L'AIR DU TEMPS

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ENVIRONNEMENT et climat

Pourra-t-on empêcher que la planète ne se réchauffe trop ? Encore un pari de plus pour vivre mieux et surtout économiser notre environnement si précieux. Là, on part pour le futur...


Franceinfo - le mardi 9 juillet 2019

 

 

Climat : faut-il sortir du nucléaire pour sauver la planète ? Sept arguments pour comprendre le débat

 

 

 

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Anne BrigaudeauFrance Télévisions

 

 

 

 

Certains pays, comme l'Allemagne, sont en train de sortir du nucléaire. D'autres, comme la France, continuent de croire en cette filière. Franceinfo tente de savoir si on peut s'en passer pour produire de l'électricité dans une trajectoire "zéro carbone"

 

 

 

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La centrale nucléaire du Tricastin, dans la Drôme, le 1er novembre 2017.   (TRIPELON-JARRY / ONLY FRANCE / AFP) 

 

 

 

La diminution de la part du nucléaire en France ? Dans la torpeur de la canicule et l'indifférence générale, l'Assemblée a décidé, fin juin, de la reporter de dix ans. C'est donc en 2035 et non en 2025 que la part de l'atome dans la production d'électricité hexagonale sera ramenée de 70% à 50%, selon le projet de loi énergie et climat adopté le 28 juin par les députés. 

 

 

Le nucléaire est-il indispensable pour lutter rapidement contre les gaz à effet de serre ? Est-il une des armes nécessaires pour contenir le réchauffement climatique ? La question divise, alors que la catastrophe de Fukushima a poussé des pays comme l'Allemagne à en sortir tandis que, parallèlement, les énergies renouvelables prennent leur essor. Voici sept éléments pour tenter de comprendre ce débat complexe.

 

 

 

1 - Le nucléaire fournit une énergie peu carbonée

L'énergie nucléaire est produite par la fission d'atomes d'uranium et non par la combustion de charbon. Au regard des émissions de gaz à effet de serre, elle dégage donc peu de dioxyde de carbone (CO2) et se montre particulièrement compétitive. Selon des chiffres du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat)  cités par la Société française d'énergie nucléaire (SFEN, qui regroupe les professionnels du secteur), les centrales à charbon émettent 820 g de CO2 par kw/h, celles à gaz 490, le photovoltaïque 41, l'hydraulique 24, le nucléaire 12 et l'éolien 11. 

 

 

Un argument en or pour EDF : l'électricien français se félicite de produire une électricité "à 87% nucléaire et hydraulique" qui "émet six fois moins de gaz à effet de serre par habitant que la moyenne des pays d’Europe". Cela vaut à la France d'apparaître en vert sur cette carte, parmi les bons élèves de la production électrique "décarbonée" en Europe (en compagnie de la Norvège et de la Suède, où la production est majoritairement hydraulique).

 

 

 

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Le nucléaire serait donc des plus vertueux au regard des émissions de gaz à effet de serre, même s'il ne peut être qualifié de décarboné si l'on prend en compte l'ensemble du cycle nucléaire (extraction du minerai d’uranium, transport vers les usines de transformation du minerai en combustible puis vers les centrales et, enfin, traitement ou enfouissement des déchets radioactifs).

 

 

Selon ce document de la SFEN, le nucléaire était en légère progression dans le monde en 2017, avec 455 réacteurs représentant 10,3% de la production d’électricité sur la planète. Au total, "30 pays", selon le Giec, continuent d'utiliser "l'énergie nucléaire, dont 13 mettent en place de nouvelles capacités nucléaires, notamment en Chine, en Inde, aux États-Unis et au Royaume-Uni". La bonne nouvelle, se félicite Valérie Faudon, déléguée générale de la SFEN, "c'est qu'il s'agit des pays les plus pollueurs. Ils limitent ainsi l'émission de gaz à effet de serre dans leur production d'électricité".

 

 

 

2 - C'est une énergie disponible à la demande

Les énergies renouvelables sont-elles substituables au nucléaire ? Non, répondent les défenseurs de l'atome, car les centrales nucléaires sont les seules, avec les centrales hydrauliques, à fournir une énergie à la fois abondante, décarbonée et "pilotable". Un avantage non négligeable. "L'énergie 'pilotable', explique Valérie Faudon, est une énergie disponible à la demande. Comme l’énergie ne se stocke pas, on a besoin d’une capacité suffisante pour répondre à la demande, ce que permet le nucléaire."

 

 

C'est son avantage décisif sur les énergies renouvelables du type éolien et photovoltaïque, dites "intermittentes" parce qu'elles dépendent du vent et du soleil. "L’éolien terrestre ne fonctionne que 25% du temps alors que le nucléaire, lui, a un taux de charge de 75%, et même de 80% pour l’EPR, le réacteur de troisième génération", reconnaît Yves Marignac, porte-parole de l'association négaWatt, qui prône la sobriété énergétique. Le nucléaire permet donc de lancer son chauffage électrique ou sa machine à laver à la demande, de façon immédiate.

 

 

 

3 - Il semble difficile d'en sortir en gardant un cap zéro carbone

A priori, dans les pays industrialisés, difficile de se passer du nucléaire sans recourir à d'autres énergies "pilotables", comme le charbon et le gaz. "Renoncer au nucléaire pourrait se traduire par des milliards de tonnes de gaz à effet de serre dans l'atmosphère", avertit l'Agence internationale de l'énergie dans son rapport (en anglais) de mai 2019. Pour disposer d'énergie "pilotable", trois Etats américains, la Californie, le Vermont et le New Jersey, qui ont fermé plusieurs centrales nucléaires, utilisent ainsi du "gaz de schiste, fortement émetteur de gaz à effet de serre", remarque la SFEN dans une note d'octobre 2018. "En Allemagne, ajoute-t-elle, malgré des investissements massifs (25  milliards d’euros par an), la part du charbon, l’énergie la plus polluante, est restée stable [il représente 40% de l'électricité produite] : le pays n’atteindra pas ses objectifs climatiques."

 

 

"C'est plus complexe" que cela, nuance Henri Waisman, chercheur à l’Institut du développement durable et des relations internationales (IDDRI) et participant au dernier rapport du Giec. "L'Allemagne a décidé de sortir du nucléaire, mais aussi du charbon d’ici à 2038. Pour y parvenir, elle augmente fortement sa part des renouvelables : 30% de son électricité est aujourd’hui d’origine renouvelable, 65% à l’horizon 2030." Il faut dire qu'une partie de son opinion la pousse. Vendredi 22 juin, 6 000 militants  ont envahi une mine de charbon pour protester contre la lenteur de la transition énergétique.

 

 

 

4 - Le Giec le retient dans la plupart des scénarios visant à contenir le réchauffement climatique

Le chemin vers le zéro carbone coche d'ailleurs la case du nucléaire dans la plupart des scénarios évoqués par le Giec pour limiter le réchauffement climatique. Dans son rapport daté de 2018, les experts notent en effet que "l'énergie nucléaire augmente sa part dans la plupart des trajectoires correspondant à une stabilisation du réchauffement à 1,5 °C". Le groupe table sur "un coefficient d'évolution de la production électrique nucléaire mondiale entre 2020-2050 qui est en moyenne de 1,2", à comparer toutefois "avec un facteur 5 pour les renouvelables".

 

 

Mais attention, prévient la chercheuse au Commissariat à l'énergie atomique Valérie Masson-Delmotte, membre du groupement : "Le Giec ne fait pas de préconisation. Il a pour mandat d'être pertinent pour éclairer des choix politiques." Aux gouvernements, donc, de jouer et de trancher sur la question du nucléaire, sachant que, parallèlement, les énergies renouvelables (biomasse, solaire, éolien...), de moins en moins chères, vont connaître une croissance exponentielle. 

 

 

Pour le chercheur Henri Waisman, il reste dans tous les cas "trois conclusions robustes". "Il faut se concerter pour réduire les besoins énergétiques, développer massivement des solutions renouvelables comme l’éolien et le solaire, et sortir du tout charbon. C’est valable dans tous les scénarios", expose-t-il.

 

 

 

5 - Le parc nucléaire existant est vieillissant, ce qui va coûter cher

D'autres défis attendent les pays qui veulent garder – ou rajeunir – un parc nucléaire vieillissant. Comme le souligne l'Agence internationale de l'énergie, si l'essentiel des réacteurs chinois a moins de 10 ans, les centrales américaines et européennes, elles, approchent dangereusement de la date de péremption. Plus de 80% de l'électricité nucléaire produite en Europe provient de centrales qui ont plus de 30 ans, note l'AIE. Dans les années qui viennent, les pionniers du nucléaire devront donc faire face à des investissements massifs. La France en premier lieu : "D'ici à 2028, 34 des 58 réacteurs vont fêter leur quarantième anniversaire, âge limite d'exploitation fixé lors de la construction du parc", assène le documentaire Nucléaire, la fin d'un mythe, diffusé par Public Sénat.

 

 

Cette date limite reste théorique puisque le fonctionnement peut être prolongé d'une ou deux décennies : "Mais il en coûtera 800 millions par réacteur pour les prolonger au-delà de 40 ans et obtenir de l'Autorité de sûreté nucléaire une autorisation d’exploitation pour dix années supplémentaires", expose Valérie Faudon à franceinfo. Mais il ne s'agirait que d'une (coûteuse) rustine temporaire.

 

 

Construites dans les années 1970 et 1980,  les centrales françaises vont toutes arriver à bout de souffle en même temps. C'est ce qu'on appelle "l'effet falaise". Il faudra donc, d'ici 2021, prendre – ou non – la décision de renouveler tout ou partie du parc à partir de 2030. Mais le retard considérable pris par l'EPR de Flamanville a mis en évidence les défaillances de l'industrie nucléaire français. Ce réacteur de troisième génération "plus puissant, plus sûr et émettant moins de déchets" devait fonctionner en 2012. A l'arrivée, il ne sera pas opérationnel avant 2022, pour un coût passé de 3 à plus de 11 milliards d'euros, rappelle France 3.

 

 

 

6 - Le nucléaire pose la question de la sûreté 

Depuis les catastrophes écologiques de Tchernobyl (en 1986 en Ukraine) et surtout de Fukushima (en 2011 au Japon), le nucléaire fait figure de repoussoir dans plusieurs pays développés. Et son essor, notent les experts du Giec, y est désormais freiné par les "préoccupations sur les risques d'accidents et la gestion des déchets radioactifs". Au point que plusieurs pays ont décidé de sortir du nucléaire, dont l'Allemagne d'ici 2022.  

 

 

En France aussi, le débat se fait plus vif, même si l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a montré ses exigences en matière de sûreté en imposant à EDF de coûteuses réparations sur l'EPR de Flamanville (Manche). Au printemps 2019, l'association écologiste Sortir du nucléaire a dénoncé l'organisation, à l'initiative du gouvernement, d'un débat sur la gestion des déchets radioactifs (le stock se monte déjà à 1,6 million de m3 en France, selon le gouvernement). Ce débat sert surtout, estime dans la vidéo ci-dessous la porte-parole Charlotte Mijeon, à cautionner la "construction de nouveaux réacteurs" déjà décidée.

 

 

Et cette question va s'exporter puisque les apôtres de l'atome rivalisent à l'export pour équiper de nouveaux pays, en dépit des risques liés à cette technologie sensible. Un consortium coréen achève ainsi le chantier d'une centrale aux Emirats arabes unis, tandis que l'entreprise publique russe Rosatom en construit une en Turquie et une autre en Egypte. "Et il y a une nouvelle offensive en Chine et aux Etats-Unis pour développer de nouveaux réacteurs moins compliqués pour de nouveaux pays candidats", poursuit Valérie Faudon.

 

 

 

Reste que le nucléaire n'essaimera pas partout. "Dans les pays en développement, le nucléaire pose, plus encore qu'ailleurs, un problème de capital, de sûreté et de gestion des déchets, explique Henri Waisman. S'y ajoute la longueur du processus : il se passe entre dix et vingt ans entre le moment où on prend la décision de construire une centrale et la mise en fonctionnement. C'est trop lent pour les pays qui ont besoin d’un développement rapide." Conclusion : beaucoup s'en passeront. "En Afrique, on devrait aller vers une combinaison entre centrales à gaz et énergies renouvelables", estime Valérie Faudon. 

 

 

 

 

7 - Surtout, il ne favorise pas la sobriété énergétique

 

Aux yeux de ses opposants, le nucléaire présente enfin un défaut majeur : il entretient le mythe d'une énergie inépuisable. Et pousse ainsi à la consommation d'électricité alors qu'"il faudrait réduire fortement celle-ci", pointe Yves Marignac. Pour le porte-parole de négaWatt, les énergies renouvelables pourraient totalement remplacer le nucléaire en France d'ici 2050. A deux conditions : jouer à la fois sur la sobriété énergétique et "sur un pilotage qui permettrait de faire coïncider la demande avec la production d'énergie renouvelable". "Les technologies le permettent, assure-t-il. Via une application, on dira à son fournisseur d’énergie : 'Ma machine à laver doit tourner aujourd’hui' et l'appareil se déclenchera au moment le plus optimal en fonction du vent ou du soleil." 

 

 

 

Dans un domaine qui fourmille d'inventivité, des solutions émergent un peu partout. L'université catholique de Lille vise ainsi le "zéro carbone" en 2021, grâce à un système de stockage d'énergie, détaille Le Monde. Mais ces solutions seront-elles applicables à grande échelle d'ici une ou deux décennies ? Seront-elles acceptées par les consommateurs ? Pour les tenants du nucléaire, il s'agit d'un doux rêve : "Le scénario de négaWatt n'a pas de rapport avec la réalité", balaie Valérie Faudon.

 

 

 

Les espoirs de négaWatt renvoient en tout cas à une question cruciale : la demande électrique sera-t-elle maîtrisée ? Dans les pays occidentaux, elle devrait se réduire, grâce aux gains en efficacité énergétique et à la lutte contre les "passoires thermiques" (même si celle-ci prend du retard en France). Mais ne risque-t-elle pas d'être relancée par l'électrification du transport ?

 

 

 

Difficile à savoir, mais il faudra veiller, tout au long du processus (fabrication et utilisation) à ce que cette électrification soit "décarbonée", observe Henri Waisman. "Cette 'décarbonation' peut passer par de multiples moyens : le renouvelable, la capture et la séquestration de carbone [qui permet de produire de l’électricité avec du charbon sans CO2 envoyé dans l’atmosphère] ou encore le nucléaire." Qui reste donc un levier possible, parmi d'autres : "Cela dépendra des hypothèses de coût comparées aux autres options. La transition énergétique est un choix à faire. Aucun n’est parfait, les renouvelables aussi ont des impacts. C’est essentiel de regarder le problème dans sa complexité. Il n’y aura pas de solutions simples."

 


10/07/2019
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Franceinfo - le samedi 6 juillet 2019

 

 

Des antibiotiques, des additifs alimentaires et des pesticides ont été détectés pour la première fois en mer

 

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions
 

 

 

"C'est la première fois qu'on montre que l'activité humaine se retrouve dans les eaux côtières, mais aussi plus au large", a déclaré l'un des coordinateurs du programme

 

 

 

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Des antibiotiques ont été retrouvés, notamment, dans la mer Baltique. (CARSTEN REHDER / DPA)

 

 

 

Envie d'une baignade en pleine mer ? Sachez que des antibiotiquesdes additifs alimentaires ou encore des pesticides ont été détectés pour la première fois en mer, après avoir été transportés parfois sur de longues distances. C'est le résultat des travaux de chercheurs réunis autour du programme européen Jerico-Next, coordonné par l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer).

 

 

"C'est la première fois qu'on montre que l'activité humaine se retrouve dans les eaux côtières, mais aussi plus au large", a déclaré à l'AFP Laurent Delauney, l'un des coordinateurs du programme, vendredi 5 juillet. Cette découverte a été rendue possible par la mise en place d'outils de mesure beaucoup plus précis que ceux existants jusqu'à présent pour surveiller les eaux côtières.

 

 

Certains antibiotiques, herbicides, hydrocarbures ou additifs alimentaires, comme de l'édulcorant, provenant de boissons allégées en sucre notamment, ont été retrouvés en mer Baltique et mer de Norvège, mais aussi en mer du Nord.

 


07/07/2019
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Franceinfo - le samedi 6 juillet 2019

 

 

Orages : vingt-trois départements de l'est de la France placés en vigilance orange

 

 

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franceinfoFrance Télévisions

 

 

 

Le phénomène, prévu par l'institut météorologique, débute samedi 6 juillet à 16 heures et doit durer au moins jusqu'à dimanche matin

 

 

 

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Météo France prévoit une "situation fortement orageuse d'été qui nécessite une vigilance particulière".  (NICOLAS TUCAT / AFP)

 

 

 

Attentions aux orages. Vingt-trois départements de Bourgogne-Franche-Comté et d'Auvergne-Rhône-Alpes ont été placés en vigilance orange par Météo France, samedi 6 juillet. Le phénomène, prévu par l'institut météorologique, débute à partir de 16 heures et doit durer au moins jusqu'à dimanche matin.

 

 

 

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Voici la liste des départements concernés : l'Ain, l'Allier, l'Ardèche, l'Aveyron le Cantal, la Côte-d'Or, le Doubs, la Drôme, l'Isère, le Jura, la Loire, la Haute-Loire, la Nièvre, le Puy-de-Dôme, le Haut-Rhin, le Rhône, la Lozère, la Haute-Saône, la Saône-et-Loire, la Savoie, la Haute-Savoie, le Tarn et le Territoire-de-Belfort.

 

 

Dans son bulletin, Météo France prévoit une "situation fortement orageuse d'été qui nécessite une vigilance particulière". Une première vague d'orages a circulé dans la nuit de vendredi à samedi "de la façade atlantique au Massif central et au nord-est du pays". "Les orages ont été localement forts, avec une forte activité électrique et des chutes de grêle", prévient Météo France. 

 


06/07/2019
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Franceinfo - le lundi 1er juillet 2019

 

 

"En 2030, le réchauffement climatique va engendrer la perte de 80 millions d'emplois", estime l'OIT

 

 

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franceinfoRadio France

 

 

 

Catherine Saget, cheffe d’équipe au département de la recherche de l’Organisation internationale du travail, a expliqué, lundi sur franceinfo, qu'en 2030, 2,2% du total des heures travaillées dans le monde pourraient être perdues en raison des températures élevées

 

 

 

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Un travailleur s'hydrate à Phoenix (Etats-Unis), le 20 juin 2017. (RALPH FRESO / GETTY IMAGES NORTH AMERICA)

 

 

 

L'épisode de canicule que vient de connaître la France est amené à se répéter dans les années à venir. Ces épisodes seront de plus en plus fréquents et ils auront un impact sur la productivité des travailleurs. Ces estimations proviennent du rapport "Travailler sur une planète plus chaude : l’impact du stress thermique sur la productivité du travail et le travail décent", publié par l'Organisation internationale du travail, lundi 1er juillet. Catherine Saget, cheffe d’équipe au département de la recherche de l’OIT et co-autrice du rapport a répondu aux questions de franceinfo.

 

 

 

franceinfo : Est-ce que le réchauffement climatique va nous coûter cher ?

 

 

Catherine Saget : Il nous coûte déjà cher ! On estime qu'en 1995, la perte des heures travaillées atteignait déjà 1,4%, un chiffre très élevé. En 2030, le réchauffement climatique va engendrer la perte de 80 millions d'emplois. On peut comparer aux 170 millions de chômeurs dans le monde à l'heure actuelle... Sachant que c'est une estimation globale, mais il y a des pays qui sont extrêmement touchés. Or ce sont déjà des pays qui ont un déficit de travail décent, qui n'ont pas de système de sécurité sociale développé. Les pays les plus pauvres vont être aussi les plus impactés.

 

 

 

Comment avez-vous calculé ?

 

 

Pour tous les travailleurs, on connaît le secteur d'activité, mais aussi le niveau de température de la localité du travailleur. On sait aussi globalement de combien baisse la productivité pour chaque niveau d'effort et de température. On peut donc agréger les pertes de productivité pour tous les travailleurs. Par exemple, pour un travailleur agricole, la productivité baisse de 50% vers une température de 35°C. Il perd donc une demi-heure de travail toutes les heures. C'est comme cela qu'on arrive à cette estimation mondiale de 2,2% d'heures travaillées en moins en 2030. On commence à ralentir à 24°C et à 39°C, on ne peut tout simplement plus travailler.

 

 

 

Quelles sont les régions du monde qui seront les plus touchées ?

 

 

Les deux régions les plus touchées sont l'Asie du Sud et l'Afrique de l'Ouest, où la perte d'heures travaillées atteint 5%. Les pays occidentaux et l'Europe seront beaucoup moins touchés. On a très peu d'impact, sauf peut-être pour un pays comme l'Espagne. En revanche, en ce qui concerne les pics de chaleur ponctuels et les épisodes de canicule, là l'Europe est concernée. Pour un pays comme la France, l'effet resterait assez marginal, mais il y a quand même un effet très désagréable, avec ces vagues de chaleur de plus en plus régulières et intenses.

 


02/07/2019
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Franceinfo - le mardi 2 juillet 2019

 

 

Après l'épisode de canicule, quel bilan pour la circulation différenciée ?

 

 

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franceinfoFrance Télévisions

 

 

 

Plusieurs villes et agglomérations ont interdit, pendant plusieurs jours, les véhicules les plus polluants, afin de limiter la concentration d'ozone et les émissions de particules fines

 

 

 

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Les vignettes Crit'Air, du véhicule le moins polluant (vignette verte ou 0) au véhicule le plus polluant (vignette 5).  (MAXPPP)

 

 

 

La région parisienne, Lyon, Annecy, Strasbourg, Grenoble, et, pour la première fois, le centre de Marseille. Après un pic de canicule et d'ozone, les véhicules les plus anciens ont dû rester au garage dans le cadre de la mise en place de la circulation différenciée, à partir du 26 juin. Pendant les quatre jours qu'a duré cet épisode de pollution, seuls les véhicules les moins polluants équipés de certaines vignettes (Crit'air 0 – ou verte – 1 et 2 à Paris et dans sa proche banlieue) étaient autorisés à circuler.

 

 

La mesure antipollution a été levée à Strasbourg et en région parisienne lundi 1er juillet après une diminution constatée "des teneurs en ozone" dans l'atmosphère. La circulation différenciée est-elle vraiment efficace pour limiter la pollution ? Quel bilan dresser ?

 

 

 

Une diminution théorique des émissions de polluants

La circulation différenciée a-t-elle permis de mieux respirer ces jours-ci dans les régions concernées ? Pour rappel, les valeurs recommandées par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour l'ozone sont de 100 μg/m3 en moyenne sur huit heures. Le seuil d'information à partir duquel on parle d'épisode de pollution, et pour lequel des consignes sanitaires sont transmises aux populations, est de 180 μg/m3 en moyenne par heure, étaye L'Express. L'ozone n'est pas directement rejeté par les voitures, mais il se crée à partir de réactions chimiques entre des polluants émis par les pots d'échappement et des composés volatils, sous l'effet du rayonnement solaire.

 

 

Pour le moment, impossible de connaître les effets immédiats de la mesure dans toute la France, puisque plusieurs régions l'ont reconduite lundi. "A ce stade, nous attendons le retour des autorités sur l'effectivité des mesures – transports, industrie – pour pouvoir modéliser et faire un bilan", explique à franceinfo Céline Delysse, directrice adjointe de la communication à Airparif. Nous mesurons la qualité de l'air, pas le nombre de voitures et pas seulement les émissions [de polluants] liées à la circulation. La qualité globale de l'air est définie par plusieurs éléments : émissions, météo et imports d'ailleurs, comme les sables du désert, que nous devons prendre en compte."

 

 

 

 

 

 

Toutefois, l'organisme francilien a déjà modélisé les impacts de la circulation différenciée lors de précédents épisodes. "Ce que l'on peut dire, c'est que la réduction du trafic peut donner lieu à 50% d'émissions en moins lorsqu'on réduit le trafic ne serait-ce que de 24% des véhicules les plus polluants", reprend Céline Delysse. Il faudra toutefois attendre les données complètes des différentes sources d'émissions pour savoir si la mesure a eu un réel impact sur la qualité de l'air.

 

 

 

Des embouteillages inhabituels en Ile-de-France

Depuis sa mise en place en 2017, le recours à la circulation différenciée a été utilisé à six reprises dans l'agglomération francilienne, soit seize jours au total, détaille Le Monde. A l'échelle de toutes les voitures présentes dans la région, ce sont 58% des automobiles qui ont été interdites de circulation dans la zone délimitée par l'A86 car elles n'avaient pas de vignette Crit'air ou que celle-ci était interdite (les 3,4 ou 5).

 

 

Dans les faits, toutefois, la densité du trafic n'a pas diminué. Les embouteillages ont même atteint un niveau particulièrement élevé. Mercredi et jeudi, le cumul des ralentissements était même "exceptionnel" jusqu'en début d'après-midi, relève le réseau de surveillance du trafic dans la région, Sytadin, cité par L'Express. Durant ces deux jours, le pic a été atteint vers 8h30, avec 370 km de bouchons cumulés, un nombre au-delà de la moyenne pour un jour de semaine (265 habituellement, note Le Figaro).

 

 

Ces embouteillages peuvent avoir plusieurs explications : pour la première fois, les vignettes Crit'Air 3 ont été concernées par l'interdiction et certains conducteurs ont pu ne pas être informés et avoir pris leur voiture malgré tout. D'autres automobilistes ont pu prendre leur voiture en connaissance de cause malgré le risque d'amende de 68 euros. "Il y a toujours des gens qui prendront leur voiture, même si c'est interdit. Ils savent aussi que le RER est saturé à 8h30 ou 9 heures, et avec la canicule, ils préfèrent prendre leur véhicule climatisé", souligne Jean-Pierre Orfeuil, professeur émérite à l'École d'urbanisme de Paris au Parisien.

 

 

Enfin, la circulation différenciée semble aussi avoir eu pour effet de transférer une partie du trafic de certains axes vers d'autres, notamment un basculement des bouchons du périphérique vers l'A86, décrit Le Parisien.

 

 

 

De nombreuses infractions 

Plus de 470 policiers ont été mobilisés à Paris dès mercredi pour s'assurer du respect de la mesure, avec 56 points de contrôle fixes et 94 points de contrôle mobiles, selon les chiffres de la préfecture de police. Le jour suivant, 2 176 véhicules ont été contrôlés et 439 infractions ont été relevées. Vendredi, 2 781 véhicules ont été contrôlés et 408 infractions ont été relevées, soit un bilan à peu près semblable pour les trois jours, relève L'Express.

 

 

 

 

 

 

A Marseille, les autorités ont choisi de miser sur la prévention plutôt que la sanction. Quelque 150 policiers ont été déployés autour et dans le centre-ville pour informer et distribuer des flyers aux automobilistes. "Nous faisons confiance au civisme des Marseillais et sommes convaincus que la grande majorité est consciente du dérèglement climatique et du fait que la circulation automobile est la source principale de la pollution atmosphérique", a déclaré le préfet de région Pierre Dartout lors d'une conférence de presse, relève La Provence.

 

 

A Strasbourg, les contrôles se voulaient également pédagogiques, mais les véhicules qui n'avaient pas la vignette Crit'Air 0, 1, 2 ou 3 ont dû faire demi-tour.

 

 

 

Des effets sur la santé qui font toujours débat

La mise en place de la circulation alternée a des conséquences sur la qualité de l'air, qui elle-même a des incidences sur la santé. Airparif rappelle ainsi que les particules fines sont classées comme "cancérigènes" et qu'il existe "une relation entre l'augmentation du risque de cancer du poumon et l'augmentation du niveau d'exposition aux particules et à la pollution de l'air" et que "la pollution de l'air est déjà connue pour augmenter les risques de nombreuses maladies, telles que respiratoires et cardiovasculaires", cite Europe 1.

 

 

En 2015, la maire de Paris, Anne Hidalgo, assurait d'ailleurs que la pollution de l'air était un risque de santé publique "majeur". Une affirmation toutefois contestée par certains pneumologues, qui rappellent que les taux de pollution observés en Ile-de-France sont loin d'être comparables à ceux observés en Chine par exemple. "La circulation alternée, cela n'a aucun effet et, médicalement, cela n'a aucun intérêt", assurait ainsi Bertrand Dautzenberg, pneumologue de La Pitié-Salpêtrière au Figaro, estimant qu'il n'y avait "aucun effet mesurable significatif" sur la santé.

 


02/07/2019
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20 Minutes - le dimanche 30 juin 2019

 

 

Planète: Nicolas Hulot appelle à l'unité dans la «guerre» pour le climat

 

 

 

 

ENVIRONNEMENT « On est au bord de l’abîme », prévient l'ancien ministre

 

 

 

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Nicolas Hulot à «L'Emission politique», en novembre 2018. — CHAMUSSY/SIPA

 

 

 

L’ancien ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, a appelé à l’unité par-delà les clivages politiques afin d’affronter la « guerre » contre le dérèglement climatique, dans un entretien à Dimanche Ouest-France.

 

 

« Il est urgent d’affronter la réalité climatique, écologique plutôt que de toujours lui tourner le dos. Nous devons absolument nous rassembler, au-delà de toutes nos barrières politiques, religieuses pour changer nos modes de vie. En temps de guerre, on est capable de s’unir sur l’essentiel. Et nous sommes en guerre ! », estime Nicolas Hulot dans le journal.

 

 

« Ce modèle économique est obsolète. On est au bord de l’abîme », poursuit l’ancien ministre. « Quand Notre-Dame brûle, les flammes sont visibles, que l’on soit croyant ou pas, on est tous prêts à prendre un seau pour aller aider les pompiers. La planète se consume, mais on continue à cultiver nos différences, à s’appuyer sur des idéologies creuses. » « Il faut arrêter de dire aux gens qu’on a une grippe alors qu’il s’agit bien d’une tumeur », insiste-t-il.

 

 

 

« Faire rentrer l’écologie dans la modernité »

Nicolas Hulot, qui a démissionné du gouvernement en septembre 2018, se dit « prêt » à apporter son « soutien à un gouvernement qui fera la démonstration qu’il veut véritablement faire rentrer l’écologie dans la modernité ». « Je ne serai pas avec lui politiquement, mais je serai derrière en appui pour faire en sorte que les citoyens adhèrent. C’est beaucoup plus important que de reprendre une posture partisane », explique-t-il.

 

 

S’il affirme qu’il ne sera pas candidat aux municipales, Nicolas Hulot appelle cependant « les maires de tous bords » à « faire un effort » pour « cesser de consommer des terres agricoles à tous crins avec des projets immobiliers, des projets de grandes surfaces, des projets d’une autre époque au moment où il faut revitaliser les cœurs des villes ».

 

 

 

En guerre contre le Ceta

Parallèlement à cet entretien, Nicolas Hulot part en guerre contre le Ceta, l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada, dans une tribune publiée par le Journal du dimanche. « Disons non au Ceta actuel pour rouvrir la négociation », plaide-t-il, en rappelant que « la ratification du Ceta par la France sera discutée puis votée à l’Assemblée à partir du 9 juillet ». « Ratifier le Ceta (…) est un choix entre deux mondes, entre deux avenirs », selon lui.

 

 

« L’un favoriserait le moins-disant environnemental, sanitaire et social et pénaliserait encore un peu plus les agriculteurs en les exposant à toujours plus de concurrence internationale déloyale », développe-t-il. « L’autre permettrait de se laisser le temps de construire des relations commerciales équilibrées, qui n’oublient ni l’ambition environnementale, ni la protection sociale, ni la dignité humaine. »

 

 

« Dans quelques mois, le futur Premier ministre du Canada pourrait être Andrew Scheer, un conservateur qui a voté contre la ratification de l’accord de Paris » sur le climat, fait valoir l’ancien ministre. « Que fera-t-on alors du Ceta, si le Canada décidait de ne pas tenir ses engagements climatiques ou de suivre Donald Trump en quittant à son tour l’accord de Paris ? », s’interroge-t-il.

 


01/07/2019
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20 Minutes - le lundi 1er juillet 2019

 

 

Mexique: La ville de Guadalajara recouverte de glace après un violent orage

 

 

20 Minutes avec AFP

 

 

 

PRECIPITATIONS Si la grêle n’est pas inhabituelle à cette période de l’année, celle de dimanche a été d’une intensité jamais vue

 

 

 

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Des véhicules bloqués dans une épaisse couche de glace à Guadalajara, au Mexique, le 30 juin 2019, après de violentes chutes de grêle. — ULISES RUIZ / AFP

 

 

 

Des images impressionnantes. La ville de Guadalajara, au Mexique, a été recouverte d’un tapis blanc, dimanche, après de fortes chutes de grêle qui ont surpris les habitants et endommagé habitations, commerces et véhicules. « Des scènes que je n’avais jamais vues, tout du moins à Guadalajara. Regardez cette grêle qui ressemble à une chute de neige (…) On dirait qu’il a neigé. C’est incroyable », a déclaré Enrique Alfaro, le gouverneur de l’Etat de Jalisco.

 

 

Une couche de glace de deux mètres

Dans cette région du nord du Mexique, les jours précédents avaient vu les températures atteindre 31 degrés. Si la grêle n’est pas inhabituelle à cette période de l’année, celle de dimanche a été d’une intensité jamais vue, avec une couche de glace atteignant jusqu’à deux mètres.

 

 

Dans les rues, les enfants ont apprécié des jeux rafraîchissants, tandis que des employés de la Protection civile et des militaires tâchaient de dégager les rues pour la circulation. Deux personnes ont été victimes d’un « début d’hypothermie », a indiqué la Protection civile dans un communiqué.

 

 

 

Plus de 200 maisons touchés et une cinquantaine de véhicules emportés

Le phénomène s’explique par l’instabilité de l’atmosphère, à savoir que la chaleur à terre a grimpé pendant qu’une forte humidité s’accumulait dans le ciel, a expliqué un météorologue de l’université de Guadalajara, Hector Magaña. Pour avoir de telles précipitations, « il fallait un nuage d’orage très violent », a-t-il dit.

 

 

Les municipalités de Guadalajara et Tlaquepaque ont fait état de 200 maisons et commerces touchés et au moins 50 véhicules emportés par le torrent qu’a formé la glace. Certains véhicules étaient empilés les uns sur les autres ou ensevelis sous la glace.

 


01/07/2019
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Franceinfo - le vendredi 28 juin 2019

 

 

Canicule : la barre des 45 °C franchie pour la première fois en France métropolitaine à Villevieille, dans le Gard

 

 

 

 

 

45,1 °C ont été relevés à Villevieille (Gard) vendredi, annonce Météo France

 

 

 

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Des enfants se rafraîchissent dans une fontaine à Nice (Alpes-Maritimes), le 27 juin 2019.  (ERIC GAILLARD / REUTERS)

 

 

 

Ce qu'il faut savoir

 

 

La barre des 45 °C a été franchie pour la première fois en France métropolitaine, vendredi 28 juin, avec 45,1 °C relevés à Villevieille (Gard), annonce Météo France. Quelques heures plus tôt, le record absolu de chaleur en France métropolitaine avait été battu une première fois, avec 44,3 °C relevés à 13h48 à Carpentras (Vaucluse). Le précédent record remontait au 12 août 2003, avec 44,1 °C relevés à Saint-Christol-lès-Alès et à Conqueyrac (Gard). La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a estimé vendredi que "tout le monde est à risque" face à l'épisode de canicule exceptionnel que connaît la France depuis lundi. 

 

 

Quatre départements en vigilance rouge. Urgences mobilisées, écoles fermées, événements festifs annulés, bouteilles d'eau distribuées : le Sud-Est se prépare à faire face à la vague de chaleur exceptionnelle annoncée par Météo France, qui évoque même la possibilité de records absolus de température autour de 45 °C. L'Hérault, le Gard, le Vaucluse et les Bouches-du-Rhône sont en vigilance rouge canicule.

 

 

Des milliers d'écoles fermées. Quelque 4 000 écoles sont fermées, vendredi 28 juin, a annoncé le Premier ministre Edouard Philippe, à la sortie d'un comité interministériel consacré à la canicule. Certains établissements ont prévu "un accueil adapté et d'urgence" pour les familles.

 

 

Un enfant hospitalisé dans un état grave à cause d'une bouche à incendie. Un enfant de 6 ans a été transporté à l'hôpital dans un état grave, jeudi, à Saint-Denis. Il a été projeté en l'air par le geyser provoqué par l'ouverture d'une bouche à incendie. Son pronostic vital n'est plus engagé, a rapporté France Bleu vendredi. 

 

 

Un mort en Espagne. Un adolescent de 17 ans est mort d'un "coup de chaleur" dans un village d'Andalousie (Sud), ont annoncé les autorités. Il s'agit de la première victime officiellement signalée de la canicule qui sévit en Espagne.

 


28/06/2019
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Franceinfo - le mercredi 26 juin 2019

 

 

Canicule : quels sont les records historiques de températures près de chez vous ?

 

 

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Yann ThompsonFrance Télévisions

 

 

 

Des niveaux de chaleur inédits risquent d'être atteints lors de cet épisode caniculaire en France. Grâce à nos cartes, découvrez le record à battre dans votre département

 

 

 

La canicule de 2019 va-t-elle entrer dans les livres d'histoire ? Le pic du phénomène, attendu jeudi 27 et vendredi 28 juin, pourrait bien donner lieu à des records de température en métropole. Jusqu'ici, les niveaux historiques ont été atteints en août 2003 dans le Gard, avec 44,1 °C à Saint-Christol-lès-Alès et Conqueyrac. Ils risquent d'être battus dans les prochains jours "dans la basse vallée du Rhône, le Var, le Gard ou l'Ardèche", notamment à "Carpentras ou Nîmes", selon le prévisionniste de Météo France Emmanuel Demaël, cité par Le Parisien.

 

 

Qu'en est-il près de chez vous ? Quel est le record à battre ? Franceinfo vous propose de découvrir la valeur maximale atteinte dans 161 postes de mesure de Météo France sur tout le territoire métropolitain. Ces records sont à relativiser en fonction de l'année de mise en service des stations : le point de collecte de données de Paris-Montsouris fonctionne depuis 1872, tandis que celui d'Auxerre-Perrigny n'enregistre des données que depuis 2003.

 

 

 

 

Les records de températures en France métropolitaine

Moins de 32 °C De 32 à 33,9 °C De 34 à 35,9 °C De 36 à 37,9 °C De 38 à 39,9 °C De 40 à 41,9 °C 42 °C et plus

 

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A défaut de battre des records absolus, certaines villes pourraient connaître des niveaux de chaleur jamais vus pour un mois de juin. A Ajaccio, un nouveau maximum local de début d'été a déjà été atteint cette année, le 14 juin, avec une température de 40,1 °C. De manière générale, les pics se multiplient : dans 75% des postes de mesure, le dernier record pour un mois de juin a été établi ces 20 dernières années.

 

 

 

 

Les records de températures pour un mois de juin en France métropolitaine

Moins de 32 °C De 32 à 33,9 °C De 34 à 35,9 °C De 36 à 37,9 °C De 38 à 39,9 °C De 40 à 41,9 °C

 

 

 

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26/06/2019
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Franceinfo - le mardi 25 juin 2019 - mis à jour le 26.06.19

 

 

Objectifs trop faibles, retards, manque d'investissements... Le Haut Conseil pour le climat adresse à la France un rapport cinglant

 

 

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franceinfoFrance Télévisions

 

 

 

Dans son premier rapport annuel publié mercredi et que franceinfo a pu consulter, cet organisme indépendant lancé en novembre estime notamment qu'en termes d'émissions de gaz à effet de serre, la trajectoire de la France est incompatible avec ses ambitions

 

 

 

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Le Haut Conseil pour le climat publie son premier rapport le 26 juin 2019. (Photo d'illustration)  (JOEL SAGET / AFP)

 

 

 

C'est le premier avis émis par le Haut Conseil pour le climat sur les politiques publiques du gouvernement français pour réduire les émissions de gaz à effet de serre du pays. Et le constat est loin d'être réjouissant. Dans son premier rapport publié mercredi 26 juin et que franceinfo a pu consulter, cet organisme indépendant créé en novembre dernier pointe les efforts insuffisants de la France pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre et espérer atteindre la neutralité carbone.

 

 

Il relève aussi que toutes les transformations socio-économiques profondes nécessaires pour y parvenir restent encore à être engagées. Franceinfo vous résume les principaux enseignements de ce rapport. 

 

 

 

Des objectifs critiqués  

• Des engagements insuffisants. Les engagements pris en 2015 par les pays ayant ratifié l'accord de Paris, même s'ils sont tous appliqués, sont "largement insuffisants pour stabiliser le réchauffement climatique à venir", estime le Haut Conseil pour le climat.  

 

 

• Les objectifs nationaux ne sont pas atteints. Pour tenir ses engagements dans le cadre de l'accord de Paris, la France s'est fixée d'atteindre la neutralité carbone en 2050, c'est-à-dire des émissions nettes de gaz à effet de serre nulles. Pour y arriver progressivement, des plafonds d'émissions de gaz à effet de serre à court et moyen termes ont été fixés. Le premier de ces budgets carbone couvrait la période 2015 à 2018 et il a été dépassé de 3,5%. "La baisse des émissions de 1,1% par an en moyenne pour la période 2015-2018 est beaucoup trop faible et très inférieure à la décroissance visée de 1,9% par an soutenant ce premier budget", constate le HCC. 

 

 

• Des budgets carbone mal définis. Non seulement les budgets carbone ne sont pas respectés, mais le HCC critique aussi la manière dont ils sont définis. Car l'objectif de neutralité carbone que s'est fixé la France "ne couvre pas l'entière responsabilité de la France car les émissions liées aux transports aériens et maritimes internationaux et aux importations ne sont pas incluses", explique le HCC. Or les émissions des transports internationaux représentent 5% des émissions nationales en 2017 et les émissions nettes importées, elles, 60% des émissions nationales en 2015. 

 

 

 

Des changements structurels insuffisants 

Par changements structurels, le Haut Conseil pour le climat entend les transformations du système d'infrastructures, les investissements en faveur de l'efficacité énergétique ou encore les désinvestissements dans les filières qui émettent beaucoup de gaz à effet de serre. 

 

 

• Dans le secteur des transports. Le constat du HCC pour le transport de voyageurs est celui d'une croissance de la demande et d'un retard dans l'électrification des transports. Pour ce qui est du transport de marchandises, le HCC pointe un faible transfert vers le rail. Il questionne d'autre part les politiques publiques, "telles que l'absence de l'éco-taxe ou les exonérations de fiscalité sur les carburants pour certaines activités."

 

 

• Dans le secteur des bâtiments. La réduction des émissions dans ce secteur dépend surtout de la consommation d'énergie pour le chauffage des bâtiments. Or le HCC fait état d'une consommation énergétique qui stagne au lieu de diminuer, de "rénovations peu performantes" et d'"un retard dans l'élimination des chauffages les plus carbonés", c'est-à-dire ceux fonctionnant au fioul domestique et au charbon. De plus, le HCC dénonce le fait que "près de la moitié des logements en location du parc privé sont des passoires énergétiques". 

 

 

• Dans le secteur de l'énergie. Pour la période 2015-2018, le HCC estime que la consommation de gaz a légèrement augmenté et que celle de pétrole a diminué mais deux fois trop lentement. Seule celle de charbon a diminué de manière satisfaisante. Pour ce qui est des énergies renouvelables, l'objectif de déploiement fixé ne devrait être que partiellement atteint. "Les retards les plus importants concerneraient le solaire et l'éolien en mer pour l'électricité, ainsi que la biomasse et le solaire thermique pour la chaleur renouvelable", détaille le HCC.

 

 

Globalement, le Haut Conseil pour le climat fait état d'un manque d'investissements pour le climat, qui ont atteint 41,4 milliards d'euros en 2018, surtout dans les secteurs clés des transports, des bâtiments ou encore dans la production d'énergie. A titre de comparaison, les investissements qui entretiennent l'utilisation des énergies fossiles en France ont atteint 75 milliards d'euros en 2017. 

 

 

 

Une action publique à réévaluer

• Prendre en compte les objectifs "bas carbone" dans les lois hors climat. Pour que l'action publique en France soit cohérente avec ses engagements climat, le HCC préconise que les objectifs "bas carbone" soient pris en compte dans les lois hors climat, et pas seulement dans les lois climat, ce qui est le cas aujourd'hui. Le HCC estime ainsi que les "budgets carbone" devraient devenir contraignants pour l'ensemble des textes de lois, et que tous les projets de lois devraient être évalués à la lumière de leur impact sur les émissions de gaz à effets de serre. 

 

 

• Reprendre l'augmentation de la taxe carbone. Le HCC préconise la reprise de la hausse de la taxe carbone, interrompue par le gouvernement d'Edouard Philippe face au mouvement des "gilets jaunes", car c'est un "instrument efficace" pour réduire les émissions de gaz à effets de serre. Cependant, pour qu'elle soit mieux acceptée, le HCC conseille que cette augmentation soit précédée de mesures pour corriger ses effets régressifs, comme des primes à la conversion calculées en fonction des revenus. Le HCC préconise aussi une transparence totale sur l'utilisation des recettes de cette taxe carbone. 

 

 

• Supprimer les subventions aux énergies fossiles. Bien que la France se soit engagée à supprimer au plus tard en 2025 l'ensemble de ses subventions publiques aux énergies fossiles, la trajectoire du montant de ces subventions est "préoccupante", estime le HCC. Selon l'OCDE, elles auraient doublé en dix ans, atteignant 6 milliards d'euros en 2017. En France, "ces subventions prennent principalement la forme d'exonération fiscale comme le remboursement des taxes de carburant aux transports routiers", explique le HCC. "Il s'agit donc de supprimer ces exonérations fiscales, tout en accompagnant les entreprises et les ménages impactés par ces suppressions."

 


26/06/2019
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Franceinfo - le jeudi 20 juin 2019

 

 

Thaïlande : la plage interdite

 

 

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France 2France Télévisions

 

 

 

La plage thaïlandaise paradisiaque était victime de sa beauté : 5 000 visiteurs quotidiens l’avaient défigurée, piétinant les coraux. Les autorités ont donc décidé de la fermer au tourisme en juin 2018. Un an plus tard, la nature renaît petit à petit. Un reportage d'"Envoyé spécial"

 

 

 

 

Enfin une bonne nouvelle : la nature, quand l’homme la laisse tranquille, retrouve toute sa place. C’est du moins le message adressé par les responsables des parcs nationaux de Thaïlande.

 

 

La plage paradisiaque de Maya Bay, près de Phuket, rendue célèbre au cinéma par Leonardo DiCaprio dans le film La Plage, avait été victime de sa beauté : 5 000 visiteurs quotidiens l’avaient défigurée, piétinant les coraux.

 

 

 

Le retour des requins à pointes noires

La Thaïlande a donc décidé de la fermer totalement aux touristes en juin 2018. Une mesure radicale et efficace : un an plus tard, l’île renaît petit à petit.

 

 

Symbole de ce renouveau, les requins à pointes noires qui reviennent près de la plage. Maya Bay devrait rester fermée encore plusieurs mois. Cela suffira-t-il à la sauver complètement ?

 

 

Un reportage d’Yvan Martinet diffusé dans "Envoyé spécial" le 20 juin 2019

 


21/06/2019
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Franceinfo - le mardi 28 juin 2019

 

 

Climat : des experts demandent des décisions politiques "plus audacieuses" pour favoriser la transition énergétique

 

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

 

Le réseau d'experts REN21 a publié mardi son rapport annuel sur les énergies renouvelables

 

 

 

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Des éoliennes fonctionnent près de Sassari (Italie), le 15 juin 2019. (ANDREAS SOLARO / AFP)

 

 

 

Des décisions politiques "plus audacieuses". C'est ce que préconise un rapport d'experts publié mardi 18 juin pour assurer la transition énergétique dans l'ensemble des secteurs d'activité et pour limiter le réchauffement climatique

 

 

Pour l'heure, "l'absence de politiques ambitieuses et cohérentes" empêche les énergies renouvelables "de contribuer véritablement à enrayer les émissions de carbone" et d'atteindre les objectifs mondiaux en matière de climat, affirme le rapport 2019 sur les énergies renouvelables du réseau d'experts REN21 (en anglais). Il faudrait en particulier des politiques pour promouvoir l'utilisation d'énergies propres dans les secteurs de la chaleur, du froid et des transports, détaille REN21.

 

 

 

"Arrêter de subventionner les combustibles fossiles"

Les énergies vertes produisent plus de 26% de l'électricité mondiale, mais elles ne contribuent qu'à hauteur de 10% dans la production de chaleur et de froid et d'environ 3% dans les transports. D'après REN21, ce "déséquilibre" est dû "à un manque ou à une fluctuation des politiques publiques".

 

 

Le nombre de pays ayant une politique de promotion de la chaleur renouvelable a d'ailleurs diminué. "Une transformation majeure pourrait voir le jour si les pays arrêtaient de subventionner les combustibles fossiles", a déclaré Rana Adib, secrétaire exécutive de REN21, citée dans un communiqué.

 


18/06/2019
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Franceinfo - le lundi 17 juin 2019

 

 

Orages de grêle : des phénomènes difficiles à prévoir mais qui "sont amenés à se répéter", explique un climatologue

 

 

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franceinfoRadio France

 

 

 

 

Le climatologue Robert Vautard est revenu sur franceinfo sur les violentes averses du week-end dans une partie de la France

 

 

 

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De gros grelons sont tombés samedi 15 juin à Romans-sur-Isère.  (JEREMY PERRAUD / MAXPPP)

 

 

 

Des grêlons de la taille de balles de ping pong se sont abattus samedi 15 juin sur les cultures de la Drôme et de la Savoie. Un phénomène "relativement exceptionnel" mais "pas inédit" en France, explique lundi 17 juin sur franceinfo Robert Vautard, climatologue et directeur de recherche CNRS à l’Institut Pierre-Simon Laplace. La taille des grêlons s'explique par "un mouvement rouleau" dans le nuage et "est proportionnelle au nombre de fois où le grêlon a fait le tour". Ce type de phénomènes est difficile à prévoir car ils "naissent à toute petite échelle".

 

 

 

franceinfo : Qu'est-ce qui explique la violence de ces orages de grêle ?

 

 

Robert Vautard : Dans ce type de configuration, il y a des orages qui peuvent se former et qui ont une structure très particulière avec un mouvement rouleau qui permet aux grêlons de, non pas tomber la première fois, mais de faire plusieurs cycles dans le nuage, de monter plusieurs fois très haut en altitude, de redescendre et de remonter parce que les courants ascendants sont très violents. On appelle ça les "super cellules". La taille des grêlons est proportionnelle au nombre de fois où le grêlon a fait le tour.

 

 

 

Un phénomène courant pour cette saison ou exceptionnel ?

 

 

C'est un phénomène qui en France reste quand même relativement exceptionnel mais qui n'est pas inédit. Ces phénomènes orageux très organisés comme celui-là se retrouvent dans des conditions de vent un petit peu particulières. Sinon, les orages se développent de façon un petit peu désordonné. Mais là, il était extrêmement structuré. Le mois de juin est un mois de contrastes avec encore de l'air froid parfois en altitude, de l'air très chaud qui vient du sud. Je rappelle qu'il faisait 40° à Ajaccio la veille, il y avait donc des contrastes de températures très favorables à l'explosion de ces orages.

 

 

 

Y-a-t-il un lien avec le dérèglement climatique ?

 

 

Ma réponse sera nuancée. Les phénomènes de grêle, on a encore trop peu d'études, trop peu de technologies qui nous permettent de modéliser la grêle dans les simulations climatiques. Les observations restent encore très hétérogènes sur la grêle et ne permettent pas de voir des tendances très claires. Ce sont des phénomènes qui naissent à toute petite échelle. En revanche, les conditions météo qui amènent à ces phénomènes orageux en général sont amenées à se répéter, surtout avec l'augmentation des températures qui permet d'avoir plus de vapeur d'eau dans l'atmosphère et plus de précipitations par conséquence. Les phénomènes violents arrivent déjà plus souvent. On sait que dans le sud de la France, les pluies les plus intenses se sont intensifiées d'environ 20% depuis 50 ans, dues au changement climatique.

 


17/06/2019
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