L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

De 1740 (Mort de Charles VI du Saint-Empire) à 1762 (JJ Rousseau écrit "Du contrat social"

 

 

 

► 1740 - 20 octobre Mort de Charles VI du Saint-Empire, sa fille Marie-Thérèse (Marie-Thérèse Ière d'Autriche) lui succède posant le problème de la succession. Marie-Thérèse Ière d'Autriche, Marie-Thérèse Ière de Hongrie, Marie-Thérèse de Habsbourg, née à Vienne, le 13 mai 1717, décédée à Vienne, le 29 novembre 1780. Archiduchesse d'Autriche et "roi" de Hongrie (1740 à 1780) et reine de Bohême de 1743 à 1780, Impératrice des Romains en 1745. Fille de Charles VI. L'impératrice Marie-Thérèse descendait directement de Louis XIII.

 

 

En effet, elle était l'arrière-petite-fille de Philippe de France (1640-1701), duc d'Orléans, frère de Louis XIV, dont la fille Élisabeth Charlotte d'Orléans (1676-1744) avait épousé Léopold (1679-1729), duc de Lorraine et de Bar, père de François Ier, qu'elle épousa le 12 février 1736. Par la Pragmatique sanction de 1713, elle devait recevoir la totalité des États des Habsbourg. Cependant, elle dut mener la Guerre de Succession d'Autriche (1740-1748) contre la Prusse, la Bavière, la Saxe ainsi que la France et l'Espagne.

 

 

Cette guerre lui fit perdre la Silésie. En 1745, elle fit élire son époux François Ier, Empereur germanique. Elle porta ainsi son titre d'impératrice. Elle fit la guerre contre Frédéric II de Prusse, dans la Guerre de Sept Ans (1756-1763) afin de récupérer la Silésie, mais elle échoua. Durant son règne, elle a entreprit diverses réformes centralisatrices, notamment grâce à l'aide de son chancelier, Kaunitz. Elle fut aussi une adepte du mercantillisme. Dès 1765, elle s'associa à son fils Joseph II.

 

 

 

 

► 1740 à 1748 - Guerre de la succession d'Autriche. - L'empereur d'Allemagne Charles VI laissait ses biens héréditaires à sa fille Marie-Thérèse (Marie-Thérèse Ière d'Autriche), mais les droits de cette princesse furent contestés par les rois de Pologne, de Prusse et d'Espagne et le duc de Bavière. Les prétentions de ce dernier étaient soutenues par Louis XV. L'Angleterre, la Hollande et la Russie prirent le parti de Marie-Thérèse. Il s'ensuivit une guerre dans laquelle les armées françaises s'illustrèrent, d'ailleurs sans profit. 

 

 

La Guerre de succession d'Autriche (1740–1748, traité d'Aix-la-Chapelle) est un conflit européen né de la Pragmatique Sanction, par laquelle l'empereur Charles VI lègue à sa fille Marie-Thérèse Ière d'Autriche le Saint Empire romain germanique. Le 20 octobre 1740, Marie-Thérèse Ière d'Autriche, de la maison de Habsbourg, succède à son père Charles VI du Saint-Empire, en accord avec la Pragmatique Sanction. Âgée de seulement 23 ans, et en tant que femme, elle est considérée comme un chef fragile. D'autres princes aspirent à la remplacer sur le trône. Guerre de la Successiond'Autriche  (1740-1748).

 

 

Conflit européen pour la succession de l'empereur Charles VI d'Autriche. S'il a pris soin d'assurer le couronnement de sa fille Marie-Thérèse, celle-ci est contestée par les grands princes européens. En 1740, Charles-Albert de Bavière se fait élire empereur contre elle sous le nom de Charles VII. La guerre éclate entre les partisans des deux souverains : sous l'égide anti-autrichienne se coalisent la France (Louis XV de France), la Prusse (Frédéric II de Prusse), la Bavière (Charles-Albert de Bavière, futur Charles VII du Saint-Empire), la Saxe (Frédéric-Auguste II de Saxe, Auguste III de Pologne) et l'Espagne (Philippe V d'Espagne), tandis que Marie-Thérèse gagne l'appui de l'Angleterre (George II de Grande-Bretagne) et des Pays-Bas.

 

 

En dépit de cette faiblesse apparente, l'héritière du trône d'Autriche obtient la victoire et le trône, auquel elle associe son époux François de Lorraine, sacré empereur sous le nom de François Ier du Saint-Empire. Charles VII du Saint-Empire, (Bruxelles 6 août 1697 - Munich 20 janvier 1745), fils de Maximilien-Emmanuel de Bavière, électeur de Bavière, il épouse en 1722 Marie-Amélie (1701-1756) fille de Joseph Ier. Empereur allemand de 1742 à 1745. Il succéda en 1726 à son père dans l'électorat de Bavière. Après la mort de l'empereur Charles VI du Saint-Empire (1740), il refusa de reconnaître Marie-Thérèse, fille de Charles VI, pour héritière des États d'Autriche, et prétendit avoir droit à la couronne en vertu d'un testament de Ferdinand Ier.

 

 

Il fut soutenu par la France, et les troupes de Louis XV parvinrent à le faire couronner duc d'Autriche à Lintz, roi de Bohême à Prague, et enfin empereur à Francfort en 1742. Mais la fortune ne tarda pas à l'abandonner : il perdit en peu de temps toutes ses conquêtes et fut même chassé de ses États héréditaires. Cependant en 1744, le roi de Prusse Frédéric II de Prusse ayant fait dans la Bohême une diversion qui occupa l'armée impériale, Charles en profita pour recouvrer ses États et rentra enfin dans Munich. Il y mourut en 1745.

 

 

 

 

► 1740 Crébillon fils écrit 'Le Sopha’

 

 

 

 

► 1740 à 1814 - naissance et mort du marquis de Sade. Romancier français. Élevé et éduqué chez les jésuites et au collège de la cavalerie royale, Donatien Alphonse François dit Sade a passé une grande partie de sa vie en prison où il mourra. Ses moeurs et ses écrits - 'Les cent vingt jours de Gomore ou l'école du libertinage'; 'Justine ou les infortunes de la vertu' - étaient autant de provocations libertines et révolutionnaires que la société napoléonienne ne pouvait que réprimer.

 

 

Héritier de Diderot et de Rousseau, il fait de la renaissance philosophique de l'individu une apologie de la débauche, de la cruauté et de la satisfaction systématique de tous les vices. En projetant les fantasmes de l'homme, il a influencé les surréalistes dans leur dénonciation des interdits culturels.

 

 

 

 

► 1741 Invasion de la Bohême par les Français; siège et prise de Prague, puis les Français, commandés par le lieutenant-colonel Chevert, sont contraints d'abandonner la ville. François de Chevert, l'illustre homme de guerre qui, engagé à quinze ans, conquit tous ses grades par des actions d'éclat, notamment au siège de Prague, et mourut lieutenant général et grand-croix de Saint-Louis en 1769.

 

 

 

 

► 1741 à 1753 - La puissance de la France dans l'Inde se développa, atteignit son apogée et commença à décliner pendant la guerre de la succession d'Autriche. Les Français avaient depuis longtemps (XVIe siècle) des établissements de commerce dans cette contrée, mais on n'en envisagea sérieusement l'organisation que lorsque la Compagnie des Indes engloba, en 1719, toutes les autres compagnies françaises qui y avaient des intérêts. Dupleix et La Bourdonnais firent la conquête d'une partie de la péninsule et s'y couvrirent de gloire; malheureusement, de graves dissentiments éclatèrent entre eux. Dupleix fut rappelé. 

 

 

Joseph François Dupleix (1er janvier 1697 à Landrecies - 10 novembre 1763) fut gouverneur général des comptoirs français en Inde, et le grand rival de Robert Clive. Il fit plusieurs déplacements dans les Amériques et en Inde, et en 1720 fut nommé un membre du conseil supérieur de Pondichéry. Il fit preuve d'un grand sens des affaires, et en addition à ses devoirs officiels fit de grandes spéculations pour son compte et acquit une fortune. En 1730 il fut fait superintendant des affaires françaises à Chandernagor, la ville prospérant sous son administration énergique et grossit pour devenir d'une grande importance.

 

 

Sa réputation lui procura en 1742 le poste de gouverneur général de tous les établissements français de l'Inde. Son ambition désormais était d'acquérir pour la France de vastes territoires en Inde, et à cet effet il entra en relations avec les princes locaux, et adopta un style de splendeur orientale dans son costume et son cadre de vie. Les Britanniques en prirent ombrage. Mais le danger pour leur expansion et leur pouvoir en Inde était partiellement évité du fait de la jalousie amère réciproque qui existait entre Dupleix et La Bourdonnais, gouverneur de l'île de Bourbon (de nos jours la Réunion). 

 

 

La Bourdonnais, Bertrand François Mahé, comte de La Bourdonnais est né à Saint-Malo le 11 février 1699 et mort à Paris le 10 novembre 1753. Marin français, il s'illustra dans divers conflits menés contre les anglais dans l'océan Indien. Notamment en Inde la prise de Mahé ou en septembre 1747 celle de Madras pratiquement sans un coup de feu. Mais ce coup d'éclat lui vaudra l'inimitié de Joseph François Dupleix qui mènera La Bourdonnais à la Bastille.

 

 

 

 

► 1741 - 28 mars Traité de Nymphenburg scellant l'alliance de la France, l'Espagne, la Bavière, la Saxe et la Pologne contre Marie-Thérèse Ière d'Autriche. La Saxe est aujourd'hui l'un des 16 Länder allemands composant l'Allemagne.

 

 

 

 

► 1741 Bien que désirant rester en dehors du conflit (Marie-Thérèse avait proposé de céder les Pays-Bas autrichiens en échange de la neutralité de la France), Louis XV et Fleury sont contraint par le parti anti-autrichien du maréchal de Belle-Isle et la pression de l'opinion de soutenir l'électeur de Bavière (Charles-Albert de Bavière) et de signer des accords avec l'Espagne (Philippe V d'Espagne) et avec Frédéric II de Prusse.

 

 

 

 

► 1741 - 29 août Rétablissement de l'impôt du dixième. La guerre de Succession d'Autriche coûte cher à la couronne de Louis XV. Il faut de l'argent. Philibert Orry, contrôleur général des Finances, se voit contraint de rétablir l'impôt du dixième. Philibert Orry, comte de Vignory, seigneur de La Chapelle-Godefroy, est un homme d'État français né à Troyes le 22 janvier 1689 et mort à La Chapelle-Godefroy le 9 novembre 1747.

 

 

 

 

► 1741 à 1803 - naissance et mort de Pierre Choderlos de Laclos. Officier et écrivain français. Capitaine d'artillerie à la carrière honorable, Pierre Choderlos de Laclos est tout à fait méconnu avant la parution de son chef-d'oeuvre, 'Les liaisons dangereuses'. Né au hasard de ses garnisons à Besançon, à l'île d'Aix, puis à Paris, l'ouvrage suscite un vif scandale lors de sa sortie. Mettant en scène des aristocrates aux moeurs plus que libertines, Laclos reprend un genre à la mode, celui du roman épistolaire, exploitant pour la première fois toutes ses ressources : multiplication des points de vue, liberté de ton, ironie cruelle de la chronologie, et surtout distanciation vis-à-vis des personnages. La Révolution éclate, et Laclos, épris de liberté, rejoint le club des Jacobins. Commissaire aux armées, il prépare largement la victoire de Valmy. Mais il est bientôt arrêté... C'est la chute de Robespierre qui le sauve de l'échafaud. Réintégré dans l'armée par Bonaparte, il continue de produire quelques poèmes, mais meurt avant d'avoir achevé son second roman.

 

 

 

 

► 1742 - 24 janvier Charles-Albert de Bavière (Charles VII du Saint-Empire) est élu empereur germanique. Charles VII du Saint-Empire (Bruxelles 6 août 1697 - Munich 20 janvier 1745), fils de l'électeur de Bavière, il épouse en 1722 Marie-Amélie (1701-1756) fille de Joseph Ier. Empereur allemand de 1742 à 1745.

 

 

 

 

► 1742 - 20 avril Les armées françaises s'emparent d'Eger (ville d'Hongrie)

 

 

 

 

► 1742 décembre  Marie-Thérèse Ière d'Autriche reconquiert la Bohême  occupée par les Français.

 

 

 

 

► 1742 à 1793 - naissance et mort de Marc-Antoine Désaugiers acteur, metteur en scène, musicien et chansonnier du Caveau (académie de chanteurs de l'époque), dessine à grands traits réalistes un "Tableau de Paris à cinq heures du matin" sur l'air de "La Rosière", une contredanse du XVIIIe siècle. Il ouvre ainsi la voie à une grande lignée de portraitistes de la capitale. Cette description quasi documentaire de la ville s'attarde sur les petits métiers, notamment des halles, mettant en lumière toute l'effervescence de la ville. Desaugiers écrira également le pendant vespéral de cette chanson: "Tableau de Paris à cinq heures du soir".

 

 

 

 

► 1742 Louis Racine écrit 'La Religion'. Louis Racine est un poète français né à Paris le 6 novembre 1692 et mort à Paris le 29 janvier 1763, second fils de l'illustre dramaturge Jean Racine. Louis Racine perdit son père à l'âge de 7 ans. Il fit ses études au Collège de Beauvais sous la direction de Rollin, puis fit son droit et devint avocat. Puis, se tournant vers la carrière ecclésiastique, il entra chez les Oratoriens.

 

 

Le chancelier d'Aguesseau le prit sous sa protection. Chez celui-ci, à Fresnes, il composa son poème de 'La Grâce' (publié en 1720). Outre ses deux poèmes didactiques 'La Grâce' et 'La Religion', Louis Racine a composé une traduction du 'Paradis Perdu' de Milton (1755), 'une Ode sur l'harmonie' (1736), 'une Ode sur la paix' (1736). Il a publié de très intéressants Mémoires sur la vie de Jean Racine, souvent reproduits dans les éditions anciennes des oeuvres de Racine. Il est également l'auteur de 'Réflexions sur la poésie' (1747).

 

 

 

 

► 1742 François Boucher peint 'Diane sortant du bain'. François Boucher (1703 - 1770) est un peintre français du XVIIIe siècle. Il est l'exemple type du style rococo.

 

 

 

 

► 1742 "Le Messie" de Georg Friedrich Haendel présenté pour la première fois. Écrit l'été précédent en seulement trois semaines, "le Messie" de Haendel est présenté pour la première fois à Dublin, au profit d'institutions de charité. Frustré par ses échecs à l'opéra, Haendel en utilise certains ressorts pour donner à son oratorio une dimension nouvelle, même si le caractère sacré du genre ne permet pas toutes les excentricités. Le succès de cette oeuvre, qui deviendra la plus connue du compositeur, sera pourtant tardive et essentiellement posthume.

 

 

 

 

► 1743 - 29 janvier Mort du cardinal de Fleury, Louis XV décide de gouverner seul.

 

 

 

 

► 1743 mai L'Angleterre s'allie à l'Autriche contre la France.

 

 

 

 

► 1743 - 27 juin Défaite française à Dettingen face aux anglo-hollandais. C'est la guerre de Succession d'Autriche. Les Anglais débarquent à Hanovre. George III d'Angleterre, défait Adrien Maurice, comte d'Ayen, et troisième duc de Noailles (Adrien Maurice de Noailles). La bataille de Dettingen se déroula le 16 juin 1743 à Dettingen en Bavière pendant la guerre de Succession d'Autriche.

 

 

 

 

► 1743 - 24 octobre Pacte de Fontainebleau d'alliance entre la France et l'Espagne.

 

 

 

 

► 1743 Bernard Le Bouyer de Fontenelle écrit le recueil 'Nouvelles libertés de penser' (contient "Le Philosophe") Anonyme. Le 'Traité de la liberté de l'âme' passa au XVIIIe siècle pour être un des plus fameux monuments du fatalisme moderne. Cet opuscule aurait paru en 1700 pour être aussitôt interdit, lacéré et brûlé par ordre du Parlement. Il reparut en 1743 dans les 'Nouvelles Libertés de penser', recueil de pièces libertines qui fit sa notoriété. Lelarge de Lignac leva en 1760 l'anonymat de cette pièce en l'attribuant à Fontenelle, décédé trois ans auparavant, et elle figure depuis lors dans les Oeuvres complètes de ce philosophe.

 

 

 

 

► 1743 à 1793 - naissance et mort de Lavoisier. Chimiste français, il n'a en rien enrichi l'inventaire des choses naturelles, ni découvert quelque phénomène qui eût été inconnu avant lui. Mais on lui doit, en revanche, d'avoir conçu et mis à l'épreuve une méthode de penser la représentation de l'univers matériel. Grâce à lui, le rapport de la substance au substantif sera désormais pensé au moyen de pesées. L'analytique doit trouver son image exacte dans le dénotatif, et celui-ci rend compte par la composition vocalique de la structure associative des combinaisons.

 

 

La consistance de son système repose sur le principe newtonien d'économie:"Rien ne se crée, ni dans les opérations de l'art, ni dans celles de la nature, et l'on peut poser en principe que, dans toute opération, il y a une égale quantité de matière avant et après l'opération; que la qualité et la quantité des principes sont les mêmes et qu'il n'y a que des changements, des modifications". Dès lors, le champ matériel des transformations est réductible en droit aux équations qui décrivent les occurrences des combinaisons, ce qui entraîne l'obligation corrélative de clore tout système expérimental, afin d'en tenir l'exacte définition quantitative.

 

 

 

 

► 1744 - 15 mars Louis XV déclare la guerre à l'Angleterre et à l'Autriche. La France, parce que les droits à la succession de l'empereur Charles VI du Saint-Empire sont déniés à Marie-Thérèse Ière d'Autriche, sa fille, par les rois de Pologne, de Prusse, d'Espagne et par le duc de Bavière, entre en guerre contre l'Angleterre et l'Autriche qui les soutiennent. Le roi lui-même prend la tête des armées.

 

 

 

 

► 1744 - 5 juin Nouveau traité d'alliance entre franco-prussien.

 

 

 

 

► 1745 - 23 février Mariage du dauphin Louis de France avec Marie-Thérèse d'Espagne infante d'Espagne. Louis de France, dauphin de France (né le 4 septembre 1729 au château de Versailles – mort le 20 décembre 1765 au château de Fontainebleau) est l'aîné des fils du roi Louis XV de France et de Navarre, et de son épouse Marie Leszczynska. Sa naissance prive son grand-oncle Philippe V d'Espagne de sa position d'héritier présomptif du trône de France. Louis épouse le 23 février 1745 au château de Versailles sa cousine (tante à la mode de Bretagne) l'infante d'Espagne Marie-Thérèse-Raphaëlle de Bourbon (deuxième fille de Philippe V d'Espagne), qui lui donne une fille (morte à l'âge de vingt et un mois) mais meurt trois jours après l'accouchement. 

 

 

Marie-Thérèse d'Espagne, Marie-Thérèse-Raphaëlle de Bourbon, née le 11 juin 1726, elle était fille de Philippe V d'Espagne et d'Élisabeth Farnèse. Son mariage avec le dauphin Louis-Ferdinand de France marquait la réconciliation entre la France et l'Espagne, suite aux fiançailles ratées de Louis XV et de Marie-Anne-Victoire, soeur de Marie-Thérèse. Cette dernière épousa le dauphin de France Louis, fils de Louis XV, le 23 février 1745.

 

 

 

 

► 1745 - 29 mars Voltaire est nommé historiographe du roi.

 

 

 

 

► 1745 - 11 mai Maurice de Saxe bat les Anglais à Fontenoy. Elle oppose les armées françaises conduites par le maréchal Maurice de Saxe aux Anglais et à leurs alliés, Hollandais et Autrichiens. Au cours de cette bataille, Louis XV s'illustre par son courage. Pour remercier le maréchal de la victoire, le roi lui fait don du château de Chambord. 

 

 

Maurice de Saxe (28 octobre 1696, Goslar, Saxe–30 novembre 1750, Chambord), condottiere, maréchal de France. Fontenoy, ancienne commune belge du Hainaut, à présent simple entité de la commune d'Antoing. Bataille de Fontenoy, dans le cadre de la guerre de Succession d'Autriche (1740-1748), l'armée du roi Louis XV, menée par le maréchal Adrien Maurice de Noailles, envahit en mai 1744 les Pays-Bas autrichiens et s'empara rapidement des places de Menin, Ypres, Knokke et Furnes.

 

 

 

 

► 1746 - 21 février Les Français s'emparent de Bruxelles.

 

 

 

 

► 1746 - 11 octobre Victoire de Rocourt. Une fois encore dans le cours de cette guerre de Succession d'Autriche, le maréchal de France Maurice de Saxe remporte une victoire sur les Autrichiens, pour le roi Louis XV. Bataille de Rocourt, qui voit l'armée française, placée sous le commandement du Maréchal Maurice de Saxe, remporter une victoire sur les armées britannique, autrichienne et hollandaise aux ordres du prince Charles de Lorraine, général et prince Autrichien. Prise d'Anvers par les Français. La Saxe se détache de l'alliance anti-française.

 

 

 

 

► 1746 Thomas Gainsborough peint 'Conversation dans un parc’

 

 

 

 

► 1746 à 1828 - naissance et mort de Francisco Goya. Peintre et graveur espagnol. En 1763, le jeune Francisco, qui a commencé son apprentissage artistique dans l'atelier de José Luzan, part pour Madrid en vue d'entrer à l'Académie San Fernando. Il échoue mais persiste dans cette voie et rencontre le peintre Francisco Bayeu qui lui met le pied à l'étrier. Premières oeuvres, et entrée remarquée dans le milieu artistique. Les commandes se multiplient. De 1799 à 1807, Goya atteint les sommets en peignant des portraits de la famille royale. Mais à partir de 1808, Napoléon occupe Madrid et chasse le roi, le peuple se révolte. Goya s'engage contre la guerre et grave notamment une série d'estampes pour dénoncer l'horreur du combat ('Les Désastres de la guerre').

 

 

Il reste néanmoins attiré par le libéralisme français. Pacifiste, il s'attaque autant aux envahisseurs français qu'aux guérilleros espagnols. En 1819, gravement malade, il échappe de peu à la mort. Il continue de peindre : autoportraits, estampes énigmatiques ('Disparates'). En 1824, craignant pour sa vie et celle de sa famille, Goya le libéral s'exile en France, d'abord à Paris puis à Bordeaux, où il peint jusqu'à sa mort l'année suivante. D'abord peintre talentueux et frivole, Goya devient ensuite un témoin engagé des événements de son époque : son style et ses thèmes auront constamment évolué au fil de sa vie. Pionnier de l'art moderne, sa proximité avec le peuple en a fait l'un des artistes les plus populaires en Espagne.

 

 

 

 

► 1746 Vauvenargues écrit 'Introduction à la connaissance de l'esprit humain' ; 'Réflexions et Maximes'. Vauvenargues, Luc de Clapiers, marquis de Vauvenargues, (6 août 1715 – 28 mai 1747) écrivain français, moraliste, essayiste.

 

 

 

 

► 1746 Denis Diderot écrit 'Pensées philosophiques’

 

 

 

 

► 1746 Étienne Bonnot de Condillac écrit 'Essai sur l'origine des connaissan-ces humaines'. Étienne Bonnot de Condillac (30 septembre 1715 - 3 août 1780), est un philosophe français. il s'affirma en tant que psychologue et pour avoir établi de façon systématique en France les principes de Locke, que Voltaire mit à la mode assez tardivement. Condillac montre la plupart des grandes qualités de son âge et de son époque : lucidité, brièveté, modération et une honnêteté même dans la controverse, et une grande logique.

 

 

 

 

► 1747 - 9 février Le dauphin Louis de France épouse Marie-Josèphe de Saxe en seconde noce. Marie-Josèphe de Saxe (Maria Josepha Carolina von Sachsen, 1731 - 1767), fille d'Auguste III de Saxe et de Marie-Josèphe d'Autriche. Elle épousa en 1747 le Dauphin Louis, fils de Louis XV, veuf depuis peu de l'infante d'Espagne Marie-Thérèse Raphaëlle de Bourbon.

 

 

 

 

► 1747 - 14 février Fondation de l'école des ponts et chaussés. L'école nationale des ponts et chaussées, créée en 1747, est l'une des grandes écoles françaises, dont la vocation est essentiellement de former les cadres de l'ingénierie et du génie civil. Suite à la création du corps des Ponts et Chaussées en 1716, un arrêt du conseil du Roi décide en 1747 de la mise en place d'une formation spécifique des ingénieurs d'État, fondement de la future École nationale des Ponts et Chaussées. Il s'agit alors du début du contrôle progressif et efficace par l'État de la construction des routes, ponts et canaux et de la formation des ingénieurs du génie civil. Auparavant, seigneurs, guildes et ordres monastiques partageaient avec l'État cette compétence et le recrutement des techniciens se faisait au coup par coup.

 

 

 

 

► 1747 - 2 juillet Victoire française à Lawfeld (village de Belgique) sur les Anglais. Le 2 juillet, à Lawfeld, l'armée Française, placée sous le commandement du maréchal et Maurice de Saxe, remporte une victoire sur les armées britannique et autrichienne aux ordres du duc de Cumberland, général britannique et troisième fils du Roi Georges Ier de Grande-Bretagne.

 

 

 

 

► 1747 - 23 août Création du Concours GénéralLe concours général est un concours destiné à récompenser chaque année les meilleurs élèves des classes de Première et de Terminale dans le concours général des lycées et des apprentis dans le concours général des métiers. Les premiers prix furent décernés en 1747 à la Sorbonne. Le concours général s'adressait alors aux garçons des lycées parisiens. Il s'est ouvert aux élèves de province et aux filles en 1924.

 

 

 

 

► 1747 - 16 septembre Les Français s'emparent de Bergen-op-Zoom (Flandre).

 

 

 

 

► 1748 - 27 septembre Suppression des galèresLes galères sont l'institution dans laquelle étaient envoyés les galériens ou les forçats. La peine la plus sévère, après la peine de mort, était, au XVIIe siècle, la condamnation aux galères. Le roi de France recrutait ses galériens auprès des Tribunaux qui condamnaient, dans un premier temps, les criminels et, par la suite les petits délinquants, les faux-sauniers, les contrebandiers, les déserteurs, les mendiants, les vagabonds, les protestants, les révoltés contre les nouveaux impôts.

 

 

Colbert intervenait auprès des juges : "Le Roi m'a commandé de vous écrire ces lignes de sa part pour vous dire que, Sa Majesté désirant rétablir le corps des galères et en fortifier la chiourme par toutes sortes de moyens, est que vous teniez la main à ce que votre compagnie y condamne le plus grand nombre de coupables qu'il se pourra et que l'on convertisse même la peine de mort en celle des galères". Par une ordonnance signée par Louis XV le 27 septembre 1748 une partie des personnes condamnées aux galères sont dirigées vers des bagnes. On crée alors ceux de Toulon et de Brest, celui de Cayenne ne sera créé qu'en 1854 par Napoléon III.

 

 

 

 

► 1748 - 18 octobre Traité d'Aix-la-Chapelle qui met fin à la guerre de succession d'Autriche. Les droits de Marie-Thérèse sont reconnus et son époux, François de Lorraine (François Ier du Saint-Empire), est proclamé empereur d'Allemagne. Frédéric II de Prusse, par deux fois, s'était retiré de la lutte, laissant ses alliés dans l'embarras et compromettant la cause commune; cependant il se voit attribuer la Silésie que d'ailleurs ses soldats avaient conquise, ce qui commença la fortune du royaume de Prusse. Louis XV n'ayant rien demandé se retire de la guerre qu'il a gagnée sans aucune compensation: "Nous ne faisons pas la guerre, dit-il, en marchand, mais en roi". 

 

 

Le second traité d'Aix-la-Chapelle fut signé à l'issue d'un congrès qui y fut assemblé pour terminer la guerre de succession d'Autriche, et dont les négociations durèrent du 24 avril au 18 octobre 1748. La France et la Grande Bretagne furent les principales puissances qui influencèrent sur les négociations du traité, les autres puissances impliquées suivant leurs décisions. Les termes du traité sont : * la restitution générale des conquêtes, incluant la forteresse de Louisbourg à la France, Madras à l'Angleterre et les places fortes de la Barrière aux Pays-Bas ; * à l'Autriche les possessions de Marie-Thérèse sauf celles de Parme, Placenza et Guastalla qui allèrent au roi d'Espagne ; * la restauration du duc de Modène et la république de Gênes dans leur situation précédente ; * la reconduction en faveur de la Grande Bretagne du contrat d'asiento (le droit d'envoyer un vaisseau chaque année dans les colonies espagnoles) ; * la reconnaissance de la possession du duché de Silésie et le comté de Glatz par le royaume de Prusse.

 

 

Dans la lutte commerciale entre l'Angleterre et la France dans les Indes occidentales, en Afrique et en Inde rien n'était réglé ; le traité n'établissait pas une paix stable. L'Espagne émit plus tard des objections aux clauses concernant l'asiento, et le traité de Madrid traita ce point, la Grande Bretagne y renonçant pour la somme de 100 000 livres. François Ier du Saint-Empire (né le 8 décembre 1708 à Lunéville - mort le 18 août 1765 à Innsbruck), élu roi de Germanie et empereur des Romains (1745 – 1765), grand-duc François II de Toscane (1737 – 1765), duc François III de Lorraine et de Bar (1729 – 1737), duc de Teschem en 1724, vice-roi de Hongrie en 1732. Frédéric II de Prusse, dit Frédéric le Grand, (24 janvier 1712, Berlin - 17 août 1786, Potsdam), de la dynastie des Hohenzollern, fut simultanément ou successivement 14ème prince-électeur de Brandebourg (1740-1786) - Frédéric IV -, 3ème roi en Prusse (1740-1772) - Frédéric II - puis 1er roi de Prusse (1772-1786) - numérotation identique. La Silésie est une région située pour l'essentiel au sud-ouest de la Pologne.

 

 

 

 

► 1748 Découverte des ruines de Pompéi. un paysan découvre un vase de bronze en labourant son champ. Sans le savoir, l'homme vient d'exhumer les premiers vestiges de Pompéi, cité engloutie il y a plus de 18 siècles, lors d'une éruption du Vésuve en août 79. Pompéi est une ville de Campanie en Italie près de Naples au pied du Vésuve, fondée au VIe siècle av. J.-C.. En 79, elle a été entièrement ensevelie avec Herculanum et Stabies, lors d'une éruption de ce volcan.

 

 

 

 

► 1748 Thomas Gainsborough peint 'Mr and Mrs Andrews’

 

 

 

 

► 1748 à 1825 - naissance et mort de Jacques-Louis David. Peintre français. Fils d'un marchand mercier et d'une mère originaire d'une famille de maçons et d'entrepreneurs, Jacques-Louis David est très vite pris en charge par la famille de sa mère après le décès de son père, tué en duel en 1757. Il étudie la peinture sous la direction de Vien, l'un des plus grands peintres d'Histoire de l'époque et initiateur du renouveau antique dans la peinture. Il fréquente les cours de l'académie et tente trois fois de remporter le prix de Rome. Il l'obtient en 1774 avec 'Erasistrate' et part en séjour pour cinq ans dans la ville éternelle. A son retour, il ouvre son atelier, rentre à l'académie et reçoit une commande du Roi, 'Le serment des Horaces'.

 

 

Inspiré par les récits romains, ses tableaux valorisent l'amour de la patrie et l'héroïsme individuel. Il devient le peintre officiel de la Révolution et membre de la Convention, organisateur des fêtes révolutionnaires. Proche de Robespierre, le tableau 'La mort de Marat' est une dénonciation du crime contre-révolutionnaire et illustre l'engagement du peintre qui le mènera en prison après le 9 thermidor. Admirateur du général Bonaparte, il devient le peintre officiel de l'Empire, chargé de commémorer les grandes fêtes organisées par l'Empereur. Fidèle à Napoléon, il s'exile au retour des Bourbons et s'installe à Bruxelles en 1816. Chef de l'école néo-classique, sa peinture reste jusqu'à sa mort influencée par l'Antiquité. Il sera le maître de toute une génération d'artistes, de Gros à Ingres en passant par Girodet.

 

 

 

 

► 1748 Denis Diderot écrit 'Les Bijoux indiscrets’

 

 

 

 

► 1748 La Mettrie écrit 'L'Homme-machine'. Julien Offray de La Mettrie, né à Saint-Malo en 1709 et décédé en 1751 à Potsdam, Julien Jean Offray de La Mettrie était philosophe, médecin et matérialiste français. La Mettrie considère que tous les philosophes passés se sont trompés par leur raisonnement sur l'homme a priori. Seule la méthode empirique Helvétius lui paraît légitime. L'esprit doit être matérialisé et l'homme n'est qu'un animal supérieur. Dans "l'Homme-machine", il étend à l'homme le principe de l'animal-machine de Descartes et rejette par là toute forme de dualisme corps - âme. Son déterminisme mécaniste l'amène naturellement à rejeter toute idée de Dieu, même celui des déistes avec lequel il ne faut pas confondre la nature.

 

 

 

 

► 1748 Montesquieu écrit 'De l'esprit des lois'. A partir de son expérience des différents pays européens et de nombreux témoignages, Charles de Montesquieu élabore sur près de vingt ans une comparaison poussée des systèmes politiques. Il en tire une synthèse dans "l'Esprit des lois". Face aux attaques qu'il déclenche, notamment de la part des jésuites et des jansénistes, Montesquieu répondra en publiant "Défense de l'Esprit des lois" en 1750. Certains éléments de son ouvrage seront repris lors de la rédaction de la nouvelle Constitution, au moment de la Révolution.

 

 

 

 

► 1748 Voltaire écrit 'Zadig ou la Destinée'.

 

 

 

 

► 1749 mai Machault d'Arnouville instaure le vingtième sur tous les revenus pour remplacer le dixième. Pour rétablir l'équilibre du budget, soutenu par Louis XV malgré les protestations des privilégiés, le contrôleur général Machault d'Arnouville crée l'impôt du vingtième, prélèvement de 5% sur tous les revenus, sans limitation de durée, pour mettre en place une plus grande égalité devant l'impôt. Le Parlement de Paris enregistre l'impôt. Jean Baptiste Machault d'Arnouville, homme politique français né à Paris en 1701, décédé à Paris en 1794. Issu d'une famille de noble, il devint contrôleur général des Finances en 1745.

 

 

Dans son effort pour développer la fiscalité directe en réduisant les privilèges, il se heurta à l'opposition de l'aristocratie et celle du clergé. Le roi ayant cédé devant la pression de l'opinion, Mauchault quitta le contrôle des Finances pour la marine en 1754. Il favorisa le renversement des alliances, tout en essayant de maintenir la France hors d'un nouveau conflit. Mais il perdit la faveur de Madame de Pompadour et fut disgracié en 1757. Arrêté pendant la Terreur il mourut en prison. Le vingtième, en mai 1749, le dixième est supprimé. À sa place est établi le vingtième, prélèvement d'un vingtième sur tous les revenus, privilégiés ou non. Il s'agit essentiellement du vingtième des biens-fonds, des offices et droits, d'industrie.

 

 

Le produit doit en être versé dans une caisse d'amortissement, distincte du Trésor royal et uniquement destinée au remboursement des dettes de l'État. L'impôt est établi selon les déclarations de chacun, vérifiées par les contrôleurs royaux, même dans les pays à assemblées d'État. Devant cette atteinte aux privilèges, l'opposition se déclare aussitôt, menée par le clergé. Finalement, en décembre 1751, Louis XV suspend l'application du vingtième pour les propriétés ecclésiastiques. Par contre, les parlements et états provinciaux doivent céder. Un second vingtième est prélevé à partir de 1756 (début de la guerre de 7 Ans), mais comme le précédent, il est faussé et amenuisé par les abonnements qu'il faut bientôt accorder (comme à la Franche-Comté).

 

 

En 1760, la situation est telle qu'il faut bientôt instituer, malgré une forte hostilité, un troisième vingtième. La fin de la guerre ne met pas fin aux embarras financiers, mais amène en 1763 la suppression du 3ème vingtième. Il réapparaît de 1782 à 1785 (guerre d'Amérique). Il est levé uniquement sur tous les revenus imposés pour les autres vingtièmes, mais on y excepte les offices et droits, et l'industrie. Il est supprimé en 1786. 

 

 

Madame de Pompadour, Jeanne-Antoinette Poisson, par son mariage Madame Le Normant d'Étiolles, marquise de Pompadour, fut une maîtresse célèbre du roi Louis XV, née le 29 décembre 1721 à Paris et morte le 15 avril 1764 à Versailles. La marquise de Pompadour favorise le projet d'encyclopédie de Diderot. Elle fait travailler de nombreux artisans et la manufacture de porcelaine de Sèvres. Elle apprend à danser, graver et à jouer de la guitare. Elle supervise la construction de monuments comme la place de la Concorde et le Petit Trianon.

 

 

 

 

► 1749 - 23 juillet Denis Diderot est arrêté puis emprisonné à Vincennes suite à sa 'lettre sur les aveugles à l'usage de ceux qui voient'. Dans cette lettre, Diderot affirme son athéisme et sa "foi" en le matérialisme. Le monde n'est que matière et les notions de Bien et de Mal sont naturelles et la vertu est indépendante de l'idée de Dieu. La morale dépend des sens et selon que l'on voit ou que l'on ne voit pas, la morale sera différente.

 

 

 

 

► 1749 - 30 avril Disgrâce de Maurepas. Jean-Frédéric Phélypeaux, comte de Maurepas, secrétaire d'État à la Maison du roi est soupçonné d'être complice de l'une de ces “poissonnades” qui portent atteinte à l'honneur de Madame de Pompadour, dont le premier nom est Jeanne-Antoinette Poisson. Celle-ci, ulcérée, demande au roi le renvoi de son ministre et l'obtient. Maurepas, Jean Frédéric Phélypeaux, comte de Maurepas est un homme politique français né à Versailles le 9 juillet 1701 et mort à Versailles le 21 novembre 1781.

 

 

 

 

► 1749 - 2 août Édit de Machault d'Arnouville taxant toutes les nouvelles acquisition du clergé. Machault invite un certain nombre d'évêques à faire parvenir au autorités une déclaration des biens, revenus et propriétés du clergé. La résistance vient du "clergé réputé étranger" (évêchés réunis au royaume après la fin du XVIe siècle). Ce clergé n'étant pas représenté dans les assemblées du clergé, Machault pense en venir à bout facilement. L'évêque de Verdun refuse par mandement l'application de l'édit. Machault réplique par l'Edit de mainmorte (août), qui empêche l'extension de la propriété ecclésiastique.

 

 

 

 

► 1749 Parution de l''Histoire Naturelle' de Buffon (1749-1789).

 

 

 

 

► 1749 à 1791 - naissance et mort de Honoré-Gabriel Mirabeau. Homme politique français. Issu d'une famille de la noblesse provençale d'origine italienne, Mirabeau est élévé par son père avec une extrême dureté. Il le fait plusieurs fois enfermer au fort de Vincennes, et finalement exiler au château de Joux, dans le Jura, d'où il s'enfuit en Hollande avec Sophie de Ruffey. Mirabeau est condamné à mort par contumace, emprisonné au donjon de Vincennes. Dès sa sortie de prison, il entreprend des voyages un peu partout en Europe, à l'occasion pour des missions d'espionnage. En 1789, il est élu aux États généraux par le Tiers État d'Aix-en-Provence.

 

 

D'apparence physique difficile, marqué par la petite vérole, Mirabeau est doté d'une voix de stentor et se montre un très grand orateur. Le 17 juin 1789, Mirabeau va aider l'abbé Emmanuel Sieyès à transformer les États généraux en Assemblée nationale. Membre d'une loge maçonnique, il défend les droits de liberté de la presse avec la publication de son 'Courrier de Provence', participa à la rédaction de la 'Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen' et soutint la réquisition des biens du clergé.

 

 

Partisan d'une monarchie constitutionnelle, il essaye de concilier ses théories avec les principes révolutionnaires. Malgré ce double jeu et quelques animosités parmi les députés, Mirabeau est élu président de l'assemblée nationale le 30 janvier 1791. Il ne profite pas longtemps de cette présidence en mourant le 2 avril 1791. Son décès est ressenti comme un deuil national.

 

 

 

 

► 1749 à 1832 - naissance et mort de Johann Wolfgang von Goethe. Écrivain et savant allemand. Fils d'une famille bourgeoise fortunée, Johann Wolfgang Von Goethe reçoit une éducation approfondie: il lit à trois ans et connaît le latin et le grec à sept ans. Sa vie est ponctuée de rencontres féminines qui furent souvent à l'origine de créations poétiques.

 

 

Il se passionne pour la musique et fait la connaissance de Mozart et Beethoven. Ce dernier compose la musique pour accompagner une des oeuvres de l'écrivain: 'Egmont'. Maîtrisant tous les genres: poésie, théâtre, roman... son oeuvre immense a placé l'Allemagne, pendant plus d'un demi-siècle, au premier plan littéraire. Ses deux chefs-d'oeuvre universels, 'Faust' et 'Les souffrances du jeune Werther' ont influencé toute l'Europe et ont traversé les générations en conservant intact tout leur génie.

 

 

 

 

► 1750 La population mondiale atteint 720 millions.

 

 

 

 

► 1750 - 17 janvier : Traité de Madrid, prévoyant des rectifications de frontières entre Portugal et Espagne en Amérique du Sud : la Colônia de Sacramento devait être échangé contre les sept missions jésuites de l'Uruguay. Les indiens des réductions jésuites, soutenus et armés par les religieux, refusent l'incorporation au Portugal, au point qu'il faudra réviser le traité en 1761. Le traité de Madrid est un document signé par l'Espagne et le Portugal au sujet de leurs empires coloniaux, et en particulier des plantations du Brésil actuel. Par des traité antérieurs, les deux pays avaient établi que l'empire portugais en Amérique du Sud ne pourrait dépasser le 46e méridien. Le traité de Madrid autorise l'expansion de l'empire portugais au détriment de l'empire espagnol ; dans les faits, il s'est traduit par la formation de l'empire du Brésil.

 

 

 

 

► 1750 Malesherbes, directeur de la Librairie (1750-1763). Malesherbes, Chrétien-Guillaume de Lamoignon de Malesherbes (6 décembre 1721, Paris - 22 avril 1794, Paris) est un juriste et homme d'État français. Issu d'une importante famille de la noblesse de robe parisienne, il devint en 1741 substitut du procureur général du parlement de Paris, puis conseiller en 1744. Il étudie les sciences naturelles et entra en 1750 à l'Académie des sciences il fut nommé directeur de la Librairie.

 

 

Il devint plus tard premier président de la cour des aides de Paris, c'est-à-dire responsable de la censure royale sur les imprimés. Dans ce poste clé il put aider l'Encyclopédie en accordant une autorisation informelle de publication. En 1775 il devint secrétaire d'État à la Maison du roi, ce qui comporte la police mais démissione en 1776. La même année il est élu à l'Académie française. En 1785, il publie un mémoire sur le mariage des protestants qui contribue à leur faire instituer un état-civil par le garde des sceaux de Basville, son cousin. De 1787 à 1788, il est membre du conseil d'en haut, il propose de réformes mais il n'est pas écouté.

 

 

 

 

► 1750 Jean-Jacques Rousseau écrit 'Discours sur les sciences et les arts'.

 

 

 

 

► 1750 mort de Jean-Sébastien Bach. Le prolifique et génial compositeur Jean-Sébastien Bach s'éteint à Leipzig et laisse derrière lui un ensemble d'oeuvres majeures pour la musique occidentale. De la musique sacrée, avec la "Passion selon Saint-Matthieu", aux pièces instrumentales comme "Le clavier Bien Tempéré", Bach a manifesté une parfaite maîtrise dans toutes les configurations et fut un des maîtres du baroque.

 

 

 

 

► 1751 - 28 juin Parution du premier tome de 'l'Encyclopédie' de Diderot et d'Alembert. 'L'Encyclopédie' ou 'Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers' paraît en France, de 1751 à 1758, sous la direction commune de Denis Diderot et Jean d'Alembert, puis sous la seule direction de Diderot jusqu'en 1772. Cette oeuvre est la Bible des Lumières : elle compte alors vingt-huit volumes (tomes I à XVII et onze volumes de planches), et 71 818 articles. Les Encyclopédistes. 'L'Encyclopédie' ou 'Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers' de Diderot et d'Alembert, imprimée en 1772, résume à elle seule toute la philosophie des Lumières.

 

 

C'est un projet complètement fou qui aura demandé vingt-sept ans de travail. 'L'Encyclopédie' de Chambers qu'un libraire, Le Breton, envisage de faire traduire en 1745 est à l'origine de cette aventure. S'apercevant rapidement qu'elle n'est plus d'actualité, il demande à Diderot et à Le Rond d'Alembert d'en réécrire une. Diderot, qui en sera le directeur et l'homme-orchestre rédige de nombreux articles philosophiques, historiques, mais son domaine de prédilection reste celui des sciences appliquées. Le Rond d'Alembert, en revanche, apporte au projet sa caution scientifique. Excellent mathématicien, il est par ailleurs mondain et fréquente les salons.

 

 

Il sera nommé secrétaire perpétuel de l'Académie française en 1754. Les deux hommes s'entourent de collaborateurs ; c'est ainsi que se côtoient les articles de Voltaire, de Montesquieu, de philosophes comme Condillac ou encore de spécialistes de l'Histoire Naturelle comme Daubenton, collaborateur de Buffon. 'L'Encyclopédie', financée par des souscriptions, paraît en volumes. Après la publication du second tome en 1751, l'ouvrage est interdit, en raison d'articles théologiques peu orthodoxes. Le travail reprend, mais sous le contrôle de censeurs. D'autres crises surgiront : polémiques, départ de d'Alembert, pression des souscripteurs.

 

 

En 1772, l'Encyclopédie composée de trente-deux volumes, dont onze de planches, est enfin imprimée. Derrière les sujets traités par ordre alphabétique et touchant à tous les domaines (esthétique, sciences techniques, etc.) se cache toute la philosophie des Lumières : indépendance intellectuelle reposant sur la raison, le sens, l'expérience, la foi infinie dans le devenir de l'homme grâce au progrès et à la connaissance. 

 

 

Ephraïm Chambers, écrivain anglais, Encyclopédiste, né à Kendal, Westmorland, en 1680 et décédé dans la banlieue de Londres, à Islington en 1740. Il publia à Londres en 1728, sous le titre de 'Cyclopaedia or Universal Dictionary of Arts and Sciences' ('Encyclopédie ou Dictionnaire des arts et des sciences'), en 2 vol. in-fol., un ouvrage qui obtint un plein succès, et qui le fit admettre à la Société royale de Londres. André-François Le Breton, éditeur à Paris, chargea Diderot de traduire cet ouvrage qui n'avait pas d'équivalent en France. Cet ouvrage, qui donna l'idée de 'l'Encyclopédie' française, a eu un grand nombre d'éditions. Diderot et ses collaborateurs se lanceront dans un projet bien plus vaste que ce dictionnaire des arts et métiers : 'l'Encyclopédie ou dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers !’

 

 

 

 

► 1751 - 22 décembre Louis XV dispense le clergé du vingtième. Devant la pression du lobby clérical le roi Louis XV suspend la levée du vingtième sur les biens ecclésiastiques. D'autres exemptions sont accordées aux états provinciaux et aux corps privilégiés.

 

 

 

 

► 1751 La Caille et Lalande calculent indépendamment la distance Terre-Lune. Lalande et La Caille choisirent deux lieux d'observation éloignés, Berlin et le cap de Bonne Espérance, situés sur le même méridien approximativement. Ils observèrent la Lune simultanément et déterminèrent les directions de visée ainsi que les angles correspondant par rapport à la verticale.

 

 

 

 

► 1751 Voltaire écrit 'Le Siècle de Louis XIV’

 

 

 

 

► 1752 Représentation à Paris de 'La Serva padrona' de Pergolèse, par une troupe d'opéra comique italien, qui va déclencher la "Querelle des Bouffons". (1752-1754). La Querelle des Bouffons ou Guerre des coins est une controverse qui a opposé au cours des années 1752 - 1754 les défenseurs de la musique française groupés derrière Jean-Philippe Rameau (coin du Roi) et les partisans d'une ouverture vers d'autres horizons musicaux, réunis autour du philosophe et musicologue Jean-Jacques Rousseau (coin de la Reine), partisans d'"italianiser" l'opéra français. 

 

 

Querelle des Bouffons. Conflit qui éclate dans le monde musical parisien au XVIIIe siècle, après la représentation de La Servante maîtresse de Pergolèse, donnée par la troupe italienne des Bouffons. La querelle oppose les partisans de la musique italienne et les défenseurs de la musique française. Pergolèse, Giovanni Battista Pergolesi (en français "Jean-Baptiste Pergolèse"), né le 4 janvier 1710 à Jesi près d'Ancône et mort le 17 mars 1736 à Pouzzoles près de Naples, est un compositeur italien.

 

 

Plusieurs années après la disparition de son créateur, le 1er août 1752, très juste la représentation à Paris de 'La Serva padrona' par une troupe d'opéra comique italien déclenchera la fameuse "Querelle des Bouffons" opposant les défenseurs de la musique française ramistes (coin du Roi) et les rousseauistes (coin de la Reine), partisans d'"italianiser" l'opéra français. On peut dire que cette querelle aura été un grand moment d'ouverture à des valeurs esthétiques nouvelles.

 

 

 

 

► 1752 - 7 février Le Parlement condamne l'Encyclopédie. L'affaire de la thèse de l'abbé de Prades, un des rédacteurs de l'encyclopédie, accusé par les autorités ecclésiastiques de favoriser le matérialisme athée, donne des arguments aux adversaires de l'entreprise. Un arrêt du Conseil du roi interdit et condamne au pilon les deux premiers tomes déjà parus. Grâce à l'appui de Malesherbes, alors directeur de la Librairie (équivalent du ministère de la culture), la publication reprend en novembre 1753. D'Alembert démissionne de la codirection, mais revient quelques mois plus tard pour se consacrer uniquement aux articles de physique et de mathématiques (il abandonnera définitivement, à la suite de dissensions avec Diderot, au début de 1758).

 

 

 

 

► 1752 Voltaire écrit 'Micromégas’

 

 

 

 

► 1753 Buffon écrit 'Discours sur le style’

 

 

 

 

►1753 William Herbert écrit 'Discours sur la police générale des grains'. William Herbert est un naturaliste britannique, né le 12 janvier 1778 et mort le 28 mai 1847 à Londres. Il obtient un Bachelor of Arts en 1798 à l'exeter College d'oxford, puis un Master of Arts en 1802 au Morton College, puis, en 1808, des diplômes en droit pénal et en droit civil. Parallèlement à ses activités de juristes, il fait paraître de nombreux ouvrages de botanique, notamment : 'Amaryllidacae' (1837), 'Crocuses' ((1847), 'History of the Species of Crocus'. Il s'intéresse particulièrement à l'hybridation des plantes à bulbes.

 

 

 

 

► 1753 Composition de 'La locandièra' de l'auteur comique vénitien Carlo Goldoni. Carlo Goldoni (25 février 1707, Venise - 6 février 1793, Paris), auteur de théâtre italien, de langue italienne et de langue française.

 

 

 

 

► 1753 invention du paratonnerre par Benjamin FranklinBenjamin Franklin (17 janvier 1706 à Boston - 17 avril 1790 à Philadelphie) est, entre autres, un écrivain et physicien américain. C'est aussi le premier ambassadeur des États-Unis. Il est devenu très connu dans le monde scientifique en Europe grâce à ses travaux sur l'électricité. Il a aussi commencé une longue carrière politique. En 1752, il fit une expérience célèbre sur la foudre en attachant une clef à un cerf-volant. Ceci mena à l'invention du paratonnerre. Le paratonnerre est un dispositif inventé en 1753 par Benjamin Franklin. Il était conçu à l'origine afin d'"écouler à la terre le fluide électrique contenu dans le nuage orageux et ainsi empêcher la foudre de tomber".

 

 

 

 

► 1754 - 23 août Naissance de Louis, duc de Berry (futur Louis XVI), fils du dauphin à Versailles. Louis XVI de France et de Navarre (1774–1789) puis roi des Français (1789–1792). Né le 23 août 1754 à Versailles, mort le 2 Pluviôse an I (21 janvier 1793) à Paris. Il est le fils du dauphin Louis de France (1729-1765) et de sa seconde épouse Marie-Josèphe de Saxe (1731–1767), et le petit-fils de Louis XV. Il est d'abord titré duc de Berry jusqu'au 20 décembre 1765, date de la mort de son père, à partir de laquelle il devient dauphin, son frère aîné Louis Joseph Xavier (1751-1761), duc de Bourgogne, étant mort.

 

 

Il devient roi le 10 mai 1774. Sacré à Reims le dimanche 11 juin 1775 par l'archevêque de Reims, Mgr de La Roche-Aymon. Louis Joseph Xavier (né le 13 septembre 1751 à Versailles - décédé le 22 mars 1761) était un prince de sang royal français de la dynastie des Bourbons. Troisième enfant et fils aîné du Dauphin Louis et de Marie-Josèphe de Saxe, Louis de France était donc le frère des futurs rois Louis XVI, Louis XVIII et Charles X. Il avait été titré duc de Bourgogne par son grand-père, Louis XV.

 

 

 

 

► 1754 - 16 octobre Attaque de Louis Mandrin au PuyLouis Mandrin (1724-1755) est un célèbre "brigand" dauphinois de l'Ancien régime. Mandrin entre dans une bande qui fait du trafic de contrebande, en particulier de tabac, entre les cantons Suisses et Genève et la France et les États de Savoie, alors souverains. Il en devient vite le chef. Il a 300 personnes sous ses ordres et organise sa bande comme un véritable régiment militaire. C'est en Savoie (duché autonome, à l'époque) qu'il a ses dépôts d'armes et de marchandises, se pensant ainsi hors d'atteinte des français.

 

 

Dans l'année 1754 il organise 6 campagnes. Ne s'attaquant qu'aux impopulaires fermiers généraux, il reçoit rapidement le soutien de la population. Il achète en Suisse des marchandises (tissus, peaux, tabac, toiles et épices) qu'il vend dans les villes françaises sans qu'elles soient soumises aux taxes des fermiers généraux. La population est enchantée. Bien vite une interdiction est faite d'acheter ses produits de contrebande. Mais à Rodez, il provoque les fermiers généraux en obligeant, sous la menace des armes, leurs propres employés à acheter ses marchandises.

 

 

 

 

► 1754 - 20 décembre Louis Mandrin doit fuir Gueunand (près d'Autun) devant les troupes royales.

 

 

 

 

► 1754 Élie Fréron écrit 'L'Année Littéraire'. Élie Fréron, polémiste et critique d'art. Élie-Catherine Fréron (1718-1776), celui que le XVIIIe siècle appelait "l'illustre Fréron" est mal connu, méconnu, quand il ne suscite pas la risée : c'est l'ennemi de Voltaire, l'homme au serpent de l'épigramme anthologique ! Une seconde raison de notre méconnaissance, colorée cette fois de dédain, vient de son choix idéologique : Fréron s'est mis du mauvais côté, à contre-courant. Il est rangé dans la catégorie des antiphilosophes, donc des réactionnaires. 

 

 

Une épigramme est une inscription sur un objet ou un monument. À partir du IVe siècle av. J.-C., l'épigramme devient un court poème, imitant par sa brièveté les inscriptions. Enfin, à partir du XVIe siècle, le genre se spécialise dans le mot d'esprit : l'épigramme renferme généralement une pointe grivoise ou assassine. À partir du IVe siècle av. J.-C., l'épigramme devient un genre littéraire, que nous connaissons principalement par le biais d'anthologies. La célèbre épigramme suivante est due à Voltaire : "L'autre jour au fond d'un vallon, Un serpent mordit Jean Fréron. Que croyez-vous qu'il arriva ? Ce fut le serpent qui creva".

 

 

 

1754 Début de la construction de la place Louis XV à Paris (place de la Concorde). La place de la Concorde est située au pied de l'avenue des Champs-Élysées. Longtemps simple terre battue, sans fonction, sans dessin, elle est sous le règne de Louis XV, inscrite dans un vaste projet des places royales qui vont théâtraliser la représentation équestre de Louis XV. Valorisée par les façades dessinées par Gabriel, la place Louis XV devient un intermède architecturale entre les frondaisons des Tuileries et l'échappée verte des Champs-Élysées. En 1792, elle deviendra place de la Révolution pour adopter le nom de place de la Concorde en 1795.

 

 

 

► 1755 Lally-Tollendal continua la lutte, mais avec peu de ressources, et sans succès, les Anglais chassèrent toutes les positions françaises et restèrent maîtres de territoires immenses. La Grande-Bretagne reprend la guerre maritime contre la France. Au cours de l'été, les Britanniques saisissent 300 navires de commerce français avec 8000 hommes d'équipage.

 

 

Cette perte en tonnage et en hommes porte un coup très dur à la flotte française. La France, qui possède 45 vaisseaux de ligne, ne peut en armer que 30 faute de matériel et d'équipage. Lally-Tollendal, Thomas de Lally (Thomas, baron de Tollendal, comte de Lally, 1702-1766), officier français d'origine irlandaise, rendu responsable de la défaite française à Pondichéry (janvier 1761), condamné à mort par le parlement de Paris et exécuté.

 

 

 

► 1755 mai Arrestation de Mandrin en Savoie par des soldats français.

 

 

 

► 1755 - 24 mai Mandrin est condamné à mort.

 

 

 

► 1755 - 26 mai Exécution de Mandrin.

 

 

 

►1755 - 10 juin L'Angleterre attaque par surprise la flotte française du Canada.

 

 

 

►1755 - 8 juillet La France rompt les relations diplomatiques avec l'Angleterre.

 

 

 

► 1755 - 1er novembre : Tremblement de terre de Lisbonne au Portugal, un des plus puissants de l'histoire : 6 minutes, 9 000 bâtiment détruits, 100 000 morts. Un tremblement de terre suivit d'un violent raz de marée détruit Lisbonne. On estime à 100 000 le nombre des victimes, sur une population de 250 000 habitants. Sur 20 000 maisons, 3000 seulement restent habitables ; sur 56 églises, cinq peuvent être réutilisées. À cette occasion, le ministre Pombal révèle son énergie et son esprit de décision.

 

 

Devant les risques d'épidémie, il fait jeter les cadavres à la mer. Il prend des mesures énergiques contre les pillards, force la population à rester sur place, en assurant l'approvisionnement et en obligeant le clergé à assurer le culte. Les jésuites portugais expliquent le malheur par l'impiété des hommes, et entretiennent un climat de ferveur fanatique dans les semaines suivant la catastrophe. Pombal sévit contre les plus exaltés, comme le père Malagrida, exilé à Setubal, qui fulminait contre les impies projetant la reconstruction de la ville.

 

 

Un mois après la catastrophe, l'ingénieur militaire Manuel da Maia, chargé de proposer des solutions en vue de la reconstruction de Lisbonne, choisit de raser les décombres du quartier de la ville basse (Baixa), le plus touché, pour le reconstruire entièrement selon les plans de l'architecte Eugenio dos Santos. Le tremblement de terre de Lisbonne de 1755 est un tremblement de terre qui eut lieu à Lisbonne (Portugal) le 1er novembre 1755 à 9h40 du matin. Il s'agit d'un des tremblements de terre les plus destructeurs et les plus meurtriers de l'histoire. Selon les sources, on dénombre entre 50 000 et 100 000 victimes. La secousse fut suivie par un tsunami et des incendies, qui détruisirent la ville de Lisbonne dans sa quasi-totalité.

 

 

 

 

► 1755 - 17 novembre Naissance de Louis (futur Louis XVIII), comte de Provence, fils du dauphin, à Versailles. Louis XVIII de France de 1814 à sa mort en 1824. Né le 17 novembre 1755 à Versailles, mort le 14 septembre 1824 à Paris. Il est un petit-fils de Louis XV, le troisième fils du dauphin Louis et de Marie-Josèphe de Saxe. Fils de France, il est d'abord titré "comte de Provence". Tout comme son frère aîné, le futur Louis XVI, il passe son enfance au château de Versailles. Il y reçoit une éducation solide, comme le veut son rang.

 

 

 

 

► 1755 Jean-Jacques Rousseau écrit 'Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes'. C'est à l'occasion d'un concours de l'Académie de Dijon que Jean-Jacques Rousseau compose son premier véritable ouvrage philosophique. A partir du sujet "Quelle est l'origine de l'inégalité parmi les hommes et est-elle autorisée par la loi naturelle ?", il développe une nouvelle théorie de l'état de nature et du contrat social. Opposé à Hobbes, il ne présente pas le contrat social comme facteur de paix mais comme moyen de pérenniser des inégalités injustes.

 

 

 

 

► 1755 mort de Montesquieu. En ce jour disparaît l'auteur de deux ou trois chefs-d'oeuvre du siècle des Lumières dont les 'Lettres persanes' et 'L'Esprit des lois'.

 

 

 

 

► 1756 Création de la Manufacture de Sèvres. La manufacture de Vincennes reçoit du roi le privilège de la fabrication de la porcelaine en 1745. Elle est transférée à Sèvres en 1756 et devient manufacture royale en 1759. Malgré ce monopole, elle subit la concurrence de nombreuses manufactures établies après 1768 à Limoges près des gisements de kaolin, puis dans la France entière.

 

 

Les manufactures parisiennes se placèrent sous la protection de la famille royale : la reine, les deux frères du roi, le comte de Provence (futur Louis XVIII de France) et le comte d'Artois (futur Charles X de France) et le fils de ce dernier, le comte d'Angoulême (Louis Antoine d'Artois, duc d'Angoulême, devenu Louis Antoine de France, dauphin de France, puis Louis de France). Sèvres se spécialisa dans les pièces d'apparat et les autres manufactures dans les pièces d'usage.

 

 

 

 

► 1756 - 1er mai-25 mai : Traité d'alliance de Versailles signé à Jouy-en-Josas entre la France et l'Autriche, qui manifeste la politique dite "de renversement des alliances" : pour la première fois depuis 1498, le Roi de France est allié avec la maison de Habsbourg. Le traité de Versailles (1756) : signé le 1er mai 1756 scelle l'alliance franco-autrichienne au début de la guerre de Sept Ans.

 

 

 

 

► 1756 - 15 mai : Début de la guerre de Sept Ans (fin en 1763). La France, l'Autriche, la Russie, la Saxe, la Suède et l'Espagne s'opposent à la Grande-Bretagne, la Prusse et le Hanovre. La guerre de Sept Ans (1756-1763). Dès 1754, des hostilités coloniales interviennent entre armées française et anglaise des Amériques, avec la guerre de Sept Ans (Amérique du Nord) (1754-1763). Tandis que l'impératrice Marie-Thérèse Ière d'Autriche cherche à reprendre la Silésie - perdue en 1742 - à Frédéric II de Prusse, Louis XV répond aux provocations de la Grande-Bretagne sur mer (capture de navires de commerce français) et sollicite l'alliance autrichienne (consacrée par le mariage du futur Louis XVI avec Marie-Antoinette).

 

 

Ils se trouvent des alliés avec l'Espagne, la Suède et la Russie. En 1757, les Prussiens défont les Français à Rossbach et les Autrichiens à Leuthen. Une offensive russe sur Berlin est interrompue par le décès de la tsarine Élisabeth Ière de Russie (en 1762). La Russie change alors d'alliance en s'alliant à la Prusse (le tsar Pierre III de Russie était un admirateur de Frédéric II de Prusse). Mais ce tsar est bientôt détrôné par sa femme Catherine II de Russie (1762), et la Russie quittera définitivement le conflit. Ailleurs dans le monde : Montcalm, commandant les troupes françaises au Canada est tué au combat en 1759.

 

 

Les Français sont alliés à la majorité des tribus indiennes. Québec et Montréal tombent. En Inde, Pondichéry passe également aux mains des Britanniques. Le traité de Paris du 10 février 1763 met fin à ce conflit à la suite duquel la France perd la quasi-totalité de ses colonies en Amérique du Nord (Canada, une partie de la Louisiane, un grand nombre d'îles, ainsi que de la plupart de ses territoires de l'Inde, à l'exception de cinq comptoirs). Le traité de Hubertusburg du 13 février 1763 confirme la possession de la Silésie par la Prusse. Cette guerre qui fit plus de 100 000 morts, est considérée par certains comme étant la véritable Première Guerre mondiale.

 

 

 

 

► 1756 à 1763 - Guerre de Sept ans. - La prospérité de la marine marchande française et les succès de Dupleix et de La Bourdonnais dans l'Inde avaient alarmé l'Angleterre, qui appréhenda de voir le commerce de la France concurrencer victorieusement le sien. Les Anglais se livrèrent, sans provocation de les nationaux, à de véritables actes de piraterie : en 1755 et 1756, ils saisirent, dans différents ports, trois cents vaisseaux de commerce et deux grands bâtiments de guerre, et un diplomate français fut assassiné.

 

 

Louis XV leur déclara la guerre. Aussitôt une expédition française, sous les ordres du duc de Richelieu, débarqua à Minorque (possession anglaise) et enleva la citadelle de Port-Mahon (1756). En cette même année, Louis XV, à l'instigation de sa funeste favorite, la marquise de Pompadour, fit alliance avec l'Autriche contre la Prusse (qui avait été l'alliée de France royalement récompensée dans la précédente guerre). C'était la donner pour alliée aux Anglais et compromettre toutes les chances qu'avaient les français d'en venir à bout. La France a perdu l'essentiel de ses colonies lors de la guerre de Sept Ans (notamment l'Inde et le Québec).

 

 

En 1802, Napoléon Ier avait vendu la Louisiane, la France n'avait dès lors plus de vastes territoires coloniaux : elle ne conservait que quelques comptoirs et îles des Antilles. La conquête de l'Algérie en 1830 représentait un premier pas vers un renouveau de l'empire colonial français, mais la conquête coloniale fut surtout le fait de la troisième république qui permit de prétendre à un second espace colonial français. Le Port Mahon, site naturel de l'île de Minorque, très convoité car il pouvait contenir de nombreux vaisseaux, fut assiégé à plusieurs reprises par les puissances européennes. Possession espagnole jusqu'en 1708, Minorque devint la base de la flotte anglaise jusqu'en 1756, date à laquelle elle fut prise par les Français.

 

 

 

 

► 1756 - 20 mai Prise de Minorque par les Français de La Galissonière. L'amiral Byng, qui défendait l'île, passe en cours martiale. Condamné à mort (27 janvier 1757), il est fusillé le 14 mars 1757. Minorque est une île de l'archipel espagnol des Baléares, en mer Méditerranée.

 

 

 

 

► 1756 - 9 juin Louis XV déclare la guerre à l'Angleterre. L'entente franco-prussienne a été rompue. La France s'allie à l'Autriche et se lance dans une guerre contre l'Angleterre et la Prusse. Cette guerre qui commence et qui ne va pas cesser d'être désastreuse et coûteuse portera, quelques années plus tard, le nom de guerre de Sept Ans…

 

 

 

 

► 1756 - 7 juillet Création d'un second vingtième.

 

 

 

 

► 1756 août L'armée prussienne envahit la Saxe dont le roi doit capituler à la bataille de Pirna malgré l'intervention des Russes.

 

 

 

 

► 1756 - 14 août Les Français prennent Port-Mahon aux Anglais.

 

 

 

 

► 1756 à 1791 - naissance et mort de Wolfgang Amadeus Mozart. Compo-siteur autrichien. Doté de dons musicaux exceptionnels, Wolfgang Amadeus Mozart compose dès l'âge de six ans. Son père, musicien renommé, lui fait faire le tour des capitales d'Europe : le petit prodige étonne, la tournée dure neuf ans ! Employé par le Conte Colloredo de Salzbourg, Mozart se sent enfermé dans un cadre réglé par les commandes. Après un bref passage à Paris, il s'installe à Mannheim. Sa mère meurt en 1778 et Mozart rentre chez lui où il est nommé organiste. Mais ses dissensions avec Colloredo le poussent à démissionner.

 

 

Il s'installe ensuite à Vienne avec son épouse, Constance Weber. Après 1782, il connaît une période faste : il va de concerts en compositions et Vienne l'acclame. Affecté par la mort de son père en 1787, il compose le sombre opéra 'Don Giovanni' qui n'est pas compris du public viennois. La santé de sa femme s'affaiblit et le couple est endetté. Mozart, dont le génie ne sera jamais vraiment reconnu de son vivant, meurt dans l'indifférence à 35 ans en laissant une oeuvre considérable dont un requiem inachevé chargé d'émotions.

 

 

 

 

► 1756 Voltaire écrit 'Le Désastre de Lisbonne’

 

 

 

 

► 1756 Honoré-Gabriel Mirabeau écrit 'L'Ami des hommes’

 

 

 

 

► 1757 - 5 janvier Tentative d'assassinat de Louis XV par Damiens. Vers 18 heures, Robert-François Damiens tente d'assassiner le roi dans les jardins du château de Versailles avec un canif mais Louis XV n'est que légèrement blessé à l'épaule. Le meurtrier ne donnera aucune explication justifiant son acte malgré la torture. Condamné à la mort par écartèlement, il sera supplicié en place de grève durant toute la journée du 28 mars. Robert François Damiens, né en 1715 à La Thieuloye, près d'Arras (Pas-de-Calais) et mort en 1757 à Paris, auteur d'une tentative d'assassinat de Louis XV.

 

 

 

 

► 1757 - 28 mars Exécution de Damiens place de Grève.

 

 

 

 

► 1757 - 1er mai La Suède, la Saxe et la Russie rejoignent l'alliance franco-autrichienne.

 

 

 

 

► 1757 - 2 août Les Français prennent Fort William Henry aux Anglais (Canada).

 

 

 

 

► 1757 Victoires des Français : dans le nord de l'Allemagne, sur les Anglais, en Hanovre, à Hastenbeck (maréchal d'Estrées : Louis Le Tellier, duc d'Estrées) et à Kloster Zeven (maréchal de Richelieu : Louis du Plessis, duc de Richelieu). La bataille de Hastenbeck a lieu pendant la guerre de Sept Ans, le 26 juillet 1757 près du village de Hastenbeck (près de Hamelin). Les forces alliées de Hanovre, Hesse et Brunswick doivent concéder la victoire à une armée française, victoire qui débouche sur la convention de Klosterzeven et l'occupation de Hanovre.

 

 

 

 

► 1757 - 9 octobre Naissance de Charles (futur Charles X), comte d'Artois, fils du dauphin. Charles X (château de Versailles, 9 octobre 1757–Gorizia, 6 novembre 1836) fut roi de France et coprince d'Andorre de 1824 à 1830. Il était le cinquième fils du dauphin Louis de France (1729-1765) et de Marie Josèphe de Saxe (1731-1767), petit-fils de Louis XV, et donc le frère de Louis XVI de France et du comte de Provence, futur Louis XVIII. Il fut d'abord titré fils de France et comte d'Artois.

 

 

 

 

► 1757 - 5 novembre Défaite française face à Frédéric II de Prusse devant Rossbach. Les Prussiens (Frédéric II de Prusse) firent face d'abord avec succès aux Autrichiens alliés avec les Russes, puis ils se retournèrent et battirent le général, l'incapable, Soubise, à Rossbach. Bataille de Rossbach, Près du village de Rossbach, aujourd'hui dans le Land Saxe-Anhalt, en Allemagne, eut lieu la bataille de Rossbach, le 5 novembre 1757. Elle opposa l'armée du Roi Frédéric II de Prusse aux troupes franco-impériales. Malgré un avantage numérique important (42 000 contre 21 000 hommes), l'armée franco-impériale commandée par le prince de Soubise fut défaite, notamment en raison de l'assaut de la cavalerie dirigée par le général Seydlitz. 

 

 

Monseigneur le prince de Soubise, Pair et maréchal de France, aide-de-camp de Louis XV puis gouverneur de Flandre et de Hainaut, il est battu à Rossbach en 1757. Nommé pourtant maréchal de France, il est un courtisan habile dans l'entourage de Madame de Pompadour puis de la comtesse du Barry, ce qui lui attire toutes les faveurs royales et aussi toutes les intrigues de cour.

 

 

 

 

► 1757 - 5 décembre : Bataille de Leuthen, l'armée prussienne bat les Autrichiens. Bataille de Leuthen, en 1756, un retournement majeur intervient : la France s'allie avec l'Autriche. Conscient que sa position est plus que précaire, Frederick décide de prendre les devant et envahit la Saxe puis la Bohème en Septembre 1756. Frédéric possède un atout dans sa manche : le soutien de l'Angleterre. En effet, celle-ci verrait d'un très bon oeil la France empêtrée dans une guerre européenne, ce qui lui permettrait d'avoir les mains libres outremer pour prendre possession des colonies françaises.

 

 

Pour les prussiens, la guerre commence difficilement : le 18 Juin 1757, une armée autrichienne commandée par Daun défait les troupes de Frédéric à la bataille de Kolin. La menace la plus pressante devient alors l'armée franco-impériale venant de l'ouest, que Frédéric va écraser lors de la bataille de Rossbach, le 5 Novembre 1757. Cette menace supprimée, il se tourne une nouvelle fois vers l'armée autrichienne qui est en train d'envahir la Silésie. Revenant à marche forcée de Saxe, il fonce vers l'armée commandée par le prince Charles de Lorraine et le maréchal Daun.

 

 

 

 

► 1757 Denis Diderot écrit 'Le Fils naturel'

 

 

 

 

► 1758 Les Anglais tentèrent d'établir le blocus de des principaux ports français et de détruire Saint-Malo; ils incendièrent Cherbourg. Ils tentèrent ensuite un débarquement dans la baie de Saint-Brieuc, mais les habitants les tinrent en respect jusqu'à l'arrivée de troupes de secours qui les culbutèrent à Saint-Cast. Saint-Brieuc est une commune française, située dans le département des Côtes-d'Armor et la région Bretagne. La bataille de Saint-Cast fut livrée en 1758, autour de Saint-Malo. Elle vit une tentative de débarquement anglaise repoussée grâce aux fortifications de Vauban.

 

 

 

 

► 1758 - 27 avril Perte de Fort Frontenac et de Fort Duquesne (Canada). On assiste a un début victorieux pour les français avec la prise du Fort Duquesne, Edward, Oswego et William-Henri entre 1754 et 1757. Mais les Anglais ripostent et c'est une fin désastreuse pour les Français: Louisbourg, Fort Frontenac, Fort Duquesne, Québec et Montréal tombent aux mains des Anglais entre 1758 et 1760. Fort Frontenac, ancien nom de la ville de Kingston, en Ontario, Canada. Établissement fondé par René Robert Cavelier de La Salle en 1674. Il s'agissait des prémices d'une entreprise de commerce de peaux et de fourrures, principalement de bisons.

 

 

Ce fort a été baptisé ainsi en l'honneur de Louis de Buade de Frontenac, gouverneur de la Nouvelle-France. Fort Duquesne était un fort français situé près de la rivière Monongahela qui subit plusieurs assauts des Britanniques. La forteresse est située a l'endroit d'un ancien fort britannique qui fut pris en 1753 avant la Guerre de Sept ans. Les officiers français décidèrent de le détruire mais jugeant sa position éminemment statégique, ils en érigèrent un nouveau. En 1755, le général Edward Braddock mena une expédition pour prendre tous les forts se trouvant sur la frontière de l'Ohio.

 

 

Parti sous l'ordre du gouverneur de la Virginie, on compte parmi ses rangs Horatio Gates et plus d'un milliers d'hommes. Il arrive au printemps 1755 près de la Monongahela et aperçoit Fort Duquesne. Il franchit avec l'avant garde le fleuve, ne se doutant pas que les Français (et la milice canadienne jumelée aux alliés amérindiens) les attendaient. Les flèches des Indiens et les tirs précis des Français eurent raison de l'armée britannique qui, désordonnée, laissa Braddock seul devant. Celui-ci voyant la déroute de ses troupes fit demi-tour et il fut même blessé.

 

 

 

 

► 1758 - 23 juin Victoire anglo-prussienne contre les Français à Crefeld. Crefeld est une ville allemande en Rhénanie-du-Nord-Westphalie.

 

 

 

 

► 1758 à 1759 - Les Français (prince de Clermont) sont de nouveau battus à Crefeld (par le duc de Brunswick) et un peu plus tard à Minden (par le maréchal de Contades). Entre temps, le duc de Broglie (Français) avait remporté la victoire de Bergen.

 

 

 

 

► 1758 - 27 juillet Prise de Louisbourg (Canada) par les Anglais. Louisbourg, ville de Nouvelle-Écosse au Canada. Port de pêche à la morue fondé en 1713, Louisbourg a vécu paisiblement pendant trois décennies en qualité de port de mer de la colonie française. Les troupes de la Nouvelle-Angleterre aidées par la Marine Royale anglaise se sont emparée de la ville en 1745 après 6 semaines de siège. Après 3 ans sous gouvernance britannique, Louisbourg est rendue par traité à la France (traité d'Aix-la-Chapelle). La paix fut de courte durée et, en 1758, après 6 nouvelles semaines de siège, le gouverneur français Drucourt rend les clés de la ville aux anglais de Edward Boscawen à la suite du plus grand assaut de l'histoire coloniale canadienne.

 

 

 

 

► 1758 - 3 décembre : le duc Choiseul (Étienne François de Choiseul) inaugure sa politique comme ministre des Affaires étrangères (fin en décembre 1770). Durant les douze années de l'administration de Choiseul, la France connaît à la fois une période de grande prospérité économique et un climat de démission politique progressive. Homme complet, ami des philosophes, tolérant, Choiseul s'appuie à la Cour sur la Pompadour et s'oppose au parti dévot représenté par le Dauphin et La Vauguyon, chargé de l'éducation du futur Louis XVI. Il prône un gallicanisme nationaliste et semi-libéral, teinté de hargne antijésuitique et de sympathies pro-parlementaires. Étienne François de Choiseul, Choiseul, Étienne-François, comte de Stainville puis duc de Choiseul, né le 28 juin 1719 et mort le 8 mai 1785, ambassadeur puis secrétaire d'État de Louis XV.

 

 

 

 

► 1758 à 1794 - naissance et mort de Maximilien de Robespierre. Homme politique français. Il est issu d'une lignée d'hommes de loi de la petite bourgeoisie artésienne. Maximilien perd rapidement sa mère qui s'éteint, victime de la tuberculose, en mettant au monde une dernière petite fille qui succombe également. Le jeune Maximilien, sensible, est très marqué par la perte de sa mère et le départ de son père. Il choisit de se réfugier dans le travail et se consacre essentiellement aux études. c'est ainsi qu'il obtient une bourse au lycée Louis le Grand à Paris où il allait passer douze années. Grâce à la qualité de son travail, il fut cité par trois fois à l'ordre de l'Université.

 

 

Après de brillantes études passées à Paris, Maximilien de Robespierre s'en retourne dans sa ville natale où il devient avocat et intègre le Barreau d'Arras. c'est un jeune homme brillant, bien intégré à la bonne société provinciale de son temps. Robespierre entre en politique à l'annonce de la convocation des États Généraux en 1789. La campagne électorale est dure en Artois où s'opposent les élites traditionnelles et les tenants des réformes et du changement. Élu député, il milite sans trêve au club des Jacobins. Élu par la suite à la Convention par plusieurs départements (dont celui du Pas-de-Calais), Robespierre choisira d'être l'élu du peuple parisien. Mis hors la loi après la chute du régime de la Terreur dont il n'est pas l'unique responsable, il refusa de patronner l'insurrection populaire, fut arrêté et guillotiné.

 

 

 

 

► 1758 Helvétius écrit 'De l'Esprit'. Claude-Adrien Helvétius est un philosophe français du XVIIIe siècle. Il est né à Paris en 1715 et mort à Versailles en 1771. Au sein des encyclopédistes et matérialistes de son siècle, il développe un sensualisme matérialiste, où l'intérêt seul dirige les jugements, et considère l'éducation comme l'élément constitutif principal de l'esprit des humains, qui sont, selon lui, tous susceptibles de s'instruire également. Il est fortement inspiré par Locke, dont il lit très tôt 'l'Essai sur l'entendement humain'.

 

 

Ses idées sur la constitution de l'esprit humain en seront nettement influencées. Il abandonne cependant toute idée de Dieu, et défend un athéisme absolu avec de nombreux encyclopédistes. Il considère la croyance en Dieu et en l'âme comme le résultat de notre incapacité à comprendre le fonctionnement de la nature, et voit dans les religions, notamment la religion Catholique, un despotisme n'ayant comme but que le maintien de l'ignorance pour une meilleure exploitation des hommes.

 

 

 

 

► 1758 François Quesnay écrit 'Le Tableau économique'François Quesnay (1694-1774) était un économiste français et l'un des fondateurs de l'école des Physiocrates. La notion de physiocratie (étymologiquement : gouvernement de la nature) est une idéologie économique prétendant que la richesse des pays provient exclusivement de l'agriculture, seule "création" annuelle de richesse. L'école des Physiocratie est originaire de France et a eu son apogée au cours de la seconde moitié du XVIIIe siècle siècle. La physiocratie est probablement la première théorie économique.

 

 

 

 

► 1758 Carl von Linné écrit 'Systema naturae' (classification moderne des plantes et des animaux). Carl von Linné (23 mai 1707 à Södra, dans la province de Rashult en Suède - 10 janvier 1778 à Uppsala) est un naturaliste suédois qui posa les fondations de la systématique moderne. Il est l'auteur d'une classification dont les grands principes furent la base de la systématique scientifique.

 

 

Linné met au point un système qui permet de dénommer précisément toutes les espèces animales et végétales (il étend même ce système aux minéraux) grâce à deux noms : le Genre (écrit avec une majuscule) et l'espèce (écrite avec une minuscule), tous deux en général d'origine latine, voire grecque ou autre (si l'origine n'est pas latine, le nom utilisé est "latinisé"). Ce système binominal permet d'éviter l'imprécision des noms vernaculaires qui changent d'un pays à l'autre, voire d'une région à l'autre.

 

 

 

 

► 1758 à 1843 - naissance et mort du lexicographe Noah Webster à West Hartford au Connecticut. Il publie 'l'American Dictionary of the English Language' en 1828. Le nom de Webster est devenu aux États-Unis synonyme de "dictionnaire national".

 

 

 

 

► 1759 - 4 mars Étienne de Silhouette est nommé contrôleur général des finances. Étienne de Silhouette, homme politique français né à Limoges en 1709 et décédé dans le château qu'il s'était fait construire à Bry-sur-Marne en 1767. Il fut entre autre contrôleur général des Finances de Louis XV en 1759. C'est lui qui inventa l'impôt sur les signes extérieurs de richesse. Il voulut restaurer les finances en taxant les privilégiés et les riches. C'est ce qui lui vallu de voir son nom passer dans le langage courant. (Il n'était plus necessaire aux riches d'avoir aucun accessoire dans leurs vêtements). Il a également traduit différents ouvrages de l'anglais au français.

 

 

 

 

► 1759 - 13 septembre Capitulation de Québec face au troupes anglaises. Bataille des plaines d'Abraham, les Britanniques sous le commandement du général James Wolfe défont les Français sous le commandement du général Louis-Joseph de Montcalm devant la ville de Québec au Canada. Wolfe meurt au combat et Montcalm est mortellement blessé.

 

 

 

 

► 1759 Perte du Canada et de l'Inde. - Pendant que Lally-Tollendal luttait pour essayer de conserver au moins Pondichéry à la France, Louis-Joseph de Montcalm et le marquis de Vaudreuil (Pierre de Rigaud de Vaudreuil) se débattaient désespérément au Canada contre les Anglais auxquels ils ne pouvaient opposer que des forces insuffisantes. Malgré leurs supplications, la Cour n'envoyant pas de renforts, Montcalm livra devant Québec une dernière bataille, qu'il perdit. Louis Joseph de Montcalm-Gozon, marquis de Saint-Véran (12 février 1712 - 14 septembre 1759) fut un militaire français. Il est mortellement blessé dans la bataille de Québec, perdue devant les forces britanniques commandées par James Wolfe. 

 

 

Pierre de Rigaud de Vaudreuil de Cavagnial, marquis de Vaudreuil, officier de la Marine ; dernier gouverneur général de la Nouvelle-France. Né à Québec le 22 novembre 1698. Mort à Paris le 4 août 1778. Parmi les gouverneurs français de la Nouvelle-France, il s'agit du seul à être né au pays. Il fut le dernier intendant de Louisiane pour le roi de France. Il signa la reddition de Montréal en 1760 contre les troupes britanniques à la veille d'assiéger la ville, après que Louis-Joseph de Montcalm ait péri à la bataille de Québec en 1759. La France le condamnera d'abord, ensuite l'acquittera de ses torts.

 

 

 

 

► 1759 - 20 novembre Défaite navale française de Belle-Île face aux Anglais. Bataille des Cardinaux, la flotte britannique défait l'escadre de Brest qui subit de lourdes pertes dans la baie de Quiberon en Bretagne. La bataille des Cardinaux est une bataille navale ayant opposé les flottes française et britannique qui eut lieu lors de la guerre de Sept Ans, le 20 novembre 1759, dans la baie de Quiberon. La flotte française se saborda, laissant la victoire à la flotte britannique.

 

 

 

 

► 1759 - 21 novembre Bertin remplace Étienne de Silhouette au poste de contrôleur général des finances. Henri-Léonard Bertin, né en 1719, avait été intendant de la généralité de Lyon de 1754 à 1757, il était devenu contrôleur général des finances en 1759 et avait su dans cette haute situation s'attirer la confiance de Louis XV.

 

 

 

 

► 1759 Jean-Jacques Rousseau écrit 'La Nouvelle Héloïse’

 

 

 

 

► 1759 à 1796 - naissance et mort de Robert Burns, poète et barde écossais, né le 25 janvier 1759 à Alloway (South Ayrshire, Écosse) et mort le 21 juillet 1796 à Dumfries (Dumfries and Galloway, Écosse). Auteur passionné et romantique de nombreux poèmes et chansons d'inspiration folklorique écossaise, dont 'Auld Lang Syne'. Il s'agit du plus grand auteur en langue scots. Son oeuvre, inspirée de la vie à la campagne, de la nature et de culture populaire et sa poésie d'une grande sensibilité a contribué à l'éclosion du romantisme anglo-saxon. Il inspira la production de littérature dialectale dans d'autres pays de l'Europe.

 

 

 

 

► 1759 Denis Diderott écrit 'Les Salons' (1759-1781)

 

 

 

 

► 1759 à 1805 - naissance et mort de Friedrich von Schiller, poète et dramaturge allemand. Schiller est né en 1759 à Marbach am Neckar, d'un père chirurgien des armées du Wurtemberg.

 

 

 

 

► 1759 Publication de 'Candide' de l'écrivain français Voltaire, un conte picaresque et polémique où Voltaire démontre que tout n'est pas pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles.

 

 

 

 

► 1760 Création d'un troisième vingtième.

 

 

 

 

► 1760 - 8 septembre Capitulation de Montréal qui passe sous contrôle anglais. C'est la fin de la domination française en Amérique.

 

 

 

 

► 1760 - 16 octobre Victoire des Français à Clostercamp, où s'illustrèrent, par leur dévouement héroïque, le chevalier d'AssasLe chevalier d'Assas, capitaine au régiment d'Auvergne, a immortalisé le nom de sa famille à l'action de Clostercamp, le 16 octobre 1760. Étant près d'un bois pendant la nuit, il y entra seul pour le fouiller. A peine eut-il avancé quelques pas, qu'il se sentit environné d'une troupe d'ennemis qui lui mirent la baïonnette sur la poitrine, en menaçant de le tuer s'il disait un mot.

 

 

Mais loin d'hésiter, d'Assas s'écrie : A moi, Auvergne, ce sont les ennemis! A ces mots, il tombe percé de coups. Pour récompenser ce dévouement héroïque, Louis XVI accorda, par lettres du mois d'octobre 1777, une pension perpétuelle de mille francs aux aînés de cette famille, garantie par la loi du 22 août 1790. Sous le gouvernement impérial une colonne a été élevée sur le lieu où d'Assas succomba. La statue du chevalier d'Assas orne une des places de la ville du Vigan (Gard).

 

 

 

 

► 1760 à 1840 Néoclassicisme. Mouvement né en rejet du rococo, qui privilégie les valeurs morales. Il puise ses sources, au niveau formel, dans l'Antiquité classique. Le néoclassicisme est un mouvement artistique qui s'est développé dans la peinture, l'architecture et la littérature du XVIIIe et XIXe siècle. Né à Rome alors que l'on redécouvre Pompéi et Herculanum, le mouvement se propage rapidement en France par l'intermédiaire des élèves peintres et sculpteurs de l'Académie de France à Rome, en Angleterre grâce à la pratique du Grand Tour de la jeunesse noble britannique, et dans le reste du monde.

 

 

Basé sur les principes de Winckelmann, il préconise un retour aux valeurs vertueuses et simples de l'Antiquité après les excès du rococo et du baroque des années précédentes. Le Grand Tour, orthographié de la même façon en anglais, était un long voyage effectué par les jeunes gens des plus hautes classes de la société britannique en Europe continentale à partir du XVIIe siècle et surtout au XVIIIe siècle, destiné à parfaire leur éducation, juste après, ou pendant leurs études.

 

 

Les destinations principales étaient la France, les Pays-Bas, l'Allemagne, la Suisse et surtout l'Italie, puis plus tard la Grèce et l'Asie mineure. Ces voyages duraient parfois plus d'un an, souvent en compagnie d'un tuteur et devinrent une pratique normale voir obligatoire pour une bonne éducation. Elle eut pour effets de mettre en contact la haute société britannique avec l'art européen et aida à la diffusion du Palladianisme et du Néoclassicisme.

 

 

 

 

► 1760 Jean-Honoré Fragonard peint 'Jardins de la villa d'Este' (dessins à la sanguine sur papier)

 

 

 

 

► 1760 Le style Transition se distingue en juxtaposant les attributs et les ornements spécifiques du style Louis XV "rocaille" aux lignes devenues droites du style Louis XVI. Les commodes présentent une caisse droite Louis XVI aux angles en "pans coupés" dont le panneau central de la façade se détache en légère avancée : "ressaut" sur des pieds galbés Louis XV. L'ensemble des meubles comportent moins de modèles.

 

 

Les marqueteries sont encore claires, plus géométriques. Toujours les fleurs dans des vases et des paniers. Les "ruines", les panneaux de laque de Coromandel sont à la mode. Les bronzes sont plus sobres, réservés aux poignées de tirage, entrées de serrures, chutes d'angles, sabots et galeries. Tous les bois précieux de l'époque précédente se retrouvent, ainsi que laque, bronze doré, dans les mêmes techniques de placage et de marquetage.

 

 

 

 

► 1760 Denis Diderot commence la rédaction de la 'Religieuse' (publication posthume en 1796).

 

 

 

 

► 1761 Mars : Affaire La Valette : le père jésuite Antoine de La Valette, qui menait depuis 1741 de fructueuses affaires à la Martinique, est ruiné par la saisie de ses navires par les Britanniques en 1755. Il ne peut pas honorer une grosse créance due à une société commerciale marseillaise. L'avocat janséniste des Marseillais fait remonter l'affaire au Parlement de Paris, qui condamne l'ordre des jésuites à verser un million et demi de livres tournois aux plaignants (mai), qui n'en verront pas la couleur.

 

 

Au cours du procès, l'abbé Chauvelin dénonce le despotisme jésuitique et réclame que les constitutions de l'ordre soient soumises au Parlement (avril). Après l'échec de diverses tentatives de conciliation du Conseil d'en haut, le Parlement adopte les conclusions du conseiller janséniste L'Averdy (arrêt d'août) : elles interdisent aux jésuites le recrutement des novices et la prononciation de nouveaux voeux ; leurs congrégations et groupements sont dissout ; leurs collèges devront fermer dans un délais d'un an.

 

 

 

 

► 1761 - 13 octobre Suicide de Marc-Antoine Calas à Toulouse. L'affaire Calas est une affaire judiciaire au milieu du XVIIIe siècle (ordonnance de 1670 qui insiste sur l'aveu) dans une ville, Toulouse, influencée par l'Espagne. Cet épisode révélateur du traitement d'un suspect puis accusé, sans appui d'un avocat (remplacé par des libelles nommés factums), une hierarchie des preuves (adminicule), le secret de l'instruction, et d'une procédure inquisitoriale. Jean Calas, modeste commerçant, habitait 16 rue des Filatiers à Toulouse.

 

 

Le 13 octobre 1761, son fils aîné, Marc-Antoine, se pendit dans la boutique familiale. Ne voulant pas qu'il soit considéré comme suicidé et subisse des obsèques infamantes, la famille Calas n'indiqua pas d'abord aux autorités les circonstances exactes de sa découverte et prétendirent avoir trouvé le malheureux étranglé. Mais les Calas étaient protestants et cela suffit pour que le capitoul David de Beaudrigue, convaincu par des rumeurs de voisinage alléguant la volonté de Marc-Antoine de se convertir au catholicisme, exige un complément d'enquête et fasse soumettre Jean Calas à la question.

 

 

Sous la torture, le vieil homme avoua d'abord puis se rétracta. Le Parlement de Toulouse le condamna à mort le 9 mars 1762 sans être motivé. Roué (rompu) vif place Saint-Georges, Jean Calas est étranglé deux heures plus tard. Exilés, les autres fils de Jean Calas allèrent à la capitale calviniste Genève où ils rencontrèrent Voltaire qu'un marchand marseillais avait déjà informé de l'affaire. Le philosophe flaira tout de suite la bavure due à la perversité du système et utilisa son ironie corosive pour que justice soit faite.

 

 

 

 

► 1761 17 janvier Capitulation de Pondichéry (Inde) face aux Anglais. Pondichéry entre dans l'histoire de France lorsque la Compagnie française des Indes orientales achète en 1673 un petit village côtier au sultan de Bijapur. Pondichery devient ainsi la tête de pont des intérêts commerciaux de la France en Inde. Il faut cependant attendre 1685 pour que François Martin, nommé "directeur de la côte de Coromandel", mette Pondichéry sur la voie de la prospérité. Malheureusement, les frictions avec les Hollandais déjà bien implantés dans la région et la mort de Martin en 1706 ralentissent le développement de la ville.

 

 

Il faut attendre 1726 et l'arrivée de Lenoir pour que les affaires reprennent. La ville est ensuite dirigée par Dumas en 1735 et puis par Joseph François Dupleix en 1742. C'est sous le mandat de ce dernier, et grâce à lui, que Pondichéry connaît son apogée. Grâce à ses victoire militaires contre les Anglais, il étend le territoire autour de la ville, et a beaucoup d'influence dans les affaires indiennes. Mais les actionnaires de la Compagnie française des Indes, soucieux de leurs intérêts commerciaux, et voyant d'un mauvais oeil les guerres incessantes avec les Anglais, décident de le remplacer.

 

 

Dupleix quitte l'Inde le 14 octobre 1754 emportant avec lui ses rêves d'une Inde française. Son remplaçant, Godeheu, est chargé de traiter avec les Anglais. Mais la paix ne dure pas, et, malgré les victoires initiales de Lally-Tollendal, Pondichéry est prise et rasée par les Anglais le 16 janvier 1761. La France ne récupère son comptoir qu'après la signature d'un traité en 1765. Les Français en récupèrent le contrôle total seulement en 1816, sans jamais cependant y retrouver la gloire d'antan. Pondichéry n'est plus alors qu'une escale vers les colonies d'Extrême-Orient.

 

 

 

 

► 1761 - 15 août "Pacte de la famille" entre la France et l'Espagne contre l'Angleterre. le duc de Choiseul (Étienne François de Choiseul), mis à la tête des affaires en 1758, ardent patriote et habile diplomate, reprit la tradition de Louis XIV et réussit, en concluant le Pacte de Famille, à renouer l'alliance entre tous les Bourbons qui régnaient alors en Europe. L'Espagne joignit sa flotte à la flotte française, et bien que les Anglais profitèrent de cette occasion pour attaquer quelques colonies espagnoles, ils craignirent néanmoins de voir la nouvelle alliance s'augmenter et devenir plus puissante qu'eux. La paix devenait pour eux une nécessité aussi bien que pour Frédéric II de Prusse, que ses succès contre l'Autriche avaient affaibli. 

 

 

Le pacte de famille désigne, dans l'histoire française, l'alliance entre différentes branches des Bourbons. On peut noter l'alliance France-Espagne, traditionnelle, mais aussi des pactes de famille élargis aux Bourbons italiens. C'est aussi le traité signé le 15 août 1761, à l'instigation du duc de Choiseul (Étienne François de Choiseul), entre les rois de France, d'Espagne et le duc de Parme, et ainsi nommé parce que tous les contractants appartenaient à la famille des Bourbons, avait pour but de prévenir, par l'union des forces françaises, espagnoles et parmesanes, la supériorité de la marine anglaise. Ce traité n'eut pas tous les résultats qu'on en espérait : le roi des Deux-Siciles refusa d'y accéder. Du reste, les événements de 1789 le rompirent.

 

 

 

 

► 1761 Jean-Jacques Rousseau écrit 'Julie ou la Nouvelle Héloïse'.

 

 

 

 

► 1762 à 1765 - Durant cette période, le Parlement et la Cour s'attachèrent à préparer l'expulsion des jésuites, dont les agissements et les intentions étaient en opposition avec les intérêts du royaume. Le Parlement de Paris les condamna en 1762 et le duc de Choiseul (Étienne François de Choiseul) fit rendre contre eux en 1765 un édit de bannissement.

 

 

 

 

► 1762 Pierre III de Russie, débile physiquement et intellectuellement, suc-cède à sa tante Élisabeth en janvier. Il abolit la Chancellerie secrète et supprime la torture (janvier). Les nobles sont libérés du service militaire (18 janvier). Pierre III de Russie, Pierre III Fiodorovitch est né le 21 février 1728 à Kiel. Il est le fils de Charles-Frédéric, duc de Holstein-Gottorp (de la maison d'Oldenbourg) et de son épouse la grande-duchesse Anna Petrovna Romanova, fille de Pierre Ier le Grand.

 

 

 

 

► 1762 - 10 mars Exécution de Jean Calas accusé de l'assassinat de son fils.

 

 

 

 

► 1762 Admirateur de Frédéric II de Prusse, Pierre III de Russie signe la paix avec la Prusse. Pierre III de Russie signe la paix avec la Prusse et renonce aux conquêtes de la Poméranie et de la Prusse orientale. Juin : Alliance entre la Russie et la Prusse. La Suède, isolée au nord, se retire de la coalition. La France doit choisir le retour à la paix.

 

 

 

 

► 1762 - 14 juin : Pierre III de Russie inaugure une Eglise luthérienne à Oranienbaum et proclame l'égalité des droits entre les Eglises protestantes et l'Eglise orthodoxe. Sa politique intérieure favorise le complot militaire (Alexis et Grégoire Orlov, N. I. Panine) qui porte sa femme Sophie d'Anhalt-Zerbst, une princesse d'origine allemande, au pouvoir sous le nom de Catherine II de Russie le 28 juin (9 juillet du calendrier grégorien). Pierre III de Russie abdique puis sera assassiné peu après, peut être par Alexis Orlov dans des circonstances mystérieuses.

 

 

 

 

► 1762 - 9 juillet : Accession au pouvoir de la tsarine Catherine II de Russie (Catherine la Grande). Catherine II de Russie (21 avril 1729 à Stettin en Poméranie - 6 novembre 1796 à Saint-Pétersbourg), née Sophie Augusta Fredericka d'Anhalt-Zerbst, surnommée Figchen, est impératrice de Russie à partir du 28 juin 1762.

 

 

 

 

► 1762 - 3 novembre Traité de Fontainebleau cédant la Louisiane à l'Espagne. Traité de Fontainebleau signé le 3 novembre 1762, par ce traité les territoires de la Louisiane situés à sur la rive droite du Mississippi (avec La Nouvelle-Orléans) sont cédés secrètement à l'Espagne par Louis XV, suite à la défaite de la France dans la Guerre de 7 Ans. Cette portion du territoire sera rétrocédée par l'Espagne à la France en 1800. Mais Napoléon la jugera indéfendable et la vendra en 1803 aux États-Unis. La partie orientale sera cédée à l'Angleterre par le Traité de Paris de 1763.

 

 

 

 

► 1762 Denis Diderot écrit 'Le Neveu de Rameau'.

 

 

 

 

► 1762 Jean-Jacques Rousseau écrit 'Du contrat social'. Rousseau publie "Du contrat social" mais est immédiatement censuré à Genève comme en France. Approfondissant ses thèses sur l'état de nature de l'homme, il s'attache dans cet ouvrage à réconcilier contrat social et liberté de chacun. Pour être juste, la société doit être gouvernée par tous, chacun doit pouvoir participer au pouvoir. Le contrat doit donc être l'expression de la volonté générale, et Rousseau en appelle en fait à une sorte de démocratie participative. Si les principes développés dans le "Contrat social" de Rousseau ne seront jamais appliqués à la lettre, ils deviendront la base de la pensée politique moderne.

 



13/04/2021
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