L'AIR DU TEMPS

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Mali


Franceinfo - le mercredi 27 novembre 2019 - mis à jour le 28.11.19

 

 

VRAI OU FAKE L'opération Barkhane sert-elle à protéger les mines d'uranium françaises au Sahel ?

 

 

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Benoît ZagdounFrance Télévisions

 

 

 

Les experts interrogés par franceinfo assurent que la protection des intérêts économiques français dans la région n'est pas l'objectif de la mission militaire

 

 

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Un soldat français de l'opération Barkhane à bord d'un hélicoptère lors d'une mission de patrouille, le 12 mars 2016 au Sahel. (PASCAL GUYOT / AFP)

 

 

 

Ils sont "morts pour la France". Treize soldats français engagés dans l'opération Barkhane ont été tués au Mali dans la collision accidentelle de leurs deux hélicoptères de combat, lundi 25 novembre. Dans son live, franceinfo a reçu de nombreux commentaires s'interrogeant sur la raison réelle du déploiement des troupes françaises au Sahel. Leur présence dans la région ne serait-elle pas plus liée à la défense des intérêts économiques français, à commencer par les mines d'uranium d'Orano au Niger, qu'à la lutte armée contre les groupes jihadistes ?

 

 

>> Voici qui étaient les treize militaires morts dans l'accident d'hélicoptères au Mali

 

 

 

"Pas un objectif premier" mais "un effet induit"

Le groupe Orano (ex-Cogema puis Areva), est présent depuis un demi-siècle au Niger, l'un des pays les plus pauvres de la planète, tout en étant le quatrième producteur mondial d'uranium. Le groupe y exploite deux mines dans le Nord-Ouest du pays, près d'Arlit : la première à ciel ouvert, la seconde souterraine. Un troisième site doit voir le jour à Imouraren, à 80 km plus au sud, mais le chantier est à l'arrêt depuis 2015. Le géant français possède également des mines au Canada et au Kazakhstan, mais le minerai nigérien représente un tiers de sa production totale.

 

 

L'opération Barkhane, quant à elle, est principalement déployée dans le Nord du Mali. Elle a pris le relais en 2014 de l'opération Serval, lancée un an plus tôt afin d'empêcher les jihadistes de prendre le contrôle du pays et de sa capitale, Bamako. Et depuis cinq ans, les 4 500 militaires français déployés dans la bande sahélo-saharienne se sont engagés dans une "opération de contre-guérilla" de longue haleine, explique Joseph Henrotin, politologue spécialiste des questions de défense et rédacteur en chef de la revue Défense et Sécurité internationale.

 

 

>> Quatre questions sur Barkhane, la plus importante opération dans laquelle la France est actuellement engagée

 

 

Les mines d'Arlit ne sont toutefois pas dans la zone actuellement la plus exposée à la menace jihadiste, selon Caroline Roussy, chercheuse à l'Iris et spécialiste de l'Afrique de l'Ouest. "Le cadre de déploiement est beaucoup plus centré sur le Mali et le Burkina Faso, même s'il y a une surveillance importante de la zone dite des trois frontières", à cheval sur ces deux pays et le Niger [à l'est], fait valoir l'experte. "Et même si la menace est transterritoriale, avec des groupes jihadistes très mobiles qui s'affranchissent des frontières et se déplacent d'un territoire à un autre, le Niger n'est pas aussi touché", observe-t-elle. Le "risque d'extension" est certes bien réel, mais il est plutôt porté "vers le Togo, le Bénin et le Sénégal [au sud du Mali et du Burkina pour les deux premiers, à l'ouest pour le troisième]".

 

 

>> Les limites de l'intervention française au Mali

 

 

"Une opération militaire sert plusieurs objectifs à court, moyen et long termes, rappelle de son côté Joseph Henrotin. L'objectif initial de l'opération Barkhane, c'est l'élimination des groupes jihadistes. Au-delà de ces visées purement sécuritaires, l'objectif à moyen terme, c'est de recréer de l'Etat dans la zone. Et les Etats étant préservés, les liens économiques fonctionnent mieux. Des Etats en situation de paix sont aptes à être prospères, à commercer, le champ économique y est ouvert", développe le politologue. Indirectement, l'opération Barkhane protège donc bien les intérêts des entreprises françaises. Mais "ce n'est pas l'objectif premier, c'est un effet induit", insiste-t-il.

 

 

Tout le monde a intérêt à ce que ces Etats soient stabilisés, pas uniquement la France. Joseph Henrotin, politologue spécialiste des questions de défense à franceinfo

 

 

 

"Pas de protection active" autour des mines

La force Barkhane dispose d'un important point d'appui permanent à Niamey, la capitale du Niger, à 1 200 km environ au sud-ouest d'Arlit. "L'aéroport sert de base aux avions de chasse et aux drones français", précise Joseph Henrotin. Les militaires français ont également installé une base avancée temporaire à Aguelal, dans le massif de l'Aïr, à 80 km seulement à l'est d'Arlit.

 

 

 

Cartographie de l\'opération Barkhane faite par l\'état-major des armées en juin 2019.

Cartographie de l'opération Barkhane faite par l'état-major des armées en juin 2019. (ETAT-MAJOR DES ARMÉES)


 

La base d'Aguelal serait suffisamment proche des mines d'Arlit pour envisager une riposte rapide en cas de besoin. Pour autant, "on ne peut pas dire qu'il y a une protection active avec des soldats de Barkhane déployés autour des mines", estime Joseph Henrotin. "Areva [Orano] a tout ce qui lui faut sur place pour assurer sa sécurité et les forces nigériennes portent un regard attentif à la sécurité de ces sites, parce que le Niger lui-même n'a pas intérêt à perdre l'activité des mines et les revenus qui en sortent."

 

 

 

"ll y a des privés qui font ça très bien"

"Si des intérêts français sont directement menacés, on va intervenir militairement dans le coin, explique l'ancien colonel Michel Goya, spécialiste de l'histoire militaire qui livre ses analyses sur les conflits contemporains sur son blog, La voie de l'épée. On a par exemple engagé notre marine dans le golfe Persique pour protéger nos pétroliers lorsqu'ils étaient menacés par les Iraniens." 

 

 

"Mais pour garder des installations, on n'a pas besoin de militaires français, et pas forcément de forces spéciales, il y a des privés qui font ça très bien", poursuit l'ancien officier. Par ailleurs, les intérêts économiques dans la région sont à relativiser. "Au Sahel, une fois qu'on a sorti l'uranium des mines du Nord du Niger, il faut chercher bien loin les intérêts économiques français qu'on peut vouloir défendre, et en particulier au Mali, même s'il y a bien sûr des ressortissants et des entreprises françaises", ajoute Michel Goya.

 

 

Avec uniquement 4 500 soldats sur un terrain aussi vaste que l'Europe, ce n'est pas possible de commencer à protéger des implantations industrielles, des hôtels ou des plantations dans lesquels se trouveraient des Français.Joseph Henrotin, politologue spécialiste des questions de défense à franceinfo

 

 

Imaginer que des intérêts économiques présideraient aux destinées des militaires français qui risquent leur vie au Sahel est donc "un fantasme", assure Michel Goya. Pour Caroline Roussy, c'est même "une théorie du complot aberrante" et "pas à la hauteur de l'engagement des soldats français". "Ça fournit une explication rationnelle à bon compte, mais la réalité est souvent plus compliquée que ça", abonde Joseph Henrotin.

 


28/11/2019
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Franceinfo - le mardi 26 novembre 2019

 

 

Mort de militaires français au Mali : "Ces treize héros n’avaient qu'un seul but : nous protéger", réagit Emmanuel Macron

 

 

 

Les militaires tués sont six officiers, six sous-officiers et un caporal-chef, originaires de Pau, Gap, Varces et Saint-Christol

 

 

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Un hélicoptère Tigre de la mission française Barkhane, au Mali, le 1er novembre 2017.  (DAPHNE BENOIT / AFP)

 

 

 

Ce qu'il faut savoir

 

 

Treize militaires français de la force Barkhane sont morts au Mali dans une collision accidentelle de deux hélicoptères lors d'une opération de combat contre des jihadistes, a annoncé mardi 26 novembre l'Elysée dans un communiqué. Emmanuel Macron a exprimé "son soutien le plus total à leurs camarades de l'armée de terre et des armées françaises".

 

 

Un accident survenu lundi soir. Dans son communiqué, l'Elysée précise que les deux hélicoptères sont entrés en collision dans la soirée du lundi 25 novembre, dans le cadre d'une opération de Barkhane, qui mobilise 4 500 militaires au Sahel. Cet accident provoque l'un des plus lourds bilans humains essuyé par l'armée française depuis l'attentat du Drakkar, à Beyrouth en 1983.

 

 

Des militaires de l'armée de terre. Le communiqué de la présidence indique qu'il s'agit de militaires de l'armée de terre : six officiers, six sous-officiers, et un caporal-chef, "tombés en opération et morts pour la France dans le dur combat contre le terrorisme au Sahel". Sept soldats venaient du 5e régiment d'hélicoptères de combat de Pau, quatre militaires appartenaient au 4e régiment de chasseurs de Gap, un soldat venait du 93e régiment d'artillerie de montagne de Varces et un militaire appartenait au 2e régiment étranger de génie de Saint-Christol.

 

38 militaires tués au Mali depuis 2013. Cet accident porte à 38 le nombre de militaires français tués au Mali depuis le début de l'intervention française dans ce pays du Sahel en 2013, avec l'opération Serval. Le dernier mort était le brigadier Ronan Pointeau, 24 ans, tué début novembre dans l'explosion d'un engin explosif.

 


26/11/2019
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Franceinfo - le mardi 26 novembre 2019

 

 

Mali : treize militaires français tués dans l'accident de deux hélicoptères lors d'une opération de combat contre des jihadistes, annonce l'Elysée

 

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franceinfoFrance Télévisions

 

 

L'accident a eu lieu, lundi soir, lors d'une opération de combats contre les jihadistes au Sahel

 

 

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Un hélicoptère français, dans la région du Gourma, au Mali, le 27 mars 2019.   (DAPHNE BENOIT / AFP)

 

 

 

Treize militaires français de la force Barkhane sont morts au Mali dans l'accident de deux hélicoptères, a annoncé l'Elysée dans un communiqué, mardi 26 novembre. "Le Président de la République annonce avec une profonde tristesse la mort de treize militaires français survenue au Mali dans la soirée du lundi 25 novembre 2019, dans l’accident de leurs deux hélicoptères, lors d’une opération de combat contre des djihadistes", précise le communiqué de la présidence. 

 

 

Emmanuel Macron a salué "avec le plus grand respect la mémoire de ces militaires de l’armée de terre, six officiers, six sous-officiers, et un caporal-chef, tombés en opération et morts pour la France dans le dur combat contre le terrorisme au Sahel". Le président s'est également incliné "devant la douleur de leurs familles et de leurs proches et leur adresse ses plus sincères condoléances".

 


26/11/2019
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Franceinfo - le jeudi 21 novembre 2019

 

 

La Russie exerce-t-elle une influence au Mali ?

 

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Laurent Ribadeau DumasRédaction AfriqueFrance Télévisions

 

 

Dans le pays déstabilisé par les groupes jihadistes, certaines voix commencent à "réclamer l’intervention de la Russie". En juin 2019, les deux pays ont signé un accord de coopération militaire. Le début d’une coopération plus poussée ? 

 

 

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Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta (à gauche) et son épouse Keïta Aminata Maïga entourent le président russe Vladimir Poutine lors de la cérémonie de bienvenue du Forum économique Russie-Afrique à Sotchi (Russie), le 23 octobre 2019. (KIRILL KUKHMAR/TASS/SIPA USA/SIPA / SIPA USA)

 

 

 

"La France est un Etat terroriste !!! Vive la coopération entre le Mali et la Russie", lit-on sur une publication en date du 15 novembre, faite sur Facebook par un Groupe des patriotes du Mali, une association de la société civile dont on ignore la représentativité. Un peu plus tôt, le 12 octobre, le même groupe et une "Association des jeunes musulmanes du Mali" avaient réclamé "l’intervention de la Russie afin d'aider l’armée malienne à recouvrer l’intégrité du territoire" du pays, rapporte Le Monde.

 

 

Dans le même temps, on assiste à la montée d’un sentiment anti-français. En mars, lors d’une manifestation organisée à l’initiative de l’ancien président du Haut Conseil islamique du Mali, Mahmoud Dicko, à la suite du massacre d’Ogossagou (au moins 157 morts), des dizaines de milliers de personnes avaient dénoncé un pouvoir "incapable de résoudre les problèmes sécuritaires et sociaux". Tout en réclamant le départ des troupes françaises et de la Minusma. "La communauté internationale est incapable de protéger les civils. Si elle n’est pas en mesure de nous sécuriser, qu’elle dégage !", expliquait alors un manifestant cité par Le Monde.

 

 

D’où ces appels du pied à un nouveau partenaire : la Russie. "Il est de bonne guerre pour le peuple souverain du Mali de demander une coopération militaire avec la Fédération de la Russie, qui constitue un partenaire historique de l’Etat du Mali depuis les premières heures de son accession à la souveraineté nationale et internationale", explique-t-on dans l’entourage du Groupe des patriotes du Mali, cité par le site maliactu.net.

 

 

Pour l’universitaire français Christian Bouquet, interviewé par franceinfo Afrique, il y a là "clairement une manipulation de la part de groupes de pression." Des groupes sous-marins de la présence russe ? Difficile de le dire.

 

 

 

Offensive de charme

Il n’en reste pas moins vrai qu’on assiste ces derniers mois à une offensive de charme de Moscou sur le continent africain, comme l’a montré l’organisation d’un premier Forum économique Russie-Afrique à Sotchi les 23 et 24 octobre. Dans ce cadre, plusieurs chefs d’Etat du Sahel ont demandé à la Russie de s'investir dans la région. Le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré, président du G5-Sahel, a ainsi appelé cette "grande puissance militaire et économique (...) à se joindre au partenariat international pour la sécurité et la stabilité dans le Sahel proposé au sommet du G7 à Biarritz."

 

 

Le Tchadien Idriss Deby, cité par RFI, a été encore plus explicite : "Le soutien de la Fédération de Russie est vital pour renforcer la stabilité régionale. L’appui en formation et en équipement militaire, le partage de renseignement et d’expérience avec les forces africaines engagées sur ce front seront d’une grande utilité." Et Roch Marc Christian Kaboré d’enfoncer le clou dans la presse burkinabè : "Nous sommes tout à fait en droit" de diversifier nos partenaires "sans aucune contrainte, parce que (…) nous n’avons pas de relation d’exclusivité avec un partenaire quelconque. Ce sont nos intérêts que nous suivons." Un message sans doute destiné à la France...

 

 

 

Militaire russe photographié dans le port russe de Novorossïisk sur la mer Noire le 8 août 2016.

Militaire russe photographié dans le port russe de Novorossïisk sur la mer Noire le 8 août 2016. (MAXIM SHEMETOV / X90156)



Concernant plus spécifiquement le Mali, celui-ci n’a pas attendu le sommet de Sotchi pour se rapprocher de Moscou. Le 25 juin, Bamako avait signé, en marge du forum Armée 2019 à Moscou, un accord de coopération militaire avec le Kremlin. Celui-ci porterait sur la "formation de spécialistes militaires et de coopération dans les opérations de maintien de la paix et la lutte contre le terrorisme", selon le site opex360.com. "L’intensification des liens militaires est dans l’intérêt de nos deux pays. La Russie est prête à contribuer à la normalisation de la situation au Mali et à la création de conditions pour une paix et une stabilité durables", avait alors commenté le ministre russe de la Défense Sergei Choïgou, cité par la même source. Une vingtaine de pays africains ont signé de tels accords.

 

 

 

 

Le Mali, "cible" de Moscou ?

La coopération entre Bamako et Moscou ne date pas d’hier. Elle a commencé au début des années 60, lors de l’indépendance du Mali. Les forces armées maliennes (FAMa) furent alors "équipées de pied en cap par du matériel soviétique", raconte opex360.com. Mais l’effondrement de l’URSS en 1991 avait mis fin à ce rapprochement.

 

 

Dans l’état actuel des choses, l’aide russe semble encore modeste. En 2019, le Mali aurait ainsi reçu deux hélicoptères Mi-35. Et en 2013, la Russie avait livré "3000 fusils Kalachnikov aux FAMa, pour un million de dollars" (opex360.com).

 

 

Aux dires d’une étude réalisée pour l’Institut français des relations internationales, le Mali aurait par ailleurs manifesté son intérêt pour des mini-centrales nucléaires russes. Sans, apparemment, pour l’instant donner suite.

 

 

Selon la même source, le pays sahélien serait également, avec le Sénégal, une "cible" pour l’installation de conseillers politiques, comme cela aurait déjà été le cas dans une dizaine d’Etats africains, dont la Centrafrique. "Ces 'consultants' proposent aux autorités locales leur expertise en matière d’affaires publiques. Toutefois, (…) ces conseillers sont aussi et surtout des ‘implants diplomatiques’, voire des agents sous couverture. Parmi leurs casquettes, ils peuvent aussi vendre de la sécurité contre des avantages de toutes sortes… Au-delà du secteur de l’armement, l’appui sécuritaire de Moscou se paye en promesses de contrats (…) dans l’énergie et les métaux rares", poursuit l’étude. Reste à savoir si la "cible" malienne est en passe d'en devenir vraiment une… 

 


21/11/2019
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Franceinfo - le samedi 2 novembre 2019

 

 

Un militaire français a été tué au Mali par un engin explosif

 

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franceinfoFrance Télévisions

 

 

Le brigadier Ronan Pointeau, du 1er régiment de spahis de Valence, est mort "après le déclenchement d’un engin explosif improvisé au passage de son véhicule blindé", écrit la présidence dans un communiqué

 

 

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Photo du brigadier Ronan Pointeau, mort le 2 novembre 2019 au Mali, fournie par le l'état-major des armées. (ETAT-MAJOR DES ARMEES)

 

 

 

Un militaire français a été tué au Mali, dans la région de Ménaka, samedi 2 novembre, a annoncé l'Elysée dans un communiqué. Le brigadier Ronan Pointeau, du 1er régiment de spahis de Valence, est mort "après le déclenchement d’un engin explosif improvisé au passage de son véhicule blindé", écrit la présidence.

 

 

Ronan Pointeau, né le 1er octobre 1995 à Castres, a accompli toute sa carrière au 1er régiment de spahis à Valence. Ce célibataire, sans enfants, était titulaire de la médaille de la défense nationale échelon bronze agrafes arme blindée cavalerie et mission opération extérieure. Il était également décoré de la médaille outre-mer agrafe Sahel et de la médaille de la protection militaire du territoire agrafe Sentinelle.

 

 

Emmanuel Macron a appris "avec tristesse" la mort du brigadier Ronan Pointeau et "salue le sacrifice de ce militaire français tué dans l’accomplissement de sa mission""Je salue sa bravoure et à travers lui celle de nos militaires", a écrit le président de la République sur Twitter. L'Elysée souligne que le chef de l'Etat "réaffirme que sa détermination reste intacte dans le combat pour ramener la paix au Sahel".

 

 

 

Situation toujours tendue

L'opération Barkhane, aux confins du Mali et du Nigera, a débuté en 2014, succédant à l'opération Serval. Le terme Barkhane désigne les dunes du Sahara qui prennent la forme d'un croissant sous l'effet du vent.

 

 

La situation au Mali est particulièrement tendue. Dans la nuit de vendredi à samedi, 53 soldats et un civil ont été tués dans une attaque contre un camp militaire à Indelimane, près de la frontière avec le Niger.

 


03/11/2019
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Franceinfo - le samedi 2 novembre 2019

 

 

Mali : le groupe Etat islamique revendique l'attaque qui a tué un militaire français

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

 

L'organisation revendique également l'attaque contre un camp de l'armée malienne qui a fait 49 morts, la veille

 

 

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Des militaires de l'opération Barkhane, à Gossi (Mali), le 25 mars 2019. (DAPHNE BENOIT / AFP)

 

 

 

Le groupe Etat islamique a revendiqué, samedi 2 novembre, l'attaque qui a tué un militaire français au Mali plus tôt dans la journée. Ronan Pointeau est mort "après le déclenchement d’un engin explosif improvisé au passage de son véhicule blindé", selon la présidence française.

 

 

 

Wassim Nasr ✔@SimNasr
 

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"Les soldats du califat ont pris pour cible un convoi de véhicules des forces françaises (...) près d'Indelimane, dans la région de Ménaka, en déclenchant un engin explosif", indique l'Etat islamique dans un communiqué signé "Province Afrique de l'Ouest", publié sur ses chaînes Telegram.

 

 

 

L'EI revendique aussi l'attaque contre un camp militaire malien

L'organisation revendique également l'attaque contre un camp de l'armée malienne qui a fait 49 morts, la veille. "Des soldats du califat ont attaqué une base militaire où sont stationnés des éléments de l'armée malienne apostate dans le village d'Indelimane, dans la région de Ménaka", indique l'organisation dans un communiqué signé de manière identique.

 

 

Cette attaque contre les Maliens, l'une des plus meurtrières depuis l'invasion jihadiste du nord du pays en 2012, suscite des interrogations sur les capacités d'action de l'armée malienne dans cette région où se trouvent les frontières de plusieurs pays, notamment le Niger et le Burkina-Faso, touchés eux aussi par les attaques jihadistes. L'attaque de vendredi survient un mois après les attaques jihadistes meurtrières, le 30 septembre à Boulkessy et le 1er octobre à Mondoro, dans le sud du pays, près du Burkina Faso. Quarante soldats avaient alors été tués dans ces deux attaques, selon un bilan d'un responsable du ministère de la Défense.

 


03/11/2019
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Franceinfo - le dimanche 24 mars 2019

 

 

Mali : ce que l'on sait du massacre d'au moins 130 habitants d'un village peul

 

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

 

Le gouvernement malien a annoncé la dissolution d'une milice d'autodéfense accusée de ces exactions

 

 

 

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 Un camp peul au Mali, le 11 janvier 2016 (photo d'illustration). (CLAUDE THOUVENIN / BIOSPHOTO / AFP)

 

 

 

C'est la tuerie la plus sanglante au Mali depuis plus de six ans. Quelque 130 personnes ont été massacrées dans un village peul du centre du pays, samedi 23 mars. C'est le plus lourd bilan depuis le début des combats menés dans le cadre des opérations Serval, puis Barkane, lancées en 2013 à l'initiative de la France pour chasser les groupes jihadistes qui avaient pris le contrôle du nord du pays. Franceinfo fait le point sur ce drame.

 

 

Une milice derrière l'attaque

Des hommes armés habillés en chasseurs traditionnels dogon ont fait irruption, à l'aube samedi, dans le village d'Ogossagou, dans la zone de la ville de Bankass près de la frontière avec le Burkina Faso. Après avoir tué les habitants qu'ils croisaient, les hommes armés se sont dirigés dans le village de Welingara, deux kilomètres plus loin, où ils ont à nouveau massacré des villageois, raconte RFI.

 

 

"Dans ma familleprès de vingt personnes ont été tuées, des gens brûlés, des personnes jetées dans un puits", témoigne un habitant auprès de la radio. "J'ai vu des gens en flammes", ajoute un autre témoin.

 

 

"Le village a été attaqué par des chasseurs des milices armées de Dan na Amassagou, dirigées par Youssouf Toloba. Quand ils sont arrivés dans le village, ils ont commencé à tirer sur la population civile, raconte à RFI Cheick Harouna Sankaré, maire de la localité voisine de Ouonkoro. Ils ont découpé à coups de machette des femmes. Des femmes enceintes ont été éventrées." Des corps étaient encore en train d'être ramassés dimanche, selon des témoins. 

 

 

 

Un très lourd bilan

"Au moins 134 civils, y compris des femmes et des enfants, auraient été tués et au moins 55 blessés" à la suite de l'attaque samedi du village d'Ogossagou, a indiqué le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, dans un communiqué diffusé samedi soir. L'association de défense des droits des populations pastorales Kisal a également annoncé un bilan de"134 morts dont des femmes, enfants, vieillards, adultes et adolescents", dimanche sur sa page Facebook.

 

 

 

Des affrontements fréquents

Depuis quatre ans, le groupe jihadiste du prédicateur Amadou Koufa recrute, dans le centre du pays, prioritairement parmi les Peuls, traditionnellement éleveurs. Ces dernières années, les affrontements se multiplient entre cette communauté et les ethnies bambara et dogon, qui ont créé leurs propres "groupes d'autodéfense". Ces violences ont coûté la vie à plus de 500 civils en 2018, selon l'ONU.

 

 

Parmi les victimes du massacre figuraient "des éléments peuls du DDR cantonnés dans le village". Le DDR est un programme de "désarmement, démobilisation et réinsertion" (DDR) prévu par l'accord de paix de 2015 pour les combattants de groupes armés du Nord.

 

 

Par ailleurs, cette tuerie survient six jours après un attentat jihadiste à Dioura, dans la même région mais beaucoup plus au nord, contre un camp de l'armée malienne, qui a perdu 26 hommes. Dans un communiqué de revendication vendredi, la principale alliance jihadiste du Sahel liée à Al-Qaïda a justifié l'opération de Dioura par les "crimes odieux commis par les forces du gouvernement de Bamako et les milices qui le soutiennent contre nos frères peuls".

 

 

 "Les récents événements dans le cercle de Koro [la zone du massacre de samedi] sont les conséquences d'une violence armée dans la zone impliquant divers acteurs avec des motivations toutes aussi diverses",analyse Baba Dakono, chercheur à l'Institut pour les études sur la sécurité (ISS), basé à Bamako.

 

 

 

La dissolution d'une milice de chasseurs

A l'issue d'un Conseil des ministres extraordinaire dimanche, le gouvernement malien a annoncé la dissolution du groupe de chasseurs traditionnels dogons Dan na Amassagou et le limogeage des principaux chefs de l'armée. "Nous voulons dire clairement aux uns et aux autres que la protection des populations restera le monopole de l'Etat", a déclaré le Premier ministre, Soumeylou Boubeye Maïga.

 

 

Quelques heures auparavant, le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, s'était déclaré "choqué et outré" par ce massacre et avait appelé"les autorités maliennes à enquêter rapidement sur cette tragédie et à traduire ses auteurs en justice". De son côté, la coalition des groupes pro-gouvernementaux également impliqués dans l'accord de paix, a condamné ce "crime de masse", exigeant "une commission d'enquête indépendante".

 


25/03/2019
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Franceinfo - le mercredi 2 janvier 2019

 

 

Mali : 37 personnes tuées dans l'attaque d'un village peul

 

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

 

Le gouvernement malien assure que "les auteurs des crimes seront punis avec toute la rigueur de la loi" et appelle "l'ensemble des communautés de la zone centre au calme"

 

 

 

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Des femmes peules gardent des vaches, près de Mopti (Mali), le 12 août 2018. (PHILIPPE ROY / AFP)

 

 

 

Le Mali a entamé l'année 2019 avec une attaque meurtrière. Trente-sept civils ont été tués, mardi 1er janvier, dans l'attaque du village peul de Koulogon, commune de Koulogon Habé, dans le cercle de Bankass, situé dans le centre du pays. Le gouvernement malien précise que "des hommes armés habillés en tenue de chasseurs traditionnels dozos" ont mené cette attaque.

 

 

"Outre les 37 morts enregistrés, tous des civils, le bilan fait état de plusieurs blessés et de nombreuses habitations incendiées", poursuit-il. "Le gouvernement donne l'assurance que les auteurs des crimes seront punis avec toute la rigueur de la loi et appelle l'ensemble des communautés de la zone centre au calme", a-t-il ajouté. Un précédent bilan établi par des sources parlementaire et de sécurité faisait état de 33 Peuls tués lors de cette attaque menée, selon elles, par des chasseurs dogons.

 

 

 

De plus en plus de violences intercommunautaires

Les chasseurs traditionnels, dits "dozos", sont reconnaissables à leur tenue et à leurs fétiches. Ils prétendent protéger les Dogons contre les Peuls, alors que le conflit entre les deux communautés s'est exacerbé, dans le contexte de la lutte contre les jihadistes. "C'est une milice dozo qui nous a attaqués tôt ce matin. Ils étaient tous armés, habillés en tenue dozo. Notre chef de village Moussa Diallo a trouvé la mort dans cette attaque, ainsi que des membres de sa famille, dont une fillette et des vieilles femmes", a témoigné Allaye Yattara, un éleveur peul du village.

 

 

Depuis l'apparition il y a quatre ans, dans le centre du Mali, du groupe jihadiste du prédicateur peul Amadou Koufa, les violences se multiplient entre les Peuls, traditionnellement éleveurs, et les ethnies bambara et dogon, pratiquant majoritairement l'agriculture. Ces violences intercommunautaires ont fait plus de 500 morts civils en 2018, selon l'ONU. Amadou Koufa a été tué fin novembre dans une opération militaire française soutenue par l'armée malienne, selon Paris et Bamako.

 


02/01/2019
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Franceinfo - le jeudui 8 novembre 2018

 

 

Des islamistes interdisent l’école à plus de 2000 enfants au Mali

 

 

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Eléonore Abou EzRédaction AfriqueFrance Télévisions

 

 

 

Au Mali, près de 2.000 élèves sont privés d'école depuis une semaine au nord-est de Bamako, où des groupes armés imposent leur loi. Ils exigent un enseignement exclusivement religieux et menacent les enseignants. Une pratique qui rappelle celle de Boko Haram au Nigeria

 

 

 

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Une salle de classe dans l'école construite par l'Unicef à Mopti, dans le centre du Mali, en mars 2018 (photo d'illustration). (JURGEN BATZ / AFP)

 

 

 

Que s'est-il passé?


Des hommes armés sont arrivés à moto dans un village près de Banamba, à 140 km au nord-est de la capitale Bamako et ont regroupé les habitants dans la mosquée, selon le témoignage d'un enseignant cité par l'AFP. «Ils ont ont demandé de fermer toutes les écoles où l'on apprend le français et d'enseigner désormais le Coran.» Le même scénario s'est reproduit dans d'autres localités voisines où plus de 20 écoles sont fermées depuis une semaine.

 

 


Qui sont ces djihadistes?


Les hommes armés et enturbannés se sont présentés comme des fidèles du prédicateur radical Amadou Koufa. L’homme, dont le groupe est apparu il y a trois ans dans le centre du Mali, réclame ouvertement l’établissement d’une République islamique au Mali. Il est connu pour ses prêches enflammés contre l’Etat malien et contre la France «ennemie de l’islam».

 


 
Que fait l’Etat?


C’est la première fois que l'ordre de fermer les école est aussi explicite dans cette région qui se trouve à moins de 200 km de la capitale Bamako, ce qui inquiète la population.



Une opération «de grande ampleur» a été lancée début novembre et des suspects ont été interpellés, selon les autorités. Pas de quoi rassurer les habitants, les enseignants ou les élus locaux qui sont directement menacés. A l’occasion de la rentrée scolaire début octobre, l’Etat avait déjà promis de renfoncer la sécurité pour permettre aux enfants d’aller à l’école.

 

 

 

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La région de Banamba marquée en rouge, où 20 écoles ont été fermées. (Capture d'écran )

 

 

 

Plus de 700 écoles fermées


Près de six ans après la reprise de la région Nord tombée sous la coupe des djihadistes, les menaces pèsent sur les habitants du centre et du sud du Mali cette fois-ci. Dans ce climat d’insécurité, les écoles sont devenues une cible privilégiée des islamistes. «Se rendre à l’école relève parfois du défi», notait l’Unicef dans un rapport publié en juin 2018. On y apprend que des écoles ont été brûlées dans le centre du Mali par des hommes armés qui luttent contre l’éducation laïque.

 



Au plan national, au moins 750 écoles ont été fermées dans l’ensemble du pays en raison des menaces et de l’insécurité. Plus de 150.000 enfants sont ainsi privés d’éducation.

 


 
Intimidations, menaces, attaques… La stratégie des groupes armés au Mali rappelle celle de Boko Haram au Nigeria. Le groupe terroriste considère l’école comme un vecteur de l’éducation occidentale. Une stratégie destinée probablement à empêcher la scolarisation des enfants comme nous l’expliquions dans un article précédent.

 


18/12/2018
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Franceinfo - le jeudi 16 août 2018

 

 

Mali : le président sortant Ibrahim Boubacar Keïta réélu avec 67% des voix, l'opposition veut contester les résultats avec "tous les moyens démocratiques"

 

 

Il l'a emporté au second tour contre son principal opposant, Soumaïla Cissé. Le scrutin s'était tenu le 12 août

 

 

 

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Le président du Mali, Ibrahim Boubacar Keïta, lors d'un meeting à Bamako le 10 août 2018, à deux jours du second tour de l'élection présidentielle. (MICHELE CATTANI / AFP)

 

 

 

Ibrahim Boubacar Keïta, président du Mali depuis 2013, a été réélu pour un nouveau mandat de cinq ans, selon les résultats officiels annoncés par le gouvernement malien jeudi 16 août. Il a remporté 67,17% des voix au second tour, contre 32,83% à l'opposant Soumaïla Cissé. Le chef de campagne de ce dernier a estimé que ces résultats "ne reflètent pas la vérité des urnes". L'opposition veut contester la victoire d'Ibrahim Boubacar Keïta "par tous les moyens démocratiques".

 

 

Le chef de campagne de Soumaïla Cissé a précisé ensuite à des journalistes que son camp allait "déposer des recours devant la cour constitutionnelle pour faire annuler des résultats frauduleux" dans certaines régions. Mais ni les observateurs de l'Union africaine, ni ceux de l'UE n'ont affirmé avoir constaté les "fraudes électorales" alléguées par l'opposition et rejetées en bloc par IBK qui accuse le camp adverse de "mise en scène".

 

 

Le second tour du scrutin s'était tenu dimanche. Le président d'un bureau avait été tué par des jihadistes, et 490 bureaux de vote sur 23 000 n'avaient pas pu ouvrir en raison de cette menace. C'est cependant deux fois moins qu'au premier tour. La participation à ce second tour n'a été que de 34,45%, a annoncé le gouvernement jeudi.

 


17/08/2018
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le Progrès du samedi 30 décembre 2017

 

 

MALI - DÉMISSION SURPRISE DU GOUVERNEMENT

 

 

Le Premier ministre malien Abdoulaye Idrissa Maiga a présenté hier sa démission et celle de son gouvernement au président Ibrahim Boubacar Keita. Aucune explication officielle n'a été donnée à cette démission qui intervient alors qu'une élection présidentielle est prévue en juillet 2018 au Mali, et que M. Keita était en poste depuis avril. Le président Keita a été élu en août 2013 pour cinq ans.

 


30/12/2017
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le Progrès du mercredi 16 août 2017

 

 
 
    À DOUENTZA ET TOMBOUCTOU - DEUX ATTAQUES CONTRE L'ONU : NEUF
       MORTS

 

 

 

Neuf personnes, dont un Casque bleu togolais et cinq agents de sécurité maliens, ont été tuées lundi lors de deux attaques distinctes contre la mission de l'ONU au Mali (Minusma).

 

 

Une première attaque d'"hommes armés non identifiés" a visé des camps de la Minusma à Douentza, dans le centre du pays. Un Casque bleu togolais, un soldat malien et deux assaillants ont été tués. Un autre casque bleu a été blessé.

 

 

Lors d'un attaque distincte dans l'après-midi, des hommes armés ont pris d'assaut le quartier-général de la Minusma à Tombouctou. Cinq gardes maliens de la mission de l'ONU, un membre de la gendarmerie malienne et un agent civil contractuel de la Minusma, ont été tués. En outre, un garde de sécurité malien et six Casques bleus ont été blessés, dont deux grièvement.

 

 

Selon un responsable du gouvernorat de Tombouctou, les "terroristes" étaient armés de grenades et de Kalachnikov.

 


18/08/2017
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le Progrès du mardi 2 mai 2017

 

 
 
        MALI - FORCE BARKHANE. L'ARMÉE NEUTRALISE UNE VINGTAINE DE
       DJIHADISTES

 

 

 

Près de la frontière entre le Mali et le Burkina Faso, les militaires français ont déployé des avions de chasse et des hélicoptères, des commandos de montagne ainsi que des équipe de déminage.

 

 

 

La France vient de faire la démonstration de sa force dans l'opération Barkhane. Elle est engagée dans la lutte contre les groupes armés terroristes de la bande sahélo-saharienne aux côté des cinq pays de la zone, la Mauritanie, le Mali, le Niger, le Tchad et le Burkina-Faso. La mission de la force Barkhane, qui mobilise environ 4 000 militaires, est d'appuyer les forces armées des pays partenaires. Elle a été lancée le 1er août 2014.

 

 

Ce week-end, la force Barkhane a neutralisé près d'une vingtaine de terroristes issus du groupe armés qui avaient leurs dépôt logistiques dans une forêt à proximité de la frontière entre le Mali et le Burkina-Faso, au sud-ouest de Gao.

 

 

Baptisée Bayard, l'opération avait été déclenchée samedi par des frappes aériennes. L'état-major français a précisé le déroulé de l'intervention qui a débuté par le déploiement de Mirage 2000, relayés par deux hélicoptères d'attaque Tigre chargés de sécuriser la zone afin de permettre aux commandos montagne d'intervenir au sol.

 

 

 

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Une opération après une autre

 

Les soldats français sont intervenus à l'aube, rejoints par des commandos parachutistes et des équipes opérationnelles de déminage qui ont procédé à la fouille de la zone d'opération. "De l'armement, des munitions, des lance-roquettes et des composants destinés à la fabrication d'engins explosifs ont été découverts en quantités importantes", a précisé le ministère de la Défense. Cette nouvelle opération de la force Barkhane a eu lieu dans une zone considérée depuis quelque temps comme "une zone refuge et d'influence des terroristes", selon l'état-major. Elle "vient concrétiser les efforts conduits avec les forces maliennes et burkinabés pour lutter contre les réseaux des groupes armés terroristes qui agissent dans ce secteurs".

 

 

C'est dans cette zone, près de la frontière avec le Burkina Faso, qu'un soldat français avait été tué le 5 avril. Le caporal-chef du 6e régiment du génie d'Angers, Julien Barbé, avait été victime de tirs directs, lors d'une opération militaire transfrontalière menée conjointement par les soldats maliens, burkinabés et français, au sud-ouest de Gao.

 

 

Au cours de cette opération nommée Panga, qui avait mobilisé quelque 1 300 soldats, 200 véhicules et une dizaine d'hélicoptères des trois pays, les militaires avaient conduit des missions de reconnaissance et de contrôle de la zone ainsi que des fouilles dans des villages de la région.

 

 

L'opération avait permis d'approfondir la connaissance de cette zone, de collecter du renseignement, et de réaliser des saisies de matériel. Elle avait déjà permis de neutraliser deux terroristes, d'en capturer 8 autres ainsi que plusieurs dizaines de suspects remis aux autorités burkinabés.

 

 

Dans leur lutte contre les groupes armés terroristes, les militaires français avaient alors repéré comme objectif cible la forêt de Foulsaré où ils sont intervenus ce week-end. Une des zones réputées servir de refuge aux terroristes du groupe Ansarul Islam. Les djihadistes ont été en grande partie chassés du nord du Mali par l'intervention française Serval en 2013. Mais des zones entières du pays échappent toujours au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU.

 


03/05/2017
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