L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

ANIMAUX - INSECTES

Indissociables de la nature !


Franceinfo - le dimanche 3 novembre 2019

 

 

En Afrique subsaharienne, les serpents tuent 30 000 personnes par an

 

avatar

Jacques DeveauxRédaction AfriqueFrance Télévisions
 

 

 

Au Kenya, une équipe tente de metttre au point un sérum efficace

 

 

20330119

 

Récolte de venin au Centre kenyan de recherche sur les morsures de serpents. (NJERI MWANGI / X03917)

 

 

 

A l’époque, en 2015, MSF tirait la sonnette d’alarme. Les stocks du sérum FAV-Afrique allaient bientôt être épuisés, puisque Sanofi Pasteur abandonnait sa production. Or ce sérum était le seul réellement efficace pour traiter les morsures de serpent en Afrique subsaharienne. Dans cette région, 30 000 personnes meurent chaque année de morsure et 8000 subissent des amputations, selon MSF.

 

 

En fait, les éléments de remplacement au FAV-Afrique ont montré leurs limites. Selon David Williams, chef du service australien de recherche sur les venins (AVRU), "certains produits commercialisés en Afrique se sont révélés inefficaces et dangereux", jetant le discrédit sur le traitement médical des morsures. "Un produit indien, fabriqué au Ghana en remplacement de celui de Sanofi, accroît même la mortalité pour les morsures de serpent ". Un comble.

 

 

Conséquence, toujours selon l’AVRU, dans certains pays comme le Sénégal, 70 à 90 % des personnes mordues préfèrent s’en remettre à un guérisseur traditionnel. Une fois encore, comme dans beaucoup d’autres domaines, les populations les plus pauvres sont les plus concernées. Le travail agricole, l’habitat précaire, l’absence de chaussures contribuent au risque. Le coût des soins et leur disponibilité rendent ces populations encore plus vulnérables.

 

 

L’agence Reuters rapporte ainsi la triste histoire d’une jeune maman kényane, Beth Mwende. Sa fille Mercy a été mordue au cou par un serpent. Elle s’est rendue chez le guérisseur qui a placé des pierres sur la morsure pour aspirer le venin. Mercy est décédée en quelques heures. Comme elle, 700 Kényans meurent chaque année de morsures de serpent. Et le nombre réel de décès est certainement supérieur, les victimes ne se rendant pas toujours à l’hôpital.

 

 

 

Un technicien montre le venin recueilli sur une vipère au Centre de recherche sur les morsures de serpent de Nairobi.

Un technicien montre le venin recueilli sur une vipère au Centre de recherche sur les morsures de serpent de Nairobi. (NJERI MWANGI / X03917)


 

Recherches au Kenya

Aussi, faute de sérum efficace, le Centre de recherche et d’intervention sur les morsures de serpent du Kenya espère le fabriquer d’ici cinq ans grâce au soutien de l’Ecole de médecine tropicale de Liverpool. Car l’efficacité d’un sérum réside dans le choix des venins utilisés. Le plus efficient sera celui créé à partir du venin du serpent qui a mordu.

 

 

Ainsi, la faible efficacité des vaccins importés s’explique par le choix de serpents asiatiques (choix fait par des chercheurs en Asie) et non africains pour leur conception.

 

 

L’enjeu sanitaire est de taille. L’étude menée permettra très certainement d’obtenir un sérum ad hoc. Mais il faudra aussi tenir l’épreuve des coûts. L’objectif est de parvenir à un sérum autour de 30 dollars la dose, soit le tiers du prix des produits importés à l’efficacité variable.

 

 

Faute de quoi, la population se détournera de l’offre de soin, car trop coûteuse.

 


03/11/2019
0 Poster un commentaire

De Facebook

 

 

FB_IMG_1571914368256

 


26/10/2019
0 Poster un commentaire

De Facebook

 

 

FB_IMG_1570881458612

 


26/10/2019
0 Poster un commentaire

De Facebook

 

 

FB_IMG_1570730759969

 


26/10/2019
0 Poster un commentaire

De Facebook

 

 

 

FB_IMG_1570730483454

 


26/10/2019
0 Poster un commentaire

De Facebook

 

 

FB_IMG_1570652776813

 


26/10/2019
0 Poster un commentaire

De Facebook

 

 

FB_IMG_1570619971033

 

 


26/10/2019
0 Poster un commentaire

De Facebook

 

 

FB_IMG_1570568638260

 


26/10/2019
0 Poster un commentaire

De Facebook

 

 

FB_IMG_1570553206746

 


26/10/2019
0 Poster un commentaire

Franceinfo - le vendredi 25 octobre 2019

 

 

"Ne pas tirer est un acte de chasse aussi honorable que de tirer" : une école de chasse dans les Ardennes promeut une pratique plus éthique

 

avatar
Justine LeclercqfranceinfoRadio France

 

 

Souvent perçue comme une pratique d'un autre âge, la chasse d'aujourd'hui peut être responsable et éthique. C'est en tout cas ce que défend l'école de chasse de Belval-Bois-Des-Dames dans les Ardennes

 

 

 

20299207

 

Cours théorique de chasse à l'école de Belval-Bois-des-Dames dans les Ardennes, le 22 août 2018. (FRANCOIS NASCIMBENI / AFP)

 

 

 

A l’Ecole de Belval, au milieu de la campagne ardennaise, un bon chasseur est un chasseur qui prend du recul. "La chasse ça ne peut pas être qu'un loisir pour se détendre. On peut pas aller un tuer un chevreuil comme on va jouer à pétanque", explique David Pierrad, formateur depuis des années. Ce passionné insiste sur le devoir moral des chasseurs. Au sein de cette école située à Belval-Bois-Des-Dames dans les Ardennes, on promeut une pratique plus responsable et éthique de la chasse, mal perçue par de nombreuses associations écologistes ou de défense de la cause animale. 

 

 

 

"Ne pas tirer est un acte honorable"

Une philosophie partagée par Quentin Halais, autre formateur au domaine de Belval, en pleine leçon devant une douzaine de jeunes chasseurs : "On estime en France que pour tuer un grand gibier il faut en moyenne entre six et sept balles. Malheureusement, il y a certaines journées où on fait plus de tirs. Dîtes-vous bien une chose : ne pas tirer est un acte de chasse aussi honorable que de tirer et probablement plus difficile".

 

 

Autre précepte enseigné, la recherche au sang. Technique qui permet grâce aux chiens de retrouver le gibier blessé pour abréger ses souffrances. Démonstration de David Pierrard et sa chienne Maddy : "Là on va simuler une recherche au sang, donc on a posé une piste artificielle pour le chien. Et en gros, le travail du chien c'est de suivre une voie d'animal blessé," explique le chasseur à travers la forêt avant que Maddy ne s'arrête. "Là elle a retrouvé son sanglier. Et donc pareil, quand vous arrivez, faut pas crier 'ouais super tu as retrouvé mon sanglier !', c'est un coup à se faire arracher la moitié du bras".

 

 

Angélique et Renaud sont tous les deux jeunes chasseurs. Ils n'en reviennent pas : "C'est une bonne expérience. On apprend plus de choses que ce qu'on apprend lorsque l'on passe le permis", explique la jeune femme qui a son permis de chasse depuis plus d'un an.

 

 

 

"On est en circuit court, on mange de la viande de qualité"

La chasse doit évoluer mais à toujours sa place défend David Pierrard : "La chasse est une activité qui peut paraître à certains égards tout-à-fait anachronique. Moi je pense que c'est tout l'inverse."

 

 

Elle peut être à pleins d'égards tout-à-fait moderne. On va tuer un gibier à côté de chez soi, qui n'a pas été broyé aux antibiotiques, qu'on tue proprement.David Pierrad, formateur à franceinfo

 

 

"On est en circuit court, on mange de la viande de la qualité... pour moi tout ça fait sens". Chaque année un peu plus d’un million de cerfs, chevreuil, sangliers ou chamois sont tués en France. Il y a autant de chasseurs que d'animaux abattus.

 


25/10/2019
0 Poster un commentaire

Franceinfo - le mardi 22 octobre 2019

 

 

En Afrique, la maladie du sommeil transmise par la mouche tsé-tsé est en passe d'être éradiquée

 

avatar
franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

Sur l'ensemble de l'Afrique, unique continent où la maladie est présente, seuls 1000 cas de trypanosomiase humaine (maladie du sommeil) ont été recensés en 2018. Mais, malgré ces données spectaculaires, la vigilance reste de mise

 

 

20260007

 

La mouche tsé-tsé (glossina palpalis) vit en Afrique australe et peut être vectrice d'un parasite à l'origine de la maladie du sommeil, une maladie mortelle. (BLANCHOT PHILIPPE / HEMIS.FR)

 

 

 

Elle semble loin l'époque où, dans les années 90, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) avait recensé un pic de 300 000 malades atteints de trypanosomiase humaine africaine (THA). Causée par un parasite, le trypanosome, qui donne son nom scientifique à la pathologie, et transmise par les piqûres de la mouche tsé-tsé, la maladie du sommeil est mortelle si elle n'est pas diagnostiquée et traitée à temps. Au XXe siècle, elle a provoqué des hécatombes.

 

 

 

Le malade dort le jour, mais plus la nuit

Les progrès du combat contre ce fléau sont tels qu'aujourd'hui le corps médical est optimiste. "Après un siècle de lutte, la maladie du sommeil est en passe d'être éliminée", et "n'est quasiment plus un problème de santé publique en Afrique", se réjouit Dramane Kaba, médecin entomologiste et directeur de l'Institut Pierre Richet (IPR) de Bouaké (centre de la Côte d'Ivoire). "Nous visons l’arrêt de la transmission à l’horizon 2030", annonce-t-il.

 

 

La maladie du sommeil épuise ceux qui en sont atteints. Après une phase de fièvre et de maux de tête, le malade dort le jour, mais plus la nuit. Il devient fou quand le cerveau est atteint, puis tombe dans la coma et décède en quelques mois ou quelques années.

 

 

 

 

 

 

La maladie du sommeil peut se réveiller

"Mais attention à ne pas relâcher l'effort", avertit le Dr Kaba. En effet, on a déjà cru une fois vaincre la maladie du sommeil, après une grande campagne menée des années 1920 aux années 1960. "La vigilance s'est ensuite relâchée, et la maladie est repartie", raconte le scientifique.

 

 

Endémique dans 32 pays d'Afrique australe, la maladie du sommeil résiste dans certaines contrées comme en République démocratique du Congo, qui concentre 80% des cas, en Guinée, dont les programmes de santé ont été durement ébranlés par la crise de l'épidémie d'Ebola, ou encore dans les zones traversées par des conflits armés.

En revanche, la Côte d'Ivoire est, elle, en pointe dans la lutte contre la trypanosomiase, avec seulement huit cas détectés depuis 2015. Le pays vise l'arrêt de la transmission dès 2025. Pour en arriver là, le pays a tout misé sur la prévention.

 

 

 

Dépistage sous le manguier

Des équipes médicales sillonnent régulièrement les campagnes ivoiriennes pour sensibiliser les populations et détecter les malades. La glossine, nom scientifique de la mouche tsé-tsé, vit en effet le long des marigots et dans les champs, s'épanouissant dans les zones humides et ombragées. Les paysans et leurs familles sont donc les premiers touchés.

 

 

Ainsi, mi-octobre, une équipe s'installe pour la journée à Paabénéfla, un village de 500 habitants en pays gouro, dans le centre de la Côte d'Ivoire. Cette zone fut l'une des plus touchées par la maladie. La population est alors appelée par mégaphone à venir se faire dépister sous le grand manguier, en face de la maison du chef du village. Puis on lui prélève une goutte de sang, qui est immédiatement analysée à l'aide d'un petit laboratoire de campagne. Si c'est positif, des examens plus poussés seront effectués à l'hôpital de Sinfra, la ville voisine.

 

 

 

Une affection qui suscite peu de dons financiers

Le traitement par injections ou par perfusion (suivant le stade de la maladie), assez lourd, nécessite une hospitalisation d'une semaine à dix jours. Il est gratuitement fourni par l'OMS dans toute l'Afrique. Par ailleurs, un traitement révolutionnaire avec un seul comprimé en prise unique est en phase de test, précise Brice Rotureau, parasitologue et chercheur à l'Institut Pasteur de Paris, en mission en Côte d'Ivoire.

 

 

"Il y a vraiment moyen d'éliminer la trypanosomiase. Mais cette maladie ne suscite pas beaucoup l'intérêt des bailleurs de fonds. Or nous avons encore besoin de leur soutien, car c'est un défi crucial de dépister et traiter les derniers cas pour en finir avec la maladie", plaide de son côté Vincent Jamonneau, chercheur-parasitologue à l'Institut de recherche pour le développement (IRD-France), détaché à l'Institut Pierre Richet de Bouaké.

 


22/10/2019
0 Poster un commentaire

De Facebook

 

Rougequeue noir...
 

12/10/2019
0 Poster un commentaire

De Facebook

 

 

 
· 10 octobre 
 
Le Diamant de Gould 
Endémique à l'Australie
 

le Diamant de Gould n'obtient ses couleurs adultes qu'au bout d'une quarantaine de jours.

Il est présent principalement au Nord de l'Australie : depuis la péninsule du cap York, au Nord-Ouest du Queensland, dans le Nord duTerritoire du Nord et dans la région de Kimberley au Nord de l'Australie Occidentale. Il habite les plaines de savanes boisées d'eucalyptus près des mangroves, et migre uniquement s'il manque d'eau ou de nourriture, dans des zones n'excédant pas les 40 kilomètres de distance.
 

12/10/2019
0 Poster un commentaire