L'AIR DU TEMPS

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Nigeria

AFRIQUENORD

 


Franceinfo - le mardi 16 septembre 2022

 

Nigeria : mort par noyade d'une centaine de jihadistes fuyant une offensive militaire

 


06/09/2022
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Franceinfo - le lundi 8 août 2022

 

Une soixantaine d'objets d'art en ivoire et en bronze pillés au XIXe siècle vont être restitués au Nigeria

 


08/08/2022
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Franceinfo - le jeudi 9 juin 2022

 

Nigeria : au moins 23 personnes tuées par des jihadistes présumés dans le nord-est du pays

 


09/06/2022
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Franceinfo - le lundi 6 juin 2022

 

Nigeria : des hommes armés font un massacre dans une église catholique

 

 

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Image par WikiImages de Pixabay 


06/06/2022
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Franceinfo - le jeudi 13 janvier 2022 - Twitter

 

Twitter de retour au Nigeria après sept mois de suspension

 


13/01/2022
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Franceinfo - le samedi 8 janvier 2022

 

Nigeria : des groupes armés ont fait plus de 140 morts dans une série d'attaques, selon des habitants

 


09/01/2022
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Franceinfo - le mardi 2 novembre 2021

 

Au Nigeria, plus de 12 millions d'enfants "ont peur d'aller à l'école", selon le président

 

 

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Image par Yogendra Singh de Pixabay 


02/11/2021
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Franceinfo - le mardi 14 septembre 2021

 

Au Nigeria, le kidnapping de masse vise principalement les établissements scolaires

 


14/09/2021
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Franceinfo - le vendredi 13 août 2021

 

Nigeria : Shell paiera 95 millions d’euros de compensation à une communauté touchée par une pollution pétrolière

 

 

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Image par drpepperscott230 de Pixabay 


13/08/2021
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Franceinfo - le lundi 31 mai 2021

 

Nigeria : des élèves kidnappés dans une école par des hommes armés

 


31/05/2021
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Franceinfo - le mardi 25 août 2020 - mis à jour le 26.08.2020

 

 

Nigeria : au Biafra quarante ans après la guerre, le sang coule toujours

 


27/08/2020
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Franceinfo - le jeudi 16 avril 2020

 

 

Nigeria : 18 personnes tuées par les forces de sécurité pour non-respect du confinement

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

Le Nigeria enregistre jusqu'à présent 407 cas officiels d'infection et 12 décès déclarés

 

 

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Un policier nigérian à un point de contrôle pour faire respecter le confinement à Lagos, le 12 avril 2020.  (PIUS UTOMI EKPEI / AFP)

 

 

 

Les forces de sécurité nigérianes ont tué 18 personnes accusées de ne pas avoir respecté les mesures de confinement mises en place dans le pays le plus peuplé d'Afrique pour enrayer l'épidémie de coronavirus, selon un décompte de la Commission nationale des droits de l'Homme.

 

 

La Commission a enregistré 105 actes de violations des droits de l'Homme "perpétrés par les forces de l'ordre" et "18 personnes tuées" dans des exécutions extra-judiciaires, dans un rapport publié le 15 avril 2020, soulignant que le Nigeria enregistre, jusqu'à présent, 407 cas officiels d'infection et 12 décès déclarés. Cet organe officiel de surveillance des droits de l'Homme a accusé les forces de sécurité d'un "usage disproportionné de la force, d'abus de pouvoir, de corruption et de non-respect des lois nationales et internationales". 

 

 

 

Mesures strictes

Pour lutter contre la propagation de l'épidémie de coronavirus, plusieurs Etats, dont celui de Lagos et son voisin d'Ogun, ont adopté des mesures de confinement très strictes qui empêchent toute activité économique non-essentielle. La population a l'obligation de rester à la maison, sauf pour acheter de la nourriture un jour sur deux.

 

 

Quelques heures seulement avant la fin de la première phase de 14 jours, qui devait s'achever lundi 13 avril, le président Muhammadu Buhari avait annoncé une prolongation de deux semaines supplémentaires, dans un climat social extrêmement tendu et une hausse des actes de criminalité. 

 

 

Le porte-parole de la police, Frank Mba, a regretté que "la commission reste trop générale dans ses accusations", et qu'elle confonde toutes les agences de sécurité dont la police. "La Commission aurait dû donner des détails sur ceux qui ont été tués par la police, leur nombre exact, leur nom et le lieu de l'incident, ainsi nous pourrions prendre des sanctions adéquates", a-t-il déclaré à l'AFP.

 

 

 

Mourir de faim ou de maladie

Dans de nombreux quartiers populaires de Lagos, capitale économique du Nigeria de 20 millions d'habitants, l'immense majorité de la population dépend de l'économie informelle pour se nourrir. La situation est d'autant plus inquiétante que la faim et la criminalité semblent se diffuser dans tous les quartiers de la mégapole. 

 

 

Des vidéos de violences policières postées sur les réseaux sociaux, où l'on voit des policiers détruire des étals de marché, ou encore tabasser la population ont fait scandale dans le pays, où les forces de sécurité sont régulièrement accusées d'abus de pouvoir et de corruption.

 

 

Selon l'organisation World Poverty Clock (lien en anglais), le Nigeria, pays de près de 200 millions d'habitants, compte le plus grand nombre de personnes au monde vivant sous le seuil d'extrême pauvreté (plus de 87 millions en 2018).

 


18/04/2020
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Franceinfo - le vendredi 17 janvier 2020

 

 

VRAI OU FAKE Violences dans le centre du Nigeria : l'analyse de Bernard-Henri Lévy contestée par les spécialiste

 

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TV5MONDE

 

 

Des combattants peuls préparent-ils un génocide des chrétiens dans le centre du Nigeria ? La secte islamiste Boko Haram est-elle en train de s’étendre par le biais de miliciens musulmans ? Un récent reportage de l’écrivain français Bernard-Henri Lévy répond clairement « oui », mais chercheurs et journalistes sur place rejettent ces affirmations

 

 

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Au Nigeria, on massacre les chrétiens”. C’est sous ce titre que l’écrivain français Bernard Henri Lévy a publié au mois de décembre dans l’hebdomadaire Paris Match, un reportage dans la Middle Belt, la vaste région du centre du Nigeria entre le nord musulman et le sud chrétien. Se qualifiant de lanceur d’alerte, BHL, qui reconnaît avoir passé "une courte semaine" dans la région, y a recueilli des témoignages qui lui permettent d’affirmer que nous sommes en situation de “pré-génocide” perpétré par ceux qu’il qualifie de “miliciens fulanis”. 

 

 

 

Spirale de violences

 

Dans un rapport publié fin 2018, l’ONG Amnesty International abordait cette crise entre éleveurs peuls et agriculteurs chrétiens et évoquait un bilan de plus de 3600 morts entre début 2016 et octobre 2018. L’organisation International Crisis Group s’est également penchée sur le sujet. En juillet 2018, elle posait la question de « la spirale de violence entre bergers et fermiers ». Car c’est bien de cela dont il s’agit, nous explique Célia Lebur, journaliste de l’Agence France Presse en poste à Lagos, la capitale économique du Nigeria : « Dans la Middle Belt, il y a de nombreuses terres fertiles et par conséquent beaucoup d’agriculture et beaucoup d’élevage. Les Peuls qui sont nomades ou transhumants viennent généralement du nord pour utiliser ces terres ».



Cette situation est ancienne, mais comment expliquer qu’elle ait pu générer des violences au cours des cinq dernières années ? Pour Bernard-Henri Lévy, la réponse est claire : entre les Peuls musulmans et les agriculteurs chrétiens, un nouveau front du Djihad s’est ouvert dans la région. L’écrivain questionne : « Demeurera-t-on les bras croisés tandis que l’internationale islamiste, contenue en Asie, combattue en Europe, défaite en Syrie et en Irak, ouvre un nouveau front sur cette terre immense où ont coexisté, longtemps, les fils d’Abraham ? C’est tout l’enjeu de ce voyage au cœur des ténèbres nigérianes ».



Pour Célia Lebur, l’explication est tout autre : « Il s’agit d’un conflit extrêmement complexe, un conflit à couches multiples. Il est lié à des données climatiques et géographiques, les sécheresses de plus en plus longues obligeant les éleveurs du Nord à descendre plus au Sud et à y rester plus longtemps. Il y a également l’explosion démographique, une donnée très importante ! Le Nigeria compte aujourd’hui 200 millions d’habitants et sera, dans trente ans, le 3e pays le plus peuplé de la planète ! Cela accentue la compétition pour l’accès aux ressources et aux terres. Par conséquent, la rivalité s’est accentuée entre des groupes qui n’ont pas les mêmes modes de vie, qu’ils soient sédentaires ou nomades. En outre, ces personnes ont des religions différentes ou appartiennent à des groupes ethniques différents. Par le passé, ils ont pu connaître des tensions qui se réveillent, mais le facteur religieux n’est pas déterminant ».

 

 

 

Des liens avec Boko Haram ?

 

Selon Bernard-Henri Lévy, le lien est évident entre les "milices fulanis" de la Middle Belt et la secte Boko Haram qui trouve ses origines dans le Nord-Est du Nigeria. "Les deux sont liées, naturellement", écrit-il. "Je comprends qu'il y a là un Boko Haram élargi ; un Boko Haram en extension et rampant ; un Boko Haram délocalisé, villagisé, démultiplié ; un Boko Haram qui a traversé les frontières où le monde le pensait cantonné et qui sème, partout, les graines de la tuerie ; bref, une forêt de crimes fulanis que cachait l'arbre de Boko Haram".

 


L'écrivain cite alors un humanitaire américain lui ayant rapporté "des stages en brousses, dans l'Etat de Borno, pour volontaires fulanis". Un autre lui aurait relaté l'existence d'instructeurs "envoyés par Boko Haram pour initier les meilleurs des Fulanis au maniement des armes de guerre et leur permettre de dépasser l’âge des machettes".



Ce lien évoqué par Bernard-Henri Lévy entre Peuls et Boko Haram fait bondir les bons connaisseurs du Nigeria. "Boko Haram est né dans une région qui n'est pas fulani mais d'ethnie kanouri, souligne Vincent Foucher, chercheur au CNRS en France. Il y a effectivement beaucoup de Fulanis du Nord-Est qui ont rejoint Boko Haram, mais il y en a surtout énormément qui ont été tués par Boko Haram, ou qui ont perdu leur troupeau. Et c'est d'ailleurs une partie du problème : ces Fulanis qui ont quitté les zones où agit Boko Haram se sont déplacés vers d'autres zones du Nord et du Centre du Nigeria, et cela participe à la tension".

 

 

 

Passivité ou complicité des autorités ? 

 

Dans leurs rapports publiés en 2018, Amnesty International et International Crisis Group en appellent toutes deux aux autorités nigérianes.

 


Pour les deux organisations, le président Buhari, mais aussi l'armée sont coupables de passivité et doivent agir pour mettre fin aux violences dans la Middle Belt. Bernard-Henri Lévy, lui, va plus loin, et évoque une responsabilité coupable du pouvoir nigérian : "L’état-major de l’armée nigériane est fulani. L’administration tout entière est noyautée par les Fulanis. Et le président Buhari, ce mixte africain d’Erdogan et MBS (le prince héritier d'Arabie saoudite) qui a déjà régné, entre 1983 et 1985, à la suite d’un coup d’Etat et qui tient, aujourd’hui, grâce aux subsides d’Ankara, du Qatar et des Chinois, est lui-même un Fulani."

"C'est extrêmement excessif !" s'étrangle Vincent Foucher. "Le régime nigérian est fondé sur un équilibre compliqué entre les différentes communautés. Il est difficile d'avoir des chiffres très clairs mais l'on considère que le pays est à moitié musulman et à moitié chrétien, et nous sommes toujours dans une sorte d'équilibre et de partage avec, par exemple, un vice-président chrétien aux côtés du président musulman"

Le chercheur reconnaît que cet équilibre peut connaître des ratés avec "certains gouverneurs ou responsables militaires locaux favorables à telle ou telle communauté, et pas forcément les Peuls. Mais l'idée que l'armée serait fulani est totalement erronée. Affirmer que le président Buhari favoriserait les musulmans est tout à fait excessif. Quant à en faire un islamiste en le comparant à Erdogan ou aux Wahhabites saoudiens, nous sommes très loin de la réalité !"

 

 

 

Accélération génocidaire

Dans un entretien accordé en décembre au site français Arrêt sur images, Bernard-Henri Lévy (que nous avons sollicité sans succès) précise que le Nigeria se trouve aujourd'hui "dans une situation qui devrait rappeler, à ceux d'entre nous qui ont un peu de mémoire, celle du Darfour, du sud-Soudan et du Rwanda avant l'accélération génocidaire". 

 


Pour Vincent Foucher, "on ne peut jamais exclure qu'une situation aboutisse à quelque chose de très violent, mais en réalité ce sont des violences locales, rurales, et nous sommes loin du génocide !"

 


Avant de conclure, en référence au déséquilibre des témoignages recueillis par Bernard-Henri Lévy : "D'une certaine manière, c'est en se faisant l'écho, sans nuance et sans critique, de la position de l'un des camps, que l'on risque de favoriser la montée en tension et de durcir les clivages !".

 


19/01/2020
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