judiciaire des Hauts-de-Seine, sous la responsabilité du parquet de Nanterre.

 

 

 

Que sait-on de l'assaillant ?

L'homme a été identifié comme un ressortissant marocain de 42 ans en situation irrégulière, qui présentait des problèmes psychiatriques. Il avait été hospitalisé à plusieurs reprises en hôpital psychiatrique ces dernières années. Son dernier séjour, commencé en 2018 dans un établissement parisien, avait pris fin le jour où il s'en était enfui, le 18 juin 2019. Il était, depuis, inscrit au fichier des personnes recherchées.

 

 

L'homme avait été remarqué depuis plusieurs jours ou semaines par des habitués de la Défense. Il "squattait dans les sous-sols ou des voies souterraines", nombreux dans ce quartier, selon la procureure. Les passants l'ont décrit comme "un individu qui réclamait des cigarettes et au comportement étrange ou anormal".

 

 

Totalement inconnu des services de renseignement, et "pas du tout religieux", l'individu avait plusieurs antécédents judiciaires de droit commun : il avait notamment été condamné en 2000 pour des faits d'agression sexuelle et de violences avec arme, en 2006 pour vol aggravé, et en 2011 pour infraction à la législation sur les étrangers.

 

 

Il s'était par ailleurs fait remarquer pour "de petites dégradations ou de petits vols", dont la plupart ont été classés sans suite "en raison de son état mental déficient", selon la procureure.

 


14/12/2019
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Franceinfo - le vendredi 6 décembre 2019

 

 

Affaire Elodie Kulik : Willy Bardon hospitalisé en réanimation après avoir ingéré un produit à l'énoncé du verdict le condamnant à 30 ans de prison

 

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Willy Bardon a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle ce 6 décembre à Amiens, peine requise par le parquet

 

 

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Le prévenu Willy Bardon suit les débats depuis son box, lors de son procès pour le viol et le meurtre d'Elodie Kulik, le 29 novembre 2019. (V. PASQUIER / FRANCE TELEVISIONS)

 

 

 

Willy Bardon, condamné vendredi à 30 ans de réclusion criminelle par la cour d'assises de la Somme, est "en réanimation à l'hôpital, dans un état grave et préoccupant", après avoir avalé "un produit" juste après l'énoncé du verdict, a indiqué le procureur d'Amiens. Son pronostic vital "est engagé", précisent ses avocats. "Je ne sais pas ce qu'il s'est passé, ça s'est passé dans notre dos," regrette Me Stéphane Daquo à France 3 Hauts-de-France.

 

 

>> Procès de Willy Bardon : les derniers mots pour emporter l'intime conviction des jurés

 

 

"On ne sait pas quel est le produit qu'il a ingéré", ni "comment il a pu cacher ça" alors qu'il avait "été fouillé", a déclaré à la presse le procureur de la République d'Amiens Alexandre de Bosschère, précisant qu'un proche de Willy Bardon avait "dit qu'il attenterait à ses jours s'il était condamné". Evacué précipitamment de la salle, Willy Bardon a été pris en charge par les pompiers et conduit à l'hôpital.

 

 

 

Un enregistrement glaçant de 26 secondes

A l'issue de 13 jours d'audience qui ont vu défiler 47 témoins et experts à la barre, relater les quelque 180 auditions menées par les enquêteurs, les jurés ont suivi les réquisitions de l'avocate générale, allant même au-delà en condamnant l'accusé pour le chef de viol. La cour d'assises a, en revanche, acquitté Willy Bardon du meurtre de la jeune femme. La condamnation n'est pas assortie d'une peine de sûreté, précise France Bleu Picardie. Ses avocats indiquent qu'ils ont l'intention de faire appel, et souhaitent que l'affaire soit jugée loin de la Somme, rapporte une journaliste de France Inter présente sur place.

 

 

Il s'agissait de juger des "atrocités" commises sur Elodie Kulik, employée de banque de 24 ans enlevée, violée, étranglée, puis brûlée en janvier 2002 à Tertry, à une vingtaine de kilomètres de Saint-Quentin (Aisne), a ainsi rappelé l'avocate générale Ségolène Attolou. Avant de mourir, la jeune femme avait appelé les secours, un enregistrement glaçant de 26 secondes considéré comme la pièce maîtresse du dossier, qui a ébranlé la salle d'audience à de nombreuses reprises pendant deux semaines.

 

 

Affaire Elodie Kulik : "J'ai le sentiment du devoir accompli", déclare le père de la victime

 

 

Si la participation de Grégory Wiart, décédé en 2003 et dont on avait retrouvé l'ADN sur la scène du crime en 2012, est "indéniable", les deux hommes entendus sur l'enregistrement "font forcément partie de ses ravisseurs" et "le seul proche" qui est "reconnu sur la bande" par plusieurs témoins est Willy Bardon, a enchaîné l'autre avocate générale, Anne-Laure Sandretto.

 


07/12/2019
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Franceinfo - le mercredi 4 décembre 2019

 

 

Bas-Rhin : ce que l'on sait de la profanation d'un cimetière juif à Westhoffen

 

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Depuis plusieurs mois, l'Alsace est confrontée à une multiplication de graffitis à caractère antisémite ou raciste. Franceinfo fait le point sur ces nouvelles profanations qui s'inscrivent dans une longue série

 

 

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Plusieurs tombes profanées dans le cimetière de Westhoffen (Bas-Rhin), le 3 décembre 2019.  (PATRICK HERTZOG / AFP)

 

 

Consternation à Westhoffen. Dans le cimetière de la commune du Bas-Rhin, 107 tombes juives ont été profanées, mardi 3 décembre, recouvertes de tags représentant des croix gammées. "Nous ferons en sorte que les auteurs soient condamnés", a assuré le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, mercredi, lors d'une visite sur place.  

 

 

Depuis plusieurs mois, l'Alsace est confrontée à une multiplication de graffitis à caractère antisémite ou raciste. Où en est l'enquête sur cette dernière affaire ? Quelles sont les pistes ? Quelles ont été les réactions ? Franceinfo fait le point sur ces nouvelles profanations qui s'inscrivent dans une longue série.

 

 

 

Que s'est-il passé ? 

Mardi 3 décembre, des inscriptions antisémites et des croix gammées ont été découvertes sur une centaine de tombes. Au total, 107 pierres tombales ont été profanées à l'aide de bombes de peinture dans ce cimetière, qui en compte 700 au total. Le nombre "14", considéré comme un symbole suprémaciste blanc, a par ailleurs été retrouvé sur l'une des tombes, a précisé la préfecture.

 

 

Le lieu abrite les sépultures de la famille de Jean-Louis Debré, l'ex-président du Conseil constitutionnel. Les tombes de membres des familles de Karl Marx ou de l'ancien président du Conseil socialiste Léon Blum s'y trouvent aussi. 

 

 

Plus tôt, d'autres tags antisémites avaient été observés dans une commune voisine. Pierre Geist, le maire de Westhoffen, a dit son écœurement : "Ce cimetière est là depuis des siècles. Il ne s'est jamais rien passé et aujourd'hui, on le profane avec des croix gammées. C'est honteux, c’est lamentable." 

 

 

 

 

 

 

Où en est l'enquête ? 

Quelques heures après la découverte des tombes profanées, une enquête préliminaire a été ouverte, a indiqué le parquet de Saverne (Bas-Rhin). Les investigations ont été confiées à une cellule spécialisée de la gendarmerie, a précisé le parquet de cette ville au nord-ouest de Strasbourg, dont dépend judiciairement Westhoffen. De leur côté, les gendarmes ont lancé un appel à témoignages.

 

 

Pour le moment, l'enquête n'en est qu'à son commencement. Fait étrange, Westhoffen a été évoqué à deux reprises, à plusieurs jours d'intervalle, dans d'autres tags antisémites dans une autre commune du Bas-Rhin. Ce sont d'ailleurs des tags trouvés mardi matin à Schaffhouse-sur-Zorn, selon la préfecture, qui ont conduit les gendarmes à se rendre à Westhoffen, où ils ont découvert la profanation.

 

 

Selon le parquet, cette profanation s'inscrit dans un "phénomène sériel", avec plusieurs actes similaires perpétrés les semaines précédentes dans des villages du secteur. Des croix gammées et inscriptions hostiles aux réfugiés ont été signalées à Reutenbourg il y a deux semaines. Le 26 novembre, d'autres tags antisémites avaient été découverts sur les murs de la mairie-école de Rohr, à une quinzaine de kilomètres de Westhoffen. 

 

 

Ces profanations rappellent aussi d'autres faits : les tags retrouvés sur les mairies de Thal-Marmoutier et Haegen en juillet 2018, sur la maison du maire de Brumath en novembre 2018, sur la permanence du député Bruno Studer à Schiltigheim en janvier 2019, sur un centre de demande d'asile strasbourgeois en janvier 2019 également et sur la mairie de Schirrhoffen en juillet 2019. France 3 Grand Est évoque aussi un probable lien avec la profanation du cimetière juif d'Herrlisheim en décembre 2018 et les dégradations commises à la synagogue de Mommenheim en mars 2019. 

 

 

 

Quelles ont été les réactions ?

Cette nouvelle profanation a provoqué une vague d'indignation. "L'antisémitisme est un crime et nous le combattrons, à Westhoffen comme partout, jusqu'à ce que nos morts puissent dormir en paix", a tweeté le président Emmanuel Macron dans la soirée de mardi. 

 

 

 

 

 

 

"Les communautés ici ont toujours vécu en harmonie, je suis consterné quand je vois ça, s'est indigné Pierre Geist, le maire de Westhoffen. Ici ont vécu des gens célèbres, des gens qui sont issus de cette terre d'Alsace qui ont façonné la France, des gens reconnus au niveau national. Et quand je vois l'état de leur tombe, ça me fait mal au cœur, je suis déçu qu'il existe des gens aussi misérables qui puissent salir la mémoire des hommes de cette façon-là, c'est honteux."

 

 

Interrogé par France Bleu Alsace, Jean-Louis Debré a dit sa "colère devant ces gestes ignobles, scandaleux et révoltants". "Il n'y a pas de nom pour qualifier ce qu'ont fait ces personnes, a-t-il poursuivi. C'est une insulte à la mémoire, une insulte à ces femmes et à ces hommes qui ont honoré la France et sont enterrés à Westhoffen". 

 

 

Ce qui s'est passé est un coup de poignard, j'ai honte et j'ai vraiment envie de pleurer. Jean-Louis Debré à France Bleu Alsace

 

 

Avec Jean-Louis Debré, Christophe Castaner s'est rendu sur place mercredi. En marge de son déplacement, il a annoncé la création d'un "Office national de lutte contre la haine" qui sera "chargé de coordonner pour la gendarmerie nationale à la fois cette enquête pour que tous les moyens nationaux soient mobilisés mais aussi l'ensemble des enquêtes pour les actes antisémites, antimusulmans, antichrétiens". 

 


05/12/2019
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Franceinfo - le jeudi 28 novembre 2019

 

 

Incendie de l'usine Lubrizol : l'Anses recommande de poursuivre les prélèvements sur certains aliments pendant un an

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

"Le sol peut être une source de contamination par ingestion directe par les animaux, par transfert aux végétaux qui seront ingérés par les animaux et par l'homme, ou encore par transfert via le réseau hydrologique", indique l'Agence française de sécurité sanitaire

 

 

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L'usine Lubrizol de Rouen (Seine-Maritime) ravagée par les flammes, le 27 septembre 2019. (YACINE MOUFADDAL / SDIS / AFP)

 

 

 

Les autorités doivent rester vigilante après l'incendie de l'usine Lubrizol à Rouen (Seine-Maritime). L'Agence française de sécurité sanitaire (Anses) préconise, jeudi 28 novembre, de poursuivre pendant un an les prélèvements sur les denrées alimentaires dans la zone située sous le panache de fumée consécutif à l'incendie.

 

 

L'agence sanitaire, dans un communiqué accompagnant son avis, indique que les analyses d'aliments réalisées n'ont pas mis en évidence de risque pour la santé dans la zone touchée par les retombées de suie, lors du passage du panache de fumée. L'analyse des cartes de la répartition des prélèvements en fonction de la modélisation du panache n'a pas montré, par ailleurs, "de corrélation évidente entre l'intensité des dépôts et les concentrations des contaminants analysées dans les prélèvements, excepté une tendance pour les dioxines, furanes et polychlorobiphényles dans les œufs", détaille l'Anses.

 

 

Dans ce quatrième avis rendu depuis l'incendie, le premier sur la stratégie de surveillance dans la durée des risques sanitaires, l'Anses estime donc nécessaire de prévenir tout risque sur la santé "au regard d'une exposition chronique aux contaminants par l'alimentation", du fait de transferts de polluants libérés par l'incendie.

 

 

 

Surveillance du lait, des œufs, des poissons d'élevage, des légumes racines

"Le sol peut être une source de contamination par ingestion directe par les animaux, par transfert aux végétaux qui seront ingérés par les animaux et par l'homme, ou encore par transfert via le réseau hydrologique", indique le communiqué. L'Anses préconise donc de "prélever majoritairement des échantillons de denrées alimentaires d'origine animale destinées à la consommation humaine : lait, œufs (en privilégiant les élevages plein air) ou encore poissons d'élevage". Sont également cités "les légumes racines et l'ensilage de maïs".

 

 

"Ces prélèvements ont vocation à être conduits sur une année, en tenant compte des saisons de productions agricoles", précise l'Anses. "De plus, il est préconisé de privilégier des productions agricoles végétales cultivées en plein champ par rapport aux cultures sous serres ou tunnel, ainsi que les productions issues des animaux élevés en plein air", recommande-t-elle.

 


30/11/2019
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Franceinfo - le vendredi 29 novembre 2019

 

 

DIRECT - La police de Londres évoque "plusieurs blessés" après une attaque à l'arme blanche près de London Bridge, un homme arrêté

 

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L'assaillant a été maîtrisé par les forces de l'ordre, selon la police de Londres

 

 

 

Ce qu'il faut savoir

 

 

La police de Londres (Royaume-Uni) "croit savoir que plusieurs personnes ont été blessées" après une "attaque à l'arme blanche" près de London Bridge, vendredi 29 novembre. "Un homme a été arrêté", précisent-elles dans un tweet.

 

 

 

 

 

 

Les services de secours sont sur place. Les forces de l'ordre disent avoir été averties, peu avant 14 heures, d'une "attaque à l'arme blanche" à proximité du London Bridge. Elles sont intervenues sur place, avec les services de secours.

 

 

La station de métro London Bridge fermée. Le réseau Transport de Londres a indiqué à la BBC (en anglais) qu'aucun train ne marque l'arrêt à cette station pour l'instant.

 


29/11/2019
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Franceinfo - le vendredi 29 novembre 2019

 

 

Femme tuée par des chiens dans l'Aisne : où en est l'enquête ?

 

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Elisa Pilarski, enceinte de six mois, a été retrouvée morte dans la Forêt de Retz près de Rébénacq, samedi 16 novembre. Les analyses ADN n'ont pour l'instant rien donné

 

 

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La forêt de Retz (Aisne), où a été retrouvé le corps d'Elisa Pilarski, photographiée le 16 mai 2012. (ANNE MONTFORT / PHOTONONSTOP)

 

 

 

Elisa Pilarski était enceinte d'un petit garçon qui aurait dû s'appeler Enzo. Samedi 16 novembre, alors qu'une chasse à courre est organisée dans la forêt de Retz (Aisne), cette jeune femme de 29 ans décide d'aller y promener son chien Curtis, comme à son habitude. Entre 13 heures et 13h30, elle est victime d'une attaque. A 15 heures, elle est retrouvée morte par son compagnon. Cause du décès : plusieurs morsures de chien sur la partie supérieure du corps et à la tête. Le drame va ébranler le village, la famille d'Elisa et son compagnon Christophe, puis déclencher une polémique sur la chasse à courre. Voici tout ce que l'on sait de l'affaire Elisa Pilarski.

 

 

 

Que sait-on des causes et des circonstances de la mort ? 

Dès lundi 18 novembre, les premiers résultats de l'autopsie confirment que la mort d'Elisa est due à "une hémorragie consécutive à plusieurs morsures de chien aux membres supérieurs et inférieurs ainsi qu'à la tête". Ce samedi 16 novembre, Christophe, le compagnon d'Elisa, explique avoir reçu un premier appel peu après 13 heures. La jeune femme lui aurait indiqué qu'elle avait été attaquée par "plusieurs chiens" qui l'auraient mordue "au bras et à la jambe". Après avoir tenté de l'appeler "à 35 reprises", Christophe se rend sur place. Il arrive 45 minutes plus tard, vers 14 heures.

 

 

Christophe assure avoir croisé sur le chemin un cavalier participant à une chasse à courre, Jean-Charles Métras, qui se trouve être le commandant du groupemement de gendarmerie de l'Aisne. Christophe l'aurait averti de la présence de son chien, Curtis, qu'Elisa promenait et qui aurait pu s'éloigner de sa maîtresse. Le compagnon de la victime assure que le gendarme lui aurait répondu : "A votre place, je m'inquièterais plus pour votre chien que pour les miens..." Une version formellement démentie par l'intéressé.

 

 

Au Parisien, Christophe décrit le moment où il retrouve Curtis : "Il ne bougeait pas, me regardait et se trouvait à trois mètres de ce que j'ai pris pour un tronc d'arbre, avant de comprendre qu'il s'agissait du corps de ma femme." Le compagnon d'Elisa rajoute que la jeune femme était "dénudée, en soutien-gorge, le pantalon baissé". Il explique aussi avoir vu, dans la foulée, passer une meute d'une trentaine de chiens.

 

 

 

Où en est l'enquête ? 

A quels chiens sont dues les morsures qui ont causé la mort d'Elisa ? Au croisé lévrier du couple, Curtis, ou aux 21 chiens participant à la chasse à courre qui se tenait non loin du lieu où la jeune femme est morte ? Pour le savoir, des prélèvements génétiques ont été effectués sur 67 chiens : les 5 American Staffordshire d'Elisa Pilarski et 62 chiens appartenant à l'association "le Rallye la passion" organisatrice de la chasse, présidée par Sébastien Van den Berghe. A ce jour, les résultats ne sont pas encore connus. Ils pourraient ne pas l'être avant un certain temps.

 

 

Ce même Sébastien Van den Berghe a été auditionné six heures durant par les gendarmes samedi 16 novembre, jour de la mort d'Elisa. Il a bien confirmé "qu'il avait croisé Christophe, totalement en panique, un peu après 14 heures". Selon lui, un autre cavalier aurait "croisé un autre chien qui a été un peu agressif avec son cheval", sans précisions sur la race.

 

 

Pour la société de vénerie, qui regroupe les associations de chasse à courre françaises, "aucun des chiens de chasse" ne peut être impliqué car aucun d'entre eux n'aurait été mordu. "On ne peut pas imaginer que Curtis, un chien de combat, (...) ait laissé sa maîtresse se faire dévorer sans la défendre ! Or, des vétérinaires ont inspecté les 62 chiens de l'équipage – 21 participant à la chasse et 41 restés à la propriété – et aucun ne présentait de traces de morsure", a déclaré jeudi 21 novembre Antoine Gallon, directeur de la communication de la société de vénerie.

 

 

 

Qu'est-il advenu de Curtis, le chien du couple ?

Le chien Curtis a été placé à la fourrière et soumis à "un examen comportemental", explique le procureur de Soissons au Parisien, vendredi 29 novembre. Contrairement à ce qu'affirmait une pétition en ligne, il n'est pas question de l'euthanasier, du moins pour l'instant. Des prélèvements ADN ont également été réalisés sur sa muselière, retrouvée non loin du corps.

 

 

Pour l'avocate des proches d'Elisa, Caty Richard, "il est évident que l'on trouvera sur le corps d'Elisa l'ADN de Curtis, parce qu'il s'agit du chien qu'elle promenait, avec lequel elle était tout le temps en contact". Raison pour laquelle l'avocate demande à ce qu'"au-delà de l'ADN", "il conviendra de mettre en perspective les traces de morsures et les empreintes de mâchoires des chiens en cause".

 

 

Christophe rappelle au Parisien qu'Elisa et lui étaient passionnés d'animaux, fréquentaient tous deux les concours canins et possédaient donc cinq chiens. "A la base, Curtis était à moi, mais rapidement Elisa et lui étaient devenus insépérables, à tel point que ce n'était presque plus le mien", se remémore-t-il. "Pour moi, c'est la chasse à courre, les chiens sortaient de ce précipice, Curtis a reçu beaucoup de morsures à la tête", a-t-il déclaré.

 

 

Les obsèques d'Elisa Pilarski et de son fils, Enzo, qui sera enterré avec elle, auront lieu le samedi 30 novembre à Rébénacq (Pyrénées-Atlantiques). La famille insiste pour que ce moment, strictement intime, ne fasse l'objet d'aucune récupération, la mort d'Elisa ayant déclenché une vive polémique sur la chasse à courre.

 


29/11/2019
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Franceinfo - le mercredi 27 novembre 2019 - mis à jour le 28.11.19

 

 

Affaire Estelle Mouzin : les éléments qui font de Michel Fourniret le suspect numéro un

 

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Le tueur en série, auditionné mercredi, a été mis en examen pour "enlèvement et séquestration suivis de mort" dans le dossier de la disparition de la fillette, en 2003. Le récent revirement de son ex-femme Monique Olivier avait relancé la piste de l'"Ogre des Ardennes"

 

 

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Michel Fourniret entouré de policiers lors de la reconstitution dans l'affaire Joanna Parrish à Monéteau (Yonne) le 25 septembre 2018. (BONNAUD CINDY / MAXPPP)

 

 

 

Une victime de plus dans la sordide liste de Michel Fourniret ? Le tueur en série a été mis en examen, mercredi 27 novembre, dans le dossier de la disparition d'Estelle Mouzin, pour "enlèvement et séquestration suivis de mort" à l'issue de son audition par la juge d'instruction de Paris Sabine Khéris. Jusqu'à aujourd'hui, l'"Ogre des Ardennes" avait toujours nié son implication dans la disparition de la fillette, survenue le 9 janvier 2003 à Guermantes (Seine-et-Marne), en expliquant qu'il se trouvait ce jour-là à son domicile de Sart-Custinne, en Belgique.

 

 

Mais les révélations de Monique Olivier, son ex-femme, lors de son audition devant la juge d'instruction de Paris Sabine Khéris, jeudi 21 novembre, ont fait voler en éclats cette ligne de défense. Désormais, la piste Fourniret est prise très au sérieux par les enquêteurs, chargés de faire parler un homme déjà condamné à la perpétuité pour huit meurtres.

 

 

 

Son principal alibi a volé en éclats

A plusieurs reprises, Michel Fourniret a répété aux enquêteurs qu'il n'avait rien à voir dans cette disparition. Début 2007, la police l'avait même mis une première fois hors de cause. Mais l'audition de Monique Olivier, jeudi 21 novembre, a tout changé. Face à la juge d'instruction Sabine Khéris, l'ex-femme de Michel Fourniret a concédé que le coup de fil que le tueur dit avoir passé à son fils, le 9 janvier 2003, pour son anniversaire, et qui lui servait d'alibi, provenait en réalité d'elle. Son fils n'avait pas répondu, mais l'appel avait été attesté par des relevés téléphoniques.

 

 

"Cela signifie que Michel Fourniret n'était pas à Sart-Custinne le jour de la disparition d'Estelle Mouzin. Il était ailleurs", a expliqué Richard Delgenes, avocat de Monique Olivier, qui n'a pas apporté de précisions sur le lieu où se trouvait le tueur en série. "On sait qu'à l'époque, Michel Fourniret partait plusieurs jours (...) Situer et dater ses absences de janvier 2003, c'est un peu compliqué aujourd'hui", a enchaîné l'avocat.

 

 

Ces déclarations sont toutefois "à prendre avec précaution", a mis en garde, vendredi 22 novembre Jean-Marc Bloch, ancien directeur du service régional de la PJ de Versailles. "Il faut savoir que ce sont tous les deux de grands manipulateurs", a-t-il réagi, précisant que "ce sont eux qui sont en train de mener, quelque part, l'enquête." Pour lui, "les enquêteurs actuels vont devoir aller plus loin" que ces simples déclarations. "Parce qu'il ne suffit pas de dire 'Ce n'est pas lui qui a passé ce coup de fil' pour dire 'C'est lui qui est l'auteur de la disparition d'Estelle Mouzin'. Il faut encore prouver qu'il était en Seine-et-Marne, à Guermantes [lieu de la dispartion d'Estelle Mouzin], à 18h15 ce jeudi-là. On n'en est pas là pour l'instant", a souligné l'ancien directeur de la PJ de Versailles. 

 

 

 

La camionnette blanche, le portrait-robot... des détails troublants

A l'époque de la disparition d'Estelle Mouzin, les enquêteurs recherchent une camionnette blanche décrite par plusieurs témoins. Or, Michel Fourniret possède le même genre de camionnette, avec laquelle il arpentait la Seine-et-Marne durant la même période. Autre détail notable : trois semaines avant la disparition de la fillette, une camarade d'école de cette dernière raconte avoir été importunée par un individu. 

 

 

Un portrait-robot, établi à partir de sa description, ressemble à celui du tueur en série, comme l'indique Didier Seban, avocat de la famille Mouzin, sur France Bleu Paris : "Le portrait-robot dressé par une petite fille avant la disparition d'Estelle, qui s'était fait aborder par un homme à Guermantes, nous amène vers Michel Fourniret". Des sources au Parisien glissent également que "la juge a des témoignages faisant état de la présence de Fourniret à Guermantes. Bien sûr c'est à prendre avec des pincettes après seize ans, mais ça semble sérieux."

 

 

 

Des photos et un reportage sur Estelle Mouzin ont été retrouvés sur son ordinateur

En juin 2006, le parquet de Charleville-Mézières (Ardennes) où sont instruits les crimes du tueur en série, prévient la Chancellerie que Michel Fourniret pourrait "raisonnablement être suspecté dans la disparition d'Estelle Mouzin". Quelques semaines plus tard, les enquêteurs retrouvent une série de cassettes vidéo appartenant à Michel Fourniret.

 

 

Sur l'une d'elles se trouve un reportage de la chaîne belge RTL, consacré à la disparition d'Estelle Mouzin. En analysant son ordinateur, les enquêteurs découvrent aussi que Michel Fourniret a consulté des photos de la fillette sur internet. En prison, Michel Fourniret se défend en affirmant s'être seulement intéressé à l'affaire et nie, encore, toute implication. 

 

 

 

Il s'est lui-même impliqué dans une lettre, en 2007

En juin 2007, Michel Fourniret a écrit au président de la Chambre d'instruction de la cour d'appel de Reims, comme le raconte L'Express à l'époque. L'"Ogre des Ardennes" demande à ce que le dossier Estelle Mouzin et ceux de Joanna Parrish et Marie-Angèle Domece soient joints aux affaires pour lesquelles il a été renvoyé devant le tribunal. Le tueur en série a, depuis, avoué les faits dans ces deux dernières affaires.

 

 

Mais il n'a jamais rien concédé dans le dossier Mouzin. Interrogé à nouveau à ce sujet au début du mois de mars 2018, Michel Fourniret avait fait des "aveux en creux", avait assuré Corinne Herrmann, l'un des avocats du père de la fillette. Lors de cette audition, il a confirmé ce qu'il avait écrit dans cette lettre datant de 2007. S'il n'y fait pas d'aveux, cette demande n'était pas anodine selon Didier Seban, l'autre avocat de la famille Mouzin. "Michel Fourniret ne dit pas qu'il est coupable, mais ce n'est pas banal, un tueur en série qui dit : 'Je veux qu'on me juge aussi pour ces affaires-là'", affirmait-il en mars 2018. De son côté, le père de la fillette préférait rester méfiant. "Fourniret se cherche des distractions en prison, cela doit rompre la monotonie", commentait-il. 

 

 

 

Il joue régulièrement avec les enquêteurs

Le profil de ce tueur en série, condamné à perpétuité pour huit meurtres, incite à la prudence. "Attention aux faux espoirs", prévenait dans Le Parisien Dominique Laurens, la procureure de Meaux (Seine-et-Marne) en charge de l'affaire Mouzin en mars 2018. "La piste de ce tueur n'a jamais été refermée complètement. Mais la prudence s'impose car, là, nous avons du Fourniret dans le texte", affirme la magistrate. "Ce sont des propos très elliptiques. Il n'y a pas le début d'une once d'aveux sur Estelle Mouzin. Il n'a rien reconnu au sens juridique du terme. On n'est pas loin d'une manipulation. Il joue avec les magistrats", ajoute une source judiciaire auprès du quotidien. 

 

 

Aujourd'hui, la configuration est différente puisque "c'est désormais [Monique Olivier] qui donne les cartes, et ça, Michel Fourniret ne le supporte pas, estime au Parisien le psychologue Jean-Luc Ployé (auteur de L'Approche du Mal, avec Mathieu Livoreil, aux éditions Grasset). Il devrait donc tenter de reprendre la main. A sa manière, sans donner toutes les réponses". Les révélations de son ex-compagne sont peut-être le premier pas vers des aveux car, comme le rappelle au quotidien l'avocat historique de Monique Olivier, Michel Fourniret "ne s'est confié que lorsque sa compagne avait donné des clés aux enquêteurs". "Sa compagne le met en difficulté, il a de bons rapports avec la juge, c'est effectivement la meilleure configuration pour qu'il parle", estime de son côté Didier Seban, l'avocat d'Eric Mouzin.

 

 

Monique Olivier a par ailleurs confirmé au juge qu'Estelle Mouzin "était tout à fait le genre de jeune fille qui pouvait satisfaire" son ancien mari. "Les éléments sont réunis pour avancer très sérieusement sur la seule piste qui existe dans l'affaire", concluent les avocats du père d'Estelle Mouzin, Corinne Herrmann et Didier Seban.

 


28/11/2019
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