L'AIR DU TEMPS

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Franceinfo - le mardi 2 juillet 2019

 

 

L'accord Mercosur-UE fait aussi grincer des dents côté brésilien

 

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

 

Le traité de libre échange entre les deux continents est critiqué des deux côtés de l'Atlantique

 

 

 

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Les agriculteurs brésiliens s'inquiètent notamment du "principe de précaution" intégré dans l'accord à la demande de l'Union européenne. (NELSON ALMEIDA / AFP)

 

 

"Inacceptable" pour les agriculteurs et les écologistes français, l'accord entre l'UE et le Mercosur inquiète aussi au Brésil, où l'on craint l'impact sur une industrie moins compétitive que l'européenne et un recours excessif au "principe de précaution" visant les produits agricoles sud-américains. L'accord conclu vendredi soir après 20 ans d'âpres discussions entre l'Union européenne et les quatre pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay) "ne profite pas à l'industrie sidérurgique brésilienne", affirme dans un communiqué l'Institut brésilien de l'acier (IAB).

 

 

En raison de la crise économique au Brésil et de l'offre excédentaire mondiale d'acier, cet organisme souligne que le secteur a déjà une marge de capacité inutilisée de 34% et pourrait donc produire un tiers en plus. Par ailleurs, le risque est grand pour la sidérurgie brésilienne de "voir des matériaux provenant de pays extérieurs au bloc de l'Union européenne entrer sur le marché (brésilien), par l'intermédiaire d'entreprises (européennes), déguisés en matériaux européens", ajoute l'IAB qui dénonce une "asymétrie concurrentielle".

 

 

 

Le "principe de précaution" redouté

"La productivité industrielle du Mercosur est inférieure à l'européenne. C'est une des raisons pour lesquelles l'accord n'avait pas été signé jusqu'ici, pour ne pas la pénaliser davantage", décrypte l'analyste indépendant Felipe Queiroz. "Si l'on ne met pas en place des garde-fous, le processus de désindustrialisation (...) et de re-primarisation de l'économie risque de s'accentuer" au Brésil, ajoute-t-il, jugeant que cela pourrait se traduire par une hausse du chômage. "Nous allons finir en n'exportant que des céréales, des poulets et de la viande de boeuf", conclut-il.

 

 

Un autre point de l'accord Mercosur-UE inquiète au Brésil : la référence au "principe de précaution" qui garantit que les autorités publiques pourront "agir pour protéger la santé humaine, animale ou végétale, ou l'environnement, face à un risque perçu, même lorsque l'analyse scientifique n'est pas concluante". "Historiquement, le Brésil a toujours été opposé à l'inclusion du principe de précaution, une revendication de l'UE, tant durant les cycles de négociation au sein de l'Organisation mondiale du commerce que lors des discussions bilatérales", explique à l'AFP Pedro Camargo Neto, ancien président de la Société rurale brésilienne et fin connaisseur des questions agricoles.

 

 

 

Le ministère des Affaires étrangères tente de rassurer

"Selon nous, les règles déjà existantes dans le cadre de l'accord multilatéral de l'OMC ont été et sont toujours suffisantes pour garantir la santé et la sécurité des populations de l'Union européenne", ajoute cet ancien responsable de la production et du commerce au sein du ministère de l'Agriculture (2000-2002). "C'est avec surprise que nous avons appris dans la presse que le Mercosur avait accepté cette forme de protection supplémentaire dans l'accord avec l'UE", conclut-il, traduisant l'inquiétude qui règne au Brésil dans le secteur agricole concernant cette clause. Une inquiétude que le ministère des Affaires étrangères a tenté de dissiper.

 

 

Tout a été négocié pour blinder le Brésil contre un usage inapproprié de cet instrument.Pedro Miguel Costa e Silva, négociateur au quotidien "Valor"

 

 

Selon le texte, les Sud-Américains bénéficient d'un accès accru au marché européen pour leur production agricole, en particulier leur boeuf. D'autres produits comme les chaussures, les vêtements, le jus d'orange, le café, le miel, le bois, le polyéthylène, le cuir ou les pièces détachées automobiles sont également concernés. Ce vaste accord, qui doit encore être validé par les Etats membres, touche près de 770 millions de consommateurs. Il doit permettre d'éliminer de nombreux droits de douane dans les domaines industriel et agricole, mais concerne aussi les services, les marchés publics, les obstacles techniques au commerce, les mesures sanitaires et phytosanitaires et la propriété intellectuelle.

 


02/07/2019
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Franceinfo - le jeudi 13 juin 2019

 

 

Réforme des retraites : allez-vous devoir travailler plus longtemps ?

 

 

 

Devant les députés, Edouard Philippe a assuré qu'il n'y aurait pas de report de l'âge légal de départ à la retraite, fixé à 62 ans. Mais le Premier ministre a aussi annoncé que l'exécutif entendait "définir un âge d'équilibre et des incitations à travailler plus longtemps"

 

 

 

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Le Premier ministre, Edouard Philippe, lors de son discours de politique générale devant l'Assemblée nationale, le 12 juin 2019. (ALAIN JOCARD / AFP)

 

 

 

Mesure logique pour le gouvernement, "gros loup" pour la CGT. Lors de son discours de politique générale devant les députés, Edouard Philippe a déclaré que l'exécutif définirait dans le cadre de la future réforme des retraites un "âge d'équilibre et des incitations à travailler plus longtemps". Toutefois, le Premier ministre a assuré que l'âge légal de départ à la retraite, fixé à 62 ans, resterait inchangé, comme l'avait promis Emmanuel Macron. Concrètement, les Français devront-ils travailler plus longtemps ? A quel âge faudra-t-il partir pour toucher une pension complète ? Eléments de réponse.

 

 

 

L'âge légal de départ à la retraite est maintenu
à 62 ans…

"Continuer à partir à la retraite deux ans plus tôt que l’âge moyen des autres pays européens, c’est demander à nos enfants de financer cet écart", a affirmé Edouard Philippe devant les députés, mercredi. Dans le système actuel français, il faut cumuler deux critères pour toucher une retraite complète : avoir cotisé un nombre minimum de trimestres – qui dépend de votre année de naissance – et avoir 62 ans, l'âge légal en vigueur en France.

 

 

Cet âge légal de 62 ans, Emmanuel Macron avait promis, pendant la campagne présidentielle, de ne pas y toucher. Sauf que ce seuil est aujourd'hui une contrainte pour l'exécutif, puisqu'il ne permettrait pas d'assurer le financement des retraites.

 

 

L'enjeu est donc de demander aux Français de travailler plus longtemps, pour pouvoir financer le système de retraites. Mercredi, le rapport annuel du Conseil d'orientation des retraites publié dans la presse a pronostiqué que le déficit du système serait deux fois plus élevé que prévu d'ici à 2022, atteignant 10 milliards d'euros. Si les travailleurs partent trop tôt à la retraite, les comptes du régime vont donc très vite plonger dans le rouge, et les retraités pourraient voir leurs pensions fondre comme neige au soleil.

 

 

 

… mais les pensions seront amputées en cas de départ avant un "âge d'équilibre" 

Pour éviter de se retrouver dans cette situation, le gouvernement entend créer un "âge d'équilibre", qu'il appelait jusqu'ici "âge pivot""Si vous voulez partir avant cet âge d'équilibre, ça sera possible, mais votre pension sera amputée, vous toucherez moins d'argent", résume Fanny Guinochet, journaliste à L'Opinion, sur franceinfo.

 

 

A ce sujet, Edouard Philippe n'a pas précisé quel serait ce fameux "âge d'équilibre", mais il faut s'attendre à ce qu'il soit bien au-delà des 62 ans. "En Allemagne, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni, ils sont plutôt sur des âges de départ entre 64 et 65 ans, l'âge d'équilibre risque donc d'être dans ces eaux-là", poursuit Fanny Guinochet. Dans les faits, les Français travaillent déjà souvent après 62 ans. En moyenne, ils partent à 63 ans.

 

 

Le haut commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, avait avancé en début d'année l'hypothèse d'une surcote à partir de 62 ans. En clair : travailler plus longtemps pour avoir une pension plus élevée. Mais l'hebdomadaire Challenges rapportait la semaine dernière que l'exécutif étudiait plutôt un dispositif de "bonus-malus". Les travailleurs qui partiraient à la retraite avant l'"âge d'équilibre" seraient donc pénalisés par un malus.

 

 

Sans dévoiler l'option retenue, Edouard Philippe a affirmé que "chacun pourra faire son choix, en liberté et en responsabilité", ajoutant toutefois que "la condition pour que ce choix existe, c'est que le chômage recule". Invitée des "4 Vérités" jeudi sur France 2, Sibeth Ndiaye a défendu ce projet : "Aujourd'hui, il faut comprendre que tout le monde devra travailler un peu plus. Pour une bonne raison, parce qu'on vit un peu plus longtemps." 

 

 

 

L'opposition dénonce un "report déguisé" 

Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a dénoncé sur franceinfo un "enfumage". "Oui, il y a un gros loup même. On nous dit 'on ne change pas l'âge légal', mais si vous partez à l'âge légal, vous n'aurez pas de quoi vivre parce que c'est ça la décote", s'est-il insurgé.

 

 

Le syndicaliste conteste la logique de l'exécutif selon laquelle il faudrait travailler plus longtemps pour s'aligner sur l'allongement de l'espérance de vie. "On dit 'on vit plus longtemps aujourd'hui', c'est parce qu'on a baissé le temps de travail hebdomadaire, rappelle-t-il. C'est parce que l'âge de la retraite a été ramené à une époque à 60 ans. Si on fait l'inverse aujourd'hui, on travaille plus longtemps, on va rapprocher l'âge de la retraite de l'âge de la mort. Et ça, c'est proprement scandaleux." 

 

 

Le député LR de l'Ain Damien Abad a quant à lui pointé un report déguisé, sur franceinfo.

 

 

Les Français ont compris qu'on allait contourner le problème et qu'on allait reculer l'âge effectif de départ à la retraite sans le leur dire, pour éviter une crise sociale.Damien Abad, député LR sur franceinfo

 

 

"On voit bien que le gouvernement avance masqué, qu'il ne veut pas dire la vérité aux Français, qu'il n'assume pas un report de l'âge légal de la retraite", a ajouté Damien Abad. De son côté, le député LFI Ugo Bernalicis a estimé que la situation changerait peu. "C'est déjà le cas. Vous avez un âge légal de départ à la retraite et vous avez un âge effectif. On voit aujourd'hui que les gens partent après 63 ans à la retraite", a-t-il commenté.

 


13/06/2019
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Franceinfo - le jeudi 30 mai 2019

 

 

Electricité : on vous explique pourquoi la hausse des prix du 1er juin est jugée "injuste"

 

 

 

Les tarifs réglementés de l'électricité doivent augmenter de 5,9% au 1er juin

 

 

 

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 Les tarifs réglementés de l'électricité vont progresser de 5,9% en moyenne, le 1er juin 2019.  (ALAIN JOCARD / AFP)

 

 

 

Coup de chaud sur les factures d'électricité des Français. Les tarifs réglementés vont progresser de 5,9% en moyenne dès samedi, selon une décision publiée jeudi 30 mai au Journal officiel. Cette hausse avait été proposée par la Commission de régulation de l'énergie (CRE) en février, mais le gouvernement avait utilisé le délai légal pour la geler pendant l'hiver, en pleine colère des "gilets jaunes".  

 

 

Une augmentation dénoncée aujourd'hui et qualifiée d'"injuste" et trop brusque par les associations de consommateurs. Franceinfo vous explique pourquoi.

 

 

 

Quels tarifs augmentent exactement 

Ce sont les tarifs réglementés de vente de l'électricité (TRV) qui vont augmenter. Ils correspondent au "tarif bleu" d'EDF, auxquels souscrivent 25 millions de foyers. Or, de nombreuses offres concurrentes (d'Engie, de Total Direct Energie, d'ENI), sont indéxées sur les TRV, et seront donc aussi mécaniquement amenées à augmenter. 

 

 

En moyenne, une hausse de 5,9% des TRV va représenter un coût supplémentaire de 85 euros par an pour les ménages se chauffant à l'électricité. Cette première hausse devrait être suivie d'une seconde début août, autour de 1%, liée aux coûts de transport de l'électricité. 

 

 

 

Qui a décidé de cette hausse 

La hausse de 5,9% avait été proposée par la Commission de régulation de l'énergie (CRE) en février, mais le gouvernement avait ensuite utilisé le délai légal pour la geler pendant l'hiver, en pleine colère des "gilets jaunes". Ce faisant, il a retardé son application pendant la période la plus froide, où l'électricité est la plus utilisée par les particuliers.

 

 

Le gouvernement a ensuite soumis à la mi-mai, au Conseil supérieur de l'énergie (CSE), un projet de décision sur les tarifs des TRV. La date du 1er juin correspond à "la date limite permise par la délibération de la CRE" pour son application, explique le document soumis au CSE.

 

 

 

Quelles sont les raisons de cette augmentation des prix ? 

Jean-François Carenco, le président de la CRE, a justifié la hausse des tarifs par une nécessité d'entretenir les réseaux électriques. "La qualité de notre système électrique fait qu’on était obligé de faire cela", a-t-il fait valoir sur CNews. 

 

 

De son côté, le gouvernement a avancé une autre raison. "En 2018, les prix de gros de l'électricité ont notablement augmenté en France, comme dans toute l'Europe, du fait de l'augmentation des prix des combustibles et du carbone, fait valoir le gouvernement. La hausse proposée par la CRE est du même ordre de grandeur que les hausses répercutées dans les autres pays : 8% en Espagne et en Italie et hausse de 20% du tarif social en Belgique."

 

 

Mais la majeure partie de cette augmentation est liée à la concurrence et au principe de "contestabilité". Les TRV sont conçus non seulement pour refléter les coûts d'EDF, mais aussi pour pouvoir permettre aux fournisseurs alternatifs de le concurrencer, d'être compétitifs et de pouvoir proposer des tarifs inférieurs : c'est le principe de la "contestabilité".

 

 

Or, les concurrents d'EDF, qui ont accès, à un coût fixe, à une partie de l'électricité nucléaire produite par le fournisseur d'énergie, se sont multipliés ces dernières années, réduisant de facto la part du gâteau pour chacun. Ils ont donc dû se fournir sur les marchés, où les prix sont plus élevés. Au total, "40% de l'augmentation prévue ne correspondent pas à une hausse des coûts d'EDF mais ont pour but de permettre à ses concurrents de proposer des prix égaux ou inférieurs aux TRV", pointait ainsi l'Autorité de la concurrence en mars, comme le souligne Le Parisien

 

 

 

Pourquoi cette hausse est-elle contestée ? 

En se pliant au principe de "contestabilité", les TRV augmenteraient ainsi en partie pour protéger la concurrence. "Pratiquement la moitié de l’augmentation à venir n’est donc là que pour permettre à la concurrence d’exister. On fait donc payer les consommateurs pour qu’ils puissent faire des économies en ayant le choix entre plusieurs fournisseurs. Ça n'a aucun sens !", s'indigne auprès du Parisien François Carlier, délégué général de la CLCV, l'association nationale de défense des consommateurs et usagers. 

 

 

Aujourd'hui, le calcul du tarif de l’électricité est défini selon des modalités complexes votées par le Parlement, qui visent à la fois à favoriser la concurrence et à défendre la position d’EDF. Mais face à cette situation insatisfaisante, le gouvernement souhaite réagir pour éviter qu'une telle situation ne se reproduise l'an prochain. "Le mode de calcul actuel ne nous satisfait pas : il ne permet pas de faire profiter les Français notamment du fait qu'il y a l'énergie nucléaire qui, elle, est à coûts relativement constants pour les centrales anciennes, et donc nous allons changer le mode de calcul", avait indiqué François de Rugy, le ministre de la Transition écologique et solidaire, fin avril.

 

 

D'autre part, la polémique a aussi pris de l'ampleur lorsque François de Rugy a dénoncé dans ce dossier la dérive des coûts de production d'électricité en France. "EDF s'endette parce qu'elle n'arrive pas à couvrir ses coûts de production avec ses recettes", a-t-il affirmé sur Europe 1, ciblant les "coûts salariaux" d'EDF (ses salariés ne paient que 10% du prix de l'électricité) et les "dérives sur le parc électro-nucléaire français", notamment le coût de l'EPR de Flamanville, qui est pour l'heure officiellement de 10,9 milliards d'euros.

 

 

 

Quels recours sont possibles pour les consommateurs ? 

Pour contrer la hausse des TRV,  l'association de consommateurs UFC-Que choisir a lancé le 28 mai une opération de commande de gaz et d’électricité groupée. Les offres d'achats groupés consistent à réunir un maximum de clients pour obtenir des prix réduits. Une aubaine pour les participants. "En moyenne, au vu des expériences passées, c'était 200 euros d'économies par souscripteur", indique auprès d'Europe 1 Cédric Musso, de l’UFC-Que choisir. "Mais c'est une moyenne et plus la consommation est importante, plus les économies seront significatives."

 

 

L'inscription peut se faire sur le site Choisirensemble.fr jusqu'au 9 septembre. Des offres personnalisées seront ensuite proposées, avec des tarifs garantis pendant deux ans.

 


30/05/2019
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Franceinfo - le mercredi 29 mai 2019

 

 

General Electric : la "responsabilité de l'Etat est doublement engagée", déclare Jean-Pierre Chevènement

 

 

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Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre et ancien maire de Belfort, était l'invité de franceinfo ce mercredi matin. Il réagit à l'annonce, mardi, de la suppression de 1 050 emplois chez General Electric

 

 

 

 

Alors que General Electric a confirmé la suppression de plus de 1 000 postes en France, principalement sur le site de Belfort, Jean-Pierre Chevènement a estimé sur franceinfo que la "responsabilité de l'Etat est doublement engagée."

 

 

L'ancien ministre dénonce l'accord de 2014 entre General Electric et l'Etat : "Il est apparu que cet accord soi-disant équilibré ne l'était pas. Il n'y avait pas égalité entre Alstom d'une part, General Electric de l'autre", a-t-il déclaré. "La philosophie de l'accord c'est tout pour les actionnaires, rien pour les salariés et haro sur les salariés qui se retrouvent au carreau", a dénoncé l'ancien maire de Belfort.

 

 

 

Après le sauvetage de l'entreprise par Jacques Chirac c'est Bouygues qui a pris la suite avec les conséquences que nous voyons. Ce n'est pas possible d'en rester-là.

Jean-Pierre Chevènement

à franceinfo

 

 

 

Pour régler le problème, selon Jean-Pierre Chevènement, il faudrait "créer une filiale de Safran et de General Electric", créer également "dans des locaux qui existent" des "unités de fabrication de technologies aéronautiques qui sont très voisines". Cela représenterait "200 emplois", selon Jean-Pierre Chevènement. Autre possibilité, "il y a une opération qui consiste à prolonger la durée de vie de nos centrales et cela peut donner du travail à des équipes d'ingénieur à Belfort."

 

 

Jean-Pierre Chevènement attend d'Emmanuel Macron "qu'il aille plus loin que ce qu'il a dit jusqu'à présent". L'ancien maire de Belfort avait accompagné le président de la République sur le site, lorsqu'il était ministre de l'Economie. "Il a pris un certain nombre d'engagements moraux et il faut que l'Etat intervienne puissamment pour maintenir en vie le site industriel de Belfort", a conclu Jean-Pierre Chevènement.

 


29/05/2019
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Franceinfo - le dimanche 12 mai 2019

 

 

Le train des primeurs Perpignan-Rungis bientôt remplacé par plus de 20 000 camions par an ? On vous explique les menaces qui pèsent sur cette ligne

 

 

 

Le gouvernement a promis d'organiser, dans les prochains jours, une réunion pour sauver cette liaison ferroviaire qui risque de s'arrêter en juin

 

 

 

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Un train de fret à la gare Saint-Charles International de Perpignan (Pyrénées-Orientales), le 30 novembre 2009. (DAMOURETTE/SIPA)

 

 

 

"Mon objectif, c'est que ces marchandises ne se retrouvent pas sur la route." La ministre des Transports, Elisabeth Borne, a annoncé, vendredi 10 mai, sur LCI, qu'elle allait réunir "la semaine prochaine" les acteurs concernés par la possible fermeture de la liaison ferroviaire transportant des fruits et des légumes entre Perpignan (Pyrénées-Orientales) et Rungis (Val-de-Marne). Elle a dit vouloir "trouver une solution" pour maintenir le transport "par le rail".

 

 

Le sujet s'est récemment invité à l'Assemblée nationale, où le député François Ruffin a poussé un coup de gueule médiatisé, évoquant le possible remplacement de la ligne par 20 000 camions à l'année. On vous explique ce dossier.

 

 

 

C'est quoi, cette liaison Perpignan-Rungis ?

Tous les jours, à 16 heures, une quinzaine de wagons frigorifiques quittent la gare Saint-Charles de Perpignan, comme l'expliquait L'Indépendant en avril 2018. A l'intérieur, des fruits et des légumes, en provenance de France, d'Espagne ou encore du Maroc. Après 800 km de voyage, à 4 heures du matin, le train arrive à la gare de Rungis (Val-de-Marne), en plein cœur du marché international. Il est déchargé et les produits sont mis en vente par les grossistes qui les réceptionnent. Chaque année, ce sont plus de 400 000 tonnes de fruits et légumes qui sont ainsi convoyés, précise Le Parisien.

 

 

 

Pourquoi est-il question de fermer la ligne ?

Depuis une dizaine d'années, la ligne fonctionne sur la base d'un contrat d'exploitation entre la SNCF et les sociétés de transport Roca et Rey. "Mais nous n'avons pas pu tomber d'accord sur les conditions de renouvellement de ce contrat avec la nouvelle direction", a décrit le service fret de la SNCF, le 25 mars, à L'Indépendant. Faute d'accord, la liaison risque donc de prendre fin en juin.

 

 

Selon le quotidien local, l'un des points de désaccord porte sur l'état des 82 wagons réfrigérés, qui sont en fin de vie. Après quarante ans de bons et loyaux services en moyenne, ils doivent être remplacés, ce qui suppose d'importants investissements. Par ailleurs, "ce train entre Perpignan et Rungis était loin d'être rempli, ce qui pose la question de sa rentabilité", précise Fret SNCF à Réussir Fruits et Légumes (article abonnés). Une responsable locale de la CGT citée par Libération voit dans le problème de rentabilité du service le fruit de "la disparition des services commerciaux de la SNCF, qui étaient chargés de trouver des clients pour remplir les wagons de marchandises".

 

 

 

Y avait-il déjà eu des alertes ?

Un éventuel arrêt de la ligne avait déjà été évoqué en mars 2018 par la société ferroviaire, selon le directeur général du réseau Primever, propriétaire de Roca. "Elle avançait deux raisons principales, les difficultés de rentabilité de la ligne et la vétusté des wagons", dit Gérard Malaure à L'Indépendant. La SNCF avait alors proposé "une nouvelle liaison" entre Barcelone et Rungis, avec un arrêt à Perpignan. "Mais l'escale perpignanaise était programmée soit tard le soir, et donc trop tard pour nos flux, soit en milieu de journée, moment où la marchandise n'est pas encore disponible à Saint-Charles", selon le patron de Primever.

 

 

Surtout, en 2016, malgré de lourds investissements pour moderniser la gare de Rungis, un autre train qui reliait Perpignan au marché international avait déjà disparu. "Motif : des trains pas assez chargés, du retard à la livraison et une concurrence féroce de la route", selon Le Parisien.

 

 

 

Comment s'organise la mobilisation ?

Le 27 mars, la présidente socialiste de la région Occitanie, Carole Delga, a écrit au président de la SNCF, Guillaume Pepy, "pour l'alerter sur le sujet". "Sans ce Perpignan-Rungis, c'est 80 camions par jour qui seront du coup envoyés sur les routes, a-t-elle déploré, citée par L'Indépendant. Perpignan ne sera alors plus la plateforme centrale, qui sera de fait déplacée à Barcelone avec, comme conséquence, la perte d'emplois sur la manutention."

 

 

C'est un non-sens économique et écologique. Carole Delga, présidente de la région Occitanie à "L'Indépendant"

 

 

Le collectif national des cheminots PCF a lancé un appel pour sauver la ligne. "Cette décision aura pour conséquence de mettre, chaque jour, 250 poids lourds supplémentaires sur la route", estime-t-il. En 2017, déjà, la CGT avait lancé une pétition pour le maintien et le développement de la ligne, qui rassemble désormais près de 10 000 signatures.

 

 

 

 

 

 

Le 9 mai, la région Occitanie a réuni les entreprises impliquées dans la plateforme Saint-Charles. "Les chargeurs se sont officiellement engagés à fournir le volume de produits nécessaire pour remplir le train", assure Carole Delga à Libération. Le vice-président de la région ajoute à L'Indépendant avoir reçu des garanties des importateurs, "très attachés à l'empreinte carbone minimale des produits frais et à la régularité des arrivages".

 

 

 

Quels sont les scénarios envisagés ?

La fin de la liaison. Fin avril, le directeur général de Primever s'est montré pessimiste : "Nous sommes dans l'obligation de stopper cette solution ferroviaire et de nous reconvertir", a-t-il lâché. "Nous avons travaillé sur l'hypothèse d'achat de wagons frigorifiés pour se substituer à l'historique acteur, a-t-il expliqué. Mais il faut savoir qu'un wagon de ce type coûte 250 000 euros. Et comme nous n'avions aucune assurance de la pérennité de la ligne au-delà du 30 juin 2019, nous n'avions aucune assurance d'amortir ces investissements sur le long terme."

 

 

Une période de transition. Le président du marché de Rungis a rencontré la SNCF pour trouver des solutions "transitoires". Le train actuel pourrait continuer à fonctionner pendant quelques mois, "le temps d'installer des transports combinés, soit des containers de camions posés sur les trains", d'après Le Parisien. La présidente de la région Occitanie, elle, a demandé à la SNCF, fin mars, "de permettre une prolongation de deux ans du contrat avant que l'on puisse travailler et réfléchir à trouver une solution pour cette liaison". Selon Carole Delga, "il n'y a pas de vétusté avérée des wagons", qui pourraient supporter cette prolongation.

 

 

La location de wagons neufs. "Nous, on ne demande qu'à continuer, assure un responsable de Fret SNCF au Parisien. On a les locomotives, les agents, les wagons neufs à louer. Mais on ne peut pas signer un contrat à perte !" Une solution jugée trop chère par les transporteurs. Toutefois, dans Le Parisien, le président du marché de Rungis s'est dit prêt à "mettre la main à la poche" et à investir 300 000 euros pour permettre à Roca et Rey de louer les trains de la SNCF pendant un à deux ans. "Si tout le monde fait un effort, nous trouverons une solution", selon lui.

 

 

Le recours à une autre société ferroviaire. L'Indépendant rappelle que le fret n'est plus l'exclusivité de la SNCF, l'opérateur historique. "Il n'est pas impossible qu'un autre prestataire vienne sauver la ligne", écrit le quotidien.

 


13/05/2019
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Franceinfo - le mardi 7 mai 2019

 

 

Pourquoi les prix des carburants ont fortement augmenté depuis janvier (et pourquoi ça ne devrait pas durer)

 

 

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Si le gazole semble connaître une hausse maitrisée, les prix des autres carburants routiers ont fortement augmenté depuis janvier et affichent des prix équivalents à ceux d'octobre 2018, avant le début du mouvement des "gilets jaunes". Explications

 

 

 

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Une station service à Saint-Michel-de-Lanès (Aude), le 27 novembre 2018.   (ERIC CABANIS / AFP)

 

 

 

La courbe s'est inversée en janvier 2019 et n'a pas cessé de remonter depuis. Lundi 6 mai, les chiffres hebdomadaires des prix des carburants, publiés par le ministère de la Transition écologique et solidaire, ont confirmé une tendance de fond à la hausse depuis le début de l'année. Le litre d'essence sans plomb 95 (SP95) a atteint un niveau jamais vu depuis 2013, à 1,5802 euro le litre la semaine passée. Le sans plomb 98 (SP98) s'affiche quant à lui à 1,6374 euro, soit plus d'un centime de plus qu'en octobre 2018, avant le début du mouvement des "gilets jaunes". Le sans plomb 95 contenant jusqu'à 10% d'éthanol (SP95-E10), affiche quant à lui 1,5575 euro le litre, soit, là aussi, un centime de plus par rapport à il y a huit mois. Seul carburant épargné, le gazole, carburant le plus vendu avec près de 80% des volumes, affiche encore des prix en moyenne inférieurs de plus quatre centimes à ceux d'octobre dernier (1,4778 euro le litre).

 

 

 

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Vendredi 3 mai, le baril de Brent de la mer du Nord valait 70,85 dollars à Londres, en baisse de 1,8% sur la semaine, après avoir dépassé les 75 dollars fin avril, un niveau record déjà atteint en octobre dernier. Ce montant traduit toutefois une stagnation dans une inquiétante fourchette haute. Alors, comment expliquer ces prix repartis à la hausse depuis janvier et est-ce que cela risque de durer ces prochains mois ? Eléments de réponse.

 

 

 

Des grands producteurs sous tension

En influençant le prix à la pompe, la situation géopolitique de certains pays se répercute directement sur des consommateurs à l'autre bout du monde. L'Iran, la Libye, mais aussi le Venezuela, trois grands pays producteurs de pétrole, sont en proie à de vives tensions politiques. Dans ces zones instables, la production ralentit en temps troublés, faisant de l'essence une denrée de plus en plus chère. 

 

 

En mars, la production du Venezuela, qui traverse une grave crise politique et économique et est affecté par des pannes d'électricité à répétition, est ainsi tombée sous le niveau d’un million de barils par jour, "sa pire performance depuis seize ans", écrit Le Figaro"Les sanctions imposées par les États-Unis pèsent sur l’activité, ralentie aussi par le délabrement économique du pays", indique le site du quotidien, relevant que Caracas a dû importer près d'un million de barils de pétrole nigérian, un comble pour le pays qui abrite les plus grandes réserves mondiales de pétrole.

L'Iran est également frappé par des sanctions américaines, tandis que la Libye est en proie à une guerre civile dévastatrice depuis de nombreuses années.

 

 

Pour compenser ces baisses de production dans des pays clés, les Etats-Unis ont en tout cas annoncé vouloir augmenter la leur afin de tenter de contrer cette hausse des cours. La France, elle, n'a pas de pétrole, et donc très peu de moyens pour agir sur les cours, et donc sur le prix de l'essence.

 

 

 

Le taux de change euro-dollar pas favorable

Puisque le pétrole s'échange en dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), la vigueur de la monnaie américaine pénalise mécaniquement le marché européen, où l'on achète donc le pétrole plus cher. 

 

 

 

L'Opep produit moins... pour l'instant

Outre les taux et les cours, les prix des carburants à la pompe varient également en fonction de la politique mise en place par l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et ses alliés (comme la Russie). Or, depuis le début de l'année, et malgré la pression mise régulièrement par les Etats-Unis, ces derniers réduisent leur production de pétrole afin de faire grimper les prix, résume Capital. Cependant, "les pays de l’Opep n’ont pas intérêt à une flambée des prix et devraient réguler les cours à la baisse", poursuit le site spécialisé. De fait, le secrétaire général de l'Opep, Mohammed Barkindo, a assuré la semaine passée que l'organisation est déterminée à éviter une "crise énergétique mondiale".

 

 

 

Une hausse nuancée grâce au gel des taxes

Sous la pression de la rue (et surtout des ronds-points), le gouvernement avait suspendu puis annulé la hausse de la taxe carbone prévue pour 2019. Il n'y a donc pas eu d'alourdissement de la taxation sur le carburant cette année, contrairement à une tendance forte les années précédentes. En dix ans, les taxes ont ainsi augmenté de 25%, selon Francis Duseux, président de l'Union française des industries pétrolières (Ufip), interrogé par l'AFP. "Le gel de la taxe a servi à quelque chose parce que si on ne l'avait pas fait, les prix seraient encore plus élevés et on aurait une situation qui serait explosive du point de vue du pouvoir d'achat", a relevé François Carlier, délégué général de l'association de consommateurs CLCV, interrogé lundi par franceinfo.

 

 

Les taxes sont, de loin, la part la plus importante de notre plein de carburant, expliquait-on en octobre 2018. Elles se divisent en fait en deux taxes différentes : la TVA et la taxe intérieur de consommation sur les produits énergétiques (TICPE, ex-TIPP). On retrouve également la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP). En mars 2019, la TICPE représentait près de 70 centimes sur le prix du litre d'essence et 60 centimes sur celui du gazole.

 

 

 

Une baisse imminente ?  

Dimanche, le président américain, Donald Trump, a menacé la Chine d'une hausse prochaine des droits de douane sur 200 milliards de dollars de produits chinois exportés aux Etats-Unis. Etrangement, il s'agit d'une bonne nouvelle pour le porte-monnaie des automobilistes : "L'escalade de la guerre commerciale entre les deux plus grandes économies mondiales se traduit habituellement par un impact négatif sur la demande de pétrole", ce qui pèse automatiquement sur les cours, a expliqué à l'AFP Tamas Varga, analyste chez PVM. Et pour cause : en affaiblissant la croissance du commerce mondial, et donc la demande en pétrole, cela tirerait les prix du baril vers le bas, résume encore Capital.

 


08/05/2019
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Franceinfo - le mercredi 24 avril 2019

 

 

Le décryptage éco. Êtes-vous bien payé ? Focus sur les salaires du secteur privé en France

 

 

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Fanny GuinochetfranceinfoRadio France

 

 

 

Gagnez-vous plus ou moins que la moyenne des Français ? Si vous êtes salarié dans le secteur privé, une étude de l’Insee donne des éléments de réponses. Le décryptage de Fanny Guinochet ("L'Opinion")

 

 

 

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Extrait d'une feuille de salaire. (MAXPPP)

 

 

 

Une étude de l’Insee parue mardi 23 avril donne des éléments de réponse concernant les salaires en France. Un salarié français qui travaille à temps plein a gagné 2 238 euros net par mois, en 2016. Voilà pour le salaire moyen mais il n’est pas forcément représentatif car les très gros salaires font gonfler la moyenne. Non l’indicateur le plus pertinent, c’est sans doute le salaire médian. Ce salaire médian c’est 1 789 euros par mois. Ce qui veut dire que la moitié des salariés touche plus, l’autre moitié touche moins. À vous de voir de quel côté vous vous trouvez. Enfin, pour vous donner encore un ordre d’idée, sachez que les 10% de salariés les mieux payés gagnent au minimum 3 576 euros net par mois. Les 10% les moins bien payés touchent moins de 1 189 euros net mensuel.  

 

 

Nous caricaturons un peu, mais l’Insee montre très bien que vous avez plus de chance d’être mieux payé et d’être plus augmenté si vous êtes un homme, cadre, salarié, qui travaille dans l’industrie ou la construction que si vous êtes une femme, à temps partiel, dans des contrats aidés, employée dans les services à la personne. D’ailleurs, c’est intéressant de voir aussi que ce sont les salariés français les mieux payés qui ont bénéficié des plus grosses augmentations. Entre 2008 et 2016, les 10% de Français les mieux payés ont eu une hausse moyenne de leur salaire net de 5% deux fois plus que pour les moins bien lotis.

 

 

 

Un écart de salaire de 19%  entre les hommes et les femmes

Les hommes gagnent toujours plus que les femmes, l’Insee situe l’écart à 19% en moyenne. La bonne nouvelle, c’est que ca s’est bien s’amélioré ces 15 dernières années. Mais plus on monte dans l'échelle des salaires et plus les écarts de rémunération se creusent entre hommes et femmes. L’écart est de 8% pour les 10% des salariés les moins bien payés mais atteint 21% pour les 10% les mieux payés. Pour ceux se situent dans le haut de la grille c’est-à-dire les 1% les mieux payés, là, la différence est de 33,7% entre un homme et une femme ! Sachant que les 1% les mieux payés, c’est en moyenne 9 925 euros net pour les hommes, 6 583 euros net pour les femmes.   

 

 

 

L'écart se réduit 

Ce sont des chiffres de 2016 mais on peut raisonnablement se dire que de plus en plus d’entreprises sont sensibilisées aux différences entre hommes et femmes, et que depuis 2016, les choses se sont encore améliorées. La loi Penicaud sur l’égalité les incite à le faire, même si cela concerne surtout les grandes entreprises. Plus globalement, les augmentations ont été fortes ces deux dernières années, car le marché du travail s’est tendu. Il y a des pénuries de compétences et donc pour attirer ou garder leur talents, les entreprises ont tendance à accepter des augmentations. Plusieurs études de cabinets privés évaluent ces hausses autour de 2% pour les cadres, mais pas seulement : le spécialiste du recrutement Randstad, par exemple, a évalué la hausse de la fiche de paie des salariés non-cadres à 1,8%, ce qui ne s’était pas vu depuis 2013.

 


24/04/2019
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Franceinfo - 9 avril 2019

 

 

Dans une vidéo, Carlos Ghosn se dit "innocent" et accuse des dirigeants de Nissan de "trahison"

 

 

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franceinfo avec AFP et ReutersFrance Télévisions

 

 

 

 

L'ancien PDG de Nissan et Renault, de nouveau emprisonné au Japon, avait enregistré cette vidéo avant son arrestation début avril

 

 

 

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Extrait de la vidéo enregistrée par Carlos Ghosn et diffusée par ses avocats le 9 avril 2014 lors d'une conférence de presse à Tokyo (Japon).  (REPRESENTATIVES FOR CARLOS GHOSN / AFP) 

 

 

 

Il se dit "innocent" et accuse des dirigeants de Nissan de "trahison". Dans une vidéo enregistrée avant sa nouvelle arrestation au Japon et diffusée par ses avocats lors d'une conférence de presse mardi 9 avril, Carlos Ghosn se dit victime d'un "complot" et d'un "coup de poignard dans le dos" de la part des dirigeants de l'entreprise nippone. Le patron déchu de Renault, Nissan et Mitsubishi, a été interpellé jeudi 4 avril à son domicile de Tokyo en raison de nouveaux soupçons de malversations financières, un mois à peine après avoir été libéré sous caution.

 

 

"Ce n'est pas une histoire de cupidité, de dictature d'un homme. C'est une histoire de complot, de conspiration, de trahison", déclare en anglais l'ancien PDG de Renault-Nissan dans ce message. Les noms des responsables désignés par Carlos Ghosn ont été coupés au montage, sur demande de ses avocats.

 

 

 

"Ils jouent vraiment un sale jeu"

Dans ce document, Carlos Ghosn dit également craindre un manque de vision pour l'avenir de l'alliance Renault-Nissan. "J'ai beaucoup de respect pour les employés de Nissan", affirme-t-il. "Mais il y a quelques dirigeants qui agissent pour leurs propres intérêts, par peur, égoïstement et nuisent à l'entreprise", a continué l'ancien patron. Et d'ajouter : "Vous connaissez leurs noms, ils jouent vraiment un sale jeu dans cette histoire mais j'espère que les faits, la vérité, éclateront au grand jour 

 

 

 

Son principal avocat, Junichiro Hironaka, a annoncé son intention de déposer mercredi un recours devant le Cour suprême pour obtenir la remise en liberté de son client. De son côté, la France a appelé le Japon à respecter sa présomption d'innocence et des droits.

 


09/04/2019
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Franceinfo - le jeudi 4 avril 2019

 

 

INFO FRANCEINFO. Le gouvernement réfléchit à généraliser l'alerte EcoWatt à toute la France

 

 

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franceinfoGrégoire LecalotRadio France

 

 

 

Cette alerte permettrait d'inciter à réduire sa consommation d'électricité lors de pics pour éviter les coupures

 

 

 

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La centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine, dans l'Aube. (illustration) (CAROLINE CALDIER / FRANCE INFO)

 

 

 

Le gouvernement réfléchit à une généralisation de l'alerte EcoWatt à toute la France, révèle franceinfo jeudi 4 avril. Cette application publique se télécharge sur les téléphones portables et signale aux abonnés les pics de tension sur le réseau électrique pour les inciter à baisser leur consommation afin d'éviter les coupures d'électricité généralisées.

 

 

Cette application est surtout utile en hiver, quand la consommation électrique est la plus élevée. En cas de pic exceptionnel de consommation, une alerte est envoyée sur le téléphone. Les utilisateurs peuvent alors suivre les conseils pour réduire leur consommation, comme reporter une lessive ou baisser le chauffage d’un degré.

 

 

 

D'énormes économies d'énergie en jeu

Pour l'instant, seuls les abonnés de Bretagne et de Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA) y ont accès. L'alerte EcoWatt est pilotée par RTE, qui gère le réseau électrique. En Bretagne, à l'hiver 2012, ces gestes des abonnés ont fait baisser la consommation de 3%. D'après les calculs de RTE, si seulement un quart des foyers français l'utilisait, elle ferait économiser 500 mégawatts, l'équivalent de la consommation annuelle d'une ville comme Bordeaux.

 

 

Couplée à des actions de fond, comme la production d'équipements domestiques moins gourmands en énergie, l'alerte EcoWatt contribuerait à gagner d'un tiers à la moitié des deux à trois gigawatts nécessaires pour compenser la fermeture des centrales à charbon françaises d'ici 2022. Ces fermetures sont des promesses d'Emmanuel Macron, fragilisées par les retards dans la mise en service de l'EPR de Flamanville et de la centrale au gaz de Landivisiau, censées prendre le relais.

 


04/04/2019
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Franceinfo - le jeudi 4 avril 2019

 

 

L'ancien PDG de Renault-Nissan, Carlos Ghosn, de nouveau interpellé au Japon pour des soupçons de malversations financières

 

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

 

 

Il a été interpellé à Tokyo, où il était assigné à résidence

 

 

 

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 Carlos Ghosn, à la sortie du bureau du procureur à Tokyo (Japon), le 6 mars 2019. (KENTARO AOYAMA / YOMIURI / AFP)

 

 

 

Il est arrêté pour la quatrième fois. Carlos Ghosn a de nouveau été interpellé, jeudi 4 avril, à son domicile de Tokyo (Japon), où il était assigné à résidence. L'ancien PDG de Renault-Nissan a été arrêté sur de nouveaux soupçons de malversations financières. Une arrestation qu'il a jugée "révoltante et arbitraire", dans une déclaration transmise à l'AFP. Déjà sous le coup de trois inculpations pour déclarations inexactes de revenus sur les années 2010 à 2018, dans des documents remis par Nissan aux autorités financières, et pour abus de confiance, Carlos Ghosn avait été libéré le 6 mars, moyennant le paiement d'une caution d'un milliard de yens (8 millions d'euros). 

 

 

Il est à présent soupçonné d'avoir utilisé la "réserve du PDG" de Nissan pour des transferts d'argent de plus de 30 millions de dollars à un distributeur de véhicules Nissan à Oman, montants dont une partie lui serait revenue indirectement, selon une source proche du dossier. Il est soupçonné d'avoir utilisé ces fonds pour acheter un yacht et investir dans une société dirigée par son fils aux Etats-Unis. Des flux financiers similaires ont été signalés ces derniers jours par Renault à la justice française, à l'issue d'une enquête interne du constructeur.

 

 

 

Carlos Ghosn assure être "innocent"

"Pourquoi venir m'arrêter alors que je n'entravais en rien la procédure en cours, sinon pour me briser ?", a lancé le magnat de l'automobile déchu dans sa déclaration à l'AFP. "Je suis innocent de toutes les accusations infondées portées contre moi et des faits qui me sont reprochés", a-t-il ajouté. Son avocat Junichiro Hironaka s'est lui aussi insurgé contre cette interpellation : "Nous ne comprenons pas pourquoi ils ont besoin de le placer en détention. (...) C'est extrêmement injuste."

 

 

Ce nouveau rebondissement dans un interminable feuilleton, qui s'est ouvert le 19 novembre avec l'arrestation surprise de celui qui était alors le tout-puissant PDG de l'alliance automobile Renault-Nissan-Mitsubishi Motors, intervient alors même qu'il avait décidé de prendre la parole pour la première fois depuis sa sortie de prison. Carlos Ghosn, 65 ans, avait annoncé mercredi sur Twitter, de façon impromptue, qu'il prévoyait une conférence de presse le 11 avril.

 


04/04/2019
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Franceinfo - le mardi 2 avril 2019 - mis à jour le 03.04.19

 

 

INFO FRANCEINFO. Carlos Ghosn, ex-PDG de Renault, a fait valoir ses droits à la retraite et devrait toucher 765 000 euros par an

 

 

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Isabelle RaymondRadio France

 

 

 

Carlos Ghosn, l'ex-PDG de Renault, a fait valoir ses droits à la retraite en envoyant sa lettre de démission le 24 janvier dernier

 

 

 

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Carlos Ghosn a fait valoir ses droits à la retraite et devrait toucher 765 000 euros par an. (KOICHI KAMOSHIDA / EPA)

 

 

 

L'ex-PDG de Renault Carlos Ghosn a fait valoir ses droits à la retraite en envoyant sa lettre de démission le 24 janvier dernier, a appris franceinfo mardi 2 avril. Selon le cabinet de conseil aux actionnaires Proxinvest, c'est une étape obligatoire pour pouvoir ensuite réclamer la retraite chapeau prévue par le document de référence. Cette retraite chapeau s'élève à 765 000 euros par an jusqu'à sa mort, d'après les estimations de Proxinvest.

 

 

Légalement, Renault n'a pas d'autre choix que de verser cette somme annuelle à son ancien patron. En revanche, le constructeur automobile peut lui refuser une part de sa rémunération de 2018, une part de son salaire fixe d'un million d'euros au motif qu'il n'était pas physiquement dans l'entreprise après son arrestation au Japon le 19 novembre.

 

 

 

À Renault de choisir

Le conseil d'administration du constructeur peut aussi lui refuser la part variable de sa rémunération qui peut théoriquement grimper jusqu'à 1,2 million euros. Renault peut décider de lui en retirer tout ou partie, parce que les objectifs financiers n'ont pas été atteints l'an dernier, ou à cause des soupçons de malversations qui pèsent désormais sur Carlos Ghosn. Ces soupçons ont été révélés par l'enquête interne diligentée au sein de l'entreprise.

 

 

Lors du conseil d'administration de Renault qui se réunit mercredi, le constructeur automobile français doit étudier notamment deux sujets. Le premier est le résultat de l'enquête interne lancée sur son mariage au château de Versailles en octobre 2016, enquête qui a déjà donné lieu à deux signalements auprès du parquet de Nanterre. L'autre point majeur est cette rémunération de Carlos Ghosn pour 2018.

 


03/04/2019
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Franceinfo - le mercredi 27 mars 2019

 

 

Les allocations logement réduisent de moitié la charge des plus pauvres

 

 

 

 

Après versement des allocations logement versées par la Caisse nationale des allocations familiales et la Mutualité sociale agricole, l'écart entre les bénéficiaires de minima sociaux et les ménages n'est plus que de 4 points

 

 

 

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Les allocations logement réduisent de moitié la dépense de logement des bénéficiaires de minima sociaux, selon une étude de la Drees, publiée le 27 mars 2019. (FURGOLLE / BSIP / AFP)

 

 

 

Les allocations logement, dont les APL abaissées de 5 euros au début du quinquennat, réduisent de moitié la dépense de logement des bénéficiaires de minima sociaux, selon une une étude des services statistiques des ministères sociaux (Drees) publiée mercredi 27 mars.

 

 

Avant versement des aides au logement, les bénéficiaires de minima sociaux affectent 46% de leurs dépenses au logement, une part exorbitante par rapport à l'ensemble des ménages (23%), révèle cette étude .

 

 

 

L'écart se réduit entre les ménages et les bénéficiaires de minima sociaux après versement des allocations logement

Après versement des allocations logement (APL, ALS, ALF) versées par la Caisse nationale des allocations familiales et la Mutualité sociale agricole, l'écart entre les bénéficiaires de minima sociaux et les ménages n'est plus que de 4 points (25% contre 21%). Les allocations logement ont pour objectif d'aider les personnes aux revenus modestes à faire face à leurs dépenses de logement.Trois bénéficiaires de revenus minima garantis sur quatre perçoivent des allocations logement.

 

 

En 2012, 77% des bénéficiaires de minima sociaux ont perçu des allocations logement, contre 17% de l'ensemble des ménages en 2013, pour un montant mensuel moyen de 290 euros contre 220 euros.

 

 

Les allocations logement réduisent donc fortement les inégalités d'effort financier pour se loger. Leur apport est d'autant plus précieux que le coût du logement est une dépense "difficilement compressible", note l'étude.

 


28/03/2019
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Franceinfo - le jeudi 21 mars 2019

 

 

Paris, la ville la plus chère du monde ? On vous explique ce qu'indique l'enquête de "The Economist"

 

 

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Aliénor VinçotteFrance Télévisions

 

 

 

La capitale française est au sommet du podium des villes les plus chères du globe, avec Singapour et Hong Kong, selon le cabinet de conseil britannique The Economist Intelligence Unit (EIU). Une première depuis trente ans

 

 

 

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Vue aérienne de Paris, en 2010. (PIERRE NEVEUX / RADIO FRANCE)

 

 

 

Un nouveau titre pour Paris. La capitale française est classée ex aequo avec Singapour et Hong Kong en tête des métropoles les plus chères du monde, dans une enquête publiée mardi 19 mars par le journal britannique The Economist (article en anglais). C'est "la première fois en trente ans d'enquêtes que trois métropoles partagent le titre de ville la plus chère du monde", écrivent les auteurs de l'étude. 

 

 

Mais comment est réalisée la comparaison ? Que dit-elle réellement sur les villes comparées ? Et les résultats sont-ils fiables ou faut-il les nuancer ? Franceinfo vous explique en trois points ce qu'il faut retenir de cette publication.

 

 

 

Comment est réalisé ce classement ? 

Le classement est élaboré par The Economist Intelligence Unit, un cabinet de conseil appartenant au même groupe que l'hebdomadaire britannique The Economist

 

 

Pour comparer les villes entre elles, ce cabinet a mis au point l'indice WCOL, pour Worldwide cost of living (coût de la vie mondial, en français). Il permet de mesurer les prix de 160 produits et services dans 133 villes situées dans 93 pays. Sont pris en compte les tarifs de l'alimentation, de l'habillement, des services à la personne, des loyers, des transports et des loisirs. Les prix sont convertis en dollars, au taux de change en vigueur au moment du relevé, et sont pondérés de la même manière pour tous les pays.

 

 

A la base, cet indice s'adresse aux entreprises qui envoient leurs salariés à l'étranger, afin de mesurer le coût que représente leur expatriation et pouvoir, le cas échéant, le compenser par une prime ou des avantages. L'étude est réalisée deux fois par an, en mars et en septembre, indique le site internet du WCOL

 

 

Au niveau méthodologique, le WCOL se base toujours sur la ville de New York comme indice de référence, avec un score fixe de 100. Ainsi, si le score d'une ville est de 120, cela indique que les prix y sont 20% plus élevés qu'à New York. Un outil (en accès payant) permet aussi de comparer plusieurs villes entre elles. 

 

 

 

Qu'indique le classement 2019 ? 

Le classement publié mardi par The Economist indique donc que Paris prend la tête du classement, à égalité avec Singapour et Hong Kong. Toutes trois ont un indice de 107. Les prix y sont donc 7% plus chers qu'à New York. Selon les auteurs de l'étude, il s'agit d'une "exception" par rapport aux autres villes de la zone euro. Après ce trio de tête, on trouve Zurich (106), Genève et Osaka (101), Séoul, Copenhague et New York (100). 

 

 

La capitale française, qui fait partie du top 10 depuis 2003, est néanmoins plus attractive que d'autres concernant "les transports, l'alcool et le tabac", note l'étude. Ainsi, le prix moyen d'une bouteille de 33 cl de bière est de 2,10 dollars dans la capitale française, contre 2,37 à Singapour, 3,25 à Zurich ou 3,33 à New York. En revanche, le prix moyen d'une coupe de cheveux pour une femme relevé par l'étude, est de 104 euros (contre 82 euros il y a dix ans), alors qu'il est de 65 euros à Zurich (Suisse) et de 47 euros à Osaka (Japon). "Ce prix comprend la coupe de cheveux, le brushing et la coiffure dans un salon de qualité, et ça inclut aussi d'éventuels conseils à la cliente", détaille auprès du Parisien Roxana Slavcheva, auteure de l'étude. 

 

 

En bas du classement, Caracas, avec un indice de 15, et Damas, avec un indice de 25, sont les villes les moins chères parmi les 133 testées. Les auteurs de l'étude expliquent que l'instabilité politique et économique du Venezuela et de la Syrie ont eu un fort impact ces dernières années sur leur capitale. Ces deux pays souffrent, en outre, d'un taux de change très défavorable. 

 

 

Du côté des mouvements, on peut noter la forte baisse d'Ankara (Turquie) et de Buenos Aires, qui perdent chacune 48 places et se classent dorénavant 120e et 125e, ou des villes brésiliennes Sao Paulo et Rio de Janeiro, qui baissent de 30 et 26 places, pour s'installer aux 107e et 108e rangs du classement. Des baisses qui sont principalement dues à l'affaiblissement des monnaies des pays concernés. 

 

 

 

Ce classement est-il fiable ? En existe-t-il d'autres ?

"Construire un indice consiste à faire des choix d'indicateurs, à les pondérer... rappelle auprès de franceinfo Patrick Duchen, directeur d'études et de recherches au Crédoc. Deux indices différents donneront souvent des résultats différents." Pour le chercheur, ce qui important à retenir, c'est qu'une mesure, "aussi imparfaite soit-elle", peut traduire dans la durée des évolutions. Paris "est remonté dans le classement, c'est cela qu'il faut noter et en analyser les causes, c'est-à-dire une progression plus rapide des prix immobiliers et des loisirs par rapport aux revenus", explique-t-il.

 

 

Concernant l'indice WCOL, l'économiste estime que "l'indice semble bien construit et assez complet", mais il souligne également que si les rubriques santé et éducation sont bien évoquées, "les aspects liés au coût de ces deux postes ne sont pas comptabilisés". "Ce qui est un manque car, selon les pays, c'est très différent – notamment en France où ils sont particulièrement bas", rappelle l'économiste. 

 

 

Par ailleurs, rappelle Le Parisien, ce classement s'adresse principalement à des cadres supérieurs. Il est basé sur des produits et services consommés par ceux-ci, souvent de haut de gamme. L'indice ne reflète donc pas forcément le coût de la vie pour d'autres catégories de population. La coupe de cheveux à 104 euros retenue pour Paris n'est pas forcément représentative des tarifs pratiqués dans tous les salons de coiffure de la capitale. 

 

 

Enfin, d'autres organismes publient régulièrement leur propre classement sur le coût de la vie, avec d'autres indicateurs. C'est le cas, par exemple, du cabinet Mercer, pour qui la capitale française n'atteint même pas le top 10. Dans le palmarès 2018, qui porte sur 375 villes, Paris se classait 34e, en hausse de 28 places sur un an. Principale explication de cette progression : le taux de change de l'euro face au dollar.

 


21/03/2019
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