L'AIR DU TEMPS

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TEMOIGNAGES


Franceinfo - le vendredi 29 mars 2019

 

 

Ardèche : la vie d'un ermite au cœur du bois de Païolive

 

 

 

 

En Ardèche, dans le bois de Païolive, un ermite vit seul au sommet d'une falaise depuis vingt-cinq ans

 

 

 

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Franceinfo

 

 

 

 

Au cœur de l'Ardèche, l'ermitage Saint-Eugène existe depuis le Moyen Âge et domine le bois de Païolive. Un moine vit ici depuis vingt-cinq ans, il ne craint ni le vent du nord ni les précipices qui sculptent la falaise. Jean-François Holthof respecte la règle de saint Benoît. À 70 ans, sans quotidien sans eau courante et électricité peut paraître rude, mais l'ermite assure ne pas ressentir l'isolement. "Dans la nature, il existe une partie visible et une partie invisible. Par la partie invisible, on est en relation avec tout, que ce soit les saints, les anges, les démons, et puis les autres hommes, qu'ils soient vivants ou morts", raconte Jean-François Holthof.

 

 

 

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Le religieux se recueille nuit et jour dans sa chapelle pour mener un défi spirituel : préserver le bois de Païolive. L'ermite redoute la dégradation de son environnement. Pour sauvegarder cet écrin rocheux, une association a été créée par le moine et des chercheurs.

 


01/04/2019
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la tribune du mardi 27 janvier 2015

 

 

HISTOIRE – Auschwitz : 70 ans après, mémoire à vif. Le camp découvert le 27 janvier 1945, est devenu le symbole de l’holocauste juif. En Janvier 1945, les soldats soviétiques arrivaient dans les camps d’Auschwitz-Birkenau.

  

 

Le Choc

 

« C’est par hasard que des avant-gardes de l’Armée rouge découvrent les camps d’Auschwitz-Birkenau, dans la campagne polonaise, alors qu’il n’y avait quasiment plus personne. Plus tôt, les nazis avaient embarqué avec eux la plupart des prisonniers dans la « marche de la mort ». Sur place, le 27 janvier 1945, les soviétiques découvrent donc que 7 000 survivants à bout de force, des baraques, des monceaux d’objets, vêtements, valises, prothèses, etc… les ruines des crématoires dans les chambres à gaz. Personne ne prend la mesure de ce qui se passe », explique Annette Wieviorka.

 

 

« Symbole du mal »

 

Avec plus de 1 100 000 personnes déportées et mortes à Auschwitz entre 1940 et 1945, le camp est devenu le « symbole du mal », comme le qualifie l’historienne. « On a utilisé Auschwitz pour le mal. Jamais on n’avait vu une telle industrialisation de la mort. Et à la différence des autres lieux de crime, les nazis ont déporté à Auschwitz des juifs de toute l’Europe », raconte Annette Wieviorka.

 

 

Se souvenir

 

Pour l’historienne, « certes, l’histoire de la Shoah est bien enseignée par les professeurs d’histoire. Il faut se garder du pathos, d’une émotion excessive, et faire appel à l’intelligence des faits » Elle appelle à « une réflexion sur une refondation de l’école et aussi des programmes d’histoire ».

 

 

Les survivants de la Shoah et les contemporains de l’histoire vivent dans la même époque. Ce qui ne sera plus le cas dans 5 ou 10 ans. « Ce sera alors au tour des enseignants de faire passer le message ». En Israël, où 180 000 rescapés vivent aujourd’hui, la mémoire de la Shoah a pris une place centrale. Son enseignement est obligatoire. En France, beaucoup se demandent ce qui restera une fois qu’il n’y aura plus de témoins pour dire l’horreur.

 

 

Janvier 2015 : l’écho

 

Annette Wieviorka s’interroge après les récents attentats de Paris : « Ces drames amènent à réfléchir vivement. (…) A l’Hyper Cacher, des juifs ont été tués parce qu’ils étaient juifs. Ce n’est pas l’image qu’ont certains des juifs qui a été tuée, mais de vraies personnes. C’est un réel écho à ce qui s’est passé dans les camps de la mort ». Coralie Morelle – Annette Wieviorka, 1945, la découverte (éd. Seuil)

 

 

 

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31/01/2015
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