L'AIR DU TEMPS

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FAITS DIVERS


Franceinfo - le vendredi 13 décembre 2019

 

 

Ce que l'on sait de l'attaque à l'arme blanche contre des policiers à la Défense

 

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La procureure de Nanterre évoque "le geste d'une personne déséquilibrée psychiquement". Le parquet antiterroriste ne s'est pas saisi de l'enquête

 

 

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Les faits se sont produits dans l'un des nombreux souterrains que compte le quartier de la Défense, à l'ouest de Paris. (MAXPPP)

 

 

 

Un homme a été tué, vendredi 13 décembre, après avoir agressé trois policiers à l'aide d'une arme blanche dans un souterrain du quartier de la Défense (Hauts-de-Seine). L'individu, un ressortissant marocain de 42 ans, n'était pas connu des services de renseignement. Voici ce que l'on sait de l'enquête sur cette attaque, dont le parquet national antiterroriste ne s'est pas saisi.

 

 

 

Que s'est-il passé ?

Vendredi, l'hôtesse d'accueil d'un immeuble de bureaux situé dans le quartier d'affaires de la Défense aperçoit un homme, apparemment muni d'un couteau, se taper la tête contre une vitre. Quelques minutes plus tard, l'employée, intriguée par ce comportement, raconte la scène à trois policiers en patrouille dans le secteur.

 

 

Entre-temps, l'homme s'est dirigé en direction des sous-sols de ce quartier, où les policiers le suivent. "Ils se sont retrouvés face à face avec l'individu, qui les a menacés d'une arme blanche", a relaté la procureure de Nanterre, Catherine Denis, lors d'une conférence de presse. Une arme qui était en fait une scie à placoplâtre, "avec une lame très fine et très longue qui peut ressembler à un poignard ou un couteau de longue taille".

 

 

Face à cet homme qui les menaçait avec sa scie, "les fonctionnaires de police ont fait des sommations à plusieurs reprises de lâcher son arme, ce qu'il n'a pas fait, a poursuivi la magistrate. Il s'est même jeté sur eux. Alors qu'ils étaient à deux ou trois mètres, les fonctionnaires ont fait feu pour stopper l'individu et éviter de se faire blesser ou tuer."

Au total, six balles ont été tirées, l'une d'elles au moins ayant atteint l'agresseur. Tombé à terre, et alors que les policiers s'apprêtaient à lui prodiguer des secours, l'homme aurait à nouveau cherché à attraper sa scie. L'un des policiers a alors fait usage de son Taser pour l'immobiliser, puis l'homme a été menotté. Les secours sont intervenus "très vite", selon la procureure, "mais le décès a été déclaré à 11h31".

 

 

 

Cette attaque est-elle considérée comme terroriste ?

Aux policiers qui lui ont demandé la raison de son geste après l'avoir maîtrisé, l'assaillant aurait répondu : "Je suis un terroriste", a indiqué la procureure. Toutefois, "à ce stade des investigations, rien ne permet de retenir le caractère terroriste de cette tentative de meurtre à l'encontre des fonctionnaires de police", a expliqué Catherine Denis, évoquant "le geste d'une personne déséquilibrée psychiquement".

 

 

Le parquet national antiterroriste, informé des événements depuis le début, ne s'est pas saisi de l'affaire. L'enquête a donc été confiée au service départemental de police judiciaire des Hauts-de-Seine, sous la responsabilité du parquet de Nanterre.

 

 

 

Que sait-on de l'assaillant ?

L'homme a été identifié comme un ressortissant marocain de 42 ans en situation irrégulière, qui présentait des problèmes psychiatriques. Il avait été hospitalisé à plusieurs reprises en hôpital psychiatrique ces dernières années. Son dernier séjour, commencé en 2018 dans un établissement parisien, avait pris fin le jour où il s'en était enfui, le 18 juin 2019. Il était, depuis, inscrit au fichier des personnes recherchées.

 

 

L'homme avait été remarqué depuis plusieurs jours ou semaines par des habitués de la Défense. Il "squattait dans les sous-sols ou des voies souterraines", nombreux dans ce quartier, selon la procureure. Les passants l'ont décrit comme "un individu qui réclamait des cigarettes et au comportement étrange ou anormal".

 

 

Totalement inconnu des services de renseignement, et "pas du tout religieux", l'individu avait plusieurs antécédents judiciaires de droit commun : il avait notamment été condamné en 2000 pour des faits d'agression sexuelle et de violences avec arme, en 2006 pour vol aggravé, et en 2011 pour infraction à la législation sur les étrangers.

 

 

Il s'était par ailleurs fait remarquer pour "de petites dégradations ou de petits vols", dont la plupart ont été classés sans suite "en raison de son état mental déficient", selon la procureure.

 


14/12/2019
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Franceinfo - le vendredi 6 décembre 2019

 

 

Affaire Elodie Kulik : Willy Bardon hospitalisé en réanimation après avoir ingéré un produit à l'énoncé du verdict le condamnant à 30 ans de prison

 

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Willy Bardon a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle ce 6 décembre à Amiens, peine requise par le parquet

 

 

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Le prévenu Willy Bardon suit les débats depuis son box, lors de son procès pour le viol et le meurtre d'Elodie Kulik, le 29 novembre 2019. (V. PASQUIER / FRANCE TELEVISIONS)

 

 

 

Willy Bardon, condamné vendredi à 30 ans de réclusion criminelle par la cour d'assises de la Somme, est "en réanimation à l'hôpital, dans un état grave et préoccupant", après avoir avalé "un produit" juste après l'énoncé du verdict, a indiqué le procureur d'Amiens. Son pronostic vital "est engagé", précisent ses avocats. "Je ne sais pas ce qu'il s'est passé, ça s'est passé dans notre dos," regrette Me Stéphane Daquo à France 3 Hauts-de-France.

 

 

>> Procès de Willy Bardon : les derniers mots pour emporter l'intime conviction des jurés

 

 

"On ne sait pas quel est le produit qu'il a ingéré", ni "comment il a pu cacher ça" alors qu'il avait "été fouillé", a déclaré à la presse le procureur de la République d'Amiens Alexandre de Bosschère, précisant qu'un proche de Willy Bardon avait "dit qu'il attenterait à ses jours s'il était condamné". Evacué précipitamment de la salle, Willy Bardon a été pris en charge par les pompiers et conduit à l'hôpital.

 

 

 

Un enregistrement glaçant de 26 secondes

A l'issue de 13 jours d'audience qui ont vu défiler 47 témoins et experts à la barre, relater les quelque 180 auditions menées par les enquêteurs, les jurés ont suivi les réquisitions de l'avocate générale, allant même au-delà en condamnant l'accusé pour le chef de viol. La cour d'assises a, en revanche, acquitté Willy Bardon du meurtre de la jeune femme. La condamnation n'est pas assortie d'une peine de sûreté, précise France Bleu Picardie. Ses avocats indiquent qu'ils ont l'intention de faire appel, et souhaitent que l'affaire soit jugée loin de la Somme, rapporte une journaliste de France Inter présente sur place.

 

 

Il s'agissait de juger des "atrocités" commises sur Elodie Kulik, employée de banque de 24 ans enlevée, violée, étranglée, puis brûlée en janvier 2002 à Tertry, à une vingtaine de kilomètres de Saint-Quentin (Aisne), a ainsi rappelé l'avocate générale Ségolène Attolou. Avant de mourir, la jeune femme avait appelé les secours, un enregistrement glaçant de 26 secondes considéré comme la pièce maîtresse du dossier, qui a ébranlé la salle d'audience à de nombreuses reprises pendant deux semaines.

 

 

Affaire Elodie Kulik : "J'ai le sentiment du devoir accompli", déclare le père de la victime

 

 

Si la participation de Grégory Wiart, décédé en 2003 et dont on avait retrouvé l'ADN sur la scène du crime en 2012, est "indéniable", les deux hommes entendus sur l'enregistrement "font forcément partie de ses ravisseurs" et "le seul proche" qui est "reconnu sur la bande" par plusieurs témoins est Willy Bardon, a enchaîné l'autre avocate générale, Anne-Laure Sandretto.

 


07/12/2019
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Franceinfo - le mercredi 4 décembre 2019

 

 

Bas-Rhin : ce que l'on sait de la profanation d'un cimetière juif à Westhoffen

 

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Depuis plusieurs mois, l'Alsace est confrontée à une multiplication de graffitis à caractère antisémite ou raciste. Franceinfo fait le point sur ces nouvelles profanations qui s'inscrivent dans une longue série

 

 

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Plusieurs tombes profanées dans le cimetière de Westhoffen (Bas-Rhin), le 3 décembre 2019.  (PATRICK HERTZOG / AFP)

 

 

Consternation à Westhoffen. Dans le cimetière de la commune du Bas-Rhin, 107 tombes juives ont été profanées, mardi 3 décembre, recouvertes de tags représentant des croix gammées. "Nous ferons en sorte que les auteurs soient condamnés", a assuré le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, mercredi, lors d'une visite sur place.  

 

 

Depuis plusieurs mois, l'Alsace est confrontée à une multiplication de graffitis à caractère antisémite ou raciste. Où en est l'enquête sur cette dernière affaire ? Quelles sont les pistes ? Quelles ont été les réactions ? Franceinfo fait le point sur ces nouvelles profanations qui s'inscrivent dans une longue série.

 

 

 

Que s'est-il passé ? 

Mardi 3 décembre, des inscriptions antisémites et des croix gammées ont été découvertes sur une centaine de tombes. Au total, 107 pierres tombales ont été profanées à l'aide de bombes de peinture dans ce cimetière, qui en compte 700 au total. Le nombre "14", considéré comme un symbole suprémaciste blanc, a par ailleurs été retrouvé sur l'une des tombes, a précisé la préfecture.

 

 

Le lieu abrite les sépultures de la famille de Jean-Louis Debré, l'ex-président du Conseil constitutionnel. Les tombes de membres des familles de Karl Marx ou de l'ancien président du Conseil socialiste Léon Blum s'y trouvent aussi. 

 

 

Plus tôt, d'autres tags antisémites avaient été observés dans une commune voisine. Pierre Geist, le maire de Westhoffen, a dit son écœurement : "Ce cimetière est là depuis des siècles. Il ne s'est jamais rien passé et aujourd'hui, on le profane avec des croix gammées. C'est honteux, c’est lamentable." 

 

 

 

 

 

 

Où en est l'enquête ? 

Quelques heures après la découverte des tombes profanées, une enquête préliminaire a été ouverte, a indiqué le parquet de Saverne (Bas-Rhin). Les investigations ont été confiées à une cellule spécialisée de la gendarmerie, a précisé le parquet de cette ville au nord-ouest de Strasbourg, dont dépend judiciairement Westhoffen. De leur côté, les gendarmes ont lancé un appel à témoignages.

 

 

Pour le moment, l'enquête n'en est qu'à son commencement. Fait étrange, Westhoffen a été évoqué à deux reprises, à plusieurs jours d'intervalle, dans d'autres tags antisémites dans une autre commune du Bas-Rhin. Ce sont d'ailleurs des tags trouvés mardi matin à Schaffhouse-sur-Zorn, selon la préfecture, qui ont conduit les gendarmes à se rendre à Westhoffen, où ils ont découvert la profanation.

 

 

Selon le parquet, cette profanation s'inscrit dans un "phénomène sériel", avec plusieurs actes similaires perpétrés les semaines précédentes dans des villages du secteur. Des croix gammées et inscriptions hostiles aux réfugiés ont été signalées à Reutenbourg il y a deux semaines. Le 26 novembre, d'autres tags antisémites avaient été découverts sur les murs de la mairie-école de Rohr, à une quinzaine de kilomètres de Westhoffen. 

 

 

Ces profanations rappellent aussi d'autres faits : les tags retrouvés sur les mairies de Thal-Marmoutier et Haegen en juillet 2018, sur la maison du maire de Brumath en novembre 2018, sur la permanence du député Bruno Studer à Schiltigheim en janvier 2019, sur un centre de demande d'asile strasbourgeois en janvier 2019 également et sur la mairie de Schirrhoffen en juillet 2019. France 3 Grand Est évoque aussi un probable lien avec la profanation du cimetière juif d'Herrlisheim en décembre 2018 et les dégradations commises à la synagogue de Mommenheim en mars 2019. 

 

 

 

Quelles ont été les réactions ?

Cette nouvelle profanation a provoqué une vague d'indignation. "L'antisémitisme est un crime et nous le combattrons, à Westhoffen comme partout, jusqu'à ce que nos morts puissent dormir en paix", a tweeté le président Emmanuel Macron dans la soirée de mardi. 

 

 

 

 

 

 

"Les communautés ici ont toujours vécu en harmonie, je suis consterné quand je vois ça, s'est indigné Pierre Geist, le maire de Westhoffen. Ici ont vécu des gens célèbres, des gens qui sont issus de cette terre d'Alsace qui ont façonné la France, des gens reconnus au niveau national. Et quand je vois l'état de leur tombe, ça me fait mal au cœur, je suis déçu qu'il existe des gens aussi misérables qui puissent salir la mémoire des hommes de cette façon-là, c'est honteux."

 

 

Interrogé par France Bleu Alsace, Jean-Louis Debré a dit sa "colère devant ces gestes ignobles, scandaleux et révoltants". "Il n'y a pas de nom pour qualifier ce qu'ont fait ces personnes, a-t-il poursuivi. C'est une insulte à la mémoire, une insulte à ces femmes et à ces hommes qui ont honoré la France et sont enterrés à Westhoffen". 

 

 

Ce qui s'est passé est un coup de poignard, j'ai honte et j'ai vraiment envie de pleurer. Jean-Louis Debré à France Bleu Alsace

 

 

Avec Jean-Louis Debré, Christophe Castaner s'est rendu sur place mercredi. En marge de son déplacement, il a annoncé la création d'un "Office national de lutte contre la haine" qui sera "chargé de coordonner pour la gendarmerie nationale à la fois cette enquête pour que tous les moyens nationaux soient mobilisés mais aussi l'ensemble des enquêtes pour les actes antisémites, antimusulmans, antichrétiens". 

 


05/12/2019
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Franceinfo - le jeudi 28 novembre 2019

 

 

Incendie de l'usine Lubrizol : l'Anses recommande de poursuivre les prélèvements sur certains aliments pendant un an

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

"Le sol peut être une source de contamination par ingestion directe par les animaux, par transfert aux végétaux qui seront ingérés par les animaux et par l'homme, ou encore par transfert via le réseau hydrologique", indique l'Agence française de sécurité sanitaire

 

 

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L'usine Lubrizol de Rouen (Seine-Maritime) ravagée par les flammes, le 27 septembre 2019. (YACINE MOUFADDAL / SDIS / AFP)

 

 

 

Les autorités doivent rester vigilante après l'incendie de l'usine Lubrizol à Rouen (Seine-Maritime). L'Agence française de sécurité sanitaire (Anses) préconise, jeudi 28 novembre, de poursuivre pendant un an les prélèvements sur les denrées alimentaires dans la zone située sous le panache de fumée consécutif à l'incendie.

 

 

L'agence sanitaire, dans un communiqué accompagnant son avis, indique que les analyses d'aliments réalisées n'ont pas mis en évidence de risque pour la santé dans la zone touchée par les retombées de suie, lors du passage du panache de fumée. L'analyse des cartes de la répartition des prélèvements en fonction de la modélisation du panache n'a pas montré, par ailleurs, "de corrélation évidente entre l'intensité des dépôts et les concentrations des contaminants analysées dans les prélèvements, excepté une tendance pour les dioxines, furanes et polychlorobiphényles dans les œufs", détaille l'Anses.

 

 

Dans ce quatrième avis rendu depuis l'incendie, le premier sur la stratégie de surveillance dans la durée des risques sanitaires, l'Anses estime donc nécessaire de prévenir tout risque sur la santé "au regard d'une exposition chronique aux contaminants par l'alimentation", du fait de transferts de polluants libérés par l'incendie.

 

 

 

Surveillance du lait, des œufs, des poissons d'élevage, des légumes racines

"Le sol peut être une source de contamination par ingestion directe par les animaux, par transfert aux végétaux qui seront ingérés par les animaux et par l'homme, ou encore par transfert via le réseau hydrologique", indique le communiqué. L'Anses préconise donc de "prélever majoritairement des échantillons de denrées alimentaires d'origine animale destinées à la consommation humaine : lait, œufs (en privilégiant les élevages plein air) ou encore poissons d'élevage". Sont également cités "les légumes racines et l'ensilage de maïs".

 

 

"Ces prélèvements ont vocation à être conduits sur une année, en tenant compte des saisons de productions agricoles", précise l'Anses. "De plus, il est préconisé de privilégier des productions agricoles végétales cultivées en plein champ par rapport aux cultures sous serres ou tunnel, ainsi que les productions issues des animaux élevés en plein air", recommande-t-elle.

 


30/11/2019
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Franceinfo - le vendredi 29 novembre 2019

 

 

DIRECT - La police de Londres évoque "plusieurs blessés" après une attaque à l'arme blanche près de London Bridge, un homme arrêté

 

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L'assaillant a été maîtrisé par les forces de l'ordre, selon la police de Londres

 

 

 

Ce qu'il faut savoir

 

 

La police de Londres (Royaume-Uni) "croit savoir que plusieurs personnes ont été blessées" après une "attaque à l'arme blanche" près de London Bridge, vendredi 29 novembre. "Un homme a été arrêté", précisent-elles dans un tweet.

 

 

 

 

 

 

Les services de secours sont sur place. Les forces de l'ordre disent avoir été averties, peu avant 14 heures, d'une "attaque à l'arme blanche" à proximité du London Bridge. Elles sont intervenues sur place, avec les services de secours.

 

 

La station de métro London Bridge fermée. Le réseau Transport de Londres a indiqué à la BBC (en anglais) qu'aucun train ne marque l'arrêt à cette station pour l'instant.

 


29/11/2019
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Franceinfo - le vendredi 29 novembre 2019

 

 

Femme tuée par des chiens dans l'Aisne : où en est l'enquête ?

 

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Elisa Pilarski, enceinte de six mois, a été retrouvée morte dans la Forêt de Retz près de Rébénacq, samedi 16 novembre. Les analyses ADN n'ont pour l'instant rien donné

 

 

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La forêt de Retz (Aisne), où a été retrouvé le corps d'Elisa Pilarski, photographiée le 16 mai 2012. (ANNE MONTFORT / PHOTONONSTOP)

 

 

 

Elisa Pilarski était enceinte d'un petit garçon qui aurait dû s'appeler Enzo. Samedi 16 novembre, alors qu'une chasse à courre est organisée dans la forêt de Retz (Aisne), cette jeune femme de 29 ans décide d'aller y promener son chien Curtis, comme à son habitude. Entre 13 heures et 13h30, elle est victime d'une attaque. A 15 heures, elle est retrouvée morte par son compagnon. Cause du décès : plusieurs morsures de chien sur la partie supérieure du corps et à la tête. Le drame va ébranler le village, la famille d'Elisa et son compagnon Christophe, puis déclencher une polémique sur la chasse à courre. Voici tout ce que l'on sait de l'affaire Elisa Pilarski.

 

 

 

Que sait-on des causes et des circonstances de la mort ? 

Dès lundi 18 novembre, les premiers résultats de l'autopsie confirment que la mort d'Elisa est due à "une hémorragie consécutive à plusieurs morsures de chien aux membres supérieurs et inférieurs ainsi qu'à la tête". Ce samedi 16 novembre, Christophe, le compagnon d'Elisa, explique avoir reçu un premier appel peu après 13 heures. La jeune femme lui aurait indiqué qu'elle avait été attaquée par "plusieurs chiens" qui l'auraient mordue "au bras et à la jambe". Après avoir tenté de l'appeler "à 35 reprises", Christophe se rend sur place. Il arrive 45 minutes plus tard, vers 14 heures.

 

 

Christophe assure avoir croisé sur le chemin un cavalier participant à une chasse à courre, Jean-Charles Métras, qui se trouve être le commandant du groupemement de gendarmerie de l'Aisne. Christophe l'aurait averti de la présence de son chien, Curtis, qu'Elisa promenait et qui aurait pu s'éloigner de sa maîtresse. Le compagnon de la victime assure que le gendarme lui aurait répondu : "A votre place, je m'inquièterais plus pour votre chien que pour les miens..." Une version formellement démentie par l'intéressé.

 

 

Au Parisien, Christophe décrit le moment où il retrouve Curtis : "Il ne bougeait pas, me regardait et se trouvait à trois mètres de ce que j'ai pris pour un tronc d'arbre, avant de comprendre qu'il s'agissait du corps de ma femme." Le compagnon d'Elisa rajoute que la jeune femme était "dénudée, en soutien-gorge, le pantalon baissé". Il explique aussi avoir vu, dans la foulée, passer une meute d'une trentaine de chiens.

 

 

 

Où en est l'enquête ? 

A quels chiens sont dues les morsures qui ont causé la mort d'Elisa ? Au croisé lévrier du couple, Curtis, ou aux 21 chiens participant à la chasse à courre qui se tenait non loin du lieu où la jeune femme est morte ? Pour le savoir, des prélèvements génétiques ont été effectués sur 67 chiens : les 5 American Staffordshire d'Elisa Pilarski et 62 chiens appartenant à l'association "le Rallye la passion" organisatrice de la chasse, présidée par Sébastien Van den Berghe. A ce jour, les résultats ne sont pas encore connus. Ils pourraient ne pas l'être avant un certain temps.

 

 

Ce même Sébastien Van den Berghe a été auditionné six heures durant par les gendarmes samedi 16 novembre, jour de la mort d'Elisa. Il a bien confirmé "qu'il avait croisé Christophe, totalement en panique, un peu après 14 heures". Selon lui, un autre cavalier aurait "croisé un autre chien qui a été un peu agressif avec son cheval", sans précisions sur la race.

 

 

Pour la société de vénerie, qui regroupe les associations de chasse à courre françaises, "aucun des chiens de chasse" ne peut être impliqué car aucun d'entre eux n'aurait été mordu. "On ne peut pas imaginer que Curtis, un chien de combat, (...) ait laissé sa maîtresse se faire dévorer sans la défendre ! Or, des vétérinaires ont inspecté les 62 chiens de l'équipage – 21 participant à la chasse et 41 restés à la propriété – et aucun ne présentait de traces de morsure", a déclaré jeudi 21 novembre Antoine Gallon, directeur de la communication de la société de vénerie.

 

 

 

Qu'est-il advenu de Curtis, le chien du couple ?

Le chien Curtis a été placé à la fourrière et soumis à "un examen comportemental", explique le procureur de Soissons au Parisien, vendredi 29 novembre. Contrairement à ce qu'affirmait une pétition en ligne, il n'est pas question de l'euthanasier, du moins pour l'instant. Des prélèvements ADN ont également été réalisés sur sa muselière, retrouvée non loin du corps.

 

 

Pour l'avocate des proches d'Elisa, Caty Richard, "il est évident que l'on trouvera sur le corps d'Elisa l'ADN de Curtis, parce qu'il s'agit du chien qu'elle promenait, avec lequel elle était tout le temps en contact". Raison pour laquelle l'avocate demande à ce qu'"au-delà de l'ADN", "il conviendra de mettre en perspective les traces de morsures et les empreintes de mâchoires des chiens en cause".

 

 

Christophe rappelle au Parisien qu'Elisa et lui étaient passionnés d'animaux, fréquentaient tous deux les concours canins et possédaient donc cinq chiens. "A la base, Curtis était à moi, mais rapidement Elisa et lui étaient devenus insépérables, à tel point que ce n'était presque plus le mien", se remémore-t-il. "Pour moi, c'est la chasse à courre, les chiens sortaient de ce précipice, Curtis a reçu beaucoup de morsures à la tête", a-t-il déclaré.

 

 

Les obsèques d'Elisa Pilarski et de son fils, Enzo, qui sera enterré avec elle, auront lieu le samedi 30 novembre à Rébénacq (Pyrénées-Atlantiques). La famille insiste pour que ce moment, strictement intime, ne fasse l'objet d'aucune récupération, la mort d'Elisa ayant déclenché une vive polémique sur la chasse à courre.

 


29/11/2019
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Franceinfo - le mercredi 27 novembre 2019 - mis à jour le 28.11.19

 

 

Affaire Estelle Mouzin : les éléments qui font de Michel Fourniret le suspect numéro un

 

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Le tueur en série, auditionné mercredi, a été mis en examen pour "enlèvement et séquestration suivis de mort" dans le dossier de la disparition de la fillette, en 2003. Le récent revirement de son ex-femme Monique Olivier avait relancé la piste de l'"Ogre des Ardennes"

 

 

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Michel Fourniret entouré de policiers lors de la reconstitution dans l'affaire Joanna Parrish à Monéteau (Yonne) le 25 septembre 2018. (BONNAUD CINDY / MAXPPP)

 

 

 

Une victime de plus dans la sordide liste de Michel Fourniret ? Le tueur en série a été mis en examen, mercredi 27 novembre, dans le dossier de la disparition d'Estelle Mouzin, pour "enlèvement et séquestration suivis de mort" à l'issue de son audition par la juge d'instruction de Paris Sabine Khéris. Jusqu'à aujourd'hui, l'"Ogre des Ardennes" avait toujours nié son implication dans la disparition de la fillette, survenue le 9 janvier 2003 à Guermantes (Seine-et-Marne), en expliquant qu'il se trouvait ce jour-là à son domicile de Sart-Custinne, en Belgique.

 

 

Mais les révélations de Monique Olivier, son ex-femme, lors de son audition devant la juge d'instruction de Paris Sabine Khéris, jeudi 21 novembre, ont fait voler en éclats cette ligne de défense. Désormais, la piste Fourniret est prise très au sérieux par les enquêteurs, chargés de faire parler un homme déjà condamné à la perpétuité pour huit meurtres.

 

 

 

Son principal alibi a volé en éclats

A plusieurs reprises, Michel Fourniret a répété aux enquêteurs qu'il n'avait rien à voir dans cette disparition. Début 2007, la police l'avait même mis une première fois hors de cause. Mais l'audition de Monique Olivier, jeudi 21 novembre, a tout changé. Face à la juge d'instruction Sabine Khéris, l'ex-femme de Michel Fourniret a concédé que le coup de fil que le tueur dit avoir passé à son fils, le 9 janvier 2003, pour son anniversaire, et qui lui servait d'alibi, provenait en réalité d'elle. Son fils n'avait pas répondu, mais l'appel avait été attesté par des relevés téléphoniques.

 

 

"Cela signifie que Michel Fourniret n'était pas à Sart-Custinne le jour de la disparition d'Estelle Mouzin. Il était ailleurs", a expliqué Richard Delgenes, avocat de Monique Olivier, qui n'a pas apporté de précisions sur le lieu où se trouvait le tueur en série. "On sait qu'à l'époque, Michel Fourniret partait plusieurs jours (...) Situer et dater ses absences de janvier 2003, c'est un peu compliqué aujourd'hui", a enchaîné l'avocat.

 

 

Ces déclarations sont toutefois "à prendre avec précaution", a mis en garde, vendredi 22 novembre Jean-Marc Bloch, ancien directeur du service régional de la PJ de Versailles. "Il faut savoir que ce sont tous les deux de grands manipulateurs", a-t-il réagi, précisant que "ce sont eux qui sont en train de mener, quelque part, l'enquête." Pour lui, "les enquêteurs actuels vont devoir aller plus loin" que ces simples déclarations. "Parce qu'il ne suffit pas de dire 'Ce n'est pas lui qui a passé ce coup de fil' pour dire 'C'est lui qui est l'auteur de la disparition d'Estelle Mouzin'. Il faut encore prouver qu'il était en Seine-et-Marne, à Guermantes [lieu de la dispartion d'Estelle Mouzin], à 18h15 ce jeudi-là. On n'en est pas là pour l'instant", a souligné l'ancien directeur de la PJ de Versailles. 

 

 

 

La camionnette blanche, le portrait-robot... des détails troublants

A l'époque de la disparition d'Estelle Mouzin, les enquêteurs recherchent une camionnette blanche décrite par plusieurs témoins. Or, Michel Fourniret possède le même genre de camionnette, avec laquelle il arpentait la Seine-et-Marne durant la même période. Autre détail notable : trois semaines avant la disparition de la fillette, une camarade d'école de cette dernière raconte avoir été importunée par un individu. 

 

 

Un portrait-robot, établi à partir de sa description, ressemble à celui du tueur en série, comme l'indique Didier Seban, avocat de la famille Mouzin, sur France Bleu Paris : "Le portrait-robot dressé par une petite fille avant la disparition d'Estelle, qui s'était fait aborder par un homme à Guermantes, nous amène vers Michel Fourniret". Des sources au Parisien glissent également que "la juge a des témoignages faisant état de la présence de Fourniret à Guermantes. Bien sûr c'est à prendre avec des pincettes après seize ans, mais ça semble sérieux."

 

 

 

Des photos et un reportage sur Estelle Mouzin ont été retrouvés sur son ordinateur

En juin 2006, le parquet de Charleville-Mézières (Ardennes) où sont instruits les crimes du tueur en série, prévient la Chancellerie que Michel Fourniret pourrait "raisonnablement être suspecté dans la disparition d'Estelle Mouzin". Quelques semaines plus tard, les enquêteurs retrouvent une série de cassettes vidéo appartenant à Michel Fourniret.

 

 

Sur l'une d'elles se trouve un reportage de la chaîne belge RTL, consacré à la disparition d'Estelle Mouzin. En analysant son ordinateur, les enquêteurs découvrent aussi que Michel Fourniret a consulté des photos de la fillette sur internet. En prison, Michel Fourniret se défend en affirmant s'être seulement intéressé à l'affaire et nie, encore, toute implication. 

 

 

 

Il s'est lui-même impliqué dans une lettre, en 2007

En juin 2007, Michel Fourniret a écrit au président de la Chambre d'instruction de la cour d'appel de Reims, comme le raconte L'Express à l'époque. L'"Ogre des Ardennes" demande à ce que le dossier Estelle Mouzin et ceux de Joanna Parrish et Marie-Angèle Domece soient joints aux affaires pour lesquelles il a été renvoyé devant le tribunal. Le tueur en série a, depuis, avoué les faits dans ces deux dernières affaires.

 

 

Mais il n'a jamais rien concédé dans le dossier Mouzin. Interrogé à nouveau à ce sujet au début du mois de mars 2018, Michel Fourniret avait fait des "aveux en creux", avait assuré Corinne Herrmann, l'un des avocats du père de la fillette. Lors de cette audition, il a confirmé ce qu'il avait écrit dans cette lettre datant de 2007. S'il n'y fait pas d'aveux, cette demande n'était pas anodine selon Didier Seban, l'autre avocat de la famille Mouzin. "Michel Fourniret ne dit pas qu'il est coupable, mais ce n'est pas banal, un tueur en série qui dit : 'Je veux qu'on me juge aussi pour ces affaires-là'", affirmait-il en mars 2018. De son côté, le père de la fillette préférait rester méfiant. "Fourniret se cherche des distractions en prison, cela doit rompre la monotonie", commentait-il. 

 

 

 

Il joue régulièrement avec les enquêteurs

Le profil de ce tueur en série, condamné à perpétuité pour huit meurtres, incite à la prudence. "Attention aux faux espoirs", prévenait dans Le Parisien Dominique Laurens, la procureure de Meaux (Seine-et-Marne) en charge de l'affaire Mouzin en mars 2018. "La piste de ce tueur n'a jamais été refermée complètement. Mais la prudence s'impose car, là, nous avons du Fourniret dans le texte", affirme la magistrate. "Ce sont des propos très elliptiques. Il n'y a pas le début d'une once d'aveux sur Estelle Mouzin. Il n'a rien reconnu au sens juridique du terme. On n'est pas loin d'une manipulation. Il joue avec les magistrats", ajoute une source judiciaire auprès du quotidien. 

 

 

Aujourd'hui, la configuration est différente puisque "c'est désormais [Monique Olivier] qui donne les cartes, et ça, Michel Fourniret ne le supporte pas, estime au Parisien le psychologue Jean-Luc Ployé (auteur de L'Approche du Mal, avec Mathieu Livoreil, aux éditions Grasset). Il devrait donc tenter de reprendre la main. A sa manière, sans donner toutes les réponses". Les révélations de son ex-compagne sont peut-être le premier pas vers des aveux car, comme le rappelle au quotidien l'avocat historique de Monique Olivier, Michel Fourniret "ne s'est confié que lorsque sa compagne avait donné des clés aux enquêteurs". "Sa compagne le met en difficulté, il a de bons rapports avec la juge, c'est effectivement la meilleure configuration pour qu'il parle", estime de son côté Didier Seban, l'avocat d'Eric Mouzin.

 

 

Monique Olivier a par ailleurs confirmé au juge qu'Estelle Mouzin "était tout à fait le genre de jeune fille qui pouvait satisfaire" son ancien mari. "Les éléments sont réunis pour avancer très sérieusement sur la seule piste qui existe dans l'affaire", concluent les avocats du père d'Estelle Mouzin, Corinne Herrmann et Didier Seban.

 


28/11/2019
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Franceinfo - le mardi 26 novembre 2019

 

 

Haïti : ce que l'on sait du meurtre d'un couple de Français à Port-au-Prince

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

Les deux quadragénaires se trouvaient à Haïti dans le cadre d'une procédure d'adoption

 

 

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Un hôpital de Port-au-Prince, le 25 novembre 2019. (VALERIE BAERISWYL / AFP)

 

 

 

Originaire de l'Ardèche, le couple s'était rendu à Haïti dans le cadre d'une procédure d'adoption. Deux ressortissants français ont été abattus à Port-au-Prince, lundi 25 novembre, dans des circonstances qui restent à éclaircir. Le ministère français des Affaires étrangères a fait part, dans un communiqué, de "sa grande émotion" après la mort de ces "deux compatriotes en Haïti des suites d'une agression", assurant que l'ambassade de France était "en contact avec les autorités locales pour que toute la lumière soit faite sur ce drame".

 

 

 

Qui sont les victimes ?

Mélina et Alexandre R. étaient âgés de 41 et 44 ans et domiciliés dans le hameau de Sauze, à Saint-Martin-d'Ardèche, selon les informations de France 3 Auvergne-Rhône-Alpes. Un proche du couple, cité par Le Parisien, décrit Alexandre comme un homme "jovial et expansif", "passionné de motocross et de VTT de descente". Toujours selon cette source, il était commercial chez un grossiste en matériel électrique, tandis que Mélina avait récemment exercé le métier de vendeuse dans un magasin de matériaux et pratiquait la randonnée. Le quotidien évoque les "nombreux amis" d'Alexandre et Mélina et France 3 décrit un couple "très ancré dans la vie de la commune".

 

 

Mariés depuis douze ans, le couple avait engagé une procédure d'adoption et avait "obtenu son premier agrément en 2013, renouvelé en 2018. Leur voyage était organisé dans le but d'une visite de convivialité, ils ne seraient pas repartis avec un enfant", a précisé à l'AFP le conseil départemental de l'Ardèche. L'Agence française de l'adoption (AFA), organisme public qui accompagne les candidats à l'adoption, les suivait depuis trois ans (en 2018, 61 enfants ont été adoptés par des Français en Haïti, dont quatre via l'AFA).

 

 

Enfin, ils étaient investis dans la section ardéchoise de l'association Enfance et familles d'adoption, poursuit Le Parisien, qui cite un oncle d'Alexandre : "Avoir un enfant, ils n'avaient que ça en tête depuis des années." Si, dans une publication datée du 24 octobre 2019, la diplomatie française recommande sur son site internet "de reporter tout voyage [en Haïti] jusqu'à nouvel ordre", une professionnelle de l'adoption indique au quotidien qu'"on peut légitimement considérer que, pour ce couple, [se rendre à Haïti] était une raison impérative."

 

 

 

Que s'est-il passé ? 

Les deux quadragénaires ont été tués par balles, à Port-au-Prince, la capitale, où ils venaient tout juste d'atterrir. Au fait des risques encourus dans ce pays frappé par de graves troubles sociaux, le couple avait pris des précautions, assure l'AFA.

 

 

Inscrits sur le site Ariane du Quai d'Orsay, qui permet aux ressortissants français d'enregistrer un voyage touristique, personnel ou professionnel, de moins de 6 mois dans un pays étranger, "ils ont fait tout ce qu'il fallait faire en termes de sécurité", précise l'agence. "On leur a dit qu'un taxi, avec lequel l'AFA travaille, viendrait les chercher, afin qu'ils soient le plus possible en sécurité. Il les a pris à l'aéroport pour les conduire là où ils devaient loger."

 

 

Les circonstances du meurtre, après leur arrivée à l'hôtel, n'ont pas été confirmées. Des sources citées par l'AFP et Le Parisien penchent pour l'hypothèse d'un crime crapuleux, comme une tentative de vol à main armée. "Leur véhicule pourrait avoir été suivi sur le trajet entre l'aéroport et l'hôtel", spécule un membre de la famille, contacté par le quotidien.

 

 

 

Quelle est la situation à Haïti ? 

Haïti s'enfonce un peu plus chaque jour dans une grave crise sociale et politique. Les manifestations à répétition, souvent émaillées de violences, réclament depuis le mois d'août la démission du président Jovenel Moïse. Selon l'ONU, au moins 42 personnes sont mortes depuis mi-septembre, dans des manifestations organisées dans les principales villes du pays. Dans un entretien à l'AFP, en octobre 2019, Jovenel Moïse affirmait ne pas être "accroché à un mandat", mais n'annonçait aucune mesure immédiate face aux conséquences humanitaires, économiques et sociales de la crise politique.

 

 

La violence des gangs inquiète par ailleurs la société civile. "On assiste à une augmentation sans limite d'actes de criminalité par des groupes armés, avec le support d'officiels de l'Etat, par des bandes tolérées par le pouvoir politique en place", dénonçait, mi-novembre au micro de l'AFP Marie-Yolène Gilles, militante haïtienne pour la défense des droits humains.

 

 

"Les manifestations, accompagnées de barrages sur les principaux axes routiers et d'actes violents (jets de pierres, tirs...) sont très fréquentes. Des groupes violents sont actifs et entretiennent un climat d'insécurité", écrit ainsi la diplomatie française sur son site internet.

 


26/11/2019
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Franceinfo - le vendredi 22 novembre 2019

 

 

Disparition d’Estelle Mouzin : comment expliquer le revirement de Monique Olivier, qui a détruit l'alibi de Michel Fourniret ?

 

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La septuagénaire a livré jeudi des informations décisives, liant possiblement la mort de la fillette au parcours criminel de son ex-mari. Ses déclarations relancent l'enquête

 

 

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Monique Olivier, l'ex-épouse de Michel Fourniret, devant la cour d'assises de Charleville-Mézières (Ardennes), le 29 mai 2008.  (FRANCOIS NASCIMBENI / AFP)

 

 

 

Par son témoignage, elle a relancé une énigme criminelle qui dure depuis le 9 janvier 2003, le soir de la disparition d'Estelle Mouzin à Guermantes (Seine-et-Marne). Entendue par la juge d’instruction chargée de l'affaire, Monique Olivier, l'ex-compagne de Michel Fourniret, a contredit l'alibi de "l'ogre des Ardennes", jeudi 21 novembre. Le tueur en série avait expliqué avoir appelé son fils depuis son domicile de Sart-Custinne, en Belgique, au moment de la disparition de la petite fille. Alors qu'elle avait toujours soutenu cette version, Monique Olivier vient d'affirmer avoir elle-même passé cet appel à la demande de son mari, précisant qu'il n'était pas chez lui à ce moment-là. Entendue pendant près de trois heures, elle a ajouté que la fillette de 9 ans "était tout à fait le genre de jeune fille qui pouvait satisfaire" son ex-mari. 

 

 

Depuis sa rencontre en 1986 avec le tueur, Monique Olivier a tenu une place centrale dans le parcours du criminel qui, à la lumière de ces nouveaux éléments, va rapidement être entendu par la juge d'instruction Sabine Khéris. Franceinfo vous explique comment celle qui fut sa plus grande complice s'est peu à peu muée en sa dénonciatrice. 

 

 

 

Une première faille en 2004

"Prisonnier aimerait correspondre avec une personne de tout âge pour oublier solitude". C'est par sa petite annonce publiée dans Le Pèlerin, sur laquelle tombe en 1986 Monique Olivier, alors âgée de 38 ans, que débute sa correspondance avec un père de quatre enfants, deux fois divorcé et incarcéré pour agressions sexuelles. Michel Fourniret la surnomme "sa mésange", sa "princesse aux pieds nus", sa "Natouchka". Débute entre eux une correspondance enflammée, où il lui parle de ses projets morbides d'enlèvements de jeunes vierges. Elle lui répond que "[le] seconder [lui] ferait plaisir""Quand je lui écris, c'est pas pour faire ma vie avec, dira-t-elle aux psychiatres. C'est pour recevoir du courrier, pour exister pour quelqu'un", cite L'ExpressMichel Fourniret est libéré en octobre 1987 et l'épouse deux ans plus tard. En seize ans de vie commune, Michel Fourniret et Monique Olivier ont tué au moins sept jeunes filles, avant d'être arrêtés en 2003. 

 

 

Cette femme fluette, qui a joué un rôle actif dans la série meurtrière de son époux, est également celle qui en signera l'arrêt définitif. Le 29 juin 2004, après un an d'interrogatoires infructueux, Michel Fourniret est sur le point d'être relâché quand Monique Olivier craque et révèle la liste des victimes de son mari. "Il a fallu lui arracher chaque mot, elle tremblait comme si elle allait s'évanouir, son rôle préféré", raconte l'enquêteur belge Jacques Fagnart à L'Express.

 

 

Je ne l'ai jamais vue pleurer, même quand elle a donné les détails les plus scabreux.L'enquêteur belge Jacques Fagnartà "L'Express"

 

 

Elle commence par avouer les meurtres de Céline Saison, 18 ans, enlevée en mai 2000 à Charleville-Mézières et retrouvée morte en juillet dans un bois à Sugny (Belgique), et de Mananya Thumpong, 13 ans, disparue en mai 2001 à Sedan (Ardennes). Puis avoue neuf autres crimes. Michel Fourniret n'en reconnaîtra que huit et sera condamné à la prison à perpétuité pour sept victimes, lors de leur procès commun en 2008.  

 

 

 

"Elle est complètement libérée de Michel Fourniret"

Cette année-là, face à la cour d'assises des Ardennes, Monique Olivier affiche une ligne de conduite précise, qu'elle a tenue tout au long du procès : se faire passer pour une victime de son mari, à qui elle obéissait aveuglément. "Je fais ce que l'on demande, ma faiblesse c'est de ne pas savoir dire non, je suis incapable de me défendre", déclare-t-elle alors, assurant qu'elle était en permanence "sous l'emprise" des hommes. Des affirmations contredites par plusieurs témoignages.

 

 

Aujourd'hui âgée de 71 ans, Monique Olivier n'est plus la femme soumise aux fantasmes de son époux. Tous deux ont divorcé par consentement mutuel en 2010, après plus de vingt ans de mariage. En quinze ans d'incarcération, elle s'est progressivement détachée de lui. "Le fait d'être éloignée de Michel Fourniret a détricoté les relations entre les deux. Et je pense qu'après quinze ou seize ans d'incarcération, Monique Olivier est complètement libérée de Michel Fourniret", analyse sur France 2 son avocat, Richard Delgenes. 

 

 

 

 

 

 

Elle a gagné en indépendance mais surtout en assurance. A tel point que lors de la récente reconstitution des meurtres de Joanna Parrish et de Marie-Angèle Domèce, elle s'est énervée contre Michel Fourniret. "Bon ! Tu vas dire ce que tu sais maintenant ! Que l'on puisse passer à autre chose...", lui a-t-elle lancé, raconte 20 Minutes. Un regain d'aplomb facilité par l'état de santé du tueur de 77 ans, qui s'est affaibli ces dernières années, présentant des troubles de la mémoire, avec des difficultés à articuler. "Si elle n'a pas peur de lui, de quoi aurait-elle peur, puisqu'elle n'a pas peur de la prison ? Tout cela va peut-être favoriser des révélations", estime Richard Delgenes. 

 

 

 

Une relation de confiance avec la juge

Les révélations de Monique Olivier ont aussi été favorisées par la juge d'instruction parisienne Sabine Khéris, qui a récupéré en juillet l'enquête sur la disparition d'Estelle Mouzin, initialement conduite à Meaux. 

 

 

Elle a su nouer une relation avec elle, échanger avec elle et la respecter en tant que personne.Corinne Herrmann, avocate d’Eric Mouzin, père d'Estelle Mouzinà franceinfo

"Et d'ailleurs, elle a demandé à lui parler, en février", relève Corinne Herrmann, avocate d'Eric Mouzin, père d'Estelle Mouzin, sur franceinfo.

 

 

Le 5 février 2018, c'est à cette magistrate parisienne que Monique Olivier souhaite parler à propos de l'affaire Mouzin. Alors que leur entrevue touche à sa fin, la magistrate lui demande si elle a "quelque chose à ajouter" sur les disparitions de Joanna Parrish et de Marie-Angèle Domèce. La septuagénaire lâche alors en substance : "Si je dois être entendue dans le dossier Mouzin, je préfère que ce soit par vous", relate Le Parisien. Et c'est face à elle que Monique Olivier a détruit le précieux alibi de son ex-mari. 

 

 

Ses déclarations sont toutefois "à prendre avec précaution", a mis en garde sur franceinfo Jean-Marc Bloch, ancien directeur du service régional de la PJ de Versailles. "Parce qu'il ne suffit pas de dire 'Ce n'est pas lui qui a passé ce coup de fil' pour dire 'C'est lui qui est l'auteur de la disparition d'Estelle Mouzin'. Il faut encore prouver qu'il était en Seine-et-Marne, à Guermantes, à 18h15 ce jeudi-là. On n'en est pas là pour l'instant", a -t-il souligné. Lors du procès pour le meurtre de Farida Hammiche, l'une des victimes du couple, les experts ont assuré que Monique Olivier restait dangereuse "sur le plan criminel", avec une "tendance à banaliser sa propre responsabilité", éprouvant une "absence de culpabilité" mais un "sentiment de honte", détaille L'Express.

 


23/11/2019
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Franceinfo - le mercredi 20 novembre 2019 - mis à jour le 21.11.19

 

 

Ce que l'on sait de la mort d'une femme enceinte attaquée par des chiens dans une forêt de l'Aisne

 

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L'autopsie a permis d'établir que la mort d'Elisa Pilarski avait "pour origine une hémorragie consécutive à plusieurs morsures de chiens aux membres supérieurs et inférieurs ainsi qu'à la tête"

 

 

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La forêt de Retz (Aisne), où le corps d'Elisa Pilarski a été retrouvé par son compagnon le 16 novembre 2019. (MAXPPP)

 

 

 

Que s'est-il passé, samedi 16 novembre, dans la forêt de Retz (Aisne) ? Elisa Pilarski, jeune femme de 29 ans, y a été retrouvée morte, victime d'une attaque de chiens, dans des circonstances encore troubles, et alors qu'une chasse à courre était organisée à proximité. Le parquet de Soissons a annoncé, mercredi 20 novembre, l'ouverture d'une information judiciaire. Voici ce que l'on sait de ce fait divers.

 

 

 

Qui est la victime ?

Originaire de Rebenacq (Pyrénées-Atlantiques), Elisa Pilarski était âgée de 29 ans. Elle partageait avec son compagnon Christophe, rencontré lors d'un concours canin, une passion pour les animaux, écrit Le ParisienLe couple possédait d'ailleurs cinq chiens de race american staffordshire, dont les photos s'affichent par dizaines sur le profil Facebook de la jeune femme.

 

 

Celle-ci, férue d'équitation, était enceinte de 6 mois. Le couple projetait d'ailleurs de "redescendre dans quelques jours dans les Pyrénées, où Elisa avait prévu d'accoucher", détaille le quotidien francilien.

 

 

Samedi, en milieu de journée, Elisa Pilarski s'est rendue seule à Saint-Pierre-Aigle, en bordure de la forêt de Retz, pour y promener un de ses chiens, Curtis. C'est là que son corps, marqué par des morsures canines, a été retrouvé par son compagnon aux alentours de 15 heures.

 

 

 

Que s'est-il passé ?

C'est la question qui obsède les enquêteurs. D'après Le Parisien, la jeune femme a d'abord posté à 12h16 un message sur Facebook racontant avoir eu une altercation avec le propriétaire d'un "malinois pas attaché", qui lui aurait foncé dessus, sans que l'on sache précisément si cet événement a eu lieu avant ou après son arrivée dans la forêt.

 

 

Christophe, qui travaillait ce jour-là à l'aéroport de Roissy, situé à environ 70 km de la forêt, a de son côté raconté aux autorités avoir été contacté par sa compagne peu après 13 heures. Paniquée, elle lui aurait alors "signalé la présence de chiens menaçants", selon le parquet, avant de lui demander de la rejoindre au plus vite. Cet élément intéresse particulièrement les enquêteurs, car plusieurs dizaines de chiens participaient à une chasse à courre à proximité des lieux.

 

 

Christophe a raconté à France 3 avoir cherché partout sa compagne une fois arrivé sur place. "J'ai retrouvé une partie de ses affaires d'abord, un gilet, une écharpe", explique-t-il. Il sillonne le bois et décide d'appeler leur chien, Curtis. "Je l'ai entendu et j'ai pu suivre ses aboiements, poursuit-il. C'est à ce moment-là que j'ai vu une meute, ils étaient peut-être une trentaine, ils sont venus vers moi, mais ils n'avaient pas l'air méchants." Quelques minutes plus tard, Christophe retrouve son chien stoïque, près de ce qu'il pense être un tronc d'arbre.

 

 

J'ai descendu le précipice, je me suis approché et je me suis rendu compte que le tronc d'arbre, c'était le ventre de ma femme. Ma femme a été dévorée.Christophe, le concubin de la victimeà France 3

 

 

Prévenus, des riverains ont ensuite appelé la police.

 

 

 

 

 

 

Qu'a révélé l'autopsie ?

L'autopsie réalisée lundi a permis d'établir que la mort d'Elisa Pilarski avait "pour origine une hémorragie consécutive à plusieurs morsures de chiens aux membres supérieurs et inférieurs ainsi qu'à la tête", a indiqué le procureur de Soissons, Frédéric Trinh, dans un communiqué. Des prélèvements ADN ont été effectués sur 67 chiens : cinq appartenant au couple et 62 chiens "ayant participé à [la] chasse à courre (...) organisée à proximité", ont précisé les autorités. Il s'agit désormais "d'identifier le ou les chiens mordeurs", ajoute le parquet, précisant que les morsures sont à la fois "ante mortem" et "post mortem".

 

 

Une information judiciaire a été ouverte contre X pour "homicide involontaire par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement à une obligation de prudence ou de sécurité imposée par la loi ou le règlement résultant de l'agression commise par des chiens". Fait notable, elle a été confiée à la section de recherche d'Amiens (Somme) et non à la gendarmerie locale. Une décision que le parquet a expliquée à franceinfo par le souhait d'éviter toute collusion : un lieutenant-colonel de la gendarmerie de l'Aisne, Jean-Charles Métras, était en effet présent parmi les chasseurs à la courre.

 

 

France 3 Hauts-de-France ajoute que le propriétaire du chien malinois avec lequel la victime a raconté avoir eu une altercation "n'a pas été identifié et donc n'a pas pu être entendu". Il est actuellement recherché.

 

 

 

Comment se défendent les chasseurs ?

Comme le rapporte Le Parisienles 62 chiens qui ont participé à la chasse à courre sont ceux de l'association Le Rallye de la passion. D'habitude, cet équipage de chasse à courre ne se rend en forêt "qu'en semaine et le dimanche". Il aurait bénéficié, d'après le quotidien francilien, d'une dérogation à l'occasion de la Saint-Hubert, le patron des chasseurs. 

 

 

De son côté, la société de vénerie, représentante des chasseurs à courre, nie toute responsabilité dans la mort d'Elisa Pilarski. Selon elle, "le décès aurait eu lieu entre 13 heures et 13h30, avant que la meute ne commence à chasser". Dans un communiqué publié mardi soir, elle assure qu'"au cours des 18 000 journées de chasse à courre organisées chaque année à travers 70 départements, jamais aucun accident corporel humain impliquant des chiens de vénerie n'a été relevé", et qu'en l'état des investigations, "rien ne démontre l'implication des chiens de chasse dans le décès de cette femme".

 

 

 

 

 

Selon cette organisation, les meutes de chasse à courre comptent en France plus de 30 000 chiens, répartis dans 390 équipages. "Ces chiens sont dressés pour chasser un animal particulier et obéir en toute circonstance à l'homme", indique-t-elle.

 


21/11/2019
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Franceinfo - le mercredi 20 novembre 2019

 

 

VRAI OU FAKE Femme enceinte tuée par des chiens dans l'Aisne : le commandant de gendarmerie faisait-il partie de l'équipage de chasse à courre ?

 

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Benoît ZagdounFrance Télévisions
 

 

Le procureur de la République de Soissons et la gendarmerie nationale confirment la présence du lieutenant-colonel dans la forêt de Retz. Des mesures ont toutefois été prises pour ne pas entraver l'enquête

 

 

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Un fourgon de gendarmerie, le 17 novembre 2019, près du lieu où le corps d'une jeune femme enceinte a été retrouvé, dans la forêt de Retz (Aisne). (MAXPPP)

 

 

 

Le corps d'Elisa Pilarski, victime d'une attaque de chiens, a été retrouvé, samedi 16 novembre, dans les bois, sur la commune de Saint-Pierre-Aigle, dans l'Aisne. Cette femme de 29 ans, enceinte, était partie promener son chien dans la forêt de Retz, où se tenait au même moment une chasse à courre. La meute de chiens des chasseurs est-elle responsable de la mort de cette jeune femme ? Les enquêteurs explorent cette piste parmi d'autres. Un élément troublant, évoqué dans la presse, est venu s'ajouter : le commandant du groupement départemental de gendarmerie de l'Aisne aurait fait partie de l'équipage de la chasse à courre. Dans le live de franceinfo, vous nous avez demandé de confirmer cette information.

 

 

 

L'enquête confiée à une autre unité

Le procureur de la République de Soissons, Frédéric Trinh, confirme à franceinfo la "présence" du lieutenant-colonel Jean-Charles Métras parmi les chasseurs. Le magistrat assure en avoir été "immédiatement informé" et explique avoir pris des dispositions, afin de s'assurer que cela ne nuise pas à l'enquête. Cela "a justifié que je confie le traitement de la procédure à un service qui n'est pas placé sous son autorité, à savoir la section de recherche d'Amiens".

 

 

La gendarmerie nationale, interrogée par franceinfo, confirme les propos du procureur de la République de Soissons. Le lieutenant-colonel était bien "l'un des suiveurs de la chasse à courre", mais "cela ne gêne absolument pas l'enquête", compte tenu de la mesure prise "en lien avec le procureur", affirme la gendarmerie nationale. 

 

 

 

Des prélèvements sur 93 chiens

La victime, âgée de 29 ans et enceinte, avait appelé son concubin pour "lui signaler la présence de chiens menaçants", selon le parquet, alors qu'elle "était partie promener son chien". C'est lui qui a découvert le corps de sa compagne, samedi après-midi. D'après les résultats de l'autopsie, cités par le procureur, la mort a "pour origine une hémorragie, consécutive à plusieurs morsures de chiens aux membres supérieurs et inférieurs, ainsi qu'à la tête".

 

 

"Des prélèvements ont été effectués sur 93 chiens, ceux appartenant à la victime", qui en possédait cinq, ainsi que d'autres "ayant participé à une chasse à courre organisée à proximité", selon le parquet. Il s'agit "d'identifier le ou les chiens mordeurs", poursuit le parquet. La victime a été mordue avant et après sa mort.

 

 

La gendarmerie nationale confirme que "la chasse à courre est une piste étudiée de près par les enquêteurs", mais qu'"en l'état actuel de l'enquête, on ne peut affirmer que la meute est à l'origine de la mort de cette femme". L'hypothèse des chiens errants n'est pas écartée. Pas plus que celle du propre animal de la promeneuse, selon la gendarmerie. Il faut attendre les résultats des prélèvements ADN effectués sur l'ensemble des chiens.

 


21/11/2019
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Franceinfo - mardi 19 novembre 2019 - mis à jour le 20.11.19

 

 

"Ça permet de faire des beaux raccourcis" : des chauffeurs de poids lourds expliquent pourquoi ils empruntent des ponts interdits

 

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Raphaël GodetFrance Télévisions

 

 

Certains professionnels de la route, contactés par franceinfo, reconnaissent ignorer parfois les panneaux de signalisation indiquant une limitation de poids lorsqu'ils empruntent un pont

 

 

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Un poids lourd traverse le viaduc d'Echinghen à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), le 28 novembre 2019. (FRANCOIS LO PRESTI / AFP)

 

 

 

Un camion qui pèse "plus de 50 tonnes" sur un édifice qui ne pouvait en supporter que 19. Au lendemain de l'effondrement d'un pont à Mirepoix-sur-Tarn (Haute-Garonne), lundi 18 novembre, la question du poids semble au cœur de l'enquête. Ce drame, qui a coûté la vie au chauffeur de ce poids lourd et à une adolescente de 15 ans, fait beaucoup réagir dans le milieu des professionnels de la route. "Traverser des ponts, c'est notre quotidien", confient-ils, de l'émotion dans la voix.

 

 

>> Effondrement d'un pont en Haute-Garonne : suivez les dernières informations dans notre direct

 

 

Parmi les chauffeurs que franceinfo a contactés, certains reconnaissent avoir déjà fermé les yeux sur les panneaux de limitation de poids posés en amont de ponts. C'est le cas de Gérard*, qui sillonne les routes de l'Ouest de la France ("Nantes, Poitiers, Bordeaux, Rennes...") depuis des années au volant de son 19 tonnes. Les mêmes tournées à chaque fois, et donc les mêmes trajets. "A force, tu sais par où passer pour gagner du temps. C'est vrai qu'emprunter un pont interdit permet de faire des beaux raccourcis", raconte le chauffeur.

 

 

Tu peux facilement gagner dix minutes. Sur une tournée, ce n'est pas négligeable.Gérard, chauffeur routier à franceinfo

 

 

Dit autrement, cela peut permettre de rattraper un retard concédé dans un embouteillage ou dans une livraison qui ne s'est pas passée comme prévu. Gérard admet s'être déjà engagé sur un pont avec quelques tonnes de trop. Mais "jamais plus", assure-t-il.

 

 

 

"Pas un truc dont tu es forcément très fier" 

Le trentenaire estime que "le risque est toujours calculé". "Je sais combien mon camion pèse, je sais qu'il y a une tolérance, que le pont ne va pas s'écrouler parce que je dépasse un peu." Cela ne l'empêche pas de ressentir une certaine appréhension au moment d'emprunter cette voie. "Il m'est arrivé de m'arrêter dix mètres avant le panneau, et de réfléchir quelques secondes avant d'y aller." L'analyse sur la "tolérance" dont parle Gérard est loin d'être partagée par un spécialiste interrogé par franceinfo. "Si on va au-delà du tonnage permis, il est tout à fait possible d'endommager durablement un pont. Et si on va bien au-delà, c'est la rupture assurée !", s'exclame ce spécialiste du sujet qui préfère rester anonyme.

 

 

Même si la "combine" est connue dans le milieu, "ce n'est pas quelque chose dont on parle entre collègues, reprend Gérard. Ce n'est pas un truc dont tu es forcément très fier." Francis*, qui jure n'avoir jamais emprunté un pont en excédent de poids, explique que "certains finissent par te le dire plusieurs mois après."

 

 

Certains camions sont équipés des mêmes GPS que les voitures. Donc des routiers peuvent s'engager sur des ponts interdits de manière complètement involontaires. Ils ne s'en rendent compte qu'une fois de l'autre côté. Il est alors trop tard pour faire demi-tour.Francis, chauffeur routier à franceinfo

 

 

Car chaque chauffeur de poids lourds doit préparer son itinéraire avant de prendre la route. "Il faut travailler le trajet en amont, savoir où on passe avant d'emprunter la route", explique un autre chauffeur à France 2. Mais il y a parfois des surprises. 

 

France 2
 
 

 

 

 

"Des cas individuels"

A Crépy-en-Valois (Oise), on connaît bien ce problème. Chaque jour, 50 000 habitants et plus de 7 000 véhicules empruntent le pont Saint-Ladre qui passe juste au-dessus des voies de chemin de fer. L'édifice fête ses 90 ans cette année et les signes de délabrement sautent aux yeux. Des grandes fissures lézardent les poteaux en béton, dont le revêtement est déjà en partie tombé. "Des camions le prennent alors qu'ils n'ont pas le droit. Mais ça leur fait gagner quinze minutes et deux kilomètres, s'agace Yves Mouny, président de l'association Crépy environnement. Un portique a été mis en place pour empêcher ça. Tu parles ! Ils foncent quand même !" 

 

 

En un an, on a déjà réparé seize ou dix-sept fois le portique.Yves Mouny, président de l'association Crépy environnement à franceinfo

 

 

Rien de nouveau sous le soleil, grince des dents Patrick Chaize, corapporteur d'une mission d'information sur la sécurité des ponts rendue publique en juin dernier. Les règles de limitation de poids "ne sont pas toujours respectées", développe le sénateur LR de l'Ain. "Il y a des camions qui passent malgré tout, des engins agricoles aussi, pour éviter de faire des détours".

 

 

Du côté des syndicats de la profession, on n'est pas très bavard sur le sujet. "La très grande majorité des chauffeurs respectent évidemment le Code de la route, préfère-t-on répéter à la CFDT Transports. Ceux qui prennent des risques, ce sont des cas individuels, c'est une petite minorité. Ils mettent en danger la vie d'autrui et la leur." Pénalement, ce genre d'infraction peut coûter cher, et pas seulement en termes de points sur le permis et d'amende. "Vous risquez le licenciement sec", prévient la centrale. Jusqu'à maintenant, Gérard n'a jamais été sanctionné.

 

 

* Les prénoms ont été modifiés à la demande des personnes interrogées

 


20/11/2019
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Franceinfo - le lundi 18 novembre 2019

 

 

Ce que l'on sait de l'effondrement d'un pont suspendu à Mirepoix-sur-Tarn

 

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Le procureur de Toulouse a fait état à la mi-journée d'une "disparition d'une personne qui est le conducteur du véhicule lourd qui s'est engagé sur le pont"

 

 

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Les secours sont à l'œuvre dans le Tarn, lundi 18 novembre 2019, après l'effondrement d'un pont suspendu à Mirepoix-sur-Tarn (Haute-Garonne). (ERIC CABANIS / AFP)

 

 

 

Sur les clichés de la scène, on aperçoit des câbles de maintien pendre dans le vide, et, au second plan, le tablier qui soutient la route plonger dans la rivière. Un pont suspendu s'est effondré dans les eaux du Tarn, lundi 18 novembre au matin, entre les communes de Mirepoix-sur-Tarn et de Bessières (Haute-Garonne), situées à un peu moins de 30 km au nord de Toulouse. Au moins un mort et plusieurs blessés sont à déplorer. Voici ce que l'on sait au sujet de ce drame.

 

 

 

Que s'est-il passé ?

Il était environ 8h10, lundi matin, lorsque les câbles soutenant le pont de Mirepoix-sur-Tarn ont cédé, rapportent nos confrères de France Bleu Occitanie. Le tablier du pont, sur lequel passe la D71, est tombé de dix-neuf mètres dans le Tarn. Au moins deux véhicules circulaient alors sur l'ouvrage et sont tombés à l'eau, selon le procureur la République de Toulouse, Dominique Alzéari : une Clio, et un poids lourd. Dans un premier temps, les autorités avaient fait état d'un éventuel troisième véhicule.

 

 

Eric Bonnin, restaurateur résidant à 50 mètres du pont, raconte à franceinfo avoir "entendu une énorme déflagration" au moment de l'effondrement du pont. "J'ai appelé aussitôt les pompiers. Il y avait une dame sur la berge, elle avait réussi à sortir de sa voiture. Mais elle criait que son fils était encore à l'intérieur", rapporte-t-il.

 

 

Tout le monde connaît ce pont ici. Ce matin, j'y suis passé quelques instants avant le drame. Le car scolaire, aussi, l'a emprunté juste avant.Eric Bonnin, restaurateur à franceinfo

 

 

Un important dispositif de secours et de sécurité a été dépêché sur place, avec notamment trois hélicoptères et près de 80 sapeurs-pompiers, indiquent les autorités. Quarante gendarmes, deux équipes de plongeurs ainsi que des bateaux Zodiac ont également été dépêchés aux abords du Tarn. Une cellule de crise a été mise en place.

 

 

 

 

 

 

Le service départemental d'incendie et de secours (Sdis) de la Haute-Garonne a en outre annoncé que la D71 qui passait par ce pont était coupée à la circulation, et a invité les automobilistes à éviter le secteur pour faciliter le travail des secours.

 

 

 

 

 

 

Quel est le bilan humain ?

Pour l'heure, le bilan est au moins d'un mort, cinq blessés légers dont deux pompiers, et au moins un disparu, a indiqué le préfet de Haute-Garonne, Etienne Guyot, à la mi-journée. 

 

 

"A cette heure-ci, il y a une personne décédée, la jeune fille. Il y a d'autres personnes qui sont blessées en urgence relative, la mère de cette jeune fille, deux témoins qui se sont portés pour assister, et deux sapeurs-pompiers. Et une ou des personnes disparues, le chauffeur du camion, et nous regardons si d'autres véhicules ont pu être touchés par ce drame", a-t-il détaillé.

 

 

Le fleuve est très profond à cet endroit, plus de 20 mètres, pour 100 mètres de large.

 

 

 

Ce pont présentait-il un danger ?

Difficile de le savoir à l'heure actuelle. D'après le conseil départemental de Haute-Garonne, qui gérait l'entretien de l'ouvrage, ce pont n'était pas répertorié comme un ouvrage sensible et ne bénéficiait pas d'une surveillance particulière. "C'est un pont qui était entretenu, des contrôles avaient été faits par le département", a expliqué Eric Oger, maire de Mirepoix-sur-Tarn, à nos confrères de France Bleu Occitanie. 

 

 

Inauguré en 1935, le pont mesure 155 mètres de long et 6,50 mètres de large. La circulation y était interdite aux poids lourds de plus de 19 tonnes et un seul camion pouvait y circuler à la fois. "Ce pont, oui, il est limité à 19 tonnes, il a été vérifié par les services de l'Etat en 2017 et il y a chaque année une révision par nos services, il y en a eu une fin 2018 et il y en aura une dans quelques semaines", a déclaré Georges Méric, président du conseil départemental de Haute-Garonne. Il promet l'ouverture d'une enquête sur cet accident.

 

 

On ignore encore si le poids lourd, ou l'"engin", comme l'a dit le procureur de la République, qui a chuté dans la rivière, dépassait ou non le poids réglementaire. Des "vérifications" sont en cours pour déterminer "la structure, le poids, la façon dont [il] se déplaçait", a déclaré Dominique Alzéari. De son côté, le maire de Mirepoix a assuré que le camion était "apparemment un porte-char, ce type de véhicule transporte des grues", sans plus de précisions sur son poids.

 

 

"C'est un pont métallique qui est très emprunté par les camions, même ceux qui n'ont pas le droit", assure à franceinfo le restaurateur qui vit à quelques dizaines de mètres des lieux du drame. "Il y a un stop mais peu importe, ils foncent."

 


18/11/2019
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