L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

ENVIRONNEMENT et climat

Pourra-t-on empêcher que la planète ne se réchauffe trop ? Encore un pari de plus pour vivre mieux et surtout économiser notre environnement si précieux. Là, on part pour le futur...


Franceinfo - le mardi 21 janvier 2020

 

 

Tempête Gloria : 1 500 foyers privés d'électricité à cause de la neige dans les Pyrénées-Orientales

 

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En raison d'éboulements et d'inondations, la route côtière D114 a été fermée entre les stations balnéaires de Banyuls-sur-mer et Cerbère, limitrophe de l'Espagne

 

 

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Un chasse-neige à Vizzavona en Corse, le 20 janvier 2020.  (PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP)

 

 

 

Ce qu'il faut savoir

 

 

Il a neigé dès 200 m d'altitude dans le département des Pyrénées-Orientales, des chutes inhabituelles dues à la tempête Gloria, qui perturbe les transports en plaine et en montagne, selon Météo France, mardi 21 janvier. "La neige va continuer de tomber en montagne, et on attend un renforcement des précipitations en plaine", a indiqué la préfecture des Pyrénées-Orientales, département placé en alerte orange depuis lundi à 16 heures.

 

 

Trois personnes mortes en Espagne. La tempête Gloria a d'abord balayé l'Espagne, frappant le littoral méditerranéen de Valence à la Catalogne. Trois personnes sont mortes et près de 200 000 élèves étaient privés de classe.

 

 

L'autoroute A9 est fermée. Principal axe autoroutier entre la France et l'Espagne, l'A9 est fermée dans les deux sens entre Perpignan et le Boulou, la dernière sortie avant l'Espagne, car il a neigé au col du Perthus, dans les Pyrénées.

 

 

Les autocars mis à l'arrêt en zone montagneuse. Mardi et mercredi, les autocars assurant les transports en commun dans les zones montagneuses de la RN 116 ne pourront pas circuler sur cet axe. Lundi, des autocars transportant des enfants se rendant en classe de neige ont été stoppés par la neige et les enfants accueillis dans des salles communales, selon les pompiers.

 


21/01/2020
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Franceinfo - le lundi 20 janvier 2020

 

 

La Malaisie renvoie 150 conteneurs de déchets vers plusieurs pays dont la France

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

Les pays exportateurs de déchets et les compagnies maritimes ont assumé le coût du retour des conteneurs

 

 

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(SIMON GUILLEMIN / HANS LUCAS)

 

 

 

Retour à l'envoyeur. La Malaisie a renvoyé 150 conteneurs de déchets plastiques illégaux vers leurs pays d'origine, dont 43 vers la France, ont annoncé lundi 20 janvier les autorités, en soulignant que le pays d'Asie du Sud-Est ne voulait pas devenir une "décharge" pour les pays développés.

 

 

Au total, la Malaisie a renvoyé 150 conteneurs contenant quelque 3 737 tonnes de déchets, dont 43 vers la France, 42 vers le Royaume-Uni, 17 vers les Etats-Unis et 11 vers le Canada. Le pays compte en expédier encore 110 prochainement, dont 60 vers les Etats-Unis.

 

 

 

Le marché mondial du recyclage dans le chaos

Le marché mondial du recyclage a été plongé dans le chaos après la décision de la Chine de fermer sa porte à la majorité des types de déchets plastiques en 2018. De nombreuses entreprises chinoises de recyclage ont été délocalisées en Malaisie. Mais les capacités de recyclage y sont bien inférieures aux arrivages et certaines localités sont submergées par les déchets.

 

 

Les pays exportateurs de déchets et les compagnies maritimes ont assumé le coût du retour des conteneurs, selon la ministre de l'Environnement malaisienne. "Nous ne voulons pas payer un seul centime. Les gens envoient des ordures chez nous, nous ne sommes pas censés payer pour les renvoyer", a-t-elle déclaré.

 

 

Plusieurs pays d'Asie du Sud-Est ont pratiqué la même politique ces derniers mois. L'Indonésie a réexpédié plusieurs centaines de conteneurs vers leurs pays d'origine et les Philippines ont renvoyé l'été dernier au Canada un cargo contenant une soixantaine de conteneurs après un long conflit.

 


20/01/2020
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Franceinfo - le mercredi 15 janvier 2020

 

 

Constitution, autoroutes, écocide, temps de travail, politique agricole... Sept pistes sur lesquelles planche la Convention citoyenne pour le climat

 

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Thomas BaïettoFrance Télévisions

 

 

Les 150 Français tirés au sort pour participer à cette assemblée ont poursuivi ce week-end leurs travaux pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Franceinfo vous présente quelques-unes des pistes de mesures qui ont émergé

 

 

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La Convention citoyenne pour le climat, lors de l'audition de Nicolas Hulot, le 18 novembre 2019 à Paris. (MAXPPP)

 

 

 

"Maintenant, on entre dans la deuxième mi-temps". Devant la Convention citoyenne pour le climat (CCC), Thierry Pech a prévenu, dimanche 12 janvier, les 150 Français tirés au sort qui la composent. "La deuxième mi-temps, elle est plus dure que la première. Parce qu'il faut faire des choix", a lancé le coprésident du comité de gouvernance de cette instance. Après trois week-ends de travaux consacrés à des auditions d'experts, cette assemblée lancée à l'issue du grand débat et de la crise des "gilets jaunes" est entrée dans le vif du sujet : "définir une série de mesures en matière de lutte contre le changement climatique permettant d'atteindre une baisse d'au moins 40% des émissions de gaz à effet de serre (GES) d'ici 2030 (par rapport à 1990) dans un esprit de justice sociale".

 

 

Dimanche, chaque groupe – "Se nourrir", "Produire-travailler", "Consommer", "Se loger", "Se déplacer" – a présenté en séance plénière ses pistes de travail, premières ébauches des mesures qui pourraient, comme Emmanuel Macron l'a redit vendredi, être soumises à référendum. Si la majorité des propositions se résument à des déclarations d'intention, parfois un peu floues, elles contiennent des changements majeurs pour notre société. Franceinfo vous présente ces pistes qui doivent encore être débattues et validées par l'ensemble de la Convention avant d'être remises au gouvernement début avril.

 

 

 

1 - Modifier l'article 1 de la Constitution pour une République "écologique"

C'est l'un des gros morceaux de cette Convention. Faut-il modifier la Constitution pour contraindre l'Etat à mieux prendre en compte les enjeux écologiques ? Samedi 11 janvier, le groupe de travail chargé de l'examiner a reçu deux juristes opposés sur la question en audition. Le premier, Julien Bétaille, professeur de droit public à l'université de Toulouse, a partagé son scepticisme sur l'efficacité d'une telle mesure, arguant que le fond du problème était surtout d'appliquer pleinement le droit existant et notamment la Charte de l'environnement intégrée à la Constitution en 2004. La seconde, Valérie Cabanes, juriste engagée pour les droits de l'environnement, a proposé d'inscrire la lutte contre le réchauffement climatique et les limites planétaires dans l'article 1er de la Constitution.

 

 

C'est la seconde option qui semble l'emporter pour le moment. En conclusion du week-end, les citoyens ont en effet proposé à leurs collègues de "creuser et débattre des modalités de modification de l'article 1 de la Constitution". Aujourd'hui, cet article dispose notamment que "la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée". Lors de son audition, Valérie Cabanes a proposé d'intégrer les mots "solidaire" et "écologique" dans la définition de la République et d'ajouter une phrase dans l'article : "La République veille à un usage économe et équitable des ressources naturelles, garantit la préservation de la diversité biologique et lutte contre les changements climatiques dans le cadre des limites planétaires. Elle assure la solidarité entre les générations : une génération ne peut assujettir les générations futures à des lois moins protectrices de l'environnement que celles en vigueur".

 

 

 

2 - Abaisser la vitesse sur les autoroutes à 110 km/h

Sur le délicat sujet des transports, qui représentent la première source d'émission de gaz à effet de serre de la France, le groupe "Se déplacer" ne veut pas entendre parler d'une nouvelle taxe carbone, élément déclencheur de la crise des "gilets jaunes". A la place, le groupe suggère de "modifier l'utilisation de la voiture individuelle, en sortant de l'usage de la voiture en solo et en proposant des solutions alternatives". Une formule générale derrière laquelle on trouve notamment une mesure très concrète : "réduire la vitesse sur les autoroutes de 130 à 110 km/heure". Dans une fiche d'analyse communiquée aux citoyens, le ministère de la Transition écologique estime le gain en termes d'émission de CO2 "de l'ordre de 1,5 million de tonnes de CO2 par an" (à comparer avec les 306,5 millions de tonnes émises par la France en 2019) mais juge négativement cette mesure, en raison de son coût en temps de déplacement perdu.

 

 

 

3 - Création d'un "CO2-score" pour réguler la publicité

"Nous devons changer nos modes de vie en consommant moins et mieux", estime le groupe "Consommer" dans son bilan. Pour ce faire, ses membres proposent d'instaurer de nouvelles règles pour la publicité. L'idée est de créer un indicateur, le "CO2-score", une sorte de Nutri-Score pour le carbone, qui permettrait de classer les produits en fonction de leurs émissions de CO2, et de l'utiliser pour "réguler" la publicité. Cette régulation pourrait aller jusqu'à l'interdiction de la pub pure et simple pour certains produits. Le groupe "Se déplacer" a par exemple réfléchi à l'interdiction de la réclame pour les SUV, ces véhicules particulièrement polluants.

 

 

 

4 - Rendre "obligatoire et coercitive" la rénovation des bâtiments

Le groupe "Se loger" a lui l'ambition de "transformer le parc immobilier en généralisant les bâtiments bas carbone durables, renouvelables et à énergie positive". Cet objectif passe par la "rénovation de tous les bâtiments pour tous d'ici 2040". Pour ce faire, les citoyens qui ont planché sur ce thème proposent de "rendre obligatoire et coercitive la rénovation globale des bâtiments". S'ils ne détaillent pas la manière d'y parvenir, ils proposent à côté la création d'un guichet unique pour faciliter cette démarche et la refonte des aides dans ce domaine.

 

 

 

5 - Création du crime d'écocide

Rejetée à l'Assemblée nationale mi-décembre, la création du crime d'écocide, défini par les députés comme "toute action concertée et délibérée tendant à causer directement des dommages étendus, irréversibles et irréparables à un écosystème, commise en connaissance des conséquences", est reprise par la Convention citoyenne, via le groupe de travail "Se nourrir". Ce dernier a semble-t-il été plus convaincu par la juriste Valérie Cabanes que par le président de la République. Vendredi 10 janvier, Emmanuel Macron s'y était dit favorable mais avait déclaré : "C'est un travail qui n'a de sens que si on le fait à l'international". Le lendemain, la juriste avait ironisé sur l'absence d'implication de la diplomatie française dans ce dossier et milité pour l'inscrire d'abord en droit français.

 

 

Pour ses promoteurs, la création d'un tel crime doit permettre de mieux punir pénalement les atteintes contre l'environnement et d'engager des poursuites contre les Etats. "Aujourd'hui, aucun accord n'est contraignant. Nous n'avons pas de vrais moyens de pression pour engager les Etats dans la lutte contre le changement climatique", a argumenté Valérie Cabanes devant le groupe de travail. 

 

 

 

6 - Réformer la politique agricole commune (PAC)

Dans le groupe "Se nourrir", l'agriculture a occupé une partie importante des débats. "Nous devons développer de nouvelles pratiques agricoles, de pêche et environnementales, et transformer l'industrie agroalimentaire et la distribution dans un souci éthique", estiment ses membres. Pour y parvenir, ils veulent "faire muter notre agriculture pour en faire une agriculture durable et faiblement émettrice de GES, basée sur des pratiques agroécologiques, en misant sur l'enseignement agricole et en utilisant les aides de la PAC comme levier".

 

 

Au cours des discussions, des citoyens ont proposé de "verdir le premier pilier" de cette politique agricole commune, c'est-à-dire les aides directes versées aux agriculteurs, en diminuant par exemple les aides à l'hectare à partir d'une certaine surface d'exploitation agricole pour privilégier les petites structures au détriment de l'agriculture intensive. Un participant a même proposé de "supprimer l'aide à l'hectare, pour rémunérer le paysan sur son travail et pas sur sa surface". Pour le second pilier, le rehaussement des seuils des aides accordées pour les haies, les prairies ou les talus – des pratiques encouragées pour leur intérêt écologique – a été évoqué. Aujourd'hui, ils estiment que ces seuils sont trop bas et qu'ils n'incitent pas suffisamment les agriculteurs à faire davantage dans ces domaines. Des mesures que la Convention pourra demander à la France de porter au niveau européen, face aux autres pays, ou intégrer à son "plan stratégique national", qui traduit cette politique européenne sur le territoire français.

 

 

 

7 - Réduction du temps de travail

La question du temps de travail a été abordée par plusieurs groupes, comme "Produire/travailler" et "Se déplacer". Dans ses conclusions, le premier groupe propose une "réduction du temps de travail sans perte de salaire, dans un objectif de sobriété et de réduction de GES". La question n'est pas mentionnée dans les pistes présentées dans le bilan du deuxième groupe. Mais, au cours des discussions auxquelles nous avons pu assister, plusieurs citoyens ont proposé de regrouper les 35 heures de travail hebdomadaire sur quatre jours, afin d'éviter un cinquième trajet domicile-travail polluant dans la semaine.

 


15/01/2020
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Franceinfo - le dimanche 5 janvier 2020

 

 

Six chiffres qui montrent la gravité des incendies en Australie

 

 

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L'état d'urgence a été déclaré dans le sud-est de l'Australie, où plusieurs brasiers menacent la population et les habitations

 

 

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Un feu de broussailles à Moruya, dans l'Etat australien de Nouvelle-Galles du Sud, le 4 janvier 2020. (PETER PARKS / AFP)

 

 

 

L'Australie continue de brûler. Le Premier ministre Scott Morrison a fait appel, samedi 4 janvier, à 3 000 militaires réservistes pour lutter contre les feux de forêt, qui dévastent le pays depuis déjà quatre mois. "Cette décision permet d'avoir plus d'hommes sur le terrain, plus d'avions dans le ciel, plus de navires en mer", a déclaré le chef du gouvernement, critiqué pour sa gestion de la crise.

 

 

L'état d'urgence a été décrété dans le sud-est de l'île-continent, la région la plus peuplée. Alors que les conditions météorologiques menacent d'aggraver la situation, franceinfo revient sur cette saison catastrophique des incendies en Australie.

 

 

 

1 - Au moins 24 personnes tuées

Depuis le début de la saison des incendies en septembre, 24 personnes, dont trois pompiers volontaires, ont perdu la vie. Deux nouvelles victimes ont été découvertes sur l'île Kangourou, samedi matin, précise le Guardian (en anglais). Il s'agit d'un pilote d'avion de 78 ans de son fils, un chirurgien de 43 ans. Leurs corps ont été découverts dans une voiture brûlée, sur l'autoroute. Les enquêteurs supposent qu'ils ont été pris au piège par les flammes alors qu'ils tentaient de s'enfuir.

 

 

Un homme a par ailleurs été tué, samedi, alors qu'il tentait de sauver des flammes la maison d'un ami. Les autorités australiennes, qui redoutent que le bilan humain s'aggrave, dénombrent en outre six personnes disparues.

 

 

 

2 - Six millions d'hectares de végétation brûlés

L'Australie est actuellement ravagée par plus de 200 brasiers, selon le Guardian (en anglais). Depuis le début de la saison des incendies, en septembre, les flammes ont détruit près de 6 millions d'hectares de broussailles et de forêts. Soit l'équivalent de deux fois la Belgique, un peu plus que la surface cumulée des régions Bretagne et Hauts-de-France. Quelque 1 500 maisons ont par ailleurs été réduites en cendres, selon les autorités.

 

 

Plus de 150 foyers étaient encore actifs, samedi, en Nouvelle-Galles du Sud et une cinquantaine dans l'Etat de Victoria, poursuit le Guardian. Les feux causent d'importantes coupures d'électricité dans ces deux Etats, où plusieurs messages d'alerte ont été émis. L'un d'entre eux concerne un feu qui pourrait atteindre la périphérie de Sydney par le sud-ouest.

 

 

Une conjonction de facteurs (sécheresse exceptionnelle, températures très élevées et vents importants) a donné lieu à une saison des incendies particulièrement dévastatrice en Australie, pointe Le MondeLa Nasa a ainsi comptabilisé près de 65 000 feux de broussailles en Nouvelle-Galles du Sud l'année dernière, contre 13 000 en moyenne, lors des dix-huit années précédentes. Le nombre d'incendies a donc été cinq fois plus élevé en 2019 que lors d'une année ordinaire.

 

 

 

3 - Près de 50 °C enregistrés à Sydney

La tâche des pompiers australiens est compliquée par les conditions climatiques extrêmes. Des centaines de feux étaient attisés, samedi, par des vents violents et des températures dépassant les 40 °C. "Les prévisions [concernant le pire des scénarios] que nous avions faites ce matin, malheureusement, se réalisent", a déploré la Première ministre de Nouvelle-Galles du Sud, lors d'un point presse.

 

 

Le thermomètre a ainsi affiché 44 °C à Canberra, un record historique, selon un porte-parole des services météorologiques australiens. Sydney a également enregistré des températures sans précédent, avec 48,9 °C relevés à 15 heures à Penrith. Cette commune de la banlieue ouest est ainsi devenue "l'un des points les plus chauds de la planète", samedi, selon le Sydney Morning Herald (en anglais). Les températures doivent toutefois baisser dimanche.

 

 

 

4 - 100 000 personnes sommées d'évacuer

L'état d'urgence a été décrété dans le sud-est de l'Australie, région la plus peuplée de l'île-continent, face à l'avancée des incendies. Les autorités ont ordonné vendredi à 100 000 personnes d'évacuer, dans trois Etats"Nous avons littéralement vu partir des dizaines de milliers de personnes", a témoigné le chef des pompiers de Nouvelle-Galles du Sud. 

 

 

Des dizaines de milliers d'Australiens ont quitté leurs domiciles, transformant en villes-fantômes des stations touristiques habituellement animées en cette saison. Les autoroutes reliant les villes du littoral à Sydney et d'autres grandes villes étaient engorgées par de longues files de voitures, vendredi soir. Dans la petite ville balnéaire de Mallacoota, la marine a évacué le même jour un millier d'habitants et de touristes cernés par les flammes. Certains étaient réfugiés sur le front de mer depuis la Saint-Sylvestre.

 

 

 

5 - Environ 480 millions d'animaux morts

Quelque 480 millions d'animaux (des mammifères, des oiseaux et des reptiles) sont morts depuis septembre, à cause des incendies en Nouvelle-Galles du Sud, assure une étude de l'université de Sydney. "Beaucoup de ces animaux ont sans doute été tués directement dans les flammes, précise l'université sur son site, tandis que les autres sont morts par la suite, faute de nourriture et d'abri, et en raison de la prédation des chats sauvages introduits et des renards roux."

 

 

Cette estimation s'appuie sur une étude réalisée en 2007 pour l'ONG WWF, qui s'interrogeait alors sur les conséquences de la déforestation en Nouvelle-Galles du Sud. Ces chiffres ne prennent toutefois pas en compte les populations d'insectes, de chauves-souris et de grenouilles. Le bilan des feux sur la faune pourrait donc être encore plus lourd.

 

 

La situation des koalas est particulièrement préoccupante, rappelle le Guardian (en anglais). Au moins 30% des marsupiaux de Nouvelle-Galles du Sud sont morts parce que "jusqu'à 30% de leur habitat naturel a été détruit", selon la ministre de l'Environnement. Cet Etat accueille une part importante de la population des koalas, classés espèce vulnérable.

 

 

 

6 - Au moins 200 millions d'euros de dégâts

Le coût des incendies est à ce stade impossible à évaluer. Un premier indicateur donne le vertige : 5 259 demandes d'indemnisation ont déjà été déposées, pour un montant global de 321 millions de dollars australiens (près de 200 millions d'euros), détaille Bloomberg (en anglais), jeudi 2 janvier.

 

 

Selon un chercheur de l'université de Tasmanie interrogé par la BBC (en anglais), le coût des incendies dans le secteur de la santé pourrait également atteindre plusieurs centaines de millions de dollars australiens. "Environ un tiers de la population australienne a été affectée, avec une exposition prolongée ou ponctuelle [à la fumée des incendies] et parfois des conséquences extrêmes sur leur santé", a-t-il assuré.

 


05/01/2020
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Franceinfo - le jeudi 2 janvier 2020

 

 

Incendies en Australie : un nouveau pic de chaleur attendu samedi, des villes entières vont être évacuées

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

Au moins 18 personnes sont mortes depuis le début de la saison des feux en septembre

 

 

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Des voitures quittent la ville de Batemans Bay en Nouvelle-Galles du Sud (Australie) pour se diriger vers le nord afin de fuir les incendies, le 2 janvier 2020. (PETER PARKS / AFP)

 

 

 

Alerte en Australie. Des milliers de touristes ont 48 heures pour quitter les zones touristiques sur la côte sud-est du pays avant l'arrivée d'un nouveau pic de chaleur samedi, qui va favoriser la progression des immenses incendies qui ravagent le pays depuis plusieurs semaines. Ces feux hors de contrôle ont provoqué la mort d'au moins huit personnes en 48 heures et pris au piège de nombreux touristes.

 

 

>> Huit vidéos qui montrent l'ampleur des incendies en Australie

 

 

Les pompiers de Nouvelle-Galles du Sud ont demandé jeudi 2 janvier matin aux touristes de quitter les lieux dans une zone côtière de 200 km de long, depuis la pittoresque ville de Batemans Bay (à environ 300 km au sud de Sydney) vers le sud et l'Etat de Victoria.

 

 

Les personnes doivent partir avant samedi, journée noire attendue sur le front des incendies avec des rafales de vent soutenues et des températures supérieures à 40 °C. Des conditions propices pour attiser les innombrables incendies en cours.

 

 

 

Plus de 5 millions d'hectares réduits en cendres

Plus de 1 300 maisons ont été réduites en cendres depuis le début de la saison des feux en septembre et 5,5 millions d'hectares sont partis en fumée, soit une zone plus vaste qu'un pays comme le Danemark ou les Pays-Bas. Au moins 18 personnes sont mortes et ce bilan humain pourrait encore s'alourdir, les autorités de l'Etat de Victoria ayant affirmé jeudi que 17 personnes étaient portées disparues.

 

 

Cette crise sans précédent a donné lieu à des manifestations pour demander au gouvernement de prendre immédiatement des mesures contre le réchauffement climatique qui serait, selon des scientifiques, à l'origine de ces incendies plus précoces, plus longs et plus violents que jamais.

 


03/01/2020
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Franceinfo

 

 

Températures record, réchauffement climatique... On vous explique pourquoi l'Australie est ravagée par des incendies

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

 

L'île est en proie à une vague de chaleur sans précédent, qui attise des centaines d'incendies géants, hors de contrôle

 

 

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Une maison brûle à Balmoral, à 150 kilomètres de Sydney, en Australie, le 19 décembre 2019.  (PETER PARKS / AFP)

 

 

Depuis septembre, l'Australie bataille contre de violents incendies qui ont détruit environ 700 habitations et plus de 3 millions d'hectares de brousse, l'équivalent de presque trois fois l'Ile-de-France. Ces feux, attisés par une sécheresse record, s'étendent sur trois Etats. Mais c'est de loin la Nouvelle-Galles du Sud qui est la plus touchée, avec plus de 100 feux recensés actuellement.

 

 

Une faible amélioration des conditions météorologiques a été observée lundi 23 décembre. De quoi accorder un léger répit aux pompiers épuisés. Mais pour éteindre le feu immense qui fait rage aux abords de Sydney, il faudrait de fortes intempéries. Or aucune pluie conséquente n'est prévue au cours des deux prochains mois. Franceinfo fait le point sur la situation catastrophique, qui laisse aux habitants un sentiment de colère et d'impuissance. 

 

 

 

Quelles sont les régions concernées par ces feux ?

Les foyers d'incendies sont concentrés dans l'est de l'Australie, plus précisément en Nouvelle-Galles du Sud, l'Etat le plus peuplé du pays, dont Sydney est la capitale. Plus de 460 000 hectares ont été ravagés par les flammes au nord de la ville. Celles-ci se sont encore attisées, tout comme de multiples autres feux dans la région des "Blue Mountains", célèbre pour ses paysages spectaculaires et classée au patrimoine mondial de l'Unesco. 

 

 

 

Des arbres brûlés à perte de vue à Mount Wilson, au cœur du site naturel des \"Blue Mountains\", situé à 120 kilomètres au nord-ouest de Sydney, le 18 décembre 2019. 

Des arbres brûlés à perte de vue à Mount Wilson, au cœur du site naturel des "Blue Mountains", situé à 120 kilomètres au nord-ouest de Sydney, le 18 décembre 2019.  (SAEED KHAN / AFP)


 

La localité de Balmoral, au sud-ouest de Sydney, a été dévastée. Un habitant, Steve Harrison, a raconté à la chaîne ABC avoir échappé aux flammes en se réfugiant dans son four artisanal. "Je suis sorti en courant pour prendre ma voiture mais le jardin était en feu, l'allée était en feu, la route était en feu, je ne pouvais pas partir, a-t-il expliqué. La veille, j'avais terminé de construire un petit four à l'arrière, un four de la taille d'un cercueil, juste assez grand pour que je m'y introduise."

 

 

 

 

 

 

Des habitants de la petite ville de Bargo, à une centaine de kilomètres au sud-ouest, ont été évacués devant l'avancée du feu. Pas moins de 185 000 hectares ont été détruits jeudi dans le secteur. Pour la deuxième fois depuis septembre, la Première ministre de la Nouvelle-Galles du Sud, Gladys Berejiklian, a déclaré l'état d'urgence pour une durée de sept jours. Cette annonce est intervenue jeudi 19 décembre, alors que l'Australie avait battu la veille, pour le deuxième jour d'affilée, le record de la journée la plus chaude depuis le début des relevés, avec une moyenne nationale des températures maximales mesurée à 41,9 °C. C'est un degré de plus que le précédent record (40,9 °C) établi mardi. 

 

 

 

 

 

 

Enfin, les équipes de secours sont également sur le qui-vive dans l'Etat de Victoria, à l'extrémité sud de l’île, où règnent des températures caniculaires.

 

 

 

Comment les secours font-ils front ?

Voilà six longues semaines que 3 000 sapeurs-pompiers sont déployés en permanence pour lutter contre les incendies, avec le renfort d'équipes canadiennes et de militaires australiens. Une équipe d'intervention rapide d'une centaine d'hommes est toujours en alerte, prête à se déployer sur les feux les plus dangereux. Tous sont confrontés aux pires conditions météorologiques : la plus forte canicule jamais vue dans le pays, des vents forts et la sécheresse. "Nous n'arriverons pas à bout de ces feux tant que nous n'aurons pas une bonne pluie, cela fait des semaines et des mois que nous le disons", a récemment déclaré Shane Fitzsimmons, responsable de la supervision des feux de forêt dans l'Etat de Nouvelle-Galles du Sud. Selon le bureau de météorologie du pays, aucune pluie conséquente n'est prévue au cours des deux prochains mois. 

 

 

 

Un pompier volontaire surveille les feux de brousse dans la zone résidentielle de Dargan, à 120 kilomètres de Sydney, le 18 décembre 2019. 

Un pompier volontaire surveille les feux de brousse dans la zone résidentielle de Dargan, à 120 kilomètres de Sydney, le 18 décembre 2019.  (SAEED KHAN / AFP)

 

 

 

Fait particulier en Australie : la tâche colossale de combattre les incendies incombe principalement à des volontaires, médecins, agriculteurs ou ouvriers d'usine. Ils sont en tout 70 000 et représentent le plus gros contingent de soldats du feu au monde. Depuis 1896 et la création de la première brigade de soldats du feu volontaires dans l'Etat, le service repose sur ces personnes car embaucher des pompiers à temps plein pour une si vaste étendue serait beaucoup trop coûteux, et également inutile pour les périodes d'hiver. Beaucoup craignent que la saison des incendies ne se poursuive jusqu'au mois de mai, bien après son terme habituel, ce qui accroîtrait encore la pression sur les volontaires.

Deux pompiers volontaires sont morts, dans la nuit de jeudi 19 à vendredi 20 décembre. D'autres ont perdu leur maison alors qu'ils étaient partis sauver celles d'autres habitants.

 

 

 

Quelles sont les conséquences pour le patrimoine naturel australien ?

Dès le 23 novembre, le Centre du patrimoine mondial de l'Unesco s'est alarmé de la situation en Australie, réclamant que le gouvernement fédéral évalue "l'impact des feux au regard de la valeur universelle exceptionnelle de ce site". Selon l'Unesco, "les caractéristiques géologiques exceptionnelles (…) et le nombre élevé d'espèces rares et menacées qu'il abrite sont d'une importance internationale pour la science et la conservation".

 

 

Dans la région de Sydney, 10% de la surface des parcs nationaux a été détruite par les feux de brousse. Au total, plus de 3 millions d’hectares ont brûlé depuis début juillet, soit dix fois plus que sur le total de l'année 2018. 

 

 

La faune sauvage australienne a été durement touchée à l'image des koalas. Déjà considérés comme "fonctionnellement éteints", les koalas sont en première ligne des incendies. Les sauveteurs "cherchent des traces de vie, mais n'en trouvent pas beaucoup. Dans neuf cas sur dix [les animaux retrouvés] doivent être euthanasiés", explique Nicole Blums, de The Rescue Collective. Lewis, le koala dont la vidéo du sauvetage a fait le tour du monde, a ainsi dû être euthanasié. 

 

 

 

 

Comment réagissent les habitants ?

Sydney est enveloppée depuis des semaines par un brouillard de fumées toxiques liées aux incendies, dont certains foyers sont situés à moins de 120 kilomètres de la ville. Les cinq millions d'habitants de la plus grande ville du pays respirent dans un air si pollué, que certains sont obligés de porter des masques pour se protéger au mieux de l'inhalation des particules. Sur les plages, il n'est pas rare non plus de voir des cendres ramenées par les vagues.

 

 

 

La plage de Bondi à Sydney, en Australie, le 19 décembre 2019. 

La plage de Bondi à Sydney, en Australie, le 19 décembre 2019.  (FAROOQ KHAN / AFP)

 

 

 

Quand le soleil se couche, une brume rouge entoure la mégalopole, "un peu comme si on portait des lunettes de soleil ou si tout le panorama avait subi un filtre orangé avec Photoshop", raconte Fanny, une Française installée à Sydney, au Parisien. Début décembre, les hôpitaux ont enregistré une hausse de 25% d'admissions aux urgences, à cause de problèmes respiratoires. Les fumées sont telles qu'elles ont déclenché l'alarme des détecteurs à incendie de la mégalopole et des immeubles ont dû être évacués.

 

 

Le 11 décembre, de nombreux manifestants se sont rassemblés à Sydney pour demander au gouvernement de prendre des mesures urgentes pour lutter contre le changement climatique (15 000 personnes selon la police et 20 000 selon les organisateurs).

 

 

 

Que répond le gouvernement ?

Le Premier ministre Scott Morrison est très critiqué pour son inaction face aux feux. Sous la pression de l'opinion publique, il a fini par interrompre ses vacances à Hawaï vendredi 20 décembre pour rendre visite aux pompiers des zones rurales de Nouvelle-Galles du Sud. "Je regrette profondément toute offense que j'aurais pu commettre à l'égard des nombreux Australiens affectés par ces terribles incendies en prenant des congés avec ma famille", a-t-il déclaré. Au moment de son départ en congés, de nombreux Australiens étaient descendus dans la rue pour protester ou avaient manifesté leur désapprobation sur les réseaux sociaux. 

 

 

 

Des manifestants dans les rues de Sydney le 19 décembre 2019, en colère contre la décision du Premier ministre Scott Morrison de partir en vacances à Hawaï. 

Des manifestants dans les rues de Sydney le 19 décembre 2019, en colère contre la décision du Premier ministre Scott Morrison de partir en vacances à Hawaï.  (WENDELL TEODORO / AFP)

 

 

 

S'il a admis qu'il y avait un lien entre les incendies et le changement climatique, le Premier ministre s'est refusé à revenir sur la politique du gouvernement, très favorable à l'industrie minière du charbon. "Je ne vais pas rayer de la carte l'emploi de milliers d'Australiens en m'éloignant des secteurs traditionnels", a averti le dirigeant de 51 ans sur la chaîne Seven Network, lors d'une des multiples interviews matinales allant dans le même sens. Un tiers des exportations mondiales de charbon, une des sources d'énergie qui rejette le plus de gaz à effet de serre, proviennent de l'immense île-continent, et la filière fournit quantité d'emplois aux Australiens.

 

 

 

Y a-t-il un lien entre ces incendies et le réchauffement climatique ?

Les incendies sont courants en Australie au moment du printemps et de l'été austral. Mais ils ont été particulièrement précoces et virulents cette année et les climatologues s'accordent à dire que le réchauffement de la planète rend les conditions encore plus propices à leur propagation.

 

 

Le Bureau météorologique australien confirme que "le changement climatique influence la fréquence et la sévérité des conditions de feux de forêt dangereux".  Dans une Australie en proie à une sécheresse prolongée, le chaos ravive le souvenir du "black saturday" de février 2009, lorsque 180 personnes avaient péri dans les feux de brousse. L'Australie s'est engagée lors de la COP21 à Paris en 2015 à réduire à l'horizon 2030 ses émissions de 26% à 28% par rapport à leur niveau de 2005. Les organisations de défense de l'environnement considèrent ces objectifs trop bas pour contenir la hausse des températures.

 

 

La coalition conservatrice du Premier ministre Scott Morrison est accusée de ne pas prendre la mesure du désastre en minimisant tout lien avec le réchauffement climatique alors que les incendies arrivent très tôt dans la saison estivale. Le leader du centre-droit, qui a remporté en mai les élections, ne nie pas la réalité du réchauffement mais a toujours contesté l'idée que la lutte contre ce fléau implique un virage économique pour son pays. Fait rare, il a cependant reconnu récemment que le changement climatique était l'un des "facteurs" à l'origine de ces centaines d'incendies dévastateurs.

 


24/12/2019
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Franceinfo - le vendredi 20 décembre 2019

 

 

Pesticides : le gouvernement instaure une distance de 5 à 20 mètres entre habitations et zones d'épandage

 

 

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La mesure prévue par le gouvernement instaure, dès le 1er janvier 2020, une distance minimale de 20 mètres entre les champs traités et les habitations pour les pesticides les plus dangereux, 5 à 10 mètres pour les autres substances en fonction des cultures

 

 

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Un agriculteur traite ses champs, le 16 septembre 2019 (illustration). (JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP)

 

 

 

Le gouvernement instaure une distance minimale de 20 mètres entre les habitations et les zones d'épandage des pesticides les plus dangereux, annonce vendredi 20 décembre le ministère de la Transition écologique et solidaire.

 

 

Pour les autres pesticides, la distance sera de 10 mètres pour pour les cultures hautes, telles que, par exemple, les vignes, les arbres et arbustes ou les petits fruits. La distance de 5 mètres concernera les cultures dites basses commes les légumes. Ces distances correspondent aux recommandations en juin dernier de l'Agence française de sécurité sanitaire (Anses) et à celles mises en consultation par le gouvernement en octobre. 

 

 

>> Pesticides : tout comprendre à la polémique sur la distance minimale d'épandage entre les champs traités et les habitations

 

 

Ces mesures s'appliqueront dès le 1er janvier 2020, sauf pour les cultures ensemencées avant le 1er janvier 2020, pour lesquelles les distances de sécurité entreront en vigueur au 1er juillet 2020 (sauf pour les pesticides les plus dangereux, pour lesquels ce sera dès le 1er janvier).

 

 

Les pesticides les plus dangereux sont ceux contenant les substances considérées comme les plus toxiques, et dont le gouvernement a dressé une liste.

 

 

 

Un accompagnement de 25 millions d'euros

Le gouvernement "accompagnera les agriculteurs dans le déploiement de ces meures", précise le ministère, avec un budget de 25 millions d'euros pour "accompagner financièrement l'achat de matériel d'application des produits phytosanitaires le plus performant au regard de la maîtrise des risques de dérive".

 

 

Par ailleurs, l'interdiction d'utilisation des produits phytosanitaires en milieu non agricole dans les lieux ouverts ou directement accessibles au public sera étendue "en particulier aux copropriétés et aux espaces privés accessibles au public".

 


21/12/2019
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Franceinfo - le dimanche 15 décembre 2019

 

 

COP25 : un accord a minima adopté sur le climat, mais aucune réponse apportée sur les points essentiels

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions
 

 

Cette édition de la conférence climat de l'ONU va sans doute laisser un goût d'inachevé aux militants de la cause climatique

 

 

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La COP25 s'est achevée dimanche 15 décembre 2019 à Madrid (Espagne) sans avancée majeure dans la lutte contre le réchauffement climatique.  (OSCAR DEL POZO / AFP)

 

 

 

La COP25 ne restera sans doute pas dans les annales. Un accord a minima a été adopté en séance publique, dimanche 15 décembre, mais aucun terrain d'entente n'a été trouvé sur les points essentiels permettant de répondre à l'urgence climatique. Les discussions ont par exemple échoué sur le thème des règles des marchés carbone internationaux, dernier volet du manuel d'utilisation de l'accord de Paris de 2015.

 

 

Quatre ans après l'accord de Paris, la réunion de Madrid faisait figure de test de la volonté des Etats de répondre collectivement aux mises en garde des scientifiques, qui préviennent que la hausse des températures atteindra bientôt un point de non retour si les émissions carbone ne diminuent pas de manière drastique.

 

 

 

Des divisions sur des sujets majeurs

 

 

Au rythme actuel des émissions de gaz à effet de serre, le mercure pourrait gagner jusqu'à 4 ou 5 °C d'ici la fin du siècle. Même si les quelque 200 signataires de l'accord de Paris respectaient leurs engagements, le réchauffement dépasserait 3 °C. La COP25 devait théoriquement se finir vendredi soir, mais les divisions immenses sur des sujets majeurs comme l'ambition et le financement ont repoussé les discussions jusqu'à dimanche pour tenter de préserver les apparences.

 

 

La déclaration finale se contente de reconnaître le "besoin urgent" de réduire l'écart entre les promesses de réduction des émissions carbone et l'objectif de l'accord de Paris de contenir l'augmentation de la température mondiale à un niveau inférieur à 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels.

 

 

 

Des gros pollueurs toujours réticents

Samedi matin, une proposition de texte de la présidence chilienne avait entraîné une fin de non recevoir de nombreux pays, pour des raisons parfois diamétralement opposées, les uns réclamant plus d'audace, les autres traînant les pieds. "Où était Emmanuel Macron ? Le président français n'a pas daigné faire le déplacement à Madrid pour sortir les négociations climatiques du bourbier" et défendre l'accord de Paris, a notamment réagi Greenpeace dans un communiqué.

 

 

Tous les Etats doivent soumettre d'ici la COP26 à Glasgow une version révisée de leurs engagements. A ce stade, quelque 80 pays se sont engagés à présenter un rehaussement de cette ambition mais ils ne représentent qu'environ 10% des émissions mondiales. Les appels de nombreux pays et de l'Union européenne, qui s'est engagée à parvenir à la neutralité carbone en 2050, à adopter des objectifs plus ambitieux se sont heurtés jusqu'au bout à la résistance de plusieurs gros pollueurs, notamment le Brésil, la Chine, l'Australie, l'Arabie saoudite et les Etats-Unis, ont déclaré des délégués.

 

 

L'Union européenne a "endossé" cette semaine à Bruxelles l'objectif de neutralité climatique d'ici 2050, mais sans la Pologne, très dépendante du charbon. Les Européens ne se prononceront pas avant l'été sur le relèvement de leurs engagements pour 2030.

 


15/12/2019
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Franceinfo - le dimanche 15 décembre 2019

 

 

Incendies en Australie : Sydney suffoque toujours

 

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franceinfoEmmanuel LangloisRadio France

 

 

Ils durent depuis le mois de septembre. En trois mois, les gigantesques feux de brousse qui ravagent l'État de Nouvelle-Galles du Sud, dont Sydney est la capitale, ont parcouru trois millions d'hectares de végétation

 

 

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A 35 ans, Johan Lequien est aussi le président de l'UFE Australie (Union des Français de l'étranger) qui compte 270 membres à Sydney (Photo Lequien)

 

 

 

C'est l'équivalent de toute la surface de la Belgique qui est déjà partie en fumée en Australie.

 

 

Johan Lequien, son épouse et leurs deux enfants de 2 et 5 ans, vivent sur la rive nord de Sydney. "Il y a eu un épais brouillard et pendant plusieurs jours, l'air était irrespirable, témoigne le Français. On essaie de rester à l'intérieur, on évite toute activité sportive. Les enfants restent enfermés dans la classe, la majorité de la journée, au lieu d'aller dans la cour de récréation." 

 

 

 

Certaines liaisons en ferries ont été annulées, faute de visibilité suffisante

La semaine dernière, le nombre d'admissions aux urgences des hôpitaux a bondi de 24% à Sydney, de 30 % pour les appels téléphoniques. "Beaucoup de personnes s'inquiètent d'une sensation d'irritation au niveau de la gorge, de crises d'asthme et d'angines de poitrine. J'ai ma collègue qui a sa fille qui fait régulièrement de l'asthme, et elle a eu des épisodes assez violents à cause de la pollution liée aux feux de brousse." 

 

 

 

Un brouillard épais et suffocant sur le célèbre \"Harbour bridge\", le pont qui traverse la baie de Sydney et relie le quartier \"The rocks\" à \"Milsons Point\", noyé dans les fumées des incendies 

Un brouillard épais et suffocant sur le célèbre "Harbour bridge", le pont qui traverse la baie de Sydney et relie le quartier "The rocks" à "Milsons Point", noyé dans les fumées des incendies  (Photo Lequien)


 

Les incendies les plus proches sont a à peine une heure de route de la baie de Sydney, quasiment encerclée par les feux. Pour les habitants, c'est le réchauffement climatique qui est en cause. Ces trois derniers mois, plus de 200 records de température ont été battus, du jamais vu.

 

 

Plusieurs manifestations ont rassemblé des milliers de personnes dans les rues de Sydney, où des mesures de qualité de l'air 11 fois supérieures au seuil de dangerosité ont été enregistrées. Les autorités sont montrées du doigt, accusées de ne rien faire. Du coup, le gouvernement a lâché l’équivalent de sept millions d'euros pour soutenir les moyens aériens engagés contre ces incendies monstres.

 

 

 

Circular Quay sous la fumée - on ne voit pas le pont de Sydney au  fond. Trois millions d\'hectares de brousse ont brûlé en trois mois, soit la surface de toute la Belgique

Circular Quay sous la fumée - on ne voit pas le pont de Sydney au  fond. Trois millions d'hectares de brousse ont brûlé en trois mois, soit la surface de toute la Belgique (Photo Lequien)


 

700 maisons détruites

Les pompiers sont 70 000 en Australie, c'est la plus grande armée de soldats du feu au monde. Sauf qu’ici, la plupart sont bénévoles et la population demande au gouvernement de les aider.

 

 

"Pour beaucoup, lutter contre ces incendies depuis des dizaines et des dizaines de jours, c'est une importante perte de revenus, affirme Johan Lequien. Pendant ce temps-là, ils ne travaillent pas, ils sont en congé annuel pour certains. Les gens en appellent aux autorités pour leur fournir soit des dons, soit des subventions." 

 

 

700 maisons ont été détruites et 6 personnes ont péri depuis septembre. La faune et la flore paient aussi un lourd tribut. "On a perdu beaucoup d'animaux, 2 000 koalas sont morts dans les flammes et le quart de leur habitat naturel a été détruit." 

 

 

 

La \"Skyline\" de Sydney sous un soleil rouge

La "Skyline" de Sydney sous un soleil rouge (Photo Lequien)


 

Difficile de dire quand ces incendies s'éteindront. "Ce sont surtout les températures et le vent qui ont un impact. Le problème, c'est qu'on attend encore une hausse des températures dans les prochains jours, on annonce 40 degrés à Sydney et dans le Queensland. C'est vrai qu'une bonne pluie nous ferait aussi du bien, surtout pour les pompiers qui ont besoin de souffler, ils sont épuisés." 

 

 

Et quand on demande à Johan Lequien, également président de l'UFE Australie, l'Union des Français de l'étranger, si cet épais brouillard âcre et suffocant ne lui donne pas envie de quitter l'Australie, le Français, fataliste, nous répond qu’entre ouragans, inondations, canicule ou typhons, toutes les régions du monde sont aujourd'hui touchées par ces désastres climatiques.     

 

 

Lui écrire : johan.lequien@ufe.org

 

 

 

La \"Skyline\" de Sydney sous la fumee vue du ferry vers Manly

La "Skyline" de Sydney sous la fumee vue du ferry vers Manly (Photo Lequien)


15/12/2019
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Franceinfo - le samedi 14 décembre 2019

 

 

Crise climatique : on vous explique ce que sont les "limites planétaires", que la France dépasse

 

 

 

Fin octobre, le ministère de l'Ecologie a publié une analyse de l'impact de la France sur le réchauffement climatique mondial, fondée sur le concept des "limites planétaires". Une grille de lecture inédite pour l'exécutif

 

 

 

 

"Face aux enjeux écologiques planétaires, dresser un état des lieux de l'environnement en France en 2019 ne peut se limiter au seul territoire national." C'est ce que défend le rapport sur l'état de l'environnement publié le 24 octobre par le ministère de la Transition écologique, qui y analyse "l'impact global de la France sur les ressources" mondiales, à travers des "limites planétaires". Ce terme, utilisé pour la première fois par l'exécutif, permet d'évaluer la contribution de la France au réchauffement climatique mondial et aux diverses atteintes à la biodiversité. C'est "indispensable pour conduire une transition écologique utile à la planète", a défendu la ministre Elisabeth Borne. A l'occasion de la COP 25, qui a démarré lundi 2 décembre à Madrid (Espagne) et qui se termine vendredi, franceinfo revient sur cette nouvelle grille de lecture.

 

 

 

Emissions, extinctions, acidification…

"Il s'agit de limites physiques, que l'humanité doit s’astreindre à respecter, si elle ne veut pas compromettre les conditions favorables dans lesquelles elle a pu se développer", détaille le rapport du ministère. Au nombre de neuf, elles concernent les processus suivants : le changement climatique, l'érosion de la biodiversité, la perturbation des cycles biogéochimiques de l'azote et du phosphore, les changements d'utilisation des sols, l'acidification des océans, l'utilisation de l'eau, l'appauvrissement de l'ozone stratosphérique, l'augmentation des aérosols dans l'atmosphère et enfin l'introduction d'entités nouvelles dans la biosphère. Elles ont été définies par une vingtaine de scientifiques en 2009, dans un article publié par la revue Nature (en anglais).

 

 

Plus tard, elles ont été reprises par l'ONU, l'Agence européenne pour l'environnement et la Commission européenne, comme le souligne la Fondation Nicolas Hulot"Aidez-nous à défendre la science qui montre que nous déstabilisons notre climat et dépassons les limites planétaires à un degré périlleux", avait déclaré le secrétaire général des Nations unies de l'époque, Ban Ki-moon, en 2011.

 

 

 

La France, mauvaise élève

A l'échelle mondiale, les quatre premières limites sont dépassées. Le taux d'extinction d'espèces est plus de 10 fois supérieur au seuil fixé par les scientifiques, et les surfaces forestières sont "insuffisantes pour la régulation du climat". Quand on regarde plus en détail les responsables de ce "franchissement [qui] serait susceptible de faire basculer le système terrestre vers un autre état aux conditions défavorables pour l'humanité", souligne le rapport du ministère, la France fait office de mauvais élève.

 

 

Si le monde entier vivait comme les Français, il aurait consommé l’équivalent des capacités de régénération des ressources biologiques de 2,9 Terre.

ministère de la Transition écologique

dans son rapport 2019 sur l'état de l'environnement


14/12/2019
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Franceinfo - le mardi 10 décembre 2019

 

 

A cause de la sécheresse, les chutes Victoria ne sont plus qu'un filet d'eau

 

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franceinfo avec ReutersFrance Télévisions

 

 

Situées à la frontière entre la Zambie et le Zimbabwe, ces célèbres chutes d'eau, inscrites au patrimoine mondial de l'Unesco, subissent le pire épisode de sécheresse depuis un siècle

 

 

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Seul un mince filet d'eau s'écoule désormais des chutes Victoria.

capture d'écran France Info

 

 

 

 

L'eau ne coule plus à flots du côté des chutes Victoria. A la frontière entre la Zambie et le Zimbabwe, ces chutes, où le fleuve Zambèze d'Afrique australe coule en cascade sur 100 mètres dans une entaille dans le sol, sont un haut lieu touristique en Afrique australe. Mais depuis le mois de juin, une terrible sécheresse frappe la région. Et le débit habituellement intense s'est considérablement réduit.

 

 

 

C'est normal que, chaque saison, on se retrouve à sec comme cela, mais cette année, ça a commencé dès le mois de juin, c'est l'une des plus longues sécheresses que nous ayons jamais connues.

Dominic Nyambe, un vendeur d'artisanat touristique

à Reuters

 

 

 

La région subit cette année son pire épisode de sécheresse depuis un siècle. Est-ce une conséquence du réchauffement planétaire ? "Il est parfois difficile de dire que c'est à cause du changement climatique parce que les sécheresses ont toujours eu lieu, répond Harald Kling, hydrologue à la société d'ingénierie Poyry et expert du fleuve Zambèze, s'ils deviennent plus fréquents, alors vous pouvez commencer à dire 'OK, c'est peut-être le changement climatique'." 

 

 

En revanche, cette sécheresse a des conséquences sur la fréquentation touristique de la région. "Cela nous affecte, parce que les clients peuvent voir sur Internet [que le débit des chutes est faible]... Nous n'avons pas beaucoup de touristes", assure Dominic Nyambe, un vendeur d'artisanat.

 

 

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10/12/2019
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Franceinfo - le vendredi 6 décembre 2019

 

 

Australie : plusieurs incendies fusionnent en un "mégafeu" au nord de Sydney

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

Les pompiers reconnaissent leur impuissance et en sont réduits à organiser les évacuations d'habitants

 

 

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Un feu de forêt à Bobin, à 350 kilomètres au nord de Sydney (Australie), le 9 novembre 2019. (PETER PARKS / AFP)

 

 

 

Les autorités reconnaissent qu'elles ne peuvent rien faire. Plusieurs incendies de forêts en Australie ont fusionné en un seul et unique "mégafeu" qui ravage désormais une large zone située au nord de Sydney, ont annoncé vendredi 6 décembre les autorités. Rob Rogers, un responsable des pompiers, a déclaré qu'il y avait "probablement plus de huit feux" qui s'étaient rejoints en un gigantesque brasier s'étendant sur 300 000 hectares, soit une zone longue d'environ 60 km.

 

 

Cet incendie fait rage à une heure de route de Sydney, qui ressentait encore vendredi les effets des fumées toxiques. Rob Rogers a fait état d'une forme d'impuissance des pompiers face à l'ampleur du brasier. Les soldats du feu en sont réduits à organiser les évacuations d'habitants, à tenter de protéger des habitations et à espérer une fin rapide de la sécheresse et des vents qui contribuent à attiser les flammes.

 

 

Nous ne pouvons pas arrêter ces incendies. Ils vont se poursuivre jusqu'à ce que les conditions changent, et alors on fera ce qu'on peut pour essayer de les contenir. Rob Rogers à la chaîne publique ABC

 

 

Voilà trois mois que des feux font rage en divers points de l'est de l'Australie. Les incendies sont courants à l'approche de l'été austral, mais ils sont apparus très tôt cette année et sont particulièrement virulents. Les chercheurs estiment que le réchauffement planétaire contribue à créer des conditions encore plus propices aux feux.

 


06/12/2019
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Franceinfo - le jeudi 5 décembre 2019

 

 

"Les enfants perdent leur santé, leur vie et leur avenir" : des parents du monde entier appellent à une action urgente lors de la COP25

 

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franceinfoFrance Télévisions

 

 

Des parents et climatologues originaires de 27 pays publient une déclaration exhortant les dirigeants à lutter contre le réchauffement climatique

 

 

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Une manifestation pour le climat à Munich (Allemagne), le 29 novembre 2019. (ALEXANDER POHL / NURPHOTO / AFP)

 

 

 

"Les catastrophes liées au climat sont devenues la norme." Dans le cadre de la COP25, 222 groupes de parents de 27 pays lancent, jeudi 5 décembre, un appel commun aux négociateurs afin qu'ils agissent en faveur d'"une action climatique ambitieuse et urgente" pour "protéger la santé des enfants, leur vie et leur avenir avant qu'il ne soit trop tard". La déclaration a été initiée par Our Kids' Climate, une coalition de parents de 18 pays, et par Parents For Future, branche du mouvement activiste Fridays for Future, qui a été inspiré par Greta Thunberg. 

 

 

"Une injustice morale"

Les signataires rappellent que la plupart des négociateurs sont parents eux-mêmes et les exhortent à "faire face à l'urgence climatique qui affectera tous les enfants d'aujourd'hui et des générations à venir". La déclaration souligne que les engagements politiques actuels mettent le monde sur la voie d'une "augmentation catastrophique de la température mondiale de 3-4 °C" et que "chaque tonne de carburant nous rapproche de dangereux points de bascule qui pourraient détruire la civilisation humaine durant notre propre vie et celle de nos enfants".

 

 

Des millions d'enfants, en particulier dans les régions du monde où les moyens de subsistance sont déjà affectés par la pauvreté, la pénurie d'eau et la sécheresse, seront les plus durement touchés. C'est une injustice morale.Cherise Udell, Américaine membre de "Utah Moms for Clean Air"signataire

 

 

Les groupes signataires soulignent que le sommet de l'ONU sur le climat est une occasion cruciale pour défendre les enfants et mettre en œuvre des "mesures climatiques ambitieuses en vue de maintenir la hausse des températures mondiales en dessous de 1,5 °C".

 

 

"Toute personne participant aux négociations a la responsabilité d'agir pour s'assurer que les droits de nos enfants sont protégés et de ne pas tenir compte des intérêts particuliers des entreprises et de la démagogie politique", déclare Isabella Prata, mère de deux enfants, du groupe Parents For Future Brazil/Famílias pelo Clima.

 


05/12/2019
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