L'AIR DU TEMPS

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Franceinfo - le mardi 11 février 2020

 

 

Coronavirus 2019-nCoV : le bilan de l'épidémie franchit la barre des 1 000 morts en Chine

 

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Jean-Loup AdénorMarie-Adélaïde ScigaczFabien MagnenouFrance Télévisions

 

 

Le bilan de l'épidémie du nouveau coronavirus en Chine est monté à 1 011 morts, après l'annonce de 103 nouveaux décès dans la province du Hubei, lundi soir

 

 

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Des personnes visitent un quartier de Wuhan, cœur de l'épidémie de coronavirus 2019-nCoV en Chine, le 9 février 2020, pour s'assurer que tous les malades sont pris en charge. (CHENG MIN / XINHUA / AFP)

 

 

 

Ce qu'il faut savoir

 

 

Un niveau symbolique. Le bilan de l'épidémie de coronavirus 2019-nCoV a franchi la barre des 1 000 morts en Chine lundi 10 février, tandis que le président Xi Jinping a appelé à des mesures "plus fortes et décisives" contre la maladie. En dehors de la Chine continentale, le virus a tué deux personnes, une aux Philippines et une autre à Hong Kong, et plus de 400 cas de contamination ont été confirmés dans une trentaine de pays et territoires. Suivez l'évolution de la situation en direct sur franceinfo.fr.

 

 

 

L'OMS redoute une propagation accrue hors de Chine. Sans avoir jamais mis les pieds en Chine, un Britannique contaminé par le coronavirus à Singapour l'a ensuite transmis à plusieurs compatriotes lors d'un séjour dans les Alpes en France. "La détection de ce petit nombre de cas pourrait être l'étincelle qui finira par un plus grand feu" épidémique, s'est alarmé lundi le directeur général de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus. Nous appelons tous les pays à utiliser la fenêtre de tir actuelle pour empêcher ce plus grand feu".

 

 

 

Pas de nouveau cas en France. Aucun nouveau cas de coronavirus n'a été détecté en France, les tests réalisés en Haute-Savoie sont tous négatifs. Il n'y a pas "de chaîne de transmission de l'épidémie" à ce jour, a déclaré le directeur général de la Santé, lundi soir. Le bilan est toujours de 11 personnes contaminées, dont un cas sévère.

 

 

 

Une centaine de personnes évacuées à Hong Kong. Plus d'une centaine de personnes ont été évacuées mardi d'une tour d'habitation de 35 étages à Hong Kong en raison de la découverte d'un second cas du nouveau coronavirus dans cette résidence, mais à un étage distinct. Les autorités s'interrogent sur une éventuelle contagion via des canalisations.

 

 

 

Quatre Français à bord du Diamond PrincessQuatre Français se trouvent à bord du paquebot, trois passagers et un membre d'équipage. Parmi les 3 700 passagers du navire de croisière en quarantaine depuis une semaine dans le port de Yokohama au Japon, 135 personnes sont contaminées.

 


11/02/2020
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Franceinfo - le vendredi 7 février 2020

 

 

"Je ne vois pas un seul être humain" : les habitants de Wuhan entre "solitude" et "peur" du coronavirus 2019-nCoV

 

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Kocila MakdecheFrance Télévisions

 

 

Onze millions d'habitants vivent coupés du monde dans la cité chinoise, depuis sa mise en quarantaine, le 23 janvier

 

 

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Vue aérienne de la ville de Wuhan (Chine) aux avenues complètement vides, le 27 janvier 2020.  (HECTOR RETAMAL / AFP)

 

 

 

"Les journées sont tellement longues que je ne fais plus vraiment la différence entre la nuit et le jour." Depuis que Wuhan a été mise sous cloche pour lutter contre l'épidémie de coronavirus, le 23 janvier, Leo* reste cloîtré dans la petite chambre d'étudiant qu'il occupe à Wuchang, un quartier du centre-ville, sur la rive droite du Yangzi Jiang. 

 

 

Comme lui, onze millions de Wuhanais vivent un confinement strict. En Chine, les mesures de restriction des déplacements concernent chaque jour plus de villes et se rapprochent de Pékin et Shanghai. Wuhan, immense cité industrielle du cœur de la Chine, est considérée comme l'épicentre de l'épidémie de coronavirus 2019-nCoV, qui a déjà fait plus de 630 morts et infecté plus de 31 000 personnes, à la date du 7 février, selon des données fournies par les autorités chinoises.

 

 

Pour tuer le temps dans cette "ville fantôme", Leo regarde des films, lit tout ce qu'il trouve sur le virus et communique avec sa famille sur Facebook ou WhatsApp. L'étudiant africain – qui refuse qu'on évoque sa nationalité "pour ne pas avoir de problèmes avec le gouvernement chinois" – ne sort qu'une fois par semaine pour faire des courses. "Le supermarché est ouvert entre midi et 16 heures et il y a beaucoup de monde, donc il faut aller vite, explique-t-il. Le reste du temps, je ne vois pas un seul être humain. Le sentiment de solitude est énorme." 

 

 

 

Une ville en "état de guerre sanitaire"

S'il n'est pas formellement interdit de sortir, les autorités conseillent aux habitants de limiter au maximum leurs déplacements. Sur les réseaux sociaux, à la télévision ou via des haut-parleurs perchés aux coins des rues, le gouvernement rappelle quotidiennement l'importance de rester confiné. "Ça marche terriblement bien, les rues normalement grouillantes de monde sont complètement désertes", constate Arnauld Miguet, correspondant de France Télévisions en Chine. 
 
 

Nous avons fait un tour en voiture et en dix minutes, nous n'avons croisé qu'une poignée de personnes. On a l'impression d'être dans un décor post-apocalyptique. Arnauld Miguet, correspondant de France Télévisions à Wuhan à franceinfo

 

 

Les Wuhanais les plus téméraires peineraient de toute façon à se déplacer. Les transports en commun ont été suspendus et la circulation des voitures individuelles est interdite. Pour s'en assurer, les autorités ont placé des check-points un peu partout dans l'immense cité industrielle. Tous les passants y sont soumis à un contrôle de température. S'ils ont de la fièvre, ils sont placés directement à l'isolement dans un hôpital.

 

 

Autre mesure, digne d'un roman de George Orwell : des drones équipés de caméras survolent la ville afin de s'assurer que les badauds portent bien un masque, comme le demandent les autorités. Si ce n'est pas le cas, ils sont rappelés à l'ordre par un officier de police, grâce à des haut-parleurs. "Camarade à vélo, mettez un masque quand vous êtes dans la rue. Ne compliquez pas les choses pour votre mère patrie", peut-on entendre dans une vidéo officielle, diffusée sur les réseaux sociaux.

 

 

 

 

 

 

Weibo, l'équivalent chinois de Facebook et Twitter, fourmille de vidéos de ce type, attestant de la présence du même dispositif dans d'autres villes. A Wuhan, l'équipe de France Télévisions a d'ailleurs aperçu un de ces drones. "Celui que nous avons vu était seulement équipé d'une caméra et d'un mégaphone, mais il se dit que certains drones sont même capables de prendre la température des passants, raconte Arnauld Miguet. Wuhan est dans un état de guerre sanitaire."

 

 

 

Vent de panique

Lorsque le président Xi Jinping annonce en personne la mise en quarantaine de Wuhan et de plusieurs autres villes de la province du Hubei, le 23 janvier, un vent de panique souffle sur la ville. "J'étais terrifié, raconte Leo. J'ai appelé ma famille, puis mon ambassade pour leur demander quoi faireFallait-il fuir coûte que coûte ?" Pour le Nouvel An lunaire, où des millions de travailleurs retournent traditionnellement dans leur village natal passer les fêtes en famille, certains tentent de quitter la ville, malgré les barrages. "Un homme a réussi à s'enfuir et a roulé jusqu'à Shanghai", raconte Arnauld Miguet.

 

 

Les policiers l'ont tout de suite su. Quand il s'est réveillé dans son appartement le lendemain, il était entouré d'officiers en combinaison en train de prendre sa température.Arnauld Miguet, correspondant de France Télévisions à Wuhanà franceinfo

Avec la peur se répand un autre virus : celui de la colère et de la méfiance vis-à-vis des informations officielles. "Le gouvernement cache la vérité depuis le début. Le nombre de personnes infectées et le nombre de morts sont faux", pestait auprès de franceinfo Zangyi*, un Wuhanais de 55 ans, au lendemain de la mise sous cloche de la ville.

 

 

Si les premiers cas de coronavirus ont été détectés dès le mois de décembre, beaucoup de Chinois reprochent aux autorités locales d'avoir tu la gravité de la situation pendant les premières semaines. "Je suis envahi par un sentiment de culpabilité, par les remords", confesse, le 31 janvier sur la télévision publique, Ma Guoqiang, le secrétaire général local du Parti communiste. En Chine, les hauts responsables admettent très rarement des erreurs. Encore moins en direct, à une heure de grande écoute. Pour beaucoup de Chinois, la séquence est la preuve que la situation est encore plus grave qu'annoncé.

 

 

 

"Une queue de mille patients" 

Dans ce contexte de psychose collective, des milliers de Wuhanais se ruent sur les rares hôpitaux en mesure de diagnostiquer le virus. Certains y attendent des heures, voire des jours avant d'être auscultés. "Il y avait plus de 1 000 patients qui faisaient la queue, mais toujours pas de lits disponibles, a raconté au Monde Chen Nini, 32 ans. On a dû revenir faire la queue chaque jour pour un traitement en ambulatoire, alors que l'état de ma mère devenait critique." 

 

 

Plusieurs médecins, complètement débordés et pas toujours bien équipés, contractent aussi le virus. C'est le cas d'un ami de Zhangyi. "Il souffre d'une infection des poumons qui est en train de se répandre, mais il continue de travailler parce qu'il n'y a pas assez de médecins dans son hôpital", explique, inquiet, le quinquagénaire.

 

 

 

 

 

 

Face à la crise sanitaire, Pékin reprend la main sur les infrastructures sanitaires de la ville, qui dépendent du gouvernement local. Pour désengorger les hôpitaux, le gouvernement central fait bâtir deux hôpitaux en préfabriqués, dans la banlieue wuhanaise, en une dizaine de jours.

 

 

Cet incroyable chantier est accompagné d'une méticuleuse opération de communication, relayée par tous les médias officiels. La chaîne China Daily met en ligne une vidéo où les internautes peuvent suivre en temps réel les travaux.  Quelque 4 000 ouvriers s'activent jour et nuit au milieu d'une armée de pelleteuses. L'un des deux hôpitaux, baptisé "Huoshenshan" ("Hôpital de la montagne du dieu du feu", en chinois), accueille, mardi 4 février, ses 50 premiers patients devant les caméras de la télévision publique CCTV. La même chaîne diffuse depuis, en continu, des images de patients guéris sortant des hôpitaux sous les bravos. 

 

 

 

 

 

 

"Allez Wuhan !"

Cette opération de communication a-t-elle permis de rassurer la population ? "On est en Chine, rappelle Arnauld Miguet. Même si les gens sont très tendus, ils appliquent rigoureusement les règles de confinement énoncés par le gouvernement." Sur la plateforme de vidéos Douyin – connue sous le nom de TikTok en France –, les nombreuses rumeurs relayées ces dernières semaines ont laissé place à des mèmes où l'on ironise sur l'enfermement, remarque Le Monde.

 

 

Sans qu'on puisse savoir s'il s'agit d'initiatives spontanées ou orchestrées par les autorités, de nombreuses vidéos montrent des habitants, bloqués chez eux, entonner ensemble des chants à la fenêtre. On les voit chanter en chœur l'hymne national ou hurler des "Wuhan Jiayou !" ("Allez Wuhan !", en français).

 

 

"Il existe une certaine solidarité entre les habitants. On a vu des gens distribuer des choux à leurs voisins au pied de leur immeuble", raconte Arnauld Miguet. Les prix des légumes, qui avaient largement augmenté au début du confinement, "sont revenus à la normale, parce que le gouvernement a régulé tout ça", explique de son côté Leo. Toujours coincé dans sa chambre d’étudiant, le jeune homme ne mange que le strict minimum depuis dix jours, "des fruits et des légumes principalement". "Tout est à l'arrêt, même les banques. Du coup, je n'ai pas pu percevoir ma bourse et je commence à manquer d'argent", souffle-t-il.

 

 

"Au-delà de la peur du virus ou de la solitude, le plus dur c'est de se coucher le soir en se disant qu'on ne sait pas du tout de quoi demain sera fait." Comme tous les habitants de Wuhan, Leo voit se succéder les journées avec lassitude. Et avec une question en tête : "Combien de temps va encore durer cette situation ?"

 

 

  • Les prénoms de ces personnes ont été modifiés pour garantir leur anonymat.

 


07/02/2020
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Franceinfo - le samedi 25 janvier 2020

 

 

Coronavirus : Hong Kong décrète le niveau d'alerte maximal

 

 

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franceinfoFrance Télévisions
 

 

 

L'épidémie se répand rapidement, avec 1 300 cas de contamination dont 41 mortels recensés samedi en Chine. Le pays est ainsi entré dans l'année du Rat sous le signe du coronavirus, parti en décembre de la ville de Wuhan, placée de facto en quarantaine

 

 

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Des personnes portent un masque à Hong Kong le 24 janvier 2020. (VERNON YUEN / NURPHOTO / AFP)

 

 

 

CE QU'IL FAUT SAVOIR

 

 

Le virus continue de se propager. La Chine intensifie ses efforts pour contenir la propagation d'un nouveau virus mortel avec le confinement de plus de 40 millions de personnes, mais le bilan ne cesse de s'alourdir. La maladie causée par ce coronavirus, apparu en décembre sur un marché de Wuhan, une ville du centre de la Chine, a fait 41 morts dans le pays, et le nombre de personnes contaminées a bondi à près de 1 300, ont précisé, samedi 25 janvier, les autorités locales.

 

 

Hong Kong a décrété samedi le niveau d'alerte sanitaire maximal sur son territoire afin de renforcer les mesures de lutte contre la propagation de l'épidémie apparue dans la ville chinoise de Wuhan. "Je relève aujourd'hui le niveau de réponse à la catégorie 'urgence'", a annoncé aux journalistes la cheffe de l'exécutif local, Carrie Lam. Suivez les dernières informations dans notre direct.

 

 

Trois cas en France. Ce sont les premiers recensés en Europe : trois cas ont été "confirmés", a annoncé vendredi soir le ministère de la Santé. Les trois personnes avaient séjourné en Chine et sont hospitalisées à Bordeaux (sud-ouest) et à Paris, avec des mesures "d'isolement". A Bordeaux, "le patient est âgé de 48 ans, il revient de Chine, il est passé par la ville de Wuhan, il a consulté pour des symptômes le 23 janvier [jeudi]", a indiqué Agnès Buzyn. Sur les cas parisiens, peu de choses sont connues pour l'instant.

 

 

L'armée chinoise envoyée en renfort. L'armée a envoyé dans la zone interdite trois avions qui ont débarqué vendredi soir 450 médecins militaires et autres personnels médicaux. Certains d'entre eux ont l'expérience de la lutte contre Ebola et le Sras. Les médecins militaires doivent être répartis dans les hôpitaux de la ville qui accueillent un grand nombre de patients de la pneumonie virale, a précisé l'agence Chine nouvelle. La construction d'un site devant accueillir un millier de lits a commencé vendredi. Il doit être achevé... dans 10 jours, le 3 février, selon les médias publics.

 

 

Des mesures nationales de dépistage dans les transports. La Chine a ordonné des mesures nationales de dépistage du nouveau virus dans les trains, les bus et les avions, afin de tenter d'endiguer l'épidémie. Des points d'inspection vont être mis en place et tous les voyageurs présentant des symptômes de pneumonie seront "immédiatement transportés" dans un centre médical, a annoncé dans un communiqué la Commission nationale de la santé. De plus, la circulation des véhicules à moteur non-essentiels sera interdite à compter de samedi minuit (17 heures, heure de Paris) à Wuhan, la ville chinoise au cœur d'une épidémie de pneumonie virale, ont annoncé les autorités locales.

 

 

Le cordon sanitaire élargi. La Chine a annoncé, samedi, l'élargissement du cordon sanitaire imposé pour endiguer la propagation du nouveau virus apparu à Wuhan, ce qui a pour conséquence d'isoler du monde 56 millions de personnes, selon un calcul de l'AFP. Ce dispositif  implique notamment l'arrêt des transports publics à destination de ces agglomérations, et la fermeture des bretelles d'autoroute les desservant.

 


25/01/2020
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Franceinfo - le jeudi 23 janvier 2020 - mis à jour le 24.01.2020

 

 

Nouveau coronavirus : un premier mort en Chine hors du foyer de l'épidémie, annoncent les autorités

 

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Comme le Sras, cette nouvelle maladie apparue en Chine se transmet entre humains et appartient à la famille des coronavirus

 

 

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Zhou Qiong, un médecin membre de l'équipe dédiée à la lutte contre l'épidémie de coronavirus qui sévit en Chine, à Hubei le 22 janvier 2020. (CHENG MIN / XINHUA)

 

 

 

Ce qu'il faut savoir

 

 

Les autorités françaises ne veulent pas alimenter de psychose au sujet du nouveau coronavirus, qui a déjà tué 18 personnes en Chine. Interrogée sur ce sujet jeudi 23 janvier à Paris, Agnès Buzyn a indiqué qu'"aucun cas douteux" n'avait été pour l'heure détecté en France. "Deux cas ont été investigués, mais se sont avérés négatifs", a précisé la ministre de la Santé. Suivez l'évolution de la situation avec franceinfo.

 

 

Un mort en Chine hors du foyer de l'épidémie. Un premier mort en Chine hors du foyer de l'épidémie a été annoncé. Les autorités chinoises ont confirmé que le bilan s'élevait désormais à 18 morts et 571 cas identifiés. Plus tôt, les autorités ont précisé que 393 autres cas suspects avaient été signalés. 

 

 

Pékin annule les célébrations du Nouvel An. Les festivités du Nouvel An chinois ont été annulées dans la capitale chinoise en raison de l'épidémie virale

 

 

Deux métropoles chinoises en quarantaine. La ville de Huanggang a par ailleurs suspendu jeudi la circulation des bus et des trains. Les autorités ont également ordonné la fermeture des cinémas et des cybercafés et demandent aux citoyens de ne pas quitter la ville. Huanggang est proche de Wuhan, métropole également mise en quarantaine et présentée comme le foyer de l'épidémie, dont aucun train ni avion ne peut sortir.

 


24/01/2020
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Franceinfo - le mardi 21 janvier 2020

 

 

Nouveau coronavirus : la Chine annonce un quatrième décès, un premier cas suspect recensé en Australie

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

Une réunion d'urgence doit se tenir mercredi à l'Organisation mondiale de la santé pour évaluer les risques de ce virus inconnu, semblable à une pneumonie

 

 

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Des passants portent des masques de protection à Pékin (Chine), le 21 janvier 2020. (KOKI KATAOKA / YOMIURI)

 

 

 

Le bilan continue de s'alourdir. Un homme de 89 ans est devenu la quatrième personne à succomber au nouveau coronavirus qui se répand à travers la Chine, ont annoncé mardi 21 janvier les autorités. L'homme est mort après avoir éprouvé des difficultés à respirer, à Wuhan, la ville située dans le centre du pays où s'est déclenchée l'épidémie.

 

 

Par ailleurs, un homme rentrant de Chine et présentant les symptômes du mystérieux virus a été placé à l'isolement à son domicile en Australie. Il s'agit du premier cas suspect en Australie de ce nouveau coronavirus. Un porte-parole des autorités sanitaires de l'Etat du Queensland a expliqué que cet homme est récemment rentré de Wuhan.

 

 

 

Des questions sur la transmission entre humains

Cette épidémie est due à un nouveau type de coronavirus, une famille comptant un grand nombre de virus pouvant provoquer des maladies bénignes ou des pathalogies plus graves comme le Sras (syndrome respiratoire aigu sévère). Le nouveau virus appartient d'ailleurs à la même famille que ce dernier, qui avait fait 774 morts dans le monde en 2002-2003, la plupart en Chine et à Hong Kong.

 

 

Lundi, un expert chinois a expliqué que ce nouveau virus était transmissible entre humains. L'OMS estime pour sa part qu'un animal semble être "la source primaire la plus vraisemblable", avec "une transmission limitée d'humain à humain par contact étroit". L'Organisation mondiale de la santé a annoncé la tenue mercredi d'une réunion d'urgence pour déterminer s'il convient de déclarer une "urgence de santé publique de portée internationale".

 


21/01/2020
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Franceinfo - le lundi 13 janvier 2020

 

 

Inde : vers une limitation du nombre d'enfants ?

 

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France 2France Télévisions

 

 

 

En Inde, des députés veulent interdire aux couples d'avoir plus de deux enfants, afin de lutter contre la surpopulation. Dans certaines provinces, les fonctionnaires doivent déjà respecter cette règle sous peine de perdre leur travail.

 

 

 

Dans certaines régions de l'Inde, comme au Rajasthan, il existe une loi unique au monde. Cette loi interdit aux fonctionnaires d'avoir plus de deux enfants. Au-delà, ils encourent des sanctions. Ummed Singh Rathore l'a appris à ses dépens, alors qu'il cherchait du travail. "J'ai été embauché pour être gardien à l'Assemblée du Rajasthan. Plus tard, le directeur m'a convoqué et m'a dit que mon embauche était annulée", explique-t-il.

 

 

 

"Pourquoi le gouvernement interfère dans nos vies privées ?"

La raison de l'annulation de son embauche ? Ummed Singh a trois filles, et donc la loi l'empêche d'accéder à un poste de fonctionnaire. "J'ai trois enfants, mais je n'ai rien fait de mal. Pourquoi le gouvernement interfère dans nos vies privées ? Il est censé nous aider, au contraire", déplore-t-il. L'Inde est en état de surpopulation avec presque 1,4 milliard d'habitants. Le pays va bientôt dépasser la Chine. Face à ces défis, les autorités cherchent des solutions.

 


15/01/2020
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Franceinfo - le mardi 14 janvier 2020

 

 

Ce que l'on sait du virus inconnu apparu en Chine, après l'identification d'un premier cas en Thaïlande

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

Selon de premiers éléments, cette épidémie trouverait son origine dans un marché aux poissons de Wuhan. Une personne est morte en Chine

 

 

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Un homme quitte un centre médical de Wuhan (Chine), le 12 janvier 2020, où est hospitalisé une personne morte des suites d'un premier cas de pneumonie chinoise. (NOEL CELIS / AFP)

 

 

 

Une large partie de l'Asie est en alerte. L'Organisation mondiale de la santé a annoncé, lundi 13 janvier, que la Thaïlande avait identifié sur son territoire un premier cas de la mystérieuse épidémie de pneumonie qui a touché la Chine. "La possibilité que des cas surviennent dans d'autres pays était prévisible", ajoute l'OMS dans un communiqué. Franceinfo revient sur l'origine et les éventuels risques de cette maladie.

 

 

 

Un cas a été découvert en Thaïlande

La personne diagnostiquée en Thaïlande est une Chinoise de 61 ans, qui voyageait en provenance de la région de Wuhan, berceau de l'épidémie, où 41 personnes ont été infectées. Elle a été identifiée par les autorités thaïlandaises le 8 janvier. Immédiatement hospitalisée, cette femme est désormais "en cours de convalescence", d'après un communiqué de l'OMS. Un diagnostic clinique de pneumonie légère avait d'abord été posé, puis "des tests de laboratoire ont confirmé que le nouveau coronavirus en était la cause", a détaillé Tarik Jasarevic, un porte-parole de l'organisation onusienne.

 

 

 

Il s'agit d'une forme de coronavirus

D'après l'OMS (en anglais), cette épidémie est due à un nouveau type de coronavirus, une famille comptant un grand nombre de virus qui peuvent provoquer des maladies le plus souvent bénignes chez l'homme. Mais certains d'entre eux comme le Mers (syndrome respiratoire du Moyen-Orient) ou le Sras (syndrome respiratoire aigu sévère) ont déjà entraîné de graves épidémies – le Sras a par exemple tué 349 personnes en Chine et 299 à Hong Kong en 2002 et 2003.

 

 

Les autorités sanitaires de Hong Kong ont déclaré samedi que le séquençage génétique du virus trouvé chez l'un des patients de Wuhan indiquait qu'il était similaire à 80% au Sras trouvé chez des chauves-souris. Il a cependant précisé qu'il était trop tôt pour conclure qu'il s'agissait d'une souche du Sras. L'Organisation mondiale de la santé estime d'ailleurs qu'il est essentiel que les investigations se poursuivent en Chine pour identifier la source de l'épidémie.

 

 

 

Une seule personne est morte

Selon de premiers éléments, cette épidémie trouverait son origine dans un marché aux poissons de Wuhan, dans le centre de la Chine, et celui-ci a été fermé le 1er janvier. Jusqu'à présent, une seule personne est morte en Chine sur les 41 patients diagnostiqués avec ce nouveau type de coronavirus à Wuhan, une ville de 11 millions d'habitants du centre de la Chine.

 

 

L'apparition de cette épidémie fin décembre avait fait craindre initialement une résurgence du Sras. Les autorités chinoises sont sur le qui-vive en raison du calendrier. L'épidémie survient juste avant la période annuelle de voyages la plus importante du pays, les vacances du Nouvel An lunaire qui débutent fin janvier. Des dizaines de millions de personnes vont prendre le bus, le train et l'avion.

 

 

 

Pas de preuve de transmission entre humains

Pour l'Organisation mondiale de la santé, "la possibilité que des cas soient identifiés dans d'autres pays n'était pas inattendue et renforce la raison pour laquelle l'OMS demande une surveillance active et une préparation continue dans d'autres pays". Mais aucune preuve claire de transmission entre humains n'a été établie et aucun personnel de santé n'a été infecté par le virus, souligne l'OMS.

 

 

A Genève, l'OMS a toutefois annoncé que "compte tenu de l'évolution de la situation, le directeur général de l'OMS, le docteur Tedros Adhanom Ghebreyesus, [allait] consulter les membres du Comité d'urgence et pourrait convoquer une réunion de ce comité dans un bref délai". Lors de ces réunions, les experts peuvent décider si une épidémie constitue une urgence sanitaire internationale.

 


14/01/2020
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Franceinfo - le mardi 19 novembre 2019

 

 

Hong Kong : le siège du campus de PolyU continue, Pékin réitère ses menaces

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

Selon la cheffe de l'exécutif hongkongais Carrie Lam, une centaine de protestataires seraient toujours retranchés mardi dans le campus de l'Université polytechnique de Hong Kong

 

 

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Un incendie sur un pont à l'entrée du campus de l'Université polytechnique de Hong Kong, bastion de la contestation prodémocratie, le 19 novembre 2019. (YE AUNG THU / AFP)

 

 

 

Nouvelle journée de mobilisation sur le campus de PolyU, à Hong Kong. Plusieurs dizaines de manifestants de la contestation prodémocratie ont entamé, mardi 19 novembre, leur troisième journée retranchés dans ce campus hongkongais, après une spectaculaire "évasion" nocturne de leurs camarades.

 

 

Le siège de l'Université polytechnique de Hong Kong (PolyU) constitue la confrontation la plus longue et la plus violente avec les forces de l'ordre, depuis le début de la contestation en juin dans l'ex-colonie britannique. Cernés depuis dimanche par les policiers qui arrêtent tous ceux qui tentent de fuir ce campus de la péninsule de Kowloon, certains manifestants ont réussi dans la nuit une audacieuse "évasion", en descendant d'une passerelle au moyen de cordes avant d'être récupérés en contrebas par des motos et des scooters. 

 

 

 

Des manifestants tentent de fuir le campus de PolyU et les forces de police qui l\'entourent, à Hong Kong, le 18 novembre 2019. 

Des manifestants tentent de fuir le campus de PolyU et les forces de police qui l'entourent, à Hong Kong, le 18 novembre 2019.  (ANTHONY WALLACE / AFP)


 

Selon la cheffe de l'exéctif hongkongais Carrie Lam, désignée par un comité acquis à la cause de Pékin, une centaine de protestataires seraient toujours retranchés dans le campus de PolyU. S'exprimant pour la première fois depuis le début de ce siège spectaculaire, la dirigeante a affirmé que ces manifestants n'avaient d'autre solution que de se rendre, s'ils souhaitaient une issue pacifique à leur face-à-face tendu avec les autorités.

 

 

"Ce but ne peut être atteint qu'avec la pleine coopération des manifestants, et notamment bien sûr des émeutiers qui doivent cesser les violences, rendre les armes et sortir pacifiquement en écoutant les instructions de la police", a averti Carrie Lam. Mais depuis trois jours, les protestataires accueillent toute tentative de les déloger par un déluge de cocktails Molotov. Un policier a même été blessé à la jambe par une flèche tirée par un manifestant.

 

 

 

Nouvelles menaces de Pékin 

Le sort des reclus de la PolyU a suscité une vague d'émotion au sein de la mouvance prodémocratie, responsable de la plus grave crise politique dans l'ex-colonie britannique depuis la rétrocession en 1997. Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté lundi soir à Kowloon, dans une tentative vraisemblablement coordonnée pour alléger la pression sur la PolyU. Cette manifestation visait aussi à créer des contre-feux afin d'attirer la police anti-émeutes, qui s'est dite prête à faire usage de balles réelles.

 

 

Les messages menaçants de Pékin à l'encontre des manifestants se poursuivent également. "Si elle [la situation] devenait incontrôlable, le gouvernement central ne restera certainement pas les bras croisés, a déclaré l'ambassadeur de Chine au Royaume-Uni. Nous avons la résolution et le pouvoir suffisants pour mettre fin aux troubles".

 

 

Autre menace à l'endroit de la contestation : mardi, Pékin a balayé la décision de la justice hongkongaise, qui avait jugé lundi anticonstitutionnelle l'interdiction du port du masque. L'exécutif hongkongais avait pris cette décision pour couper l'herbe sous le pied des manifestants.

 


19/11/2019
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Franceinfo - le lundi 18 novembre 2019

 

 

Hong Kong : affrontements autour d'un campus assiégé, la police menace d'utiliser des "balles réelles"

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

Il semble que la police a tenté une intervention à l'université polytechnique de Kong Kong mais celle-ci a été repoussée par les manifestants déterminés à tenir leurs positions

 

 

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Des incendies provoqués par des manifestants sur le campus de l'Université polytechnique de Hong Kong, bastion de la contestation prodémocratie, le 18 novembre 2019. (KOKI KATAOKA / YOMIURI / AFP)

 

 

 

Nouvelle escalade de tensions à Hong Kong. Des manifestants prenant part à la contestation prodémocratie ont incendié, lundi 18 novembre, l'entrée du campus hongkongais où ils sont retranchés, afin d'empêcher une intervention de la police. Les forces de l'ordre menacent de leur côté de répondre avec des "balles réelles" aux "armes létales" des protestataires, après qu'un policier a été blessé au molet dimanche par une flèche tirée par un manifestant. 

 

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Désormais le bastion de la contestation, l'université polytechnique de Hong Kong (PolyU) a été le théâtre d'affrontements pendant toute la nuit de dimanche à lundi. Un blindé de la police a notamment été incendié par des cocktails Molotov, alors que les forces de l'ordre tentaient de reprendre le contrôle d'un tunnel stratégique bloqué par les manifestants et menant à la ville.

 

 

 

La mise en garde de la police

Aux abords du campus, les manifestants se protégeaient avec des parapluies des puissants jets d'eau des canons à eau de la police. Les forces de l'ordre ont qualifié le campus de "zone d'émeute", la participation à une émeute étant passible de dix ans de prison, et ont bloqué les accès à PolyU. Louis Lau, le porte-parole de la police, a adressé une sévère mise en garde sur Facebook : "Je demande aux émeutiers, écrit-il, de ne pas utiliser de cocktails Molotov, de flèches, de voitures ou d'armes létales pour attaquer les policiers."

 

 

S'ils poursuivaient des actions aussi dangereuses, nous n'aurions pas d'autre choix que d'utiliser la force minimale nécessaire, y compris les balles réelles, pour riposter.Le porte-parole de la police hongkongaise sur Facebook

 

 

Ces menaces ont été mises à exécution lundi : plusieurs explosions très fortes ont retenti à l'aube et la police affirme avoir tiré trois balles au petit matin près de l'université, en précisant que personne n'avait été blessé.

 

 

"Il n'y a pas de sortie !"

La Chine a maintes fois averti qu'elle ne tolérerait pas la dissidence, et l'inquiétude monte dans l'ex-colonie britannique, face à la possibilité d'une intervention chinoise pour mettre fin à cette contestation. Le mouvement prodémocratie, qui a débuté en juin, atteint depuis quelques jours de nouveaux sommets de violence.

 

 

Lundi, les manifestants retranchés dans le campus redoutaient l'assaut. "J'ai peur. Il n'y a pas de sortie, tout ce que je peux faire c'est me battre jusqu'au bout", a confié un militant. Owen Li, membre du conseil de PolyU et étudiant, a indiqué que la panique s'était emparée des quelques centaines d'occupants du campus. "Beaucoup d'amis se sentent impuissants (...) Nous appelons toute la société à sortir et nous aider", a-t-il lancé. 

 

 

Des journalistes de l'AFP ont observé que les manifestants tentant de quitter le campus étaient parfois accueillis par des gaz lacrymogènes et obligés de retourner dans l'université. Le président de l'université, Teng Jinguang, a pourtant diffusé un message vidéo disant avoir reçu des garanties de la police pour que les étudiants puissent "quitter le campus pacifiquement".

 


18/11/2019
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Franceinfo - le samedi 16 novembre 2019

 

 

Hong Kong : manifestation pro-police après une semaine de chaos

 

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La tension est montée d'un cran ces derniers jours, et la ville a été paralysée

 

 

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Des Hongkongais manifestent leur soutien aux forces de l'ordre, samedi 16 novembre 2019.  (YE AUNG THU / AFP)

 

 

 

Une semaine de chaos. Des manifestants se sont réunis samedi 16 novembre à Hong Kong pour afficher leur soutien à la police, durement éprouvée après une semaine de violences et d'affrontements avec des militants prodémocratie. Quelque 500 personnes se sont rassemblées dans la matinée devant les bureaux du gouvernement, agitant des drapeaux national (chinois) et régional (hongkongais), et prenant des photos avec les policiers.

 

 

Ces derniers jours, la tension est montée d'un cran avec le lancement par des manifestants prodémocratie de la stratégie "éclore partout", consistant à multiplier les blocages simultanés. Additionnée à des actes de vandalisme, elle a conduit à la quasi-paralysie du métro, ainsi qu'à la fermeture des écoles et de centres commerciaux. La circulation a repris samedi dans la ville, mais certaines routes et un important tunnel restaient fermés.

 

 

 

Une semaine marquée par un décès

Plusieurs universités de Hong Kong étaient également à feu et à sang. Des étudiants et d'autres protestataires masqués ont occupé les campus, et certains s'y sont entraînés au lancer de cocktails Molotov ainsi qu'à l'utilisation d'arcs et de flèches. La semaine a été marquée par la mort d'un agent d'entretien de 70 ans, touché à la tête par une brique. Il avait tenté de démonter des barricades édifiées par des militants prodémocratie. Deux étudiants allemands, de 22 et 23 ans, ont par ailleurs été arrêtés jeudi pour participation à un "rassemblement illégal".

 

 

La mobilisation prodémocratie est née en juin, du rejet d'un projet de loi visant à autoriser les extraditions vers la Chine continentale, où la justice est sous l'influence du Parti communiste.

 


16/11/2019
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Franceinfo - le vendredi 8 novembre 2019

 

 

Pourquoi la contestation ne faiblit pas à Hong Kong

 

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Après 22 week-ends de manifestations, la mobilisation ne semble pas marquer le pas et les rassemblements dégénèrent de plus en plus souvent en heurts violents avec les forces de l'ordre

 

 

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Des manifestants portant le masque de Guy Fawkes, à Hong Kong, le 5 novembre 2019. (VERNON YUEN / NURPHOTO / AFP)

 

 

 

Cinq mois de mobilisation. A Hong Kong, la contestation ne faiblit pas et les actions quasi-quotidiennes deviennent de plus en plus violentes. Dernier incident en date : la mort, vendredi 8 novembre, d'Alex Chow, un étudiant en informatique de 22 ans. Le jeune homme avait été retrouvé, quelques jours plus tôt, gisant dans une flaque de sang à l'intérieur d'un parking, à proximité duquel des affrontements avaient eu lieu entre la police et les manifestants.

 

 

Mobilisés dans un premier temps par un projet de loi visant à faciliter les extraditions vers la Chine continentale, finalement retiré le 4 septembre, les Hongkongais continuent de protester massivement. Franceinfo vous explique pourquoi.

 

 

 

Parce que les revendications des manifestants ont évolué

"Non à l'extradition." Début juin, les manifestants se sont élevés contre un texte très controversé, voulu par l'exécutif hongkongais et qui, s'il avait été adopté, aurait autorisé l'île à extrader ses résidents vers la Chine continentale. Si les autorités hongkongaises souhaitaient cette loi pour permettre à la région de ne plus servir de refuge à certains criminels, les opposants ont craint une utilisation politique de ces extraditions par Pékin. D'abord suspendu, le texte a finalement été retiré en septembre.

 

 

Mais cette annonce n'a pas calmé la colère des manifestants. Aujourd’hui, la mobilisation agrège une batterie de revendications, dont la lutte contre les inégalités et une enquête sur l'attitude de la police. Parmi elles également, l'instauration d'un véritable suffrage universel, qui fait écho au mouvement des Parapluies de 2014, au cours duquel le cœur financier de la ville avait été occupé pendant 79 jours par des centaines de personnes, principalement des jeunes. Le gouvernement n'avait alors pas plié face à la volonté de la rue d'instaurer la démocratie.

 

 

 

Parce que l'ingérence de Pékin dans les affaires du pays est tangible

Bien que la cheffe de l'exécutif hongkongais, Carrie Lam, ait annoncé plusieurs mesures économiques et sociales pour calmer le jeu (construction de logements, assouplissement des prêts immobiliers, augmentation des aides), aucune concession politique n’a été accordée. Et encore moins concernant le rôle de Pékin dans les affaires de l'île.

 

 

"Hong Kong is not China !" est ainsi devenu l'un des mots d'ordre des manifestants, qui estiment que leur système politique est inféodé à Pékin. Depuis 1997, le statut de Hong Kong est celui de "région administrative spéciale". La ville aux 7,4 millions d’habitants est en fait régie selon le principe "un pays, deux systèmes". Ainsi, elle est sous souveraineté chinoise, mais possède des structures politiques, législatives, juridiques et financières différentes de celles de l'empire du Milieu. Certains Honkgongais ont toutefois le sentiment que l'accord de rétrocession et le fameux principe "un pays, deux systèmes" ne sont plus respectés.

 

 

Par exemple, le chef de l'exécutif hongkongais est élu par un comité de 1 200 membres appelé "le Petit Cercle". Ces derniers sont directement choisis par Pékin et chaque député élu au Conseil législatif (le Parlement local) doit prêter allégeance au pouvoir central. En 2016, des députés prodémocratie avaient d'ailleurs été destitués car ils avaient refusé de prononcer correctement ce serment. Carrie Lam, la dirigeante actuelle, en poste depuis 2017, cristallise la colère des protestataires, car elle symbolise toute l'influence de Pékin et sa politique. Les Hongkongais ne cessent de demander sa démission.

 

 

 

Parce que les libertés reculent et les lois se durcissent

Dans la lignée de la destitution de certains députés, le gouvernement a invalidé fin octobre la candidature de Joshua Wong, figure du mouvement, aux élections locales hongkongaises. Selon l'exécutif, le jeune homme a défendu "l'autodétermination" de Hong Kong, ce qui est contraire à l'esprit de la loi fondamentale de l'ex-colonie britannique. Il ne peut donc pas devenir un représentant du peuple.

 

 

Signe d'un durcissement des lois, les autorités hongkongaises ont interdit, vendredi 4 octobre, le port des masques en public, masques que les manifestants avaient pris l'habitude de porter pour ne pas être poursuivis en justice. Carrie Lam a invoqué une loi d'urgence qui n'avait plus été utilisée depuis 1967. "Nous pensons que la nouvelle loi aura un effet dissuasif sur les manifestants violents et les émeutiers masqués, et assistera la police dans sa mission de maintien de l'ordre", a-t-elle déclaré. Cette loi, qui remonte à l'époque coloniale, ne nécessite pas de vote du Conseil législatif.

 

 

Sitôt cette interdiction annoncée, des centaines de manifestants ont décidé de la braver, en se rassemblant dans le centre-ville, un masque sur le visage. Ils ont également profité d'Halloween, jeudi 31 octobre, pour défiler masqués à travers toute l'île.

 


15/11/2019
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Franceinfo - le jeudi 7 novembre 2019

 

 

La Corée du Nord traite le Premier ministre japonais "d'idiot" et de "scélérat"

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

Le Japon avait protesté après des tirs de missiles nord-coréens

 

 

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Le Premier ministre japonais Shinzo Abe le 4 novembre 2019, en Thaïlande. (ANTON RAHARJO / ANADOLU AGENCY)

 

 

 

"Un enfant difforme" et "un crétin". La Corée du Nord a qualifié jeudi 7 novembre le Premier ministre japonais "d'idiot" et de "scélérat" et prévenu qu'il ne mettrait jamais les pieds à Pyongyang à cause de ses critiques contre les récents tirs de missiles nord-coréens. La semaine dernière, la Corée du Nord avait testé ce qu'elle a qualifié de "lance-roquettes multiples super-lourds", mais le Japon a estimé qu'il s'agissait probablement de missiles balistiques qui violaient les sanctions de l'ONU.

 

 

Les déclarations japonaises ont déclenché une vive diatribe nord-coréenne, haute en couleurs. "Abe, Premier ministre du Japon, est un idiot et un scélérat", a déclaré Song Il-ho, ambassadeur du ministère nord-coréen des Affaires étrangères, dans un communiqué diffusé par l'agence officielle KCNA. Le Premier ministre japonais est "un enfant difforme" et "un crétin", a ajouté Song Il-ho, accusant le Premier ministre de ne pas connaître la différence entre des missiles et des lance-roquettes multiples.

 

 

Des attaques verbales quasi-quotidiennes

Le Japon est un des pays les plus hostiles à la Corée du Nord proche, qui dispose de l'arme nucléaire. "Abe serait plus sage de renoncer pour toujours à son rêve de poser le pied à Pyongyang", ajoute le commmuniqué nord-coréen. Shinzo Abe s'est dit prêt à une rencontre avec le leader nord-coréen Kim Jong-un afin d'aborder la question sensible des dizaines de ressortissants japonais enlevés, sur les côtes japonaises, par des agents nord-coréens dans les années 1970 et 1980.

 

 

Les médias d'Etat nord-coréens s'en prennent quasi quotidiennement au Japon pour les exactions perpétrées par ce dernier durant son occupation de la péninsule coréenne, jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

 


07/11/2019
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Franceinfo - le mardi 22 octobre 2019

 

 

Silence, tenues traditionnelles, gongs... L'empereur Naruhito du Japon intronisé lors d'une cérémonie somptueuse

 

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Naruhito, 59 ans, est devenu le 126e souverain du Japon en mai, au lendemain de l'abdication de son père Akihito pour des raisons de santé

 

 

capture d'écran de l'article de Franceinfo

 

 

 

L'empereur Naruhito du Japon a solennellement proclamé son intronisation. Mardi 22 octobre, il est monté sur le trône au cours d'une somptueuse cérémonie au palais impérial de Tokyo, en présence de 2 000 invités, dont des chefs d'Etat et dignitaires de quelque 180 pays. "J'ai hérité du trône en vertu de la Constitution et de la loi sur la Maison impériale. A l'adresse du pays et du monde, je proclame mon intronisation", a-t-il déclaré, au côté de l'impératrice Masako. Ils étaient tous les deux vêtus de tenues traditionnelles réservées pour ce rituel exceptionnel qui "[date] du IXe siècle", indique Le Monde.

 

 

Le 126e souverain du Japon

Naruhito, 59 ans, est devenu le 126e souverain du Japon le 1er mai dernier, au lendemain de l'abdication de son père Akihito pour des raisons de santé. Mais la succession sur le trône du Chrysanthème est un long processus, dont le point d'orgue est cette proclamation officielle de l'intronisation. "Je promets ici que je prierai toujours pour le bonheur du peuple japonais et la paix mondiale", a-t-il ajouté, faisant également part de son engagement à se tenir "au côté de la population pour remplir [ses] obligations de symbole de la Nation et de l'unité du peuple du Japon".

 


22/10/2019
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