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L'AIR DU TEMPS

la tribune du vendredi 19 septembre 2014

 

 

 

ECONOMIE - Gouvernement-CCI : le clash en direct. Emmanuel Macron devant les Chambres de Commerce et d'Industrie. Le nouveau ministre de l'Economie s'est confronté hier à la colère des représentants des chambres de commerce et d'industrie. Les CCI ne digèrent pas le plan d'économie qu'elles vont devoir mettre en oeuvre.

 

 

 

"Monsieur le ministre, nous n'avons plus rien à nous dire..." Emmanuel Macron vient d'achever son discours. Géraud Spire, président de la CCI des Ardennes, s'est levé pour l'apostropher. "Anéanti", il invite tous les participants de l'assemblée générale extraordinaire des CCI à se lever avec lui "en silence, pour montrer notre désapprobation". Face à la salle debout, le ministre de l'Economie redit que son "bureau est toujours ouvert", et part dans un silence glacé...

 

 

 

 

"C'est un hold'up !"

 

Le clash a eu lieu hier matin à Paris. Son objet : les ponctions financières que le gouvernement veut imposer au réseau des chambres. 500 millions d'euros prélevés en 2015 sur les "fonds de roulement", après 170 millions cette année. Et une baisse de 1,2 milliard à 788 millions d'euros sur la période 2014-2017 du produit d'une taxe sur les entreprises finançant les chambres.

 

 

 

"Bercy méprise les CCI et ce qu'elles font", a tempêté le président de CCI France André Marcon, en accueillant le ministre. Il dit avoir espéré plus d'écoute qu'avec son prédécesseur Arnaud Montebourg, qui avait ouvert le conflit en mai sur un rapport au vitriol des ses services. "C'est un hold-up", s'écrit André Marcon. "Serez-vous à nos côtés quand il faudra supprimer des postes, fermer des aéroports ?" Un discours de combat, salué de bravos.

 

 

 

 

"Pas de chantage !"

 

"Chers amis...", répond Emmanuel Macron. Il assume, courageusement. Il reconnaît imposer "des efforts considérables", mais remarque : "Vous demandez à l'Etat de faire mieux avec moins. Ce ne ne serait pas possible ailleurs ?" Il lance au président : "Ne me faites pas un chantage à l'apprentissage ou au service des entreprises". Et conclut sur deux offres : un coup de pousse sur l'apprentissage, au menu d'Assises réunies ce jour, et un contrat stratégique Etat-CI.

 

 

 

En pure perte, on l'a vu. Dernier échange sur les escaliers avec Pierre-Antoine Gailly (CCI Ile-de-France), qui refuse l'offre ministérielle d'une discussion sur la répartition de l'effort entre les CCI : "C'est ni acceptable, ni amendable. A eux d'assumer !" Le divorce est prononcé. Francis Brochet

 

 

 



20/09/2014
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