L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

ÉTATS-UNIS

carte-etats-unis

 

 


Franceinfo - le vendredi 27 mars 2020

 

 

Coronavirus : le nombre de cas aux Etats-Unis dépasse celui de la Chine

 

avatar

franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

Aux Etats-Unis, le virus a contaminé plus de 83 000 personnes et fait 1 201 morts

 

 

21227047

 

Des médecins se préparent à accueillir des malades confinés sur un bateau de croisière, le 26 mars 2020 à Miami (Etats-Unis). (CHANDAN KHANNA / AFP)

 

 

 

C'est désormais le pays le plus touché par la pandémie de Covid-19. Les Etats-Unis dénombraient, jeudi 26 mars, plus de cas recensés de nouveau coronavirus que tout autre pays dans le monde. Avec plus de 83 000 cas, selon l'université Johns-Hopkins, les Etats-Unis ont dépassé la Chine, où la maladie est apparue en décembre, et l'Italie, qui comptent respectivement plus de 81 000 et 80 000 cas avérés, selon un comptage de l'AFP.

 

 

>> Suivez les dernières informations sur l'épidémie dans notre direct

 

 

L'épidémie progresse de façon exponentielle aux Etats-Unis et le pays, qui avait initialement observé de loin la propagation du virus, pourrait bientôt devenir l'épicentre de la pandémie. C'est à New York, capitale économique connue pour sa densité, que l'accélération est la plus forte. La ville compte à elle seule 281 morts sur les 1 201 décès recencés dans le pays.

 

 

 

"Détendez-vous", conseille Donald Trump

La situation était aussi inquiétante en Louisiane, notamment à La Nouvelle-Orléans, où le carnaval du Mardi Gras le 25 février, fréquenté par plusieurs centaines de milliers de personnes, a pu être le déclencheur de la contagion, selon les experts. "Restez chez vous, détendez-vous", a demandé Donald Trump aux Américains lors d'une conférence de presse devenue quotidienne, depuis la Maison Blanche.

 


27/03/2020
0 Poster un commentaire

Franceinfo - le mardi 24 mars 2020

 

 

Coronavirus : à quoi joue Donald Trump, alors que les Etats-Unis pourraient devenir le nouvel épicentre de la pandémie ?

 

avatar

Violaine JaussentFrance Télévisions
 

 

 

Les Etats-Unis, où le nombre de personnes infectées par le Covid-19 explose, pourraient bientôt dépasser l'Europe, a prévenu mardi l'Organisation mondial de la santé. Mais les décisions de Donald Trump pour faire face à l'épidémie semblent déroutantes

 

 

21206567

 

Le président américain, Donald Trump, lors de la conférence de presse quotidienne sur le Covid-19 à la Maison Blanche, à Washington, le 23 mars 2020. (BRENDAN SMIALOWSKI / AFP)

 

 

 

Il oscille entre appels à l'unité nationale, tweets vengeurs et calculs électoraux. Donald Trump envoie des signaux confus, voire illisibles, à une Amérique confrontée à l'avancée galopante du coronavirus. Selon le dernier rapport quotidien de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), publié lundi 23 mars dans la soirée, les Etats-Unis ont vu le nombre de personnes testées positives au Covid-19 et le nombre de morts doubler en 24 heures. Le pays comptait, mardi 24 mars en début d'après-midi, 600 morts et plus de 50 000 cas officiellement diagnostiqués, selon le comptage tenu par l'université Johns Hopkins, qui fait référence. Des chiffres qui font des Etats-Unis le troisième pays en nombre de cas recensés, derrière la Chine et l'Italie, avec un épicentre à New York, où sont enregistrés la majorité des décès. Malgré tout, le président américain critique les mesures de confinement recommandées par les autorités sanitaires. Mais à quoi joue Donald Trump ?

 

 

>> Suivez les dernières infos liées à l'épidémie de coronavirus dans notre direct

 

 

 

Il souffle le chaud et le froid sur les mesures à prendre

Le président américain a d'abord minimisé et moqué la menace sanitaire pendant plusieurs semaines. En campagne pour la présidentielle prévue à la fin de l'année, il a lancé devant une foule de supporters en Caroline du Sud : "Les démocrates ont politisé le coronavirus. Un de mes conseillers m'a dit : 'M. le président, ils ont essayé de vous avoir avec la Russie, Russie, Russie.' Ça n'a pas trop marché. Ils n'ont pas réussi. Ils ont essayé la supercherie de l'impeachment. Ils ont tout essayé. Ça, c'est leur nouveau canular." C'était le 28 février. Le lendemain, les Etats-Unis enregistraient un premier décès lié au Covid-19. Le 7 mars, lorsqu'un reporter lui a demandé s'il s'inquiétait de la propagation de l'épidémie, Donald Trump a répondu par la négative : "Pas du tout. On a fait du super boulot."

 

 

 

 

 

 

Six jours plus tard, changement de ton. Donald Trump a décrété l'état d'urgence nationale face à l'ampleur de l'épidémie. Il s'est posé en président rassembleur d'un pays "en guerre". Jamais il n'a sous-estimé la menace du virus, assure-t-il. "C'est une pandémie. J'ai compris que c'était une pandémie longtemps avant qu'elle soit qualifiée de pandémie", a-t-il assuré.

 

 

 

David Leavitt @David_Leavitt
 

Numerous times @realDonaldTrump has called the a “hoax” and that would go away in a few days, but now he falsely claims, “I felt it was a long before it was called a pandemic.”?

Vidéo intégrée
462 personnes parlent à ce sujet
 
 

Le 11 mars, le président américain a annoncé que les Etats-Unis suspendaient pour trente jours l'entrée des voyageurs en provenance des zones à risque, dont la France. Mais dans le même temps, il n'a pas mobilisé immédiatement les ressources de la Maison Blanche habituellement utilisées en cas d'état d'urgence, selon le New York Times (article en anglais). Il commence tout juste à le faire et a annoncé, par exemple, la construction d'hôpitaux de campagne il y a seulement deux jours.

 

 

Désormais, Donald Trump multiplie les messages ambigus sur les restrictions en place pour limiter la propagation du Covid-19. Alors que le maire de New York, Bill de Blasio, a réclamé l'envoi en urgence de "centaines de respirateurs et de centaines de milliers puis de millions de masques", Donald Trump a assuré, à contre-pied, vouloir arrêter les mesures de distanciation sociale pour préserver l'économie. Résultat : le pays le plus riche de la planète offre un spectacle de désunion.

 

 

 

Il privilégie l'économie du pays (et la sienne)

Aujourd'hui, près d'un Américain sur trois est visé par une mesure de confinement édictée par le gouverneur de son Etat. Les autorités de New York aimeraient encore aller plus loin et réclament un confinement national. Mais Donald Trump rechigne à imposer de telles mesures parce qu'il redoute leurs conséquences sur l'économie. Si la recherche d'un équilibre entre objectifs de santé publique et survie économique du pays est un débat légitime, la façon dont le locataire de la Maison Blanche multiplie les coups de barre sans cohérence apparente laisse ses adversaires – comme certains de ses alliés – sans voix. "Nous ne pouvons laisser le remède être pire que le mal lui-même", a-t-il lancé, dimanche soir, dans un tweet en lettres majuscules.

 

 

 

Donald J. Trump @realDonaldTrump
 

WE CANNOT LET THE CURE BE WORSE THAN THE PROBLEM ITSELF. AT THE END OF THE 15 DAY PERIOD, WE WILL MAKE A DECISION AS TO WHICH WAY WE WANT TO GO!

134 k personnes parlent à ce sujet
 
 

Plus tard, il a même déclaré que les Etats-Unis allaient se rouvrir au monde des affaires, "très bientôt", "bien plus tôt que trois ou quatre mois comme quelqu'un le suggérait. Bien plus tôt".

 

 

Pour faire face à cette crise sanitaire sans précédent, Donad Trump a une solution : un plan de relance massif, "le plus important de l'histoire américaine". Il prévoit de mobiliser 1 800 milliards de dollars, soit 10% du PIB américain, ou "une année complète de croissance française", selon Capital. Dans les grandes lignes, Donald Trump prévoit d'envoyer des chèques de 1 000 à 1 200 dollars pour chaque adulte et 500 dollars pour les enfants. Mais pour l'instant, ce plan est loin d'être adopté. Le gouvernement fédéral et les Etats avancent en ordre dispersé, car démocrates et républicains peinent à trouver un accord.

 

 

Pendant ce temps, Donald Trump a annoncé vouloir relancer l'économie à tout prix. Ainsi, contre l'avis du corps médical, dont celui du docteur Anthony Fauci, expert mondialement reconnu des maladies infectieuses, qui conseille le locataire de la Maison Blanche, le président des Etats-Unis prône la fin de la distanciation sociale dès lundi prochain. Le Washington Post (article en anglais) y voit la défense de ses intérêts privés, et une décision prise après que quatre de ses plus gros hôtels et deux clubs privés ont été fermés.

 

 

Pourtant, son discours commence à trouver une caisse de résonance auprès de plusieurs personnalités conservatrices, qui suggèrent que la mort de milliers de personnes âgées est peut-être un mal nécessaire pour éviter une longue dépression économique. A l'instar de ce lieutenant gouverneur du Texas, Dan Patrick : "Les grands-parents devraient être prêts à mourir pour sauver l'économie pour leurs petits-enfants."

 

 

 

Andrew Lawrence@ndrew_lawrence
 

Tx Lt Gov Dan Patrick says grandparents would be willing to die to save the economy for their grandchildren

Vidéo intégrée
36 k personnes parlent à ce sujet
 

 

Il n'écoute que lui-même

Pandémie ou pas, Donald Trump poursuit dans son style singulier. Début mars, le locataire de la Maison Blanche n'a pas hésité à affirmer qu'un vaccin serait disponible d'ici "trois à quatre mois". Avant d'être immédiatement repris par le Dr Anthony Fauci : "On n'aura pas un vaccin. On commencera les tests sur un vaccin." "Comme je vous l'ai dit, M. le président, il faudra un an à un an et demi avant de distribuer un vaccin efficace et sûr", a ajouté l'expert.

 

 

Pas plus tard que lundi, Donald Trump a de nouveau vanté les mérites de la chloroquine, alors que l'utilisation de cet antipaludéen comme traitement contre le coronavirus est sujet à caution. "Ce serait un don du ciel si ça marchait. Cela changerait vraiment la donne. Nous verrons", a déclaré le président américain lors de son point presse quotidien. Or, après avoir entendu Donald Trump louer les effets prometteurs de ce médicament, un couple vivant en Arizona a ingéré une cuillère de phosphate de chloroquine. L'homme est mort, sa femme est hospitalisée.

 

 

Face à cette crise sanitaire d'une ampleur sans précédent dans l'histoire politique moderne, Donald Trump a-t-il envisagé de solliciter ses prédécesseurs, comme eux-mêmes l'avaient fait avant lui lors de terribles catastrophes naturelles ? Barack Obama, George W. Bush, Bill Clinton ou Jimmy Carter pourraient-il être de bon conseil ? Le 45e président de l'histoire des Etats-Unis a répondu par la négative : "Je pense que nous faisons un travail extraordinaire (...). Je ne pense pas que j'apprendrais beaucoup de choses." Ce qui fait dire à David Axelrod, ancien conseiller de Barack Obama, qui s'est exprimé auprès de l'AFP : "Difficile de ne pas tirer une conclusion effrayante de ce spectacle : nous avons un énorme défi devant nous et un tout petit président."

 


25/03/2020
0 Poster un commentaire

Franceinfo - le vendredi 13 mars 2020

 

 

Donald Trump déclare l'état d'urgence, les réserves de pétrole américaines vont êtres remplies à leur maximum

 

avatar

franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

Le président américain dit avoir demandé l'achat "de grandes quantités de pétrole brut pour le stockage aux Etats-Unis". Une telle action devrait théoriquement avoir pour effet de faire monter les prix sur le marché du pétrole

 

 

21131191

 

Donald Trump lors d'une conférence de presse sur le coronavirus Covid-19 à la Maison Blanche, à Washington (Etats-Unis), le 13 mars 2020.  (SAUL LOEB / AFP)

 

 

 

Le président américain Donald Trump a déclaré, vendredi 13 mars, l'état d'urgence pour faire face à la pandémie de coronavirus Covid-19 qui a mis la première puissance mondiale au ralenti, entre fermetures d'écoles et transports en commun désertés.

 

 

Cette décision exceptionnelle, traditionnellement utilisée pour les catastrophes naturelles plutôt que les crises sanitaires, a immédiatement provoqué un spectaculaire rebond à Wall Street au lendemain de sa pire séance depuis le krach boursier d'octobre 1987. Ce dispositif permettra à l'Etat fédéral de débloquer jusqu'à 50 milliards de fonds pour lutter contre le virus.

 

 

"J'appelle chaque Etat [du pays] à mettre immédiatement en place des centres d'urgence" et les hôpitaux à activer leurs plans de préparation d'urgence "pour répondre aux besoins des Américains", a indiqué Donald Trump lors d'une conférence de presse dans les jardins de la Maison Blanche.

 

 

 

Les réserves stratégiques de pétrole bientôt portées à leur maximum 

Les réserves stratégiques de pétrole des Etats-Unis vont être portées à leur maximum, a ajouté le président américain lors de cette conférence de presse. Il a affirmé avoir demandé au secrétaire à l'Energie "d'acheter à très bon prix de grandes quantités de pétrole brut pour le stockage aux Etats-Unis". Une telle action devrait théoriquement avoir pour effet de faire monter les prix sur le marché du pétrole.

 

 

Il a également indiqué qu'il pourrait ajouter le Royaume-Uni à la liste des pays européens visés par des restrictions de voyages à destination des Etats-Unis.

 

 

Enfin, Donald Trump a affirmé qu'il se ferait probablement tester "prochainement" pour le coronavirus malgré le fait qu'il ne présente "aucun symptôme". Le président américain a été pressé à de nombreuses reprises par des journalistes pour savoir s'il devait être testé après avoir été en contact avec un Brésilien, membre de la délégation du président Jair Bolsonaro, qui est positif au coronavirus.

 


14/03/2020
0 Poster un commentaire

Franceinfo - le mardi 3 mars 2020

 

 

Présidentielle américaine : c'est le jour le plus important pour les démocrates, voici ce qu'il faut savoir sur le "Super Tuesday"

 

avatar
Marie-Violette BernardFrance Télévisions

 

 

Seize Etats et territoires américains organisent des primaires simultanées, mardi 3 mars, pour choisir le candidat du Parti démocrate à la présidentielle

 

 

20917447

 

Un électeur vote de manière anticipée pour les primaires, le 17 janvier 2020, à Minneapolis (Minnesota, Etats-Unis). (STEPHEN MATUREN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

 

 

 

C'est la journée clé des primaires démocrates. Une quinzaine d'Etats et de territoires américains organisent des scrutins simultanés, mardi 3 mars, à l'occasion du "Super Tuesday". Pourquoi ce mardi est-il si exceptionnel ? Quels sont les candidats en bonne position pour l'emporter ? Voici ce qu'il faut savoir avant de suivre ce temps fort des primaires démocrates, à huit mois de la présidentielle américaine.

 

 

 

C'est quoi exactement, le "Super Tuesday" ?

Le "Super mardi" a fait son apparition lors des élections de 1988, lorsque plusieurs Etats démocrates du Sud ont décidé de tenir des primaires à la même date. Depuis, les deux partis ont continué à organiser "un scrutin crucial dans de multiples Etats début mars", explique Rolling Stone*.

 

Objectif : faire émerger le ou les favoris dès le début de la campagne. "Une saison des primaires très disputée peut laisser les candidats épuisés et en manque de financement, alors qu'ils doivent se lancer dans la campagne pour la présidentielle", note Rolling Stone. En tant que premier test d'envergure nationale, le "Super Tuesday" permet de propulser un ou des concurrents en pole position du Parti démocrate pour la dernière ligne droite jusqu'à la Maison Blanche.

 

Le nombre de scrutins organisés durant cette journée varie tous les quatre ans. En 2012, dix Etats avaient tenu des primaires lors du "Super Tuesday". En 2016, quatorze avaient participé. Cette année, les électeurs sont appelés à voter dans seize Etats et territoires américains. Et le "Super Tuesday" sera d'autant plus "super" que la Californie, qui compte le plus de délégués (415), y participera cette année, rappelle le New York Times*. Habituellement, cet Etat clé tient ses primaires plus tard dans la saison.

 

 

 

Et cela détermine vraiment la suite des primaires ?

Le "Super Tuesday" a une lourde incidence sur la suite de la saison des primaires. Plus que le nombre d'Etats y participant, c'est le nombre de délégués répartis durant cette seule journée qui a une importance. Mardi 3 mars, 1 357 délégués (sur 3 979 au total) seront attribués aux différents concurrents. Pour être investi par le parti, un démocrate doit avoir au moins 1 991 délégués (la majorité absolue), rappelle la BBC*.

 

 

Le "Super Tuesday" peut confirmer les résultats des quatre premiers scrutins (Iowa, New Hampshire, Nevada, Caroline du Sud) et permettre aux favoris de creuser l'écart avec les autres candidats. S'il ne garantit pas d'obtenir l'investiture du parti, il permet fréquemment de "tuer tout suspense", note Libération. Mais il peut aussi bouleverser les primaires. En 1992, Bill Clinton a remporté cette journée clé après un démarrage catastrophique des primaires. Il a finalement été investi par son parti puis élu à la Maison Blanche, rappelle le quotidien.

 

 

Cette année, le "Super Tuesday" pourrait être particulièrement disputé, note le Washington Post*. "Des candidats qui sont forts dans une région pourraient moins bien s'en sortir dans une autre, souligne le journal américain. Bernie Sanders et Elizabeth Warren sont mieux perçus par les électeurs démocrates progressistes du Nord-Est ; Joe Biden a l'avantage dans les Etats avec une plus grande diversité ethnique." Bref, difficile de savoir qui est véritablement en capacité de s'imposer.

 

 

 

Comment cela s'annonce-t-il pour les différents candidats ?

Il ne reste plus que cinq concurrents en lice, après les primaires en Caroline du Sud. Le sénateur du Vermont, Bernie Sanders, aborde l'échéance du "Super Tuesday" en bonne posture : crédité de 29% des intentions de vote en moyenne* au niveau national, il a déjà obtenu 60 délégués. Donné gagnant dans de nombreux Etats, il a de fortes chances de renforcer son avance mardi, précise le New York Times*. Il espère notamment obtenir une large victoire dans l'Etat progressiste de Californie, qui offre le plus grand nombre de délégués (415) lors de ces primaires.

 

 

Mais le numéro 2 de la course, Joe Biden, compte capitaliser sur son succès en Caroline du Sud (il a obtenu 48% des voix et 39 délégués dans cet Etat). Le scrutin du 29 février a confirmé sa popularité auprès de la population afro-américaine, un électorat important pour le Parti démocrate. L'ancien vice-président, qui fait figure de champion des centristes, pourrait par ailleurs bénéficier d'un report de voix après le retrait des modérés Pete Buttigieg et Amy Klobuchar. 

 

 

Joe Biden n'est toutefois crédité que de 17% des intentions de vote en moyenne au niveau national, une très courte avance sur le milliardaire Michael Bloomberg (15%). L'ancien maire de New York a dépensé plus de 400 millions de dollars en clips de campagne, un chiffre sans précédent dans l'histoire américaine, indique le New York Times*. Son objectif : réaliser une entrée tonitruante dans la course à l'investiture. Michael Bloomberg n'a en effet pas participé aux quatre premiers scrutins, ce qui le rend "capable de créer la surprise mardi, dans le bon comme dans le mauvais sens", estime le quotidien américain.

 

 

Reste également la sénatrice du Massachusetts Elizabeth Warren, créditée de 14% des intentions de vote en moyenne au niveau national. La progressiste, directement concurrencée par Bernie Sanders, n'a plus obtenu de délégués depuis le premier scrutin. La représentante d'Hawaï Tulsi Gabbard est, de leur côté, largement distancées dans les sondages (moins de 1% des intentions de vote). A la veille de la plus grosse échéance des primaires, "il n'est absolument pas certain que [Bernie] Sanders ou qui que ce soit d'autre obtiendra un avantage décisif lors du 'Super Tuesday'", conclut le New York Times.

 

 

  • Tous les liens signalés par un astérisque renvoient vers des articles en anglais.

 

 
What do you want to do ?
New mail
 
What do you want to do ?
New mail

03/03/2020
0 Poster un commentaire

Franceinfo - le mercredi 5 février 2020 - mis à jour le 06.02.2020

 

 

Etats-Unis : Donald Trump acquitté par le Sénat au terme de son procès en destitution

 

avatar
franceinfoFrance Télévisions
 

 

C'est l'épilogue du feuilleton qui agite la politique américaine depuis plusieurs mois. Le procès en destitution avait été initié en décembre 2019 par la Chambre des représentants

 

 

20908679

 

Les sénateurs en plein vote pour ou contre la destitution de Donald Trump, le 5 février 2020, à Washington DC. (REUTERS)

 

 

Le suspense était quasi nul : le Sénat a acquitté des deux chefs d'accusation Donald Trump, mercredi 5 février, à l'issue de son procès en destitution, initié par la Chambre des représentants en décembre 2019. Pour ce vote final, le président américain a reçu le soutien de tous les élus républicains sauf un, Mitt Romney, mais d'aucune voix démocrate.

 

 

Dans le détail, 52 des 100 sénateurs américains ont déclaré le président américain non coupable du chef d'abus de pouvoir, et 53 d'entre eux l'ont déclaré non coupable du chef d'entrave à la bonne marche du Congrès. Or, la Constitution des Etats-Unis imposait une majorité des deux tiers (67 sièges sur 100) pour déclarer coupable l'actuel président des Etats-Unis. 

 

 

L’opposition réclamait sa destitution pour avoir essayé de forcer l'Ukraine à "salir" son possible adversaire à la présidentielle Joe Biden, notamment en gelant une aide militaire cruciale pour ce pays en guerre. Depuis que le scandale a éclaté, Donald Trump se dit victime d'une chasse aux sorcières orchestrée par ses adversaires démocrates, qui n'auraient pas digéré sa victoire surprise de 2016.

 

 

 

Des réactions partisanes

Sans surprise, les réactions politiques sont très partisanes. Le chef de la majorité républicaine au Sénat Mitch McConnell a qualifié cette procédure de destitution d'"erreur politique colossalede la part des démocrates. Le leader de la minorité démocrate, Chuck Schumer, estime lui que l'acquittement n'a "aucune valeur" parce que son procès n'a pas été "équitable" (ce sont les républicains du Sénat qui étaient chargés d'en fixer les règles).

 

 

Donald Trump n'a pas tardé à réagir non plus en republiant une vidéo qu'il avait déjà postée sur Twitter en juin 2019. Dans cette vidéo de trente secondes, il s'est amusé à détourner une couverture du magazine Time qui le montre en train d'enchaîner les mandats présidentiels bien au-delà des deux autorisés par la Constitution. 2024, 2028, 2032, 2036… Jusqu'à 2064. Mains croisés et visage songeur, Donald Trump s'imagine alors président pour des siècles et même des millénaires. La vidéo se termine sur les mots suivants écrits en lettres capitales : "TRUMP 4EVA". Traduction : "Trump pour toujours".

 

 

La Maison Blanche a également réagi à l'acquittement de Donald Trump, estimant que le président américain était "pleinement innocenté", et que la procédure de destitution était une "chasse aux sorcières basée sur une série de mensonges"

 


07/02/2020
0 Poster un commentaire

Franceinfo - le lundi 3 février 2020

 

 

Présidentielle américaine : l'article à lire pour tout comprendre aux primaires démocrates

 

avatar
Marie-Violette BernardFrance Télévisions

 

 

Les primaires démocrates doivent départager onze candidats à l'investiture du parti pour la présidentielle. Elles commencent lundi 3 février, avec le caucus de l'Iowa

 

 

20893767

 

Des électeurs s'inscrivent pour les primaires américaines à Minneapolis, dans le Minnesota (Etats-Unis), le 17 janvier 2020. (STEPHEN MATUREN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

 

 

 

Qui fera face à Donald Trump dans la course à la Maison Blanche ? Les Américains doivent départager les onze candidats aux primaires démocrates, qui s'affrontent pour l'investiture du parti en vue de la présidentielle. Qui sont les favoris ? Qu'est-ce que le "Super Tuesday" dont tout le monde parle ? Quand connaîtra-t-on le vainqueur ? Alors que les premiers caucus ont lieu dans l'Iowa, lundi 3 février, franceinfo vous explique tout ce qu'il faut savoir sur ce processus.

 

 

 

Comment ça marche, les primaires américaines ?

Pour être investi candidat à la présidentielle, un démocrate doit remporter une majorité de délégués, explique Libération. Il s'agit de membres du parti, généralement des militants engagés ou des responsables, choisis pour représenter leur Etat à la convention nationale en juillet. Le nombre de délégués dépend de la population de l'Etat : la Californie (39 millions d'habitants) en a plus de 400, quand le Vermont (625 000 habitants) en a moins de 20.

 

 

Cinquante-sept Etats et territoires américains vont organiser des primaires ou des caucus entre le 3 février et le 6 juin. Cette année, 3 979 délégués seront "répartis" entre les candidats lors de ce processus, en fonction des scores de chaque concurrent. Dans la plupart des Etats, "c'est la proportionnelle qui fait loi" et tout démocrate "obtenant 15% des voix récolte en général au moins un délégué", précise Libération. Les délégués seront obligés de voter pour leur candidat assigné lors de la convention nationale.

 

 

 

Quelle est la différence entre une primaire et un caucus ?

Il existe deux types de scrutins lors de ce processus de désignation. Une primaire fonctionne comme une élection classique : les électeurs se rendent dans un bureau de vote et sélectionnent leur candidat préféré, à bulletin secret. Certaines primaires sont "ouvertes" à tous les Américains, peu importe leur affiliation politique (Caroline du Sud, Vermont...). D'autres sont "fermées", c'est-à-dire réservées aux seuls militants du parti (Texas ou encore Utah), détaille CNN*. En 2020, ce mode de scrutin sera utilisé dans 50 Etats et territoires.

 

 

Dans les sept restant (dont l'Iowa), les délégués seront répartis lors de caucus. Ces derniers "tiennent plus de la réunion de quartier que d'une primaire classique", explique CNN. Les électeurs prennent part à une réunion publique en soirée, qui peut être "ouverte" ou "fermée". Ils votent en se réunissant physiquement (debouts ou assis) par groupes, avant d'être comptés. Si un candidat obtient moins de 15% du nombre total de participants, le groupe est déclaré "non viable" et les électeurs doivent reporter leur vote sur un autre concurrent.

 

 

 

Pourquoi tout le monde parle du "Super Tuesday" ?

Le "Super Tuesday", ou "super mardi" en français, est une journée décisive dans la course à l'investiture démocrate. Quatorze Etats américains organisent des caucus et des primaires simultanément, le 3 mars, précise le New York Times*. Le territoire des Samoa américaines et les démocrates résidant à l'étranger voteront également ce jour-là.

 

 

L'enjeu est d'autant plus important cette année que la Californie, qui votait jusqu'ici plus tardivement, a avancé sa primaire au "Super Tuesday." Les résultats de cet Etat occidental, qui envoie le plus grand nombre de délégués à la convention (415), seront particulièrement attendus. Au total, 1357 délégués seront désignés le 3 mars prochain.

 

 

 

Qui sont les candidats démocrates ?

Ils sont nombreux ! Vingt-huit démocrates ont prétendu à l'investiture du parti, relève le New York Times*. Plusieurs d'entre eux ont depuis jeté l'éponge, réduisant le nombre des concurrents à onze, lundi 3 février. Le plus jeune candidat est Pete Buttigieg, 37 ans et maire de South Bend, la quatrième plus grande ville d'Indiana. Mais quatre concurrents ont déjà dépassé les 70 ans, un chiffre inédit dans l'histoire du parti : la sénatrice du Massachusetts Elizabeth Warren (70 ans), le milliardaire Michael Bloomberg (77 ans), l'ancien vice-président Joe Biden (77 ans) et le sénateur du Vermont Bernie Sanders (78 ans).

 

 

 

Qui sont les favoris des sondages ?

Au coup d'envoi des primaires, trois candidats se détachent clairement des autres, selon l'aggrégateur de sondages du New York Times*. Joe Biden est crédité de 27% des intentions de vote en moyenne, au niveau national, devant Bernie Sanders (24%). Ils ont creusé l'écart avec la sénatrice du Massachusetts Elizabeth Warren (14%). Mais il faudra également suivre les résultats de Michael Bloomberg (8% des intentions de vote, malgré une entrée tardive dans la course) et de  Pete Buttigieg (7%). Les six autres candidats sont crédités de 5% ou moins en moyenne, au niveau national.

 

 

 

Elizabeth Warren, Joe Biden et Bernie Sanders lors d\'un débat pour les primaires du Parti démocrate, le 14 janvier 2020, à Des Moines (Iowa, Etats-Unis).

Elizabeth Warren, Joe Biden et Bernie Sanders lors d'un débat pour les primaires du Parti démocrate, le 14 janvier 2020, à Des Moines (Iowa, Etats-Unis). (SCOTT OLSON / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)


 

Ces chiffres sont toutefois à prendre avec prudence. "Quatre candidats [Biden, Warren, Sanders et Pete Buttigieg] continuent de lever des fonds et semblent avoir de l'avance sur les autres. Mais Bloomberg dispose d'une véritable puissance financière qui pourrait tout bouleverser", analyse Corentin Sellin, professeur agrégé d'histoire et spécialiste des Etats-Unis, interrogé par franceinfo.

 

 

 

Et chez les républicains, il n'y a pas de primaires cette année ?

Si, et elles démarrent aussi dans l'Iowa lundi 3 février. Mais la partie semble gagnée d'avance pour Donald Trump, comme c'est fréquemment le cas pour les présidents sortants. Il fait face à trois rivaux : l'ancien gouverneur du Massachusetts Bill Weld, l'animateur de radio Joe Walsh et l'homme d'affaires Rocky De La Fuente.

 

 

Tous trois accusent un énorme retard sur le chef de l'Etat, selon un sondage YouGov du 29 janvier relayé par Five Thirty Eight*. Joe Walsh est crédité de 3% des intentions de vote, Bill Weld de 2% et Rocky De la Fuente de 1%. Donald Trump peut compter sur 86% des voix, selon cette enquête. Sept Etats ont d'ailleurs décidé d'annuler leurs primaires ou caucus républicains, justifiant leur choix par "des coûts inutiles pour organiser ces scrutins alors qu'une majorité écrasante des républicains de leur Etat soutiennent Trump", détaille The Hill*. A priori, Donald Trump devrait donc être désigné candidat de son parti sans encombres.

 

 

 

Quand connaîtra-t-on les vainqueurs ?

Environ 40% des délégués auront été répartis après le "Super Tuesday". Après le 28 avril, ce chiffre grimpera à 90%. La situation devrait donc se décanter entre ces deux dates, en particulier si certains candidats décident de jeter l'éponge. Selon Le Figaro, le candidat en tête des résultats "a une option crédible sur la nomination de son parti lorsque 50% des délégués ont été choisis".

 

 

Mais il est possible que, chez les démocrates, "le suspense s'éternise autour d'une course resserrée", souligne Libération. "Deux candidats, voire trois, pourraient se tenir dans un mouchoir de poche jusqu’en mai, surtout s’ils défendent des lignes divergentes", explique le quotidien. On pourrait ainsi voir un progressiste, tels Bernie Sanders ou Elizabeth Warren, face à un centriste comme Joe Biden.

 

 

 

Les conventions des partis, c'est important ?

Les vainqueurs des primaires démocrate et républicaine seront formellement investis par leur parti lors des conventions nationales. Durant ces trois jours, les délégués vont voter selon la répartition déterminée lors des primaires. En clair, si dix délégués ont été attribués à un candidat dans un Etat, ils devront voter pour lui lors de la convention.

 

 

Celle des démocrates aura lieu à Milwaukee, dans le Wisconsin, du 13 au 16 juillet. Pour être investi, un démocrate doit avoir au moins 1 990 délégués (la majorité absolue), explique la BBC*. Si aucun vainqueur ne s'est imposé à la fin de la saison des primaires, 771 superdélégués participeront à un second vote lors de la convention. Il s'agit de cadres du parti (par exemple l'ancien président Bill Clinton), libres de voter pour le candidat de leur choix. Le concurrent qui obtiendra plus de 2 376 délégués lors de ce second tour sera désigné candidat à la présidentielle.

 

 

La convention nationale républicaine aura lieu du 24 au 27 août à Charlotte, en Caroline du Nord. L'investiture devrait être une formalité pour Donald Trump, qui profitera surtout de cet événement pour galvaniser ses supporters avant le début de la campagne officielle.

 

 

 

J'ai eu la flemme de tout lire, vous me faites un résumé ?

Les électeurs américains sont appelés à choisir, entre le 3 février et le 7 juin, les candidats à la présidentielle de novembre 2020. Côté républicain, la course a peu d'enjeux : Donald Trump devance ses trois rivaux de plus de 80 points dans les sondages. A tel point que sept Etats ont déjà décidé d'annuler les primaires républicaines.

 

 

Côté démocrate, en revanche, onze candidats s'affrontent pour l'investiture du parti. Juste avant le premier scrutin dans l'Iowa, trois concurrents se détachent : l'ancien vice-président Joe Biden, le sénateur du Vermont Bernie Sanders et la sénatrice du Massachusetts Elizabeth Warren. Mais le jeune maire de South Bend (Indiana), Pete Buttigieg, a également fait une campagne remarquée et la puissance financière du milliardaire Michael Bloomberg, entré tardivement dans la course, pourrait bouleverser les résultats.

 

 

Le candidat démocrate sera officiellement investi en juillet, lors de la convention nationale du parti à Milwaukee (Wisconsin). Celle du parti républicain aura lieu fin août, en Caroline du Nord. Ces deux événements marqueront le début de la campagne officielle pour la présidentielle, jusqu'à l'élection du 3 novembre.

 

 

*Tous les liens signalés par un astérisque renvoient sur des articles en anglais.

 


04/02/2020
0 Poster un commentaire

Franceinfo - le mercredi 29 janvier 2020

 

 

"Point de départ" ou "affront du siècle" : la communauté internationale réagit au plan de paix pour le Proche-Orient de Donald Trump

 

avatar
franceinfoFrance Télévisions

 

 

Le chef d'Etat américain a dévoilé, mardi, un plan qui satisfait Israël mais est fermement rejeté par les Palestiniens

 

 

20857991

 

Le président américain, Donald Trump, à Washington, le 28 janvier 2020. (SARAH SILBIGER / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

 

 

 

Donald Trump a dévoilé, mardi 28 janvier, son plan de paix pour le Proche-Orient fondé sur une solution à "deux Etats", dans lequel il accorde à Israël nombre de concessions, parmi lesquelles la reconnaissance de Jérusalem comme "capitale indivisible" de l'Etat hébreu. Depuis les salons de la Maison Blanche, le président des Etats-Unis a vanté un projet "gagnant-gagnant" pour Israéliens et Palestiniens mais a multiplié les garanties inédites à son "ami" Benyamin Nétanyahou, debout tout sourire à ses côtés.

 

 

 

Les Palestiniens rejettent le plan de Trump

Si le Premier ministre israélien a salué "une journée historique", le président palestinien Mahmoud Abbas, qui a refusé ces derniers mois les offres de dialogue du tempétueux président, a affirmé que le plan ne passerait pas. "Il est impossible pour n'importe quel enfant, arabe ou palestinien, d'accepter de ne pas avoir Jérusalem" comme capitale d'un Etat palestinien, a-t-il lancé, qualifiant ce plan d'"affront du siècle".

 

 

Le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, enclave palestinienne de deux millions d'habitants séparée géographiquement de la Cisjordanie, a également rejeté la proposition américaine. Plusieurs milliers de manifestants palestiniens ont par ailleurs dénoncé le plan de paix américain, mardi soir, dans la bande de Gaza et à Ramallah. Des heurts avec les forces israéliennes ont fait au moins 13 blessés en Cisjordanie occupée.

 

 

 

L'ONU s'en tient aux frontières définies en 1967

Plusieurs membres de la communauté internationale ont également réagi à l'annonce de ce plan. " [C'est] un important point de départ pour un retour à la table des négociations", ont estimé les Emirats arabes unis, saluant cette "initiative sérieuse". "Les Emirats arabes unis apprécient les efforts persistants des Etats-Unis pour parvenir à un accord de paix palestino-israélien", a déclaré leur ambassadeur à Washington Youssef al-Otaïba.

 

 

Prudent, le gouvernement britannique a estimé que le plan présenté par l'ancien magnat de l'immobilier "pourrait constituer une avancée positive". De son côté, la Russie a appelé Israéliens et Palestiniens à "négocier directement", alors que l'Iran a estimé que ce "plan de paix de la honte" était "voué à l'échec".

 

 

L'ONU s'en tient aux résolutions onusiennes et aux accords bilatéraux sur la création de deux Etats, Israël et la Palestine, "vivant côte à côte en paix et sécurité dans des frontières reconnues sur la base des lignes définies en 1967, a déclaré mardi son porte-parole. Les Nations unies restent engagées à aider les Palestiniens et les Israéliens à résoudre le conflit sur la base des résolutions de l'ONU, du droit international et des accords bilatéraux."

 


30/01/2020
0 Poster un commentaire

Franceinfo - le jeudi 23 janvier 2020

 

 

L'horloge de l'apocalypse affiche désormais minuit moins 100 secondes

 

avatar
franceinfoFrance Télévisions

 

 

Cet outil a été créé durant la guerre froide afin d'alerter sur les risques de fin du monde, qui survient symboliquement à minuit

 

 

20827463

 

Robert Rosner, alors président du Bulletin of the Atomic Scientists, déplace l'aiguille des minutes de l'horloge de l'apocalypse lors d'une conférence de presse au National Press Club à Washington, le jeudi 25 janvier 2018. (CAROLYN KASTER / AP / SIPA)

 

 

 

Tic, tac... L'horloge de l'apocalypse, qui symbolise l'imminence d'un cataclysme planétaire, a été avancée à minuit moins 100 secondes, notamment à cause du changement climatique, des tensions relatives au nucléaire et de la multiplication des infox comme arme de déstabilisation, ont indiqué jeudi 23 janvier les scientifiques américains qui l'ajustent chaque année. 

 

 

Cet outil, géré par le Bulletin of the Atomic Scientists, qui compte treize prix Nobel, a été créé durant la guerre froide afin d'alerter sur les risques de fin du monde, qui survient symboliquement à minuit.

 

 

>> Mais c'est quoi cette horloge de l'apocalypse qui s'affole depuis l'élection de Donald Trump ?

 

 

Depuis sa création, l'aiguille oscille donc au gré des événements. A chaque fois, la décision de l'avancer ou de la reculer est basée sur des faits précis. Et, cette année, le cocktail entre les tensions liées aux dossiers sur le nucléaire iranien et nord-coréen, mélangé aux inquiétudes liées au réchauffement climatique et à la crainte d'une nouvelle période électorale marquée par la prolifération des fausses nouvelles a justifié la décision de rapprocher plus que jamais l'aiguille de minuit.

 

 

Pour souligner la nécessité d'agir, l'heure de l'horloge du Jugement dernier est désormais exprimée en secondes, et non plus en minutes. Bullein of the Atomic Scientists

 

 

"Du retrait des Etats-Unis de l'accord de Paris [sur le climat] et du pacte nucléaire iranien, à l'impasse des négociations sur le désarmement nucléaire et à la division au sein du Conseil de sécurité des Nations unies, nos mécanismes de collaboration sont sapés alors que nous en avons le plus besoin", a réagi l'ancien secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon. 

 


24/01/2020
0 Poster un commentaire

Franceinfo - le mardi 3 décembre 2019

 

 

Taxe Gafa : on vous explique pourquoi la tension monte à nouveau entre la France et les Etats-Unis

 

avatar
franceinfo avec AFP et ReutersFrance Télévisions

 

 

Washington a menacé d'imposer des droits de douane additionnels sur les produits français en réponse à l'instauration d'une taxe sur les géants américains du numérique

 

 

20536759

 

L'acronyme Gafa regroupe Google, Apple, Facebook, et Amazon. (DAVID HIMBERT / HANS LUCAS / AFP)

 

 

 

L'empire contre-attaque. Lundi 2 décembre, les Etats-Unis ont menacé d'augmenter les droits de douane sur certains produits français. Une mesure de représailles contre la taxe française imaginée par Bercy pour frapper les géants du numérique qui échappent largement, pour l'instant, aux impôts français. En quoi consiste cette taxe Gafa (acronyme pour Google, Apple, Facebook et Amazon) ? Pourquoi les Etats-Unis n'en veulent-ils pas ? Que répond la France ? Quels produits français seraient taxés ? Et pourquoi le ton monte ? Franceinfo vous aide à mieux comprendre ce conflit commercial qui s'envenime.

 

 

 

C'est quoi cette taxe Gafa ? 

Entrée en vigueur en 2019, cette taxe française impose les géants du numérique à hauteur de 3% du chiffre d'affaires réalisé en France. Ce dispositif doit rapporter à l'Etat français quelque 400 millions d'euros, ce qui peut sembler dérisoire au regard des bénéfices réalisés par ces entreprises – Apple a annoncé il y a un peu plus d'un mois un bénéfice annuel de plus de 55 milliards de dollars. La taxe Gafa porte notamment sur la publicité ciblée en ligne, la vente de données à des fins publicitaires et la mise en relation des internautes par les plateformes, explique ce sujet de France 2.

 

 

 

 

 

 

"Seules les entreprises excédant deux seuils (750 millions d'euros de chiffre d'affaires à l'échelle mondiale, 25 millions au titre des services fournis en France) sont concernées", explique le site spécialisé NextInpact. Autant dire que le texte a été fait sur mesure pour frapper les plateformes américaines présentes partout dans le monde, et qui échappent à l'impôt en jouant de l'optimisation fiscale et de la dématérialisation des transactions. Aussi, précise NextInpact, "cette fiscalité a rapidement été baptisée taxe Gafa puisque toute concentrée sur les géants du numérique américains".

 

 

 

Pourquoi les Etats-Unis n'en veulent pas ?

En réalité, Donald Trump n'a jamais voulu de cet impôt qui frappe les géants numériques américains. Avant le G7 organisé à Biarritz cet été, le président des Etats-Unis avait d'emblée menacé de taxer le vin français si cet impôt était appliqué. Mais un compromis semblait pourtant avoir été trouvé à l'issue du sommet. Lundi 26 août, en présence de Donald Trump, le président Emmanuel Macron s'était félicité d'avoir "trouvé un très bon accord". La France s'était ainsi engagée à "supprimer" sa taxe Gafa si une taxe internationale visant les multinationales du numérique était adoptée par l'OCDE. Toujours difficile à cerner, le président américain n'avait pas à l'époque exprimé son désaccord. Et depuis, souligne Le Figaro, les Etats-Unis participaient activement aux "négociations en vue d'harmoniser la taxation du numérique à l'échelle mondiale".

 

 

Pourtant, lundi 2 décembre, Donald Trump est monté à nouveau au créneau pour défendre les entreprises américaines. Le locataire de la Maison Blanche s'appuie sur une enquête ouverte, en juillet dernier, sur la taxe Gafa par le représentant américain au Commerce. Ce rapport "envoie un signal clair à la France et avertit les autres pays qui sont en train de finaliser des mesures similaires que des taxes discriminantes ne seront pas tolérées", estime le directeur exécutif de la Fédération de l'industrie de l'informatique et des communications. Paris pourrait servir d'exemple avant que l'administration Trump ne déclenche des enquêtes à l'encontre de l'Autriche, de l'Italie et de la Turquie pour déterminer si leurs taxes menacent les entreprises américaines.

 

 

 

Quels sont les produits qui seraient taxés ?

Parmi les produits qui pourraient être surtaxés figurent de nombreux fromages dont le roquefort, mais aussi les yaourts, le vin pétillant ainsi que des produits cosmétiques, comme le savon et le maquillage ou encore les sacs à main. Ces surtaxes pourraient atteindre 100%, a indiqué le représentant américain au commerce, dont l'annonce doit encore recevoir l'aval du président Donald Trump. Cette imposition de tarifs douaniers punitifs ne pourra, toutefois, pas intervenir avant la mi-janvier, à l'issue d'une période de consultations. Par ailleurs, elles s'ajouteraient à d'autres surtaxes sur le "made in France" déjà décidées par les Etats-Unis en raison d'un contentieux autour de l'avionneur Airbus.

 

 

Dans un communiqué, la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux de France (FEVS) a réclamé une "action urgente" du gouvernement français face à ces "nouvelles menaces" pesant sur la filière. Avec près de 700 millions d'euros, les vins mousseux représentent en effet près de 40% des exportations totales de vins français aux Etats-Unis sur les douze derniers mois, rappelle-t-elle. Le syndicat agricole français FNSEA se montre lui aussi inquiet. Il a demandé à ne pas être "pris en otage" du conflit.

 

 

 

Comment la France a-t-elle réagi ?

Lundi, avant même les propos virulents du président américain, le ministre français de l'Economie Bruno Le Maire, invité de France Inter, avait prévenu que la France ne renoncerait "jamais" à sa taxe sur les géants de la high-tech. Il a surtout insinué que la taxe Gafa était l'arbre qui cache la forêt. Pour lui, les Etats-Unis ne veulent plus d'un grand accord international sur la fiscalité du numérique. "Après avoir réclamé une solution internationale à l'OCDE, Washington n'est pas sûr d'en vouloir", a-t-il déploré lundi.

 

 

Le ton est encore monté mardi, le ministre de l'Economie dénonçant des sanctions "inacceptables" après les menaces des Etats-Unis. "La taxe française n'est pas discriminatoire. (...) Elle comprend des entreprises américaines, mais aussi des entreprises françaises, des entreprises européennes et des entreprises chinoises", a poursuivi Bruno Le Maire. "Les Etats-Unis doivent savoir que s'ils s'engageaient dans un nouveau train de sanctions contre la France, l'Union européenne serait prête à réagir fortement", a-t-il insisté.

 

 

De son côté, le Français Thierry Breton, nouveau commissaire européen au marché unique et au numérique, est allé plus loin, laissant entendre que le secrétaire américain au Trésor pourrait, en fait, annoncer le retrait des Etats-Unis des négociations de l'OCDE.

 

 

 

Quelles sont les conséquences à ces tensions ?

Sur les marchés financiers français, les menaces américaines ont fait souffrir les valeurs du luxe à la Bourse de Paris. LVMH – qui vient de mettre la main sur le joaillier américain Tiffany – ainsi qu'Hermès ou Kering étaient dans le rouge mardi à la mi-journée. De son côté, l'indice Stoxx qui regroupe la plupart des grands acteurs européens du secteur cède près de 0,8%. La plus forte baisse sectorielle est pour le compartiment des matières premières avec un recul de 1,7%.

 

 

Néanmoins, en marge du sommet de l'Otan, le président américain a semblé vouloir calmer le jeu. "Nous avons un différend mineur. Je pense que nous allons probablement pouvoir le surmonter", a ainsi déclaré Donald Trump lors d'une rencontre à Londres avec Emmanuel Macron. "Je pense qu'avec le président Trump nous pouvons régler cette situation", a renchéri le président français, se montrant confiant.

 


04/12/2019
0 Poster un commentaire

Franceinfo - le lundi 25 novembre 2019

 

 

Etats-Unis : une femme poursuivie pour s'être promenée seins nus chez elle

 

avatar

franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

 

Agée de 27 ans, elle est passible d'une peine de prison pour s'être montrée torse nu devant les trois enfants de son mari

 

 

20483095

 

Le délit d'"indécence devant un enfant" est passible d'un an de prison et de l'inscription pendant 10 ans sur le registre des délinquants sexuels dans l'Utah. (GOOGLE MAPS)

 

 

 

Elle risque une peine de prison et l'inscription sur un registre des délinquants sexuels. Une Américaine de l'Etat très conservateur de l'Utah est poursuivie pour s'être promenée seins nus chez elle devant les enfants de son mari.

 

 

Tilli Buchanan, 27 ans, bricolait avec son mari dans leur garage de la banlieue de Salt Lake City lorsque du plâtre a commencé à tâcher leurs vêtements, selon son avocat. Le couple s'est alors déshabillé et continuait à bricoler quand les enfants du mari, âgés de 9, 10 et 13 ans, ont surpris leur belle-mère seins nus. La jeune femme leur a alors expliqué qu'elle se considérait comme féministe et que si leur papa se promenait torse nu, il n'y avait aucune raison qu'elle ne puisse faire de même.

 

 

 

"Elle n'est poursuivie qu'à cause de son sexe"

Selon le Salt Lake Tribune, la police a eu vent de l'incident lorsque les services sociaux ont commencé à enquêter sur les enfants dans une affaire n'ayant aucun lien avec leur belle-mère. Mais leur mère avait alors informé les autorités de l'incident qu'elle jugeait "alarmant".

 

 

Tilly Buchanan s'est vue signifier trois chefs d'inculpation pour "indécence devant un enfant", un délit passible d'un an de prison et de l'inscription pendant 10 ans sur l'infamant registre des délinquants sexuels de l'Etat.

 

 

Son avocat demande que les poursuites contre sa cliente soient abandonnées, estimant que la loi de l'Etat est anticonstitutionnelle. "Parce que Tilli Buchanan est une femme, son torse nu est considéré comme intrinsèquement pornographique et pervers, tandis que le torse nu de son mari est considéré comme le symbole de la force et de la fierté", souligne David Lane dans une lettre au procureur de l'Utah. "Elle n'est poursuivie qu'à cause de son sexe", ajoute-t-il, soulignant que ses droits civils sont ainsi violés. Aucun jugement n'est attendu avant plusieurs mois.

 


26/11/2019
0 Poster un commentaire

Franceinfo - le dimanche 2 novembre 2019

 

 

New York va se doter de 400 km de pistes cyclables : "Il s’agit de créer une ville qui soit pour ses habitants plutôt que pour les véhicules privés"

 

avatar

Loig LouryfranceinfoRadio France

 

 

Protéger les cyclistes et en finir avec le règne de l’automobile est l'objectif d'un vaste plan urbain qui a été voté cette semaine par la ville de New York

 

 

20346071

 

Des cyclistes à Central Park, New York, le 26 novembre 2009. (KERIBAR IZZET / MAXPPP)

 

 

 

New York a décidé de frapper un grand coup contre le règne automobile : 1,7 milliard de dollars vont être consacrés à la création notamment de 400 kilomètres de pistes cyclables protégées, sur cinq ans. Objectif : enrayer la mortalité particulièrement élevée chez les cyclistes. "Nous vivons un moment difficile, des semaines extraordinairement douloureuses", avait admis le maire de New York, Bill de Blasio, il y a quelques semaines. Vingt-cinq cyclistes ont en effet été tués depuis le début de l’année, du jamais vu depuis deux décennies. "Ça doit s’arrêter et aujourd’hui on fait un pas de plus pour empêcher, enfin, que cela ne se reproduise", a annoncé l'élu.  

 

 

New York est une ville où la voiture est reine. Les pistes cyclables sont trop rares, souvent encombrées et non sécurisées. Aaron traverse l’East River tous les jours à vélo pour venir travailler à Union Square. Il faut, dit-il, rester concentré.   

 

 

J’adore ça, c’est excitant mais c’est effectivement risqué. Je me suis pris une portière, récemment.Aaron, un cycliste new-yorkais à franceinfo

 

 

"Oui, c’est très dangereux, convient Aaron. Mais j’ai un avertisseur, des lumières, un rétroviseur… C’est dommage qu’il y ait tant de grosses voitures sur la route. Il faudrait au moins les taxer."  

 

 

Casques ou lumières clignotantes… Ce type d’équipements, John, le bras dans une attelle après une récente chute, en vend de plus en plus. Il tient la boutique NYC Velo à Manhattan. "C’est notre rôle que les gens soient bien équipés. Beaucoup s’inquiètent pour leur sécurité, veulent éviter tout contact avec les automobilistes parce que le vélo, tout seul, c’est plutôt sans danger." John rêve d’une ville différente, "il s’agit de créer une ville qui soit pour ses habitants plutôt que pour les véhicules privés."  

 

 

 

"Notre monde a une addiction pour les voitures"  

Pour les 800 000 New Yorkais qui roulent à vélo régulièrement, le plan dévoilé par la ville est une excellente nouvelle. Danny Harris est à la tête de Transportation Alternatives qui milite pour en finir avec la mainmise de la voiture dans l’espace public. "Notre monde a une addiction pour les voitures. New York ne sera plus la même après cette loi. Ce n’est pas juste l’argent. C’est New York qui donne la priorité à ses résidents plutôt qu’aux voitures. Il ne s’agit pas des vélos, il ne s’agit pas des bus.  Il s’agit des New Yorkais et de leurs opportunités."   

 

 

La chaussée n’étant pas extensible, les automobilistes vont devoir se faire une raison. Entre ce plan et le péage urbain annoncé pour 2021, rouler en voiture à New York va devenir encore plus compliqué.

 


02/11/2019
0 Poster un commentaire

Franceinfo - le mercredi 30 octobre 2019

 

 

États-Unis : les Américains ne font plus d'enfants

 

avatar
France 2France Télévisions

 

 

Le taux de natalité aux États-Unis est au plus bas, et beaucoup d'Américains avancent le coût d'un enfant dans le pays pour justifier le phénomène.

 

 

 

Le niveau de natalité des États-Unis a atteint en 2019 son niveau le plus bas depuis 32 ans, ce qui pose un réel problème. En cause, entre autres, un désir affirmé de donner la priorité à la carrière professionnelle. Kelley Dennings a 43 ans, et vit en couple depuis 22 ans. Diplômée, elle a un bon travail dans une ONG et vit dans une maison avec un jardin, à quelques kilomètres de Washington (États-Unis). Tout semblait tracé pour qu'elle fonde une famille parfaitement américaine. Mais le couple a fait un autre choix, parfaitement assumé.

 

 

 

Des projets professionnels prioritaires

"Quand j'ai eu 30 ans, j'ai tout simplement décidé que les enfants, ce n'était pas pour moi. J'étais concentrée sur ma carrière, passionnée par mon métier, je ne voyais pas comment des enfants pouvaient s'insérer là-dedans", explique-t-elle. Voyager, partir à la retraite plus tôt, tout cela est plus facile sans enfants. Un choix comme celui de Kelley et de son compagnon, beaucoup le font aux États-Unis, pays qui affiche un taux de natalité de 1,72 enfant par femme. Or, il faut un taux de 2,10 pour assurer le renouvellement de la population.

 


31/10/2019
0 Poster un commentaire

Franceinfo - le mercredi 30 octobre 2019

 

 

Etats-Unis : la Chambre des représentants reconnaît le génocide arménien

 

avatar
franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

Ce texte non-contraignant a été adopté par l'écrasante majorité de 405 voix sur 435, avec une rare union entre démocrates et républicains

 

 

20326471

 

Le président arménien Armen Sarkisian, le premier ministre Nikol Pashinyan et d'autres officiels assistent à une cérémonie commémorant le 104e anniversaire du génocide arménien au mémorial Tsitsernakaberd à Yerevan, en Arménie, le 24 avril 2019. (KAREN MINASYAN / AFP)

 

 

 

Aux Etats-Unis, la Chambre des représentants a reconnu formellement, mardi 29 octobre, le génocide arménien lors d'un vote symbolique inédit, qui a suscité la colère de la Turquie, au moment où les relations américano-turques sont déjà mises à rude épreuve. C'est la première fois qu'une telle résolution est adoptée en séance plénière d'une des chambres du Congrès à Washington. 

 

 

Ce texte non-contraignant a été adopté par l'écrasante majorité de 405 voix sur 435, avec une rare union entre démocrates et républicains, et seulement onze voix contre. Et le résultat du vote a été accueilli par des applaudissements. L'objectif affiché est notamment de "rejeter les tentatives (...) d'associer le gouvernement américain à la négation du génocide arménien" et à éduquer sur ces faits. 

 

 

Le génocide arménien est reconnu par une trentaine de pays et la communauté des historiens. Selon les estimations, entre 1,2 million et 1,5 million d'Arméniens ont été tués pendant la Première Guerre mondiale par les troupes de l'Empire ottoman, alors allié à Allemagne et à l'Autriche-Hongrie.

 

 

 

Une décision qui agace la Turquie

La Turquie a réagi immédiatement par la voie de son ministère des Affaires étrangères en "condamnant fortement" un "acte politique dénué de sens"Ankara refuse l'utilisation du terme "génocide", évoquant des massacres réciproques sur fond de guerre civile et de famine ayant fait des centaines de milliers de morts dans les deux camps.

 

 

Ce vote intervient le jour de la fête nationale turque alors que les relations entre les Etats-Unis et la Turquie, alliés au sein de l'Otan, connaissent de fortes turbulences. Le président Trump a toutefois laissé le champ libre à une offensive turque en Syrie contre les combattants kurdes, pourtant également alliés des Etats-Unis, en retirant ses forces du nord du pays début octobre.

 

 

Cette décision a suscité un tollé au sein de la classe politique américaine, jusque dans le camp républicain, dont des élus ont menacé d'imposer des sanctions "infernales" à la Turquie et à ses dirigeants. Face à la pression, le gouvernement américain a lui-même annoncé des mesures punitives, plus modestes, avant de les lever à la faveur d'un cessez-le-feu négocié avec Ankara.

 


30/10/2019
0 Poster un commentaire