L'AIR DU TEMPS

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RUSSIE


Franceinfo - le dimanche 11 août 2019

 

 

Répression des manifestations en Russie : "C'est un putsch interne au sein du pouvoir russe", selon une spécialiste

 

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Depuis plusieurs semaines, la capitale russe est secouée par des manifestations. Les protestataires dénoncent le rejet de nombreuses candidatures d'opposants pour le scrutin local de septembre

 

 

 

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Des manifestants dénoncent l'exclusion des candidats indépendants aux élections locales, le 10 août 2019, à Moscou (Russie). (YURI KADOBNOV / AFP)

 

 

 

"Ce qu'il se passe c'est un putsch interne au sein du pouvoir russe, avec la tendance dure, celle des anciens du KGB, qui prend le pouvoir", analyse dimanche 11 août sur franceinfo Cécile Vaissié, professeur en Etudes russe et soviétique à l'université Rennes 2, alors que près de 50 000 personnes se sont rassemblées samedi à Moscou pour dénoncer l'exclusion des candidats indépendants aux élections locales de septembre, la plus importante manifestation en Russie depuis le retour au Kremlin de Vladimir Poutine, en 2012.

 

 

 

franceinfo : Qu'elle importance faut-il donner aux protestations qui ont lieu en Russie depuis quelques semaines ?

 

 

Cécile Vaissié : Il faut prendre très au sérieux ces manifestations. D'abord car on voit émerger depuis quelques mois une nouvelle génération de contestataires. Lors des manifestations de 2011-2012, qui étaient très fortes, il y a avait beaucoup de gens d'âge mûr, qui avaient connu la Perestroïka. Là, on voit dans les cortèges apparaître des gens de 15-16 ans, toute une génération qui se heurte au pouvoir. Donc des jeunes qui n'ont connu que Vladimir Poutine au pouvoir et qui n'ont pas connu l'union soviétique. Ce sont aussi des jeunes tournés vers le monde, qui ont pu voyager, qui sont sur internet. Forcément, ils se disent "comment se fait-il que je n'ai même pas le droit de choisir quels candidats vont se présenter dans ma mairie ?". Il y a quelque chose qui relève du choc culturel et générationnel.

 

 

 

Est-ce que le Kremlin le prend en compte ou s'en inquiète ?

 

 

Je crois que le Kremlin ne le comprend pas, ne le conçoit pas. C'est le deuxième aspect qui rend ces manifestations très intéressantes, et très inquiétantes : la réaction du pouvoir est complètement disproportionnée. Le pouvoir s'y prépare depuis plusieurs mois, voire plusieurs années. Il envoie ses forces de l'ordre sur des jeunes qui manifestent de façon très pacifique, ce ne sont pas des gens qui vont casser des vitrines ou endommager les monuments historiques. La réaction est d'une violence invraisemblable. Plusieurs journalistes ou intervenants russes préviennent : ce qu'il se passe c'est un putsch interne au sein du pouvoir russe, avec la tendance dure, celle des anciens du KGB, qui prend le pouvoir.

 

 

 

Y a-t-il des voix qui alertent au sein de Russie Unie, le parti de Vladimir Poutine ?

 

 

Non, le parti Russie Unie est très décrédibilisé dans toute l'opinion publique : il ne présentait même pas de candidat à Moscou ! Il est considéré comme "le parti des voleurs", celui des gens qui se servent, qui sont les plus corrompus dans tous les milieux. Donc non, il n'y a pas de gens au sein du parti qui préviennent, qui veulent faire évoluer les choses. On sait très bien en politique que si vous mettez un couvercle sur la marmite sans laisser passer la vapeur, ça va tenir quelques temps et après ça explose. Tout le monde sait que c'est pour ça que l'union soviétique s'est écroulé en quelques jours, que l'empire russe s'est écroulé en quelques jours. Et là, ils sont en train de refaire la même erreur.

 

 

 

À quoi faut-il s'attendre dans les semaines qui viennent ?

 

 

Il ne faut pas penser le pouvoir russe en tant que Vladimir Poutine et son parti, celui-ci peut disparaître demain. Ce qui compte, ce sont les gens qui sont autour de Poutine et qui, pour certains, se demandent s'ils ont encore besoin de Poutine ou s'ils feraient mieux de l'écarter. Il ne faut pas forcément considérer que Poutine est l'homme fort en Russie et celui qui décide. Il y a des gens autour de lui, qui s'affrontent. Les autorités espèrent que les manifestations se calment après les élections, le 8 septembre. Mais c'est un pari risqué, je pense que les manifestations vont continuer.

 


12/08/2019
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Franceinfo - le vendredi 9 août 2019 - mis à jour le 10.08.2019

 

 

Que se passe-t-il à Moscou, où des milliers d'opposants descendent chaque samedi dans la rue ?

 

 

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Depuis plusieurs semaines, la capitale russe est secouée par des manifestations. Les protestataires dénoncent le rejet de nombreuses candidatures d'opposants pour le scrutin local de septembre

 

 

 

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Des manifestants dénoncent le rejet de candidatures aux élections municipales, le 27 juillet 2019 à Moscou (Russie). (ALEXEY KUDENKO / SPUTNIK / AFP)

 

 

 

La ville de Moscou (Russie) s'apprête à vivre une nouvelle journée de manifestation, samedi 10 août. L'opposition dénonce toujours le rejet de 57 candidatures indépendantes pour les élections locales prévues le 8 septembre. La mobilisation de milliers d'opposants n'est pas parvenue à faire fléchir la commission électorale centrale (CEC), puisque celle-ci a confirmé mercredi l'exclusion de trois candidats dans la capitale russe : Lioubov Sobol, une proche de la figure anti-corruption et nationaliste Alexeï Navalny, Dmitri Goudkov et Elena Roussakova.

 

 

 

Un enjeu électoral important

Privée de participation à des scrutins plus importants comme la présidentielle, l'opposition s'est fortement mobilisée pour ces élections à Moscou. Elle espère ainsi avoir son mot à dire dans la gestion du budget faramineux de la capitale russe. L'enjeu du scrutin est de désigner les 45 députés du Parlement local pour un mandat de cinq ans, lesquels sont chargés de valider les décisions du maire. Comme le souligne Libération, ce Parlement a donc peu de latitude pour prendre des décisions, mais un siège de député permet d'obtenir une visibilité et des moyens pour enquêter sur les marchés publics, et donc sur d'éventuels faits de corruption.

 

 

 

Des signatures invalidées par les autorités

Selon la loi, les candidats indépendants étaient censés rassembler les signatures d'au moins 3% de leurs électeurs potentiels (contre 0,5% jusqu'ici) dans chacun des 45 districts de Moscou, soit entre 4 500 et 5 000 personnes, pour avoir le droit de se présenter. Malgré ce seuil élevé, de nombreux candidats sont toutefois parvenus à recueillir le nombre requis en multipliant notamment les opérations de porte-à-porte, une démarche peu familière en Russie. Las, les autorités ont invoqué un nombre insuffisant de parrainages pour écarter les trois candidatures de Lioubov Sobol, Dmitri Goudkov et Elena Roussakova.

 

 

Il manquait par exemple 231 signatures à la candidate Lioubov Sobol, selon la commission qui a rejeté de nombreux paraphes après des examens graphologiques. Par ailleurs, la CEC a validé 5 017 signatures pour Dmitri Goudkov mais en a rejeté 829 autres, ce qui a fait échouer sa candidature d'environ 300 paraphes. L'opposant, d'ailleurs, n'a pas pu assister à la réunion car il purgeait une peine de trente jours de détention provisoire pour une réunion illégale. Le mois dernier, déjà, l'autorité avait éconduit la quasi-totalité des opposants pour des vices de forme ou des irrégularités.

 

 

 

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Des opposants arrêtés

Plusieurs témoignages apparus ces dernières semaines pointent des possibles fraudes. Ainsi, le quotidien Le Monde cite le cas d'un candidat crédité d'un nombre de fausses signatures plus élevé que le nombre de signatures remises à la commission. L'opposition accuse donc l'autorité électorale d'avoir favorisé les candidats favorables au Kremlin ou tolérés par le pouvoir et d'avoir systématiquement écarté les autres. Les opposants dont la candidature avait été rejetée ont été la cible de perquisitions et convoqués la semaine dernière par la police. Trois d'entre eux, Ilia Iachine, Ivan Jdanov et Konstantin Iankauskas ont été condamnés respectivement à dix, quinze et sept jours de prison.

 

 

 

Une mobilisation entravée

Le verrouillage supposé de cette échéance électorale a donc mécontenté un pan de l'opinion moscovite. Le premier grand rendez-vous de l'opposition s'est tenu samedi 20 juillet en plein centre-ville de Moscou, après plusieurs jours de manifestations non autorisées sur la place Trubnaya. Selon l'ONG OVD-info, quelque 1 300 personnes ont été arrêtées lors du point d'orgue de la contestation, le 27 juillet, puis 800 autres la semaine dernière. Le 4 août, le réseau internet a même été coupé dans tout le centre-ville de Moscou afin d'isoler les manifestants et de perturber leurs rassemblements.

 

 

Les personnes interpellées risquent gros. En vertu de l'article 212 du code pénal, le comité d'enquête russe a ouvert une procédure pour émeutes après la journée du 27 juillet. Ces accusations sont vivement contestées par l'opposition, qui estime qu'il n'y a pas eu d'actes de violence commis contre les forces de l'ordre et que les protestataires ont, au contraire, fait l'objet d'une répression musclée. Relayée par Novaïa Gazeta, une pétition a recueilli près de 100 000 signatures pour réclamer la fin des poursuites.

 

 

 

Le silence du Kremlin

Soutien de Lioubov Sobol, l'ancien tennisman Evgueni Kafelnikov est monté au filet pour défendre le "droit" de ses compatriotes à choisir le candidat de leur choix. Vladimir Poutine et le Kremlin, de leur côté, n'ont fait aucun commentaire sur la crise politique qui secoue actuellement Moscou. Le maire, Sergueï Sobianine, lui, a dénoncé le "désordre et le non-respect des lois" et prévenu que "l'ordre sera maintenu".

 


12/08/2019
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Franceinfo - le samedi 10 août 2019

 

 

Russie : près de 50 000 personnes manifestent à Moscou pour réclamer des "élections libres"

 

 

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Encadré par une forte présence policière et autorisé pour seulement deux heures, le rassemblement s'est déroulé sans incidents

 

 

 

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Des manifestants dénoncent l'exclusion des candidats indépendants aux élections locales, le 10 août 2019, à Moscou (Russie). (MAXIM SHEMETOV / REUTERS)

 

 

 

Quelque 49 900 personnes se sont rassemblée à Moscou pour demander des "élections libres", samedi 10 août, selon l'ONG Compteur Blanc, qui réalise des comptages de manifestants. Il s'agit de la plus grosse mobilisation en Russie depuis le début de ce mouvement de contestationdénonçant l'exclusion des candidats indépendants aux élections locales de septembre. La police russe a, elle, donné le chiffre de 20 000 manifestants.

 

 

Encadré par une forte présence policière et autorisé pour seulement deux heures, le rassemblement à démarré sous la pluie à 14 heures sur l'avenue Sakharov, près du centre de la capitale russe, seul lieu de manifestation autorisé. Dans le calme, les manifestants portaient des pancartes sur lesquelles était écrit "Donnez-nous le droit de vote" ou "Vous nous avez assez menti", tandis que d'autres brandissaient des drapeaux russes ou les portraits d'activistes arrêtés.

 

 

 

Plusieurs dizaines d'arrestations en marge du rassemblement

 

Si ce rassemblement s'est déroulé sans incidents, plusieurs centaines de personnes ont voulu continuer la manifestation devant l'administration présidentielle, située à quelques centaines de mètres et où les attendait un imposant dispositif policier. L'ONG OVD-Info, spécialisée dans le suivi des manifestations, a indiqué que 71 militants avaient été arrêtés, avant un retour au calme en début de soirée.

 

 

Il s'agit du quatrième week-end consécutif de manifestation dans la capitale russe. Cette contestation, inédite depuis le retour de Vladimir Poutine au Kremlin en 2012, ne faiblit pas, en dépit de la réponse sévère des autorités et de l'absence de presque tous les leaders de l'opposition, condamnés à de courtes peines de prison.

 


11/08/2019
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Franceinfo - le lundi 29 juillet 2019

 

 

Russie : l'opposant Alexeï Navalny "empoisonné" en prison par une "matière chimique inconnue"

 

 

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L'opposant russe avait été transféré de sa cellule à un hôpital, dimanche 28 juillet, après une réaction allergique qualifiée de "bizarre" par son entourage

 

 

 

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L'opposant russe Alexeï Navalny, le 20 juillet 2019 à Moscou (Russie). (SEFA KARACAN / ANADOLU AGENCY / AFP)

 

 

 

L'opposant russe Alexeï Navalny a été transféré de sa cellule de prison à un hôpital, dimanche 28 juillet, après une réaction allergique qualifiée de "bizarre" par son entourage. Son avocate, Olga Mikhaïlova, a finalement affirmé, lundi matin, qu'il avait été "empoisonné" par "une matière chimique inconnue". 

 

 

L'opposant au président russe, Vladimir Poutine, souffre notamment d'un gonflement des paupières et a de multiples abcès sur le cou, le dos, le torse et les coudes, a expliqué Anastassia Vassilieva, son médecin personnel, dans un message diffusé sur Facebook. Elle a précisé, lors de la conférence de presse donnée lundi matin, qu'Alexeï Navalny avait été renvoyé en prison alors qu'il n'est "pas totalement rétabli".

 

 

 

Trente jours de prison

"Il fallait le garder en observation", a expliqué Anastassia Vassilieva, assurant que l'hypothèse des autorités selon laquelle il aurait eu une réaction allergique au contact d'un produit chimique en prison ne tient pas la route.

 

 

"La réaction dermatologique doit se situer à l'endroit où il y a eu contact. Mais Alexeï a une éruption cutanée généralisée. C'est une intoxication généralisée", a-t-elle affirmé.

 

 

Opposant numéro un au Kremlin, Alexeï Navalny a été condamné mercredi 24 juillet à trente jours de prison pour des infractions "aux règles des manifestations". Il a été renvoyé en prison deux jours avant un rassemblement de l'opposition pour des élections libres, qui s'est soldé samedi par plus de 1 400 arrestations à Moscou, selon une ONG spécialisée dans le suivi des manifestations. 

 


30/07/2019
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Franceinfo - le dimanche 28 juillet 2019

 

 

Manifestation réprimée à Moscou : "L'autorisation d'utiliser la violence a été prise par l'administration présidentielle"

 

 

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La journaliste Zoya Svetova, militante des droits de l’homme en Russie, explique, dimanche sur franceinfo, que la police a été "très féroce" lors de la manifestation des opposants réclamant des élections libres dans la capitale russe

 

 

 

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Des policiers anti-émeute arrêtent des manifestants, à Moscou, le 27 juillet 2019, lors d'un rassemblement non-autorisé demandant aux candidats indépendants et à l'opposition de se présenter aux élections locales de septembre. (MAXIM ZMEYEV / AFP)

 

 

 

Manifestation tendue, samedi 27 juillet, à Moscou. Plus de 1 000 personnes ont été arrêtées dans le cadre d'une manifestation pour des élections libres. "L'autorisation d'utiliser la police et la violence dans la manifestation a été prise par l'administration présidentielle, peut-être par Poutine lui-même", affirme Zoya Svetova, dimanche matin sur franceinfo. La journaliste et militante des droits de l’homme en Russie "a l'impression que le pouvoir a peur de l'opposition, a peur que ses candidats soient enregistrés pour les élections locales et puisse les gagner".

 

 

>>>  "Tous les grands changements commencent par des petits pas" : à Moscou, la forte répression ne décourage pas l'opposition de manifester

 

 

Lors de cette manifestation, "la police était très féroce, très violente. Il y a eu au moins deux blessés parmi les manifestants et les interpellations étaient très violentes. La police battait les gens, les passaient à tabac", rapporte Zoya Svetova. "La majorité des personnes arrêtées se trouvent toujours [dimanche] matin dans les bureaux de police", annonce la journaliste. "Les leaders de l'opposition, les candidats au Parlement local de Moscou sont convoqués au tribunal demain [lundi]. On peut attendre vraiment une répression contre ces gens-là et contre ceux qui ont participé à la manifestation d'hier [samedi], peut-être même des peines de prison", poursuit la militante des droits de l'homme.

 

 

 

L'opposition espère mobiliser du monde

L'opposition dénonce le rejet des candidatures indépendantes en vue des élections locales du 8 septembre, qui s'annoncent difficiles pour les candidats soutenant le pouvoir dans un contexte de grogne sociale. "Les autorités affirment que les signatures qu'ils ont rassemblées étaient fausses, ce qui n'est pas vrai. Pour les candidats du pouvoir, personne n'a vérifié les signatures", dénonce Zoya Svetova.

 

 

"La répression est terrible. Je pense que la prochaine manifestation, prévue le 3 août prochain, n'aura pas lieu. Les leaders de l'opposition seront peut-être en prison", regrette la journaliste. "On pourrait avoir une 'petite révolution' s'il y avait des millions de Moscovites qui sortaient dans la rue, mais là, il y a environ 10 000 personnes, ce n'est pas beaucoup. Et ce n'est pas suivi dans les régions et les villes de campagne", déplore Zoya Svetova

 


28/07/2019
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Franceinfo - le samedi 27 juillet 2019

 

 

"C’est tout ce qu’il nous reste" : à Moscou, les opposants descendent dans la rue pour réclamer des élections libres

 

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Léo Vidal-GiraudfranceinfoRadio France

 

 

Des candidats indépendants ont été empêchés de participer à une élection locale, déclenchant la colère de l’opposition russe. Une manifestation est prévue samedi après-midi dans la capitale russe

 

 

 

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Un premier rassemblement a déjà eu lieu à Moscou, le 20 juillet 2019, pour soutenir les candidats de l'opposition. (MAXIM ZMEYEV / AFP)

 

 

 

Ambiance de veillée d’armes dans la capitale russe, samedi 27 juillet. L'opposition russe a appelé à une manifestation, dans l'après-midi, devant la mairie de Moscou, en plein centre-ville. Une réunion expressément interdite par les autorités locales. En cause, l’éviction des candidats d’opposition aux élections au Parlement de la ville de Moscou qui se tiendra le 8 septembre.

 

 

L’opposition s’était préparée depuis longtemps, espérant surfer sur un mécontentement grandissant en Russie. La popularité de Russie Unie, le parti au pouvoir, est si basse, que tous ses candidats à Moscou se sont présentés sans étiquette. Les candidats d’opposition, en particulier dans les arrondissements du centre-ville, avaient de réelles chances de succès.

 

 

 

Coup d'arrêt pour l'opposition

Le 14 juillet dernier, la Commission électorale a invalidé les candidatures de pratiquement tous ces candidats sous différents prétextes, tous assez grossiers. Depuis les opposants multiplient les recours et appellent à descendre dans la rue. Le 20 juillet, plus de 20 000 personnes ont défilédans le centre de Moscou pour exiger la participation des candidats d’opposition aux élections Pour l’instant, sans résultat.

 

 

Au contraire, face aux protestations, le pouvoir s'est raidi. L'arsenal répressif mobilisé est vraiment d’une ampleur rare : arrestations, inculpations de candidats d’opposition pour "entrave au bon fonctionnement des Commissions électorales", perquisitions à leur domicile et dans leur QG de campagne, interrogatoires nocturnes, pressions sur leurs familles, vérification de leur patrimoine à la recherche de "liens avec l’Occident".

 

 

Malheureusement, ces manifestations massives sont le seul moyen de faire pression sur le pouvoir et de changer quelque chose.Ivan Jdanov, directeur du Fonds de lutte contre la corruption à franceinfo

 

 

"On ne nous autorise pas à participer aux élections", estime Ivan Jordanov. Le directeur du Fonds de lutte contre la corruption de l’opposant Alexeï Navalny explique que "les tribunaux refusent d’examiner [leurs] demandes". Pour celui qui a vu sa candidature être invalidée, "la seule façon de faire pression, démocratiquement, sur le processus de décision, ce sont les meetings. C’est tout ce qu’il nous reste".

 

 

En attendant, le nombre de manifestants qui descendront aujourd’hui dans les rues de Moscou en dira long sur la capacité de l’opposition russe à mobiliser, et peut-être à faire reculer les autorités

 


27/07/2019
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Franceinfo - le mardi 29 mars 2018

 

 

Ex-espion russe empoisonné : Moscou expulse 60 diplomates et ferme le consulat américain à Saint-Pétersbourg

 

 

La Russie prend les mêmes mesures que celles ordonnées par Washington

 

 

 

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Le président russe, Vladimir Poutine, à Moscou, le 19 mars 2018. (YURI KADOBNOV / AFP)

 

 

 

 

Moscou contre-attaque. La Russie va expulser 60 diplomates américains et fermer le consulat des Etats-Unis à Saint-Pétersbourg, des mesures identiques à celles prises par Washington contre Moscou dans le cadre de l'affaire de l'empoisonnement de l'ex-espion russe Sergueï Skripal, a déclaré jeudi 29 mars le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.

 

 

Les mesures prises par Moscou "incluent l'expulsion du même nombre de diplomates et le retrait de l'accréditation du consulat général des Etats-Unis à Saint-Pétersbourg", dans le nord-ouest de la Russie, a déclaré Sergueï Lavrov lors d'une conférence de presse.

 


27/04/2018
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Ex-espion russe empoisonné : Moscou expulse 60 diplomates et ferme le consulat américain à Saint-Pétersbourg

 

 

La Russie prend les mêmes mesures que celles ordonnées par Washington

 

 

 


26/04/2018
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Franceinfo - le dimanche 18 mars 2018

 

 

Présidentielle en Russie : Vladimir Poutine réélu avec plus de 70% des voix, selon des chiffres provisoires

 

 

Ces chiffres s'appuient sur la base de 40% des bulletins dépouillés

 

 

 

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Vladimir Poutine sort de l'isoloir, le 18 mars 2018, à Moscou (Russie). (YURI KADOBNOV / REUTERS)

 

 

 

Ce qu'il faut savoir

 

 

Soirée sans suspense en Russie. Selon des résultats provisoires, Vladimir Poutine a été réélu, dimanche 18 mars, lors d'une présidentielle aux airs de plébiscite. Sur la base de 40% des bulletins dépouillés, le dirigeant russe a recueilli 74,2% des suffrages, d'après la Commission électorale. Deux sondages réalisés à la sortie des bureaux de vote lui donnent entre 73,9 et 76,3% des voix. Suivez notre direct.

 

 

Poutine au-delà de 70% ? Vladimir Poutine était crédité d'environ 70% des intentions de vote dans les derniers sondages. Son principal adversaire, le candidat communiste Pavel Groudinine, était crédité de 7% des voix, et le troisième, l'ultranationaliste Vladimir Jirinovski, de 5%, devant la journaliste libérale Ksénia Sobtchak (1à 2%).

 

 

107 millions d'électeurs appelés aux urnes. A 18 heures (heure de Moscou), la participation atteignait 52,71%, selon la Commission électorale, soit quatre points de plus qu'en 2012 à la même heure. Il y a six ans, la participation finale avait été de 65,27%.

 

 

L'opposition dénonce des fraudes. Ecarté de l'élection en raison d'une condamnation judiciaire, le principal opposant, Alexeï Navalny, a accusé le Kremlin de gonfler la mobilisation en bourrant les urnes ou en organisant le transport massif d'électeurs, parfois avec des pressions.

 


23/04/2018
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Franceinfo - le samedi 17 mars 2018

 

 

Ancien espion russe empoisonné : la Russie annonce l'expulsion de 23 diplomates britanniques

 

 

Cette annonce intervient après la décision de Theresa May, la Première ministre britannique, d'expulser 23 diplomates russes du Royaume-Uni

 

 

 

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Le ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov, le 14 mars 2018 à Moscou (Russie).  (KIRILL KUDRYAVTSEV / AFP)

 

 

 

La tension monte entre Londres et Moscou. Le ministère russe des Affaires étrangères a annoncé l'expulsion imminente de 23 diplomates britanniques de Russie, samedi 17 mars. Cette décision est une réponse à une mesure similaire annoncée par la Première ministre britannique, Theresa May, après l'empoisonnement au Royaume-Uni d'un ancien espion russe et de sa fille. 

 

 

"Vingt-trois membres du personnel diplomatique de l'ambassade britannique à Moscou sont déclarés persona non grata et vont être expulsés dans la semaine", a annoncé le ministère, qui avait convoqué l'ambassadeur britannique, Laurie Bristow.

 

 

L'activité du British Council "arrêtée" en Russie

 

La Russie a annoncé en parallèle qu'elle mettait fin aux activités du British Council en Russie. Cette organisation gouvernementale britannique a pour mission de promouvoir l'éducation et la culture britannique à l'étranger. 

 

"Etant donné le statut hors régulation du British Council en Russie, son activité est arrêtée", a annoncé le ministère russe des Affaires étrangères samedi.


23/04/2018
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Franceinfo - le jeudi 15 mars 2018

 

 

Comment la tentative d'assassinat d'un ancien agent double russe empoisonne les relations entre Londres et Moscou

 

 

Sergueï Skripal et sa fille Youlia ont été retrouvés empoisonnés, dimanche 4 mars, dans la petite ville de Salisbury, dans le sud de l'Angleterre

 

 

 

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Un policier interdit l'accès au parc où l'ex-agent double Sergueï Skripal et sa fille Youlia ont été retrouvés empoisonnés neuf jours plus tôt, mardi 13 mars 2018 à Salisbury, dans le sud de l'Angleterre. (GEOFF CADDICK / AFP)

 

 

C'est un minuscule parc, d'une trentaine de mètres de long sur une vingtaine de large, coincé entre la rivière Avon et un petit centre commercial aux briques rouges, le Maltings. Mais ce dimanche 4 mars, en milieu d'après-midi, une scène inhabituelle attire l'attention des badauds qui se promènent dans ce coin fréquenté de Salisbury, dans le sud de l'Angleterre : un sexagénaire bedonnant est avachi sur un banc, l'air complètement ailleurs, en compagnie d'une trentenaire elle aussi comateuse.

 

 

"Elle était appuyée sur lui, un peu comme si elle s'était évanouie. Lui faisait des mouvements étranges avec ses mains, les yeux levés au ciel, raconte Freya Church, témoin de la scène, à la BBC. J'étais anxieuse. Je me suis dit qu'il fallait que j'intervienne, mais pour être honnête, ils avaient l'air d'être tellement ailleurs que j'ai pensé que même si je m'approchais, je ne saurais pas comment les aider."

 

 

Avant l'arrivée de la police sur les lieux, à 16h15, on pense à une banale histoire d'excès de drogue, même si les deux victimes n'ont pas l'allure de junkies. Mais les autorités se rendent vite compte qu'il s'agit d'une urgence médicale et à 17h10, le sexagénaire et la trentenaire sont transportés à l'hôpital, où ils sont toujours dans un état critique. Les premiers journalistes de l'hebdomadaire local, le Salisbury Journal, arrivent sur les lieux à 17h43, raconte le Guardian.

 

 

L'affaire prend une tournure plus inquiétante quand les policiers et ambulanciers dépêchés sur les lieux se plaignent à leur tour de difficultés à respirer et d'irritations aux yeux. Un policier est toujours hospitalisé et se trouve dans un état "grave mais stable", selon The Sun.

 

 

Un ex-agent double devenu monnaie d'échange

 

Ce n'est que lorsque les victimes sont identifiées que ce fait divers prend une dimension internationale : le sexagénaire est Sergueï Skripal, un ancien espion russe qui a travaillé au service de Sa Majesté, et la trentenaire est sa fille Youlia, venue de Moscou lui rendre visite. L'homme n'a rien d'un inconnu : il a été recruté à partir de 1995 par le MI6, qui souhaitait tirer profit de sa position privilégiée au sein du GRU, les redoutés services de renseignements de l'armée russe. L'agent double avait ensuite passé quatre ans au ministère des Affaires étrangères russe, avant de devenir professeur à l'Académie militaro-diplomatique du ministère de la Défense.

 

 

Jusqu'à son arrestation en 2004, Sergueï Skripal avait fourni l'identité de plusieurs dizaines d'agents secrets russes opérant en Europe et des informations sur les unités militaires russes et leur état de préparation au combat. En échange, il aurait reçu 100 000 dollars, perçus via un compte bancaire en Espagne. Démasqué, il avait été condamné en août 2006 à 13 ans de camp à régime sévère.

 

 

Mais l'histoire ne s'est pas arrêtée là : en 2010, l'arrestation spectaculaire de dix agents russes "dormants" aux Etats-Unis remettait Sergueï Skripal au cœur de l'attention. Il est échangé, comme d'autres agents doubles emprisonnés par Moscou, contre les 10 agents russes. Au terme de cet échange historique, le plus important depuis la fin de la Guerre froide, il se réfugie au Royaume-Uni où il menait une vie discrète.

 

 

Une arme chimique qui agit sur le système nerveux

 

A Londres, alors que l'ex-agent double et sa fille sont toujours hospitalisés dans un état critique, la police antiterroriste s'active. Le premier objectif est d'identifier la substance utilisée pour empoisonner les deux victimes. Mardi 7 mars, en début de soirée, le patron de la police antiterroriste Mark Rowley prend finalement la parole devant la presse à Londres : père et fille ont été victimes d'une "tentative de meurtre par l'administration d'un agent innervant". Autrement dit, une substance chimique qui agit sur le système nerveux. Parmi les plus connues figurent le sarin, le tabun, ou encore l'agent VX, utilisé pour assassiner le demi-frère de Kim Jong-un

 

 

De son côté, le ministre des Affaires étrangères Boris Johnson n'avait pas attendu cette nouvelle pour pointer du doigt Moscou. La veille, il estimait devant des députés que cette affaire lui rappelait furieusement le cas d'Alexandre Litvinenko, ancien agent des services secrets russes empoisonné au polonium-210 en 2006, là aussi au Royaume-Uni. Une enquête britannique avait alors mis en cause la responsabilité de Moscou.

 

 

"Si l'enquête démontre la responsabilité d'un État, le gouvernement de Sa Majesté répondra de façon appropriée et ferme". Boris Johnsondevant les députés

 

 

La petite ville d'Angleterre bouclée par la police

 

Sur le terrain, la presse du monde entier débarque pendant que les autorités continuent leurs recherches. Des policiers passent au peigne fin tous les endroits fréquentés à Salisbury par Sergueï Skripal et sa fille pour déterminer la provenance de l'agent innervant. Une contamination "limitée" est rapidement constatée dans un restaurant italien et un pub où les deux victimes s'étaient rendues avant d'être retrouvées dans le parc. Le 11 mars, la médecin-cheffe de la Santé publique britannique invite au micro de la BBC les centaines de personnes ayant fréquenté ces lieux le jour ou le lendemain de l'empoisonnement à laver leurs vêtements et nettoyer sacs à main, lunettes et téléphones portables avec des lingettes désinfectantes.

 

 

Des renforts militaires sont également dépêchés à Salisbury pour déplacer des objets et des véhicules potentiellement contaminés. Les cordons de police ont été étendus autour de la maison de l'ex-espion, ainsi qu'au cimetière de la ville également interdit d'accès : des individus en combinaisons de protection et équipés de masques à gaz se sont affairés samedi autour de la tombe de l'épouse de Sergueï Skripal, morte en 2012 d'un cancer, et de la pierre commémorative érigée à la mémoire de son fils, emporté l'an dernier par une maladie du foie.

 

 

Une crise diplomatique entre Londres et Moscou

 

Lundi 12 mars au soir, Theresa May réagit finalement. Devant le Parlement, la Première ministre britannique annonce que les investigations ont révélé que l'agent innervant utilisé pour empoisonner l'ex-agent double appartient au groupe des agents "Novichok" mis au point par la Russie et somme Moscou de s'expliquer d'ici mardi à minuit.

 

 

Il est hautement probable que la Russie soit responsable des actes qui ont visé Sergueï et Youlia Skripal. (...) "Il s'agit soit d'une action ciblée de l'Etat russe contre notre pays, soit d'une perte de contrôle du gouvernement russe d'un agent innervant potentiellement dévastateur". Theresa Maydevant le Parlement

 

 

De fait divers local, l'affaire devient alors une crise internationale aux relents de Guerre froide. Accusant Londres de "colonialisme", le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a rejeté "l'ultimatum" lancé par Theresa May.

 

 

"La Russie est innocente". Sergueï Lavrov

 

 

Moscou "est prêt à coopérer" à l'enquête "si la Grande-Bretagne remplit ses obligations internationales", a encore déclaré mardi le ministre des Affaires étrangères russe, avant de réclamer l'accès à la substance chimique incriminée pour effectuer de nouvelles analyses. Selon lui, la Convention sur l'interdiction des armes chimiques prévoit qu'en cas d'utilisation de substances interdites, une demande d'information soit envoyée au pays soupçonné d'en être à l'origine qui, à son tour, a le droit de procéder à ses propres analyses.

 

 

Pas satisfaisant pour Theresa May. La Première ministre britannique avait prévenu. Mercredi, elle met ses menaces à exécution. "Il n'y a pas d'autre conclusion que celle selon laquelle l'État russe est coupable de la tentative de meurtre, assure-t-elle au Parlement. Cela constitue un usage illégal de la force par l'État russe contre le Royaume-Uni." En représailles, elle annonce la suspension des contacts bilatéraux de haut niveau et l'expulsion de 23 diplomates russes. Une réaction "hostile, inacceptable et injustifiée" pour Moscou.

 


23/04/2018
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Franceinfo - le dimanche 28 janvier 2018

 

 

"Je n’ai pas l’impression d’avoir le choix" : ils témoignent de la mainmise de Poutine sur la présidentielle en Russie

 

 

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Camille Adaoust France Télévisions

 

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Alors que des manifestations sont prévues en Russie, dimanche 28 janvier, franceinfo a contacté des journalistes, des observateurs ou de simples habitants pour tenter de comprendre la situation sur place, à quelques semaines du scrutin

 

 

 

Moi, je ne vais pas prendre part aux élections. Je ne veux pas participer à cette farce." Pour Zoia Svetova, journaliste russe d'opposition, la décision est sans appel. Contactée par franceinfo, comme d'autres observateurs ou de simples habitants, elle qualifie l'élection présidentielle – qui va se dérouler en Russie le 18 mars prochain – d'"antidémocratique". Pour elle, ça ne fait aucun doute, Vladimir Poutine va être réélu car il n'y a pas "de vraie compétition". "Je pense que des gens vont sortir dans la rue pour manifester contre cela."

 

 

 

Une élection "sous contrôle"

 

C'est ce qu'a demandé Alexeï Navalny, l'opposant numéro un au Kremlin déclaré inéligible. "Ces élections ne sont pas des élections et mon rôle va maintenant consister à expliquer que cette procédure consiste de fait à renommer Poutine", a-t-il affirmé. Il a appelé les électeurs à boycotter le scrutin et à manifester dans toute la Russie, dimanche 28 janvier.

 

 

"C’est une élection sous contrôle. Le fait qu'Alexeï Navalny, qui est l’adversaire le plus sérieux de Poutine, ne puisse pas se présenter, ça montre que cette élection, le Kremlin veut la contrôler", analyse, auprès de franceinfo, Dominique Derda, correspondant de France Télévisions à Moscou. Un contrôle qui, d'après lui, passe avant tout par les médias. "Il faut bien imaginer que depuis que Poutine est au pouvoir, il a réussi à prendre le contrôle des médias audiovisuels d’une façon qui ferait rêver beaucoup de dirigeants dans d’autres pays."

 


05/02/2018
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le Progrès du samedi 30 décembre 2017

 

 

L'EI REVENDIQUE L'ATTAQUE A SAINT-¨PÉTERSBOURG

 

 

Le groupe jihadiste État islamique (EI) a revendiqué l'attaque qui a fait 13 blessés mercredi dans un supermarché de Saint-Pétersbourg en Russie, selon un communiqué diffusé par son organe de propagande Amaq. "L'attaque qui a visé un centre commercial à Saint-Pétersbourg avant-hier (mercredi) a été menée par un groupe dépendant de l'État islamique", indique le communiqué.

 


30/12/2017
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