L'AIR DU TEMPS

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Franceinfo - le mardi 5 février 2019 - mis à jour le 06.02.2019

 

 

RECIT. "Elle a dû mettre le feu chez moi pour se venger" : mardi, en pleine nuit, un incendie ravage un immeuble de la rue Erlanger, à Paris

 

 

 

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Benoît ZagdounFrance Télévisions

 

 

 

Au moins dix personnes ont été tuées et plus d'une trentaine ont été blessées dans l'incendie. Une personne a été interpellée, soupçonnée d'avoir allumé le feu

 

 

 

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 Un incendie ravage un immeuble dans le 16e arrondissement de Paris, le 5 février 2019. (BENOIT MOSER / BRIGADE DE SAPEURS-POMPIERS DE PARIS)

 

 

 

Des bruits sourds résonnent sur le palier du 2e étage du 17 bis de la rue Erlanger. Il est déjà tard, dans cet immeuble du 16e arrondissement de Paris, lundi 4 février. Agacée, une habitante va aux nouvelles. "J'ai vu que c'était un jeune homme qui donnait des coups à la porte qui était au fond du grand couloir, raconte-t-elle à franceinfo. Je l'ai vu se déchaîner contre cette porte, j'ai demandé ce qu'il se passait."  Une "dispute" de voisinage va conduire à la mort d'au moins dix personnes dans l'incendie le plus meurtrier survenu depuis 2005 dans la capitale.

 

 

L'homme en colère se prénomme Quentin. A 22 ans, il est soldat du feu à la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris. Lui et sa compagne ne parviennent pas à dormir à cause du bruit sur le palier. "Nous étions dérangés par ma voisine qui avait mis la musique très fort chez elle. Cela fait seulement trois mois que je suis dans cet immeuble, et ce n'était pas la première fois qu'elle faisait ça", raconte-t-il au Parisien.

 

 

 

"Elle a dû mettre le feu chez moi pour se venger"

Un jeune couple du 3e étage confirme à l'AFP avoir entendu cette "dispute" vers 23 heures : "Au début, un homme a crié : 'Y en a qui se lèvent tôt, demain. Y en a qui bossent tôt'. Il disait qu'il y avait de la musique, même si nous on n'entendait pas", raconte Clément. "Ensuite, j'ai entendu une dame dire quelque chose comme : 'Bouge pas, t'es mort' ou 'Si tu bouges, t'es mort'. Elle criait très fort, elle n'avait pas l'air bien intentionné."

 

 

Vers 23h50, Quentin, excédé, appelle la police. Une patrouille intervient. Il est entre 0h10 et 0h30, selon les informations recueillies par France 3. Les policiers conseillent au pompier de passer la nuit ailleurs. Après leur intervention, Quentin rentre chez lui, croyant que sa voisine a été "embarquée". Il n'en est rien. "Quand je l'ai croisée, elle m'a souhaité : 'Bon courage', en me disant que j'aimais bien les flammes. Là, j'ai senti l'odeur de brûlé. Et je me suis aperçu qu'elle avait mis le feu à tout l'étage. Elle s'est ensuite sauvée en courant." "Elle a dû mettre le feu chez moi pour se venger, suppose Quentin. Un voisin m'a expliqué qu'il y avait du papier devant ma porte avec du bois." 

 

 

 

"Il fallait que je les sauve à tout prix"

Il est 0h37. Les pompiers reçoivent un appel au secours. Ils s'apprêtent à intervenir. Dans cet immeuble des années 1970, les flammes s'étendent rapidement. Quentin appelle les secours. Il essaie d'évacuer les résidents, tout comme Fabrice, un policier habitant au troisième. "Je me suis habillé comme un fou, j'ai pas calculé, j'ai vu des flammes, j'ai vu la fumée", raconte le fonctionnaire de police à franceinfo. Il sort sur le palier et "sonne partout" à son étage. "Ce sont des gens que je connais, donc il fallait que je les sauve à tout prix, poursuit-il. J'ai tapé à la fenêtre, aux portes, (...) j'ai fait en sorte que tout le monde puisse sortir rapidement parce qu'il y avait trop de fumée au 3e étage."

 

 

 

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Les flammes ravagent un immeuble, rue Erlanger, dans le 16e arrondissement de Paris, le 5 février 2019. (BENOIT MOSER / BRIGADE DE SAPEURS-POMPIERS DE PARIS)

 

 

 

Parvenu au 4e, il est contraint de faire marche arrière, à cause de l'épaisse fumée qui se dégage. "Il y avait des travaux, du plastique au sol donc (...) ça a gagné la cage d'escalier." Au deuxième étage, l'habitante qui avait observé la dispute entre Quentin et sa voisine entend hurler : "y a le feu". "Je suis sortie sur le palier, j'ai vu qu'il y avait un commencement [d'incendie]." La fumée, "irrespirable", la force à rentrer dans son appartement pour attendre l'arrivée des pompiers. Tout en haut de l'immeuble, c'est la panique. La cage d'escalier est en feu et d'immenses flammes s'échappent des vitres explosées des derniers étages. "J'habite au 8e étage, le dernier, témoigne Claire, très choquée. J'ai enjambé plusieurs balcons au-dessus du vide, et ensuite, on s'est retranchés dans un coin."  

 

 

 

"Il y avait des hurlements déchirants"

Dans cette petite rue à sens unique, le brasier réveille les habitants des immeubles voisins. "Les gens hurlaient aux fenêtres, ça faisait froid dans le dos", raconte Anne-Charlotte à CNews"Mon fils m'a appelé en disant : 'Il y a des flammes et des gens qui hurlent'. Il y avait des hurlements déchirants, il n'y a pas d'autres mots, de gens qui étaient pris dans les flammes. On a tout de suite appelé les pompiers", confie Sophie à l'AFP.

 

 

 

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Des pompiers interviennent rue Erlanger, à Paris, le 5 février 2019, pendant un incendie dans un immeuble. (BENOIT MOSER / BRIGADE DE SAPEURS-POMPIERS DE PARIS)

 

 

 

Les fenêtres de son appartement situé au 9e étage se trouvent au niveau du toit qui a pris feu : "Tous ces gens qui étaient au dernier étage... Je suis environ à 5 mètres d'eux. Il y avait une dame qui était complètement en panique sur le toit qui, vite, a été rejointe par un jeune homme", raconte Sophie. "Il y avait sept personnes qui étaient sur une corniche le long d'une fenêtre. Une corniche de 50 cm avec des enfants. Très courageusement, le jeune homme qui était au-dessus les a pris avec ses bras. Il a monté les enfants qui pouvaient monter et il les a mis un peu à l'abri. Il y avait pendant une heure et demie sept personnes sur une corniche de 50 cm avec le feu qui s'approchait inexorablement. C'était terrible."

 

 

"Dites-leur de ne pas sauter"

La configuration des lieux rend le travail des pompiers encore plus difficile. "L'immeuble est dans une cour à l'arrière. Le camion et la grande échelle ne pouvaient pas passer. Cela a été très très long", se souvient Sophie. "Il a fallu travailler avec des échelles à main, qu'on a prolongées avec des échelles à crochets, qui permettent de faire l'ascension de la façade, à la force des bras, en traction, pour aller d'étage en étage chercher des gens", décrit le porte-parole des sapeurs-pompiers de Paris, Clément Cognon. 

 

 

Les soldats du feu qui tentent d'atteindre les sinistrés font appel à Sophie : "Dites-leur de ne pas sauter, dites leur qu'on arrive", se remémore-t-elle. "Ils ont descendu les quatre personnes qui étaient sur le toit. (...) Ils les ont fait descendre un par un."

 

 

 

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Un sapeur-pompier secourt un sinistré pendant l'incendie d'un immeuble rue Erlanger à Paris, le 5 février 2019. (BENOIT MOSER / BRIGADE DE SAPEURS-POMPIERS DE PARIS)

 

 

 

Une cinquantaine de personnes sont évacuées par les pompiers, grâce à l'installation d'échelles et de cordes. "Je voyais les pompiers qui montaient qui descendaient et l'enfer de ce feu qui ne se calmait pas, jamais. Ils éteignaient, ça se rallumait", raconte une habitante d'un immeuble adjacent. Des gens pris au piège criaient "Sauvez-moi, aidez-moi !", ajoute-t-elle.

 

 

Quelque 200 soldats du feu participent aux opérations. Il leur faut plus de cinq heures pour venir à bout du brasier. "Ils avaient les camions, les grandes échelles, mais ils pouvaient rien faire. Après, ils ont mis des rallonges, des rallonges, des tuyaux, des tuyaux... que des petits moyens", raconte Nicolas. "On a apporté de l'eau aux pompiers, des packs d'eau. On les voyait se relayer, ils sortaient de là, ils étaient KO." On dénombre 33 blessés dont 8 pompiers.

 

 

 

Une suspecte aux "troubles psychiatriques"

Arrivé sur place au petit matin, le procureur de la République de Paris, Rémy Heitz, indique que le sinistre a fait au moins huit morts et une trentaine de blessés. Il annonce le placement en garde à vue d'une habitante de l'immeuble âgée d'une quarantaine d'années. Selon les informations de France 3, la résidente a été arrêtée à 00h45, au 7 rue Géricault, à cinq minutes à pied de son domicile. Elle essayait de mettre le feu à des foulards attachés aux rétroviseurs d'une voiture. Elle avait été aperçue juste avant au 52 rue d'Auteuil, penchée sur des poubelles d'où s'échappait de la fumée. Aux policiers qui l'ont interpellée, elle a déclaré : "J'ai été cambriolée. Ils m'ont prise pour une conne, je vais leur faire payer."

 

 

Le procureur de Paris décrit une femme "présentant des troubles psychiatriques". Une source proche du dossier indique à franceinfo qu'elle avait fait au moins un séjour en hôpital psychiatrique et qu'elle était connue de la justice pour "port d'arme", sans que la nature de celle-ci ne soit précisée, ainsi que pour des différends avec son voisinage. Une enquête est ouverte pour "destruction volontaire par incendie ayant entraîné la mort" et confiée à la police judiciaire. 

 

 

 

Cellule d'aide psychologique

"La France se réveille dans l'émotion", tweete à 10h35 le chef de l'Etat qui adresse ses "pensées" aux victimes et salue les pompiers "dont le courage a permis de sauver de nombreuses vies". A la mairie d'arrondissement, les victimes intègrent la cellule d'aide psychologique, selon l'adjointe à la mairie de Paris, Colombe Brossel.

 

 

"Dès les petites heures du matin, nous avons accueilli et hébergé un certain nombre de personnes qui étaient rescapées de l'incendie", explique l'élue. Devant les grilles, des dizaines de journalistes se pressent pour recueillir les témoignages des rescapés.

 

 

Sur place, rue Erlanger, les pompiers s'activent toujours en milieu de matinée. Ils craignent encore une reprise de feu et un effondrement des derniers étages. Deux immeubles adjacents sont évacués par mesure de précaution. A la mi-journée, ils découvrent un dixième corps "carbonisé" dans les décombres. Ils préviennent que ce bilan reste provisoire. En début d'après-midi, ils poursuivaient leurs inspections, à tous les étages, pour éviter les reprises de feu. 

 

 

L'enquête pour comprendre les circonstances exactes du drame ne fait que commencer. Selon une source proche du dossier à franceinfo, l'incendie a été provoqué par plusieurs départs de feu au sein de l'immeuble et des traces de produit inflammable ont été détectées. La suspecte, elle, a été admise en fin de journée à l'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police. Sa garde à vue est levée. En attendant de savoir si son état lui permettra d'être entendue.

 

 

Les habitants de l'immeuble, eux, ne pourront pas rentrer chez eux ce soir. L'accès de l'immeuble est interdit par un arrêté municipal. Sur les 120 personnes évacuées, une vingtaine ont été relogées par la mairie, les autres ont trouvé refuge chez des proches.

 


07/02/2019
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Franceinfo - le jeudi 24 janvier 2019 - mis à jour le 25.01.2019

 

 

Un suspect passe aux aveux, 32 ans après la disparition de Martine Escadeillas

 

 

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France 3France Télévisions

 

 

 

Trente-deux ans après la disparition de Martine Escadeillas, un proche de la jeune femme a été écroué jeudi 24 janvier

 

 

 

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France 3 Régions

 

 

 

Retour à la fin de l'année 1986. Martine Escadeillas est une jeune femme de 24 ans, secrétaire dans la banlieue toulousaine. Le matin du 8 décembre, peu après 8h30, elle quitte son domicile de Ramonville Saint-Agne en Haute-Garonne pour se rendre au travail ; elle ne donnera plus jamais signe de vie. Très vite, des traces de sang sont découvertes dans son escalier et la piste de l'homicide est rapidement privilégiée. L’enquête piétine, et le corps de la jeune femme reste introuvable.

 

 

 

La piste Patrice Alègre

Onze ans plus tard, le tueur en série Patrice Alègre est soupçonné avant d'être mis hors de cause. Les gendarmes n'ont jamais cessé leurs investigations et mercredi 23 janvier, un homme a été arrêté. Joël B., un menuisier d'une soixantaine d'années a avoué le meurtre. Les policiers espèrent enfin retrouver le corps de Martine Escadeillas, après 32 années de recherches.

 


25/01/2019
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Franceinfo - le dimanche 13 janvier 2019

 

 

Explosion d'un immeuble à Paris : quatre questions sur la polémique autour de l'état du réseau de gaz

 

 

 

 

Un élu parisien a déclenché une polémique, samedi, en estimant que le réseau gazier de la capitale est "un véritable boulet meurtrier" et que sa rénovation n'est pas "établie comme une priorité"

 

 

 

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Une vue en hauteur de l'intersection entre la rue de Trévise et la rue Sainte-Cécile où a eu lieu l'explosion d'une boulangerie, samedi 12 janvier 2019.  (CARL LABROSSE / AFP)

 

 

 

La mairie de Paris dénonce des propos "indécents". Au lendemain de l'explosion d'une boulangerie du 9e arrondissement, qui a fait 4 morts et 54 blessés, samedi 12 janvier, l'état du réseau de gaz à Paris suscite un début de polémique. 

 

 

Quelques heures après le drame, le conseiller de Paris (divers droite) Alexandre Vesperini a en effet pointé "l'état catastrophique" des infrastructures, alors qu'une fuite de gaz est vraisemblablement à l'origine de la catastrophe de la rue de Trévise. 

 

 

 

1Qu'affirme l'élu à l'origine de la polémique ?

Samedi soir, Alexandre Vesperini, élu du 6e arrondissement, affirme au Parisien que le réseau de gaz de la capitale "est dans un état de vétusté avancé". Ce membre de la commission supérieure de contrôle du gaz, un organisme de la Ville de Paris, assure que son avis est partagé par les sapeurs-pompiers, qui lui auraient dit : "C'est le problème numéro un de Paris". Pour lui, "si cette rénovation prend du temps, c'est qu'elle n'a pas été établie comme une priorité. Entre GRDF, la mairie, les copropriétés… Il y a beaucoup trop d'interlocuteurs, trop d'acteurs (copropriétés, etc.) et personne ne pilote ce sujet." Sa solution ? "Il faut donc que l'un d'eux sorte du lot, je pense à la mairie, pour assurer la coordination et l'accélération de la rénovation du réseau gazier à Paris", avance-t-il. 

 

 

Sur franceinfo, il réitère dans la soirée ses critiques, et demande que "la maire de Paris, Anne Hidalgo, accélère la mise aux normes de ce réseau gazier qui pose un problème meurtrier". "Paris rayonne à travers le monde par la qualité de son réseau électrique, mais depuis un certain nombre d'années, Paris n'est pas une ville qui brille par la qualité de son réseau gazier", insiste-t-il.

 

 

 

2 - Que répond GRDF à ces critiques ?

Dans un communiqué publié dimanche en début d'après-midi, Gaz réseau distribution France (GRDF), chargé de la distribution du gaz naturel, a vivement réagi aux propos d'Alexandre Vesperini. "S'inscrivant en faux quant à ses déclarations", la société rappelle que "le réseau de gaz parisien fait l'objet d'une surveillance permanente et d'un contrôle rigoureux".

 

 

GRDF précise également que la surveillance du réseau "se traduit par plus de 50 millions d'euros investis annuellement et 40 km de réseaux renouvelés chaque année dans Paris pour assurer son exploitation dans des conditions de sécurité optimale". De plus, selon GRDF, "seule l'enquête judiciaire en cours sera à même de déterminer les causes du dramatique événement survenu samedi".

 

 

 

3 - La mairie de Paris a-t-elle réagi ?

Dimanche, plusieurs proches d'Anne Hidalgo ont répondu vertement à Alexandre Vesperini. Jean-François Martins, maire adjoint aux Sports et au Tourisme, l'a ainsi accusé sur Twitter d'être un "indigne personnage, et un élu médiocre""La police judiciaire ne connaît pas encore les causes de l'explosion mais des élus charognards ont toute honte bue l'indignité de ce genre de propos, quelques minutes après l'accident", a-t-il raillé.

 

 

Se disant "choquée par l'indécence et l'irresponsabilité des propos" d'Alexandre Vesperini, Célia Blauel, maire adjointe chargée des questions environnementales et présidente de la commission supérieure de contrôle du gaz, a pour sa part rappelé que "le réseau parisien géré par GRDF fait l'objet d'investissements importants et d'une surveillance forte". Et l'élue de pointer, dans Libération, qu'Alexandre Vesperini "n’a pas eu une participation active" au sein de la commission supérieure de contrôle du gaz : "Il est resté un quart d’heure lors de la réunion de décembre."

 

 

"Vesperini confond vétusté et ancienneté. Le réseau est ancien à Paris mais il est bien entretenu et fonctionne bien", affirme également Jean-Louis Missika, adjoint à l’urbanisme, dans Libération.

 

 

 

4 - Alexandre Vesperini est-il le seul à émettre ces critiques ? 

S'il a été contredit par les proches d'Anne Hidalgo, Alexandre Vesperini a été rejoint dimanche après-midi par un architecte, Boris Weliachew, spécialisé dans les risques majeurs. Interrogé sur BFMTV, il a lui aussi estimé que le "réseau de gaz est très vétuste" à Paris. Et s'il a relevé qu'il était "en cours de rénovation", il a aussi estimé qu'il l'était "trop lentement, parce que ce n'est pas pris comme quelque chose de prioritaire jusqu'à présent".

 


15/01/2019
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Franceinfo - le vendredi 7 décembre 2018

 

 

jonathann Daval avoue à nouveau avoir tué sa femme Alexia, après avoir accusé sa belle-famille

 

 

 

Il accusait sa belle-famille d'avoir conclu un "pacte secret" pour couvrir le meurtre de sa femme Alexia

 

 

 

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 Jonathann Daval lors d'une conférence de presse sur le meurtre de sa femme Alexia, le 2 novembre 2017, au Gray (Haute-Saône). (SEBASTIEN BOZON / AFP)

 

 

 

Jonathann Daval a une nouvelle fois reconnu, vendredi 7 décembre, avoir tué sa femme Alexia. L'informaticien de 34 ans, principal suspect de l'affaire, avait avoué en janvier 2018 avoir étranglé son épouse deux mois plus tôt, lors d'une dispute. Il était toutefois revenu sur ses aveux en juin, accusant sa belle-famille d'avoir conclu un "pacte secret" pour couvrir son beau-frère Grégory Gay, qui aurait selon lui commis le geste fatal lors d'une "crise" de sa femme au domicile de ses beaux-parents.

 

 

Lors d'une nouvelle confrontation avec la mère d'Alexia au tribunal de grande instance de Besançon (Doubs), Jonathann Daval a craqué en voyant une photographie de sa femme. "Monsieur Daval s'est réfugié dans son déni pour, au bout d'une heure et quart, une heure vingt de confrontation, s'effondrer en sanglots et avouer finalement qu'il avait donné la mort à Alexia Daval", a déclaré le procureur de la République, Etienne Manteaux.

 

 

"C'était un moment très intense (…) pour tous les gens qui étaient présents", a témoigné, au micro de France 3, Randall Schwerdorffer, l'avocat de Jonathann Daval. Il a précisé que son client s'était agenouillé avant d'avouer. C'est la mère d'Alexia Daval "qui a pris soin de le relever", a-t-il rapporté. "Je suis soulagée", a réagi la mère d'Alexia, Isabelle Fouillot, après ces nouveaux aveux.

 


10/12/2018
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Franceinfo - le mercredi 5 décembre 2018

 

 

Hauts-de-Seine : un professeur est mort poignardé d’une dizaine de coups de couteau par un ex-élève qui a été interpellé

 

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Édité par Thomas PontillonfranceinfoRadio France
 

 

 

L'enseignant a été agressé par un suspect qui a été interpellé

 

 

 

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Le pôle universitaire Léonard-de-Vinci à Courbevoie (Hauts-de-Seine). (GOOGLE STREET VIEW)

 

 

Un professeur d'anglais du pôle universitaire privé Léonard-de-Vinci, situé à Courbevoie (Hauts-de-Seine), a été mortellement poignardé vers 12 heures, mercredi 5 décembre, a appris franceinfo auprès de la préfecture de police et de source judiciaire.

 

 

La victime, âgée de 66 ans, a été poignardée d’une dizaine de coups de couteau, selon une source policière. Plusieurs plaies sur le corps de la victime ont été constatées dont au moins une à la gorge, précise une source judiciaire à franceinfo. L’agression s’est déroulée devant la statue de César qui représente un "Pouce", dans le secteur de la Défense. Le professeur est mort sur place.

 

 

L'agresseur présumé d’origine pakistanaise est un ancien élève étudiant de 37 ans qui a été exclu de la fac au cours de l'été 2017, selon des sources concordantes. Il n’avait pas été autorisé à redoubler. Les motivations de cet acte restent pour l'instant inconnues. La police judiciaire des Hauts-de-Seine a été saisie de l'enquête.

 

 

Dans un communiqué, la ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal fait part "de son émotion la plus vive et de sa profonde indignation". Une cellule psychologique sera mise en place dès jeudi au sein de l’établissement, indique la ministre.

 


06/12/2018
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Franceinfo - le mercredi 21 novembre 2018

 

 

Créteil : un professeur agressé dans le lycée où une enseignante avait été braquée, un élève en garde à vue

 

 

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Édité par Thomas PontillonfranceinfoRadio France
 

 

 

 

Un professeur a été agressé par l'un de ses élèves, a appris franceinfo

 

 

 

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La ville de Creteil, dans le Val-de-Marne.  (GOOGLE MAPS)

 

 

 

Un élève de 18 ans a été placé en garde à vue mardi 20 novembre dans l'après-midi pour "violences et outrage", après avoir poussé et insulté son enseignant au lycée Edouard-Branly de Créteil, dans le Val-de-Marne, a appris franceinfo de source judiciaire mercredi, confirmant une information de RTL.

 

 

 

L'élève reconnaît les faits 

Lundi, l'élève de 1ère électro-technique a poussé son professeur qui lui demandait de sortir de cours, et l'a insulté. L'enseignant a porté plainte mardi pour "violences aggravées" et "outrage à personne chargée d'une mission de service public". Selon les informations recueillies par France 3 de source proche de l'enquête, l'élève, inconnu des services de police et de justice, reconnaît les faits.

 

Le lycéen a été exclu a titre conservatoire, indique mercredi l'académie de Créteil dans un communiqué. Un conseil de discipline a par ailleurs été convoqué. Le recteur de l'académie de Créteil "condamne avec force cet acte isolé" expliquant que "le rectorat l'accompagnera autant que de besoin". Une plainte a été immédiatement déposée par l'enseignant "accompagné de sa hiérarchie".

 

 

Une enseignante de cet établissement avait été menacée par un élève avec une arme factice au mois d'octobre. L'élève de 16 ans avait été définitivement exclu du lycée Édouard-Branly. Il a été mis en examen pour violences aggravées car commises avec arme, sur un enseignant et dans un établissement scolaire. L'enseignante, elle, s'était vu délivrer une interruption temporaire de travail (ITT) de 7 jours.

 


27/11/2018
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Franceinfo - le lundi 19 novembre 2018

 

 

"On est en danger !" : à Marseille, l'inquiétude des habitants de logements délabrés après le drame de la rue d'Aubagne

 

 

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Mathilde GoupilFrance Télévisions

 

 

 

Une semaine après la mort de huit habitants dans l'effondrement d'immeubles dans le quartier de Noailles, franceinfo a visité une dizaine d'appartements gangrenés par l'humidité ou la vétusté. Reportage

 

 

 

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La façade sur cour d'un immeuble avenue Zoccola, dans le 15e arrondissement de Marseille, mardi 13 novembre 2018. (MATHILDE GOUPIL / FRANCEINFO)

 

 

 

Un vieil immeuble étroit, dans le nord de Marseille. Sur la façade beige lézardée de fissures, l'humidité s'est déposée en taches noires où le lichen grandit. Le long de l'escalier qui dessert les deux étages du bâtiment, des murs à la peinture rose et rouge défraîchie s'effritent. Ici, l'eau s'est infiltrée partout. L'humidité remplit même les poumons de François, ex-Nordiste de 48 ans, qui s'est installé au rez-de-chaussée de cet immeuble voilà quelques mois, fatigué de "squatter chez un ami". L'homme ouvre la porte de son appartement, une enfilade de pièces minuscules aux murs ponctués de moisissures, avant de filer en s'excusant – "J'ai rendez-vous à l'hôpital". Contacté par franceinfo, son propriétaire assure qu'il "n'a pas été alerté" par les résidents de la situation de l'immeuble. Interrogé sur les fissures présentes sur sa façade, à la vue de tous, il promet qu'il "fait tout ce qu'il y a à faire". Avant de raccrocher.

 

 

Des histoires comme celle de François, il y en a des milliers à Marseille, où la problématique de l'habitat indigne déborde largement le quartier de Noailles, dans lequel deux immeubles se sont effondrés, rue d'Aubagne, le 5 novembre, causant la mort de huit personnes. Dès mai 2015, le rapport Nicol (PDF), commandé par la ministre du Logement Sylvia Pinel, soulignait que 13% des résidences principales de la cité phocéenne étaient "potentiellement indignes" et présentaient "un risque pour la santé ou la sécurité de quelque 100 000 habitants". Les zones les plus concernées ? "Le centre ancien et les quartiers Nord", selon ce rapport.

 

 

"L'habitat indigne recouvre à la fois le logement insalubre, qui est dangereux pour la santé, et le péril, qui met en danger la sécurité des habitants", précise à franceinfo Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole du Droit au logement (DAL). Les dizaines d'habitations visitées par franceinfo présentent en effet des risques variés, de problèmes d'humidité à un possible effondrement.

 

 

 

Des murs qui s'écroulent, de l'eau qui s'infiltre

Parmi les plus "chanceux", il y a Josette*, 55 ans, installée dans un logement social du quartier d'Air Bel, dans l'est de la ville. Cette mère de famille n'en peut plus des moisissures qui encadrent ses fenêtres, même après rénovation. Ici, l'air humide brûle les poumons du visiteur, mais l'immeuble ne menace pas de s'écrouler. Interrogé par franceinfo, Unicil, l'un des bailleurs sociaux présents dans le quartier de Josette, reconnaît que des "malfaçons peuvent arriver". Mais ce dernier assure que "les problèmes sont pris en compte" en fonction de leur urgence : "On n'a pas de patrimoine qui s'effondre."

 

 

Je veux juste un logement où je puisse dormir sans m'étouffer, sans avoir les yeux qui gonflent, le nez qui coule et la gorge enrouée.Josette, habitante du quartier Air Bel à franceinfo

 

 

Le constat est plus impressionnant chez Andrée, rue du Bruys, à 600 m de la rue d'Aubagne. Dans cet immeuble, où les experts de la mairie ont déjà demandé des travaux, le mur du hall d'entrée s'écroule par blocs entiers sur un escalier peu vaillant et des fissures découpent les murs des appartements. Depuis l'effondrement des immeubles en centre-ville, seuls Andrée et son mari Alain habitent encore le bâtiment : effrayées, les deux autres familles ont quitté les lieux. Une précaution inutile, selon le syndic Immo Vesta, en charge de l'immeuble, pour qui "si aucun arrêté de péril n'a été pris, c'est qu'il n'y a pas de danger immédiat".

 

 

 

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Au 40 rue du Bruys, dans le centre-ville de Marseille, le mur du hall d'entrée s'effondre sur l'escalier. (MATHILDE GOUPIL / FRANCEINFO)

 

 

 

Chez Nadia*, quelques rues plus loin, la situation est encore plus inquiétante : les portes ne ferment plus, le sol est incliné, l'humidité gonfle les murs... "Pour 600 euros par mois, c'est du vol", se désole cette mère de famille, qui dit avoir "peur pour [ses] enfants". Dans la cour, jonchée de déchets jetés par des locataires indélicats, des étais ont été installés pour consolider la structure de l'immeuble, avant que les travaux de réhabilitation ne soient interrompus, faute d'être votés par les copropriétaires.

 

 

 

Les propriétaires refusent de faire des travaux

Ces derniers "ne peuvent pas financièrement faire face aux obligations d'entretien ou de rénovation, parfois de sécurité urgente", soulignent les syndics interrogés par franceinfo pour expliquer l'état délabré de ces immeubles. "Ce sont des petits propriétaires, des gens modestes à qui on a vendu l'idée qu'investir dans l'immobilier serait bon pour leur retraite et qui dépendent des loyers pour assurer l'entretien de leur immeuble", confirme à franceinfo Fathi Bouaroua, coprésident de la communauté Emmaüs Pointe-Rouge à Marseille. Ce mercredi 14 novembre, ce membre du "Collectif du 5 novembre", constitué en soutien aux victimes, sort tout juste de la mairie où il a été reçu avec d'autres associations pour évoquer la politique de la ville en matière d'habitat indigne.

 

 

 

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Vue sur les deux bâtiments qui se sont effondrés à Marseille (Bouches-du-Rhône), le 5 novembre 2018. (EMIN AKYEL / AFP)

 

 

 

Quelque "70%" des 40 000 logements "potentiellement indignes" se situent dans des copropriétés dégradées, selon le rapport Nicol. Mais les responsables de l'habitat indigne sont aussi "les marchands de sommeil, qui profitent des pauvres qui ne sont pas pris en charge par le logement social", poursuit Fathi Bouaroua. "Peu de ces locataires se plaignent car ce sont les plus pauvres, les plus vulnérables." S'ils se plaignent, ils craignent de se retrouver à la rue.

 

 

Il est dix fois plus rentable d'investir en tant que marchand de sommeil, plutôt que de louer un appartement aux normes.Fathi Bouaroua à franceinfo

 

 

Une "stratégie du pourrissement" de la ville ?

Face à la dégradation du parc immobilier marseillais, qu'ont fait les pouvoirs publics ? Calé dans un fauteuil sous un poster de l'Abbé Pierre, Fathi Bouaroua raconte que la mairie a longtemps abandonné les quartiers populaires dans une "stratégie du pourrissement", espérant "raser puis reconstruire" pour des classes plus aisées. Avant de finalement s'emparer du problème. Depuis 2002, trois protocoles d'accord pour la mise en œuvre d'un plan d'éradication de l'habitat indigne ont été signés entre l'Etat et la municipalité. Le 63 de la rue d'Aubagne, qui s'est effondré, avait ainsi été frappé par un arrêté de péril de la mairie, qui avait prévu de le réhabiliter.

 

 

Mais le travail de la ville est remis en cause par l'Agence régionale de santé de Provence-Alpes-Côte d'Azur, dans une note confidentielle de septembre, consultée par Le Monde. Dans ce document antérieur aux effondrements, l'ARS estime que le personnel communal est mal formé et évalue mal les situations d'insalubrité. Elle pointe aussi un défaut de mise en œuvre des procédures.

 

 

Pourtant, la ville n'est pas la seule responsable, à en croire les associatifs. L'Agence régionale de santé elle-même, un établissement qui dépend de l'Etat, n'a pris que 61 arrêtés d'insalubrité sur l'ensemble de la cité phocéenne en 2016. "C'est l'Etat qui est le premier responsable", estime Fathi Bouaroua, avant de filer à la "marche de la colère" des habitants du quartier de Noailles. "Si le service d'hygiène de la ville n'est pas compétent, c'était à lui de reprendre la compétence qu'il lui avait déléguée."

 

 

 

Obligée de cacher la misère

Depuis ce qu'elle nomme pudiquement "le drame de la rue d'Aubagne", la mairie s'est remobilisée sur la question de l'habitat indigne. En dix jours, quelque 834 personnes ont été évacuées. Du côté des propriétaires, la "panique" se fait sentir : "On en a beaucoup qui nous appellent pour nous dire 'ne nous mettez pas de PV, on va faire les travaux !'" confie un agent du service d'hygiène de la mairie à franceinfo.

 

 

L'homme est venu effectuer un contrôle après le signalement de Karine*, une voisine de Nadia. Comme 250 Marseillais depuis le 5 novembre, cette mère de deux enfants, enceinte du troisième, a alerté la mairie sur l'état inquiétant de son immeuble. Cela fait onze ans que cette employée de la CAF vit dans un 4-pièces fissuré, dont elle blanchit les murs à l'eau de Javel "toutes les deux semaines" et les repeint "tous les ans et demi". "Pour que mes enfants ne se rendent pas compte de l'état de l'appartement", souffle-t-elleMais désormais, fini la bricole : les effondrements l'ont "réveillée".

 

 

Si je n'en ai pas parlé avant, c'est aussi par fierté : on a honte de vivre ici. Mais maintenant, il faut qu'on se bouge, on est en danger !Karine, une habitante du centre-ville à franceinfo

 

 

Après avoir pris connaissance de l'état de l'immeuble de Karine et Nadia, l'agent de la mairie a décidé, mercredi 14 novembre, de mettre en demeure les propriétaires et le syndic en exigeant que les travaux de réhabilitation, précédemment entamés, reprennent. "La situation est pire que ce que je craignais", conclut-il à la fin de sa visite, déjà alerté par les photos envoyées à la mairie par Karine. Un soulagement pour les deux femmes, qui n'ont quasiment "pas dormi" de la semaine, assure Nadia. Et de justifier : "Si on dort, on a peur de ne pas se réveiller."

 

 

* Les prénoms ont été modifiés.

 


22/11/2018
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Franceinfo - le vendredi 16 novembre 2018

 

 

Procès Séréna : la mère condamnée à 5 ans de prison, dont 3 avec sursis

 

 

 

L'avocat général avait requis huit ans de prison ferme, ainsi qu'un suivi socio-judiciaire de cinq ans, une injonction de soins et une déchéance de l'autorité parentale sur Séréna

 

 

 

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Rosa-Maria Da Cruz, la mère de la petite Séréna, lors de l'ouverture de son procès à Tulle (Corrèze), le 12 novembre 2018.  (MAXPPP)

 

 

 

Rosa-Maria Da Cruz, la mère de Séréna, l'enfant dissimulée pendant deux ans au monde et découverte en 2013 dans un coffre de voiture, a été condamnée à 5 ans de prison, dont 3 avec sursis, ainsi qu'à un suivi socio-judiciaire de 5 ans, vendredi 16 novembre. Elle était jugée pour violences suivies de mutilation ou infirmité permanente sur mineur de 15 ans par ascendant, devant les assises de la Corrèze, en raison du caractère "permanent" des séquelles de sa fille.

 

 

Vendredi matin, l'avocat général avait requis huit ans de prison ferme, ainsi qu'un suivi socio-judiciaire de cinq ans, une injonction de soins et une déchéance de l'autorité parentale sur Séréna.

 

 

 

"Cette décision va peut-être décevoir"

Le président de la cour d'assises a demandé son incarcération immédiate, Rosa-Maria Da Cruz passera donc la nuit de vendredi à samedi en prison. S'adressant à la mère de Séréna, il a dit que la cour avait voulu sanctionner un trouble grave à l'ordre public tout en envisageant un aménagement de peine rapide pour qu'elle puisse éduquer ses enfants. "La cour a voulu prendre en compte votre parcours. Cette décision va peut-être décevoir beaucoup de parties", a-t-il déclaré, selon notre journaliste sur place.

 

 

Peu après, la cour d'assises a ordonné le retrait total de l'autorité parentale de Rosa-Maria Da Cruz sur Séréna.  

 

 

Dans la foulée, l'avocate de Rosa-Maria Da Cruz a annoncé qu'elle n'allait pas faire appel de ce verdict.


20/11/2018
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Franceinfo - le mardi 13 novembre 2018

 

 

"J’ai déjà vu des gamins de 8 ans se faire palper, contrôler, insulter" : un policier dénonce les abus de ses collègues

 

 

 

Il témoigne dans un documentaire diffusé sur France 3 lundi soir

 

 

 

 

Capuche sur la tête, plongé dans le noir, il parle sous couvert d'anonymat. Dans le documentaire réalisé par le journaliste Marc Ball Police, illégitime violence, diffusé sur France 3 Ile-de-France lundi 12 novembre, Frank*, un policier, dénonce les abus de certains de ses collègues dans les quartiers populaires. "La confiance est rompue entre les jeunes et la police. Les contrôles d'identité risquent à tout moment de déraper", explique le documentaire. C'est ce qu'a constaté Frank. D'après ce gardien de la paix, certains policiers "rabaissent" les personnes contrôlées. "J’ai déjà vu des gamins de 8 ans se faire palper, contrôler, mépriser, insulter. Des gamins d’origine africaine qui, à 8 ans, sont traités de 'petits négros', de 'Maltesers”, de 'Kit Kat', de 'Kirikou' quand ils courent dans la rue", raconte-t-il.

 

 

 

Dès le plus jeune âge, il y a des insultes qui fusent.

Frank

à Marc Ball

 

 

Frank décrit également les représailles auxquelles s’expose un policier s’il dénonce ces méthodes. "Il se met à la marge, en danger, très clairement." Il évoque notamment une "non-intervention en cas de difficulté sur une interpellation qui tourne mal" : "On va laisser 30 secondes avant d’intervenir, le temps que celui qui a balancé se fasse bien casser la gueule, pour lui faire comprendre que s’il veut compter sur ses collègues, il doit se taire. Au final, c’est soit tu fermes ta gueule, soit tu fermes ta gueule."

 

 

* Le prénom a été changé.

 


16/11/2018
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Franceinfo - le vendredi 26 octobre 2018

 

 

Le Havre : quatre lycéens soupçonnés d'avoir braqué une arme sur des professeurs convoqués devant la justice

 

 

Trois d'entre eux sont soupçonnés d'avoir utilisé des armes factices, le 4 octobre, tandis que le quatrième filmait la scène

 

 

 

Quatre lycéens du Havre seront convoqués en décembre devant un juge des enfants, au Havre (Normandie), pour avoir menacé des professeurs avec des armes factices a confirmé vendredi 26 octobre à franceinfo le procureur de la République du Havre François Gosselin. Placés en garde à vue jeudi matin, ils ont été progressivement remis en liberté le même jour.

 

 

Trois d'entre eux sont soupçonnés d'avoir braqué des armes factices, des pistolets de type airsoft, sur leur professeur de mathématiques et sur leur professeur d'anglais, dans un couloir du lycée Robert-Schuman, le 4 octobre dernier. Le quatrième mis en cause filmait la scène.

 

 

Inconnus de la police

Toujours selon le procureur de la République du Havre, ces faits constituent des violences avec arme, "même si les enseignants ne se sont pas sentis agressés". Les quatre jeunes n'étaient pas connus de la police. Ils auraient voulu se rendre intéressant auprès des autres élèves, a déclaré le procureur à France Bleu Normandie. Les trois lycéens qui ont braqué les deux enseignants sont donc poursuivis pour violence avec armes, le quatrième qui a filmé la scène pour diffusion d'acte de violence. Ils risquent jusqu'à un an et demi de prison.

 

 

 

Une affaire d'abord réglée en interne

Selon France Bleu Normandie, l'affaire a d'abord été réglée en interne mais le proviseur du lycée Robert-Schuman a finalement déposé plainte lundi 22 octobre, après le braquage d'une autre professeure le 18 octobre à Créteil, également filmé et diffusé.

 

 

Cette affaire fait écho à celle de l'élève de 16 ans du lycée Edouard-Branly de Créteil (Val-de-Marne); mis en examen pour violences aggravées après avoir braqué une enseignante avec une arme factice. La scène avait été filmée par un téléphone portable et suscité une vive émotion chez les enseignants et les parents d'élèves.

 

 


31/10/2018
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Franceinfo - le dimanche 21 octobre 2018

 

 

Enseignante braquée avec une arme factice à Créteil : un lycéen mis en examen pour "violences aggravées"

 

 

L'enseignante, elle, s'est vu délivrer une interruption temporaire de travail de 7 jours

 

 

 

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Un élève du lycée Edouard-Branly de Créteil (Val-de-Marne) pointe une arme factice sur une professeure, le 18 octobre 2018. (SNAPCHAT)

 

 

 

La vidéo a fait le tour des réseaux sociaux. Jeudi 18 octobre, un lycéen a pointé une arme factice sur une professeure, dans un lycée de Créteil (Val-de-Marne). Dimanche 21 octobre, ce lycéen a été mis en examen pour "violences aggravées", car commises avec arme, sur un enseignant et dans un établissement scolaire. Des mesures provisoires ont aussi été prises à l'encontre de l'adolescent de 16 ans, dont l'interdiction d'entrer en contact avec la victime, l'interdiction de séjourner dans le Val-de-Marne, l'interdiction de porter et de détenir une arme ou encore l'obligation de formation ou de scolarité et l'obligation d'évaluer sa personnalité. 

 

 

L'enseignante, elle, s'est vu délivrer une interruption temporaire de travail de 7 jours. Elle va avoir une écoute psychologique, selon une source proche de l'enquête à france 2. L'adolescent qui l'a braqué affirme avoir voulu réagir parce que la professeure lui comptait une absence pour un retard, et reconnait une bétise, selon cette même source. Le deuxième lycéen placé en garde-à-vue a été libéré, samedi 20 octobre. Une information judiciaire a aussi été ouverte aussi contre X pour diffusion de vidéo afin d'identifier l'auteur.

 


26/10/2018
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Franceinfo - le jeudi 18 octobre 2018

 

 

Mort d'Alexia Daval : la défense de son mari, Jonathann, mise à mal par le dernier rapport d'expertise scientifique

 

 

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France 3 a pu se procurer les résultats du dernier rapport d'expertise scientifique réalisée sur le corps d'Alexia Daval. Ils viennent mettre à mal la défense du principal accusé, son mari Jonathann

 

 

 

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Jonathann Daval, le 2 novembre 2017 à Gray en Haute-Saône. (SEBASTIEN BOZON / AFP)

 

 

 

La défense de Jonathann Daval, accusé du meurtre de sa femme Alexia en octobre 2017, un peu plus fragilisée. Selon un dernier rapport d'expertise scientifique auquel France 3 a pu avoir accès, jeudi 18 octobre, seul l'ADN appartenant à Jonathann Daval a été retrouvé sur le cadavre et sur le lieu où a été découvert le corps de la jeune femme. Une information qui vient mettre à mal les explications de son mari, qui avait accusé en juillet son beau-frère Grégory Gay d'avoir étranglé la victime lors d'une crise d'hystérie.

 

 

Mis en examen en janvier pour "meurtre sur conjoint", Jonathann Daval avait fini par reconnaître avoir étranglé son épouse lors d'une dispute au domicile du couple, à Gray-la-Ville (Haute-Saône), dans la nuit du 27 au 28 octobre 2017. Lors de sa garde à vue, le suspect avait affirmé qu'il ne "voulait pas" tuer son épouse, mais qu'ils en étaient venus aux mains et qu'il avait étranglé Alexia en tentant de la "maîtriser". Il avait également évoqué "un pacte secret" passé avec la famille pour dissimuler les faits.

 

 

Une demande de remise en liberté rejetée

Mais en juillet, il avait subitement changé de version, niant avoir tué Alexia Daval et accusant le frère de celle-ci. Dans une lettre adressée début octobre au tribunal de grande instance de Besançon, Grégory Gay a demandé à être confronté à Jonathann Daval, son avocat dénonçant des "allégations invraisemblables" et une version "particulièrement odieuse pour la famille de la victime"

 

 

Jeudi dernier, une demande de mise en liberté de Jonathann Daval a été refusée par le juge des libertés et de la détention. "Le premier motif de rejet est la nécessité de conserver les preuves ou indices matériels", a justifié le magistrat, relevant que "l'on en est à la quatrième version fournie par Monsieur Daval sur les faits".

 


23/10/2018
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Franceinfo - le mercredi 3 octobre 2018

 

 

Après trois mois de cavale, le braqueur Redoine Faïd arrêté à Creil, dans l'Oise

 

 

Le fugitif le plus recherché de France a été placé en rétention mercredi. Policiers et gendarmes étaient à sa poursuite depuis son évasion de la prison de Réau en Seine-et-Marne, le 1er juillet dernier

 

 

 

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Deux portraits de Redoine Faïd diffusées sur son avis de recherche émis en juillet 2018. (AP / SIPA)

 

 

 

Le braqueur multirécidiviste Redoine Faïd a été arrêté mercredi 3 octobre à Creil (Oise), avec quatre autres personnes, a appris franceinfo de source policière, confirmant une information d'Europe 1. Il a été interpellé à 4 heures du matin dans un appartement du quartier du Moulin, avec son frère Rachid, deux de ses neveux et une femme, qui a vraisemblablement logé le groupe ces derniers jours. Deux autres complices, qui ne sont pas de la famille du braqueur, ont été interpellés en région parisienne. Redoine Faïd, son frère et ses neveux, qui faisaient l'objet d'un mandat d'arrêt, ont été placés en rétention en attendant d'être présentés à un juge. Les trois autres personnes ont été placées en garde à vue.

 

 

Le noyau du commando appréhendé

L'opération a été menée par 80 policiers des brigades de recherche et d'intervention de Creil, Paris, Lille et Versailles, ainsi que de l'Office central de lutte contre le crime organisé. Une soixantaine de véhicules étaient mobilisés sur place. Une arme de poing et un pistolet mitrailleur ont été retrouvés dans l'appartement lors de l'interpellation. Les policiers pensent avoir ainsi mis la main sur le noyau du commando qui a fait évader Redoine Faïd.

 

 

Redoine Faïd avait été repéré il y a quelques temps par les forces de l'ordre à Creil, qui l'ont donc placé sous surveillance de la BRI pendant trois ou quatre jours avant l'interpellation. Parallèlement, les policiers de la brigade nationale de recherche des fugitifs ont poursuivi le gros travail de surveillance sur la téléphonie mobile qu'ils effectuaient depuis l'évasion de Redoine Faïd. Les forces de l'ordre ont ensuite attendu le moment le plus propice pour l'interpellation. L'arrestation s'est déroulée sans échange de coups de feu et sans violence.

 

 

Une arrestation après trois mois de cavale

Redoine Faïd s'était évadé de la prison de Réau, en région parisienne où il était détenu, le 1er juillet. Cette évasion s'était déroulée par hélicoptère, grâce à un commando de plusieurs personnes. Des traces ADN du braqueur avaient ensuite été retrouvées dans une voiture garée sur le parking du centre commercial Auchan de Sarcelles (Val-d'Oise).

 

 

Six perquisitions avaient été notamment menées mercredi 5 septembre dans la matinée dans plusieurs villes de l'Oise et à Paris, dans le cadre de l'enquête sur cette évasion de la prison de Seine-et-Marne.

 

 

Une opération saluée par la classe politique

Le Premier ministre Edouard Philippe a salué sur twitter le "minutieux travail" des enquêteurs : "L'interpellation de Rédoine Faïd montre, encore une fois, le professionnalisme de la police nationale".

 


09/10/2018
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