L'AIR DU TEMPS

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ÉTATS-UNIS


Franceinfo - le dimanche 20 janvier 2019

 

 

Etats-Unis : Trump propose de mieux protéger les migrants en échange du financement du mur frontalier avec le Mexique

 

 

 

Le chef d'Etat a justifié cette proposition par la nécessité de "sortir de l'impasse" du blocage budgétaire des services fédéraux, qui dure depuis près d'un mois

 

 

 

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Le président américain Donald Trump, samedi 19 janvier à la Maison Blanche à Washington (Etats-Unis). (BRENDAN SMIALOWSKI / AFP)

 

 

 

Il avait promis une "annonce majeure" au sujet du "shutdown", mais son offre n'a guère eu l'effet escompté. Le président américain Donald Trump a proposé samedi 19 janvier de prolonger des statuts de protection temporaire pour environ un million de migrants qui risquent d'être expulsés des Etats-Unis, en échange du financement par le Congrès de son mur frontalier avec le Mexique.

 

 

 

Le chef d'Etat a justifié cette proposition par la nécessité de "sortir de l'impasse" du blocage budgétaire des services fédéraux, qui dure depuis près d'un mois. Les démocrates refusent en effet d'accorder à Donald Trump les 5,7 milliards de dollars qu'il exige pour réaliser le mur, sa promesse emblématique de campagne qu'il assurait à l'époque vouloir faire financer par le Mexique.

 

 

Davantage de protection pour les migrants déjà présents aux Etats-Unis

Concrètement, le président américain s'est notamment engagé à rallonger de trois ans un permis de séjour temporaire créé par Barack Obama et supprimé après son arrivée à la Maison Blanche. Une mesure qui profiterait à quelque 700 000 clandestins auto-baptisés "Dreamers" [rêveurs], entrés illégalement sur le sol américain avec leurs parents.

 

 

Il a aussi proposé de prolonger de trois ans un statut de protection temporaire qui permet à environ 300 000 immigrants de travailler légalement sans titre de séjour. Ce statut avait été abrogé pour les ressortissants de plusieurs pays depuis l'accession à la Maison Blanche du candidat républicain.

 

 

Les démocrates dénoncent une "nouvelle prise d'otages"

Mais avant même que Donald Trump ne prenne la parole à la télévision, la chef de la majorité démocrate à la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, avait rejeté cette proposition, dont la teneur avait été dévoilée par la presse. Selon elle, ce qui est présenté comme une concession présidentielle n'est qu'une "compilation de plusieurs initiatives déjà rejetées par le passé et chacune inacceptable".

 

 

Et Chuck Schumer, le leader de la minorité démocrate au Sénat, a déclaré que Donald Trump avait lui-même dans le passé supprimé des protections pour les migrants qu'il propose à présent de protéger. "Offrir des protections en échange du mur n'est pas un compromis mais une nouvelle prise d'otages", a tweeté le dirigeant démocrate.

 


20/01/2019
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Franceinfo - le mercredi 9 janvier 2019

 

 

Etats-Unis : Donald Trump propose "une barrière en acier plutôt qu'un mur en béton" à la frontière mexicaine

 

 

 

Le président américain n'a finalement pas eu recours au National Emergencies Act, qui lui aurait permis de contourner le Congrès pour construire son mur

 

 

 

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Le président Donald Trump s'adresse aux Américains depuis la Maison Blanche le 8 janvier 2019, à propos du mur à la frontière mexicaine qu'il aimerait voir construire. (CARLOS BARRIA / CONSOLIDATED NEWS PHOTOS / AFP)

 

 

 

Neuf minutes pour convaincre. Donald Trump a tenté, mardi 8 janvier, de rallier les Américains à son projet de mur à la frontière avec le Mexique, lors d'une allocution retransmise en direct depuis la Maison Blanche. "Ce soir je vous parle car nous assistons à une crise humanitaire et sécuritaire grandissante à la frontière sud", a-t-il justifié. "Quelle quantité de sang américain devra encore couler avant que le Congrès ne fasse son travail ?" a-t-il lancé au 18e jour d'un "shutdown" qui paralyse les administrations.

 

 

"Au fil des ans, des milliers d'Américains ont été brutalement tués par ceux qui sont entrés illégalement dans notre pays et des milliers d'autres vies seront perdues si nous n'agissons pas tout de suite", a-t-il ajouté, réclamant une nouvelle fois 5,7 milliards de dollars (4,9 milliards d'euros) pour "une barrière en acier plutôt qu'un mur en béton". Mais Donald Trump n'a finalement pas annoncé le recours au National Emergencies Act qui lui aurait permis de contourner le Congrès.

 

 

 

Une crise migratoire "créée de toutes pièces"

Les démocrates ont immédiatement dénoncé l'absence de main tendue de Donald Trump, l'exhortant une nouvelle fois à "rouvrir le gouvernement". "Le président doit cesser de prendre les Américains en otages, doit cesser de créer de toutes pièces une crise" migratoire et humanitaire à la frontière, a ainsi lancé le présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi.

 

 

Depuis plus de deux semaines, quelque 800 000 fonctionnaires fédéraux sont contraints soit à rester chez eux, soit à devoir attendre la fin du blocage pour être payés, les démocrates refusant de débloquant des fonds pour un mur qu'ils jugent "immoral", coûteux et inefficace.

 


09/01/2019
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Franceinfo - le mardi 8 janvier 2019

 

 

Pour cause de "shutdown", des fonctionnaires américains contraints de postuler à de petits boulots

 

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franceinfoGrégory PhilippsRadio France
 

 

 

Les États-Unis entament leur 18ème jour de "shutdown" et 800 000 fonctionnaires restent au chômage technique. Sans salaire, certains sont forcés de trouver des petits boulots. Portrait d’Allison, rencontrée par le correspondant de franceinfo aux États-Unis

 

 

 

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Les administrations fédérales américaines sont fermées depuis le 22 décembre, en raison du "shutdown". (ANDREW CABALLERO-REYNOLDS / AFP)

 

 

 

Les États-Unis arrivent dans leur 18ème jour de "shutdown", la paralysie des administrations. La Maison Blanche réclame toujours cinq milliards de dollars pour construire un mur à la frontière mexicaine et les démocrates bloquent le vote du budget à la Chambre des représentants.

 

 

En attendant, 800 000 fonctionnaires sont au chômage technique, sans salaire. Comme beaucoup, Allison, employée fédérale à Alexandria, dans l’État de Virginie, cherche un petit boulot.

 

 

 

"J’ai du temps en semaine, j’ai postulé pour faire du dog sitting"

Car cette employée de l’agence fédérale de protection de l’environnement s’inquiète sérieusement pour ses finances. En plus de son loyer, elle rembourse son prêt étudiant, 400 dollars par mois et doit se racheter une voiture. Ce "shutdown", le premier pour elle, commence à devenir long, et pourrait bien durer encore. "Avec un président aussi peu conventionnel, on ne sait pas trop à quoi s'attendre dans les prochaines semaines", reconnaît la jeune femme.

 

 

Alors pour gagner quelques dollars, Allison est bien obligé de trouver des solutions. "J’ai postulé pour faire du dog sitting, promener des chiens. J'ai du temps pendant la semaine. Et si ça dure, et bien je devrais faire cela sans doute un peu. J'ai besoin d'argent liquide", explique-t-elle.

 

 

 

Donald Trump s’adresse à la nation ce mardi

Ce vendredi, normalement, c’est jour de paye pour les employés fédéraux comme Allison. Mais Donald Trump semble tenir bon. Le président américain pourrait le confirmer, ce mardi 8 janvier. Le président américain doit s’adresser à la nation,  lors d’une déclaration solennelle depuis son bureau ovale, à Washington. Mais après bientôt 20 jours de paralysie, Allison espère une main tendue : "Je pense que sur ce mur il faut une approche différente. Trump doit reculer un peu, accepter un compromis."

 


08/01/2019
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Franceinfo - le jeudi 27 décembre 2018 - mis à jour le 28.12.18

 

 

Etats-Unis : pas d'accord sur le "shutdown" avant la semaine prochaine, selon le Sénat

 

 

 

Les dernières négociations entre démocrates et républicains ont encore échoué, jeudi. Déjà six jours que le pays est plongé dans une impasse budgétaire

 

 

 

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Le Capitole à Washington (Etats-Unis), le 22 décembre 2018, à l'entrée en vigueur du troisième "shutdown" sous le mandat de Donald Trump. (JOSHUA ROBERTS / REUTERS)

 

 

 

Toujours pas. Aux Etats-Unis, les négociations entre démocrates et républicains pour mettre fin au "shutdown" ont échoué, jeudi 26 décembre. Après quelques minutes seulement dans un hémicycle quasi vide, le Sénat a décidé à l'unanimité d'ajourner la séance jusqu'à lundi matin (10 heures, heure locale). La chambre haute a aussi choisi de reprendre l'examen d'une loi budgétaire seulement mercredi après-midi (à partir de 16 heures, heure locale). 

 

 

L'impasse budgétaire dure depuis six jours. Les parlementaires et la Maison Blanche s'opposent sur un accord concernant les 5 milliards de dollars (environ 4,4 milliards d'euros) réclamés par Donald Trump pour construire un mur à la frontière mexicaine afin d'empêcher l'arrivée de migrants. Les démocrates y sont farouchement opposés. En attendant, la paralysie partielle des administrations fédérales va donc se prolonger jusqu'à la semaine prochaine.

 


29/12/2018
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Franceinfo - le vendredi 21 décembre 2018

 

 

Etats-Unis : le chef du Pentagone claque la porte après l'annonce de Donald Trump sur le retrait de Syrie

 

 

 

 

Le secrétaire à la Défense, James Mattis, a présenté sa démission et quittera ses fonctions fin février

 

 

 

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Le secrétaire à la Défense James Mattis et le président américain Donald Trump, à la Maison Blanche (Washington, Etats-Unis), le 23 octobre 2018.  (BRENDAN SMIALOWSKI / AFP)

 

 

 

Nouvelle démission au sein de l'administration Trump. Le secrétaire à la Défense, James Mattis, a brutalement annoncé, jeudi 20 décembre, qu'il claquait la porte, au lendemain de l'annonce du retrait des troupes américaines de Syrie par Donald Trump, qui a pris de court ses alliés.

 

 

La démission de James Mattis, homme d'expérience très respecté sur la scène internationale, et qui incarnait une forme de stabilité au sein d'une administration traversée de secousses, est un coup dur pour le tempétueux président des Etats-Unis, qui apparaît de plus en plus isolé. Dans un courrier adressé au locataire de la Maison Blanche, cet ex-général des Marines de 68 ans insiste sur la nécessité pour les Etats-Unis de "traiter les alliés avec respect", marquant implicitement son désaccord avec un président qui a pris pour cible un à un au cours des derniers mois les dirigeants des principales puissances occidentales. 

 

 

"Parce que vous avez le droit d’avoir un secrétaire à la Défense dont les vues sont mieux alignées sur les vôtres (...), je pense que me retirer est la bonne chose à faire", ajoute-t-il dans ce courrier qui a eu l'effet d'un coup de tonnerre à Washington.

 

 

Nombre d'élus des deux bords ont exprimé leur déception, voire leur inquiétude. "C'est un jour très triste pour notre pays", a lancé Nancy Pelosi, cheffe des démocrates à la Chambre des représentants. "Lisez sa lettre ! Je pense que tout le monde dans le pays devrait lire sa lettre de démission", a-t-elle ajouté. En écho, Chuck Schumer, chef de la minorité démocrate au Sénat, a déploré le départ de l'un des "rares symboles de force et de stabilité" au sein de l'équipe au pouvoir.

 

 

 

"Une série de graves erreurs politiques"

Dans un communiqué cinglant, le républicain Marco Rubio a jugé, à la lecture de la missive, que les Etats-Unis s'engageaient vers "une série de graves erreurs politiques" qui pourraient abîmer durablement leurs alliances.

 

 

Sur Twitter, Donald Trump n'a pas parlé de démission, indiquant simplement que James Mattis quitterait ses fonctions "à la fin février" et qu'un successeur serait "prochainement" nommé.

 

 

Dans sa lettre, le ministre démissionnaire n'évoque pas directement le dossier syrien, si ce n'est pour citer la coalition internationale contre les jihadistes du groupe Etat islamique comme exemple de l'utilité des alliances. Mais il sait que son départ sera interprété comme la marque de son clair désaccord avec Donald Trump, sur le dossier syrien comme sur d'autres.

 


21/12/2018
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Franceinfo - le samedi 1er décembre 2018

 

 

L'ancien président des Etats-Unis George H.W. Bush est mort à l'âge de 94 ans

 

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

 

Son mandat aura été marqué par la fin de la guerre froide et par la première guerre du Golfe. Il était le père d'un autre ancien président, George W. Bush, qui a annoncé sa mort

 

 

 

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 L'ancien président américain George H. W. Bush, le 20 janvier 1989 à Washington. (RON SACHS / DPA / AFP)

 

 

 

Il était le 41e président des Etats-Unis. George H.W. Bush, qui a occupé la Maison Blanche de 1989 à 1993, est mort à l'âge de 94 ans, a annoncé, tard vendredi 30 novembre, son fils George W. Bush, lui-même devenu président en 2001.

 

 

"Jeb, Neil, Marvin, Doro et moi avons la tristesse d'annoncer qu'après 94 années remarquables, notre cher papa est mort", a déclaré George W. Bush dans un communiqué publié sur Twitter par un porte-parole de la famille. "George H.W. Bush était un homme doté d'une noblesse de caractère et le meilleur père qu'un fils ou une fille aurait pu souhaiter."

 

George H.W. Bush avait été hospitalisé au printemps dernier pour le traitement d'une infection qui s'était répandue dans son sang. Son épouse, Barbara Bush, était morte en avril.

 

 

 

Les Bush, une dynastie politique

Fils d'un sénateur américain, George Herbert Walker Bush a été directeur de la CIA puis vice-président de Ronald Reagan pendant huit ans. Il lui a succédé à la présidence des Etats-Unis en 1989.

 

 

Sa présidence a coïncidé avec la fin de la guerre froide. En 1990, il avait réagi à l'invasion du Koweït par Saddam Hussein en déclenchant la première guerre du Golfe contre l'Irak. Battu par le démocrate Bill Clinton fin 1992, il n'a effectué qu'un mandat.

 

 

Père de six enfants, George H.W. Bush est devenu le patriarche d'une véritable dynastie politique républicaine. Il est le deuxième président de l'histoire américaine (après John Adams) à avoir vu lui succéder son fils, George W. Bush, président de 2001 à 2009. Un autre de ses fils, Jeb Bush, a été candidat malheureux à la nomination républicaine pour l'élection présidentielle de 2016.

 

 

Samedi, le président des Etats-Unis, Donald Trump, a salué le "leadership inébranlable" de George H.W. Bush. "A travers son authenticité, son esprit et son engagement inébranlable en faveur de la foi, de la famille et de son pays, le président Bush a inspiré des générations de concitoyens américains", a-t-il estimé. De son côté, Emmanuel Macron a rendu hommage à "un grand dirigeant".

 


04/12/2018
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Franceinfo - le dimanche 18 novembre 2018

 

 

Incendies en Californie : "Donald Trump pense comme un enfant de 8 ans !"

 

 

Le président américain s'est rendu dans l'état ravagé par les feux. Certains sinistrés n'apprécient pas beaucoup ses critiques sur la gestion de la catastrophe par les autorités locales

 

 

 

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Le président américain Donald Trump, à Paradise, en Californie, le 17 novembre 2018. (SAUL LOEB / AFP)

 

 

 

Donald Trump s’est rendu samedi 17 novembre en Californie pour constater les dégâts du feu "Camp Fire" et soutenir les victimes de ce gigantesque incendie, qui a déjà fait 71 morts et plus d'un millier de disparus, selon un dernier bilan. Le président américain a notamment visité la ville de Paradise, totalement détruite par les flammes, mais il a également critiqué une nouvelle fois la façon dont la Californie gère ses forêts.

 

 

 

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Donald Trump s’est rendu samedi 17 novembre en Californie pour constater les dégâts du feu "Camp Fire". (ERIC DE SALVE / RADIO FRANCE)

 

 

 

"Écoutez-le !", fulmine Glay, un retraité sinistré, qui regarde le président américain depuis un abri à Chico, près de Paradise. Donald Trump apparaît en direct, au milieu des cendres, casquette USA sur la tête. Le président américain conseille aux Californiens de prendre exemple sur la Finlande, un pays qui, selon lui, n’a aucun problème d'incendie, parce qu’il ratisse ses forêts. "Ici on est aux États-Unis, à Paradise, pas en Finlande ! Il ne comprend rien à l’écologie. Il croit encore que le réchauffement climatique n’existe pas et il dit que tout ça c’est de notre faute parce que nous ne nous occupons pas bien de nos forêts. Il pense comme un enfant de 8 ans !"

 

 

 

Entre colère et résignation

La Californie est l'État le plus anti-Trump des États-Unis, pourtant, ce nord californien, pauvre et rural, dévasté par les feux, a largement voté pour lui en 2016. Cricket, institutrice, vit dans sa voiture depuis que sa maison de Paradise a brûlé, cette visite de Donald Trump la réconforte : "Je suis contente qu’il soit ici. J’espère qu’il va comprendre les besoins des habitants de Paradise. Nous essayons de ne pas nous effondrer, mais nous n’avons même plus d’endroit où dormir." Derrière elle, les noms et photos de centaines de disparus s’affichent sur un tableau installé à l’extérieur d’une église bondée de Chico transformée en refuge. 

 

 

 

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C’était pire que tout ce que j’ai vécu pendant la guerre du Vietnam.Ron à franceinfo

 

 

 

La plupart des victimes sont des personnes âgées, souvent pauvres. C’est le cas de Ron, vétéran de l’armée. Ce retraité vivait dans un parc à mobile home de Paradise, l’un des premiers quartiers dévoré par les flammes. "On a trois voisins qui sont morts brûlés. Ils étaient trop lents. Ils n’ont pas eu le temps d’évacuer. D’habitude, tu as 15 minutes après l’alerte. Là, ils ont annoncé trois minutes et on n’a même pas eu ce temps. On a eu beaucoup de chance de réussir à nous échapper. On pouvait entendre le feu, on voyait un halo orange à travers la fumée et ce bruit, comme un rugissement… On aurait dit quatre trains de marchandises. J’étais terrifié." Ce mur de feu continue de dévaster le nord de la Californie, qui compte ses morts.

 


18/11/2018
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Franceinfo - le mardi 13 septembre 2018

 

 

Californie : 42 morts dans l'incendie de forêt près de Sacramento, de loin le pire bilan de l'histoire de cet Etat américain

 

 

"Les restes de 13 nouvelles personnes ont été découverts", a annoncé lundi soir le shérif du comté de Butte, dans le nord de l'Etat

 

 

 

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Des voitures carbonisées sont enlevées après l'incendie de forêt à Paradise, en Californie (Etats-Unis), le 12 novembre 2018. (Josh Edelson / AFP)

 

 

 

Il continue de dévorer des hectares de végétation. Le bilan du "Camp Fire" dans le nord de la Californie est passé à 42 morts, lundi 12 novembre, l'incendie de forêt largement le plus meurtrier de l'histoire de cet Etat américain. 

 

 

"Jusqu'à présent, les restes de 13 nouvelles personnes ont été découverts, ce qui porte le nombre total des morts à 42", a déclaré le shérif du comté de Butte, Kory Honea. 

 

 

Le "Camp Fire", qui fait rage depuis jeudi au nord de la ville de Sacramento, a donc désormais fauché plus de vies que le "Griffith Park Fire", qui avait fait 29 morts près de Los Angeles en 1933. Et même s'il est difficile d'être catégorique en raison des failles et faiblesses des relevés, ce feu de forêt est vraisemblablement le plus meurtrier qui ait sévi aux Etats-Unis depuis un siècle, depuis le "Cloquet Fire" où avaient péri environ 1 000 personnes dans le Minnesota, en 1918.

 

 

 

Un autre incendie ravage les environs de Malibu

En outre, deux autres personnes sont mortes dans un autre incendie, à 600 km du comté de Butte, dans le sud de la Californie, près de Malibu, au nord-ouest de Los Angeles. Ce qui porte le bilan total pour cet Etat à au moins 44 victimes.

 

 

Le shérif Kory Honea avait expliqué dimanche que la recherche d'éventuels corps supplémentaires était "très très difficile", précisant que les autorités étaient toujours sans nouvelles de plus de 200 personnes. "Il y a tellement de décombres dans certaines de ces zones qu'il est très difficile de déterminer s'il pourrait y avoir des restes humains", a-t-il déclaré au sujet du "Camp Fire" qui a déjà dévasté plus de 45 000 hectares et quelque 6 453 bâtiments.

 


15/11/2018
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Franceinfo - le dimanche 11 novembre 2018

 

 

Incendies en Californie : le bilan passe à 25 morts

 

 

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franceinfo avec AFP et ReutersFrance Télévisions

 

 

 

 

Trente-cinq personnes sont toujours portées disparues dans le secteur de Paradise et trois pompiers ont été blessés

 

 

 

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Des policiers déposent un corps dans un sac mortuaire, le 10 novembre 2018, à Paradise (Californie). (REUTERS)

 

 

 

Les autorités américaines ont annoncé, samedi 10 novembre, avoir découvert quatorze nouveaux corps dans le secteur de Paradise, ville de 26 000 habitants du nord de la Californie ravagée par les flammes depuis jeudi, faisant passer le bilan à 23 morts. Trente-cinq personnes sont toujours portées disparues et trois pompiers ont été blessés.

 

 

Plus de 6 700 maisons et bureaux ont été détruits par le "Camp Fire", qui a dévasté plus de 40 500 hectares. Cet incendie, l'un des plus destructeurs de l'histoire de la Californie, n'est maîtrisé qu'à 20%, selon les pompiers californiens. Il faudra sans doute plusieurs semaines pour en venir à bout.

 

 

 

Deux autres morts à Malibu

A des centaines de kilomètres de là, dans le sud de la Californie, le "Woolsey Fire" menace, lui, 75 000 habitations du comté de Los Angeles. Les autorités ont ordonné à plus de 200 000 personnes d'évacuer. Dans le comté voisin de Ventura, près de 100 000 personnes ont quitté leurs foyers. L'incendie a détruit des lieux de tournage utilisés pour des centaines de productions, dont celle de la série de HBO Westworld.

 

 

Dans le secteur de Los Angeles, la station balnéaire de Malibu a dû être évacuée en raison du "Woolsey Fire". Deux personnes y ont été retrouvées mortes. L'incendie menace notamment les luxueuses maisons de célébrités, dont celles de la chanteuse Lady Gaga ou de Kim Kardashian. "J'ai entendu que les flammes avaient atteint notre propriété mais l'incendie a maintenant été contenu. Je prie pour que les vents soient en notre faveur", a tweeté Kim Kardashian. L'acteur Martin Sheen s'attendait, lui, à devoir dormir dans sa voiture à Zuma Beach.

 

 

Dans un tweet diffusé samedi matin, le président américain Donald Trump a fustigé la mauvaise gestion des forêts par la Californie pour expliquer ces drames. "Rien n'explique ces feux de forêt massifs, meurtriers et coûteux en Californie hormis une calamiteuse gestion des forêts, a-t-il écrit. Des milliards de dollars sont gaspillés chaque année, avec tant de vies perdues, tout cela à cause de la mauvaise gestion des forêts. Corrigez ça ou il n'y aura plus d'argent fédéral !

 


14/11/2018
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Franceinfo - le mercredi 7 novembre 2018

 

 

Etats-Unis : ce que les résultats des "midterms" changent pour Donald Trump

 

 

 

Avec une majorité désormais démocrate à la Chambre des représentants, les deux prochaines années s'annoncent difficiles pour Donald Trump. Franceinfo vous détaille les conséquences de l'issue de ces "midterms" pour le président américain

 

 

 

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Le président des Etats-Unis, Donald Trump, lors d'un meeting à l'aéroport d'Huntington, en Virginie-Occidentale (Etats-Unis), le 2 novembre 2018.  (NICHOLAS KAMM / AFP)

 

 

 

Donald Trump n'aura pas obtenu la vague "rouge" qu'il espérait lors des élections de mi-mandat, mardi 6 novembre. Le président américain devra désormais cohabiter avec le Parti démocrate après la victoire du "camp bleu" à la Chambre des représentants. Mercredi 7 novembre, à 7 heures (heure française), les démocrates avaient gagné 24 sièges supplémentaires à la chambre basse du Congrès, au détriment du parti présidentiel. 

 

 

A l'issue du scrutin, Donald Trump bénéficie pourtant encore d'une majorité au Sénat, renforcée d'au moins trois sièges, selon les dernières estimations du New York Times* mercredi matin. Affaibli par une nouvelle majorité "bleue" à la Chambre des représentants, mais aidé par un Sénat plus "rouge", comment Donald Trump pourra-t-il mener les deux dernières années de son mandat ? Franceinfo fait le point sur ce que ces midterms vont changer pour le président américain. 

 

 

 

1 - Son agenda législatif bloqué

Avec une majorité d'élus démocrates à la Chambre des représentants – l'équivalent américain de l'Assemblée nationale – "l'agenda législatif conservateur risque de mourir", explique le site américain Vox*. Minoritaires, les élus républicains pourront difficilement proposer de nouvelles lois à leur exécutif au cours des deux prochaines années. 

 

 

Concrètement, plusieurs des mesures emblématiques du programme de Donald Trump risquent d'être bloquées sur le plan législatif. Sans majorité, Donald Trump sera ainsi incapable d'abroger la loi Obamacare, réforme emblématique de l'assurance-maladie mise en place sous la présidence de Barack Obama. Il pourra difficilement toucher aux budgets alloués à plusieurs programmes sociaux, et réduire encore davantage la taxation des entreprises et des ménages américains les plus favorisés. Donald Trump devra également renoncer à la construction d'un mur à la frontière avec le Mexique, précise Le Figaro. Il perdra enfin une marge de manœuvre conséquente sur la négociation des traités, puisque ceux-ci sont ratifiés par le Congrès, explique France Culture

 

 

Cette cohabitation entre une Maison Blanche "rouge" et une chambre basse "bleue" risque d'engendrer une "impasse", relève Vox. Le site rappelle en effet que Donald Trump bénéficie d'un pouvoir de veto – les propositions démocrates risquent ainsi d'être bloquées, à leur tour, par le dirigeant. De son côté, le président aura toujours la possibilité d'avancer ses pions en signant des décrets présidentiels, auxquels Barack Obama avait largement eu recours après avoir perdu le contrôle démocrate de la Chambre des représentants. Mais ces décrets seraient susceptibles d'être défaits par une simple signature d'un prochain président.

 

 

 

2 - Vers de nouvelles enquêtes parlementaires le concernant

Une majorité démocrate à la Chambre des représentants implique aussi de nouvelles investigations visant le président américain. Comme le note la chaîne britannique BBC*, les démocrates vont désormais prendre la tête d'importants comités à la chambre basse, ce qui peut leur permettre de lancer des enquêtes, entre autres, sur les accusations d'agressions sexuelles visant Donald Trump, ou encore sur les affaires concernant ses sociétés, telles que le Trump International Hotel. 

 

 

Le président américain semble également menacé par Bill Pascrell, un élu démocrate du New Jersey, qui se bat pour la diffusion des déclarations fiscales de Donald Trump. Victorieux mardi soir, ce parlementaire pourrait prendre la tête de la commission des "Ways and Means", en charge de la fiscalité à la Chambre des représentants, relève France Culture.

 

 

Les enquêtes existantes sur les soupçons de collusion entre la campagne de Donald Trump et la Russie, en 2016, risquent enfin de s'accélérer, une fois les démocrates à la tête de la Chambre des représentants. Toute politique controversée pourrait faire l'objet d'une enquête, note Vox. 

 

 

 

3 - Son pouvoir de nomination des juges fédéraux conservé

Avec une majorité conservée et consolidée au Sénat, Donald Trump a échappé au pire cas de figure, celui d'un Congrès contrôlé par une "super-majorité" démocrate. Avec la chambre haute acquise à sa cause, le président pourra continuer à remodeler les tribunaux fédéraux à son image. Il va aussi conserver le pouvoir de nomination des juges fédéraux, qui peuvent peser sur des décisions concernant un large éventail de sujets, comme la protection sociale, le droit de vote ou l’accès à l’avortement.

 

 

Pendant les deux premières années de son mandat, la majorité républicaine au Sénat avait déjà permis à Donald Trump d’utiliser allègrement ce pouvoir de nomination. La chambre haute a ainsi confirmé 29 nominés de Donald Trump à des tribunaux d’appel fédéraux, alors qu’à titre de comparaison, elle n’avait confirmé que deux nominés à des postes équivalents lors des deux dernières années du mandat de Barack Obama, comme le souligne NPR

 

 

 

4 - La perspective de sa destitution définitivement écartée

Avec une majorité simple à la Chambre des représentants, les démocrates pourraient théoriquement lancer une procédure d’"impeachment" à l’encontre du président des Etats-Unis. Mais une fois cette première étape franchie, le président ne serait destitué qu’à l’issue d’un procès et d’un vote au Sénat nécessitant une majorité qualifiée de deux tiers, c’est-à-dire de 67 sénateurs.

 

 

C’est en raison de cette condition que dans l’histoire des Etats-Unis, aucun président sous le coup d’une procédure d’impeachment n’a été destitué. Et avec une majorité de républicains au Sénat, le scénario d'une destitution de Donald Trump est tout simplement impossible.

 

 

*les liens sont en anglais

 


12/11/2018
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Franceinfo - le mardi 6 novembre 2018

 

 

Midterms 2018 : Donald Trump revendique un "immense succès", malgré une victoire en demi-teinte

 

 

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Pierre GodonVincent MatalonFrance Télévisions

 

 

 

 

Dans la nuit de mardi à mercredi, les Américains ont voté pour les "midterms". Suivez les résultats en direct avec franceinfo

 

 

 

Ce qu'il faut savoir

 

 

Une cohabitation va s'imposer pour la fin de mandat de Donald Trump. Alors qu'ils ont remporté 20 sièges qui étaient jusqu'à présent aux républicains, les démocrates ont repris le contrôle de la Chambre des représentants, mercredi 7 novembre lors des midterms, d'après plusieurs médias américains dont les chaînes CBS, ABC et CNN. Une première depuis 2010. Le Sénat reste, lui, dans les mains des républicains. De quoi réjouir le président, qui a parlé d'un "immense succès" sur Twitter. 

 

 

Des personnalités réélues. Certaines figures de la politique américaine ont renouvelé leurs postes, notamment la sénatrice démocrate Elizabeth Warren, que Donald Trump avait surnommé "Pocahontas", dans le Massachusetts ou encore l'ancien candidat à la primaire démocrate de 2016 Bernie Sanders, qui avait perdu face à Hillary Clinton, dans le Vermont. 

 

 

 Une chambre bleue et un Sénat rouge. Les républicains gardent leur majorité au Sénat. Le sénateur républicain Ted Cruz a notamment remporté une bataille cruciale, celle du Texas, au terme d'un duel très serré avec Beto O'Rourke. Au contraire, la Chambre des représentants passe au bleu. Une première depuis 2010. Découvrez les résultats en temps réel sur nos infographies.

 

 

Des anomalies signalées. Alors que les premiers bureaux de vote fermaient mardi soir, des organisations chargées de contrôler la bonne tenue du scrutin ont reçu environ 10 000 appels pour signaler des anomalies sur certaines machines.

 

 

Donald Trump s'est réjoui des résultats"Immense succès ce soir. Merci à tous !", a tweeté le président, qui s'est pleinement investi dans la campagne de ces élections législatives largement considérées comme un référendum sur sa personne.

 

 

 Une participation en hausse. Les statistiques montrent que d'ordinaire, les midterms n'attirent pas les foules. Mais cette année, la participation pourrait battre des records en raison d'une forte mobilisation des opposants à Donald Trump. Lors du vote par anticipation, au moins 34 millions d'Américains ont exprimé leur choix, soit beaucoup plus qu'aux élections de 2014 (27 millions), selon le spécialiste Michael McDonald (en anglais).

 


12/11/2018
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Franceinfo - le mercredi 7 novembre 2018

 

 

CARTES. Midterms 2018 : découvrez les résultats Etat par Etat, district par district

 

 

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Nicolas EnaultFrance Télévisions
 

 

 

 

Donald Trump devra cohabiter. Sans triompher, les démocrates ont repris la Chambre des représentants. Le Sénat, lui, reste républicain

 

 

 

 

Une victoire, mais pas de grand triomphe. Les démocrates ont réussi leur pari de reprendre le pouvoir à la Chambre des représentants, lors des élections de mi-mandat aux Etats-Unis, mardi 6 novembre. Ils devront cependant se contenter d'une courte majorité. Le camp républicain de Donald Trump conserve en revanche le Sénat, chambre haute du Congrès. La cohabitation qui s'annonce ne semble d'ailleurs pas inquiéter outre mesure le président américain : "Immense succès ce soir. Merci à tous !", a-t-il tweeté tard dans la soirée.

 

 

>> Résultats, réactions... Suivez notre direct consacré aux Midterms 2018

 

 

Franceinfo vous propose de découvrir ci-dessous les résultats détaillés des élections district par district pour la Chambre des représentants, et Etat par Etat pour le Sénat. Ils sont mis à jour en temps réel.

 

 

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12/11/2018
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Franceinfo - le vendredi 26 octobre 2018

 

 

Etats-Unis : "il pourrait y avoir d'autres paquets", déclare le patron du FBI après l'arrestation d'un suspect dans l'affaire des colis piégés

 

 

 

Depuis lundi, des colis contenant des bombes artisanales ont été envoyés à plusieurs personnalités publiquement anti-Trump

 

 

 

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Des policiers sécurisent un secteur de Manhattan (New York) où un colis suspect a été intercepté, le 26 octobre 2018. (MIKE SEGAR / REUTERS)

 

 

 

Ce qu'il faut savoir

 

 

Un suspect a été arrêté près de Miami dans le cadre de l'enquête sur les colis piégés adressés à des personnalités démocrates et des détracteurs de Donald Trump, selon une porte-parole du ministère américain de la Justice, vendredi 26 octobre. Le ministre de la Justice, Jeff Sessions, a annoncé qu'il avait été inculpé de cinq chefs d'accusation et qu'il risquait 58 ans de prison. C'est la première arrestation depuis le début de l'enquête, alors que le nombre de colis suspects retrouvés depuis lundi est grimpé à treize, selon le décompte du FBI, qui estime qu'il pourrait "y avoir d'autres paquets".

 

 

Des fouilles dans un centre postal. Des agents du FBI ont mené des fouilles dans un centre postal situé près de Miami afin de déterminer l'identité du ou des expéditeurs des colis piégés adressés cette semaine à des personnalités démocrates et des critiques du président américain Donald Trump.

 

 

Plusieurs colis suspects envoyés. La police fédérale a confirmé cette semaine que des colis contenant des bombes artisanales avaient été adressés à George Soros, Robert De Niro, Joe Biden, Barack Obama, Hillary Clinton, l'ex-ministre de la Justice d'Obama Eric Holder, la députée démocrate californienne Maxine Waters, et la chaîne CNN. Au total, il y avait 13 colis. "Il pourrait y avoir d'autres paquets", a déclaré le chef du FBI, Christopher Wray.

 

 

Donald Trump attaque les médias.  Après avoir appelé les Américains au "rassemblement", Donald Trump a repris ses attaques contre les médias. "Une grande partie de la colère que nous voyons aujourd'hui dans notre société est causée par le traitement intentionnellement inexact et imprécis des médias traditionnels, que j'appelle les 'fake news'", a-t-il affirmé sur Twitter.

 


08/11/2018
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