L'AIR DU TEMPS

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Iran


Franceinfo - le vendredi 2 août 2019

 

 

L'article à lire pour comprendre les tensions entre l'Iran et les Etats-Unis dans le détroit d'Ormuz

 

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Leela BadrinathfranceinfoFrance Télévisions

 

 

 

Depuis le début du mois de mai, les altercations diplomatiques se multiplient dans le secteur. Mais quels sont les enjeux dans cette zone historique de conflits ? Et sommes-nous à l'abri de l'éclatement d'une nouvelle guerre au Moyen-Orient ?

 

 

 

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Un pétrolier traverse le détroit d'Ormuz, le 21 décembre 2018 (HAMAD I MOHAMMED / REUTERS)

 

 

 

Bateaux arraisonnés, saisies de navires britanniques et communauté internationale sur les dents : depuis plusieurs semaines, la tension ne cesse de monter entre l'Iran et les Etats-Unis dans le détroit d'Ormuz, passage stratégique du pétrole mondial. Une crise des tankers a également émergé entre Londres et Téhéran, dans la foulée de plusieurs incidents survenus depuis mai dernier et la décision de Washington de rétablir de lourdes sanctions contre l'Iran. Franceinfo reprend le fil. 

 

 

 

Où se trouve le détroit d'Ormuz ?

Le détroit d'Ormuz, qui relie le golfe Persique au golfe d'Oman, est un passage maritime débouchant sur la mer d'Arabie, situé entre l'Iran et le sultanat d'Oman. Long de 63 kilomètres, il est particulièrement vulnérable à cause de sa faible largeur (à peine 40 kilomètres) et de sa profondeur qui n'excède pas les 60 mètres.

 

 

Cette chicane est parsemée de territoires désertiques ou peu habités, mais d'une grande importance stratégique : les îles iraniennes d'Ormuz, et celles de Qeshm et de Larak, face à la rive iranienne de Bandar Abbas. Les navires doivent circuler à travers un fin couloir entre des îles appartenant à Oman, avant de transiter par un chenal entre trois îles contrôlées depuis 1971 par l'Iran. La liberté de navigation y est en théorie garantie par le droit international, via la convention des Nations unies sur le droit de la mer.

 

 

 

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Carte pointant le détroit d'Ormuz.  (GOOGLE MAPS)

 

 

 

Pourquoi est-ce un endroit stratégique ?

Le détroit d'Ormuz permet d'accéder aux plus grands pays producteurs d'hydrocarbures. En plus de l'Iran et des Emirats arabes unis, le golfe Persique borde en effet l'Arabie saoudite, le Qatar, Bahreïn, le Koweït et l'Irak. "Si l'on regarde une carte géographique, on voit que c'est une zone de contact directe entre la République islamique d'Iran d'un côté et les monarchies arabes du Golfe de l'autre", souligne Didier Billion, spécialiste de la Turquie et du Moyen-Orient et directeur adjoint de l'Institut de relations internationales et stratégiques (Iris). 

 

 

Surtout, le détroit reste la voie de navigation quasi-exclusive reliant les producteurs d'hydrocarbures du Moyen-Orient aux marchés d'Asie, d'Europe et d'Amérique du Nord. Selon l'agence américaine d'information sur l'énergie(en anglais), environ 21 millions de barils ont transité chaque jour par le détroit d'Ormuz en 2018. Cela représente environ 21% de la consommation mondiale de pétrole et un tiers du brut transitant par voie maritime dans le monde. A titre d'exemple, les Etats-Unis, premier producteur mondial et exportateur net de pétrole, ont importé quotidiennement environ 1,4 million de barils de brut passés par le détroit l'année dernière.

 

 

Un quart du commerce mondial de gaz naturel liquéfié y transite également."Si ces eaux devenaient dangereuses, l'approvisionnement de l'ensemble du monde occidental pourrait être menacé", prévient le président d'une association de pétroliers.

 

 

 

Est-ce la première fois que des tensions apparaissent dans cette zone ?

Non, les tensions dans le détroit ne datent pas d'hier. "Depuis 1979, chacun veut l'hégémonie dans la région, se traitant mutuellement d'imposteurs", explique Didier Billion à franceinfo. "Les pays du Golfe accusent les Iraniens d’avoir une velléité hégémonique sur la région et l'Iran les accuse d’être à la solde des Américains." Le Golfe est d'ailleurs l’une des régions les plus militarisées au monde. L'Iran, qui se considère comme le gardien de cette zone, dénonce régulièrement la présence de forces étrangères dans la région, notamment la Cinquième flotte américaine stationnée à Bahreïn. Téhéran a menacé à plusieurs reprises de bloquer le détroit d'Ormuz en cas d'action militaire des Etats-Unis dans la zone. 

 

 

De nombreux incidents se sont ainsi produits au cours des dernières décennies et "la liberté de navigation dans le détroit est régulièrement menacée", souligne Le Figaro. L'une des perturbations majeures du transport pétrolier remonte à 1984, en plein conflit Iran-Irak, durant la "guerre des pétroliers". Plus de cinq cents navires avaient été détruits ou endommagés. C'est aussi à cette période qu'un avion de ligne iranien avait été abattu par la frégate américaine USS Vincennes qui patrouillait dans le détroit. Au total, 290 personnes avaient été tuées. L'équipage du croiseur avait affirmé avoir pris l'Airbus pour un chasseur iranien animé d'intentions hostiles.

 

 

Plus récemment, en avril 2015, des bateaux des Gardiens de la révolution y ont arraisonné un porte-conteneurs des îles Marshall. Le mois suivant, des patrouilleurs iraniens tiraient des coups de semonce en vue d'intercepter un navire commercial singapourien.

 

 

 

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Un pétrolier saoudien brûle dans le golfe ersique, durant la guerre Iran-Irak, en 1984. (SIPA)

 

 

 

Comment a débuté cette crise ?

Les tensions actuelles ont été ravivées il y a un plus d'un an, en mai 2018, par le retrait américain de l'accord international sur le nucléaire iranien. Mais aussi après le rétablissement de lourdes sanctions de Washington contre Téhéran. Cet accord, signé en 2015 par les cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU (Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Chine et Russie) ainsi que l'Allemagne, l'Union européenne et l'Iran, avait pour but de contrôler le programme nucléaire iranien et de mettre fin à une série d'embargos mis en place contre la République islamique depuis 1995. Donald Trump avait qualifié de "désastreux" cet accord signé sous la présidence de son prédécesseur, Barack Obama. Il accusait aussi l'Iran, sans preuve empirique, de poursuivre une construction nucléaire malgré l'accord.

 

 

 

 

Le 2 mai dernier, le président américain a décidé d'alourdir un peu plus les sanctions sur l’interdiction faite à l'Iran d’exporter son pétrole. Il a annulé les dérogations accordées à huit pays qui continuaient à acheter du pétrole à Téhéran. Les Etats-Unis ont aussi annoncé le déploiement d'un porte-avions et d'une force de bombardiers au Moyen-Orient, prétextant une"menace" du régime iranien. Le régime iranien a immédiatement riposté en annonçant qu'il allait commencer à enrichir de l'uranium à un niveau interdit par l'accord de 2015.

 

 

Depuis, les tensions n'ont cessé de s'accentuer, avec une série de sabotages et d'attaques visant des pétroliers dans la région. Tous ont été imputés par Washington à Téhéran, qui a démenti en dénonçant la volonté des Etats-Unis de "provoquer un choc" sur le marché pétrolier. Sur le terrain, c'est "plus que jamais la stratégie œil pour œil, dent pour dent [qui a été] enclenchée entre l'Iran et ses adversaires occidentaux", analyse Le FigaroLe 20 juin, des forces iraniennes ont ainsi détruit un drone de surveillance américain qui avait, selon eux, pénétré leur espace aérien. En représailles, Donald Trump a approuvé des frappes contre des radars et des batteries de missiles iraniens... avant de se raviser à seulement dix minutes des tirs. 

 

 

Le 18 juillet, les Etats-Unis ont à leur tour affirmé avoir abattu un drone iranien au-dessus du détroit. La perte de l'appareil a toutefois été démentie par l'Iran. Difficile de démêler le vrai du faux dans ces affrontements diplomatiques. "Ce sont les services de renseignement des différents pays qui sont à la manœuvre. Ce sont des situations délétères où il devient difficile de déterminer qui a fait quoi", précise Didier Billion.

 

 

 

Des navires ont-ils été saisis ?

Oui. Début juillet, le Royaume-Uni est entré dans le jeu en arraisonnant un tanker iranien, le Grace 1, au niveau du détroit de Gibraltar. Le pétrolier acheminait du pétrole vers le port syrien de Banias, en violation des sanctions européennes contre le régime de Damas. "Là, c'est une dynamique différente, on sait que les Britanniques ont fait ça sous forte pression des Etats-Unis", décrypte Didier Billion. 

 

 

Signe que la tension n'est pas retombée, les autorités iraniennes ont à leur tour saisi un pétrolier britannique, le Stena Impero, dans le golfe d'Oman. Une confiscation intervenue quinze jours après l'arraisonnement du Grace 1 par le Royaume-Uni et au lendemain de l'annonce américaine de la destruction d'un drone iranien dans le golfe Persique.

 

 

 

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Capture d'écran de la chaîne officielle iranienne montrant un Gardien de la Révolution patrouiller autour du Stena Impero, le 22 juillet 2019. (IRIB / AFP)

 

 

 

Les tensions peuvent-elles déboucher sur une guerre?

Un conflit ouvert n'est souhaité ni par les Etats-Unis ni par l'Iran. Cependant, il existe un déploiement américain et occidental important dans la région. Les Américains contrôlent ainsi des dizaines de bases militaires en Arabie saoudite, dans les Emirats arabes unis, à Bahreïn et en Irak, selon le site de l'organisation American Security Project. Ali Rastbeen, président de l'académie de géopolitique de Paris, se veut rassurant : "Nous ne sommes pas dans une situation qui débouche sur une guerre. Il n'y a pas assez d'intérêts en jeu." Mais Didier Billion n'est pas de cet avis : "S'il y a une exacerbation des tensions, une étincelle peut mettre le feu aux poudres."  

 

 

Trump n'est pas en faveur de la guerre, mais il a des va-t-en-guerre dans son entourage. Et il est dur de suivre les méandres de son raisonnement...Didier Billion à Franceinfo

 

 

En effet, l'administration Trump compte dans ses rangs des figures telles que Mike Pompeo, ministre des Affaires étrangères, ou John Bolton, conseiller à la Sécurité nationale, connus pour être des partisans des solutions musclées. Pour le spécialiste de la région, la perspective de la campagne présidentielle de 2020 peut toutefois jouer sur la ligne suivie par Washington. "Il serait peu souhaitable pour Donald Trump d'entrer en guerre maintenant", analyse ainsi Didier Billion.

 

 

En outre, d'autres puissances de la région pourraient décider de prendre part à un éventuel conflit. "Certains veulent en découdre", assure Didier Billion, en citant notamment le cas des Saoudiens qui "se sentent invincibles, à tort, car ils sont protégés par les Etats-Unis." Selon lui, Israël montre aussi "une posture guerrière depuis plusieurs années et considère la puissance nucléaire iranienne comme une menace existentielle". De quoi redouter de potentielles escarmouches : "D'ici à l'élection présidentielle américaine, il peut potentiellement y avoir des affrontements à court terme, mais on n'en est pas encore là." 

 

 

 

Comment réagit la communauté internationale ?

Les récents incidents dans le détroit d'Ormuz ont jeté un froid sur la scène internationale. Après la saisie par l'Iran du pétrolier britannique, l'Union européenne a exprimé sa "profonde préoccupation". Vladimir Poutine a, lui, mis en garde contre une "catastrophe" en cas de recours à la force par les Etats-Unis. "Cela provoquerait une flambée des violences et la hausse du nombre des réfugiés", a déclaré le président russe.

 

 

Mais le retour au calme semble compromis. En effet, Washington cherche à mettre sur pied une coalition internationale pour escorter les navires de commerce dans le détroit d'Ormuz. Londres, qui a demandé à ses bateaux d'éviter le détroit,  pousse aussi pour la mise en place d'une "mission de protection maritime dirigée par les Européens" dans le Golfe. Paris, Londres et Berlin prévoient ainsi de "coordonner" leurs moyens et "partager (leurs) informations" dans le Golfe pour y renforcer la sécurité maritime, sans pour autant y déployer des moyens militaires supplémentaires.

 

 

De son côté, la France tente de se poser en médiatrice. Début juillet, Emmanuel Macron a envoyé à Téhéran son conseiller diplomatique Emmanuel Bonne, dans le but de rétablir les négociations. Le chef de l'Etat s'est aussi entretenu à plusieurs reprises avec le président iranien, Hassan Rohani, pour appeler à une "désescalade". Mais cette mission navale européenne n'est pas vue d'un bon œil par l'Iran. Le porte-parole du gouvernement iranien a ainsi dénoncé un "message hostile" et un acte "provocateur" qui va "accentuer les tensions". Il a réitéré la position iranienne selon laquelle la sécurité dans le Golfe doit être assurée par les pays de la région. "La présence de forces étrangères n'aidera pas à (assurer) la sécurité de la région et sera la principale source de tensions", affirme Hassan Rohani.

 

 

 

J'ai eu la flemme de tout lire ;) Vous pouvez me faire un résumé rapide ?

Depuis début mai, les escarmouches entre les Etats-Unis et l'Iran se multiplient dans le détroit d'Ormuz, premier point de passage du pétrole mondial. Entre arraisonnements de pétroliers, drones abattus et accusations mutuelles, la tension n'en finit plus de monter. La crise diplomatique trouve son origine dans la décision unilatérale des Etats-Unis de se retirer de l'accord international sur le nucléaire iranien signé en 2015. Les tensions ont connu un pic fin juin, après que les forces iraniennes ont abattu un drone de surveillance américain qui avait, selon eux, pénétré leur espace aérien. En guise de riposte, Donald Trump a approuvé des frappes de représailles... avant de se raviser.

 

 

Inquiète, la communauté internationale tente d'œuvrer sur le terrain diplomatique pour apaiser les tensions et trouver des solutions. La France essaie de se poser en médiatrice et Emmanuel Macron s'est entretenu plusieurs fois avec son homologue iranien, Hassan Rohani. De son côté, Londres pousse pour la mise en place d'une "mission de protection maritime dirigée par les Européens" dans le Golfe. Une initiative qui ne plaît guère à Téhéran, pour qui "la présence de forces étrangères n'aidera pas à (assurer) la sécurité de la région". La crise dans le détroit d'Ormuz sera l'un des sujets mis sur la table du prochain G7, fin août, à Biarritz.

 


02/08/2019
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Franceinfo - le vendredi 19 juillet 2019

 

 

L'Iran affirme que les Etats-Unis ont abattu un de leurs drones par erreur

 

 

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Contrairement à ce qu'avait annoncé Donald Trump, "aucun drone" iranien n'a été détruit dans le détroit d'Ormuz

 

 

 

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Un drone américain survole l'Iran le 20 juin 2019. (HANDOUT / US AIR FORCE / AFP)

 

 

 

L'incident vire à l'imbroglio diplomatique. Alors que Donald Trump affirmait avoir abattu un drone iranien au-dessus du détroit d'Ormuz, jeudi 18 juillet, car celui-ci s'approchait dangereusement d'un navire américain, le gouvernement iranien annonce une autre version des faits. 

 

 

"J'ai peur que l'USS Boxer ait abattu un de leurs propres [drones] par erreur", annonce vendredi le ministre des Affaires étrangères adjoint iranien, Abbas Araghchi, dans un message écrit en anglais sur Twitter. Il dément ainsi que la République islamique ait perdu, la veille, un appareil sans pilote

 

 

 

 

 

 

"Nous n'avons perdu aucun drone dans le détroit d'Ormuz ou ailleurs", a ajouté Abbas Araghchi. 

 

 

 

Un regain de tension

Les incidents se multiplient entre des navires iraniens et occidentaux dans le détroit d'Ormuz, limitrophe de l'Iran et où transite une grande partie du pétrole mondial. Ces incidents se produisent sur fond de tensions concernant notamment l'accord sur le nucléaire iranien, dont l'Iran a renoncé à appliquer plusieurs engagements en réponse au rétablissement des sanctions américaines.

 

 

 

 

 

Franceinfo - le jeudi 18 juillet 2019 - mis à jour le 19.07.19

 

 

Les Etats-Unis affirment avoir abattu un drone iranien qui s'approchait d'un de leurs navires dans le détroit d'Ormuz

 

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En juin, c'est un drone américain qui avait été détruit par l'Iran. Donald Trump avait affirmé avoir renoncé à la dernière minute à des frappes aériennes en représailles

 

 

 

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L'USS Boxer, navire américain qui a abattu un drone iranien le 18 juillet 2019, ici lors d'un ravitaillement en mer quatre jours plus tôt, sur une photo de la marine américaine qui n'a pas dévoilé sa localisation. (KEYPHER STROMBECK / NAVY OFFICE OF INFORMATION / AFP)

 

 

 

La tension entre Washington et Téhéran va-t-elle encore monter d'un cran ? Les Etats-Unis ont abattu un drone iranien au-dessus du détroit d'Ormuz, a annoncé Donald Trump, jeudi 18 juillet. L'engin s'était approché à moins d'un kilomètre d'un navire américain, l'USS Boxer, qui a entrepris "une action défensive", a affirmé le président américain.

 

 

"C'est le dernier de nombreux actes de provocation et d'hostilité de la part de l'Iran contre des navires opérant dans les eaux internationales", a estimé Donald Trump. Il a affirmé que les Etats-Unis "se réservent le droit de défendre [leur] personnel, [leurs] installations et intérêts", et appelé le reste du monde à "condamner l'Iran".

 

 

Interrogé peu après lors de son arrivée au siège de l'ONU à New York, le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, a affirmé n'avoir "aucune information sur la perte d'un drone".

 

 

 

De nombreux incidents dans le détroit d'Ormuz

Le 20 juin, les Gardiens de la Révolution iraniens avaient annoncé avoir abattu un drone américain qui avait "violé l'espace aérien iranien", ce que Washington conteste. Donald Trump avait affirmé avoir ordonné des frappes aériennes contre l'Iran en réponse, mais avoir décidé à la dernière minute de les annuler pour éviter un lourd bilan humain.

 

 

Les incidents se multiplient entre des navires iraniens et occidentaux dans le détroit d'Ormuz, limitrophe de l'Iran et où transite une grande partie du pétrole mondial. Jeudi, les Gardiens de la révolution ont annoncé qu'ils détenaient un tanker "étranger" qui avait été arraisonné dimanche et se livrait, selon eux, à de la "contrebande" de carburant.

 

 

Ces incidents se produisent sur fond de tensions concernant notamment l'accord sur le nucléaire iranien, dont l'Iran a renoncé à appliquer plusieurs engagements en réponse au rétablissement des sanctions américaines.

 

 


19/07/2019
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Franceinfo - le mercredi 8 mai 2019

 

 

Accord sur le nucléaire iranien : six questions sur la nouvelle crise diplomatique qui inquiète le monde

 

 

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Les dirigeants iraniens ont suspendu une partie de leurs engagements et donné soixante jours aux Européens, Chinois et Russes pour mettre en œuvre leurs promesses de protéger Téhéran contre les sanctions économiques de Washington

 

 

 

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 Le bâtiment du réacteur nucléaire de Bushehr, dans le sud de l'Iran, le 26 février 2006. (BEHROUZ MEHRI / AFP)

 

 

 

La menace planait depuis des mois. Un an jour pour jour après l'annonce du retrait américain de l'accord sur le nucléaire iranien, l'Iran a suspendu, mercredi 8 mai, une partie de ses engagements. Le pouvoir iranien a donné soixante jours aux cinq autres pays signataires restants (France, Allemagne, Royaume-Uni, Russie et Chine) pour tenir leurs promesses de protéger Téhéran contre les sanctions de Washington. Ce nouveau regain de tensions internationales soulève de nombreuses questions.

 

 

 

1 - Que prévoit l'accord sur le nucléaire iranien ?

L'accord sur le nucléaire iranien a été conclu à Vienne le 14 juillet 2015 et validé par une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies. Il a été paraphé par l'Iran et les cinq membres permanents du Conseil de sécurité (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni), plus l'Allemagne. Il a permis de réintégrer l'Iran dans le concert des nations. Il a surtout mis fin à des années d'isolement du pays, en levant une partie des sanctions économiques internationales qui pesaient sur lui. En échange, la République islamique a accepté de brider son programme nucléaire. L'objectif est de rendre quasiment impossible pour l'Iran la fabrication d'une bombe atomique, tout en assurant à Téhéran – qui dément toute visée militaire – le droit de développer une filière nucléaire civile.

 

 

 

2 - Quels étaient les engagements précis de Téhéran ?

L'Iran s'est engagé à revoir à la baisse ses capacités nucléaires. Le pays a ainsi réduit à 5 060 le nombre de ses centrifugeuses en activité servant à enrichir l'uranium – contre plus de 19 000 au moment de la signature de l'accord – et s'est engagé à ne pas dépasser ce nombre pendant dix ans. Téhéran a également accepté de modifier son réacteur à eau lourde d'Arak, de manière à rendre impossible la production de plutonium à usage militaire dans cette installation. Le pouvoir iranien a ainsi limité son stock d'eau lourde à 130 tonnes maximum, et ses réserves d'uranium enrichi (UF6) à 300 kilos, et a renoncé à enrichir l'uranium à un taux supérieur à 3,67%. 

 

 

L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), qui est chargée de vérifier sur le terrain l'application de l'accord, a jusqu'à présent toujours attesté que Téhéran respectait ses engagements, comme en atteste le dernier rapport trimestriel dévoilé le 22 février 2019. L'agence onusienne a notamment attesté que l'Iran n'avait pas enrichi d'uranium à des degrés prohibés, ni constitué de stocks illégaux. Mais en revenant sur ses engagements, mercredi, la République islamique a annoncé qu'elle allait s'affranchir de deux de ses engagements : limiter ses réserves d'eau lourde et celles d'uranium enrichi.

 

 

 

3 - Dans quel contexte survient cette décision du pouvoir iranien ?

L'annonce de Téhéran survient dans un climat de tensions exacerbées entre l'Iran et les Etats-Unis, alimentées par le durcissement constant de la position de l'administration américaine à l'égard du régime iranien depuis le début de l'année 2018.

 

 

En janvier de l'année dernière, Donald Trump a dénoncé les "terribles lacunes" de l'accord et exigé un nouveau pacte avec Téhéran. Il a laissé jusqu'au 12 mai 2018 aux Européens pour le conclure. Mais le 8 mai, sans attendre l'expiration de son ultimatum, le président américain a annoncé le retrait unilatéral des Etats-Unis de l'accord et le rétablissement des sanctions vis-à-vis de Téhéran, en rupture avec l'engagement de son prédécesseur démocrate, Barack Obama.

 

 

Le 7 août, un premier train de sanctions est rétabli, avec le blocage des transactions financières et des importations de matières premières. Des mesures qui pénalisent les achats dans les secteurs de l'automobile et de l'aviation commerciale. Le 5 novembre, le deuxième train de sanctions touche cette fois les secteurs pétrolier et financier. Le 7 mars 2019, Washington hausse encore un peu plus le ton et réclame des sanctions internationales contre l'Iran, accusé par les Etats-Unis de violer la résolution de l'ONU et de déstabiliser le Moyen-Orient par ses essais de missiles.

 

 

Le 8 avril, les Etats-Unis prennent un décision symbolique en plaçant les Gardiens de la révolution, armée idéologique du régime, sur leur liste des "organisations terroristes étrangères", de même que la force al-Qods, chargée des opérations extérieures des Gardiens. Et le 22 avril, Donald Trump décide de mettre fin, à partir de début mai, aux exemptions permettant à huit pays (Chine, Inde, Turquie, Japon, Corée du Sud, Taïwan, Italie et Grèce) d'acheter du pétrole iranien.

 

 

Et la crise a pris une tournure militaire ces derniers jours. Le 5 mai, le conseiller américain à la sécurité nationale, John Bolton, annonce le déploiement dans le Golfe d'un porte-avions accompagné de son groupe aéronaval, et d'une force de bombardiers. Le 7 mai, le Pentagone annonce dépêcher plusieurs bombardiers B-52 dans le Golfe. Et le secrétaire d'Etat Mike Pompeo, en visite surprise à Bagdad, accuse alors Téhéran de préparer des "attaques imminentes" contre les forces américaines.

 

 

 

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Le porte-avions américain "USS Abraham Lincoln" entrant en mer Méditerranée par le détroit de Gibraltar, le 13 avril 2019, dans le cadre du déploiement d'une force militaire américaine au Moyen-Orient. (US NAVY / REUTERS)

 

 

 

La campagne contre l'Iran vise, selon Washington, à mettre fin aux "activités déstabilisatrices" de Téhéran au Moyen-Orient, notamment au Liban via le mouvement chiite Hezbollah, au Yémen à travers les rebelles Houthis et en Syrie par son soutien au régime de Bachar Al-Assad. Donald Trump a fait de l'Iran son ennemi numéro un au Moyen-Orient, car elle est "sa porte de sortie", explique le géopolitologue Dominique Moïsi dans Les Echos. "L'Amérique a échoué face aux talibans en Afghanistan, elle n'a pas su s'imposer en Syrie, et son plan de paix israélo-palestinien n'a aucune chance d'aboutir. Reste l'Iran, où la ligne dure de Donald Trump peut l'aider à se faire réélire en 2020."

 

 

 

4 - Pourquoi la République islamique lance-t-elle son ultimatum maintenant ?

Le retour des sanctions américaines mine l'économie iranienne. Fin janvier 2018, Paris, Berlin et Londres ont bien tenté de mettre en place le mécanisme de troc Instex – une sorte de chambre de compensation – pour permettre aux entreprises de l'Union européenne de commercer avec l'Iran en contournant les sanctions américaines. En vain. Européens, Chinois et Russes ont été jusqu'à présent incapables de respecter leur promesse de permettre à l'Iran de bénéficier des avantages économiques que le pays escomptait de l'accord. L'allemand Daimler, numéro un mondial de la voiture haut de gamme, a ainsi cessé ses activités en Iran. Les constructeurs français Renault et PSA ont eux aussi mis fin à leurs activités ou projets de production de voitures en Iran. De même, le géant pétrolier français Total s'est désengagé de ses projets de plusieurs milliards de dollars. D'autres grandes entreprises étrangères ont fait de même.

 

 

 

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Des Iraniens manifestent autour d'un masque du président américain Donald Trump, le 12 avril 2019 à Téhéran (Iran), après l'inscription par l'administration américaine des Gardiens de la révolution sur la liste des organisations terroristes. (ROUZBEH FOULADI / NURPHOTO / AFP)

 

 

 

La crise actuelle semble partie pour être pire que la récession de 2012-2013, lorsque les sanctions internationales contre le programme nucléaire de Téhéran et ses projets de développement balistique avaient produit leur effet maximal. Depuis le 8 mai 2018, le rial iranien s'est déprécié de plus de 57% par rapport au dollar sur le marché libre, engendrant une forte poussée de l'inflation. Celle-ci atteint désormais 51% en glissement annuel, contre 8% il y a un an, selon le taux officiel.

 

 

Selon le Fonds monétaire international, le PIB de la République islamique va chuter de 6% en 2019, après un recul de 3,9% en 2018. La chute pourrait être plus brutale encore, puisque cette prévision a été formulée avant les annonces américaines de fin avril. La hausse des prix touche tout particulièrement la nourriture. Dans certains magasins de la capitale, la viande rouge devient même difficile à trouver. L'Iran est pris à la gorge économiquement.

 

 

 

5 - Qu'espère obtenir Téhéran avec cet ultimatum ?

Téhéran a donné deux mois aux Européens pour trouver une solution permettant de sortir réellement les secteurs pétrolier et bancaire iraniens de leur isolement provoqué par les sanctions économiques américaines. Faute de quoi la République islamique renoncera à d'autres engagements.

 

 

 

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Le président iranien Hassan Rohani, lors de la réunion de son cabinet, le 8 mai 2019 à Téhéran (Iran). (PRESIDENCE IRANIENNE / AFP)

 

 

 

Pour Robert Kelley, expert à l'Institut international de Stockholm pour la recherche sur la paix (Sipri) interrogé par l'AFP, "il s'agit pour [le pouvoir iranien] de sauver la face". Les dirigeants iraniens, juge cet ancien inspecteur de l'AIEA, "sont entre le marteau et l'enclume". "Ils ont conclu un accord qui n'est pas respecté par l'autre partie. En fait, ils sont tombés dans le piège que leur ont tendu les Américains." "Y a-t-il un enjeu stratégique ? Font-ils ces annonces parce qu'ils veulent construire des armes ? Certainement pas", estime cet ex-haut responsable du programme nucléaire américain. "Ils estiment devoir continuer de produire de l'uranium pour sauver la face, même si, en réalité, ils n'en ont pas vraiment besoin."

 

 

 

6 - L'Iran va-t-il relancer son programme nucléaire militaire ?

 

"Ce n'est pas parce qu'ils produisent des matériaux nucléaires et dépassent les limites [de stocks] autorisées qu'ils vont construire une arme nucléaire. Le chemin est extrêmement long", assure l'expert du Sipri. "Quand les gens entendent 'uranium', ils pensent à la bombe. Mais il y a peu de rapport entre de l'uranium enrichi [à 3,67%] et la bombe. Idem pour l'eau lourde : ils n'ont plus de réacteur utilisant de l'eau lourde. Ils la produisent juste pour dire : 'Nous pouvons le faire et vous n'avez pas à nous dire ce qu'on a le droit de faire ou pas'. Il n'y a aucune portée stratégique. Le vrai enjeu, ce sont les sanctions sur le pétrole." Et Robert Kelley de conclure : "Tant que tout est sous le régime de vérification de l'AIEA et soumis à des inspections quotidiennes, tout le monde saura exactement ce qui se passe."

 


09/05/2019
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Franceinfo - le mercredi 8 mai 2019

 

 

Accord sur le nucléaire iranien : Téhéran suspend certains de ses engagements et lance un ultimatum aux signataires

 

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

 

L'Iran a pour l'instant fait le choix de ne plus limiter ses réserves d'eau lourde et d'uranium enrichi, comme il s'y était engagé au titre de l'accord international de 2015 sur son programme nucléaire

 

 

 

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Une photo prise par la présidence iranienne montrant le président iranien, Hassan Rouhani, avec le directeur de l'organisation de technologie nucléaire iranienne, Ali Akbar Salehi, le 9 avril 2019 à Téhéran (Iran).  (HO / IRANIAN PRESIDENCY / AFP)

 

 

 

 

L'Iran décide de revenir sur certains points de l'accord de Vienne, de non-prolifération nucléaire. Téhéran a fait le choix de cesser d'appliquer "certains" de "ses engagements" pris dans le cadre de cet accord international sur son programme nucléaire en 2015, indique le ministère des Affaires étrangères iranien dans un communiqué, mercredi 8 mai.

 

 

Selon le ministère, la décision a été notifiée officiellement en début de matinée, à Téhéran (Iran), aux ambassadeurs des pays restant parties dans cet accord : l'Allemagne, la Chine, la France, la Grande-Bretagne et la Russie. Il y a exactement un an, les Etats-Unis se sont retirés de ce pacte, rétablissant des sanctions économiques envers l'Iran suspendues avec l'application de l'accord. 

 

 

Les mesures prises par les Etats-Unis, en particulier depuis un an mais aussi avant (...) leur retrait (de l'accord), avaient clairement pour but de causer une interruption de l'application (de cet accord).Mohammad Javad Zarif, ministre des Affaires étrangères iranien

 

 

L'Iran a fait preuve jusque-là de "patience", mais la République islamique juge désormais "approprié de cesser d'appliquer certains des engagements et mesures volontaires" qu'elle a prise dans le cadre de cet accord, a ajouté le ministre des Affaires étrangères iranien, dans des propos retransmis par la télévision d'Etat.

 

 

 

L'Iran cesse de limiter son stock d'uranium enrichi

Néanmoins, "l'Iran ne se retirera pas" de cet accord, a insisté Mohammad Javad Zarif. Téhéran a pour l'instant décidé de ne plus limiter ses réserves d'eau lourde et d'uranium enrichi, comme il s'y était engagé au titre de l'accord international de 2015, a indiqué le Conseil suprême de la sécurité nationale iranien. Téhéran donne également "60 jours" aux pays restant parties à ce pacte pour "rendre opérationnels leurs engagements, en particulier dans les secteurs pétrolier et bancaire", sous peine de voir l'Iran renoncer à appliquer d'autres de ses engagements, a ajouté le Conseil.

 

 

Conclu à Vienne en juillet 2015, et validé par une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies, l'accord sur le nucléaire iranien a permis à Téhéran d'obtenir une levée d'une partie des sanctions internationales visant l'Iran. En échange, le pays avait accepté de limiter drastiquement son programme nucléaire, et s'est engagé à ne jamais chercher à se doter de l'arme atomique. 

 

 

L'annonce iranienne intervient dans un climat de tensions exacerbées avec les Etats-Unis. Le Pentagone a annoncé dépêcher plusieurs bombardiers B-52 dans la région du Golfe. Le secrétaire d'Etat américain, Mike Pompeo, a fait mardi une visite surprise à Bagdad, affirmant disposer d'informations indiquant "une escalade des activités de l'Iran". Ce dernier a accusé Téhéran de préparer des "attaques imminentes" contre les forces américaines dans la région.

 


08/05/2019
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Franceinfo - le samedi 22 septembre 2018

 

 

Iran : l'Etat islamique revendique l'attentat qui a fait au moins 29 morts lors d'un défilé militaire

 

 

La tuerie s'est déroulée à Ahvaz, dans le sud-ouest du pays, samedi matin. L'attaque a été menée par plusieurs hommes armés qui ont ouvert le feu sur la foule et les militaires

 

 

 

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Des soldats blessés après une attaque terroriste pendant un défilé militaire à Ahvaz, en Iran, le 22 septembre 2018. (ALIREZA MOHAMMADI / ISNA)

 

 

 

Le groupe Etat islamique a revendiqué, samedi 22 septembre, l'attaque menée contre un défilé militaire à Ahvaz, dans le sud-ouest de l'Iran, qui a fait au moins 29 morts, selon Amaq, l'organe de propagande de l'organisation jihadiste. Parmi les victimes figurent des femmes et des enfants. L'attaque a fait également des dizaines de blessés, dont certains dans un état grave. 

 

 

Cet attentat survient un peu plus d'un an après les premières attaques en Iran revendiquées par le groupe Etat islamique. Le 7 juin 2017, des hommes armés et des kamikazes avaient attaqué le Parlement et le mausolée de l'imam Khomeiny à Téhéran, faisant 17 morts et des dizaines de blessés.

 

 

Deux à quatre assaillants

 

Selon l'agence de presse iranienne Fars, l'attaque a été menée par deux hommes armés ayant ouvert le feu sur la foule. Les assaillants ont ensuite essayé de tirer sur la tribune officielle, mais ont été neutralisés par les forces de l'ordre, indique Fars, laissant entendre que les deux assaillants ont été blessés.

 

 

De son côté, un général des Gardiens de la Révolution a une  autre version de faits. Il parle de "quatre terroristes". "Trois ont été envoyés en enfer sur les lieux de l'attaque et le quatrième, qui avait été blessé et arrêté, a rejoint l'enfer peu à près du fait de la gravité de ses blessures", a-t-il expliqué.

 

 

Un peu plus tôt dans la journée, Téhéran avait accusé "un régime étranger" soutenu par les États-Unis d'être responsable de l'attentat. "L'Iran considère que les parrains régionaux du terrorisme et leurs maîtres américains sont responsables de telles attaques", avait écrit le ministre des Affaires étrangères iranien Mohammad Javad Zarif sur son compte Twitter. En filigrane, plusieurs officiels iraniens pointaient la responsabilité de l'Arabie saoudite, grand rival sunnite de l'Iran chiite au Moyen-Orient.

 


27/09/2018
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Franceinfo - le mardi 8 mai 2018

 

 

Le mont Everest en passe de devenir "le plus haut dépotoir au monde"

 

 

Alors qu'environ 1 500 personnes tentent son ascension chaque année, l'Everest, qui culmine à 8 848 mètres, est aujourd’hui considéré comme "le plus haut dépotoir au monde". La raison ? La ruée de touristes qui laissent derrière eux de nombreux déchets

 

 

 

Chaque année, 1 500 personnes tentent de gravir le "toit du monde". "Environ 400 atteignent le sommet et toutes laissent derrière elles une trace assez dramatique pour l'environnement", explique Axel Zeiliger, producteur du documentaire Everest Green. Pour lutter contre cette pollution massive, des associations se mobilisent depuis quelques années et lancent des opérations de nettoyage, avec l’aide de sherpas. 

 

 

Piles, boîtes de conserve, canettes, emballages, matériels usagés, cartouches de gaz, cordes anciennes et déchets alimentaires sont conservés par le congélateur himalayen. Chaque opération de nettoyage permet ainsi de ramasser des centaines de kilos, parfois des tonnes d’ordures qui n'ont pas pu être brûlées sur place. En 2017, l’association Everest Green a notamment collecté 5,3 tonnes de déchets en un mois. Un chiffre alarmant qui s’explique par un tourisme de masse largement au-dessus des capacités d’accueil du sommet.

 

 


01/06/2018
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Franceinfo - le mardi 8 mai 2018

 

 

Accord sur le nucléaire iranien : après le retrait des Etats-Unis, Téhéran pourrait recommencer à enrichir davantage l'uranium, prévient Rohani

 

 

Le président américain a annoncé mardi le retrait des Etats-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien et le rétablissement de sanctions contre l'Iran

 

 

 

Ce qu'il faut savoir

 

 

Le président américain, Donald Trump, a annoncé que les Etats-Unis allaient "se retirer" de l'accord international sur le nucléaire iranien, mardi 8 mai. S'exprimant depuis la Maison Blanche, à Washington (Etats-Unis), le dirigeant a en parallèle annoncé le rétablissement des sanctions contre l'Iran. "Nous allons mettre en place le niveau le plus élevé de sanctions économiques possible" contre Téhéran, a-t-il affirmé, tout en précisant qu'il souhaitait travailler avec ses alliés à un nouvel accord. En réponse, le président iranien, Hassan Roahani, a prévenu que son pays pourrait, "en cas de nécessité", recommencer à enrichir davantage l'uranium. 

 

 

Un accord "pourri", selon Donald Trump. Le président américain a fustigé un accord qui "n'a pas apporté la paix" et qui "ne l'apportera jamais""Cet accord devait protéger les Etats-Unis et ses alliés de l'arme nucléaire iranienne. Il a permis à l'Iran de continuer à enrichir l'uranium et d'atteindre la capacité à produire l'arme nucléaire", a-t-il affirmé. 

 

 

"Réparer les affreuses erreurs" d'Obama. Donald Trump avait demandé aux signataires de l'accord de "réparer les affreuses erreurs" du texte ratifié par l'administration de Barack Obama, faute de quoi il refuserait de prolonger l'assouplissement des sanctions américaines contre la République islamique d'Iran.

 

 

 Un accord de 2015. Cet accord, signé par Téhéran, les membres du Conseil de sécurité de l'ONU et l'Allemagne, vise à interdire à l'Iran de chercher à obtenir la bombe atomique, en échange de la levée des sanctions économiques internationales et à condition de laisser inspecter ses sites nucléaires. 

 

 

Vers un accord "plus large" ? Le président français, Emmanuel Macron, a rapidement réagi à la décision de Donald Trump. "La France, l'Allemagne et le Royaume-Uni regrettent la décision américaine de sortir de l'accord nucléaire" iranien, et vont "travailler collectivement" à un accord "plus large", a-t-il déclaré sur Twitter. L'ancien président américain, Barack Obama, a quant à lui dénoncé une "grave erreur" de Donald Trump.

 


01/06/2018
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Franceinfo - le mercredi 3 janvier 2018

 

 

Iran : Emmanuel Macron, "préoccupé", appelle Hassan Rohani à "la retenue"

 

La visite que devait effectuer le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, à Téhéran à la fin de la semaine, est reportée

 

 

La France inquiète de la contestation qui agite l'Iran. Emmanuel Macron a exprimé, mardi 2 janvier, dans un entretien téléphonique avec son homologue iranien Hassan Rohani, sa "préoccupation" face "au nombre de victimes liées aux manifestations" des derniers jours en Iran. Le président a appelé Téhéran à "la retenue et à l'apaisement". "Les libertés fondamentales, notamment les libertés d'expression et de manifestation, doivent être respectées", a indiqué l'Elysée dans un communiqué.

 

 

Dans ce contexte, les deux dirigeants ont décidé de reporter à une date ultérieure la visite que devait effectuer le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, à Téhéran à la fin de la semaine, a précisé l'Elysée.

 

 

 

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Le président Emmanuel Macron prononce un discours à l'Elysée, le 30 décembre 2017. (ETIENNE LAURENT / AFP)

 

 

 

 

L'Iran demande la défense de l'accord sur le nucléaire

 

Rendant compte un peu plus tôt de cette discussion, la télévision iranienne a indiqué que Hassan Rohani avait demandé à Emanuel Macron de prendre des mesures contre les activités d'un "groupe terroriste" iranien basé en France et impliqué selon lui dans les récentes manifestations. Téhéran accuse les Moudjahidine du peuple, qualifiés par le pouvoir iranien d'hypocrites, d'alimenter les violences et d'être liés à l'Arabie saoudite, rivale régionale de l'Iran.

 

 

Le communiqué de l'Elysée n'a pas fait état de cette question mais a précisé que les deux présidents avaient évoqué l'accord nucléaire de 2015, "dont la France soutient l'application stricte, sous supervision internationale". Hassan Rohani "a demandé l'appui de la communauté internationale pour défendre cet accord et respecter les engagements pris", a précisé la présidence française.

 


04/01/2018
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Franceinfo - le mercredi 3 janvier 2018

 

 

"Le manque d'espoir et la déprime sont de plus en plus forts" : des Iraniens racontent pourquoi ils manifestent

 

 

 

Décembre 2017. (MEHR NEWS / AFP)

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Margaux Duguet France Télévisions

 

Depuis plusieurs jours, ce pays de 83 millions d'habitants est le théâtre de violentes protestations contre les difficultés économiques et le pouvoir politique. Joints par franceinfo, des Iraniens témoignent de l'ambiance qui règne chez eux

 

 

"Tout est compliqué ici, soupire un étudiant de Téhéran. J'ai appris que certains de mes amis ont été arrêtés pour avoir fait ce genre de choses." Il n'en dira pas plus. "Ce genre de choses", c'est-à-dire parler à un média étranger, peut coûter très cher en Iran. Surtout en ce moment. Depuis le 28 décembre, le pays est secoué par des manifestations contre le coût de la vie et le régime. Vingt et une personnes, dont 16 manifestants, ont été tuées durant ces rassemblements, les plus importants depuis la contestation contre la réélection de l'ex-président ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad en 2009. En réaction, le gouvernement du président Hassan Rohani et les autorités religieuses ont accusé des puissances étrangères, dont les Etats-Unis, d'agir en coulisses.

 

 

 

L'accès aux réseaux sociaux comme Instagram ou aux messageries chiffrées comme Telegram a été restreint. Les conversations sont extrêmement contrôlées. "Tous nos messages sont sous étroite surveillance et n'importe quoi, même un simple mot, peut entraîner des conséquences judiciaires graves, raconte un Iranien terrorisé. Nous avons aussi reçu des menaces nous intimant de ne pas participer aux manifestations ou de ne pas partager d'informations avec qui que ce soit." Malgré la peur, des Iraniens ont accepté d'expliquer à franceinfo ce qui se passe dans leur pays et pourquoi certains d'entre eux ont choisi de descendre dans la rue. 

 

 

 

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"Un jour viendra où je n'aurai plus de travail"

 

Il en rigolerait presque. Au beau milieu de la conversation, sur WhatsApp, Ali* glisse un "moi, je n'ai pas peur de parler. Mais s'ils m'arrêtent demain, vous saurez pourquoi". Cet ingénieur manifeste presque tous les soirs depuis le début du mouvement dans sa ville d'Ispahan, dans le centre de l'Iran. Les conditions économiques se sont tellement dégradées qu'il n'a pas hésité à se mobiliser. 

 

 

 

Je travaille pour une société privée et ça fait cinq mois qu'on ne me verse pas mon salaire. C'est difficile, trop difficile.

Ali*, ingénieur à Ispahan

à franceinfo

 

 

Pour joindre les deux bouts, en plus de son travail, Ali rénove des halls d'immeubles et rêve d'"émigrer". "En ce moment, il y a beaucoup de problèmes. Les prix augmentent de plus en plus. Il y a beaucoup de jeunes qui ont étudié à l'université, mais il n'y a pas de travail pour eux, détaille-t-il. La situation est pire qu'en 2009. A l'époque, les manifestations n'étaient que politiques mais là, elles sont aussi une réaction à la situation économique. Et puis, en 2009, les pauvres étaient avec Ahmadinejad. Maintenant, ils sont dans l'opposition."

 

 

Les Iraniens des classes populaires et moyennes ne ressentent pas, en effet, les retombées de la politique du président Hassan Rohani, en particulier celles attendues après l'accord de 2015 qui a levé les sanctions économiques en échange de l'arrêt du programme nucléaire de Téhéran

 

 

Ali sent qu'il n'aura bientôt plus rien à perdre. "Si les prix augmentent encore, un jour viendra où je n'aurai plus de travail et plus d'argent. Si le gouvernement ne change pas sa politique, ce sera bientôt", pronostique-t-il. Mardi soir encore, il était dans la rue malgré "les policiers beaucoup plus nombreux" qu'auparavant. Avec une amie, il continue de filmer la colère de ses compatriotes.

 

 

 

"La situation devient de pire en pire"

 

D'autres Iraniens attendent cependant d'y voir plus clair avant de rejoindre le mouvement. C'est le cas d'Hamif*, 33 ans et manager à Téhéran. Ancien étudiant activiste ayant participé aux manifestations de 2009, il reste un peu sceptique sur ces nouvelles protestations. "Je préfère attendre et ne pas participer pour l'instant. Leurs revendications ne sont pas très claires. Ils savent ce qu'ils ne veulent pas, mais ils ne savent pas ce qu'ils veulent. Et puis, il n'y a pas de leadership pour le moment", regrette-t-il au bout du fil. 

 

 

Hamif est néanmoins bien conscient du danger de la situation. "Le gouvernement d'Ahmadinejad a passé beaucoup de contrats avec des sociétés privées et maintenant, le gouvernement actuel a beaucoup de dettes envers ce secteur privé. Et il ne peut pas payer. Conséquence : les entreprises ne peuvent plus verser leurs salaires aux travailleurs, explique ce féru de philosophie. Cela devient de pire en pire."

 

 

 

La situation est très fragile. A la moindre étincelle, tout peut s'embraser.

Hamif*, manager à Téhéran

à franceinfo

 

 

Hamif dit encore "craindre pour l'avenir". "J'ai peur parce qu'aucun pays dans le monde n'a obtenu la liberté et la démocratie sans la violence et la révolution", assure-t-il. 

 

 

 

Soif de démocratie

 

Une crainte qu'a décidé d'ignorer Pouria*, étudiant à Ispahan. A 27 ans, il est descendu deux fois dans la rue, pas plus, car "nous sommes en pleine période d'examens". Il affirme ne pas avoir peur de manifester. "Je sais quand je peux y aller, où je peux me placer et quand il est temps de partir", explique-t-il. Lui proteste surtout pour plus de démocratie et rêve de "liberté d'expression, de droits pour les femmes et de réformes de l'économie et de la politique étrangère".

 

 


04/01/2018
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le Progrès du jeudi 8 juin 2017

 

 
 
    DEUX ATTENTATS HIER À TÉHÉRAN, AU MOINS 13 MORTS. DAECH ATTAQUE
      L'IRAN : CRISE MAJEURE

 

 

 

Le double attentat contre le parlement iranien et le mausolée de l'imam Khomeiny s'inscrit dans un regain de tension entre musulmans chiites et sunnites, et entre l'Iran et l'Arabie saoudite.

 

 

C'est une première très inquiétante. Daech a revendiqué les deux attentats commis hier à Téhéran contre le Parlement et le mausolée de l'imam Khomeiny. Les attaques, lancées le matin de manière simultanée sur les deux sites distants d'une vingtaine de kilomètres, ont duré plusieurs heures, et fait au moins treize victimes.

 

 

 

Les Gardiens accusent l'Arabie saoudite

 

Un premier groupe de deux personnes a attaqué le mausolée de l'imam Khomeiny, lieu saint du chiisme iranien, cible éminemment symbolique pour les terroristes sunnites de Daech. "La première personne s'est faite exploser dans les jardins du mausolée et la seconde a été tuée par les forces de l'ordre", selon le ministère de l'Intérieur iranien.

 

 

Un second groupe de quatre assaillants, déguisés en femmes, a attaqué le Parlement. L'un s'est fait exploser, les trois autres ont été tués par les forces de sécurité, tandis que les députés poursuivaient leurs débats.

 

 

Cette première intervient alors que la tension n'a jamais été aussi forte entre l'Iran et l'autre puissance de la région, l'Arabie saoudite. Et entre les deux branches de l'islam dont ces pays se veulent les champions, le chiisme et le sunnisme.

 

 

Les Gardiens de la Révolution iranienne ont d'ailleurs accusé hier soir l'Arabie saoudite d'être à l'origine de ces attaques. Et ils établissaient un lien avec la récente visite du président américain à Ryad : Donald Trump y avait violemment attaqué Téhéran, rangé dans "l'axe du Mal" pour son soutien au terrorisme. Et le président américain maintient toujours le doute sur l'accord conclu avec l'Iran par Barack Obama : une levée de sanctions contre un arrêt du programme nucléaire militaire.

 

 

 

Un conflit "aux origines de l'islam"

 

Cette tension croissante entre les deux pays s'est également manifestée lundi au détriment du Qatar, avec lequel l'Arabie saoudite et ses alliés émiratis ont rompu toute relation. En cause : la volonté du Qatar de ménager l'Iran, qui exploite avec lui un champ gazier dans le Golfe. L'Arabie et l'Iran s'opposent aussi au Yémen et à Bahreïn, par factions interposées. Et bien sûr en Syrie, où l'Iran est très engagé aux côtés de Bachar el Assad, alors que l'Arabie finance les forces islamistes.

 

 

"Le conflit entre chiites et sunnites remonte aux origines de l'islam. Les sunnites, majoritaires, n'ont jamais accepté la prétention des chiites à incarner un islam légitime", explique Serge Lafitte, auteur de "Chiites et Sunnites" (Presses de la Renaissance). "Et ce conflit rejoint une opposition elle aussi très ancienne entre Persans et Arabes, les Iraniens se targuant aujourd'hui de porter la civilisation face aux "Bédouins saoudiens". Francis Brochet

 


12/06/2017
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le Progrès du dimanche 21 mai 2017

 

 
 
    ROHANI ÉLU DÈS LE PREMIER TOUR

 

 

 

Le président iranien, Hassan Rohani, a été largement réélu pour quatre ans dès le premier tour, avec 57 % des voix "Le message de notre peuple a été clairement exprimé. Le peuple iranien a choisi la voie de l'entente avec le monde, loin de l'extrémisme", s'est-il félicité hier, peu après l'annonce des résultats. Ce triomphe est un feu vert pour la poursuite de sa politique d'ouverture au monde et de réformes.

 


23/05/2017
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le Progrès du samedi 15 avril 2017

 

 
 
    IRAN - ROHANI CANDIDAT À UN SECOND MANDAT

 

 

 

Le président modéré iranien Hassan Rohani s'est porté candidat à l'élection présidentielle du 19 mai avec l'espoir d'obtenir un second mandat malgré les critiques des conservateurs et un bilan économique en demi-teinte. Âgé de 68 ans, M. Rohani avait été facilement élu dès le premier tour en 2013.

 

 

 

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18/04/2017
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le Progrès du mercredi 1er février 2017

 

 

 

POUSSÉE DE TENSION AUTOUR D'UN TIR DE MISSILE

 

 

Le Conseil de sécurité de l'ONU s'est réuni en urgence hier à propos d'un possible tir de missile iranien lundi, à la demande de Washington. Le ministre des Affaires étrangères français Jean-Marc Ayrault s'est dit inquiet face à cette éventualité. Le ministre iranien des Affaires étrangères  a pour sa part mis en garde les États-Unis de ne pas chercher de "prétexte" pour créer de "nouvelles tensions".

 


03/02/2017
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