L'AIR DU TEMPS

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Franceinfo - vendredi 15 mars 2019

 

 

Le trafic d’écailles de pangolins continue : deux tonnes saisies au Cameroun

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions
 

 

 

C’est une saisie hors normes qui a été opérée à Douala au Cameroun, jeudi 14 mars 2019. Deux tonnes d’écailles de pangolins, à qui on prête des vertus aphrodisiaques et que des trafiquants s’apprêtaient à vendre. Le pangolin, curieux mammifère à écailles est aujourd’hui menacé de disparition en raison de ce trafic

 

 

 

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Un pangolin soigné dans un zoo de Singapour le 14 décembre 2018. (ROSLAN RAHMAN / AFP)

 

 

 

"C'est une énorme saisie, d'habitude nous saisissons des dizaines, quelques fois des centaines de kilos d'écailles. Ici on parle de plus de deux tonnes !", s'est réjoui le directeur adjoint de l'ONG LAGA, Eric Kaba Tah, avec qui les forces de l'ordre ont conjointement mené l'opération.

 

 

Ce trafic semble sans fin, et nous nous en faisons régulièrement l’écho. En juillet 2017 trois tonnes d’écailles étaient saisies en Côte d’Ivoire. Malgré l'interdiction de son commerce depuis 2016, l'animal peut encore s'acheter dans des échoppes de Hong Kong, où ses écailles se vendent à prix d'or explique l’AFP. Selon l’ONG LAGA, la saisie est estimée à 150 millions de francs CFA (227 000 euros).

 

 

Ce pauvre mammifère fourmilier ne fait pourtant de mal à personne. Son seul problème : avoir le corps couvert d’écailles. En Asie du Sud-Est, elles passent pour avoir des vertus thérapeutiques et aphrodisiaques. Selon des études un million de pangolins ont été capturés en dix ans en Afrique et en Asie, et l’espèce est aujourd’hui menacée. Les trois tonnes d’écailles saisies en 2017 en Côte d’Ivoire représentent environ 4000 pangolins.

 

 

Et, en guise de saisie accessoire, les policiers ont également mis la main sur 200 défenses d’ivoire. Le réseau, selon les autorités, agit depuis le Nigeria et alimente l’Asie et le Moyen-Orient.

 


17/03/2019
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Franceinfo - le mardi 26 février 2019 - mis à jour le 27.02.19

 

 

Brésil : une baleine à bosse retrouvée morte dans la mangrove amazonienne

 

 

 

 

Selon des biologistes de l'ONG Bicho D'Agua, la baleine à bosse a été retrouvée à Soure sur l'île de Marajó, à quelque 15 mètres d'une plage. Porté par les grandes marées, sa carcasse s'est échouée dans cette partie de la mangrove

 

 

 

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Une baleine retrouvée morte le 22 février 2019 dans la forêt amazonienne, dans l'Etat de Para, au nord du Brésil.  (HO / ACERVO INSTITUTO BICHO D'AGUA / AFP)

 

 

 

Etrange découverte en Amazonie. Des habitants de l'île de Marajó, située dans l'Etat de Para, au nord du Brésil, ont découvert une baleine à bosse morte échouée sur le sol, au beau milieu d'une mangrove de cette partie de l'Amazonie, relève le magazine Géo. Plusieurs oiseaux volant autour de sa carcasse ont permis de la découvrir. 

 

 

Des biologistes de l'ONG brésilienne Bicho D'Agua se sont ensuite rendus sur place, et ont diffusé plusieurs images du cétacé sur les réseaux sociaux, samedi 23 février.

 

 

D'après l'ONG Bicho D'Agua, la baleine à bosse a été retrouvée à Soure sur l'île de Marajó. Elle mesurait huit mètres de long et avait visiblement un an, selon les biologistes brésiliens. "Ce n'est pas un animal adulte, il n'est pas aussi gros qu'il n'y paraît sur les photos", développe Bicho D'Agua sur Facebook. 

 

 

Comment un tel cétacé a-t-il pu s'échouer sur cette île ? Sur le réseau social, Bicho D'Agua précise que la baleine a été retrouvée à quelque 15 mètres d'une plage. Etant donné cette faible distance et les grandes marées sur la côte nord du Brésil, "il est tout à fait compréhensible qu’une carcasse s’arrête à l’intérieur de la mangrove", explique l'ONG. La baleine, portée par la marée, a donc flotté jusqu'à cet endroit.

 


27/02/2019
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Franceinfo - le mercredi 20 février 2019

 

 

Une tortue géante d'une espèce que l'on pensait disparue depuis un siècle découverte aux Galapagos

 

 

 

Une femelle adulte de l'espèce des "chelonoidis phantasticus" a été trouvée sur l'île de Fernandina, dans l'archipel équatorien

 

 

 

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Une tortue géante d'une autre espèce sur l'île de San Cristobal, qui fait partie de l'archipel des Galapagos (Equateur), le 29 mai 2017. (MARTIN RIETZE / AFP)

 

 

 

On pensait son espèce éteinte depuis plus d'un siècle. Mais un spécimen vivant de chelonoidis phantasticus, une espèce de tortue géante, a été découvert dans l'archipel des Galapagos, a annoncé mardi 19 février le ministre équatorien de l'Environnement.

 

 

 

 

 

Il s'agit d'une femelle adulte, qui a été trouvée sur l'île de Fernandina pendant une expédition organisée par le Parc national des Galapagos et l'organisation environnementale américaine Galapagos Conservancy.

 

 

 

Le dernier spécimen avait été retrouvé en 1906

La tortue géante chelonoidis phantasticus est endémique de Fernandina, une île qui est inhabitée. On la pensait éteinte "depuis plus de 100 ans", a expliqué le ministre de l'Environnement équatorien. Sur Twitter, plusieurs scientifiques ont précisé que le dernier spécimen de l'espèce, et le seul jamais retrouvé, l'avait été en 1906.

 

 

 

 

 

Quinze espèces de tortues géantes ont été recensées dans l'archipel des Galapagos, y compris celles considérées comme éteintes. Les scientifiques considèrent qu'elles sont arrivées sur place il y a trois ou quatre millions d'années et qu'elles ont été dispersées par les courants marins, créant des espèces différentes adaptées aux habitats des différentes îles.

 


20/02/2019
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Franceinfo - le dimanche 17 février 2019

 

 

"Sans eux, la planète est inhabitable" : on a demandé à un spécialiste s'il fallait s'inquiéter de la disparition des insectes

 

 

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Aliénor VinçotteFrance Télévisions

 

 

 

Selon une récente étude, les insectes pourraient disparaître d'ici à un siècle. Henri-Pierre Aberlenc, chercheur et entomologiste, estime même que "c'est inéluctable, s'il n'y a pas un changement radical du système économique actuellement en vigueur"

 

 

 

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Une abeille sur une fleur, photo prise le 8 juillet 2018 près de Lille. Près de la moitié des insectes sont en voie d'extinction, selon une étude scientifique australienne publiée le 11 février 2019.  (DENIS CHARLET / AFP)

 

 

 

Mouches, papillons, scarabées, abeilles... Au total, plus de 40% des insectes sont désormais classés en voie d'extinction. Une disparition tout aussi alarmante et problématique que celle d'espèces plus symboliques comme l'orang-outan, la girafe ou le rhinocéros. C'est ce qu'a démontré une vaste étude, publiée dans la revue Biological Conservation et dirigée par des chercheurs australiens des universités de Sydney et du Queensland. Ces derniers ont compilé et analysé 73 études sur l'évolution des populations d'insectes. 

 

 

"La conclusion est claire : à moins que nous ne changions nos façons de produire nos aliments, les insectes auront pris le chemin de l'extinction en quelques décennies", indiquent les chercheurs. Depuis trente ans, la biomasse totale des insectes a diminué de 2,5% par an. Et il pourrait même disparaître complètement d'ici à un siècle. Leur taux d'extinction est huit fois plus rapide que celui des mammifères, des oiseaux et des reptiles. Quelles sont les conséquences de cette disparition ? Et celle-ci est-elle inéluctable ? Franceinfo a posé ces questions à Henri-Pierre Aberlenc, entomologiste au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad). 

 

 

 

Franceinfo : Que faut-il retenir de l'étude publiée par Biological Conservation 

 

 

Henri-Pierre Aberlenc : Il y a deux ans, des articles faisaient déjà état de la disparition des insectes, il y avait déjà eu beaucoup d'agitation de la part des médias. Mais, depuis, on n'en parle plus. Le principal mérite de ce rapport est d'enfoncer le clou et de relancer le débat sur le sujet. 

 

 

En revanche, il y a un oubli très net de certains paramètres importants qui sont à l'origine de leur disparition, comme la pollution lumineuse, très néfaste notamment pour les insectes nocturnes. Les chercheurs ne citent que la pollution chimique par différents poisons. 

 

 

Un autre paramètre qui a été minoré dans cette étude, c'est la déforestation des forêts primaires tropicales – c'est-à-dire des forêts telle que la nature les a faites, sans intervention de l'homme. Les forêts qui peuvent pousser à la place d'une forêt primaire ne recèlent qu'un pourcentage infime de la biodiversité présente dans les forêts primaires. La déforestation a un rôle important dans la disparition des insectes, voire même plus que les pesticides et l'agriculture intensive. 

 

 

Les forêts primaires détiennent l'essentiel de la biodiversité des insectes de la planète. En les détruisant, on fait disparaître des millions d'insectes.Henri-Pierre Aberlenc, entomologiste à franceinfo

 

 

La forêt joue un grand rôle contre les sécheresses. Les forêts ont besoin de population équilibrée d'insectes, qui soient en interaction avec les arbres et les plantes. C'est un ensemble qui s'autorégule. Donc, pas de forêt sans insectes. 

 

 

Enfin, un dernier paramètre a été fortement oublié dans cette étude, c'est la circulation automobile, qui est aussi un facteur de destruction considérable de la faune. 

 

 

 

Avez-vous des chiffres qui permettent de démontrer la disparition des insectes ? 

 

 

Personnellement, mes recherches ne se sont jamais basées sur des chiffres, mais sur mon expérience en tant que naturaliste. Sur le terrain, j'ai constaté un déclin flagrant. Par exemple, il y a une trentaine d'années, lorsque je ramassais des bousiers dans le Midi de la France, je pouvais voir des Copris, qui sont de beaux scarabées coprophages [qui se nourrit d'excréments]. En une heure d'exploration sur le terrain, je pouvais en trouver plusieurs dizaines. Or, il y a cinq ans, j'ai envoyé une étudiante au même endroit pour qu'elle fasse des recherches sur les mêmes bousiers. En trois mois de terrain, elle a vu un seul individu. 

 

 

Cette disparition est très nette au niveau de l'apiculture avec le déclin des abeilles. Beaucoup d'apiculteurs ont perdu 100% de leurs abeilles et ont dû arrêter leur activité. La disparition des abeilles et les problèmes que rencontrent les apiculteurs sont un exemple particulier de la manière dont cela nous porte préjudice. On sait que l'on commence à avoir des déficits de pollinisation dans les champs cultivés du fait de la baisse des abeilles et des insectes sauvages. 

 

 

 

En quoi le déclin de ces insectes est-il une mauvaise nouvelle ? 

 

 

Si l'on garde l'exemple des bousiers, ils ont pour fonction d'enterrer les excréments des animaux. Quand ils les enterrent, ils transforment ces excréments en engrais.  Si les bousiers disparaissent, les excréments deviennent un polluant qui ne fertilise plus le sol, ce qui est fâcheux pour les équilibres généraux de la nature. 

 

 

Un autre exemple concerne le déficit de pollinisation. Les insectes jouent un rôle-clé dans l'équilibre des écosystèmes. Quand il est rompu, la vie ne peut plus fonctionner correctement. Certaines espèces vont continuer de proliférer alors que les autres disparaissent. On le voit notamment avec la pyrale du buis [introduite accidentellement en Europe dans les années 2000]. Cette chenille détruit les buis, car elle n'a pas d'ennemi naturel chez nous qui pourrait la manger ou la parasiter. Elle a été importée sans les espèces régulatrices. 

 

 

Le rôle d'une partie des insectes est de réguler la biodiversité, comme tous les parasites et les prédateurs.Henri-Pierre Aberlenc, entomologiste à franceinfo

 

 

Les insectes jouent le rôle de régulateur et de nettoyeur, mais aussi de nourriture pour les poissons et les oiseaux. Si on a hérité d'une belle planète, c'est dû à la présence des insectes et des oiseaux. Sans eux, la planète est inhabitable. Une agriculture biologique ne peut se faire sans insectes, et il ne peut y avoir de gestion forestière ou des plantes sans eux. 

 

 

Si on supprime les insectes, on supprime aussi des quantités d'oiseaux et de chauve-souris, ainsi que de différents vertébrés. 

 

 

 

Cette disparition est-elle inéluctable ? 

 

 

C'est inéluctable s'il n'y a pas un changement radical du système économique actuellement en vigueur. Or, pour l'instant, ce système a peu de raisons de changer radicalement, parce que cela dérangerait trop de personnes. Je pense que malheureusement, c'est inévitable et que nous allons à une catastrophe. 

 

 

Il sera trop tard quand on s'apercevra que l'on aurait dû faire quelque chose. Je ne suis pas très optimiste, mais je ne vois pas comment on peut modifier la façon dont fonctionne actuellement l'économie mondiale. 

 

 

C'est la modernisation de l'économie qui détruit la biodiversité.Henri-Pierre Aberlenc, entomologiste à franceinfo

 

 

Pour sauver les insectes, il faut offrir des services pour une agriculture durable, c'est-à-dire raisonnée et biologique. Mais il faudrait aussi renoncer à la mythologie de la croissance dans les pays développés. C'est-à-dire prôner la frugalité et une austérité généralisée, mais qui ne seraient tolérables que par des politiques égalitaires.

 


17/02/2019
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Franceinfo - le vendredi 15 février 2019

 

 

Invasion d’ours polaires en Russie : "Une ingérence humaine dans un territoire qui devrait être dédié aux ours", selon un chercheur

 

 

 

"Est-ce une invasion d’ours blancs dans une ville ou bien une présence anormale d’humains en territoire ursin ?", s'interroge David Gremillet, océanographe et directeur de recherche au CNRS, à franceinfo

 

 

 

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 Le Parisien TV

 

 

 

Des ours qui se baladent en bas des immeubles et qui pillent les poubelles. Ces scènes surprenantes sont devenues ordinaires cet hiver, dans l'archipel de Nouvelle-Zemble, au nord de la Russie. Les autorités locales ont même décrété, samedi 9 février, l'état d'urgence face à "l'invasion" de ces dizaines d'ours polaires agressifs. "Est-ce une invasion d’ours blancs dans une ville ou bien une présence anormale d’humains en territoire ursin ?", s'interroge, de son côté, David Gremillet, océanographe et directeur de recherche au CNRS, à franceinfo.

 

 

 

"Un problème de poubelles"

De nombreux observateurs ont pointé du doigt la responsabilité du réchauffement climatique dans ce phénomène. "Je pense plutôt que c’est un problème de poubelles. J’ai vérifié les images satellites de la concentration de glace de mer autour de la Nouvelle-Zemble pour ce mois de février et c’est loin d’être désastreux, nuance David Gremillet. La question que l’on peut se poser, par contre, c’est celle de la présence de 2 000 personnes dans cette zone. On peut nettement plus parler d’une ingérence humaine dans un territoire qui devrait être un parc national dédié aux ours blancs."

 


15/02/2019
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Franceinfo - le samedi 5 janvier 2019 - mis à jour le 06.01.19

 

 

Allemagne : autour de Berlin, les loups rôdent et inquiètent les éleveurs

 

 

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France 2France Télévisions

 

 

 

Pour la première fois depuis des années, un loup a été photographié à Berlin il y a quelques semaines, aux abords du périphérique. Pour les scientifiques, ce sont près de 30 meutes qui vivraient actuellement dans la région de la capitale allemande. Leur présence suscite beaucoup de questions

 

 

 

Des meutes entières qui parcourent la campagne et des loups de retour, 150 ans après avoir disparu. Ces images diffusées par la télévision allemande divisent le pays. Faut-il protéger ces animaux ou au contraire les éliminer ? Ici, le loup fait peur. Nous sommes dans le Brandebourg, une région qui entoure Berlin et où vivent pas moins de 30 meutes de loups, selon les autorités. Un retour en nombre qui perturbe toute l'activité de cet éleveur de bovins. L'an dernier, il retrouve un veau mort, à moitié dévoré. Il soupçonne les loups, et pour en avoir la certitude, il installe des caméras de vidéosurveillance. Sur les clichés, on peut voir plusieurs loups qui viennent rôder autour des troupeaux, la nuit comme le jour.

 

 

En Allemagne, le nombre d'animaux attaqués par les loups explose : une centaine il y a dix ans, plus d'un millier l'an dernier. Des loups plus nombreux et de moins en moins craintifs. Chaque semaine, des journaux locaux publient de nouvelles photos et vidéos. Ici, c'est une policière qui photographie l'animal à seulement 30 km de Berlin. Là, un automobiliste stupéfait qui filme le long de la route il y a dix mois.

 

 

 

Certains veulent chasser le loup d'Allemagne 

De plus en plus près des villes, le loup pourrait-il bientôt s'en prendre à l'homme ? Dans ce centre dans le nord de l'Allemagne, on étudie le comportement d'une dizaine de loups. Ce spécialiste nous montre qu'il peut se promener sans problème au milieu d'eux. Des loups qui fascinent 40 000 visiteurs chaque année, pas tous convaincus par ces explications rassurantes.

 

 

En Europe, le loup est protégé. Tuer un loup est sévèrement puni, jusqu'à cinq ans de prison. Mais face à l'inquiétude des éleveurs, certaines régions viennent de décider une exception. Beaucoup veulent aller plus loin et chasser le loup à nouveau hors d'Allemagne. Onze loups ont été retrouvés morts depuis cinq ans, tués par balle, rien que dans la région autour de Berlin. Des enquêtes sont ouvertes, mais pour l'instant, personne n'a été condamné pour avoir tué ces animaux.

 


07/01/2019
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Franceinfo - le mercredi 26 décembre 2018

 

 

Pourquoi le Japon tient tant à chasser la baleine

 

 

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Juliette CampionfranceinfoFrance Télévisions
 

 

 

 

L'archipel a annoncé mercredi son retrait de la Commission baleinière internationale (CBI) dans le but de reprendre la pêche commerciale du mammifère

 

 

 

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Une baleine harponnée par un navire japonais, le 7 février 2008, dans l'océan Austral.  (HO / AUSTRALIAN CUSTOMS SERVICE / AFP)

 
 

 

Les critiques internationales n'ont pas tardé à se multiplier, le gouvernement australien se disant "extrêmement déçu" et exhortant le Japon à revoir sa position. Malgré les mises en garde de nombreux pays occidentaux, à commencer par l'Union européenne, le gouvernement nippon a annoncé, mercredi 26 décembre, son retrait de la Commission baleinière internationale (CBI) avec l'intention de reprendre officiellement la pêche commerciale du cétacé dès juillet prochain. 

 

 

En réalité, le Japon n'a jamais vraiment cessé la chasse à la baleine. Le pays a officiellement mis fin à cette pratique il y a trente ans, mais il utilisait une faille du moratoire mis en place en 1986 qui autorise la chasse aux cétacés à des fins de recherches scientifiques. Pourquoi, malgré les vives protestations des associations et de la communauté internationale, l'archipel décide de relancer la pêche commerciale à la baleine ? 

 

 

 

Parce que c'est un pan de son économie 

Interdire la pêche à la baleine reviendrait à supprimer un pan entier de l'administration japonaise. L'agence de pêche dépend du ministère de l'Agriculture japonais et de subventions importantes, "5 milliards de yens [36 millions d'euros]", sont consacrées chaque année à cette activité, souligne Le Monde. Pour Greenpeace, c'est la principale raison qui pousse le Japon à continuer la pêche à la baleine. "Les seuls bénéficiaires du programme de chasse à la baleine sont une poignée de bureaucrates qui abusent de l'argent public pour poursuivre un programme de recherche inutile" affirme l'association écologiste dans un communiqué

 

 

Une vidéo du quotidien Le Monde montre également que les "responsables politiques les plus influents" sont originaires de régions de pêche, comme le Premier ministre, Shinzo Abe, qui est issu de la province de Yamaguchi où se trouve "un important port de pêche baleinière". Ces derniers n'ont donc pas intérêt à ce que la chasse soit interdite. 

 

 

 

Parce que l'opinion y reste attachée

Le Japon est le plus grand pays baleinier du monde avec la Norvège. En 2017, 596 spécimens ont été pêchés par l'archipel. Les Japonais sont particulièrement attachés à cette tradition comme le monte un sondage réalisé en 2014 par l'Asahi Shimbun, un quotidien japonais. Celui-ci révèle que 60% des Japonais soutiennent la chasse à la baleine. Même parmi ceux qui disent ne pas consommer de chair de l'animal, près de la moitié sont du même avis comme le souligne Le Figaro. Les Japonais, notamment la frange nationaliste, considèrent la pêche à la baleine comme une importante tradition nippone. 

 

 

Cette pratique qui existe depuis le XIIe siècle au Japon, a connu son essor après la Seconde Guerre mondiale, puisque la viande de baleine était une source salvatrice de protéines animales pour les habitants du pays. A l'apogée de la chasse, dans les années 1950, environ 2 000 baleines sont débarquées au port chaque année. Le Monde précise qu'avant "1986, les Japonais en consommaient encore 2,3 kg par personne et par an". Aujourd'hui, les habitants n'en mangent que très peu, puisque leur consommation se limite à "quelques dizaines de grammes par habitant" précise le quotidien. 

 

 

 

Parce que c'est devenu un enjeu diplomatique 

Pour l'archipel, il s'agit également de ne pas plier devant la pression internationale. La chasse à la baleine est devenue un sujet de tensions entre le Japon et plusieurs pays, sur lequel le pays refuse de céder. Le 31 mars 2014, la Cour internationale de justice a ordonné au Japon de cesser de chasser toute pêche de baleine dans l'océan Antarctique, ce qui a été perçu par le gouvernement comme une "attaque culturelle, une sorte de préjugé sur la culture japonaise" indique Le Monde

 

 

Le sommet de la Commission baleinière internationale, qui s'est tenue en septembre 2018 au Brésil, s'est ainsi révélé particulièrement tendu. Le Japon a tenté de faire passer un texte visant à autoriser la mise en place de quotas de pêche commerciale pour les espèces de baleines jugées en nombre suffisant. Mais cette proposition a été torpillée par les pays défenseurs de la baleine, l'Australie en tête, l'Union européenne et les Etats-Unis au nom de la survie de l'espèce. Le gouvernement nippon menace alors de quitter l'instance internationale. En réponse, plusieurs pays dont le Japon ont bloqué le lendemain un vote proposant la création "sanctuaire pour les baleines de 20 millions de kilomètres carrés dans l'Atlantique Sud" comme le précise Brut. Finalement mercredi 26 décembre, le Japon a annoncé son retrait de la CBI. 

 

 

"Je crois que d'une certaine manière, c'est une question d'honneur" analyse pour France 24 l'historien spécialiste du Japon, Jean-Marie Bouissou. Il ajoute : "Personne n'a envie de se faire huer dans les médias, ni d'apparaître comme celui qui se met à genoux devant les étrangers." Maintenir la chasse à la baleine, c'est donc aussi une manière de ne pas céder à ce que le gouvernement perçoit comme un diktat.

 


26/12/2018
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Franceinfo - le mercredi 28 novembre 2018

 

 

Australie : un bœuf "géant" échappe à l'abattoir, mais attire l'attention des médias du monde entier

 

 

 

L'éleveur a réalisé que le bovin, dont la taille et le poids sont hors norme, était trop large pour les machines de l'abattoir. Il va donc continuer sa vie dans la ferme

 

 

 

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 "Knickers", un bœuf de 7 ans, fait une taille démesurée et vit en Australie. (APTN / FRANCEINFO)

 

 

 

Il mesure 1,94 mètre et pèse 1,4 tonne. Un bœuf géant, a échappé à l'abattoir grâce à sa taille et son poids hors normes, rapportent, mercredi 28 novembre, CNN et The Guardian (en anglais). Prénommé "Knickers", le bovin, âgé de 7 ans, vit en Australie, dans un troupeau où ses proportions dénotent de celles de ses congénères. En moyenne, les bœufs mesurent environ 1,80 m et pèsent une tonne, comme le rappelle CNN.

 

 

De telles mensurations ont attiré l'attention de plusieurs médias du monde entier. "C'est incontrôlable. Je ne m'attendais pas à ce que ça aille aussi vite. On m'a appelé toutes les dix minutes depuis 4 heures du matin", expose par téléphone au Guardian Geoff Pearson, l'éleveur de la ferme où vit Knickers. Il affirme au quotidien britannique avoir reçu des appels de la BBC, de CNN, USA Today et du Daily Mirror, en plus des médias australiens, canadiens et néo-zélandais.

 

 

 

 

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Mais l'histoire de ce bœuf ne s'arrête pas là : quand l'éleveur a essayé de l'amener à l'abattoir le mois dernier, il a réalisé que son animal était trop large pour les machines. Knickers va donc pouvoir vivre dans la propriété de Geoff Pearson jusqu'à la fin de ses jours. "Il attend juste là, il fait partie des meubles", commente l'éleveur dans The Guardian.

 

 

"Comment a-t-il été élevé pour atteindre cette taille ? Avec des hormones ? Est-ce le début d'une nouvelle ère de bovins ? Comment Knickers est-il devenu si gros ?", s'interroge le quotidien britannique, qui a posé ces questions à Geoff Pearson. "Nous ne le savons pas nous-mêmes. C'est juste une chose bizarre", a répondu l'éleveur. C'est probablement parce que Knickers a eu la chance d'atteindre son poids "adulte", estime-t-il. "Les autres animaux n'ont probablement pas eu l'opportunité de grandir au maximum de leur potentiel."

 


09/12/2018
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29/11/2018
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Franceinfo - le mardi 30 octobre 2018

 

 

La Terre a perdu 60% de ses populations d’animaux sauvages depuis 1970

 

 

Dans son dernier rapport Planète vivante, l'ONG WWF affirme que le rythme du déclin des espèces sauvages est aujourd'hui "100 à 1 000 fois supérieur à celui calculé au cours des temps géologiques"

 

 

 

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Un léopard des neiges, espèce originaire d'Asie centrale, dans un zoo en Belgique, le 13 octobre 2017.  (PHILIPPE CLEMENT / BELGA MAG)

 

 

 

La biodiversité s'effondre toujours plus vite. Entre 1970 et 2014, les populations d'animaux vertébrés (poissons, oiseaux, mammifères, amphibiens et reptiles) ont chuté de 60% au niveau mondial, alerte l'ONG WWF, dans son rapport Planète vivante (en anglais), publié mardi 30 octobre. "Les espèces n'ont jamais décliné à un rythme si rapidequi est aujourd'hui 100 à 1 000 fois supérieur à celui calculé au cours des temps géologiques", indique WWF. Les populations d'espèces sont en déclin dans toutes les régions du monde, "mais ces diminutions sont particulièrement prononcées dans les zones tropicales". L'Amérique du Sud et l'Amérique centrale ont subi le déclin le plus important "avec une perte de 89% par rapport à 1970"

 

 

>> TRIBUNE. "Tout est ici plus fragile qu'ailleurs" : le plaidoyer du réalisateur Luc Jacquet pour la création d'un grand sanctuaire marin en Antarctique

 

 

 

Notre empreinte écologique a doublé en 50 ans

"Agriculture intensive, dégradation des sols, surpêche, dérèglement climatique, pollution plastique…" L'ONG est catégorique : "Les principales menaces qui pèsent aujourd’hui sur la biodiversité sont liées aux activités humaines." La disparition massive des espèces d'animaux sauvages est même directement liée à la "grande accélération", explique WWF. C'est ainsi que des scientifiques nomment la croissance rapide de la demande d'énergie, de terres et d'eau, observée depuis les années 1950. Conséquence de cette "grande accélération" : la Terre est entrée, selon certains scientifiques, dans l'ère anthropocène, un nouvel âge géologique marqué par une transformation profonde de la Terre engendrée par une seule espèce, l'humain.

 

 

En effet, "les principaux moteurs du déclin de la biodiversité demeurent la surexploitation et l’agriculture", poursuit l'ONG dans son rapport. Au cours des 50 dernières années, "notre empreinte écologique", c'est-à-dire la consommation humaine des ressources naturelles, "a augmenté d'environ 190%". L'ensemble du globe est concerné. "A ce jour, seulement un quart des terres ont échappé aux activités humaines. Un chiffre qui devrait chuter à seulement 10% en 2050 si l'on ne change rien", avertit encore WWF. Les zones humides sont la catégorie la plus touchée, "avec une perte de 87% de leur étendue à l’ère moderne"

 

 

"Nous sommes en train de scier la branche sur laquelle nous sommes assis", dénonce Pascal Canfin, directeur général de WWF France. Il attend de la France une "cohérence de ses politiques en matière d'agriculture et de lutte contre la déforestation importée" et appelle notamment à mettre un coup d'arrêt au projet Montagne d'or, en Guyane.

 


09/11/2018
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Franceinfo - le jeudi 4 octobre 2018

 

 

Pyrénées-Atlantiques : une ourse slovène a été réintroduite dans la montagne

 

 

Une première ourse femelle a été relâchée dans le Béarn "en parfaite santé", a confirmé jeudi le ministère de la Transition écologique à franceinfo

 

 

 

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Lâcher de l'ours slovène Pyros, dans la forêt de Melles (Occitanie), le 2 mai 1997 (archives). (SAUBI JEAN-JACQUES / MAXPPP)

 

 

Une ourse slovène a été relâchée jeudi 4 octobre "aux alentours de 9h" dans le Béarn, a confirmé ce midi le cabinet du ministre de la Transition écologique  à franceinfo. L'animal est en "parfaite santé", a-t-il précisé. Dans un premier temps, des sources proches du dossier avaient confié à franceinfo que deux ourses avaient été lâchées. "L'opération de réintroduction va se poursuivre dans les prochains jours avec pour unique priorité de garantir la santé des deux ourses femelle", a pour sa part précisé le ministère.

 

 

François de Rugy avait annoncé leur réintroduction prochaine lors d'un déplacement à Pau (Pyrénées-Atlantiques) le 20 septembre dernier. Face à la grogne des opposants à la réintroduction de l'ours, il avait assumé cette décision : "Je connais les difficultés, les tensions et je ne me dérobe donc pas. Le dialogue ne permet pas toujours de mettre tout le monde d'accord. Si on attend de mettre tout le monde d'accord pour décider, on ne décide jamais rien." Il avait affirmé que "la population d'ours dans les Pyrénées sera viable une fois cette réintroduction faite".

 

 

Ce projet de réintroduction d'ours s'inscrit dans le cadre d'un "plan ours" lancé en mai par l'ancien ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot. Il ne reste plus que deux mâles dans ce secteur.

 


11/10/2018
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Franceinfo - le jeudi 20 septembre 2018

 

 

François de Rugy confirme la réintroduction de deux ourses slovènes dans les Pyrénées occidentales "d'ici le début du mois d'octobre"

 

 

Le successeur de Nicolas Hulot, en déplacement à Pau (Pyrénées-Atlantiques), a annoncé que deux ourses seraient réintroduites en Béarn "d'ici à début octobre"

 

 

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Nicolas Hulot avait annoncé en mars la réintroduction de deux ourses dans les Pyrénées-Atlantiques à l’automne. (FRANCK FOUQUET / MAXPPP)

 

 

Le nouveau ministre de la Transition écologique et solidaire, François de Rugy, a officialisé jeudi 20 septembre la réintroduction de deux ourses slovènes dans les Pyrénées occidentales "d'ici à début octobre", rapporte l'envoyé spécial de franceinfo sur place, Stéphane Iglésis.

 

 

Nicolas Hulot avait annoncé en mars la réintroduction de deux ourses dans les Pyrénées-Atlantiques à l’automne. Mais depuis sa démission, le 28 août, le doute planait sur le maintien de cette réintroduction. L'ex-ministre avait pesé de tout son poids en faveur de l'introduction de deux femelles slovènes. Les opposants comme les partisans de l'ours étaient dans l'expectative en attendant la prise de parole de François de Rugy sur ce dossier. Le nouveau ministre a donc décidé de réserver l'un de ses premiers déplacements à ce dossier sensible pour confirmer la décision de son prédécesseur.

 

 

Face à la grogne des opposants à la réintroduction de l'ours, François de Rugy a assumé : "Je connais les difficultés, les tensions, et donc je ne me dérobe pas. Le dialogue ne permet pas toujours de mettre tout le monde d'accord. Si on attend de mettre tout le monde d'accord pour décider, on ne décide jamais rien."

 

 

Le nouveau ministre a multiplié les arguments pour expliquer sa décision de réintroduction d'ourses : "Nous considérons que la population d'ours dans les Pyrénées sera viable une fois cette réintroduction faite et si évidemment elle marche. Le projet tel qu'il est aujourd'hui, c'est celui-là", a-t-il conclu.

 


27/09/2018
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Papillon

 

 

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12/09/2018
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