L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

De 1337 (début de la guerre de Cent ans) à 1359

 

 

 

► 1337 - 1er novembre Lettre de défi d'Édouard III d'Angleterre.

 

 

 

► 1337 Début de la guerre de Cent Ans.

 

 

 

► 1337 à 1453 - Guerre de Cent ans. La guerre de Cent ans n'a pas consisté en une suite ininterrompue de batailles; elle a été une longue série d'actes hostiles de part et d'autre, entre lesquels s'écoulent des pauses plus ou moins longues de paix armée. On la divise en quatre périodes: la première est malheureuse pour la France (Philippe VI et Jean le Bon); la deuxième est marquée par les succès des Français (Charles V); la troisième voit revenir, pour les Français, les revers de toute sorte: la France est à moitié conquise par les Anglais (Charles VI); la quatrième et dernière est la période de revanche glorieuse dont Jeanne d'Arc est le plus éclatant personnage (Charles VII).

 

 

La guerre de Cent ans, en réalité de cent seize ans, se termine par les victoires françaises de Formigny en 1450 et de Castillon en 1453, par lesquelles les Anglais sont définitivement expulsés de France. La guerre de Cent Ans décrit la période de 116 ans (1337 à 1453) pendant laquelle s'affrontent la France et l'Angleterre lors de nombreux conflits, entrecoupés de trêves plus ou moins longues. La guerre commence lorsque Édouard III d'Angleterre envoie un défi (déclaration de guerre) au roi de France Philippe VI de Valois.

 

 

Le traité de paix définitif qui en marque la fin est signé le 29 août 1475 à Picquigny, en Picardie. Il a débouché sur la constitution de deux nations européennes indépendantes : la France et l'Angleterre qui, jusqu'alors, étaient imbriquées légalement et culturellement et étaient en lutte pour le contrôle territorial de l'Ouest de la France. Pour le contrôle de ce territoire, les Plantagenêts (dynastie royale anglaise) et les Capétiens avaient déjà lutté près de 140 ans, entre 1160 et 1299. Cette première période avait vu évoluer les deux royaumes d'une organisation féodale très morcelée à une structure d'État centralisé.

 

 

Le problème posé par le duché de Guyenne n'ayant pas été résolu, (le roi d'Angleterre étant théoriquement vassal du roi de France en tant que duc d'Aquitaine) à la fin du dernier conflit, est largement à l'origine du déclenchement des hostilités. Guerre de Cent Ans (1337-1453). En 1337, Philippe VI prononce la saisie de la Guyenne (Aquitaine). Cette dernière est une possession anglaise. La victoire remportée à Cassel lui confère un prestige qui lui permet d'exiger d'Édouard III d'Angleterre qu'il devienne son vassal. L'Anglais se soumet. Humilié, il se venge en formant une coalition. Il est condamné par défaut et son fief est saisi.

 

 

Cette saisie provoque la guerre de Cent Ans. La France, en mauvaise posture au début, perd plusieurs batailles (L'Écluse, Crécy) et les villes de Calais (1347) et de Poitiers (1356). Cependant, un regain intervient sous Charles V où elle récupère la plupart des possessions anglaises, hormis Calais, Bordeaux et Cherbourg. L'affaiblissement intérieur et militaire des deux pays provoque une trêve jusqu'au début du XVe siècle. En 1415, Henri V d'Angleterre allié à Jean sans Peur remporte la bataille d'Azincourt et contraint ses rivaux à le reconnaître par le traité de Troyes (1420) roi de France et d'Angleterre.

 

 

C'est à ce moment qu'intervient Jeanne d'Arc. Grâce à ses victoires sur les Anglais, elle fait renaître l'espoir des troupes françaises et parvient à faire couronner Charles VII à Reims. La France souveraine à nouveau, malgré la mort sur le bûcher de la "pucelle d'Orléans" (1431), regagne patiemment du terrain sur les Anglais, qui ne possèdent plus, en 1453, que la ville de Calais. Le traité de paix entre Louis XI et Édouard IV d'Angleterre sera signé en 1475 à Picquigny.

 

 

 

► 1338 décembre Les Flamands reconnaissent Édouard III d'Angleterre roi de France.

 

 

 

► 1338 naissance de Charles, futur Charles V. Charles V de France, dit Charles le Sage (né à Vincennes, le 31 janvier 1338 - mort à Beauté-sur-Marne, le 16 septembre 1380) fut Roi de France de 1364 à 1380. Il est le fils de Jean II le Bon et de Bonne de Luxembourg. Il est le troisième roi de la branche dite de Valois de la dynastie capétienne. Il est le premier héritier à utiliser le titre dauphin, après que son grand-père Philippe VI acquit la province du Dauphiné. 

 

 

Dauphin est un titre de noblesse français, assez rare. Dauphin était d'abord le surnom, puis le titre des seigneurs du Dauphiné, comtes de Viennois, qui s'intitulaient "dauphins de Viennois et comtes d'Albon". En imitation des dauphins de Viennois, une branche des comtes d'Auvergne prit le titre de "dauphin d'Auvergne", qui subsista jusqu'à la Révolution. Les héritiers du trône de France portaient le titre de dauphin, depuis que, en 1349, Humbert II avait vendu sa seigneurie du Dauphiné au roi de France Philippe VI, à la condition que l'héritier portât le titre de dauphin.

 

 

Pour avoir le titre de dauphin, il fallait non seulement être l'héritier du trône, mais aussi descendre du roi régnant. Ainsi François Ier, cousin de son prédécesseur Louis XII ne fut jamais titré "dauphin". Jusqu'au règne de Louis XIV, on parlait de "dauphin de Viennois", après lui de "dauphin de France". Le premier prince français surnommé le Dauphin fut Jean II, qui succéda à Philippe VI. Le dernier fut le duc d'Angoulême (Louis Antoine d'Artois, duc d'Angoulême, devenu Louis Antoine de France, dauphin de France, puis Louis de France), fils de Charles X, qui renonça au titre en 1830.

 

 

 

► 1339 - 20 septembre Édouard III d'Angleterre entre dans le Cambraisis avec son armée.

 

 

 

► 1339 - 9 octobre Édouard III d'Angleterre entre en France avec son armée.

 

 

 

► 1339 - 24 octobre Édouard III d'Angleterre se retire avec son armée.

 

 

 

► 1339 Apparition des 'Miracles de Notre-Dame' (1339-1382). Les formes théâtrales se développent considérablement au XIVe et au XVe siècles. les miracles par personnages, sont l'occasion de mettre en scène des personnages et des situations variées (le motif de la femme injustement accusée revient souvent). Composés d'une succession de tirades en octosyllabes dont la fin est signalée par un quadrisyllabe, entre lesquelles sont parfois insérés des rondeaux chantés signalant par exemple les apparitions de la Vierge, ce sont souvent des commandes des confréries, religieuses ou non, à l'occasion de la fête de leur saint patron.

 

 

On a ainsi conservé une collection de quarante 'Miracles de Notre-Dame' par personnages représentés presque chaque année entre 1339 et 1382 lors de la réunion annuelle de la confrérie Saint-Éloi des orfèvres de Paris. Le miracle est une petite narration (500 à 3000 vers) relatant une action humaine où l'élément divin apparaît dans le dénouement. Le plus souvent, c'est une intervention de la Vierge, parfois des Saints. Les miracles se jouent au XIIIe et XIVe siècles. Le plus célèbre recueil de miracles est celui de Gautier de Coinci, mort en 1236, et qui comprend 30 000 vers.

 

 

 

► 1340 Les hostilités, commencées par Philippe VI par la saisie de villes en Guyenne et en Flandre, eurent pour second acte la bataille navale de l'Écluse, dans laquelle la flotte française fut anéantie par les flottes conjuguées de l'Angleterre et de Flandre.

 

 

 

► 1340 - 24 juin Destruction de la flotte française lors de la bataille de l'Écluse (près de Bruges). Parce que Jacques Van Artevelde a reconnu Édouard III d'Angleterre comme roi de France légitime, Philippe VI, qui a à sa disposition une puissante flotte, veut engager une bataille navale contre les Zélandais. Ses amiraux sont ancrés dans le port de l'Écluse près de Bruges. Les bateaux sont pris à l'abordage par les archers anglais.

 

 

La flotte française est presque totalement détruite. Bataille de l'Écluse, le 24 juin 1340, lors de la bataille navale de l'Écluse (ou de Sluys), le roi anglais Édouard III, prétendant à la couronne de France, anéantit la flotte de son rival, le roi de France Philippe VI de Valois, devant l'estuaire du Zwin, ce bras de mer (de nos jours ensablé) qui mène à Bruges.

 

 

C'est la première bataille d'importance de la guerre de Cent Ans. Jacques Van Artevelde, ou Jacob Van Artevelde, né à Gand vers 1287, est un membre de la haute bourgeoisie gantoise qui a fait fortune dans l'industrie drapière au début du XIVème siècle. Ses différents contacts avec le pouvoir comtal en ont fait l'un des porte-paroles de sa ville d'abord, des communes flamandes ensuite, dans les diverses négociations avec le comte de Flandre Louis de Nevers.

 

 

 

 

► 1340 - 23 septembre Trêve d'Esplechin-sur-Escaut entre Français et Anglais. La trêve d'Esplechin-sur-Escaut fut signée le 25 septembre 1340 malgré la bataille de l'Écluse remportée par Édouard III d'Angleterre le 24 juin 1340 sur l'armée royale conduite par Philippe VI de France. En effet le roi d'Angleterre se trouvait dans une situation très incommode. Le souverain anglais faisait le siège devant Tournai, tandis que Robert III d'Artois assiégeait Saint-Omer.

 

 

En outre, les troupes anglaises connaissaient de sérieux revers en Guyenne et les Écossais en l'absence d'Édouard III d'Angleterre s'étaient révoltés. Cette situation obligea le roi d'Angleterre à négocier avec la France. Le monarque anglais et Philippe VI de Valois se rencontrèrent à Esplechin-sur-Escaut où fut signée une trêve d'un an. Grâce à cette dernière le roi de France put sauver Tournai et Saint-Omer assiégées.

 

 

 

► 1340 Guillaume de Machaut écrit 'Remède de Fortune'.

 

 

 

► 1341 Mort de Jean III de Bretagne. Jean III de Bretagne, dit le Bon, né le 8 mars 1286, mort le 30 avril 1341, duc de Bretagne de 1312 à 1341, fils de Arthur II de Bretagne, duc de Bretagne, et de Marie, vicomtesse de Limoges, sa première épouse. Dès son avènement, il essaya de contester la légitimité du mariage entre son père et Yolande de Montfort. En 1315, il participa à une campagne de Louis X le hutin contre la Frandre. Il fut fidèles aux rois de France et combattit au côté de Philippe VI de Valois à la bataille de Cassel (1328), où il fut blessé.

 

 

Édouard III d'Angleterre lui confisqua le comté de Richemont en raison de son alliance avec la France. Il tenta de léguer à sa mort le duché de Bretagne à la France, mais ses sujets s'y opposèrent, et il maria alors sa nièce Jeanne de Penthièvre avec Charles de Blois, neveu de Philippe VI. En 1338, il envoya sa flotte à l'Écluse en soutien de celle du roi de France, mais celles ci furent détruite par les anglais. Il mourut à Caen en 1341 en revenant de Flandre. Sa succession provoqua la guerre de succession de Bretagne.

 

 

 

► 1341 à 1385 - Guerre des Deux Jeanne ou de Bretagne. - Jeanne de Penthièvre (femme de Charles de Blois) et son oncle Jean de Montfort (mari de Jeanne de Flandre) se disputent le duché de Bretagne dont le dernier duc leur oncle, vient de mourir sans héritier direct. Philippe VI prend le parti de Jeanne de Penthièvre, Édouard III d'Angleterre celui de Jean de Montfort (Jeanne de Flandre). Tous les deux en appellent aux armes: cette guerre de quatorze ans a pris le nom des femmes des prétendants à cause du rôle actif qu'elles y jouèrent; elle se termina par le traité de Guérande, en vertu duquel la Bretagne restait à la maison de Montfort, la maison de Penthièvre recevant en compensation la vicomté de Limoges. 

 

 

La guerre de Succession de Bretagne (1341-1364) – ou guerre des deux Jeanne – est l'une des guerres secondaires qui eurent lieu au cours de la guerre de Cent Ans. Le 30 avril 1341, meurt le duc Jean III de Bretagne. Malgré trois mariages, avec Isabelle de Valois, Isabelle de Castille et Jeanne de Savoie, Jean III n'a pas eu le moindre enfant. Et il n'est jamais parvenu à se décider à désigner l'un des deux candidats à sa succession. Il y a d'une part Jeanne de Penthièvre, fille de son frère Guy de Penthièvre, mariée depuis 1377 à Charles de Blois, parent du roi, d'autre part son demi-frère Jean de Montfort, comte de Montfort-l'Amaury, fils du second mariage d'Arthur II de Bretagne avec Yolande de Dreux, comtesse de Montfort-l'Amaury.

 

 

Par sa naissance, Charles de Blois est le neveu du nouveau roi, Philippe VI de Valois, choisi pour roi aux dépends des prétentions d'Édouard III d'Angleterre, en vertu de la loi salique. Charles de Blois a en outre hérité des prétentions de la maison de Penthièvre sur le duché de Bretagne. En réaction, Édouard III se rappproche du Montfort qui sait avoir peu à attendre du roi. Cette alliance est assortie du comté de Richemont, fief anglais entré dans le patrimoine des ducs de Bretagne. Jeanne de Penthièvre, elle est duchesse de Bretagne, Dame d'Avaugour, l'Aigle et Châtel-Audren, Comtesse de Penthièvre et Goëllo, Vicomtesse de Limoges.

 

 

Nièce de Jean III, duc de Bretagne, et femme de Charles de Blois. Elle fit valoir par les armes ses droits à la succession de Bretagne contre Jean IV de Bretagne, son oncle, époux de Jeanne de Flandre ; mais en 1365, elle dut y renoncer par le traité de Guérande. Charles de Blois, aussi appelé Charles Ier de Bretagne, est né en 1319 à Blois. Il a été canonisé comme Charles de Blois (bienheureux). Il est Baron de Mayenne, comte de Penthièvre, seigneur de Guise, et duc de Bretagne. Il est devenu duc de Bretagne en 1341, ayant épousé Jeanne de Penthièvre (dite la Boiteuse), nièce du duc Jean III de Bretagne et petite-file d'Arthur III de Bretagne le 4 juin 1337 à Paris, ce qui a déclenché la guerre de Succession de Bretagne lorsque par l'arrêt de Conflans, le roi Philippe VI de France le reconnaît Charles de Blois duc de Bretagne. 

 

 

Jean de Montfort ou Jean de Bretagne, comte de Montfort-l'Amaury, né vers 1294 à Hennebont, mort le 26 septembre 1345 à Hennebont, fils d'Arthur II, duc de Bretagne et de Yolande de Dreux, comtesse de Montfort l'Amaury. Son demi-frère Jean III de Bretagne, duc de Bretagne, avait désigné sa nièce Jeanne de Penthièvre pour lui succéder, l'écartant. Cependant, à la mort de Jean III, il se trouvait à Nantes et se fit proclamer duc de Bretagne, s'emparant du trésor ducal. Charles de Blois en appela à la Cour des Pairs, qui trancha en sa faveur.

 

 

Un certain nombre de barons bretons se rallièrent à Charles de Blois, le mari de Jeanne de Penthièvre. Une guerre s'ensuivit durant vingt ans, appelée guerre de Succession de Bretagne ou guerre des deux Jeanne, du nom des deux duchesses en compétition. Jean de Montfort était soutenu par le roi d'Angleterre, et Charles par le roi de France. Jeanne de Flandre, duchesse de Bretagne, épouse de Jean IV de Bretagne. Elle disputa le duché de Bretagne à Jeanne de Penthièvre, ce qui fit donner le nom de guerre des Deux Jeannes à la guerre de succession de Bretagne.

 

 

 

► 1342 juin Intervention d'Édouard III d'Angleterre en Bretagne.

 

 

 

► 1342 - 18 août Arrivée de renforts anglais à Brest, Charles de Blois lève le siège.

 

 

 

► 1342 - 30 septembre Défaite des armées de Charles de Blois contre les Anglais devant Morlaix.

 

 

 

► 1343 - 19 janvier Seconde trêve dans la Guerre de Cent Ans. Celle-ci est conclue à Malestroit grâce à l'intervention du Pape. Trêve de Malestroit signée en 1343 entre Édouard III d'Angleterre et Philippe VI de France. Après la signature de cette trêve le souverain anglais et ses troupes quittèrent la Bretagne pour l'Angleterre. Malestroit est une commune du département du Morbihan, dans la région Bretagne,

 

 

 

► 1343 août Ouverture des États Généraux pour la levée de nouveaux impôts.

 

 

 

► 1344 Le Dauphiné échoit aux héritiers du trône de France. Le Dauphiné est une ancienne province française, qui correspond approximativement aux départements de l'Isère, de la Drôme et des Hautes-Alpes.

 

 

 

► 1345 - 26 septembre Mort de Jean de Montfort, son fils Jean IV de Bretagne, hérite du duché de Bretagne. Jean IV de Bretagne, né en 1339, mort le 9 novembre 1399 à Nantes, duc de Bretagne de 1364 à 1399, comte de Montfort (1345-1399) et duc de Bretagne (1364-1399), fils de Jean de Montfort et de Jeanne de Flandre. Son père mourut en pleine lutte contre Charles de Blois pour la succession de Bretagne et alors qu'il n'avait que six ans. Ce fut sa mère qui poursuivit la guerre, remportant des succès. Il commença à prendre parts aux opérations militaires en 1357.

 

 

 

► 1346 février Les États Généraux votent des aides (impôts exceptionnels).

 

 

 

► 1346 - 7 juin Édouard III d'Angleterre débarque en Normandie.

 

 

 

► 1346 Édouard III d'Angleterre, conseillé et dirigé par le traître Geoffroy d'Harcourt, seigneur de Saint-Sauveur-le-Vicomte, envahit la France. Philippe VI marcha à sa rencontre et lui livra bataille à Crécy, où les Anglais firent, pour la première fois en Europe, usage de la poudre et des canons; les Français y furent complètement défaits. C'est à cette bataille que fit ses premières armes le fils aîné d'Édouard III qu'on surnomma le Prince Noir, à cause de la couleur de son armure. 

 

 

Geoffroy d'Harcourt, dit "le Boîteux", baron de Saint-Sauveur-le-Vicomte, mort à Coutances en novembre 1356, fut l'instigateur de la première invasion anglaise de la Normandie lors de la guerre de Cent Ans. Il était l'un des plus puissants seigneurs de Normandie. Le Prince Noir, Édouard de Woodstock, dit le Prince Noir, prince de Galles et duc de Cornouailles (Woodstock, 1330 - Westminster, 1376), était le fils aîné d'Édouard III d'Angleterre et de Philippa de Hainaut. Il a été choyé par son père, ne négligeant ni son éducation ni son instruction de prince. Son père l'appelait "The Boy"

 

 

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► 1346 - 21 juillet Prise de Caen.

 

 

 

 

► 1346 - 26 août Défaite des armées françaises à Crécy face aux Anglais. Débarqué quelque temps plus tôt à Saint-Vaast-la-Hougue, dans le Cotentin, Édouard III d'Angleterre ravage la Normandie puis remonte vers la Flandre. Ses troupes se composent de 10 000 hommes à pied et de seulement 4 000 chevaliers. Qui plus est, il a à sa disposition trois bouches à feu (canons). De leur côté, les Français ne doutent pas de leur puissance.

 

 

Pressés, les chevaliers veulent aussitôt en découdre. Selon le chroniqueur Froissart les “arbalétriers génois crièrent pour faire peur à l'Anglais”. Indifférence anglaise. Si les cordes mouillées des Génois les empêchent de tirer, en revanche les Anglais “firent voler leurs flèches : elles descendirent et entrèrent si uniment dans les Génois qu'il semblait que ce fut neige”. Le roi de France, outré que ses mercenaires génois refluent, lance à ses chevaliers : “Tuez la piétaille !”

 

 

Il reste aux Anglais à tirer à nouveau sur ces chevaliers qui déciment les Génois et à lancer dans la mêlée des soldats qui coupent au couteau les jarrets des chevaux. C’est la débandade. Quelque 5 000 chevaliers français meurent. Philippe VI, qui a fui au cours des combats, ignore le lendemain encore l'ampleur du désastre. Pour leur part, les Anglais n'ont perdu qu'une centaine d'hommes.

 

 

 

► 1346 États Généraux conjointement à Paris et Toulouse.

 

 

 

► 1347 juin Charles de Blois prétendant au duché de Bretagne est capturé à la Roche-Derrien par les Anglais.

 

 

 

► 1347 En 1346 et 1347, Édouard III d'Angleterre fit le siège de Calais, dont la population lui résista pendant onze mois. Exaspéré par cette résistance, il jura de la passer au fil de l'épée; la famine ayant obligé les habitants à capituler, il eût mis sa menace à exécution, sans les instances de sa femme, Philippa de Hainaut, qui obtint non seulement la grâce des Calaisiens, mais encore celle de cinq notables qui, conduits par Eustache de Saint-Pierre, venaient se livrer à lui, ayant offert leur vie pour sauver celle de leurs concitoyens. La ville de Calais devait rester deux cent dix ans aux mains des Anglais, auxquels elle ne fut reprise qu'en 1558 par le duc de Guise.

 

 

 

► 1347 - 4 août Prise de Calais par Édouard III d'Angleterre. Calais se rend à Édouard III d'Angleterre. Après un siège de onze mois qui a excité la colère du roi d'Angleterre, Édouard III d'Angleterre, la ville a signifié qu'elle est prête à se rendre. Le roi a songé à un massacre, mais il s'est ravisé et a fait savoir sa volonté : “Six des bourgeois les plus notables, nu-pieds et nu chef, en chemise et la hart (corde) au col, apporteront les clefs de la ville et du château, et de ceux-ci je ferai ma volonté”.

 

 

En ce 4 août, les bourgeois attendus sont aux pieds du roi. Ils lui déclarent : “Noble sire et noble roi, nous voici tous les six… Veuillez donc avoir de nous pitié et merci dans votre très haute magnanimité”. Édouard III, selon Froissart qui le rapporte dans ses chroniques, grâce à l'intervention de la reine Philippine de Hainaut, “durement enceinte”, qui lui demande “de bien vouloir prendre ces six hommes en pitié”, accorde leur grâce. Le roi lui déclare : “Tenez, je vous les donne : faites-en ce qu'il vous plaira”.

 

 

 

► 1347 - 28 septembre Trêve (Jusqu'en sept 1355). Trêve générale entre Philippe VI et Édouard III d'Angleterre. La France est épuisée après la perte de Calais, le 4 août, et la défaite de Crécy, un mois plus tôt, à la suite de laquelle le roi a dû frapper à la porte du château de Broye et répondre à celui qui s'inquiétait de savoir qui pouvait “heurter” à une pareille heure : “Ouvrez, châtelain, c'est l'infortuné roi de France”.

 

 

Le pays accepte sur les instances du pape Clément VI la trêve proposée, qui va durer jusqu'en 1355. Pendant la durée de celle-ci une autre fatalité accable l'europe : la peste noire. Un chroniqueur rapporte : “Le nombre des personnes ensevelies est plus grand que le nombre même des vivants. Les villes sont dépeuplées : mille maisons sont fermées à clef, mille ont leur porte ouverte et sont vides d'habitants et remplies de pourriture”. La peste noire est une pandémie de peste bubonique qui a affecté toute l'Europe entre 1346 et 1350.

 

 

Ce n'est ni la première ni la dernière épidémie de ce type, mais c'est la seule à porter ce nom. Par contre c'est la première épidémie de l'histoire à être bien décrite par les chroniqueurs contemporains. On estime que la peste noire a provoqué la mort d'au moins un tiers de la population européenne, soit autour de 25 millions de victimes, et probablement le même nombre en Asie. La peste noire eut des conséquences durables sur la civilisation européenne, d'autant qu'après cette première vague, la maladie refait ensuite régulièrement son apparition dans les différents pays touchés (par exemple entre 1353 et 1355 en France, en 1360 et 1369 en Angleterre, etc.)

 

 

 

► 1347 novembre Nouvelle réunion des États Généraux à Paris.

 

 

 

► 1348 -  9 juin Le pape Clément VI achète Avignon à la reine de Naples.

 

 

 

► 1348 Édouard III d'Angleterre fonde l'ordre de la JarretièreL'Ordre très Noble de la Jarretière (The Most Noble Order of the Garter) est un ordre de chevalerie anglais, fondé par Édouard III d'Angleterre en 1348. Selon la légende, la comtesse de Salibury, maîtresse d'Édouard III, laissera tomber sa jarretière lors d'un bal de la cour. Le roi la ramassera vivement et la rendra à la comtesse. Devant les plaisanteries des courtisans, il s'écriera : "Honni soit qui mal y pense".

 

 

Il promettra à sa favorite de faire de ce ruban bleu un insigne si prestigieux que les courtisans les plus fiers s'estimeraient trop heureux de le porter. Les premiers membres seront Édouard III d'Angleterre lui même, le prince de Galles (Édouard, le Prince Noir), ainsi que 24 compagnons. Ces "chevaliers fondateurs" étaient des hommes d'armes, dont certains n'avaient pas plus de vingt ans. L'ordre de la Jarretière est le plus important ordre de chevalerie britannique, et l'un des plus prestigieux au monde.

 

 

L'admission en son sein donne à ses membres le droit au titre de "Sir". Les bannières et armoiries des compagnons chevaliers sont suspendus dans la chapelle la chapelle Saint-George à Windsor. Chaque stalle est dotée d'une plaque indiquant le nom et les armes de l'occupant. Les bannières et armoiries, suspendues en permanence au dessus de la stalle du chevalier, ne sont retirées qu'à sa mort.

 

 

 

► 1349 Philippe VI acquiert de Humbert II, le Dauphiné, à la condition que dans l'avenir, le fils aîné du roi de France portera le titre de dauphin; par la suite, le titre passa aux fils aînés des dauphins, lorsque ceux-ci mouraient sans avoir régné.

 

 

 

► 1349 Mort de Jeanne II de Navarre, reine de Navarre, fille de Louis le Hutin. Son fils, Charles le Mauvais, lui succède. La Navarre, ancien État des basques, a été indépendante jusqu'en 1512, année de sa conquête militaire par le Duc de Alba. Jeanne II de Navarre, reine de Navarre, née en 1311, morte en 1349, était la fille du roi de France et de Navarre Louis X dit le Hutin et de Marguerite de Bourgogne. Elle fut reine de Navarre de 1328 à 1349. Charles le Mauvais, Charles II de Navarre, dit Charles le Mauvais (1332 - 1387) fut roi de Navarre de 1349 à 1387 et comte d'Évreux de 1343 à 1378.

 

 

Il est le fils de Philippe III et Jeanne II. En plus de ses titres officiels, et grâce aux tractations de sa mère, il détient également des droits en Champagne, le comté de Mortain, une partie du Cotentin, et dans le Vexin : Pontoise, Beaumont-sur-Oise et Asnières-sur-Oise. Il espéra longtemps une hypothétique restauration de ses droits éventuels à la couronne de France (à laquelle sa mère avait pourtant renoncé en 1328, avant sa naissance) et intrigua beaucoup dans ce but, allant jusqu'à épouser Jeanne de France, fille de Jean le Bon.

 

 

 

► 1349 - 30 mars Le Dauphiné est rattaché au royaume. Humbert II du Viennois, en mauvaise posture financière et politique, cède le Dauphiné au roi de France au traité de Romans. Le prince héritier du trône de France, Charles, petit-fils du roi, prend le titre de dauphin. Humbert II du Viennois, Humbert II de la Tour-du-Pin, né en 1312, mort en 1355, fut un dauphin du Viennois de 1333 à 1349. Le dernier Dauphin a été sévèrement jugé par ses contemporains comme un incapable et un dépensier : il n'avait pas l'ardeur guerrière de son frère et se rangeait plutôt dans le camp des pacifiques.

 

 

Il avait passé sa jeunesse à la cour de Naples où il avait pris goût pour le faste et les plaisirs du "quattrocento" italien. Il entretenait une cour fastueuse à Beauvoir-en-Royans qui est mal perçue par ses frustes contemporains. A la différence de ses prédécesseurs, Humbert ne mène plus cette vie itinérante d'un château delphinal à l'autre et préfère rester à Beauvoir. Il avait vidé les caisses de son Trésor pour organiser une vaine Croisade en Terre Sainte, quarante ans après le départ des derniers chrétiens de Saint Jean d'Acre.

 

 

Après la perte de son fils unique André, Humbert abandonne vite l'espoir d'avoir une descendance et projette dès 1337 de céder son héritage. Les difficultés financières s'accumulant, Humbert fait procéder à l'inventaire de ses biens en 1339 dans le but de vendre sa principauté au pape Benoît XII. La transaction avec le Pape ayant échoué, c'est finalement au roi de France Philippe VI de Valois que le Dauphiné est cédé en 1349. Pour sauver les apparences, la cession est appelée Transport. 

 

 

Le traité de Romans a été signé le 30 mars 1349 entre le Dauphin Humbert II et le royaume de France. Le Dauphin vendait sa principauté à la France, qui faisait alors un grand bond territorial à l'est du Rhône. Le traité prévoit également : que le Dauphiné serait le fief du fils aîné du roi de France, qui porte désormais le titre de Dauphin ; que le Dauphiné bénéficierait d'un statut fiscal particulier, le statut delphinal. Le Dauphiné de Viennois est une ancienne province française, qui correspond approximativement aux départements de l'Isère, de la Drôme et des Hautes-Alpes.

 

 

 

► 1349 avril Philippe VI achète Montpellier au roi de Majorque (Pierre IV d'Aragon). Pierre IV d'Aragon (1319-1387), roi d'Aragon (1336-1387), le Cérémonieux ou el del punyalet (celui avec une petite dague). Il déposa Jacques III de Majorque et joignit les Iles baléares et le Roussillon sous la couronne d'Aragon. Il a écrit les Chroniques de son nom.

 

 

 

► 1349 - 11 septembre Mort de Bonne de Luxembourg, épouse de Jean II. Bonne de Luxembourg, née le 20 mai 1315, morte le 11 septembre 1349, fut l'épouse du futur roi de France, Jean II dit le Bon. Fille de Jean Ier l'Aveugle, comte de Luxembourg et roi de Bohême, et d'Élisabeth de Bohême, elle épouse le dauphin Jean le 28 juillet 1332. De cette union naquirent 9 enfants dont les futurs Charles V et Philippe le Hardi, ainsi que Jean Ier de Berry, Jeanne de France, Marie, Agnès de France, Marguerite de France, Isabelle de France et Louis Ier d'Anjou. La réapparition de la peste en Occident entraîna son décès.

 

 

 

► 1349 Première implantation chinoise à SingapourLa République de Singapour est un pays d'Asie situé à 137 km au nord de l'équateur.

 

 

 

► 1350 - 11 janvier Mariage de Philippe VI avec Blanche de Navarre. Blanche de Navarre (1333-1398). Elle est la fille de Philippe III de Navarre et de Jeanne de France. D'abord destinée à une alliance avec la Castille, Blanche est ensuite promise au futur Jean II, mais c'est le père de celui-ci, Philippe VI de Valois - veuf de Jeanne de Bourgogne - qui l'épouse le 29 janvier 1349.

 

 

 

► 1350 - 19 février Jean II le Bon se remarie avec Jeanne d'Auvergne (1326-1361) fille de Guillaume comte d'Auvergne. Jeanne d'Auvergne, comtesse d'Auvergne et reine de France, est la fille et héritière de Guillaume XII d'Auvergne et de Marguerite d'Evreux. Mariée une première fois à Philippe de Bourgogne, fils du duc Eudes, elle est la mère du dernier duc capétien de Bourgogne, Philippe de Rouvre. Elle épouse en secondes noces le roi Jean le Bon, veuf de Bonne de Luxembourg ; elle en a trois enfants, qui ne vécurent pas.

 

 

 

► 1350 - 8 avril Mariage du futur Charles V avec Jeanne de Bourbon. Jeanne de Bourbon, née le 3 février 1337 à Vincennes, morte le 6 février 1378 à Paris. Elle était fille du duc de Bourbon Pierre Ier de Bourbon, mort à la bataille de Poitiers en 1356, et d'Isabelle de Valois (1313-1383). Par son mariage (8 avril 1350 à Tain-l'Hermitage) avec le futur Charles V (1337-1380), roi de France (1364-1380), elle devint reine de France de 1364 à 1378.

 

 

 

► 1350 - 22 août Mort de Philippe VI à Nogent-le-Roi, son fils Jean II le Bon lui succède.

 

 

 

► 1350 Mort de Philippe VI. - Il avait épousé en premières noces Jeanne de Bourgogne, fille du duc Robert II; en secondes noces, Blanche, fille de Philippe d'Évreux, roi de Navarre. Tant par ses mariages que par son accession au trône et ses négociations, il ajouta au domaine royal, outre le Dauphiné, la seigneurie de Montpellier, les duchés de Valois, d'Anjou et du Maine. Philippe VI laissait le souvenir d'un souverain incapable et d'un prince hautain: il imita à plusieurs reprises Philippe le Bel en altérant les monnaies et institua sur le sel l'impôt dit de la Gabelle.

 

 

 

► 1350 JEAN II le Bon (1350-1364)

 

 

 

► 1350 Jean II le Bon fut un bon chevalier mais un piètre roi. Mal conseillé, il dilapide le trésor royal et entre en conflit avec Charles le Mauvais roi de Navarre qui prétend secrètement au trône de France. Ce dernier était le fils de Philippe d'Évreux un des trois prétendants au trône lors de la succession de Charles IV. Il aurait donc pu prétendre au trône de France au cas ou Jean le Bon mourrait sans descendance aussi il ne cessa de fomenter des troubles dans le royaume.

 

 

Malgré son mariage avec Jeanne, fille de Jean le Bon en 1352, il persévère dans ses actions de sape et est emprisonné en 1356. Profitant des troubles le roi d'Angleterre Édouard III attaque la France. Son fils, le Prince Noir à la tête des troupes chevauche en Gascogne et en Languedoc. Le duc de Lancastre (Henry de Grosmont) débarque en Normandie. Jean le bon tente d'arrêter le prince Noir qui remonte vers la Normandie. Alors qu'il aurait pu vaincre, des erreurs tactiques vont lui faire perdre la bataille et sa liberté.

 

 

Les Anglais en mauvaise posture se réfugient dans des vignes empêchant les chevaliers de charger, ceux-ci doivent mettre pied à terre mais leurs lourdes armures les rendent vulnérables. La bataille fait rage, Jean met à l'abri deux de ses fils mais en garde un près de lui et c'est le fameux "père gardez-vous à droite, père gardez-vous à gauche". Jean perd la bataille, il est fait prisonnier avec son fils et emmené en Angleterre. C'était près de Poitiers le 19 septembre 1356.

 

 

C'est son fils Charles futur Charles V qui assure la régence. Il devra faire face à une situation très dégradée. C'est la plus grave crise qu'ait connu la monarchie française. Les états généraux tentent d'imposer au régent une réforme profonde du système de gouvernement avec un contrôle de leur part, c'est la grande ordonnance de 1357. Accéder à leurs demandes reviendrait à instaurer une monarchie parlementaire. Les campagnes se révoltent (jacqueries). Charles le Mauvais qui s'est évadé traite avec Édouard III d'Angleterre pour se partager la France.

 

 

Des bandes à la solde de Charles le Mauvais ravagent le royaume, et de connivence avec Étienne Marcel (prévôt des marchands de Paris) ils organisent des manifestations. Étienne Marcel sera tué par le peuple de Paris accusé de vouloir livrer Paris à l'Anglais. Charles parviendra à surmonter toutes ces difficultés. Deux traités de Londres 1358 et 1359 permettent à Jean le Bon de revenir en France mais les conditions sont exorbitantes.

 

 

Abandon de toute la façade atlantique du royaume à l'Angleterre et une forte rançon, plusieurs millions d'écus d'or. Deux fils du roi son pris en otage en attendant le paiement de la rançon. Les états généraux refusent les conditions. La guerre reprend. En 1363 l'un des otages, Louis duc d'Anjou (futur Louis Ier de Naples, fils de Jean le Bon), s'évade. Le roi n'écoutant que les lois de l'honneur retourne en Angleterre. Il y mourra quelques mois plus tard.

 

 

 

► 1350 à 1355 - Avènement en 1350 de Jean II le Bon (fils de Philippe VI de France). il régnait depuis peu de temps lorsqu'il fit exécuter sans jugement le connétable Raoul, comte d'Eu, parce qu'il le soupçonnait d'intelligences avec la cour d'Angleterre : il donna la charge devenue ainsi vacante à son favori Lacerda que, peu après, Charles le Mauvais fit assassiner. Par représailles, Jean profita de l'occasion d'un banquet à Rouen pour faire saisir Charles le Mauvais qui fut emprisonné, et un certain nombre de ses compagnons que l'on décapita séance tenante.

 

 

Le mécontentement que cet événement causa aux Anglais, dont Charles était l'allié, s'aggrava de l'échec subi dans le Combat des Trente par les champions anglais. On a donné ce nom à un combat que livrèrent en 1351, près de Ploërmel, trente chevaliers français, tenants de Charles de Blois, commandés par Beaumanoir de Josselin, à trente chevaliers anglais commandés par Richard Benborough, qui furent vaincus. La reprise de la guerre avec l'Angleterre devenait inévitable. En 1355, Jean le Bon convoqua les États généraux pour leur demander des subsides pour la soutenir. Le Prince Noir débarqua à Bordeaux à la tête d'une armée.

 

 

 

► 1350 - 26 septembre Sacre de Jean II le Bon à Reims.

 

 

 

► 1350 vers - Épanouissement de la ballade et du rondeau, avec Guillaume de Machaut et Eustache Deschamps, genres portés à leur perfection au XVe siècle par Christine de Pisan, Charles d'Orléans et François Villon.

 

 

 

►1350 Gothique flamboyant (Rouen, Paris, Lisieux). Le gothique flamboyant, appelé aussi gothique tardif, il naît dans les années 1350 et se développe jusqu'à la fin du XVe siècle, et parfois même dans certaines régions, telle la Lorraine, durant la première partie du XVIe siècle telle la Basilique de Saint-Nicolas-de-Port. Durant cette période, les innovations sont rares. La structure des édifices reste la même, mais leur décor évolue vers un ornement exubérant, "flamboyant", qui forme des sortes de flammes que l'on peut remarquer dans les remplages des baies ou sur les gâbles par exemple.

 

 

L'élévation se simplifie quelque peu avec souvent une élévation à deux niveaux (Saint-Germain l'Auxerrois), ou bien avec une élévation à trois niveaux mais avec un triforium aveugle. La voûte d'ogive se fait plus complexe, devenant dans certains édifices, décorative ; c'est le cas à la cathédrale Saint-Guy de Prague. La clef pendante ou cul-de-lampe, véritable prouesse technique, se fait plus fréquente (Saint-Ouen de Rouen, portail des Marmousets). Exemples d'édifices flamboyants : l'église Saint-Maclou et le Parlement de Rouen, la basilique Saint-Urbain de Troyes, l'église de Louviers, l'église de Brou, près de Bourg-en-Bresse, dans l'Ain.

 

 

 

► 1350 vers - Le français perd progressivement le statut de langue dominante en Europe. En Angleterre, où le français est de moins en moins maternelle et où elle doit être soutenue par un enseignement spécifique, cela se traduit notamment par l'augmentation du nombre de traités didactiques (et souvent juridiques ou épistolaires, le français devenant une langue spécialisée) visant à professer le français (qui sera nécessaire pour les postes importants jusque tard: XVIe siècle grosso modo: les lois sont en français ou en anglais jusque 1487 et imprègnera longtemps le domaine juridique: 'law french')

 

 

 

► 1351 Nouvelle convocation des États Généraux pour la levée d'impôts.

 

 

 

► 1351 Création de l'ordre de l'Étoile par Jean II. Sur le modèle anglais, le roi de France Jean II le Bon, crée le premier ordre de chevalerie français. La célébration de l'instauration de l'ordre de l'Étoile se déroule à Saint-Ouen. L'ordre de l'Étoile est un ordre de chevalerie fondé le 6 novembre 1351 par Jean le Bon, roi de France. La cérémonie inaugurale a lieu à Saint-Ouen le 6 janvier 1352. Il le crée pour s'attirer une nouvelle fidélité auprès des chevaliers français, et afin de les discipliner, pour éviter de renouveler le désastre de Crécy.

 

 

Pour y être admis, seuls les mérites personnels sur le champ de bataille comptaient ; la valeur lors des tournois n'était pas prise en compte. Une solde était versée aux chevaliers membres. Ses statuts prévoyaient que ses membres ne devaient jamais tourner le dos à l'ennemi. Lors de la bataille de Poitiers, cette disposition provoqua la mort ou la capture de plusieurs membres, dont le grand-maître, le roi en personne. L'ordre tomba ainsi rapidement en désuétude. Ordre de l'Étoile. Ordre français de chevalerie – l'un des tous premiers – créé par Jean le Bon en 1351. Sa devise "les astres montrent la voie aux rois" est symbolisée par une étoile blanche sur fond rouge.

 

 

 

► 1351 - 25 mars Combat de chevaliers français et anglais à Ploermël. Trente chevaliers français “tenants” de Charles de Blois et commandés par Beaumanoir de Josselin se battent contre trente chevaliers anglais commandés par Richard Benborough et les défont. La reprise de la guerre avec l'Angleterre, alors que Jean II le Bon règne depuis 1350, est inévitable. Combat des Trente, pendant la guerre de Succession de Bretagne, Josselin était aux mains de Jean de Beaumanoir, partisan de Charles de Blois.

 

 

Ploërmel, en revanche, était tenu par l'Anglais Richard de Brandenburg (ou Bembro) partisan des ducs de Bretagne de la maison de Montfort. Les deux garnisons s'affrontant continuellement, Beaumanoir proposa à Brandenburg un duel entre soldats pour régler l'attribution du territoire. Le 26 mars 1351 le combat épique se déroula près du "chêne de Mi-Voie", entre Ploërmel et Josselin. Les trente Bretons de Jean de Beaumanoir s'immortalisèrent en luttant contre les trente Anglais commandés par Brandenburg.

 

 

Huit Anglais furent tués et les autres se rendirent. On raconte que, dans l'ardeur du combat, le chef des Bretons, épuisé de chaleur et de fatigue, demanda à boire; l'un de ses compagnons lui répondit "Bois ton sang, Beaumanoir, la soif te passera". Malheureusement l'issue du combat ne règla rien et les garnisons anglaises continuèrent à traiter la région en pays conquis, l'exploitant et la rançonnant durement.

 

 

 

► 1354 - 8 janvier : Assassinat du connétable de France, Charles de la Cerda par des hommes de Charles II dit le Mauvais, roi de Navarre et comte d'Évreux. Charles de la Cerda, favori du roi Jean II le Bon, s'était vu offrir le comté d'Anjou que le roi avait promis à Charles de Navarre. Celui-ci, par vengeance, fait assassiner le favori, revendique son crime devant les plus hautes autorités, y compris le pape, et ses droits sont reconnus. Charles de la Cerda était le favori de Jean II le Bon. Il fut assassiné le 8 janvier 1354 à l'auberge de la "Truie-qui-File" par les hommes de main de Charles le Mauvais, roi de Navarre. Il est aussi connu sous le titre de comte Charles d'Angoulême ou Charles de la Cerda d'Angoulême.

 

 

 

 

► 1354 - 22 février Traité de Mantes entre Jean II le Bon et Charles II de Navarre, à l'avantage de ce dernier. Traité de Mantes, ce traité fut signé le 22 février 1354 à Mantes par Jean II de France et Charles II de Navarre. Par ce traité, Charles II le Mauvais, roi de Navarre accepta de perdre Asnières, Pontoise et Beaumont. En contrepartie il reçut le comté de Beaumont-le-Roger, les châteaux de Breteuil, Conches et de Pont-Audemer, le clos du Cotentin avec la ville de Cherbourg, les vicomtés de Carentan, Coutances et Valognes en Normandie.

 

 

Ce traité lui donnait également la permission de tenir chaque année un échiquier, prérogative ducale. De plus ce traité lui donna l'assurance de percevoir rapidement la dot de son épouse Jeanne de France (1343-1373), dot qui s'élevait à 60 000 deniers or. Lorsque l'on étudie ce traité, on se rend compte que le roi de Navarre fut largement gagnant, malgré la perte des châtellenies du Vexin et de l'Île-de-France, ce traité fut pour Charles II de Navarre très avantageux.

 

 

 

► 1354 Les Turcs ottomans acquièrent Gallipoli, sur la rive des Dardanelles, leur première possession en Europe. Gallipoli, ou Gelibolu est une ville turque située près du détroit des Dardanelles.

 

 

 

► 1355 - 10 septembre Traité de Valogne avec Charles le Mauvais. Par ce traité, Charles de Navarre, qui vient d'assassiner le connétable Charles d'Espagne, obtient du roi Jean II le Bon une totale amnistie pour son crime. Le traité de Valognes fut signé après moult plaintes du roi de Navarre auprès du pape. En effet Charles II de Navarre se plaignait des mauvais traitements que lui infligeait Jean II de France.

 

 

Le roi de Navarre réussit à apitoyer le pape Innocent VI et le Conseil royal, ceux-ci demandèrent la clémence pour Charles II le Mauvais. Le roi de France se méfiait des Anglais, mais malgré tout Jean II le Bon accepta avec regret de traiter avec son gendre le roi de Navarre. Le traité qui fut signé à Valognes le 10 septembre 1355 confirmait le traité de Mantes. En outre, le roi de France rendait à Charles II de Navarre tous ses biens et privilèges. Par son changement d'attitude, le roi de Navarre anéantissait les projets qu'Édouard III d'Angleterre avait échafaudés pour l'avenir.

 

 

 

► 1355 octobre Reprise de la guerre. Le Prince Noir, fils d'Édouard III d'Angleterre, lance l'offensive dans le Languedoc.

 

 

 

► 1355 - 2 décembre Les États généraux accordent une subvention excep-tionnelle.

 

 

 

► 1355 - 28 décembre Les États généraux votent la Grande Ordonnance limitant les pouvoirs royaux.

 

 

 

► 1356 - 10 janvier : L'empereur Charles IV du Saint-Empire promulgue la Bulle d'or, qui fixe les conditions d'élection à la tête du Saint-Empire : Trois électeurs ecclésiastiques (les archevêques de Mayence, Trèves et Cologne), et quatre électeurs laïques (le roi de Bohême, le comte palatin du Rhin, le duc de Saxe et le margrave de Brandebourg) réunis à Francfort choisissent le souverain, couronné à Aix-la-Chapelle. La désignation du souverain échappe à la papauté, mais son pouvoir est réduit à néant.

 

 

Les grandes principautés peuvent préserver l'indépendance totale qu'elles ont acquise et les Électeurs prennent soin de choisir des candidats sans prestige et sans autorité. Cette politique entraîne le recul du germanisme vers l'Est et compromet la cohésion allemande. Charles IV du Saint-Empire, Charles IV de Luxembourg (14 mai 1316 - 29 novembre 1378) est roi des Romains (1346-1378), empereur du Saint-Empire (1355-1378), roi de Bohème (1346-1378), comte de Luxembourg (1346-1353) et margrave de Brandebourg (1373-1378). Fils de Jean de Luxembourg, roi de Bohême et empereur du Saint-Empire et d'Élisabeth Premyslovna, héritière par son père Venceslas II de la couronne de Bohème.

 

 

Il reçoit le titre de Margrave de Moravie dès 1333 et, en 1346, il accède au trône de Bohème. Il est élu en 1355 empereur du Saint-Empire. La Bulle d'or, parfois appelée Bulle d'Or de Metz, était la charte de constitution du Saint Empire Romain Germanique, promulguée par l'empereur Charles IV le 10 janvier 1356. Elle donne sa forme constitutionnelle à l'Empire et attribue le choix du roi aux princes-électeurs. Les Princes-Électeurs - ou Électeurs - étaient les sept princes allemands qui élisaient l'empereur romain germanique, dont le statut fut défini par la Bulle d'Or de 1356. Il fallait la majorité des voix pour être élu Empereur. Les Électeurs disposaient de privilèges très étendus dont la souveraineté territoriale ("Landeshoheit") qui les rendaient quasi indépendants de l'Empereur.

 

 

 

► 1356 - 5 avril Jean II le Bon fait emprisonner Charles le Mauvais à Rouen. Charles le Mauvais, roi de Navarre et gendre du roi de France, complote avec le roi d'Angleterre et tente de dresser le Dauphin contre son père, Jean II le Bon. Excédé, le roi vient lui-même à Rouen où il fait enfermer son gendre.

 

 

 

► 1356 - 19 septembre : bataille de Poitiers : Édouard de Woodstock dit le Prince Noir, défait les Français à Poitiers et capture le roi Jean II le Bon ainsi que de nombreux chevaliers. Bataille de Poitiers en 1356 (livrée à Maupertuis), dans laquelle les Français furent battus par les Anglais et le roi Jean fait prisonnier et emmené à Londres. Le dauphin Charles (futur Charles V), régent pendant la captivité de son père, réunit à deux reprises (1358-1357) les États généraux pour leur demander de nouveaux subsides destinés à entretenir une armée pour défendre le territoire pendant la captivité du roi.

 

 

Les États, dirigés par Robert Le Coq, évêque de Laon et Étienne Marcel, prévôt des marchands, firent preuve d'une vive hostilité envers la couronne: ils accordèrent néanmoins les subsides demandés; mais à la condition qu'une commission de trente-six membres, nommée dans leur rein, aurait le contrôle de leur emploi. Étienne Marcel, prévôt des marchands de Paris et homme politique français né vers 1315, mort à Paris en 1358, Étienne Marcel joua un rôle considérable aux États généraux de 1355 et 1357.

 

 

Devant l'opposition du dauphin (futur Charles V) il organisa le 22 février 1358 la première journée révolutionnaire parisienne. Avec ses partisans, il envahit le palais et obligea le dauphin à renouveler l'ordonnance de 1357 qui prévoyait le contrôle des subsides par les États généraux, un conseil adjoint au dauphin. Devenu maître de Paris, il s'efforça de gagner la province à sa cause, mais le dauphin ayant pu s'enfuir bloqua Paris. Étienne Marcel se compromis par son alliance avec Charles II le Mauvais; alors qu'il essayait de faire entrer ce dernier dans Paris au milieu de la nuit, il fut surpris par l'échevin Jean Maillard, partisan du dauphin, qui l'éxecuta.

 

 

 

► 1356 Régence du futur Charles V.

 

 

 

► 1357 - 3 mars Grande Ordonnance sur la réforme du royaume. Les États généraux contraignent le dauphin Charles, futur Charles V le Sage, à promulguer la Grande Ordonnance qui vise à établir une sorte de monarchie constitutionnelle sur le modèle de la Grande Charte anglaise.

 

 

 

► 1357 - 23 mars Trêve de Bordeaux entre la France et l'Angleterre. Après la bataille de Poitiers où il a été fait prisonnier le 17 septembre 1356, Jean II le Bon signe une trêve de deux ans avec le Prince Noir. Il est envoyé en Angleterre où il demeurera en captivité pendant trois ans.

 

 

 

► 1357 - 9 novembre Évasion de Charles le Mauvais.

 

 

 

► 1357 apparition du linceul de Turin à Lirey. Le Suaire de Turin est un drap en lin ancien qui montre l'image d'un homme qui présente, semble-t-il, les traces de tortures physiques correspondant à une crucifixion. Il est conservé dans la chapelle royale de la Cathédrale Saint-Jean-Baptiste de Turin, Italie. Les partisans de l'authenticité pensent que c'est le linceul, qui a recouvert Jésus de Nazareth quand il fut mis au tombeau : son image fut, d'une certaine manière, imprimée en négatif sur les fibres, à un moment qui correspondrait, peu ou prou, l'époque de la proclamation de la résurrection de Jésus.

 

 

Pour les sceptiques, le suaire est un faux : ou une contrefaçon médiévale ou l'oeuvre réaliste d'un artiste, à des fins de dévotions. Le Saint-Suaire désigne, dans le langage courant, un linge qui a recouvert le visage du Christ, ou bien le linceul qui a servi à envelopper son corps après la mort, selon le mode de sépulture en usage chez les Juifs, avant de le déposer au tombeau selon le Nouveau Testament. Très tôt, des linges assimilés à cet événement sont devenus l'objet d'un culte. Dans l'Histoire, l'Église n'a pas toujours reconnu l'authenticité de ces reliques, cela fut fonction des époques et des personnalités concernées. Depuis une vingtaine d'années, le linceul de Turin a fait l'objet de nouvelles études scientifiques.

 

 

 

► 1358 janvier Signature du traité de Londres entre Jean II et Édouard III d'Angleterre. Premier traité de Londres (janvier 1358), ce premier traité de Londres fut signé en janvier 1358, par Édouard III d'Angleterre et Jean II de France. Ce traité concernait la libération du roi de France. Édouard III obtient : Les anciennes possessions d'Aquitaine des Plantagenêts : La Guyenne (qui a été confisquée par Philippe VI en début de conflit), la Saintonge, la Poitou, le Limousin, le Quercy, le Périgord, le Rouergue et la Bigorre; Une rançon de 4 millions d'écus; Il ne renonce pas à la couronne de France.

 

 

 

► 1358 - 22 février Étienne Marcel soulève Paris avec l'aide de Charles le Mauvais. Étienne Marcel à la tête d'insurgés parisiens force les portes du Louvre et assassine devant le Dauphin, futur Charles V, le maréchal de Champagne et le maréchal de Normandie qui sont les conseillers du roi. A la tête d'un mouvement insurrectionnel, le chef de la municipalité de Paris, Etienne Marcel pénètre dans l'hôtel du dauphin.

 

 

Il fait assassiner sous ses yeux les maréchaux de Champagne et de Normandie. En l'absence du roi Jean II, prisonnier des anglais depuis septembre 1356, le dauphin, futur Charles V, se soumet aux exigences d'Etienne Marcel. Il accepte de renouveler l'ordonnance de réforme de mars 1357 associant les bourgeois à la gestion du royaume et prend le titre de régent dans l'attente de la libération de son père.

 

 

 

► 1358 Tentative de coup d'État d'Étienne Marcel, prévôt des marchands de Paris. Prévôt, au Moyen Âge et sous l'Ancien Régime, le prévôt est un agent d'administration domaniale. Il existe également des prévôts dans l'administration sous l'Ancien Régime, comme le prévôt de Paris (mort en 1789), le prévôt des maréchaux de France, le prévôt général et les prévôts royaux. Prévôt. 

 

 

Officier du roi ou du seigneur chargé à partir du XIe siècle de rendre la justice et d'administrer les domaines. A Paris, le prévôt des marchands est le chef de la municipalité. Il gère l'arrivée des marchandises par voie d'eau, juge les officiers de la ville, exerce la justice entre les marchands et les commis, répartit la capitation, administre les dépenses relatives aux édifices, etc. Après la révolte d'Étienne Marcel, le roi limite les pouvoirs du prévôt dans la capitale.

 

 

 

► 1358 - 14 mars Le dauphin Charles devient régent.

 

 

 

► 1358 mars Le dauphin, régent quitte Paris pour Compiègne.

 

 

 

► 1358 - 21 mai Grande jacquerie contre les seigneurs. Des paysans du Beauvaisis (nord du Bassin parisien) se révoltent contre les taxations royales et seigneuriales (il faut alors payer la rançon du roi Jean le Bon, prisonnier des Anglais). Ils se regroupent en bande, pillent et incendient les châteaux, tuent les nobles. La révolte s'étend, menée par Etienne Marcel, le prévôt des marchands de Paris. Mais le roi de Navarre, Charles le Mauvais, écrasera les "Jacques" à Mello le 10 juin. Le mot "jacquerie" vient de "Jacques" le surnom des paysans, des vilains.

 

 

 

► 1358 - 28 mai Début du mouvement de la Jacquerie. Cette révolte des paysans de Picardie, d'Ile-de-France et de Champagne commence ce jour par une rixe entre paysans armés et les habitants de Saint-Leu-d'Esserent. L'émeute des Jacques, paysans riches qui soutiennent le roi de France, prisonnier en Angleterre, qui ont coupé l'approvisionnement de Paris où Étienne Marcel se dresse contre le Dauphin, futur Charles V, sera violemment écrasée par Charles de Navarre, le 10 juin suivant à Mello. La Jacquerie, éclata le mouvement populaire appelé la Jacquerie, du nom de Jacques sous lequel on désignait par dérision les paysans.

 

 

Ceux-ci, exaspérés par les longues misères résultant de l'invasion de la France par les bandes anglaises, se soulevèrent contre l'autorité royale et contre leurs seigneurs, dont ils pillèrent et brûlèrent les châteaux. Cette révolte fut durement réprimée et échoua misérablement. Pendant ce temps, le pays était dévasté par les Grandes Compagnies, bandes formées, pour la plus grande partie, des mercenaires étrangers qui avaient fait partie de l'armée du roi Jean, défaite à Poitiers, et avaient été licenciés sur place, et probablement sans solde.

 

 

Gens de sac et de corde, ils ne vivaient que de pillage dans les pays qu'ils parcouraient en tous sens jusqu'à ce qu'ils n'en pussent plus rien tirer. Les méfaits de ces bandes, en révélant le danger qu'il y avait à faire défendre le territoire national par des mercenaires étrangers dont on ne pouvait plus ensuite se débarrasser, furent sans doute une des raisons pour lesquelles les États généraux de 1357 votèrent la création d'une armée permanente de 30 000 hommes. Cette année 1358 fut encore marquée par une insurrection des habitants de Paris contre le dauphin Charles, qui faisait percevoir des impôts sans l'autorisation des États généraux.

 

 

 

► 1358 - 10 juin Écrasement de la révolte paysanne par Charles le Mauvais et Étienne Marcel. Charles le Mauvais écrase les jacques. Charles le Mauvais qu'Étienne Marcel a fait sortir de prison, achève de tailler en pièce, à Meaux, les jacques qu'entraîne un certain Guillaume Carle et qui se sont révoltés en Picardie, en Champagne et en Beauvaisis, depuis le 28 mai, contre les nobles et les propriétaires.

 

 

 

► 1358 - 31 juillet Étienne Marcel est exécuté par les partisans du dauphin (futur Charles V). Troublés que le prévôt des marchands de leur ville, capitale du royaume de France, puisse espérer le secours des armées de l'Angleterre et de la Navarre, et inquiets qu'il nomme capitaine de la ville, Charles le Mauvais qui prétend au trône de France avec le soutien des Anglais, les Parisiens, en ce 31 juillet 1358, exécutent Étienne Marcel et ses partisans.

 

 

 

► 1358 - 2 août Le dauphin (futur Charles V) regagne Paris.

 

 

 

► 1359 - 24 mars Jean II signe le second traité de Londres. Deuxième traité de Londres (l'endenture mars 1359), Ce second traité de Londres appelé également l'Endenture fut signé par Édouard III d'Angleterre et Jean II de France le 24 mars 1359. En France, le pouvoir de la noblesse est discréditée par les défaites militaires. Les Jacqueries sont exploitées par des opportunistes qui font sombrer le pays dans la guerre civile.

 

 

Etienne Marcel le prévôt des marchands de Paris et chef du tiers état tente de prendre le pouvoir à la faveur des états généraux. Charles le Mauvais tente de profiter de la situation pour revendiquer la couronne alors que ses parents y avaient renoncé. Profitant des troubles, Édouard III d'Angleterre impose un second traité encore plus contraignant. Par ce traité Jean II le Bon accordait au roi d'Angleterre les anciennes possessions d'Aquitaine des Plantagenêts: La Guyenne (qui a été confisquée par Philippe VI en début de conflit), la Saintonge, le Poitou, le Limousin, le Quercy, le Périgord, les comtés de Gaure et de Bigorre, l'Angoumois, l'Agenais, Calais, le Ponthieu et la Gascogne.

 

 

Il accordait également toutes les terres qui ont un jour appartenu à l'Angleterre : le Maine, la Touraine, l'Anjou et la Normandie. Le roi d'Angleterre reçoit l'hommage du duc de Bretagne. Ce qui permet de régler la guerre de succession de Bretagne en faveur de Jean de Montfort allié des Anglais. De plus il accordait la suprématie du duché de Bretagne au souverain anglais. Il s'agissait d'un véritable dépeçage du royaume de France. Quelles furent les menaces utilisées par le roi d'Angleterre, quelles furent les serments faits par Édouard III d'Angleterre, quelle rouerie, quelle perfidie le souverain anglais a t-il employé pour amener Jean II le Bon à céder autant de terres françaises au souverain anglais.

 

 

Le montant exhorbitant de la rançon pour la libération de Jean II le Bon (4 millions d'écus) devait être versé aux Anglais avant le 24 juin 1360. Cela représente plus de la moitié du territoire et plusieurs années de recettes fiscales. Accepter ces conditions discréditerait définitivement les Valois et risqueraient de faire ressombrer le Royaume dans la guerre civile offrant à Édouard III d'Angleterre la couronne sur un plateau. Lorsque ce second traité de Londres se trouva entre les mains des conseillers royaux, d'une seule voix ceux-ci refusèrent ce traité déshonorant, humiliant et dangereux pour le royaume de France.

 

 

 

► 1359 - 8 juin Bertrand du Guesclin prend Melun à Charles le Mauvais. Bertrand du Guesclin, né en 1320 à la Motte-Broons près de Dinan, mort en juillet 1380 devant Châteauneuf-de-Randon, est un connétable de France. il gagne le respect de la noblesse à la pointe de son épée. Engagé dans l'armée française à l'âge vingt ans et ne la quittera plus par la suite, il conduira de nombreuses attaques contre les Anglais dans les forêts bretonnes entre 1342 et 1360, à la tête d'une bande de partisans. Il participera à la défense de Rennes, assiégé par le duc de Lancaster, en 1356, avant d'être nommé lieutenant l'année suivante.

 

 

Il rendra part alors à plusieurs batailles contre les Anglais et les Navarrais, jusqu'en 1364. Victorieux à Cocherel, il sera nommé capitaine général des pays situés entre la Seine et la Loire, puis partira pour l'Espagne à la tête d'une armée de mercenaires. Il détrônera le roi de Castille Pierre le Cruel pour le remplacer par son demi-frère, Henri de Trastamare, allié des Français. Cette campagne durera cinq ans.

 

 

Promu connétable de France en 1370, Du Guesclin entreprendra la conquête du Périgord, du Poitou, de l'Angoumois, d'Aunis, et de la Normandie. Il luttera contre les Grandes Compagnies (pilleurs) qui sévissaient en Auvergne, à partir de 1379. Du Guesclin décédera pendant le siège de Châteauneuf-de Randon et aura droit à quatre sépultures : une à la basilique Saint-Denis, près du roi de France, une au Puy, une à Clermont-Ferrand et la dernière à Dinan, la seule demeurée inviolée. Le cénotaphe où repose son coeur, se trouve à l'église Saint-Sauveur de Dinan.

 

 

 

► 1359 - 25 juin Rejet du traité de Londres par le régent et les États Généraux.

 



27/02/2021
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