L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

CONFLIT ETAT ISLAMIQUE- Mouvements islamistes

La guerre contre les djihadistes de l'Etat islamique, contre le terrorisme


Franceinfo - le lundi 11 février 2019

 

 

"Une fois que la pression militaire va baisser, ils risquent de revenir" : la bataille lancée contre les jihadistes en Syrie ne signe pas la fin de Daech

 

 

 

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Si l'ultime poche du groupe État islamique en Syrie est sur le point d'être prise, la bataille ne signera pas la fin de l'organisation terroriste dans la région, selon le général Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire auprès de l'Onu, et Wassim Nasr, journaliste à France 24 spécialiste des réseaux jihadistes

 

 

 

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Des combattants des Forces démocratiques syriennes (SDF), dans le village de Baghouz, dans la campagne de la province syrienne de Deir Ezzor, à la frontière irakienne, le 2 février 2019.  (DELIL SOULEIMAN / AFP)

 

 

 

Ce n’est peut-être pas la fin de l’Etat islamique à proprement parler, mais le compte à rebours a été lancé pour la disparition de son armée et de son califat : samedi les avions de la coalition ont repris les bombardements sur la dernière poche de l’état islamique. L'assaut final signe-t-il pour autant la fin du califat ?

 

 

>> VIDEO. En Syrie, l'assaut final contre les jihadistes est lancé 

 

 

Invités lundi sur franceinfo pour en débattre, le général Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire auprès de l'Onu, et Wassim Nasr, journaliste à France 24 spécialiste des réseaux jihadistes, font part de leurs doutes.

 

 

 

franceinfo : L'assaut sonne-t-il le glas de l'État islamique ?

 

 

Dominique Trinquand : C'est la dernière bataille pour le territoire homogène, c'est-à-dire tenu par Daech, avec 500, 600 combattants à peu près. Maintenant il reste trois menaces essentielles. D'abord, certains ont réussi à s'exfiltrer depuis Deir Ezzor [près de la frontière irakienne], dans la zone désertique en direction de Palmyre. Ensuite, on ne parle plus de la zone d'Idleb mais elle contient un certain nombre de radicaux, notamment de Daech, qui ont été évacués de différentes poches et qui sont là-bas. Et si les combats reprennent parce qu'il y a eu une pause pendant un petit moment pour permettre en particulier à des familles de s'exfiltrer, les familles ne sont pas forcément moins dangereuses : des femmes très radicalisées sont actuellement dans des camps et leur avenir pose question [...]. Daech a bien commencé à changer sa stratégie et il ne reste que les combattants les plus durs qui veulent absolument que cela dure le plus longtemps possible, qu'il y ait le maximum de morts, et qu'ils meurent en martyrs. Mais il reste aussi tous les autres...

 

 

 

Wassim Nasr : C'est la fin de l'emprise sur un territoire habité, dans ces derniers deux-trois kilomètres carrés, avec un village et demi. Mais les jihadistes sont au sud de l'Euphrate dans une zone désertique de plus d'un millier de kilomètres carré de déserts et des grottes, où ils sont libres d'agir comme ils veulent. Cela explique pourquoi on a une reddition en nombre de jihadistes étrangers et de leurs familles : les Occidentaux, Africains, Asiatiques parmi eux ne peuvent pas se fondre dans le tissu tribal de cette région comme les locaux, les Arabes, les Irakiens et les Syriens. Il y a d'ailleurs eu une percée d'une poche vers le désert et on pense qu'un certain nombre de commandants sont passés durant cette percée. Ils ont essayé de réitérer cette expérience à trois reprises dans les dernières semaines pour peut-être exfiltrer les derniers d'entre eux, mais ils n'ont pas réussi face à l'armée syrienne et surtout aux milices chiites. Est-ce que cela durera une semaine ou plus ? On ne sait pas.

 

 

 

Des négociations sont-elles encore possibles, notamment en ce qui concerne les otages ?

 

 

D.T : Les otages sont toujours un moyen de négociation. Mais contre quoi, puisqu'il faut réduire cette poche, de toute façon ? Ensuite, les preuves de vie n'ont pas été fournies, donc ils négocient des otages qu'ils n'ont probablement plus. Je pense qu'on est arrivé au point où toutes les négociations ont eu lieu et qu'il n'y a plus de négociation à avoir. Ce sera une fin militaire : ils veulent être martyrs et leur victoire est d'imposer le maximum de pertes en face. Comment les imposeront-ils ? Avec des zones minées et une habitude du combat en zone urbaine.

 

 

 

W.N : Les jihadistes disent qu'ils ont encore des otages entre leurs mains et essaient de négocier, par exemple avec le cas du journaliste otage John Cantlie ou celui du père Dall'Oglio. Cela reste cependant assez farfelu.[...] Les combattants en première ligne aujourd'hui sont en majorité des Arabes sous commandement kurde [...] Ce sont eux qui ont les plus grands taux de mortalité et ce sont eux qui continuent d'avoir des détenus chez les jihadistes. Donc s'il y a négociation, c'est aussi pour contenter les tribus de l'Est syrien, puisqu'une partie de certaines tribus collaborent avec Assad au sud de l'Euphrate.

 

 

 

Daech recrute-t-il encore alors qu'il a perdu son territoire ?

 

 

D.T : Les jihadistes disaient "bienvenue au Shâm" à ceux qui arrivaient. C'était le territoire dans lequel on battait monnaie, dans lequel on assurait la protection, le soutien social, le califat. Cette attirance ne pourra plus avoir lieu. Ça ne veut pas dire qu'il n'y aura pas des zones désertiques avec des grottes, des endroits où se cacher, par exemple dans le sud de la Libye. Ou qu'il y ait des zones dans lesquelles il puisse y avoir une certaine liberté d'action, certes réduite mais toutefois possible. Mais la création d'un Etat comme ils l'avaient créé en 2014 relève du passé : cela a une incidence colossale sur les musulmans radicaux de nos populations de l'Europe de l'Ouest. L'image, l'attirance n'est plus là...

 

 

 

W.N : L'épicentre du jihad pour l'État islamique est devenu le lac Tchad et l'Afghanistan. Une proto-construction étatique est en cours dans ces deux zones, qui pourrait être similaire à ce que l'on a pu voir en Syrie, mais elle n'a pas la même attractivité que le Shâm, présent dans les livres et les prophéties. La pression militaire est telle en ce moment en Syrie et en Irak que c'est pour l'instant difficile. Mais il ne faut pas se leurrer : une fois que la pression militaire va baisser, ils risquent de revenir. En février, on a ainsi compté plus de 200 attentats en Syrie dans les zones qui étaient normalement pacifiées, parce qu'ils ont réussi à instaurer un tissu de soutiens, comme ils l'ont fait en Irak après trois ans d'administration réelle de ce territoire.

 


11/02/2019
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Franceinfo - le jeudi 24 janvier 2019 - mis à jour le 25.01.2019

 

 

DOCUMENT FRANCE 2. "Ils ont décidé de laisser leurs familles ici" : plongée dans le dernier bastion de l'Etat islamique en Syrie

 

 

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France 2France Télévisions
 

 

 

 

Une équipe de France 2 s'est rendue dans le dernier bastion de Daech en Syrie, dans la région de Deir Ezzor

 

 

 

 

"Mon mari est encore là-bas. Il est l'un des leurs." France 2 s'est rendu dans le désert de l'est syrien, où les forces armées arabo-kurdes ont arrêté des hommes venus de villages tout juste repris à l'Etat islamique. Sur place, plusieurs centaines de jihadistes sont à terre. Avec leur famille, ils survivaient dans le dernier bastion de l'organisation dans ce pays.

 

 

 

"Ils vont perdre leur territoire"

Ce sont plusieurs femmes, entièrement voilées, qui ont ont éveillé les soupçons des forces armées. Ces captives ont épousé la cause de leurs maris. Interrogée par France 2, l'une d'entre elles assure que le groupe terroriste va se replier dans le désert pour perdurer : "Ils vont perdre leur territoire. Mais je vous le dis : l'Etat islamique va se replier dans le désert, comme les anciens, ceux d'Al-Qaida. Ils ont décidé de laisser leurs familles ici", raconte-t-elle. 

 

 

Les forces kurdes ont pris les empreintes de ces femmes, étrangères pour certaines. Elles seront ensuite conduites dans des camps. En quelques jours, 5 000 personnes ont évacué cette zone, alors que l'étau se resserre autour du groupe Etat islamique. Il est désormais cantonné à une poche de 10 km2, "ce qui ne signifie pas la fin du groupe Etat islamique", précise France 2.

 


25/01/2019
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Franceinfo - le jeudi 7 juin 2018

 

 

Un Irakien réfugié en France, soupçonné d’être un haut cadre dirigeant présumé de Daech, mis en examen

 

 

L'homme de 33 ans a été mis en examen en mars, alors qu'il vivait dans le Calvados. Il aurait été haut placé dans l'organigramme de l'organisation terroriste État islamique

 

 

 

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Deux combattants peshmergas kurdes dans la ville de Harir (AFP)

 

 

 

Ahmed H., un Irakien réfugié en France, soupçonné d'avoir été un haut cadre dirigeant présumé de Daech, a été mis en examen le 9 mars et placé en détention provisoire, a appris franceinfo auprès du parquet de Paris jeudi 7 juin, confirmant une information de TF1. Cette décision a été prononcée dans le cadre d'une information judiciaire ouverte dès le 6 novembre 2017.

 

 

Statut de réfugié politique

 

Cet homme de 33 ans vivait dans le Calvados. En juin 2017, il avait obtenu le statut de réfugié politique auprès de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra). Il avait bénéficié d'une carte de résident de 10 ans.

 

 

Ahmed H. était suivi par la Direction générale de la sécurité intérieure depuis l'été 2017. Les autorités irakiennes avaient alerté la coalition internationale et la France de la possible présence de cet individu sur le sol européen. Il a été arrêté à Lisieux, le 6 mars. Durant sa garde à vue, il a nié être un ancien cadre dirigeant de Daech. Depuis son arrivée sur le territoire français, il n'a eu aucune activité terroriste, a appris franceinfo d'une source au sein des services de renseignement.

 

 

Un haut cadre dirigeant présumé de Daech

 

Le trentenaire était parti d'Irak fin 2014 et avait été donné pour mort, à tort. Il aurait participé au massacre de 1 700 personnes à proximité de Tikrit (Irak). Il aurait administré la région de Samarra pour le compte de Daech.

 

 

L'homme a été mis en examen pour plusieurs chefs : "assassinats en relation avec une entreprise terroriste", "association malfaiteur terroriste en vue de commettre des crimes d'atteintes aux personnes", "crimes de guerre par atteinte à la vie", "crimes de guerre par traitements inhumains et dégradants", "crimes de guerre par l'usage de moyens et de méthodes de combats prohibés et participation à un groupement formé en vue de préparer des crimes de guerre".

 

 

Après sa mise en examen, il a été placé en détention provisoire conformément aux réquisitions du parquet.

 


27/06/2018
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le Progrès du dimanche 9 juillet 2017

 

 

 

TERRORISME - BATAILLE D'INFLUENCE. LA RIVALITÉ ENTRE DAECH ET AL-QAIDA

 

 

Alors que le groupe État islamique subit des revers majeurs en Syrie et en Irak, la nébuleuse terroriste créée par Ousama Bel Laden semble retrouver de la vigueur. Y-a-t-il un lien ? État des lieux.

 

 

À Raqqa, comme à Mossoul, Daech n'a pas encore dit son dernier mot. Mais les jours semblent comptés. La pression de la coalition internationale, des Kurdes au nord du pays, et de l'armée syrienne soutenue par la Russie et l'Iran ont largement réduit l'emprise territoriale du groupe djihadiste (Au 31 mai 2017, selon des chiffres de la coalition, Daech avait perdu 70 % du territoire irakien et 51 % du territoire syrien qu'il contrôlait en août 2014). Ces deux villes emblématiques du "califat" proclamé en 2014 par Abou Bakr-al-Baghdadi pourraient tomber dans les semaines qui viennent.

 

 

Pour autant, cela ne signifie pas la fin du terrorisme global, dominé ces dernières années par Daech, qui garde une forte attractivité, malgré ses revers, sur le continent européen. Manchester, Londres, Égypte... les derniers grands attentats ont été d'ailleurs revendiqués par l'organisation État islamique.

 

 

Sur le "marché" du terrorisme, Daech, née en 2006, a supplanté Al-Qaida, notamment en raison du choix de ses cibles, la plupart du temps des symboles forts de la vie occidentale. Car à part l'attentat de Charlie Hebdo en janvier 2015, puis celui de Saint-Petersbourg, le 3 avril dernier (15 morts dans le métro), Al-Qaida a été d'abord actif essentiellement sur le territoire irakien.

 

 

 

Un héritier nommé Ben Laden

 

Pourtant, certains signes laissent penser que la "franchise" terroriste, fondée en 1985 par Oussama Ben Laden, reprend de la vigueur. Al-Qaida a repris pied au Yémen, a longtemps résisté en Syrie (à travers le front Al-Nosra), au Sahel. Au Mali, par exemple, AQMI (Al-Qaida au Maghreb islamique) est représenté depuis mars par "Le groupe de soutien à l'islam et aux musulmans", une alliance de plusieurs groupes djihadistes fédérés par le touareg Iyad Ag Ghali.

 

 

Cet homme fort du Nord-Mali est à l'origine de la vidéo de plusieurs otages (dont la Française Sophie Pétronin) dévoilée dimanche, jour du G5 Sahel à Bamako, auquel a participé Emmanuel Macron. De nombreux connaisseurs du pays estiment que Ghali noue des alliances et étend son influence, sans doute avec la complicité d'une partie des populations touarègues et peules. Selon Philippe Migaux, spécialiste du Sahel à Sciences Po Paris, Ghali serait à "la recherche d'un nouveau positionnement et d'une légitimité sur sa zone".

 

 

Mais c'est peut-être en misant sur le nom Ben Laden que l'organisation terroriste entend rivaliser avec Daech. Il y a quelques semaines, Hamza Ben Laden, âgé de 28 ans et fils d'Oussama, a délivré un message audio menaçant d'attaque "par n'importe quel moyen les Occidentaux". Comme aux plus belles heures de son paternel, tué en 2011 dans l'assaut des forces spéciales américaines.

 

 

Quelle place peut occuper Hamza - désormais fiché sur la liste américaine des terroristes recherchés dans la stratégie d'Al Qaida, dirigée aujourd'hui par l'Égyptien Ayman al-Zawahiri, vieux compagnon de route de son père ? Avec son profil, sa filiation, c'est incontestablement "un bon produit d'appel" pour l'organisation qui a perdu du terrain ces dernières années face à Daech sur la tête de gondole du terrorisme international.

 

 

La rivalité se joue à l'échelle du globe, et jusqu'au fond des grottes afghanes : il y a quelques jours, les djihadistes de Daech, dont les derniers attentats en Afghanistan ont été très meurtriers, ont délogé les talibans de Tora-Bora, antre d'où Oussama Ben Laden défia les puissances occidentales. Une prise hautement symbolique. Xavier Frère

 

 

 

 

 

Gilles Ferragu historien (Paris-Ouest-Nanterre), spécialiste du terrorisme

 

 

 

"Al-Qaida va laisser Daech péricliter"

 

 

 

 

Daech a presque perdu Mossoul, bientôt Raqqa. La fin du "califat" est proche. Cela signifie-t-il moins d'attentats terroristes ?

 

Dans la logique de Daech, c'est toujours le bon moment pou montrer qu'il a une capacité offensive. Et pour inciter via ses réseaux, ses médias, des terroristes potentiels dans les différents pays à agir. Combien d'attentats ont été commis avec des armes "locales", du moment qu'il faut tuer ? Il y a une surenchère dans la radicalisation. On a d'impression que Daech brûle ses derniers bateaux. Ça décrit plutôt l'attitude d'un groupe qui sent le vent du boulet... voir la fin.

 

 

 

Le djihadisme a-t-il encore un avenir ?

 

Daech aura incarné la création d'un califat, ce qui était, théoriquement, l'aboutissement absolu du djihadisme. Et lors de la proclamation du califat, Abou Bakr al-Baghdadi, sans jamais mentionner Al-Qaida, affirmait qu'il avait réussi ce qu'Al-Qaida n'avait pas fait : cette "obligation manquante" de l'islamisme. La disparition de Daech ne fait pas disparaître l'islamisme djihadiste. À mon sens, ce califat de Mossoul sera toujours revendiqué, comme Al-Qaida, qui a disparu d'Afghanistan, mais a retrouvé ses marques dans d'autres pays. L'hydre, elle, garde une tête, qui s'appelle le calife, terroriste. Dans cette confrontation entre les deux entités terroristes, se pose la question d'un possible califat : Al-Qaida va-t-elle franchir le Rubicon et proclamer le califat quelque part ? Ce n'est pas vraiment sa stratégie, c'est une hypothèse même si Al-Qaida est d'abord une entreprise de guerre contre l'Occident.

 

 

 

Existe-t-il ne vraie rivalité entre les deux groupes ?

 

Oui, on l'a notamment vue lors des attentats en 2015. Daech est plus connu à travers la crise syrienne. Al-Qaida va laisser Daech péricliter et va reprendre le flambeau de l'islamisme djihadiste. Al-Qaida apparaît de plus en plus comme une nébuleuse, chaque groupe qui se revendique d'Al-Qaida est piloté par lui-même, plus par une direction centrale, comme au temps des grandes années (1990-1999). Certains terroristes se revendiquent encore de l'influence d'Oussama Ben Laden, c'était une icône, d'autres d'Al-Baghdadi, même si ce dernier a beaucoup moins communiqué sur lui-même. C'était deux stratégie de communication différentes. Qui va désormais incarner ce djihadisme dans un territoire déstabilisé ? Recueilli par X.F.

 

 

 

 

 

 

 

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■ Mossoul : reprise imminente

 

Hier soir, les forces irakiennes étaient tout près de reprendre la petite poche tenue par les derniers djihadistes à Mossoul, ultime bastion urbain de Daech en Irak. Selon le général américain Robert Sofge, l'annonce du succès final de l'offensive était "imminente" :  "Je ne veux pas spéculer s ce sera aujourd'hui ou demain mais je pense que ce sera très bientôt". Après huit mois d'efforts, la reprise de la deuxième ville du pays constituerait le plus important succès dans la guerre contre le groupe ultra-radical.

 

 

 

■ Ça patine en Syrie

 

À Raqqa, fief de l'organisation islamiste en Syrie, des combattants arables et kurdes syriens, soutenus par Washington, peinaient, eux, à progresser dans la vieille ville, où les djihadistes ont intensifié les attaques suicide et les tirs d'obus.

 


11/07/2017
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le Progrès du vendredi 6 janvier 2017

 

 

 

LE FILS PRÉFÉRÉ DE BEN LADEN SUR LISTE NOIRE

 

 

Le fils préféré d'Oussama Ben Laden, Hamza, figure désormais sur la liste noire américaine des "terroristes internationaux", le jeune homme étant considéré comme l'héritier du fondateur défunt d'Al-Qaida par ses appels à l'unité djihadiste et aux attentats contre l'Occident. Ce type d'inscriptions administratives accusatoires, que les États-Unis prennent régulièrement contre des organisations et individus jugés "terroristes", déclenche des sanctions financières et juridiques contre les intéressés.

 

 

 

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09/01/2017
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le Progrès du samedi 10 septembre 2016

 

 

DAECH ET SES BRIGADES FÉMININES

 

 

Les jeunes femmes choisissant de grossir les rangs de Daech ne sont pas toutes dédiées à la reproduction ou aux seuls domaines de l'enseignement ou de la médecine pouvant leur offrir un emploi. Une autre voie s'offre à la gent féminine : la police des bonnes moeurs, via la katiba Al Khansaa. Cette brigade, exclusivement féminine et composée pour l'essentiel d'Occidentales, a été lancée à Raqqa (Syrie) en 2014 pour, initialement, contrôler l'identité des personnes cachées sous des niqabs : dissimulés sous ce voile intégral, des opposants de l'armée syrienne libre avaient alors tenté de liquider des hauts responsables de Daech. Depuis, elles se livrent au mieux à du zèle, au pire à de la barbarie : outre des amendes disproportionnées ou des coups de fouet pour toute atteinte (voile ajusté, port de maquillage, de vernis, de talons...), de nombreux cas de torture et de meurtre ont été rapportés, comme en décembre dernier. Une jeune mère allaitant son bébé sous son niqab pour calmer ses pleurs avait été mutilée sans ménagement puis exécutée. A.C.

 

 

 

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Gardes à vue

 

Dans l'enquête sur la découverte de bonbonnes de gaz, Ornella G. et son compagnon, arrêtés mardi dans le sud de la France, sont toujours entendus en garde à vue. L'autre couple arrêté mercredi dans le Loiret a été relâché hier.

 

 

 

59 femmes mises en examen pour des faits terroriste

 

59 femmes, sur un total de 280 personnes, sont actuellement en examen dans les dossiers de filières djihadistes ou de projets d'attentats. Elles présentent parfois des "profils très inquiétants" et sont à "l'origine de projets terroristes très aboutis". 18 sont incarcérées.

 

 

 

Des projets connus ou suspectés

 

Plusieurs projets terroristes de femmes ont été mis à jour par les services engagés dans la lutte antiterroriste. Cet été, une ado de 16 ans de Melun a été mise en examen et écrouée pour un projet d'attentat dévoilé sur la messagerie Telegram. En décembre 2015, une Montpelliéraine de 23 ans, radicalisée, avait été arrêtée avec son conjoint. Les policiers avaient découvert un faux ventre de femme enceinte. En fin d'année dernière, une autre jeune femme de Béthune avait été condamnée pour apologie de terrorisme, tandis que sa mère la suspectait de préparer une attaque suicide dans une synagogue à Marseille, alors qu'une autre de 20 ans, native de Paris, projetait un scénario semblable à Disneyland avant d'être interpellée dans un hôtel tout proche.

 


11/09/2016
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le Progrès du jeudi 14 juillet 2016

 

 

DAESH - OMAR LE TCHÉTCHÈNE, L'UN DES PRINCIPAUX CHEFS DE L'EI, AURAIT ÉTÉ TUÉ EN IRAK

 

 

Omar al-Shishani dit "Omar le Tchétchène", l'un des commandants les plus en vue du groupe État islamique (EI), a été tué en Irak, a rapporté mercredi l'agence Amaq liée à cette organisation utlra-radicale. Citant "une source militaire", Amaq a rapporté qu'Omar al-Shishani avait été tué "dans la ville de Charqat alors qu'il participait (à la bataille) pour repousser la campagne militaire contre la ville de Mossoul", le bastion de l'EI dans le nord de l'Irak, Amaq n'a pas précisé quand Omar al-Shishani avait été tué mais sa mort, si elle est confirmée, est un nouveau coup porté à l'EI qui a subi plusieurs défaites depuis le début de l'année.

 

 

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15/07/2016
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le Progrès du mardi 17 mai 2016

 

 

SYRIE - VIDÉO. DAECH : DEUX ENFANTS FRANÇAIS BOURREAUX

 

Une nouvelle vidéo de Daech a été mise en ligne. Elle met largement en scène un enfant français, présenté comme le fils d'un djihadiste mort en Syrie. La vidéo aurait été mise en ligne par la section de Daech à Alep, selon le spécialiste Romain Caillet.

 

 

Intitulée "Sur les traces de mon père", cette vidéo d'environ 14 minutes est glaçante. Entre des chants religieux et des images de combattants, l'enfant y est largement interrogé. Il y fustige l'Occident : "On y apprend la mixité, la nudité, le non-respect, la mariage entre le même sexe". À propos de son quotidien en "terre du califat", il ajoute "On est l'espoir de cette communauté".

 

 

Menaces à l'égard de la France

 

Peu après, le garçon interrogé s'entraîne avec un autre à la Kalachnikov. Les cibles ? Des photos de dirigeants. Bachar al-Assad, Vladimir Poutine. Et François Hollande, évidemment. Enfin, le garçon et celui qui est son petit frère, selon Romain Caillet, sont mis en scène alors qu'ils exécutent deux espions supposés du régime syrien, d'une balle dans la tête. La vidéo contient de nombreuses menaces à l'égard de l'Occident, et de la France particulièrement.

 


18/05/2016
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Le Progrès du samedi 13 février 2016

 

 

PROCHE-ORIENT - Daech a déjà utilisé des armes chimiques. Daech a déjà utilisé à plusieurs reprises des armes chimiques sur le champ de bataille et peut fabriquer de petites quantités de chlorine et de gaz moutarde, a déclaré hier le directeur de la CIA John Brennan à la chaîne CBS. Interrogé sur la capacité des jihadistes à exporter ces agents chimiques pour une utilisation hors d'Irak ou de Syrie, John Brennan a répondu qu'il était possible que cela arrive.

 


13/02/2016
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le Progrès du lundi 25 janvier 2016

 

 

 

RESEAUX SOCIAUX - Daech : la propagande via Justine Bieber. Il n'y a aucun lien entre Justin Bieber et Daech. Pourtant, le groupe terroriste a décidé d'utiliser la notoriété du chanteur canadien, en publiant, dans la nuit de jeudi à vendredi, une vidéo de propagande djihadiste sur Twitter, avec le hashtag #JustinBieber, en plus du traditionnel #ISIS. L'objectif ? Attirer un maximum de monde et notamment les ados...

 

 

 

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27/01/2016
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Dimanche 17 janvier 2016

 

 

Je fais un petit récapitulatif de ce que l'on peut retenir aujourd'hui, pour comprendre la constitution des deux organisations terroristes : Al-Qaïda et DAECH

 

 

 

En résumé, à l'heure d'aujourd'hui

 

 

 

Donné mort plusieurs fois, Mokhtar Belmokhtar reste insaisissable et fait à nouveau parler de lui. L'islamiste algérien pourrait être l'instigateur des attaques de Ouagadougou. Surnommé "le borgne" après avoir perdu un oeil pendant la guerre en Afghanistan et "Mister Malboro" pour ses trafics de cigarettes, il a fait du Sahara et du Sahel une terre de djihad.

 

 

 

Cet ancien membre du GIA (Groupe islamique armé) à été l'un des premiers à se rallier à Oussama Ben Laden, pour créer l'organisation Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). En mai 2015, Mokhtar Belmokhtar a réaffirmé sa loyauté à Al-Qaïda et son rejet de Daech. (Source : la Tribune - le Progrès du dimanche 17 janvier 2016)

 

 

 

 

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Al-Baghdadi, chef d'"Etat" inconnu

 

 

 

En juillet dernier, le monde découvrait le visage d'Abou Bakr Al-Baghdadi, dit "Calife Ibrahim", chef de l'Etat islamique. En effet, celui qui s'était jusqu'ici tenu à distance des objectifs (à l'exception de quelques clichés pris en détention il y a plusieurs années), s'était laissé filmer à l'occasion d'un prêche. Al-Baghdadi apparaissait sous les traits d'un homme dans la force de l'âge, à la barbe légèrement grisonnante, en tenue traditionnelle noire.

 

 

 

 

 

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Soucieux d'assurer sa sécurité, et donc peu amateur de publicité Abou Bakr Al-Baghdadi, Ibrahim Awad Al-Badri pour l'état-civil, laisse filtrer peu d'informations. Selon tous les experts, il est né en Irak, à Samarra, au nord de Bagdad, probablement en 1971. Les ombres portées sur son parcours sont nombreuses. Dans les années 90, il aurait étudié la théologie à Bagdad.

 

 

 

 

 

Déjà salafiste sous Saddam Hussein, il fait partie des insurgés face à la présence américaine. Il intègre la filière irakienne d'Al Qaïda. Arrêté en 2005, il est enfermé jusqu'en 2009 puis libéré peut-être à la faveur d'une amnistie alors que les Américains amorcent leur retrait d'Irak. Il se rapproche alors des hautes sphères de l'univers islamique, au point de prendre la tête d'Al Qaïda en Irak en 2010. Secret, ambitieux, brutal, il mène bientôt ses troupes à une scission avec le commandement d'Al-Qaïda, sans doute à cause de ses vues sur la Syrie.

 

 

 

 

 

Les succès rencontrés par l'offensive de l'EI en juin assoient son pouvoir et le 29 juin, premier jour de Ramadan, il s'autoproclame Calife, c'est-à-dire souverain du monde musulman. Il y a quelques jours, un bruit évoquait sa mort au cours d'un raid de l'aviation américaine... Robin Verner

 


17/01/2016
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le Progrès du lundi 4 janvier 2015

 

 

 

 

SYRIE - Dans une vidéo, l'EI menace la Grande-Bretagne. Le groupe djihadiste Etat islamique (EI) a menacé la Grande-Bretagne dans une nouvelle vidéo. Une séquence montre cinq hommes vêtus de la tenue orange des détenus de l'EI, agenouillés devant cinq djihadistes. "Ceci est un message à David Cameron", le Premier ministre britannique, dit l'un des djihadistes. Il accuse les cinq hommes agenouillés d'être des "espions" à la solde de la Grande-Bretagne, qui selon lui, ont été "abandonnés" par le gouvernement britannique. Il a notamment affirmé que l'EI poursuivrait "le djihad" contre la Grande-Bretagne, avant que les cinq hommes ne soient exécutés d'une balle dans la tête.

 

 


04/01/2016
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le Progrès du dimanche 22 octobre 2015

 

 

 

INTERNATIONAL - L'état d'urgence maintenu à Bamako. Trois jours de deuil national au Mali à partir de demain. Le bilan définitif fait état de 21 morts, dont treize étrangers et deux terroristes. Trois suspects sont toujours recherchés.

 

 

 

Le Borgne derrière l'attentat ?

 

Plusieurs fois donné pour mort, Mokhtar Belmokhtar est "sans doute à l'origine" de l'attaque du Radisson, selon le ministre français de la Défense. Comme il était en mars, déjà à Bamako, de l'attentat contre le bar la Terrasse, lui aussi fréquenté par des étrangers. Et en janvier 2013 de l'attaque du complexe gazier d'In Amenas en Algérie.

 

 

Après l'Afghanistan, Belmokhtar, dit "le Borgne" depuis qu'il a perdu un oeil dans ce pays en 1991, est revenu en Algérie combattre avec les fondamentalistes du GIA (groupe islamique armé). Il serait entré en contact avec Al-Qaïda dès 1994 ou 1995. Il n'a cessé depuis de tenter de rassembler des groupes djihadistes sous l'égide d'Al-Qaïda, de l'Algérie au Tchad. La dernière fusion a donné naissance en août 2013 à Al-Mourabitoune (les Almoravides, qui ont régné au XIIe siècle sur l'Afrique du Nord au Sud de l'Espagne).

 

 

 

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Mokhtar Belmokhtar

 

 

 

 

Selon la plupart des experts, cette volonté d'expansion explique le caractère spectaculaire de l'attaque contre le Radisson : il s'agissait de frapper les esprits et d'affirmer sa capacité d'action, au moment où Daech paraît prendre le dessus dans la "compétition" entre forces djihadistes. F.B.

 

 


22/11/2015
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