L'AIR DU TEMPS

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Franceinfo -

 

 

Le Botswana, principal territoire des éléphants d'Afrique, lève l'interdiction de les chasser

 

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

 

Le gouvernement promet qu'elle se fera de manière "éthique" et justifie sa décision par la difficulté de contrôler une population grandissante de pachydermes, la plus importante d'Afrique

 

 

 

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Les éléphants dans le parc national de Chobe, au Botswana, le 14 juillet 2017. (DELTA IMAGES / CULTURA CREATIVE / AFP)

 

 

 

Après cinq ans d'interdiction, la chasse aux éléphants va pouvoir reprendre au Botswana. Le pays, qui abrite la plus grande population d'éléphants d'Afrique, a levé son moratoire mercredi 22 mai. Une mesure destinée à satisfaire les agriculteurs, pour qui la population grandissante de pachydermes était devenue un problème, au point d'avoir un effet négatif sur leurs revenus.

 

 

Une étude a montré "que les conflits entre humains et éléphants ont augmenté en nombre et en intensité et affectent de plus en plus les moyens de subsistance" des habitants, a affirmé le ministère de l'Environnement du pays. 

Ce dernier a promis que la chasse reprendrait "de manière ordonnée et éthique".

 

 

 

Une pratique qui avait été interdite en 2014

A cinq mois de la prochaine élection présidentielle, les députés du parti au pouvoir faisaient pression pour lever l'interdiction de la chasse, affirmant que les populations d'éléphants étaient devenues ingérables dans certaines régions. En face, les défenseurs de la faune sauvage estiment qu'un retour de la chasse risque de ruiner le tourisme botswanais, pilier de l'économie du pays.

 

 

La chasse commerciale aux animaux sauvages menacés, dont les éléphants, avait été interdite en 2014 par le précédent président botswanais, Ian Khama. Son successeur, Mokgweetsi Masisi, arrivé au pouvoir l'an dernier, avait pris ses distances avec la politique de défense à tout prix de la faune sauvage.

 

 

Le Botswana a de loin la plus importante population d'éléphants en Afrique, avec 135 000 individus recensés en 2015, qui se déplacent librement et dont beaucoup passent en Namibie, en Zambie et au Zimbabwe. Certains experts estiment que leur nombre pourrait désormais atteindre 160 000, ce qui représenterait une multiplication par trois en trente ans.

 

 

Le braconnage constitue la principale menace qui pèse sur les pachydermes, dont les défenses se vendent à prix d'or en Asie, notamment pour servir les besoins de la médecine traditionnelle. A l'été 2018, l'ONG Eléphants sans frontières avait alerté sur une vague de braconnage au Botswana, et rencensé au moins 90 carcasses d'éléphants entre juillet et septembre.

 


23/05/2019
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Franceinfo - le mercredi 15 mai 2019

 

 

Algérie : des dromadaires victimes d'une nouvelle maladie à prion

 

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Mohammed MoudjouThe ConversationFrance Télévisions
 

 

 

D'origine encore inconnue, une maladie à prion (protéine infectieuse) a été détectée sur des camélidés du pays, qui en compte près de 350 000. "La présence d’un prion dont la dissémination pourrait être très efficace représente un réel danger pour ce patrimoine saharien", prévient le chercheur Mohammed Moudjou. Il s'en explique dans The Conversation

 

 

 

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Dromadaire de la province de Biskra, en Algérie.  (Blackmysterieux/Wikimedia, CC BY-NC-ND)

 

 

 

Une nouvelle maladie touchant les dromadaires du désert algérien a été détectée en 2018 : les Touaregs et autres nomades du désert pourraient-ils un jour se voir privés de leur animal fétiche qui leur sert à la fois de moyen de déplacement, de transport de marchandises et de source de nourriture ?

 

 

La maladie en question a déjà sévi en Europe, et plus particulièrement au Royaume-Uni dans les années 1985-2010. Il s’agit de l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), une maladie à prion plus connue sous le nom de "maladie de la vache folle". Une autre maladie à prion a aussi été détectée récemment chez les cervidés dans les pays scandinaves depuis avril 2016.


À lire aussi : La saga du prion : après la vache folle, les élans et les rennes fous ?


famille des maladies du mauvais repliement des protéines, à l’instar des maladies d’Alzheimer et de Parkinson.

 

 

Trois premiers dromadaires malades en 2018

Grâce aux recherches et à l’acharnement de deux chercheurs algériens, Baaissa Babelhadj, vétérinaire de l’université de Ouargla et Semir Bechir Suheil Gaouar, chercheur en génétique moléculaire à l’université de Tlemcen, les premiers cas de dromadaires touchés par un prion ont été reportés en 2018. Il s’agit de trois animaux âgés de 11 à 14 ans.

 

 

Dès 2014, les deux chercheurs avaient commencé à observer des cas de dromadaires destinés à l’abattage présentant des comportements et des symptômes particuliers : hyperactivité, tremblements, grincement de dents, agressivité, mouvements répétitifs et anormaux de la tête, démarche chancelante, perte de contrôle des membres, chutes occasionnelles et difficultés à se lever. La maladie évoluait vers un décubitus et la mort des animaux en 3 à 8 mois.

 

 

Selon les deux scientifiques, 3,1 % des dromadaires envoyés à l’abattoir de Ouargla entre 2015 (20 cas sur 937) et 2016 (51 cas sur 1 322) présentaient ces symptômes, ce qui correspond à une fréquence assez élevée. D’après une enquête rétrospective auprès des éleveurs et le personnel d’abattoirs, de tels symptômes auraient été observés dès les années 1980.

 

 

 

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On estime à 350 000 le nombre de dromadaires en Algérie, animal emblématique et indispensable à la vie économique et sociale. (M. Moudjou, Author provided)

 

 

 

Une nouvelle forme de prion découverte

L’analyse des encéphales des camélidés infectés a permis d’identifier une nouvelle forme de prion appelée « camel-prion disease ». Une étude approfondie a été engagée avec le laboratoire de référence européen des maladies à prion à Rome et a conduit à une publication dans la revue scientifique Emerging Infectious Diseases en 2018. Pour des raisons obscures, ceci a valu aux deux scientifiques algériens et au ministère de l’Enseignement supérieur un avertissement de la part du ministère de l’Agriculture.

 

 

Il s’agit de la première description d’une maladie à prion chez les camélidés dans le monde. Son origine est totalement inconnue à ce stade des investigations. L’Algérie est un pays dit indemne d’autres formes de maladies à prions animales (vache folle, tremblante du mouton et de la chèvre). Mais cela ne garantit pas l’absence de ces maladies du territoire. En effet, pas ou peu de tests sont réalisés, et il n’y a pas d’informations sur l’existence d’une réelle surveillance clinique. Il est néanmoins utile de rappeler ici que si l’Angleterre a interdit les farines animales en 1988 après la découverte de l’ESB dans son cheptel (les farines animales étant le vecteur de transmission de l’ESB au sein des bovins), elle a continué à les exporter vers les pays étrangers. Les pays en voie de développement ont ainsi importé plus de 30 000 tonnes de ces farines jusqu’en 1991.

 

 

Ce qui est inquiétant dans l’histoire du camel-prion, c’est sa distribution dans des organes périphériques lymphoïdes (rate, ganglions lymphatiques), en plus du système nerveux central. Ceci souligne une forme infectieuse de la maladie dont le pouvoir de dissémination pourrait être important, à l’instar de ce qui est documenté pour la tremblante du mouton, la maladie du dépérissement chronique (MDC) des cervidés ou pour le variant de la maladie de Creutzfeldt-Jakob (ESB chez l’homme).

 

 

 

Un risque potentiel de transmission à l’humain

Le risque pour les populations autochtones, du fait de la consommation de viande, de lait et d’autres tissus est à considérer sérieusement étant donné le pouvoir de franchissement de la barrière d’espèce de ces pathogènes atypiques.

 

 

Selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, la population de camélidés dans le monde est estimée à 28 millions d’animaux, dont 88 % vivent en Afrique.

 

 

L’Algérie compte près de 350 000 dromadaires, répartis dans trois grandes régions d’élevage (sud-est, sud-ouest et extrême sud) ; les effectifs ayant nettement augmenté depuis le début des années 2000. Cet élevage représente un intérêt économique, social et culturel dans le pays. La présence d’un prion dont la dissémination pourrait être très efficace représente un réel danger pour ce patrimoine saharien. Il serait alors utile d’évaluer assez rapidement l’incidence réelle de cette nouvelle pathologie, et d’identifier son origine en Afrique.

 

 

 

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Caravane de dromadaires dans le désert saharien.  (Denis Burdin/Shutterstock, CC BY-NC-ND)

 

 

 

Une origine encore mystérieuse

D’où le camel-prion peut-il bien provenir ? S’agit-il d’une forme spontanée spécifique aux dromadaires ? Est-il issu d’une forme dérivée d’une autre espèce après consommation de produits contaminés par d’autres prions (tremblante, ESB) ? Quant à la probabilité d’une contamination iatrogène (acquise suite à un traitement médical), elle reste faible du fait de l’absence de programmes de vaccination chez les dromadaires. En effet, des moutons vaccinés en Écosse et en Italie par des vaccins contaminés par l’agent de la tremblante a provoqué une épidémie dans les cheptels écossais au milieu des années 1930 et italiens en 1997.

 

 

L’hypothèse d’une contamination alimentaire a été étayée par l’un des chercheurs dans un entretien accordé au HuffPost :

 

 

 

« Nous ne sommes pas encore sûrs de cela, mais il se pourrait que ce soit le changement de régime alimentaire des dromadaires qui ait causé l’apparition de cette maladie, mon collègue le Dr. Babelhadj m’a envoyé des photos de chameaux, non loin d’une base-vie, en train de manger des saucisses… alors que nous savons tous que les chameaux ne mangent que l’herbe habituellement ».

 

 

 

Cependant, les caractéristiques biochimiques de la protéine prion infectieuse identifiée dans le cerveau des dromadaires sont différentes de celles de la tremblante classique ou de l’ESB. Les expériences en cours (inoculation à des souris de laboratoire) apporteront des éléments de réponse quant au risque de franchissement de la barrière entre espèces, plus particulièrement le risque zoonotique (transmission à l’humain).

 

 

 

Des mesures nécessaires pour enrayer la maladie

Afin de prévenir la transmission de la maladie à court terme, des mesures d’épidémiosurveillance active doivent être mises en place dans les pays où l’élevage et la consommation de produits issus de camélidés (Afrique, Moyen-Orient…) est monnaie courante. Une autre démarche qui a déjà été entreprise par les chercheurs algériens consiste à étudier le gène de la protéine du prion normal des dromadaires afin de savoir s’il existe des génotypes résistants à cette maladie, comme cela a été décrit chez d’autres espèces (mouton, chèvre, humain).

 

 

Une sélection génétique des animaux résistants pourrait mettre fin au camel-prion. Il faudra alors espérer que d’autres souches de prion ne surgissent et ne s’adaptent, comme ce fut le cas pour la tremblante du mouton atypique appelée Nor98 identifiée par Sylvie Benestad en Norvège en 1998.

 

 

Comme pour la maladie touchant les cervidés des Lapons et au-delà des considérations économiques, il est essentiel de réagir face à ces nouveaux pathogènes émergents qui touchent un patrimoine ancestral de l’humanité et menacent d’autres espèces animales.

 

 

The Conversation

Mohammed Moudjou, Ingénieur de recherche à l'Inra. Biochimiste, spécialiste des maladies à prion, Inra


Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

 


14/05/2019
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de Facebook

 

 

 

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Espace Zoologique - St Martin la Plaine

 


08/05/2019
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Franceinfo - le lundi 6 mai 2019

 

 

Vautours, lynx, phoques... Nous avons suivi "les Gardiens du monde sauvage", qui veillent sur les espèces menacées en France

 

 

 

 

La semaine dernière, le "13 heures" de France 2 s'est penché sur les espèces menacées en France, alors que les experts de l'ONU sur la biodiversité dévoilent lundi une évaluation mondiale sans précédent des écosystèmes

 

 

 

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Un lynx dans une forêt du Haut-Rhin, le 28 mars 2018. (BRUNO MATHIEU / BIOSPHOTO)

 

 

 

"Une grande partie de la nature est déjà perdue, et ce qui reste continue à décliner." Après une semaine de négociations à Paris, les 132 Etats membres de la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) ont adopté samedi la synthèse politique d'un rapport de 1 800 pages sur lequel ont travaillé 450 experts pendant trois ans. Un "résumé pour les décideurs", négocié ligne par ligne par les délégations, a été rendu public lundi 6 mai.

 

 

 

>> Espèces menacées, responsabilité humaine, modèle à changer... On a lu le rapport des experts de l'ONU sur la biodiversité

 

 

Ce texte estime notamment que 75% de l'environnement terrestre et 40% de l'environnement marin présentent des "signes importants de dégradation". Résultat : entre 500 000 et un million d'espèces, sur les quelque 8 millions estimées sur la planète, seraient menacées d'extinction. La semaine dernière, le "13 heures" a réalisé une série de reportages sur les espèces menacées en France.

 

 

 

Au cœur du Verdon, les cieux leur appartiennent de nouveau. Le vent est leur plus fidèle compagnon. C'est lui qui les porte et les transporte. Réintroduits par l'homme en 1999, les vautours font désormais partie du paysage. Elsa et Sylvain veillent sur cette colonie de presque 50 vautours.

 

 

 

Dans les forêts du Jura, le lynx est menacé. S'il est protégé par la densité des arbres, le félin doit parfois traverser la route. En cas d'accident, c'est l'association Athénas qui est appelée. Gilles Moine, l'un des membres, a été appelé en septembre 2018 après qu'une femelle a été percutée. Elle souffrait d'un traumatisme crânien et d'une fracture du tibia, plus loin, ses petits étaient en détresse.

 

 

 

A Océanopolis, à Brest (Finistère), tout un monde se réveille. Trois phoques vont être relâchés en mer, mais l'opération s'annonce délicate. Il y a quelques mois, ils avaient été recueillis alors qu'ils étaient blessés et affamés. "Là ils sont plus curieux qu'autre chose, malgré tout, ils peuvent être agressifs en arrivant derrière nous", prévient une soigneuse. Avant de prendre le large, les phoques devront passer un dernier test médical.

 

 

 

Les vautours du Verdon, mis à l'abri dans une volière, vont être relâchés dans leur habitat naturel. Apeurés, les cinq oiseaux soignés depuis cinq ans se sont réfugiés au fond de la cage. Les ornithologues ont ouvert les portes et attendent que les volatiles se sentent en confiance pour sortir. Au bout d'une bonne heure, le plus téméraire ose enfin sortir de la cage.

 

 

 

Quand le soleil se lève, les lynx vont se coucher. En 2018, une femelle soignée dans un centre du Jura a été relâchée. Une caméra a été cachée dans les bois pour observer l'évolution de l'animal.

 


07/05/2019
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Franceinfo - le vendredi 3 mai 2019

 

 

Un serpent à trois yeux découvert en Australie

 

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

 

Les gardes forestiers ont découvert le reptile fin mars dans la localité de Humpty Doo et l'ont baptisé "Monty Python"

 

 

 

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Photo prise le 27 mars 2019 d'un serpent à trois yeux découvert dans la localité de Humpty Doo, en Australie. (NORTHERN TERRITORY PARKS AND WIL / AFP)

 

 

 

Un serpent à trois yeux a été découvert sur une autoroute dans le nord de l'Australie. Les gardes forestiers qui ont fait l'annonce, mecredi 1er mai, ont précisé avoir découvert le reptile, fin mars, dans la localité de Humpty Doo et l'ont baptisé "Monty Python".

 

 

Les tests ont révélé que les trois yeux du serpent étaient en bon état de fonctionnement. Le troisième orbite s'est vraisemblablement développé alors que le serpent n'était qu'un embryon, a expliqué la commission des parcs et de la faune sauvage du territoire du nord sur sa page Facebook. Les malformations sont fréquentes chez les reptiles, ajoute-t-elle.

 

 

Le serpent, de l'espèces des pythons tapis, mesurait 40 cm et avait environ trois mois lorsqu'il a été trouvé. Il est mort au bout d'un mois de captivité. "Il est remarquable qu'il ait pu survivre aussi longtemps dans la nature avec sa malformation. Il avait du mal à se nourrir avant de décéder la semaine dernière", a déclaré Ray Chatto, un garde forestier, au journal Northern Territory News.

 


03/05/2019
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Franceinfo - le lundi 29 avril 2019

 

 

Après son hibernation, l'ourse Sorita a été aperçue dans les Hautes-Pyrénées avec deux oursons

 

 

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Édité par Thomas PontillonfranceinfoRadio France

 

 

 

Les agents de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage ont pu observer à la jumelle l'ourse avec ses deux petits

 

 

 

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 L'ourse Sorita le jour de son arrivée dans le Béarn le 5 octobre 2018.  (ONCFS Office national de la chasse et de la faune sauvage)

 

 

 

Les agents de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) ont enfin pu établir fin avril un contact visuel avec l’ourse Sorita et confirmer la présence d’oursons à ses côtés, a appris franceinfo auprès du préfet des Hautes-Pyrénées. Les animaux ont pu être observés à la jumelle. Leur dernière localisation remonte à lundi 29 avril sur la commune de Sazos, dans le secteur du Pic d’Ardiden, précise la préfecture des Hautes-Pyrénées. 

 

 

 

Confirmation de la présence d'oursons 

Les observateurs se doutaient que Sorita, lâchée en Béarn en octobre 2018, avait eu des oursons. Plusieurs indices : l'ours tardait à sortir de sa tanière et avait eu une phase d'hyperphagie au mois de novembre.

 

 

Depuis qu'elle est sortie de sa tanière, Sorita se déplace lentement en raison de la présence de ses oursons. Par ailleurs, des traces d'un autre ours ont été détectées dans la neige à proximité de la tanière. Il pourrait s'agir de l'ours Rodri qui fait depuis quelques années des incursions dans les Hautes-Pyrénées.

 

 

Sorita est équipée d'un collier émetteur qui permet de suivre ses déplacements. La préfecture avertit qu'une ourse accompagnée de ses oursons n’a pas toujours le comportement d’évitement d’un ours classique qui, sentant très en amont la présence de l'homme, s'en éloigne habituellement. Du fait de la présence de petits, elle peut être agressive en cas de rencontre pour défendre ses bébés.

 


30/04/2019
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Franceinfo - le lundi 29 avril 2019

 

Sommet sur la biodiversité : "En un demi-siècle, l’humanité a détruit ce que la planète Terre avait mis en place pendant des millions d’années"

 

 

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Edité par Pauline Pennanec'hAnne-Laure BarralRadio France

 

 

 

La 7e conférence de l'Ipbes, surnommée le Giec de la biodiversité, s'ouvre lundi à Paris. Les scientifiques et représentants de 132 pays vont négocier pendant une semaine un rapport pour enrayer l'effondrement des espèces sauvages

 

 

 

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Des éléphants d'Afrique au parc national du Botswana (Afrique), en 2015. L'espèce pourrait disparaître à cause du réchauffement climatique. (AURELIEN MORISSARD / MAXPPP)

 

 

 

On l'a vu ces dernières années, les études scientifiques nous alertent sur le déclin de notre biodiversité. Dans son rapport annuel "Planète vivante" publié en 2018, le WWF estimait que 60% de nos populations d'animaux sauvages avaient disparu depuis 1970. C'est sur ce constat que les scientifiques et les représentants de 132 pays vont se pencher, durant le Giec de la biodiversité, à partir de lundi 29 avril à l'Unesco à Paris. Objectif : trouver les solutions à mettre en oeuvre afin d'enrayer cet effondrement, car si rien n'est fait, près d'un million d'espèces pourraient disparaître dans les prochaines décennies.

 

 

Pour Pierre Cannet, porte-parole de l'ONG, nous sommes en train de scier la branche sur laquelle l'humanité est assise : "En un demi-siècle, l’humanité a détruit ce que la planète terre avait mis en place pendant des millions d’années, et cet impact, malheureusement, l’humanité va le ressentir, car pour se nourrir, pour vivre, l’humanité a besoin de cette nature."

 

 

 

Il faudrait "tout changer"

Comme pour les experts du climat, les représentants des pays membre de la plateforme intergouvernementale sur la biodiversité, l'Ipbes, doivent se mettre d'accord sur les solutions à mettre en oeuvre. Arnaud Gauffier du WWF espère bien qu'il en sortira des priorités : "Construire des autoroutes en France actuellement, ça relève de l’aberration. Construire des zones pavillonnaires qui s’étendent à perte de vue, c’est une aberration pour la nature, c’est une aberration pour le climat et c’est une aberration pour le portefeuille des ménages. Et c’est là où ça devient complexe, parce que finalement, pour sauver la nature, il faut un peu tout changer."

 

 

Faire moins de déchets, mieux les collecter et les recycler, limiter les pesticides dans l'agriculture : ces préconisations pourraient figurer dans ce rapport qui doit être négocié jusqu'au 7 mai.

 


29/04/2019
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Franceinfo - le lundi 22 avril 2019

 

 

"Ils imitent les humains" : deux gorilles posent pour un selfie avec un garde forestier

 

 

 

Le cliché a été saisi dans un orphelinat pour gorilles, dans le parc national des Virunga, en République démocratique du Congo

 

 

 

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Un garde forestier du parc national des Virunga, en République démocractique du Congo, avec deux gorilles, sur une photo postée le 18 avril 2019.  (MATHIEU SHAVAMU / FACEBOOK)

 

 

 

Debout sur leurs deux pattes, le torse bombé et le regard planté vers l'objectif : deux gorilles du parc national des Virunga, en République démocratique du Congo, ont posé avec Mathieu Shamavu, un garde forestier, sur un selfie publié jeudi 18 avril par un groupe Facebook (en anglais) dédié à la lutte contre le braconnage.

 

 

Elevés par les humains 

Ces deux gorilles, orphelins à l'âge de quelques mois après que leurs parents ont été tués par des braconniers, ont été secourus par des rangers et ont grandi dans le sanctuaire Senkwekwe, un centre pour gorilles orphelins dans le parc national des Virunga – et "la seule installation au monde pour les gorilles de montagne orphelins", précise le site du parc. Les grands singes sont en effet victimes de réseaux de braconniers qui cherchent à s'emparer des bébés gorilles pour les vendre comme animaux de compagnie en Asie, quitte à tuer les adultes qui les protègent.

 

 

Pour Innocent Mburanumwe, le directeur adjoint du parc, ces deux gorilles considèrent les rangers qui s'occupent d'eux comme leurs parents. "Ils imitent les humains", explique-t-il à la BBC (en anglais), et se tenir sur deux pattes est leur manière "d'apprendre à être des êtres humains". Cependant, les voir debout n'est pas quelque chose de commun, fait-il remarquer : "J'ai été très surpris de voir ça… C'est très drôle. C'est très curieux de voir comment un gorille peut imiter un être humain et se tenir debout."

 

 

 

Difficile lutte contre le braconnage 

Sur son compte Twitter, le garde Mathieu Shamavu a déjà partagé plusieurs photos avec les animaux dont il s'occupe.

 

 

 

 

 

 

Mais au-delà de ces adorables clichés, le métier de garde, dans le cadre de la lutte contre le braconnage, est très dangereux. Le parc national des Virunga rend ainsi régulièrement hommage aux rangers tués en exercice. En vingt ans, ils sont plus de 130 à avoir péri dans ce site classé au patrimoine mondial de l'Unesco.

 


24/04/2019
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Franceinfo - le mercredi 17 avril 2019

 

 

Etats-Unis : un habitant de Floride tué par son casoar, l'un des plus grands oiseaux du monde

 

 

 

 

Oiseau coureur proche de l'autruche ou de l'émeu, le casoar est considéré comme "l'oiseau le plus dangereux du monde" par le zoo de San Diego

 

 

 

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Un casoar le 26 septembre 2016. (AFP)

 

 

 

Un habitant de l'Etat américain de Floride, qui élevait un casoar sur sa propriété, a été tué par son oiseau, ont rapporté les médias locaux, dimanche 14 avril. Marvin Hajos, 75 ans, détenait différents animaux exotiques dans l'enceinte de sa maison du comté d'Alachua, a précisé dimanche la chaîne WCJB.

 

 

Il se trouvait vendredi près de ses oiseaux quand il a chuté de façon accidentelle. L'un de ses deux casoars l'a alors attaqué, lui infligeant une blessure mortelle. Pris en charge par les secours, le septuagénaire est mort à l'hôpital.

 

 

Oiseau coureur proche de l'autruche ou de l'émeu, le casoar est considéré comme étant "l'oiseau le plus dangereux du monde" par le zoo de San Diego. Le bipède, originaire de Nouvelle-Guinée, est en effet doté de longues griffes tranchantes et peut sauter jusqu'à deux mètres de haut. La femelle peut atteindre 76 kilos, le mâle 55. Le casoar parvient à atteindre 50 km/h en vitesse de pointe. Les autorités de Floride classent cet animal dans la même catégorie que les alligators, les blaireaux et les léopards. Leurs propriétaires doivent justifier d'une "expérience substantielle" avec les animaux, précise BFMTV.

 


17/04/2019
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Franceinfo - le lundi 15 avril 2019

 

 

La tortue du Yangzi Jiang est désormais au bord de l'extinction après une insémination ratée

 

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

 

Le parc zoologique de Suzhou tentait en vain depuis des années d'amener le couple de tortues à se reproduire naturellement

 

 

 

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 Ce spécimen de tortue à carapace molle du Yangzi Jiang, ici photographié en mai 2015, est mort au zoo de Suzhou (Chine), ce qui compromet grandement l'avenir de cette espèce. (AFP)

 

 

 

La tortue à carapace molle du Yangzi Jiang n'est plus qu'à deux doigts de l'extinction définitive après la mort d'une femelle dans un zoo de Suzhou (Chine), rapportent les médias chinois, lundi 15 avril. Une femelle d'au moins 90 ans a succombé alors que l'équipe du parc avait tenté la veille de l'inséminer à l'aide de la semence d'une tortue mâle pensionnaire du même zoo.

 

 

Le parc zoologique tentait en vain depuis des années d'amener le couple à se reproduire naturellement. La femelle sera autopsiée pour déterminer la cause exacte de sa mort. L'échec de cette opération de la dernière chance compromet grandement l'avenir de cette espèce. En effet, la tortue à carapace molle du Yangzi Jiang ne compterait plus que trois spécimens connus à la surface du globe.

 

 

 

Une hypothétique dernière chance au Vietnam

Outre le mâle survivant, qui serait plus que centenaire, il ne resterait désormais plus que deux autres représentants connus de l'espèce vivant en liberté au Vietnam. Le sexe de ces deux reptiles n'étant pas connu, s'il s'agit de deux mâles, tout espoir de sauvegarder l'espèce sera anéanti.

 

 

La tortue à carapace molle du Yangzi Jiang, la plus grande tortue d'eau douce, peut atteindre un mètre de long et peser jusqu'à 100 kilos. Ce reptile, dont l'habitat s'étendait au Yangzi Jiang, le plus long fleuve d'Asie, et à d'autres cours d'eau de Chine, a été victime de la chasse mais aussi de la pollution, du trafic fluvial et de la généralisation des barrages.

 


15/04/2019
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Franceinfo - le mercredi 27 mars 2019

 

 

Dans les coulisses du plus gros nid d'oiseaux au monde

 

 

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Brut.France Télévisions

 

 

 

Bienvenue dans une colocation géante qui peut héberger jusqu'à 500 oiseaux

 

 

 

 

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JGalere.com
Républicain social

 

 

 

7 mètres de long. C'est la taille que peut faire le nid construit par des républicains sociaux. Cette petite espèce de passereau endémique des zones arides du sud de l'Afrique est en effet capable de construire un nid de cette ampleur, faisant de lui l'un des plus gros nids au monde. Bâtis sur de grands arbres ou sur des poteaux, ils peuvent accueillir plus de 100 couples et leur progéniture. Ces habitats collectifs offrent de nombreux avantages. Ils servent notamment de remparts contre certains prédateurs. Mais dans ces régions arides du Kalahari, ils offrent surtout une protection efficace face aux températures extrêmes.

 

 

 

Une organisation hors pair

En plus d'être gigantesques, ces nids hors norme sont également très bien organisés. Au centre, les chambres individuelles permettent de garder la chaleur pendant la nuit. Autour, d'autres espaces servent à s'abriter de la chaleur du jour. Cette collocation géante est d'ailleurs basée sur la coopération : les jeunes élèvent d'autres oisillons, qu'ils soient de leur famille ou non.

 

 

 

 

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Campo Stellae - Overblog
Namibie - Okonjima (Photo Martine Réau-Gensollen)
 
 
 

Des règles bien établies

Pour éviter que certains ne profitent du confort sans contribuer aux tâches communes, plusieurs mécanismes sont mis en place. D'abord, les liens de parenté avec les voisins encourageraient l'oiseau à travailler pour la survie de sa famille. De plus, il y aurait également des superviseurs chargés de punir les oiseaux ne participants pas assez à l'entretien collectif.

 


28/03/2019
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Franceinfo - vendredi 15 mars 2019

 

 

Le trafic d’écailles de pangolins continue : deux tonnes saisies au Cameroun

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions
 

 

 

C’est une saisie hors normes qui a été opérée à Douala au Cameroun, jeudi 14 mars 2019. Deux tonnes d’écailles de pangolins, à qui on prête des vertus aphrodisiaques et que des trafiquants s’apprêtaient à vendre. Le pangolin, curieux mammifère à écailles est aujourd’hui menacé de disparition en raison de ce trafic

 

 

 

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Un pangolin soigné dans un zoo de Singapour le 14 décembre 2018. (ROSLAN RAHMAN / AFP)

 

 

 

"C'est une énorme saisie, d'habitude nous saisissons des dizaines, quelques fois des centaines de kilos d'écailles. Ici on parle de plus de deux tonnes !", s'est réjoui le directeur adjoint de l'ONG LAGA, Eric Kaba Tah, avec qui les forces de l'ordre ont conjointement mené l'opération.

 

 

Ce trafic semble sans fin, et nous nous en faisons régulièrement l’écho. En juillet 2017 trois tonnes d’écailles étaient saisies en Côte d’Ivoire. Malgré l'interdiction de son commerce depuis 2016, l'animal peut encore s'acheter dans des échoppes de Hong Kong, où ses écailles se vendent à prix d'or explique l’AFP. Selon l’ONG LAGA, la saisie est estimée à 150 millions de francs CFA (227 000 euros).

 

 

Ce pauvre mammifère fourmilier ne fait pourtant de mal à personne. Son seul problème : avoir le corps couvert d’écailles. En Asie du Sud-Est, elles passent pour avoir des vertus thérapeutiques et aphrodisiaques. Selon des études un million de pangolins ont été capturés en dix ans en Afrique et en Asie, et l’espèce est aujourd’hui menacée. Les trois tonnes d’écailles saisies en 2017 en Côte d’Ivoire représentent environ 4000 pangolins.

 

 

Et, en guise de saisie accessoire, les policiers ont également mis la main sur 200 défenses d’ivoire. Le réseau, selon les autorités, agit depuis le Nigeria et alimente l’Asie et le Moyen-Orient.

 


17/03/2019
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Franceinfo - le mardi 26 février 2019 - mis à jour le 27.02.19

 

 

Brésil : une baleine à bosse retrouvée morte dans la mangrove amazonienne

 

 

 

 

Selon des biologistes de l'ONG Bicho D'Agua, la baleine à bosse a été retrouvée à Soure sur l'île de Marajó, à quelque 15 mètres d'une plage. Porté par les grandes marées, sa carcasse s'est échouée dans cette partie de la mangrove

 

 

 

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Une baleine retrouvée morte le 22 février 2019 dans la forêt amazonienne, dans l'Etat de Para, au nord du Brésil.  (HO / ACERVO INSTITUTO BICHO D'AGUA / AFP)

 

 

 

Etrange découverte en Amazonie. Des habitants de l'île de Marajó, située dans l'Etat de Para, au nord du Brésil, ont découvert une baleine à bosse morte échouée sur le sol, au beau milieu d'une mangrove de cette partie de l'Amazonie, relève le magazine Géo. Plusieurs oiseaux volant autour de sa carcasse ont permis de la découvrir. 

 

 

Des biologistes de l'ONG brésilienne Bicho D'Agua se sont ensuite rendus sur place, et ont diffusé plusieurs images du cétacé sur les réseaux sociaux, samedi 23 février.

 

 

D'après l'ONG Bicho D'Agua, la baleine à bosse a été retrouvée à Soure sur l'île de Marajó. Elle mesurait huit mètres de long et avait visiblement un an, selon les biologistes brésiliens. "Ce n'est pas un animal adulte, il n'est pas aussi gros qu'il n'y paraît sur les photos", développe Bicho D'Agua sur Facebook. 

 

 

Comment un tel cétacé a-t-il pu s'échouer sur cette île ? Sur le réseau social, Bicho D'Agua précise que la baleine a été retrouvée à quelque 15 mètres d'une plage. Etant donné cette faible distance et les grandes marées sur la côte nord du Brésil, "il est tout à fait compréhensible qu’une carcasse s’arrête à l’intérieur de la mangrove", explique l'ONG. La baleine, portée par la marée, a donc flotté jusqu'à cet endroit.

 


27/02/2019
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