L'AIR DU TEMPS

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TECHNOLOGIE


Franceinfo - le dimanche 14 juillet 2019

 

 

 

Homme volant du 14-Juillet : "L'engin sera commercialisé à terme", annonce son créateur

 

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franceinfoRadio France

 

 

L'armée a présenté une plateforme volante propulsée par cinq réacteurs à jet d'air lors de la parade militaire pour la fête nationale

 

 

 

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Franky Zapata et son "Flyboard", le 14-Juillet 2019 à Paris. (ALAIN JOCARD / AFP)

 

 

 

"L'engin sera commercialisé à terme", a dit Franky Zapata, ancien champion du monde de jetski et créateur du Flyboard Air, dimanche 14 juillet sur franceinfo, quelques heures après avoir survolé les Champs-Élysées sur son engin, en marge du défilé militaire. Déjà créateur du Flyboard sur eau et du Flyboard Air, Franky Zapata assure avoir "développé des voitures volantes qui fonctionnent". 

 

 

 

franceinfo : Comment assurez-vous votre stabilité dans les airs avec votre Flyboard Air comme ce matin au-dessus des Champs-Élysées ?

 

 

Franky Zapata : C'est le cerveau humain qui participe à 80% de l'équilibre. Mais la planche a aussi un algorithme interne de stabilisation qui permet d'amortir les rafales de vent ou les mouvements trop brusques. C'est uniquement la position du centre de gravité qui permet de choisir la direction dans laquelle on va. J'ai une autonomie d'une vingtaine de kilomètres à peu près.

 

 

 

D'où vient ce projet ?

 

 

J'ai passé une grande partie de ma vie dans le jetski. J'étais pilote. En 2011, j'ai eu l'idée de créer le Flyboard sur eau. C'est un engin poussé par l'eau que vous voyez sur les plages. On achemine de l'eau en propulsion avec un tuyau. Et avec ça, vous pouvez faire des acrobaties et voler en toute sécurité au-dessus de l'eau. J'en ai vendu quelques milliers dans le monde. Depuis ce jour-là, je n'ai jamais cessé d'imaginer comment je pouvais m'affranchir du tuyau et de l'eau pour pouvoir voler comme ça un peu partout sur la planète. Et j'ai réussi à créer le Flyboard Air. Le carburant est dans mon dos. C'est du kérosène, c'est le même carburant que les avions. Cet engin est un prototype. Il sera commercialisé à terme, mais pas dans cette version-là.

 

 

 

Pensez-vous que l'homme pourra prochainement voler de manière autonome ?

 

 

Oui. Nous développons également des voitures volantes et elles fonctionnent réellement, contrairement à celles de beaucoup d'autres start-up qui construisent des engins volants. La plus grosse problématique, c'est la réglementation. On ne peut pas changer le monde plus vite que le monde a envie de changer. C'est une discussion qu'on a eue des milliers de fois avec les différents organismes du gouvernement. Notre projet de voitures volantes destinées au loisir pour donner aux humains un avant-goût du futur, c'est un projet qui les intéresse car c'est un projet beaucoup moins ambitieux que celui de taxis volants urbains que tout le monde annonce. Certains demandent déjà des autorisations pour survoler Paris. Nous, on vient avec un projet beaucoup moins ambitieux : des voitures volantes qui fonctionnent certes mais qu'on ne veut pas lâcher dans la nature. Ce sera sur des circuits dédiés. Cela permettrait déjà de faire un premier pas dans le futur. Et pourquoi pas dans des années, imaginer vraiment le taxi volant urbain.

 

 

 

 

Franceinfo - le vendredi 12 juillet 2019

 

 

 

14-Juillet : on vous présente le Flyboard, la future arme des forces spéciales

 

 

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France 2France Télévisions

 

 

 

Un homme a décollé à bord d'un flyboard en marge des répétitions pour le défilé du 14-Juillet. Un engin spectaculaire qui intéresse l'armée française et les forces spéciales

 

 

 

 

Au milieu des blindés et des troupes traditionnelles, le flyboard et son soldat volant devraient attirer tous les regards lors du défilé du 14-Juillet. À bord de la machine, le soldat est capable de monter jusqu’à 2 000 mètres d'altitude à 200 km/h, peut-être le fantassin du futur. Il participera pour la première fois aux cérémonies de la fête nationale.

 

 

 

 

Une innovation française

 

Les dernières répétitions générales ont eu lieu vendredi 12 juillet sur les Champs-Élysées pour une innovation française unique au monde. Le flyboard a été conçu par Franky Zapata, ancien pilote de Jet-Ski reconverti en inventeur de génie. Sa planche volante propulsée par cinq réacteurs suscite les convoitises outre-Atlantique. L'US Army a toujours rêvé d'un soldat volant. Les Américains ont même tenté de racheter l'entreprise de Franky Zapata. Le ministère a investi 1,3 million d'euros pour conserver la technologie en France. "Il peut servir à évacuer un blessé (...) il peut servir de plateforme logistique pour aller transporter des munitions, transporter des vivres ou bien il peut servir de plateforme d'assaut pour des commandos", détaille Emmanuel Chiva, directeur de l'agence Innovation défense. La planche doit encore être améliorée : être plus stable, plus maniable et surtout moins bruyante pour que les soldats puissent intervenir en toute discrétion.

 


14/07/2019
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Franceinfo

 

 

Achats, déplacements, enregistrements de voix... J'ai fouillé dans les données que Google conserve sur moi depuis treize ans (et rien ne lui échappe)

 

 

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Vincent MatalonFrance Télévisions

 

 

 

 

Comme la plupart des réseaux sociaux, le géant d'internet propose la possibilité à ses utilisateurs de télécharger leurs archives personnelles. Un voyage souvent vertigineux

 

 

 

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   (AWA SANE, JESSICA KOMGUEN / FRANCEINFO) 

 

 

 

Je dois aimer me faire du mal. Au printemps 2018, j'ai téléchargé l'ensemble des données envoyées à Facebook depuis mon inscription sur le réseau social, en 2007. Ce que j'y ai découvert m'avait donné le tournis : des coordonnées téléphoniques de proches, des souvenirs amoureux plus ou moins heureux, ou encore un historique assez détaillé de mes déplacements à travers le monde grâce aux métadonnées contenues dans mes photos.

 

 

>> J'ai fouillé dans les données que j'ai envoyées à Facebook depuis onze ans (et le résultat m'a donné le vertige)

 

 

Avec le printemps, m'est venue l'envie de m'attaquer à un plus gros morceau encore : Google. Cette fois, j'ai l'impression de descendre nu dans la fosse aux lions, tant je suis conscient d'avoir depuis treize ans confié au géant du web une masse gigantesque d'informations à mon sujet. La simple énumération des services de Google que j'utilise au quotidien me laisse craindre le pire : mon adresse électronique personnelle est sur Gmail depuis la fin de la présidence de Jacques Chirac, je stocke de nombreux documents sur Drive depuis 2007, je note mes rendez-vous sur Agenda depuis 2008, je navigue sur le web avec Chrome depuis 2010, je possède un téléphone qui fonctionne sous Android depuis 2012, et celui-ci synchronise mon répertoire avec Contacts et envoie automatiquement tous mes clichés vers Google Photos. Sans oublier, bien sûr, mes dizaines de requêtes quotidiennes sur le moteur de recherche et sur le service de cartographie Google Maps. Gloups.

 

 

>> VIDEO. Google sait-il tout de vous ?

 

 

Pour récupérer les données envoyées à Google, direction la rubrique "Mon compte", accessible en cliquant sur mon portrait, en haut à droite de n'importe quel service de Google. Il me faut ensuite cliquer sur "Données et personnalisation", puis atteindre la rubrique "Télécharger vos données". La suite ne me rassure pas : Google met trois heures pour rassembler toutes mes données dans un seul fichier. Quand je vois sa taille, je manque de défaillir : 22 gigaoctets. Quarante-trois fois plus que mes données Facebook. Voilà ce que j'y ai trouvé.

 

 

 

Tout ce que j'ai fait sur Google+

La plongée dans mes données personnelles commence par une surprise : un fichier qui récapitule ma maigre activité sur Google+, le réseau social de Google qui a fermé sa version réservée au grand public mardi 2 avril. Toutes les données qui y ont été envoyées ont été supprimées à cette occasion. Un petit fichier de 8 kilo-octets me rappelle la liste des amis que j'ai regroupée en "cercles", et tout ce que j'y ai publié, c'est-à-dire une poignée d'articles en 2013 et 2014, lorsque notre rédacteur en chef nous incitait vivement à y partager notre production "car c'est bénéfique pour le référencement". Désolé chef, le futur ne t'a pas vraiment donné raison.

 

 

 

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Pour une raison qui m'échappe encore, j'avais toutefois estimé que cette plateforme était le lieu adéquat pour partager avec deux amis les photos d'un voyage commun. Je redécouvre donc avec un certain plaisir les selfies idiots que nous faisions en 2013.

 

 

Tout ce que j'ai acheté en ligne (ou presque)

Une tondeuse à barbe avec lames en titane en décembre 2014 pour 34,99 euros, un vol aller-retour Paris-Séville en juin 2016 pour 180 euros, et plus récemment, une gourde en acier inoxydable à 13 euros. Dans le répertoire "Achats et réservations", je découvre que Google a soigneusement répertorié les emplettes effectuées en ligne via mon adresse e-mail. Au total, 182 fichiers représentant autant de commandes de 2010 à 2018 sont répertoriés.

 

 

Je peux également les retrouver sur une page dédiée de la rubrique "Mon compte". Un examen approfondi me permet toutefois de remarquer que l'algorithme de Google n'a pas correctement labellisé l'ensemble de mes achats : la récente commande d'un lave-linge n'apparaît pas dans la liste, au contraire d'un abonnement premium d'un mois à l'application de rencontres Tinder à l'automne 2015. En deux clics, je peux toutefois supprimer ce souvenir des serveurs de Google.

 

 

Tout ce que je fais sur mon mobile

Après avoir jeté un coup d'œil aux répertoires "Drive" et "Photos", dont les 12 gigaoctets contiennent, comme je m'y attendais, l'intégralité des documents et clichés que j'ai volontairement stockés sur les serveurs de Google, mon regard s'arrête sur la rubrique "Mon activité" et ses 730 fichiers.

 

 

En cliquant sur le répertoire "Android", je m'aperçois que le géant américain a soigneusement consigné depuis 2015 l'utilisation de toutes les applications ouvertes sur mon téléphone, jour après jour, minute par minute. Que ces applications proviennent de ses services, ou non.

 

 

Je peux par exemple retracer avec une précision un peu effrayante la journée du dimanche 15 juillet 2018 (alerte spoiler : à la fin, la France devient championne du monde de foot). Déverrouillage du téléphone à 6h19, messagerie WhatsApp à 7h21, coup d'œil à Instagram à 7h26, lecture de la matinale du Monde à 7h49, lancement d'un podcast trois minutes plus tard, avant d'enchaîner sur l'application SNCF (je prenais un train ce matin-là)... Au total, Google a recensé 95 interactions avec mon téléphone jusqu'à 23 heures (je n'ai pas trop fêté la victoire des Bleus, mes seuls véritables frissons footballistiques n'étant provoqués que par l'OM).

 

 

Dans sa rubrique "Aide", Google explique consigner ces données (qui lui ont été envoyées, car mon téléphone utilise le système d'exploitation Android, qui lui appartient) pour "améliorer la précision des résultats de recherche et des suggestions". Pas franchement emballé par ces justifications, je décide tout de même de mettre un terme à cette collecte d'informations. Pour cela, direction la rubrique "Mon activité" des paramètres Google. Je clique sur "Commandes relatives à l'activité", dans la colonne située sur la gauche, puis décoche les cases "Informations provenant des appareils" et "Activité sur le web et les applications".

 

 

 

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Le son de ma voix (et même celle de mon frère)

Une autre surprise m'attend dans le répertoire "Voix et audio" de la rubrique "Mon activité". A l'intérieur se trouvent 702 fichiers sons très brefs, au format mp3. Le premier remonte à début 2015. Je l'ouvre et je reconnais aussitôt le son de ma voix : "OK Google, réveille-moi dans 30 minutes." Je réalise que l'entreprise américaine a enregistré et stocké sur ses serveurs chacune des requêtes effectuées via l'assistant vocal de mon téléphone Android et qui, à la manière de Siri sur les iPhone, s'active dès que je prononce les mots "OK Google".

 

 

A la fois fasciné et horrifié que ces sons aient été conservés si longtemps, je poursuis mon examen de ces enregistrements. Je comprends vite que j'ai été "écouté" bien plus souvent que je ne le croyais. Sans doute parce que l'algorithme utilisé par mon téléphone pensait m'avoir entendu prononcer l'expression "OK Google", je retrouve une douzaine d'enregistrements involontaires. Me voici, par exemple, en train de discuter d'un article avec mon supérieur hiérarchique fin 2017.

 

 

Plus problématique encore, ces erreurs d'enregistrements concernent également mes proches. Les serveurs de Google contiennent ainsi des extraits de voix de mon grand-père et de mon frère, qui n'avaient pourtant rien demandé.

 

 

Passablement agacé, je me dirige vers l'aide de Google pour en savoir plus. J'y apprends que le géant américain utilise ces enregistrements pour "reconnaître le son de [ma] voix ; reconnaître la façon dont [je prononce] des mots et des expressions ; reconnaître quand [je dis] 'OK Google'  ; améliorer la reconnaissance vocale dans tous les produits Google qui utilisent cette fonctionnalité".

 

 

Visiblement, il y a encore des améliorations à apporter. Je m'empresse de supprimer tous ces enregistrements dans la catégorie "Activité vocale et audio" de la page "Mon activité". Je désactive aussi immédiatement l'historique des enregistrements pour que mes prochaines requêtes ne soient plus conservées sur les serveurs de Google.

 

 

 

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La trace de presque tous mes déplacements

En poursuivant mon exploration, Google m'explique ne pas avoir réussi à récupérer dans mes archives l'"historique des positions". Je lève un sourcil : je me souviens de l'avoir déjà consulté par le passé, et même de l'avoir volontairement laissé activé tant le résultat m'avait captivé. Je me rends illico sur la rubrique "Vos trajets" de l'application Google Maps pour en avoir le cœur net. Bingo ! Depuis cinq ans, tous les déplacements effectués lorsque la connexion internet de mon téléphone était activée ont été consignés sur une carte du monde. Un outil "Calendrier" me permet même de les retrouver jour après jour, précisément minutés.

 

 

Google m'apprend ainsi que j'ai quitté mon domicile à 11h47 le 27 octobre 2015 pour déjeuner avec mon grand-père dans un restaurant italien du 11e arrondissement de Paris (qui était, de mémoire, tout à fait convenable). Après avoir flâné dans le quartier jusqu'à 14 heures, je me suis rendu à mon auto-école (j'ai obtenu tardivement mon permis, merci de ne pas me juger) pour effectuer deux heures de conduite qui m'ont emmené à Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis). Visiblement satisfait, j'ai ensuite rejoint mon domicile à 16h18 avant de le quitter un peu plus tard pour retrouver des amis dans un bar voisin jusqu'à une heure que la décence m'interdit de rapporter.

 

 

 

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Une autre fonctionnalité m'interpelle : Google a noté les lieux où je m'étais rendu le plus grand nombre de fois. Outre mon domicile et le siège de France Télévisions, je souris en apprenant que le Stade-Vélodrome se trouve à la onzième place de ce classement, mais je ressens un malaise en y retrouvant l'adresse d'une ancienne petite amie perdue de vue depuis plusieurs années.

 

 

Heureusement, cette machine à voyager dans le temps est désactivable. Depuis un ordinateur, il faut à nouveau se rendre dans la rubrique "Mon activité", puis cliquer sur "Commandes relatives à l'activité", avant de décocher la case "historique des positions". Depuis un appareil Android, direction les paramètres, puis "Google" (ou directement l'icône "Paramètres Google"), puis "Localisation" ou "Position", et "Historique des positions Google".

 

 

 

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La liste de tout ce que j'ai lu, vu et cherché

Sans surprise, mon archive contient également des pages de texte interminables qui consignent les mots-clés recherchés sur Google depuis 2013. J'apprends ainsi qu'entre le 13 février 2013 et le 25 mars 2019, j'ai effectué près de 150 000 requêtes sur le moteur du géant américain, soit une moyenne quotidienne de 67 recherches. Ce nombre me semble élevé, même si mon travail de journaliste implique une utilisation intensive des moteurs de recherche. Les mots-clés que j'y découvre montrent de toute manière que mon usage de Google n'est pas caractérisé par un professionnalisme à toute épreuve. Particulièrement un mardi de 2014, à 6h04 du matin.

 

 

 

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Cette plongée dans le passé concerne aussi la plateforme de vidéo YouTube, rachetée par Google en 2006. Outre les vidéos privées que j'ai moi-même mises en ligne, j'y retrouve l'historique de toutes mes recherches depuis 2011, mais également la liste des vidéos regardées depuis 2014. J'apprends donc que le 12 août 2015, à 15h47, j'admirais une obscure vidéo de Pikachu se trémoussant sur Boogie Wonderland. Quelle vie trépidante

 

 

Google sait à peu près tout ce que je fais sur le web. Mon historique de navigation est en effet envoyé sur ses serveurs par le navigateur Chrome. Je croyais avoir pris l'habitude de le supprimer régulièrement, mais je m'aperçois que plus d'une année est passée depuis mon dernier ménage. Je m'empresse d'y remédier : direction le menu historique de Chrome (touche Ctrl+H sur PC, ou Pomme+Y sur Mac), puis "Effacer les données de navigation".

 

 

Il est également possible de supprimer et désactiver l'historique de YouTube depuis la section idoine de la plateforme vidéo ou la rubrique "Mon activité", où l'on peut également effectuer cette démarche pour les simples recherches Google

 

 

 

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Mon profil publicitaire

Que fait Google de toute cette masse d'informations ? Contacté, le géant du web m'explique que ces données "permettent d'améliorer l'utilité et la pertinence [de ses] services", tout en ajoutant laisser aux utilisateurs une certaine latitude pour décider quel type de données sont exploitées. Selon les chiffres que m'a communiqués Google, 70 millions de personnes visitent chaque mois la rubrique "Mon activité" liée à leur compte et la moitié d'entre elles en profitent pour y supprimer des données.

 

 

Google, qui promet "ne pas vendre" les informations collectées au sujet de ses utilisateurs, reconnaît tout de même s'en servir "pour proposer des annonces pertinentes dans les produits Google, sur les sites Web partenaires et dans les applications mobiles".

 

 

Un coup d'œil dans la rubrique "Paramètres des annonces" me permet d'avoir un aperçu de la manière dont le géant d'internet cerne mes différents centres d'intérêt. Le résultat est d'une pertinence variable. Selon Google, je suis un homme âgé de 25 à 34 ans (c'est correct), qui passe beaucoup de temps sur YouTube (je dois bien le reconnaître), et qui nourrit entre autres une passion pour les jeux vidéo (exact), les émissions de téléréalité (je l'ignorais), le rugby (je DÉTESTE ce sport) et les achats de véhicules (raté). Il est cependant possible de désactiver la personnalisation des annonces directement depuis cette page.

 

 

 

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Je ressors de cette exploration numérique avec des sentiments mitigés : si la plupart des informations présentes dans mon archive ne m'ont pas surpris, l'existence de certaines, comme les enregistrements de ma voix et de celles de mes proches, m'a sidéré. D'autant plus que je me considérais – sans doute naïvement – comme relativement sensibilisé à la question de la protection des données. Il est heureusement assez facile de reprendre la main sur ces informations, notamment via la rubrique "Mon activité", créée en 2016. Mieux encore, depuis quelques semaines, il est possible d'automatiser une suppression régulière de certaines de ces données dans cette rubrique.

 

 

Visiblement conscient que ces fonctionnalités sont encore peu connues, Google m'a indiqué avoir "lancé en février une campagne de sensibilisation". Des "ateliers numériques" seront organisés à ce sujet cette année à Rennes, Montpellier, Nancy ou encore Saint-Etienne. Reste à savoir si le géant américain a vraiment intérêt à inciter ses utilisateurs à supprimer des informations dont il tire un avantage commercial.

 


13/06/2019
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Franceinfo - le samedi 27 avril 2019

 

 

Hyperloop, énergie solaire, biocarburants… Pourra-t-on un jour voyager loin sans polluer ?

 

 

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Noémie LeclercqfranceinfoFrance Télévisions

 

 

 

Innovation technique, taxe sur les émissions ou traversée de l’Atlantique en voilier : pour voyager écolo, c’est surtout notre façon de penser les vacances qu’il faut réviser

 

 

 

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Pourra-t-on un jour réussir à voyager loin sans polluer ? (AWA SANE / FRANCEINFO)

 

 

 

Depuis un an, Deborah et son ami rénovent leur maison pour la rendre "écolo-friendly". Charpente en bois, enduit à la chaux, peinture naturelle et, pour l'aménagement, des meubles "trouvés dans la rue" : cette doctorante en géographie est attachée à "consommer le moins possible". Ses légumes viennent du jardin et ses vêtements, de friperies. Bref, Deborah "fait de son mieux" pour préserver la Terre.

 

 

Pourtant, dans quelques jours, son empreinte carbone s'alourdira de quelque 190 kilos de CO2 : cette ex-employée d'une ONG socio-environnementale doit prendre l'avion pour se rendre en Suède. Un pays où, justement, le "flygskam" (la "honte de prendre l'avion") pousse de plus en plus de voyageurs à délaisser ce moyen de transport : près d'un Suédois sur cinq a préféré le train en 2018. "J'essaie au maximum d'éviter l'avion, confie la trentenaire. Là, par exemple, je prends un vol de Bruxelles à Stockholm et ensuite j'irai en train jusqu'à la ville où je dois me rendre, dans le nord du pays, plutôt que d'enchaîner sur un vol interne…" Si Deborah fait des efforts, pourra-t-elle, un jour, voyager à l'autre bout du monde sans polluer ?

 

 

 

Le futur rêvé des grands voyageurs

C'est en tout cas le souhait de certains industriels qui ont mesuré le potentiel économique de cette prise de conscience. La Silicon Valley s'est lancée, depuis plusieurs années, dans la recherche d'un mode de transport plus vert qui pourrait concurrencer l'avion sur de longues distances. L'Hyperloop, lancé en 2013 par le patron de Tesla, Elon Musk, promet un moyen de transport sûr et écologique, plus rapide que l'avion : une fois installés dans une capsule, les passagers seraient transportés par propulsion électrique à 1 080 km/h. Il suffirait ainsi de 45 minutes pour relier Marseille à Paris, contre 1h20 en avion.

 

 

Quelque 300 personnes travaillent à la conception de ce fantasme technologique chez Hyperloop One, la principale entreprise spécialisée sur ce projet, qui a réuni 295 millions de dollars grâce à de nombreux investisseurs. Parmi eux, de grands groupes du secteur du transport, comme la SNCF. Le groupe ferroviaire a dit vouloir apprendre de l'expertise technique d'Hyperloop One pour développer son TGV nouvelle génération. Rendez-vous fixé en 2023 : 100 rames aérodynamiques, connectées et recyclables, commandées en juillet dernier auprès d'Alstom, commenceront à entrer en service. Elles devraient permettre de "réduire de 20% la consommation d'énergie et d'améliorer le bilan carbone de 37% par rapport aux rames actuelles".

 

 

D'autres parient sur l'énergie solaire pour concurrencer les litres de kérosène dépensés pour un trajet en avion, tout en traversant des océans. C'est ce qu'ont fait, en 2016, les ingénieurs-aéronautes suisses Bertrand Piccard et André Borschberg, en bouclant un tour du monde à bord du Solar Impulse, un avion photovoltaïque. De quoi faire rêver certains ingénieurs qui ont vite imaginé le développement de vols commerciaux à base d'énergie solaire.

 

 

 

Des solutions "pas encore au point"

Mais la réalité s'avère plus complexe : d'après les spécialistes interrogés par franceinfo, il faudra encore des années avant que ces technologies soient étendues au plus grand nombre. Trois ans plus tard, si la Solar Impulse Foundation a été représentée à la COP24, les solutions peinent d'ailleurs à être mises en place. La technologie n'est pas encore assez compacte pour être adaptée à l'aviation civile et à ses contraintes. De quoi inquiéter Andrew Murphy, ingénieur aéronautique pour l'ONG européenne Transport & Environment : "Les technologies qui permettraient de réduire l'impact environnemental des transports, notamment aériens, ne sont pas encore au point. Alors que pour respecter l'accord de Paris sur le climat, il faudrait les généraliser tout de suite…"

 

 

Par ailleurs, la plupart des solutions envisagées ne réussiront pas à remplacer totalement l'avion. L'Hyperloop reste un moyen de transport terrestre : impossible de relier New York à Paris en passant sous l'Atlantique. Le développement de transports alternatifs pour des voyages lointains reste ainsi anecdotique. "On va voir se développer le transport par drone, par téléphérique, pourquoi pas même par montgolfière. Mais cela restera pour les courts et moyens trajets", pense Laetitia Dablanc, directrice de recherche à l'Institut français des sciences et technologies des transports, de l'aménagement et des réseaux.

 

 

 

Compenser ou adapter l'existant

En attendant, pour rassurer les voyageurs qui se sentent coupables vis-à-vis de la planète, les compagnies aériennes proposent de "compenser" les émissions de CO2 générées par le vol, en payant un supplément reversé à des associations environnementales. Mais ces "indulgences modernes", selon le terme consacré par Stay Grounded, n'ont aucun impact sur les émissions de CO2. Dans son rapport "L'illusion de l'aviation verte(en anglais), l'ONG rappelle qu'il ne s'agit en aucun cas de réduire les émissions. "Dans le meilleur des cas, elles sont contrebalancées par une prévention accrue des émissions quelque part ailleurs dans le monde."

 

 

Et ces dernières ne sont pas anodines : d'après la Direction générale de l'aviation civile, le transport aérien en France a été à l'origine de 21,9 millions de tonnes de CO2 en 2017 – soit 3% environ des émissions totales du pays. "Il faut y ajouter toute la pollution liée à la construction des avions et au fonctionnement des aéroports en eux-mêmes", précise Lorelei Limousin, représentante du Réseau action climat.

 

 

Alors, chez Airbus, on tente d'adapter l'existant, "puisque la flotte en service le sera encore pour vingt-cinq ans""On travaille à optimiser les routes aériennes pour éviter les détours inutiles et l'attente au niveau des aéroports", explique un porte-parole du groupe, contacté par franceinfo. Sur le papier, le leader européen de l'aéronautique est un bon élève en matière de réduction de la pollution : l'entreprise participe "à tous les programmes européens", comme Clean Sky, un programme de recherche pour une aviation civile "verte" financé par l'Union européenne.

 

 

Le groupe assure travailler "constamment" sur les "nouvelles générations d'avions" qui "consomment 20 à 25% de carburant en moins par rapport aux précédentes". Amélioration des moteurs et des matériaux pour alléger la structure, recherches sur l'électrisation "Nous avons plusieurs prototypes qui sont étudiés sur nos sites", explique le représentant d'Airbus. Energie hydrogène, ailes optimisées et automatisation pourraient un jour permettre de voyager en avion en polluant moins.

 

 

 

Taxer le kérosène pour faire avancer la recherche

Les ONG sont moins enthousiastes. "L'industrie met en avant des technologies en promettant qu'elles seront bientôt développées pour les vols commerciaux, comme l'énergie solaire avec le Solar Impulse. Mais ça permet surtout aux aéroports et compagnies aériennes d'éviter d'avoir à réguler leurs émissions", nuance Andrew Murphy, de Transport & Environment.

 

 

Seule solution pour développer la recherche d'alternatives, selon les défenseurs de l'environnement : taxer le kérosène et les billets d'avion, pour le moment exemptés de TVA sur les vols internationaux. C'est ce qui explique le prix parfois dérisoire de certains billets (moins de 40 euros pour un Bruxelles-Madrid), qui encourage les consommateurs à opter pour ce moyen de transport. "Le train est 15 à 20 fois moins polluant que l'avion, mais son utilisation n'est pas du tout encouragée, regrette Lorelei Limousin.On supprime des lignes et d'un autre côté, l'aéronautique échappe à toutes les taxes…"

 

 

Résultat : industriels et compagnies aériennes traînent les pieds sur la recherche de solutions rapides et concrètes. "Les gouvernements auraient pu mettre en place des normes pour forcer les compagnies aériennes à réduire leur pollution. A l'inverse, la France a fait en sorte que ces normes soient les plus basses possibles", "notamment pour protéger Airbus", fleuron de l'industrie bleu-blanc-rouge, pointe Andrew Murphy.

 

 

Selon l'ingénieur, la solution la plus immédiate se trouverait dans nos champs. Les biocarburants pourraient ainsi être des remplaçants "verts" au kérosène et autres carburants du transport maritime ou terrestre. Cependant, "leur production donne lieu à davantage de déforestation et crée une concurrence avec la production alimentaire", déplore Lorelei Limousin. Principalement issue de la culture de betterave sucrière, de canne à sucre ou d'huile de palme, la production de ces biocarburants implique d'autres problèmes environnementaux et éthiques. Pour éviter ces écueils, des biocarburants de "deuxième génération" sont actuellement développés.

 

 

 

Repenser le concept du voyage

L'horizon semble donc peu dégagé pour offrir la possibilité de voyager loin sans participer à la destruction de la planète. "La seule solution pour voyager loin sans polluer, c'est de prendre le voilier…" ironise Lorelei Limousin. Les touristes occidentaux "cherchent quelque chose de rapide", commente Laetitia Dablanc. Selon la chercheuse, "il y aura toujours une demande structurelle pour l'aérien. Les périodes de vacances sont réduites, c'est rare de pouvoir prendre plus de deux semaines d'affilée. Tout ce qu'on peut espérer, c'est que la fréquence des voyages diminue."

 

 

Et si la solution ultime résidait dans un changement total de notre conception du voyage ? "On voyage comme on va au cinéma, analyse Deborah, qui revient d'un week-end express à Rome. Ce sont des vacances-consommation, on ne se repose même pas…" Face aux compagnies low-cost et à la tentation de partir loin et vite, certains envisagent de nouvelles formules, plus compatibles avec une réduction des émissions de CO2. C'est ce qu'a fait Bénédicte, ancienne blogueuse voyage, après son "hérésie écologique" d'un road-trip en Californie, il y a trois ans.

 

 

"J'ai investi dans un van aménagé pour pouvoir voyager localement et plus lentement, témoigne la jeune femme installée en Bretagne. Il roule au diesel donc c'est évidemment imparfait, mais l'impact carbone de mes vacances n'est plus comparable… Je voyage complètement différemment et pour le moment exclusivement en Bretagne, mais cela m'apporte beaucoup de joie !" Elle "rêve toujours de découvrir le Japon", mais "envisage désormais de [s]'y rendre par voie terrestre puis maritime". Un voyage plus long, plus coûteux, "mais un projet très stimulant". Et, surtout, moins douloureux pour la planète.

 


29/04/2019
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