L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

ENVIRONNEMENT et climat

Pourra-t-on empêcher que la planète ne se réchauffe trop ? Encore un pari de plus pour vivre mieux et surtout économiser notre environnement si précieux. Là, on part pour le futur...


Franceinfo - le lundi 9 juillet 2018

 

 

 

Rejets toxiques dans les Pyrénées-Atlantiques : Sanofi annonce l'arrêt immédiat de l'activité de son usine fabriquant la Dépakine

 

 

Cette décision intervient quelques heures après la révélation par franceinfo d'une plainte de l'association France Nature Environnement

 

 

 

15444503.jpg

 

L'usine Sanofi de Mourenx (Pyrénées-Atlantiques), le 9 juillet 2018. (MAXPPP)

 

 

La réaction n'a pas tardé. Le groupe pharmaceutique Sanofi a annoncé, lundi 9 juillet, qu'il allait cesser "dès aujourd'hui" l'activité de son usine chimique de Mourenx (Pyrénées-Atlantiques), qui fabrique la Dépakine et qui a rejeté, en avril, jusqu'à 190 000 fois la norme autorisée de bromopropane, une substance cancérigène.

 

 

Dimanche, franceinfo avait révélé le dépôt d'une plainte de l'association France Nature Environnement dans cette affaire. Sanofi avait été mis en demeure de faire des travaux avant fin juillet, mais l'entreprise estimait qu'il n'y avait aucun risque "inacceptable" pour la santé.

 

 

Le groupe veut "un retour à la normale"

 

Dans un bref communiqué, lundi, Sanofi Chimie dit avoir décidé "d'engager dès aujourd'hui l'arrêt de la production de son site de Mourenx, et d'opérer les améliorations techniques annoncées et indispensables à un retour à la normale". L'entreprise précise avoir diligenté une enquête interne "pour mieux comprendre les causes et l'historique de la situation".

 


12/07/2018
0 Poster un commentaire

Franceinfo - le dimanche 8 juillet 2018

 

 

INFO FRANCEINFO. L'usine Sanofi qui fabrique la Dépakine à Mourenx émet des rejets toxiques bien au-delà des normes

 

 

Selon une information franceinfo, l'usine qui fabrique la dépakine pollue bien au delà des normes. L'association France Nature environnement a décidé de porter plainte

 

 

 

15437303.jpg

 

 La Dépakine, un médicament anti-épileptique commercialisé par les laboratoires Sanofi, est mis en cause dans des malformations chez plusieurs centaines d'enfants. (JULIO PELAEZ / MAXPPP)

 

 

 

L'association France Nature environnement a décidé de porter plainte lundi 9 juillet contre l’usine Sanofi du bassin de Lacq à Mourenx (Pyrénées-Atlantiques) qui fabrique la Dépakine et qui pollue bien au-delà des normes autorisées, révèle franceinfo dimanche 8 juillet.

 

190 000 fois la norme autorisée 

 

L’usine a rejeté, en avril dernier, jusqu’à 190 000 fois la norme autorisée de bromopropane, une substance inodore mais classée comme cancérigène mutagène et avec des effets susceptibles d’altérer la fécondité.

 

Cinq polluants qui peuvent aggraver les phénomènes de pollution atmosphérique et provoqués des problèmes respiratoires chez les habitants sont dans le collimateur. Les associations de riverains et les associations environnementales qui siègent dans la commission de suivi du site industriel sont particulièrement choquées par les niveaux de polluants et les délais de réaction de l'usine qu'elles jugent "inadmissibles." Le site rejetterait aussi du valproate de sodium, la base de la Dépakine, et ce à des niveaux de plusieurs tonnes par an.

 

 

Un médicament déjà dans l'oeil du cyclone

 

Sanofi a été mis en demeure de faire des travaux avant fin juillet, mais l'entreprise estime qu'il n'y a aucun risque "inacceptable" pour la santé. Les associations demandent à ce que la justice tranche. Une réunion est également prévue ce mercredi entre les associations, les élus et les services de l'état.

 

 

La Dépakine, médicament anti-épileptique, est par ailleurs dans l'œil du viseur pour ses effets sur les enfants des femmes qui l'ont pris pendant leur grossesse. L'Assurance maladie et l'Agence du médicament (ANSM) ont compté jusqu'à 30 000 enfants victimes de troubles mentaux et de développement.

 


12/07/2018
0 Poster un commentaire

Franceinfo - le mercredi 4 juillet 2018

 

 

Comment préserver la biodiversité ? Suivez la présentation du plan du gouvernement contre le déclin des espèces

 

 

 

 

Les mesures seront détaillées par Edouard Philippe depuis le Muséum national d'histoire naturelle, à Paris

 

 

 

15403797.jpg

 

 

 Le Premier ministre, Edouard Philippe, et le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, visite une plateforme multimodale à Bonneuil-sur-Marne (Val-de-Marne), le 16 avril 2018. (PHILIPPE LOPEZ / AFP)

 

 

 

Ce qu'il faut savoir

 

 

Objectif : sauver notre biodiversité qui "se meurt en silence". Près de deux mois après l'appel de Nicolas Hulot à Marseille (Bouches-du-Rhône), le gouvernement présente, mercredi 4 juillet, depuis le Muséum national d’histoire naturelle, à Paris, son plan destiné à endiguer une biodiversité en perdition. Les mesures seront détaillées par le Premier ministre Edouard Philippe, entouré de plusieurs ministres, dans une allocution que vous pouvez regarder sur notre site franceinfo.fr.

 

 

Un plan de 90 mesures. Abeilles décimées, campagnes vidées de leurs oiseaux, insectes volatilisés... le constat d'un déclin accéléré est sans appel. Pour tenter de prévenir une disparition programmée, le gouvernement s'apprête à dévoiler 90 mesures, plus incitatives que contraignantes. 

 

 

Haro sur les pesticides et objectif zéro plastique. Selon le Parisien, "les collectivités devront publier les quantités de pesticides utilisés sur leur territoire". Afin de protéger les océans, le plan prévoit aussi de "supprimer progressivement 12 produits en plastique à usage unique retrouvés le plus fréquemment sur les plages", comme les pailles ou les touillettes. Le plan prévoit aussi un plan national d'actions pour la protection des cétacés ou encore un "Shazam" des plantes pour rapprocher les citoyens de la nature, ajoute le quotidien.

 

 

Un plan suffisant ? La biodiversité n'en est pas à sa première tentative de sauvetage : il y a eu la stratégie nationale 2011-2020 avec ses vingt objectifs, les conférences environnementales des années Hollande, la loi pour la reconquête de la biodiversité de 2016... Et, en parallèle, le processus de négociations et engagement au niveau international. Pourtant, le mouvement s'accélère.

 


10/07/2018
0 Poster un commentaire

Franceinfo - le mardi 12 juin 2018

 

 

Intempéries : les précipitations ont été "caractéristiques des pluies tropicales", selon Météo France

 

 

En Ile-de-France, un RER a déraillé à la suite d'un glissement de terrain provoqué par les pluies

 

 

 

15227367.jpg

 

 

Le centre-ville de Sète (Hérault) sous une pluie battante, le 11 juin 2018. (MAXPPP)

 

 

En attendant "la fin des hostilités", promise par Météo France pour mercredi, la France continue de vivre au rythme des orages et des inondations avec 24 départements en alerte orange, mardi 12 juin au matin. Cette situation provoque d'importantes perturbations sur les routes, notamment en Ile-de-France où plus de 500 km de bouchons ont été recensés peu après 8 heures. Un RER a en outre déraillé à la suite d'un glissement de terrain provoqué par les pluies.

 

 

Une situation "exceptionnelle", où les précipitations observées sur l'Hexagone possèdent les "caractéristiques des pluies tropicales", estime François Jobard, prévisionniste à Météo France interrogé par franceinfo.

 

 

 

Franceinfo : Quelle est la situation ce matin ?

 

 

François Jobard : Il a beaucoup plu depuis hier soir sur un axe situé entre la Champagne, l'Ile-de-France, le sud de la Picardie, et qui s'étend jusqu'aux Pays de la Loire en passant par la Basse-Normandie. Les précipitations se sont concentrées sur cet axe, qui reste à peu près stationnaire.

 

 

Les pluies vont continuer sur ces régions qui ont recueilli énormément d'eau lors des dernières 24 heures. On a ainsi mesuré entre 40 et 90 mm de pluie entre l'Ile-de-France et la région nantaise, où les précipitations ont pour le moment cessé. On attend encore 10 à 20 mm de pluie d'ici le milieu de matinée entre le nord de l'Ile-de-France, la Mayenne et l'Orne. Il faut s'attendre à des bouchons importants sur les routes.

 

 

La pluie revient aussi sur le sud-ouest de la France, notamment dans Pyrénées-Atlantiques, les Landes, la Gironde, le Gers et le Tarn-et-Garonne. La situation est remarquable dans le Midi toulousain, où plusieurs cours d'eau sont placés en vigilance en raison du risque de crues.

 

 

 

La situation est-elle inédite ?

 

 

C'est exceptionnel, oui. Nous ne disposons pas encore des valeurs définitives, mais nous avons d'ores et déjà mesuré 78 mm de pluies en 24 heures à la station météorologique de Paris-Montsouris. C'est un record pour un mois de juin, d'autant qu'il continue à pleuvoir. Le précédent record remontait au 24 juin 1960, avec 58 mm.

 

 

On a même une situation encore plus exceptionnelle à Orly, où le record historique a été battu, tous mois confondus : le précédent était de 66 mm le 24 août 1987, et cette fois-ci, nous serons au moins à 70 mm.

 

 

On a notamment eu un gros orage hier, au cours duquel 36 mm de pluie sont tombés en une heure. C'est très rare, et plutôt caractéristique des pluies tropicales. Mais cette situation n'existe pas qu'en Ile-de-France : partout où on a pu assister ces dernières semaines à des crues-éclair, on a pu percevoir des précipitations de ce genre, durables et soutenues pendant une partie de la nuit.

 

 

 

Se dirige-t-on vers une amélioration ?

 

 

Les pluies resteront soutenues jusqu'en milieu de matinée dans le nord de l'Ile-de-France, le sud de la Picardie et la Normandie. C'est-à-dire sur un axe où les cumuls sont déjà importants.

 

 

Dans les régions du Sud-Ouest, on attend des cumuls de 30 à 50 mm en plaine, et localement vers le Pays basque vers 70 à 100 mm, ce qui devrait avoir des conséquences sur les cours d'eau, qu'il faudra surveiller.

 

 

Sur la majeure partie des régions, on aura une belle amélioration demain. Le temps devrait être quasiment sec, même si quelques averses sont à prévoir près des Pyrénées-Atlantiques et le sud des Alpes. La bonne nouvelle est pour les habitants du sud de la France, qui n'ont pas été gâtés en mai. Ils retrouveront dès demain une belle chaleur estivale.

 

 

En fait, depuis la mi-mai, la France est sous une masse d'air chaude et instable qui persiste, et qui n'a jamais été réellement balayée. Dès demain, on va retrouver des courants plus océaniques, avec une masse d'air moins humide et plus stable, et donc une situation plus classique pour la saison.

 


28/06/2018
0 Poster un commentaire

Franceinfo - le lundi 11 juin 2018

 

 

Intempéries : 15 départements en vigilance orange en raison des crues, des inondations et des orages

 

 

Des records de précipitations ont été battus dans plusieurs départements lundi

 

 

 

15230149.jpg

 

Près de Thionville (Moselle), le 10 juin 2018. (MAXPPP)

 

 

Ce qu'il faut savoir

 

Quinze départements sont toujours placés en vigilance orange par Météo France, mardi 12 juin. Dans la soirée, l'alerte a été levée en Ardèche, dans la Drôme et dans la Loire. Le phénomène devrait cesser mercredi à midi dans les autres départements.

 

 

Vigilance aux crues dans 13 départements : le Calvados, l'Eure, l'Eure-et-Loir, la Haute-Garonne, le Gers, l'Ille-et-Vilaine, les Landes, le Lot-et-Garonne, l'Orne, les Pyrénées-Atlantiques, les Hautes-Pyrénées ; la Sarthe et la Tarn-et-Garonne.

 

 

Treize départements sont en alerte aux inondations : le Calvados, l'Eure, l'Eure-et-Loir, la Haute-Garonne, le Gers, l'Ille-et-Vilaine, les Landes, le Lot-et-Garonne, l'Orne, la Sarthe, le Tarn-et-Garonne, les Pyrénées-Atlantiques et les Hautes-Pyrénées. Ces deux derniers départements sont, pus exactement, en vigilance orange "pluie et inondation".

 

 

L'alerte aux orage ne concerne plus que deux départements : l'Isère et le Rhône.

 

 

Des records de précipitations ont été battus. Météo France a mesuré 78 mm de pluie en 24 heures à la station de Paris-Montsouris, un record pour un mois de juin, selon le prévisionniste François Jobard joint par franceinfo. Les pluies sont en train de cesser sur la Picardie. Depuis le début de l'épisode, hier, des cumuls dépassant parfois les 50 mm ont été constatés dans cette région. Dans les Yvelines, à Achères, 83 mm ont été relevés.

 

 

Un RER B déraille dans l'Essonne. Une rame de RER B a déraillé au niveau de Courcelle-sur-Yvette à cause d'un glissement de terrain. Trois personnes ont été légèrement blessées


28/06/2018
0 Poster un commentaire

Franceinfo - le mercredi 2 mai 2018

 

 

Le mont Everest en passe de devenir "le plus haut dépotoir au monde"

 

Alors qu'environ 1 500 personnes tentent son ascension chaque année, l'Everest, qui culmine à 8 848 mètres, est aujourd’hui considéré comme "le plus haut dépotoir au monde". La raison ? La ruée de touristes qui laissent derrière eux de nombreux déchets

 

 

 

4ce0365733352e15f70a923c0cd7b5deb5ffed84.jpg

 

Photo AFP

 

 

Chaque année, 1 500 personnes tentent de gravir le "toit du monde". "Environ 400 atteignent le sommet et toutes laissent derrière elles une trace assez dramatique pour l'environnement", explique Axel Zeiliger, producteur du documentaire Everest Green. Pour lutter contre cette pollution massive, des associations se mobilisent depuis quelques années et lancent des opérations de nettoyage, avec l’aide de sherpas. 

 

 

 

Piles, boîtes de conserve, canettes, emballages, matériels usagés, cartouches de gaz, cordes anciennes et déchets alimentaires sont conservés par le congélateur himalayen. Chaque opération de nettoyage permet ainsi de ramasser des centaines de kilos, parfois des tonnes d’ordures qui n'ont pas pu être brûlées sur place. En 2017, l’association Everest Green a notamment collecté 5,3 tonnes de déchets en un mois. Un chiffre alarmant qui s’explique par un tourisme de masse largement au-dessus des capacités d’accueil du sommet.

 


01/06/2018
0 Poster un commentaire

Franceinfo - le vendredi 4 mai 2018

 

 

"La disparition des vers de terre est aussi inquiétante que la fonte des glaces", selon l'astrophysicien Hubert Reeves

 

 

Le célèbre astrophysicien québécois était l'invité d'Elise Lucet après la diffusion dans "Envoyé spécial" d'un reportage alertant sur la "sixième extinction animale", ou la disparition progressive d'espèces animales parmi les plus communes

 

 

 

hubert-reeves.png


 

 

On ne présente plus le célèbre astrophysicien québécois qu'Elise Lucet avait invité après la diffusion dans "Envoyé spécial" d'un reportage alertant sur la disparition progressive de dizaines d'espèces animales communes. "Nous maltraitons beaucoup notre planète, et nous allons en subir les effets, confirme Hubert Reeves. Cela va vouloir dire d'énormes bouleversements. On ne retrouvera jamais notre planète telle qu'elle était avant le début de l'ère industrielle. Il va falloir s'y adapter. Je crois que c'est possible. [...] C'est une lutte pour arriver à garder la planète habitable."

 

 

Cette sixième extinction annoncée inquiète aussi par sa rapidité fulgurante. Si la vie s'est maintenue après les cinq grandes extinctions précédentes, "celle-ci est cent ou mille fois plus rapide, souligne le scientifique. La nature n'a jamais vécu de changement aussi rapide, nous ne savons pas si elle s'adaptera".

 

 

"Il y a des solutions, on les voit se mettre en place un peu partout"

 

Moins visible que la fonte des glaces, la disparition des vers de terre est "un bon exemple du fait qu'une toute petite chose à peine visible peut prendre une importance majeure". Les tunnels qu'ils creusent permettent en effet de garder la terre fertile en l'aérant et en la drainant. "On les a éliminés jusqu'à 70%, voire 90%, on sait très bien que cela stérilise les sols, et on est prêts à vivre avec ça..." 

 

 

Pour autant, Hubert Reeves pense qu'il faut garder espoir, car "il se fait des choses aujourd'hui, et il y a un avenir possible". Il mentionne par exemple une campagne menée à Toulouse contre la pollution lumineuse par l'éclairage nocturne. A condition d'arrêter aussi le forage du pétrole et du charbon et, à l’échelle individuelle, de diminuer sa consommation de viande, il n'est pas trop tard pour inverser la vapeur. "Il y a des solutions, on les voit se mettre en place un peu partout. On voit un éveil très dynamique chez les jeunes. Il peut y avoir un avenir, mais ça ne sera pas facile."

 

 

Un documentaire, "Hubert Reeves : la Terre vue du cœur", sort en France le 23 mai.

Une interview diffusée dans "Envoyé spécial" le 3 mai 2018.

 


01/06/2018
0 Poster un commentaire

Franceinfo - le vendredi 4 mai 2018

 

 

La France creuse sa dette écologique

 

 

Dans un rapport publié vendredi 4 mai, le Fonds mondial pour la nature (WWF) estime que la France fait partie, cette année, des dix premiers pays à vivre à crédit sur le dos de la nature

 

 

11367739.jpg

 

Les côtes bretonnes vues depuis la Station spatiale internationale, sous l'œil du spationaute Thomas Pesquet, mardi 6 décembre. (ESA / NASA)

 

 

À partir de samedi 5 mai, la France aura atteint le jour de "son dépassement écologique", selon un rapport de l'ONG WWF France, en partenariat avec le Global Footprint Network, rendu public vendredi 4 mai. Concrètement cela veut dire que si le monde entier vivait comme les Français, à partir du 5 mai, la planète aurait déjà consommé l'ensemble des ressources naturelles qu'elle peut renouveler en un an.

 

 

L'un des plus gros "prédateurs" de la planète

 

Chaque année, WWF établit le jour du dépassement mondial autour du mois d'août, la date française arrive bien plus tôt et classe le pays comme un des plus gros "prédateurs" de la planète.

 

 

Positionnement du jour du dépassement de la France par rapport à d'autres pays.
Positionnement du jour du dépassement de la France par rapport à d'autres pays. (WWWF)

 

 

Selon ce rapport, la France fait partie des 10 premiers pays à vivre à crédit cette année sur le dos de la nature, derrière le Qatar, les États-Unis ou la Russie, mais bien avant l'Espagne ou le Maroc par exemple. Si toute l'humanité consommait comme les Français, il faudrait près de trois planètes pour subvenir aux besoins, selon WWF. Un résultat bien au-dessus de la moyenne mondiale qui se situe autour de 1,7 Terre.

 

 

C'est la première fois que WWF France choisit de mettre l’accent sur le jour du dépassement français. L'objectif est d'"envoyer un signal fort à un moment politique clef où plusieurs lois et décisions sont attendues dans les domaines de l’alimentation, des mobilités, de l’énergie, de la biodiversité ou encore de la lutte contre la déforestation importée", indique l'ONG.

 

 

"Inacceptable"

 

"C'est en fait un travail de calcul qui est effectué sur la base de surfaces. À la fois les surfaces en océans qui nous sont indispensables pour pêcher, les surfaces en cultures et des surfaces notamment en forêt qu'il nous faut pour absorber les émissions de gaz à effet de serre", a expliqué Pierre Cannet du WWF à franceinfo.

 

 

Depuis 2015, année de la COP 21, le jour du dépassement [de la France] se dégrade. Pierre Cannet, WWF Franceà franceinfo

 

 

Pour WWF, c'est donc le signe "qu'il est urgent de mettre en place une stratégie de désendettement écologique" et de "revoir nos modes de production et consommation". 

 

 

 

Aujourd’hui, la composante carbone liée à la combustion d’énergies fossiles représente plus de la moitié de l’empreinte de la France (56%). Elle est suivie des composantes cultures (20%) et produits forestiers (11%).
Aujourd’hui, la composante carbone liée à la combustion d’énergies fossiles représente plus de la moitié de l’empreinte de la France (56%). Elle est suivie des composantes cultures (20%) et produits forestiers (11%). (WWF)

 

 

Dans son rapport, le WWF juge "inacceptable de continuer à ignorer les limites de la planète en opposant le développement économique à la protection de l'environnement" car "l'épuisement des ressources naturelles menace notre stabilité économique et la survie de l'humanité elle-même".

 


31/05/2018
0 Poster un commentaire

Franceinfo - le mardi 24 avril 2018

 

 

Tempête tropicale Fakir : deux morts dans une coulée de boue à La Réunion

 

 

Un jeune couple a été surpris dans son sommeil. De fortes pluies et des rafales s’abattent sur l’île depuis lundi. La tempête a aussi occasionné de gros dégâts sur les routes

 

 

 

14880201.jpg

 

Capture d'écran d'une vidéo prise par un internaute pendant le passage de la tempête Fakir, à La Réunion, le 24 avril 2018. (REUNION 1ERE / FRANCEINFO)

 

 

 

Un jeune couple a été tué, mardi 24 avril, dans la tempête tropicale Fakir à La Réunion. Les deux victimes ont été emportées dans une coulée de boue à l'Etang-Salé, commune située au sud de l'Ile. Selon des responsables de la gendarmerie, le couple originaire de l'île avait loué un bungalow de vacances, il a été surpris dans son sommeil.

 

 

Des rafales de vent comprises entre 100 et 130 km/h s'abattent sur le littoral et les hauteurs depuis lundi 23 avril dans la soirée, accompagnées de fortes précipitations. La tempête a également causé "de très gros dégâts" sur le réseau routier, comme le montre cette vidéo d'un internaute.

 


18/05/2018
0 Poster un commentaire

France info - le jeudi 19 avril 2018

 

 

Météo : 28°C à Paris cet après-midi, une première pour un 19 avril depuis 1949

 

 

Hors de la capitale, le mercure a atteint des records à Nevers ou en Normandie

 

 

 

12736435.jpg

 

Il n'avait jamais fait aussi chaud dans la capitale pour un 19 avril depuis 1949. (GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)

 

 

 

Il fait 28°C en moyenne à Paris jeudi 19 avril. Une première depuis 1949, où il avait fait 30°C, note Météo France, interrogée par franceinfo. "Au parc Montsouris (14e arrondissement) il fait même 28,5°C", souligne Météo France. A Nevers, dans la Nièvre, le record est également battu avec 27°C. Il y avait fait 25°C en avril en 2010.

 

 

Pluie de records en Normandie

 

Il a fait chaud en Normandie, comme jamais. Lisieux a battu, avec 28,2°C, son record du 9 avril 2017. Rouen a dépassé les 26,4°C du 15 avril 2015, avec ses 27,2°C ce jeudi. Evreux a enregistré un record de 26,7°C, contre 26,1°C le 29 avril 2010. A Deauville, où le record datait de 1955, la température a grimpé jusqu'à 26,7°C ce jeudi.

 

 

Cette vague de chaleur, digne de températures de juillet et qui va se poursuivre jusqu'à dimanche inclus, est due à un flux de sud très chaud qui vient du Maghreb. "Etant donné les températures élevées qui durent, il est très probable que le mois d’avril soit à nouveau très chaud et au dessus des normales de saison", conclut Météo France.

 


20/04/2018
0 Poster un commentaire

Franceinfo - le jeudi 22 février 2018

 

 

Bure : une opération lancée pour évacuer les opposants au projet d'enfouissement de déchets nucléaires

 

 

Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, a annoncé la nouvelle dans un communiqué

 

 

 

12190493.jpg

 

La barricade nord du Bois-Lejuc (Meuse), le 1er avril 2017. (THOMAS BAIETTO / FRANCEINFO)

 

 

 

La gendarmerie a lancé, jeudi 22 février, une opération pour "mettre fin à l’occupation illégale du Bois-Lejuc", un bois où sont retranchés des opposants au projet d'enfouissement de déchets nucléaires de Bure (Meuse), a indiqué le ministère de l'Intérieur dans un communiqué. Cette opération "vient mettre à exécution une décision de justice du tribunal de grande instance de Bar-le-Duc", précise le communiqué. Elle a débuté à 6h15, avec 500 gendarmes.

 

 

Ce bois de 221 hectares doit accueillir, si l'Etat valide le projet, la zone "puits" du projet Cigeo, l'un des deux sites visibles en surface de la "poubelle nucléaire". Des ascenseurs et des cheminées d'aération doivent, à terme, remplacer les hêtres, chênes et autres charmes de cette forêt feuillue.

 

 

"Cela ne va rien changer à notre détermination"

 

Contacté par franceinfo, Jean-François Bodenreider, président de l'association Les Habitants vigilants et opposé au projet, dénonce une "opération ridicule".

 

 

Le fait d'expulser par la violence des gens qui occupent le site ne va que déplacer le problème, et ne rien changer à notre détermination.Jean-François Bodenreiderà franceinfo

L'occupation des lieux a débuté en juin 2016, lorsque l'Andra, l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs, a commencé à défricher la forêt et à la ceindre d'un mur. Ces travaux avaient déclenché une première occupation du bois, puis une seconde à l'automne 2016. Une dizaine de militants vivaient depuis dans le bois.

 

 

L'agence doit réaliser des forages exploratoires dans la forêt afin de récolter des données en vue du dépôt de la demande d'autorisation de création du site, prévue pour 2019. Des forages rendus pour l'heure impossibles par l'occupation du bois. Saisi en référé par l'Andra, le TGI de Bar-le-Duc avait rendu en avril une décision d'expulsion du Bois-Lejuc.

 


12/03/2018
0 Poster un commentaire

Franceinfo - le mercredi 14 février 2018

 

 

Inondations de janvier : 275 communes reconnues en état de catastrophe naturelle

 

 

Des expertises complémentaires sont attendues dans le cas de 156 autres communes touchées par les intempéries

 

 

 

14379274.jpg

 

Des habitants de Tournus (Saône-et-Loire) traversent une rue inondée par la crue de la Saône, le 29 janvier 2018. (PHILIPPE DESMAZES / AFP)

 

 

 

L'état de catastrophe naturelle a été déclaré pour 275 communes touchées par les crues qui ont débuté fin janvier, ont annoncé les ministères de l'Intérieur, de la Transition écologique et de l'Economie dans un communiqué commun, mercredi 14 février. Ces communes ont bénéficié d'une "procédure accélérée". Les services experts ont notamment identifié les communes où la crue décennale avait été atteinte ou dépassée. Quelque 156 autres devront attendre les résultats d'expertises complémentaires. Une nouvelle réunion est prévue le 6 mars.

 

 

Un état permettant une meilleure indemnisation

 

La reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle permet aux victimes ayant souscrit un contrat d'assurance de dommages (multirisques habitation, entreprise, automobile...) d'être indemnisées pour les dégâts matériels dus aux inondations. "La priorité est désormais au retour à la normale", écrivent les trois ministères dans leur communiqué, mercredi. Ils assurent notamment que "les collectivités locales sont et resteront mobilisées pour l’enlèvement et le traitement des déchets qui résultent des crues".

 


26/02/2018
0 Poster un commentaire

Franceinfo - le jeudi 8 février 2018

 

 

En 1947, quand la neige faisait sourire les Parisiens

 

avatar
Simon Gourmellet France Télévisions

 

 

 

En 1947, 20 cm de neige recouvraient la capitale. Et à cette époque, le manteau blanc ne posait pas autant de problèmes qu'aujourd'hui

 

 

 

image-une-enfants-jouent-neige-paris-1930-arc-de-triomphe.jpg

 

 

 

De la neige, et des sourires. En 1947, plus de 20 cm de poudreuse tombent sur la région parisienne, avec des températures passant sous les -10 °C. Pas de record de bouchons à cette époque, mais de batailles de boules de neige, sans doute.

 

 

Sur ces images fournies par l'INA, on peut ainsi redécouvrir le Paris d'après-guerre sous un manteau blanc. Un terrain de jeu idéal pour les enfants, notamment pour patiner sur le bassin du jardin du Luxembourg, ou sur le Grand Canal du château de Versailles.

 

 

 

13171-17.jpg


19/02/2018
0 Poster un commentaire