L'AIR DU TEMPS

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RUSSIE


Franceinfo - le mercredi 23 septembre 2020

 

 

Après son empoisonnement, l'opposant politique russe Alexeï Navalny est sorti de l'hôpital en Allemagne où il était soigné

 

 

 


24/09/2020
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Franceinfo - les dimanche 6 et lundi 7 septembre 2020

 

 

Affaire Alexeï Navalny : l'opposant russe est sorti du coma

 

 

Affaire Alexeï Navalny : l'Allemagne met la pression sur la Russie pour obtenir des explications, Moscou répond

 


06/09/2020
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Franceinfo - le mardi 2 septembre 2020

 

 

Affaire Alexeï Navalny : le gouvernement allemand affirme détenir la "preuve sans équivoque" que l'opposant russe a été empoisonné

 


03/09/2020
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Franceinfo - le lundi 24 août 2020

 

 

Alexeï Navalny : l'Allemagne conclut à l'empoisonnement et somme la Russie de juger les auteurs

 


26/08/2020
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Franceinfo - les jeudi 20 et vendredi 21 août 2020 - mis à jour le 23.08.2020

 

 

 

Avant l'affaire Alexeï Navalny, ces empoisonnements suspects d'opposants politiques russes

 

 

 

Russie : ce que l'on sait des soupçons d'empoisonnement de l'opposant Alexeï Navalny, hospitalisé dans un état grave

 


23/08/2020
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Franceinfo - le mardi 17 septembre 2019

 

 

La Russie nie toute menace après l'explosion dans un laboratoire renfermant la variole et Ebola

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

L'explosion a eu lieu, lundi, à Koltsovo, près de Novossibirsk (Sibérie occidentale), lors de la répa­ra­tion d’une salle d'ins­pec­tion sani­taire au cinquième étage du centre appelé "Vektor"

 

 

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Le centre de recherche en viro­lo­gie et biotech­no­lo­gie "Vektor", situé à Koltsovo (Sibérie, Russie), le 21 août 2019. (ALEXANDR KRYAZHEV / SPUTNIK)

 

 

 

Selon Moscou, aucun risque. La Russie écarte toute menace de contamination après l'explosion et l'incendie survenus lundi 16 septembre dans un centre de recherche en viro­lo­gie et biotech­no­lo­gie, où sont conser­vés plusieurs virus allant de la variole à Ebola. Il est situé à Koltsovo, près de Novossibirsk (Sibérie occidentale), la troisième ville la plus peuplée de Russie avec plus de 1,5 million d'habitants. 

 

 

L'explosion a eu lieu lors de la répa­ra­tion d’une salle d'ins­pec­tion sani­taire au cinquième étage du centre appelé "Vektor". Selon l'agence de surveillance sanitaire Rospotrebnadzor, elle a été provoquée par un cylindre de gaz et a causé un incendie dans les locaux, faisant un blessé parmi les employés. Des fenêtres ont été brisées, mais la structure du bâtiment a résisté et aucune substance dangereuse n'était présente dans les pièces touchées par l'accident, selon la même source.

 

 

 

Plusieurs catastrophes dans des sites sensibles ces derniers mois 

Le site "Vector", qui a long­temps hébergé des recherches sur les armes biolo­giques pendant l'ère sovié­tique, est aujourd'hui l'une des deux seules structures au monde renfermant le virus de la variole. 

 

 

C'est en tout cas la dernière catastrophe en date à avoir frappé des infrastructures sensibles ces derniers mois. Plusieurs dizaines de personnes ont été blessées dans trois déflagrations dans des usines d'explosifs et des dépôts de munitions dans le centre et le sud de la Russie et en Sibérie.

 

 

Début juillet, 14 officiers de la marine russe sont morts dans un incendie à bord d'un mystérieux sous-marin à propulsion nucléaire dans le Grand Nord. Gardant en grande partie le secret sur la tragédie, les autorités ont assuré que le réacteur nucléaire n'a pas été touché par le feu.

 

 

En août, une explosion à caractère nucléaire a fait au moins cinq morts sur une base de tir de missiles du Grand Nord lors de tests de nouveaux armements. Elle a conduit à une brève hausse de la radioactivité, selon les autorités.

 


17/09/2019
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Franceinfo - le jeudi 22 août 2019

 

 

Russie : l'explosion de début août était bien due à un test de nouvelles armes, confirme Poutine

 

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franceinfo avec ReutersFrance Télévisions

 

 

L'accident avait provoqué la mort de cinq personnes le 8 août dernier

 

 

 

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Vladimir Poutine lors d'une conférence de presse à Helsinki (Finlande), le 21 août 2019. (ALEXEI DRUZHININ / SPUTNIK / AFP)

 

 

 

Des tests de "systèmes d'armes prometteurs" sont à l'origine de l'explosion qui a fait cinq morts début août. Le président russe, Vladimir Poutine, a déclaré mercredi 21 août que l'accident meurtrier du 8 août, survenu sur un site militaire russe, avait eu lieu lors d'essais de nouveaux systèmes d'armement. "C'est du travail dans le domaine militaire, du travail sur des systèmes d'armes prometteurs. Nous ne le cachons pas, a déclaré le chef de l'Etat russe. Nous devons penser à notre propre sécurité."

 

 

Vladimir Poutine confirme ainsi une déclaration de l'agence nucléaire russe, qui avait annoncé dix jours plus tôt que les cinq spécialistes tués dans l'explosion travaillaient sur de "nouveaux armements". L'agence avait alors précisé que les tests seraient poursuivis "jusqu'au bout"

 

 

Soupçons sur les nouvelles armes "invincibles"Le président russe a déclaré que Moscou, du fait de la nature militaire de l'explosion, ne pouvait pas tout révéler sur l'accident. "Quand il s'agit d'activités à caractère militaire, il existe certaines restrictions à l'accès à l'information", a-t-il estimé lors d'une conférence de presse. 

 

 

Il n'a par ailleurs pas révélé quel système d'armement était testé au moment de l'explosion du 8 août. D'après plusieurs experts américains, les tests concerneraient le nouveau missile de croisière Bourevestnik, l'une des nouvelles armes "invincibles" que vantait Vladimir Poutine en début d'année. 

 

 

L'explosion, qui s'est produite à Severodvinsk, une ville du nord de la Russie sur un site d'essais militaires, avait également fait six blessés. Les possibles radiations ont également inquiété autorités et habitants alentours.

 


23/08/2019
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Franceinfo - le dimanche 11 août 2019

 

 

Répression des manifestations en Russie : "C'est un putsch interne au sein du pouvoir russe", selon une spécialiste

 

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franceinfoRadio France

 

 

Depuis plusieurs semaines, la capitale russe est secouée par des manifestations. Les protestataires dénoncent le rejet de nombreuses candidatures d'opposants pour le scrutin local de septembre

 

 

 

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Des manifestants dénoncent l'exclusion des candidats indépendants aux élections locales, le 10 août 2019, à Moscou (Russie). (YURI KADOBNOV / AFP)

 

 

 

"Ce qu'il se passe c'est un putsch interne au sein du pouvoir russe, avec la tendance dure, celle des anciens du KGB, qui prend le pouvoir", analyse dimanche 11 août sur franceinfo Cécile Vaissié, professeur en Etudes russe et soviétique à l'université Rennes 2, alors que près de 50 000 personnes se sont rassemblées samedi à Moscou pour dénoncer l'exclusion des candidats indépendants aux élections locales de septembre, la plus importante manifestation en Russie depuis le retour au Kremlin de Vladimir Poutine, en 2012.

 

 

 

franceinfo : Qu'elle importance faut-il donner aux protestations qui ont lieu en Russie depuis quelques semaines ?

 

 

Cécile Vaissié : Il faut prendre très au sérieux ces manifestations. D'abord car on voit émerger depuis quelques mois une nouvelle génération de contestataires. Lors des manifestations de 2011-2012, qui étaient très fortes, il y a avait beaucoup de gens d'âge mûr, qui avaient connu la Perestroïka. Là, on voit dans les cortèges apparaître des gens de 15-16 ans, toute une génération qui se heurte au pouvoir. Donc des jeunes qui n'ont connu que Vladimir Poutine au pouvoir et qui n'ont pas connu l'union soviétique. Ce sont aussi des jeunes tournés vers le monde, qui ont pu voyager, qui sont sur internet. Forcément, ils se disent "comment se fait-il que je n'ai même pas le droit de choisir quels candidats vont se présenter dans ma mairie ?". Il y a quelque chose qui relève du choc culturel et générationnel.

 

 

 

Est-ce que le Kremlin le prend en compte ou s'en inquiète ?

 

 

Je crois que le Kremlin ne le comprend pas, ne le conçoit pas. C'est le deuxième aspect qui rend ces manifestations très intéressantes, et très inquiétantes : la réaction du pouvoir est complètement disproportionnée. Le pouvoir s'y prépare depuis plusieurs mois, voire plusieurs années. Il envoie ses forces de l'ordre sur des jeunes qui manifestent de façon très pacifique, ce ne sont pas des gens qui vont casser des vitrines ou endommager les monuments historiques. La réaction est d'une violence invraisemblable. Plusieurs journalistes ou intervenants russes préviennent : ce qu'il se passe c'est un putsch interne au sein du pouvoir russe, avec la tendance dure, celle des anciens du KGB, qui prend le pouvoir.

 

 

 

Y a-t-il des voix qui alertent au sein de Russie Unie, le parti de Vladimir Poutine ?

 

 

Non, le parti Russie Unie est très décrédibilisé dans toute l'opinion publique : il ne présentait même pas de candidat à Moscou ! Il est considéré comme "le parti des voleurs", celui des gens qui se servent, qui sont les plus corrompus dans tous les milieux. Donc non, il n'y a pas de gens au sein du parti qui préviennent, qui veulent faire évoluer les choses. On sait très bien en politique que si vous mettez un couvercle sur la marmite sans laisser passer la vapeur, ça va tenir quelques temps et après ça explose. Tout le monde sait que c'est pour ça que l'union soviétique s'est écroulé en quelques jours, que l'empire russe s'est écroulé en quelques jours. Et là, ils sont en train de refaire la même erreur.

 

 

 

À quoi faut-il s'attendre dans les semaines qui viennent ?

 

 

Il ne faut pas penser le pouvoir russe en tant que Vladimir Poutine et son parti, celui-ci peut disparaître demain. Ce qui compte, ce sont les gens qui sont autour de Poutine et qui, pour certains, se demandent s'ils ont encore besoin de Poutine ou s'ils feraient mieux de l'écarter. Il ne faut pas forcément considérer que Poutine est l'homme fort en Russie et celui qui décide. Il y a des gens autour de lui, qui s'affrontent. Les autorités espèrent que les manifestations se calment après les élections, le 8 septembre. Mais c'est un pari risqué, je pense que les manifestations vont continuer.

 


12/08/2019
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Franceinfo - le vendredi 9 août 2019 - mis à jour le 10.08.2019

 

 

Que se passe-t-il à Moscou, où des milliers d'opposants descendent chaque samedi dans la rue ?

 

 

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Depuis plusieurs semaines, la capitale russe est secouée par des manifestations. Les protestataires dénoncent le rejet de nombreuses candidatures d'opposants pour le scrutin local de septembre

 

 

 

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Des manifestants dénoncent le rejet de candidatures aux élections municipales, le 27 juillet 2019 à Moscou (Russie). (ALEXEY KUDENKO / SPUTNIK / AFP)

 

 

 

La ville de Moscou (Russie) s'apprête à vivre une nouvelle journée de manifestation, samedi 10 août. L'opposition dénonce toujours le rejet de 57 candidatures indépendantes pour les élections locales prévues le 8 septembre. La mobilisation de milliers d'opposants n'est pas parvenue à faire fléchir la commission électorale centrale (CEC), puisque celle-ci a confirmé mercredi l'exclusion de trois candidats dans la capitale russe : Lioubov Sobol, une proche de la figure anti-corruption et nationaliste Alexeï Navalny, Dmitri Goudkov et Elena Roussakova.

 

 

 

Un enjeu électoral important

Privée de participation à des scrutins plus importants comme la présidentielle, l'opposition s'est fortement mobilisée pour ces élections à Moscou. Elle espère ainsi avoir son mot à dire dans la gestion du budget faramineux de la capitale russe. L'enjeu du scrutin est de désigner les 45 députés du Parlement local pour un mandat de cinq ans, lesquels sont chargés de valider les décisions du maire. Comme le souligne Libération, ce Parlement a donc peu de latitude pour prendre des décisions, mais un siège de député permet d'obtenir une visibilité et des moyens pour enquêter sur les marchés publics, et donc sur d'éventuels faits de corruption.

 

 

 

Des signatures invalidées par les autorités

Selon la loi, les candidats indépendants étaient censés rassembler les signatures d'au moins 3% de leurs électeurs potentiels (contre 0,5% jusqu'ici) dans chacun des 45 districts de Moscou, soit entre 4 500 et 5 000 personnes, pour avoir le droit de se présenter. Malgré ce seuil élevé, de nombreux candidats sont toutefois parvenus à recueillir le nombre requis en multipliant notamment les opérations de porte-à-porte, une démarche peu familière en Russie. Las, les autorités ont invoqué un nombre insuffisant de parrainages pour écarter les trois candidatures de Lioubov Sobol, Dmitri Goudkov et Elena Roussakova.

 

 

Il manquait par exemple 231 signatures à la candidate Lioubov Sobol, selon la commission qui a rejeté de nombreux paraphes après des examens graphologiques. Par ailleurs, la CEC a validé 5 017 signatures pour Dmitri Goudkov mais en a rejeté 829 autres, ce qui a fait échouer sa candidature d'environ 300 paraphes. L'opposant, d'ailleurs, n'a pas pu assister à la réunion car il purgeait une peine de trente jours de détention provisoire pour une réunion illégale. Le mois dernier, déjà, l'autorité avait éconduit la quasi-totalité des opposants pour des vices de forme ou des irrégularités.

 

 

 

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Des opposants arrêtés

Plusieurs témoignages apparus ces dernières semaines pointent des possibles fraudes. Ainsi, le quotidien Le Monde cite le cas d'un candidat crédité d'un nombre de fausses signatures plus élevé que le nombre de signatures remises à la commission. L'opposition accuse donc l'autorité électorale d'avoir favorisé les candidats favorables au Kremlin ou tolérés par le pouvoir et d'avoir systématiquement écarté les autres. Les opposants dont la candidature avait été rejetée ont été la cible de perquisitions et convoqués la semaine dernière par la police. Trois d'entre eux, Ilia Iachine, Ivan Jdanov et Konstantin Iankauskas ont été condamnés respectivement à dix, quinze et sept jours de prison.

 

 

 

Une mobilisation entravée

Le verrouillage supposé de cette échéance électorale a donc mécontenté un pan de l'opinion moscovite. Le premier grand rendez-vous de l'opposition s'est tenu samedi 20 juillet en plein centre-ville de Moscou, après plusieurs jours de manifestations non autorisées sur la place Trubnaya. Selon l'ONG OVD-info, quelque 1 300 personnes ont été arrêtées lors du point d'orgue de la contestation, le 27 juillet, puis 800 autres la semaine dernière. Le 4 août, le réseau internet a même été coupé dans tout le centre-ville de Moscou afin d'isoler les manifestants et de perturber leurs rassemblements.

 

 

Les personnes interpellées risquent gros. En vertu de l'article 212 du code pénal, le comité d'enquête russe a ouvert une procédure pour émeutes après la journée du 27 juillet. Ces accusations sont vivement contestées par l'opposition, qui estime qu'il n'y a pas eu d'actes de violence commis contre les forces de l'ordre et que les protestataires ont, au contraire, fait l'objet d'une répression musclée. Relayée par Novaïa Gazeta, une pétition a recueilli près de 100 000 signatures pour réclamer la fin des poursuites.

 

 

 

Le silence du Kremlin

Soutien de Lioubov Sobol, l'ancien tennisman Evgueni Kafelnikov est monté au filet pour défendre le "droit" de ses compatriotes à choisir le candidat de leur choix. Vladimir Poutine et le Kremlin, de leur côté, n'ont fait aucun commentaire sur la crise politique qui secoue actuellement Moscou. Le maire, Sergueï Sobianine, lui, a dénoncé le "désordre et le non-respect des lois" et prévenu que "l'ordre sera maintenu".

 


12/08/2019
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Franceinfo - le samedi 10 août 2019

 

 

Russie : près de 50 000 personnes manifestent à Moscou pour réclamer des "élections libres"

 

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

 

Encadré par une forte présence policière et autorisé pour seulement deux heures, le rassemblement s'est déroulé sans incidents

 

 

 

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Des manifestants dénoncent l'exclusion des candidats indépendants aux élections locales, le 10 août 2019, à Moscou (Russie). (MAXIM SHEMETOV / REUTERS)

 

 

 

Quelque 49 900 personnes se sont rassemblée à Moscou pour demander des "élections libres", samedi 10 août, selon l'ONG Compteur Blanc, qui réalise des comptages de manifestants. Il s'agit de la plus grosse mobilisation en Russie depuis le début de ce mouvement de contestationdénonçant l'exclusion des candidats indépendants aux élections locales de septembre. La police russe a, elle, donné le chiffre de 20 000 manifestants.

 

 

Encadré par une forte présence policière et autorisé pour seulement deux heures, le rassemblement à démarré sous la pluie à 14 heures sur l'avenue Sakharov, près du centre de la capitale russe, seul lieu de manifestation autorisé. Dans le calme, les manifestants portaient des pancartes sur lesquelles était écrit "Donnez-nous le droit de vote" ou "Vous nous avez assez menti", tandis que d'autres brandissaient des drapeaux russes ou les portraits d'activistes arrêtés.

 

 

 

Plusieurs dizaines d'arrestations en marge du rassemblement

 

Si ce rassemblement s'est déroulé sans incidents, plusieurs centaines de personnes ont voulu continuer la manifestation devant l'administration présidentielle, située à quelques centaines de mètres et où les attendait un imposant dispositif policier. L'ONG OVD-Info, spécialisée dans le suivi des manifestations, a indiqué que 71 militants avaient été arrêtés, avant un retour au calme en début de soirée.

 

 

Il s'agit du quatrième week-end consécutif de manifestation dans la capitale russe. Cette contestation, inédite depuis le retour de Vladimir Poutine au Kremlin en 2012, ne faiblit pas, en dépit de la réponse sévère des autorités et de l'absence de presque tous les leaders de l'opposition, condamnés à de courtes peines de prison.

 


11/08/2019
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Franceinfo - le lundi 29 juillet 2019

 

 

Russie : l'opposant Alexeï Navalny "empoisonné" en prison par une "matière chimique inconnue"

 

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

 

L'opposant russe avait été transféré de sa cellule à un hôpital, dimanche 28 juillet, après une réaction allergique qualifiée de "bizarre" par son entourage

 

 

 

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L'opposant russe Alexeï Navalny, le 20 juillet 2019 à Moscou (Russie). (SEFA KARACAN / ANADOLU AGENCY / AFP)

 

 

 

L'opposant russe Alexeï Navalny a été transféré de sa cellule de prison à un hôpital, dimanche 28 juillet, après une réaction allergique qualifiée de "bizarre" par son entourage. Son avocate, Olga Mikhaïlova, a finalement affirmé, lundi matin, qu'il avait été "empoisonné" par "une matière chimique inconnue". 

 

 

L'opposant au président russe, Vladimir Poutine, souffre notamment d'un gonflement des paupières et a de multiples abcès sur le cou, le dos, le torse et les coudes, a expliqué Anastassia Vassilieva, son médecin personnel, dans un message diffusé sur Facebook. Elle a précisé, lors de la conférence de presse donnée lundi matin, qu'Alexeï Navalny avait été renvoyé en prison alors qu'il n'est "pas totalement rétabli".

 

 

 

Trente jours de prison

"Il fallait le garder en observation", a expliqué Anastassia Vassilieva, assurant que l'hypothèse des autorités selon laquelle il aurait eu une réaction allergique au contact d'un produit chimique en prison ne tient pas la route.

 

 

"La réaction dermatologique doit se situer à l'endroit où il y a eu contact. Mais Alexeï a une éruption cutanée généralisée. C'est une intoxication généralisée", a-t-elle affirmé.

 

 

Opposant numéro un au Kremlin, Alexeï Navalny a été condamné mercredi 24 juillet à trente jours de prison pour des infractions "aux règles des manifestations". Il a été renvoyé en prison deux jours avant un rassemblement de l'opposition pour des élections libres, qui s'est soldé samedi par plus de 1 400 arrestations à Moscou, selon une ONG spécialisée dans le suivi des manifestations. 

 


30/07/2019
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Franceinfo - le dimanche 28 juillet 2019

 

 

Manifestation réprimée à Moscou : "L'autorisation d'utiliser la violence a été prise par l'administration présidentielle"

 

 

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La journaliste Zoya Svetova, militante des droits de l’homme en Russie, explique, dimanche sur franceinfo, que la police a été "très féroce" lors de la manifestation des opposants réclamant des élections libres dans la capitale russe

 

 

 

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Des policiers anti-émeute arrêtent des manifestants, à Moscou, le 27 juillet 2019, lors d'un rassemblement non-autorisé demandant aux candidats indépendants et à l'opposition de se présenter aux élections locales de septembre. (MAXIM ZMEYEV / AFP)

 

 

 

Manifestation tendue, samedi 27 juillet, à Moscou. Plus de 1 000 personnes ont été arrêtées dans le cadre d'une manifestation pour des élections libres. "L'autorisation d'utiliser la police et la violence dans la manifestation a été prise par l'administration présidentielle, peut-être par Poutine lui-même", affirme Zoya Svetova, dimanche matin sur franceinfo. La journaliste et militante des droits de l’homme en Russie "a l'impression que le pouvoir a peur de l'opposition, a peur que ses candidats soient enregistrés pour les élections locales et puisse les gagner".

 

 

>>>  "Tous les grands changements commencent par des petits pas" : à Moscou, la forte répression ne décourage pas l'opposition de manifester

 

 

Lors de cette manifestation, "la police était très féroce, très violente. Il y a eu au moins deux blessés parmi les manifestants et les interpellations étaient très violentes. La police battait les gens, les passaient à tabac", rapporte Zoya Svetova. "La majorité des personnes arrêtées se trouvent toujours [dimanche] matin dans les bureaux de police", annonce la journaliste. "Les leaders de l'opposition, les candidats au Parlement local de Moscou sont convoqués au tribunal demain [lundi]. On peut attendre vraiment une répression contre ces gens-là et contre ceux qui ont participé à la manifestation d'hier [samedi], peut-être même des peines de prison", poursuit la militante des droits de l'homme.

 

 

 

L'opposition espère mobiliser du monde

L'opposition dénonce le rejet des candidatures indépendantes en vue des élections locales du 8 septembre, qui s'annoncent difficiles pour les candidats soutenant le pouvoir dans un contexte de grogne sociale. "Les autorités affirment que les signatures qu'ils ont rassemblées étaient fausses, ce qui n'est pas vrai. Pour les candidats du pouvoir, personne n'a vérifié les signatures", dénonce Zoya Svetova.

 

 

"La répression est terrible. Je pense que la prochaine manifestation, prévue le 3 août prochain, n'aura pas lieu. Les leaders de l'opposition seront peut-être en prison", regrette la journaliste. "On pourrait avoir une 'petite révolution' s'il y avait des millions de Moscovites qui sortaient dans la rue, mais là, il y a environ 10 000 personnes, ce n'est pas beaucoup. Et ce n'est pas suivi dans les régions et les villes de campagne", déplore Zoya Svetova

 


28/07/2019
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Franceinfo - le samedi 27 juillet 2019

 

 

"C’est tout ce qu’il nous reste" : à Moscou, les opposants descendent dans la rue pour réclamer des élections libres

 

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Léo Vidal-GiraudfranceinfoRadio France

 

 

Des candidats indépendants ont été empêchés de participer à une élection locale, déclenchant la colère de l’opposition russe. Une manifestation est prévue samedi après-midi dans la capitale russe

 

 

 

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Un premier rassemblement a déjà eu lieu à Moscou, le 20 juillet 2019, pour soutenir les candidats de l'opposition. (MAXIM ZMEYEV / AFP)

 

 

 

Ambiance de veillée d’armes dans la capitale russe, samedi 27 juillet. L'opposition russe a appelé à une manifestation, dans l'après-midi, devant la mairie de Moscou, en plein centre-ville. Une réunion expressément interdite par les autorités locales. En cause, l’éviction des candidats d’opposition aux élections au Parlement de la ville de Moscou qui se tiendra le 8 septembre.

 

 

L’opposition s’était préparée depuis longtemps, espérant surfer sur un mécontentement grandissant en Russie. La popularité de Russie Unie, le parti au pouvoir, est si basse, que tous ses candidats à Moscou se sont présentés sans étiquette. Les candidats d’opposition, en particulier dans les arrondissements du centre-ville, avaient de réelles chances de succès.

 

 

 

Coup d'arrêt pour l'opposition

Le 14 juillet dernier, la Commission électorale a invalidé les candidatures de pratiquement tous ces candidats sous différents prétextes, tous assez grossiers. Depuis les opposants multiplient les recours et appellent à descendre dans la rue. Le 20 juillet, plus de 20 000 personnes ont défilédans le centre de Moscou pour exiger la participation des candidats d’opposition aux élections Pour l’instant, sans résultat.

 

 

Au contraire, face aux protestations, le pouvoir s'est raidi. L'arsenal répressif mobilisé est vraiment d’une ampleur rare : arrestations, inculpations de candidats d’opposition pour "entrave au bon fonctionnement des Commissions électorales", perquisitions à leur domicile et dans leur QG de campagne, interrogatoires nocturnes, pressions sur leurs familles, vérification de leur patrimoine à la recherche de "liens avec l’Occident".

 

 

Malheureusement, ces manifestations massives sont le seul moyen de faire pression sur le pouvoir et de changer quelque chose.Ivan Jdanov, directeur du Fonds de lutte contre la corruption à franceinfo

 

 

"On ne nous autorise pas à participer aux élections", estime Ivan Jordanov. Le directeur du Fonds de lutte contre la corruption de l’opposant Alexeï Navalny explique que "les tribunaux refusent d’examiner [leurs] demandes". Pour celui qui a vu sa candidature être invalidée, "la seule façon de faire pression, démocratiquement, sur le processus de décision, ce sont les meetings. C’est tout ce qu’il nous reste".

 

 

En attendant, le nombre de manifestants qui descendront aujourd’hui dans les rues de Moscou en dira long sur la capacité de l’opposition russe à mobiliser, et peut-être à faire reculer les autorités

 


27/07/2019
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