L'AIR DU TEMPS

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Franceinfo - le lundi 19 août 2019

 

 

Le corps du Français Simon Gautier retrouvé dans le sud de l'Italie

 

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

 

Le jeune homme a été retrouvé mort neuf jours après avoir chuté d'une falaise, lors d'une randonnée à 200 km au sud de Naples

 

 

 

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Les secouristes à leur camp de base de recherches, après la découverte du corps de Simon Gautier, à Belvedere di Ciolandrea, dans le sud de l'Italie le 18 août 2019. (ELIANO IMPERATO / AFP)

 

 

 

Neuf jours de recherches. Le corps de Simon Gautier, Français de 27 ans qui avait appelé à l'aide après s'être blessé en randonnée dans le sud de l'Italie, a été repéré dimanche 18 août dans la soirée. Les secours l'ont identifié, neuf jours après son appel au secours, dans un ravin à Belvedere di Ciolandrea, à près de 200 km au sud de Naples. Son corps va être récupéré dans la matinée de lundi.

 

 

Plusieurs médias italiens rapportent qu'un membre des secours alpins, qui scrutait la zone avec des jumelles, a d'abord repéré le sac à dos du jeune homme puis, à proximité, son corps immobile. Une équipe dépêchée sur les lieux n'a pu que constater le décès.

 

 

"C'est avec une très grande tristesse que j'ai appris que le corps de Simon Gautier avait été retrouvé sans vie ce soir en Italie", a déclaré le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian. "Je remercie les autorités italiennes qui se sont mobilisées pour le retrouver", a-t-il ajouté. Pendant plusieurs jours, les proches du jeune homme ont dénoncé le manque de moyens engagés pour tenter de le retrouver avant de se rendre sur place pour aider aux recherches. 

 

 

 

Une enquête pour établir si le jeune homme aurait pu être sauvé

Les secours ont choisi d'attendre lundi matin et la lumière du jour pour l'évacuer. Une enquête devrait être ouverte pour déterminer les causes du décès et établir si Simon Gautier aurait pu être sauvé.

 

 

Le jeune homme, qui vivait depuis deux ans à Rome pour rédiger une thèse en histoire de l'art, était parti jeudi 8 août de Policastro Bussentino pour une randonnée en solitaire jusqu'à Naples. Le lendemain, peu après 9 heures, il a appelé les secours avec son téléphone portable en expliquant être tombé d'une falaise et s'être cassé les deux jambes. Il n'a pas pu préciser où il se trouvait. "Au milieu de nulle part, sur la côte", a-t-il décrit aux secours.

 

 

 

Une mobilisation trop lente selon les proches

Les proches de Simon Gautier estiment que les secours ont mis du temps à se mobiliser. Le premier hélicoptère n'a décollé que 48 heures après l'appel à l'aide, et les équipes à terre sont longtemps restée peu nombreuses, alors que la zone de recherches, de plus de 140 km2, était très escarpée.

 

 

Ce n'est qu'au bout d'une semaine, quand la commune de Policastro a diffusé des images de caméras de surveillance montrant le passage du jeune homme, que des témoins ont déclaré l'avoir aperçu, le soir du 8 août, sur une plage où il semblait se préparer à passer la nuit. Ces témoignages et des "données techniques" liées à son téléphone ont permis de resserrer les recherches autour des trois sentiers de randonnée au départ de cette plage.

 

 

Pendant la semaine, des petites équipes d'experts et des dizaines de bénévoles, bergers et habitants de la zone mais aussi une vingtaine de proches du jeune homme accourus à sa recherche, ont arpenté la région montagneuse. Ils assuraient garder espoir, expliquant qu'il était "très sportif et organisé" et qu'il avait des réserves de vivres et d'eau pour plusieurs jours. 

 

 

La mobilisation des experts s'est renforcée peu à peu : pompiers, équipes cynophiles, secours alpins se sont joints aux recherches. Dimanche, une centaine de spécialistes était à pied d'œuvre, assistés d'un hélicoptère et de drones.

 


19/08/2019
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Franceinfo - le lundi 12 août 2019

 

 

Chavirage mortel dans la Manche : "Il y a toujours des drames avec la mer, mais de cette importance-là, jamais", témoigne le maire d'Agon-Coutainville

 

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Trois enfants sont morts lundi, leurs parents ont été blessés, dans le chavirage de leur vedette de plaisance à Agon-Coutainville dans la Manche

 

 

 

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Christian Dutertre, maire d'Agon-Coutainville, le 12 août 2019. (HUGO SMAGUE / MAXPPP)

 

 

 

"Il y a toujours des drames avec la mer. Mais de cette importance, et avec des enfants, jamais", a réagi sur franceinfo lundi 12 août Christian Dutertre, le maire d'Agon-Coutainville (Manche). Plus tôt dans la journée, vers 15h30, une vedette de plaisance a chaviré, faisant trois morts. Les victimes sont des enfants âgés de 7 à 11 ans. Leurs parents, également à bord, sont blessés.

 

 

Le lieu du naufrage, à  environ 800 mètres de la plage de Passous, n'est"pas du tout accidentogène", selon le maire qui s'est rendu sur place "cinq minutes" après le drame. Christian Dutertre reconnaît que la mer était"nerveuse" et "pas facile" dans l'après-midi. "Mais d'abord, il faut savoir raison garder et ne pas donner d'informations qui n'ont pas été vérifiées, a insisté Christian Dutertre, on est encore dans le temps de l'investigation avec la gendarmerie et le procureur de la République". Le parquet de Coutances a ouvert une enquête pour déterminer les circonstances précises de ce naufrage et connaître les causes du décès des trois enfants. Un examen des corps des victimes sera pratiqué mardi.

 

 

"Encore une fois, il y a un temps de recueillement, de pensées, d'accompagnement des familles si besoin, insiste le maire d'Agon-Coutainville, pensons d'abord aux familles""C'est un drame pour les familles au sens large, les parents, les grands-parents", a-t-il conclu. Avant de prendre la mer, les victimes séjournaient pendant leurs vacances, dans un camping voisin de Gouville-sur-Mer.

 


16/08/2019
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Franceinfo - le jeudi 15 août 2019

 

 

Mort de Nora Quoirin : pas de traces de coups ni de violences, d'après les premiers résultats de l'autopsie

 

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Le médecin légiste a constaté une hémorragie interne de l'intestin. Il a également daté la mort de l'adolescente à six jours après sa disparition en Malaisie

 

 

 

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Une affiche montrant Nora Quoirin, le 8 août 2019, à Seremban (Malaisie) (MOHD RASFAN / AFP)

 

 

 

Le corps de Nora Quoirindécouvert mardi 13 août en Malaisie dix jours après sa disparition, ne présente pas de traces de coups ni de violences, d'après les premiers résultats de l'autopsie, a appris franceinfo jeudi de source proche du dossier. Cette autopsie, réalisée mercredi, a duré douze heures. Selon nos informations, le médecin légiste a constaté une hémorragie interne de l'intestin. Il a également daté la mort de l'adolescente à quatre jours avant la découverte du corps, soit six jours après sa disparition. Des analyses toxicologiques sont en cours, mais les résultats ne sont pas connus pour l'instant.

 

 

 

"Aucun soupçon d'acte criminel", selon la police malaisienne

"Rien n'indique que Nora Quoirin ait été violée. Pour l'instant, il n'y a aucun soupçon d'acte criminel", a déclaré jeudi le chef de la police de l'État de Negeri Sembilan, au sud de Kuala Lumpur. Selon lui, l'adolescente a souffert d'un "stress extrême" et de la "faim" et succombé à une "hémorragie gastro-intestinale".

 

 

Nora Quoirin, adolescente franco-irlandaise de 15 ans, a disparu près de Seremban, en Malaisie, dans la nuit du 3 au 4 août, alors qu'elle était en vacances avec sa famille. La jeune fille, qui souffre d'un léger handicap mental, a été retrouvée dix jours après sa disparition, dans la jungle, à un peu plus de deux kilomètres du lieu de sa disparition. 

 


15/08/2019
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Franceinfo - le mardi 6 août 2019 - mis à jour le 07.08.19

 

 

Var : le maire de Signes est mort renversé par un fourgon qui venait déposer illégalement des gravats

 

 

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Avec France Bleu ProvencefranceinfoRadio France
 

 

 

Jean-Mathieu Michel avait demandé aux deux ouvriers de recharger leurs gravats, il a ensuite été percuté par le camion. Les deux hommes ont été placés en garde à vue, celle du conducteur a été prolongée, celle du passager levée. La piste accidentelle est privilégiée par les enquêteurs

 

 

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Le maire de la commmune de Signes dans le Var est mort renversé par un fourgon lundi 5 août. (DOMINIQUE LERICHE / MAXPPP)

 

 

 

Le maire de Signes, près de Toulon dans le Var, Jean-Mathieu Michel est décédé lundi 5 août après avoir été renversé par un fourgon qui venait déposer illégalement des gravats sur un chemin privé de la commune, rapporte France Bleu Provence.

 

 

 

Deux hommes en garde à vue

Deux hommes étaient en train de décharger illégalement des gravats sur un chemin privé à proximité du circuit Paul-Ricard quand Jean-Mathieu Michel est intervenu. L'élu âgé de 76 ans, maire depuis 1983, leur a demandé de recharger leurs gravats. Les deux ouvriers du bâtiment ont obéi mais en repartant, leur véhicule a violemment percuté le maire qui n'a pas survécu. Il s'agit d'un fourgon tôlé, qui n'a pas de vitre à l'arrière et ne permet pas de voir ce qui s'y trouve.

 

 

Une enquête a été ouverte, confiée aux gendarmes de la compagnie de La Valette. Les deux suspects ont été placés en garde à vue. Celle du conducteur de camionnette qui a mortellement percuté l'élu a été prolongée. Celle de son passager a en revanche été levée. Les enquêteurs privilégient la piste accidentelle, selon France Bleu Provence.

 

 

 

Vive émotion dans le département

Les drapeaux ont mis en berne mardi dans 153 communes du Var pour rendre hommage à Jean-Mathieu Michel, a précisé le président de l'Association des maires du Var, Jean-Pierre Véran, qui s'est dit "effondré"par ce décès, rapporte France Bleu. "La République est en deuil. Mourir dans l'exercice de ses fonctions, c'est inacceptable, a-t-il rajouté. Notre ami 'Jeannot' Michel, était un homme dynamique, compétent, et qui avait une force de caractère extraordinaire et une volonté farouche."  L'ensemble de la classe politique a réagi à cet événement, en rendant hommage à un élu engagé pour sa commune.

 


08/08/2019
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Franceinfo - le vendredi 2 août 2019 - mis à jour le 03.08.19

 

 

Incendies dans le Gard : ce que l'on sait du crash mortel d'un avion bombardier d'eau à Générac

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions
 

 

 

Cet avion "Tracker" de la Sécurité civile s'est écrasé vers 17h20, alors qu'il intervenait sur un des incendies qui ravagent le département. Le pilote est mort dans l'accident

 

 

 

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Un Canadair de la Sécurité civile intervient sur un incendie près de Générac (Gard), le 2 août 2019. Le même jour, un bombardier d'eau de type Tracker, plus petit, s'est écrasé en combattant cet incendie, tuant son pilote. (PASCAL GUYOT / AFP)

 

 

 

Un drame survenu en pleine fournaise. Un avion de la sécurité civile qui intervenait vendredi 2 août sur les incendies dans le Gard s'est écrasé en fin d'après-midi près de la ville de Générac. Le pilote est mort dans le crash de son bombardier, a indiqué la préfecture. Voici les éléments connus sur les circonstances de l'accident.

 

 

 

Une importante opération de lutte contre les incendies

Une centaine de gendarmes et 530 pompiers, dont des renforts venus d'autres départements, étaient mobilisés dans le département du Gard, vendredi, pour lutter contre trois incendies qui se sont déclarés en début d'après-midi sur les communes de Vauvert, de Montignargues et de Générac. Le gros des effectifs était déployé dans cette dernière commune, avec 410 pompiers, 140 véhicules terrestres et 4 avions bombardiers d'eau.

 

 

L'incendie de Générac est désormais fixé, rapporte France Bleu Gard Lozère samedi matin. Il a détruit 320 hectares ainsi qu'une maison, et une quarantaine de personnes ont été évacuées de façon préventive. A Vauvert, l'incendie est également fixé, 170 hectares ont brûlé et une vingtaine de personnes ont dû être évacuées. Enfin, l'incendie de Montignargues est terminé, après avoir détruit 11 hectares. Cependant, "la situation météorologique reste particulièrement défavorable et toutes les conditions sont réunies pour que de nouveaux feux puissent survenir", souligne le Service départemental d'incendie et de secours dans son dernier bulletin.

 

 

Au total, entre 14h30 et 15h vendredi, entre huit et dix départs de feu ont été constatés au sud de Nîmes, selon le commandant des sapeurs-pompiers Jacques Pagès. "C'est criminel, c'est sûr", a estimé le maire de Générac, Frédéric Touzellier. "Plusieurs feux qui partent simultanément, à des endroits différents... On est complètement dépassés."

 

 

Selon Eric Maurel, le procureur de la République de Nîmes, le premier incendie de Générac, qui avait débuté mardi, était vraisemblablement déjà d'origine criminelle. Jeudi, il avait insisté sur le fait que les enquêteurs privilégiaient la piste de "l'acte volontaire". Une enquête judiciaire a d'ores et déjà été ouverte, sous l'autorité du procureur, qui s'est aussitôt déplacé sur les lieux. Deux hommes avaient été interpellés vendredi pour des vérifications, selon le parquet. 

 

 

 

Un accident encore inexpliqué

Vers 17h20 vendredi, "un pilote de 'Tracker' de la Sécurité civile a perdu tragiquement la vie alors qu'il combattait courageusement l'incendie en cours", indique la préfecture de police dans un communiqué. Il était seul à bord. L'appareil s'est disloqué au sol, précise France Bleu, qui indique que l'on ignore pour l'instant l'origine de l'accident. Une enquête judiciaire et une enquête de sécurité, par le Bureau enquêtes accidents, ont été ouvertes vendredi.

 

 

Cet avion "Tracker" est le plus petit des bombardiers d'eau à intervenir face aux feux, avec les Canadair et les Dash. Sa capacité de largage est de 3 600 litres. "Tous les sapeurs-pompiers ayant vu la chute du Tracker ont pu rencontrer un psychologue", a précisé un responsable du Sdis samedi lors de la visite de Christophe Castaner.

 

 

"Voir un bombardier d'eau s'écraser c'est très très rare. Les avions sont toujours vérifiés, les pilotes sont expérimentés, ce sont des machines, des gens qui ont l'habitude de prendre des risques, qui sont soumis à rude épreuve"a expliqué le colonel Grégory Allione sur franceinfo. Parmi les derniers drames similaires en France, celui d'un Canadair qui s'était abîmé en mer, le 1er août 2005, avec son pilote et son copilote, à Calvi en Haute-Corse.

 

 

 

De nombreux hommages rendus au pilote

"Ce soir un pilote de bombardier d'eau a trouvé la mort en luttant contre les flammes. Il a donné sa vie pour sauver celle des autres", a salué Emmanuel Macron sur Twitter. Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, déjà présent à Générac mercredi pour constater les dégâts du premier incendie qui avait dévoré quelque 500 hectares de la commune, s'est à nouveau rendu sur place samedi à 10h. "Une immense tristesse nous étreint tous ce soir", a tweeté le ministre vendredi soi.

 

 

 

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"Je souffre, je suis ému, je n'ai pas de mots", a pour sa part déclaré le maire de Générac, Frédéric Touzellier. De nombreux services de pompiers et de gendarmerie ont également rendu hommage au pilote disparu. 

 

 

 

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03/08/2019
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Franceinfo - le mercredi 31 juillet 2019

 

 

Rapport de l'IGPN sur la mort de Steve : "C'est surréaliste de voir le Premier ministre parler devant le ministre de l'Intérieur, qui est silencieux"

 

 

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Le président de l'École des hautes études en sciences sociales a réagi sur franceinfo à la prise de parole du Premier ministre mardi après la découverte du corps de Steve Maia Caniço la veille

 

 

 

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Christophe Castaner et Édouard Philippe dans la cour de Matignon, le 30 juillet 2019. (XOSE BOUZAS / HANS LUCAS)

 

 

 

Le rapport de l'IGPN n'établit pas de lien "entre l'intervention de la police et la disparition de Steve Maia Caniço", a déclaré mardi 30 juillet à Matignon, le Premier ministre Édouard Philippe. Le Premier Ministre a également annoncé la saisie de l'inspection générale de l'administration pour poursuivre l'enquête autour de la mort de Steve, qui participait à la Fête de la musique à Nantes. "C'est surréaliste de voir le Premier ministre parler devant le ministre de l'Intérieur, qui est silencieux", a réagi Michel Wieviorka mardi soir sur franceinfo. "On a le sentiment que l'information n'est pas disponible à ce jour et que les responsabilités des uns et des autres ne sont pas établies. Dans ce contexte, le ministre de l'Intérieur est en difficulté", a précisé le directeur d'études à l'EHESS (École des hautes études en sciences sociales) et président de la Fondation Maison des sciences de l'homme.

 

 

 

franceinfo : Est-ce que c'est la stratégie de maintien de l'ordre qui est en cause dans cette affaire ?

 

 

Michel Wieviorka : Je ne vais pas me permettre de me substituer à des rapports dont on ne connaît pas encore la teneur, car on nous annonce un nouveau rapport dans un mois. Ce que je note, c'est qu'il y a une victime et que c'est un jeune. Cela me fait penser à l'affaire Malik Oussekine : l'émotion est considérable dans notre pays lorsqu'il s'agit d'un jeune, et encore plus d'un jeune qui voulait écouter de la musique, qui participait à une soirée festive. Il est clair que les forces de police sont intervenues de façon un peu raide. Donc une fois qu'on a vu cela, on voudrait en savoir plus. On a le sentiment d'un gouvernement gêné aux entournures. Ce rapport est daté du 16 juillet, on en parle aujourd'hui. C'est trop tôt pour juger sur le fond, mais ce qui est clair, c'est qu'il y a un problème de communication, notamment avec ce rapport étonnant de l'IGPN. On conclut qu'il n'y a pas de liens avec l'intervention de la police, mais il n'y a aucune démonstration. Donc on peut douter de l'information officielle, médiatique.

 

 

 

Quand on lance une enquête administrative, cela délégitime les conclusions de l'IGPN : cela veut dire que cela ne suffit pas ?

 

 

Il y a du trouble dans ce qui s'est passé et dans la gestion de l'information, de la communication autour de tout ça. Il y a toutes sortes d'acteurs qui commencent à être mis en cause : on parle de la préfecture, de la ville de Nantes, des organisateurs privés de la soirée. On a le sentiment que l'information n'est pas disponible à ce jour et que les responsabilités des uns et des autres ne sont pas établies. Dans ce contexte, le ministre de l'Intérieur est en difficulté. C'est surréaliste de voir le Premier ministre parler devant le ministre de l'Intérieur, qui est silencieux. Le Premier ministre vient protéger, en quelque sorte le ministre de l'Intérieur, en prenant les choses en main.

 

 

 

Vous faisiez le lien avec l'affaire Malik Oussekine, qui est mort en 1986 : c'était dans le cadre de manifestations contre un projet de réforme universitaire. Cette fois-ci, c'est une jeune qui est mort alors qu'il faisait la fête. Il y a quand même une différence majeure ?

 

 

J'ai fait le lien avec Malik Oussekine uniquement parce que c'est un jeune. Le reste est très différent. C'est un jeune et par conséquent, cela touche tout de suite la population. Il y a eu des images d'une répression très forte, dans un contexte où le comportement des forces de l'ordre a été contesté pendant plusieurs mois. Il y a un contexte général et cela tombe très mal pour le pouvoir.

 


02/08/2019
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Franceinfo - le mercredi 3 juillet 2019

 

 

Saint-Denis : enceinte de trois mois, une jeune femme de 20 ans tuée par son conjoint

 

 

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avec France Bleu ParisfranceinfoRadio France

 

 

 

C'est le 71e féminicide depuis le début de l'année en France

 

 

 

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La jeune femme était enceinte de trois mois (photo d'illustration). (PIERRE ROUANET / MAXPPP)

 

 

 

Une femme de 20 ans, enceinte de trois mois, a été tuée par son conjoint à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), rapporte France Bleu Paris, mercredi 3 juillet. Il s'agit du 71e féminicide depuis le début de l'année en France. La femme aurait été tuée vers huit heures du matin, sous les coups de son conjoint.

 

 

C'est un voisin de palier qui a découvert la victime inconsciente dans son appartement après avoir entendu des cris. La femme est décédée à l'hôpital Delafontaine de Saint-Denis. Son bébé n'a pas survécu.

 

 

 

Une enquête ouverte pour homicide volontaire

Son conjoint, âgé lui aussi d'une vingtaine d'années, a été interpellé à Saint-Denis et placé en garde à vue. Le parquet de Bobigny a ouvert une enquête pour homicide volontaire.

 

 

Dans un communiqué, le maire de la ville, Laurent Russier (PCF) s'indigne de ce nouveau drame : "À nouveau, le sexisme a tué", écrit-il.

 


04/07/2019
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Franceinfo - le lundi 17 juin 2019

 

 

"On voulait avoir le fin mot et on l'a", déclare la mère d'Alexia Daval après la reconstitution du meurtre de sa fille

 

 

 

Isabelle Fouillot s'est exprimée lundi face à la presse après les derniers aveux de Jonathann Daval, qui a notamment reconnu avoir partiellement brûlé le corps de son épouse

 

 

 

"C'était éprouvant, j'avais peur de rentrer dans la maison, de retrouver toutes les affaires d'Alexia." Face à la presse, Isabelle Fouillot, la mère d'Alexia Daval, est revenue sur la reconstitution du meurtre de sa fille qui s'est tenue, lundi 17 juin, à Gray-la-Ville (Haute-Saône). Levant les dernières zones d'ombre dans cette affaire, Jonathann Daval a admis avoir partiellement brûlé le corps de son épouse

 

 

Fait exceptionnel, Isabelle et Jean-Pierre Fouillot, ainsi que le mari de la sœur d'Alexia Daval, Grégory Gay, étaient présents à cette reconstitution. "Ce n'était pas facile mais on y est parvenu. Alexia va peut-être pouvoir reposer un peu en paix maintenant. On voulait la vérité, il fallait qu'il avoue", a poursuivi Isabelle Fouillot. 

 

 

 

"C'était la meilleure chose qu'il dise la vérité" 

"S'il n'avouait pas, on repartait dans d'autres délires. On aurait pu soupçonner un complice, plein de choses. C'était la meilleure chose qu'il dise la vérité", a estimé la mère d'Alexia Daval. Elle a également confié que son gendre lui avait de nouveau demandé pardon. Y parviendra-t-elle ? "Le principal pour l'instant, c'est d'avoir la vérité, le pardon, ça viendra un peu plus tard", a-t-elle répondu, saluant, pour conclure son propos, le travail des autorités dans cette enquête.

 


17/06/2019
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Franceinfo - le lundi 27 mai 2019

 

 

Colis piégé à Lyon : le suspect avait réalisé des achats en ligne de produits permettant de fabriquer l'engin explosif

 

 

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Le suspect s'est procuré divers produits, dont de l'eau oxygénée et de l'acétone, permettant de confectionner le TATP, un explosif très instable utilisé dans l'attaque de Lyon

 

 

 

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(JEFF PACHOUD / AFP)

 

 

 

Parmi les éléments qui ont permis de remonter jusqu'au suspect de l'explosion d'un colis piégé à Lyon vendredi 24 mai, qui a fait 13 blessés légers, figurent plusieurs achats que l'individu a réalisés sur internet.

 

 

Selon les informations de franceinfo lundi 27 mai, l'homme s'est ainsi procuré divers produits, dont de l'eau oxygénée et de l'acétone, permettant de confectionner le TATP, un explosif très instable utilisé dans l'attaque de Lyon. Selon les informations de France 2, des piles ont également permis de remonter jusqu'à lui. Dans ce travail sur les débris de l'engin explosif, le travail de la police technique et scientifique a été déterminant.

Près de 300 appels téléphoniques exploités par les enquêteurs dans les heures qui ont suivi l'explosion du colis piégé, ainsi que les nombreuses heures de vidéosurveillance examinées, ont aussi contribué à retrouver l'individu.

 

 

 

Le suspect peu coopératif en garde à vue

L'individu qui a été placé en garde à vue lundi est un homme de 24 ans, né en Algérie. Il restait souvent chez lui, dans l'appartement familial d'Oullins, une commune située au sud-ouest de Lyon.

 

 

Le suspect a été présenté lundi par Gérard Collomb, le maire de Lyon, comme un étudiant en informatique dans une école lyonnaise. Mais, selon le directeur de l'établissement, joint par franceinfo, l'homme n'était que préinscrit. En 2017, il n'était pas allé au bout de son inscription à cause d'un problème de visa avec le consulat de France à Oran, en Algérie.

 

 

Selon les informations de franceinfo, le jeune suspect s'est montré très peu coopératif lors de ses premières heures de garde à vue. Ses motivations restent encore inconnues. Ses parents et son petit frère sont eux aussi interrogés par les enquêteurs. Leurs gardes à vue peuvent durer quatre jours.

 


28/05/2019
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Franceinfo - le samedi 25 mai 2019

 

 

Explosion à Lyon : périmètre de sécurité levé, un homme toujours recherché

 

 

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Margaux DuguetPierre GodonFrance Télévisions

 

 

 

Le périmètre établi vendredi soir, autour du site où est survenue la déflagration, a été levé samedi matin

 

 

 

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Des policiers dans une la rue Victor Hugo, dans le 2e arrondissement de Lyon, après une explosion survenue le 24 mai 2019. (NICOLAS LIPONNE / NURPHOTO / AFP)

 

 

 

 

CE QU'IL FAUT SAVOIR

 

 

Au lendemain de l'explosion survenue à Lyon (Rhône), qui a fait au treize blessés, le périmètre de sécurité établi aux alentours de la place Bellecour a été levé, samedi 25 mai, très tôt dans la matinée. Un suspect est toujours recherché par la police. Suivez la situation dans notre direct.

 

 

Périmètre de sécurité levé. "La police scientifique, la police technique a travaillé toute la nuit [de vendredi à samedi]. Il était important pour nous, pour les Lyonnaises et les Lyonnais, que ce périmètre soit levé pour que cette ville reprenne une vie normale", a déclaré sur franceinfo David Kimelfeld, président de la métropole de Lyon. Vendredi soir, les autorités avaient établi un périmètre de sécurité autour du site où a eu lieu la déflagration.

 

 

Un homme recherché. Un suspect, qui a pris la fuite en vélo, est recherché par la police. L'individu est suspecté d'avoir déposé un sac ou colis explosif contenant des vis, clous ou boulons. La section antiterroriste du parquet de Paris s'est saisie de l'affaire et une enquête pour association de malfaiteur terroriste à été ouverte.

 

 

"Emotion" et "surprise" de Gérard Collomb. Le maire de Lyon s'est exprimé samedi matin, de retour d'un voyage au Japon. "On ne s'attend pas à ce qu'il y ait comme cela une attaque qui puisse se passer au centre-ville de Lyon" qui est "plutôt une ville calme", a-t-il déclaré à l'AFP.

 

 

Treize blessés. Les treize blessés sont 8 huit femmes, quatre homme et une enfant de 10 ans.  "Fort heureusement, toutes leurs blessures sont très légères", a indiqué Jean-Yves Sécheresse, adjoint au maire de Lyon délégué à la sécurité.

 


25/05/2019
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Franceinfo - le vendredi 24 mai 2019

 

 

Anesthésiste de Besançon : une ancienne collègue est persuadée que le docteur Péchier a voulu l’empoisonner

 

 

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En 2016, Catherine Nambot a été opérée d'une prothèse de l'épaule, et devait être anesthésiée par le docteur Péchier. Mais au dernier moment, elle a pris la place d'une autre patiente. Cette dernière est décédée des suites de l’anesthésie

 

 

 

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Le docteur Frédéric Péchier, le 29 mars 2017 à Paris. (OLIVIER LEJEUNE / MAXPPP)

 

 

 

Une semaine après la mise en examen d'un anesthésiste à Besançon pour 17 nouveaux cas d’empoisonnements, une ancienne collègue du médecin, elle aussi anesthésiste, met en cause le docteur Péchier, rapporte vendredi 24 mai  France Bleu Besançon. Cette ancienne collègue, Catherine Nambot, est persuadée que l’anesthésiste a voulu l’empoisonner.

 

 

Les faits remontent à 2016, lorsque Catherine Nambot, consœur du docteur Péchier à la clinique Saint-Vincent de Besançon, doit se faire opérer d’une prothèse de l’épaule. Le jour de l’intervention, c’est Frédéric Péchier qui devait effectuer l’anesthésie. Mais à la dernière minute, c'est un ami de Catherine Nambot qui propose de lui faire l'anesthésie, ce qu'elle accepte. Et elle prend finalement la place d'une autre patiente et est opérée la première.

 

 

 

La seconde patiente fait un arrêt cardiaque

L’opération se déroule très bien pour Catherine Nambot. Mais ce n’est pas le cas de la patiente qui s'est fait opérée en deuxième position. On lui a administré la poche d’anesthésiques destinée normalement à Catherine Nambot. Cette autre patiente fait un arrêt cardiaque à la suite d'une surdose d’anesthésiques locaux et décède.

 

 

L’avocat de Catherine Nambot, Me Alain Dreyfus-Schmidt, en vient à la conclusion que c'est sa cliente qui était visée. "Ce n'est pas moi qui le dit, c'est le dossier !", dit-il à France Bleu Besançon. Selon les informations recueillies par nos confrères, les deux collègues anesthésistes étaient en mauvais terme depuis quelques semaines.

 


24/05/2019
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Franceinfo - le samedi 4 mai 2019 - mis à jour le 05.05.19

 

Un kiosquier accusé de refuser de vendre un numéro du magazine "L'Equipe" sur l'homophobie dans le sport

 

 

 

 

Réagissant au témoignage d'un internaute, la maire de Paris, Anne Hidalgo, a jugé ce refus "inacceptable". Selon l'entreprise qui l'emploie, le kiosquier "réfute ces accusations". Il doit être entendu mardi dans une enquête interne

 

 

 

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La une du magazine de "L'Equipe", paru le 4 mai 2019. (LEMAGLEQUIPE / TWITTER)

 

 

 

La maire de Paris a jugé l'attitude "inacceptable". Selon un témoignage publié samedi 4 mai sur Facebook, un kiosquier de la place de la République, à Paris, a refusé de vendre le magazine accompagnant le journal L'Equipe. Consacré à la lutte contre l'homophobie dans le sport, le numéro paru samedi met en une le baiser de deux joueurs de water-polo.

 

 

L'internaute affirme que le kiosquier lui a affirmé, en début d'après-midi, qu'il n'avait "pas déballé" les magazines reçus le matin même. "En pouvant à peine y croire, je lui demande : 'Vous êtes homophobe ?' Il me répond 'oui'. Tout simplement", poursuit l'auteur du texte.

 

 

Contactée par franceinfo.fr, la société MédiaKiosk, qui gère ce kiosque à journaux, affirme avoir contacté le kiosquier dans la journée de samedi, et que ce dernier "réfute ces accusations". "Compte tenu de la gravité de la situation, nous allons mener une enquête plus approfondie", affirme l'entreprise, "afin de comprendre exactement les faits et prendre les mesures qui s'imposeront". Le kiosque sera fermé lundi et le kiosquier entendu mardi, selon MédiaKiosk.

 

 

Selon une capture d'écran partagée sur Twitter, un autre internaute a affirmé sur Facebook s'être rendu dans ce même kiosque plus tard dans l'après-midi, et avoir constaté que le magazine était désormais en vente.

 

 

 

 

 

"Ça nous rend encore plus fiers de notre une"

Interpellée sur Twitter, la maire de Paris, Anne Hidalgo, a jugé l'attitude décrite dans ce témoignage "inacceptable", et assuré que "tout [serait] mis en œuvre pour faire reculer les actes et les propos homophobes". "Je sollicite immédiatement MédiaKiosk et les services de la Ville de Paris", a réagi l'adjointe à la mairie de Paris chargée du commerce. MédiaKiosk a expliqué à franceinfo, dimanche, être en "étroite relation" avec cette dernière, dont l'un des collaborateurs "a été en contact avec l'auteur du message".

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Ça nous rend encore plus fiers de notre une", a réagi de son côté le rédacteur en chef adjoint du magazine de L'Equipe.

 

 

 


06/05/2019
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Franceinfo - le dimanche 5 mai 2019

 

 

Interdite de monter dans le bus parce qu'elle portait une jupe ? Ce que l'on sait des accusations à l'encontre d'un chauffeur de la RATP

 

 

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La RATP a ouvert une enquête interne et le conducteur a été identifié et auditionné

 

 

 

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 Un bus de la RATP dans un dépôt de la porte d'Orléans, à Paris, le 16 novembre 2017. (MAXPPP)

 

 

 

 

Que s'est-il passé mardi près des Buttes-Chaumont à Paris entre un chauffeur de bus de la RATP et une jeune femme de 29 ans ? Une enquête interne est en cours à la régie des transports pour savoir pourquoi la jeune passagère s'est vu refuser l'accès à un bus de la ligne 60, mardi 30 avril. Le conducteur a été auditionné. Et l'affaire a vivement fait réagir après la diffusion des accusations du père de la jeune femme qui affirme que le chauffeur a refusé de laisser monter sa fille en raison de sa tenue.

 

 

 

L'accusation d'un père de famille

"Ce type, qui conduit un bus payé par mes impôts, a empêché ma fille, titulaire d’un passe Navigo valide et donc en règle, qui n'a jamais rien eu à se reprocher de monter… Juste parce qu’elle portait une jupe !" C'est l'accusation lancée dans Le Parisien, vendredi 3 mai, par Kamel Bencheikh, poète algérien qui vit à Paris. 

 

 

Selon lui, sa fille Elise attendait le bus 60 avec une amie, mardi en fin de soirée, à l'arrêt Botzaris, près du parc des Buttes-Chaumont, dans le 19e arrondissement de Paris. A l'arrivée du bus, le chauffeur se serait arrêté avant de redémarrer sans ouvrir ses portes, selon le récit de la jeune femme qui a couru jusqu'à un feu rouge  pour demander des comptes au conducteur. Il lui aurait répondu : "Tu n'as qu'à bien t'habiller", en visant la jupe courte portée par la jeune femme. 

 

 

Le père de famille a publié un post mercredi sur Facebook pour dénoncer cette situation. Mais celui-ci, qui débutait par "je revendique mon islamophobie" et qui présentait le chauffeur comme "un barbu de type maghrébin", a été supprimé du réseau social. Au Parisien, il expliquait vouloir déposer une plainte samedi et être déterminé à "aller jusqu'au bout"pour que "la RATP s'excuse publiquement"

 

 

 

Une enquête et un appel à témoins de la RATP

Dès vendredi, la RATP a fait savoir sur Twitter qu'elle avait lancé "une vérification" et que le conducteur allait être "entendu très vite", promettant des "sanctions appropriées" si les faits étaient "avérés".

 

 

 

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Dimanche, la RATP indique avoir ouvert une "enquête interne" et avoir auditionné le chauffeur. La régie explique également avoir tenté de contacter Kamel Bencheikh pour obtenir "un signalement complet", nécessaire pour "la poursuite de la procédure". Par ailleurs, un appel à témoins a été lancé sur les réseaux sociaux.

 

 

 

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Le groupe explique qu'il s'agit de trouver des personnes susceptibles d'apporter un éclairage sur les faits, "les bandes de vidéosurveillance n'étant exploitables que pendant 48 heures et dans le cadre d'une enquête judiciaire". Or, pour l'instant, aucune plainte n'a encore été notifiée à la RATP. 

 

 

 

La version du chauffeur

Le machiniste, qui travaille depuis quatre ans à la RATP, a été auditionné par sa hiérarchie samedi, indique son employeur. Il ne reconnaît pas les faits qui lui sont reprochés "tels qu'ils ont été présentés dans la presse". Il reconnaît seulement "une faute de service", pour "avoir refusé d'ouvrir les portes" de son bus aux deux jeunes femmes à la station Botzaris, dans le 19e arrondissement de Paris, mais pas pour les raisons invoquées. La RATP ne donne pas d'autres informations sur le contenu de son audition.  

 

 

 

Une sanction ? 

La Régie autonome des transports parisiens précise dimanche avoir ouvert"une procédure disciplinaire""qui pourra aller jusqu'à la révocation". Mais pour l'instant, l'enquête interne se poursuit. Selon nos informations, le conducteur, qui n'avait pas d'antécédent, a été temporairement relevé de son poste. 

 

 

 

De vives réactions politiques

Avant même la procédure ouverte par la RATP, les accusations de Kamel Bencheikh ont vivement fait réagir la classe politique. Vendredi, Valérie Pécresse, présidente LR de la région Ile-de-France demandait "toute la lumière sur cette affaire", dénonçant des "faits scandaleux" s'ils étaient "avérés"

 

 

 

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Samedi, un communiqué commun de la ministre des Transports, Elisabeth Borne, et la secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, estimait que "si les faits étaient confirmés", ils "nécessiteraient des sanctions exemplaires". Les deux ministres affirment "suivre avec la plus grande attention le déroulement de cette enquête".

 

 

 

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A droite et à l'extrême droite, sans attendre les conclusions de l'enquête, des responsables politiques ont dénoncé "l'islam politique" qu'il faudrait "éradiquer" ou demander à la RATP de lourdement sanctionner le chauffeur, qualifié d'"islamiste"

 


05/05/2019
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