L'AIR DU TEMPS

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ECONOMIE - Démographie

Encore des informations intéressantes - On en apprends tous les jours...


Franceinfo - le jeudi 21 mars 2019

 

 

Paris, la ville la plus chère du monde ? On vous explique ce qu'indique l'enquête de "The Economist"

 

 

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Aliénor VinçotteFrance Télévisions

 

 

 

La capitale française est au sommet du podium des villes les plus chères du globe, avec Singapour et Hong Kong, selon le cabinet de conseil britannique The Economist Intelligence Unit (EIU). Une première depuis trente ans

 

 

 

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Vue aérienne de Paris, en 2010. (PIERRE NEVEUX / RADIO FRANCE)

 

 

 

Un nouveau titre pour Paris. La capitale française est classée ex aequo avec Singapour et Hong Kong en tête des métropoles les plus chères du monde, dans une enquête publiée mardi 19 mars par le journal britannique The Economist (article en anglais). C'est "la première fois en trente ans d'enquêtes que trois métropoles partagent le titre de ville la plus chère du monde", écrivent les auteurs de l'étude. 

 

 

Mais comment est réalisée la comparaison ? Que dit-elle réellement sur les villes comparées ? Et les résultats sont-ils fiables ou faut-il les nuancer ? Franceinfo vous explique en trois points ce qu'il faut retenir de cette publication.

 

 

 

Comment est réalisé ce classement ? 

Le classement est élaboré par The Economist Intelligence Unit, un cabinet de conseil appartenant au même groupe que l'hebdomadaire britannique The Economist

 

 

Pour comparer les villes entre elles, ce cabinet a mis au point l'indice WCOL, pour Worldwide cost of living (coût de la vie mondial, en français). Il permet de mesurer les prix de 160 produits et services dans 133 villes situées dans 93 pays. Sont pris en compte les tarifs de l'alimentation, de l'habillement, des services à la personne, des loyers, des transports et des loisirs. Les prix sont convertis en dollars, au taux de change en vigueur au moment du relevé, et sont pondérés de la même manière pour tous les pays.

 

 

A la base, cet indice s'adresse aux entreprises qui envoient leurs salariés à l'étranger, afin de mesurer le coût que représente leur expatriation et pouvoir, le cas échéant, le compenser par une prime ou des avantages. L'étude est réalisée deux fois par an, en mars et en septembre, indique le site internet du WCOL

 

 

Au niveau méthodologique, le WCOL se base toujours sur la ville de New York comme indice de référence, avec un score fixe de 100. Ainsi, si le score d'une ville est de 120, cela indique que les prix y sont 20% plus élevés qu'à New York. Un outil (en accès payant) permet aussi de comparer plusieurs villes entre elles. 

 

 

 

Qu'indique le classement 2019 ? 

Le classement publié mardi par The Economist indique donc que Paris prend la tête du classement, à égalité avec Singapour et Hong Kong. Toutes trois ont un indice de 107. Les prix y sont donc 7% plus chers qu'à New York. Selon les auteurs de l'étude, il s'agit d'une "exception" par rapport aux autres villes de la zone euro. Après ce trio de tête, on trouve Zurich (106), Genève et Osaka (101), Séoul, Copenhague et New York (100). 

 

 

La capitale française, qui fait partie du top 10 depuis 2003, est néanmoins plus attractive que d'autres concernant "les transports, l'alcool et le tabac", note l'étude. Ainsi, le prix moyen d'une bouteille de 33 cl de bière est de 2,10 dollars dans la capitale française, contre 2,37 à Singapour, 3,25 à Zurich ou 3,33 à New York. En revanche, le prix moyen d'une coupe de cheveux pour une femme relevé par l'étude, est de 104 euros (contre 82 euros il y a dix ans), alors qu'il est de 65 euros à Zurich (Suisse) et de 47 euros à Osaka (Japon). "Ce prix comprend la coupe de cheveux, le brushing et la coiffure dans un salon de qualité, et ça inclut aussi d'éventuels conseils à la cliente", détaille auprès du Parisien Roxana Slavcheva, auteure de l'étude. 

 

 

En bas du classement, Caracas, avec un indice de 15, et Damas, avec un indice de 25, sont les villes les moins chères parmi les 133 testées. Les auteurs de l'étude expliquent que l'instabilité politique et économique du Venezuela et de la Syrie ont eu un fort impact ces dernières années sur leur capitale. Ces deux pays souffrent, en outre, d'un taux de change très défavorable. 

 

 

Du côté des mouvements, on peut noter la forte baisse d'Ankara (Turquie) et de Buenos Aires, qui perdent chacune 48 places et se classent dorénavant 120e et 125e, ou des villes brésiliennes Sao Paulo et Rio de Janeiro, qui baissent de 30 et 26 places, pour s'installer aux 107e et 108e rangs du classement. Des baisses qui sont principalement dues à l'affaiblissement des monnaies des pays concernés. 

 

 

 

Ce classement est-il fiable ? En existe-t-il d'autres ?

"Construire un indice consiste à faire des choix d'indicateurs, à les pondérer... rappelle auprès de franceinfo Patrick Duchen, directeur d'études et de recherches au Crédoc. Deux indices différents donneront souvent des résultats différents." Pour le chercheur, ce qui important à retenir, c'est qu'une mesure, "aussi imparfaite soit-elle", peut traduire dans la durée des évolutions. Paris "est remonté dans le classement, c'est cela qu'il faut noter et en analyser les causes, c'est-à-dire une progression plus rapide des prix immobiliers et des loisirs par rapport aux revenus", explique-t-il.

 

 

Concernant l'indice WCOL, l'économiste estime que "l'indice semble bien construit et assez complet", mais il souligne également que si les rubriques santé et éducation sont bien évoquées, "les aspects liés au coût de ces deux postes ne sont pas comptabilisés". "Ce qui est un manque car, selon les pays, c'est très différent – notamment en France où ils sont particulièrement bas", rappelle l'économiste. 

 

 

Par ailleurs, rappelle Le Parisien, ce classement s'adresse principalement à des cadres supérieurs. Il est basé sur des produits et services consommés par ceux-ci, souvent de haut de gamme. L'indice ne reflète donc pas forcément le coût de la vie pour d'autres catégories de population. La coupe de cheveux à 104 euros retenue pour Paris n'est pas forcément représentative des tarifs pratiqués dans tous les salons de coiffure de la capitale. 

 

 

Enfin, d'autres organismes publient régulièrement leur propre classement sur le coût de la vie, avec d'autres indicateurs. C'est le cas, par exemple, du cabinet Mercer, pour qui la capitale française n'atteint même pas le top 10. Dans le palmarès 2018, qui porte sur 375 villes, Paris se classait 34e, en hausse de 28 places sur un an. Principale explication de cette progression : le taux de change de l'euro face au dollar.

 


21/03/2019
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Franceinfo - le mercredi 20 mars 2019

 

 

VRAI OU FAKE Le vrai du faux. L'ISF a-t-il fait perdre 45 milliards d'euros à l'économie française ?

 

 

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Victor MatetRadio France

 

 

 

Victor Matet passe au crible des faits repérés dans les médias et les réseaux sociaux. Aujourd'hui, un chiffre donné par le vice-président du Medef : l'ISF aurait fait perdre 45 milliards d'euros à notre économie depuis sa création

 

 

 

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Feuille d'impôt de solidarité sur la fortune. (DAMIEN MEYER / AFP)

 

 

 

 

"L'ISF n'a rien rapporté et a coûté 45 milliards d'euros à l'économie française", a affirmé sur franceinfo le vice-président et porte-parole du Medef Fabrice Le Saché, lundi 18 mars.

 

 

Cette étude, le vice-président du Medef nous le dit, vient du Rexécode. Le centre de recherche pour l'expansion de l'économie et le développement des entreprises. Centre financé par ses adhérents : des grandes entreprises, des PME ou encore des institutions financières.

 

 

Dans une lettre qui date du mois de décembre, le Rexécode a donc sorti ce chiffre en se basant sur les données officielles depuis 1982 et l'instauration de l'impôt de solidarité sur la fortune jusqu'à la suppression de l'ISF l'an dernier. Ce sont donc 35 années qui ont été étudiées avec cette idée. On prend d'abord le chiffre officiel de ce que rapporte l'ISF : environ cinq milliards d'euros par an. Avant ensuite de réaliser une estimation de ce que le PIB de la France aurait pu être si certaines grandes fortunes étaient restées dans le pays. Le Rexécode arrive ainsi à 45 milliards d'euros de pertes.

 

 

 

Chiffre contestable et contesté

Ce chiffre est contesté, mais pas forcément par tout le monde. Il y a deux mois, la fondation Ifrap, un think tank spécialisé dans la recherche sur les administrations et les politiques publiques, donnait aussi ce chiffre de 45 milliards d'euros de perte, en passant par un autre mode de calcul, mais donc avec le même résultat. Mais dans l'ensemble, ce genre de calcul est basé sur des postulats qui ne peuvent pas être vérifiés, disent de nombreux économistes.

 

 

En clair, pour calculer les pertes réelles de l'ISF et donc l'argent qui aurait pu être investi dans notre économie, il faudrait connaître par exemple le nombre précis d'entreprises qui ne se sont pas créées sur le territoire français et dans lesquelles cet argent n'a pas été investi. Impossible à déterminer. D'autant plus que l'âge moyen des personnes assujetties à l'ISF et qui avaient choisi de quitter la France était de 55 et 60 ans. Pas forcément l'âge pour se lancer dans une vague de créations d'entreprises.

 

 

De plus, impossible de savoir si les contribuables fortunés qui ont quitté la France l'ont fait uniquement à cause de l'ISF, à cause de la fiscalité en général ou bien de facteurs personnels ou familiaux.

 

 

 

L'expatriation des plus riches en question

C'est l'argument numéro un d'Emmanuel Macron et de la majorité pour justifier la fin de l'ISF. Dans les faits, selon l'un des derniers rapports de la Direction générale des dépenses publiques, sur quelque 300 000 Français soumis à l'ISF, en 2012, moins de 600 sont partis à l'étranger, soit moins de 0,2%. Un sur 500. Pas de véritable hémorragie donc, même si le chiffre absolu n'est pas négligeable.

 

 

Quoi qu'il en soit, le chiffre donné par le vice-président du Medef, 45 milliards d'euros de pertes annuelles liées à l'ISF, reste très difficile à apprécier. On comprend mieux pourquoi le gouvernement lui-même ne veut pas se prononcer sur les conséquences du passage de l'ISF à l'IFI avant plusieurs mois. Et pourquoi certains des experts en charge de cette évaluation évoquent pour l'instant de simples pistes de réflexion.

 


20/03/2019
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Franceinfo - le jeudi 17 janvier 2019

 

 

"Complément d'enquête" : comment Carlos Ghosn a réussi à s'octroyer un salaire annuel de 15 millions (contre l'avis des actionnaires)

 

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France 2France Télévisions
 

 

 

En 2016 déjà, Carlos Ghosn avait fait scandale. Contre l’avis de ses actionnaires, de l’Etat, et même du Medef, le patron le mieux payé de France s’était "auto-augmenté". Salaire annuel : près de 15 millions d’euros. Cet extrait d'un "Document de Complément" revient sur cette autre "affaire Carlos Ghosn"

 

 

 

Comment avait fait le PDG de Renault, en 2016, pour s'octroyer, contre l'avis de ses actionnaires, un salaire annuel de près de 15 millions d'euros ? Gauche et patronat à l'unisson, et même le Medef, tout le monde avait crié au scandale : Laurence Parisot avait taclé un "égoïsme", un "manque de classe et d'honnêteté" troublants... "Complément d'enquête" revient le 17 janvier 2019 sur cette autre "affaire Carlos Ghosn".

 

 

Ce 29 avril 2016, le PDG de Renault doit faire valider ses choix stratégiques (et son salaire annuel avec) devant 500 actionnaires du groupe, réunis en assemblée générale. Une formalité. Mais ce jour-là, un homme s'attaque frontalement au grand patron et à ses 15 millions d'euros de salaire prévus cette année-là. Pierre-Henri Leroy, conseil pour une partie des actionnaires, le tance publiquement : "Ce manquement à l'exemplarité est inacceptable." 

 

 

750 smic : "C'est absolument astronomique"

 

 

Les revenus de Carlos Ghosn ont été multipliés par six ces dix dernières années. Le consultant se dit choqué par ces chiffres "incontrôlés" : "A 15 millions, on est à 750 smic – c'est absolument astronomique pour quelqu'un qui n'a pas créé l'entreprise. Ce sont des employés, des intendants du domaine, si vous voulez. L'intendant, avec 5 millions d'euros, il est déjà très content. Alors 15 millions, ça nous paraît assez anormal."

 

 

Suivi par une majorité d'actionnaires, Pierre-Henri Leroy remporte la première manche : pour la première fois dans l'histoire du groupe, le salaire du PDG est rejeté par l'assemblée générale. Carlos Ghosn en prend acte.

 

 

Un coup de tonnerre qui finit en coup tordu

 

 

Dans les heures qui suivent, le PDG convoque son conseil d'administration... qui lui accorde sa rémunération. Un coup de théâtre à mettre sur le compte "du génie et du talent de ce personnage, qui fascine les membres du conseil d'administration, analyse P.-H. Leroy. Carlos a une telle autorité naturelle que les gens se comportent comme des domestiques à son égard. Ils sont avant tout obéissants. Les administrateurs, pareil – alors qu'ils sont là pour le contrôler."

 

 

Une certaine idée de sa "juste valeur"

 

 

Interrogé par Ruth Elkrief après le scandale, le patron de Renault reste droit dans ses bottes et répond "scorecard" (objectif de performance), comme pour une équipe de foot. "Toute l'histoire de Carlos Ghosn montre qu'il a une certaine idée de lui-même. Il a toujours dit, rappelle Matthieu Suc, journaliste à Mediapart, qu'un patron de son espèce devait être rémunéré à sa juste valeur. Et il se trouve qu'il a une certaine idée de sa juste valeur..."

 

 

Extrait de "L'affaire Carlos Ghosn", un "Document de Complément" à voir le 17 janvier 2019.

 


21/01/2019
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Franceinfo - le lundi 21 janvier 2019

 

 

Les 26 milliardaires les plus riches détiennent autant d'argent que la moitié de l'humanité, selon l'ONG Oxfam

 

 

 

 

"Le fossé qui s'agrandit entre les riches et les pauvres pénalise la lutte contre la pauvreté, fait du tort à l'économie et alimente la colère dans le monde", écrit, lundi, la directrice exécutive d'Oxfam International, Winnie Byanyima

 

 

 

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 Jeff Bezos, le patron d'Amazon, l'homme le plus riche du monde, à San Francisco (Californie, Etats-Unis), le 15 octobre 2018. (MATT WINKELMEYER / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

 

 

 

La concentration de la richesse s'est encore accentuée en 2018, a dénoncé, lundi 21 janvier, l'ONG Oxfam. "Le fossé qui s'agrandit entre les riches et les pauvres pénalise la lutte contre la pauvreté, fait du tort à l'économie et alimente la colère dans le monde", a affirmé Winnie Byanyima, directrice exécutive d'Oxfam International.

 

 

L'organisation écrit, dans un communiqué, que 26 milliardaires ont désormais entre leurs mains autant d'argent que les 3,8 milliards de personnes les plus pauvres de la planète. Ces chiffres se fondent sur les données publiées par la revue Forbes et la banque Crédit suisse, une méthodologie contestée par certains économistes.

 

 

 

Le nombre de milliardaires a doublé depuis 2008

Oxfam appelle à taxer les plus riches. Les gouvernements "doivent s'assurer que les entreprises et les plus riches paient leur part d'impôts", a-t-elle ajouté, à l'occasion de la publication du traditionnel rapport annuel d'Oxfam sur les inégalités mondiales en amont du Forum économique mondial (WEF, World Economic Forum) qui se tient jusqu'à vendredi à Davos.

 

 

La fortune de l'homme le plus riche du monde, Jeff Bezos, le patron d'Amazon, a atteint 112 milliards de dollars l'an dernier. Or "le budget de santé de l'Ethiopie correspond à 1% de sa fortune", souligne l'ONG. Oxfam souligne que le nombre de milliardaires a doublé depuis la crise financière de 2008, constatant que "les riches bénéficient non seulement d'une fortune en pleine expansion, mais aussi des niveaux d'imposition les moins élevés depuis des décennies".

 


21/01/2019
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Franceinfo - le dimanche 20 janvier 2019

 

 

INFO FRANCEINFO. Les entreprises du CAC 40 ont fait plus de bénéfices mais ont payé moins d'impôts entre 2010 et 2017

 

 

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franceinfoRadio France

 

 

 

Selon l'association Attac, la moitié des entreprises du CAC 40 ont par ailleurs déclaré une hausse des émissions de gaz à effet de serre en 2017 par rapport à 2016

 

 

 

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Vue du quartier de La Défense, à Paris, où se situent plusieurs sièges de grandes entreprises. (VINCENT ISORE / MAXPPP)

 

 

 

Entre 2010 et 2017, les impôts versés par les entreprises du CAC 40 ont baissé, alors que leurs bénéfices cumulés ont augmenté, selon un rapport publié dimanche 20 janvier par Attac et que franceinfo vous dévoile.

 

 

Ce rapport, intitulé Les grandes entreprises françaises, un impact désastreux pour la société et la planète, pointe du doigt les entreprises françaises du CAC 40 alors que le Forum mondial de Davos commence mardi 22 janvier et à la veille d'un autre sommet organisé lundi 21 janvier par Emmanuel Macron à Versailles avec des patrons du monde entier.

 

 

 

Les dividendes versés aux actionnaires en hausse de 44%

Dans ce rapport, Attac a passé au peigne fin les rapports annuels de ces 40 entreprises françaises depuis 2010, selon trois critères : social, climatique et fiscal et le bilan est sans appel. Selon l'association, les impôts versés par les entreprises ont baissé de 6,4% en valeur absolue entre 2010 et 2017, alors que leurs bénéfices cumulés ont augmenté de près de 10%. Quant aux dividendes versés aux actionnaires, ils sont en hausse de 44% en valeur absolue également sur la même période. En revanche, leurs effectifs en France ont baissé de 20%.

 

 

En 2017, les entreprises du CAC 40 ont déclaré un peu plus de 16 000 filiales, dont 15% dans des territoires identifiés comme des "paradis fiscaux et judiciaires", soit près de 2 500. La présence de l'État français dans le capital des entreprises "n'a malheureusement pas d'effet sur leur comportement. Non seulement les entreprises dont l'État est actionnaire donnent la priorité au versement de dividendes, mais elles sont également parmi les plus actives en matière d'évitement fiscal", peut-on lire dans ce rapport. Attac se base alors sur un exemple, celui d'Engie, dont l'État est actionnaire à hauteur de 24%. Pourtant, l'entreprise possède 2 300 filiales, dont 327 basées dans des paradis fiscaux.

 

 

Toujours selon le rapport, côté environnement : sur les 40 entreprises du CAC 40, 22 déclarent des émissions de gaz à effet de serre en hausse en 2017 par rapport à 2016 : +5%.

 

 

 

Des entreprises qui "roulent pour leurs actionnaires"

Pour répondre à ces "injustices", l'association Attac fait trois propositions. Tout d'abord, plafonner les écarts de rémunérations au sein d'une même entreprise, par exemple de 1 à 10, y compris pour les plus hauts dirigeants, afin de tirer vers le haut la rémunération du travail.

 

 

Ensuite, l'association propose de remplacer le marché carbone européen par une fiscalité carbone réellement dissuasive sur les sites industriels polluants et par des régulations publiques, qui conduisent les entreprises à désinvestir massivement des énergies fossiles.

 

 

Enfin, Attac évoque l'obligation d'un "reporting public", pays par pays, des avoirs détenus par les grandes entreprises, notamment dans les paradis fiscaux et leur taxation selon les règles de législation française, seule méthode permettant de lutter efficacement contre l'évasion fiscale, selon l'organisation.

 

 

"Ces entreprises vont encore une fois dire qu'elles font tout pour lutter contre les inégalités, le réchauffement climatique, etc", explique Dominique Plihon, porte-parole d'Attac et co-auteur de ce rapport sur les multinationales. "Les données dans notre rapport montrent très clairement que ce n'est pas du tout ce qui se passe. Les entreprises roulent en réalité pour leurs actionnaires qu'elles gavent de dividendes et ne s'intéressent pas trop à la question de la justice sociale – qui est aujourd'hui au cœur du mouvement social en France – ni à la justice fiscale", dénonce-t-il.

 

 

En France, les 40 multinationales qui composent le CAC 40 pèsent aujourd'hui plus de 1 300 milliards d'euros de chiffre d'affaires, soir l'équivalent de plus de la moitié du PIB de la France.

 


20/01/2019
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Franceinfo - le lundi 7 janvier 2018

 

 

Faut-il s'inquiéter d'une crise économique majeure en 2019 ?

 

 

 

 

La fin d'année 2018 a été particulièrement agitée sur les places boursières de la planète, faisant ressurgir le spectre de la crise de 2008

 

 

 

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Le New York Stock Exchange (NYSE) à New York (Etats-Unis), le 2 janvier 2018. (DREW ANGERER / GETTY IMAGES NORTH AMERICA)

 

 

 

Des Bourses qui s'affolent, des tensions commerciales, des incertitudes sur la gouvernance de la zone euro... La fin d'année 2018 a été pour le moins chaotique pour les marchés financiers. Au point de faire craindre le pire en 2019 et de voir ressurgir le spectre de la crise de 2008.

 

 

 

1 - Quelle est la situation des marchés financiers ?

Ils ont connu des jours meilleurs. L'année 2018 a en effet été la plus mauvaise depuis 2008 sur les places boursières européennes. Le CAC 40 a ainsi chuté de près de 10,95% en un an. Et il n'est pas le seul. La Tribune égrène les mauvais résultats : en Allemagne, le Dax a reculé de 18,3% ; au Royaume-Uni, le London Stock Exchange a perdu 12,48% ; aux Etats-Unis, Wall Street a connu sa pire année depuis 10 ans. Mais c'est en Asie que la dégringolade a été la plus sévère avec un recul de 24,6% pour la Bourse de Shanghai notamment. Et 2019 semble avoir débuté sous les mêmes auspices puisque la Bourse de New York a ouvert en net repli jeudi pour la première séance de l'année.

 

 

 

2 - Comment expliquer ces mauvais résultats ?

Trois facteurs stressent particulièrement les marchés financiers : le premier concerne la guerre commerciale menée par Donald Trump contre la Chine. Après une année 2018 marquée par l'imposition de lourds tarifs douaniers entre les deux pays, le début de l'année 2019 ne laisse pas vraiment entrevoir de sortie de crise.

 

 

Autre source d'inquiétude des investisseurs : la Chine, qui montre plusieurs signes d'affaiblissement ces derniers temps. Le PIB de la deuxième économie mondiale n'a progressé "que" de 6,5 % au troisième trimestre 2018, soit son plus bas niveau depuis 2009, rappellent Les Echos. Apple a donc dû réviser à la baisse ses prévisions de résultats pour le 4e trimestre 2018, à cause notamment de l'activité chinoise moins dynamique.

 

 

Enfin, en Europe, le Brexit et les négociations qui en découlent, ainsi que l'approche des prochaines élections européennes, sur fond de montée des populismes, inquiètent. Le FMI a d'ailleurs prévenu que la croissance mondiale risquait de s'essouffler en 2019.

 

 

 

3 - Qu'est-ce qui pourrait précipiter une crise ? 

Il est toujours délicat de spéculer sur les résultats de la Bourse. Mais une chose est certaine : les investisseurs détestent l’incertitude et notamment celle qui plane en ce moment sur l'économie mondiale. "A cause de cette croissance mondiale moins forte, les résultats des entreprises seront systématiquement moins bons. Nous allons donc voir des marchés plus volatils, plus nerveux", explique l'économiste Jean-Hervé Lorenzi, dans les colonnes du Parisien. Un terrain propice aux dégringolades.

 

 

L’étincelle pourrait bien partir de l'Italie. Rome est parvenue in extremis à un accord sur son budget avec Bruxelles, mais avec un endettement à 2 300 milliards d'euros.  Soit 130% du PIB italien. Le pays présente donc une situation similaire à celle de la Grèce en 2011. Si les investisseurs finissaient par prendre peur et que le taux de ses emprunts explosait, la troisième puissance économique de la zone euro pourrait très bien faire défaut, entraînant l'Europe dans la dépression. "Ce serait dix fois Lehman Brothers", prévient l'économiste Marc Touati dans le magazine Capital.

 

 

 

4 - Est-ce que nos économies peuvent faire face ?

Pas sûr. Dix ans après la faillite de Lehman Brothers, le système financier mondial reste vulnérable. Le FMI s'est déjà inquiété de la capacité de réaction des gouvernements en cas de crise ou de récession. "La réponse n'est guère réconfortante, a alerté le chef économiste du Fonds monétaire international, cité par Les Echos. Les gouvernements disposent de moins de munitions budgétaires et monétaires que lorsque la crise financière mondiale a éclaté il y a dix ans." Un constat qui fait écho à ceux de Jean-Claude Trichet ou encore Dominique Strauss-Kahn

 

 

L'économiste Nouriel Roubini, qui avait prédit dès 2006 la crise de 2008, estime quant à lui que le krach n'est pas pour 2019... mais pour 2020. Dans Les Echos, il affirme que, contrairement à la dernière fois, "les dirigeants qui affronteront la prochaine récession auront les mains liées" en raison de marges de relance budgétaires réduites par le poids de leurs dettes publiques.

 

 

 

5 - Faut-il paniquer pour autant ? 

Après la crise de 2008, les banques se sont profondément restructurées et ont fait de gros efforts pour se protéger. Des mécanismes ont notamment été mis en place, en Europe, pour traiter la défaillance d’un établissement financier, comme l'augmentation des capitaux propres ou encore le renforcement des tests de solidité. "Aujourd’hui, leur capacité de résistance aux chocs est bien plus élevée", rassure l’économiste Patrick Artus, de Natixis, interrogé par Capital.

 


07/01/2019
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L'Internaute du jeudi 3 janvier 2019

 

 

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04/01/2019
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L'Internaute du jeudi 3 janvier 2019

 

 

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L'Internaute du 3 janvier 2019

 

 

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