ÉTATS-UNIS - L'AIR DU TEMPS

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ÉTATS-UNIS


Franceinfo - le mardi 13 septembre 2018

 

 

Californie : 42 morts dans l'incendie de forêt près de Sacramento, de loin le pire bilan de l'histoire de cet Etat américain

 

 

"Les restes de 13 nouvelles personnes ont été découverts", a annoncé lundi soir le shérif du comté de Butte, dans le nord de l'Etat

 

 

 

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Des voitures carbonisées sont enlevées après l'incendie de forêt à Paradise, en Californie (Etats-Unis), le 12 novembre 2018. (Josh Edelson / AFP)

 

 

 

Il continue de dévorer des hectares de végétation. Le bilan du "Camp Fire" dans le nord de la Californie est passé à 42 morts, lundi 12 novembre, l'incendie de forêt largement le plus meurtrier de l'histoire de cet Etat américain. 

 

 

"Jusqu'à présent, les restes de 13 nouvelles personnes ont été découverts, ce qui porte le nombre total des morts à 42", a déclaré le shérif du comté de Butte, Kory Honea. 

 

 

Le "Camp Fire", qui fait rage depuis jeudi au nord de la ville de Sacramento, a donc désormais fauché plus de vies que le "Griffith Park Fire", qui avait fait 29 morts près de Los Angeles en 1933. Et même s'il est difficile d'être catégorique en raison des failles et faiblesses des relevés, ce feu de forêt est vraisemblablement le plus meurtrier qui ait sévi aux Etats-Unis depuis un siècle, depuis le "Cloquet Fire" où avaient péri environ 1 000 personnes dans le Minnesota, en 1918.

 

 

 

Un autre incendie ravage les environs de Malibu

En outre, deux autres personnes sont mortes dans un autre incendie, à 600 km du comté de Butte, dans le sud de la Californie, près de Malibu, au nord-ouest de Los Angeles. Ce qui porte le bilan total pour cet Etat à au moins 44 victimes.

 

 

Le shérif Kory Honea avait expliqué dimanche que la recherche d'éventuels corps supplémentaires était "très très difficile", précisant que les autorités étaient toujours sans nouvelles de plus de 200 personnes. "Il y a tellement de décombres dans certaines de ces zones qu'il est très difficile de déterminer s'il pourrait y avoir des restes humains", a-t-il déclaré au sujet du "Camp Fire" qui a déjà dévasté plus de 45 000 hectares et quelque 6 453 bâtiments.

 


15/11/2018
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Franceinfo - le dimanche 11 novembre 2018

 

 

Incendies en Californie : le bilan passe à 25 morts

 

 

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franceinfo avec AFP et ReutersFrance Télévisions

 

 

 

 

Trente-cinq personnes sont toujours portées disparues dans le secteur de Paradise et trois pompiers ont été blessés

 

 

 

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Des policiers déposent un corps dans un sac mortuaire, le 10 novembre 2018, à Paradise (Californie). (REUTERS)

 

 

 

Les autorités américaines ont annoncé, samedi 10 novembre, avoir découvert quatorze nouveaux corps dans le secteur de Paradise, ville de 26 000 habitants du nord de la Californie ravagée par les flammes depuis jeudi, faisant passer le bilan à 23 morts. Trente-cinq personnes sont toujours portées disparues et trois pompiers ont été blessés.

 

 

Plus de 6 700 maisons et bureaux ont été détruits par le "Camp Fire", qui a dévasté plus de 40 500 hectares. Cet incendie, l'un des plus destructeurs de l'histoire de la Californie, n'est maîtrisé qu'à 20%, selon les pompiers californiens. Il faudra sans doute plusieurs semaines pour en venir à bout.

 

 

 

Deux autres morts à Malibu

A des centaines de kilomètres de là, dans le sud de la Californie, le "Woolsey Fire" menace, lui, 75 000 habitations du comté de Los Angeles. Les autorités ont ordonné à plus de 200 000 personnes d'évacuer. Dans le comté voisin de Ventura, près de 100 000 personnes ont quitté leurs foyers. L'incendie a détruit des lieux de tournage utilisés pour des centaines de productions, dont celle de la série de HBO Westworld.

 

 

Dans le secteur de Los Angeles, la station balnéaire de Malibu a dû être évacuée en raison du "Woolsey Fire". Deux personnes y ont été retrouvées mortes. L'incendie menace notamment les luxueuses maisons de célébrités, dont celles de la chanteuse Lady Gaga ou de Kim Kardashian. "J'ai entendu que les flammes avaient atteint notre propriété mais l'incendie a maintenant été contenu. Je prie pour que les vents soient en notre faveur", a tweeté Kim Kardashian. L'acteur Martin Sheen s'attendait, lui, à devoir dormir dans sa voiture à Zuma Beach.

 

 

Dans un tweet diffusé samedi matin, le président américain Donald Trump a fustigé la mauvaise gestion des forêts par la Californie pour expliquer ces drames. "Rien n'explique ces feux de forêt massifs, meurtriers et coûteux en Californie hormis une calamiteuse gestion des forêts, a-t-il écrit. Des milliards de dollars sont gaspillés chaque année, avec tant de vies perdues, tout cela à cause de la mauvaise gestion des forêts. Corrigez ça ou il n'y aura plus d'argent fédéral !

 


14/11/2018
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Franceinfo - le mercredi 7 novembre 2018

 

 

Etats-Unis : ce que les résultats des "midterms" changent pour Donald Trump

 

 

 

Avec une majorité désormais démocrate à la Chambre des représentants, les deux prochaines années s'annoncent difficiles pour Donald Trump. Franceinfo vous détaille les conséquences de l'issue de ces "midterms" pour le président américain

 

 

 

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Le président des Etats-Unis, Donald Trump, lors d'un meeting à l'aéroport d'Huntington, en Virginie-Occidentale (Etats-Unis), le 2 novembre 2018.  (NICHOLAS KAMM / AFP)

 

 

 

Donald Trump n'aura pas obtenu la vague "rouge" qu'il espérait lors des élections de mi-mandat, mardi 6 novembre. Le président américain devra désormais cohabiter avec le Parti démocrate après la victoire du "camp bleu" à la Chambre des représentants. Mercredi 7 novembre, à 7 heures (heure française), les démocrates avaient gagné 24 sièges supplémentaires à la chambre basse du Congrès, au détriment du parti présidentiel. 

 

 

A l'issue du scrutin, Donald Trump bénéficie pourtant encore d'une majorité au Sénat, renforcée d'au moins trois sièges, selon les dernières estimations du New York Times* mercredi matin. Affaibli par une nouvelle majorité "bleue" à la Chambre des représentants, mais aidé par un Sénat plus "rouge", comment Donald Trump pourra-t-il mener les deux dernières années de son mandat ? Franceinfo fait le point sur ce que ces midterms vont changer pour le président américain. 

 

 

 

1 - Son agenda législatif bloqué

Avec une majorité d'élus démocrates à la Chambre des représentants – l'équivalent américain de l'Assemblée nationale – "l'agenda législatif conservateur risque de mourir", explique le site américain Vox*. Minoritaires, les élus républicains pourront difficilement proposer de nouvelles lois à leur exécutif au cours des deux prochaines années. 

 

 

Concrètement, plusieurs des mesures emblématiques du programme de Donald Trump risquent d'être bloquées sur le plan législatif. Sans majorité, Donald Trump sera ainsi incapable d'abroger la loi Obamacare, réforme emblématique de l'assurance-maladie mise en place sous la présidence de Barack Obama. Il pourra difficilement toucher aux budgets alloués à plusieurs programmes sociaux, et réduire encore davantage la taxation des entreprises et des ménages américains les plus favorisés. Donald Trump devra également renoncer à la construction d'un mur à la frontière avec le Mexique, précise Le Figaro. Il perdra enfin une marge de manœuvre conséquente sur la négociation des traités, puisque ceux-ci sont ratifiés par le Congrès, explique France Culture

 

 

Cette cohabitation entre une Maison Blanche "rouge" et une chambre basse "bleue" risque d'engendrer une "impasse", relève Vox. Le site rappelle en effet que Donald Trump bénéficie d'un pouvoir de veto – les propositions démocrates risquent ainsi d'être bloquées, à leur tour, par le dirigeant. De son côté, le président aura toujours la possibilité d'avancer ses pions en signant des décrets présidentiels, auxquels Barack Obama avait largement eu recours après avoir perdu le contrôle démocrate de la Chambre des représentants. Mais ces décrets seraient susceptibles d'être défaits par une simple signature d'un prochain président.

 

 

 

2 - Vers de nouvelles enquêtes parlementaires le concernant

Une majorité démocrate à la Chambre des représentants implique aussi de nouvelles investigations visant le président américain. Comme le note la chaîne britannique BBC*, les démocrates vont désormais prendre la tête d'importants comités à la chambre basse, ce qui peut leur permettre de lancer des enquêtes, entre autres, sur les accusations d'agressions sexuelles visant Donald Trump, ou encore sur les affaires concernant ses sociétés, telles que le Trump International Hotel. 

 

 

Le président américain semble également menacé par Bill Pascrell, un élu démocrate du New Jersey, qui se bat pour la diffusion des déclarations fiscales de Donald Trump. Victorieux mardi soir, ce parlementaire pourrait prendre la tête de la commission des "Ways and Means", en charge de la fiscalité à la Chambre des représentants, relève France Culture.

 

 

Les enquêtes existantes sur les soupçons de collusion entre la campagne de Donald Trump et la Russie, en 2016, risquent enfin de s'accélérer, une fois les démocrates à la tête de la Chambre des représentants. Toute politique controversée pourrait faire l'objet d'une enquête, note Vox. 

 

 

 

3 - Son pouvoir de nomination des juges fédéraux conservé

Avec une majorité conservée et consolidée au Sénat, Donald Trump a échappé au pire cas de figure, celui d'un Congrès contrôlé par une "super-majorité" démocrate. Avec la chambre haute acquise à sa cause, le président pourra continuer à remodeler les tribunaux fédéraux à son image. Il va aussi conserver le pouvoir de nomination des juges fédéraux, qui peuvent peser sur des décisions concernant un large éventail de sujets, comme la protection sociale, le droit de vote ou l’accès à l’avortement.

 

 

Pendant les deux premières années de son mandat, la majorité républicaine au Sénat avait déjà permis à Donald Trump d’utiliser allègrement ce pouvoir de nomination. La chambre haute a ainsi confirmé 29 nominés de Donald Trump à des tribunaux d’appel fédéraux, alors qu’à titre de comparaison, elle n’avait confirmé que deux nominés à des postes équivalents lors des deux dernières années du mandat de Barack Obama, comme le souligne NPR

 

 

 

4 - La perspective de sa destitution définitivement écartée

Avec une majorité simple à la Chambre des représentants, les démocrates pourraient théoriquement lancer une procédure d’"impeachment" à l’encontre du président des Etats-Unis. Mais une fois cette première étape franchie, le président ne serait destitué qu’à l’issue d’un procès et d’un vote au Sénat nécessitant une majorité qualifiée de deux tiers, c’est-à-dire de 67 sénateurs.

 

 

C’est en raison de cette condition que dans l’histoire des Etats-Unis, aucun président sous le coup d’une procédure d’impeachment n’a été destitué. Et avec une majorité de républicains au Sénat, le scénario d'une destitution de Donald Trump est tout simplement impossible.

 

 

*les liens sont en anglais

 


12/11/2018
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Franceinfo - le mardi 6 novembre 2018

 

 

Midterms 2018 : Donald Trump revendique un "immense succès", malgré une victoire en demi-teinte

 

 

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Pierre GodonVincent MatalonFrance Télévisions

 

 

 

 

Dans la nuit de mardi à mercredi, les Américains ont voté pour les "midterms". Suivez les résultats en direct avec franceinfo

 

 

 

Ce qu'il faut savoir

 

 

Une cohabitation va s'imposer pour la fin de mandat de Donald Trump. Alors qu'ils ont remporté 20 sièges qui étaient jusqu'à présent aux républicains, les démocrates ont repris le contrôle de la Chambre des représentants, mercredi 7 novembre lors des midterms, d'après plusieurs médias américains dont les chaînes CBS, ABC et CNN. Une première depuis 2010. Le Sénat reste, lui, dans les mains des républicains. De quoi réjouir le président, qui a parlé d'un "immense succès" sur Twitter. 

 

 

Des personnalités réélues. Certaines figures de la politique américaine ont renouvelé leurs postes, notamment la sénatrice démocrate Elizabeth Warren, que Donald Trump avait surnommé "Pocahontas", dans le Massachusetts ou encore l'ancien candidat à la primaire démocrate de 2016 Bernie Sanders, qui avait perdu face à Hillary Clinton, dans le Vermont. 

 

 

 Une chambre bleue et un Sénat rouge. Les républicains gardent leur majorité au Sénat. Le sénateur républicain Ted Cruz a notamment remporté une bataille cruciale, celle du Texas, au terme d'un duel très serré avec Beto O'Rourke. Au contraire, la Chambre des représentants passe au bleu. Une première depuis 2010. Découvrez les résultats en temps réel sur nos infographies.

 

 

Des anomalies signalées. Alors que les premiers bureaux de vote fermaient mardi soir, des organisations chargées de contrôler la bonne tenue du scrutin ont reçu environ 10 000 appels pour signaler des anomalies sur certaines machines.

 

 

Donald Trump s'est réjoui des résultats"Immense succès ce soir. Merci à tous !", a tweeté le président, qui s'est pleinement investi dans la campagne de ces élections législatives largement considérées comme un référendum sur sa personne.

 

 

 Une participation en hausse. Les statistiques montrent que d'ordinaire, les midterms n'attirent pas les foules. Mais cette année, la participation pourrait battre des records en raison d'une forte mobilisation des opposants à Donald Trump. Lors du vote par anticipation, au moins 34 millions d'Américains ont exprimé leur choix, soit beaucoup plus qu'aux élections de 2014 (27 millions), selon le spécialiste Michael McDonald (en anglais).

 


12/11/2018
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Franceinfo - le mercredi 7 novembre 2018

 

 

CARTES. Midterms 2018 : découvrez les résultats Etat par Etat, district par district

 

 

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Nicolas EnaultFrance Télévisions
 

 

 

 

Donald Trump devra cohabiter. Sans triompher, les démocrates ont repris la Chambre des représentants. Le Sénat, lui, reste républicain

 

 

 

 

Une victoire, mais pas de grand triomphe. Les démocrates ont réussi leur pari de reprendre le pouvoir à la Chambre des représentants, lors des élections de mi-mandat aux Etats-Unis, mardi 6 novembre. Ils devront cependant se contenter d'une courte majorité. Le camp républicain de Donald Trump conserve en revanche le Sénat, chambre haute du Congrès. La cohabitation qui s'annonce ne semble d'ailleurs pas inquiéter outre mesure le président américain : "Immense succès ce soir. Merci à tous !", a-t-il tweeté tard dans la soirée.

 

 

>> Résultats, réactions... Suivez notre direct consacré aux Midterms 2018

 

 

Franceinfo vous propose de découvrir ci-dessous les résultats détaillés des élections district par district pour la Chambre des représentants, et Etat par Etat pour le Sénat. Ils sont mis à jour en temps réel.

 

 

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12/11/2018
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Franceinfo - le vendredi 26 octobre 2018

 

 

Etats-Unis : "il pourrait y avoir d'autres paquets", déclare le patron du FBI après l'arrestation d'un suspect dans l'affaire des colis piégés

 

 

 

Depuis lundi, des colis contenant des bombes artisanales ont été envoyés à plusieurs personnalités publiquement anti-Trump

 

 

 

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Des policiers sécurisent un secteur de Manhattan (New York) où un colis suspect a été intercepté, le 26 octobre 2018. (MIKE SEGAR / REUTERS)

 

 

 

Ce qu'il faut savoir

 

 

Un suspect a été arrêté près de Miami dans le cadre de l'enquête sur les colis piégés adressés à des personnalités démocrates et des détracteurs de Donald Trump, selon une porte-parole du ministère américain de la Justice, vendredi 26 octobre. Le ministre de la Justice, Jeff Sessions, a annoncé qu'il avait été inculpé de cinq chefs d'accusation et qu'il risquait 58 ans de prison. C'est la première arrestation depuis le début de l'enquête, alors que le nombre de colis suspects retrouvés depuis lundi est grimpé à treize, selon le décompte du FBI, qui estime qu'il pourrait "y avoir d'autres paquets".

 

 

Des fouilles dans un centre postal. Des agents du FBI ont mené des fouilles dans un centre postal situé près de Miami afin de déterminer l'identité du ou des expéditeurs des colis piégés adressés cette semaine à des personnalités démocrates et des critiques du président américain Donald Trump.

 

 

Plusieurs colis suspects envoyés. La police fédérale a confirmé cette semaine que des colis contenant des bombes artisanales avaient été adressés à George Soros, Robert De Niro, Joe Biden, Barack Obama, Hillary Clinton, l'ex-ministre de la Justice d'Obama Eric Holder, la députée démocrate californienne Maxine Waters, et la chaîne CNN. Au total, il y avait 13 colis. "Il pourrait y avoir d'autres paquets", a déclaré le chef du FBI, Christopher Wray.

 

 

Donald Trump attaque les médias.  Après avoir appelé les Américains au "rassemblement", Donald Trump a repris ses attaques contre les médias. "Une grande partie de la colère que nous voyons aujourd'hui dans notre société est causée par le traitement intentionnellement inexact et imprécis des médias traditionnels, que j'appelle les 'fake news'", a-t-il affirmé sur Twitter.

 


08/11/2018
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Franceinfo - le 27 octobre 2018

 

 

Etats-Unis : ce que l'on sait de l'attaque antisémite dans une synagogue de Pittsburgh

 

 

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franceinfo avec AFP et ReutersFrance Télévisions

 

 

 

Selon les autorités locales, onze personnes ont été tuées et six autres blessées lorsqu'un tireur a ouvert le feu, samedi, dans cette ville du nord-est des Etats-Unis

 

 

 

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Des policiers d'élite sont stationnés, le 27 octobre 2018, devant la synagogue "Tree of life" de Pittsburgh (Etats-Unis), où un tireur a ouvert le feu. (JOHN ALTDORFER / REUTERS)

 

 

 

Un tireur a ouvert le feu, samedi 27 octobre, dans une synagogue de Pittsburgh, en Pennsylvanie (nord-est des Etats-Unis), où des fidèles étaient rassemblés pendant le chabbat. Voici ce que l'on sait de cette attaque antisémite qui a fait 11 morts et 6 blessés.

 

 

 

La synagogue a été attaquée pendant le shabbat

La fusillade s'est déroulée dans la synagogue "Tree of Life" ("Arbre de vie"), installée dans un quartier où vit une importante communauté juive, et où des fidèles étaient rassemblés pour le jour de repos juif du shabbat, pour une cérémonie marquant la naissance d'un enfant. Le tireur a fait irruption vers 10 heures (16 heures à Paris) dans le lieu de culte, en criant "Mort à tous les juifs !", selon l'antenne locale de CBS, qui cite des sources policières. "Le service était en cours quand on a entendu un grand bruit, a raconté un membre de la congrégation, Stephen Weiss, 60 ans, au journal Tribune Review. J'ai reconnu des tirs d'arme à feu."

 

 

La police locale a rapidement appelé les habitants du quartier à rester chez eux. "Il y a un tireur dans la zone de Wilkins et Shady. Eviter le quartier", ont tweeté les services de sécurité publique de la ville. A leur arrivée sur les lieux, les forces de l'ordre ont dû ouvrir le feu pour appréhender le tireur, qui disposait d'un fusil d'assaut et d'au moins trois armes de poing quand il est entré dans la synagogue, selon les autorités. Blessé, il a été transporté à l'hôpital et placé en garde à vue.

 

 

 

Le bilan humain est très lourd

Le bilan s'établit à 11 morts et 6 blessés, selon les autorités locales. Le représentant du FBI, Bob Jones, a parlé de la "scène de crime la plus horrible que j'aie vue en vingt-deux ans dans la police". "La scène est terrible à l'intérieur, a également déclaré devant les caméras, visiblement très ému, le directeur de la sécurité publique de Pittsburgh, Wendell Hissrich. C'est l'une des pires scènes de crime sur laquelle je me sois rendu, et j'ai été sur des accidents d'avion." "Sans le courage des policiers, le bilan de cette tragédie aurait été beaucoup plus lourd", a-t-il ajouté.

 

 

Les autorités s'étaient d'abord murées dans le silence, à l'exception de Donald Trump, qui a d'abord déclaré que le bilan de cette fusillade risquait d'être "plus dévastateur" que le chiffre de quatre morts annoncé initialement. Quelques heures plus tard, il a parlé de "beaucoup de morts" et "beaucoup de blessés graves".

 

 

Un compte à son nom existait sur le site Gab.com, un réseau social prisé de la mouvance d'extrême droite américaine. Sur celui-ci, on retrouvait une série de posts antisémites en ligne. Une citation, sur la page du profil de Robert Bowers, déclarait ainsi "Les juifs sont les enfants de Satan", selon des captures d'écran de son compte, à présent suspendu, réalisées par le groupe SITE, qui surveille les mouvements extrémistes. Dans un message envoyé samedi sur le réseau social, le compte de Robert Bowers reprochait aussi à la Société hébraïque d'aide aux immigrants "d'attirer des envahisseurs qui tuent notre peuple". "Je ne peux pas rester les bras croisés à regarder mon peuple se faire massacrer. Ajustez vos lunettes, j'y vais", ajoutait-il peu de temps avant la fusillade.

 

 

 

Il s'agit "probablement de l'attaque antisémite la plus meurtrière de l'histoire des Etats-Unis"

Cette attaque a jeté la consternation dans la communauté juive et bien au-delà. "Je suis juste triste. Je ne sais pas quoi vous dire (...), ça ne devrait pas arriver, point. Ça ne devrait pas arriver dans une synagogue", a déclaré sur CNN Jeff Finkelstein, le président de la Jewish Federation of Greater Pittsburgh. Le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a quant à lui déploré une attaque "antisémite horrible". L'Anti-Defamation League (ADL), grande organisation américaine de lutte contre l'antisémitisme, a déclaré qu'il s'agissait "probablement" de "l'attaque contre la communauté juive la plus meurtrière de l'histoire des Etats-Unis".

 

 

Le président Donald Trump a dénoncé "une action maléfique de meurtre de masse", et sa fille Ivanka, qui est convertie au judaïsme, a déclaré : "L'Amérique est plus forte que les actes d'un antisémite pervers et sectaire." "Il ne doit y avoir aucune tolérance pour l'antisémitisme ou pour n'importe quelle forme de haine religieuse, a également affirmé Donald Trump, en meeting ans l'Illinois en vue des élections de mi-mandat du 6 novembre. Nous devons nous tenir aux côtés de nos frères et sœurs juifs pour vaincre l'antisémitisme et les forces de la haine."

 

 

Le président des Etats-Unis avait estimé un peu plus tôt que la fusillade n'avait pas grand-chose à voir avec la législation sur les armes à feu et assuré que les choses auraient été différentes s'il y avait eu des agents de sécurité dans la synagogue. La police n'y est présente que lors des grandes occasions, a indiqué Michael Eisenberg, ancien président de la synagogue : "Un jour comme aujourd'hui, la porte est ouverte. C'est un service religieux, on peut aller et venir", a-t-il expliqué à l'antenne locale de CBS.

 

 

 

Le tireur présumé diffusait des messages antisémites sur les réseaux sociaux

La justice fédérale a inculpé le tireur présumé de 29 chefs d'accusation, dont 11 chefs d'utilisation d'une arme à feu pour commettre un meurtre et 11 chefs d'obstruction de l'exercice d'une religion ayant entraîné la mort. Identifié par les autorités comme étant Robert Bowers, il risque la peine de mort. Le représentant du FBI Bob Jones a reconnu en conférence de presse que cet homme de 46 ans n'était pas connu des services de police avant aujourd'hui. "Le FBI va travailler jour et nuit pour en trouver la raison."

 


08/11/2018
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Franceinfo - le samedi 27 octobre 2018

 

 

Etats-Unis : le bilan de la tuerie dans la synagogue de Pittsburgh s'établit à 11 morts et 6 blessés, selon les autorités

 

 

Les services de sécurité de cette ville de Pennsylvanie conseillent aux habitants d'éviter le quartier

 

 

 

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Des policiers à l'extérieur d'une synagogue de Pittsburgh (Etats-Unis) où a eu lieu une fusillade, le 27 octobre 2018. (PAM PANCHAK / AP / SIPA)

 

 

 

Ce qu'il faut savoir

 

 

Une fusillade a eu lieu, samedi 27 octobre, dans une synagogue de Pittsburgh, en Pennsylvanie (est des Etats-Unis), rapportent les médias américains, qui évoquent plusieurs victimes. "Il y a un tireur dans la zone de Wilkins et Shady. Eviter le quartier", ont tweeté les services de sécurité publique de la ville. Selon les médias américains, des fidèles étaient rassemblés dans la synagogue pour un office.

 

 

Le bilan établi à 11 morts et 6 blessés selon les autorités. On estime qu'environ trente personnes se trouvaient dans la synagogue au moment de la fusillade.

 

 

Le tireur a été arrêté. Selon les autorités, l'auteur de la fusillade a été arrêté. Certains médias ont identifié le tireur comme Robert Bowers, un quadragénaire blanc et barbu. "Tous les juifs doivent mourir", aurait-il proféré en passant à l'acte. Le représentant du FBI Bob Jones a reconnu lors de la conférence de presse que le tireur présumé n'était pas connu des services de police avant aujourd'hui. "Le FBI va travailler jour et nuit pour en trouver la raison."

 

 

Donald Trump s'exprime sur Twitter. Le président américain a indiqué sur Twitter suivre les événements de Pittsburgh. Le bilan sera "plus dévastateur" que prévu initialement, a-t-il déclaré à la presse. "Quand des gens font ce genre de chose, ils devraient se voir infliger la peine capitale", a-t-il déclaré.

 


07/11/2018
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Franceinfo - le jeudi 25 octobre 2018

 

 

Etats-Unis : Robert de Niro et Joe Biden à leur tour visés par des colis suspects

 

 

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Le FBI a lancé une enquête de grande envergure pour tenter de comprendre qui est à l'origine de colis explosifs envoyés à plusieurs personnalités démocrates

 

 

 

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L'acteur Robert De Niro à New York, le 18 avril 2018. (ERIK PENDZICH/SHUTTERST/SIPA)

 

 

 

Ce qu'il faut savoir

 

 

Deux colis suspects ont été adressés à l'acteur américain Robert De Niro et à l'ancien vice-président démocrate Joe Biden, ont indiqué jeudi 25 octobre les autorités américaines. Robert De Niro, 75 ans, a souvent critiqué publiquement Donald Trump, tout comme Joe Biden, ancien vice-président de Barack Obama.

 

 

Donald Trump accuse les médias. "Une grande partie de la colère que nous voyons aujourd'hui dans notre société est causée par le traitement intentionnellement inexact et imprécis des médias traditionnels, que j'appelle les 'fake news'", a tweeté le président américain, après l'envoi de ces colis explosifs.

 

 

Plusieurs personnalités démocrates visées. L'affaire a commencé lundi avec un colis envoyé au domicile du milliardaire George Soros, suivi mardi et mercredi de l'interception d'autres colis explosifs adressés à Hillary Clinton et à Barack Obama. La représentante démocrate de Californie Maxine Waters a également été visée, tout comme Eric Holder, ancien procureur général (l'équivalent du ministre de la Justice) sous Barack Obama.

 

 

La chaîne CNN évacuée. La chaîne d'information CNN, souvent accusée par Donald Trump de critiquer systématiquement sa présidence, a évacué ses bureaux new-yorkais après la découverte d'un colis suspect adressé à John Brennan, ex-directeur de la CIA et aujourd'hui commentateur sur CNN.

 


30/10/2018
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Franceinfo - le mercredi 24 octobre 2018 - mis à jour le jeudi 25 octobre 2018

 

 

Etats-Unis : ce que l'on sait des colis explosifs envoyés à la chaîne CNN, Barack Obama, Hillary Clinton et Robert De Niro

 

 

 

Plusieurs colis ont été envoyés à des personnalités démocrates, dont l'ancien président et l'ancienne candidate à la Maison Blanche, ainsi qu'à la chaîne CNN

 

 

 

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Un démineur devant l'immeuble qui abrite les bureaux de CNN, le 24 octobre 2018 à New York (Etats-Unis). (TIMOTHY A. CLARY / AFP)

 

 

 

Des bombes artisanales en pleine campagne électorale. Des colis piégés ont été adressés, mercredi et jeudi 25 octobre, à Hillary Clinton, Barack Obama, la chaîne CNN et plusieurs personnalités opposées à Donald Trump comme l'acteur Robert De Niro. La Maison Blanche a dénoncé des "actes terrifiants" et "ignobles", dont "les responsables devront répondre devant la justice".

 

 

Franceinfo fait le point sur ce que l'on sait de cette affaire.

 

 

Les personnes visées sont des opposants au président Donald Trump

L'alerte a été donnée dans la matinée, lorsque le service fédéral chargé de la protection des anciens présidents et de leur famille a annoncé avoir intercepté deux colis contenant "des engins explosifs potentiels" destinés à l'ex-secrétaire d'Etat démocrate Hillary Clinton et à l'ex-président démocrate Barack Obama. Le paquet destiné à la rivale démocrate malheureuse de Donald Trump à la présidentielle de 2016 a été intercepté mardi soir, celui destiné à l'ex-président démocrate Barack Obama mercredi matin, a indiqué le Secret Service.

 

 

Peu après, la chaîne d'informations en continu CNN, souvent prise pour cible par Donald Trump qui dénonce sa couverture selon lui pro-démocrate et hostile à sa présidence, annonçait évacuer ses bureaux new-yorkais, situés à Columbus Circle, au cœur de Manhattan, après la découverte d'un colis suspect. La chaîne a indiqué que le paquet avait été adressé spécifiquement à John Brennan, ex-directeur de la CIA et commentateur sur CNN, qui s'est montré très critique envers l'administration Trump.

 

 

La tension a tourné à la psychose lorsque la police de Floride a indiqué avoir trouvé un colis suspect près du bureau de l'élue au Congrès américain Debbie Wasserman Schultz. Deux autres personnalités démocrates noires, l'ex-ministre de la Justice d'Obama, Eric Holder, et la députée californienne Maxine Waters, ont aussi été visées par des colis suspects. Le gouverneur démocrate de New York, Andrew Cuomo, qui briguera un troisième mandat lors des élections de mi-mandat, le 6 novembre, a aussi annoncé qu'un engin explosif avait été envoyé à son bureau. L'envoi de ces engins explosifs survient deux jours après qu'une bombe artisanale a été retrouvée dans la boîte aux lettres du domicile du financier George Soros, grand donateur pro-démocrate devenu la cible des complotistes et nationalistes en Europe et aux Etats-Unis. Aucune personne n'a été blessée.

 

 

D'autres colis similaires ont été découverts jeudi matin. Un premier a été trouvé au matin au bureau new-yorkais de la société de production cofondée par Robert De Niro, critique notoire de Donald Trump. Un second de même nature a par ailleurs été adressé à l'ancien vice-président démocrate Joe Biden, régulièrement cité comme possible candidat démocrate à la présidentielle de 2020.

 

 

Un colis contenait "un engin explosif fonctionnel"

Selon la police, le colis retrouvé dans les locaux de CNN contenait un "engin explosif fonctionnel" et de la poudre blanche. La bombe artisanale, relativement petite, était constituée d'un tuyau d'une dizaine de centimètres de long, enveloppé dans du scotch noir, relié à des fils électriques et à un détonateur, ont rapporté les médias. La poudre se trouvait dans une enveloppe sur laquelle figurait une adresse retour – celle de Debbie Wasserman Schultz –  et de nombreux timbres.

 

 

Les colis destinés à Barack Obama, Hillary Clinton et George Soros présentaient de fortes similarités, a précisé la police. Personne n'a encore revendiqué l'envoi de ces colis. Mais le responsable du bureau antiterroriste du FBI à New York, Bryan Paarmann, a laissé entendre qu'il s'agissait d'envois coordonnés. "Il semble qu'un ou plusieurs individus ait envoyé plusieurs colis similaires", a-t-il déclaré lors d'un point de presse à New York.

 

 

Selon NBC (article en anglais), l'engin explosif envoyé à l'ancien patron de la CIA John Brennan comportait également "une parodie d'un drapeau de l'organisation Etat islamique tiré d'un montage humoristique qui circule dans les cercles de droite sur internet depuis 2014."

 

 

Donald Trump est mis en cause pour ses propos contre les médias et ses opposants

Depuis Miami, Hillary Clinton a appelé à faire baisser la température politique, dans un discours retransmis à la télévision. "C'est une période troublante, une période de divisions profondes et nous devons faire tout notre possible pour nous rassembler", a-t-elle déclaré, avant d'appeler à voter pour des candidats "qui feront cela""Nous traversons une période où les gens ressentent beaucoup de haine dans l'air", a déclaré le maire de New York, Bill de Blasio.

 

 

Des responsables démocrates, Chuck Schumer et Nancy Pelosi, ont eux directement attaqué Donald Trump, l'accusant de "cautionner la violence et diviser les Américains". Le président de CNN, Jeff Zucker, s'en est lui aussi pris au président américain, dans des termes plus policés. "Il y a un manque total de compréhension de la part de la Maison Blanche de la gravité de leurs attaques permanentes envers les médias. Le président, et particulièrement le responsable presse de la Maison Blanche, doivent comprendre que les mots ont un sens", a-t-il déclaré.

 

 

 

 

 

Le président américain réitère ses attaques anti-médias et essuie de nombreuses critiques

Dans une courte allocution, le président américain a déclaré que "les actes et les menaces de violence politique n'ont pas leur place aux Etats-Unis d'Amérique""Dans des moments comme celui-ci, nous devons nous rassembler", a-t-il ajouté. Il a dans le même temps, lors d'un meeting de campagne dans le Wisconsin, appelé les médias à "cesser les hostilités sans fin et les (...) attaques négatives constantes et souvent fausses". Le leader des républicains au Sénat, Mitch McConnell, a lui appelé "tous les Américains à dénoncer des tentatives d'actes de terrorisme intérieur".

 

 

Jeudi, le journaliste de CNN Stephen Collinson a publié un éditorial grinçant pour réagir aux propos de Donald Trump. "Il n'a pas prononcé les noms des victimes. Ou donné le moindre sentiment d'être préoccupé par le fait que certaines personnes puissent voir dans sa rhétorique enflammée un marchepied vers la violence", écrit-il sur le site de la chaîne.

 

 

Et le journaliste d'écrire sa crainte pour l'avenir : "Un demi-siècle après une année 1968 faite de sang et de tourment, au cours de laquelle Robert F. Kennedy et Martin Luther King Jr. ont été victimes d'assassinats politiques, la crainte ressurgit de revoir un jour ou l'autre émerger un climat si explosif qu'il produirait une tragédie qui hanterait l'Amérique pour des décennies."

 


29/10/2018
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Franceinfo - le mercredi 24 octobre 2018 - mis à jour le jeudi 25 octobre 2018

 

 

Etats-Unis : un nouveau colis suspect découvert chez une élue démocrate de Floride après ceux envoyés à Hillary Clinton, Barack Obama et la chaîne CNN

 

 

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franceinfo avec AFP et ReutersFrance Télévisions
 

 

 

Mercredi matin, des colis suspects ont été retrouvés aux domiciles de personnalités démocrates et à la chaine CNN

 

 

 

 

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L'ancienne secrétaire d'Etat Hillary Clinton à Winston-Salem (Caroline du Nord), le 27 octobre 2016. (JEWEL SAMAD / AFP)

 

 

 

Les colis contenaient "potentiellement des engins explosifs". Des paquets destinés à Hillary ClintonBarack Obama et une élue démocrate de Floride, Debbie Wasserman Schultz, ont été interceptés par le service fédéral américain chargé de leur protection, a indiqué le renseignement américain, mercredi 24 octobre. Dans la matinée, un autre colis suspect a été trouvé dans la boîte aux lettres de la chaîne CNN, à New York. 

 

 

Le paquet destiné à Hillary Clinton, rivale démocrate malheureuse face à Donald Trump à la présidentielle de 2016, a été intercepté lors d'une vérification de routine, a indiqué le Secret service dans un communiqué. Celui destiné à l'ex-président démocrate Barack Obama a été intercepté mercredi matin. Aucun des colis n'est parvenu à ses destinataires, dont la vie n'a pas été mise en danger, a précisé cette même source.

 

 

Le milliardaire George Soros visé lundi

Le bâtiment de la chaîne, le Time Warner Building, situé au cœur de Manhattan, a été évacué. Des démineurs ont été envoyés sur place.  Dans un communiqué, la présidence américaine a condamné "les actes ignobles" visant Hillary Clinton et Barack Obama. Personne n'a encore revendiqué l'envoi de ces colis.

 

 

Il y a quelques jours, un engin explosif avait été découvert dans la boîte aux lettres de la résidence du milliardaire et philanthrope américain George Soros, bête noire des complotistes et des nationalistes européens et américains. La police de la petite ville cossue de Bedford, à une soixantaine de kilomètres de New York, avait reçu lundi après-midi un coup de fil d'un employé de la résidence de George Soros lui signalant un colis suspect. Le dossier a été transmis à l'unité antiterroriste du FBI.

 


29/10/2018
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Franceinfo - le jeudi 6 septembre 2018

 

 

"Une volonté de le faire disjoncter" : pourquoi la tribune anti-Trump publiée dans le "New York Times" est "une bombe"

 

 

 
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Propos recueillis par Mahaut Landaz franceinfoFrance Télévisions
 

 

 

 

Le quotidien américain a publié, mercredi, la tribune anonyme et explosive d'un haut responsable de l'équipe du président américain. Pour comprendre l'impact de ce texte, franceinfo a interrogé le spécialiste de la politique américaine, Corentin Sellin

 

 

 

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Donald Trump rencontre les sénateurs républicains, le 5 septembre 2018, peu avant la parution de la tribune anonyme dans le New York Times.  (ALEX EDELMAN / CONSOLIDATED NEWS PHOTOS)

 

 

 

Donald Trump est furieux. Et pour cause, le New York Times a publié une tribune explosive, dans laquelle un haut cadre de la Maison Blanche dénonce, de manière anonyme, notamment l'absence de moralité d'un président qui agit de façon "imprévisible". "Il y a une résistance silencieuse au sein de l’administration, rassemblant des gens qui ont choisi de privilégier d’abord leur pays", témoigne celui dont le journal a accepté de ne révéler ni l'identité, ni le genre, et qui estime que "les Américains doivent savoir qu’il y a encore des adultes dans la salle".

>> Fuites dans la presse, documents cachés, destitution envisagée... Comment la "résistance" s'organise au sein de l'administration Trump

 

 

Alors que les révélations de Fear (en français, Peur : Trump à la Maison Blanche), le livre de Bob Woodward, ont déjà porté un coup à la crédibilité du président, la tribune du Times tombe dans un contexte particulier. Pour comprendre l'impact de ce texte et son côté unique, franceinfo a interrogé le spécialiste de la politique américaine Corentin Sellin.

 

 

 

Franceinfo : Pourquoi cette tribune a-t-elle un caractère exceptionnel ? 

 

Corentin Sellin : De mémoire récente, on n'a jamais vu un conseiller, qu'on nous présente comme un senior official, c'est-à-dire un responsable de haut rang, éventuellement ministre, désavouer le président. Même à la fin de la présidence Nixon, en 1973-1974, quand des conseillers ont parfois désobéi au président, ils ne l'ont dit qu'a posteriori. Donc c’est totalement inédit dans l’histoire récente.

Par ailleurs, ce texte est une bombe car il vient d'un membre de l’administration qui, selon ce qu’il affirme, a été nommé par Donald Trump. On n’a pas affaire à un haut fonctionnaire de carrière.

 

 

C’est absolument incroyable : un membre de l’administration Trump, choisi par lui, estime aujourd’hui que le président est inapte à la fonction.Corentin Sellin, spécialiste de la politique américaine à franceinfo

 

 

Selon lui, le président relève de la section 4 du 25e amendement qui fait référence à la possibilité pour son gouvernement de lui retirer ses fonctions à titre temporaire, parce qu’il le jugerait inapte. 

 

 

La forme est aussi inédite puisque, contrairement à tous les usages journalistiques, le New York Times a accepté de publier cette tribune anti-Trump d’un conseiller ou d'un ministre, anonymement. Ce qui pose un problème par rapport à l’éthique journalistique, particulièrement importante aux Etats-Unis

 

 

 

Pourquoi certains la considèrent-ils comme problématique ? 

 

La constitution des Etats-Unis, l’article 2 en particulier, qui définit les pouvoirs présidentiels, est très claire : le président est élu, il a reçu la souveraineté du peuple.

 

 

De quel droit, des conseillers, des ministres, parce qu’ils seraient armés des meilleures intentions, parce qu’ils auraient détecté des failles chez le président, s’arrogent le pouvoir d’exercer cette souveraineté à sa place ?Corentin Sellin, spécialiste de la politique américaine à franceinfo

 

 

Et surtout, il y a cette question du 25e amendement. L'auteur juge Donald Trump inapte. Même s’il devrait – il le dit lui-même – déclencher la procédure de destitution temporaire, il ne le fait pas. Il préfère, en violation de toute obligation constitutionnelle, continuer à servir Trump, afin de le contrôler et limiter les dégâts. Mais ça ne se passe pas comme ça ! La constitution n’est pas à la carte. 

 

 

Ce qui transparaît du texte, c'est une certaine instrumentalisation du président. L'auteur se décrit comme un "vrai" conservateur, plutôt dur, comme Mike Pompeo ou James Mattis, contrairement au président, et affirme que si des choses formidables ont été réalisées, comme baisser les impôts, déréguler... ce n'est pas grâce à Donald Trump. 

 

 

 

Quels sont les paradoxes de la démarche de l'auteur ? 

 

D'abord, il explique qu'il souhaite poursuivre cet arrangement hors clous constitutionnels, même s'il n’est pas optimal. Avec cette fameuse formule ambiguë : "Nous continuerons jusqu’à ça se termine d’une façon ou d’une autre".

 

 

Ensuite, l'auteur se vante de limiter les dégâts liés à la personnalité de Donald Trump sur la présidence, tout en publiant un texte, qui amènera, parce qu’il y a de fortes chances qu’il finisse par être identifié, à l’impossibilité pour lui de poursuivre cette mission. Alors pourquoi sort-il du bois, même anonymement ?

 

 

Son anonymat va-t-il tenir ? C’est peu vraisemblable. Ce matin déjà, les spécialistes scientifiques du plagiat et de la critique littéraire assuraient qu’il allait être identifié grâce aux champs lexicaux, à la manière d’écrire.Corentin Sellin, spécialiste de la politique américaine à franceinfo

 

 

Il prend un risque insensé par rapport à la mission qu’il semble se donner : sauver la présidence et les Etats-Unis.  

 

 

 

Quelles peuvent être les motivations de son auteur ? 

 

Première hypothèse : profiter de la sortie du livre de Woodward pour tenter de porter le coup fatal. Est-ce qu’il n’y a pas la volonté de se servir de l’onde de choc de la parution de Fear pour faire une sorte d’effet de souffle qui amènerait à la fin de la présidence Trump ?

 

Il s’agirait alors d’une volonté de l’acculer, de le rendre complètement paranoïaque, et en quelque sorte de le faire disjoncter.Corentin Sellin, spécialiste de la politique américaine à franceinfo

 

 

Seconde hypothèse : l'auteur de la tribune a de moins en moins de contrôle sur Trump. C'est ce que ce texte semble indiquer. Il commence par dire que cette administration a fait des choses formidables, "malgré les médias qui sont vraiment contre nous et malgré le président". Mais, dans une deuxième partie du texte, il insiste beaucoup sur l'incapacité du président à tenir une réunion, sur le fait qu’il dit n’importe quoi. Il cite une anecdote, dans laquelle un conseiller sort d'une réunion avec Trump et dit "ça ne peut plus durer". On a vraiment l’impression que les choses empirent. C’est peut-être pour cela qu’il sort du bois. 

 

 

 

Cette tribune tombe quelques jours après la parution des bonnes feuilles de Fear, le livre explosif de Bob Woodward. Mais le New York Times avance que ce n'est pas lié... 

 

Le livre de Bob Woodward est en préparation depuis un an et on savait qu'il allait sortir à la rentrée, donc le New York Times noie un peu le poisson... Ce n'est pas cohérent. La personne qui a remis le document savait très bien que ce livre allait sortir, c’est même peut-être une de ses sources. Il y a quand même un télescopage étrange. Dès la sortie des bonnes feuilles de Fear, l'administration Trump a fait bloc. Le secrétaire à la Défense, James Mattis, a parlé d’un travail de fiction, tout comme le chef de cabinet de la Maison Blanche, John F. Kelly. Jusque-là, c'était parole contre parole. 

 

 

Et là, tout d’un coup, le New York Times publie le texte d'un responsable de haut rang de l’administration, qui, non seulement, confirme les propos de Woodward, mais qui semble même attester de ce qu’on ne pouvait que supputer jusque-là. 

 

 

 

Quel regard portez-vous sur la réponse de Donald Trump ? 

 

Ca m'a beaucoup surpris, car on pouvait s'attendre à une réaction virulente, surtout quand on voyait l’état de tension qu’il y avait déjà après la parution des bonnes feuilles de Fear. Certes, il a insulté le New York Times, mais il le fait quasiment tous les jours. Il a parlé de la faillite prochaine du journal, chose qu'il a déjà dite à de multiples reprises. Il n'était pas rouge, ni en train d'éructer, ni de postillonner. Il était plutôt maîtrisé. 

 

 

Et surtout, sa réaction est coordonnée avec celle de la porte-parole de la Maison Blanche, Sarah Sanders, alors que ce n'est habituellement pas le fort de cette administration. Sur le fond, la défense est plutôt maligne. Ils disent que le président a été élu, et que l'auteur de la tribune doit se dénoncer ou démissionner, car on ne peut pas admettre qu’il y ait des agents qui complotent contre le président à l’intérieur de l'administration. Et là, ils ont un argument constitutionnel et démocratique fort.

 


13/09/2018
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Franceinfo - le mercredi 5 septembre 2018

 

 

Un collaborateur de Trump affirme, dans une tribune, être entré "en résistance" contre le président américain

 

 

Il publie une tribune anonyme dans le "New York Times" mercredi

 

 

 

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La Maison blanche, à Washington (Etats-Unis), le 28 décembre 2017.  (MANDEL NGAN / AFP)

 

 

 

"Je fais partie de la résistance au sein de l'administration Trump." Le titre de cette tribune anonyme publiée dans le New York Times, mercredi 5 septembre, donne le ton. Un haut responsable de l'équipe de Donald Trump révèle, de manière anonyme, comment sa propre administration est entrée en résistance. Le président américain pointe une "trahison" dans un tweet lapidaire.

 

 

L'auteur de ce texte explique pourquoi et comment il s'efforce, avec d'autres, de lutter de l'intérieur contre les "pires penchants" du locataire de la Maison Blanche. Il confirme ainsi le portrait dressé par le journaliste d'investigation Bob Woodward. Dans son livre à paraître le 11 septembre aux Etats-Unis (Peur : Trump à la Maison Blanche), et dont des extraits ont été publiés dans la presse, Woodward dépeint un président colérique et paranoïaque que ses collaborateurs s'efforcent de contrôler, voire de contourner, pour éviter de dangereux dérapages.

 

 

Une procédure de destitution envisagée

 

Dans la tribune parue dans le New York Times, le haut dirigeant de l'administration Trump souligne clairement qu'il ne s'agit pas pour lui de soutenir la démarche de la gauche américaine, mais de protéger son pays contre le comportement de son 45e président. Comme il le révèle, lui et d'autres membres du cabinet ont envisagé d'entamer une procédure de destitution du président, comme le prévoit le 25e amendement de la Constitution américaine. "Mais personne n'a voulu provoquer une crise constitutionnelle", précise-t-il. 

 

 

"Nous pensons que nous avons d'abord un devoir envers notre pays, et que le président continue à agir d'une façon néfaste à la bonne santé de notre république, écrit-il. C'est la raison pour laquelle nous nous sommes engagés à faire ce que nous pouvons pour préserver nos institutions démocratiques tout en contrecarrant les impulsions les plus malencontreuses de Donald Trump jusqu'à ce qu'il ait quitté son poste."

Le cœur du problème est l'amoralité du président.Un haut responsable de l'administration Trump, anonyme dans le "New York Times"

Estimant que l'administration a engrangé un certain nombre d'avancées depuis son élection - déréglementation, réforme fiscale, renforcement de l'armée - il juge que ces dernières ont été obtenues "en dépit de et non grâce" à Donald Trump, dont il qualifie le style de "mesquin", "impétueux" et "inefficace".

 

 

"Ce lâche devrait faire ce qui est juste et démissionner" 

 

Le New York Times explique avoir pris la décision rare de publier une tribune anonyme à la demande de son auteur, dont le quotidien connaît l'identité. "Nous pensons que publier cet essai est le seul moyen de permettre à nos lecteurs de prendre connaissance d'un point de vue important", écrit le journal. 

 

 

La Maison Blanche a répliqué à cette tribune anonyme par la voix de sa porte-parole, Sarah Sanders : "Ce lâche devrait faire ce qui est juste et démissionner." Le président lui-même s'est également fendu d'une déclaration devant la presse, postée sur son compte Twitter. "Quand je ne serai plus président, ces médias n'auront plus rien à écrire", a-t-il fustigé, ajoutant : "Personne n'a fait ce que cette administration fait."


07/09/2018
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