L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

et on arrive après un long périple à - 10 000 ans

 

 

 

■ -10 000 : Mésolithique (-10 000 à -7 500)

 

 

 

-10 000 ans : Le Mésolithique est une période de transition de la Préhistoire qui succède, à la fin du Paléolithique et qui dure jusqu'au Néolithique. Le Mésolithique est surtout caractérisé par des innovations techniques qui concernent les "armatures microlithiques" en silex. C'est-à-dire que de petits éclats de silex sont de plus en plus employés pour réaliser les outils. Ces éclats sont fixés sur de l'os ou du bois. Le Mésolithique connaît, entre autres, un développement des armes de jet. L'emploi de l'arc et de la flèche, en particulier, se généralise sur le continent européen. Cela correspond à des changements importants dans la nature du gibier (disparition des grands migrateurs), changements qui s'expliquent par un climat en réchauffement. L'Europe devient au Mésolithique une région tempérée dans laquelle l'Homme, adapté à un nouvel environnement de forêts, connaît une croissance démographique sans précédent.

 

 

 

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-10 000 ans : On commence à domestiquer les chiens

 

 

 

-8000 ans : Fondation de Jéricho. Dès le début du millénaire, la ville de Er Riha (Jéricho), constitue une des plus anciennes cités du monde. Dans la région, le blé, l'orge et divers légumes sont cultivés, et leurs cultures s'étendent en moins d'un millénaire depuis l'asie mineure jusqu'au Pakistan, le mouton et la chèvre sont complètement domestiqués dès 8 000 av. J.-C., et leurs élevages s'étendent aussi en moins d'un millénaire depuis l'asie mineure jusqu'au Pakistan. Jéricho est une ville de Cisjordanie (Moyen-Orient), située sur la rive ouest du Jourdain ; c'est la ville la plus basse du monde avec une altitude proche de -240 m. Jéricho est une des plus anciennes cités du monde, dont la fondation remonterait au VIIIe millénaire avant JC, donc à une période où le niveau de la Mer Morte était vraisemblablement beaucoup plus élevé qu'aujourd'hui.

 

 

 

-8000 : La fin de l'époque glaciaire change complètement le climat et le paysage, la raréfaction de la faune oblige les chasseurs à s'installer sur les rivages des lacs et sur les littoraux, et à vivre de la pêche. C'est aussi l'époque de la domestication du mouton, puis du bouc, du porc et du chien. Au Proche-Orient, c'est le début de l'agriculture néolithique. L'agriculture a fixé les nomades, elle est devenue autant religieuse qu'économique, ce sont les récurrences annuelles des phases de la vie laborieuse qui ont engendré les dates des fêtes religieuses. Création de la ville de Jéricho, sans doute la première (4000 ans avant la création de l'Univers, de la Terre et de l'homme selon les créationnistes).

 

 

 

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-8000 : Pyramide de Cuicuilco. Cette pyramide est située au Mexique à proximité du mont Xitli, un volcan qui est entré en éruption maintes fois dans le passé, et dont la lave a recouvert trois des faces de l'édifice. A l'heure actuelle, nous ne savons toujours pas qui a construit cette pyramide. Elle a été découverte en 1920, par l'archéologue américain Byron S. Cummins. Celui-ci découvrit la base de la pyramide enterrée sous 4,50 m à 6 m de débris, qui avaient été à leur tour recouverts par trois coulées successives de lave qui n'ont pas endommagé la pyramide, puisque déjà à l'époque de la première éruption du volcan, elle était si profondément ensevelie sous les débris, que la lave ne parvint jamais jusqu'à elle. Cuicuilco est un site archéologique précolombien situé dans le sud du district fédéral de Mexico, au sud de la réserve écologique du Pedregal. Ce fut la première cité à s'installer sur les rives du lac Texcoco et fut aussi, pendant Ier millénaire av. J.-C., la plus importante ville de la vallée de Mexico.

 

 

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-7500 ans : Néolithique (Âge de la pierre polie ou Âge de la pierre nouvelle), (-7500 à -5800)

 

 

-7500 ans :  Le néolithique. L'aurore des civilisations commence en Mésopotamie, en particulier dans la région de Djeziré en Syrie. Après la maîtrise du feu, c'est la domestication des plantes : apprendre à cultiver le blé et l'orge. L'homme fait ainsi un bond considérable dans son évolution, l'agriculture provoque la sédentarisation, les tribus s'installent près des côtes et des lacsLa miniaturisation de l'outillage permet la fabrication des premiers tissus. Au Néolitique la guerre fait son entrée dans la vie de l'humanité. Obligés de combattre la convoitise des nomades, les cultivateurs doivent se défendre et se regroupent en bourgades bâties sur des hauteurs. Les villages deviennent des villes, la société se structure, ainsi apparaissent des artisans, des soldats, des marchands et des gouvernants. Jéricho en Jordanie et Jarmo en Iraq sont les plus vieilles cités du monde.

 

 

 

 

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Dès -7000 l'humanité étend son emprise dans la région de la Mésopotamie, le long de trois fleuves : l'Euphrate, le Tigre et le Nil. Les agriculteurs creusent des canaux d'irrigation pour cultiver des régions inhospitalières.

 

 

 

Autour de -6000 la pratique de l'agriculture s'est étendue vers le sud-est de l'Europe et l'Asie Mineure, la culture du riz est l'un des principaux aliments. L'invention de la poterie répond au besoin qu'avaient les hommes de pouvoir transporter la nourriture et les objets et de cuire les aliments. En tressant les fibres de lin, on obtient un fil continu qui révolutionne l'habillement. La maîtrise de la navigation est un nouveau moyen d'accroître le pouvoir de l'homme. Les peuplades sont devenues étrangères les unes aux autres par la distance, la diversité des langages, des croyances et des moeurs. Mais dès le début de l'humanité, l'homme s'est comporté comme un être cohérent, logique, total et complet. Au -IVe millénaire, la population mondiale est de 7 millions.

 

 

 

Le Néolithique (Âge de la pierre polie ou Âge de la pierre nouvelle), terme inventé en 1865 par le préhistorien John Lubbock, est la dernière période de la préhistoire et la plus courte. Il succède au Mésolithique, dont il est séparé par la révolution néolithique, qui introduit de nombreux changements dans les modes de vie humains: sédentarisation le plus souvent, introduction de l'élevage et de l'agriculture. Selon les régions, le néolithique débute à des périodes différentes; dans les premières régions touchées, il commence il y a 10 000 ans et coïncide avec la fin des glaciations. Il se termine avec la protohistoire, soit au moment de l'invention de la métallurgie pour les premiers peuples avant l'invention de l'écriture, ou avec la description des peuples néolithiques par des cultures connaissant l'écriture. On peut donc dire que le néolithique est fini partout actuellement. La Mésopotamie (désigne le pays "entre des fleuves") est une région du Moyen-Orient située entre le Tigre et l'Euphrate. Elle correspond pour sa plus grande part à l'Iraq actuel. Elle comprend au nord une région de plateaux, qui est une zone de cultures pluviales, et au sud, une région de plaines où l'on pratique une agriculture qui repose exclusivement sur l'irrigation.

 

 

 

Le Croissant fertile est une région du Moyen-Orient comprenant les actuels Israël, Cisjordanie, et Liban ainsi que des parties de la Jordanie, de la Syrie, de l'Irak, de l'Égypte et le sud-est de la Turquie. Irriguée par le Jourdain, l'Euphrate, le Tigre et le Nil (quatre fleuves du Moyen-Orient), couvrant quelques 400 000 à 500 000 km², et peuplée de 40 à 50 million d'individus, la région s'étend des plaines alluviales du Nil, continuant sur la rive est de la Méditerranée, autour du nord du Désert syrien et à travers la Péninsule arabique et la Mésopotamie, jusqu'au Golfe Persique.

 

 

 

 

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Mode de vie sédentaire, d'un point de vue culturel et historique, le mode de vie sédentaire caractérise les civilisations modernes (particulièrement dans les civilisations occidentales). Lorsqu'elle ne se rapporte pas à l'individu mais aux peuples, l'expression "mode de vie sédentaire" a une acception opposée à "nomadisme" : avoir un mode de vie sédentaire signifie avoir un habitat fixe. Ce mode de vie est apparu avec le Néolithique, il y a environ 10 000 ans. Il est caractérisé par une diminution progressive de l'importance de la chasse, de la cueillette et de la pêche au profit de la production de nourriture par l'agriculture et l'élevage,ce qui à pour effet de stabiliser la population en un lieu fixe. Il est à noter toutefois que certaines sociétés dont la subsistance est basée sur le pastoralisme sont également nomades.

 

 

 

 

-4241 ans : Apparition du calendrier de l'Égypte antique. Le calendrier de l'Égypte antique, (également appelé calendrier nilotique) était axé sur les fluctuations annuelles du Nil et avait comme but premier la régulation des travaux agricoles au cours de l'année. Les Égyptiens définissaient d'ailleurs l'année comme "le temps nécessaire pour une récolte" et le hiéroglyphe qui la désigne est une jeune pousse avec un bourgeon (renpet). Le calendrier égyptien était basé sur les cycles lunaires (30 jours à peu près) et la récurrence annuelle du lever héliaque de l'étoile Sothis (Sirius), vers le 19 juillet de notre calendrier.

 

 

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L'année était divisée en 3 saisons en fonction de la crue du Nil et de son impact sur l'environnement : Akhet (Akhit) "Inondation". Peret (Perit) "Émergence (des terres)" (décrue du Nil, germination, saison fraîche). Chemou (Shemou) "Chaleur" (été, saison des récoltes et de leur taxation). Chaque saison comprenait 4 mois de 30 jours chacun. Les cinq jours restants (six à partir de l'époque romaine) étaient appelés jours additionnels ou épagomènes. Ils étaient ajoutés à la fin du calendrier, entre le dernier jour de la saison Shemou et le premier jour de la saison Akhet.

 

 

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Les jours épagomènes étaient considérés comme jours de naissance des grands dieux d'État qu'étaient, dans l'ordre, Osiris, Isis, Horus, Seth et Nephthys. Chaque mois était découpé en trois périodes de dix jours, les décades. Les journées avaient une durée de vingt-quatre heures. Le premier jour de la saison Akhet correspondait approximativement au début de l'inondation. Pour les Égyptiens, la montée des eaux était un événement majeur à plus d'un titre : d'une part, elle mettait fin à la saison sèche, et d'autre part, de son importance dépendait la qualité des récoltes, une crue trop faible pouvant entraîner une famine alors qu'une crue trop forte pouvait causer des inondations dévastatrices. La montée des eaux intervenait peu de temps après le lever héliaque de l'étoile Sothis (Sirius) dans le ciel égyptien. L'apparition de l'étoile constituait un repère indispensable au paysan égyptien, qui ne pouvait se fier au calendrier civil en raison d'un décalage de plus en plus important entre l'année civile de 365 jours et l'année solaire, année de 365 jours et 6 heures à peu près.

 

 

 

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-4000 ans : Entre le Tigre et l'Euphrate, des hommes venus de l'Est fonde la civilisation de Sumer (Akkad). Les Sumériens inventent l'écriture, les bateaux, l'art de bâtir en briques, la roue, l'école, la démocratie, la justice, la monnaie, les impôts et la médecine. Ils fondent des cités avec un prêtre-roi. Ce sont eux qui ont inventé le système sexagésimal de l'heure, la minute et la seconde.

 

 

 

-3500 ans : Apparition des menhirs. Un menhir est une pierre dressée, plantée en terre à la préhistoire récente (environ 3500 à 2000 av. J.-C.) ou beaucoup plus rarement à la protohistoire (en France par ex.: menhir d'Ensérune, Hérault & menhirs gaulois de l'Âge de fer en Bretagne). Elle peut être implantée en isolée ou en alignement, parfois, plus rarement plusieurs menhirs peuvent être disposés en cercle, on parle alors de "cercle de pierres" ou de "cromlech". Cette pierre peut être taillée (colonne, amande, dalle anthropomorphe, etc.) ou avoir été plantée plus ou moins brute ; dans ce dernier cas on parle plutôt de "pierre levée" que de menhir.

 

 

 

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Menhir la Pierre du Champ Dolent

 

 

 

 

 

-3500 à 3200 ans

 

 

 

-3500 à -3200 ans - en Égypte - Période dite gerzéenne. Elle est dite aussi phase de Nagada II et précède directement l'unification pharaonique. Les villages se multiplient en Haute-Égypte, de la région d'Assiout aux frontières de la Nubie. L'époque gerzéenne. Avant son unification, la Haute-Égypte (Sud) était divisée entre trois confédérations, ou protoroyaumes: Thinis (Abydos), Noubt (Nagada IIb, c et d) et Nékhen (Hiérakonpolis). Elles luttèrent entre elles pour la suprématie et ce fut la confédération de Nékhen qui prit le dessus et put partir ainsi à la conquête progressive de l'ensemble de l'Égypte.

 

 

Les rois de la dynastie 0 étaient ceux de Hiérakonpolis, et se firent enterrer en Abydos. Durant la fin de la période prédynastique, l'Égypte se trouve divisée en deux royaumes : un roi pour le Nord (Basse-Égypte) et un pour le Sud (Haute-Égypte). Nagada II, à partir de -3500 commence la culture de Nagada II : les traits culturels de Nagada évoluent et s'étendent progressivement au nord de la vallée (Maadi). Apparaît une céramique de décors sombre sur une pâte claire, représentant toujours la chasse de la steppe savanicole, mais développant surtout le thème de la navigation soulignant l'intensité de la vie de relation par le fleuve, thème essentiel que l'on retrouve dans les fresques de la grande tombe de Hiérakonpolis. L'architecture de terre et brique crue se développe (nécropoles des Nagada II et III). Nubie, région du nord-est de l'Afrique située entre le confluent du Nil et la Haute-Égypte près de Khartoum, et entre le désert de Libye et la mer rouge. La Nubie, désignée sous le nom d'Éthiopie ou de Koush dans l'antiquité fut conquise par les pharaons, attirés par ses richesses minières et par la route vers le reste de l'Afrique. Pendant longtemps elle subira l'influence égyptienne. Hiérakonpolis, depuis plus d'un siècle, les fouilles de Hiérakonpolis, l'ancienne Nekhen, à 100 km au Sud de Louxor ont fait reculer les limites de l'Histoire et modifier les opinions sur l'Époque prédynastique. Le site reste surtout connu pour avoir livré la Palette de Narmer. Or ce merveilleux objet représente en fait l'aboutissement d'une extraordinaire évolution qui a commencé au moins 500 ans avant la naissance de Narmer.

 

 

 

 

-3500 ans : Apparition des Sumériens, premières villes (cités-États : Uruk, Lagash, Umma, Larsa, Eridou). Le sud de la Mésopotamie est peuplé de Sumériens entre Nippur et le golfe persique, de Sémites entre Nippur et Bagdad (Akkad) et d'un autre peuple dont nous ignorons le nom. Ces populations partagent les mêmes institutions, le même mode de vie, les mêmes techniques et certaines croyances mais parlent des langues différentes. Sumer ou Shumer désigne une région de la basse Mésopotamie antique (actuellement la partie Sud de l'Irak) en bordure du golfe Persique (situé à cette époque au nord-ouest de l'actuel golfe). Il a donné son nom aux Sumériens, peuple non sémitique d'origine mal connue, qui y était établi au IVe millénaire av. J.-C.. Elle constitue la première civilisation véritablement urbaine et marque la fin de la préhistoire au Moyen-Orient, la plupart des cultures de cette région seront plus ou moins influencées pendant toute la haute antiquité et la moyenne antiquité.

 

 

 

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-3500 ans : invention de l'écriture cunéiforme par les Sumériens. (Il y a environ 5500 ans naissaient, quelque part entre le Tigre et l'Euphrate, les germes de ce qui allait devenir la première forme d'écriture de l'humanité. Devenus agriculteurs, les Sumériens durent en effet concevoir un système de comptabilité et d'inventaire durable afin de gérer les surplus de nourriture. Ils se servirent donc de l'argile, matériau abondant dans ce territoire fluvial, pour garder des traces de leurs récoltes et troupeaux). Le cunéiforme est une des plus anciennes formes d'écriture. Il a été inventé dans l'ancien Sumer aux environs de la moitié du IVe millénaire avant l'ère chrétienne. Le système était à l'origine pictographique, mais en s'adaptant aux autres langues de la région, il a évolué vers un système phonétique. Le nom cunéiforme signifie "en forme en coins" (latin cuneus), à cause de la forme du stylet utilisé. Le cunéiforme était principalement écrit avec un calame en roseau sur des tablettes d'argile. L'écriture sumérienne originale fut adaptée à l'akkadien, à l'élamite, au hittite et au louvite. Considérablement simplifiée, elle a inspiré le syllabaire vieux perse et, au moins en ce qui concerne la technique du calame, si ce n'est pour la forme de certains signes, elle a influencé l'alphabet ougaritique.

 

 

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-3500 ans : Histoire des sciences mésopotamienne et babylonienne, C'est le sumérien qui devient pour la première fois une langue écrite, vers 3300 av J.-C. Cette écriture fut utilisée au début pour le commerce. Des pictogrammes représentaient des objets et petit à petit, le besoin s'est fait sentir d'étendre le système. L'étape suivante, qui fut le début de l'établissement d'une véritable langue écrite, fut d'associer les sons à des pictogrammes et enfin de ne les associer qu'à des sons, offrant ainsi l'équivalent écrit d'une langue parlée. L'invention de l'écriture est une chose très importante pour la préservation et la transmission des idées. Le support d'écriture en Mésopotamie était l'argile présente sous de nombreuses formes, en tablette bien sûr, mais aussi en forme de cylindres ou de prismes. C'est sur des tablettes d'argile babyloniennes qu'on trouve la trace des premières mathématiques. Les quatre opérations de base se faisaient à l'aide de tables et la résolution de problèmes pratiques à l'aide de mots détaillant toutes les étapes. Bien que ces méthodes n'étaient pas pratiques à l'usage, elles avaient le mérite de fonctionner et de permettre de résoudre des équations allant jusqu'au troisième degré.

 

 

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Les mésopotamiens connaissaient plusieurs maladies et avaient des remèdes pour chacune d'entre elles. Des textes et manuels médicaux avaient même été écrits, mais il semblerait que l'expérience du médecin était la plus importante. Les remèdes, à base de drogues végétales comme des racines mais aussi de minéraux comme le sel, côtoyaient la magie.  À cette époque, on pensait par exemple que certaines plantes devaient être cueillies à certaines dates, administrées un certain nombre de fois (des chiffres comme le 3, le 7 et leurs multiples étaient très prisés). La récitation d'incantations faisait aussi partie du remède. Tout cela s'explique très logiquement par le fait qu'en ces temps, on pensait que les maladies étaient d'origine divine. Ainsi, si l'on désirait soigner le malade, il fallait apaiser les dieux. Des cartes géographiques sont également réalisées, comme celle de la ville de Nippour (qui fut même utilisée par les archéologues explorant les vestiges de la cité). Une carte du monde fut même retrouvée, plaçant Babylone au centre et les distances représentées par la durée du voyage et non par les distances réelles.

 

 

 

-3500 ans - Invention de la roue par les sumériens. La roue est un organe ou pièce mécanique de forme circulaire tournant autour d'un axe passant par son centre. Cette invention très ancienne constitue un des fondements de nos technologies des transports. Elle permet de déplacer sur terre des charges importantes, en réduisant les forces de friction. Elle est employée dans la plupart des moyens de transport terrestres. On situe généralement l'invention de la roue vers 3500 avant J.-C. à Sumer en basse Mésopotamie. Son usage est inconnu dans l'Amérique précolombienne, bien que l'on y ait retrouvé des objets en pierre en forme de roue et considérés comme des jouets (datés de 1500 ans avant J.-C.) mais pas d'engins utilisant la roue.

 

 

 

Ce paradoxe est retenu comme exemple par le Alain Gras pour illustrer le refus d'engagement dans des trajectoires technologiques données bien qu'accessibles en terme de faisabilité. La roue était également inconnue en Afrique sub-saharienne, Amerique Latine (les civilisations Incas, Maya...) et en Océanie jusqu'à une époque récente. Les premières roues étaient pleines, en pierre d'une seule pièce, ou en bois souvent constituées de trois à quatre pièces assemblées. Les roues à rayons et à jantes, plus légères, seraient apparues environ 2000 ans av. J.-C. Ces roues étaient solidaires de l'essieu dans un premier temps, celui-ci constituant alors un axe reliant deux roues situées de part et d'autre de la caisse. Pour réduire le frottement entre l'axe et le châssis reposant sur lui divers procédés ont été mis au point, dont notamment un trou dans un madrier faisant office de membrure, ce trou étant garni de galets lubrifiés avec de l'huile (l'ancêtre du roulement à billes). Désormais les roues sont montées sur leur axe à l'aide de roulements à billes, à rouleaux ou de palier hydraulique. Ces derniers assurent une liaison mécanique fiable, avec un minimum de frottements.

 

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-3500 ans : La Préhistoire et la haute Antiquité. Triomphe de la cité. En l'espace de quelques millénaires, nos ancêtres ont successivement découvert l'art (Lascaux), l'agriculture puis l'écriture,... L'anthropologie récente montre que nos ancêtres ont très tôt goûté l'avantage de vivre en société, dans des villages, plutôt qu'isolés. L'agriculture est venue plus tard, comme une conséquence naturelle de la première urbanisation. Il y a 5000 ans, après les premiers villages et l'agriculture, apparaissaient à Sumer les premières cités-États, en corrélation avec l'invention de l'écriture. L'Histoire témoigne ainsi d'une progression constante des cités et des villes, jusqu'à nos métropoles géantes.

 

 

 

-3200 ans - En Égypte, le pharaon Ménès (premier pharaon d'Égypte) unifie les royaumes du Nord et du Sud. Ménès est un pharaon considéré comme le fondateur de la Ière dynastie thinite vers -3190. Son règne se perd dans l'origine des mythes égyptiens qui font de lui le premier homme à avoir régné sur l'Égypte après le dieu Horus et les demi-dieux. Ménès serait à l'origine de l'unification des royaumes de Haute et de Basse-Égypte. Il est parfois assimilé au roi Narmer (son prédécesseur). Narmer est le nom d'un roi égyptien de la période prédynastique qui passe pour être l'unificateur des deux royaumes d'Égypte (le Nord et le Sud) au début du IIIe millénaire avant notre ère. Narmer est incontestablement le souverain qui à donné à l'Égypte une pulsion de prospérité et de puissance. Par contre, on connaît peu de chose sur la personnalité du pharaon. Horus est l'appellation grecque d'une des plus anciennes divinités égyptiennes, le dieu faucon, dont le nom signifie probablement Celui qui est au-dessus ou Celui qui est lointain. Le culte d'Horus remonte sans doute à la préhistoire, car la liste royale du papyrus de Turin qualifie de Suivants d'Horus les rois légendaires qui gouvernèrent l'Égypte après le règne des dieux. Aux débuts de l'époque historique, le faucon sacré est figuré sur la palette du roi Narmer et dès lors il sera constamment associé à la monarchie pharaonique.

 

 

 

■ -3200 ans à -3100 - en Égypte - Période archaïque ou de Nagada III. Dans la dernière partie du IVe millénaire, trois proto-royaumes sont en compétition pour faire l'unité de la Haute-Égypte. Ils sont organisés autour de Hiérakonpolis, de Nagada et d'Abydos. C'est à cette époque que l'on place "la dynastie zéro" identifiée par les chercheurs au cours des deux dernières décennies. On ignore le nombre précis de souverains qui l'ont constituée dans la mesure où elle précède ceux qui sont mentionnés dans l'Histoire de Manéthon mais quatre sont incontestables: Scorpion, Iry Hor (ou Ro Hor), Ka (ou Zekhen) et Ménès qui est à la fois le dernier souverain de la dynastie zéro et le premier pharaon de la première dynastie.

 

 

Dès cette époque, l'existence d'un territoire défini, d'une autorité unique, d'une idéologie royale, d'une écriture, d'un artisanat de luxe et d'échanges commerciaux avec des pays assez lointains tels que la Palestine, d'un système fiscal et d'une administration hiérarchisée conduit à conclure que l'Égypte est bien entrée dans l'histoire durant cette période de transition qui sépare, entre -3200 et -3100, la culture de Nagada II et la première dynastie. C'est par la soumission du Delta - obtenue sans doute par la force, ce que semble confirmer la palette de Narmer - que s'est réalisée l'unité. Nagada III, la culture de Nagada III (-3300 / -3150) voit l'unification des traits culturels dans la vallée du Nil et le delta. A la fin de Nagada III, la structure du schéma décoratif se modifie, les scènes s'organisent en registres, les premières notations hiéroglyphiques apparaissent. Les thèmes évoluent l'affirmation de la prééminence d'un chef incarnant le groupe entier, dont la force et la puissance peuvent être exprimées à travers l'image du lion ou du taureau.

 

 

 

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 Adam et Eve – gravure sumérienne

 

 

 

-3200 ans : Égypte antique, bien que l'on puisse définir temporellement l'Égypte antique comme la période de l'histoire égyptienne allant de l'invention de l'écriture à la fin de l'Antiquité, cette notion se rapporte plus particulièrement à la civilisation qui vécut sur les bords du Nil durant cette période de près de quatre mille ans d'Histoire. Du rassemblement des tribus égyptiennes pour la création du premier empire pharaonique jusqu'à son effondrement au début de l'ère chrétienne, l'Égypte antique a été le théâtre d'événements majeurs qui ont profondément influencé la culture d'une grande partie des peuples d'Afrique, de la Méditerranée et du Moyen Orient.

 

 

C'est vers la fin du Néolithique que des tribus commencent à se rassembler dans la fertile vallée du Nil, pour aboutir à la constitution de deux royaumes distincts politiquement mais étroitement liés par une culture commune : la Haute-Égypte, au Sud, et la Basse-Égypte, au Nord. La tradition attribue au royaume du Sud l'unification du pays (qui devient ainsi le premier état du monde) et l'établissement des premières institutions pharaoniques (par le Pharaon Narmer, pensent de nombreux spécialistes).

 

 

C'est vers la fin du Néolithique que des tribus commencent à se rassembler dans la fertile vallée du Nil, pour aboutir à la constitution de deux royaumes politiquement distincts mais étroitement liés par une culture commune : la Haute-Égypte, au Sud, et la Basse-Égypte, au Nord (le Nil coule du Sud vers le Nord, d'où ces appellations). La tradition attribue au royaume du Sud l'unification du pays (qui devient ainsi le premier état du monde) et l'établissement des premières institutions pharaoniques (par le pharaon Narmer, pensent de nombreux spécialistes).

 

 

Le découpage de l'histoire de l'Égypte en grandes périodes et en trente et une dynasties est hérité du prêtre-historien Manéthon IIIe siècle av. J.-C., même si les Égyptiens antérieurs ne faisaient pas cette distinction : pour eux la monarchie était continuelle.

 

 

- Période prédynastique : période précédant l'unification du pays ;

 

- Période thinite : les premières dynasties pharaoniques (capitale This, près d'Abydos) ;

 

- Ancien Empire : considéré par les anciens Égyptiens eux-mêmes comme l'Âge d'or de leur civilisation avec, entre autre, la construction des plus grandes pyramides ;

 

- Ière période intermédiaire : période d'instabilité politique et de morcellement du pays en deux royaumes rivaux ;

 

- Moyen Empire : période faste, stable et de grande activité artistique ;

 

- IIe période intermédiaire : période de troubles graves, occupation du pays par les Hyksôs, libération du pays par Amosis ;

 

- Nouvel Empire : période la plus prospère de toute l'histoire égyptienne ; elle se caractérise par un renouveau culturel et artistique dont l'apogée est atteinte avec les XVIIIe et XIXe dynasties ; c'est l'époque des Thoutmôsis, des Amenhotep (en grec : Aménophis) et des Ramessides (dont Ramsès II) ;

 

- IIIe période intermédiaire : période de guerre civile, les rois-prêtres, domination libyenne puis éthiopienne (royaume de Koush), invasion assyrienne ;

 

- Basse époque : dynastie saïte, occupation perse, dernières dynasties autochtones puis domination hellénistique (Alexandre, les Ptolémées).

 

La fin de l'histoire égyptienne antique varie en fonction du point de vue adopté. Elle s'achève : d'un point de vue ethnologique, à la mort du dernier pharaon autochtone, Nectanébo II en -343 ; d'un point de vue politique, à la mort du dernier souverain autonome, Ptolémée XV Césarion en -30 ; d'un point de vue culturel, lors de la conversion du dernier temple égyptien en église copte, le temple d'Isis à Philae en 535 (fermeture en 551).

 

 

 

 

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-3200 ansLes sciences égyptiennes, l'Égypte ancienne, tout comme la Mésopotamie, est issue de la lointaine civilisation du Néolithique. Son existence et son maintien s'étendent sur plus de 3 000 ans. La civilisation égyptienne est liée à un lieu géographique unique qui la fonde entièrement : la vallée du Nil. C'est le Nil qui, par sa crue, apporte l'eau et le limon, c'est-à-dire la vie. L'irrigation/ drainage, technologie sophistiquée pensée à l'échelle du pays tout entier, permet le contrôle de l'inondation.

 

 

L'existence d'une alternance entre années de bonnes et de mauvaises crues nécessite le stockage et la redistribution à l'échelle du pays, donc, dès -3000, l'écriture. L'État s'organise à partir de nombreux fonctionnaires (scribes, prêtres, militaires) formés dans des écoles (l'école d'élite du kep fournit même un enseignement de haut niveau). Certains fonctionnaires, dans les Maisons de Vie, sont de véritables chercheurs pluridisciplinaires, en mathématiques, en astronomie, en médecine.

 

 

Les scribes ne se cantonnent pas à l'empirisme, ils procèdent à une certaine conceptualisation des problèmes. En mathématiques, le nombre pi est utilisé, depuis le Moyen Empire et probablement bien avant sous l'Ancien Empire, pour calculer le périmètre du cercle et sa surface : on lui attribue la valeur de 4 × (8 / 9) × (8 / 9), soit 3,16, ce qui donne sur pi une précision de 0,6%.

 

 

Les pyramides sont orientées par rapport à la course du Soleil (équinoxe) avec une précision de quelques minutes d'arc. C'est à Alexandrie, justement, que viendront se former les scientifiques grecs, et Euclide passera sa vie en Égypte, Thalès et Pythagore y étaient venus, Platon aussi semble-t-il. Certes, ce n'est qu'avec les Grecs qu'apparaîtront les démonstrations. Mais, s'il est vrai que les Égyptiens valorisent l'abord pratique des problèmes (construction architecturale, administration), l'examen attentif des papyri mathématiques (Papyrus Rhind, Papyrus de Moscou, Papyri Kahun, Papyrus d'Akhmim) montre qu'ils connaissaient les lois fondamentales des mathématiques et les utilisaient couramment.

 

 

Les équations ne sont pas écrites, mais elles sous-tendent les explications données. L'ingénierie égyptienne atteint une impressionnante efficacité : les Égyptiens ne mettent que trente ans à construire chacune des grandes pyramides. Le nombre d'ouvriers nécessaires, le volume de pierre à amener, le transport depuis les carrières, l'infrastructure nécessaire à la réalisation (rampes), la quantité de nourriture à apporter aux ouvriers, tout est calculé. La précision de la technique de taille des pierres, aussi, est réellement impressionnante et on ne comprend toujours pas comment les 20 000 ouvriers de la pyramide de Khéphren (que nous connaissons désormais par les fouilles) sont parvenus à rendre parfaitement jointifs des blocs aussi énormes en les montant là où ils se trouvent.

 

 

 

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Scribes

 

 

 

Les temples, les obélisques et les tombeaux sont tout aussi impressionnants. Les scribes calculaient vite et bien, les ouvriers travaillaient vite et bien. Contrairement à une croyance tenace, l'esclavage n'existait pas en Égypte : ces ouvriers, détenteurs d'une haute technicité, sont particulièrement choyés par les pharaons. Du fait de la pratique de l'embaumement, les médecins égyptiens ont une connaissance approfondie de l'intérieur du corps humain. Ils ont identifié et ont décrit un grand nombre de maladies dont ils ont trouvé ainsi les traces. Ils sont compétents en médecine cardiologique, gynécologique, des yeux, des voies intestinales et urinaires.

 

 

Ils pratiquent avec succès des opérations. Ils sont les plus réputés de leur époque et on fait largement appel à eux, y compris depuis l'étranger. Comme pour les mathématiques, ils ont enseigné leur savoir oralement et au moyen d'un certain nombre de papyri (Papyrus Ebers, Papyrus Edwin Smith, Papyrus Carlsberg). Ce n'est pas un hasard si les médecins grecs, comme leurs collègues mathématiciens ou astronomes, sont venus se former dans la Maison de Vie de la célèbre bibliothèque d'Alexandrie.

 

 

L'astronomie égyptienne, outre la cartographie du ciel, maîtrise la description précise du mouvement du Soleil et le calcul exact des éphémérides. Le zodiaque, dont nous avons hérité, n'est autre que le calendrier des saisons égyptiennes. Le calendrier pratique de 365 jours 1/4 est différent du calendrier administratif civil de 365 jours, le moment le plus important en est le lever héliaque de Sothis (Sirius), qui coïncide avec le début de la crue du Nil (le Verseau). Il s'agit bien d'astronomie, sans aucune arrière-pensée liée à l'astrologie, pratique qui sera introduite sur le tard par les Grecs. On sous-estime encore trop souvent la science égyptienne, alors que c'est elle qui a nourri la science grecque à Alexandrie. Les Égyptiens, doués d'un esprit scientifique aussi bien théorique que pratique, sont, via les Grecs, une source essentielle de la science moderne.

 

 

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Le « disque » de Chevroches (cliché INRAP)

 

 

 

-3200 ans : invention du papyrus et de l'écriture en hiéroglyphes en Égypte. Le papyrus (Cyperus papyrus) est une plante qui pousse notamment sur les rives du Nil et de son delta. Il est constitué d'une tige ligneuse de section triangulaire supportant des feuilles disposées en étoile à son sommet. Le papyrus a été utilisé pendant longtemps comme matière première pour fabriquer une forme de papier.

 

 

Le papier de papyrus fut probablement inventé il y a 5000 ans, en utilisant la tige de la plante Cyperus papyrus, et fut largement utilisé en Égypte et dans d'autres régions voisines pour fabriquer les rouleaux manuscrits. Plus tard, lors de l'invention du codex et du livre, on a commencé à en faire des feuilles de papier. Le principe de fabrication du papier de papyrus réside dans la superposition de fines tranches de la tige de la plante, humidifiées, placées en couches et positionnées perpendiculairement les unes sur les autres et compressées.

 

 

Seul un côté du papier était utilisé, sur lequel un traitement à base de colle (fabriquée à partir de la sève elle-même de la plante) était appliqué afin d'éviter que l'encre ne coule. Chaque morceau ne dépassait pas un demi-mètre de longueur, mais on pouvait assembler de nombreuses feuilles les unes aux autres, pour former de longs rouleaux (comme le papyrus Harris, qui mesure 40 mètres de long). Un hiéroglyphe est la représentation graphique d'un caractère du système d'écriture de l'Égypte antique servant à noter la langue égyptienne. L'écriture hiéroglyphique est attestée dès la fin du IVe millénaire av. J.-C. À l'époque de l'Ancien, du Moyen et du Nouvel Empire, il existait environ 700 hiéroglyphes, alors qu'à l'époque gréco-romaine on en dénombrait plus de 5000.

 

 

Les hiéroglyphes sont des pictogrammes : ils représentent quelque chose de tangible, souvent facilement reconnaissable, même pour quelqu'un qui ignore le sens du signe. Pour le dessin des hiéroglyphes, les Égyptiens s'inspirèrent de leur environnement : objets de la vie quotidienne, animaux, plantes, parties du corps. L'écriture hiéroglyphique fut employée pendant plus de 3000 ans. L'utilisation des hiéroglyphes gravés se limitait aux domaines où l'esthétique et/ou la valeur magique des mots avaient de l'importance : formules d'offrandes et fresques funéraires, textes religieux, inscriptions officielles.

 

 

L'écriture hiératique en est la forme cursive. Réservée aux documents administratifs et aux documents privés, elle avait pour support le papyrus, les ostraca (tessons de poterie ou de calcaire), le parchemin ou encore des tablettes de bois. Écriture hiératique, dans l'Égypte antique, l'écriture hiératique permettait aux scribes d'écrire rapidement en simplifiant les hiéroglyphes et était utilisée dans l'administration. L'écriture hiératique est en fait le deuxième niveau de simplification des hiéroglyphes, le premier étant les hiéroglyphes linéaires, qui sont des versions simplifiées des hiéroglyphes, mais qui gardent leur valeur représentative. Les caractères hiératiques, eux, ne représentent plus des objets, mais uniquement des signes arbitraires à la manière des lettres d'un alphabet.

 

 

 

 

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-3100 ans : en Égypte - L'unité est faite de la Méditerranée. L'unification des Deux Terres. Narmer (également appelé Ménès) unifie la Haute et la Basse Égypte. Il donne ainsi naissance à la première dynastie des pharaons, la dynastie thinite. Durant cette période, l'écriture hiéroglyphique se développera. On découvrira bien plus tard une palette de schiste sur laquelle Ménès porte le pschent, la fameuse couronne symbolisant l'union des Deux Terres.

 

 

C'est à cette époque qu'apparaissent les premiers documents écrits et les palettes sculptées telles que celle de Narmer. Cette phase correspondrait à la Ière dynastie, qui aurait régné de -3100 à -2900 et aurait compté huit souverains. Aha et Djer, les descendants supposés de Narmer, longtemps présenté comme l'unificateur du pays - l'unité est en fait antérieure à son règne -, auraient conduit des expéditions contre les Libyens et les Nubiens et auraient entretenu des relations avec le Proche-Orient. La première dynastie égyptienne marque le début de près de trois millénaires d'institution pharaonique, bien que le terme pharaon, utilisé avant le Nouvel Empire soit en réalité anachronique.

 

 

Elle débute avec l'unification de l'Égypte, autrefois divisée en deux royaumes distincts, celui du Nord et celui du Sud et dure des alentours de -3150 (Grimal) à -2926 (Grimal) ou -2850 (Krauss) ou -2828 (von Beckerath) ou -2793 (Malek). On attribue au roi Narmer cette réunification, même s'il ne fait pas partie de la Ière dynastie, et est généralement classé dans la période prédynastique. La première dynastie ouvre la Période thinite, du nom Grec de la capitale des pharaons des deux premières dynasties, Thinis (Tjene en égyptien).

 

 

 

 

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02/03/2017
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