L'AIR DU TEMPS

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Soudan


Franceinfo - le lundi 17 juin 2019

 

 

Soudan : le président déchu Omar el-Béchir poursuivi pour corruption et meurtres de manifestants

 

 

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L'ancien homme fort du Soudan a fait une brève première apparition publique depuis sa destitution pour entendre les chefs d'accusation prononcés contre lui : possession d'argent liquide illégal, enrichissement suspect et proclamation d'état d'urgence

 

 

 

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Le président déchu du Soudan, Omar el-Béchir (qui porte un turban), fait une première apparition publique depuis sa chute pour comparaître devant les procureurs à Khartoum, le 16 juin 2019. (MAHMOUD HJAJ / ANADOLU AGENCY)

 

 

 

Vêtu de la traditionnelle djellaba blanche et d'un turban, le président déchu du Soudan est arrivé de sa prison escorté par un convoi de véhicules militaires et des membres des forces de sécurité lourdement armés, a constaté le correspondant de l'AFP le 16 juin 2019, devant les locaux du parquet. "L'accusé Omar el-Béchir a été (...) informé des accusations qui pèsent contre lui, pour la possession de devises étrangères, corruption et réception de cadeaux de manière illégale", a indiqué aux journalistes un responsable du parquet, Aladdin Dafallah. Les chefs d'accusation ont été lus à Omar el-Béchir en présence de son avocat, selon le responsable. Le président déchu est reparti au bout de quelques minutes, a rapporté le correspondant de l'AFP.

 

 

 

La junte au pouvoir n'envisage pas de livrer el-Béchir à la CPI

Porté au pouvoir par un coup d'Etat en 1989, el-Béchir a été destitué et arrêté par l'armée le 11 avril à Khartoum, sous la pression d'un mouvement de contestation inédit, déclenché en décembre par le triplement du prix du pain. L'agence de presse soudanaise officielle Suna avait annoncé trois jours auparavant que l’ancien président était accusé "de possession de devises étrangères, d'avoir acquis des richesses de façon suspecte et illégale et d'avoir ordonné (l'état) d'urgence".

 

 

 

 

 

 

Le 21 avril, le général Abdel Fattah al-Burhane, chef du Conseil militaire de transition au pouvoir depuis la destitution d’el-Béchir, avait affirmé que l'équivalent de plus de 113 millions de dollars avaient été saisis en liquide à sa résidence à Khartoum. Or, en décrétant l'état d'urgence le 22 février face à la contestation populaire, l'ex-président avait rendu illégale la possession de l'équivalent de plus de 5000 dollars en devises.

 

 

Omar el-Béchir fait aussi l'objet de poursuites pour les meurtres de manifestants durant la répression de la contestation. Par ailleurs, il est également visé par des mandats d'arrêt émis par la Cour pénale internationale (CPI) qui veut le voir répondre de génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre dans le conflit au Darfour (ouest), qui a fait près de 300 000 morts, selon l'ONU.

Mais les militaires au pouvoir ont indiqué qu'ils ne comptaient pas le transférer au tribunal international.

 

 

 

Appels pour une enquête indépendante sur la répression meurtrière du sit-in

Après avoir obtenu la chute du président, des milliers de manifestants étaient restés mobilisés en maintenant un sit-in devant le QG de l'armée à Khartoum, exigeant du Conseil militaire qu’il cède le pouvoir aux civils. Mais le 3 juin, ce sit-in a été dispersé selon des témoins, par des hommes armés en tenue militaire. La répression s'est poursuivie pendant plusieurs jours. Selon un nouveau bilan publié le 16 juin par un comité de médecins proche de la contestation, 128 personnes ont ainsi été tuées depuis le 3 juin. Les autorités, elles, ont parlé de 61 morts.

 

 

"Nous travaillons dur pour envoyer à la pendaison ceux qui ont fait ça", a lancé le numéro deux du Conseil militaire, le général Mohammed Hamdan Daglo, dit "Hemetti". Ce général est à la tête des Forces de soutien rapide (RSF), des paramilitaires accusés par les chefs de la contestation et des ONG d'être à l'origine de la violente dispersion. "En ce qui concerne la dispersion du sit-in, on ne va pas vous décevoir, ni décevoir les familles des martyrs", a-t-il assuré lors d'une allocution retransmise à la télévision publique.

Les appels en faveur d'une enquête indépendante se multiplient, tant au Soudan et qu'à l'étranger.

 

 

 

Des conclusions préliminaires "révélées"

En visite à Khartoum le jour même, le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit, a rencontré le chef du Conseil militaire et les leaders du mouvement de protestation, selon un communiqué officiel de la Ligue. Il a lui aussi appelé à une enquête complète sur les événements et a assuré le Soudan de son soutien, pour que ses dettes internationales soient effacées et que le pays soit "retiré de la liste des Etats finançant le terrorisme" établie par Washington.

 

 

Le Conseil militaire avait pour la première fois regretté des "erreurs qui se sont produites" lors de la dispersion de la foule, mais avait assuré ne pas l'avoir ordonnée et précisé que l'objectif de l'opération était tout autre. Le porte-parole du Conseil militaire, le général Chamseddine Kabbachi, avait ainsi affirmé que le but initial était de chasser des éléments "criminels" dans un secteur appelé Colombia, près du sit-in. 

 

 

"L'opération de Colombia a été planifiée par les autorités militaires et sécuritaires", a affirmé le Conseil militaire dans un communiqué. "Nous soulignons notre volonté d'obtenir toute la vérité, instant par instant, par le biais de notre commission d'enquête", a-t-il ajouté, en référence à l'investigation lancée par les militaires.

 

 

Le porte-parole de la commission d'enquête, Abderrahim Badreddine, a indiqué le 15 mai que son rapport n'était pas finalisé, mais a révélé des conclusions préliminaires selon lesquelles "des officiers et des soldats sont entrés sur les lieux du sit-in sans l'ordre de leurs supérieurs".

 


17/06/2019
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Franceinfo - le dimanche 9 juin 2019

 

 

Soudan : les leaders de la contestation appellent à la "désobéissance civile" pour écarter l'armée au pouvoir

 

 

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Les manifestants veulent répondre à la violente répression par un "acte pacifique"
 
 
 
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Des manifestants bloquent une rue de Khartoum (Soudan), le 4 juin 2019. (AFP)
 
 

Les chefs de la contestation au Soudan ont appelé, samedi 8 juin, à la "désobéissance civile" à partir de dimanche, pour faire pression sur les militaires au pouvoir, accusés de répression brutale contre les manifestants"Le mouvement de désobéissance civile commencera dimanche et ne se terminera que lorsqu'un gouvernement civil aura été annoncé", a indiqué l'Association des professionnels soudanais (SPA), acteur majeur de la contestation, dans un communiqué.

 

 

Cet appel intervient au lendemain de la visite à Khartoum du Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, venu en médiateur entre la contestation et le Conseil militaire de transition, au pouvoir depuis la destitution du président Omar el-Béchir le 11 avril. Il survient aussi cinq jours après la violente dispersion par les forces de sécurité d'un sit-in, organisé depuis le 6 avril, devant le QG de l'armée à Khartoum, dans le prolongement du mouvement de contestation déclenché en décembre.

 

 

 

Un climat de "terreur" à Khartoum

Qualifiée de "massacre" par la contestation, cette dispersion a été suivie d'une vague de répression cette semaine. Selon des habitants, un climat de "terreur" s'est emparé de la capitale. D'après des médecins proches de la contestation, plus de cent personnes sont mortes et plus de cinq cents autres ont été blessées, en majorité lors de la dispersion du sit-in. Le gouvernement a nié ces chiffres, évoquant un bilan de 61 tués.

 

 

Pour la SPA, la désobéissance civile constitue "un acte pacifique capable de mettre à genoux le plus puissant arsenal d'armes au monde". Cette nouvelle forme d'action intervient après deux jours de grève générale, les 28 et 29 mai, pour faire pression sur l'armée. La forme que prendra cette "désobéissance civile" n'a pas été précisée, alors que les rues de Khartoum sont quasiment désertes depuis lundi en raison de la répression.

 


09/06/2019
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Franceinfo

 

 

Soudan : le bilan de la répression du sit-in à Khartoum porté à 60 morts

 

 

franceinfo avec ReutersFrance Télévisions

 

 

 

Un précédent bilan faisait état de 35 morts et de plus d'une centaine de blessés dans l'assaut mené par les forces de sécurité soudanaises contre le campement

 

 

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Des barrages installés dans les rues de Karthoum (Soudan), le 4 juin 2019. (ASHRAF SHAZLY / AFP)

 

 

 

Un bain de sang. Le bilan de la dispersion meurtrière des manifestants rassemblés devant le quartier général de l'armée soudanaise à Khartoum (Soudan) s'est alourdi à 60 morts, a déclaré mercredi 5 juin, une association de médecins affiliée au mouvement de protestation, citée par Reuters.

 

 

Un précédent bilan faisait état de 35 morts et de plus d'une centaine de blessés dans l'assaut mené par les forces de sécurité soudanaises contre le campement installé depuis des mois par des manifestants antigouvernementaux dans le centre de Khartoum, le plus grave accès de violence depuis la destitution du président Omar el-Béchir le 11 avril dernier.

 

 

Opposition déterminée

L'opposition soudanaise a appelé mardi à poursuivre une campagne de désobéissance civile pour obtenir le départ des militaires, alors que le chef du Conseil militaire de transition (CMT), qui assure l'intérim du pouvoir, a annoncé l'annulation de tous les accords conclus avec l'Alliance des Forces de la liberté et du changement, qui réunit représentants de l'opposition et de la société civile.

 


05/06/2019
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Franceinfo - le lundi 3 mai 2019

 

 

Soudan : la dispersion du sit-in de la contestation a fait au moins 13 morts

 

 

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Le Conseil militaire de transition a démenti de son côté toute "dispersion par la force" du rassemblement de la contestation

 

 

 

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Un manifestant soudanais lors du sit-in dispersé par les forces de l'ordre, le 3 juin 2019, devant le quartier général de l'armée, à Khartoum.  (ASHRAF SHAZLY / AFP)

 

 

 

Le bras de fer entre les généraux au pouvoir au Soudan et la contestation a pris une tournure sanglante, lundi 3 juin, avec la dispersion du sit-in des manifestants à Khartoum, qui a fait au moins 13 morts selon un comité de médecins. Le Conseil militaire de transition a lui démenti toute "dispersion par la force" du sit-in. Si une opération de sécurité a eu lieu, elle a visé un secteur "dangereux" proche de ce site emblématique faisant face au QG de l'armée et occupé depuis près de deux mois, assure-t-il.

 

 

"Il n'y a plus rien à part les corps des martyrs que nous ne pouvons pas sortir", a de son côté avancé l'Alliance pour la liberté et le changement (ALC), fer de lance de la contestation, alors que le lieu du sit-in reste inaccessible. En réaction, l'ALC a annoncé interrompre "tout contact politique" avec le Conseil militaire. Elle a appelé à "la grève et la désobéissance civile totale et indéfinie à compter d'aujourd'hui", dans le but de "renverser le régime".

 

 

Dans son dernier bilan provisoire, le Comité central des médecins, proche de la contestation, a fait état d'"au moins 13 morts" et "plus de 116 blessés". Des tirs provenant du lieu du sit-in ont été entendus tôt en matinée par un journaliste de l'AFP, qui avait fait état d'un déploiement important des forces de sécurité dans les rues de la capitale. Les manifestants, qui réclament depuis des semaines un transfert du pouvoir aux civils, ont mis le feu à des pneus et érigé des petits murets avec des briques sur des routes accédant au lieu du sit-in.

 


03/06/2019
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Franceinfo - le vendredi 12 avril 2019

 

 

Soudan : le chef du Conseil militaire de transition annonce sa démission, les manifestants crient "victoire"

 

 

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Awad Ibn Ouf, le chef du Conseil militaire de transition qui dirige le Soudan depuis la destitution jeudi de Omar el-Béchir, a annoncé vendredi sa démission, et le nom de son successeur le général Abdel Fattah al-Burhan Abdelrahmane

 

 

 

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Awad Ibn Ouf, lors d'une déclaration à la télévision d'Etat, le 11 avril 2019. (SUDAN TV / AFP)

 

 

 

Au lendemain de la destitution d'Omar el-Béchir au Soudan, le chef du conseil militaire de transition désormais aux commandes du pays a renoncé au pouvoir,  dans la soirée du vendredi 12 avril, et nommé un autre militaire pour lui succéder, une décision accueillie par des scènes de joie des manifestants à Khartoum. Plus tôt dans la journée, les militaires au pouvoir avaient démenti avoir mené un coup d'Etat et se sont efforcés de rassurer la communauté internationale ainsi que les manifestants.

 

 

Awad Ibn Ouf, le chef du Conseil militaire de transition, a annoncé dans un discours à la nation avoir renoncé à son poste, et nommé à sa place Abdel Fattah al-Burhan Abdelrahmane, inspecteur général des forces armées. Cette déclaration a été accueillie par de scènes de liesse dans la capitale soudanaise, selon des journalistes de l'AFP. 

 

 

 

"Il y aura un gouvernement civil"

"Le rôle du conseil militaire est de protéger la sécurité et la stabilité du pays", a déclaré plus tôt le général Omar Zinelabidine, membre du conseil militaire, qui s'exprimait devant des diplomates arabes et africains. "Ce n'est pas un coup d'Etat militaire, mais une prise de partie en faveur du peuple", a-t-il ajouté. "Nous ouvrirons un dialogue avec les partis politiques pour examiner comment gérer le Soudan. Il y aura un gouvernement civil et nous n'interviendrons pas dans sa composition", a dit ce membre du conseil militaire, répétant des assurances formulées plus tôt par les chefs militaires.

 

 

Ceux-ci avaient par ailleurs affirmé que le président déchu, qui dirigeait le pays d'une main de fer depuis 30 ans, était en détention mais qu'il ne serait pas "livré à l'étranger", alors qu'il est sous le coup de deux mandats d'arrêt de la Cour pénale internationale. Après des semaines de manifestations réclamant son départ, Omar el-Béchir a été renversé jeudi par l'armée qui a mis en place un "Conseil de transition militaire" pour deux ans.

 


13/04/2019
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Franceinfo - le jeudi 11 avril 2019 - mis à jour le 12.04.19

 

 

Soudan : après la destitution d'Omar el-Béchir, des milliers de manifestants devant le QG de l'armée malgré le début du couvre-feu

 

 

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Le président Omar el-Béchir, qui dirigeait le Soudan d'une main de fer depuis 30 ans, a été renversé jeudi par un coup d'Etat de l'armée, dans le sillage d'un soulèvement populaire

 

 

 

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Des manifestants rassemblés devant le QG de l'armée, jeudi 11 avril 2019, à Khartoum (Soudan). (ASHRAF SHAZLY / AFP)

 

 

 

Des milliers de manifestants se sont rassemblés, dans la soirée du jeudi 11 avril, à Khartoum (Soudan) devant le siège de l'armée, malgré un couvre-feu imposé pour un mois de 22 heures à 2 heures du matin (heures locales) GMT à la suite de la destitution du président Omar el-Béchir

 

 

"Paix, justice, liberté", ont scandé les contestataires qui entament leur sixième nuit consécutive devant le QG de l'armée. Celle-ci les a enjoints en début de soirée à respecter le couvre-feu, faisant planer des risques de violence.

 

 

 

Un "conseil militaire de transition" pour deux ans

Dans la soirée, le ministre de la Défense, Awad Ahmed Benawf, a été nommé jeudi à la tête du Conseil militaire de transition qui doit gérer le pays pour deux ans, remplaçant Omar el-Béchir, a rapporté la télévision d'Etat. Le chef d'état-major de l'armée, le général Kamal Abdelmarouf, a été nommé adjoint de ce Conseil, selon la télévision qui a diffusé des images des deux hauts gradés en train de prêter serment. 

 

 

"Les gens ne veulent pas d'un conseil militaire de transition" mais "un conseil civil" a déclaré dans un tweet Alaa Salah, l'étudiante devenue "l'icône" du mouvement.

 

 

 

 

 

 

Plusieurs pays, dont les Etats-Unis et l'Union européenne (UE), ont exhorté les militaires à intégrer les civils pour cette transition.

 


12/04/2019
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Franceinfo le jeudi 11 avril 2019

 

 

Soudan : le président Omar el-Béchir est destitué par l'armée après trente années au pouvoir

 

 

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Cette annonce fait suite à un mouvement de contestation populaire de plusieurs mois contre le régime du président, qui avait pris le pouvoir par un coup d'Etat en 1989

 

 

 

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Omar el-Béchir, le 1er avril 2019 à Khartoum (Soudan).  (ASHRAF SHAZLY / AFP)

 

 

 

Le président soudanais, Omar el-Béchir, au pouvoir depuis trois décennies, a été destitué par l'armée, a annoncé jeudi 11 avril le ministre de la Défense, Awad Ahmed Benawf. "J'annonce, en tant que ministre de la Défense, la chute du régime et le placement en détention dans un lieu sûr de son chef", a dit ce responsable à la télévision d'Etat. Un cessez-le-feu a été décrété sur tout le territoire et les frontières et l'espace aérien ont été fermés jusqu'à nouvel ordre.

 

 

Un "conseil militaire de transition" succède à Omar el-Béchir pour une durée de deux ans.

 

 

 

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Awad Ahmed Benawf, inistre soudanais de la Défense, le 11 avril 2019.  (REUTERS)

 

 

 

Cette annonce fait suite à un mouvement de contestation populaire de plusieurs mois contre le régime. Omar el-Béchir avait pris le pouvoir par un coup d'Etat en 1989.

 

 

Dans la matinée, des soldats ont mené un raid à Khartoum, la capitale, dans les locaux du Mouvement islamique, la branche idéologique du Parti du Congrès National (NCP) du président, selon des témoins. La veille, le NCP avait reporté sine die un rassemblement de soutien au chef de l'Etat prévu jeudi à Khartoum.

 

 

 

"Notre révolution est pacifique"

Des foules sont aussi rassemblées dans les villes de Madani, Gadaref, Port-Soudan, Al-Obeid et Kassala, brandissant des drapeaux soudanais. A Khartoum, les meneurs du mouvement ont appelé la foule à "ne pas attaquer quiconque ou les biens gouvernementaux et privés". "Quiconque fera ça sera puni par la loi. Notre révolution est pacifique, pacifique, pacifique", a déclaré l'Alliance pour la liberté et le changement dans un communiqué.

 

 

Mais des manifestants ont mené un raid dans un bâtiment du NISS à Kassala (est), selon des témoins. L'un d'eux a indiqué à l'AFP que le raid était survenu après le refus d'officiers de relâcher des prisonniers détenus dans ce bâtiment. Il n'a pas été possible de déterminer si l'attaque a eu lieu avant ou après l'appel à la retenue des responsables du mouvement de contestation.

 


11/04/2019
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Franceinfo - le samedi 29 décembre 2018

 

 

L'armée thaïlandaise déploie ses Casques bleus au Soudan du Sud

 

 

 

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Quelque 261 soldats de l'armée royale thaïlandaise sont partis, le 22 décembre 2018, pour le Soudan du Sud. Cette unité est déployée dans le cadre de la mission de maintien de la paix des Nations Unies, pour une durée d'un an

 

 

 

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Avant leur déploiement au Soudan du Sud dans le cadre d'une mission de maintien de la paix de l'ONU, 261 soldats participent, le 22 décembre 2018, à une cérémonie de départ, au quartier général de la force armée royale thaïlandaise, à Bangkok. APICHIT JINAKUL / BANGKOK POST

 

 

 

Colliers jaunes et casques bleus. Les soldats de la Compagnie thaïlandaise d'Ingénierie militaire horizontale (HMEC), pour la plupart issus du corps du génie, sont en partance pour le Soudan du Sud. Ils sont au garde à vous devant le chef des forces de défense thaïlandais, Pornpipat Benyasri, qui préside une cérémonie de départ au quartier général de la force armée thaïlandaise. Leur mission sur place : réparer et reconstruire des infrasctructures publiques, telles que des routes et des ponts qui relient les villes de Juba, Torit et Yei. D'importants équipements avaient déjà été envoyés dans ce pays d'Afrique orientale. L'armée thaïlandaise s'est dite fière de participer aux efforts internationaux visant à maintenir la paix et la sécurité internationale. En 2005, 175 soldats thaïlandais, essentiellement ingénieurs, avaient rejoint le Burundi après la guerre civile. En 2003, la Thaïlande avait déployé 422 soldats non combattants en Irak, pour reconstruire des routes et des infrastructures.

 


29/12/2018
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le Progrès du mardi 21 février 2017

 

 

 

L'ÉTAT DE FAMINE DÉCLARÉ AU SOUDAN DU SUD

 

 

Le gouvernement sud-soudanais a, pour la première fois, déclaré l'état de famine dans plusieurs zones du pays, une situation que les agences humanitaires déplorent d'autant plus qu'elle est "causée par l'homme", à savoir par la guerre. Indépendant depuis 2011, le Soudan du Sud a plongé en décembre 2013 dans une guerre civile ayant fait des dizaines de milliers de morts.

 

 

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22/02/2017
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le Progrès du vendredi 2 décembre 2016

 

 

 

SOUDAN DU SUD - UN "NETTOYAGE ETHNIQUE EST EN COURS" SELON L'ONU

 

 

Un "nettoyage ethnique est en cours" dans plusieurs régions du Soudan du Sud, ont affirmé hier des experts de l'ONU au terme d'une mission de dix jours dans ce pays en proie à la guerre civile depuis décembre 2013. Indépendant depuis 2011, le Soudan du Sud a plongé en décembre 2013 dans une guerre civile qui a fait des dizaines de milliers de morts et plus de 2,5 millions de déplacés.

 

 

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03/12/2016
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le Progrès du mardi 12 juillet 2016

 

 

SOUDAN DU SUD - DE VIOLENTS COMBATS À JUBA

 

 

De violents combats à Juba la capitale sud-soudanaise à Juba a été le théâtre, hier, pour le deuxième jour consécutif, de violents combats entre forces loyalistes et ex-rebelles, traumatisant la population, malgré la réprobation d'une communauté internationale impuissante. Au moins 300 personnes ont été tuées depuis vendredi.

 


14/07/2016
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le Progrès du lundi 11 juillet 2016

 

 

AFRIQUE - PLUS DE 150 MORTS. SOUDAN DU SUD : LE SPECTRE D'UNE NOUVELLE GUERRE CIVILE

 

 

Juba, la capitale sud-soudanaise, est en proie à de nouveaux combats entre les forces fidèles au président Salva Kiir et celles de son rival, le vice-président Riek Machar.

 

 

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a guerre menace à nouveau. Moins d'un an après l'accord de paix et de partage du pouvoir entre le président Salva Kiir et son rival, l'ex-chef rebelle et actuel vice-président Riek Machar, le Soudan du Sud est menacé d'un nouveau conflit sanglant. Un conflit politique compliqué par des hostilités entre ethnies et des luttes au niveau local.

 

 

L'union nationale a volé en éclats et des affrontements ont lieu depuis plusieurs jours à Juba, la capitale. Hier, des tirs de mortiers, de lance-grenades et d'armes lourdes ont été échangés entre les soldats loyalistes de Kiir et les ex-rebelles de Machar dans plusieurs quartiers de la capitale. La compagnie aérienne Kenya Airways a suspendu tous ses vols à destination de Juba, évoquant une "situation sécuritaire incertaine".

 

 

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Fuite des civils

 

Des hélicoptères de combat et des chars auraient été utilisés par les forces contre une base militaire de Riek Machar, selon un porte-parole de ce dernier. Les habitants de Juba restent terrés chez eux, mais d'autres fuient ces nouveaux combats, deux jours après de premiers affrontements ayant fait plus de 150 morts. Des tirs ont même été échangés près du camp de l'ONU, situé près des bases où sont stationnés les soldats des deux parties.

 

 

Hier, des habitants de la zone se sont réfugiés dans l'enceinte de ce camp où vivent quelque 28000 déplacés. Selon des travailleurs humanitaires, des tirs ont aussi été échangés hier à l'intérieur du camps, blessant plusieurs civils. Des civils, des familles avec des enfants, se sont également dirigés vers une autre base de l'ONU proche de l'aéroport.

 

 

L'inquiétude de Ban Ki-Moon

 

Depuis 2013, les combats entre les forces pro-Kiir et pro-Machar ont déjà fait plusieurs dizaines de milliers de morts. La guerre civile particulièrement sanglante a provoqué une grave crise humanitaire, forçant près de trois millions d'habitants à fuir leurs foyers. Cinq millions de personnes, soit plus d'un tiers de la population, dépendent d'une aide alimentaire d'urgence. le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-Moon a fait par cette semaine de son "inquiétude" face à une situation qui "illustre encore une fois le manque d'engagement réel des parties dans le processus de paix".

 

 

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                                               Salva Kiir                                                                            Riek Machar


12/07/2016
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le Progrès du dimanche 13 mars 2016

 

 

AFRIQUE - Guerre civile. Soudan du Sud : un massacre sous silence. Le plus jeune pas du monde est aussi l'un de ceux où se déroulent les actes les plus effroyables. Devenu indépendant en juillet 2011 après 30 ans de conflit avec le Nord, le Soudan du Sud a basculé dans la guerre civile en décembre 2013.

 

 

Le Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme a publié hier un rapport qui affirme que les civils sont pris délibérément pour cibles par des militaires gouvernementaux et des milices dans une "politique de la terre brûlée". Le rapport décrit l'horreur de ces meurtres, viols et pillages, qui pourraient constituer des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité.

 

 

"L'étendue des violences sexuelles est particulièrement choquante", note le rapport. En cinq mois, l'ONU a eu connaissance de plus de 1 300 viols dans un seul des dix Etats du Pays. "Des groupes alliés au gouvernement sont autoriser à violer les femmes en guise de salaire", affirme l'ONU qui accuse aussi l'opposition et des gangs.

 

 

 

Le viol, un instrument de terreur

 

Le rapport fait état d'au moins 702 enfants victimes de violences sexuelles depuis 2013, mais leur nombre est probablement beaucoup plus élevé. "Il s'agit d'une situation parmi les plus horribles dans le monde, avec une utilisation massive du viol comme instrument de terreur et comme arme de guerre", souligne le Haut commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme.

 

 

Le rapport relate des récits de civils soupçonnés de soutenir l'opposition, y compris des enfants et des handicapés, qui ont été "assassinés, brûlés vifs, asphyxiés dans des conteneurs, tués par balles, pendus à des arbres ou découpés en morceaux". D'autres observateurs font état de cas de cannibalisme forcé. Amnesty International a accusé hier les forces gouvernementales d'avoir volontairement asphyxié plus de 60 civils en les enfermant dans des conteneurs en octobre 2015. L'armée du président Salva Kiir est jugée responsable.

 

 

 

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 Salva Kiir


13/03/2016
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