L'AIR DU TEMPS

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Franceinfo - le lundi 13 janvier 2020

 

 

Inde : vers une limitation du nombre d'enfants ?

 

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En Inde, des députés veulent interdire aux couples d'avoir plus de deux enfants, afin de lutter contre la surpopulation. Dans certaines provinces, les fonctionnaires doivent déjà respecter cette règle sous peine de perdre leur travail.

 

 

 

Dans certaines régions de l'Inde, comme au Rajasthan, il existe une loi unique au monde. Cette loi interdit aux fonctionnaires d'avoir plus de deux enfants. Au-delà, ils encourent des sanctions. Ummed Singh Rathore l'a appris à ses dépens, alors qu'il cherchait du travail. "J'ai été embauché pour être gardien à l'Assemblée du Rajasthan. Plus tard, le directeur m'a convoqué et m'a dit que mon embauche était annulée", explique-t-il.

 

 

 

"Pourquoi le gouvernement interfère dans nos vies privées ?"

La raison de l'annulation de son embauche ? Ummed Singh a trois filles, et donc la loi l'empêche d'accéder à un poste de fonctionnaire. "J'ai trois enfants, mais je n'ai rien fait de mal. Pourquoi le gouvernement interfère dans nos vies privées ? Il est censé nous aider, au contraire", déplore-t-il. L'Inde est en état de surpopulation avec presque 1,4 milliard d'habitants. Le pays va bientôt dépasser la Chine. Face à ces défis, les autorités cherchent des solutions.

 


15/01/2020
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Franceinfo - le mardi 14 janvier 2020

 

 

Ce que l'on sait du virus inconnu apparu en Chine, après l'identification d'un premier cas en Thaïlande

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

Selon de premiers éléments, cette épidémie trouverait son origine dans un marché aux poissons de Wuhan. Une personne est morte en Chine

 

 

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Un homme quitte un centre médical de Wuhan (Chine), le 12 janvier 2020, où est hospitalisé une personne morte des suites d'un premier cas de pneumonie chinoise. (NOEL CELIS / AFP)

 

 

 

Une large partie de l'Asie est en alerte. L'Organisation mondiale de la santé a annoncé, lundi 13 janvier, que la Thaïlande avait identifié sur son territoire un premier cas de la mystérieuse épidémie de pneumonie qui a touché la Chine. "La possibilité que des cas surviennent dans d'autres pays était prévisible", ajoute l'OMS dans un communiqué. Franceinfo revient sur l'origine et les éventuels risques de cette maladie.

 

 

 

Un cas a été découvert en Thaïlande

La personne diagnostiquée en Thaïlande est une Chinoise de 61 ans, qui voyageait en provenance de la région de Wuhan, berceau de l'épidémie, où 41 personnes ont été infectées. Elle a été identifiée par les autorités thaïlandaises le 8 janvier. Immédiatement hospitalisée, cette femme est désormais "en cours de convalescence", d'après un communiqué de l'OMS. Un diagnostic clinique de pneumonie légère avait d'abord été posé, puis "des tests de laboratoire ont confirmé que le nouveau coronavirus en était la cause", a détaillé Tarik Jasarevic, un porte-parole de l'organisation onusienne.

 

 

 

Il s'agit d'une forme de coronavirus

D'après l'OMS (en anglais), cette épidémie est due à un nouveau type de coronavirus, une famille comptant un grand nombre de virus qui peuvent provoquer des maladies le plus souvent bénignes chez l'homme. Mais certains d'entre eux comme le Mers (syndrome respiratoire du Moyen-Orient) ou le Sras (syndrome respiratoire aigu sévère) ont déjà entraîné de graves épidémies – le Sras a par exemple tué 349 personnes en Chine et 299 à Hong Kong en 2002 et 2003.

 

 

Les autorités sanitaires de Hong Kong ont déclaré samedi que le séquençage génétique du virus trouvé chez l'un des patients de Wuhan indiquait qu'il était similaire à 80% au Sras trouvé chez des chauves-souris. Il a cependant précisé qu'il était trop tôt pour conclure qu'il s'agissait d'une souche du Sras. L'Organisation mondiale de la santé estime d'ailleurs qu'il est essentiel que les investigations se poursuivent en Chine pour identifier la source de l'épidémie.

 

 

 

Une seule personne est morte

Selon de premiers éléments, cette épidémie trouverait son origine dans un marché aux poissons de Wuhan, dans le centre de la Chine, et celui-ci a été fermé le 1er janvier. Jusqu'à présent, une seule personne est morte en Chine sur les 41 patients diagnostiqués avec ce nouveau type de coronavirus à Wuhan, une ville de 11 millions d'habitants du centre de la Chine.

 

 

L'apparition de cette épidémie fin décembre avait fait craindre initialement une résurgence du Sras. Les autorités chinoises sont sur le qui-vive en raison du calendrier. L'épidémie survient juste avant la période annuelle de voyages la plus importante du pays, les vacances du Nouvel An lunaire qui débutent fin janvier. Des dizaines de millions de personnes vont prendre le bus, le train et l'avion.

 

 

 

Pas de preuve de transmission entre humains

Pour l'Organisation mondiale de la santé, "la possibilité que des cas soient identifiés dans d'autres pays n'était pas inattendue et renforce la raison pour laquelle l'OMS demande une surveillance active et une préparation continue dans d'autres pays". Mais aucune preuve claire de transmission entre humains n'a été établie et aucun personnel de santé n'a été infecté par le virus, souligne l'OMS.

 

 

A Genève, l'OMS a toutefois annoncé que "compte tenu de l'évolution de la situation, le directeur général de l'OMS, le docteur Tedros Adhanom Ghebreyesus, [allait] consulter les membres du Comité d'urgence et pourrait convoquer une réunion de ce comité dans un bref délai". Lors de ces réunions, les experts peuvent décider si une épidémie constitue une urgence sanitaire internationale.

 


14/01/2020
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Franceinfo - le mardi 19 novembre 2019

 

 

Hong Kong : le siège du campus de PolyU continue, Pékin réitère ses menaces

 

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Selon la cheffe de l'exécutif hongkongais Carrie Lam, une centaine de protestataires seraient toujours retranchés mardi dans le campus de l'Université polytechnique de Hong Kong

 

 

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Un incendie sur un pont à l'entrée du campus de l'Université polytechnique de Hong Kong, bastion de la contestation prodémocratie, le 19 novembre 2019. (YE AUNG THU / AFP)

 

 

 

Nouvelle journée de mobilisation sur le campus de PolyU, à Hong Kong. Plusieurs dizaines de manifestants de la contestation prodémocratie ont entamé, mardi 19 novembre, leur troisième journée retranchés dans ce campus hongkongais, après une spectaculaire "évasion" nocturne de leurs camarades.

 

 

Le siège de l'Université polytechnique de Hong Kong (PolyU) constitue la confrontation la plus longue et la plus violente avec les forces de l'ordre, depuis le début de la contestation en juin dans l'ex-colonie britannique. Cernés depuis dimanche par les policiers qui arrêtent tous ceux qui tentent de fuir ce campus de la péninsule de Kowloon, certains manifestants ont réussi dans la nuit une audacieuse "évasion", en descendant d'une passerelle au moyen de cordes avant d'être récupérés en contrebas par des motos et des scooters. 

 

 

 

Des manifestants tentent de fuir le campus de PolyU et les forces de police qui l\'entourent, à Hong Kong, le 18 novembre 2019. 

Des manifestants tentent de fuir le campus de PolyU et les forces de police qui l'entourent, à Hong Kong, le 18 novembre 2019.  (ANTHONY WALLACE / AFP)


 

Selon la cheffe de l'exéctif hongkongais Carrie Lam, désignée par un comité acquis à la cause de Pékin, une centaine de protestataires seraient toujours retranchés dans le campus de PolyU. S'exprimant pour la première fois depuis le début de ce siège spectaculaire, la dirigeante a affirmé que ces manifestants n'avaient d'autre solution que de se rendre, s'ils souhaitaient une issue pacifique à leur face-à-face tendu avec les autorités.

 

 

"Ce but ne peut être atteint qu'avec la pleine coopération des manifestants, et notamment bien sûr des émeutiers qui doivent cesser les violences, rendre les armes et sortir pacifiquement en écoutant les instructions de la police", a averti Carrie Lam. Mais depuis trois jours, les protestataires accueillent toute tentative de les déloger par un déluge de cocktails Molotov. Un policier a même été blessé à la jambe par une flèche tirée par un manifestant.

 

 

 

Nouvelles menaces de Pékin 

Le sort des reclus de la PolyU a suscité une vague d'émotion au sein de la mouvance prodémocratie, responsable de la plus grave crise politique dans l'ex-colonie britannique depuis la rétrocession en 1997. Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté lundi soir à Kowloon, dans une tentative vraisemblablement coordonnée pour alléger la pression sur la PolyU. Cette manifestation visait aussi à créer des contre-feux afin d'attirer la police anti-émeutes, qui s'est dite prête à faire usage de balles réelles.

 

 

Les messages menaçants de Pékin à l'encontre des manifestants se poursuivent également. "Si elle [la situation] devenait incontrôlable, le gouvernement central ne restera certainement pas les bras croisés, a déclaré l'ambassadeur de Chine au Royaume-Uni. Nous avons la résolution et le pouvoir suffisants pour mettre fin aux troubles".

 

 

Autre menace à l'endroit de la contestation : mardi, Pékin a balayé la décision de la justice hongkongaise, qui avait jugé lundi anticonstitutionnelle l'interdiction du port du masque. L'exécutif hongkongais avait pris cette décision pour couper l'herbe sous le pied des manifestants.

 


19/11/2019
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Franceinfo - le lundi 18 novembre 2019

 

 

Hong Kong : affrontements autour d'un campus assiégé, la police menace d'utiliser des "balles réelles"

 

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Il semble que la police a tenté une intervention à l'université polytechnique de Kong Kong mais celle-ci a été repoussée par les manifestants déterminés à tenir leurs positions

 

 

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Des incendies provoqués par des manifestants sur le campus de l'Université polytechnique de Hong Kong, bastion de la contestation prodémocratie, le 18 novembre 2019. (KOKI KATAOKA / YOMIURI / AFP)

 

 

 

Nouvelle escalade de tensions à Hong Kong. Des manifestants prenant part à la contestation prodémocratie ont incendié, lundi 18 novembre, l'entrée du campus hongkongais où ils sont retranchés, afin d'empêcher une intervention de la police. Les forces de l'ordre menacent de leur côté de répondre avec des "balles réelles" aux "armes létales" des protestataires, après qu'un policier a été blessé au molet dimanche par une flèche tirée par un manifestant. 

 

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Désormais le bastion de la contestation, l'université polytechnique de Hong Kong (PolyU) a été le théâtre d'affrontements pendant toute la nuit de dimanche à lundi. Un blindé de la police a notamment été incendié par des cocktails Molotov, alors que les forces de l'ordre tentaient de reprendre le contrôle d'un tunnel stratégique bloqué par les manifestants et menant à la ville.

 

 

 

La mise en garde de la police

Aux abords du campus, les manifestants se protégeaient avec des parapluies des puissants jets d'eau des canons à eau de la police. Les forces de l'ordre ont qualifié le campus de "zone d'émeute", la participation à une émeute étant passible de dix ans de prison, et ont bloqué les accès à PolyU. Louis Lau, le porte-parole de la police, a adressé une sévère mise en garde sur Facebook : "Je demande aux émeutiers, écrit-il, de ne pas utiliser de cocktails Molotov, de flèches, de voitures ou d'armes létales pour attaquer les policiers."

 

 

S'ils poursuivaient des actions aussi dangereuses, nous n'aurions pas d'autre choix que d'utiliser la force minimale nécessaire, y compris les balles réelles, pour riposter.Le porte-parole de la police hongkongaise sur Facebook

 

 

Ces menaces ont été mises à exécution lundi : plusieurs explosions très fortes ont retenti à l'aube et la police affirme avoir tiré trois balles au petit matin près de l'université, en précisant que personne n'avait été blessé.

 

 

"Il n'y a pas de sortie !"

La Chine a maintes fois averti qu'elle ne tolérerait pas la dissidence, et l'inquiétude monte dans l'ex-colonie britannique, face à la possibilité d'une intervention chinoise pour mettre fin à cette contestation. Le mouvement prodémocratie, qui a débuté en juin, atteint depuis quelques jours de nouveaux sommets de violence.

 

 

Lundi, les manifestants retranchés dans le campus redoutaient l'assaut. "J'ai peur. Il n'y a pas de sortie, tout ce que je peux faire c'est me battre jusqu'au bout", a confié un militant. Owen Li, membre du conseil de PolyU et étudiant, a indiqué que la panique s'était emparée des quelques centaines d'occupants du campus. "Beaucoup d'amis se sentent impuissants (...) Nous appelons toute la société à sortir et nous aider", a-t-il lancé. 

 

 

Des journalistes de l'AFP ont observé que les manifestants tentant de quitter le campus étaient parfois accueillis par des gaz lacrymogènes et obligés de retourner dans l'université. Le président de l'université, Teng Jinguang, a pourtant diffusé un message vidéo disant avoir reçu des garanties de la police pour que les étudiants puissent "quitter le campus pacifiquement".

 


18/11/2019
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Franceinfo - le samedi 16 novembre 2019

 

 

Hong Kong : manifestation pro-police après une semaine de chaos

 

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La tension est montée d'un cran ces derniers jours, et la ville a été paralysée

 

 

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Des Hongkongais manifestent leur soutien aux forces de l'ordre, samedi 16 novembre 2019.  (YE AUNG THU / AFP)

 

 

 

Une semaine de chaos. Des manifestants se sont réunis samedi 16 novembre à Hong Kong pour afficher leur soutien à la police, durement éprouvée après une semaine de violences et d'affrontements avec des militants prodémocratie. Quelque 500 personnes se sont rassemblées dans la matinée devant les bureaux du gouvernement, agitant des drapeaux national (chinois) et régional (hongkongais), et prenant des photos avec les policiers.

 

 

Ces derniers jours, la tension est montée d'un cran avec le lancement par des manifestants prodémocratie de la stratégie "éclore partout", consistant à multiplier les blocages simultanés. Additionnée à des actes de vandalisme, elle a conduit à la quasi-paralysie du métro, ainsi qu'à la fermeture des écoles et de centres commerciaux. La circulation a repris samedi dans la ville, mais certaines routes et un important tunnel restaient fermés.

 

 

 

Une semaine marquée par un décès

Plusieurs universités de Hong Kong étaient également à feu et à sang. Des étudiants et d'autres protestataires masqués ont occupé les campus, et certains s'y sont entraînés au lancer de cocktails Molotov ainsi qu'à l'utilisation d'arcs et de flèches. La semaine a été marquée par la mort d'un agent d'entretien de 70 ans, touché à la tête par une brique. Il avait tenté de démonter des barricades édifiées par des militants prodémocratie. Deux étudiants allemands, de 22 et 23 ans, ont par ailleurs été arrêtés jeudi pour participation à un "rassemblement illégal".

 

 

La mobilisation prodémocratie est née en juin, du rejet d'un projet de loi visant à autoriser les extraditions vers la Chine continentale, où la justice est sous l'influence du Parti communiste.

 


16/11/2019
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Franceinfo - le vendredi 8 novembre 2019

 

 

Pourquoi la contestation ne faiblit pas à Hong Kong

 

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Après 22 week-ends de manifestations, la mobilisation ne semble pas marquer le pas et les rassemblements dégénèrent de plus en plus souvent en heurts violents avec les forces de l'ordre

 

 

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Des manifestants portant le masque de Guy Fawkes, à Hong Kong, le 5 novembre 2019. (VERNON YUEN / NURPHOTO / AFP)

 

 

 

Cinq mois de mobilisation. A Hong Kong, la contestation ne faiblit pas et les actions quasi-quotidiennes deviennent de plus en plus violentes. Dernier incident en date : la mort, vendredi 8 novembre, d'Alex Chow, un étudiant en informatique de 22 ans. Le jeune homme avait été retrouvé, quelques jours plus tôt, gisant dans une flaque de sang à l'intérieur d'un parking, à proximité duquel des affrontements avaient eu lieu entre la police et les manifestants.

 

 

Mobilisés dans un premier temps par un projet de loi visant à faciliter les extraditions vers la Chine continentale, finalement retiré le 4 septembre, les Hongkongais continuent de protester massivement. Franceinfo vous explique pourquoi.

 

 

 

Parce que les revendications des manifestants ont évolué

"Non à l'extradition." Début juin, les manifestants se sont élevés contre un texte très controversé, voulu par l'exécutif hongkongais et qui, s'il avait été adopté, aurait autorisé l'île à extrader ses résidents vers la Chine continentale. Si les autorités hongkongaises souhaitaient cette loi pour permettre à la région de ne plus servir de refuge à certains criminels, les opposants ont craint une utilisation politique de ces extraditions par Pékin. D'abord suspendu, le texte a finalement été retiré en septembre.

 

 

Mais cette annonce n'a pas calmé la colère des manifestants. Aujourd’hui, la mobilisation agrège une batterie de revendications, dont la lutte contre les inégalités et une enquête sur l'attitude de la police. Parmi elles également, l'instauration d'un véritable suffrage universel, qui fait écho au mouvement des Parapluies de 2014, au cours duquel le cœur financier de la ville avait été occupé pendant 79 jours par des centaines de personnes, principalement des jeunes. Le gouvernement n'avait alors pas plié face à la volonté de la rue d'instaurer la démocratie.

 

 

 

Parce que l'ingérence de Pékin dans les affaires du pays est tangible

Bien que la cheffe de l'exécutif hongkongais, Carrie Lam, ait annoncé plusieurs mesures économiques et sociales pour calmer le jeu (construction de logements, assouplissement des prêts immobiliers, augmentation des aides), aucune concession politique n’a été accordée. Et encore moins concernant le rôle de Pékin dans les affaires de l'île.

 

 

"Hong Kong is not China !" est ainsi devenu l'un des mots d'ordre des manifestants, qui estiment que leur système politique est inféodé à Pékin. Depuis 1997, le statut de Hong Kong est celui de "région administrative spéciale". La ville aux 7,4 millions d’habitants est en fait régie selon le principe "un pays, deux systèmes". Ainsi, elle est sous souveraineté chinoise, mais possède des structures politiques, législatives, juridiques et financières différentes de celles de l'empire du Milieu. Certains Honkgongais ont toutefois le sentiment que l'accord de rétrocession et le fameux principe "un pays, deux systèmes" ne sont plus respectés.

 

 

Par exemple, le chef de l'exécutif hongkongais est élu par un comité de 1 200 membres appelé "le Petit Cercle". Ces derniers sont directement choisis par Pékin et chaque député élu au Conseil législatif (le Parlement local) doit prêter allégeance au pouvoir central. En 2016, des députés prodémocratie avaient d'ailleurs été destitués car ils avaient refusé de prononcer correctement ce serment. Carrie Lam, la dirigeante actuelle, en poste depuis 2017, cristallise la colère des protestataires, car elle symbolise toute l'influence de Pékin et sa politique. Les Hongkongais ne cessent de demander sa démission.

 

 

 

Parce que les libertés reculent et les lois se durcissent

Dans la lignée de la destitution de certains députés, le gouvernement a invalidé fin octobre la candidature de Joshua Wong, figure du mouvement, aux élections locales hongkongaises. Selon l'exécutif, le jeune homme a défendu "l'autodétermination" de Hong Kong, ce qui est contraire à l'esprit de la loi fondamentale de l'ex-colonie britannique. Il ne peut donc pas devenir un représentant du peuple.

 

 

Signe d'un durcissement des lois, les autorités hongkongaises ont interdit, vendredi 4 octobre, le port des masques en public, masques que les manifestants avaient pris l'habitude de porter pour ne pas être poursuivis en justice. Carrie Lam a invoqué une loi d'urgence qui n'avait plus été utilisée depuis 1967. "Nous pensons que la nouvelle loi aura un effet dissuasif sur les manifestants violents et les émeutiers masqués, et assistera la police dans sa mission de maintien de l'ordre", a-t-elle déclaré. Cette loi, qui remonte à l'époque coloniale, ne nécessite pas de vote du Conseil législatif.

 

 

Sitôt cette interdiction annoncée, des centaines de manifestants ont décidé de la braver, en se rassemblant dans le centre-ville, un masque sur le visage. Ils ont également profité d'Halloween, jeudi 31 octobre, pour défiler masqués à travers toute l'île.

 


15/11/2019
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Franceinfo - le jeudi 7 novembre 2019

 

 

La Corée du Nord traite le Premier ministre japonais "d'idiot" et de "scélérat"

 

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Le Japon avait protesté après des tirs de missiles nord-coréens

 

 

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Le Premier ministre japonais Shinzo Abe le 4 novembre 2019, en Thaïlande. (ANTON RAHARJO / ANADOLU AGENCY)

 

 

 

"Un enfant difforme" et "un crétin". La Corée du Nord a qualifié jeudi 7 novembre le Premier ministre japonais "d'idiot" et de "scélérat" et prévenu qu'il ne mettrait jamais les pieds à Pyongyang à cause de ses critiques contre les récents tirs de missiles nord-coréens. La semaine dernière, la Corée du Nord avait testé ce qu'elle a qualifié de "lance-roquettes multiples super-lourds", mais le Japon a estimé qu'il s'agissait probablement de missiles balistiques qui violaient les sanctions de l'ONU.

 

 

Les déclarations japonaises ont déclenché une vive diatribe nord-coréenne, haute en couleurs. "Abe, Premier ministre du Japon, est un idiot et un scélérat", a déclaré Song Il-ho, ambassadeur du ministère nord-coréen des Affaires étrangères, dans un communiqué diffusé par l'agence officielle KCNA. Le Premier ministre japonais est "un enfant difforme" et "un crétin", a ajouté Song Il-ho, accusant le Premier ministre de ne pas connaître la différence entre des missiles et des lance-roquettes multiples.

 

 

Des attaques verbales quasi-quotidiennes

Le Japon est un des pays les plus hostiles à la Corée du Nord proche, qui dispose de l'arme nucléaire. "Abe serait plus sage de renoncer pour toujours à son rêve de poser le pied à Pyongyang", ajoute le commmuniqué nord-coréen. Shinzo Abe s'est dit prêt à une rencontre avec le leader nord-coréen Kim Jong-un afin d'aborder la question sensible des dizaines de ressortissants japonais enlevés, sur les côtes japonaises, par des agents nord-coréens dans les années 1970 et 1980.

 

 

Les médias d'Etat nord-coréens s'en prennent quasi quotidiennement au Japon pour les exactions perpétrées par ce dernier durant son occupation de la péninsule coréenne, jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

 


07/11/2019
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Franceinfo - le mardi 22 octobre 2019

 

 

Silence, tenues traditionnelles, gongs... L'empereur Naruhito du Japon intronisé lors d'une cérémonie somptueuse

 

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Naruhito, 59 ans, est devenu le 126e souverain du Japon en mai, au lendemain de l'abdication de son père Akihito pour des raisons de santé

 

 

capture d'écran de l'article de Franceinfo

 

 

 

L'empereur Naruhito du Japon a solennellement proclamé son intronisation. Mardi 22 octobre, il est monté sur le trône au cours d'une somptueuse cérémonie au palais impérial de Tokyo, en présence de 2 000 invités, dont des chefs d'Etat et dignitaires de quelque 180 pays. "J'ai hérité du trône en vertu de la Constitution et de la loi sur la Maison impériale. A l'adresse du pays et du monde, je proclame mon intronisation", a-t-il déclaré, au côté de l'impératrice Masako. Ils étaient tous les deux vêtus de tenues traditionnelles réservées pour ce rituel exceptionnel qui "[date] du IXe siècle", indique Le Monde.

 

 

Le 126e souverain du Japon

Naruhito, 59 ans, est devenu le 126e souverain du Japon le 1er mai dernier, au lendemain de l'abdication de son père Akihito pour des raisons de santé. Mais la succession sur le trône du Chrysanthème est un long processus, dont le point d'orgue est cette proclamation officielle de l'intronisation. "Je promets ici que je prierai toujours pour le bonheur du peuple japonais et la paix mondiale", a-t-il ajouté, faisant également part de son engagement à se tenir "au côté de la population pour remplir [ses] obligations de symbole de la Nation et de l'unité du peuple du Japon".

 


22/10/2019
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Franceinfo - le dimanche 20 octobre 2019

 

 

VRAI OU FAKE Le Japon va-t-il vraiment déverser l'eau radioactive de la centrale nucléaire de Fukushima dans l'océan?

 

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Benoît ZagdounFrance Télévisions

 

 

Cette solution, évoquée publiquement par un ministre japonais, est jugée réaliste par les experts. Mais ils soulignent que le million de mètres cubes d'eau contaminée ne peut être rejeté dans l'océan qu'au compte-gouttes, comme dans le cadre du fonctionnement normal d'une centrale nucléaire

 

 

 

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Des réservoirs de stockage d'eau contaminée, le 27 juillet 2018, à la centrale nucléaire de Fukushima (Japon). (KIMIMASA MAYAMA / POOL)

 

 

 

Plus de huit ans après le tsunami et l'accident à la centrale nucléaire de Fukushima, en mars 2011, la province japonaise est à nouveau meurtrie après le passage du typhon Hagibis. Et le spectre de la contamination radioactive ressurgit. Dix des énormes sacs renfermant de la terre et de la végétation issue de la décontamination des sols et entreposés près d'une rivière ont été emportés par le cours d'eau en crue. Quatre d'entre eux n'ont toujours pas été retrouvés.

 

 

Il y a un peu plus d'un mois déjà, une déclaration au plus haut sommet de l'Etat nippon a provoqué des sueurs froides. Devant des journalistes, mardi 10 septembre, le ministre de l'Environnement japonais, Yoshiaki Harada, a exposé la manière dont le Japon pourrait se débarrasser de l'impresionnante quantité d'eau radioactive, accumulée sur le site de la centrale nucléaire de Fukushima, ravagée par le tsunami de mars 2011. "La seule option sera de la drainer vers la mer et de la diluer", a lâché le ministre. Il a aussitôt ajouté qu'il s'agissait de son "simple avis", mais il a tout de même glissé que "la totalité du gouvernement va en discuter".

 

 

 

Césium, strontium, tritium...

Le porte-parole de l'exécutif nippon a immédiatement réagi et tancé Yoshiaki Harada pour ses propos tout "personnels". Le ministre désavoué a quitté le gouvernement dès le lendemain de sa déclaration, à l'occasion d'un remaniement annoncé de longue date et pour lequel il faisait de toute façon partie des sortants pressentis. Mais le seul tort de Yoshiaki Harada n'est-il pas d'avoir dit tout haut ce que l'exécutif nippon pense tout bas ?

 

 

Depuis plus de huit ans, de l'eau est injectée en permanence dans les cuves des trois réacteurs endommagés de Fukushima, afin de refroidir leurs cœurs et d'éviter une nouvelle réaction en chaîne catastrophique, expose l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) dans une note de suivi de la situation datant de février. Le liquide se charge alors d'éléments radioactifs : du césium, du strontium, du tritium... Et comme les cuves et les enceintes de confinement ne sont plus étanches, cette eau contaminée s'infiltre dans les sous-sols des bâtiments et s'écoule jusqu'à la nappe phréatique et menace de se déverser dans l'océan Pacifique tout proche.

 

 

 

La centrale nucléaire accidentée de Fukushima (Japon) vue du ciel le 9 février 2018.

La centrale nucléaire accidentée de Fukushima (Japon) vue du ciel le 9 février 2018. (KANJI TADA / YOMIURI / AFP)


 

Tepco, l'entreprise qui exploitait la centrale, depuis nationalisée et désormais en charge du démantèlement, s'efforce de limiter ces infiltrations. Depuis 2014, les eaux contaminées sont pompées et, depuis 2016, le sous-sol a été congelé le long du port, afin de créer un gigantesque mur de glace souterrain imperméable de 900 mètres de long et de 35 mètres de haut.

 

 

L'eau pompée subit ensuite un traitement qui permet de réduire sa radioactivité. "La plupart des radionucléides contenus dans cette eau sont extraits par fixation sur des adsorbants solides qui sont ensuite stockés comme déchets. Mais un radionucléide ne peut pas être filtré de cette manière : le tritium", expose Bernd Grambow, radiochimiste et professeur à l'école des Mines de Nantes. 

 

 

Le tritium est un isotope de l'hydrogène, c'est-à-dire une variante radioactive. Lorsqu'il est présent dans l'eau, il prend la place de l'atome d'hydrogène – l'eau étant composée d'hydrogène et d'oxygène. L'eau tritiée est donc un casse-tête pour les scientifiques. "Seule une séparation isotopique permettrait de séparer le tritium de l'eau", expose le radiochimiste. Or "cette technique n'est pas faisable aujourd'hui à grande échelle pour traiter un million de mètres cubes".

 

 

 

Un million de mètres cubes d'eau radioactive

Tepco n'étant pas autorisée à rejeter cette eau tritiée, elle est entreposée sur le site de la centrale. Avec le temps, les volumes d'eau injectée, pompée, filtrée et stockée ont diminué. "Au début, 300 à 400 mètres cubes d'eau contaminée étaient entreposés chaque jour. Aujourd'hui, le volume à entreposer n'est plus que de l'ordre de 100 mètres cubes par jour", évalue Thierry Charles, le directeur général adjoint de l'IRSN, chargé de la sûreté nucléaire. Reste qu'en huit ans, un million de mètres cubes d'eau contaminée se sont ainsi accumulés. 

 

 

 

Deux employés de Tepco devant des réservoirs d\'eau radioactive, le 31 janvier 2019, sur le site de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima (Japon).

Deux employés de Tepco devant des réservoirs d'eau radioactive, le 31 janvier 2019, sur le site de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima (Japon). (LARS NICOLAYSEN / DPA / AFP)


 

"Sur le site de Fukushima, que j'ai pu visiter, on voit une forêt de cuves. Il y a un millier de cuves d'un millier de mètres cubes chacune", décrit Thierry Charles. La compagnie estime que ces citernes seront pleines en 2022. Elle étudie cependant des solutions pour augmenter encore le stockage. "On crée un risque qu'il faudra un jour traiter. On n'est pas à l'abri d'une fuite de cuve, avertit le monsieur sécurité nucléaire de l'IRSN. Il faut bien trouver une solution pour gérer ces volumes d'eau essentiellement tritiée."

 

 

 

"Il faut faire des compromis"

"Le rejet dans l'océan n'est pas la seule méthode", fait observer le radiochimiste Bernd Grambow. Problème, continue le directeur général adjoint de l'IRSN, "le traitement par évaporation produirait des rejets de tritium dans l'air". Et "utiliser cette eau pour fabriquer du béton emprisonnerait le tritium, mais avec le temps, le béton libérerait du tritium". "Il n'y a pas une solution idéale, il faut faire des compromis", reconnaît le professeur à l'école des Mines de Nantes.

 

 

Rejeter l'eau tritiée dans l'océan, "ce n'est ni plus ni moins que faire ce qui se fait durant le fonctionnement normal d'une centrale nucléaire", tranche Thierry Charles. "Tout réacteur nucléaire produit du tritium. Une faible quantité est relâchée, comme l'autorisent les autorités compétentes en matière de radioprotection, souligne Bernd Grambow. En France, les concentrations rencontrées dans l'eau des fleuves refroidissant les réacteurs restent largement inférieures au seuil de risque radiologique. Et un suivi réglementaire est assuré."

 

 

C'est la solution la plus logique, et elle est à la fois réaliste et potentiellement raisonnable.Thierry Charles, directeur général adjoint de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) à franceinfo

 

 

"Il y a plusieurs pré-requis", prévient toutefois Thierry Charles. D'abord, "il faut définir quelle sera la concentration de tritium dans l'eau rejetée et quel sera le débit de ce rejet étalé dans le temps, puis en évaluer l'impact sur l’environnement". "Il faut s'assurer que l'effet de dilution est suffisant pour rester largement inférieur au seul identifié par des autorités compétentes comme dangereux", insiste Bernd Grambow. 

 

 

Ensuite, "il faut aussi une acceptation sociétale", ajoute Thierry Charles. "Il faut en discuter très tôt avec la société. La concertation doit englober toutes les parties prenantes : la population locale, les pêcheurs qui ne veulent plus entendre parler de rejets..." Or, "après l'accident, Tepco avait dit : 'On ne rejettera plus rien.'" Enfin, "il faut définir les modalités de la surveillance de ce rejet, en toute transparence".

 

 

 

Un employé de Tepco mesurant la radioactivité devant des citernes contenant de l\'eau contaminée par des éléments radioactifs, le 27 juillet 2018, sur le site de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima (Japon).

Un employé de Tepco mesurant la radioactivité devant des citernes contenant de l'eau contaminée par des éléments radioactifs, le 27 juillet 2018, sur le site de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima (Japon). (KIMIMASA MAYAMA / AFP)


 

L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) est partisane du rejet en mer. Elle avait même conseillé cette méthode au Japon, dès 2014. Deux ans plus tard, une commission d'experts mandatés par le ministère japonais de l'Industrie avait conclu que cette option était "la solution la plus rapide et la moins onéreuse". Elle n'avait toutefois pas exclu d'autres moyens "faisables", quoique plus longs et coûteux. Cette commission d'experts avait calculé qu'il faudrait 7 ans et 4 mois pour se débarrasser de l'eau tritiée dans l'océan après dilution. Et l'opération ne coûterait que 3,4 milliards de yens – soit 28 millions d'euros – contre 10 fois à 100 fois plus pour les autres techniques dont la durée s'étalerait en outre sur 8 à 13 ans. 

 

 

Depuis 2016, une autre commission gouvernementale nippone examine l'hypothèse. Elle s'interroge en particulier sur les dommages collatéraux sur l'image du Japon et l'impact sur les secteurs de la pêche et de l'agriculture. La décision, qui sera au final politique, est loin d'être prise, en particulier à moins d'un an des Jeux olympiques de Tokyo. Mais, analyse Thierry Charles, "le ministre japonais n'a pas dit autre chose que ce qui se dit depuis longtemps dans les cercles d'experts à l'international. Ce qui change, c'est qu'un officiel le dise."

 


21/10/2019
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Franceinfo - le jeudi 10 octobre 2019 - mis à jour le 11.10.2019

 

 

Chine, tout est sous contrôle !

 

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France 2France Télévisions
 

 

Imaginez des citoyens épiés par des milliers de caméras de surveillance. C'est le système testé dans des dizaines de villes en Chine, qui semble décidée à ficher, classer et noter ses habitants. Une journaliste d'"Envoyé spécial" a tenté d'enquêter...

 

 

 

Imaginez des citoyens constamment épiés par des milliers de caméras de surveillance et notés sur chacun de leurs faits et gestes. S’ils sont filmés en train de jeter un papier par terre ou de traverser au feu rouge, c’est une incivilité qui leur coûtera des points en moins.

 

 

 

Plus ou moins de droits dans la société
selon vos "bons" et "mauvais" points

Si au contraire, ils signalent à la police la présence d’un délinquant, ils seront récompensés par des points supplémentaires. Plus ils auront de points, plus ils auront de droits dans la société. Les plus mal notés eux se verront sanctionnés : interdiction d’obtenir un crédit à la banque ou de prendre le train, par exemple.

 

 

Tout ceci n’est pas un scénario de science-fiction mais la réalité du système de notation testé aujourd’hui dans des dizaines de villes en Chine. Notre envoyée spéciale Elise Menand s’est plongée au cœur de ce pays qui a décidé de ficher et classer ses habitants.

 

 

Un reportage d'Elise Menand, Antoine Védeilhé, Charlie Wang et Benoît Sauvage diffusé dans "Envoyé spécial" le 10 octobre 2019.

 


11/10/2019
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Franceinfo - le vendredi 4 octobre 2019

 

 

Manifestations à Hong Kong : le gouvernement invoque une loi d'urgence pour interdire le port du masque

 

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

Les manifestants sont chaque semaine très nombeux à porter des masques pour ne pas être identifiés et éviter de futures poursuites judiciaires

 

 

 

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Des manifestants prodémocratie à Hong Kong, le 29 octobre 2019. (MOHD RASFAN / AFP)

 

 

 

Le gouvernement hongkongais sévit. La cheffe de l'exécutif Carrie Lam a invoqué vendredi 4 octobre une loi d'urgence qui n'avait plus été utilisée depuis 1967 pour interdire le port du masque, et ce dans le but d'en finir avec une crise politique sans précédent.

 

 

>> RECIT. "Cette loi a mis le feu aux poudres" : comment, en l'espace d'un été, Hong Kong s'est embrasé

 

 

"Nous pensons que la nouvelle loi aura un effet dissuasif sur les manifestants violents et émeutiers masqués, et assistera la police dans sa mission de maintien de l'ordre", a déclaré Carrie Lam lors d'une conférence de presse. La loi utilisée par l'exécutif remonte à l'époque coloniale, et ne nécessite pas un vote du Conseil législatif, le "Parlement" local.

 

 

Pour ne pas être identifiés et éviter de futures poursuites judiciaires, les manifestants portent pour la plupart des masques faciaux, et souvent des casques, des lunettes de protection et des masques à gaz afin de se protéger des gaz lacrymogènes et des projectiles tirés par la police.

 


04/10/2019
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Franceinfo - le mardi 1er octobre 2019

 

 

"Cette loi a mis le feu aux poudres" : comment, en l'espace d'un été, Hong Kong s'est embrasé

 

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Benoît JourdainFrance Télévisions

 

 

 

Depuis le début du mois de juin, la ville connaît une agitation sans précédent. Tout est parti d'un projet de loi controversé. Retour sur cet été brûlant qui a secoué le pouvoir de Pékin

 

 

 

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Plus d'un million de personnes manifestent dans les rues de Hong Kong, le 9 juin 2019. (LAMPSON YIP - CLICKS IMAGES / GETTY IMAGES ASIAPAC)

 

 

 

Une marée humaine jamais vue dans les rues de Hong Kong. Dimanche 9 juin, plus d'un million de personnes défilent entre les gratte-ciel pour protester contre un texte qui autorise l'île à extrader les personnes résidant sur son territoire vers d'autres régions comme la Chine continentale. Pacifistes mais déterminés, les manifestants brandissent des pancartes au message limpide : "Non à l'extradition". Ces images font le tour du globe. Le monde découvre cette vague qui va virer au noir – la couleur des vêtements portés par les manifestants – et mettre la Chine dans l'embarras.

 

 

Près de quatre mois plus tard, malgré le retrait du texte controversé et alors que la Chine célèbre sa fête nationale, mardi 1er octobre, la contestation n'a pas faibli. Au contraire. Au cours de l'été, la rébellion contre l'ombre tutélaire de Pékin s'est intensifiée et le mouvement, au départ pacifiste, s'est radicalisé au fur et à mesure que la répression devenait plus violente.

 

 

 

Le slogan \"Non à l\'extradition\" est brandi dans la manifestation du 9 juin 2019, dans les rues de Hong Kong.

Le slogan "Non à l'extradition" est brandi dans la manifestation du 9 juin 2019, dans les rues de Hong Kong. (PHILIP FONG / AFP)


 

Les limites du "un pays, deux systèmes"

Pour comprendre ce virage sans précédent, il faut remonter le temps d'une année. Le 13 mars 2018, le corps sans vie d'une jeune femme hongkongaise est retrouvé dans la capitale taïwanaise, territoire indépendant. La police s'intéresse au petit ami, un Taïwanais rentré à Hong Kong le 17 février alors que le couple avait passé la Saint-Valentin à Taipei. Problème, aucun accord d'extradition n'existe entre les deux territoires. "Les parents de la victime n'ont pas arrêté d'écrire des lettres au gouvernement, dont cinq m'étaient adressées personnellement. Si vous les aviez lues, vous auriez aussi la certitude qu'il nous faut agir vite pour éviter ce genre de situation", affirme Carrie Lam, la cheffe de l'exécutif, à la presse (en anglais) un an plus tard, le 19 février 2019. 

 

 

Dans la foulée, elle propose une série d'amendements autorisant la remise des fugitifs à des juridictions dans lesquelles la ville n'a aucun accord d'extradition, notamment à Macao, Taïwan et sur le continent. La crainte d'extraditions abusives surgit. "Cette loi a mis le feu aux poudres. Le gouvernement peut s'appuyer sur ce texte et inventer n'importe quelle accusation pour vous arrêter", s'alarme Albert Siu, père de famille travaillant chez Orange. Des premiers rassemblements ont lieu en mars et fin avril. Etonnamment, "les premiers à se plaindre de cette proposition sont l'Alliance démocratique pour l'amélioration et le progrès – DAB, le parti pro-Pékin – et le milieu des affaires", précise Florence de Changy, correspondante pour plusieurs médias français, dont franceinfo, RFI et Le Monde.

 

 

Carrie Lam aurait dû se rendre compte qu'il y avait un problème avec ce texte, si même ses amis politiques ne la soutenaient pas.Florence de Changy, correspondante pour RFI à franceinfo

 

 

"On sentait que ça montait, ajoute la journaliste française, mais il a fallu un certain temps pour que les Hongkongais comprennent les risques d'une telle loi pour leurs libertés fondamentales". D'autant que le souvenir du "mouvement des parapluies", en 2014, n'est pas si loin. Menée par le militant Joshua Wong, cette contestation avait mis en lumière le désir grandissant de démocratie des Hongkongais. Elle avait duré 79 jours, avant de s'étioler. Cinq ans après, dans la ville la plus chère du monde, selon le dernier classement Forbes, "les Hongkongais vivent de plus en plus difficilement et les riches viennent de Chine", témoigne Philippe Le Corre, chercheur à la Harvard Kennedy School, à l'Institut de recherches internationales et stratégiques (Iris) et spécialiste de la Chine et de Hong Kong, qui a vécu huit ans sur place. 

 

 

"Le principe 'un pays, deux systèmes' [en vigueur depuis le 1er juillet 1997, jour de la rétrocession de Hong Kong à la Chine par le Royaume-Uni] s'est érodé, l'espace de liberté s'est réduit, confirme Vivien Wong, journaliste pour la chaîne allemande ARD et engagée dans la contestation. Et le gouvernement de Hong Kong ne fait que satisfaire le gouvernement central."  "Le président chinois Xi Jinping a concentré les pouvoirs et supprimé l'opposition en Chine, comme aucun leader ne l'avait fait depuis Mao Zedong. Il a aussi cherché à écraser la contestation à Hong Kong, politiquement rebelle", appuie Ben Bland, du Lowy Institute, sur le site Foreign Policy (en anglais). 

 

 

 

"Ce n'est pas une émeute, c'est une tyrannie"

Malgré la manifestation monstre du 9 juin, Carrie Lam fait la sourde oreille, puisqu'elle réaffirme le lendemain que le texte sera étudié comme prévu, le 12 juin. "C'est le jour où tout bascule, celui où on voit les premières scènes de chaos", analyse Florence de Changy. La manifestation programmée tourne mal, certains manifestants tentent de pénétrer dans le Parlement, 79 personnes sont blessées, dont deux très gravement. Un manifestant meurt en tombant d'un toit. La violence de la police prend tout le monde de court. "Je n'aurais jamais pensé que cela atteindrait ce niveau", souffle Vivien Wong. Détail loin d'être anodin, ce jour-là, les policiers ne portent pas leur badge d'identification. La raison ? Un "manque de place sur les uniformes", justifiera ensuite le ministre de la Sécurité, John Lee.

 

 

Dans la foulée, Carrie Lam annonce que la lecture du texte est reportée. Puis le 15 juin, elle le suspend, mais sans annoncer son abandon définitif. La réponse de la rue ne se fait pas attendre. Le lendemain, tout de noir vêtus, ils sont prêts de deux millions, sur 7,4 millions d'habitants, à défiler. C'est la grande "marche noire". "C'était absolument dingue, on est habitués à la concentration à Hong Kong, à être collés, mais là..., se souvient la journaliste française. C'était déjà noir de monde au point d'arrivée de la manifestation alors qu'elle n'avait pas encore débuté. C'est à ce moment que je me suis dit qu'il se passait vraiment quelque chose." 

 

 

Hasard du calendrier, au lendemain de cette marche, Joshua Wong, la figure de la contestation prodémocratique qui s'est fait connaître lors du "mouvement des parapluies", est libéré. Il rejoint immédiatement un mouvement parti pour durer. D'autant que se profile une date importante, le 1er juillet, anniversaire de la rétrocession à la Chine. Si les jours précédents sont calmes, la violence va encore monter d'un cran. Ce 1er juillet, les vitres du Parlement cèdent face aux coups d'une poignée de manifestants. 

 

 

 

 

 

 

Vers 21 heures, heure locale, un passage est ouvert et quelques centaines de manifestants s'engouffrent dans le bâtiment. L'hémicycle est vandalisé, les murs badigeonnés de graffitis et d'œufs cassés. Une pancarte est installée au-dessus du pupitre du Président, sur laquelle on peut lire : "Ce n'est pas une émeute, c'est une tyrannie." La plupart des autres manifestants assistent à la scène, certains regrettent les débordements mais ne les condamnent pas. "De mon point de vue, parce que le gouvernement ne nous écoute pas, il y a des gens qui deviennent violents. Nous sommes très faibles, nous n'avons pas d'armes. On n'est pas des émeutiers. On montre simplement notre opinion au gouvernement mais il n'écoute pas", déclare Kit Tang, artiste photographe.

 

 

 

Des manifestants brisent les vitres du Parlement de Hong Kong lors d\'un rassemblement, le 1er juillet 2019.

Des manifestants brisent les vitres du Parlement de Hong Kong lors d'un rassemblement, le 1er juillet 2019. (ANTHONY KWAN / GETTY IMAGES ASIAPAC)


 

"Le projet est mort", mais pas la contestation

L'été qui s'ouvre s'annonce chaud à Hong Kong. "Les manifestants savaient que ce serait une longue bataille, avance Vivien Wong, il fallait donc que les manifestations soient régulières pour continuer de mobiliser. Sinon, l'émotion allait retomber et le soutien de la population allait diminuer." Les mots de Carrie Lam, qui déclare le 9 juillet que "le projet (de loi) est mort", n'atténuent pas les tensions. La cheffe du gouvernement devient un symbole du pouvoir de Pékin, qu'il faut faire tomber. Sa démission est en bonne place dans la liste des cinq revendications. Les manifestants réclament également l'ouverture d'une enquête indépendante sur les violences policières, le retrait de la classification "émeute" pour les événements, l'amnistie des manifestants arrêtés et un véritable suffrage universel. Le mouvement lui-même évolue. Les marches rassemblant plusieurs milliers de manifestants cèdent leur place à des mouvements de petits groupes plus rapides, plus difficiles à cadrer pour la police. "Ils adoptent le mantra de Bruce Lee, 'Be water', être fluides, insaisissables", souligne le chercheur Philippe le Corre. "Des manifestations ont lieu tous les week-ends et même occasionnellement les soirs de semaine", rapporte le Hongkongais Albert Siu.

 

 

A la fin de chaque manifestation, des gaz lacrymogènes sont tirés et des manifestants arrêtés. Parfois, ils sont mêmes passés à tabac par des membres de triades, la mafia locale, comme ce 21 juillet, après le septième dimanche consécutif de rassemblement. Dans une gare du nord-ouest de la ville, habillés de blanc, en opposition aux habits noirs des manifestants, les voyous les matraquent, sans que les forces de l'ordre n'interviennent. 

 

 

 

 

 

 

Le 11 août, une manifestante perd un œil sous les tirs de la police. Le lendemain, 5 000 manifestants intensifient le blocus de l'aéroport débuté trois jours plus tôt. Ils investissent les halls de départs et d'arrivées pour un gigantesque sit-in. Les visiteurs sont accueillis avec des slogans comme "Ne faites pas confiance à la police de Hong Kong". "Plus ils vont taper, plus on va se rebeller. On est coincés dans un cercle vicieux désormais, et l'issue va sans doute être terrible mais on ne peut pas tolérer que la loi soit bafouée par la police", explique Agnès, architecte d'une trentaine d'années, à LibérationLa direction du huitième aéroport le plus fréquenté au monde, avec 74 millions de passagers en 2018, est obligée d'annuler tous les vols.

 

 

 

Pour protester contre le projet de loi d\'extradition et les violences policières, les manifestants hongkongais envahissent l\'aéroport de Hong Kong, le 12 août 2019.

Pour protester contre le projet de loi d'extradition et les violences policières, les manifestants hongkongais envahissent l'aéroport de Hong Kong, le 12 août 2019. (MANAN VATSYAYANA / AFP)


 

"Je rentrais de France ce jour-là, j'ai eu de la chance, mon vol n'a pas été annulé", sourit Julien-Loïc Garin, organisateur d'événements culturels à Hong Kong. "C'était nouveau comme manifestation, ce n'était pas un lieu de pouvoir qui était visé, mais l'aéroport, observe-t-il. C'est un lieu important pour le tourisme, qui tient une part prépondérante dans l'économie de Hong Kong." Comme le démontre une étude de ForwardKeys (en anglais), site d'analyse des vols en temps réel, le mouvement a eu un vrai impact sur la fréquentation de Hong Kong, avec notamment une chute de 33,4% des réservations de vols vers la ville depuis l'Asie (hors Chine et Taïwan) entre le 14 juillet et le 9 août. Cette manifestation dans l'aéroport dessine, selon Julien-Loïc Garin, une fracture dans l'opinion publique. Pour la première fois, certains de ses amis hongkongais ne soutiennent pas l'action.

 

 

Ils me disaient : 'Ça a impliqué des étrangers dans un problème local, ça a causé des désagréments, ça été néfaste à l'économie de la ville pour aucun retour positif.'Julien-Loïc Garin, organisateur d'événements culturels à Hong Kong à franceinfo

 

 

Pékin durcit son discours et évoque des "signes de terrorisme". Le 13 août, le pouvoir chinois montre les muscles et fait défiler des chars et des tanks à Shenzen, la ville située à la frontière avec Hong Kong. Les souvenirs de la place Tiananmen, où a eu lieu, en juin 1989, la répression sanglante d'un mouvement prodémocratique chinois, ressurgissent. Une menace jamais réellement prise au sérieux : "Le gouvernement chinois a mis environ trente ans pour effacer ces images négatives, il ne peut pas se permettre un second Tiananmen", souligne la journaliste hongkongaise Vivien Wong. 

 

 

 

"Trop peu, trop tard"

Face à la détermination des manifestants et l'incapacité de Hong Kong à contrôler la situation, Pékin est dans une impasse. Carrie Lam, elle, songe à démissionner, comme le laisse penser un enregistrement qui fuite dans la presse : "Si j'ai le choix, la première chose est de démissionner, en ayant présenté de profondes excuses", lance-t-elle lors d'une rencontre privée avec des dirigeants d'entreprises. Le 3 septembre, le pouvoir central affirme la soutenir "fermement". Et le lendemain, la cheffe de l'éxécutif annonce l'abandon définitif du texte. Mais c'est "trop peu et trop tard" pour les manifestants.

 

 

Les événements ont échappé à Carrie Lam, elle a fait une énorme erreur d'avoir pris la décision du retrait si tard, cette crise aurait pu être réglée avant.Philippe Le Corre, chercheur à l'Iris à franceinfo

 

 

Le dimanche suivant cette décision, ils sont encore des milliers dans les rues à manifester. "Nous attendons la réponse du gouvernement sur les autres demandes, nous voulons être entendus sur les cinq demandes, pas une de moins", martèle Vivien Wong. "Tout ce qu'il s'est passé depuis cinq ou six ans est ressorti, les problèmes économiques, sociaux, ceux des droits de l'homme... Hong Kong n'est pas encore sorti de la crise", pronostique Philippe Le Corre. "J'ai participé à plusieurs grandes manifestations et je peux vous dire que la colère des manifestants est vraiment trop grande pour que le gouvernement puisse y faire face", alerte de son côté le professeur à l'université polytechnique de Hong Kong, Chung Kim Wah. 

 

 

 

\"Le pouvoir au peuple\", demande ce militant lors de la manifestation du 16 août 2019 à Hong Kong.

"Le pouvoir au peuple", demande ce militant lors de la manifestation du 16 août 2019 à Hong Kong. (ANTHONY KWAN / GETTY IMAGES ASIAPAC)


 

En attendant une sortie de crise, ce Hongkongais est fier de la réponse des habitants de la ville : "Nous sommes plus déterminés, plus unis contre le gouvernement, plus conscients de la nécessité d'une réforme politique, plus tolérants quant à l'utilisation d'actions plus fortes pour lutter pour la démocratie, plus disposés à sortir et à agir pour protéger nos droits fondamentaux." Une unité et une détermination dont le peuple hongkongais devrait une nouvelle fois faire preuve mardi 1er octobre, jour de la fête nationale chinoise. "C'est le jour critique. Peut-être qu'après, nous aurons une image plus claire de la situation", conclut Vivien Wong.

 


01/10/2019
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Franceinfo - le vendredi 20 septembre 2019

 

 

Amnesty fustige l'usage excessif de la force par la police hongkongaise

 

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions
 

 

 

L'ONG pointe des "tactiques incensées et illégales", parlant même de certains cas de "torture"

 

 

 

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Des policiers hongkongais lors d'une manifestation le 31 août 2019.  (ANTHONY WALLACE / AFP)

 

 

 

Une police hongkongaise nourrie par la "soif de représailles". Amnesty International a accusé vendredi 20 septembre la police hongkongaise d'un recours excessif à la force contre les manifestants. L'ONG dénonce notamment des "tactiques insensées et illégales" et des cas de "torture".

 

 

Ce rapport alarmant se fonde sur des entretiens avec une vingtaine de manifestants, dont certains furent hospitalisés après leur arrestation. L'organisation de défense des droits de l'Homme affirme que les policiers de l'ex-colonie britannique dépassent régulièrement les niveaux de force tolérés par les législations locales ou les normes internationales.

 

 

"Dans une apparente soif de représailles, les forces de sécurité hongkongaises montrent une tendance inquiétante à l'utilisation de tactiques incensées et illégales contre la population pendant les manifestations", a déclaré Nicholas Bequelin, directeur d'Amnesty pour l'Asie orientale."Elles incluent les arrestations arbitraires et les violences de rétorsion contre les personnes en détention, dont certaines relèvent de la torture." 

 

 

 

La police hongkongaise nie les accusations 

L'association et les manifestants appelle à la création d'une commission d'enquête indépendante sur les pratiques policières. Pour l'instant, l'exécutif hongkongais s'y est toujours refusé. Dans un communiqué publié vendredi en réponse aux conclusions d'Amnesty, la police hongkongaise a affirmé que ses agents "font toujours preuve d'un haut niveau de retenue dans l'usage de la force." La police refuse également de réagir à des accusations spécifiques du le rapport et a martelé "ne pas faire de commentaires sur les cas individuels". Elle a en revanche invité les personnes se disant victimes de violences à saisir l'inspection générale de la police.

 

 

L'ex-colonie britannique traverse depuis juin sa plus grave crise politique depuis sa rétrocession en 1997 à la Chine. Le climat social est extrêmement tendu, avec des actions et des manifestations quasi quotidiennes dénonçant le recul des libertés et la mainmise grandissante de Pékin dans les affaires hongkongaises. Ces rassemblements ont souvent dégénéré en graves violences entre forces de l'ordre et radicaux. Ces derniers n'hésitent pas à jeter des pierres et des cocktails Molotov sur les policiers qui, épaulés par les canons à eau, ont fait un usage massif des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc.

 


22/09/2019
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