L'AIR DU TEMPS

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Franceinfo - le vendredi 12 octobre 2018

 

 

"Vous pouvez facilement devenir fou" : qu'arrive-t-il aux personnes que la Chine fait "disparaître" ?

 

 

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Thomas BaïettoFrance Télévisions

 

 

Après les cas médiatisés de l'actrice Fan Bingbing et du président d'Interpol, Meng Hongwei, franceinfo a interrogé des spécialistes du système judiciaire chinois et des victimes, dont l'artiste Ai Weiwei, de ces enlèvements. Ils décrivent un système pensé pour mater les opposants au régime

 

 

 

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L'ancien président d'Interpol, Meng Hongwei, le 5 octobre 2018 à Singapour. (WONG MAYE-E / AP / SIPA)

 

 

 

Une grande actrice chinoise qui n'apparaît plus en public pendant des mois, le président d'Interpol qui ne donne plus de nouvelles... Ces dernières semaines, les disparitions de Fan Bingbing et Meng Hongwei ont braqué les projecteurs sur les méthodes radicales de la Chine pour régler les cas politiquement sensibles. Des procédés bien connus des militants des droits de l'Homme et autres opposants du régime. "Ce gouvernement autoritaire est au-dessus des lois et personne n'est en sécurité dans ces conditions, qu'il soit un criminel ou un innocent. Cela montre à quel point les autorités méprisent complètement la loi", réagit pour franceinfo Ai Weiwei.

 

 

L'artiste chinois, aujourd'hui réfugié à Berlin (Allemagne), est bien placé pour le savoir. Lui aussi a été "kidnappé" – personne n'est prévenu, aucun document n'est présenté à la victime et l'arrestation n'est pas reconnue officiellement par les autorités chinoises au printemps 2011. Pendant 81 jours, il a été placé à l'isolement total, sous la surveillance permanente de gardes, comme il le décrit dans le clip Dumbass ("crétin"). "C'est de la torture mentale. L'objectif est que vous abandonniez toute volonté de protéger vos droits et votre idéologie", poursuit-il. "C'est juste vous et deux gardes, 24 heures sur 24. Ils vous fixent en permanence et prennent des notes sur vos moindres faits et gestes", précise à franceinfo le Suédois Peter Dahlin, directeur de l'ONG Safeguard Defenders, l'un des rares étrangers à avoir subi ce traitement, en 2016.

 

 

Coups, privation de sommeil et chaise du tigre

A de rares exceptions près – citoyen étranger, personnalités ou cadres –, la torture n'est pas seulement mentale. Teng Biao, un avocat et militant des droits de l'Homme, a raconté à franceinfo sa disparition de 70 jours en 2011. Arrêté en pleine rue, il est embarqué dans une voiture avec une cagoule sur la tête, direction un centre de détention. "Ils m'ont ensuite privé de sommeil pendant plusieurs jours. Ils m'ont obligé à m'asseoir par terre, face au mur, menottes aux poignets. Je n'avais pas le droit de bouger sinon ils me frappaient. Je ne pouvais pas écrire, lire ou communiquer avec un avocat. Il n'y avait aucune interaction humaine", se souvient-il. Les rideaux et la fenêtre restent fermés, la lumière toujours allumée. "C'est vraiment dur cet isolement total. Vous pouvez facilement devenir fou", poursuit-il depuis les Etats-Unis où il a trouvé refuge en 2014.

 

 

Je me forçais à penser aux livres que j'avais lus ou à réciter les poèmes que je connaissais par cœur. Pendant cette période, j'inventais même des romans ou des pièces de théâtre dans ma tête.Teng Biao à franceinfo

 

 

Auteur d'un recueil de témoignages sur ces disparitions forcées (The People's Republic of the Disappeared, Safeguard Defenders, 2017), l'activiste américain Michael Caster, qui travaille dans la même ONG que Peter Dahlin, confirme que la privation de sommeil et les coups sont monnaie courante dans les prisons secrètes chinoises. "Ils ont tendance à éviter de laisser trop de marques, donc ils frappent plutôt au torse qu'au visage. Parfois, ils utilisent des objets comme des bâtons électriques", développe-t-il, avant de décrire la "chaise du tigre" dans laquelle le détenu est parfois maintenu : "C'est une chaise en métal, pensée pour être très inconfortable, avec des anneaux pour attacher les bras et les jambes. Il y a même la possibilité de vous attacher le cou."

 

 

"Cela vous donne l'impression que vous n'êtes personne"

L'objectif est de briser la personne détenue. "Ils veulent que le prisonnier comprenne qu'il est emprisonné sans protection de la loi, qu'il est complètement vulnérable. Ce sentiment de vulnérabilité vous donne l'impression que vous n'êtes personne, que vous pouvez disparaître à tout moment", témoigne Ai Weiwei. "Le pire dans cette disparition, c'était de ne pas savoir combien de temps j'allais être détenu et comment ils allaient me traiter dans les jours suivants. C'est l'incertitude totale", complète Teng Biao.

 

 

Toutes les tactiques utilisées visent à détruire n'importe quel esprit humain fonctionnel. Preuve a été faite que c'est la méthode la plus efficace.Ai Weiwei à franceinfo

 

 

Pour Nicholas Bequelin, directeur Asie de l'Est et du Sud-Est d'Amnesty International, ce traitement, utilisé dans les cas politiquement sensibles, est pire que la prison classique. "Les gens sont prêts à aller en prison pour leurs idées, cela peut être injuste et peu plaisant, mais c'est un cadre, analyse-t-il. La disparition sans limite de temps, par des gens inconnus, sans aucun espoir de se voir rendre justice, c’est très différent, c’est efficace et c’est pour ça que le parti l'utilise."

 

 

Dans l'écrasante majorité des cas, la détention se termine en effet par des confessions forcées, plus ou moins mises en scène. "Les questions et les réponses avaient été préparées pour moi, par écrit. Je n'avais plus qu'à les jouer avec l'attitude appropriée. (...) C'était du théâtre de propagande", se souvient Peter Dahlin, dont les "aveux" ont été diffusés sur la chaîne publique CCTV. "Quand vous êtes kidnappé, torturé et que vous n'avez pas accès à un avocat, c'est facile de vous briser jusqu'au point où vous acceptez de signer une confession pour arrêter ces souffrances", constate Michael Caster. Parfois la personne est jugée dans un procès joué d'avance. Souvent elle renonce à ses activités militantes ; ou quitte le pays. "J'avais peur d'être arrêté de nouveau donc, pendant quelques mois, je n'ai écrit aucun article et ne me suis occupé d'aucun cas lié aux droits de l'Homme", se souvient Teng Biao.

 

 

Un système inscrit dans la loi

Au-delà de la personne arrêtée, "imaginez l'impact sur sa famille, ses proches et ses collègues, poursuit Michael Caster. Cela envoie un signal à toute la société". Cela montre que "personne n'est en sécurité, même les stars de cinéma ou les hauts cadres du parti", résume Teng Biao. Après plusieurs mois de disparition, Fan Bingbing a présenté ses excuses début octobre pour sa fraude fiscale et a fait allégeance au Parti communiste. "Sans les bonnes politiques du Parti et du pays, sans l'attention pleine d'amour des masses, il n'y aurait pas de Fan Bingbing", a-t-elle écrit. Beaucoup prédisent le même sort à Meng Hongwei, accusé de corruption par les autorités. Ce dernier cumulait en effet la présidence d'Interpol avec les fonctions de vice-ministre de la sécurité publique de la République populaire de Chine.

 

 

Meng Hongwei va avouer, peu importe si son crime est réel ou imaginaire. Le système est fait de telle sorte qu'il n'y a pas d'autre choix que d'avouer. C'est un peu orwellien.Peter Dahlin à franceinfo

 

 

La pratique n'est pas nouvelle. Ai Weiwei assure par exemple qu'elle était déjà utilisée à Yan'an, la base de la guerilla communiste menée par Mao Zedong dans les années 1940. Teng Biao cite l'exemple du panchen-lama, figure religieuse reconnue par le gouvernement tibétain en exil et enlevé par Pékin en 1995. Mais la disparition forcée s'est institutionnalisée ces dernières années. Extrajudiciaire auparavant, la pratique a fait son entrée dans la loi en 2013, sous le nom de "résidence surveillée dans un lieu désigné".

 

 

Un autre système, qui concerne les membres du Parti communiste et tous ceux amenés à travailler avec l'Etat, a été inscrit dans la loi en mars 2018. "C'est un pas très significatif qui reflète le fait que, sous la présidence de Xi Jinping, la Chine effectue un retour vers la politisation de la vie publique et vers une dictature basée sur l’idéologie, cherchant la conformité politique et la loyauté de sa population envers le parti et l’Etat", analyse Nicholas Bequelin. Un retour en arrière par rapport aux concessions faites par Deng Xiaoping, le père de l'ouverture économique chinoise, dans les années 1980.

 

 

Une pratique en expansion

S'il est impossible aujourd'hui d'obtenir des chiffres précis sur ces disparitions, Michael Caster pointe "le culot" avec lequel le régime chinois utilise une méthode proscrite par le droit international. Le pouvoir chinois n'a pas hésité à s'en prendre au président d'Interpol, à une star mondialement connue et à des ressortissants étrangers comme Peter Dahlin ou Gui Minhai. Ce dernier, un éditeur hongkongais avec un passeport suédois, a même été enlevé en Thaïlande. "Les autorités chinoises kidnappent des citoyens étrangers à l'étranger, c'est vraiment alarmant", pointe Teng Biao. "Cela pourrait arriver à un homme d'affaires français. S'il offre par exemple un pot-de-vin à un officiel, une pratique courante en Chine, il peut disparaître", assure Peter Dahlin.

 

 

Nos interlocuteurs soulignent aussi le sort des Ouïghours du Xinjiang, internés sans procès dans des camps de rééducation. Aucun n'imagine que la situation va s'améliorer dans les prochaines années. "La Chine a mis en place un système pour faire disparaître les gens sans recours légal", constate Peter Dahlin. Et de regretter que "la communauté internationale soit en grande partie silencieuse sur le sujet".

 


18/10/2018
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Franceinfo - le jeudi 6 septembre 2018

 

 

Inde : la Cour suprême prend la décision historique de dépénaliser l'homosexualité

 

 

La plus haute instance judiciaire du pays a jugé illégal un vieil article du Code pénal condamnant les relations sexuelles entre personnes de même sexe

 

 

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La Cour suprême à New Delhi (Inde), le 17 juillet 2018. (ADNAN ABIDI / REUTERS)

 

 

En Inde, la Cour suprême prend la décision historique de dépénaliser l'homosexualité, jeudi 6 septembre. Cette décision annule un jugement de 2013, qui confirmait une loi de l'ère coloniale. La plus haute instance judiciaire du pays a jugé illégal un vieil article du Code pénal condamnant les relations sexuelles entre personnes de même sexe. "La loi était devenue une arme de harcèlement contre la communauté LGBT", a déclaré le président de la Cour suprême Dipak Misra, à New Delhi. 

 

 

Des images diffusées à la télévision indienne montraient des militants de la cause homosexuelle pleurant des larmes de joie et tombant dans les bras les uns des autres durant la lecture du jugement.

 

 

Dans les faits, les poursuites étaient rarissimes

 

Selon le Code pénal indien datant de l'ère coloniale britannique, l'homosexualité était, sur le papier, passible de prison à vie. Dans les faits toutefois, les poursuites judiciaires pour relation sexuelle entre personnes de même sexe étaient devenues rarissimes.

 

 

Mais cette dépénalisation par la Cour suprême était largement escomptée par les militants des droits de l'homme et de la cause LGBT. La jurisprudence de l'institution, ces dernières années, penchait en effet en sa faveur, avec notamment la reconnaissance d'un troisième genre pour les transgenres et la sanctuarisation du droit à la vie privée.

 

 

L'Inde devient ainsi le 124e État du monde où les actes homosexuels ne sont pas ou plus criminalisés, selon des chiffres de l'Association internationale des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, trans et intersexes.

 


06/09/2018
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Franceinfo - le vendredi 27 juillet 2018

 

 

"Merci à Kim Jong-un" : la Corée du Nord commence la restitution aux États-Unis des corps de soldats américains

 

 

Ces militaires ont été tués lors de la guerre de Corée, il y a plus de 65 ans. Le transfert de leurs dépouilles était un des engagements de Pyongyang après la rencontre entre son leader et Donald Trump en juin

 

 

 

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Des gardes d'honneur des Nations unies portent des boîtes contenant des restes présentés comme ceux de militaires américains tués pendant la guerre de Corée, restitués par la Corée du Nord et débarqués sur la base aérienne d'Osan (Corée du Sud), le 27 juillet 2018. (POOL NEW / REUTERS)

 

 

 

Ils auront mis plus de 65 ans avant de revoir leur pays. Les dépouilles de soldats américains tués lors de la guerre de Corée (1950-1953) ont commencé à être restituées par la Corée du Nord aux États-Unis, a annoncé la Maison-Blanche, jeudi 26 juillet. Un avion transportant plusieurs de ces corps est arrivé en Corée du Sud vendredi. "Merci à Kim Jong-un", a réagi Donald Trump sur Twitter. La restitution de ces corps est un des quatre engagements de la déclaration signée par les deux dirigeants après leur rencontre historique à Singapour, le 12 juin 2018.

 

 

"Nous sommes encouragés par les actes de la Corée du Nord et cette séquence favorable à un changement positif", a commenté la présidence américaine, jeudi. Elle n'a pas précisé combien de corps étaient concernés. Une cérémonie formelle de rapatriement aura lieu le 1er août.

 

 

5 300 soldats n'ont jamais été rapatriés

 

"Les États-Unis et la République populaire démocratique de Corée s'engagent à retrouver les dépouilles des prisonniers de guerre et des soldats portés disparus au combat" et à "rapatrier immédiatement ceux qui ont déjà été identifiés", affirmait la déclaration commune de Singapour.

 

 

Au total, ce sont 5 300 Américains qui "ne sont jamais rentrés à la maison" et que les États-Unis espèrent retrouver, selon Washington.

 

 

Que cette restitution débute un 27 juillet n'est pas un hasard : c'est la date anniversaire de l'armistice qui avait mis un terme à la guerre de Corée, en 1953, même si aucun traité de paix formel n'a jamais été conclu.

 


27/07/2018
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Franceinfo - le mardi 10 juillet 2018

 

 

Thaïlande : les 12 enfants et leur entraîneur de foot ont été évacués de la grotte où ils étaient coincés depuis plus de deux semaines

 

 

Les enfants et leur entraîneur ont été extraits de la grotte, ont annoncé les commandos de la marine thaïlandaise sur Facebook

 

 

 

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Une ambulance quitte la grotte de Tham Luang, au nord de la Thaïlande, le 10 juillet 2018. Douze enfants et leur entraîneur de foot sont restés coincés dans la cavité durant 18 jours, à cause de la montée des eaux. (YE AUNG THU / AFP)

 

 

 

Soulagement. Les douze enfants et leur jeune entraîneur de football coincés pendant 18 jours dans une grotte inondée du nord de la Thaïlande ont tous été évacués avec succès, ont annoncé les secouristes, mardi 10 juillet. "Les 12 Sangliers sauvages [du nom de l'équipe de football des enfants] et leur entraîneur ont été extraits de la grotte", ont annoncé les commandos de la marine thaïlandaise, au cœur de l'opération, sur leur page Facebook.

 

 

Les huit premiers enfants, sortis dimanche et lundi, ont été hospitalisés et sont "en bonne santé mentale", selon le responsable local du ministère de la Santé publique. Les enfants ont subi des examens radiologiques et des tests sanguins. Deux garçons qui présentaient des signes de pneumonie ont reçu des antibiotiques et sont dans un "état normal", a-t-il ajouté, précisant qu'ils resteraient tous en observation à l'hôpital pendant une semaine, dans un premier temps en quarantaine.

 

 

Des kilomètres de galeries souterraines

 

Les douze jeunes footballeurs, âgés de 11 à 16 ans, et leur entraîneur, s'étaient enfoncés dans les profondeurs de la grotte Tham Luang, et s'étaient retrouvés coincés par la montée de l'eau, le 23 juin 2018. Pendant plusieurs jours, les secouristes avaient repoussé la date du lancement de l'opération, préférant envoyer des plongeurs prendre soin des enfants sur leur bout de rocher, le temps d'essayer de faire baisser le niveau de l'eau.

 

 

Le parcours pour les sauver était en effet semé d'embûches. Situés à un kilomètre de profondeur, ils devaient remonter quatre kilomètres de galeries souterraines, parfois immergées, avec des obstacles de taille, le tout dans l'obscurité. Il a fallu trois jours et l'aide de plongeurs professionnels pour passer 1,7 km de boyaux étroits jusqu'au premier camp de base des sauveteurs, avec un passage de 80 centimètres de large et 40 de haut.

 


12/07/2018
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Franceinfo - le dimanche 8 juillet 2018

 

 

 

 

 

 

 

Thaïlande : l'opération de sauvetage des 12 enfants pris au piège depuis 15 jours dans une grotte inondée a commencé

 

 

Les conditions pour une évacuation sont jugées "parfaites" par la cellule de crise

 

 

 

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L'opération d'évacuation des douze enfants et de leur entraîneur de football coincés dans une grotte inondée en Thaïlande depuis quinze jours a finalement débuté dimanche 8 juillet, après des jours de report en raison de risques trop importants.

 

 

Les conditions pour une évacuation sont jugées "parfaites" par la cellule de crise, notamment en ce qui concerne le niveau d'eau dans la grotte. Et "treize spécialistes de niveau mondial venant de pays ayant une expertise" en spéléologie sont venus prêter main-forte aux secouristes thaïlandais. "Le premier [enfant] devrait sortir vers 21 heures", soit 16 heures heure de Paris, a assuré le chef de la cellule de crise, lors d'une conférence de presse. 

 

 

Onze heures pour faire l'aller-retour

 

Jusqu'ici, il fallait onze heures à un plongeur aguerri pour faire l'aller-retour jusqu'aux enfants : six heures aller, cinq heures retour grâce au courant. Long de plusieurs kilomètres dans des boyaux accidentés, le parcours pour sortir de la grotte comprend de difficiles passages sous l'eau. 

 

 

Or, une bonne partie des enfants, âgés de 11 à 16 ans, ne savent pas nager, et aucun n'a fait de plongée. Et signe du danger de l'entreprise, un ancien plongeur de la marine thaïlandaise a péri vendredi lors d'une opération de ravitaillement des enfants.

 


11/07/2018
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Franceinfo - le mercredi 13 juin 2018

 

 

Kim Jong-un accepte l'invitation de Donald Trump de se rendre aux Etats-Unis, après leur sommet historique

 

 

C'est l'agence de propagande nord-coréenne qui a fait cette annonce. Les deux hommes se sont rencontrés pour la première fois mardi à Singapour et ont signé une déclaration commune à la portée contestée

 

 

 

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Le président américain Donald Trump et le leader nord-coréen Kim Jong-un visitent l'hôtel Capella de Singapour lors du sommet entre les deux pays, le 12 juin 2018. (KCNA / REUTERS)

 

 

Kim Jong-un sur le sol américain : l'image semble impensable mais elle pourrait devenir réalité. L'agence de propagande de Corée du Nord a annoncé, mercredi 13 juin, que le leader nord-coréen acceptait l'invitation lancée par Donald Trump de se rendre aux Etats-Unis, lancée lors du sommet historique entre les deux hommes à Singapour mardi. Kim Jong-un affirme également avoir convié Donald Trump dans son pays.

 

 

"Kim Jong-un a invité Trump à effectuer une visite à Pyongyang à un moment opportun et Trump a invité Kim Jong-un à venir aux Etats-Unis", écrit l'agence officielle KCNA. "Les deux dirigeants ont accepté avec plaisir leurs invitations réciproques, convaincus que cela constituera une autre occasion importante pour une amélioration des relations" entre les deux pays.

 

 

Le leader nord-coréen a salué le sommet de mardi comme "un tournant radical" dans les relations entre Pyongyang et Washington. Selon les déclarations rapportées par l'agence nord-coréenne, Kim Jong-un a, en revanche, expliqué que la dénucléarisation de son régime dépendait de la cessation de l'antagonisme entre les deux pays. Mardi, après la signature de leur texte commun, Donald Trump expliquait pourtant que celle-ci allait commencer "très rapidement", sans mentionner de quelconques conditions.

 


28/06/2018
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Franceinfo - le mardi 12 juin 2018

 

 

Poignées de mains historiques, signature d'un texte commun... Ce qu'il faut retenir du sommet entre Donald Trump et Kim Jong-un

 

 

"C'était vraiment une rencontre fantastique", a lancé Donald Trump après son entretien avec Kim Jong-un mardi, à Singapour. Les deux dirigeants ont signé un accord dans lequel la Corée du Nord s'engage derrière le principe d'une "dénucléarisation complète de la péninsule coréenne"

 

 

 

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Kim Jong-un et Donald Trump échangent une poignée de main, sur l'île de Sentosa à Singapour, le 12 juin 2018.  (EVAN VUCCI / SIPA)

 

 

 

De nombreux Sud-Coréens ont suivi le moment en direct. Pour la première fois, un président américain en exercice a rencontré son homologue nord-coréen. Donald Trump et Kim Jong-un se sont entretenus, mardi 12 juin, dans un hôtel de luxe sur l'île de Sentosa, à Singapour. Au menu de ce sommet historique : la dénucléarisation de la Corée du Nord. Washington demande à Pyongyang sa dénucléarisation "complète, vérifiable et irréversible". La Corée de Nord réclame, elle, la levée des sanctions économiques et une normalisation du pays au sein de la communauté internationale.

 

 

Le premier entretien en tête-à-tête entre Donald Trump et Kim Jong-un s'est terminé après environ cinquante minutes. Le président des Etats-Unis et le dirigeant de la Corée du Nord ont ensuite entamé une réunion avec leurs équipes, avant un déjeuner de travail. A l'issue de celui-ci, le président américain a déclaré que le sommet avait permis de faire "beaucoup de progrès", louant une "rencontre fantastique".

 

 

Les deux dirigeants ont même signé un texte commun, dans lequel Kim Jong-un s'engage derrière le principe d'une "dénucléarisation complète de la péninsule coréenne". Le président américain Donald Trump a aussi assuré qu'il était prêt à inviter le leader nord-coréen Kim Jong-un pour une première visite à la Maison Blanche.

 

 

Franceinfo fait le point sur ce que l'on peut déjà retenir de cette première prise de contact, encore inimaginable il y a quelques mois.

 

 

Des poignées de mains historiques devant les caméras du monde entier

 

Sous le crépitement des flashs des photographes, Donald Trump et Kim Jong-un se sont avancés l'un vers l’autre, main tendue, devant une grande rangée de drapeaux des deux pays ennemis. Figée, la poignée de main, moment tant redouté des hommes politiques rencontrant Donald Trump, a duré un peu plus de dix secondes.

 

 

Conscients que le sommet de Singapour pourrait rester comme un moment-clé de leur vie politique, Donald Trump et Kim Jong-un ont fait assaut d'amabilités, de sourires et de petits gestes d'attention devant les caméras admises dans l'enceinte de l'hôtel. Mais la tension et la concentration se lisaient aussi sur leurs visages ; cette poignée de main a marqué l'ouverture d'un sommet lourd d'enjeux pour l'Asie et pour le monde.

 

 

La signature d'un accord commun sur la dénucléarisation

 

A l'issue du déjeuner de travail, Donald Trump a annoncé qu'un accord allait être signé par les deux dirigeants. "Nous avons fait beaucoup de progrès. C'était très positif. Bien meilleur que ce à quoi beaucoup de gens s'attendaient je pense (...) Nous allons maintenant à une signature", a assuré le président américain.

 

 

Un peu avant 8 heures (heure de Paris), les deux hommes se sont assis face aux caméras et ont donc signé un texte commun. Sans en dire davantage, Donald Trump a simplement déclaré que la dénucléarisation de la Corée du Nord allait commencer "très rapidement". "Le document que nous signons couvre de très nombreux aspects", a assuré le président américain. 

 

 

Dans le texte, Kim réaffirme son engagement envers le principe d'une "dénucléarisation complète de la péninsule coréenne", selon une photographie du texte vue par l'AFP. Le document ne mentionne pas l'exigence américaine de "dénucléarisation complète, vérifiable et irréversible", une formule qui signifie l'abandon des armes et l'acceptation d'inspections mais réaffirme un engagement antérieur, plus vague.

 

 

Les États-Unis, eux, promettent des "garanties de sécurité". L'accord établit également que les deux pays travailleront ensemble à la construction d'un régime durable, stable et pacifique dans la péninsule coréenne. 

 

 

Un entretien d'une heure et un menu aux petits oignons

 

Avant cette signature devant les caméras, les hommes s'étaient d'abord vus une cinquantaine de minutes en tête-à-tête, uniquement accompagnés de leurs traducteurs. "Je crois que le monde entier regarde ce moment. Beaucoup de gens dans le monde vont penser qu'il s'agit d'une scène tirée d'une fiction... d'un film de science-fiction", a affirmé Kim Jong-un, selon des propos traduits. Pendant cette prise de contact initiale, Kim Jong-un a déclaré voir là "un bon prélude à la paix", sans toutefois livrer le moindre indice sur le fond des discussions. Le dirigeant nord-coréen s'est dit prêt à travailler avec le président américain, tout en prévenant "qu'il y aura(it) des difficultés". "Nous allons les résoudre", lui a aussitôt répondu Donald Trump. "Nous allons travailler ensemble, nous allons nous en occuper."

 

 

Le président des Etats-Unis et le dirigeant de la Corée du Nord ont ensuite entamé une réunion avec leurs équipes. Côté américain, étaient notamment présents le secrétaire d'Etat, Mike Pompeo, et le conseiller à la sécurité nationale, John Bolton, connu pour son hostilité envers le régime de Pyongyang. Côté nord-coréen, la personnalité la plus en vue était l'ex-chef des services de renseignement militaires Kim Yong-chol, qui s'est récemment rendu en visite à New York. Les discussions à huis clos ont duré environ une heure et demie, avant de se poursuivre de manière moins formelle lors d'un déjeuner de travail, dont le menu mêlait les influences des deux pays.

 


 

De nombreux Sud-Coréens ont suivi le moment en direct. Pour la première fois, un président américain en exercice a rencontré son homologue nord-coréen. Donald Trump et Kim Jong-un se sont entretenus, mardi 12 juin, dans un hôtel de luxe sur l'île de Sentosa, à Singapour. Au menu de ce sommet historique : la dénucléarisation de la Corée du Nord. Washington demande à Pyongyang sa dénucléarisation "complète, vérifiable et irréversible". La Corée de Nord réclame, elle, la levée des sanctions économiques et une normalisation du pays au sein de la communauté internationale.

 

Le premier entretien en tête-à-tête entre Donald Trump et Kim Jong-un s'est terminé après environ cinquante minutes. Le président des Etats-Unis et le dirigeant de la Corée du Nord ont ensuite entamé une réunion avec leurs équipes, avant un déjeuner de travail. A l'issue de celui-ci, le président américain a déclaré que le sommet avait permis de faire "beaucoup de progrès", louant une "rencontre fantastique".

 

 

Les deux dirigeants ont même signé un texte commun, dans lequel Kim Jong-un s'engage derrière le principe d'une "dénucléarisation complète de la péninsule coréenne". Le président américain Donald Trump a aussi assuré qu'il était prêt à inviter le leader nord-coréen Kim Jong-un pour une première visite à la Maison Blanche.

 

 

Franceinfo fait le point sur ce que l'on peut déjà retenir de cette première prise de contact, encore inimaginable il y a quelques mois.

 

 

Des poignées de mains historiques devant les caméras du monde entier

 

Sous le crépitement des flashs des photographes, Donald Trump et Kim Jong-un se sont avancés l'un vers l’autre, main tendue, devant une grande rangée de drapeaux des deux pays ennemis. Figée, la poignée de main, moment tant redouté des hommes politiques rencontrant Donald Trump, a duré un peu plus de dix secondes.

 

 

Donald Trump et Kim Jong-un sur l'île de Sentosa à Singapour, le 12 juin 2018. 
Donald Trump et Kim Jong-un sur l'île de Sentosa à Singapour, le 12 juin 2018.  (EVAN VUCCI / SIPA)

 

 

Conscients que le sommet de Singapour pourrait rester comme un moment-clé de leur vie politique, Donald Trump et Kim Jong-un ont fait assaut d'amabilités, de sourires et de petits gestes d'attention devant les caméras admises dans l'enceinte de l'hôtel. Mais la tension et la concentration se lisaient aussi sur leurs visages ; cette poignée de main a marqué l'ouverture d'un sommet lourd d'enjeux pour l'Asie et pour le monde.

 

 

La signature d'un accord commun sur la dénucléarisation

 

A l'issue du déjeuner de travail, Donald Trump a annoncé qu'un accord allait être signé par les deux dirigeants. "Nous avons fait beaucoup de progrès. C'était très positif. Bien meilleur que ce à quoi beaucoup de gens s'attendaient je pense (...) Nous allons maintenant à une signature", a assuré le président américain.

 

 

Un peu avant 8 heures (heure de Paris), les deux hommes se sont assis face aux caméras et ont donc signé un texte commun. Sans en dire davantage, Donald Trump a simplement déclaré que la dénucléarisation de la Corée du Nord allait commencer "très rapidement". "Le document que nous signons couvre de très nombreux aspects", a assuré le président américain. 

 

 

Dans le texte, Kim réaffirme son engagement envers le principe d'une "dénucléarisation complète de la péninsule coréenne", selon une photographie du texte vue par l'AFP. Le document ne mentionne pas l'exigence américaine de "dénucléarisation complète, vérifiable et irréversible", une formule qui signifie l'abandon des armes et l'acceptation d'inspections mais réaffirme un engagement antérieur, plus vague.

Les États-Unis, eux, promettent des "garanties de sécurité". L'accord établit également que les deux pays travailleront ensemble à la construction d'un régime durable, stable et pacifique dans la péninsule coréenne. 

 

 

Un entretien d'une heure et un menu aux petits oignons

 

Avant cette signature devant les caméras, les hommes s'étaient d'abord vus une cinquantaine de minutes en tête-à-tête, uniquement accompagnés de leurs traducteurs. "Je crois que le monde entier regarde ce moment. Beaucoup de gens dans le monde vont penser qu'il s'agit d'une scène tirée d'une fiction... d'un film de science-fiction", a affirmé Kim Jong-un, selon des propos traduits. Pendant cette prise de contact initiale, Kim Jong-un a déclaré voir là "un bon prélude à la paix", sans toutefois livrer le moindre indice sur le fond des discussions. Le dirigeant nord-coréen s'est dit prêt à travailler avec le président américain, tout en prévenant "qu'il y aura(it) des difficultés". "Nous allons les résoudre", lui a aussitôt répondu Donald Trump. "Nous allons travailler ensemble, nous allons nous en occuper.

 

 

Le président des Etats-Unis et le dirigeant de la Corée du Nord ont ensuite entamé une réunion avec leurs équipes. Côté américain, étaient notamment présents le secrétaire d'Etat, Mike Pompeo, et le conseiller à la sécurité nationale, John Bolton, connu pour son hostilité envers le régime de Pyongyang. Côté nord-coréen, la personnalité la plus en vue était l'ex-chef des services de renseignement militaires Kim Yong-chol, qui s'est récemment rendu en visite à New York. Les discussions à huis clos ont duré environ une heure et demie, avant de se poursuivre de manière moins formelle lors d'un déjeuner de travail, dont le menu mêlait les influences des deux pays.

 

 

L'optimisme affiché de Donald Trump

 

Donald Trump, qui met inlassablement en avant son sens de la négociation et son instinct, avait assuré qu'il saurait "dès la première minute" de sa rencontre avec l'homme fort de Pyongyang si ce dernier était déterminé à bouger. Et il a affirmé avoir eu une bonne impression de sa première interaction avec le dirigeant nord-coréen. "Nous allons avoir une relation formidable", a-t-il lancé, assis au côté de l'homme fort de Pyongyang, se disant convaincu que la rencontre serait un "immense succès".

 

 

"Ravi de vous rencontrer, M. le président", avait de son côté déclaré le dirigeant nord-coréen. "Le chemin pour en arriver là n'a pas été facile", a-t-il ajouté. "Les vieux préjugés et les habitudes anciennes ont été autant d'obstacles, mais nous les avons tous surmontés pour nous retrouver ici aujourd'hui."

 

 

Personnage central de ce dialogue, le chef de diplomatie américaine Mike Pompeo, qui a rencontré Kim Jong-un à deux reprises, s'était aussi dit lundi "très optimiste quant aux chances de réussite", laissant entendre que le sommet pourrait déboucher sur un réel réchauffement des relations

 

 

"Trump va probablement crier victoire quel que soit le résultat du sommet, mais la dénucléarisation de la péninsule coréenne est un processus qui prendra des années", a temporisé Kelsey Davenport, de l'Arms Control Association. Le "vrai test" sera "l'adoption ou non par la Corée du Nord de mesures concrètes pour réduire la menace que représentent ses armes nucléaires."


28/06/2018
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Franceinfo - le jeudi 24 mai 2018

 

 

La Corée du Nord a démantelé devant des journalistes étrangers son seul site d'essais nucléaires connu

 

 

Pyongyang avait fait part de son projet de démanteler "complètement" son site de Punggye-ri et avait invité des journalistes étrangers à observer l'opération

 

 

 

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Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un à Pyongyang (Corée du Nord), le 18 mai 2018. (KCNA VIA KNS)

 

 

La Corée du Nord a démantelé son seul site d'essais nucléaires connu, ont rapporté jeudi 24 mai plusieurs médias étrangers invités à assister à l'opération. Pyongyang avait fait part de son projet de démanteler "complètement" son site de Punggye-ri, signe de bonne volonté avant un sommet potentiel avec les États-Unis. 

 

 

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Anna Fifield @annafifield
 

BREAKING: North Korea declares its nuclear test site at Punggye-ri closed, journalists report a "huge explosion" took place and blew an observation tower "to smithereens." But no images yet. https://buff.ly/2s6Db1R

 

 

L'agence sud-coréenne Yonhap, qui cite des journalistes sud-coréens présents sur les lieux, a déclaré que de multiples explosions avaient été entendues tout au long de la journée, entre 11 heures et 16h17 (heure locale). "Il y a eu une explosion énorme, on a pu la ressentir. La poussière nous arrivait dessus, la chaleur nous arrivait dessus. Le bruit était très fort", a déclaré Tom Cheshire, un journaliste de Sky News, sur le site de la chaîne de télévision britannique.

 


08/06/2018
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Franceinfo - le jeudi 10 mai 2018

 

 

Le sommet entre Donald Trump et Kim Jong-un, une première historique pour la Corée du Nord et les Etats-Unis, aura lieu le 12 juin à Singapour

 

 

Le président américain a annoncé la nouvelle sur Twitter

 

 

 

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Le leader nord-coréen Kim Jong-un (à gauche) rencontre le secrétaire d'Etat américain, Mike Pompeo, le 9 mai 2018 à Pyongyang (Corée du Nord). (KCNA VIA KNS / KCNA VIA KNS / AFP)

 

 

Après des semaines de tergiversations et de suspense, l'annonce est tombée. Le sommet entre le président américain, Donald Trump, et le numéro de la Corée du Nord, Kim Jong-un, aura lieu le 12 juin à Singapour. C'est le président américain qui l'a révélé sur Twitter jeudi 10 mai. "Nous allons essayer d'en faire un moment très spécial pour la paix dans le monde", commente Donald Trump.

 

 

Sans attendre ses conclusions, ce sommet est déjà historique : jamais un président américain en exercice n'a rencontré un dirigeant nord-coréen. Cet événement intervient quelques semaines après la rencontre, le 27 avril, entre les dirigeants des deux Corées sur la ligne de démarcation qui sépare toujours les deux pays.

 

 

L'organisation de ce rendez-vous diplomatique tranche avec les vives tensions qui dominaient il y a encore quelques mois, lorsque Donald Trump et Kim Jong-un échangeaient insultes personnelles et menaces apocalyptiques. L'objectif central de cette rencontre sera d'ailleurs de travailler à la dénucléarisation de la péninsule coréenne.

 


05/06/2018
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Franceinfo - le vendredi 27 avril 2018

 

 

Les dirigeants des deux Corées déclarent "qu'il n'y aura plus de guerre sur la péninsule coréenne"

 

 

Cette déclaration constitue le point d'orgue d'un sommet intercoréen historique, le premier depuis plus de 11 ans

 

 

 

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Kim Jong-un et Moon Jae-in lors du sommet historique entre les deux Corées, à Panmunjom (Corée du Sud), le 27 avril 2018. (KOREA SUMMIT PRESS / AFP)

 

 

 

Les dirigeants des deux Corées, Kim Jong-un et Moon Jae-in, se sont donné l'accolade, vendredi 27 avril, après avoir signé un communiqué proclamant "qu'il n'y aura plus de guerre sur la péninsule coréenne". Cette déclaration constitue le point d'orgue d'un sommet intercoréen historique, le premier depuis plus de 11 ans et 65 ans après que le conflit se fut achevé sur un armistice plutôt qu'un traité de paix.

 

 

Les deux Corées vont chercher cette année à mettre fin à la guerre de manière permanente, précise le communiqué conjoint. Les deux voisins chercheront à rencontrer les Etats-Unis, peut-être aussi la Chine, signataires tous deux du cessez-le-feu, "en vue de déclarer la fin de la guerre et établir un régime de paix permanent et solide", dit le texte.

 


25/05/2018
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Franceinfo - le vendredi 27 avril 2018

 

 

Poignée de main entre Kim Jong-un et Moon Jae-in avant leur sommet historique

 

 

Kim Jong-un est le premier dirigeant nord-coréen à fouler le sol sud-coréen depuis 65 ans

 

 

 

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Un échange hautement symbolique. Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un et le président sud-coréen Moon Jae-in ont échangé une poignée de main sur la ligne de démarcation militaire qui divise la péninsule, vendredi 27 avril, avant l'ouverture du sommet entre les deux pays.

 

 

"Je suis heureux de vous rencontrer", a lancé Moon Jae-in à son homologue tout sourire. Celui-ci a alors franchi la ligne de démarcation en béton, devenant le premier dirigeant nord-coréen à fouler le sol sud-coréen depuis la guerre de Corée (1950-53).

 

 

"Au seuil d'une nouvelle histoire"

 

A l'invitation de Kim Jong-un, les deux dirigeants ont brièvement marché du côté nord-coréen de la frontière avant de se rendre à pied à la Maison de la paix, une structure de verre et de béton située dans la partie sud du village de Panmunjom, où fut signé l'armistice.

 

 

"Je suis venu ici déterminé à donner un signal de départ, au seuil d'une histoire nouvelle", a déclaré Kim Jong-un  au début du sommet, se déclarant "inondé par l'émotion". Il a fait le voeu de garder "un état d'esprit franc, sérieux et honnête".

 

 

L'arsenal atomique nord-coréen figure en bonne place du menu et Moon Jae-in a espéré conclure "un accord audacieux afin d'offrir à l'ensemble du peuple coréen et aux gens qui veulent la paix un grand cadeau".

 


27/04/2018
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Franceinfo - le samedi 21 avril 2018

 

 

La Corée du Nord annonce la fermeture de son site d'essais nucléaires et la suspension de ses tirs de missiles

 

 

Le nord va fermer un site d'essais nucléaires dans le nord du pays afin de prouver son engagement à suspendre les essais nucléaires", écrit l'agence sud-coréenne Yonhap citant l'agence officielle nord-coréenne KCNA

 

 

 

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Le drapeau nord-coréen à l'ambassade de Pékin (Chine), le 9 ars 2018. (GREG BAKER / AFP)

 

 

 

La Corée du Nord annonce la fermeture de son site d'essais nucléaires et la suspension de ses tirs de missiles "balistiques intercontinentaux", rapporte l'agence sud-coréenne Yonhap, samedi 21 avril, citant l'agence officielle nord-coréenne KCNA. 

 

 

"Le nord va fermer un site d'essais nucléaires dans le nord du pays afin de prouver son engagement à suspendre les essais nucléaires", a-t-on ajouté de mêmes sources. L'agence de presse officielle KCNA précise que Pyongyang entend dialoguer avec la communauté internationale pour parvenir à la paix et développer son économie.

 

 

C'est un nouveau geste d'apaisement des tensions internationales et du réchauffement entre les deux Corées. Le président américain Donald Trump avait confirmé, mercredi, la rencontre entre le chef de la CIA et le leader nord-coréen Kim Jong-un, avant le sommet prévu entre les deux dirigeants "début juin".

 


23/04/2018
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Franceinfo - le 11 mars 2018

 

 

Chine : le Parlement abolit la limite des mandats présidentiels, Xi Jinping obtient son ticket pour une présidence à vie

 

 

Le Parlement a aboli dimanche  la limite des mandats présidentiels. Cette décision donne les mains libres au président chinois pour imposer sa vision à long terme d'une superpuissance toujours plus soumise au Parti communiste

 

 

 

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Le président chinois Xi Jinping applaudit après l'annonce du résultat du vote du Parlement sur la limitation des mandats présidentiels, le 11 mars 2018, à Pékin.  (WANG ZHAO / AFP)

 

 

 

Le Parlement chinois a aboli, dimanche 11 mars, la limitation des mandats présidentiels au profit de Xi Jinping, qui obtient son ticket pour une présidence à vie.  A 64 ans, le président chinois le plus puissant depuis au moins un quart de siècle pourra rester à la tête de l'Etat au-delà du terme prévu de 2023 et imposer sa vision à long terme d'une superpuissance toujours plus soumise au Parti communiste.

 

 

Par 2 958 voix pour, deux contre et trois abstentions, les députés de l'Assemblée nationale populaire (ANP) ont sans surprise plébiscité un changement de la Constitution, qui limitait les mandats présidentiels à deux fois cinq ans. La majorité des deux tiers était requise. L'amendement fait aussi entrer "la Pensée Xi Jinping" dans la Constitution, ainsi que "le rôle dirigeant" du Parti communiste chinois (PCC) dans son article premier.

 

 

Héraut de la "grande renaissance de la nation chinoise"

 

Cette disposition peut laisser entrevoir une recrudescence de la répression à l'encontre des opposants au régime, qui pourraient se voir accusés d'atteinte à la Constitution pour avoir simplement contesté la main-mise du PCC sur le pouvoir.

 

 

Depuis son arrivée à la tête du PCC fin 2012, puis de l'Etat début 2013, Xi Jinping a encore accru l'autorité du régime, à grands renforts de propagande et d'une omniprésence dans les médias d'Etat.

 

 

Héraut de la "grande renaissance de la nation chinoise", Xi Jinping cherche à incarner face à l'Occident la revanche d'une superpuissance moderne et respectée à l'horizon 2050. Mais sans concession aux libertés individuelles.

 

 

Une loi réprime sévèrement la dissidence sur internet, des défenseurs des droits de l'homme ont été condamnés à de lourdes peines et le militant démocrate Liu Xiaobo, prix Nobel de la Paix 2010, est mort en détention malgré les appels à la clémence venus de l'étranger.

 


20/04/2018
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