L'AIR DU TEMPS

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FAITS DIVERS


Franceinfo - le vendredi 12 avril 2019

 

 

"Il est entré en criant : c'est un attentat" : une professeure d'un collège de Seine-Saint-Denis braquée dans sa classe

 

 

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franceinfoRadio France

 

 

 

En Seine-Saint-Denis, une professeure du collège Elsa Triolet a été braquée jeudi dans sa classe, devant ses élèves. Elle faisait cours à des quatrièmes quand des jeunes ont fait irruption

 

 

 

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Des élèves en classe (illustration). (LIONEL VADAM / MAXPPP)

 

 

 

Une professeure du collège Elsa Triolet, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), a été braquée dans sa classe, devant ses élèves, jeudi 11 avril, selon les informations de France Inter. Elle faisait cours à des quatrièmes quand des jeunes ont fait irruption.

 

 

"Il y en a un qui est entré en criant : c'est un attentat", témoigne la professeure. Selon elle, elle a été attaquée parce qu'elle était prof. Elle n'a pas encore eu le temps de parler avec ses élèves des évènements : "Ce n'est pas un évènement ponctuel. L'incident est d'une extrême gravité mais les violences, c'est tout le temps."

 

 

Il a braqué une arme factice sur moi, il a tiré en direction de mon visage. J'ai mis ma main et les billes ont atterri sur ma main. J'étais dans la sidération parce que je ne connaissais pas l'individu.Une professeure d'Elsa Triolet à franceinfo

 

 

Les personnels du collège Elsa Triolet dénoncent, dans une lettre, la "casse des services publics", une "casse de l'éducation prioritaire" et demandent plus de moyens humains. Les professeurs appellent les parents, les élèves et les enseignants de Seine-Saint-Denis à manifester samedi à 11 heures sur le parvis de la basilique de Saint-Denis.

 

 

En Seine-Saint-Denis, les incidents sont nombreux. Il y a un mois, un droit de retrait des personnels d'un collège a été déposé après l'agression d'un professeur devant l'établissement. Au lycée Paul Eluard, un groupe d'élèves s'est introduit avec des battes et des marteaux. À Aubervilliers, il y a une semaine une assistante d'éducation et un enseignant ont été violemment agressés.

 


13/04/2019
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Franceinfo - le vendredi 5 avril 2019

 

 

Un enseignant français, soupçonné d'avoir violé une cinquantaine d'enfants en Asie, a été mis en examen

 

 

 

Selon nos informations, ce professeur était expatrié à Singapour. Il a été interpellé à Besançon par l'office central pour la répression des violences aux personnes

 

 

 

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Le Français mis en examen le 1er avril 2019 et soupçonné de viols sur des dizaines d'enfants dans plusieurs pays d'Asie, ici après son arrestation en Thaïlande, le 4 février 2019, sur une image du média thaïlandais Ejan.co. (EJAN.CO)

 

 

 

Il est soupçonné de viols sur plusieurs dizaines d'enfants en Thaïlande, en Malaisie, aux Philippines et en Inde. Un Français expatrié à Singapour a été interpellé à Besançon (Doubs), le 30 mars, et mis en examen le 1er avril, a affirmé le parquet de Paris à franceinfo, vendredi 5 avril, confirmant une information du Parisien.

 

 

Selon une source policière à franceinfo, l'homme a reconnu la plupart des faits en garde à vue.

 

 

Une autre source policière explique à France 3 qu'il est suspecté d'avoir fait une cinquantaine de victimes, toutes de jeunes garçons. Une information judiciaire a été ouverte pour des faits susceptibles d'avoir été commis en Thaïlande, Malaise, Philippines et en Inde.

 

 

 

Arrêté puis libéré en Thaïlande

Il a été inculpé pour "viols et agressions sexuelles sur mineurs de 15 ans, détention, acquisition et captation en vue de sa diffusion d’images à caractère pornographique sur un mineur, participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime et corruption de mineur de plus de 15 ans", détaille le parquet.

 

 

L'homme, qui était professeur de français à Singapour, avait été pris en flagrant délit en Thaïlande. Selon une source policière à franceinfo, il était en train en train de violer un mineur. Le Parisien explique que cette première arrestation, en février, avait été médiatisée en Thaïlande, mais que ce Français avait finalement été libéré.

 

 

Selon le parquet, il est inconnu de la justice française pour des faits de pédophilie.

 


07/04/2019
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Franceinfo - le jeudi 4 avril 2019

 

 

INFO FRANCEINFO. Accident de Millas : la conductrice du car prenait depuis sept ans un médicament contre l'insomnie incompatible avec la conduite

 

 

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Delphine GotchauxfranceinfoRadio France

 

 

 

L'accident entre un car scolaire et un TER à Millas le 14 décembre 2017, a provoqué la mort de six collégiens

 

 

 

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L'accident de car avait fait six morts parmi les collégiens transportés. (CLEMENTZ MICHEL / MAXPPP)

 

 

 

De nouvelles pièces du dossier d'instruction de l'accident de car mortel survenu en décembre 2017 à Millas (Pyrénées-Orientales) mettent en cause le médicament contre l'insomnie pris par la conductrice à la période des faits, selon les informations de franceinfo révélées jeudi 4 avril. Six collégiens sont morts dans cette collision entre le car et une rame de TER.

 

 

 

Un médicament qui interdit de conduire

La juge d'instruction du pôle "accidents collectifs" de Marseille a envoyé, en novembre, des réquisitions judiciaires au laboratoire pharmaceutique Sanofi, fabricant de la zopiclone, l'hypnotique commercialisé par le groupe français sous le nom d'Imovane, un médicament pris par la conductrice. Dans sa réponse, que franceinfo a pu consulter, Sanofi explique que ce médicament "comporte un pictogramme rouge de niveau 3 considéré comme le niveau le plus élevé et équivalent à une interdiction de conduire".

 

 

Le laboratoire joint également une photo de la boite d’Imovane telle qu'elle est vendue en pharmacie, et sur laquelle est visible un triangle avec une voiture à l’intérieur sur fond rouge, accompagnée d'une mise en garde : "Attention danger : ne pas conduire !"

 

 

Sanofi précise que l'Imovane "peut influencer de façon conséquente l’aptitude à conduire, avec des risques possibles de somnolence, un allongement du temps de réaction et la diminution de la vigilance, particulièrement pendant les douze heures suivant la prise du médicament". La prise du médicament risque également, toujours selon son fabricant, de provoquer "une conduite automatique avec amnésie post événementiel".

 

 

 

La conductrice en "pilotage automatique" avant l'accident

L'enquête avait révélé que, pendant les 90 secondes précédant l'accident, la conductrice avait semblé en pilotage automatique avant un brutal coup de frein, trop tardif, devant la barrière baissée du passage à niveau et malgré les coups de klaxon du conducteur du TER.

 

 

Face à ces nouveaux éléments, les avocats des familles de victimes envisagent de demander au parquet un réquisitoire supplétif afin de pouvoir interroger le médecin de la conductrice, et éventuellement le mettre en examen : la quadragénaire se voyait prescrire le médicament depuis sept ans, dont deux années par le même médecin, alors que la notice aux patients ainsi que l'Agence nationale du médicament spécifient que le traitement ne doit jamais excéder quatre semaines.

 

 

La conductrice du car a été mise en examen dans ce dossier pour "homicides et blessures involontaires". La responsabilité de la SNCF dans cet accident a été exclu

 


04/04/2019
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Franceinfo - le lundi 1er avril 2019

 

 

Ce que l'on sait sur la mort de cinq résidents après leur dîner dans un Ehpad près de Toulouse

 

 

 

 

Une enquête a été ouverte après le décès de cinq personnes âgées dans cet établissement situé à Lherm, dans la nuit de dimanche à lundi. Treize autres résidents sont en situation d'urgence relative selon Korian dans un bilan publié à la mi-journée

 

 

 

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Des gendarmes devant l'établissement d'hébergement pour personnes âgées "La Chêneraie" à côté de Toulouse (Haute-Garonne), où cinq personnes sont mortes le 31 mars 2019.  (ERIC CABANIS / AFP)

 

 

 

 

Le bilan s'est alourdi, lundi. Cinq résidents de l'Ehpad La Chêneraie, situé au Lherm, au sud-ouest de Toulouse, sont mortes après leur dîner, dimanche 31 mars. Quinze autres résidents sont en situation d'urgence relative et ont été placés dans des établissements de santé, explique la préfecture de Haute-Garonne dans un communiqué

 

 

Le parquet de Toulouse a été saisi et des investigations "sont en cours pour déterminer l'origine de l'intoxication alimentaire présumée", précise la même source. Franceinfo fait le point sur ce drame aux origines encore mystérieuses.

 

 

 

De violents vomissements après le dîner 

"Il y a eu des vomissements de personnes après le dîner" du dimanche soira indiqué la sous-préfète de permanence Marie-Paule Demiguel à France Bleu Occitanie"Les symptômes seraient arrivés environ une heure et demie après la fin du repas", a complété l’adjoint au maire de Lherm Frédéric Pasian. Les secours se sont rendus immédiatement sur place. 

 

 

Le problème est survenu "apparemment sur des repas spéciaux, des repas mixés pour personnes en fin de vie. C'est ce que le personnel nous a dit", a affirmé aux journalistes Chantal, la fille d'un couple résident, qui n'a pas été malade. 

 

 

Les personnes décédées sont quatre femmes, l'une de 76 ans, les autres âgées de 93 à 95 ans, et un homme de 93 ans, a précisé à l'AFP une source proche de l'enquête. Les familles ont été prévenues dans la nuit, mais certaines ne s'en sont aperçues qu'au réveil. "Je n'ai appris la nouvelle que ce matin. Les gendarmes et l'hôpital de Rangueil ont essayé de me joindre cette nuit mais mon téléphone était coupé", confie la fille d'une victime à La Dépêche du Midi"J'étais encore là samedi soir pour lui donner son repas. On s'est dit au revoir et là, j'apprends à la télé qu'elle est morte", raconte une proche d'une autre résidente morte dimanche soir, toujours à La Dépêche du Midi.

 

 

 

Une enquête ouverte 

Le parquet de Toulouse a ouvert une enquête pour "homicides involontaires et blessures involontaires", selon une source proche de l'enquête à l'AFP. Elle sera menée en lien avec l’agence régionale de santé (ARS). Celle-ci a entamé les premières investigations cette nuit. "Elles se poursuivront ce lundi sur la base d'un questionnaire alimentaire qui sera administré auprès des résidents", précise l'agence. 

 

 

L'enquête doit notamment déterminer si les repas étaient préparés en interne ou apportés de l'extérieur. "On soupçonne une intoxication alimentaire puisque ces événements se sont déroulés après le repas. La vice-procureure de la République qui était sur place [dimanche] soir a évidemment engagé des investigations et a souhaité que les cuisines notamment soient sous scellés. Ces analyses vont débuter au plus tôt ce[lundi] matin", a indiqué la sous-préfète Marie-Paule Demiguel sur BFMTV"La cuisine de l'Ehpad ainsi que les chambres des victimes ont été bouclées, a confirmé l'adjoint au maire Frédéric Pasian. Les enquêteurs étaient sur place [lundi matin] pour procéder aux prélèvements, dont les analyses, j'imagine, sont en cours." 

 

 

Alain Lapeyre, le fils d'une nonagénaire décédée, a affirmé à la presse que le dîner incriminé avait été livré dimanche soir de l'extérieur, précisant que l'information lui avait été donnée par le médecin traitant de l'établissement. Une autre parente, Marie, dont le père de 78 ans n'a pas été intoxiqué, a confirmé avoir eu la même information. L'établissement, qui a ouvert en 2006 et accueille 82 résidents, dont 17 en unité Alzheimer, a été racheté par le groupe Korian le 18 février. L'entreprise se défend dans uncommuniqué publié lundi 1er avril : "Le dernier contrôle réglementaire d'hygiène, réalisé par un bureau d'étude externe, a eu lieu le 12 février 2019. Les résultats de ce contrôle étaient conformes." Elle ajoute que l'Ehpad"produit les repas sur place avec ses propres équipes de cuisine".

 

 

 

Des familles en colère 

Le fils de l'une des victimes décédées a décidé de porter plainte. "Je suis en colère. C'est inadmissible. On paye pas loin de 3 000 euros par mois. Il faut que la lumière soit faite là-dessus", a déclaré Alain Lapeyre à franceinfoSa mère, atteinte de la maladie d'Alzheimer, était pensionnaire à la Chêneraie depuis dix ans. 

 

 

D'autres proches s'interrogent sur l'origine de cette possible intoxication. "J'ai encore le menu dans mon sac et je sais qu'hier soir, ils ont mangé de la salade périgourdine", assure à La Dépêche du Midi la fille de l'une des victimes. "Il fallait que ça arrive un jour", glisse de son côté à France Bleu la fille d'une résidente présente dans cet établissement depuis huit ans. Elle affirme qu'il y a déjà eu beaucoup de problèmes avec la nourriture, préparée à bas coûts. D'autres familles rencontrées par France Bleu ont préféré souligner des problèmes d'effectifs. "C'est pour cela qu'on allait souvent faire dîner notre grand-mère", relate une petite-fille de l'une des victimes à La Dépêche du Midi

 

 

Une cellule d'urgence médico-psychologique doit être constituée. En attendant, les familles disposent d'un centre d'accueil dans le centre-bourg de Lherm, et peuvent appeler le 05 62 23 27 22.

 


01/04/2019
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Franceinfo - le vendredi 29 mars 2019

 

 

Affaire Sophie Le Tan : ce que l'on sait sur l'enquête après la découverte d'ADN sur une scie chez Jean-Marc Reiser

 

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

 

L'ADN de la victime a été identifié sur le manche d'une scie saisie dans le garage du principal suspect. Ce dernier continue de nier son implication dans la disparition de l'étudiante strasbourgeoise

 

 

 

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Des soutiens de la famille de Sophie Le Tan manifestent devant le tribunal de Strasbourg (Bas-Rhin), le 5 octobre 2018. (FREDERICK FLORIN / AFP)

 

 

 

Il s'agit peut-être d'un élément déterminant, plus de six mois après la disparition de l'étudiante strasbourgeoise Sophie Le Tan. Les enquêteurs ont découvert de l'ADN de la jeune femme, âgée de 20 ans, sur le manche d'une scie saisie dans la cave de Jean-Marc Reiser, le principal suspect dans cette affaire. "Ce que je peux vous dire, c'est que ce soir, avec les éléments qu'il y a dans le dossier, si monsieur Reiser passait aux assises, il serait déjà condamné", a commenté Gérard Welzer, l'avocat de la famille de Sophie Le Tan. Franceinfo fait le point sur le dossier.

 

 

 

Qu'ont découvert les enquêteurs ?

La juge Eliette Roux a mené une audition du suspect pendant près de huit heures à Strasbourg, la deuxième après celle réalisée au mois d'octobre. Cet interrogatoire a permis d'évoquer un élément scientifique important mis au jour par les enquêteurs, selon les informations de France 3. En effet, l'ADN de Sophie Le Tan a bien été découvert dans un échantillon de sang prélevé sur le manche d'une scie appartenant à Jean-Marc Reiser. Les résultats de cette expertise ont été versés il y a quelques jours au dossier.

 

 

Confronté à ce nouvel élément, Jean-Marc Reiser aurait donné "des explications confuses", selon les informations de France 3, mais il a de nouveau clamé son innocence. Son avocat Pierre Giuriato a reconnu qu'il avait été "question de cet objet" pendant l'audition. Il a toutefois évoqué "des rapports d'expertises (...) pas définitifs. Il faudra attendre qu'ils soient déposés pour pouvoir se prononcer là-dessus". A ses yeux, aucun lien ne peut "pour l'instant" être fait avec la disparue.

 

 

Autre élément troublant : des traces de sang retrouvées sur un pantalon de son client ont été "abordées" lors de cet interrogatoire, mais l'avocat du suspect n'a pas souhaité se prononcer à ce propos. Il a appelé à attendre "les rapports [définitifs] qui vont permettre ou non un éventuel lien entre Jean-Marc Reiser et la victime".

 

 

 

Comment réagit la famille de Sophie Le Tan ?

Pour Gérard Welzer, il n'y a "aucun doute sur la culpabilité" de Jean-Marc Reiser. "Les charges accablantes qui existaient contre lui existent toujours et sont de plus confortées" avec "un élément nouveau très important" et "accablant", a déclaré l'avocat des parties civiles. S'il n'a pas pu assister à l'interrogatoire, il a été autorisé à consulter le procès-verbal d'audition.

 

 

Selon lui, Jean-Marc Reiser a livré "un scénario abracadabrantesque" pour expliquer la présence de l'ADN de la victime sur cette scie. "Nous sommes déçus que [Jean-Marc Reiser] ait maintenu sa version. (...) On aurait espéré qu'il fasse des aveux", a réagi de son côté Laurent Tran Van Mang, un cousin de Sophie Le Tan. "La famille voudrait savoir ce qu'il s'est passé, c'était vraiment ce qu'on attendait aujourd'hui. D'où la déception."

 

 

 

Comment se défend Jean-Marc Reiser ?

Sophie Le Tan a disparu le 7 septembre au matin, alors qu'elle était partie visiter un appartement occupé par Jean-Marc Reiser à Schiltigheim, près de Strasbourg (Bas-Rhin). Et la perquisition menée par la police a mis en évidence la présence de sang. D'après Gérard Weltzer, interrogé par France 2"tout a été nettoyé : la baignoire, le lavabo…" Selon l'avocat de la famille, Jean-Marc Reiser "ne peut plus nier qu'elle soit venue chez lui".

 

 

Au tout début de l'enquête, Jean-Marc Reiser avait pourtant déclaré ne pas connaître Sophie Le Tan. Après avoir pris connaissance de ces éléments, il a donc changé de version lors d'un interrogatoire. L'homme a raconté avoir croisé la jeune femme à la faculté, alors qu'elle était blessée à la main. Celle-ci aurait accepté son aide et serait montée à son domicile avant de repartir peu après. Jean-Pierre Reiser aurait alors fait le ménage dans l'appartement.

 

 

La découverte de l'ADN de Sophie Le Tan sur le manche de la scie ne change rien à l'affaire, selon l'avocat Pierre Giuriato. Ce dernier précise que son client a nié une nouvelle fois son implication dans la disparition de la jeune femme et maintenu sa version du 5 octobre dernier. Placé en détention à la mi-septembre, sa demande de remise en liberté a été rejetée le 28 février dernier.

 

 

 

Quels sont les autres éléments accablants ?

Le jour de sa disparition, Sophie Le Tan était partie visiter un appartement à Schiltigheim, en répondant à une annonce immobilière mise en ligne par Jean-Marc Reiser sur le site LeBonCoin. Mais dès le mois d'octobre, franceinfo apprenait que la photo utilisée par le suspect pour illustrer l'annonce immobilière avait été prise dans le logement de sa mère. Pour Gérard Weltzer, avocat de la famille de Sophie Le Tan, cet élément suggère que Jean-Marc Reiser avait passé l'annonce pour "tendre un piège".

 

 

Ces derniers jours, la chaîne BFMTV a avancé une autre piste. Selon ses informations, le téléphone portable de la jeune femme a "borné" une dernière fois à 14h49 par un relais qui couvre la forêt de Robertsau, proche du domicile de Jean-Marc Reiser. Lors des perquisitions chez lui, dans la cave et le voiture du suspect, les enquêteurs ont notamment découvert des bidons d’essence, une bouteille d’alcool, des allumettes, des bâches plastique et une paire de chaussures de marche recouvertes de terre, rapporte France 3 Grand-Est. Autant d'éléments qui accréditent la thèse d'un déplacement dans une zone boisée.

 


29/03/2019
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Franceinfo - le mercredi 27 mars 2019

 

 

Ce que l'on sait des violences contre les Roms déclenchées par une rumeur sur les réseaux sociaux

 

 

 

 

Des expéditions punitives ont été menées contre plusieurs camps habités par des communautés roms après la propagation d'une rumeur sur de possibles tentatives d'enlèvement. Il s'agit d'une légende urbaine tenace, régulièrement démentie par les autorités

 

 

 

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Une femme est assise à l'entrée du campement rom de Bobigny (Saint-Denis), le 21 juillet 2015. (MARTIN BUREAU / AFP)

 

 

 

Il s'agit d'une rumeur démentie à de nombreuses reprises par les autorités. Une fausse information accusant des groupes de Roms d'avoir enlevé des enfants dans le cadre d'un trafic d'organes a pourtant déclenché plusieurs expéditions punitives, lundi 25 mars au soir, dans plusieurs villes d'Ile-de-France. La psychose est réelle, alimentée par les réseaux sociaux.

 

 

 

Que s'est-il passé lundi ?

• A Clichy-sous-Bois. Quelques habitants s'étaient rassemblés devant la mairie de Clichy-sous-Bois, lundi soir, pour réclamer le concours des autorités après des rumeurs d'enlèvements commis par des Roms. Une vingtaine d'individus, armés de bâtons, se sont ensuite introduits dans un pavillon squatté par des Roms. Ces derniers ont réussi à prendre la fuite et à se réfugier dans une grande surface à proximité. L'un des participants à cette expédition punitive a été rapidement interpellé par les effectifs de la BAC territoriale. Quatre autres individus ont ensuite été arrêtés dans le secteur par les policiers venus en renfort.

 

 

Au cours de l'intervention, deux policiers ont d'ailleurs été légèrement blessés et un véhicule administratif a été dégradé par un projectile. Peu après 21 heures, les 23 Roms, qui s'étaient réfugiés dans le magasin, ont regagné leur squat et ont souhaité se rendre à la Porte de la Chapelle à Paris pour y passer la nuit. Ils ont été escortés par les policiers. Les cinq mis en cause, dont deux mineurs, ont été placés en garde à vue.

 

 

• A Bobigny. A Bobigny, des faits similaires ont eu lieu vers 21 heures lundi. Une cinquantaine d'individus armés de couteaux et de bâtons ont menacé des Roms installés en bordure de la RN 3. Deux camionnettes leur appartenant ont été incendiées et un véhicule particulier, stationné à proximité, a été dégradé par propagation des flammes. Sept individus, dont deux Roms et un mineur, ont été interpellés par les policiers locaux et placés en garde à vue.

 

 

Toujours à Bobigny, mais plus tard dans la nuit, vers 1 heure du matin mardi, une nouvelle rixe a éclaté entre des Roms et une quinzaine d'individus. Ces derniers, qui avaient vu la rumeur circuler sur les réseaux sociaux, auraient suivi une camionnette jusqu'au campement. Les policiers ont interpellé huit des protagonistes, dont deux Roms. Ils étaient en possession de couteaux, de barres de fer, de bâtons, de pioches et de briques. Ces huit personnes ont été placées en garde à vue.

 

 

• Ailleurs. Enfin, des faits similaires ont été signalés au cours de la nuit à Aubervilliers, à Bondy et Noisy-le-Sec. Mais, cette fois, les individus avaient quitté les lieux avant l'arrivée des policiers. Un dispositif de sécurisation a été déployé sur le département pour éviter d'autres débordements. Plus largement, la préfecture de police a reçu de très nombreux appels pour signaler la présence d'individus avec des bâtons à proximité de campements de Roms.

 

 

 

D'où vient la rumeur ?

Les membres de la communauté rom francilienne vivent depuis dans la peur. Dans la nuit de mardi à mercredi, des tours de garde ont par exemple été mis en place à l'entrée du bidonville de Bobigny, rapporte Le Monde. Ces actes de violence font suite à de très nombreux messages et vidéos publiés sur les réseaux sociaux, notamment sur Facebook. La rumeur évoque des tentatives d'enlèvement d'enfants ou d'adolescents à bord d'une camionnette blanche, jaune ou rouge – les versions de cette fake news varient. La préfecture a déjà communiqué à plusieurs reprises pour indiquer qu'il s'agissait d'une fausse information. En vain.

 

 

Les autorités ont par ailleurs indiqué à France 2 qu'un faux témoignage sur un enlèvement imaginaire a récemment été élucidé. "Deux enfants sont venus témoigner avec leurs parents pour témoigner d'une tentative d'enlèvement à deux reprises et la procédure initiée à cette occasion a démontré qu'ils avaient menti", explique François Léger, directeur territorial de la sécurité de proximité de Seine-Saint-Denis.

 

 

Le 16 mars dernier à Colombes (Hauts-de-Seine), déjà, une vingtaine de jeunes avaient ainsi pris à partie les occupants d'une camionnette blanche, selon une source policière. Les deux hommes, légèrement blessés, avaient réussi à s'extirper du véhicule pour se réfugier dans un hall d'immeuble. Les images de leur agression ont été largement relayées sur les réseaux sociaux, notamment sur Facebook, raconte LCI, qui a tenté de remonter le fil de la rumeur. Quelques jours plus tôt, une jeune femme s'était rendue au commissariat après avoir pris peur en voyant deux hommes dans une camionnette blanche, sans porter plainte. 

 

 

En novembre, le parquet de Versailles s'était déjà fendu d'un communiqué pour désamorcer des rumeurs d'enlèvements ou de tentatives d'enlèvements aux abords d'établissements scolaires des Yvelines. Le site CheckNews de Libération écrit que cette rumeur hante le web depuis plusieurs années et recense quelques exemples passés sur des psychoses collectives autour du mythe de la "camionnette blanche". En 2016, une rumeur similaire a notamment touché la commune de Saint-Egrève, près de Grenoble (Isère), rapportait France 3 Auvergne Rhône-Alpes.

 

 

>> Le vrai du faux. Quand une rumeur sur Facebook se transforme en chasse à l'homme

 

 

 

Comment réagissent les autorités ?

"La rumeur a enflé sur le fait qu'il y aurait des tentatives d'enlèvements à des fins de prostitution d'enfants et à des fins de trafic d'organes, explique à franceinfo Patrick Haddad, maire de Sarcelles. Il y a eu des vidéos partagées des centaines de fois. Au début, j'ai regardé cela avec un peu de stupeur et quand j'ai vu que cela s'amplifiait, que les habitants m'interpellaient, j'ai fait un communiqué publié sur la page Facebook de la ville." Ce texte a également été affiché dans les écoles afin de rassurer parents et élèves. Mais l'élu déplore un "complotisme local alimenté sur les réseaux sociaux".

 

 

Dès lundi, la préfecture a demandé sur Twitter de ne plus relayer la "fausse information" selon laquelle "une fourgonnette blanche circule entre les villes de Nanterre et Colombes pour enlever des jeunes femmes". En Seine-Saint-Denis, le commissaire de Clichy-sous-Bois/Montfermeil, David Moreira, avait même adressé un communiqué aux communes de son secteur, que certaines ont diffusé sur leur site internet, pour appeler à la "prudence car une certaine psychose commence à s'installer".

 


27/03/2019
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Franceinfo - le mardi 26 mars 2019 - mis à jour le 27.03.19

 

 

Seine-Saint-Denis : quand une rumeur de kidnapping tourne à la chasse aux Roms

 

 

 

La rumeur de kidnapping d'enfants par des Roms est fausse. Elle a pourtant déclenché de sérieuses violences

 

 

 

Un déchaînement de haine s'est abattu sur un camp de Roms lundi 25 mars. "Cette nuit, ils sont venus à 15 personnes. Ils sont venus avec de l'essence pour mettre le feu. Ils nous ont dit que nous allions mourir avec nos enfants. Ils accusaient tout le monde. Ce n'est pas normal. C'est du racisme", explique un membre du camp à visage couvert.

 

 

 

Une fausse information 

Des jeunes hommes venus de cités voisines ont terrorisé le campement. C'est une rumeur lancée sur les réseaux sociaux qui a déclenché cette vague de violence. Une accusation de kidnapping d'enfants est détaillée : on parle alors de Roumains, d'un camion blanc et d'enlèvement en plein jour. La police est formelle : c'est une fausse information.

 

 

Les autorités rappellent qu'un faux témoignage sur un enlèvement imaginaire a récemment été élucidé. "Deux enfants sont venus témoigner avec leurs parents pour témoigner d'une tentative d'enlèvement à deux reprises et la procédure initiée à cette occasion a démontré qu'ils avaient menti", explique François Léger, directeur territorial de la sécurité de proximité de Seine-Saint-Denis. Vingt personnes ont été placées en garde à vue.

 

 


27/03/2019
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Franceinfo - le mercredi 20 mars 2019 - mis à jour le

 

 

"Personne ne sortira d'ici vivant" : en Italie, 51 collégiens sauvés de justesse lors d'une prise d'otages dans un bus

 

 

 

 

Armé de deux bidons d'essence et d'un briquet, le chauffeur du car a menacé de massacrer les enfants

 

 

 

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La carcasse du bus qui transportait 50 enfants, sur une autoroute au sud de Milan (Italie), le 20 mars 2019.  (HANDOUT / VIGILI DEL FUOCO / AFP)

 

 

 

Le drame a été évité de justesse. Les forces de l'ordre italiennes ont sauvé de justesse 51 collégiens pris en otages et ligotés dans un bus près de Milan. Leur chauffeur, un Italien d'origine sénégalaise, a invoqué le sort des migrants morts en Méditerranée, avant d'incendier le bus, mercredi 20 mars.

 

 

Les 51 élèves de deuxième année de collège devaient se rendre à une sortie sportive dans un gymnase avec trois accompagnateurs, quand le chauffeur a subitement changé de trajectoire à San Donato Milanese (nord de l'Italie) et commencé une prise d'otages qui durera environ une demi-heure. 

 

 

Armé de deux bidons d'essence et d'un briquet, il a menacé de massacrer les enfants, leur a pris leurs téléphones portables et a demandé à leurs accompagnateurs de les ligoter à leurs sièges avec du fil électrique. "J'ai perdu trois enfants en mer", a affirmé l'homme, selon le témoignage d'un garçonnet diffusé sur les sites internet des médias italiens.

 

 

 

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Les enquêteurs examinent les restes calciné du bus, mercredi 20 mars à San Donato (Italie).  (FLAVIO LO SCALZO / AFP)

 

 

 

"Il nous menaçait, disait que si nous bougions il verserait l'essence et allumerait le feu. Il n'arrêtait pas de dire qu'il y avait tant de personnes en Afrique qui continuaient à mourir et que c'était la faute de Di Maio et Salvini" (les deux vice-Premiers ministres italiens et hommes forts du pays), a raconté une fillette.

 

 

Elle précise que le chauffeur "se retournait et versait de l'essence par terre" et qu'il a aussi brandi "un pistolet et un couteau". "Puis les carabiniers sont arrivés et nous ont sauvés".

 

 

 

"Arrêter les morts en Méditerranée"

"Je veux en finir, il faut arrêter les morts en Méditerranée", aurait aussi hurlé l'homme, ont rapporté plusieurs médias.

 

 

Selon le procureur Francesco Greco, le chauffeur a gardé sans cesse près de lui deux enfants, en leur montrant le briquet qu'il tenait à la main. Il a en outre percuté une voiture où se trouvaient un père de famille et son enfant, qui se sont enfuis avant que leur véhicule ne prenne feu.

 

 

Les forces de l'ordre ont finalement pu bloquer le bus et ont fait sortir les enfants en brisant les vitres arrière, peu avant que le chauffeur ne mette le feu. Une vidéo prise par un automobiliste montre des enfants sortant en courant du bus, hurlant et pleurant.

 

 

Le héros du jour est aussi un jeune garçon, qui a pu récupérer le téléphone tombé à terre d'un camarade et a donné l'alerte. "Je me suis un peu fait mal aux mains pour le récupérer et j'ai pu prévenir les carabiniers et la police. Nous étions tous effrayés", a-t-il raconté, très calmement, devant une caméra.

 

 

"C'est un miracle, cela aurait pu être un carnage. Les carabiniers ont été exceptionnels pour bloquer le bus et faire sortir tous les enfants", a déclaré à la presse le procureur de Milan, Francesco Grec, précisant ne pas exclure "l'hypothèse du terrorisme"

 

 

Le chauffeur, blessé et transporté dans un hôpital pour des brûlures aux mains, a été interpellé sous les chefs de "prise d'otages, massacre et incendie" avec la circonstance aggravante de "terrorisme". Le chef de la cellule antiterroriste de Milan a elle aussi été chargée de l'enquête.

 


21/03/2019
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Franceinfo - le dimanche 10 mars 2019 - mis à jour le

 

 

Ce que l'on sait du crash d'un avion d'Ethiopian Airlines, qui a fait 157 morts

 

 

 

 

Toutes les personnes à bord ont péri dans l'accident. L'appareil, un Boeing 737, s'est écrasé dimanche dans la matinée, à une soixantaine de kilomètres d'Addis-Abeba

 

 

 

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Un homme inspecte un débri de l'avion de la compagnie Ethiopian Airlines, qui s'est écrasé près de Bishoftu (Ethiopie), le 10 mars 2019. (XINHUA / ETHIOPIAN AIRLINES)

 

 

 

Il n'y a aucun survivant. Un Boeing 737 de la compagnie Ethiopian Airlines, qui effectuait la liaison entre Addis-Abeba (Ethiopie) et Nairobi (Kenya) s'est écrasé dimanche 10 mars au matin, peu après le décollage. Les 157 personnes qui se trouvaient à bord, ont péri dans l'accident. Franceinfo fait le point sur ce que l'on sait de cette catastrophe aérienne.

 

 

>> Crash d'un Boeing d'Ethiopian Airlines : les dernières informations dans notre direct

 

 

 

Des "difficultés" peu après le décollage

L'appareil a décollé à 8h38 de l'aéroport international Bole d'Addis-Abeba. Le pilote a fait part de "difficultés" peu après et il a demandé à faire demi-tour, a indiqué à la presse le PDG de la compagnie, Tewolde GebreMariam, lors d'une conférence de presse à Addis-Abeba. 

 

 

"Notre vol partait d'Addis-Abeba en direction de Nairobi. Il a décollé de l'aéroport à 8h38 mais six minutes plus tard, en plein vol, il a eu des difficultés et a disparu des radars" alors qu'il avait eu "l'autorisation" de faire demi-tour et de repartir vers Addis-Abeba, a-t-il précisé. L'appareil s'est écrasé près de Bishoftu, dans la région d'Oromia, à une soixante de kilomètres au sud de la capitale éthiopienne. Aucune perturbation liée à la météo n'avait été signalée.

 

 

La compagnie estime qu'il est trop tôt pour donner la cause de l'accident. L'enquête sera menée par les autorités aériennes compétentes en Ethiopie, en collaboration avec le constructeur, Boeing.

 

 

 

 

 

 

Sur place, une équipe de l'AFP a constaté le déploiement de militaires et de policiers, ainsi que la présence d'une équipe d'enquête de l'Agence éthiopienne de l'aviation civile. Des policiers en civil ont interdit à l'AFP de prendre des photos du site. L'organisme fédéral américain chargé de la sécurité dans les transports (NTSB) a également annoncé dimanche l'envoi "dès que possible" d'une équipe d'inspecteurs chargés d'apporter leur aide dans l'enquête.

 

 

 

Aucun survivant, 157 victimes de 35 nationalités

Les victimes du crash étaient de 35 nationalités différentes, selon la compagnie. Les 157 personnes à bord, dont huit membres d'équipage, ont toutes péri. Parmi ces victimes figurent : 32 Kenyans, 18 Canadiens, neuf Ethiopiens, huit Italiens, huit Chinois, huit Americains, sept Britanniques, six Egyptiens, cinq Néerlandais, quatre Indiens, quatre Slovaques, trois Autrichiens, trois Suédois, trois Russes, deux Marocains, deux Espagnols, deux Polonais et deux Israéliens. La Belgique, l'Indonésie, la Somalie, la Norvège, la Serbie, le Togo, le Mozambique, le Rwanda, le Soudan, l'Ouganda et le Yémen comptaient chacun un ressortissant à bord. Selon le Quai d'Orsay, neuf Français se trouvent parmi les victimes.

 

 

Une vingtaine de personnes affiliées à l'ONU figurent parmi les victimes, selon une source onusienne, précisant qu'il pouvait y avoir en outre "des interprètes pigistes" se rendant à une conférence des Nations unies sur l'environnement prévue entre les 11 et 15 mars à Nairobi. L'Organisation internationale pour les migrations (OIM), le Programme alimentaire mondial (PAM), le Haut commissariat pour les réfugiés (HCR), l'Union internationale des télécommunications (UIT), le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) et la Banque mondiale ont perdu des employés.

 

 

Ethiopian Airlines a ouvert un centre d'information des passagers et un numéro de téléphone pour les proches des personnes susceptibles d'avoir été à bord de l'avion. Sur son compte Twitter, les couleurs vives de la compagnie ont été remplacées par du noir et blanc.

 

 

 

Le même modèle d'avion que dans le crash de Lion Air 

Le Boeing 737 MAX qui s'est écrasé était un appareil récent, livré courant 2018 à la compagnie. Le pilote, Yared Getachew, cumulait plus de 8 000 heures de vol, et le copilote, Ahmed Nur Mohammad, plus de 200 heures de vol, selon un communiqué d'Ethiopian Airlines. La compagnie a décidé d'immobilisé toute sa flotte de Boeing 737 MAX jusqu'à nouvel ordre, "par mesure de sécurité".

 

 

Le 29 octobre 2018, un appareil similaire de la compagnie indonésienne Lion Air s'était abîmé en mer de Java, faisant 189 morts. La cause de l'accident, survenu peu après le décollage de Jakarta, la capitale de l'Indonésie, n'a pas encore été déterminée avec certitude. A la suite de cette catastrophe, la communauté aéronautique s'était interrogée sur le manque d'information des compagnies et des pilotes sur son nouveau système anti-décrochage.

 

 

Le précédent accident grave d'un avion de ligne d'Ethiopian Airlines était celui d'un Boeing 737, qui avait explosé après avoir décollé du Liban en 2010, faisant 90 morts. Selon le rapport final officiel de l'enquête libanaise rendu public en 2012, cet accident était dû à une erreur de pilotage. La compagnie éthiopienne avait alors rejeté les conclusions, selon Libération.

 

 

 

La compagnie la plus importante du continent africain

La compagnie Ethiopian Airlines, détenue à 100% par l'Etat éthiopien, a connu une très forte expansion ces dernières années. Sa flotte compte plus de 100 appareils, ce qui en fait la plus importante du continent africain.

 

 

Courant 2018, une étude du cabinet spécialisé ForwardKeys indiquait qu'Addis-Abeba avait dépassé Dubaï en tant que premier aéroport de transit pour les passagers arrivant en Afrique subsaharienne. L'aéroport d'Addis-Abeba a par ailleurs été récemment rénové.

 

 

 

Une cellule de crise au Quai d'Orsay

Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a exprimé "ses profondes condoléances aux familles de ceux qui ont perdu leurs proches bien-aimés sur le vol régulier d'un Boeing 737 d'Ethiopian Airlines à destination de Nairobi, au Kenya, ce matin".

 

 

Sur Twitter, le président kenyan Uhuru Kenyatta a également fait part de sa "tristesse". "Nous sommes attristés par les nouvelles indiquant qu'un avion de ligne d'Ethiopian Airlines s'est écrasé six minutes après le décollage en direction de Nairobi. Mes prières vont à toutes les familles et aux proches de ceux qui étaient à bord", a-t-il écrit.

 

 

 

 

 

 

Enfin, la compagnie Boeing s'est déclarée "profondément attristée d'apprendre la disparition des passagers et de l'équipage du vol Ethiopian Airlines 302", dans un communiqué précisant qu'une équipe technique était mise à disposition pour aider l'enquête.

 

 

De son côté la France a adressé "ses sincères condoléances aux familles et aux proches des victimes de cette tragédie", dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères, avant l'annonce de la présence de Français à bord. Le président de la République Emmanuel Macron a confirmé dimanche après-midi la mort de "plusieurs" Français dans ce crash. "J'adresse mes sincères condoléances aux familles et aux proches des victimes du vol d'Ethiopian Airlines, dont plusieurs étaient françaises", a tweeté le chef de l'Etat, qui sera de mardi à jeudi en Ethiopie et au Kenya notamment, dans le cadre d'un voyage officiel.

 

 

 

 

 

 

Le Quai d'Orsay a ensuite annoncé l'ouverture d'une cellule de crise, avec un numéro de téléphone dédié au 01 43 17 51 00.

 

 

Le parquet de Paris ouvre une enquête

Le parquet de Paris a annoncé avoir ouvert une enquête sur le crash. Cette décision a été prise en raison de "la présence de ressortissants français parmi les victimes", a précisé le parquet.

 


11/03/2019
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Franceinfo - le mercredi 6 février 2019

 

 

Dupont-Aignan s'en prend à l'équipe de "C à vous" et doit quitter le plateau

 

 

 

Le leader de Debout la France a accusé les journalistes de l'émission de France 5 de "cirer les pompes du pouvoir" et de "cracher à la figure des opposants"

 

 

 

"C'est pas le service public qui vous paie pour cracher à la figure des opposants ?" Le président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, a accusé l'équipe de "C à vous" de "partialité", mercredi 6 mars, pendant le direct de l'émission de France 5. Refusant de présenter des excuses, le candidat aux élections européennes a été prié de quitter le plateau, ce qu'il a fini par faire.

 

 

L'ancien candidat à la présidentielle a concentré la plupart de ses critiques sur le journaliste Patrick Cohen, qu'il a qualifié de "serviteur du pouvoir". "C'est un macroniste, il est sur le service public et il passe sa vie à cirer les pompes de Macron, a-t-il lancé. C'est un cireur de pompes du pouvoir, il est payé pour ça." Patrick Cohen l'a, en retour, accusé de "diffamation" et a failli quitter le plateau.

 

 

 

"C'est votre stratégie, le buzz permanent"

"Vous venez ici uniquement pour provoquer un clash avec Patrick Cohen, c'est votre stratégie, le buzz permanent, le clash permanent", a déploré l'animatrice de l'émission, Anne-Elisabeth Lemoine. Et de conclure : "Vous n'avez pas profité du temps de parole qui vous était imparti pour développer vos idées et répondre aux questions sur le programme européen que vous allez défendre devant les Français le 26 mai prochain."

 


07/03/2019
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Franceinfo - le mardi 5 février 2019 - mis à jour le 06.02.2019

 

 

RECIT. "Elle a dû mettre le feu chez moi pour se venger" : mardi, en pleine nuit, un incendie ravage un immeuble de la rue Erlanger, à Paris

 

 

 

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Benoît ZagdounFrance Télévisions

 

 

 

Au moins dix personnes ont été tuées et plus d'une trentaine ont été blessées dans l'incendie. Une personne a été interpellée, soupçonnée d'avoir allumé le feu

 

 

 

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 Un incendie ravage un immeuble dans le 16e arrondissement de Paris, le 5 février 2019. (BENOIT MOSER / BRIGADE DE SAPEURS-POMPIERS DE PARIS)

 

 

 

Des bruits sourds résonnent sur le palier du 2e étage du 17 bis de la rue Erlanger. Il est déjà tard, dans cet immeuble du 16e arrondissement de Paris, lundi 4 février. Agacée, une habitante va aux nouvelles. "J'ai vu que c'était un jeune homme qui donnait des coups à la porte qui était au fond du grand couloir, raconte-t-elle à franceinfo. Je l'ai vu se déchaîner contre cette porte, j'ai demandé ce qu'il se passait."  Une "dispute" de voisinage va conduire à la mort d'au moins dix personnes dans l'incendie le plus meurtrier survenu depuis 2005 dans la capitale.

 

 

L'homme en colère se prénomme Quentin. A 22 ans, il est soldat du feu à la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris. Lui et sa compagne ne parviennent pas à dormir à cause du bruit sur le palier. "Nous étions dérangés par ma voisine qui avait mis la musique très fort chez elle. Cela fait seulement trois mois que je suis dans cet immeuble, et ce n'était pas la première fois qu'elle faisait ça", raconte-t-il au Parisien.

 

 

 

"Elle a dû mettre le feu chez moi pour se venger"

Un jeune couple du 3e étage confirme à l'AFP avoir entendu cette "dispute" vers 23 heures : "Au début, un homme a crié : 'Y en a qui se lèvent tôt, demain. Y en a qui bossent tôt'. Il disait qu'il y avait de la musique, même si nous on n'entendait pas", raconte Clément. "Ensuite, j'ai entendu une dame dire quelque chose comme : 'Bouge pas, t'es mort' ou 'Si tu bouges, t'es mort'. Elle criait très fort, elle n'avait pas l'air bien intentionné."

 

 

Vers 23h50, Quentin, excédé, appelle la police. Une patrouille intervient. Il est entre 0h10 et 0h30, selon les informations recueillies par France 3. Les policiers conseillent au pompier de passer la nuit ailleurs. Après leur intervention, Quentin rentre chez lui, croyant que sa voisine a été "embarquée". Il n'en est rien. "Quand je l'ai croisée, elle m'a souhaité : 'Bon courage', en me disant que j'aimais bien les flammes. Là, j'ai senti l'odeur de brûlé. Et je me suis aperçu qu'elle avait mis le feu à tout l'étage. Elle s'est ensuite sauvée en courant." "Elle a dû mettre le feu chez moi pour se venger, suppose Quentin. Un voisin m'a expliqué qu'il y avait du papier devant ma porte avec du bois." 

 

 

 

"Il fallait que je les sauve à tout prix"

Il est 0h37. Les pompiers reçoivent un appel au secours. Ils s'apprêtent à intervenir. Dans cet immeuble des années 1970, les flammes s'étendent rapidement. Quentin appelle les secours. Il essaie d'évacuer les résidents, tout comme Fabrice, un policier habitant au troisième. "Je me suis habillé comme un fou, j'ai pas calculé, j'ai vu des flammes, j'ai vu la fumée", raconte le fonctionnaire de police à franceinfo. Il sort sur le palier et "sonne partout" à son étage. "Ce sont des gens que je connais, donc il fallait que je les sauve à tout prix, poursuit-il. J'ai tapé à la fenêtre, aux portes, (...) j'ai fait en sorte que tout le monde puisse sortir rapidement parce qu'il y avait trop de fumée au 3e étage."

 

 

 

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Les flammes ravagent un immeuble, rue Erlanger, dans le 16e arrondissement de Paris, le 5 février 2019. (BENOIT MOSER / BRIGADE DE SAPEURS-POMPIERS DE PARIS)

 

 

 

Parvenu au 4e, il est contraint de faire marche arrière, à cause de l'épaisse fumée qui se dégage. "Il y avait des travaux, du plastique au sol donc (...) ça a gagné la cage d'escalier." Au deuxième étage, l'habitante qui avait observé la dispute entre Quentin et sa voisine entend hurler : "y a le feu". "Je suis sortie sur le palier, j'ai vu qu'il y avait un commencement [d'incendie]." La fumée, "irrespirable", la force à rentrer dans son appartement pour attendre l'arrivée des pompiers. Tout en haut de l'immeuble, c'est la panique. La cage d'escalier est en feu et d'immenses flammes s'échappent des vitres explosées des derniers étages. "J'habite au 8e étage, le dernier, témoigne Claire, très choquée. J'ai enjambé plusieurs balcons au-dessus du vide, et ensuite, on s'est retranchés dans un coin."  

 

 

 

"Il y avait des hurlements déchirants"

Dans cette petite rue à sens unique, le brasier réveille les habitants des immeubles voisins. "Les gens hurlaient aux fenêtres, ça faisait froid dans le dos", raconte Anne-Charlotte à CNews"Mon fils m'a appelé en disant : 'Il y a des flammes et des gens qui hurlent'. Il y avait des hurlements déchirants, il n'y a pas d'autres mots, de gens qui étaient pris dans les flammes. On a tout de suite appelé les pompiers", confie Sophie à l'AFP.

 

 

 

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Des pompiers interviennent rue Erlanger, à Paris, le 5 février 2019, pendant un incendie dans un immeuble. (BENOIT MOSER / BRIGADE DE SAPEURS-POMPIERS DE PARIS)

 

 

 

Les fenêtres de son appartement situé au 9e étage se trouvent au niveau du toit qui a pris feu : "Tous ces gens qui étaient au dernier étage... Je suis environ à 5 mètres d'eux. Il y avait une dame qui était complètement en panique sur le toit qui, vite, a été rejointe par un jeune homme", raconte Sophie. "Il y avait sept personnes qui étaient sur une corniche le long d'une fenêtre. Une corniche de 50 cm avec des enfants. Très courageusement, le jeune homme qui était au-dessus les a pris avec ses bras. Il a monté les enfants qui pouvaient monter et il les a mis un peu à l'abri. Il y avait pendant une heure et demie sept personnes sur une corniche de 50 cm avec le feu qui s'approchait inexorablement. C'était terrible."

 

 

"Dites-leur de ne pas sauter"

La configuration des lieux rend le travail des pompiers encore plus difficile. "L'immeuble est dans une cour à l'arrière. Le camion et la grande échelle ne pouvaient pas passer. Cela a été très très long", se souvient Sophie. "Il a fallu travailler avec des échelles à main, qu'on a prolongées avec des échelles à crochets, qui permettent de faire l'ascension de la façade, à la force des bras, en traction, pour aller d'étage en étage chercher des gens", décrit le porte-parole des sapeurs-pompiers de Paris, Clément Cognon. 

 

 

Les soldats du feu qui tentent d'atteindre les sinistrés font appel à Sophie : "Dites-leur de ne pas sauter, dites leur qu'on arrive", se remémore-t-elle. "Ils ont descendu les quatre personnes qui étaient sur le toit. (...) Ils les ont fait descendre un par un."

 

 

 

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Un sapeur-pompier secourt un sinistré pendant l'incendie d'un immeuble rue Erlanger à Paris, le 5 février 2019. (BENOIT MOSER / BRIGADE DE SAPEURS-POMPIERS DE PARIS)

 

 

 

Une cinquantaine de personnes sont évacuées par les pompiers, grâce à l'installation d'échelles et de cordes. "Je voyais les pompiers qui montaient qui descendaient et l'enfer de ce feu qui ne se calmait pas, jamais. Ils éteignaient, ça se rallumait", raconte une habitante d'un immeuble adjacent. Des gens pris au piège criaient "Sauvez-moi, aidez-moi !", ajoute-t-elle.

 

 

Quelque 200 soldats du feu participent aux opérations. Il leur faut plus de cinq heures pour venir à bout du brasier. "Ils avaient les camions, les grandes échelles, mais ils pouvaient rien faire. Après, ils ont mis des rallonges, des rallonges, des tuyaux, des tuyaux... que des petits moyens", raconte Nicolas. "On a apporté de l'eau aux pompiers, des packs d'eau. On les voyait se relayer, ils sortaient de là, ils étaient KO." On dénombre 33 blessés dont 8 pompiers.

 

 

 

Une suspecte aux "troubles psychiatriques"

Arrivé sur place au petit matin, le procureur de la République de Paris, Rémy Heitz, indique que le sinistre a fait au moins huit morts et une trentaine de blessés. Il annonce le placement en garde à vue d'une habitante de l'immeuble âgée d'une quarantaine d'années. Selon les informations de France 3, la résidente a été arrêtée à 00h45, au 7 rue Géricault, à cinq minutes à pied de son domicile. Elle essayait de mettre le feu à des foulards attachés aux rétroviseurs d'une voiture. Elle avait été aperçue juste avant au 52 rue d'Auteuil, penchée sur des poubelles d'où s'échappait de la fumée. Aux policiers qui l'ont interpellée, elle a déclaré : "J'ai été cambriolée. Ils m'ont prise pour une conne, je vais leur faire payer."

 

 

Le procureur de Paris décrit une femme "présentant des troubles psychiatriques". Une source proche du dossier indique à franceinfo qu'elle avait fait au moins un séjour en hôpital psychiatrique et qu'elle était connue de la justice pour "port d'arme", sans que la nature de celle-ci ne soit précisée, ainsi que pour des différends avec son voisinage. Une enquête est ouverte pour "destruction volontaire par incendie ayant entraîné la mort" et confiée à la police judiciaire. 

 

 

 

Cellule d'aide psychologique

"La France se réveille dans l'émotion", tweete à 10h35 le chef de l'Etat qui adresse ses "pensées" aux victimes et salue les pompiers "dont le courage a permis de sauver de nombreuses vies". A la mairie d'arrondissement, les victimes intègrent la cellule d'aide psychologique, selon l'adjointe à la mairie de Paris, Colombe Brossel.

 

 

"Dès les petites heures du matin, nous avons accueilli et hébergé un certain nombre de personnes qui étaient rescapées de l'incendie", explique l'élue. Devant les grilles, des dizaines de journalistes se pressent pour recueillir les témoignages des rescapés.

 

 

Sur place, rue Erlanger, les pompiers s'activent toujours en milieu de matinée. Ils craignent encore une reprise de feu et un effondrement des derniers étages. Deux immeubles adjacents sont évacués par mesure de précaution. A la mi-journée, ils découvrent un dixième corps "carbonisé" dans les décombres. Ils préviennent que ce bilan reste provisoire. En début d'après-midi, ils poursuivaient leurs inspections, à tous les étages, pour éviter les reprises de feu. 

 

 

L'enquête pour comprendre les circonstances exactes du drame ne fait que commencer. Selon une source proche du dossier à franceinfo, l'incendie a été provoqué par plusieurs départs de feu au sein de l'immeuble et des traces de produit inflammable ont été détectées. La suspecte, elle, a été admise en fin de journée à l'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police. Sa garde à vue est levée. En attendant de savoir si son état lui permettra d'être entendue.

 

 

Les habitants de l'immeuble, eux, ne pourront pas rentrer chez eux ce soir. L'accès de l'immeuble est interdit par un arrêté municipal. Sur les 120 personnes évacuées, une vingtaine ont été relogées par la mairie, les autres ont trouvé refuge chez des proches.

 


07/02/2019
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Franceinfo - le jeudi 24 janvier 2019 - mis à jour le 25.01.2019

 

 

Un suspect passe aux aveux, 32 ans après la disparition de Martine Escadeillas

 

 

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France 3France Télévisions

 

 

 

Trente-deux ans après la disparition de Martine Escadeillas, un proche de la jeune femme a été écroué jeudi 24 janvier

 

 

 

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France 3 Régions

 

 

 

Retour à la fin de l'année 1986. Martine Escadeillas est une jeune femme de 24 ans, secrétaire dans la banlieue toulousaine. Le matin du 8 décembre, peu après 8h30, elle quitte son domicile de Ramonville Saint-Agne en Haute-Garonne pour se rendre au travail ; elle ne donnera plus jamais signe de vie. Très vite, des traces de sang sont découvertes dans son escalier et la piste de l'homicide est rapidement privilégiée. L’enquête piétine, et le corps de la jeune femme reste introuvable.

 

 

 

La piste Patrice Alègre

Onze ans plus tard, le tueur en série Patrice Alègre est soupçonné avant d'être mis hors de cause. Les gendarmes n'ont jamais cessé leurs investigations et mercredi 23 janvier, un homme a été arrêté. Joël B., un menuisier d'une soixantaine d'années a avoué le meurtre. Les policiers espèrent enfin retrouver le corps de Martine Escadeillas, après 32 années de recherches.

 


25/01/2019
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Franceinfo - le dimanche 13 janvier 2019

 

 

Explosion d'un immeuble à Paris : quatre questions sur la polémique autour de l'état du réseau de gaz

 

 

 

 

Un élu parisien a déclenché une polémique, samedi, en estimant que le réseau gazier de la capitale est "un véritable boulet meurtrier" et que sa rénovation n'est pas "établie comme une priorité"

 

 

 

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Une vue en hauteur de l'intersection entre la rue de Trévise et la rue Sainte-Cécile où a eu lieu l'explosion d'une boulangerie, samedi 12 janvier 2019.  (CARL LABROSSE / AFP)

 

 

 

La mairie de Paris dénonce des propos "indécents". Au lendemain de l'explosion d'une boulangerie du 9e arrondissement, qui a fait 4 morts et 54 blessés, samedi 12 janvier, l'état du réseau de gaz à Paris suscite un début de polémique. 

 

 

Quelques heures après le drame, le conseiller de Paris (divers droite) Alexandre Vesperini a en effet pointé "l'état catastrophique" des infrastructures, alors qu'une fuite de gaz est vraisemblablement à l'origine de la catastrophe de la rue de Trévise. 

 

 

 

1Qu'affirme l'élu à l'origine de la polémique ?

Samedi soir, Alexandre Vesperini, élu du 6e arrondissement, affirme au Parisien que le réseau de gaz de la capitale "est dans un état de vétusté avancé". Ce membre de la commission supérieure de contrôle du gaz, un organisme de la Ville de Paris, assure que son avis est partagé par les sapeurs-pompiers, qui lui auraient dit : "C'est le problème numéro un de Paris". Pour lui, "si cette rénovation prend du temps, c'est qu'elle n'a pas été établie comme une priorité. Entre GRDF, la mairie, les copropriétés… Il y a beaucoup trop d'interlocuteurs, trop d'acteurs (copropriétés, etc.) et personne ne pilote ce sujet." Sa solution ? "Il faut donc que l'un d'eux sorte du lot, je pense à la mairie, pour assurer la coordination et l'accélération de la rénovation du réseau gazier à Paris", avance-t-il. 

 

 

Sur franceinfo, il réitère dans la soirée ses critiques, et demande que "la maire de Paris, Anne Hidalgo, accélère la mise aux normes de ce réseau gazier qui pose un problème meurtrier". "Paris rayonne à travers le monde par la qualité de son réseau électrique, mais depuis un certain nombre d'années, Paris n'est pas une ville qui brille par la qualité de son réseau gazier", insiste-t-il.

 

 

 

2 - Que répond GRDF à ces critiques ?

Dans un communiqué publié dimanche en début d'après-midi, Gaz réseau distribution France (GRDF), chargé de la distribution du gaz naturel, a vivement réagi aux propos d'Alexandre Vesperini. "S'inscrivant en faux quant à ses déclarations", la société rappelle que "le réseau de gaz parisien fait l'objet d'une surveillance permanente et d'un contrôle rigoureux".

 

 

GRDF précise également que la surveillance du réseau "se traduit par plus de 50 millions d'euros investis annuellement et 40 km de réseaux renouvelés chaque année dans Paris pour assurer son exploitation dans des conditions de sécurité optimale". De plus, selon GRDF, "seule l'enquête judiciaire en cours sera à même de déterminer les causes du dramatique événement survenu samedi".

 

 

 

3 - La mairie de Paris a-t-elle réagi ?

Dimanche, plusieurs proches d'Anne Hidalgo ont répondu vertement à Alexandre Vesperini. Jean-François Martins, maire adjoint aux Sports et au Tourisme, l'a ainsi accusé sur Twitter d'être un "indigne personnage, et un élu médiocre""La police judiciaire ne connaît pas encore les causes de l'explosion mais des élus charognards ont toute honte bue l'indignité de ce genre de propos, quelques minutes après l'accident", a-t-il raillé.

 

 

Se disant "choquée par l'indécence et l'irresponsabilité des propos" d'Alexandre Vesperini, Célia Blauel, maire adjointe chargée des questions environnementales et présidente de la commission supérieure de contrôle du gaz, a pour sa part rappelé que "le réseau parisien géré par GRDF fait l'objet d'investissements importants et d'une surveillance forte". Et l'élue de pointer, dans Libération, qu'Alexandre Vesperini "n’a pas eu une participation active" au sein de la commission supérieure de contrôle du gaz : "Il est resté un quart d’heure lors de la réunion de décembre."

 

 

"Vesperini confond vétusté et ancienneté. Le réseau est ancien à Paris mais il est bien entretenu et fonctionne bien", affirme également Jean-Louis Missika, adjoint à l’urbanisme, dans Libération.

 

 

 

4 - Alexandre Vesperini est-il le seul à émettre ces critiques ? 

S'il a été contredit par les proches d'Anne Hidalgo, Alexandre Vesperini a été rejoint dimanche après-midi par un architecte, Boris Weliachew, spécialisé dans les risques majeurs. Interrogé sur BFMTV, il a lui aussi estimé que le "réseau de gaz est très vétuste" à Paris. Et s'il a relevé qu'il était "en cours de rénovation", il a aussi estimé qu'il l'était "trop lentement, parce que ce n'est pas pris comme quelque chose de prioritaire jusqu'à présent".

 


15/01/2019
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