L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

CRISE IRAKIENNE

Pour comprendre ces crises, qui démarrent parfois comme des feux de paille et surtout pour voir où elles mèneront au fil du temps. Prenons l'histoire en marche !


Franceinfo - les mardi 17 et mercredi 18 novembre 2020

 

 

Irak : des roquettes visent l'ambassade des Etats-Unis, une fillette tuée

 

 

Les Etats-Unis vont réduire leur présence militaire en Afghanistan et en Irak

 

 

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Image par ErikaWittlieb de Pixabay 


19/11/2020
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Franceinfo - le mercredi 18 novembre 2020

 

 

Irak : des roquettes visent l'ambassade des Etats-Unis, une fillette tuée

 


18/11/2020
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Franceinfo - le vendredi 12 juin 2020

 

 

Washington va réduire ses troupes en Irak dans les "prochains mois"

 

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L'annonce a été faite à l'issue d'un "dialogue stratégique" visant à ramener un peu de stabilité dans les relations houleuses entre les Etats-Unis et l'Irak

 

 

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Des soldats américains dans un ancien palais présidentiel transformé en base irakienne, à Mossoul le 30 mars 2020.  (ZAID AL-OBEIDI / AFP)
 
 
 

Le retrait aura lieu "au cours des prochains mois". Les Etats-Unis ont annoncé jeudi 11 mai qu'ils allaient "réduire" leur présence militaire en Irak, après avoir repris langue avec le gouvernement irakien désormais dirigé par un Premier ministre plus favorable à Washington, au terme de mois de tensions. Evoquant les "progrès significatifs" contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI), raison de la présence américaine à la tête d'une coalition internationale, les deux pays ont affirmé dans une déclaration conjointe que "les Etats-Unis continueraient à réduire leurs forces en Irak".

 

 

Les gouvernements américain et irakien n'ont pas précisé l'ampleur ni le calendrier de ce retrait progressif. Washington va aussi "discuter avec le gouvernement irakien du statut des forces restantes", sans rechercher "une présence militaire permanente" – une position en ligne avec la volonté de désengagement du président Donald Trump, qui a promis de "mettre fin aux guerres sans fin".

 

 

 

5 200 soldats américains sur place en début d'année

Cette déclaration a été faite à l'issue d'un "dialogue stratégique" par visioconférence – en raison du Covid-19 –, visant à ramener de la stabilité dans les relations houleuses entre les deux alliés. Il s'agit d'une mise à jour du "dialogue" de 2008, quand les Etats-Unis avaient établi les conditions de leur départ après avoir envahi l'Irak. Depuis, leurs troupes sont revenues, bien moins nombreuses, contre l'EI.

 

 

Plus de deux ans et demi après la "victoire" sur les jihadistes côté irakien, les milliers de soldats américains dans le pays – ils étaient 5 200 en début d'année – étaient à nouveau au cœur des tensions. Le sentiment anti-américain a en effet flambé avec la mort en janvier du général iranien Qassem Soleimani et de son lieutenant irakien, tués à Bagdad dans un raid ordonné par le président Trump, après la multiplication de tirs de roquettes contre des intérêts américains, imputés par Washington aux forces pro-Iran.

 

12/06/2020
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Franceinfo - le lundi 30 décembre 2019

 

 

Irak : la révolte capillaire de la jeunesse

 

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L'Irak est secoué depuis trois mois par une large protestation parfois durement réprimée par le régime. Une révolution dans les rues, mais aussi capillaire. Une façon pour les plus jeunes de montrer qu'ils se modernisent dans un pays réfractaire à toute évolution

 

 

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À Bagdad (Irak), sur la place Tahrir, lieu de la révolte qui dure depuis trois mois, on sert le thé selon l'usage. Mais de nouvelles modes capillaires semblent braver la tradition. Les jeunes Irakiens arborent de plus en plus des crêtes de coq ou des coupes afros, d'impressionnantes coiffures symboles d'une révolution. "La société irakienne s'est débarrassée de son retard en terme de mentalité. Nous acceptons mieux la liberté des autres en général. Tout le monde est libre et peut dire ce qu'il veut. Nous nous sommes complètement débarrassés du harcèlement sexuel, surtout place Tahrir", assure Sajjad Alaa, manifestant irakien de 24 ans.

 

 

 

Un cocon sans harcèlement

Au bord du Tigre flotte le même sentiment de liberté sur la plage. "Le harcèlement a été effacé. Garçons et filles sont sur la plage et tout va bien", insiste Noor, une manifestante. La place Tahrir et ses abords forment un cocon pour tout esprit rebelle dans cet État où 90% des femmes portent un hijab et où le conservatisme religieux domine. Sous les coiffures, les jeunes ont des inspirations plein la tête. La contestation gronde depuis trois mois. Les manifestants défilent chaque jour pour réclamer la fin d'un système politique qu'il juge corrompu. Depuis octobre, la répression a fait 460 morts et 25 000 blessés.

 


01/01/2020
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Franceinfo - le vendredi 29 novembre 2019

 

 

Irak : six questions pour comprendre un mouvement de contestation inédit et réprimé dans le sang

 

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Alors que plus de 400 personnes ont été tués en deux mois, le Premier ministre irakien, Adel Abdel Mahdi, a annoncé vendredi qu'il allait présenter sa démission au Parlement

 

 

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Un manifestant irakien, à Najaf, mardi 26 novembre 2019.  (HAIDAR HAMDANI / AFP)

 

 

 

Un mouvement de contestation embrase l'Irak depuis le 1er octobre. La révolte populaire s'est propagée à Bagdad, la capitale, mais aussi dans les bastions chiites de Najaf et Kerbala, ainsi que dans les villes du Sud du pays, comme Nassiriya. En deux mois, elle a fait près de 400 morts et plusieurs milliers de blessés, selon le décompte des agences de presse AFP et Reuters, qui s'appuient sur des sources policières et hospitalières. Pour la seule journée du jeudi 28 novembre, 43 personnes on été tuées, tombées sous les balles des forces de sécurité. 

 

 

Sous la pression, notamment du très écouté ayatollah Ali al-Sistani, le Premier ministre irakien, Adel Abdel Mahdi, a annoncé vendredi qu'il allait présenter sa démission au Parlement. 

 

 

Après la chute du régime baasiste de Sadam Hussein et l'invasion américaine, en 2003, puis le départ de ces troupes en 2011 et l'implantation, trois ans plus tard, de l'organisation Etat islamique, défaite à partir de 2017, l'Irak n'a connu que violences et troubles successifs. Or, ce mouvement populaire, qui fédère plusieurs strates de la société irakienne, pourrait marquer le début de la fin de cette page de l'histoire politique irakienne ouverte il y a seize ans. 

 

 

 

Que se passe-t-il depuis deux mois ?

Tout a commencé le 1er octobre. Ce jour-là, plus d'un millier de manifestants se rassemblent à Bagdad et dans le Sud du pays pour manifester contre la corruption, le chômage et la déliquescence des services publics. Déclenchées par des appels sur les réseaux sociaux, les manifestations sont dispersées avec des canons à eau, des grenades lacrymogènes et des balles en caoutchouc, puis par des tirs à balles réelles. Dès le lendemain, les autorités ferment la zone verte, ce quartier de la capitale où siègent les plus hautes institutions et l'ambassade américaine, et instaure un couvre-feu. Le 3 octobre, les blindés des forces spéciales repoussent la foule, tandis que les forces de l'ordre tirent sur le sol des balles qui ricochent sur les manifestants.

 

 

Les manifestations réclamant "la chute du régime" sont réprimées dans le sang et internet est coupé dans une grande partie du pays. Fin octobre, au moins 63 personnes sont tuées en moins de 48 heures, en majorité dans le Sud, où les manifestants attaquent ou incendient des QG de partis, de responsables politiques et de groupes armés.

 

 

 

Des manifestants lancent des pierres sur les forces de sécurité lors de heurts, à Bagdad, le 26 novembre 2019. 

Des manifestants lancent des pierres sur les forces de sécurité lors de heurts, à Bagdad, le 26 novembre 2019.  (AHMAD AL-RUBAYE / AFP)

 

 

 

Après des réunions sous l'égide du puissant général iranien Qassem Soleimani, les partis au pouvoir se mettent d'accord, début novembre, pour maintenir le gouvernement Abdel Mahdi en place et en finir avec la contestation, quitte à recourir à la force. A Bagdad, les manifestants se sont emparés d'un immeuble à l'abandon, le "restaurant turc", devenu le QG de la contestation, et occupent la place Tahrir ainsi que des ponts du centre-ville. Barrages routiers, blocages, sit-in... Dans le Sud du pays, des administrations sont fermées et des consulats iraniens attaqués par les manifestants. Ainsi, en dépit d'une répression sanglante, la contestation s'implante et s'organise.  

 

 

 

Qui sont les manifestants ?

"Semblable communion n'avait pas été observée en Irak depuis la révolte de 1920 contre l'occupation britannique !", s'enthousiame l'écrivain irakien Sinan Antoon, cité par Le Monde. Et pour cause : le mouvement est particulièrement hétérogène. Pour Adel Bakawan, directeur du Centre de sociologie de l'Irak (CSI) à l'université de Soran et interrogé par France 24, la mobilisation rassemble des jeunes nés autour de l'an 2000 qui "n'ont connu qu'un Irak traversé par la 'milicisation' et la systématisation de la corruption", des "élites intellectuelles issues de la société civile", lesquelles "essayent de transformer la contestation en mouvement social" et, enfin, des partisans de l'opposition.

 

 

Les jeunes, particulièrement touchés par le chômage, sont en première ligne. Des jeunes marchands de fruits et légumes côtoient ainsi des étudiants sunnites ou des ingénieurs kurdes, décrit un reportage du Monde dans les étages en béton du "restaurant turc"Sunnites, chiites, chrétiens, yézidis, kurdes, étudiants, mais aussi étudiantes... La mobilisation rassemble au-delà des clivages habituels de la société irakienne, clivages entretenus par des années de confessionalisme politique (un système qui répartit le pouvoir proportionnellement entre les communautés religieuses, accusé de favoriser la corruption et le clientélisme).

 

 

Les manifestants, quelles que soient leurs origines ou leur religion, assurent donc se rassembler derrière le seul drapeau irakien. A Bagdad, une seule revendication s'affiche sur les tee-shirts et les fresques, écrit Le Monde : "Je veux une nation !" 

 

 

 

Des femmes tiennent des drapeaux irakiens, sur la place Tahrir, devant le bâtiment occupé par les manifestants, \"le restaurant turc\", le 23 novembre 2019, à Bagdad (Irak). 

Des femmes tiennent des drapeaux irakiens, sur la place Tahrir, devant le bâtiment occupé par les manifestants, "le restaurant turc", le 23 novembre 2019, à Bagdad (Irak).  (SABAH ARAR / AFP)


 

Que veulent-ils ?

"Depuis 2011, aucune des demandes des manifestants n'a été entendue, qu'il s'agisse de l'accès à l'électricité, à l'eau, à des services ou à des opportunités d'emploi, explique au Monde Sinan Antoon. "Ce régime n'a pas de programme de réformes. Beaucoup de scandales de corruption sont désormais connus de tous", ajoute-t-il. L'Irak est en effet l'un des pays les plus riches de la planète en pétrole, mais aussi l'un des plus corrompus. Un habitant sur cinq vit sous le seuil de pauvreté tandis qu'officiellement, 410 milliards d'euros ont été détournés ces seize dernières années (soit deux fois le PIB du pays). Les manifestants réclament donc le renouvellement du système et de la classe dirigeante. 

 

 

"Leurs manifestations sont autant d'appels à une vie digne", abonde dans Libération la politologue Myriam Benraad, spécialiste de l'Irak. 

 

 

 

Quelle est la réponse du pouvoir ?

Dès le 6 octobre, le gouvernement d'Adel Abdel Mahdi, en place depuis à peine un an, a annoncé des mesures sociales. Une aide au logement et une allocation de pension aux jeunes sans emploi, mais aussi la construction de 100 000 logements et ordonne l'installation de halles pour les vendeurs ambulants, dans une tentative de créer des emplois. Pour Loulouwa al-Rachid, du Carnegie Middle East Center, ces réponses relèvent davantage du "déni" que de la promesse : l'Irak est "un Etat rentier qui n'a pas d'économie productive, où le secteur privé ne crée pas d'emplois (...)", explique-t-elle à Libération, pointant une promesse "matériellement impossible".

 

 

Ainsi, "le système est aux abois", explique dans un autre entretien à Libération la politologue Myriam Benraad. "Il est tellement dans l'incapacité de répondre aux demandes de la population que sa seule issue est de recourir à la répression violente." "La férocité de cette répression est à la mesure de la panique des cercles dirigeants face à une contestation qui remet en cause le principe même de la répartition confessionnelle du pouvoir", analyse enfin l'historien Jean-Pierre Filiu sur son blog, hébergé par lemonde.fr.

 

 

Officiellement, le gouvernement s'est d'abord déclaré ouvert à des discussions avec les manifestants. Mais en pratique, les violences, arrestations et enlèvements se poursuivent. Cette escalade fait suite à des discussions entre responsables irakiens et iraniens et à une réunion entre le Premier ministre et de haut gradés militaires, explique le quotidien libanais Daraj, traduit par Courrier International. Après l'attaque du consulat iranien de Najaf, incendié par les manifestants, les autorités ont procédé, jeudi 28 novembre, à un nouveau tour de vis. Le commandement militaire irakien a annoncé avoir dépêché des militaires pour appuyer les gouverneurs dans plusieurs provinces du Sud. "Une cellule de crise a été mise en place sous la supervision des gouverneurs" pour "imposer la sécurité et restaurer l'ordre", annonce un communiqué.

 

 

 

Qui mène la répression sanglante ?

Selon le chercheur Hosham Dawod, interrogé par Le Point, la répression est menée par des groupes armés constitués à l'époque de l'ancien Premier ministre chiite Nouri al-Maliki et "recrutés selon leur appartenance locale et leur dévouement politique. Leur but est plus de protéger le régime politique que la population", explique-t-il. "Ils ont été épaulés par des services de sécurité militaires, comparables à notre gendarmerie, mais aussi par des forces antiémeutes et des milices." Trois corps qui, explique-t-il, "dépendent du ministère de l'Intérieur irakien, qui est totalement noyauté depuis dix ans par la milice Badr [une structure proche de l'Iran]. D'autres milices, membres des unités de mobilisation populaire [et formées et armées par l'Iran], sont également derrière la répression des manifestants." Ces dernières témoignent de "la mainmise multiforme de Téhéran sur les institutions irakiennes", explique Jean-Pierre Filiu. 

 

 

"Les manifestants n'ont pas face à eux, comme au bon vieux temps de Saddam, des troupes d'élite qui massacrent systématiquement et méthodiquement", ironise la spécialiste de l'Irak Loulouwa al-Rachid, citée par Libération. "Nous avons affaire à un Etat plus ou moins voyou qui se réfugie derrière des groupes paramilitaires ou miliciens, mais qui font partie intégrante de l'édifice étatique", fustige-t-elle. 

 

 

 

Quel rôle joue l'Iran ?

"Iran dehors !" "Victoire à l'Irak !" Dans les manifestations, les slogans ne présentent aucune ambiguïté. L'attaque du consulat de la République islamique dans la ville de Najaf, bastion chiite visité chaque année par des millions de pèlerins iraniens, non plus. "Une écrasante majorité d'Irakiens s'estime malmenée par la présence massive d'Iraniens en Irak, notamment à travers les milices chiites", résume dans Le Point Hosham Dawod, qui pointe "un rejet de l'ingérence iranienne politique, idéologique et sécuritaire" par la société irakienne.

 

 

Car même de ce côté de la frontière, l'Iran est partout. Le 19 novembre, le quotidien américain New York Times et le site d'investigation The Intercept confirmaient que Téhéran menait une guerre d'influence chez son voisin en publiant de nombreux documents provenant du ministère des Renseignements iranien. Des fuites qui soulignent "la vaste influence" de l'Iran en Irak, en particulier depuis le départ des troupes américaines, il y a huit ans.

 

 

 

 

 

Ces documents détaillent enfin "des années de travail méticuleux par les espions iraniens pour coopter les leaders du pays, payer des agents irakiens (...) et infiltrer tous les aspects de la vie politique, économique et religieuse de l'Irak", écrit le NYT, cité par France 24

 


30/11/2019
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Franceinfo - le vendredi 29 novembre 2019

 

 

Irak : le Premier ministre annonce sa démission, après deux mois de contestation contre le pouvoir et un bilan de plus de 400 morts

 

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Le bilan des deux mois de contestation inédite contre le pouvoir politique a dépassé les 400 morts, indiquent l'AFP et Reuters, citant des sources médicales et policières

 

 

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Des manifestants affrontent les forces de l'ordre irakiennes à Bagdad, le 28 novembre 2019. (AHMAD AL-RUBAYE / AFP)

 

 

 

Le Premier ministre irakien, Adel Abdel Mahdi, a annoncé, vendredi 29 novembre, qu'il allait présenter sa démission au Parlement. Aussitôt, sur la place Tahrir de Bagdad, la foule a explosé de joie, a constaté un correspondant de l'AFP. Un mouvement de contestation inédit réclame depuis deux mois la refonte du système et le renouvellement d'une classe politique jugée corrompue et incompétente.

 

 

Plus tôt dans la matinée, le grand ayatollah Ali Sistani, figure tutélaire de la politique irakienne, avait appelé à remplacer le gouvernement au lendemain d'une des journées les plus sanglantes depuis le début de la contestation. Le dignitaire chiite de 89 ans apporte ainsi pour la première fois clairement son soutien (nécessaire pour faire et défaire les Premiers ministres) aux manifestants, qui ont encore perdu un des leurs, vendredi, lors de heurts avec la police à Nassiriya.

 

 

Jeudi, 46 manifestants ont été tués et un millier d'autres blessés dans le sud du pays. Des combattants tribaux sont sortis pour protéger les manifestants à Nassiriya alors que des hommes en civil ont tiré sur la foule à Najaf. Le bilan des deux mois de contestation a dépassé vendredi les 400 morts, indiquent l'AFP et Reuters, citant des sources médicales et policières.

 


29/11/2019
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Franceinfo - le mercredi 30 octobre 2019

 

 

Irak : au moins 100 personnes sont mortes en une semaine de manifestations

 

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Le mouvement de contestation a repris jeudi 24 octobre. Mercredi, une roquette a chuté près de l'ambassade américaine à Bagdad, tuant un soldat irakien

 

 

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Des policiers font face aux manifestants et font usage de gaz lacrymogènes sur la place Tahrir de Bagdad, en Irak, le 30 octobre 2019. (MURTADHA SUDANI / ANADOLU AGENCY / AFP)

 

 

 

Le mouvement de contestation antigouvernementale en Irak avait repris, jeudi 24 octobre, après une pause liée à des célébrations religieuses. Une semaine plus tard, mercredi 30 octobre, la Commission gouvernementale des droits de l'Homme a communiqué un lourd bilan : au moins 100 personnes ont été tuées et 5 500 blessées.

 

 

Mercredi soir, une roquette est tombée sur un check-point de la Zone verte de Bagdad, près de l'ambassade des Etats-Unis, tuant un militaire irakien, ont indiqué à l'AFP des responsables de la sécurité irakienne, qui n'ont pas précisé l'origine de ce tir.

 

 

 

Les manifestants réclament la "chute du régime"

A l'issue du premier épisode de contestation, entre le 1er et le 6 octobre, le bilan officiel faisait état de 157 morts.

 

 

Les manifestants, notamment rassemblés jour et nuit sur la place Tahrir de Bagdad et dans des villes du sud du pays, réclament la "chute du régime".

 

 

Mardi, le chef du Parlement a appelé le Premier ministre irakien Adel Abdel Mahdi à se présenter "immédiatement" devant l'Assemblée, où les partisans de l'influent leader chiite Moqtada Sadr réclament un vote de défiance. Le chef du Parlement et le Premier ministre ont été reçus par le président, Barham Saleh, mardi soir.

 


31/10/2019
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Franceinfo - le dimanche 6 octobre 2019

 

 

Aide au logement, allocations pour les jeunes... Le gouvernement irakien annonce des mesures sociales pour tenter de calmer la protestation

 

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Depuis six jours, les manifestants réclament le départ du gouvernement, accusé de corruption. Près de 100 personnes sont mortes et 4 000 ont été blessées

 

 


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Des manifestants à Bagdad (Irak), le 5 octobre 2019. (HADI MIZBAN/AP/SIPA / SIPA)

 

 

 

L'exécutif fait un pas en avant. Le gouvernement irakien a annoncé dimanche 6 octobre une série de mesures sociales en réponse aux demandes des manifestants, afin de tenter de mettre fin à une contestation populaire au cours de laquelle près de 100 personnes ont été tuées en moins d'une semaine.

 

 

Samedi, l'ONU a de son côté appelé à la fin des violences, au cinquième jour d'un mouvement spontané qui réclame le départ du gouvernement, accusé de corruption.

 

 

>> Que se passe-t-il en Irak où les manifestations, durement réprimées, se succèdent ?

 

 

 

Le chômage des jeunes au cœur de la contestation

Le gouvernement d'Adel Abdel Mahdi a annoncé un décret comprenant 17 mesures sociales, allant de l'aide au logement à l'allocation de pensions aux jeunes sans emploi. Il a également décidé la construction de 100 000 logements. En septembre, les autorités locales de plusieurs régions du pays avaient entamé des destructions de maisons situées dans des quartiers informels, où vivent trois millions d'Irakiens qui ont construit sans autorisation sur des terrains de l'Etat.

 

 

Le gouvernement a ordonné l'installation de halles pour les vendeurs ambulants, dans une tentative de créer des emplois, notamment parmi les jeunes dont un sur quatre est au chômage en Irak. Ce chômage des jeunes est le premier moteur de la contestation lancée mardi et une question sensible en Irak, où un jeune s'est immolé en septembre à Kout (sud) après s'être vu confisquer son chariot de vendeur ambulant.

 

 

 

Une liste des "martyrs" pour les manifestants tués

Les autorités, qui accusent des "saboteurs" et des "tireurs non identifiés" infiltrés de cibler manifestants et forces de l'ordre, ont, par ailleurs, annoncé dimanche avoir inscrit les personnes tuées depuis mardi dans les violences sur la liste des "martyrs", ouvrant la voie à des dédommagements pour leurs proches.

 

 

Depuis mardi, selon la Commission gouvernementale des droits humains, au moins 99 personnes ont été tuées et quelque 4 000 blessées. La plupart des manifestants tués l'ont été par balles, selon des sources médicales, qui avaient indiqué vendredi que six policiers étaient morts depuis le début des manifestations.

 


08/10/2019
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Franceinfo - le samedi 5 octobren 2019

 

 

Manifestations en Irak : près de 100 morts et 4 000 blessés au cinquième jour de contestation

 

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Les manifestants protestent contre la corruption, le chômage et la déliquescence des services publics. Leur mouvement est durement réprimé par les forces de l'ordre

 

 

 

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Une manifestation à Bagdad, en Irak, le 4 octobre 2019. (ALAA AL-MARJANI / REUTERS)

 

 

 

Des milliers d'Irakiens sont descendus dans la rue, samedi 5 octobre, pour réclamer à nouveau le départ du gouvernement accusé de corruption. Au cinquième jour de contestation, près de 100 personnes sont mortes et au moins 4 000 ont été blessées. La plupart des manifestants ont été tués par balles, selon des sources médicales, qui avaient indiqué la veille que six policiers avaient été tués jusqu'ici.

 

 

Des tirs ont été entendus samedi dans la capitale irakienne et d'autres villes du sud du pays. A Bagdad, les manifestants se sont rassemblés vers la place Tahrir, centre emblématique de la capitale. Des milliers d'autres ont manifesté à Diwaniya et Nassiriya, dans le Sud.

 

 

 

Des manifestations anti-système

Né d'appels sur les réseaux sociaux, le mouvement de contestation proteste contre la corruption, le chômage et la déliquescence des services publics dans un pays sorti il y a moins de deux ans de près de quatre décennies de conflits et de pénuries chroniques d'électricité et d'eau potable. Ces manifestations constituent le premier test pour le gouvernement d'Adel Abdel Mahdi, en place depuis à peine un an.

 

 

 

 

 

Ce mouvement spontané est présenté par les manifestants comme "non partisan", par opposition aux précédentes mobilisations partisanes, tribales ou confessionnelles. "Ce sont des manifestations antisystème", explique Fanar Haddad, spécialiste de l'Irak, qui sont donc différentes des traditionnels défilés pour réclamer de l'électricité ou de l'eau potable. "C'est la première fois", ajoute le chercheur, "qu'on entend des gens réclamer la chute du régime", qui repose sur une répartition confessionnelle et ethnique des postes et a créé népotisme et clientélisme.

 


08/10/2019
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Franceinfo - le mercredi 10 juillet 2019

 

 

"La vie ne reviendra jamais dans la vieille ville" : deux ans après la libération, les habitants de Mossoul désabusés

 

 

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Noé Pignède, édité par Aude LambertfranceinfoRadio France

 

 

 

En Irak, Mossoul célèbre le deuxième anniversaire de la libération, après trois années d’occupation par le groupe État islamique. Mais deux ans après, son coeur historique reste un champ de ruines quasi-désert, abandonné par le gouvernement irakien

 

 

 

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 La reconstruction de la mosquée Al-Nuri et de son minaret penché, symbole de la ville, n’a toujours pas commencé (juillet 2019). (NOE PIGNEDE / RADIOFRANCE)

 

 

 

C’est un dédale de ruelles où s’entassent les gravats, une succession de bâtiments éventrés, désertés par les habitants. Le 10 juillet 2017, les djihadistes étaient officiellement chassés de Mossoul, la capitale irakienne du califat autoproclamé. Deux ans après la libération, la vieille ville, presque entièrement détruite par les combats et les bombardements de la coalition internationale, ressemble toujours un champ de bataille.

 

 

 

"Bombarder était la pire des solutions"

Les yeux humides, Abdelkarim se tient debout sur un tas de pierres, les restes de son ancienne maison. "Ma famille habitait ici depuis sept générations, explique-t-il. La cave voûtée que vous apercevez en dessous des décombres juste-là avait plus de 600 ans."

 

 

Bombarder le quartier était la pire des solutions pour nous libérer. Tous les civils étaient coincés ici avec Daesh. Des djihadistes étaient cachés dans cette rue, mais au lieu d’envoyer des soldats pour les tuer, ils ont préféré tout raser Abdelkarim, habitant de Mossoul à franceinfo

 

 

Malgré ses nombreuses demandes, les gravats de la maison d’Abdelkarim n’ont toujours pas été déblayés. Ce père de quatre enfants désespère de pouvoir un jour rentrer chez lui. "La vie ne reviendra jamais dans la vieille ville : il n’y a plus d’hôpitaux, plus d’école, tout est détruit. Nous n’avons plus de services publics, aucune aide, pas de travail, se désole-t-il. Les seules personnes qui reviennent vivre ici sont les plus pauvres, car elles n’ont nulle part d’autre où aller."

 

 

 

Faire face à l'inaction du gouvernement

Un peu plus loin, Bachar, une truelle à la main, rebâtit lui-même sa maison. Devant l’inaction du gouvernement, ce militaire à la retraite a décidé de ne pas rester sans rien faire."C’est avec mes économies que je fais ces travaux. Aujourd’hui, personne ne nous aide, à part quelques riches donateurs, des bénévoles et les organisations internationales, explique t-il.Nous avons besoin de soutien."

 

 

Moi, je veux revenir vivre ici et dans la vieille ville. Ce quartier, bien qu’il soit démoli, c’est le cœur culturel et historique de Mossoul !Bachar, habitant de Mossoul à franceinfo

Faute d’argent pour rebâtir leurs maisons, 300 000 mossouliottes vivent toujours dans des camps de déplacés. Selon un rapport de l’agence irakienne de lutte contre la corruption, 64 millions de dollars destinés à reconstruire la ville auraient été détournés par le gouvernement local. Un système mafieux qui désespère les habitants et freine la reconstruction. D’après Transparency International, l’Irak reste le 12e pays le plus corrompu du monde.

 


11/07/2019
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Franceinfo - le samedi 6 avril 2019

 

 

"Mission terminée" pour l'artillerie française déployée en Irak

 

 

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

 

 

 

Ce groupement d'artillerie armé de trois canons Caesar, d'une portée de 40 kilomètres, était déployé en Irak depuis septembre 2016

 

 

 

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Les soldats français de Task Force Wagram près d'un canon Caesar, près de Mossoul (Irak).  (FADEL SENNA / AFP)

 

 

 

Fin de mission. Le groupement français d'artillerie déployé à la frontière irako-syrienne en soutien des opérations contre le groupe Etat islamique (EI) "a terminé sa mission", a déclaré jeudi le porte-parole de l'état-major français, jeudi 4 avril.

 

 

"La Task Force Wagram a terminé sa mission" menée dans le cadre de la coalition internationale anti-Etat islamique, et "son désengagement sera public lorsqu'il sera effectif", a indiqué le colonel Patrik Steiger lors d'un point presse. Ce groupement d'artillerie armé de trois canons Caesar, d'une portée de 40 kilomètres, était déployé en Irak depuis septembre 2016. Les artilleurs français ont participé à la reprise de la ville irakienne de Mossoul depuis la base avancée de Qayarah. Il se sont ensuite installés le long de la frontière irako-syrienne, à proximité de la ville irakienne d'Al-Qaïm, en soutien des Forces démocratiques syriennes (FDS) engagées au sol contre l'EI, qui sont venues à bout le 23 mars de la dernière poche du "califat" territorial du groupe ultraradical.

 

 

Désormais dépourvue d'artillerie, l'opération Chammal (volet français de l'opération menée par la coalition internationale) continue d'apporter néanmoins un appui aérien aux FDS dans le cadre de la sécurisation de la moyenne vallée de l'Euphrate, a précisé le colonel Steiger

 


06/04/2019
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Franceinfo - le vendredi 7 septembre 2018

 

 

Crise sociale en Irak : un nouveau mort à Bassorah, des obus sur la zone verte à Bagdad

 

 

Le pays est secoué par un mouvement anti-corruption dans la province de Bassorah, la région pétrolière du sud

 

 

 

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Des manifestants défilent à Bassorah (Irak), le 6 septembre 2018. (HAIDAR MOHAMMED ALI / AFP)

 

 

Tensions en Irak. Trois obus se sont abattus tôt vendredi 6 septembre sur la Zone verte où siègent les autorités à Bagdad, alors qu'un couvre-feu était imposé à Bassorah, capitale de la province pétrolière du sud, après la mort d'un nouveau manifestant et l'incendie de bâtiments publics et de sièges de partis. L'attaque au mortier sur le secteur ultra-sécurisé de Bagdad, un incident rare et dont les auteurs ne sont pas identifiés, n'a fait "ni victime ni dégât", selon le commandement des opérations dans la capitale irakienne.

 

 

Elle survient sur fond de contestation sociale dans la province de Bassorah, la plus riche en hydrocarbures du pays et pourtant l'une des moins bien dotées en infrastructures, qui s'est soldée par de la mort de huit personnes depuis mardi. Ce mouvement, dénonçant l'incurie de la classe politique, a débuté le 8 juillet pour réclamer eau, électricité et emplois. Il vient d'être relancé par une crise sanitaire qui a mené plus de 30 000 personnes à l'hôpital pour des intoxications à l'eau polluée à Bassorah.

 

 

Vingt-trois morts depuis juillet

 

Dans la nuit à Bassorah, d'imposants nuages d'épaisse fumée noire et de hautes flammes s'élevaient du siège du gouvernorat, de la résidence du gouverneur provincial, ainsi que des sièges de partis politiques et groupes armés. Pendant ce temps, des milliers de manifestants étaient de nouveau dans la rue, ont constaté des correspondants de l'AFP. Dans le chaos créé par ces incendies, "une personne a été tuée et 35 blessées, donc 24 civils et 11 membres des forces de l'ordre", selon un communiqué du ministère de la Santé, qui ne fournit pas d'autre détail.

 

 

Début juillet, lorsqu'avait éclaté à Bassorah le mouvement anticorruption, les manifestants s'en étaient déjà pris aux partis et groupes armés. Ce mouvement, qui avait gagné l'ensemble du sud du pays et Bagdad, s'était ensuite essoufflé, alors que le gouvernement annonçait le déblocage d'un plan d'urgence de plusieurs milliards de dollars. Le mouvement est reparti, vendredi dernier, avant de dégénérer ces derniers jours en violences meurtrières, les défenseurs des droits de l'Homme mettant en cause les forces de l'ordre. Les autorités, elles, pointent du doigt des "vandales" infiltrés parmi les manifestants et assurent avoir ordonné aux troupes de ne pas tirer. Au total, 23 personnes ont été tuées depuis début juillet à travers le pays lors des troubles.

 


07/09/2018
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Franceinfo - le samedi 9 décembre 2017

 

 

Le Premier ministre irakien annonce "la fin de la guerre" contre le groupe Etat islamique

 

"Nos forces contrôlent complètement la frontière irako-syrienne et j'annonce donc la fin de la guerre contre Daech", a déclaré le chef du gouvernement irakien, Haïder Al-Abadi, samedi 9 décembre

 

 

Il annonce la fin d'un conflit qui aura duré trois ans. Le Premier ministre irakien, Haïder Al-Abadi, a annoncé "la fin de la guerre" contre le groupe jihadiste Etat islamique en Irak, samedi 9 décembre. "Nos forces contrôlent complètement la frontière irako-syrienne et j'annonce donc la fin de la guerre contre Daech", a-t-il déclaré à Bagdad (Irak), lors de l'ouverture d'une conférence organisée par le syndicat irakien des journalistes. 

 

 

 

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Le Premier ministre irakien, Haïder Al-Abadi, lors d'une conférence de presse avec le Premier ministre turc, le 25 octobre 2017 à Ankara (Turquie). (UTKU UCRAK / ANADOLU AGENCY / AFP)

 

 

 

"Notre (...) ennemi (...) voulait tuer notre civilisation mais nous avons gagné grâce à notre unité et notre détermination. Nous les avons vaincus en peu de temps", a ajouté le Premier ministre irakien. Lors d'une offensive éclair, le groupe Etat islamique s'était emparé du tiers de l'Irak en 2014. Les forces irakiennes avaient alors lancé une contre-offensive pour reprendre le terrain perdu, aidées par une coalition internationale menée par les Etats-Unis. 

 

 

Jeudi 22 novembre, les forces irakiennes avaient lancé une dernière opération militaire contre le groupe jihadiste dans le désert. Cette offensive visait a éliminer les dernières poches de l'organisation terroriste dans le pays. Le Premier ministre irakien avait alors estimé que l'Etat islamique avait été défait militairement, mais qu'il fallait achever le "nettoyage" du désert occidental avant de proclamer la victoire finale.


11/12/2017
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