L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

ENVIRONNEMENT et climat

Pourra-t-on empêcher que la planète ne se réchauffe trop ? Encore un pari de plus pour vivre mieux et surtout économiser notre environnement si précieux. Là, on part pour le futur...


Franceinfo - le mardi 14 mai 2019

 

 

Aurélien Barrau appelle à une "révolution écologique" immédiate

 

 

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Brut.France Télévisions

 

 

 

Pour l'astrophysicien Aurélien Barrau, seul un programme écologique révolutionnaire pourrait nous éviter la "catastrophe"

 

 

 

Faut-il mettre en place une révolution écologique ? C'est en tout cas ce que préconise l'astrophysicien Aurélien Barrau. Pour lui, aucune demi-mesure, ni aucune révolution "douce" ne peut répondre aux enjeux environnementaux actuels. Seules des normes contraignantes et radicales pourraient mettre un terme aux "conséquences désastreuses" que notre système implique. "Il faut arrêter de se mentir. On ne peut pas gagner sur tous les tableaux", explique le spécialiste. Celui-ci promeut sans détours la "décroissance" de notre économie. 

 

 

Une urgence ? 

"On a quand même atteint un niveau de monstruosité systémique qui me pose problème", soulève Aurélien Barrau qui mentionne les souffrances infligées aux animaux au sein des abattoirs ou des exploitations de pêche. Face à ces procédés qu'il juge peu éthiques, il déplore que l'écologie ne devienne pas la priorité des citoyens et du gouvernement. "Nous élisons des représentants qui ne s'engagent pas dans un programme écologique révolutionnaire", dénonce le militant.

 

 

Aujourd'hui, il se montre sceptique quant aux réelles convictions des électeurs qui seraient, selon lui, peu nombreux à soutenir un projet radical au niveau environnemental.

 


16/05/2019
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Franceinfo - mis à jour le 12.05.19 - publié le 22.02.2019

 

 

Greta Thunberg, l'adolescente suédoise qui met les pieds dans le plat pour sauver le climat

 

 

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Aliénor VinçotteFrance Télévisions

 

 

 

 

Depuis son discours à la COP24, en décembre dernier, cette Suédoise est sous le feu des projecteurs, devenant à 16 ans, l'icône de la lutte contre le réchauffement climatique. Elle sera à Paris vendredi aux côtés des Français dans leur grève pour le climat

 

 

 

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Greta Thunberg fait la grève de l'école pour le climat tous les vendredis depuis août 2018 devant le Parlement suédois. Photo prise le 5 septembre 2018.  (STEFAN JERREVANG / AFTONBLADET / TT NEWS AGENCY / AFP)

 

 

 

"Cher Monsieur Macron, vous devez agir maintenant et pas simplement dire que vous allez agir." Déterminée, Greta Thunberg s'adresse en anglais au président de la République française. "Si vous continuez à faire comme si de rien n'était, vous allez échouer. Et si vous échouez, vous allez être perçu comme l'un des pires méchants de l'histoire de l'humanité", continue la jeune Suédoise dans une vidéo publiée par Brut, lundi 18 février. Un message qu'elle adresse également à Donald Trump.

 

 

Son nom et son visage ne vous disent rien ? L'adolescente, née en janvier 2003, a pourtant été classée parmi les 25 adolescents les plus influents du monde, selon le magazine américain Time, aux côtés de Kylian Mbappé, du groupe de K-Pop NCT Dream ou des lycéens rescapés de la fusillade de Parkland. Cette Suédoise a acquis sa notoriété dans son pays en commençant par une grève de l'école "pour le climat". Elle a depuis été rejointe dans son combat par plusieurs milliers de personnes à travers le monde. Elle sera à Paris, vendredi 22 février, à la rencontre des jeunes lycéens. L'occasion d'en apprendre un peu plus sur l'égérie des jeunes écolos.

 

 

 

Grève devant le Parlement suédois

Tout commence en août 2018. Greta Thunberg décide de sécher les cours un jour par semaine pour aller s'installer devant le Riksdag, le Parlement suédois. Depuis, on peut la retrouver au même endroit chaque vendredi, armée de sa désormais légendaire pancarte : "Grève de l'école pour le climat". Après plusieurs semaines à manifester seule, plusieurs autres jeunes suédois la rejoignent. Désormais, sur place, elle échange avec les passants sur les dernières conclusions du GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat), et répond aux questions des journalistes venus du monde entier, comme le relate le magazine Society qui l'a rencontrée. Son objectif ? Alerter la population sur l'urgence climatique.

 

 

Pourquoi devrions-nous étudier pour un futur qui n'existera bientôt plus, alors que personne ne fait rien pour le sauver ? Greta Thunbergaux participants de la Marche pour le climat à Stockholm, le 8 septembre 2018

 

 

Greta Thunberg pointe du doigt le manque d'action des pays développés, comme le sien, la Suède — qui, pourtant, rappelle RFI, s'est engagée à "être neutre en carbone en 2045". Mais pour l'adolescente, la "date butoir est trop lointaine""Comment pouvons-nous attendre de pays comme l'Inde ou le Nigéria qu'ils se préoccupent de la crise climatique si nous, qui avons déjà tout, ne nous en préoccupons pas, même une seconde, de nos engagements vis-à-vis de l'Accord de Paris ?", dénonce-t-elle lors d'une conférence TED, donnée le 24 novembre 2018, à Stockholm.

 

 

Un discours qu'elle martèle à plusieurs reprises, jusqu'à son invitation à la COP24 à Katowice (Pologne). Le 14 décembre, elle se lance dans une intervention remarquée et n'y va pas par quatre chemins. Devant les responsables politiques et économiques du monde entier, Greta pilonne : "Vous n'êtes pas assez matures pour dire les choses comme elles sont. (...) Vous dites que vous aimez vos enfants par-dessus tout et pourtant vous volez leur futur devant leurs yeux."

 

 

Son discours coup-de-poing est relayé des milliers de fois sur les réseaux sociaux. Retweetée le même jour par Bernie Sanders, ancien candidat à l'investiture démocrate pour la présidentielle de 2016, la vidéo atteint rapidement les 3 millions de vues.

 

 

Une notoriété qui se traduit concrètement sur le terrain. D'après un calcul du Guardian (en anglais), plus de 70 000 élèves dans 270 villes du monde lui ont emboîté le pas, et participent désormais aux "Fridays for Future""On a tous entendu parler de Greta. C'est quelqu'un de génial et on a tous eu envie de la suivre", résume ainsi Maël, élève de terminale de 19 ans, qui organise la mobilisation en Meurthe-et-Moselle, auprès de franceinfo.

 

 

 

Une nature timide et introvertie

Pourtant, la Suédoise aux longues tresses brunes n'était pas prédestinée à devenir la porte-parole d'une génération préoccupée par l'avenir de la planète. "Je ne parle que quand c'est nécessaire", explique-t-elle dans un sourire durant sa conférence TED. Ce que confirme son père Svante, acteur de métier, dans Society. Il décrit sa fille comme "très timide" et "très silencieuse""Quand je suis allé au collège, elle était vraiment tout discrète. Elle sympathise avec ses camarades mais ce ne sont pas des amis proches", raconte à franceinfo Lucas Minisini, le journaliste de Society qui lui consacre un portrait de 8 pages fin janvier. Un trait de personnalité qui s'explique par une particularité : Greta Thunberg a été diagnostiquée autiste Asperger à l'âge de 11 ans.

 

 

Préoccupée par la question du réchauffement climatique, elle avait fait auparavant une dépression de huit mois. "En deux mois, j'ai perdu environ 10 kilos", raconte-t-elle. C'est en regardant des documentaires sur la fonte des glaciers, le sort des ours polaires et des animaux marins, qu'elle prend conscience, à l'âge de 8 ans, de l'urgence climatique. "Mais contrairement aux autres enfants, elle ne les a pas oubliés", raconte le New York Times (en anglais). Ces images d'ours polaires affamés ou d'océans remplis de plastiques sont "restées bloquées dans [sa] tête".

 

 

 

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Greta Thunberg chez elle à Stockholm, entourée de ses deux chiens, en avril 2018. (MALIN HOELSTAD / SVD / TT NEWS AGENCY / AFP)

 

 

 

Une prise de conscience qui l'a amenée à convaincre ses parents et sa petite sœur de changer leurs habitudes de vie. Sa mère, Malena Ernman, chanteuse d'opéra mondialement connue, a renoncé à ses vols en avion pour sa carrière internationale et son père Svante a investi dans une Tesla, une voiture électrique. Aujourd'hui, toute la famille a revu à la baisse sa consommation de viande. Greta, elle, est devenue vegan.

 

 

Et si elle sèche les cours, la jeune fille reste une élève studieuse et appliquée : elle continue de faire ses devoirs, même en temps de grève. Et malgré l'attention médiatique.

 

 

Ce qui était marrant dans tout ce reportage, c'est le contraste entre sa vie d'adolescente de 16 ans et sa vie d'icône, qui a mis en marche un mouvement mondial.Lucas Minisini, journaliste à Society à franceinfo

 

 

Un changement qui n'est pas toujours facile à gérer pour l'adolescente. Ainsi, confie-t-elle au New York Times "Toute ma vie, j'ai été la fille invisible à l'arrière qui ne disait rienDu jour au lendemain, les gens m'écoutaient. C'est un étrange contraste. C'est dur", continue Greta. Malgré tout, elle affirme être "vraiment heureuse de faire ça""Elle se sentirait mal de ne pas le faire, indique le journaliste Lucas Minisini. Elle me l'a dit de nombreuses fois, il n'y a aucun doute là-dessus."

 

 

L'adolescente ne cache pas sa satisfaction de voir les choses bouger autour d'elle. Mais, toujours selon le journaliste de Society, elle ne se considère pas comme "un symbole" ou un "modèle""Elle se voit plutôt comme une preuve que les choses peuvent changer", ajoute-il.

 

 

Elle est exactement ce dont le mouvement a besoin. C'est-à-dire une personne dont les gens peuvent s'inspirer.Isabelle, une Suédoise participant aux "Fridays for Future"à franceinfo

 

 

 

Cible des "trolls" et des climatosceptiques

Sa soudaine médiatisation n'est pas sans conséquences. La jeune adolescente est confrontée à ses détracteurs sur les réseaux sociaux. Des "climatosceptiques" ou de "simples trolls" (...) "l'accusent d'être 'brainwashée' par ses parents riches et célèbres, ou carrément d'être pilotée par un groupe politique et coachée par des communicants", décrit Society. Et certains élus suédois n'ont pas hésité à critiquer sa décision de faire l'école buissonnière.     

 

                 

Des remarques qui ont affecté la jeune fille, qui décide de leur répondre dans un long message sur Facebook, le 2 février. Elle y défend l'honnêteté de son engagement. "Je ne suis qu'un messager, et pourtant je reçois toute cette haine, leur écrit-elle. Je ne dis rien de nouveau, je dis simplement ce que les scientifiques répètent depuis des décennies. Et je suis d'accord avec cette critique : je suis trop jeune pour faire ça".

 

 

Nous, les enfants, on ne devrait pas avoir à faire ça. Mais, comme presque personne ne fait rien et que notre avenir est en danger, nous pensons que nous devons continuer. Greta Thunbergsur Facebook, le 2 février 2019

 

 

Au New York Times, elle explique que ce qui l'a aidée à gérer les sollicitations des médias, c'est la célébrité de sa mère : "Je suis habituée avec les médias, je sais comment cela marche." Et à ceux qui critiquent son activisme, elle rétorque dans Society : "Pour qu'une action ait de l'effet, il faut qu'elle soit interdite et illégale." Comme les actions de grève des rescapés de Parkland qui ont refusé d'aller à l'école pour protester contre les fusillades et les ventes d'armes. "J'ai trouvé cette idée intéressante et j'ai proposé à mes amis une grève hebdomadaire, tous les vendredis. Personne n'a voulu me suivre, raconte-t-elle à RFI. Alors j'ai commencé toute seule."

 

 

Quant à l'idée d'une manipulation de la part de ses parents, le journaliste Lucas Minisini rappelle qu'ils ont tenté de la dissuader de mener ses actions. "Son père lui a franchement dit au début : 'Si j'étais toi, je ne le ferais pas'". Ce n'est qu'après qu'il a décidé de la soutenir."

 

 

Quoi qu'il en soit, la Suédoise poursuit son combat. Et continue les discours sans filtre ni détours. Lors de son allocution face à un parterre de chefs d'Etat et de dirigeants de grandes entreprises au Forum économique mondial à Davos (Suisse), fin janvier, elle a enfoncé le clou : "Je veux que vous ressentiez la peur que je ressens tous les jours. Et puis je veux que vous agissiez, comme vous le feriez en cas de crise. Comme si la maison était en feu, parce que c'est le cas".

 

 

Son prochain rendez-vous est fixé au 15 mars. Ce jour-là, une grève internationale étudiante et scolaire pour le climat est prévue. Là encore, elle sera l'objet de toutes les attentions. L'adolescente a déjà été approchée sur Twitter par Arnold Schwarzenegger. L'ancien gouverneur de Californie l'a invitée à Vienne (Autriche) pour l'Austrian World Summit. "Comptez sur moi. Hasta la vista baby", lui répond Greta Thunberg.

 

 

Et le planning des prochains mois s'allonge encore. On lui a proposé d'ores et déjà de participer au sommet des Nations Unies pour le Climat à New York, en septembre prochain. Comment s'y rendra-t-elle vu qu'elle ne prend pas l'avion pour limiter son empreinte carbone ? "En bateau", pense-t-elle. A ce rythme, elle réfléchit à prendre une année sabbatique pour se consacrer pleinement à son engagement.

 


12/05/2019
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Franceinfo - le jeudi 9 mai 2019

 

 

Impact du transport aérien sur le climat : pourquoi il faut refaire les calculs

 

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Aurélien BigoThe ConversationFrance Télévisions

 

 

 

Monter à bord d’un avion rendra votre trajet 125 fois plus émetteur en moyenne que de voyager dans une voiture

 

 

 

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Un Boeing 747 au-dessus d'Amsterdam (Pays-Bas), le 23 avril 2019. (NICOLAS ECONOMOU / NURPHOTO)

 

 

 

Aurélien Bigo, auteur de cet article, est doctorant sur la transition énergétique dans les transports à l'Ecole polytechnique. La version originale de  cet article a été publiée sur le site The Conversation dont franceinfo est partenaire.


L’impact du transport aérien sur le changement climatique a fait ces derniers mois l’objet d’une polémique croissante. Au-delà du débat sur la fiscalité se pose la question de la durabilité de ce mode de déplacement. On questionne la pertinence de maintenir les lignes aériennes en Europe, voire la responsabilité des voyageurs, dans le sillage des Suédois qui se détournent de plus en plus de l’avion sous l’effet de la taxation des billets et de l’émergence de la « honte de voler ».

 

 

Cette situation mérite qu’on regarde les chiffres de plus près : quel est l’impact d’un trajet en avion, et plus généralement du transport aérien au niveau mondial ? Quelles perspectives d’évolution du trafic ? La technologie permettra-t-elle de limiter les émissions de manière suffisante ?

 

 

Pour comparer l’impact climatique des différents modes de transport, les chiffres les plus utilisés sont ceux des émissions de CO₂ par voyageur au kilomètre, c’est-à-dire les émissions pour un voyageur parcourant un kilomètre grâce à ce mode de déplacement.

 

 

Sur ce critère, l’avion ressort en tête du classement des modes les plus polluants, dans des proportions similaires à la voiture individuelle et avec des émissions de l’ordre de 45 fois supérieures au TGV (ou 15 fois pour la moyenne des trains longue distance). Cela permet d’illustrer, par exemple, qu’un voyage Paris-Marseille aura le même impact en avion que pour une personne seule en voiture, mais un impact 45 fois plus important que s’il était réalisé en TGV.

 

 

 

Aurélien Bigo/Données Ademe et ENTD, CC BY-NC-ND

 

 

 

On pourrait ainsi penser que l’avion et la voiture ont des impacts similaires. Sauf que la rapidité de l’avion lui permet d’atteindre des distances lointaines en très peu de temps. Alors que personne n’imaginerait faire un aller-retour Paris-Marseille en voiture dans la journée ou partir en Chine pour cinq jours, c’est justement ce que permet l’avion !

 

 

Un second critère à examiner concerne donc les émissions par heure de trajet. Une personne prête à faire 10 heures de trajet pour partir en vacances traversera la France ou atteindra un pays voisin si elle part en voiture, en train ou en car. Opter pour l’avion lui permettra de partir sur un autre continent.

 

 

Cette vitesse implique que le trajet moyen en avion est de 2 400 km, loin devant les autres transports dont les trajets à longue distance sont généralement de l’ordre de 300 km et de quelques kilomètres à quelques dizaines de kilomètres tous trajets confondus. Monter dans un avion est ainsi loin d’être anodin en matière d’impact climatique comparé aux autres modes de transport.

 

 

 

Aurélien Bigo/Données ADEME, ENTD, CGDD, Arafer, Omnil., CC BY-NC-ND

 

 

Alors que les émissions d’un kilomètre en avion équivalent à peu près à un kilomètre effectué seul en voiture, une heure en avion est 13 fois plus émettrice qu’une heure en voiture. Monter à bord d’un avion rendra votre trajet 125 fois plus émetteur en moyenne que de monter dans une voiture ; et plus de 1 500 fois plus émetteur que de monter dans un train…

 

 

 

Un impact sous-évalué

Calculer son bilan carbone personnel sur une année permet de se rendre compte de ce très fort impact, à l’échelle individuelle, d’un trajet en avion à longue distance. Par contraste, si l’on se place au niveau français ou mondial, l’impact climatique du transport aérien peut paraître relativement faible.

 

 

Si l’on regarde les statistiques françaises, les émissions de CO₂ de l’aérien représentent ainsi seulement 2,8 % des émissions des transports et 0,8 % des émissions totales de gaz à effet de serre en 2016. Ces faibles chiffres s’expliquent par le fait que seuls les trajets internes à la France sont comptés (outre-mer compris). Les transports aériens et maritimes internationaux ne sont en effet pas pris en compte dans les chiffres des conférences des Nations Unies sur le climat.

 

 

Par conséquent, le secteur se fixe ses propres objectifs climatiques (forcément peu contraignants) via l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), et les inventaires nationaux des émissions reflètent donc un périmètre purement national.

 

 

Pourtant, compter les trajets internationaux multiplie par six l’impact de l’aérien pour la France, pour le faire passer à 13,7 % des émissions des transports et 4,4 % des émissions totales du pays.

 

 

Au niveau mondial, l’aérien représente en 2015 environ 11 % des émissions de CO₂ des transports, soit 1,5 % des émissions totales de gaz à effet de serre.

 

 

 

Outre le CO2, d’autres effets réchauffants

Un deuxième biais d’analyse réside dans le fait que les émissions de CO2 ne représentent qu’une partie de l’impact climatique de l’aviation. Parmi les autres effets les plus significatifs, les oxydes d’azote (NOx) émis dans la haute atmosphère entraînent une réduction de la quantité de méthane (CH4) et une production d’ozone (O3), deux gaz à effet de serre, ainsi que les traînées de condensation et les cirrus (nuages de la haute atmosphère) qui ont tous deux un effet réchauffant.

 

 

Sans même compter la contribution des cirrus, dont l’estimation reste très incertaine, l’effet réchauffant des émissions de l’aérien, appelé forçage radiatif, est ainsi deux fois plus fort qu’en prenant en compte seulement le CO2. Il conviendrait donc de multiplier par deux l’ensemble des chiffres indiqués dans cet article pour mieux refléter l’impact climatique de l’aérien comparé aux autres modes.

 

 

Une estimation du pouvoir de réchauffement (mesuré en forçage radiatif) de l’aérien en 2005 amenait ainsi à une estimation moyenne de 3,5 % du forçage radiatif des activités humaines, et même 4,9 % en intégrant l’impact estimé des cirrus.

 

 

 

Pas d’alternatives technologiques

Au-delà de la part que représente le secteur aujourd’hui, c’est aussi sa croissance qui inquiète d’un point de vue climatique. L’association du transport aérien international (IATA) prévoit une croissance du trafic passager de +3,5 %/an et une multiplication par 2 du trafic d’ici 2037. À ce rythme, on serait tenté de se tourner vers la technologie pour voler au secours de l’impact climatique de l’aérien.

 

 

Pour ce secteur, toutefois, aucune option technologique n’est disponible à suffisamment court terme et à l’échelle nécessaire : l’avion électrique n’est pas pour demain, et serait forcément limité aux courtes distances en raison du poids des batteries ; l’hydrogène nécessiterait une rupture technologique ; même dans les scénarios les plus optimistes, les agrocarburants ne représenteraient que 20 % des carburants aériens en 2040, non sans concurrence avec les autres usages des terres et de la biomasse. Enfin, le secteur s’est fixé pour objectif d’améliorer l’efficacité énergétique des avions de 1,5 % par an entre 2009 et 2020, rythme très insuffisant pour compenser des hausses de trafic de +3,5 %/an.

 

 

Même en additionnant les contributions possibles de l’efficacité énergétique (ici supposée se maintenir à -1,5 %/an) et des agrocarburants (en négligeant leur impact à la production), un doublement du trafic impliquerait une hausse des émissions d’au moins 18 % d’ici 2037.

 

 

Pour rappel, les scénarios du GIEC nous indiquent qu’il faut diminuer les émissions globales de CO2 de 20 % d’ici 2030 par rapport à 2010 (davantage encore par rapport à aujourd’hui, les émissions ayant augmenté depuis) pour rester sous les +2 °C de réchauffement, et les diminuer de 45 % d’ici 2030 pour rester sous les +1,5 °C.

 

 

 

Freiner la croissance du trafic

Aligner le transport aérien sur l’objectif de l’Accord de Paris devrait donc passer par une remise en cause des hausses du trafic. Ce changement peut passer en partie par des changements de comportement individuels (voyager moins loin, moins souvent, privilégier d’autres modes), mais devra aussi passer par une régulation plus forte au niveau international pour donner les bonnes incitations et faire payer au secteur le prix de sa pollution.

 

 

Au contraire, une forte hausse des émissions de l’aérien consisterait à reporter l’effort sur d’autres secteurs, ou pire encore, à nous éloigner un peu plus de l’objectif de maintenir un climat vivable pour les prochaines décennies.

 

 

De manière conscientisée ou non, la place que l’on donnera à l’aérien à l’avenir reflétera donc un choix sociétal et éthique : parmi les changements à opérer pour atteindre un monde neutre en carbone, est-on prêts à sacrifier quelques trajets en avion pour préserver des conditions de vie acceptables dans les décennies à venir ?The Conversation

 

 

 

Aurélien Bigo, Doctorant sur la transition énergétique dans les transports, École polytechnique

 

 

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

 


09/05/2019
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Franceinfo - le jeudi 9 mai 2019

 

 

Deux tiers des plus longs cours d'eau du monde sont entravés par les humains

 

 

 

Une étude scientifique, qui s'interroge sur l'hydroélectricité comme alternative aux énergies fossiles, a été publiée dans la revue "Nature"

 

 

 

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Le Mississippi à Minneapolis (Etats-Unis), le 21 avril 2016. (JEROME GORIN / ALTOPRESS / AFP)

 

 

 

Cela menace les écosystèmes et les communautés qui en dépendent. Deux tiers des plus longs cours d'eau du monde sont entravés par des barrages et autres infrastructures, selon une étude publiée mercredi 8 mai dans la revue Nature (article payant, en anglais).

 

 

Utilisant des données satellite et des modèles informatiques, une équipe internationale de scientifiques a analysé près de 12 millions de kilomètres de fleuves et rivières dans le monde, créant la première cartographie mondiale de l'impact des constructions humaines sur ces cours d'eau.

 

 

 

Seuls 21 cours d'eau ininterrompus

L'étude, qui s'interroge sur l'hydroélectricité comme alternative aux énergies fossiles, conclut que seuls 37% des 246 cours d'eau dépassant les 1 000 km sont encore "à courant libre", c'est-à-dire libres d'aménagement entravant leur cours naturel. Seulement 21 gardent un cours ininterrompu entre leur source et la mer. Et les cours d'eau qui restent "sauvages" se trouvent surtout dans des régions très isolées comme l'Arctique, l'Amazonie et le bassin du Congo. Les chercheurs pointent surtout la responsabilité des routes dans les plaines inondables, des réservoirs, mais surtout des barrages hydroélectriques.

 

 

Pourtant, "les cours d'eau à courant libre sont aussi importants pour les humains que pour l'environnement", souligne Günther Grill, de l'université canadienne McGill. Ces écosystèmes et les poissons qui y vivent sont ainsi cruciaux pour la sécurité alimentaire de centaines de millions de personnes, mais ils permettent aussi de protéger contre les inondations et d'apporter les sédiments dans les grands deltas.

 


09/05/2019
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Franceinfo - le jeudi 9 mai 2019

 

 

"Jour du dépassement" : l'Union européenne aura épuisé vendredi ses ressources naturelles pour l'année

 

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

 

Si l'humanité consommait autant que les Européens, elle aurait besoin de 2,8 planètes bleues, selon un rapport du Fonds mondial pour la nature (WWF) et de l'ONG Global Footprint Network

 

 

 

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Des personnes manifestent pour la protection du climat et la lutte contre le réchauffement climatique, le 31 mars 2019 à Bruxelles.  (ROMY ARROYO FERNANDEZ / NURPHOTO / AFP)

 

 

 

'Europe sur le point d'être en déficit écologique. A partir du vendredi 10 mai, l'Union européenne aura épuisé l'ensemble des ressources que la planète peut lui offrir pour l'année, alerte le Fonds mondial pour la nature (WWF), relevant que ce "jour du dépassement" tombe plus tôt chaque année.

 

 

"A partir de vendredi, les Européens vivront à crédit. Cela signifie que si le monde entier vivait comme eux, l'humanité aurait consommé toutes les ressources naturelles que la planète peut renouveler en un an", souligne l'association, qui publie ce rapport avec l'ONG Global Footprint Network, à deux semaines des élections européennes.

 

 

Pêche, agriculture, sylviculture, construction, empreinte carbone... Si l'humanité consommait autant que les Européens, elle aurait besoin de 2,8 planètes bleues, note le rapport. L'Union européenne regroupe 7% de la population mondiale, mais absorbe 20% de la biocapacité de la Terre.

 

 

 

La France vivra à crédit dès le 15 mai

La situation ne cesse de se dégrader : en 1961, ce "jour du dépassement" tombait le 13 octobre.

 

 

C'est un déficit que nous continuons de creuser d'année en année, en empruntant des ressources à la Terre, aux autres pays et aux générations futures.Le Fonds mondial pour la nature (WWF)

 

 

En Europe, la date du "jour du dépassement" varie selon les pays. Cette année, le Luxembourg a atteint ce cap dès la mi-février, quand la France l'atteindra le 15 mai (contre le 5 mai en 2018), et la Roumanie, le 12 juin prochain, relève Libération.

 

 

A l'échelle mondiale, les hommes consomment aussi largement au-delà des capacités de renouvellement des ressources. Chaque année, le "jour du dépassement" tombe plus tôt. Il s'agissait du 1er août en 2018, contre fin septembre en 1997. "Nous appelons les décideurs politiques à prendre des mesures à la hauteur des enjeux : des solutions existent, mais elles doivent être mises en oeuvre dès maintenant !", a appelé la navigatrice Isabelle Autissier, présidente du WWF France.

 

 

Parmi les actions prônées au niveau bruxellois, l'adoption d'une politique agricole commune "qui préserve les ressources naturelles et favorise l'emploi", et la mise en place d'un "plan contre la déforestation et la conversion des écosystèmes naturels". L'ONG réclame également des règles de contrôle des flottes de pêche pour assurer la légalité et la durabilité des pratiques.

 


09/05/2019
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Franceinfo - le lundi 6 mai 2019

 

 

Aires protégées, plastique, gaspillage… Emmanuel Macron annonce des mesures pour la biodiversité après le rapport de l'ONU

 

 

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franceinfo avec AFP et ReutersFrance Télévisions

 

 

 

Le président de la République a pris la parole sur le perron de l'Elysée après avoir reçu une délégation de scientifiques de l'IPBES, la plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques

 

 

 

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Le président de la République, Emmanuel Macron, le 6 mai 2019 sur le perron de l'Elysée. (FRANCEINFO)

 

 

 

Ce qui est en jeu est la possibilité même d'avoir une Terre habitable." Emmanuel Macron a annoncé lundi 6 mai, après le rapport alarmant des experts de l'ONU sur la biodiversité (IPBES), une série d'actions pour protéger la biodiversité, dont la lutte contre le gaspillage alimentaire, la production de déchets et le plastique, ainsi qu'"un changement profond" des modes de production. "La biodiversité est un sujet aussi important que le changement climatique et nous ne pouvons gagner cette bataille qu'en œuvrant sur tous les leviers", a dit le chef de l'Etat à la sortie d'une réunion avec les experts de l'IPBES.

 

 

Franceinfo vous résume ce qu'il faut en retenir.

 

 

 

Une annonce concrète : l'extension des aires protégées

C'est la seule mesure concrète et nouvelle de son allocution. Emmanuel Macron a annoncé une extension des aires maritimes et terrestres protégées pour lutter contre l'artificialisation des sols, l'un des principaux facteurs de disparition des espèces. Ces aires protégées représentent aujourd'hui 21% des terres et 22% des eaux françaises. "D'ici 2022, nous porterons à 30% la part de nos aires marines et terrestres protégées, en pleine naturalité, c'est un renforcement considérable", a estimé Emmanuel Macron.

 

 

Sur le même sujet, il a expliqué vouloir "accroître la lutte" contre la réduction des terres agricoles au profit de la construction. "J'ai demandé un bilan pour se fixer des objectifs en matière de lutte contre l'artificialisation et une réhabilitation des 20 à 25% de sols agricoles dégradés par l'utilisation passée de phytosanitaires", a-t-il précisé.

 

 

 

Des objectifs réaffirmés sur le plastique, les pesticides et le gaspillage alimentaire

Sur le plastique, le président a fixé l'objectif de 100% de plastique recyclé d'ici 2025, une mesure déjà évoquée par la secrétaire d'Etat Brune Poirson en août 2018 et inscrite dans le pacte signé par le gouvernement avec la grande distribution en février 2019. Cet objectif figurera dans la future loi sur l'économie circulaire, qui sera présentée dans les prochaines semaines.

 

 

Emmanuel Macron a également réaffirmé l'objectif de réduire les phytosanitaires de 50% en France d'ici 2025 - but qui figure dans les plans "Ecophyto" engagés depuis 2007. Sur ce point, le président souhaite "un changement dans nos modèles de production", ce qui n'est "jamais facile car nous vivons sur un modèle de production qui n'était pas conforme à cette prise de conscience". Il a cité l'exemple du glyphosate, dont la France veut sortir d'ici 3 ans.

 

 

Le président a enfin insisté sur la lutte contre le gaspillage alimentaire, au niveau notamment "des écoles, des restaurateurs et des distributeurs", sans annoncer de mesures précises.

 

 

 

Une revue des "aides fiscales et budgétaires"

Plus globalement, le président a annoncé une "revue des aides fiscales et budgétaires" pour les mettre en conformité avec ces objectifs. Il veut "compléter"  le plan pour la biodiversité présenté par Nicolas Hulot à l'été 2018, qui fera l'objet d'une évaluation à l'été.

 

 

 

Une volonté de réorienter la politique agricole commune

Le président a confirmé sa volonté de pousser les Européens à accroître leurs efforts pour la biodiversité, notamment en réorientant des financements vers des productions plus durables dans le cadre de la prochaine politique agricole commune (PAC). Au plan international, il veut faire du G7 de Biarritz en août une "étape importante de la bataille mondiale pour la biodiversité" et au niveau européen, intensifier la lutte contre le plastique et "intégrer la biodiversité aux critères de la prochaine Politique agricole commune". Il a enfin assuré qu'il ferait "tout" pour que la Convention de l'ONU sur la diversité biologique en Chine en 2020 soit "l'équivalent de la COP de Paris" ayant abouti à l'accord climat de 2015.

 

 

 

Des réserves sur le projet de mine d'or en Guyane

Emmanuel Macron est aussi revenu sur le projet controversé d'extraction d'or en Guyane, appelé "Montagne d'or""De manière très claire aujourd'hui, l'état de l'art du projet ne le rend pas compatible avec une ambition écologique et en matière de biodiversité, a déclaré le président. Il y aura une évaluation complète pour le prochain conseil de défense sur ce sujet et une décision formelle et définitive sera prise, en concertation avec le territoire."

 


07/05/2019
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Franceinfo - le lundi 29 avril 2019

 

 

Sommet sur la biodiversité : "Une vision de développement économique de court terme amène tout le monde dans l'impasse"

 

 

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Jean-David Abel, responsable de la biodiversité et vice-président de France Nature Environnement, en appelle aux responsables politiques, lundi, sur franceinfo, alors que près d'un million d'espèces pourraient disparaître dans les prochaines décennies

 

 

 

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 Un abeille, à Pont-de-Monvert, en Lozère, le 25 juin 2018. (SYLVAIN THOMAS / AFP)

 

 

 

Un sommet sur la biodiversité réunissant les représentants de 132 pays s'ouvre lundi 29 avril à Paris alors que plusieurs organisations scientifiques mettent en garde sur le fait que près d'un million d'espèces pourraient disparaître dans les prochaines décennies. Dans ce contexte, Jean-David Abel, responsable de la biodiversité et vice-président de France Nature Environnement, en appelle aux responsables politiques, lundi, sur franceinfo, jugeant qu'avoir une vision de développement économique de court terme sur le même modèle qu'aujourd'hui  amène "dans l'impasse."

 

 

 

franceinfo : Dans quelle mesure l'Homme a-t-il besoin de la biodiversité ?

 

 

Jean-David Abel : La question va plus loin que cela, puisque c'est toute l'adaptabilité de notre planète et de la vie sur la planète qui est en jeu. Mais bien sûr que l'Homme en a besoin ! Entre autres pour des services que cette biodiversité lui rend, en matière d'alimentation, en matière de pollinisation, de fabrication d'oxygène, de stockage du carbone, de fertilisation des sols, etc. C'est absolument vital, pour nous, que la biodiversité aille bien. Quand on dit "biodiversité", on parle de choses très précises : des sols, de la biodiversité dans les milieux marins, etc.

 

 

 

Un million d'espèces pourraient disparaître dans les prochaines décennies, cela représente un huitième de la biodiversité. Cela veut-il dire que pour ces espèces-là, il n'y a pas d'adaptation possible ?

 

 

Ce n'est pas exactement cela. Si on change un certain nombre de pratiques – le mode de développement de notre société – beaucoup de ces espèces peuvent se porter bien mieux dans les prochaines décennies. On observe deux choses : il y a des espèces qui sont vraiment en voie d'extinction aujourd'hui – autour de 100 000 – mais il y en a d'autres pour lesquelles on se rend compte que c'est au sein de l'espèce que la population régresse. Cela ne veut pas dire qu'elles disparaissent, cela veut dire que leur nombre et leur répartition à la surface de la Terre régresse. Donc, si on inverse de façon ambitieuse et volontariste les politiques qui nous ont amenés dans cette situation – l'artificialisation des sols, la pollution chimique, les rejets dans le milieu marin – bien sûr que l'on peut sauver une grande partie de cette biodiversité.

 

 

 

On peut multiplier les réunions, mais, au final, tant que les lobbies ne bougeront pas, les dossiers n'avanceront pas ?

 

 

C'est exactement cela. Le problème ce n'est pas seulement les lobbies, ils existent depuis longtemps. Le problème c'est les politiques, il faut qu'ils s'affranchissent de ces lobbies. Nous avons été stupéfaits de la petite place des questions climatiques dans les annonces du président la semaine dernière, il n'a tout simplement pas prononcé le mot "biodiversité", comme si lui et les siens ne se rendaient pas compte à quel point nos destins sont liés sur cette planète. Et avoir une vision de développement économique de court terme, c’est-à-dire sur le même modèle qu'aujourd'hui, amène absolument tout le monde dans l'impasse. C'est cela qui est important aujourd'hui avec cette réunion de l'IPBES [plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques] à Paris : les 132 pays vont faire des recommandations concrètes à l'ensemble des gouvernements pour que, aux niveaux national et international, ils soient en capacité d'inverser ces tendances.

 


29/04/2019
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Franceinfo - le lundi 22 avril 2019

 

 

Environnement : vers une disparition totale des insectes

 

 

 

Une synthèse de 73 études affirme que les insectes pourraient disparaître de notre planète d'ici 100 ans. Pourtant, sans insecte, la diversité n'existerait quasiment pas

 

 

 

Avant, quand on prenait l'autoroute, on retrouvait plein d'insectes écrasés sur son pare-brise. Mais tout ça, c'est bientôt fini : les insectes pourraient disparaître de la planète d'ici 100 ans. Une synthèse de 73 études révèle que 40% des espèces d'insectes sont en déclin et un tiers menacé. Ce serait la pire extinction d'une espèce depuis la disparition des dinosaures, selon les auteurs de la synthèse. Les insectes sont pourtant indispensables à nos écosystèmes naturels. Benoît Geslin, maître de conférence en écologie à l'université d'Aix-Marseille (Bouches-du-Rhône) explique que 75% des variétés de plantes que nous mangeons sont liées à la pollinisation. Pas d'insecte, pas de pollinisation et donc pas de variétés de plantes.

 

 

 

Disparition des oiseaux

Il faut également penser aux animaux qui se nourrissent d'insectes comme les oiseaux, les araignées et les reptiles. L'Europe aurait perdu près de 80% de ses insectes en moins de 30 ans. Cela a fait disparaître 400 millions d'oiseaux. Les insectes jouent également un rôle dans la fertilisation du sol. Cette disparition est liée, selon les chercheurs, à l'agriculture intensive.

 


24/04/2019
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Franceinfo - le lundi 22 avril 2019 - mis à jour le 23.04.19

 

 

"Ça fait peur" : des chercheurs ont calculé la fonte des glaces au Groenland depuis 1972

 

 

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

 

 

Selon une étude parue lundi, les glaces fondent six fois plus vite aujourd'hui que dans les années 1980

 

 

 

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Des icebergs dans le fjord Sermilik, au Groenland, le 12 août 2018. (PHILIPPE ROY / AFP)

 

 

 

En 2019, mesurer la fonte des glaces au Groenland ou en Antarctique est un exercice relativement précis. Pour y parvenir, les scientifiques s'appuient sur un arsenal de satellites, de stations météo et de modèles climatiques sophistiqués. Dans une étude parue dans les comptes-rendus de l'Académie américaine des sciences (PNAS), lundi 22 avril, des chercheurs ont recalculé la perte de glaces depuis 1972, date de la mise en orbite des premiers satellites Landsat ayant photographié régulièrement le Groenland. 

 

 

"Quand on regarde sur plusieurs décennies, il vaut mieux s'asseoir sur sa chaise avant de regarder les résultats, parce que ça fait un petit peu peur de voir à quelle vitesse ça change, lâche à l'AFP le glaciologue français Eric Rignot, professeur à l'Université de Californie à Irvine, coauteur de l'étude avec des collègues en Californie, à Grenoble, Utrecht et Copenhague. C'est aussi quelque chose qui affecte les quatre coins du Groenland, pas juste les parties plus chaudes au Sud".

 

 

 

"Remonter dans le temps"

Les glaciologues disposent de trois méthodes pour mesurer la fonte glaciaire. Des satellites mesurent tout simplement l'altitude (et ses variations) grâce à un laser : si un glacier fond, le satellite voit son altitude baisser. Une seconde technique consiste depuis 2002, grâce à des satellites de la Nasa, à mesurer les variations de gravité terrestre : les montagnes ne bougeant (presque) pas, ce sont les mouvements et transformations de l'eau qui les expliquent. Enfin, les scientifiques ont développé des modèles dits de bilan de masse : ils comparent ce qui s'accumule sur le Groenland (pluie, neige) à ce qui en sort (rivières de glace), et calculent ainsi ce qui reste. Ces modèles, confirmés avec des mesures de terrain, sont devenus très fiables depuis le milieu des années 2000. Elles sont de l'ordre de 5 à 7% de marge d'erreur, contre 100% il y a quelques décennies.

 

 

L'équipe a utilisé ces modèles pour "remonter dans le temps" et reconstruire en détails où en était la glace du Groenland dans les années 1970 et 1980. Le peu de données dont ils disposaient pour cette période (photos satellites de moyenne résolution, photos aériennes, carottages de neige et autres observations de terrain) a permis d'affiner le modèle. "On a ajouté un petit morceau d'histoire qui n'existait pas", détaille Eric Rignot.

 

 

 

La glace fond six fois plus vite aujourd'hui

Résultat : dans les années 1970, le Groenland a gagné 47 gigatonnes de glace par an en moyenne, avant d'en perdre un volume équivalent dans les années 1980. La fonte continue à ce rythme dans les années 1990, avant une accélération forte à partir des années 2000 (187 Gt/an) et surtout depuis 2010 (286 Gt/an). Ce qui signifie que la glace y fond six fois plus vite aujourd'hui que dans les années 1980, estiment les chercheurs. Rien que les glaciers du Groenland auraient contribué à faire monter le niveau des océans de 13,7 millimètres depuis 1972. "C'est un travail excellent, par une équipe de recherche bien établie qui utilise des méthodes nouvelles pour extraire plus d'informations des données disponibles", a commenté Colin Summerhayes, du Scott Polar Research Institute à Cambridge.

 

 

Comme un travail similaire de la même équipe pour l'Antarctique, la nouvelle étude offre un contexte plus long à la fonte rapide observée au Groenland ces dernières années. "La fonte glaciaire observée depuis huit ans est équivalente à celle des quatre décennies précédentes", résume Amber Leeson, de l'Université de Lancaster.

 


23/04/2019
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Franceinfo - le vendredi 5 avril 2019

 

 

"Ce qui freine, c'est nos représentants" : les jeunes mobilisés pour le climat n'attendent rien des élections européennes

 

 

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Clémentine VergnaudfranceinfoRadio France

 

 

 

Les jeunes qui ont participé aux manifestations pour le climat n'ont pas le sentiment que leur mouvement va inciter les prochains députés européens à se saisir de la thématique écologique. Ils ont le sentiment que l'UE possède certes beaucoup de pouvoir mais est freinée par les pressions des lobbies.

 

 

 

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Les cinq élèves du lycée Hélène-Boucher de Paris qui ont créé le groupe Climaction, le 4 avril 2019 dans une salle de l'établissement. (CLEMENTINE VERGNAUD / RADIO FRANCE)

 

 

 

"On a ouvert une porte", assure Lola, 16 ans, en 1e ES. Réunis dans une salle de classe du lycée Hélène-Boucher, dans le 20e arrondissement de Paris, les cinq élèves qui ont créé le groupe Climaction au sein de l'établissement planchent sur la conclusion de leur dossier d'écolabel. Tous sensibles à la question climatique, ils ont fait grève pour la planète dès le premier vendredi, le 15 février, et ont créé dans la foulée ce groupe d'action pour rendre leur lycée plus écologique. Le 15 mars, ils ont organisé une conférence dans leur établissement, sans avoir attendu la proposition de Jean-Michel Blanquer. Le ministre de l'Education nationale reçoit vendredi 5 avril les conclusions des différents débats organisés dans les lycées.

 

 

 

À moins de deux mois des élections européennes, ont-ils le sentiment que leur mobilisation dans la rue peut se transformer en une politique européenne efficace pour lutter contre le changement climatique ? Alors que les manifestations lycéennes ont trouvé un écho dans une grande partie de l'Europe, les jeunes sont sceptiques. S'ils reconnaissent que l'Union européenne possède un pouvoir unique pour faire changer les choses, ils ont le sentiment que leurs représentants européens n'en font pas une priorité et sont pervertis par l'argent. 

 

 

 

L'Europe, une institution de poids selon les jeunes

"On peut mettre en place des actions personnelles mais l'Union européenne, elle, a la possibilité de les étendre à toute la population européenne", estime Corisande. Lola complète : "L'Europe a beaucoup plus de poids sur les Etats membres pour imposer des décisions." Ces jeunes sont convaincus que l'Union européenne pourrait prendre beaucoup de mesures pour lutter contre le changement climatique. "C'est la seule institution qui peut faire quelque chose", affirme Manon, qui estime que la France "est un petit pays"

 

 

Cependant, ils sont assez sévères vis-à-vis des dispositions adoptées par les députés européens en matière d'écologie lors de la dernière mandature. "Ça reste des petites mesures, déplore Manon, comme si on voulait nous contenter avec des petites choses pour nous calmer." L'interdiction du plastique à usage unique à partir de 2021 agace particulièrement Antoine. "Ce sont des miettes pour calmer la faim", juge-t-il, estimant que "ça ne suffit pas". Même son de cloche du côté d'Idris, étudiant en première année de bachelor Gestion et valorisation de la nature à l'Institut pour la gestion et la protection de la nature (IGPN). 

 

 

Ils ne font que rajouter des petites couches pour se donner bonne conscience Indris, 25 ans à franceinfo

 

 

Si l'Union européenne n'a pas fait assez pour lutter contre le changement climatique pendant ces cinq dernières années d'après ces jeunes, c'est par motivation pécuniaire. "La question de l'argent bloque la prise de décision", assure Manon. "Si on voulait changer les choses grâce au Parlement européen, on pourrait le faire", est cependant convaincue Lola. "Ce qui freine, c'est nos représentants." Plus précisément, les jeunes ont les lobbies en ligne de mire. "On est prêts pour la transition écologique mais tout un système nous bloque." Nicolas, qui étudie dans la même classe qu'Idris, estime que "les lobbies ont le contrôle de tout". Il désespère : "J'ai l'impression que c'est une cause perdue."

 

 

Conséquence du travail des lobbies, selon eux : "Les députés européens repoussent tout le temps l'application des directives", se plaint Corisande. "On nous vend du rêve mais il n'y a pas d'action", tranche Antoine. Plus globalement, c'est le fonctionnement de l'UE qui pose problème, selon Idris. "Le système législatif de l'Union européenne est trop lent." Proposition de la Commission européenne, vote des eurodéputés, adoption du Conseil européen, application dans les législations nationales... Autant d'étapes qui prennent trop de temps d'après eux.

 

 

 

Des jeunes désabusés face au vote

De la même manière qu'ils sont sceptiques face à l'efficacité de l'Union européenne sur la question climatique, ces jeunes doutent de l'intérêt de voter pour les élections européennes. "Ça aura un impact mais il sera faible car, au final, nous n'avons pas notre mot à dire", assure Idris. Lui et son ami Nicolas iront pourtant voter. Les cinq jeunes du groupe Climaction auraient aimé pouvoir en faire autant mais ils ne sont pas majeurs. "Si on pouvait voter, ce serait mieux, mais ça n'entraînerait pas un changement radical", estime Manon. Seul Antoine pense que les voix des jeunes pourraient démontrer aux eurodéputés l'importance de la question climatique pour les électeurs.

 

 

 

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Nicolas et Idris, place de la République à Paris, le 3 avril 2019. (CLEMENTINE VERGNAUD / RADIO FRANCE)

 

 

 

Cependant, le jeune homme soutient que ce n'est pas forcément un bulletin de vote qui aura le plus d'effet pour lutter contre le changement climatique. "Je me sens plus utile dans Climaction qu'en allant voter", avoue-t-il. "C'est un changement de génération", abonde Nicolas. Ils sont unanimes sur la question : le changement se fera surtout "par le bas". "Il y a plus d'influence dans les initiatives populaires des autres pays que dans la politique", explique Idris. Ce changement de mentalités peut quand même trouver sa place au sein de l'Union européenne, selon eux. "Certains pays peuvent donner le bon exemple, assure Manon. Si l'un prend une bonne décision, ça peut inciter les autres à en faire de même." "L'Europe agirait alors comme un accélérateur", complète Corisande.

 


05/04/2019
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Franceinfo - le mardi 2 avril 2019

 

 

Climat : le Canada se réchauffe deux fois plus vite que le reste du monde

 

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

 

 

Depuis 1948, les températures annuelles moyennes ont augmenté de 1,7°C dans le pays contre 0,8°C au niveau mondial

 

 

 

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Une raffinerie de pétrole sur une rive du fleuve Saint-Laurent, dans la province de Québec (Canada), le 19 mars 2019. (PHILIPPE ROY / AURIMAGES / AFP)

 

 

 

 

Le changement climatique a provoqué un réchauffement deux fois plus rapide au Canada que dans le reste du monde. Les températures annuelles moyennes ont augmenté de 1,7°C depuis 1948, quand la hausse mondiale moyenne atteint 0,8°C. Et le climat "continuera de se réchauffer dans l'avenir, sous l'influence humaine", selon un rapport commandé par le ministère canadien de l'Environnement cité lundi 1er avril par plusieurs médias du pays.

 

 

Dans le Nord du Canada, proche du cercle Arctique, les températures ont augmenté en moyenne de 2,3°C depuis 1948. Le réchauffement pourrait atteindre plus de 6°C d'ici la fin du siècle, selon les projections des scientifiques. Avec des conséquences multiples : fonte des glaces, hausse du niveau de la mer, inondations, sécheresses, vagues de chaleur et feux de forêts plus fréquents sont notamment à prévoir.

 

 

Les scénarios de réchauffement limité ne se produiront que si le Canada et le reste du monde réduisent les émissions de dioxyde de carbone à près de zéro au début de la seconde moitié du siècle. Le rapport du ministère de l'Environnement canadien

 

 

Ce document est dévoilé alors que le gouvernement libéral de Justin Trudeau, qui a fait de l'environnement l'une de ses priorités, a imposé lundi une taxe sur les émissions de gaz à effet de serre (GES) à quatre provinces, dont il juge les efforts insuffisants. Selon les engagements pris par le Canada en 2015 dans l'accord de Paris sur le climat, le pays doit réduire de 30% ses émissions de GES d'ici 2030 par rapport au niveau de 2005.

 


03/04/2019
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Franceinfo - le mercredi 27 mars 2019

 

 

Climat : les émissions mondiales de CO2 liées à l'énergie ont encore augmenté en 2018

 

 

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En 2018, les émissions liées à l'énergie ont atteint un niveau "historique" de 33,1 gigatonnes. La Chine, l'Inde et les Etats-Unis sont responsables de 85% de la hausse de ces émissions de CO2, le principal gaz à effet de serre

 

 

 

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Une centrale à charbon, le 19 novembre 2015 à Datong (Chine). (GREG BAKER / AFP)

 

 

 

Mauvaise nouvelle pour le climat. Après le rebond constaté en 2017, les émissions mondiales de CO2 liées à l'usage de l'énergie ont de nouveau augmenté en 2018, tirées par une consommation d'énergie toujours plus forte, selon des données publiées mardi 26 mars par l'Agence internationale de l'énergie (AIE). "Les émissions avaient stagné entre 2014 et 2016 (...) fruit de progrès importants en termes d'efficacité énergétique et de déploiement de technologies bas-carbone. Mais la dynamique a changé en 2017 et 2018", constate l'AIE dans son rapport annuel sur la demande d'énergie et les émissions de CO2 associées. Le CO2 (dioxyde de carbone) est le principal gaz à effet de serre, responsable du réchauffement climatique.

 

 

La croissance économique "n'a pas été obtenue grâce à une meilleure efficacité énergétique, les technologies bas carbone ne se sont pas développées aussi rapidement que la croissance de la demande [d'énergie]", qui a atteint 2,3%, sa plus rapide progression en une décennie, note-t-elle encore. Ainsi l'an dernier, les émissions de CO2 liées à la production et à la combustion de toutes les énergies (pétrole, gaz, charbon, électricité renouvelable, etc...) ont progressé de 1,7% à un niveau "historique" de 33,1 gigatonnes (soit 33,1 milliards de tonnes).

 

 

 

"Une action plus urgente est nécessaire"

La Chine, l'Inde et les Etats-Unis sont responsables de 85% de cette hausse. Cette progression est en effet essentiellement due à la consommation de charbon en Asie pour produire de l'électricité. Et la situation est d'autant plus inquiétante pour l'avenir que les centrales à charbon y ont une moyenne d'âge de 12 ans, alors que leur durée de vie est d'environ 50 ans, pointe l'AIE.

 

 

A l'inverse, les émissions de CO2 ont diminué au Royaume-Uni et en Allemagne, du fait de l'expansion des énergies vertes au détriment du charbon, au Japon, grâce notamment à la remise en service de réacteurs nucléaires, ou encore en France grâce à de bons niveaux de production des barrages hydroélectriques et des centrales nucléaires.

 

 

Malgré une croissance à deux chiffres de l'éolien et du solaire, ce sont encore les énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz) qui ont comblé l'appétit mondial en énergie, aiguisé l'an dernier par la croissance économique et des besoins plus importants pour le chauffage et la climatisation dans certaines régions du monde, note l'AIE. Ces données "démontrent une nouvelle fois qu'une action plus urgente est nécessaire sur tous les fronts – développement des solutions d'énergie propre, baisse des émissions, stimulation des investissements et de l'innovation, notamment dans la capture et le stockage du carbone", a estimé Fatih Birol, directeur exécutif de l'AIE, cité dans un communiqué.

 


26/03/2019
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Franceinfo - le vendredi 15 mars 2019

 

 

EN IMAGES. La grève mondiale pour le climat, de Paris à Hong-Kong

 

 

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Au total, les organisateurs du mouvement ont calculé à plus d'un million le nombre de manifestants mondiaux ce vendredi

 

 

 

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France : une manifestante tient un panneau "Papa, maman, désolée je sèche comme la planète" lors de la grève pour le climat à Paris, le 15 mars 2019.  AFP

 

 

 

De l'Australie au Canada en passant par l'Europe, des centaines de milliers de jeunes ont fait la grève de l'école, vendredi 15 mars, pour reprocher aux dirigeants mondiaux leur inaction face au réchauffement de leur planète. Les foules les plus imposantes ont été à Sydney, Berlin, Paris, Bruxelles, Londres, Madrid, Santiago du Chili et Montréal. Mais le mouvement a touché les cinq continents, dans des centaines de villes, même s'ils n'étaient qu'une poignée en Laponie, sur l'île Maurice ou à New Delhi.

 

 

L'une des plus grandes marches a eu lieu à Montréal, avec des dizaines de milliers d'étudiants et de lycéens - 150 000 selon un organisateur. Au total, les organisateurs du mouvement "Fridays for Future" calculaient, sur la base des remontées locales, à plus d'un million le nombre de manifestants mondiaux ce vendredi.

 

 

 

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Allemagne : un enfant porte un masque de la Terre lors de la grève pour le climat à Berlin, le 15 mars 2019.  KLAUS-DIETMAR GABBERT / DPA

 

 

 

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Ukraine : la grève pour le climat près du ministère de l'énergie et de l'industrie du charbon à Kiev, le 15 mars 2019.  STR / NURPHOTO / AFP

 

 

 

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Inde : la grève pour le climat à Hyderabad, le 15 mars 2019.  NOAH SEELAM / AFP

 

 

 

 

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Allemagne : la grève pour le climat à Berlin, le 15 mars 2019.  TOBIAS SCHWARZ / AFP

 

 

 

 

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Chili : la grève pour le climat à Santiago, le 15 mars 2019.  MARTIN BERNETTI / AFP

 

 

 

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 Corée du Sud : la grève pour le climat à Séoul, le 15 mars 2019.  JUNG YEON-JE / AFP

 

 

 

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Canada : la grève pour le climat à Montréal, le 15 mars 2019.  MARTIN OUELLET-DIOTTE / AFP

 

 

 

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Uganda : la grève pour le climat à Kampala, le 15 mars 2019.  ISAAC KASAMANI / AFP

 

 

 

 

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Autriche : la grève pour le climat à Vienne, le 15 mars 2019.  JOE KLAMAR / AFP

 

 

 

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Etats-Unis : la grève pour le climat à Chicago (Illinois), le 15 mars 2019.  SCOTT OLSON / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

 

 

 

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Pologne : la grève pour le climat à Varsovie, le 15 mars 2019.  JAAP ARRIENS / NURPHOTO / AFP

 

 

 

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Irelande : des élèves et étudiants participent à la grève pour le climat à Dublin, le 15 mars 2019.  ARTUR WIDAK / NURPHOTO / AFP

 

 

 

 

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Suède : la grève pour le climat à Lund, le 15 mars 2019.  JOHAN NILSSON / TT NEWS AGENCY / AFP

 

 

 

 

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Etats-Unis : la grève pour le climat à San Fransisco, le 15 mars 2019.  JUSTIN SULLIVAN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

 


17/03/2019
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