L'AIR DU TEMPS

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Iran

MOYEN ORIENT

 


Franceinfo - le lundi 29 novembre 2021

 

Iran : les négociations sur le nucléaire reprennent, Téhéran est "déterminé" à trouver un accord

 


30/11/2021
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Franceinfo - le samedi 27 novembre 2021 - mis à jour le 28.11.2021

 

Rassemblement contre l'assèchement d'une rivière à Ispahan

 

 

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28/11/2021
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Franceinfo - le mercredi 4 août 2021

 

Iran : Mitra Hejazipour, exclue de l’équipe d’échecs nationale après avoir refusé de porter le voile durant une compétition

 

 

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Image par Yakup Ipek de Pixabay


06/08/2021
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Franceinfo - le mardi 3 août 2021

 

Ce que l'on sait de l'attaque d'un pétrolier au large d'Oman et de ses conséquences diplomatiques

 

Pétrolier attaqué en mer d'Oman : les Etats-Unis promettent une "réponse collective", Téhéran met en garde contre tout "aventurisme"

 


03/08/2021
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Franceinfo - le mardi 3 août 2021

 

Iran : l'ultraconservateur Ebrahim Raïssi intronisé président

 

 

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Image par Kaufdex de Pixabay 


03/08/2021
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Franceinfo - le vendredi 18 juin 2021

 

Iran : l'article à lire pour tout savoir sur l'élection présidentielle

 

 

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Image par OpenClipart-Vectors de Pixabay 


19/06/2021
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Franceinfo - le mardi 13 avril 2021

 

Nucléaire : l'Iran annonce un bond spectaculaire de ses activités d'enrichissement

 


15/04/2021
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Franceinfo - le lundi 12 avril 2021

 

L'Iran accuse Israël du sabotage d'un centre nucléaire et promet de se venger

 


13/04/2021
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Franceinfo - le vendredi 21 février 2020

 

 

L'Iran s'attend à une percée des conservateurs aux élections législatives

 

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édité par Timour OzturkfranceinfoValérie CrovaRadio France

 

 

Le scrutin se tient dans un contexte de grave crise économique et de tensions aiguës avec les États-Unis

 

 

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Des affiches électorales à Téhéran le 19 février 2020.  (ATTA KENARE / AFP)

 

 

 

Les électeurs iraniens sont appelés aux urnes vendredi 21 février pour choisir leurs 290 députés au Parlement. Les Conservateurs devraient sortir renforcés de ces élections législatives alors que le gouvernement de Hassan Rohani a vu sa cote de confiance s'effriter après le rétablissement des sanctions américaines.

 

 

Plus récemment c'est la destruction de l'avion de ligne d'Ukraine Airlines qui pèse sur la popularité de l'exécutif. Les autorités iraniennes ont attendu trois jours avant de reconnaître qu'il avait été abattu par erreur.

 

 

 

La participation, clef du scrutin

Le scénario d'une victoire des conservateurs s'est consolidé après l'invalidation de près de la moitié des candidats réformateurs et modérés par le Conseil des gardiens de la Constitution. En représailles, les États-Unis ont annoncé jeudi 20 février des sanctions financières contre cinq responsables de cet organe dominé par les ultraconservateurs.

 

 

Une donnée importante reste l'abstention, qui profite généralement aux candidats proches du Guide suprême Ali Khamenei. Mais il a appelé ses concitoyens à voter avec enthousiasme, car pour Ali Khamenei une forte participation électorale est un gage de légitimité face à ceux qu'il qualifie d'ennemis de l'Iran, en particulier les États-Unis.

 


21/02/2020
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Franceinfo - le mardi 21 janvier 2020

 

 

L'Iran confirme que deux missiles ont été tirés sur le Boeing 737 ukrainien

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

L'état-major iranien avait reconnu le 11 janvier, trois jours après le drame la responsabilité des forces armées dans cette catastrophe aérienne ayant fait 176 morts

 

 

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Des restes du Boeing 737 ukrainien abattu par des missiles iranien, à Téhéran, le 19 janvier 2020. (SOCIAL MEDIA / REUTERS)

 

 

 

Deux missiles ont été tirés en direction du Boeing 737 d'Ukraine International Airlines abattu le 8 janvier par les forces armées iraniennes, selon un rapport d'enquête préliminaire de l'Organisation de l'aviation civile iranienne (CAO), rendu public mardi 21 janvier. "Les enquêteurs ont accédé aux informations de [l'état-major] et ont découvert que deux missiles M1-TOR avaient été tirés en direction de l'avion", révèle ce rapport publié sur le site internet de la CAO.

 

 

"L'effet de ces [tirs de] missiles sur l'accident et l'analyse de cette action sont en cours d'investigation", ajoute le document, confirmant ainsi une information du New York Times, qui avait dit avoir authentifié une vidéo montrant que deux missiles avaient été tirés en direction de l'appareil.

 

 

L'état-major iranien avait reconnu le 11 janvier, trois jours après le drame la responsabilité des forces armées dans cette catastrophe aérienne ayant fait 176 morts. Endossant la "responsabilité totale" de l'accident, le chef de la branche aérospatiale des Gardiens de la Révolution n'avait parlé ce jour-là que d'un seul "missile de courte portée".

 


21/01/2020
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Franceinfo - le dimanche 5 janvier 2020

 

 

Mort du général Soleimani : comment la relation entre les Etats-Unis et l'Iran s'est dégradée sous Donald Trump

 

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Louis SanFrance Télévisions

 

 

 

L'assassinat par les forces américaines de l'architecte de la stratégie iranienne au Moyen-Orient a provoqué la colère de Téhéran et dégradé les rapports déjà tendus entre l'Iran et les Etats-Unis

 

 

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Le président américain Donald Trump (gauche) et son homologue iranien Hassan Rohani. (NICHOLAS KAMM / IRANIAN PRESIDENCY / AFP)

 

 

 

"Un grand saut dans l'inconnu." Les spécialistes contactés par franceinfo sont inquiets, après l'assassinat du général iranien Qassem Soleimani en Irak, vendredi 3 janvier. Cet homme influent, figure de l'aile dure des conservateurs iraniens, a été tué par une frappe aérienne américaine, à Bagdad. Depuis, l'hostilité entre les Etats-Unis et l'Iran s'intensifie. L'ayatollah Ali Khamenei promet qu'"une vengeance implacable attend les criminels". De quoi accentuer encore l'antagonisme entre Washington et Téhéran, dont les relations n'ont fait qu'empirer depuis l'arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche.

 

 

 

2018 : l'année de la rupture

Les Etats-Unis se retirent de l'accord sur le nucléaire iranien. C'est acté le 8 mai 2018. L'accord de Vienne, signé en 2015 sous Barack Obama, visait à interdire à l'Iran de chercher à obtenir la bombe atomique, en échange de la levée des sanctions économiques internationales et à condition de laisser inspecter ses sites nucléaires. Dès son arrivée à la Maison Blanche, Donald Trump dénonce un accord "pourri" qui, depuis sa signature, n'a "pas apporté la paix" et "ne l'apportera jamais". Aussitôt, le président iranien accuse son homologue de mener "une guerre psychologique".

 

 

Le retrait américain de l'accord provoque un tollé et de nombreuses craintes. Paris fait part de ses "regrets", la Russie se dit "profondément déçue", et Barack Obama condamne "une grave erreur". Ce n'est pas une énorme surprise, mais les observateurs ne pensaient pas Donald Trump capable de franchir le pas, malgré les menaces. "Avant son élection, Donald Trump annonçait vouloir sortir de l'accord de Vienne", rappelle Jean-Baptiste Bégat, historien et spécialiste de l'Iran et du Moyen-Orient. Donald Trump, dès 2016, n'a cessé de dénoncer "le pire accord signé par les Etats-Unis".

 

 

L'un des rares sujets de politique étrangère sur lesquels [Donald Trump] a toujours été stable, c'est le fait que l'Iran est un adversaire des Etats-Unis et qu'il faut combattre l'influence iranienne au Moyen-Orient. Jean-Baptiste Bégat à franceinfo

 

 

"Les relations entre les Etats-Unis et l'Iran n'étaient pas au beau fixe en 2018, mais elles étaient apaisées", commente auprès de franceinfo François Nicoullaud, ancien ambassadeur de France en Iran de 2001 à 2005. Selon lui, la décision de Donald Trump a été "inspirée par sa haine de Barack Obama" et "la volonté presque enfantine de vouloir détruire l'un des rares succès diplomatiques de son prédécesseur". Un caprice qui a brutalement affecté le lien fragile entre Washington et Téhéran.

 

 

 

2019 : l'année de l'hostilité ouverte

Les Gardiens de la Révolution entrent dans la liste des organisations "terroristes". Cette mesure symbolique est annoncée par l'administration de Donald Trump en avril 2019. Avant cela, jamais les Etats-Unis n'avaient formellement qualifié l'armée d'un autre pays de groupe terroriste.

 

 

Washington supprime les dérogations pour commercer avec l'Iran. Le président Trump s'attaque au porte-monnaie de l'Iran : l'exportation de pétrole. Dans la foulée du retrait de l'accord de Vienne, Donald Trump avait réinstauré des sanctions pour les pays commerçant avec l'Iran, avec des dérogations à certains Etats, jugeant que le marché mondial de pétrole ne pourrait pas supporter la fermeture totale du robinet de pétrole iranien. Ces dérogations sont supprimées au mois de mai, pour "priver le régime de sa principale source de revenus".

 

 

Donald Trump "veut renégocier l'accord [sur le nucléaire], il veut que l'Iran arrête ses activités dans la région et mette un terme au programme balistique iranien, tout ça en mettant une pression maximum sur l'Iran, c'est irréaliste", commente Thierry Coville, chercheur à l'Iris et spécialiste de l'Iran. Pour François Nicoullaud, en levant les dérogations, Donald Trump décide "de passer au braquet supérieur". Les Iraniens, jusqu'alors dans une "attente stratégique", répondent par une "résistance maximale", poursuit le diplomate"Pendant cette période, les radicaux iraniens prennent de l'essor et décident de répondre aux Etats-Unis coup pour coup, même s'ils ne veulent pas la guerre", analyse Thierry Coville.

 

 

La tension monte dans le détroit d'Ormuz. Pendant l'été, les altercations diplomatiques entre les Etats-Unis et l'Iran se multiplient autour de ce passage stratégique du pétrole mondial. Après le déploiement d'un porte-avions américain et d'une force de bombardiers au Moyen-Orient, au prétexte d'une "menace" du régime iranien, Téhéran annonce commencer à enrichir de l'uranium. Les tensions s'accentuent avec une série de sabotages et d'attaques contre des pétroliers dans la région. Washington les impute à Téhéran, qui dément, dénonçant la volonté des Etats-Unis de "provoquer un choc" sur le marché pétrolier.

 

 

Des bases pétrolières saoudiennes sont attaquées. En septembre, la production de pétrole saoudienne est réduite de moitié après des attaques de drones revendiquées par les Houthis yéménites. Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo accuse Téhéran, sans expliquer comment l'Iran serait impliqué concrètement. Des accusations "insensées", pour Téhéran.

 

 

Donald Trump se sépare d'un conseiller farouchement anti-iranien. Le départ de John Bolton, conseiller à la sécurité nationale et poids lourd de l'entourage de Donald Trump, survient par surprise au début du mois de septembre. Il est connu pour ses positions très dures à l'égard de l'Iran, de la Russie ou encore de la Corée du Nord. Une bonne nouvelle pour Téhéran ? Pas forcément. "Avant lui, les personnes les plus responsables et mesurées de l'administration – "les adultes", comme elles étaient appelées – ont progressivement été effacées", tempère François Nicoullaud.

 

 

La médiation d'Emmanuel Macron échoue. En marge de l'Assemblée générale de l'ONU, en septembre, à New York, le président français tente de réunir autour d'une même table les présidents américain et iranien. En vain.

 

 

 

 

 

 

"C'était un moment d'espoir assez fort", estime François Nicoullaud. Thierry Coville juge que cet échec est imputable à l'intransigeance de Donald Trump. "Les Iraniens ont quand même laissé une porte ouverte en disant 'vous arrêtez les sanctions, vous rentrez dans l'accord, on est prêt à renégocier à un nouvel accord'", résume-t-il. En novembre, le guide suprême iranien critique violemment Emmanuel Macron.

 

 

Le président français, qui prétend qu'une rencontre pourra résoudre tous les problèmes entre Téhéran et l'Amérique, est soit naïf, soit complice des Etats-Unis.Ali Khamenei

 

 

Un ressortissant américain meurt en Irak. Tout s'accélère à la fin de 2019. Le 27 décembre, un sous-traitant américain est tué et plusieurs militaires américains et irakiens sont blessés, lors de l'attaque d'une base militaire irakienne. Le tir de roquette n'est pas revendiqué, mais Washington l'attribue à une milice chiite pro-iranienne, le Hezbollah irakien.

 

 

Les Etats-Unis bombardent des bases du Hezbollah. Quarante-huit heures plus tard, Washington réplique. Des avions de l'armée américaine bombardent cinq bases du Hezbollah irakien, dans l'ouest du pays. Au moins 25 personnes sont tuées. "Pour le gouvernement américain, une ligne rouge a été franchie", avec la mort de ce ressortissant, selon Jean-Baptiste Bégat. "La réponse des Etats-Unis a été très virulente."

 

 

L'ambassade américaine à Bagdad est attaquée. Le 31 décembre, la mission diplomatique est assaillie par des milliers de manifestants. Les contestataires protestent contre les bombardements américains. Donald Trump pointe aussitôt du doigt Téhéran. "L'Iran a tué un sous-traitant américain et en a blessé plusieurs. Nous avons répondu avec force, comme nous le ferons toujours. L'Iran orchestre désormais une attaque de l'ambassade américaine en Irak. Ils en seront tenus pleinement responsables", écrit-il sur Twitter.

 

 

 

 

2020 : l'année de l'embrasement ?

Le général Qassem Soleimani est assassiné. Ce puissant militaire iranien, émissaire de la République islamique en Irak, est tué dans une attaque américaine à Bagdad, vendredi 3 janvier. Le Pentagone affirme que Donald Trump a lui-même donné l'ordre de le "tuer". Mike Pompeo affirme que Qassem Soleimani comptait mener une "action d'envergure" menaçant des "centaines de vies américaines". De son côté, l'Iran promet de venger la mort de son général, "au bon moment et au bon endroit", tout en dénonçant le "terrorisme d'Etat de l'Amérique".

 

 

Autour du monde, la décision de Donald Trump est critiquée : Paris souhaite éviter "une nouvelle escalade dangereuse", Moscou juge que Washington a franchi "un palier hasardeux", Pékin appelle au "calme et à la retenue". Selon François Nicoullaud, remarque que les circonstances de la mort de Qassem Soleimani constituent "une humiliation cinglante pour les Iraniens" : "C'est un militaire de haut rang qui est tué par un tir de drone comme s'il s'agissait d'un terroriste."

 

 

L'emballement va-t-il se terminer en embrasement de la région, voire en guerre ouverte ? Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo assure vouloir la "désescalade". Jean-Baptiste Bégat estime que "l'escalade dans les relations entre les Etats-Unis et l'Iran a été l'initiative de Washington". Thierry Coville pointe aussi la responsabilité du président américain. "Tout remonte à la sortie de l'accord [de Vienne] sans avoir réfléchi aux conséquences, croyant qu'il allait pouvoir en redessiner un nouveau", tâcle-t-il.

 

 

Dans l'histoire, quand on ne respecte pas le droit international et que l'on fait cavalier seul, on prend d'énormes risques, comme celui d'envenimer la situation. Il n'y a plus de règles si ce n'est celle du plus fort.Thierry Coville, spécialiste de l'Iran à franceinfo

 

 

Tenter de prédire la suite des événements est un exercice auquel les spécialistes ne veulent pas se prêter, préférant l'extrême prudence. "Aucun des deux pays ne veut la guerre, mais un mauvais calcul peut tout faire basculer. On est dans une situation très dangereuse", selon Thierry Coville. Jean-Baptiste Bégat estime que la tension est surtout forte du côté iranien, car la réponse de Téhéran risque d'être retentissante. Pour lui, en éliminant Qassem Soleimani, les Etats-Unis ont réalisé un "geste disproportionné, au regard de l'escalade récente".

 


05/01/2020
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Franceinfo - le jeudi 21 novembre 2019

 

 

Iran : on vous explique pourquoi le pays est plongé dans une violente crise économique et sociale

 

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En limitant les subventions sur l’essence, le gouvernement a déclenché une contestation massive, dans plusieurs régions du pays. "Au moins 106 manifestants dans 21 villes ont été tués, selon des informations crédibles", a indiqué Amnesty International mardi

 

 

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Des Iraniens manifestent contre la hausse du prix de l'essence, le 16 novembre 2019 à Téhéran (Iran). (AFP)

 

 

 

L'Iran est secoué depuis vendredi 15 novembre par de violentes manifestations, déclenchées après l'annonce surprise de l'augmentation du prix du carburant. Depuis, des milliers de personnes sont descendues dans la rue, asphyxiées par la situation économique castrophique du pays. 

 

 

Le Haut-commissariat aux droits de l'homme de l'ONU a dénoncé mardi l'usage de la force, y compris de tirs à balles réelles. Des vidéos ont montré "des snipers sur les toits d'immeubles tirer sur la foule et, dans un cas, un hélicoptère", s'est alarmée l'ONG Amnesty International, qui redoute "jusqu'à deux cents [personnes] tuées". Franceinfo revient sur les origines de la crise qui secoue la société iranienne.

 

 

 

Qu'est-ce qui a déclenché ces manifestations ?

La contestation a débuté vendredi soir, quelques heures après l'annonce d'une réforme du mode de subvention de l'essence, censée bénéficier aux ménages les moins favorisés. Pour lutter contre l'inflation chronique qui sévit dans le pays, le gouvernement a annoncé une augmentation de 50% du prix du carburant – de 10 000 à 15 000 rials le litre (11 centimes d'euros) – pour les soixante premiers litres achetés chaque mois. Au-delà, chaque litre supplémentaire coûtera le triple du prix actuel (30 000 rials). 

 

 

 

Emeute à Isfahan (Iran) à cause d\'une hausse du carburant, le 16 novembre 2019.

Emeute à Isfahan (Iran) à cause d'une hausse du carburant, le 16 novembre 2019. (AFP)

 

 

 

Les recettes dégagées par cette réforme doivent, selon les autorités, bénéficier aux 60 millions d'Iraniens les moins favorisés (sur une population totale de 83 millions d'habitants). Les montants reversés iront de 550 000 rials (environ 4,20 euros) pour les couples à 2 millions de rials (15,80 euros) pour les foyers de cinq personnes et plus.

 

 

"Cette mesure vise aussi à lutter contre la surconsommation des habitants qui pose des problèmes environnementaux et qui empêche l'Iran d'exporter autant de carburant qu'elle le souhaiterait", analyse Thierry Coville, chercheur à l'Institut de relations internationales et stratégiques (Iris) et spécialiste de l'Iran. Cette réforme doit également freiner la contrebande de carburant, conséquence de la faiblesse des prix.

 

 

La classe politique n'a pas tardé à afficher ses divisions et critique le moment choisi par le gouvernement, à quelques mois des élections législatives, en février. Le président, Hassan Rohani, a toutefois reçu dimanche le soutien de l'ayatollah Ali Khamenei. "Je ne suis pas un expert et il existe des opinions différentes, mais si les chefs des trois branches du pouvoir [exécutif, législatif, judiciaire] prennent une décision, je la soutiens", a déclaré le guide suprême, cité par la télévision d'Etat. Mais la réforme suscite une immense colère des habitants, qui s'est d'abord répandue sur les réseaux sociaux avant de gagner la rue. 

 

 

 

Quelle est l'ampleur du mouvement ?

Quelques heures après l'annonce de cette mesure, les Iraniens ont manifesté par milliers dans des dizaines de villes du pays, des plus grandes agglomérations du pays à des chefs-lieux de canton. Au moins vingt-cinq villes ont été touchées par les troubles, selon les agences iraniennes. Des conducteurs ont bloqué des routes et certains manifestants ont endommagé des infrastructures publiques, des stations-service et parfois tenté de mettre le feu à des dépôts d'essence.

 

 

Depuis vendredi, plusieurs centaines de personnes ont été arrêtées, selon les informations de la presse iranienne. Les agences locales parlent de près de quatre cents personnes appréhendées : 40 à Yazd (centre), 180 dans la province du Khouzestan (Sud-Ouest), et 150 dans la province d'Alborz, au nord-ouest de Téhéran.

 

 

Si cinq morts (un civil et quatre membres des forces de l'ordre) ont été officiellement confirmés par les autorités iraniennes depuis le début de cette vague de contestation, le bilan pourrait être, en réalité, bien plus lourd. Le Haut-commissariat aux droits de l'homme de l'ONU craint que "des dizaines" de personnes aient perdu la vie et se dit très inquiet "que l'utilisation de munitions réelles [ait pu causer] un nombre important de décès". Le HCDH parle également de "plus de 1 000" arrestations. Amnesty estime pour sa part qu'"au moins 106 contestataires" ont été tués. Mais "le bilan véritable pourrait être bien plus élevé, avec des informations suggérant jusqu'à 200 [personnes] tuées", selon l'ONG.

 

 

Du fait du black-out, la situation reste très difficile à évaluer à l'échelle du pays. Car les autorités ont drastiquement réduit l'accès à internet depuis le début des manifestations. "Soixante-cinq heures après que l'Iran a mis en œuvre une coupure presque totale d'internet, le niveau de connexion au monde extérieur est tout juste à 4% de ce qu'il est en temps normal", relevait mardi matin le compte Twitter de l'ONG Netblocks, qui surveille la liberté d'accès à la toile dans le monde. 

 

 

 

 

Pourquoi une telle flambée de violences ?

L'augmentation du prix du carburant est la goutte d'eau qui fait déborder le vase pour les Iraniens. Le pays est miné par "une crise économique et sociale sans précédent", constate Thierry Coville, avec une "inflation de 40% à 45%" et au moins 20% de chômage. Le Fonds monétaire international (FMI) estime que le PIB de l'Iran devrait chuter de 9,5% cette année, après un recul de 4,8 % en 2018. "Imaginez dans quel état serait la société française avec près de 10% de récession... C'est à se demander comment tient la population", pointe Thierry Coville.

 

 

Les plus pauvres sont à bout. La réforme du gouvernement est supposée les aider mais ils n'y croient plus. Thierry Coville, chercheur à l'Iris, spécialiste de l'Iran à franceinfo

 

 

Le retrait unilatéral des Etats-Unis, en 2018, de l'accord international sur le nucléaire iranien conclu en 2015, et le rétablissement dans la foulée de lourdes sanctions contre Téhéran, ont fait plonger l'économie iranienne. Les exportations de pétrole sont ainsi passées de 2,2 millions de barils par jour en 2018 à 600 000 à la fin 2019. Or, "elles représentent 40 à 50% des revenus de l'Etat", fait remarquer Thierry Coville. Pour le chercheur, "les sanctions américaines ont multiplié par cent tous les problèmes de l'Iran".

 

France 2
 
 

 

Il pointe également la grande responsabilité de l'Europe, qui a validé les sanctions américaines, dans la débâcle économique iranienne. "Les dirigeants européens ont arrêté d'acheter du pétrole et imposent à l'Iran de rester dans l'accord sur le nucléaire sans aucune contrepartie. Ils participent à l'asphyxie du pays", dénonce-t-il.

 

 

 

Quelles sont les réactions ?

"Notre peuple est sorti victorieux à diverses reprises face au complot des ennemis, et cette fois encore, face à ces émeutes." Hassan Rohani a mis en cause mercredi une intervention étrangère dans ce mouvement de contestation, pointant les "réactionnaires de la région, les sionistes et les Américains", alors que la télévision d'Etat diffusait des images de manifestations pro-gouvernementales dans plusieurs villes. 

 

 

"Les manifestations spontanées que vous voyez sont le plus grand signe de la puissance du peuple iranien", a commenté le président iranien. Réélu en 2017 avec, comme point central de son programme, l'accord de Vienne, désormais fortement compromis, Hassan Rohani se trouve aujourd'hui dans une position très délicate politiquement, à la fois sur le plan intérieur et sur la scène internationale. "Il est particulièrement affaibli, note Thierry Coville. Et les durs en profitent pour gagner du pouvoir".

 

 

Mercredi, le ministère des Affaires étrangères français a exprimé "sa vive inquiétude face aux informations faisant état de la mort de nombreux manifestants au cours des derniers jours". Dans ce contexte de fortes tensions entre Washington, qui a apporté son soutien au mouvement, et Téhéran, la marine américaine a annoncé que le porte-avions USS Abraham Lincoln était entré mardi dans le Golfe persique, où les Etats-Unis entendent ainsi "démontrer [leur] détermination" à faire respecter la liberté de navigation.

 


21/11/2019
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Franceinfo - le dimanche 22 septembre 2019

 

 

Pour le président iranien, la présence de forces étrangères dans le Golfe accroît l'"insécurité"

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

 

C'est ce qu'a déclaré le président iranien Hassan Rohani, dimanche, après l'annonce de l'envoi de renforts de troupes américaines dans la région

 

 

 

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Le président iranien Hassan Rohani, à Téhéran, la capitale iranienne, le 18 septembre 2019. (IRANIAN PRESIDENCY / AFP)

 

 

 

Téhéran et Washington poursuivent leur joute verbale. Le président iranien Hassan Rohani a estimé, dimanche 22 septembre, que la présence de force étrangères dans le Golfe accroissait l'"insécurité" dans la régionIl réagissait après l'annonce de l'envoi de renforts de troupes américaines dans la région.

 

 

Parlant à l'ouverture d'un défilé militaire à Téhéran, Hassan Rohani a annoncé que l'Iran présenterait "dans les prochains jours" à l'ONU un plan de coopération destiné à assurer la sécurité "du golfe Persique, du détroit d'Ormuz et de la mer d'Oman" entre pays riverains.

 

 

Vendredi, le ministre américain de la Défense a estimé que l'attaque du 14 septembre contre des installations pétrolières saoudiennes représentait "une escalade spectaculaire de l'agression iranienne". Le nombre exact des troupes et le type d'équipement envoyés en renfort n'ont pas encore été décidés. Mais il s'agira d'un déploiement "modéré", qui ne se comptera pas en milliers, avait précisé le chef d'état-major américain.

 


22/09/2019
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