Saint-Chamond à travers les âges - L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

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Saint-Chamond à travers les âges


De la naissance de Saint-Chamond à l'An Mille

 

 

 

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N doit sans doute à la construction de l'aqueduc approvisionnant Lyon (lugdunum à cette époque romaine), la fondation de notre agglomération. En effet, le plus important de tous, (il y eu celui du Mont-d'Or, fait probablement par Plancus, et celui d'Iseron fait par Auguste) celui du Pilat, qui fut construit par l'empereur Claude, né à Lyon, a nécessité quantité d'ouvriers et de matériaux. Aussi, les ouvriers qui avaient dû s'établir dans la région pour travailler à cette construction s'y fixèrent et créèrent sans doute la ville.

 

 

 

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Empereur Claude

 

 

 

D'après le livre ''Histoires de Saint-Chamond'', écrit par Stéphane Bertholon, une preuve sérieuse que notre ville était habitée dans ces temps reculés, c'est qu'en rebâtissant le château de Saint-Chamond en 1568, à la place de l'ancien château de Saint-Annemond, bâti lui-même sur les ruines d'un autre plus ancien, on trouva une pierre constatant qu'elle avait été placée là dans les premières années du règne d'Auguste (22 ans avant Jésus-Christ).

 

 

 

S'il y eut là un château, des maisons durent se grouper sous sa protection, et il existait à cette époque, au moins une bourgade. On n'a aucun détail à ce sujet, mais on sait que la colline de Saint-Ennemond était couronnée par une tour que les Romains y avaient construite pour veiller de là à la conservation de leur aqueduc.

 

 

 

Saint Ennemond, évêque de Lyon, qui vint au VIIe siècle évangéliser notre région, éleva près de cette tour la première chapelle catholique. Avant l'arrivée de cet apôtre, les habitants pratiquaient le culte druidique. Il y avait dans toute la vallée de grandes forêts de chênes.

 

 

 

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saint Ennemond

 

 

 

Plus tard, une parcelle du corps de saint Ennemond fut apportée à Saint-Chamond et vénérée dans la chapelle qu'il avait fondée sur la colline et qui porta son nom : ''Oppidum Sancti Annemundi''. En 1274, ce nom était devenu ''Sanctus Chamond'' ; en 1301 : ''Sanchemont'', qui peu à peu devint ''Saint-Chamond''.

 

 

 

Jusqu'au Xe siècle, Saint-Chamond appartint aux comtes de Lyon. Il avait été englobé, dès l'origine,  dans le territoire lyonnais  par l'empereur Claude lui-même, qui tenait à ce que toute la région traversée par l'aqueduc du Pilat fit partie du territoire  de la ville.

 

 

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En 977, Gérard  1er, comte de Lyon, fit porter à son fil Umfred, destiné à lui succéder, le nom de seigneur de Saint-Annemond, mais jusqu'au XIIe siècle, Saint-Chamond fit toujours partie du patrimoine des comtes de Lyon.

 


07/02/2018
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Saint-Chamond à partir de l'AN MILLE

 

 

 

Guy II, fit en 1170 donation de la seigneurie de Saint-Chamond à son neveu Briand de Lavieu, qui fut ainsi le premier seigneur de Saint-Chamond.

 

 

 

Un traité de 1173 parle de deux châteaux existant  à Saint-Chamond. Le premier, ou "château Majeur", était celui de Sain-Annemond ; quant au second, on a de bonne raisons de croire que c'était le château du Doulx, construit au confluent du Gier et du Janon, et autour duquel existait la ''Ville du Doulx'', qui plus tard se confondit avec celle de  Saint-Ennemond, sous le nom de Saint-Chamond.

 

 

 

Briand de Lavieu vendit en 1185 sa seigneurie de Saint-Chamond à Gaudemar 1er de Jarez. Cette seigneurie passa ainsi dans la maison de Jarez, qui la posséda durant cinquante-neuf ans (1185 à 1344).

 

 

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La charte des franchises que donna en 1224 Guy 1er, troisième seigneur, aux habitants de Saint-Chamond est très curieuse, parce qu'elle jette un jour singulier sur les moeurs de l'époque, et démontre le souci qu'avait le seigneur de faire régner dans le pays la justice  et  la paix en assurant l'équitable transmission des biens des mourants, en sauvegardant la justice des transactions, en punissant quiconque se servait de fausses mesures.

 

 

On y constate l'existence de plusieurs consuls, présidant aux affaires de la cité ; on y prescrit des mesures préventives contre les gens de mauvaise vie, ainsi que des règles pour maintenir la paix parmi les citoyens, etc. etc... Cette charte contient trente-six articles. Elle fut plus tard complétée par d'autres seigneurs, mais elle demeure la première et l'origine de toutes. Guy 1er mourut en 1255. Il eut quatre enfants : Gaudemar qui lui succéda, Guy, Hugues et Aiglantine.

 

 

 

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Gaudemar II étendit encore en faveur des habitants de Saint-Chamond les franchises concédées  par son père. Il acheta à Gaudemar 1er de Lavieu le second château de Saint-Chamond, avec la seigneurie de Saint-Martin-Accoalieu, et devint ainsi l'unique seigneur de Saint-Chamond.

 

 

Il épousa Béatrix de Roussillon, fille du chevaleresque Guillaume II de Roussillon, Annonay,  Riverie, Dargoire, Châteauneuf, lequel mourut en  Palestine, au cours d'une croisade, en 1277, et de Béatrix de la Tour du Pin,  qui devait plus tard fonder la Chartreuse de Sainte-Croix où elle finit ses jours en 1280.

 

 

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Béatrix de Roussillon, plus connue sous le nom de ''Dame de Jarez'', apporta à son mari un riche douaire. Elle eu de lui neuf enfants ; mais lorsque Gaudemar II mourut en 1289, le futur héritier étant encore trop jeune, elle fut obligée de prendre en mains la direction de la seigneurie et la tutelle de ses neuf enfants.

 

 

C'était une forte lourde charge dont elle s'acquitta en femme forte, tenant courageusement tête à tous ceux qui pensaient avoir raison de sa faiblesse.

 

 

Elle dut ainsi se faire des ennemis, car en ce temps-là quelques enfants ayant disparu, probablement dévorés par  les loups (Saint-Chamond, au-delà de la Grande-Rue, étant encore une forêt), on fit courir le bruit qu'elle les avait mangés, et cette méchante légende subsiste encore, même de nos jours.

 

 

On prétend, en effet, qu'elle faisait ses délices de la chair des jeunes enfants, jusqu'au jour où son cuisinier lui ayant servi à leur place un cochon de lait, elle le trouva meilleur et ne voulut désormais point autre chose.

 

 

Et cette ridicule version trouve encore écho chaque année  à la fête de Saint-Paul-en-Jarez, ainsi que nous le verrons dans la suite, en parlant des coutumes  locales. Rien n'est plus faux cependant,  car la Dame de Jarez fut une noble et digne femme. N'est-ce pas elle, en effet, qui octroya aux pauvres de Saint-Julien les deux cent trente  bicherées  des communaux de Planèze, et qui fit semblable largesse aux malheureux de Saint-Christo et de Saint-Romain ?

 

 

Elle mourut en 1305 et fut ensevelie à Vienne dans l'église des Frères Mineurs.

 


04/03/2018
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