L'AIR DU TEMPS

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FAITS DIVERS


Franceinfo - le samedi 7 mars 2020

 

 

Michel Fourniret a reconnu le meurtre d'Estelle Mouzin

 

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Michel Fourniret avait été mis en examen pour "enlèvement et séquestration suivis de mort" dans ce dossier. Devant la juge d'instruction, il n'était alors pas formellement passé aux aveux

 

 

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Michel Fourniret, à Charleville-Mezieres, le 19 mai 2008. (ALAIN JULIEN / AFP)

 

 

 

Michel Fourniret a reconnu le meurtre d'Estelle Mouzin, ont appris samedi 7 mars franceinfo et France Inter de sources proches du dossier, confirmant une information du Point. On ignore pour l'heure ce que le tueur en série a dit précisément à la juge d'instruction. Des vérifications seront également nécessaires pour vérifier la véracité de ses déclarations. "Michel Fourniret a reconnu sa participation aux faits", a confirmé le parquet de Paris dans la soirée.

 

 

Le 27 novembre dernier, Michel Fourniret avait été mis en examen pour "enlèvement et séquestration suivis de mort" dans ce dossier. Devant la juge d'instruction, il n'était alors pas formellement passé aux aveux.

 

 

Cette mise en examen a suivi l'audition de l'ex-compagne du tueur en série, Monique Olivier, qui a fait tomber l'alibi de Michel Fourniret. Il avait toujours affirmé avoir passé un appel téléphonique à son fils le soir de la disparition d'Estelle Mouzin. Le fils n'avait alors pas décroché mais l'appel avait été attesté par des relevés téléphoniques. Devant la juge, l'ex-compagne a indiqué avoir passé elle-même cet appel à la demande de son ex-mari, qui ne se trouvait pas à son domicile de Sart-Custinne ce jour-là.

 

 

 

Estelle Mouzin avait le profil type des victimes du tueur

En janvier dernier, Monique Olivier avait réitéré ses propos, affirmant à la juge d'instruction qu'elle était convaincue que Michel Fourniret avait tué Estelle Mouzin pour trois raisons. Selon Monique Olivier, citée par son avocat Richard Delgenes, Estelle "avait le profil type des sujets que recherchait Michel Fourniret". En outre, elle "pense qu'il a opéré des repérages, ou une tentative de repérage, dans les semaines ou jours qui précèdent l'enlèvement d'Estelle Mouzin". Elle a enfin indiqué que sur la période 1990 à 2000, qui est la période dite blanche de Michel Fourniret, "il serait bien parti en chasse en disant en rentrant, celle-ci on ne la retrouvera pas".

 

 

Estelle Mouzin a disparu le 9 janvier 2003 à Guermantes (Seine-et-Marne). Elle était alors âgée de 9 ans.

 

 
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09/03/2020
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Franceinfo - le jeudi 20 février 2020

 

 

Les prélèvements faits sur les chiens après la mort d'Elisa Pilarski pas encore analysés, le coût jugé trop élevé

 

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Le devis s'élevait à plus de 100 000 euros. Un nouveau devis a été demandé à un laboratoire concurrent

 

 

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La forêt de Retz (Aisne), où a été retrouvé le corps d'Elisa Pilarski.  (PHILIPPE DE POULPIQUET / PHOTOPQR/LE PARISIEN/MAXPPP)

 

 

 

Les prélèvements ADN et salivaires des chiens impliqués dans l'affaire Élisa Pilarski, du nom de cette femme enceinte mordue à mort dans une forêt de l’Aisne le 16 novembre dernier, n'ont toujours pas été envoyés au laboratoire, le coût étant jugé trop élevé par la justice, selon une information de franceinfo.

 

 

Trois mois après les faits, les circonstances de sa mort restent une énigme. Peu avant le drame, la jeune femme se promenait avec son chien alors que se déroulait au même endroit une chasse à courre forte d’une soixantaine de chiens. Pour identifier les chiens incriminés, des prélèvements avaient été effectués sur tous les chiens présents dans la forêt de Retz dont ceux d’Élisa Pilarski et de son compagnon. Les résultats devaient être connus ce mois-ci.

 

 

 

100 000 euros pour réaliser ces analyses

Mais selon une informations de franceinfo, les prélèvements ADN et salivaires des 62 chiens du "rallye de la passion" et des cinq chiens de la victime et de Christophe Ellul, son compagnon, sont toujours dans les placards de l’identité judiciaire dans l’attente d’être envoyés à un laboratoire privé. Le coût des analyses  serait supérieur à 100 000 euros. Une facture jugée un peu excessive par la justice, même en matière criminelle.

 

 

 

Un nouveau devis demandé à un laboratoire concurrent

Un nouveau devis a donc été demandé à un laboratoire concurrent par la juge d’instruction à Soissons et les enquêteurs de la PJ de Creil. Les résultats qui pourraient permettre d’identifier le ou les chiens responsables de la mort d’Élisa Pilarski ne seront pas connus de sitôt.

 

 

Lundi dernier, Alexandre Novion, l’avocat du compagnon de la victime écrivait à la juge d’instruction pour s’interroger précisément sur le devenir de ces analyses qui avaient été annoncées comme prioritaires par le procureur de la République de Soissons. "Ces expertises sont coûteuses", remarque l’avocat de Christophe Ellul, "mais rien ne vaut une vie".

 


23/02/2020
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Franceinfo - le lundi 10 février 2020 - mis à jour 11.02.2020

 

 

Mort de Vanille : la mère avait planifié l'assassinat de sa fille depuis deux mois, mais "aucun signe" ne laissait penser à un passage à l'acte

 

 

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Jean-Loup AdénorMarie-Adélaïde ScigaczFabien MagnenouFrance Télévisions

 

 

 

Le corps de la fillette a été retrouvé dimanche sur les indications de sa mère, qui a reconnu le meurtre. Cette dernière présente des troubles psychiatriques

 

 

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Le procureur d'Angers (Maine-et-Loire), Eric Bouillard, lors d'une conférence de presse au sujet du meurtre de la petite Vanille, le 9 février 2020. (SEBASTIEN SALOM-GOMIS / AFP)

 

 

 

Ce qu'il faut savoir

 

 

Des premiers éléments de réponse pour tenter de comprendre l'incompréhensible. Le procureur d'Angers, Eric Bouillard, a tenu une conférence de presse, lundi 10 février, et livré plusieurs éléments au sujet de la mort de Vanille, 1 an, tuée par sa mère vendredi. Le corps de la fillette a été retrouvé dimanche dans une benne à vêtements à Angers (Maine-et-Loire), quelques heures après l'interpellation de sa mère à Nantes (Loire-Atlantique) et alors qu'une alerte enlèvement avait été déclenché samedi soir.

 

 

 

Nathalie Stéphan, 39 ans, avait "décidé de donner la mort à son enfant" depuis début décembre, et l'a avoué aux enquêteurs, a expliqué le procureur. Cependant, selon les éducateurs qui suivaient la mère, "aucun signe ne laissait penser que ce passage à l'acte était envisagé", a affirmé ce dernier.

 

 

 

Un acte prémédité. Selon le procureur, Nathalie Stéphan a expliqué avoir planifié de tuer sa fille depuis le 3 décembre, date à laquelle elle s'était vu notifier qu'elle devrait quitter le foyer pour mères isolées où elle vivait. Son départ devait avoir lieu ce lundi. Vendredi 7 février, jour où elle est passée à l'acte, était la date du premier anniversaire de Vanille, a ajouté le procureur.

 

 

 

Aucun signe précurseur. Les éducateurs chargés du suivi de Vanille ont expliqué aux enquêteurs qu'ils constataient une "évolution positive" de la mère et de son implication auprès de sa fille. C'est la raison pour laquelle elle bénéficiait d'un droit de visite auprès de son enfant placé, a expliqué le procureur.

 

 

 

L'autopsie confirme le scénario de la mort. Le corps de l'enfant a été autopsié lundi. L'examen a confirmé que son décès avait eu lieu "dans un délai conforme à celui indiqué par la mère", c'est-à-dire vendredi, avant même le déclenchement de l'alerte enlèvement. Elle confirme également que la fillette a été étouffée.

 

 

 

La mère présentée à un juge mardi matin. Eric Bouillard a indiqué que sa garde à vue serait levée dans la matinée. Le magistrat sera saisi du chef d'"homicide volontaire aggravé", avec pour circonstances aggravantes la préméditation, le fait qu'elle soit la mère de la victime et que celle-ci soit une mineure de moins de 15 ans.

 


11/02/2020
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Franceinfo - le dimanche 9 février 2020

 

 

Ce que l'on sait de la mort de Vanille, 1 an, dont la mère a avoué le meurtre

 

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franceinfoFrance Télévisions

 

 

Sa mère, interpellée dimanche matin à Nantes, devait raccompagner sa fille dans un foyer vendredi en fin d'après-midi. Le corps de la fillette a finalement été retrouvé à Angers, dans une benne à vêtements

 

 

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le procureur Eric Bouillard annonce lors d'une conférence de presse que le corps de Vanille, 1 an, a été retrouvé dans une benne à vêtements à Angers, le 9 février 2020. (MARC ROGER / MAXPPP)

 

 

 

"C'est forcément un échec parce que l'on aurait aimé la retrouver vivante." Un peu moins de 24 heures après le lancement d'une alerte enlèvement, le procureur de la République d'Angers, Eric Bouillard, a annoncé dimanche 9 février que Vanille, 1 an, disparue à Angers (Maine-et-Loire) depuis vendredi, a été retrouvée morte. La mère de l'enfant, qui avait été interpellée dimanche matin à Nantes, a avoué le meurtre de sa fille. Souffrant de troubles psychiatriques, elle n'a pour l'instant pas expliqué son geste lors de sa garde à vue. Franceinfo détaille ce que l'on sait de cette affaire.

 

 

>> Retrouvez les dernières informations concernant la mort de Vanille dans notre direct 

 

 

 

Le corps de la fillette retrouvé dans une benne à vêtements dimanche

La fillette a été retrouvée morte dimanche à 17h30 dans un conteneur de vêtements, a annoncé Eric Bouillard lors d'une conférence de presse en début de soirée. Ce conteneur se trouve près du domicile de la mère, Nathalie Stéphan, qui a avoué avoir tué sa fille lors de sa garde à vue. "Elle a conduit les enquêteurs à cet endroit", a-t-il précisé.

 

 

"La maman nous a confirmé avoir donné la mort à son enfant vendredi avant même l'heure à laquelle elle devait la remettre à la référente de l'Aide sociale à l'enfance (ASE) [et donc bien avant le déclenchement de l'alerte enlèvement, samedi soir]. Les médecins légistes sont arrivés sur place et ont retrouvé le corps", a déclaré Eric Bouillard. Selon ce dernier, Nathalie Stéphan aurait tué Vanille entre 13 heures et 15 heures.

 

 

 

La mère de Vanille n'a pas donné d'explications

La mère de Vanille, qui souffre de troubles psychiatriques, n'a pas fourni d'explications sur son geste. Le mobile devra être déterminé lors de la suite de la garde à vue, a indiqué Eric Bouillard. Nathalie Stéphan a évoqué un étouffement ou une strangulation. "Le médecin légiste va faire les premiers examens pour savoir comment la mort a été donnée", a précisé le magistrat.

 

 

Lors de la garde à vue, la mère "a fourni très peu d'explications. Vous comprenez qu'il a été très compliqué de l'amener à nous dire où se trouvait l'enfant. On va progressivement essayer d'avancer", a insisté le magistrat. En revanche, elle a déclaré aux enquêteurs qu'elle était "borderline", a appris franceinfo de source judiciaire. 

 

 

Selon le parquet, Nathalie Stéphan a séjourné au cours de l'année 2019 dans un service de psychiatrie. Elle avait fait une tentative de suicide en mars dernier. Des expertises psychiatriques doivent être menées pour préciser son état mental.

 

 

 

Arrêtée grâce à l'alerte enlèvement

Nathalie Stéphan a été retrouvée dimanche matin à Nantes, sans sa fille. Elle a été placée en garde à vue pour "soustraction de mineur par un ascendant". Elle a également été examinée par un médecin.

 

 

"Le dispositif a permis ce matin [dimanche] de retrouver la maman dans un hôtel de la ville de Nantes (...). Mais la petite fille n'a pas été retrouvée", a d'abord annoncé le procureur de la République d'Angers lors d'une conférence de presse dimanche matin, faisant déjà part de sa grande inquiétude.

 

 

 

La mère n'avait pas ramené sa fille dans son foyer vendredi

La mère de la fillette devait la raccompagner dans un foyer vendredi en milieu d'après-midi. "Vanille était confiée à sa mère. L'enfant est hébergée actuellement entre une famille d'accueil et un foyer maternel, qui reçoit sa mère et qui lui permet de s'occuper de sa fille pendant un temps donné. Il était de quarante-huit heures dans la semaine, au moment où la fillette a disparu", avait expliqué le procureur de la République d'Angers, Eric Bouillard, à franceinfo.

 

 

"La maman avait l'enfant en charge depuis deux jours, elle devait remettre l'enfant vendredi soir aux services de l'aide sociale à l'enfance. Elle a quitté le foyer sans donner un signe quelconque vers 11 heures vendredi", avait précisé le procureur à franceinfo.

 

 

Nathalie Stéphan est hébergée depuis un an dans le centre maternel d'Angers, un foyer pour femmes enceintes et mères isolées. Sa fillette avait été confiée à l'Aide sociale à l'enfance (ASE) et placée dans une famille d'accueil par le juge des enfants, mais elle pouvait continuer à voir sa mère régulièrement pendant un temps donné durant la semaine.

 


10/02/2020
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Franceinfo - le jeudi 6 février 2020

 

 

Ce que l'on sait de la disparition de deux hommes dans le Luberon

 

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Alice GalopinfranceinfoFrance Télévisions

 

 

Deux amis ont disparu dans le Luberon le 3 décembre, alors qu'ils rendaient visite à une connaissance. Deux corps ont été retrouvés mardi, et deux personnes ont été placées en garde à vue

 

 

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Le terrain de Revest-du-Bion (Alpes-de-Haute-Provence), sur lequel deux corps ont été découverts enterrés, photographié le 5 février 2020. (CHRISTOPHE AGOSTINIS / MAXPPP)

 

 

 

Ils étaient portés disparus depuis plus de deux mois. Deux amis, originaires de l'Aude, n'ont plus donné de nouvelles depuis le 3 décembre, alors qu'ils avaient rendez-vous chez une connaissance à Revest-du-Bion (Alpes-de-Haute-Provence), un village du Luberon. 

 

 

Deux corps ont été retrouvés, mardi 4 février, sur le terrain où se sont rendus les deux hommes. Une autopsie doit encore déterminer s'il s'agit des Audois. Deux personnes ont été placées en garde à vue. Voici ce que l'on sait de cette affaire.

 

 

 

Les deux amis allaient chez une connaissance

Le 3 décembre, Gabriel Ferchal et Julien Boumlil, deux amis d'enfance âgés de 25 et 26 ans, originiaires de l'Aude, prennent la route en direction des Alpes-de-Haute-Provence. Les deux intérimaires parcourent 400 kilomètres pour un rendez-vous avec une connaissance à Revest-du-Bion, un petit village au cœur du Luberon, raconte Geoffrey Not, le cousin de Julien Boumlil, au Parisien. Selon le quotidien, il s'agit de Vincent M., un trentenaire qui vit avec son frère, Frédéric, et sa mère. Les deux amis doivent l'aider à effectuer un "dépannage poids lourd", indiquent-ils à la mère de Gabriel Ferchal. "Il m'a dit qu'il allait faire de la mécanique. D'ailleurs, sa compagne Maëva s'est rendu compte qu'il avait emmené ses deux caisses à outils", se souvient quant à elle sa grand-mère.

 

 

Selon la famille, les deux jeunes hommes arrivent à destination vers 17 heures. Ils passent quelques heures avec Vincent M., rencontré quelques années plus tôt à Carcassonne, et boivent un verre ensemble, retrace Julien Boumlil au quotidien. Aux alentours de 21h30, ils reprennent la route, à bord de leur Volkswagen Passat, pour se rendre à Pertuis (Vaucluse), à 70 kilomètres de Revest-du-Bion. Julien Boumlil doit y voir un ami d'enfance. Leur voiture n'arrivera jamais à destination et les deux hommes n'ont plus donné signe de vie depuis. 

 

 

 

 

 

 

L'entourage a mené sa propre enquête

Très vite la famille s'inquiète. "Ce n'est pas le genre de Julien de donner rendez-vous et de ne pas venir", s'alarme Geoffrey Not, qui décide d'enquêter. "On n'a pas été pris au sérieux par les gendarmes", estime-t-il dans Le Parisien

 

 

Les amis des deux disparus louent un hélicoptère pour scruter les départementales montagneuses de la région et "vérifier l'hypothèse d'une sortie de route". Sans succès. Ils ne trouvent aucune trace des deux amis ou de leur voiture. 

 

 

Le téléphone de l'un des disparus a borné pour la dernière fois cette nuit-là, à 00h46, à Rognes (Bouches-du-Rhône), une commune située à 18 kilomètres de Pertuis, selon les premiers éléments de l'enquête. "Que s'est-il passé entre 21h30 et 1 heure du matin ?", se demande Philippe Terras, membre de l'association ARPD (Assistance et recherche de personnes disparues) contactée par les familles, dans le quotidien francilien. 

 

 

L'hypothèse d'une disparition volontaire est balayée par l'entourage. "Gabriel a trois enfants à charge, le sien et ceux de sa compagne. Julien allait commencer un nouveau travail. Ils n'étaient pas dépressifs. A quelques jours de Noël, ce serait étonnant qu'ils aient voulu disparaître", argumente Geoffrey Not. "[Julien] partait parfois quelques jours, n'emmenait pas son chargeur de portable, mais on avait toujours des nouvelles. Cette fois, ce n'est pas normal", assure sa mère au Parisien

 

 

 

Deux corps ont été retrouvés

Les gendarmes ont retrouvé deux corps enterrés sur le terrain des deux frères, à Revest-du-Bion, mardi, grâce à des chiens spécialistes en recherche de restes humains. Les corps étaient dissimulés dans ce sous-bois depuis quelque temps déjà, selon les premières constatations

 

 

"Tout porte à croire qu'il pourrait s'agir des deux jeunes" disparus depuis le 3 décembre, a indiqué mercredi le procureur de la République d'Aix-en-Provence, Achille Kiriakides. L'autopsie des deux cadavres est prévue ce jeudi à l'institut médico-légal de Marseille. Elle devra confirmer qu'il s'agit bien des deux amis disparus. Leur voiture n'a pas encore été retrouvée. 

 

 

 

Une enquête ouverte et deux personnes en garde à vue

Une enquête pour "enlèvement, séquestration sans libération volontaire" avait été ouverte après cette disparition et confiée à un juge d'instruction. Elle a été étendue au chef "d'homicide volontaire" après la découverte des deux corps.

 

 

Un premier suspect a été interpellé mardi et placé en garde à vue. Il s'agit de l'un des deux frères propriétaires du terrain, Frédéric M., rapporte Le Parisien. Cette personne était défavorablement connue des services de police, selon France 3 Provence-Alpes-Côte-d'Azur

 

 

Un deuxième homme a été placé en garde à vue, a appris franceinfo jeudi de source proche de l'enquête. On ignore, jeudi soir, si ce deuxième homme interpellé est le frère du premier, recherché par les enquêteurs, ou s'il s'agit d'un tiers. L'enquête a été confiée aux gendarmes de la Section de recherche (SR) de Marseille. Le pôle criminel d'Aix-en-Provence a été saisi.

 


07/02/2020
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Franceinfo - le mardi 28 janvier 2020

 

 

Femme tuée par des chiens dans l'Aisne : l'organisateur de la chasse à courre placé sous le statut de témoin assisté

 

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L'organisateur d'une chasse à courre, organisée le 16 novembre dans une forêt de l'Aisne et lors de laquelle une femme enceinte de 29 ans avait été tuée par des chiens, a été placé mardi sous le statut de témoin assisté

 

 

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La forêt de Retz, dans l'Aisne. (GOOGLE MAPS)

 

 

 

L'organisateur de la chasse à courre qui s'est déroulée le jour où Elisa Pilarski a été tuée par des chiens en forêt de Retz (Aisne) en novembre dernier a été placé sous le statut de témoin assisté, indique mardi 28 janvier la société de vènerie.

 

 

"C’est une satisfaction", commente son avocat, maître Guillaume Demarcq. "Le statut de témoin assisté permettra à monsieur van Den Berghe de devenir partie à la procédure et de se défendre judiciairement. Rappelons qu’à ce jour, il n’est pas mis en cause par la justice."

 

 

 

Information judiciaire ouverte contre X

D'après l'autopsie, Elisa Pilarski, femme enceinte de 29 ans, est morte d'une "hémorragie consécutive à plusieurs morsures de chiens aux membres supérieurs et inférieurs ainsi qu'à la tête". Afin d'identifier les animaux responsables, des prélèvements génétiques ont été effectués sur 67 chiens : les 5 American Staffordshire d'Elisa Pilarski et 62 chiens appartenant à l'association "Le Rallye la passion" organisatrice de la chasse, présidée par Sébastien Van den Berghe. Les résultats sont toujours attendus à ce jour.

 

 

Une information judiciaire a été ouverte contre X pour "homicide involontaire par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement à une obligation de prudence (...) résultant de l'agression commise par des chiens".

 


29/01/2020
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Franceinfo - le vendredi 24 janvier 2020

 

 

Disparition d'Estelle Mouzin : "Si j'étais vous, je chercherais entre l'école et le domicile", a déclaré Michel Fourniret lors de sa dernière audition

 

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franceinfoDelphine GotchauxRadio France

 

 

 

Le tueur en série des Ardennes a tenu des propos ambigus à la juge lors de sa dernière audition en novembre dernier, sans formuler d'aveux, selon le procès-verbal d'audition dont franceinfo a pris connaissance

 

 

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Michel Fourniret dans une voiture de police, le 27 mai 2008, à Charleville-Mézières (Ardennes). (FRANCOIS NASCIMBENI / AFP)

 

 

 

"Si j'étais vous, je chercherais entre l'école et le domicile", a déclaré Michel Fourniret, le tueur en série des Ardennes, lors de son audition devant le juge le 27 novembre dernier au sujet de la disparition d'Estelle Mouzin, selon le procès-verbal d'audition dont franceinfo a pris connaissance.

 

 

Lors de cette audition, Michel Fourniret a été comme à son habitude, un joueur qui aime déstabiliser l'adversaire par ses déclarations ambiguës. Mais en face de lui, la doyenne des juges d'instruction de Paris, Sabine Khéris, ne s'est pas laissé manipuler par le tueur en série. Pas dupe de "ces neurones qui foutent le camp", invoqués par Michel Fourniret pour justifier son absence de souvenirs sur son emploi du temps avant, pendant et après la disparition d'Estelle.

 

 

 

Des propos troublants

Dans ce procès-verbal d'audition, il faut lire entre les lignes, comme d'habitude avec l'ogre des Ardennes. Pas d'aveux, mais des doubles négations : "Je ne suis pas complètement sûr de n'y être pour rien, ça ne veut pas dire que je ne suis pas coupable", a-t-il déclaré. Et cette phrase troublante : "Si j'étais vous, je chercherais entre l'école et le domicile", précisément l'endroit où a disparu la petite fille il y a maintenant 16 ans. Michel Fourniret a été mis en examen pour "enlèvement et séquestration suivi de mort", mais le tueur en série n'a pas à proprement parler fait des aveux.

 

 

>> GRAND FORMAT. Disparition d'Estelle : Eric Mouzin, un père à la recherche du temps perdu

 

 

Monique Olivier, l'ex-femme, est entendue une nouvelle fois vendredi 24 janvier par la juge en charge du dossier Estelle Mouzin. En novembre dernier, l'ex-femme de Michel Fourniret avait relancé l'enquête sur la fillette de 9 ans, disparue le 9 janvier 2003 à Guermantes, en Seine et Marne. Dans le bureau de la juge parisienne, Monique Olivier a fait tomber l'alibi du tueur en série, qui depuis plus de 10 ans affirmait qu'il était à leur domicile des Ardennes belges le jour de la disparition d'Estelle Mouzin.

 

 

"Monique Olivier en sait plus qu'elle ne veut bien le dire", estime une source proche du dossier, "mais elle ne veut pas s'incriminer elle-même". La juge Khéris va devoir s'armer de patience. Elle avait mis plus d'un an et cent quarante et un interrogatoires avant d'avouer les premiers crimes de Michel Fourniret.

 


24/01/2020
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Franceinfo - le vendredi 17 janvier 2020 - mis à jour le 18.01.2020

 

 

Policier tué à Bron : un adolescent de 15 ans mis en examen et écroué

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

Le policier avait été percuté volontairement par un fourgon alors qu'il était en opération de surveillance de personnes soupçonnées de vouloir commettre des vols "aggravés en bande organisée"

 

 

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Des policiers devant le cercueil de Franck Labois, à la préfecture du Rhône, à Lyon, le 17 janvier 2020.  (NICOLAS LIPONNE / HANS LUCAS / AFP)

 

 

 

Il s'agit de la troisième personne interpellée dans ce dossier. Le mineur arrêté dans le cadre de l'enquête sur le décès d'un policier, fauché par un fourgon lors d'une intervention près de Lyon dans la nuit du 10 au 11 janvier, a été placé en détention provisoire, a annoncé le parquet de Lyon, vendredi 17 janvier. 

 

 

L'adolescent de 15 ans, interpellé mercredi, a été déféré et mis en examen pour "vol suivi de violences ayant entraîné la mort", a précisé dans un communiqué le procureur de la République de Lyon, Nicolas Jacquet.

 

 

La garde à vue du majeur arrêté jeudi par les enquêteurs et suspecté d'être le conducteur du fourgon a été prolongée, a-t-il ajouté.

 

 

 

Un hommage à Franck Labois 

Franck Labois, policier de 45 ans affecté au Groupe d'appui opérationnel (GAO) à la Sûreté départementale du Rhône, a succombé lundi après-midi à ses blessures.

 

 

Le fonctionnaire de police avait été volontairement fauché par le conducteur d'un fourgon au cours d'une intervention à Bron visant à interpeller des individus suspectés d'être impliqués dans une affaire de vols aggravés en bande organisée. Le fourgon a par la suite été retrouvé vide à Villeurbanne.

 

 

Un hommage officiel, en présence notamment du ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, a été rendu à Franck Labois vendredi après-midi à la préfecture de Lyon. Les insignes de chevalier de la Légion d'honneur ont été remis à titre posthume au policier, qui a été également élevé au grade de capitaine.

 


18/01/2020
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Franceinfo - le lundi 13 janvier 2020 - mis à jour le mardi 14 janvier 2020

 

 

Qui était l’enfant ivoirien de 14 ans retrouvé mort dans un train d’atterrissage à Paris ?

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

Laurent Barthélémy a été retrouvé mort mercredi 8 janvier au matin, dans le train d'atterrissage d'un avion reliant Abidjan à Paris. L'Agence France Presse retrace sa courte vie

 

 

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Une salle de classe du lycée Simone Gbagbo d'Abidjan. C'est ici que Laurent Barthélémy était scolarisé. (SIA KAMBOU / AFP)

 

 

Comme des milliers d'Ivoiriens qui tentent l'émigration clandestine chaque année, Laurent Barthélémy a voulu rejoindre l'Europe sans prévenir ses parents. Aveuglé par ce rêve d'Eldorado, il est mort à l'âge de 14 ans, n'imaginant pas que le froid et l'altitude le tueraient à coup sûr.

 

 

A l'énorme lycée Simone Gbagbo de Yopougon, grand quartier populaire d'Abidjan, l'équipe pédagogique est sous le choc après la révélation de l'identité de l'enfant trouvé mort à Roissy.

 

 

Ici, 7 000 élèves s'entassent dans des salles bondées. 115 élèves par classe. Trois ou quatre enfants par banc prévu pour deux... Le lycée pratique en outre la "double vacation" : la moitié des élèves viennent le matin, l'autre l'après-midi. Laurent Barthelemy était en 4e2, le matin. En ce vendredi après-midi, la salle 29 qu'il fréquentait est occupée par une autre 4e. Ses camarades de classe ont quitté l'école sans avoir appris la nouvelle. Les derniers à l'avoir vu étaient avec lui dimanche, selon une surveillante qui a parlé à ses "camarades de quartier".

 

 

 

Avis de disparition le 6 janvier

Laurent Barthélémy a disparu lundi, le 6 janvier. "Lundi, l'enfant a pris ses affaires. Il était censé venir au cours. Ce n'est que le soir que les parents ont constaté l'absence de l'élève", se souvient Liliane NGoran, la censeure du lycée. "Le mardi matin, ils sont venus à l'école parce qu'il n'a pas dormi à la maison. Nous avons constaté avec eux qu'il n'était pas en cours et c'est ainsi qu'ils ont fait l'avis de disparition que nous avons affiché partout dans et autour de l'établissement", raconte-t-elle.

 

 

"Je suis affolé. Je me sens perdu. Le choc est brutal. On pensait à une fugue... C'est terrible à supporter !", assure Antoine Mel Gnangne, éducateur, qui encadrait régulièrement le jeune Laurent Barthélémy Ani Guibahi,

 

 
 

 

 

L'affiche montre un jeune homme frêle et pensif en tenue traditionnelle. Bon en maths et physique, mais très faible en sciences humaines et français, il a écopé d'un avertissement "pour travail insuffisant" sur son bulletin du premier trimestre avec la mention "Travail insuffisant. Concentrez-vous davantage".

 

 

Toutefois, M. Mel comme l'équipe pédagogique notent que il se comportait bien : "Ce n'était pas un enfant à problèmes. Il n'est pas mauvais. Il n'y a pas de grief d'un professeur ou d'un autre élève à son égard. Sur le plan disciplinaire, je ne lui reproche rien", souligne M. Mel.

 

 

 

Une responsable du lycée Simone Gbagbo d\'Abidjan présente l\'avis de recherche publié lors de la disparition de Laurent Barthelemy.

Une responsable du lycée Simone Gbagbo d'Abidjan présente l'avis de recherche publié lors de la disparition de Laurent Barthelemy. (SIA KAMBOU / AFP)

 

 


Après avoir traversé toute la ville, (l'aéroport se trouve à une trentaine de km de son quartier), le jeune homme a " accédé au train d'atterrissage de l'aéronef en s'agrippant à celui-ci au moment où l’avion s'apprêtait à s'élancer pour son décollage", selon le communiqué du ministère des Transports.

 

Le ministre Amadou Koné a précisé que "sur la vidéo de surveillance on aperçoit un individu vêtu d'un tee-shirt. Nous pensons qu'il a eu accès à l'espace aéroportuaire en escaladant le mur. Ensuite, il s'est caché dans les espaces verts".

 

 

 

"On n'imaginait pas que c'était lui"

"Quand on a appris la mort d'un jeune à Paris, on n'imaginait pas que c'était lui", souligne M.Mel. Mais, "jeudi, la gendarmerie de l'aéroport est venue avec une sacoche (trouvée près du tarmac) où il y avait des affaires d'un enfant. Ils nous ont demandé si on reconnaissait le T-shirt. C'était le tricot pour le sport qui porte l'effigie de l'établissement... Il s'agit du T-shirt des élèves de 4e. On a fait le rapprochement", explique Mme N'Goran qui a eu confirmation de l'identité vendredi après-midi.

 

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"Nous allons annoncer ça aux élèves lundi à la montée des couleurs. A cette occasion, habituellement nous donnons des informations et consignes aux élèves", explique la censeure qui veut mettre en place "des séances de sensibilisation pour expliquer que c'est dangereux".



Parmi les 25 millions d'Ivoiriens, des milliers tentent d'émigrer clandestinement chaque année. Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), en nombre de migrants clandestins, la Côte d'Ivoire se situe en 3e position des pays d'Afrique de l'Ouest. En 2017, 8 753 migrants ivoiriens arrivés en Italie étaient âgés de 14 à 24 ans, selon les chiffres du Centre de volontariat international (CEVI), une ONG italienne.

 

 

"Je n'ai jamais imaginé prendre l'avion pour fuir. Je suis triste pour lui", affirme Yasmine Gnekebo, élève de 4e, qui a appris la nouvelle par un gardien du lycée. "Je ne le connaissais pas, mais ça me fait mal parce qu'il est en 4e. Il n'a rien vu de 2020 et il est mort."

 


14/01/2020
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Franceinfo - le mardi 7 janvier 2020

 

 

Attaque au couteau de Villejuif : la compagne de l'assaillant a été interpellée par la police

 

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Cette jeune femme de 22 ans a été placée en garde à vue mardi suite à des écoutes téléphoniques dans lequelles elle déclare vouloir mourrir sous les balles des policers

 

 

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Un homme a agressé plusieurs personnes au couteau à Villejuif (Val-de-Marne), le 3 janvier 2020. (LAURINE BENJEBRIA / FRANCE-INFO)

 

 

 

La compagne de Nathan C. a été interpellée par la police à Palaiseau (Essonne) mardi 7 janvier, a appris franceinfo de source judiciaire, confirmant une information du Parisien. Nathan C. est l'auteur de l'attaque aux coups de couteau de Villejuif vendredi. Elle a été placée en garde à vue après des écoutes téléphoniques. Dans une conversation avec une amie, cette femme de 22 ans avait déclaré vouloir mourir sous les balles des policers.

 

 

 

Placée en garde à vue

Cette interpellation intervient quatre jours après l'attaque à l'arme blanche qui avait fait un mort et deux blessés. Le meurtrier, un jeune homme converti à l'islam et présentant de lourds antécédents psychiatriques, a été abattu par la police. Nathan C. a d'abord attaqué à un couple, blessant mortellement l'homme, âgé de 56 ans, au niveau du coeur et blessant grièvement sa femme de 47 ans. Puis il a ensuite blessé au dos une joggeuse de 30 ans. Ces deux femmes sont aujourd'hui sorties de l'hôpital. 

 

 

Une enquête est en cours notamment pour "assassinat en relation avec une entreprise terroriste", menée conjointement par la police judiciaire et le renseignement intérieur (DGSI) sous l'autorité du Parquet national antiterrioriste.

 


10/01/2020
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Franceinfo - le vendredi 3 janvier 2020

 

 

Val-de-Marne : un homme attaque des passants à l'arme blanche à Villejuif

 

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L'agresseur a été "neutralisé" dans la commune de L'Haÿ-les-Roses par des policiers qui ont fait usage de leur arme de service

 

 

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Un homme a agressé plusieurs personnes au couteau à Villejuif (Val-de-Marne), le 3 janvier 2020. (LAURINE BENJEBRIA / FRANCE-INFO)

 

 

 

Un passant a été tué et au moins deux personnes ont été blessées par un homme armé d'un couteau, vendredi 3 janvier à Villejuif (Val-de-Marne). L'agresseur, qui avait pris la fuite, a été "neutralisé" dans la commune voisine de L'Haÿ-les-Roses par les forces de l'ordre, indique la préfecture de police de Paris à franceinfo.

 

 

>> Suivez notre direct dédié à l'attaque au couteau à Villejuif

 

 

L'attaque s'est produite dans le secteur du parc départemental des Hautes-Bruyères. La préfecture du Val-de-Marne demande d'éviter les lieux. Le secrétaire d'Etat à l'Intérieur, Laurent Nuñez, s'est rendu sur place.

 

 

 

Préfet du Val-de-Marne @Prefet94
 

⚠️Un évènement de sécurité publique est en cours sur le secteur de - A6. La priorité est à l'intervention des services de sécurité et de secours. Merci d'éviter la zone. Suivez les comptes @prefpolice @PompiersParis

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La victime est un habitant de Villejuif de 56 ans, précise à franceinfo le maire de la commune, Franck Le Bohellec. Il se serait interposé entre sa femme et l'assaillant lors de l'attaque.

 


05/01/2020
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Franceinfo - le mardi 24 décembe 2019

 

 

Violences à Grasse : des situations "à la fois choquantes et inacceptables", dénonce le maire

 

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Des policiers ont été pris à partie, dans le quartier de la Blaquière, à Grasse dans les Alpes-Maritimes. Une cinquantaine de jeunes ont scié des caméras de surveillance avant de lancer des pétards et des projectiles sur les forces de l'ordre qui intervenaient, relate France Bleu Azur

 

 

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Jérôme Viaud, le maire Les Républicains de Grasse (Alpes-Maritimes), le 15 janvier 2015. Illustration. (PATRICE LAPOIRIE / MAXPPP)

 

 

 

De violents affrontements ont opposé des dizaines de jeunes et des forces de l'ordre dans le quartier de la Blaquière dans la nuit de lundi à mardi. "Des situations choquantes et inacceptables", dénonce sur franceinfo Jérôme Viaud, le maire Les Républicains de Grasse dans les Alpes-Maritimes. Tout est parti de caméras de vidéosurveillance vandalisées. "Si ces caméras ont été prises pour cible, c'est qu'elles doivent gêner et elles doivent gêner ceux que ça dérange", estime Jérôme Viaud.

 

 

 

Franceinfo : Que s'est-il-passé à Grasse ?

 

Jérôme Viaud, maire LR de Grasse : Lundi soir, une bande de voyous s'est attaquée à sept caméras de vidéosurveillance, les mettant hors service avec des actes inacceptables. Je les condamne fermement et j'adresse mon plein soutien aux forces de police qui ont œuvré cette nuit pour rétablir une situation d'ordre. La meilleure réponse, c'est qu'à l'heure où je vous parle, 14 des 16 caméras sont à nouveau en service pour permettre à nos concitoyens de partager un réveillon dans de bonnes conditions. J'adresse aussi un message à nos concitoyens qui ne doivent pas vivre ce genre de situation et nous redoublerons d'efforts dans les semaines et les mois qui viennent en termes de sécurité.

 

 

 

Ces scènes de violence, elles vous ont surpris ? Ou vous pouviez vous y attendre dans ce quartier de la Blaquière ?

 

Elles m'ont d'abord surpris parce que c'était un quartier qui était apaisé depuis cinq ans. Elles m'ont choqué aussi dans l'extrême violence de ces situations où on a vu qu'il y avait une vraie préméditation de ces actes avec des disqueuses thermiques, avec des feux d'artifice qui ont été utilisés contre les forces de l'ordre. Ce sont des situations qui sont à la fois choquantes et inacceptables.

 

 

 

Vous dites que la situation s'était apaisée depuis environ cinq ans. Cela veut dire qu'il y avait dans ce quartier en particulier, des problèmes de sécurité avant ?

 

Historiquement, c'est un quartier qui a connu un certain nombre de difficultés, qui en connaît encore d'ailleurs, mais pas d'une telle intensité. Et nous avons maillé le quartier avec ces 16 caméras de vidéosurveillance pour justement enrayer un certain nombre de fléaux, dont les trafics de stupéfiants, et les incivilités qui ne sont pas acceptables. Et ce qui s'est passé lundi soir est choquant. Et nous ne l'avions pas prévu. Une chose est sûre, c'est que si ces caméras ont été prises pour cible, c'est qu'elles doivent gêner. Et bien loin de nous faire fléchir, ça va nous faire redoubler d'efforts pour justement augmenter le maillage, augmenter la présence de nos forces de l'ordre sur nos territoires. Et ce sera la meilleure réponse face à ces voyous.

 

 

 

Les caméras de vidéosurveillance font l'objet de débats assez réguliers. Il y en a 130 sur toute votre ville de Grasse, est ce qu'elles servent vraiment à lutter contre l'insécurité?

 

Bien sûr, les caméras de vidéosurveillance font des débats. Il y a certaines personnes qui sont contre pour des questions de liberté, je pense au fond de moi que quand on n'a rien à se reprocher, on n'a pas à lutter contre la présence de caméras sur un territoire communal. Et puis, la deuxième chose, ces caméras sont une vraie aide pour les services de police, pour les services d'investigation, pour monter et retracer un certain nombre de situations. Les caméras de vidéosurveillance sont précieuses et le seront encore plus dans l'avenir. Nous aurons d'autres caméras qui vont être déployées,  ainsi que des lecteurs de plaques aux entrées de la ville pour connaître les immatriculations qui pénètrent sur le territoire et qui sortent du territoire. Donc, nous allons utiliser ces technologies qui sont utiles pour nous et pour l'avenir.

 


26/12/2019
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Franceinfo - le vendredi 13 décembre 2019

 

 

Ce que l'on sait de l'attaque à l'arme blanche contre des policiers à la Défense

 

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La procureure de Nanterre évoque "le geste d'une personne déséquilibrée psychiquement". Le parquet antiterroriste ne s'est pas saisi de l'enquête

 

 

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Les faits se sont produits dans l'un des nombreux souterrains que compte le quartier de la Défense, à l'ouest de Paris. (MAXPPP)

 

 

 

Un homme a été tué, vendredi 13 décembre, après avoir agressé trois policiers à l'aide d'une arme blanche dans un souterrain du quartier de la Défense (Hauts-de-Seine). L'individu, un ressortissant marocain de 42 ans, n'était pas connu des services de renseignement. Voici ce que l'on sait de l'enquête sur cette attaque, dont le parquet national antiterroriste ne s'est pas saisi.

 

 

 

Que s'est-il passé ?

Vendredi, l'hôtesse d'accueil d'un immeuble de bureaux situé dans le quartier d'affaires de la Défense aperçoit un homme, apparemment muni d'un couteau, se taper la tête contre une vitre. Quelques minutes plus tard, l'employée, intriguée par ce comportement, raconte la scène à trois policiers en patrouille dans le secteur.

 

 

Entre-temps, l'homme s'est dirigé en direction des sous-sols de ce quartier, où les policiers le suivent. "Ils se sont retrouvés face à face avec l'individu, qui les a menacés d'une arme blanche", a relaté la procureure de Nanterre, Catherine Denis, lors d'une conférence de presse. Une arme qui était en fait une scie à placoplâtre, "avec une lame très fine et très longue qui peut ressembler à un poignard ou un couteau de longue taille".

 

 

Face à cet homme qui les menaçait avec sa scie, "les fonctionnaires de police ont fait des sommations à plusieurs reprises de lâcher son arme, ce qu'il n'a pas fait, a poursuivi la magistrate. Il s'est même jeté sur eux. Alors qu'ils étaient à deux ou trois mètres, les fonctionnaires ont fait feu pour stopper l'individu et éviter de se faire blesser ou tuer."

Au total, six balles ont été tirées, l'une d'elles au moins ayant atteint l'agresseur. Tombé à terre, et alors que les policiers s'apprêtaient à lui prodiguer des secours, l'homme aurait à nouveau cherché à attraper sa scie. L'un des policiers a alors fait usage de son Taser pour l'immobiliser, puis l'homme a été menotté. Les secours sont intervenus "très vite", selon la procureure, "mais le décès a été déclaré à 11h31".

 

 

 

Cette attaque est-elle considérée comme terroriste ?

Aux policiers qui lui ont demandé la raison de son geste après l'avoir maîtrisé, l'assaillant aurait répondu : "Je suis un terroriste", a indiqué la procureure. Toutefois, "à ce stade des investigations, rien ne permet de retenir le caractère terroriste de cette tentative de meurtre à l'encontre des fonctionnaires de police", a expliqué Catherine Denis, évoquant "le geste d'une personne déséquilibrée psychiquement".

 

 

Le parquet national antiterroriste, informé des événements depuis le début, ne s'est pas saisi de l'affaire. L'enquête a donc été confiée au service départemental de police judiciaire des Hauts-de-Seine, sous la responsabilité du parquet de Nanterre.

 

 

 

Que sait-on de l'assaillant ?

L'homme a été identifié comme un ressortissant marocain de 42 ans en situation irrégulière, qui présentait des problèmes psychiatriques. Il avait été hospitalisé à plusieurs reprises en hôpital psychiatrique ces dernières années. Son dernier séjour, commencé en 2018 dans un établissement parisien, avait pris fin le jour où il s'en était enfui, le 18 juin 2019. Il était, depuis, inscrit au fichier des personnes recherchées.

 

 

L'homme avait été remarqué depuis plusieurs jours ou semaines par des habitués de la Défense. Il "squattait dans les sous-sols ou des voies souterraines", nombreux dans ce quartier, selon la procureure. Les passants l'ont décrit comme "un individu qui réclamait des cigarettes et au comportement étrange ou anormal".

 

 

Totalement inconnu des services de renseignement, et "pas du tout religieux", l'individu avait plusieurs antécédents judiciaires de droit commun : il avait notamment été condamné en 2000 pour des faits d'agression sexuelle et de violences avec arme, en 2006 pour vol aggravé, et en 2011 pour infraction à la législation sur les étrangers.

 

 

Il s'était par ailleurs fait remarquer pour "de petites dégradations ou de petits vols", dont la plupart ont été classés sans suite "en raison de son état mental déficient", selon la procureure.

 


14/12/2019
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