L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

CONFLIT ETAT ISLAMIQUE- Mouvements islamistes

La guerre contre les djihadistes de l'Etat islamique, contre le terrorisme


Franceinfo - le samedi 1er novembre 2019

 

 

Etat islamique : pourquoi le mystère plane sur Abou Ibrahim Al-Hachimi Al-Kourachi, le successeur d'Al-Baghdadi

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions
 
 

 

L'organisation terroriste a confirmé jeudi la mort de son chef Abou Bakr Al-Baghdadi et a nommé son successeur, en menaçant les Etats-Unis de représailles

 

 

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Les ruines de la maison où se trouvait Abou Bakr Al-Baghdadi lors de l'opération américaine qui a entraîné sa mort, le 28 octobre 2019 près d'Idlib (Syrie). (AHMET WEYS / ANADOLU AGENCY / AFP)

 

 

 

Il est devenu calife à la place du calife. Après la mort d'Abou Bakr Al-Baghdadiconfirmé jeudi 31 octobre par le groupe Etat islamique (EI), Abou Ibrahim Al-Hachimi Al-Kourachi a été nommé à la têté de l'organisation jihadiste. Ce nom, qui aurait été recommandé par Al-Baghdadi lui-même, avait rarement été mentionné parmi les potentiels successeurs de Al-Baghdadi, dont la mort a été annoncée à de multiples reprises ces dernières années. L'un des successeurs potentiels, Abou Al-Hassan Al-Mouhajir, avait été tué par les Etats-Unis peu après la mort d'Al-Baghdadi.

 

 

Peu de détails biographiques ont filtré sur ce nouveau numéro un de l'EI. "Ce nom ne me dit rien, mais il faut savoir qu'en général, lorsqu'un responsable de l'Etat islamique arrive à une nouvelle fonction, il change de pseudonyme, probablement pour ne pas être reconnu plus rapidement par les services de renseignement"explique à franceinfo Romain Caillet, chercheur et consultant sur les questions islamistes. "Personne, et je dis bien personne en dehors d'un tout petit cercle à l'intérieur de l'Etat islamique, n'a une idée de qui est Abou Ibrahim Al-Hachimi Al-Kourachi", résume Paul Cruickshank, analyste au Centre de lutte contre le terrorisme (CTC) Sentinel.

 

 

 

Paul Cruickshank ✔@CruickshankPaul
 

Nobody - and I mean nobody outside a likely very small circle within ISIS - have any idea who their new leader  "Abu Ibrahim al-Hashimi al-Qurashi" is.

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Un lien revendiqué avec le prophète

Spécialiste du groupe jihadiste, la journaliste américaine Rukmini Callimachi ironise sur Twitter : "L'EI a un nouveau calife et nous ne savons pas à quoi il ressemble, quel est le son de sa voix, d'où il vient... Bref, pas grand-chose à part son titre." Hicham Al-Hachemi, un expert irakien de l'EI interrogé par l'AFP, croit cependant savoir que l'homme est "le principal juge de l'EI et qu'il dirige l'autorité de la charia (loi islamique)".

 

 

 

Rukmini Callimachi ✔@rcallimachi
 

ISIS names a new caliph and we don’t know what he looks like, what his voice sounds like, where he’s from & really anything beyond his job title & that he claims descendance from the tribe of the Prophet. With ⁦@EricSchmittNYT⁩ @karamshoumali https://www.nytimes.com/2019/10/31/world/middleeast/isis-al-baghdadi-dead.html?smid=nytcore-ios-share 

 

 

A view of the site in Barisha, Syria, where the United States military conducted a raid that resulted in the death of the ISIS leader Abu Bakr al-Baghdadi.
 
 

Baghdadi and Aide Dead, ISIS Confirms

The announcement came five days after President Trump announced that the Islamic State leader had blown himself up during a raid by American forces in Syria.

nytimes.com
235 personnes parlent à ce sujet
 
 

 

La dernière partie de son nom, Al-Kourachi, indique qu'il revendique un lien familial avec le prophète Mahomet, qui appartenait à la tribu des Quraysh. Pour l'Etat islamique, ce lien est un prérequis pour être nommé calife. "L'Etat islamique prétend être un califat, et dans le sunnisme, le calife doit être un descendant du prophète", explique le chercheur Romain Caillet.

 

 

Le nouvel homme fort de l'EI hérite d'un mouvement jihadiste qui a dû, après la chute de son "califat" en mars et d'autres défaites militaires, se dissoudre en une multitude de cellules clandestines en Syrie et en Irak, avec des communications difficiles dans des pays en plein chaos. Il pourrait être amené à commander quelque 14 000 combattants dispersés en Syrie et en Irak et se rapprocher du chef actuel d'Al-Qaïda, l'Egyptien Ayman Al-Zawahiri, a affirmé mercredi Russ Travers, directeur par intérim du National Counterterrorism Center, l'organisme qui supervise la lutte antiterroriste aux Etats-Unis.

 


01/11/2019
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Franceinfo - le dimanche 27 octobre 2019

 

 

Pourquoi la mort d'Abou Bakr Al-Baghdadi ne signifie pas la fin de l'Etat islamique

 

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Son chef s'est tué lors d'une opération américaine au nord-ouest de la Syrie, mais le groupe jihadiste reste une menace

 

 

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Vue générale des décombres de la mosquée al-Nouri de Mossoul (Irak), prise en photo le 27 octobre 2017. C'est là qu'Abou Bakr Al-Baghdadi a annoncé la création du "califat" de l'Etat islamique. (ABDULLAH RASHID / REUTERS)

 

 

 

Donald Trump a annoncé, dimanche 27 octobre, la mort d'Abou Bakr Al-Baghdadi. Le chef de l'Etat islamique (EI) s'est tué pendant une opération militaire américaine dans le nord-ouest de la Syrie. Le président américain s'est vivement réjoui de ce succès de politique internationale. Pourtant, la mort du jihadiste ne signifie pas la fin de l'Etat islamique. "Ce n'est qu'une étape", a réagi Emmanuel Macron, en fin d'après-midi. "Le combat continue avec nos partenaires de la coalition internationale pour que l'organisation terroriste soit définitivement défaite. C’est notre priorité au Levant", a-t-il ajouté.

 

 

>> Suivez les réactions après l'annonce de la mort d'Abou Bakr Al-Baghdadi

 

 

 

L'organisation est très structurée 

L'Etat islamique peut perdurer, sous une forme ou sous une autre, explique Myriam Benraad, chercheuse associée à l'Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman (Iremam). "On a déjà éliminé de grandes figures du jihadisme par le passé. À commencer par Ben Laden, sous la présidence Obama, rappelle-t-elle au micro de franceinfo, en réalité, ces mouvements très structurés assurent leur succession de longues années auparavant".

 

 

Il y a déjà certainement des personnalités qui sont en place.Myriam Benraadà franceinfo

Pour Jean-Pierre Filiu, professeur à Sciences Po-Paris, la mort de Baghdadi "représente un coup terrible" pour l'EI, mais "il n'est pas certain (...) qu'une telle perte symbolique affecte fondamentalement la direction opérationnelle de Daech, depuis longtemps aux mains de professionnels aguerris".

 

 

L'organisation jihadiste compte encore des combattants, que ce soit sur le terrain dans des cellules dormantes, ou en détention. Au total, quelque 12 000 jihadistes de l'EI, des Syriens, des Irakiens, mais aussi 2 500 à 3 000 étrangers originaires de 54 pays sont ainsi détenus dans les prisons kurdes, selon les autorités locales. 

 

 

 

Des cellules dormantes pourraient ressurgir

Les forces kurdes en Syrie s'attendent à des représailles de l'Etat islamique, après l'annonce de la mort d'Abou Bakr Al-Baghdadi, a déclaré le commandant des Forces démocratiques syriennes (FDS). "Les cellules dormantes vont venger Al-Baghdadi, a anticipé Mazloum Abdi. "On s'attend à tout, y compris des attaques contre les prisons" gérées par les forces kurdes. Les FDS continuent de traquer les jihadistes qui ont renoué avec la clandestinité et ont formé des cellules dormantes.

 

 

L'EI revendique encore régulièrement des attentats meurtriers en Syrie, notamment dans ses anciens fiefs reconquis par les forces kurdes. À Bagdad, le chercheur Hicham Al-Hachémi, spécialiste des mouvements jihadistes dans la région, estime que "le plus probable est que la mort d'Al-Baghdadi crée un moment de silence et une pause dans les attaques terroristes, comme cela avait été le cas après l'assassinat d'Abou Omar Al-Bagdadi", l'ancien chef d'Al-Qaïda en Irak.

 

 

Pour autant, les forces kurdes, qui avaient proclamé en mars la fin du "califat" des jihadistes, restent inquiètes. Confrontés depuis le 9 octobre à une offensive de la Turquie, les Kurdes ont mis en garde contre une résurgence de l'EI, qui pourrait profiter du chaos sécuritaire. Washington a reconnu que plus de 100 prisonniers du groupe jihadiste s'étaient échappés, depuis le lancement de l'opération turque.

 

 

 

L'EI peut capitaliser sur la mort de son chef

Dans une série de tweets publiés dimanche, Rita Katz, directrice de SITE Intelligence Group, un groupe américain spécialisé dans la surveillance des mouvements jihadistes, estime elle aussi que, "si elle est confirmée, la mort d'Al Baghdadi serait un coup terrible porté à l'EI et à son réseau". "Toutefois, l'Histoire nous a appris que le mouvement est résilient sur le plan opérationnel et va capitaliser sur la mort d'Al-Baghdadi pour recruter et appeler à de nouvelles attaques", prévient-elle.

 

 

 

 

 

 

"Il sera intéressant de voir comment l'EI, qui ne réagit pas pour l'instant, va répondre à sa mort, et quand", poursuit Rita Katz. "Le mouvement n'a jamais nommé de successeur potentiel, et n'a jamais identifié formellement ses cadres dirigeants, pour des raisons de sécurité, à l'exception de son porte-parole Abou Hassan Muhajir, dont la véritable identité est inconnue." Elle précise que "les sites liés à l'EI disent dimanche que, même si la nouvelle est vraie, le jihad se poursuivra, estimant qu'Al-Baghdadi a atteint le but ultime du jihad : la mort en martyr".

 


29/10/2019
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Franceinfo - le lundi 28 octobre 2019

 

 

Mort d'Al-Baghdadi : Trump triomphe, "le combat contre Daech continue" pour les Européens

 

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"La mort d'Al-Baghdadi est un coup dur porté contre Daech, mais ce n'est qu'une étape", a réagi Emmanuel Macron

 

 

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Le président américain Donald Trump, le 27 octobre 2019 à la Maison Blanche. (CHRIS KLEPONIS / CONSOLIDATED NEWS PHOTOS / AFP)

 

 

 

 

Ce qu'il faut savoir

 

 

Les réactions se multipient après l'annonce, dimanche 28 octobre, de la mort du chef du groupe Etat islamique Abou Bakr Al-Baghdadi dans un raid américain dans le nord-ouest de la Syrie. Une opération qui sonne comme succès pour le président américain Donald Trump, mais accueillie avec retenue par ses alliés européens.

 

 

Une allocution crue et détaillée. "Abou Bakr Al-Baghdadi est mort", s'est félicité Donald Trump depuis la Maison Blanche. Le président américain a livré un récit détaillé du raid au cours duquel le chef de l'Etat islamique a été acculé par les forces américaines puis s'est fait sauter avec sa ceinture d'explosifs. "Il est mort comme un lâche" en "gémissant, pleurant et criant", a martelé Donald Trump.

 

 

Le porte-parole de l'Etat islamique également tué. Quelques heures plus tard, les forces kurdes ont annoncé la mort du porte-parole du groupe terroriste, Abou Hassan Al-Mouhajir, dans un autre raid mené dans le nord de la province d'Alep. L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a confirmé une opération "des forces américaines en coopération avec les Forces démocratiques syriennes".

 

 

Les Européens restent prudents. Pour nombre de dirigeants, la disparition d'Abou Bakr Al-Baghdadi n'annonce pas la fin de l'Etat islamique. Il s'agit d'"un moment important dans notre combat contre la terreur, mais la bataille contre le fléau de Daech n'est pas terminée", a réagi Boris Johnson. "La mort d'Al-Baghdadi est un coup dur porté contre Daech, mais ce n'est qu'une étape. Le combat continue", a pour sa part déclaré le président français Emmanuel Macron.

 


28/10/2019
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Franceinfo - le dimanche 27 octobre 2019

 

 

Mort d'Abou Bakr al-Baghdadi : quelle conséquence pour la France ?

 

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France 2France Télévisions

 

 

La mort du chef de l'Etat islamaique, auteur de nombreux attentats notamment en France, aura-t-elle des conséquences dans l'Hexagone. Guillaume Daret, journaliste pour France 2, est direct Place Beauveau à Paris pour nous en dire plus

 

 

 

"Christophe Castaner [ministre de l'Intérieur] appelle ce soir l'ensemble des prefets, des responsables de sécurité (...) a, je cite, 'la plus extrême vigilance au sujet de possibles de vengeance' ", relève Guillaume Daret, journaliste pour France 2. Plus tôt dans la journée du dimanche 27 octobre, le président Trump avait annoncé la mort du leader de Daech, Abou Bakr al-Baghdadi. Une vigilance spécialement accrue "autour des évènements sportifs, culturels ou de toute nature qui peuvent avoir lieu partout en France", détaille toujours le journaliste.

 

 

 

Les militaires, des cibles potentielles


Une vigilance que le ministrre de l'Intérieur a demandé également aux forces de l'ordre et aux militaires, notamment d'être "particulièrement attentif au sujet d'informations qui pourraient être utiles aux services de renseignement." En effet, les "forces de l'ordre constituent également des cibles potentielles", souligne fortement Guillaume Daret.

 


28/10/2019
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Franceinfo - le mardi 24 septembre 2019

 

 

Neuf enfants de jihadistes, dont des petits-neveux et petites-nièces des frères Clain, viennent d'atterrir en France

 

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avec France InterfranceinfoRadio France

 

 

Ils sont arrivés, avec les mères, ce mardi matin à l’aéroport Roissy Charles-de-Gaulle, selon les révélations de France Inter. Les enfants ont été confiés à l'aide sociale à l'enfance

 

 

 

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Une patrouille de sécurité escorte deux femmes soupçonnées d'être membres de l'Etat islamique, dans le camp al-Hol au nord de la Syrie, le 23 juillet 2019. (illustration) (DELIL SOULEIMAN / AFP)

 

 

 

Neuf enfants de jihadistes, âgés de 3 à 13 ans, ont atterri en France, mardi 24 septembre au matin à l’aéroport Roissy Charles-de-Gaulle, avec leurs mères respectives, a appris France Inter. Les deux femmes jihadistes ont été placées en garde à vue. Cinq des neuf enfants sont des petits-neveux et petites-nièces de Fabien et Jean-Michel Clain, les médiatiques jihadistes qui avaient enregistré la revendication des attentats du 13 novembre 2015. Les enfants ont tous été placés auprès de l’Aide sociale à l’enfance.

 

 

Parmi les deux femmes jihadistes arrêtées, on trouve Jennifer Clain, la nièce de Fabien et Jean-Michel Clain, tous les deux déclarés morts après une frappe de la coalition en février dernier. Jennifer Clain fuyait la Syrie avec ses cinq enfants quand elle a été arrêtée en juillet dernier à la frontière turco-syrienne. Son mari, Kévin Gonot, venait alors d'être condamné à mort en Irak pour avoir rejoint les rangs de Daech.

 

 

 

Une enquête pour association de malfaiteurs terroristes

Au moment de son arrestation, Jennifer Clain était accompagnée de la femme de Thomas Collange, demi-frère de Kevin Gonot. Cette dernière a alors également été placée en centre de rétention, en Turquie, avec ses quatre enfants. Enfin, en accord avec un protocole signé par la France, les femmes jihadistes et leurs enfants ont ensuite été expulsés vers leur pays d'origine.

 

 

En arrivant à l'aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle mardi matin, les femmes ont été placées en garde à vue par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Leur garde à vue peut durer 96 heures, puisqu'il s'agit d'une enquête pour association de malfaiteurs terroristes.

 

 

Quant aux enfants, ils ont été séparés des mères avant d'être confiés à l'aide sociale à l'enfance (ASE) de Seine-Saint-Denis. L’ASE 93 prend déjà en charge depuis plusieurs années d’autres neveux et nièces des frères Clain, précise également France Inter. Plus de 130 enfants de parents jihadistes sont déjà rentrés en France.

 


24/09/2019
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Franceinfo - le lundi 16 septembre 2019

 

 

Drones : des armes de guerre menaçantes

 

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France 2France Télévisions

 

 

Armer des drones serait à la portée d'amateurs. Ces engins artisanaux sont de plus en plus utilisés, notamment en Syrie et en Irak

 

 

Au Yémen, au Venezuzla... Des drones sèment la panique aux quatre coins du monde. Achetés sur internet pour quelques centaines d'euros pour être transformés en armes de combat,ou frabriqués de toutes pièces avec des produits disponibles dans le commerce, ces drones artisanaux font évoluer la guerre et sont le nouveau visage de la menace terroriste. En janvier 2018, l'armée russe présentait à la presse les restes de ses drones. Quelques jours plus tôt, dans une attaque coordonnée, 13 appareils ont pris deux bases russes en Syrie : une escadrille d'engins faits de bois et de Scotch a tué deux soldats et provoqué d'importants dégâts sur des avions de chasse. Une arme redoutable conçue pour tout au plus quelques milliers d'euros.

 

 

 

Des dispositifs pour les neutraliser

Ces dernières années, la Syrie et l'Irak sont devenus le terrain d'expérimentation de ces nouvelles armes. Al-Qaïda et Daech utilisent souvent ces appareils sur le terrain et pour leur propagande. Pour protéger des sites sensibles, des dispositifs existent déjà pour décharger la batterie des drones et ainsi les neutraliser. Mais même les endroits protégés peuvent être vulnérables face à ce risque d'un nouveau genre.

 


17/09/2019
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Franceinfo - le samedi 14 septembre 2019

 

 

Le Maroc continue à démanteler de nombreuses cellules terroristes sur son sol

 

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Michel LachkarRédaction AfriqueFrance Télévisions

 

 

Malgré des services de renseignement particulièrement efficaces, le Maroc n’en a pas fini avec le terrorisme islamiste

 

 

 

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Arrestation d'un suspect dans la banlieue de Marrakech après l'assassinat de deux touristes scandinaves près du village d'Imlil, en décembre 2018. Les membres du Bureau central d'investigation judiciaire (BCIJ), ici en action, sont en charge de la lutte anti-terroriste. (- / AFP)

 

 

 

La menace islamiste persiste au Maroc. Au moins une dizaine de cellules terroristes liées à Daech ont été démantelées depuis janvier 2019. La Direction générale de la surveillance du territoire (DGST) a encore annoncé, le 9 septembre 2019, l’arrestation de cinq personnes liées à Daech s'activant dans les villes de Berkane et Nador. L’enquête a permis de localiser une zone montagneuse dans la commune Dar al-Kabdani (province de Driouch), "où les membres de cette cellule menaient des expériences en matière de fabrication d’explosifs", précise un communiqué du ministère marocain de l'Intérieur.

 

 

Agés de 27 à 41 ans, ces sympathisants de Daech avaient programmé des actions terroristes ciblant des sites sensibles sur le sol marocain. Selon le communiqué du ministère de l'Intérieur, "les membres de cette cellule voulaient rejoindre des camps d’une branche de Daech dans la région sahélo-saharienne." Si les jeunes Marocains ne partent plus pour la Syrie ou l'Irak, ils continuent de rejoindre le Mali, plus proche.

 

 

 

Le Sahel, nouveau terrain de jeu des terroristes marocains

Le Bureau central d’investigations judiciaires (BCIJ), relevant de la DGST, avait déjà démantelé, en mai et en juillet 2019 à Tanger, deux cellules terroristes de cinq et huit personnes liées à Daech. Parmi les suspects, le frère d’un combattant revenant de la zone syro-irakienne. 

 

 

Coups de filet également à Béni Mellal, Fez, Safi, Taza, Errachidia, Tinghir et Inezgane.

Le 25 juin dans le commune de l'Ourika, près de Marrakech, outre la découverte de résidus de produits chimiques, ont été saisis du matériel utilisé pour la fabrication d'explosifs, des équipements électroniques, des jumelles et une importante somme d'argent.

 

 

De même le 13 avril 2019, une cellule terroriste dans le quartier populaire Hay Laayayda de Salé a été repérée. Les cinq suspects, trois chômeurs et deux ferrailleurs âgés de 22 à 28 ans, fréquentaient la même mosquée et organisaient des réunions quotidiennes pour préparer leur projet d’attentat.

 

 

Ces arrestations confirment la poursuite des menaces terroristes au Maroc, alimentées par le retour des combattants de Syrie et d’Irak. On estime qu’entre 1500 et 2500 jeunes Marocains se sont engagés dans le combat jihadiste de l’ancien "Etat islamique en Irak et au Levant". Le Maroc s’est par ailleurs engagé à rapatrier ses ressortissants de Syrie et d'Irak, à la demande pressante des Américains. 

 

 

 

Rapatriés dans leurs pays d'origine

Le ministre marocain de l'Intérieur affirmait en 2016 démanteler près d’une cellule terroriste chaque semaine. Réputée pour l'efficacité de son renseignement, qui met à contribution l'ensemble de la population, la police antiterroriste marocaine arrive à prévenir de nombreuses tentatives d'attentats. Le Maroc mène, selon les experts, l’une des politiques antiterroristes les plus efficaces du monde arabe, à l’aide d’une vaste coopération internationale, notamment avec les Américains.

 

 

Le lendemain des attentats de Paris du 13 novembre 2015, une information émanant des services de renseignement marocain a mis les enquêteurs français sur la piste d'Abdelhamid Abaaoud, organisateur présumé des attentats.

 

 

Mais le danger persiste. Il existe toujours un fort risque de déstabilisation, lié à la grande pauvreté, aux fortes inégalités et à l'intense propagande de l’islamisme politique, toujours très actif dans les campagnes et les périphéries des grandes villes du pays. Un danger permanent comme le prouvent les assassinats de deux jeunes touristes scandinaves en décembre 2018. Les auteurs de ces actes, qui ont soulevé une très grande émotion, avaient été arrêtés 48h seulement après les avoir commis.

 

 

Aujourd’hui, les services de sécurité marocains craignent que tous "ces retournés" du théâtre proche-oriental ne se livrent à des actions "à la maison", à des attaques de "loups solitaires" et à la propagation de l’idéologie extrémiste.

 


17/09/2019
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Franceinfo - le lundi 15 juillet 2019

 

 

Le chef de l'Etat islamique Abou Bakr al-Baghdadi serait en Libye, selon un ancien ministre irakien de l'Intérieur

 

 

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Alain ChémaliRédaction AfriqueFrance Télévisions

 

 

 

 

Baqir Jabr al-Zubaidi affirme que le calife "disparu" de Daech se trouve en Libye où il se prépare à lancer un appel pour des attaques en Irak, mais aussi contre l’Egypte et la Tunisie

 

 

 

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Capture d'écran d'une vidéo diffusée le 29 avril 2019 du chef du groupe de l'Etat islamique, Abou Bakr al-Baghdadi. Il apparaît pour la première fois depuis cinq ans dans un document de propagande. (- / AFP)

 

 

 

Propagation délibérée d’une fausse information ou fuite habilement distillée, l'ancien ministre irakien de l'Intérieur Baqir Jabr al-Zubaidi a annoncé avoir eu des nouvelles du fondateur de l’organisation de l’Etat islamique (EI), aujourd’hui dans la clandestinité.

 

 

 

Des attaques contre l'Egypte et la Tunisie

"Abou Bakr al-Baghdadi ne se trouve pas en Irak. Les informations que j’ai obtenues affirment qu’il se trouve actuellement en Libye et qu’il va bientôt diffuser un discours appelant à réactiver des cellules dormantes en Irak", a-t-il confié le 15 juillet 2019 au site Baraa News.

 

 

Selon ces mêmes sources qu’il n’identifie pas, "l’organisation va se concentrer sur les villes de Samarra et Nukhayb et les régions environnantes et ciblera des villes du centre et du nord de l’Irak avec des opérations suicides individuelles", a-t-il indiqué. Al-Zubaidi a également prévenu que l’EI allait tenter de conquérir une partie de l’Afrique en "menant des attaques contre l’Egypte et la Tunisie, à partir de la Libye", a-t-il précisé.

 

 

Ces "révélations" interviennent quelques jours après une résurgence de l’EI en Libye sous la forme d’une vidéo diffusée le week-end des 6 et 7 juillet par le site Amaq, l’instrument de propagande de l’organisation. Ce document montrait, selon RFI, une soixantaine d’hommes armés, regroupés autour de leur chef Abou Mossab al-Liby dans un lieu désertique du Sud libyen. Les visages dissimulés par des chèches, ils ont renouvelé, à sa demande, leur allégeance au calife Abou Bakr al-Baghdadi.

 

 

 

Un émir de l'EI en ex-Jamahirya libyenne

Ancien d’Ansar al-Charia (les partisans de la Charia), un mouvement jihadiste évincé de Benghazi et accusé d’avoir tué en 2012 l’ambassadeur américain, Abou Mossab al-Liby est identifié par les spécialistes comme étant Mahmoud Massoud al-Bara’asi et serait l’émir de l’Etat Islamique en ex-Jamahirya libyenne.

 

 

Un émir opportunément réapparu pour servir d'appui au calife al-Baghdadi dans une Libye plus que jamais déstabilisée. Notamment avec l'offensive en cours du Maréchal Khalifa Haftar, l'homme fort de Cyrénaïque contre Fayez al-Sarraj, l'homme fort de Tripolitaine.

 

 

Ce n’est en tout cas pas la première fois que le ministre irakien al-Zubaidi se livre à ce genre de confidence. Le 1er mai 2019, il avait indiqué à l’agence irakienne Buratha qu’al-Baghdadi avait enregistré en Syrie un dernier message que son organisation a diffusé, mais qu’il n’y était pas resté.

 

 

 

Le plan de l'Etat islamique pour l'Afrique

"Ce criminel a été transféré, en même temps qu’un groupe de dirigeants de Daech, à bord d’avions de grandes puissances vers des zones plus sécurisées pour eux, afin qu’ils poursuivent la mission qui leur a été assignée depuis le début : déstabiliser les pays de la région ainsi que les grandes puissances", a-t-il écrit sur son compte Facebook. Selon lui, al-Baghdadi aurait quitté la zone des combats en Syrie et Irak pour mettre en application un nouveau plan en Afrique.

 

 

Début juillet, lors d'un déplacement à Rome, le président russe Vladimir Poutine avait fait lui aussi part de ses inquiétudes concernant l'infiltration en Libye de jihadistes venus de Syrie.

 


17/07/2019
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Franceinfo - le vendredi 14 juin 2019

 

 

Les jeunes femmes sont la nouvelle cible de la propagande du groupe Etat islamique, selon Europol

 

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

 

 

C'est ce qu'affirme vendredi l'agence européenne de coopération entre les polices criminelles

 

 

 

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Le logo d'Europol sur la façade du siège de l'institution, à La Hague (Pays-Bas), le 6 juin 2018. (NICOLAS MAETERLINCK / BELGA MAG / AFP)

 

 

 

Le "califat" du groupe Etat islamique a perdu son ultime territoire, en mars, selon les forces arabo-kurdes, soutenues par les Etats-Unis. Mais il est toujours présent sur Internet. Europol a déclaré, vendredi 14 juin, que le jihadisme accorde désormais plus d'importance au rôle des jeunes femmes nées autour des années 2000, qui constituent la nouvelle cible de la propagande du groupe Etat islamique (EI).

 

 

L'agence européenne de coopération entre les polices criminelles, basée à La Haye, a dressé lors de la publication d'un rapport un portrait robot des femmes visées par la communication du groupe Etat islamique, à la recherche de recrues après la chute en mars de son dernier bastion.

 

 

 

"De 16 à 25 ans"

"Nous parlons en particulier de millénaires", a déclaré Manuel Navarette, directeur du Centre européen de lutte contre le terrorisme (ECTC, selon son acronyme en anglais) d'Europol. "La propagande de l'EI est axée sur les femmes âgées de 16 à 25 ans, un groupe plus vulnérable à ces activités et qui ont accès aux réseaux sociaux. L'Etat islamique s'est adapté à la nouvelle cible", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse.

 

 

Au fil des années, les jeunes femmes ont obtenu au sein du groupe un rôle bien plus "offensif" que "défensif", comme cela était davantage le cas dans les groupes jihadistes avant l'apparition de l'EI. En effet, les femmes ont obtenu un rôle bien plus actif, tout en gardant la responsabilité de la tenue du foyer, de la garde des enfants et du bien-être des époux, indique le rapport.

 

 

Lorsque l'EI a commencé à perdre du terrain, l'organisation "a commencé à demander aux femmes de prendre un rôle différent, d'assister en tant que médecin ou d'une manière différente, pas seulement en tant que femme au foyer traditionnelle". "L'inquiétude est que cette implication accrue des femmes puisse ouvrir la voie à des changements potentiellement majeurs", souligne le rapport d'Europol, notant une hausse notamment en France et au Royaume-Uni des arrestations de femmes "liées à des activités de terrorisme".

 


15/06/2019
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Franceinfo - le samedi 23 mars 2019

 

 

De sa proclamation à Raqqa à la reddition de Baghouz : six dates-clés sur le "califat" du groupe terroriste Etat islamique

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

 

Les forces arabo-kurdes, soutenues par les Etats-Unis, ont annoncé samedi la chute du dernier territoire tenu par le groupe Etat islamique en Syrie.

 

 

 

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 Le drapeau des Forces démocratiques syriennes à Baghouz (Syrie) après la chute du dernier territoire du groupe Etat islamique, le 23 mars 2019. (GIUSEPPE CACACE / AFP)

 

 

 

C'est la fin territoriale du groupe Etat islamique (EI) en Irak et en Syrie. Les forces arabo-kurdes soutenues par les Etats-Unis ont annoncé la chute de Baghouz, dernier territoire de l'EI en Syrie, samedi 23 mars, soit cinq ans après l'autoproclamation du califat.

 

 

>> Pourquoi il faut rester prudent après la "victoire" annoncée sur le groupe Etat islamique

 

 

Le président Emmanuel Macron a estimé qu'un "danger majeur pour notre pays" avait été "éliminé" dans deux tweets postés en hommage à la coalition internationale, samedi. Franceinfo revient sur les dates-clés de la présence du groupe terroriste en Irak et en Syrie.

 

 

 

29 juin 2014 : le "califat" est proclamé

Le 29 juin 2014, les jihadistes de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) annoncent l'établissement d'un "califat islamique" dans les régions conquises en Irak et en Syrie. Dans un enregistrement audio diffusé au premier jour du ramadan, l'EIIL, qui se fait appeler "Etat islamique" pour supprimer toute référence géographique, désigne son chef Abou Bakr al-Baghdadi comme "calife".

 

 

En Syrie, dès janvier, l'EIIL avait chassé les groupes rebelles et pris le contrôle de la ville de Raqqa ainsi que d'une grande partie de la province de Deir ez-Zor, frontalière de l'Irak, ainsi que des positions dans celle d'Alep.

 

 

En Irak, où il bénéficie du soutien d'ex-officiers de Saddam Hussein et de groupes salafistes, l'organisation s'était emparée le 10 juin de la deuxième ville du pays Mossoul, et d'une grande partie de la province de Ninive dont elle dépend, après la déroute de l'armée irakienne. Raqqa et Mossoul deviennent ses deux "capitales". Le 5 juillet, Baghdadi apparaît dans une vidéo postée sur des sites jihadistes où il appelle tous les musulmans à lui "obéir".

 

 

Des milliers de jihadistes affluent du monde entier vers Raqqa, devenue capitale de l’organisation, rappelle Libération. Des lois, des institutions sont mises en place. L'Etat islamique poursuit ses offensives pour conquérir des territoires.

 

 

 

26 janvier 2015 : l'EI perd Kobané

En octobre 2014, le département d'Etat américain révèle que des responsables ont rencontré pour la première fois des Kurdes du  Parti de l'union démocratique (PYD), la branche syrienne du PKK. Cette rencontre s'est déroulée dans le cadre de la stratégie des Etats-Unis contre le groupe Etat islamique.

 

 

Au début de l'année 2015, les forces kurdes soutenues par les frappes aériennes de la coalition antijihadistes conduite par Washington chassent le groupe Etat islamique de Kobané, après plus de quatre mois de violents combats. Cette ville proche de la frontière turque est devenue le premier symbole de la lutte contre l'Etat islamique.

 

 

 

2 mars 2017 : la reprise de Palmyre

Conquise en mai 2015 par l'Etat islamique, Palmyre, qui ouvre sur le grand désert syrien, est reprise en mars 2016. Puis, la cité antique retombe aux mains des jihadistes à la fin de l'année 2016. Ces derniers y détruisent une partie des trésors archéologiques classés au patrimoine mondial de l'Unesco. Il faut attendre le 2 mars 2017 pour que Palmyre, soit reprise par le régime aidé de l'allié russe à l'Etat islamique.

 

 

 

17 octobre 2017 : l'Etat islamique perd Raqqa

Le groupe Etat islamique subit un lourd revers avec la perte de Raqqa, son principal bastion en Syrie, le 17 octobre 2017. La ville passe sous le contrôle des Forces démocratiques syriennes (FDS).

 

 

En quatre mois, les combats dévastateurs dans cette cité millénaire ont fait 3 250 morts, dont 1 130 civils, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Des dizaines de milliers d'habitants ont été déplacés.

 

 

 

9 décembre 2017 : l'EI est chassé d'Irak

Le 31 mars 2015, les forces irakiennes reprennent Tikrit. L'opération met en évidence le rôle crucial des Unités de mobilisation populaire (Hachd al-Chaabi), dominées par des milices chiites. Le 13 novembre 2015, les forces kurdes appuyées par des frappes de la coalition reprennent Sinjar, dans le nord-ouest du pays. En février 2016, l'EI est chassé de Ramadi, chef-lieu d'Al-Anbar, puis de Falloujah en juin.

 

 

Le 9 juillet 2017, le Premier ministre Haïder al-Abadi proclame la libération de Mossoul, à l'issue d'une offensive de neuf mois des forces fédérales soutenues par la coalition internationale. En août, les forces irakiennes reprennent Tal Afar et la totalité de la province de Ninive. Le 9 décembre 2017, le gouvernement irakien proclame la victoire sur l'Etat islamique.

 

 

 

23 mars 2019 : l'EI perd son dernier territoire

Les Forces démocratiques syriennes "déclarent la totale élimination du soi-disant califat et une défaite territoriale à 100% de l'EI", le 23 mars 2019, à l'issue de leur dernier assaut contre Baghouz. Lancée début février, c'est l'ultime phase d'une opération déclenchée en septembre 2018 pour chasser l'EI des derniers secteurs sous son contrôle en Syrie.

 

 

La campagne militaire soutenue dans les airs par la coalition internationale soutenue par les Etats-Unis a été ralentie par la sortie de l'enclave de dizaines de milliers de personnes, dont des milliers de jihadistes qui se sont rendus avec leurs familles.

 


23/03/2019
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Franceinfo - le mardi 12 mars 2019 - mis à jour le 13.03.19

 

 

DOCUMENT FRANCEINFO. Un "califat de gueules cassées" : les derniers jihadistes de Baghouz se rendent

 

 

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Édité par Margot DelpierreAurélien CollyRadio France

 

 

 

L'envoyé spécial de franceinfo à Baghouz (Syrie) a assisté à la reddition de jihadistes, mardi 12 mars. Epuisés, souvent blessés, ils sont interrogés par les Forces démocratiques syriennes et les forces spéciales américaines

 

 

 

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 Un combattant du groupe Etat islamique à Baghouz se rend aux Forces démocratiques syriennes, le 12 mars 2019. (RADIO FRANCE)

 

 

 

La chute du dernier bastion de l'organisation terroriste État islamique, à Baghouz (Syrie), est imminente. Le service de presse des Forces démocratiques syriennes (FDS), qui encadre assez strictement les journalistes présents sur place, n'a de cesse de le répéter. La fin est annoncée depuis des jours, mais il est difficile de savoir précisément ce qu'il en est.

 

 

C'est pourquoi le spectacle découvert par hasard, mardi 12 mars, par l'envoyé spécial de franceinfo, au détour d'une dune, est particulièrement surprenant : une cinquantaine d'hommes dans un état déplorable, certains quasiment morts allongés sur des brancards improvisés avec des palettes de bois, d'autres en béquilles, jambes bandées et ensanglantées, parfois la mâchoire fracturée ou les yeux arrachés. D'autres encore se déplacent poche de sang à la main, l'air hagard. Tous semblent sales, blessés, affamés et épuisés. Ces jihadistes viennent de se rendre, mardi 12 mars, avant que la nuit tombe. Ils sont surveillés de près par les membres d'une unité des forces spéciales kurdes.

 

 

 

C'est là la reddition discrète de Daech, dans les dunes du désert syrien, après des semaines de frappes aériennes de harcèlement des troupes arabo-kurdes au sol : un "califat de gueules cassées". Dans ce groupe, mardi soir, il y a des Syriens, des Tunisiens, des Turcs, des Marocains, des Ouzbeks aussi, mais aucun Français ou Européen. D'après l'officier, il y en aurait encore dans l'enclave.

 

 

 

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Reddition de jihadistes à Baghouz (Syrie), le 12 mars 2019. (RADIO FRANCE)

 

 

 

"Je m'appelle Zouhair, je suis né en 1999, je viens de Fès, explique l'un d'eux avec une tête de gamin, incapable de se lever. J'ai rejoint Daech il y a deux ans. Je suis venu du Maroc pour le jihad, pour défendre l'Etat islamique." Il est blessé à la jambe et à l'estomac. "Ici, j'ai vécu avec des gens beaucoup mieux qu'au Maroc" lâche-t-il avant d'être embarqué par des soldats kurdes pour être fouillé.

 

 

Assis en tailleur, un peu plus loin, mains sur la tête, une autre tête de gamin, un bras ensanglanté. Il s'appelle Mohamed, il est Syrien, il a 25 ans. "J'étais mécanicien depuis trois ans, c'est mon frère qui était dans l'Etat islamique. Il est encore à l'intérieur", explique-t-il. L'officier des renseignements kurdes qui l'interroge ne le croit pas une seconde. "Hier, j'ai été blessé, j'ai décidé de sortir. C'est très mauvais à l'intérieur ! Les gens veulent sortir."

 

 

 

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Fouille d'un homme s'étant rendu aux Forces démocratiques syriennes aux environs de Baghouz (Syrie), le 12 mars 2019. (RADIO FRANCE)

 

 

 

Une fois dehors, les jihadistes sont donc encadrés par les combattants des FDS qui les fouillent et les interrogent, avant de les transférer. Ils atterrissent 200 mètres plus loin, derrière une autre dune où attendent sept véhicules blindés et six 4x4 aux vitres fumées : une unité des forces spéciales américaines qui prend photos et empreintes de tous ces hommes. Leur objectif : retrouver d'éventuels ressortissants américains ou européens.

 

 

 

Une image contrôlée

D'après l'officier kurde interrogé par franceinfo, il n'y aura plus personne à l'intérieur de l'enclave d'ici 24 à 48 heures. Les jihadistes se seront rendus ou seront morts. Pas morts dans les combats, car en réalité il n'y a en a pas, mais morts à cause des frappes aériennes.

 

 

Ils sont encore nombreux à l'intérieur, mais ils ne combattent plus, ils attendent. Ils ont juste peur d'aller en prison s'ils sortent.Mohamed, 25 ans à franceinfo

 

 

L'officier kurde précise que les Forces démocratiques syriennes entreront et "nettoieront" l'enclave. Ils veulent retirer les cadavres de combattants et ceux des civils avant l'arrivée des médias.

 

 

Selon l'officier kurde, la libération de Baghouz devrait être annoncée aux journalistes dans les trois ou quatre prochains jours. Cette nuit-là, il attend un millier de combattants et leurs familles qui se sont rendus. Il resterait environ 700 personnes à l'intérieur de l'enclave, qui finiront par sortir dans les 48 prochaines heures, après une nouvelle vague de frappes ou des tirs de snipers. Comme celui qui a frappé ce Tunisien, qui a rejoint Daech il y a cinq ans. "Je suis venu en Syrie pour appliquer la loi de Dieu", dit-il, allongé sur un brancard de fortune, une poche de sang à la main.

 


13/03/2019
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Franceinfo - le vendredi 8 mars 2019

 

 

une ancienne esclave sexuelle de l'Etat islamique brûle son voile après avoir fui les jihadistes

 

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France 3France Télévisions
 

 

Cette Yézidie de 20 ans a fui les affrontements qui continuent de faire rage à Baghouz, dernière enclave encore tenue en partie par l'État islamique

 

 

 

Elle vient de fuir le groupe État islamique, qui l'avait réduite au rang d'esclave sexuelle. Une jeune Yézidie de 20 ans, Israa, a retiré sa burqa sous les applaudissements de combattantes kurdes participant à la bataille de Bahgouz, en Syrie. "La première fois qu'ils m'ont obligée à porter le voile, j'ai eu l'impression de suffoquer. Cela me gênait beaucoup, je ne voulais pas le porter. Je l'enlevais à chaque fois que j'étais seule." 

 

 

Israa finit par brûler son voile, symbole d'oppression et d'années de souffrances passées sous le joug des jihadistes. "J'aimerais brûler Daesh comme j'ai brûlé mon voile", lâche-t-elle. Désormais, Israa va tenter de retrouver sa famille et de se reconstruire, loin des affrontements qui continuent de faire rage à Baghouz, dernière enclave encore tenue en partie par l'État islamique.

 


10/03/2019
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Franceinfo - le mardi 5 février 2019

 

 

DOCUMENT FRANCEINFO. "J'ai vu beaucoup de morts, des gens massacrés" : Kinan, 10 ans, a passé la moitié de sa vie comme esclave de Daech

 

 

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Eric AudraMatthieu MondoloniRadio France
 

 

 

Kinan, 10 ans, est libre depuis une semaine. Il a passé cinq années comme esclave d'un jihadiste du groupe État islamique en Syrie

 

 

 

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Kinan, 10 ans, vient d'être libéré après avoir passé cinq ans comme esclave de Daech. (MATTHIEU MONDOLONI/RADIOFRANCE)

 

 

 

Il s’appelle Kinan, il a 10 ans. Il a été libéré il y a une semaine, après cinq années passées à servir un jihadiste syrien du nom de Abou Saad. Dans les cohortes de civils évacués de la région de Baghouz en Syrie, où le "califat" de l’Etat islamique vit ses derniers jours, se trouvent beaucoup d’enfants. Des enfants de jihadistes, mais aussi des esclaves de l’Etat islamique, comme Kinan, qui a accepté de raconter son histoire à nos envoyés spéciaux.

 

 

 

L'histoire de Kinan commence en 2014 quand il est fait prisonnier par Daech. Les jihadistes viennent de prendre, en quelques heures seulement, la ville yézidie de Sinjar, dans le nord-ouest de l’Irak. Avec lui, son père, sa mère, son frère et ses soeurs sont faits prisonnier. Kinan n’oubliera jamais ce qu’il a vu : "Beaucoup de morts, des gens massacrés par les combattants de l’Etat islamique, ils nous frappaient beaucoup." Le garçon marque une pause. Puis il lâche : "Ils ont exécuté mon père, sans raison."

 

 

Ils ont exécuté mon père, vendu ma sœur et ma mère est morteKinan, esclave de Daech franceinfo

 

 

Kinan a les yeux dans le vide. On entend des enfants jouer dehors. Le petit garçon raconte qu’ils étaient enfermés dans une école. Sa grande soeur est vendue. Eux sont achetés par Abou Saad qui les emmène dans la région de Baghouz en Syrie dans le "califat" de l’Etat islamique. C'est là que sa mère est morte. Il ne dit pas comment, ni quand. Mais c’est à partir de ce moment que "les coups se font plus violents", explique le jeune garçon. "Abou Saad me frappait encore plus. Je ne savais pas pourquoi", dit-il.

 

 

Pendant cinq ans, Kinan est l’esclave de la famille. C’est lui qui doit faire les courses, "alors que les enfants du jihadiste sont dorlotés", explique t-il. Puis Kinan devient Ahmed, il est rebaptisé par le jihadiste et n’a pas le droit de parler kurde. Aujourd’hui, il a tout oublié de sa langue maternelle. Il ne parle que l’arabe.

 

 

 

Il veut devenir policier pour attraper les méchants

Kinan réajuste sa cravate et sa veste de costume. Il explique vouloir être beau pour ses premiers jours en liberté. Un costume trop grand et un garçon trop petit pour connaître la guerre. Quand la région de Baghouz est assiégée par les Forces démocratiques syriennes, le jihadiste Abou Saad décide de fuir pour Idlib, la dernière poche de l’Etat islamique après Baghouz. "C’est là que mon oncle m’a retrouvé. Il a payé 30 000 dollars à Abou Saad pour me récupérer", raconte-t-il. Cinq jours de route plus tard, il est au Kurdistan irakien. La liberté, enfin. Kinan veut grandir. Il dit qu’il veut devenir policier "pour attraper les méchants".

 

 

Le téléphone de son oncle sonne. Il reçoit un message, une vidéo dans laquelle on voit un autre petit garçon, de 9 ans cette fois. Il porte l’uniforme noir de l’Etat islamique. Il dit s’appeler Abdul Haman, qu’avant il s’appelait Walid. Il explique que son père a été tué par les jihadistes de Daech et sa mère par une frappe aérienne. Il vient de fuir le califat, il est désormais en sécurité. Il est libre.

 


05/03/2019
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