L'AIR DU TEMPS

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ÉTATS-UNIS


Franceinfo - le jeudi 6 septembre 2018

 

 

"Une volonté de le faire disjoncter" : pourquoi la tribune anti-Trump publiée dans le "New York Times" est "une bombe"

 

 

 
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Propos recueillis par Mahaut Landaz franceinfoFrance Télévisions
 

 

 

 

Le quotidien américain a publié, mercredi, la tribune anonyme et explosive d'un haut responsable de l'équipe du président américain. Pour comprendre l'impact de ce texte, franceinfo a interrogé le spécialiste de la politique américaine, Corentin Sellin

 

 

 

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Donald Trump rencontre les sénateurs républicains, le 5 septembre 2018, peu avant la parution de la tribune anonyme dans le New York Times.  (ALEX EDELMAN / CONSOLIDATED NEWS PHOTOS)

 

 

 

Donald Trump est furieux. Et pour cause, le New York Times a publié une tribune explosive, dans laquelle un haut cadre de la Maison Blanche dénonce, de manière anonyme, notamment l'absence de moralité d'un président qui agit de façon "imprévisible". "Il y a une résistance silencieuse au sein de l’administration, rassemblant des gens qui ont choisi de privilégier d’abord leur pays", témoigne celui dont le journal a accepté de ne révéler ni l'identité, ni le genre, et qui estime que "les Américains doivent savoir qu’il y a encore des adultes dans la salle".

>> Fuites dans la presse, documents cachés, destitution envisagée... Comment la "résistance" s'organise au sein de l'administration Trump

 

 

Alors que les révélations de Fear (en français, Peur : Trump à la Maison Blanche), le livre de Bob Woodward, ont déjà porté un coup à la crédibilité du président, la tribune du Times tombe dans un contexte particulier. Pour comprendre l'impact de ce texte et son côté unique, franceinfo a interrogé le spécialiste de la politique américaine Corentin Sellin.

 

 

 

Franceinfo : Pourquoi cette tribune a-t-elle un caractère exceptionnel ? 

 

Corentin Sellin : De mémoire récente, on n'a jamais vu un conseiller, qu'on nous présente comme un senior official, c'est-à-dire un responsable de haut rang, éventuellement ministre, désavouer le président. Même à la fin de la présidence Nixon, en 1973-1974, quand des conseillers ont parfois désobéi au président, ils ne l'ont dit qu'a posteriori. Donc c’est totalement inédit dans l’histoire récente.

Par ailleurs, ce texte est une bombe car il vient d'un membre de l’administration qui, selon ce qu’il affirme, a été nommé par Donald Trump. On n’a pas affaire à un haut fonctionnaire de carrière.

 

 

C’est absolument incroyable : un membre de l’administration Trump, choisi par lui, estime aujourd’hui que le président est inapte à la fonction.Corentin Sellin, spécialiste de la politique américaine à franceinfo

 

 

Selon lui, le président relève de la section 4 du 25e amendement qui fait référence à la possibilité pour son gouvernement de lui retirer ses fonctions à titre temporaire, parce qu’il le jugerait inapte. 

 

 

La forme est aussi inédite puisque, contrairement à tous les usages journalistiques, le New York Times a accepté de publier cette tribune anti-Trump d’un conseiller ou d'un ministre, anonymement. Ce qui pose un problème par rapport à l’éthique journalistique, particulièrement importante aux Etats-Unis

 

 

 

Pourquoi certains la considèrent-ils comme problématique ? 

 

La constitution des Etats-Unis, l’article 2 en particulier, qui définit les pouvoirs présidentiels, est très claire : le président est élu, il a reçu la souveraineté du peuple.

 

 

De quel droit, des conseillers, des ministres, parce qu’ils seraient armés des meilleures intentions, parce qu’ils auraient détecté des failles chez le président, s’arrogent le pouvoir d’exercer cette souveraineté à sa place ?Corentin Sellin, spécialiste de la politique américaine à franceinfo

 

 

Et surtout, il y a cette question du 25e amendement. L'auteur juge Donald Trump inapte. Même s’il devrait – il le dit lui-même – déclencher la procédure de destitution temporaire, il ne le fait pas. Il préfère, en violation de toute obligation constitutionnelle, continuer à servir Trump, afin de le contrôler et limiter les dégâts. Mais ça ne se passe pas comme ça ! La constitution n’est pas à la carte. 

 

 

Ce qui transparaît du texte, c'est une certaine instrumentalisation du président. L'auteur se décrit comme un "vrai" conservateur, plutôt dur, comme Mike Pompeo ou James Mattis, contrairement au président, et affirme que si des choses formidables ont été réalisées, comme baisser les impôts, déréguler... ce n'est pas grâce à Donald Trump. 

 

 

 

Quels sont les paradoxes de la démarche de l'auteur ? 

 

D'abord, il explique qu'il souhaite poursuivre cet arrangement hors clous constitutionnels, même s'il n’est pas optimal. Avec cette fameuse formule ambiguë : "Nous continuerons jusqu’à ça se termine d’une façon ou d’une autre".

 

 

Ensuite, l'auteur se vante de limiter les dégâts liés à la personnalité de Donald Trump sur la présidence, tout en publiant un texte, qui amènera, parce qu’il y a de fortes chances qu’il finisse par être identifié, à l’impossibilité pour lui de poursuivre cette mission. Alors pourquoi sort-il du bois, même anonymement ?

 

 

Son anonymat va-t-il tenir ? C’est peu vraisemblable. Ce matin déjà, les spécialistes scientifiques du plagiat et de la critique littéraire assuraient qu’il allait être identifié grâce aux champs lexicaux, à la manière d’écrire.Corentin Sellin, spécialiste de la politique américaine à franceinfo

 

 

Il prend un risque insensé par rapport à la mission qu’il semble se donner : sauver la présidence et les Etats-Unis.  

 

 

 

Quelles peuvent être les motivations de son auteur ? 

 

Première hypothèse : profiter de la sortie du livre de Woodward pour tenter de porter le coup fatal. Est-ce qu’il n’y a pas la volonté de se servir de l’onde de choc de la parution de Fear pour faire une sorte d’effet de souffle qui amènerait à la fin de la présidence Trump ?

 

Il s’agirait alors d’une volonté de l’acculer, de le rendre complètement paranoïaque, et en quelque sorte de le faire disjoncter.Corentin Sellin, spécialiste de la politique américaine à franceinfo

 

 

Seconde hypothèse : l'auteur de la tribune a de moins en moins de contrôle sur Trump. C'est ce que ce texte semble indiquer. Il commence par dire que cette administration a fait des choses formidables, "malgré les médias qui sont vraiment contre nous et malgré le président". Mais, dans une deuxième partie du texte, il insiste beaucoup sur l'incapacité du président à tenir une réunion, sur le fait qu’il dit n’importe quoi. Il cite une anecdote, dans laquelle un conseiller sort d'une réunion avec Trump et dit "ça ne peut plus durer". On a vraiment l’impression que les choses empirent. C’est peut-être pour cela qu’il sort du bois. 

 

 

 

Cette tribune tombe quelques jours après la parution des bonnes feuilles de Fear, le livre explosif de Bob Woodward. Mais le New York Times avance que ce n'est pas lié... 

 

Le livre de Bob Woodward est en préparation depuis un an et on savait qu'il allait sortir à la rentrée, donc le New York Times noie un peu le poisson... Ce n'est pas cohérent. La personne qui a remis le document savait très bien que ce livre allait sortir, c’est même peut-être une de ses sources. Il y a quand même un télescopage étrange. Dès la sortie des bonnes feuilles de Fear, l'administration Trump a fait bloc. Le secrétaire à la Défense, James Mattis, a parlé d’un travail de fiction, tout comme le chef de cabinet de la Maison Blanche, John F. Kelly. Jusque-là, c'était parole contre parole. 

 

 

Et là, tout d’un coup, le New York Times publie le texte d'un responsable de haut rang de l’administration, qui, non seulement, confirme les propos de Woodward, mais qui semble même attester de ce qu’on ne pouvait que supputer jusque-là. 

 

 

 

Quel regard portez-vous sur la réponse de Donald Trump ? 

 

Ca m'a beaucoup surpris, car on pouvait s'attendre à une réaction virulente, surtout quand on voyait l’état de tension qu’il y avait déjà après la parution des bonnes feuilles de Fear. Certes, il a insulté le New York Times, mais il le fait quasiment tous les jours. Il a parlé de la faillite prochaine du journal, chose qu'il a déjà dite à de multiples reprises. Il n'était pas rouge, ni en train d'éructer, ni de postillonner. Il était plutôt maîtrisé. 

 

 

Et surtout, sa réaction est coordonnée avec celle de la porte-parole de la Maison Blanche, Sarah Sanders, alors que ce n'est habituellement pas le fort de cette administration. Sur le fond, la défense est plutôt maligne. Ils disent que le président a été élu, et que l'auteur de la tribune doit se dénoncer ou démissionner, car on ne peut pas admettre qu’il y ait des agents qui complotent contre le président à l’intérieur de l'administration. Et là, ils ont un argument constitutionnel et démocratique fort.

 


13/09/2018
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Franceinfo - le mercredi 5 septembre 2018

 

 

Un collaborateur de Trump affirme, dans une tribune, être entré "en résistance" contre le président américain

 

 

Il publie une tribune anonyme dans le "New York Times" mercredi

 

 

 

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La Maison blanche, à Washington (Etats-Unis), le 28 décembre 2017.  (MANDEL NGAN / AFP)

 

 

 

"Je fais partie de la résistance au sein de l'administration Trump." Le titre de cette tribune anonyme publiée dans le New York Times, mercredi 5 septembre, donne le ton. Un haut responsable de l'équipe de Donald Trump révèle, de manière anonyme, comment sa propre administration est entrée en résistance. Le président américain pointe une "trahison" dans un tweet lapidaire.

 

 

L'auteur de ce texte explique pourquoi et comment il s'efforce, avec d'autres, de lutter de l'intérieur contre les "pires penchants" du locataire de la Maison Blanche. Il confirme ainsi le portrait dressé par le journaliste d'investigation Bob Woodward. Dans son livre à paraître le 11 septembre aux Etats-Unis (Peur : Trump à la Maison Blanche), et dont des extraits ont été publiés dans la presse, Woodward dépeint un président colérique et paranoïaque que ses collaborateurs s'efforcent de contrôler, voire de contourner, pour éviter de dangereux dérapages.

 

 

Une procédure de destitution envisagée

 

Dans la tribune parue dans le New York Times, le haut dirigeant de l'administration Trump souligne clairement qu'il ne s'agit pas pour lui de soutenir la démarche de la gauche américaine, mais de protéger son pays contre le comportement de son 45e président. Comme il le révèle, lui et d'autres membres du cabinet ont envisagé d'entamer une procédure de destitution du président, comme le prévoit le 25e amendement de la Constitution américaine. "Mais personne n'a voulu provoquer une crise constitutionnelle", précise-t-il. 

 

 

"Nous pensons que nous avons d'abord un devoir envers notre pays, et que le président continue à agir d'une façon néfaste à la bonne santé de notre république, écrit-il. C'est la raison pour laquelle nous nous sommes engagés à faire ce que nous pouvons pour préserver nos institutions démocratiques tout en contrecarrant les impulsions les plus malencontreuses de Donald Trump jusqu'à ce qu'il ait quitté son poste."

Le cœur du problème est l'amoralité du président.Un haut responsable de l'administration Trump, anonyme dans le "New York Times"

Estimant que l'administration a engrangé un certain nombre d'avancées depuis son élection - déréglementation, réforme fiscale, renforcement de l'armée - il juge que ces dernières ont été obtenues "en dépit de et non grâce" à Donald Trump, dont il qualifie le style de "mesquin", "impétueux" et "inefficace".

 

 

"Ce lâche devrait faire ce qui est juste et démissionner" 

 

Le New York Times explique avoir pris la décision rare de publier une tribune anonyme à la demande de son auteur, dont le quotidien connaît l'identité. "Nous pensons que publier cet essai est le seul moyen de permettre à nos lecteurs de prendre connaissance d'un point de vue important", écrit le journal. 

 

 

La Maison Blanche a répliqué à cette tribune anonyme par la voix de sa porte-parole, Sarah Sanders : "Ce lâche devrait faire ce qui est juste et démissionner." Le président lui-même s'est également fendu d'une déclaration devant la presse, postée sur son compte Twitter. "Quand je ne serai plus président, ces médias n'auront plus rien à écrire", a-t-il fustigé, ajoutant : "Personne n'a fait ce que cette administration fait."


07/09/2018
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Franceinfo - le jeudi 16 aôut 2018

 

 

TEMOIGNAGE FRANCEINFO. L'une des victimes des prêtres pédophiles de Pennsylvanie témoigne

 

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Grégory PhilippsRadio France

 

 

Jim Vansickle a été agressé à l’âge de 16 ans par l'un des 301 prêtres dont les noms ont été révélés dans un rapport sur des abus sexuels sur des mineurs, en Pennsylvanie

 

 

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Jim Vansickle a été agressé sexuellement à l'âge de 16 ans par son professeur d'anglais au collège de Bradford, le père Paulson (2018). (GREGORY PHILIPPS / FRANCEINFO)

 

 

 

Aux États-Unis, un nouveau scandale ébranle l’Église catholique. En Pennsylvanie, un grand jury populaire a révélé mardi 14 août, après deux années d’enquête, que pendant des décennies, plus de 300 prêtres qualifiés de prédateurs ont abusé sexuellement de plus d’un millier d’enfants.

L'une de ces victimes se nomme Jim Vansickle. Il vit dans le nord de la Pennsylvanie et a témoigné devant le grand jury. C’est un grand gaillard de 55 ans, mais des larmes lui montent aux yeux dès qu’il évoque ce qu’il a subi au collège catholique de Bradford, à l'âge de 16 ans.

 

 

Son professeur d’anglais, le père David Paulson, a dans un premier temps noué avec lui une relation de confiance. "Il m'a aidé dans mes études, il a changé ma vie, reconnaît Jim Vansickle, malgré les contacts physiques puis les avances de plus en plus régulières que lui fait le père Paulson. L'année de mon diplôme, il a détruit tout cela de façon traumatisante."

 

 

David Paulson profite alors d'un voyage dans l'Ohio pour emmener Jim Vansickle dans un hôtel. "Ça n'était pas le genre d'hôtel que j'imaginais. C'était sale, sombre." Malgré le malaise de Jim, le prêtre passe à l'acte. 

 

 

Le repousser était jusque-là très simple, il faisait rapidement marche arrière. Mais ce jour-là, il a été très différent. Jim Vansickle à franceinfo

 

Jim Vansickle fait partie de ceux qui ont témoigné devant le grand jury de Pennsylvanie. "C’est une victoire pour nous tous. On a gagné une bataille mais pas la guerre. L’Église et ses dirigeants ont fait du mal. Au lieu de demander le pardon du Christ et des paroissiens, ils continuent à se battre contre nous. Je pense que le rapport du procureur est assez clair. Il montre bien que ces prêtres sont des prédateurs et qu’ils sont nombreux. Le rapport montre aussi que ces crimes ont été couverts par les évêques, les cardinaux et le diocèse. Je suis certain qu’au moment où nous parlons, les enfants continuent de se faire abuser sexuellement."

 

 

Les faits sont prescrits pour la grande majorité des victimes

 

La plupart des faits sont prescrits. Le père Paulson, l’agresseur de Vansickle a été nommé évêque il y a huit ans avant d’être suspendu. Mais sur les 301 prêtres prédateurs identifiés, il est l’un des seuls à être poursuivi, pas pour ce qu’il a fait subir à Jim Vansickle, mais pour des faits plus récents commis sur d’autres mineurs.

 

 

Aujourd'hui, Jim Vansickle ne pratique plus la religion dans laquelle il a été élevé. "Ma réconciliation avec l'Église dépendra de l'attitude des prêtres, du cardinal et du pape. S'ils ne changent pas, j'aurais honte pour eux. Mais moi, je sais que j'irai au Paradis."

 


17/08/2018
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Franceinfo - le lundi 13 août 2018

 

 

Menaces, débâcle de la monnaie turque... On vous résume la crise entre la Turquie et les Etats-Unis en cinq actes

 

 

Après l'imposition de nouvelles sanctions américaines, la livre turque a dévissé à son plus bas niveau historique, fragilisant les marchés financiers mondiaux

 

 

 

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Le président turc Recep Tayyip Erdogan (gauche) et le président américain Donald Trump (droite).  (BULENT KILIC / AFP)

 

 

C'est la crise la plus grave entre les États-Unis et la Turquie depuis quarante ans. La tension entre ces deux membres de l'Otan, qui se divisent sur de nombreux sujets, mijotait depuis un certain temps déjà. Mais c'est maintenant le monde entier qui a le droit d'y goûter. Les divers conflits entre Ankara et Washington se sont récemment cristallisés autour du sort d'un pasteur américain détenu en Turquie. Il n'en fallait pas plus pour précipiter la Turquie dans une crise monétaire qui fait souffler un vent de panique sur les marchés à travers le monde. 

 

 

Franceinfo vous raconte, en cinq actes, la récente escalade des tensions entre ces deux alliés historiques. 

 

 

Acte 1 : Washington sanctionne deux ministres turcs contre la détention d'un pasteur américain

 

Les relations entre Washington et Ankara, qui se sont dégradées depuis le coup d'État manqué de 2016 contre le président Recep Tayyip Erdogan, se sont envenimées, fin juillet, avec le placement en résidence surveillée de l'Américain Andrew Brunson. Ce pasteur évangélique, originaire de Caroline du Nord, réside en Turquie depuis une vingtaine d'années et dirigeait une petite église protestante à Izmir. Arrêté en octobre 2016, pendant les purges qui ont suivi le putsch raté, il a déjà passé un an et demi en détention pour "terrorisme" et "espionnage". Les médias locaux suggéraient qu'il était lié à Fethullah Gülen, un prédicateur turc établi depuis près de 20 ans sur le sol américain .

 

 

Ankara l'accuse d'avoir agi pour le compte du réseau de Fethullah Gülen, un prédicateur turc exilé aux États-Unis, soupçonné par l'exécutif turc d'être l'architecte du putsch manqué. Andrew Brunson est aussi suspecté d'être lié au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), une organisation classée "terroriste" par la Turquie et les États-Unis.

 

 

Le pasteur dément en bloc les accusations portées contre lui. Il risque jusqu'à 35 ans de prison dans le cadre d'un procès qui s'est ouvert en avril dernier.

 

 

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Andrew Brunson escorté par la police turque jusqu'à sa maison à Izmir, en Turquie, le 25 juillet 2018.  (AFP)

 

 

Son cas est symbolique pour Washington, qui exige sa libération immédiate. Le vice-président américain, Mike Pence, chrétien évangélique comme Andrew Brunson, a désigné le pasteur comme une "victime de persécution religieuse" dans une Turquie à majorité musulmane. Pour faire pression sur le gouvernement turc, la Maison Blanche a donc imposé des sanctions, le 1er août, contre les ministres de l'Intérieur et de la Justice turcs, visés pour leur rôle présumé dans le procès d'Andrew Brunson. Leurs biens et avoirs ont été saisis, et les ressortissants américains ont interdiction de faire affaire avec eux.

 

 

Acte 2 : Erdogan répond par des sanctions contre deux ministres américains 

 

Le gouvernement turc réplique, le 4 août, en demandant le gel en Turquie des avoirs de responsables américains. "Jusqu'à hier soir, nous sommes restés patients. Aujourd'hui, j'en donne l'instruction : nous gèlerons les avoirs en Turquie des ministres américains de la Justice et de l'Intérieur, s'ils en ont", déclare le président turc dans un discours télévisé. Une décision symbolique, les deux ministres américains n'ayant sans doute pas de biens en Turquie, mais lourde de sens. 

 

 

Très vite, ces tensions diplomatiques provoquent la chute de la livre turque, qui s'effondre à son plus bas record face au dollar dès le 6 août. Pour tenter de désamorcer la situation, le vice-ministre turc des Affaires étrangères, Sedat Önal, rencontre le numéro deux de la diplomatie américaine, John Sullivan, le 8 août. Mais la rencontre ne débouche sur rien, les États-Unis n'ayant obtenu aucune garantie sur la libération du pasteur, souligne le Wall Street Journal (en anglais).

 

 

Acte 3 : Trump annonce l'augmentation des taxes à l'importation sur des produits turcs

 

Faisant fi du contexte déjà tendu, Donald Trump enfonce le clou, le 10 août, en annonçant une forte augmentation des taxes à l'importation sur l'acier et l'aluminium turcs. "Je viens juste d'autoriser le doublement des taxes douanières sur l'acier et l'aluminium en provenance de Turquie puisque sa monnaie, la livre turque, descend rapidement contre notre dollar fort", écrit le président américain dans un tweet.

 

 

 

La Maison Blanche ayant déjà imposé en mars des tarifs douaniers supplémentaires à hauteur de 25% et 10% sur les importations d'acier et d'aluminium, cela signifie que ces produits seront désormais taxés à hauteur de respectivement 50% et 20%. "Nos relations avec la Turquie ne sont pas bonnes en ce moment !" conclut Donald Trump. 

 

 

 

Acte 4 : la livre turque s'effondre

 

 

Cette annonce américaine fait dévisser l'économie turque, déjà sous pression : le 10 août, déjà baptisé "Vendredi noir" par des économistes, voit la monnaie turque perdre quelque 16% de sa valeur face au dollar. Les Bourses de Hong Kong, de Tokyo, de Frankfort, de Londres et de Paris finissent en baisse, sur fond d'inquiétude des marchés mondiaux.

 

 

 

Pour enrayer cette spirale, le ministre des Finances turc, Berat Albayrak, annonce lundi 13 août, dans un entretien au quotidien Hurriyet, que la Turquie va mettre en œuvre dans la journée un plan d'action économique. Dans l'espoir de rassurer les marchés, la Banque centrale de Turquie déclare quant à elle qu'elle fournira toutes les liquidités nécessaires aux banques et prendra les "mesures nécessaires" pour assurer la stabilité financière. 

 

 

 

Acte 5 : Erdogan dénonce "un complot politique" 

 

 

L'effet des ces annonces est de courte durée. Quelques heures plus tard, Recep Tayyip Erdogan accuse les États-Unis de vouloir "frapper dans le dos" la Turquie et affirme que la chute de la livre turque est un "complot politique" de la part de Washington. 

 

 

"D'un côté, vous êtes avec nous dans l'Otan et, de l'autre, vous cherchez à frapper votre partenaire stratégique dans le dos. Une telle chose est-elle acceptable ?" lance le président turc lors d'un discours à Ankara. "Adopter une attitude aussi hostile à l'encontre d'un allié au sein de l'Otan (...) n'a aucune explication sensée", poursuit-il, en s'efforçant de rassurer les milieux économiques. 

 

 

Lundi toujours, le ministère turc de l'Intérieur annonce enquêter sur des centaines d'internautes qu'il soupçonne d'avoir partagé des commentaires relevant de la "provocation" visant à affaiblir la livre. Pour Recep Tayyip Erdogan, ces internautes sont des "terroristes économiques" qui recevront "le châtiment qu'ils méritent".

 


14/08/2018
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Franceinfo - le samedi 11 août 2018

 

 

Glyphosate : Monsanto condamné à payer près de 290 millions de dollars à un jardinier malade d'un cancer

 

 

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Grégory Philipps franceinfoRadio France

 

 

Un jury de San Francisco a condamné vendredi le groupe Monsanto à verser 289 millions de dollars à un jardinier qui a développé un cancer à la suite de l'utilisation de pesticides du groupe, le roundup et le ranger pro

 

 

 

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L'émotion du jardinier, Dewayne Johnson, à l'énoncé du verdict qui condamne Monsanto pour avoir provoqué son cancer, le 10 août 2018 à San Francisco (Etats-Unis). (JOSH EDELSON / POOL)

 

 

Aux États Unis, la décision d’un tribunal de San Francisco va faire jurisprudence. Il a condamné vendredi 10 août le groupe Monsanto à verser près 290 millions de dollars à un jardinier qui pendant deux ans a massivement utilisé deux de ses désherbants : le roundup et le ranger pro. L’homme a ensuite déclaré un cancer du système lymphatique. Et le jury populaire a jugé que c’est bien l’utilisation de ces produits contenant du glyphosate qui a causé sa maladie.

 

 

Monsanto responsable ? Oui

 

La lecture du jugement n’a pris que quelques minutes. Quasiment à chacune des onze questions, le jury de douze personnes a été unanimes et a répondu par l’affirmative. "Est-ce que le roundup ou le ranger pro ont contribué à la maladie du plaignant ? Oui. Est-ce que Monsanto connaissait la dangerosité de ses produits contenant du glyphosate ? Oui. Est-ce que le groupe a volontairement choisi de ne pas accompagner ses pesticides d’un avertissement destiné au consommateur ? Oui."

 

 

Le jury populaire a donc condamné Monsanto à verser 289 millions de dollars à Dewayne Johnson. L’ex-jardinier de 46 ans n’a, selon ses médecins, plus que deux ans à vivre. Après quatre semaines de procès, il est ému, épuisé, reconnaissant.   

 

 

Depuis le début de ce procès, j’ai reçu beaucoup de soutien, de prières de la part de beaucoup de gens. Je veux les remercier, mes avocats aussi et le jury Dewayne Johnson, le jardinier rendu malade par le glyphosate avec franceinfo

 

 

Comme Dewayne Johnson, près de 5 000 personnes aux États-Unis ont entamé ou préparent une procédure à l’encontre de Monsanto. C’est un jour historique Marc Burton, l'un des avocats du jardinier avec franceinfo

 

 

"Depuis quarante ans que ce produit existe, la vérité éclate enfin grâce à un jury indépendant.", s'est réjoui Marc Burton, l’un des avocats du jardinier. À la sortie de l’audience, la direction de Monsanto a annoncé qu’elle allait faire appel de cette décision et qu’elle continuera à défendre ses produits et le glyphosate qui, selon les termes du communiqué du groupe, "ne provoque pas de cancer et n’est pas à l’origine de celui du jardinier".

 


14/08/2018
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Franceinfo - le samedi 4 août 2018

 

 

RECIT. "Je n'oublierai jamais le sentiment absolu de joie" : en 1982, San Francisco accueille les premiers Gay Games de l'histoire

 

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Elise LambertFrance Télévisions

 

 

 

Paris accueille à partir du 4 août la 10e édition des Gay Games, une compétition sportive créée par la communauté LGBT+, ouverte à tous. Ce rendez-vous a vu le jour en 1982 à San Francisco. Franceinfo vous en raconte la genèse

 

 

 

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Cérémonie d'ouverture des premiers Gay Games à San Francisco, le 28 août 1982. (FEDERATION OF GAY GAMES)

 

 

 

"Bienvenue dans ce rêve devenu réalité !" Il est 11h30 du matin, samedi 28 août 1982. Le stade Kezar de San Francisco est bien rempli. La ville californienne accueille la première édition des Gay Games : dix jours de rencontres sportives inspirés des Jeux olympiques mais ouverts à tous, sans distinction de genre, de race, d'âge ou de situation physique. 

 

 

Dans le stade de 60 000 places, des supporters du monde entier se sont déplacés pour accueillir les 1 350 athlètes venus d'une dizaine de pays : Australie, France, Belgique, Israël ou encore République fédérale d'Allemagne.

 

 

 

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Cérémonie d'ouverture des Gay Games de San Francisco, le 28 août 1982. (FEDERATION OF GAY GAMES)

 

 

 

"Malgré la saison estivale, la température est fraîche et un épais brouillard s'étend dans le ciel. Debout sur une scène, le fondateur de ces jeux, l'athlète américain Tom Waddell, ouvre la rencontre par un discours historique, note le site Outsports (en anglais). "Ces Gay Games, les premiers du genre, sont dédiés à tous les gays et personnes éclairées de ce monde !", lance-t-il sous les acclamations des spectateurs.

 

 

Les Gay Games se démarquent de tous les autres événements de cette ampleur par leur philosophie : l'épanouissement personnel et l'esprit d'amitié. (...) Battre l'autre n'est pas le seul critère pour gagner. Participer à ces jeux fait de nous tous des gagnants.Tom Waddell

 

 

Une manifestation inédite

 

Pour cette première édition, les organisateurs voient les choses en grand. Quelque 2 000 coureurs, marcheurs et cyclistes se relaient avant la cérémonie, sur 6 000 kilomètres et dans 50 villes, pour porter la flamme des Jeux à San Francisco, depuis le bar Stonewall Inn à New York. C'est dans ce bar gay qu'en 1969, des clients s'étaient révoltés lors d'une énième descente policière, marquant les prémices du mouvement politique LGBT+, explique Le Monde.

 

 

 

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La cérémonie d'ouverture des Gay Games de San Francisco, le 28 août 1982. (FEDERATION OF GAY GAMES)

 

 

 

Dans les gradins, plusieurs orchestres gays de San Francisco sont réunis pour accueillir les délégations. L'hymne Reach for the Sky (Atteindre le ciel, en français) composé spécialement pour l'événement, est entonné pour la première fois, accompagné d'une chorale de 800 chanteurs homosexuels et de danseurs. La cérémonie atteint son apogée à 14 heures, lors de l'entrée des athlètes sur la piste, détaille la chercheuse Caroline Symons dans son étude sur les Gay Games (en anglais). Les Australiens, vêtus d'un jogging vert foncé aux bandes jaunes, paradent en portant leur drapeau, les sportifs français défilent en pantalon blanc et tee-shirt bleu marine. Le journaliste américain Carl Carlson raconte dans le journal The Voice, cité par Caroline Symons : "Le public a réalisé à ce moment précis l'ampleur de l'événement."

 

 

C'était la première fois dans l'histoire que des gays et des lesbiennes du monde entier se rassemblaient dans un seul et même endroit.Carl Carlsondans "The Voice"

 

 

 

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 Cérémonie d'ouverture des premiers Gay Games à San Francisco, le 28 août 1982. (FEDERATION OF GAY GAMES)

 

 

Dans les rangs des athlètes, Gene Dermody, passionné de lutte, se souvient de ces heures avec émotion : "À cette époque, je me sentais exclu, marginalisé. Les gays de ma communauté étaient surtout intéressés par le dragness [travestissement], ils buvaient beaucoup. Je les trouvais insultants envers les femmes, évoque-t-il à franceinfo. Je n'étais pas heureux et je pensais être seul dans ce cas. Dès que j'ai entendu parler des jeux, j'ai su que je viendrai."

 

 

Je n'oublierai jamais le sentiment absolu de libération et de joie que j'ai ressenti ce jour-là. Pour la première fois de ma vie je me sentais appartenir à une famille.Gene Dermody à franceinfo

 

 

Plusieurs personnalités se succèdent sur l'estrade : le maire de San Francisco, les écrivain(e)s engagé(e)s Rita Mae Brown et Armistead Maupin, auteur des Chroniques de San Francisco... Clou du spectacle, Tina Turner fait son apparition sur scène, dans une robe beige à franges, et clôt la cérémonie, sous les clameurs du public. "C'était vraiment très émouvant d'assister à tout cela au milieu du stade", confie Gene Dermody.

 

 

Des jeux pour les jeunes, personnes âgées, homo, hétéro, transgenres

 

Ces Gay Games n'auraient jamais existé sans le soutien de San Francisco. Depuis la fin des années 1960, la ville met en avant son acuueil des personnes LGBT+. Les quartiers Haight, Folsom et du Castro sont devenus les QG des gays, Noe Valley ou le Duboce Triangle ont la préférence des lesbiennes. Enthousiasmés par le projet, des dizaines d'habitants bénévoles participent donc à l'organisation des jeux, certains "placent même des hypothèques sur leur maison pour les financer", affirme Gene Demordy. Des participants aisés – médecins, avocats, comptables – puisent dans leurs économies. Au total, les organisateurs récoltent 387 000 dollars dont environ 30 000 apportés par la ville.

 

 

 

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Des spectateurs lors des premiers Gay Games, à San Francisco, le 28 août 1982. (FEDERATION OF GAY GAMES)

 

 

 

Mais l'existence des Gay Games est surtout le résultat de l'abnégation d'un homme : Tom Waddell, décathlonien aux Jeux olympiques de 1968 au Mexique, passionné de danse et homosexuel. Il se montre très critique envers les Jeux classiques, qu'il trouve trop commerciaux, nationalistes et compétitifs et décide de créer les "Gay Olympics". "Pour lui, les Gay Games étaient un moyen de redonner du sens au sport, de le rendre moins élitiste et de l'ouvrir à tous", raconte Jim Buzinski, fondateur du site Outsports à franceinfo.

 

 

Tom Waddell voulait que n'importe qui puisse participer : jeune, personne âgée, hétéro, transgenre, lesbienne... Il suffisait de s'inscrire et les participants s'affrontaient par catégorie d'âge dans chaque discipline.Jim Buzinskià franceinfo

 

 

Deux semaines avant l'ouverture des Jeux, un courrier vient bouleverser l'organisation. Le Comité international olympique (CIO) annonce à Tom Waddell qu'il engage des poursuites judiciaires pour l'usage du mot "olympiques". "C'était clairement de la discrimination car 'olympiques' était déjà utilisé pour d'autres manifestations", raconte, agacé, Gene Dermody. Le terme est en effet employé pour des compétitions de chiens, de cuisine ou de policiers.

 

 

Si je suis un rat, un crabe ou une photocopieuse, je peux avoir mes propres Jeux olympiques. Si je suis gay, je ne peux pas.Tom Waddelldans "Sport illustrated"

 

 

Résultat, les bénévoles retirent en vitesse le mot "olympiques" de tous les produits dérivés, posters, pins, tee-shirts, drapeaux, programmes... Et les Gay Olympics deviennent les Gay Games. "Avec le recul, je pense que c'était la meilleure des choses pour affirmer que nous étions différents des Jeux olympiques, que nous étions inclusifs. Ça nous a tous galvanisés", souligne Gene Dermody. Le comité olympique retirera finalement sa plainte en 1993, six ans après la mort de Tom Waddell, atteint du sida.

 

 

"La normalisation par le sport"

 

Malgré cette ombre au tableau, les 10 jours de compétition se déroulent dans l'euphorie. La journée, athlètes confirmés et débutants s'affrontent en natation, golf, marathon, cyclisme, bowling, tennis, lutte... Le soir, de multiples fêtes sont organisées dans San Francisco, comme des rassemblements militants ou des lectures de poèmes. "Toute la ville était en fête. Certains bars offraient aux athlètes médaillés un repas gratuit pendant une semaine, décrit Gene Dermody, tout le monde était très heureux."

 

 

Pour les organisateurs, les Gay Games doivent être une manifestation sportive "exemplaire", mais aussi un moyen de "normaliser" les LGBT+. Beaucoup d'athlètes craignaient de participer à un événement estampillé "gay", qu'ils soient homosexuels ou non. Les drag-queens sont donc encouragés à porter des vêtements "corrects", les gays et lesbiennes adeptes de sado-masochisme ne sont pas les bienvenus.

 

 

 

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Des athlètes de New York lors des premiers Gay Games à San Francisco en 1982. (FEDERATION OF GAY GAMES)

 

 

 

Pour Gene Dermody, ces consignes peuvent aujourd'hui s'apparenter à de l'"homophobie intériorisée", mais elles ont été salutaires pour certains. "Il fallait le faire ainsi, sinon les gens comme moi ne seraient pas venus", assume-t-il. À l'époque, un journaliste de l'hebdomadaire LGBT, Bay Area Reporter, déplorait lui aussi ces recommandations. 

 

 

J'ai tout à fait conscience que nous ne sommes pas ces stéréotypes homophobes. Mais j'ai aussi vigoureusement conscience que nous ne sommes pas 'juste comme les autres'. Notre différence est la force de notre identité.Tom Plagemandans "Bay Area Reporter"

 

 

Dix éditions et plusieurs héritages

 

Malgré ces critiques, ces premiers Gay Games permettent de rendre visible la communauté LGBT+ aux yeux du monde et autrement que par les "stéréotypes" habituels. Dès sa création, l'événement attire 50 000 spectateurs et 200 sujets lui sont consacrés dans les médias. Des filières sportives réservées aux LGBT+ naissent à cette période. "L'impact politique des Gay Games a été très important. Nous avons enfin été pris au sérieux", affirme Gene Dermody. 

 

 

Lors de la 2e édition des Gay Games en 1986, toujours à San Francisco, les jeux permettent de sensibiliser le monde au VIH, tout juste découvert, et encouragent les athlètes malades à continuer à faire du sport. Ces jeux sont aussi, tous les quatre ans, l'occasion de mettre en avant les sportifs originaires de pays où l'homosexualité est condamnéeLors des Gay Games de Cologne, en 2010, 49 athlètes russes et 7 athlètes chinois répondent présents, détaille Slate.

 

 

 

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La cérémonie d'ouverture de la 6e édition des Gay Games à Sydney en Australie, le 2 novembre 2002. (GREG WOOD / AFP)

 

 

Toutefois, la manifestation n'a pas mis fin à l'homophobie dans le sport et le nombre d'athlètes ayant rendu publique leur homosexualité reste toujours faible. "Nous représentons une infime partie de la population, les Gay Games ne sont pas une croisade politique. La politique vient après, nuance Gene Dermody. Mais notre but a été atteint : célébrer la diversité, montrer que nous sommes partout, normaux et aussi forts que les autres."


06/08/2018
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Franceinfo - le mercredi 20 juin 2018

 

 

"Je n'aimais pas voir des familles séparées" : Donald Trump signe un décret pour mettre fin à la séparation des familles de migrants à la frontière avec le Mexique

 

 

L’administration américaine a annoncé la signature d'un texte allant dans ce sens, mercredi soir. Elle était sous le feu des critiques au niveau national comme international depuis plusieurs jours

 

 

 

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Le président américain, Donald Trump, lors de la signature du décret mettant fin à la séparation des familles de migrants à la frontière avec le Mexique, le 20 juin 2018. (YURI GRIPAS / REUTERS)

 

 

 

"Je n'aimais pas voir des familles séparées." C'est avec ces mots que Donald Trump a annoncé, mercredi 20 juin, avoir signé un décret présidentiel pour mettre fin à la séparation des familles ayant franchi illégalement la frontière avec le Mexique. 

 

 

Il s'agit de maintenir les familles unies tout en faisant en sorte de garantir que notre frontière restera très puissante, très forte. Donald Trumplors de la signature d'un décret présidentiel

 

 

Sous le feu des critiques, tant au niveau national qu'international, la Maison Blanche a donc décidé de revenir sur cette disposition. Plus de 2 300 mineurs ont été séparés de leurs parents en cinq semaines. Le président et son équipe répétaient depuis plusieurs jours qu'ils ne faisaient qu'appliquer la loi, et que seule une modification de cette dernière par le Congrès permettrait de mettre fin aux séparations.

 

 

Le président américain a toutefois prévenu mercredi que la "politique de tolérance zéro" qu'il prône à l'encontre des immigrés clandestins serait maintenue.

 


02/07/2018
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Franceinfo - le mardi 19 juin 2018

 

 

Les Etats-Unis se retirent du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU

 

 

L'ambassadrice américaine auprès des Nations unies a annoncé, mardi soir, le départ des Etats-Unis de cette institution qu'elle qualifie de "cloaque de partis pris politiques"

 

 

 

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(DAMON WINTER/THE NEW YORK TIMES-REDUX-REA / THE NEW YORK TIMES-REDUX-REA)

 

 

Les Etats-Unis ont mis leur menace à exécution : les voilà qui se retirent du Conseil des droits de l'homme de l'ONU. L'annonce a été faite, mardi 19 juin, par l'ambassadrice américaine auprès des Nations unies. Nikki Haley qualifie cette institution de "cloaque de partis pris politiques". 

 

 

Nous prenons cette mesure parce que notre engagement ne nous permet pas de continuer à faire partie d'une organisation hypocrite et servant ses propres intérêts, qui fait des droits de l'homme un sujet de moquerie. l'ambassadrice américaine auprès des Nations unies Nikki Haleyface à la presse

 

 

"Une hostilité sans fin à l'égard d'Israël"

 

La diplomate explique cette décision par le fait qu'aucun autre pays "n'avait eu le courage de soutenir les combats" menés par les Etats-Unis pour réformer une institution qu'elle a qualifiée "d'hypocrite et d'égoïste".

 

 

"Ce faisant, je tiens à préciser très clairement que cette décision n'est pas un retrait de nos engagements pour les droits de l'homme", a-t-elle dit aux côtés du secrétaire d'Etat Mike Pompeo.

 

 

Elle a également critiqué les pays partageant les mêmes valeurs que les Etats-Unis mais qui "n'ont pas voulu remettre sérieusement en cause le statu quo".

 

 

Cette arène "se focalise de manière excessive et entretient une hostilité sans fin à l'égard d'Israël" ce qui est, selon elle, "la preuve évidente que le conseil est animé par des intentions politiques et non par les droits de l'homme".

 

 

L'ONU regrette

 

De son côté, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres "aurait préféré que les Etats-Unis restent au Conseil des droits de l'homme", a déclaré son porte-parole après l'annonce du retrait de Washington. Ce dernier "joue un rôle très important dans la promotion et la protection des droits de l'homme dans le monde". 

 

 

Cette décision "va mettre le pays en marge des initiatives mondiales cruciales pour défendre les droits de l'homme", a pour sa part déploré l'ONG Human Rights Watch. 

 

 

Depuis l'arrivée début 2017 de Donald Trump à la Maison Blanche, les Etats-Unis se sont déjà retirés de l'Unesco, de l'Accord de Paris sur le climat, de l'accord nucléaire avec l'Iran. Ils ont aussi coupé plusieurs financements à des organes de l'ONU.

 


02/07/2018
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Franceinfo - le mard 12 juin 2018

 

 

Poignées de mains historiques, signature d'un texte commun... Ce qu'il faut retenir du sommet entre Donald Trump et Kim Jong-un

 

 

"C'était vraiment une rencontre fantastique", a lancé Donald Trump après son entretien avec Kim Jong-un mardi, à Singapour. Les deux dirigeants ont signé un accord dans lequel la Corée du Nord s'engage derrière le principe d'une "dénucléarisation complète de la péninsule coréenne"

 

 

 

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Kim Jong-un et Donald Trump échangent une poignée de main, sur l'île de Sentosa à Singapour, le 12 juin 2018.  (EVAN VUCCI / SIPA)

 

 

 

De nombreux Sud-Coréens ont suivi le moment en direct. Pour la première fois, un président américain en exercice a rencontré son homologue nord-coréen. Donald Trump et Kim Jong-un se sont entretenus, mardi 12 juin, dans un hôtel de luxe sur l'île de Sentosa, à Singapour. Au menu de ce sommet historique : la dénucléarisation de la Corée du Nord. Washington demande à Pyongyang sa dénucléarisation "complète, vérifiable et irréversible". La Corée de Nord réclame, elle, la levée des sanctions économiques et une normalisation du pays au sein de la communauté internationale.

 

 

Le premier entretien en tête-à-tête entre Donald Trump et Kim Jong-un s'est terminé après environ cinquante minutes. Le président des Etats-Unis et le dirigeant de la Corée du Nord ont ensuite entamé une réunion avec leurs équipes, avant un déjeuner de travail. A l'issue de celui-ci, le président américain a déclaré que le sommet avait permis de faire "beaucoup de progrès", louant une "rencontre fantastique".

 

 

Les deux dirigeants ont même signé un texte commun, dans lequel Kim Jong-un s'engage derrière le principe d'une "dénucléarisation complète de la péninsule coréenne". Le président américain Donald Trump a aussi assuré qu'il était prêt à inviter le leader nord-coréen Kim Jong-un pour une première visite à la Maison Blanche.

 

 

Franceinfo fait le point sur ce que l'on peut déjà retenir de cette première prise de contact, encore inimaginable il y a quelques mois.

 

 

Des poignées de mains historiques devant les caméras du monde entier

 

Sous le crépitement des flashs des photographes, Donald Trump et Kim Jong-un se sont avancés l'un vers l’autre, main tendue, devant une grande rangée de drapeaux des deux pays ennemis. Figée, la poignée de main, moment tant redouté des hommes politiques rencontrant Donald Trump, a duré un peu plus de dix secondes.

 

 

Conscients que le sommet de Singapour pourrait rester comme un moment-clé de leur vie politique, Donald Trump et Kim Jong-un ont fait assaut d'amabilités, de sourires et de petits gestes d'attention devant les caméras admises dans l'enceinte de l'hôtel. Mais la tension et la concentration se lisaient aussi sur leurs visages ; cette poignée de main a marqué l'ouverture d'un sommet lourd d'enjeux pour l'Asie et pour le monde.

 

 

La signature d'un accord commun sur la dénucléarisation

 

A l'issue du déjeuner de travail, Donald Trump a annoncé qu'un accord allait être signé par les deux dirigeants. "Nous avons fait beaucoup de progrès. C'était très positif. Bien meilleur que ce à quoi beaucoup de gens s'attendaient je pense (...) Nous allons maintenant à une signature", a assuré le président américain.

 

 

Un peu avant 8 heures (heure de Paris), les deux hommes se sont assis face aux caméras et ont donc signé un texte commun. Sans en dire davantage, Donald Trump a simplement déclaré que la dénucléarisation de la Corée du Nord allait commencer "très rapidement". "Le document que nous signons couvre de très nombreux aspects", a assuré le président américain. 

 

 

Dans le texte, Kim réaffirme son engagement envers le principe d'une "dénucléarisation complète de la péninsule coréenne", selon une photographie du texte vue par l'AFP. Le document ne mentionne pas l'exigence américaine de "dénucléarisation complète, vérifiable et irréversible", une formule qui signifie l'abandon des armes et l'acceptation d'inspections mais réaffirme un engagement antérieur, plus vague.

 

 

Les États-Unis, eux, promettent des "garanties de sécurité". L'accord établit également que les deux pays travailleront ensemble à la construction d'un régime durable, stable et pacifique dans la péninsule coréenne. 

 

 

Un entretien d'une heure et un menu aux petits oignons

 

Avant cette signature devant les caméras, les hommes s'étaient d'abord vus une cinquantaine de minutes en tête-à-tête, uniquement accompagnés de leurs traducteurs. "Je crois que le monde entier regarde ce moment. Beaucoup de gens dans le monde vont penser qu'il s'agit d'une scène tirée d'une fiction... d'un film de science-fiction", a affirmé Kim Jong-un, selon des propos traduits. Pendant cette prise de contact initiale, Kim Jong-un a déclaré voir là "un bon prélude à la paix", sans toutefois livrer le moindre indice sur le fond des discussions. Le dirigeant nord-coréen s'est dit prêt à travailler avec le président américain, tout en prévenant "qu'il y aura(it) des difficultés". "Nous allons les résoudre", lui a aussitôt répondu Donald Trump. "Nous allons travailler ensemble, nous allons nous en occuper."

 

 

Le président des Etats-Unis et le dirigeant de la Corée du Nord ont ensuite entamé une réunion avec leurs équipes. Côté américain, étaient notamment présents le secrétaire d'Etat, Mike Pompeo, et le conseiller à la sécurité nationale, John Bolton, connu pour son hostilité envers le régime de Pyongyang. Côté nord-coréen, la personnalité la plus en vue était l'ex-chef des services de renseignement militaires Kim Yong-chol, qui s'est récemment rendu en visite à New York. Les discussions à huis clos ont duré environ une heure et demie, avant de se poursuivre de manière moins formelle lors d'un déjeuner de travail, dont le menu mêlait les influences des deux pays.

 


 

De nombreux Sud-Coréens ont suivi le moment en direct. Pour la première fois, un président américain en exercice a rencontré son homologue nord-coréen. Donald Trump et Kim Jong-un se sont entretenus, mardi 12 juin, dans un hôtel de luxe sur l'île de Sentosa, à Singapour. Au menu de ce sommet historique : la dénucléarisation de la Corée du Nord. Washington demande à Pyongyang sa dénucléarisation "complète, vérifiable et irréversible". La Corée de Nord réclame, elle, la levée des sanctions économiques et une normalisation du pays au sein de la communauté internationale.

 

Le premier entretien en tête-à-tête entre Donald Trump et Kim Jong-un s'est terminé après environ cinquante minutes. Le président des Etats-Unis et le dirigeant de la Corée du Nord ont ensuite entamé une réunion avec leurs équipes, avant un déjeuner de travail. A l'issue de celui-ci, le président américain a déclaré que le sommet avait permis de faire "beaucoup de progrès", louant une "rencontre fantastique".

 

 

Les deux dirigeants ont même signé un texte commun, dans lequel Kim Jong-un s'engage derrière le principe d'une "dénucléarisation complète de la péninsule coréenne". Le président américain Donald Trump a aussi assuré qu'il était prêt à inviter le leader nord-coréen Kim Jong-un pour une première visite à la Maison Blanche.

 

 

Franceinfo fait le point sur ce que l'on peut déjà retenir de cette première prise de contact, encore inimaginable il y a quelques mois.

 

 

Des poignées de mains historiques devant les caméras du monde entier

 

Sous le crépitement des flashs des photographes, Donald Trump et Kim Jong-un se sont avancés l'un vers l’autre, main tendue, devant une grande rangée de drapeaux des deux pays ennemis. Figée, la poignée de main, moment tant redouté des hommes politiques rencontrant Donald Trump, a duré un peu plus de dix secondes.

 

 

Donald Trump et Kim Jong-un sur l'île de Sentosa à Singapour, le 12 juin 2018. 
Donald Trump et Kim Jong-un sur l'île de Sentosa à Singapour, le 12 juin 2018.  (EVAN VUCCI / SIPA)

 

 

Conscients que le sommet de Singapour pourrait rester comme un moment-clé de leur vie politique, Donald Trump et Kim Jong-un ont fait assaut d'amabilités, de sourires et de petits gestes d'attention devant les caméras admises dans l'enceinte de l'hôtel. Mais la tension et la concentration se lisaient aussi sur leurs visages ; cette poignée de main a marqué l'ouverture d'un sommet lourd d'enjeux pour l'Asie et pour le monde.

 

 

La signature d'un accord commun sur la dénucléarisation

 

A l'issue du déjeuner de travail, Donald Trump a annoncé qu'un accord allait être signé par les deux dirigeants. "Nous avons fait beaucoup de progrès. C'était très positif. Bien meilleur que ce à quoi beaucoup de gens s'attendaient je pense (...) Nous allons maintenant à une signature", a assuré le président américain.

 

 

Un peu avant 8 heures (heure de Paris), les deux hommes se sont assis face aux caméras et ont donc signé un texte commun. Sans en dire davantage, Donald Trump a simplement déclaré que la dénucléarisation de la Corée du Nord allait commencer "très rapidement". "Le document que nous signons couvre de très nombreux aspects", a assuré le président américain. 

 

 

Dans le texte, Kim réaffirme son engagement envers le principe d'une "dénucléarisation complète de la péninsule coréenne", selon une photographie du texte vue par l'AFP. Le document ne mentionne pas l'exigence américaine de "dénucléarisation complète, vérifiable et irréversible", une formule qui signifie l'abandon des armes et l'acceptation d'inspections mais réaffirme un engagement antérieur, plus vague.

Les États-Unis, eux, promettent des "garanties de sécurité". L'accord établit également que les deux pays travailleront ensemble à la construction d'un régime durable, stable et pacifique dans la péninsule coréenne. 

 

 

Un entretien d'une heure et un menu aux petits oignons

 

Avant cette signature devant les caméras, les hommes s'étaient d'abord vus une cinquantaine de minutes en tête-à-tête, uniquement accompagnés de leurs traducteurs. "Je crois que le monde entier regarde ce moment. Beaucoup de gens dans le monde vont penser qu'il s'agit d'une scène tirée d'une fiction... d'un film de science-fiction", a affirmé Kim Jong-un, selon des propos traduits. Pendant cette prise de contact initiale, Kim Jong-un a déclaré voir là "un bon prélude à la paix", sans toutefois livrer le moindre indice sur le fond des discussions. Le dirigeant nord-coréen s'est dit prêt à travailler avec le président américain, tout en prévenant "qu'il y aura(it) des difficultés". "Nous allons les résoudre", lui a aussitôt répondu Donald Trump. "Nous allons travailler ensemble, nous allons nous en occuper.

 

 

Le président des Etats-Unis et le dirigeant de la Corée du Nord ont ensuite entamé une réunion avec leurs équipes. Côté américain, étaient notamment présents le secrétaire d'Etat, Mike Pompeo, et le conseiller à la sécurité nationale, John Bolton, connu pour son hostilité envers le régime de Pyongyang. Côté nord-coréen, la personnalité la plus en vue était l'ex-chef des services de renseignement militaires Kim Yong-chol, qui s'est récemment rendu en visite à New York. Les discussions à huis clos ont duré environ une heure et demie, avant de se poursuivre de manière moins formelle lors d'un déjeuner de travail, dont le menu mêlait les influences des deux pays.

 

 

L'optimisme affiché de Donald Trump

 

Donald Trump, qui met inlassablement en avant son sens de la négociation et son instinct, avait assuré qu'il saurait "dès la première minute" de sa rencontre avec l'homme fort de Pyongyang si ce dernier était déterminé à bouger. Et il a affirmé avoir eu une bonne impression de sa première interaction avec le dirigeant nord-coréen. "Nous allons avoir une relation formidable", a-t-il lancé, assis au côté de l'homme fort de Pyongyang, se disant convaincu que la rencontre serait un "immense succès".

 

 

"Ravi de vous rencontrer, M. le président", avait de son côté déclaré le dirigeant nord-coréen. "Le chemin pour en arriver là n'a pas été facile", a-t-il ajouté. "Les vieux préjugés et les habitudes anciennes ont été autant d'obstacles, mais nous les avons tous surmontés pour nous retrouver ici aujourd'hui."

 

 

Personnage central de ce dialogue, le chef de diplomatie américaine Mike Pompeo, qui a rencontré Kim Jong-un à deux reprises, s'était aussi dit lundi "très optimiste quant aux chances de réussite", laissant entendre que le sommet pourrait déboucher sur un réel réchauffement des relations

 

 

"Trump va probablement crier victoire quel que soit le résultat du sommet, mais la dénucléarisation de la péninsule coréenne est un processus qui prendra des années", a temporisé Kelsey Davenport, de l'Arms Control Association. Le "vrai test" sera "l'adoption ou non par la Corée du Nord de mesures concrètes pour réduire la menace que représentent ses armes nucléaires."


28/06/2018
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Franceinfo - le vendredi 1er juin 2018

 

 

Donald Trump confirme que le sommet avec Kim Jong-un aura lieu le 12 juin à Singapour

 

 

Le président américain a rencontré le bras droit du dirigeant nord-coréen à la Maison Blanche, vendredi 1er juin

 

 

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Le président américain Donald Trump donne une conférence de presse à la Maison Blanche, à Washington, le 1er juin 2018. (SAUL LOEB / AFP)

 

 

Le face-à-face devrait finalement avoir lieu. Donald Trump a confirmé, vendredi 1er juin, la tenue du sommet avec Kim Jong-un à Singapour le 12 juin. Une semaine plus tôt, le président amérciain avait annulé sa rencontre historique avec le dirigeant nord-coréen, en raison de "l'hostilité" de la Corée du Nord"Je prense que ce sera finalement un processus couronné de succès", a affirmé Donald Trump, à l'issue d'une discussion avec le bras droit de Kim Jong-un à Washington.

 

 

Le président américain a ajouté que, selon lui, Kim Jong-un était "résolu à dénucléariser" la Corée du Nord. "Je sais qu'ils veulent le faire Ils veulent se développer en tant que pays. Cela va se faire, je n'ai aucun doute", a-t-il assuré.

 

 

Donald Trump, à qui le général Kim Yong Chol a remis une "très sympathique lettre" de Kim Jong-un, a également promis que les Etats-Unis n'imposeraient pas de nouvelles sanctions à la Corée du Nord pendant les négociations. "Je ne veux plus utiliser le terme 'pression maximale'. (...) Nous nous entendons bien", a-t-il déclaré aux reporters, sur la pelouse de la Maison blanche.

 


22/06/2018
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Franceinfo - le jeudi 24 mai 2018

 

 

Donald Trump annonce l'annulation du sommet historique prévu avec Kim Jong-un

 

Le président américain l'a annoncé dans une lettre adressée au leader nord-coréen. "Cette opportunité manquée est un moment très triste dans l'Histoire", écrit-il

 

 

 

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Le président américain Donald Trump à la Maison Blanche, à Washington, le 9 mai 2018. (SAUL LOEB / AFP)

 

 

Le face-à-face devait être historique, il n'aura finalement pas lieu. Donald Trump a annoncé dans une lettre adressée à Kim Jong-un, jeudi 24 mai, l'annulation du sommet historique prévu le 12 juin à Singapour (Corée du Sud), au cours duquel il devait rencontrer le dictateur nord-coréen"Cette opportunité manquée est un moment très triste dans l'Histoire", écrit-il. Le président américain justifie cette décision par "la colère" et "l'hostilité" affichée récemment par Pyongyang.

 

 

 

"J'estime qu'il n'est pas opportun, à ce stade, de maintenir cette rencontre", indique le locataire de la Maison Blanche le jour même où Pyongyang annonçait le démantèlement de son site d'essais nucléaires de Punggye-ri. 

 

 

La Maison Blanche a déploré une "série de promesses non tenues" de la part de la Corée du Nord. Un responsable de l'exécutif américain a évoqué "un profond manque de bonne foi", déplorant que les Nord-Coréens ne se soient pas présentés lors d'une réunion préparatoire à Singapour.  

 

 

Maintenir une "pression maximale" sur Pyongyang

 

Mettant en garde la Corée du Nord contre tout acte "irresponsable", Donald Trump a assuré, lors d'une conférence de presse, que l'armée américaine était "prête" à toute éventualité et que les Etats-Unis restaient déterminés à poursuivre la campagne de "pression maximale".

 

 

Dans le style qui est le sien, le président américain met en garde le leader nord-coréen. "Vous parlez de vos capacités nucléaires, mais les nôtres sont si massives et puissantes que je prie Dieu pour qu'elles n'aient jamais à être utilisées", menace-t-il. Malgré cette rhétorique militaire, Donald Trump n'écarte pas totalement l'idée d'une rencontre, un jour, avec Kim Jong-un.

 

 

Si vous changez d'avis, n'hésitez pas à m'appeler ou à m'écrire.Donald Trump dans un courrier adressé à Kim Jong-un

 


08/06/2018
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Franceinfo - le mercredi 16 mai 2018

 

 

Etats-Unis : les Américains de plus en plus nombreux à dormir dans leur voiture

 

 

Aux Etats-Unis, de plus en plus de travailleurs sont contraints de dormir à bord de leur véhicule, faute de pouvoir se payer un logement. En Californie, certaines villes ont même décidé de laisser à disposition des parkings gratuits

 

 

A la nuit tombée, des véhicules apparaissent comme des ombres. On ne le soupçonne pas, mais ils appartiennent à une nouvelle catégorie de la population américaine. Ceux qui vivent là sont sans adresse, mais pas sans abris. Leur abri, c'est leur véhicule. Près de 40% d'entre eux ont un emploi.

 

 

Parmi eux, nous avons rencontré Danielle, 46 ans. Elle vit à l'arrière de sa voiture, sa fille reste à l'avant. Employée de bureau à mi-temps, elle fait partie de ces salariés pauvres qui gagnent trop pour percevoir des aides. Pour s'en sortir, elle préfère investir sur de nouvelles études et économise sur son logement. Danielle a longtemps été comptable, mais a perdu son emploi, stable, en 2012. Depuis, elle est constamment sur la route. Danielle fait partie de cette catégorie de population aux Etats-Unis qui vit en marge, sans être marginale. Sans possibilités de stocker, elle se nourrit exclusivement dans les fast-foods et admet "détester ça". Aujourd'hui encore, elle passera sa journée entre son lieu de travail et l'université.

 

 

Des parkings gratuits pour dormir dans son véhicule

 

La Californie traverse une véritable crise du logement, les loyers flambent, mais les salaires augmentent peu. Le temps d'attente pour un logement social est de sept ans en moyenne. L'impact sur les plus fragiles est tel que les mairies réagissent. Celle de Santa Barbara, par exemple, propose des emplacements de parkings gratuits la nuit, faute de mieux.

 

 

Dale Murnane, elle, a tout perdu lorsqu'un éboulement a ravagé son quartier et sa maison, il y a six mois. Elle a longtemps été assistante dentaire. Elle avait aussi une activité de médecine douce dans sa maison, mais elle a fait faillite. "J'ai l'impression d'avoir été catapultée hors de ce monde. Je survis avec l'âme en paix, mais sans savoir où je vais", avoue-t-elle. Parmi ces sans domicile fixe, 30% ont plus de 50 ans. En principe, aux Etats-Unis, il est interdit de dormir dans son véhicule, mais le triste succès de ce programme d'aide fait déjà des émules dans d'autres villes.

 


08/06/2018
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Franceinfo - le vendredi 18 mai 2018

 

 

Etats-Unis : dix morts et dix blessés dans la fusillade du lycée du Texas

 

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franceinfoValentine PasquesooneFabien MagnenouFrance Télévisions

 

 

Un élève a ouvert le feu dans son lycée de Santa Fe, au sud-est de Houston

 

 

 

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La Santa Fe High School, dans l'Etat américain du Texas. (GOOGLE MAPS)

 

 

 

Ce qu'il faut savoir

 

Nouvel épisode meurtrier aux Etats-Unis. Une fusillade est survenue vendredi 18 mai, peu après 7h30, au lycée de Santa Fe, dans l'Etat américain du Texas. Dix personnes ont été tuées et dix autres blessées, a rapporté le gouverneur de l'Etat Greg Abbott. Le tireur et un autre homme ont été arrêtés.

 

 

Une fusillade dans un lycée. "Un incident s'est produit ce matin dans un lycée impliquant un tireur", a indiqué le district scolaire de Santa Fe sur sa page Facebook vendredi matin. Selon Ed Gonzalez, shérif du comté de Harris, l'attaque était terminée à son arrivée sur place avec les forces de l'ordre à 7h55 (15h55 en France). Le district avait annoncé plus tôt sur son site internet qu'un confinement avait été mis en place.

 

 

Le tireur et un autre homme arrêtés. Un homme est en garde à vue, et un second a été arrêté, a aussi annoncé sur Twitter le shérif. Dans une conférence de presse, il a ajouté que les deux hommes, parmi lesquels se trouve le tireur présumé, "sembleraient être des élèves de l'établissement".

 

 

Donald Trump a réagi. Le président américain, Donald Trump, a déclaré sur Twitter "qu'on [pouvait] s'attendre à de mauvaises nouvelles" et a dénoncé au cours d'une conférence de presse "une attaque horrible".

 


05/06/2018
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