L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

De 1420 (La France est "anglaise") à 1498 (Louis XII)

 

 

 

► 1420 En ce début du XVe siècle l'État français n'est plus. La France est "anglaise". Depuis le traité de Troyes (21 mai 1420) qui a suivi le désastre d'Azincourt où la chevalerie française s'est enlisée dans la boue "jusque au gros des jambes", et littéralement étouffée elle-même sous le poids de ses armures. Une hécatombe dans les rangs de la noblesse du royaume qui "fut là tuée et découpée têtes et visages". Selon les clauses du traité "honteux", Charles VI renie et déshérite son fils le dauphin Charles et reconnaît le roi d'Angleterre Henri V comme héritier du royaume de France.

 

 

 

A la mort de ce dernier (1422), son fils Henri VI lui succède. C'est un bébé de six mois. Aussi son oncle le duc de Bedford exerce-t-il en son nom la régence en France. Quelle France ? En fait il en existe troisLa France "anglaise" : elle comprend la Normandie, la Guyenne et une partie des régions situées au nord de la Loire. La France du "royaume de Bourges" : en gros la moitié méridionale du pays dans laquelle s'est réfugié le dauphin Charles avec des partisans fidèles, qui l'ont reconnu roi après le décès de son père. Enfin la France de "l'État bourguignon" : donné en apanage au duc de Bourgogne, ce vaste territoire s'est agrandi de l'Artois, la Flandre, le Brabant et les Pays-Bas.

 

 

 

De Philippe III le Hardi à Jean sans Peur et au dernier duc Philippe le Bon, tous ont contribué à consolider leur puissance en faisant de leur apanage un véritable État indépendant. Restée à l'écart des opérations militaires, la France bourguignonne est la plus riche et, malgré les malheurs des temps, la cour des ducs brille par son faste et sa magnificence. Qui gouverne la France ? Le régent anglais le duc de Bedford ? Le petit roi de Bourges ? Le duc de Bourgogne Philippe le Bon ? Cette situation politique extrêmement confuse ajoute encore à l'état pitoyable de la France.

 

 

 

Mais les difficultés ne datent pas d'hier. Elles sont le résultat de plusieurs facteurs conjugués : la crise dynastique, les ravages des épidémies et de la guerre, le marasme économique qui en est la conséquence. Depuis Hugues Capet, la belle continuité monarchique a été brisée. Quand le dernier roi capétien meurt sans laisser d'héritier mâle, les évêques et les barons du royaume sont alors contraints d'élire un neveu du souverain, Philippe VI de Valois. Avec lui naissait une nouvelle dynastie. Mais ce changement ne fait pas l'adhésion de tous.

 

 

 

En France, il sert de prétexte aux prétendants évincés pour se rebeller, pour former des partis hostiles, pour faire de leurs apanages des états dans l'État, bafouant ainsi l'autorité royale. En Angleterre, le roi qui se considère également comme un prétendant possible au trône, entre en conflit avec le nouveau roi de France. C'est le début de la guerre de Cent Ans (1337-1453) ou plus exactement de cent ans d'hostilités entre les deux royaumes. Cette longue période de conflits intermittents (en moyenne une année de guerre sur cinq), coupée de trêves et de négociations est cependant désastreuse pour le pays.

 

 

 

Bien que n'affectant que quelques cantons successivement, la guerre est profonde et destructrice. Les campagnes sont dévastées, soit par le pillage des troupes anglaises qui vivent dans le pays, soit par les destructions tactiques des Français qui visent à priver l'ennemi de ravitaillement. De plus la guerre a changé dans ses techniques et dans la mentalité des guerriers. Les armes à poudre sont de plus en plus employées, et l'artillerie seconde les toujours redoutables archers et les nouveaux arbalétriers. Pour s'en protéger, les chevaliers endossent une armure complète, exagérément lourde (de 20 à 60 kg) qui les entrave et rend le combat à cheval quasiment impraticable. La chevalerie anglaise s'adapte mieux.

 

 

 

Elle a introduit la lutte au sol avec des armes courtes, des poignards qui se glissent facilement dans les jointures des armures. A l'inverse des chevaliers français qui dédaignent leur aide, les Anglais s'entourent d'archers montés, donc très mobiles. Tactique qui va leur apporter une supériorité décisive et tous les succès militaires. Nouveaux moyens, nouvel esprit. Les guerriers sont désormais des spécialistes qui traitent la guerre en hommes de métier et non plus comme une joute réglée par un code de courtoisie et des gestes "chevaleresques". Rares sont les batailles rangées où deux blocs s'affrontent toutes lances dehors.

 

 

 

La guerre est faite d'embuscades, d'escarmouches, de chevauchées rapides. La ruse et la surprise priment. L'ennemi est harcelé par des petites bandes bien armées et d'une grande mobilité. Ce sont exclusivement des entrepreneurs de combats. Le roi traite avec ses mercenaires, aventuriers de toutes origines (Allemands, Bretons, Comtois, Basques, Espagnols etc.). Moyennant une rémunération substantielle, ces capitaines, issus pour la plupart de la noblesse, mettent à la disposition du roi leurs "compagnies ou routes", d'où leur nom de "routiers". Le groupe d'une quinzaine ou trentaine d'hommes au plus est fortement solidaire sous l'autorité du chef.

 

 

 

Mais quand viennent les trêves les compagnies se dissolvent. Dès lors les hommes astreints au chômage pillent, attaquent les caravanes, exigent tribut aux villes en échange de leur "protection". Mais ceux que les citadins et les villageois appellent les "écorcheurs" ou "retordeurs" grossiront bientôt les rangs des compagnons de Jeanne d'Arc. Jamais terminée malgré des trêves, la guerre est coûteuse, dévoreuse de monnaie, ruineuse pour le trésor royal. Où trouver de nouvelles ressources pour la financer ? Le temps féodal n'est plus où l'on pouvait lever une armée sans la payer, où nobles vassaux et simples soldats devaient aide au souverain.

 

 

 

Les soldats comme les routiers ont désormais une solde. La gabelle (taxe sur le sel), la taille (impôt sur chaque feu c'est à dire sur chaque famille paysanne) ne suffisent plus. Des levées "extraordinaires", les maltôtes, constituent des ponctions supplémentaires dans l'épargne privée des bourgeois ou dans celle des paysans. Le coût insupportable de la guerre frappe également la noblesse qui doit réunir l'argent de rançons énormes pour délivrer un seigneur prisonnier. Elle n'en a souvent plus les moyens et le combattant captif peut rester des années aux mains de l'ennemi. Par dizaines des lignages se sont ainsi éteints.

 

 

 

Par domaines entiers les terres ont été laissées à un abandon forcé. Poussés par la guerre, les paysans se sont enfuis à l'abri des murailles des cités. Car à moins d'une ruse ou d'une trahison, la ville fortifiée demeure imprenable. Le siège, interminable pour les deux parties, est souvent abandonné. Mais les terres environnantes gardent longtemps les empreintes des exactions ennemies. Après le passage des hommes en armes, la campagne ressemble à un désert. Les bâtiments de ferme sont brûlés, les récoltes saccagées, les outils volés, les vignes, fours et moulins anéantis pour longtemps. Pour les paysans c'est le début de l'exode.

 

 

 

En quête de sécurité ou de conditions de vie moins misérables, ils abandonnent derrière eux la terre laissée en friche, qui retourne vite à la forêt, au taillis ou en "épines". Pour les contemporains de Charles VII le bon temps était l'époque où tous avaient toujours de quoi manger. Ce temps est révolu. Mais l'occupant anglais et la guerre n'en sont pas les seuls responsables. Après un formidable essor, la France comme toute l'Europe subit une crise massive. Recul des espaces cultivés, mais aussi stagnation des rendements, pas d'amélioration dans l'outillage, régression de la production vivrière.

 

 

 

Avant les méfaits de la guerre, c'était déjà le déclin des campagnes et leur dépeuplement : la courbe démographique a chuté. Les intempéries répétées et les famines qui s'ensuivent en sont les causes premières. Durant des décennies la hantise de la faim va obséder le paysan comme l'homme de la ville. Cependant le fléau majeur reste la Peste noire. Apparue au milieu du XIVe siècle, se prolongeant par poussées intermittentes au XVe siècle, la peste a traversé la France du sud au nord. Souffrant d'une sous-alimentation chronique, la population résiste mal aux chocs de l'épidémie.

 

 

 

Selon les régions, le quart, le tiers, la moitié, parfois 80% de la population disparaît. De 1330 à 1450, le pays passe de 20 millions à 10 millions d'habitants ! Le mal a gagné partout en dépit des cordons sanitaires aux portes des villes, des feux d'herbes aromatiques dites “désinfectantes de l'air”, des pénitences collectives, des processions de flagellants, du massacre des Juifs rendus responsables de la calamité ou des recherches nombreuses de la Faculté de médecine. La mort qui fauche pareillement chevaliers ou vilains, pauvres ou riches, faibles ou forts, hante toute la population.

 

 

 

La religion constitue un recours et devient plus individuelle. On appelle au repentir. Des prêcheurs haranguent les foules des villes. Pour leur édification on multiplie la représentation des Passions, des Mystères à grand renfort de machineries et de figurants. L'image de la mort est partout, dans les livres d'Heures ou ornant tombeaux et sépultures de macabres squelettes rongés par les vers. On se prépare à la mort en pratiquant une religion plus profonde, moins tournée vers la contemplation de Dieu que fondée sur l'idée du péché et de la crainte de l'Enfer. Aux malheurs des temps s'ajoute l'effondrement économique. L'économie d'échanges n'est plus regroupée autour de l'axe routier Flandre-Italie.

 

 

 

Traversant les pays français, cet axe avait fait leur étonnante prospérité aux siècles précédents. Jadis carrefour commercial, la France se situe maintenant un peu à l'écart, dans une Europe qui a créé de nouveaux foyers économiques et des itinéraires marchands par mer, en Angleterre, aux Pays-Bas, en Italie ou en Espagne. Bruges, Gand, Anvers, Gènes, Barcelone, Londres ont remplacé les foires grouillantes de marchandises de la Champagne et de la Brie. La pénurie du numéraire, les désordres monétaires, l'abaissement très net du pouvoir d'achat du haut clergé comme des seigneurs ruraux, expliquent la paralysie de l'activité commerciale autant que les déplacements des grands circuits marchands.

 

 

 

Comme celle des campagnes, l'activité urbaine a beaucoup décliné. Ruines, maisons branlantes, quartiers désertés attestent de l'appauvrissement général. Comme en milieu rural, le nombre des habitants a parfois diminué de moitié (de 40 000 à 20 000 à Toulouse). Les associations de métiers se durcissent et se sclérosent. Comparé à son confrère italien, le marchand des cités provinciales paraît singulièrement retardataire. Il vend un peu de tout (produits de première nécessité) sans pouvoir se spécialiser. En temps de disette, il est essentiellement pourvoyeur de grain. Symptôme des temps difficiles, la grande industrie drapière elle-même entre en décadence.

 

 

 

Arras résiste cependant grâce à la fabrication nouvelle de la tapisserie de haute lisse, très à la mode dans les demeures nobles. Car le marasme n'est pas absolument général. En dépit du commun fléchissement de la fortune, quelques hommes s'enrichissent. Des entrepreneurs de guerre placent leurs immenses profits dans des seigneuries foncières. Des familiers du prince ou du souverain, directement branchés sur la fiscalité, font de prodigieuses ascensions. Tel Jacques Coeur, fils d'un pelletier de Bourges devenant l'homme le plus riche du royaume, maître des monnaies, grand argentier de Charles VII et anobli par lui.

 

 

 

Construit en moins de dix ans, son hôtel particulier à Bourges a coûté la somme folle pour l'époque de 100 000 écus d'or. Quelques îlots exceptionnels de prospérité subsistent donc dans un pays politiquement cloisonné. Ainsi par exemple les capitales politiques comme Bourges mais aussi Paris ou Dijon. Les villes où résident les cours royales ou princières sont devenues des places de commerce ou d'argent.

 

 

 

Là converge tout l'or des impôts. Levées sous prétexte de guerre, des sommes fabuleuses sont dépensées dans le luxe et les fêtes par les princes. La cour de Bourgogne est la plus brillante. Son palais de Dijon et ses châteaux de campagne regorgent d'objets et d'oeuvres d'art commandés aux Pays-Bas ou en Italie. On fait appel aux meilleurs compositeurs pour élaborer un nouveau style musical ; on charge les plus habiles artistes d'éclairer de vitraux les chapelles privées. Les tournois sont des spectacles réglés comme des ballets dont les livrets sont tirés des romans courtois. Les tombeaux des ducs de Bourgogne, avec à leurs pieds un cortège sculpté des princes du sang et des grands vassaux, ont vite fait école hors du duché.

 

 

 

Moins fastueuse à Bourges, la cour de Charles VII va néanmoins retrouver tout son éclat à Paris, après qu'une petite paysanne entre en scène, triomphe de l'Anglais et permet le sacre du roi à Reims, le 17 juillet 1429. La France a à nouveau un vrai souverain, oint du Seigneur. En le sortant de son “exil”, Jeanne d'Arc semble avoir insufflé au roi l'énergie de se battre, et redonné aux Français la force de relever la tête. Ceux qui vivaient encore dans les territoires occupés ont compris que les Anglais “ne recherchaient qu'à les accabler et à les faire périr sous le poids des misères”.

 

 

 

Le sursaut est général, enflammé par le revirement de la fortune des armes. Les soulèvements se multiplient, villes et places fortes tombent successivement aux mains des Français. Sagement conseillé, totalement transformé par ses succès, Charles VII se réconcilie avec le duc de Bourgogne qui reconnaît enfin sa légitimité. Grâce à la réorganisation complète de l'armée et son institution en corps permanent, l'Ile-de-France est reconquise. Paris est libéré, puis en quelques années toute la Normandie et la Guyenne. La France en a fini avec la présence anglaise et la guerre de Cent Ans.

 

 

 

Dès lors elle peut reprendre haleine, se reconstruire. C'est ce à quoi toute la nation s'emploie durant les vingt dernières années du règne de Charles VII. Le roi est le principal acteur de cette rénovation. Secondé par des conseillers énergiques, nobles et bourgeois, il restaure l'autorité royale en mettant fin aux intrigues de cour et aux derniers États princiers. Mais ce triomphe de la royauté ne peut être durable que par l'union de toutes les régions au domaine de la couronne.

 

 

 

Par confiscations, par la diplomatie, la rigueur ou par héritage, le domaine finira par s'élargir au-delà des limites du royaume. Bien administrer ce vaste territoire exige des réformes. Les "gens du roi" (agents de justice, sergents d'arme et de police, auxiliaires de tous rangs, clercs et laïcs) ont considérablement gonflé l'appareil administratif. C'est une lourde machine mais capable de fonctionner par elle-même, de gouverner efficacement avec son Parlement, sa Chancellerie, sa Chambre des comptes. Voulue par le souverain, la puissance publique se met en place de façon progressive mais profonde.

 

 

 

L'ordre est rétabli dans la justice. Nomination des magistrats, exercice de leurs fonctions, règles de procédures sont fixées. La rédaction du droit coutumier, jusqu'alors oral, est inaugurée. En province, Grenoble, Toulouse, Bordeaux, Perpignan sont également dotés d'un Parlement. Des assemblées d'état répartissent les taxes. A force d'être sans cesse renouvelés pour l'effort de guerre, les impôts "extraordinaires" sont devenus réguliers. Sans violence, presque subrepticement, une transformation essentielle s'est produite dans la fiscalité : la monarchie a instauré un système d'imposition permanent qui remplit régulièrement les caisses de l'État.

 

 

 

Pour faciliter la perception des impôts, on crée un corps de fonctionnaires spécialisés : généraux des finances et receveurs. Priorité est donnée aux campagnes. Toutes initiatives individuelles pour repeupler et remettre en culture les terres sont fortement encouragées. Des ordonnances royales favorisent la renaissance de l'activité économique : exemption d'impôt pour les paysans revenus cultiver les terrains en friches. Le roi offre également des primes à tous ceux qui débarrasseraient les campagnes et les abords des villes des hordes de loups, qui menacent jusqu'aux portes de Paris.

 

 

 

Dans les champs, dans les vignes, dans les bois on travaille avec une ardeur redoublée. Les progrès de l'agriculture commencent à porter leurs fruits. Des villages nouveaux surgissent. Les cités relèvent leurs ruines. On constate une sensible reprise industrielle. Les fabrications se raniment, des industries nouvelles se développent. Jean Gobelin pratique à Paris la teinture de tapisseries auxquelles il a légué son nom. L'imprimerie est introduite à Lyon et dans la capitale. Les gisements de plomb argentifère sont relancés.

 

 

 

Le système monétaire est enfin assaini. Mais sans “le support de la conscience nationale”, la reconstruction de la France serait fragile. L'unité de la langue devient un élément de l'unité française. De la Bretagne aux pays occitans, le français est langue officielle. Il se substitue partout au latin dans les actes de Chancellerie et tous les actes publics dans les parlements régionaux. Un véritable élan créateur prend son départ vers 1440. Né du gothique, l'art flamboyant transfigure le décor architectural.

 

 

 

En même temps est née la grande peinture. Aux enluminures des livres, les amateurs préfèrent maintenant le tableau peint sur panneaux de bois. Il connaît son épanouissement dans l'oeuvre de Jean Fouquet, peintre du roi et de quelques grands personnages du royaume tel le Chancelier de France Guillaume Jouvenel des Ursins. Revenus à la cour à Paris avec Charles VII, les artistes, peintres, sculpteurs et maîtres verriers contribuent également à une vraie renaissance artistique.

 

 

 

La capitale s'embellit de nombreux hôtels particuliers en pierre, de fontaines richement décorées. Les églises sont parées d'une exubérante floraison sculpturale de feuillages et d'arabesques qui expriment l'opulence et la joie de vivre retrouvées. Paris qui a survécu au désastre de la guerre de Cent Ans est plus que jamais au XVe siècle et bien au-delà, "le foyer où s'élabore les modes, où s'inventent les rites sociaux, où se définit le style de vie, où se forme le goût de tous ceux qui en Europe prétendent vivre noblement".

 

 

 

 

► 1420 Robert Campin peint 'La Madone à l'écran d'osier'. Robert Campin (vers 1378-1445), peintre, dit le "Maître de Flémalle" Issu d'une famille de Valenciennes, il fait une partie de son apprentissage à Dijon. Sa première apparition en tant que peintre se situe à Tournai où plusieurs acquisitions immobilières sont à son nom, ce qui dénote une certaine réussite matérielle. Entre 1418 et 1432, il devient chef d'atelier à Tournai et a comme élève Rogier van der Weyden. Il y rencontre probablement Jan van Eyck durant ses visites dans cette ville. Il va par la suite s'engager intellectuellement du côté des Français contre les pro-Bourguignons, ce qui lui occasionne plusieurs condamnations en justice.

 

 

 

► 1420 Robert Campin peint 'Nativité’

 

 

 

► 1420 à 1481 - naissance et mort de Jean Fouquet. Peintre et enlumineur, portraitiste réputé, Jean Fouquet est aujourd'hui reconnu comme l'un des plus grands créateurs de son temps. Au confluent des influences flamandes et toscanes qui dominent la peinture européenne de l'époque, son art renouvela profondément la peinture française du XVe siècle.

 

 

 

► 1420 vers - renaissance italienne. Mouvement humaniste, qui rejetant les valeurs médiévales tend à renouer avec la tradition gréco-romaine. Un des aspects essentiel de la Renaissance en tant que période est le renouvellement des thèmes et de l'esthétique en EuropeRégulier et Séculier sont des termes qui fréquemment dans la rhétorique religieuse sont opposés ; leur emploi est associé à la cosmologie percue par les sacerdotes. Séculier : qui vit dans le siècle. Désigne le pouvoir temporel, la justice de l'État, par opposition à spirituel.

 

 

Par extension : laïc, non soumis à l'autorité et/ou l'influence religieuse. Clergé séculier: clergé non régulier; le clergé séculier regroupe donc les prêtres en paroisse, les diacres, les évêques, les cardinaux, etc. Régulier : soumis à une règle de vie, telle que celle des moines. Clergé régulier, obéissant à la règle d'un ordre monastique; Renaissance artistique, la Renaissance, Rinascimento en Italien, est une période de renouveau littéraire, artistique, et scientifique, qui se produisit en Europe par la diffusion de connaissances nouvelles parmi un milieu lettré. Un des aspects essentiels de la Renaissance en tant que période est le renouvellement des thèmes et de l'art en Europe après le Moyen Âge.

 

 

Donner des bornes chronologiques précises pour ce mouvement artistique est difficile. Il est couramment admis que la Renaissance artistique commence en Italie au XVe siècle puis se diffuse dans le reste du continent, à des rythmes et des degrés différents selon la géographie. Elle se prolonge au XVIe siècle et atteint alors dans de nombreux pays son apogée. La Renaissance ne constitue pas un retour en arrière : les techniques nouvelles, le nouveau contexte politique, social et scientifique permettent aux artistes d'innover. Pour la première fois, l'art pénètre dans la sphère du privé : les oeuvres ne sont plus seulement commandées par le pouvoir religieux ou séculier, mais entre dans les maisons bourgeoises.

 

 

 

► 1420 Sciences en Europe durant la Renaissance, la Renaissance en Europe (qui commença en Italie), fut une période qui se termina par une véritable révolution scientifique. Des théories tout à fait nouvelles sont apparues, remettant en cause la façon dont l'homme voyait le monde et sa place dans ce dernier. En fait, ce que l'on appelle couramment la Renaissance commença beaucoup plus tôt en Italie et à Avignon, que dans le reste de l'Europe (ce mot commença seulement à se répandre), et surtout en France, qui resta longtemps affectée par les soubresauts de la guerre de Cent Ans.

 

 

  • Dès le XIVe siècle (Trecento), on vit des foyers de Renaissance apparaître à Venise, Sienne, Florence, Rome et encore davantage au XVe siècle (Bruges et les cités flamandes, Rhénanie, Alsace, Bourgogne, Portugal, Castille, Bourges, etc.). Les raisons de cette Renaissance sont multiples, comme :

 

 

  • la redécouverte dès le XIIe siècle des textes anciens (Aristote) conservés et enrichis par les Arabes,

 

 

  • l'invention du papier (importé de Chine), l'invention de l'imprimerie (1453) (également importée et améliorée par Gutenberg) qui permit de diffuser en plus grand nombre des livres (les copies sur manuscrit prenaient du temps) et surtout de publier des livres en langues vernaculaires à la place du latin, donc de propager la culture,

 

 

  • les progrès en géographie et en cartographie (Pierre d'Ailly et l'Imago mundi de 1410, cartes de Fra Mauro en 1457),

 

 

  • les progrès techniques autour de la navigation (caravelle) et du positionnement (boussole, sextant, etc.),

 

 

  • l'expansion de l'exploration maritime autour du continent africain (Portugais), puis vers le nouveau monde,

 

 

  • la naissance du protestantisme et de l'hermétisme qui força l'Église catholique romaine à se remettre en cause, amorçant ce qui sera une séparation de la science et de la religion.

 

 

 

Copernic vécut pendant la Renaissance, mais les possibilités de diffusion de l'information n'étaient pas encore telles que ses idées, pas toujours si mal acceptées au départ, pussent être diffusées largement. On ne peut pas parler de révolution copernicienne au sens propre pour la Renaissance (elle fut un peu postérieure). Toutefois, il y eut bien un changement radical de vision du monde, qui portait davantage sur la prise de conscience par le plus grand nombre de la rotondité de la Terre (on le savait depuis le XIIe siècle au moins dans les milieux cultivés), dès l'instant que les navigateurs eurent traversé l'Atlantique.

 

 

En particulier, les voyages de Christophe Colomb eurent un retentissement considérable. Les progrès scientifiques et techniques de la Renaissance, ainsi que le renouveau dans les autres domaines (art) furent l'une des causes de l'extraordinaire période d'explorations par les navigateurs européens, d'abord portugais, et italiens, puis espagnols et français, qualifiée de grandes découvertes, qui permit à l'Europe de s'assurer la suprématie mondiale.

 

 

 

► 1421 Le dauphin Charles VII n'a pas cessé de guerroyer contre les Anglais. Sept mille Écossais sont venus se mettre à sa solde, mais en général le sort des armes ne lui est pas favorable.

 

 

 

► 1421 - 3 janvier Le dauphin Charles VII est banni du royaume.

 

 

 

► 1421 - 22 mars Victoire du dauphin Charles VII et des Écossais sur les Anglais à Baugé. Bataille de Baugé, le 21 mars 1421, la bataille de Baugé voit la défaite de l'armée anglaise du duc de Clarence (environ 3000 hommes) face à l'armée franco-écossaise de Motier de la Fayette et du comte écossais John Stuart de Buchan. Cette bataille est la première défaite anglaise en bataille rangée depuis 1415.

 

 

 

► 1422 - 2 juin Mariage du Dauphin Charles VII avec Marie d'Anjou. Marie d'Anjou (1404-1463). Fille de Louis II d'Anjou, duc d'Anjou et roi titulaire de Naples, et de Yolande d'Aragon, Marie est née le 14 octobre 1404 à Angers. Elévée auprès de son futur époux, ils furent mariés en avril 1422 à Bourges. Elle est couronnée reine de France en 1422 avec son époux, Charles VII de France - fils de Charles VI et d'Isabeau de Bavière.

 

 

 

► 1422 - 31 août Mort de Henri V, son fils Henri VI d'Angleterre (10 mois) lui succède. Henri VI d'Angleterre (6 décembre 1421 - 27 mai 1471), roi d'Angleterre, était le seul enfant du roi Henri V d'Angleterre. Sa mère était Catherine de Valois. Henri fut déposé le 4 mars 1461, par Édouard IV. Restauré sur le trône le 30 octobre 1470, il fut à nouveau déposé le 11 avril 1471. Il fut mis à mort, en secret, à la Tour de Londres.

 

 

 

 

► 1422 - 21 octobre Mort de Charles VI et de Henri V d'Angleterre; On ne sait quelle affection emporte le roi, qui meurt à cinquante-quatre ans. Alors qu'il a perdu la raison des années plus tôt, le roi est lucide au moment de mourir. Peu avant de rendre l'âme, il dit à sa fille Marguerite : “Ma fille, je te donne… Mais j'oublie que le roi de France ne possède plus rien !… Il ne peut plus donner que sa bénédiction”. A l'annonce de la mort du roi, Jean-Juvénal des Ursins rapporte : “Les François-Anglois commencèrent à crier : vive le roi Henri de France et d'Angleterre, et criaient Noël comme si Dieu fut descendu du ciel”.

 

 

En dépit de leur joie, c'est Charles VII, surnommé quelques années plus tard “le Victorieux”, qui lui succède. Henri VI, qu'Henri V a eu de la fille de Charles VI, âgé seulement de dix mois, est proclamé à Paris roi de France et d'Angleterre, tandis que le dauphin Charles se proclame roi de France à Mehun-sur-Yèvre (en Berry), sous le nom de Charles VII. La règne de Charles VI a été désastreux pour la France.

 

 

Pendant que le pays était livré aux horreurs de la guerre civile, ceux qui prétendaient le gouverner au nom du roi fou l'exploitaient indignement, et finalement en vendaient aux Anglais la plus grande partie. La reine Isabeau, qui a marqué ce long règne de ses débauches et de ses exactions, survit à son complice Henri V d'Angleterre jusqu'en 1435. Charles VI passa presque toutes les années de sa folie dans une sorte d'internement, livré aux soins d'une compagne, Odette de Champdivers, qui inventa pour le distraire, dit-on, les cartes à jouer. Lors de la mort de Charles VI, les Armagnacs et les Bourguignons étaient encore en guerre : les premiers représentaient le parti du dauphin, les Bourguignons étaient inféodés aux Anglais.

 

 

 

 

► 1422  Avènement de Charles VII (né en 1403). - A ce moment, il ne possède que la Touraine, l'Orléanais, le Berry, l'Auvergne et le Dauphiné: il a fixé sa capitale à Bourges, aussi les Anglais l'appellent-ils par dérision le roi de Bourges. Tout le reste du royaume, tel qu'il était à l'avènement de Charles VI, est entre les mains des Anglais qui, tout au moins, en occupent les points les plus importants, et gouverné par leur duc de Bedford; celui-ci, allié avec le duc de Bourgogne, continue la conquête de la France. Charles VII est entouré de capitaines braves et dévoués, tels que La Hire, Xaintrailles, le connétable de Richemond, mais il manque de ressources pour soutenir efficacement la lutte. D'ailleurs, bien qu'il ait donné à l'occasion des preuves de bravoure, il est indolent et prodigue et sacrifie tout au plaisir.

 

 

 

► 1422 CHARLES VII (1422-1461)

 

 

 

► 1422 Charles VII le Victorieux. Lorsque Charles VI meurt abandonné de tous, Charles VII, qui avait fui les Bourguignons et sa mère (Isabeau de Bavière), s'était réfugié à Bourges en 1418 déshérité par sa mère en 1420 il n'est pas vraiment le roi de France. La reconquête du royaume est sa tâche primordiale, mais les premières années sont difficiles, l'armée royale est battue à Cravant en 1423 puis à Verneuil-sur-Avre en 1424 par les Anglo-Bourguignons qui font le siège d'Orléans en 1428. Progressivement un élan de résistance nationale s'incarne dans la personne de Jeanne d'Arc à partir de 1429.

 

 

Les états du Languedoc votent des subsides pour le roi de Bourges, Charles VII peut ainsi lever une armée, tous les états du midi repondent à son appel. Les occupants commencent à avoir des problèmes des troubles éclatent un peu partout. Dans certaines régions de France les occupants avaient été accueillis favorablement, Flandres, Normandie, Paris, parce qu'ils promettaient l'ordre et la prospérité mais ils n'apportèrent que la guerre et la famine. Les Anglais réagissent avec vigueur mais les effectifs manquent. Lorsque les Anglais commandés par le duc de Bedford (Jean de Lancastre) font le siège d'Orléans, le Dauphin se sent perdu.

 

 

C'est à ce moment qu'il reçoit la visite de Jeanne d'Arc une petite paysanne de Donrémy à qui dieu avait donné la mission de faire couronner le roi à Reims et de bouter l'Anglais hors de France. Le roi lui confie une petite armée commandée par Dunois pour porter main forte aux assiégés d'Orléans. Lorsqu'elle se présente sous les murs d'Orléans, les Anglais sont déconcertés et les assiègés réconfortés. Le 8 mai 1429 les Anglais lèvent le siège. Elle accomplit la première partie de sa mission divine le 17 juillet 1429 le roi est sacré à Reims.

 

 

Toute la France apprend alors qu'elle a un roi guidé par la pucelle. La foi de Jeanne se communique dans toute la France. La contre offensive est pour les Anglais et les Bourguignons de la faire passer pour une sorcière, surtout auprès du clergé du nord favorable aux occupants. Jeanne échoue dans la libération de Paris, car les Parisiens lui sont hostiles. Un coup de main des Bourguignons leur permet de capturer Jeanne qui est aussitôt remise aux Anglais qui font une grande opération "médiatique" de son procès la faisant condamner par des juges français et brûlée vive à Rouen le 30 mai 1431.

 

 

Jeanne avait réveillé contre l'occupant anglais la conscience nationale, son martyre allait faciliter la réconcilliation des Français. Le roi bénéficie alors d'hommes de guerre valeureux comme Lahire, Xaintrailles ou le connètable Richemond. Mais la France comme l'Angleterre et la Bourgogne est exangue. L'initiative vient du duc de Bourgogne qui propose une trève, les Anglais refusent mais Charles VII accepte. C'est la paix d'Arras en 1435. Des concessions importantes sont faites aux Bourguignons mais elles brisent l'alliance des Bourguignons avec l'Angleterre ce qui permet au roi de reprendre Paris et d'y faire son entrée en 1437.

 

 

En 1438 le roi publie la pragmatique sanction de Bourges dans laquelle le clergé français est placé sous la coupe du roi et non du pape. Il peut notamment, intervenir dans les élections des prélats. L'année suivante le clergé français accepte ce texte, il a choisi son maître. En 1440 a la suite d'une réforme de l'armée, une révolte seigneuriale visant à renverser le roi et placer sur le trône le dauphin, futur Louis XI, éclate. Elle sera appelée Praguerie. Le meneur est cousu dans un sac et jeté à l'eau, le dauphin est exilé dans le Dauphiné.

 

 

En 1444 les Anglais acceptent une trêve de 5 ans que Charles VII utilise à réorganiser l'armée, créant des compagnies d'ordonnances et d'archers, ainsi que les finances, la taille est devenue depuis 1439 un impôt permanent. La reprise de la guerre en 1449 marque la fin de la reconquête du sol national. La Victoire de Formigny en 1450 ramène la Normandie dans le giron français puis la victoire de Castillon-la-Bataille la Guyenne et Bordeau en 1453. La guerre de 100 ans se termine les Anglais ne possèdent plus en France que Calais. Charles VII introduisit dans les moeurs de la royauté française un nouveau personnage celui de la favorite officielle du roi en la personne de Agnès Sorel. Elle lui donna 4 filles que le roi reconnut. Elle mourut en 1450 et fut rapidement remplacée par sa cousine Antoinette de Maignelais.

 

 

 

► 1422 - 30 octobre Le dauphin se proclame roi à Bourges.

 

 

 

► 1422 Le duc de Bedford (Jean de Lancastre) gouverne au Nord de la Loire au nom de Henri VI d'Angleterre. Jean de Lancastre, duc de Bedford (1389-Rouen 1435), parent des souverains anglais, il fut régent du royaume de France à partir de 1422. Troisième fils d'Henri IV et de Marie de Bohun. Il est le frère d'Henri V et l'oncle d'Henri VI. En 1423 Jean duc de Bedford épouse Anne de Bourgogne (?-3 novembre 1432) fille de Jean sans Peur, duc de Bourgogne et de Marguerite de Bavière-Hainaut. En 1433 il épouse Jacquette de Saint-Pol (1416?-1472). Il fut duc de Bedford, comte de Richemont, connétable d'Angleterre, et se fit nommer duc d'Anjou et comte du Maine.

 

 

 

► 1423 à 1429 - Au cours de la lutte contre les Anglais, les Français et les Écossais, qui combattent avec eux, sont battus dans toutes les rencontres: à Cravan (1423), à Verneuil (1424), à Rouvray (1429) où ils ont la satisfaction platonique de détruire un convoi de harengs destiné au ravitaillement des Anglais, ce qui a fait donner à cette affaire le nom de Journée des Harengs.

 

 

Aussi les Anglais ont-ils pu descendre jusqu'à Orléans, qu'ils assiègent et autour de laquelle ils ont élevé des bastilles. Une bastille (de l'ancien provençal bastida, qui a donné aussi "bastide") est un ouvrage de fortification, bâti pour défendre une place. Il revêt souvent la forme d'un château fort à l'entrée d'une ville. Par extension, le terme peut désigner une ville neuve fortifiée, dans le Midi de la France.

 

 

 

► 1423 - 3 juillet Naissance de Louis (futur Louis XI) à Bourges. Louis XI de France, né le 3 juillet 1423 à Bourges, mort le 3 août 1483 au Château de Plessis-lez-Tours (commune de La Riche, Indre-et-Loire), fut roi de France de 1461 à 1483, sixième roi de la branche dite de Valois de la dynastie capétienne.

 

 

 

► 1423 - 30 juillet Victoire des Bourguignons et des Anglais sur Charles VII à Cravan.

 

 

 

► 1423 Le Français est encore utilisé dans institutions officielles en Angleterre.

 

 

 

► 1424 - 17 août Défaite des Français et des Écossais à Verneuil contre les Anglais. La situation de Charles VII est presque désespérée. Les Anglais, auxquels Isabeau de Bavière, mère du Dauphin, a donné le royaume de France lors du traité de Troyes, sont à Paris. En ce 17 août, ce sont des troupes disparates qui au nom du Dauphin font face à celles du duc de Bedford : auprès des bandes d'Étienne de Vignolles, qu'on appelle La Hire, du comte d'Aumale, il y a là des Lombards, des Piémontais et qui plus est quelques Écossais, des Anglais même et des Normands. A peine la bataille s'engage-t-elle que les Lombards et les Piémontais se débandent. Les flèches des archers anglais pleuvent. Les Écossais sont massacrés. Aumale est tué. En quelques heures, l'armée du roi de France n'est plus rien.

 

 

 

► 1425 - 13 mai Jeanne d'Arc est conduite devant Robert de Baudricourt, gouverneur de Vancouleurs qui la renvoie. Robert de Baudricourt, Seigneur du lieu, de Blaise, Buxy et Sorcy. Capitaine de Vaucouleurs depuis 1415, châtellenie du duché de Bar, dont relevait le village de Domrémy. Conseiller et chambellan de René d'Anjou. Mort entre février et août 1454.

 

 

 

► 1425 - 7 octobre Traité de Saumur. Quoiqu'il ne soit encore que le Dauphin et que son royaume soit dérisoirement appelé le royaume de Bourges, Charles VII, dit bientôt “le Victorieux” reçoit l'hommage du duc de Bretagne Jean V de Bretagne.

 

 

 

► 1426 à 1516 - naissance et mort de Giovanni Bellini, peintre italien de la Renaissance, considéré comme le précurseur de l'école vénitienne (Titien, Tintoret, Tiepolo, Veronèse, etc.). Bellini marque la rupture définitive avec le style gothique, par son attachement à la rigueur géométrique, et par ses oeuvres qui effacent la différence entre monde sacré et profane.

 

 

 

► 1427 Masaccio peint 'Adam et Eve chassés du paradis'.

 

 

 

► 1428 - 12 octobre Début du siège d'Orléans par les Anglais.

 

 

 

► 1428 Sièges du Mont-Saint-Michel et d'Orléans par les Anglais.

 

 

 

► 1429 - 12 février : À la bataille de Rouvray, dite "journée des Harengs", de nombreux défenseurs de la ville d'Orléans meurent dans une expédition pour s'emparer d'un convoi de ravitaillement - des harengs - destinés aux Anglais. Orléans cesse de recevoir des secours.

 

 

 

► 1429 - 13 février Après avoir convaincu Robert de Baudricourt, Jeanne d'Arc part à la rencontre du Roi.

 

 

 

► 1429 à 1431 - Mission et actes de Jeanne d'Arc. - Jeanne d'Arc, fille de pauvres gens de Domrémy (village de Lorraine), est née en 1412. Vers l'âge de treize ans, elle a commencé à avoir des visions au cours desquelles, dit-elle, l'archange saint Michel et des saintes lui sont apparues, et lui ont ordonné de délivrer la France des Anglais. Elle se défend pendant cinq ans, que durent ces manifestations de l'au-delà, d'accepter cette mission pour laquelle elle ne se voit pas faite.

 

 

Cependant, dans sa province reculée, les gens souffrent cruellement de l'état de guerre permanent ; le bruit des défaites des compagnons du roi de France est parvenu jusqu'à eux ; ils n'ignorent pas qu'Orléans qui est le dernier rempart de la monarchie est dans une position précaire. Ces dernières nouvelles emportent le consentement de Jeanne. Elle va raconter ses visions au capitaine du pays pour le roi, le sire de Baudricourt, et le somme de la faire conduire auprès de Charles VII ; Baudricourt commence par la rebuter, et enfin ébranlé par la conviction de la jeune "pastoure", il consent à son départ, lui facilite l'achat d'un cheval et de vêtements masculins, lui donne une épée et une escorte de six hommes d'armes.

 

 

Après un voyage de vingt jours, Jeanne arrive à Chinon où se tient la Cour. Charles VII ne la laisse que trois jours plus tard pénétrer auprès de lui, encore s'est-il mêlé à la foule des courtisans pour voir si elle le reconnaîtra, mais elle va à lui sans hésitation. Le roi des cieux, lui dit-elle, vous mande par moi, gentil dauphin, que vous serez sacré et couronné à Reims. Après divers incidents, le roi, gagné lui aussi, ainsi que son entourage, par l'assurance de celle qui se dit envoyée de Dieu, consent à lui confier quelques troupes avec lesquelles elle part pour faire lever le siège d'Orléans.

 

 

Jeanne d'Arc réussit à pénétrer le 20 avril dans Orléans où les assiégés, confiants dans sa mission et subjugués par son ascendant, se rangent sous ses ordres : en quelques jours, elle rétablit la discipline, réorganise la défense et dirige de sa personne plusieurs coups de main hors des murs, au cours desquels différentes bastilles sont enlevées aux Anglais. Le 7 mai, malgré l'avis des capitaines, elle ordonne une grande sortie qui donne lieu à un violent combat où elle est blessée, mais les Français, après avoir été sur le point de lâcher pied, sur ses exhortations reprennent vigoureusement l'offensive et remportent la victoire.

 

 

Le lendemain, les Anglais épouvantés lèvent le siège. C'est cet événement que la ville d'Orléans en particulier, et la France en général, commémorent par de grandes fêtes le 8 mai. Les Français, électrisés par ce succès magnifique, suivent dès lors aveuglément Jeanne d'Arc. Sous ses ordres, ils pourchassent les Anglais en retraite, leur reprennent Jargeau, Beaugency et Meung. Enfin, le 18 juin, elle remporte à Patay une nouvelle grande victoire qui lui ouvre la route de Reims ; Troyes et Châlons lui font leur soumission. Le gouverneur bourguignon de Reims est contraint par l'enthousiasme populaire d'ouvrir les portes de la ville à Jeanne et à Charles VII.

 

 

Le 17 juillet, en présence de Jeanne d'Arc, des capitaines et de l'armée, a lieu dans la cathédrale le sacre solennel de Charles VII par l'archevêque Regnault de Chartres, que le retour des Français a remis en possession de son siège. Jeanne est décidée à poursuivre sans autre répit les Anglais, mais les chefs de l'armée, jaloux sans doute de l'ascendant qu'elle pourrait prendre sur le roi, ne la secondent que mollement. Cependant elle vient attaquer Paris (fin août 1429), et bien qu'elle manque des moyens nécessaires pour une aussi grosse entreprise, elle tente de forcer l'entrée de la ville par la porte Saint-Honoré. La ville est sur le point d'être prise, lorsque Jeanne est blessée : ses troupes l'entraînent en arrière, et les Anglais restent maîtres de la place.

 

 

Jeanne continue de tenir la campagne, mais le mauvais vouloir des chefs des troupes paralyse ses efforts et elle ne remporte plus que des succès sans conséquence. En 1430, le duc de Bourgogne étant venu mettre le siège devant Compiègne, qui tenait pour le roi de France, les habitants demandent le secours de Jeanne ; tout ce que l'héroïne peut obtenir de Charles VII est un renfort de 70 hommes, avec lequel elle essaye de bousculer dans une sortie les assiégeants (24 mai). La sortie est malheureuse; d'ailleurs les Français n'étaient pas en force ; en rentrant en désordre et précipitamment dans la ville, ils abandonnent Jeanne qui vient d'être blessée, et tombe aux mains des Bourguignons, dont le chef, Jean de Luxembourg, la vend aux Anglais (novembre 1430).

 

 

Conduite à Rouen où elle est emprisonnée, Jeanne expie par toute sorte de mauvais traitements ses victoires sur les Anglais : ceux-ci l'accusent de sorcellerie pour se débarrasser plus facilement d'elle en se réservant les apparences du bon droit. Un tribunal est formé soi-disant pour la juger, mais qui a en réalité pour mission de la condamner. En effet, après diverses péripéties où se révélèrent manifestement la duplicité et la rancune des Anglais, Jeanne est condamnée à être brûlée vive et subit héroïquement le dernier supplice le 30 mai 1431. L'histoire a gardé le nom, à jamais souillé, du personnage qui, pour complaire aux Anglais, dirigea ce procès inique de manière à le faire aboutir à la condamnation de Jeanne d'Arc: c'était Cauchon, évêque de Beauvais.

 

 

 

► 1429 - 23 février Jeanne d'Arc est à Chinon. Chinon est une commune française, située dans le département d'Indre-et-Loire et la région Centre.

 

 

 

► 1429 - 6 mars Rencontre entre Jeanne d'Arc et Charles VII à Chinon. Cette jeune paysanne lorraine convaincue de sa mission, bouter les Anglais hors de France et conduire jusqu'au trône celui qui n'est encore que le “roi de Bourges” – rencontre enfin celui qu'elle appelle son “Gentil Dauphin”, qu'elle reconnaît bien qu'il se soit mêlé aux personnages de sa cour. Elle le convainc de sa légitimité et obtient de lui les moyens militaires qu'elle demande.

 

 

 

► 1429 - 29 avril L'armée de Jeanne d'Arc arrive devant Orléans.

 

 

 

► 1429 - 8 mai Jeanne d'Arc délivre Orléans. Le 28 avril, Jeanne d'Arc a quitté Blois avec une armée. Le lendemain, elle est à Orléans. Elle reprend aussitôt deux bastides. En ce 8 mai, les Anglais défaits lèvent le siège.

 

 

 

► 1429 - 12 juin Victoire de Jeanne d'Arc à Jargeau. Jargeau est une commune française, située dans le département du Loiret et la région Centre. Elle est située sur la rive gauche de la Loire, en face de la commune de Saint-Denis de l'Hôtel et à une vingtaine de kilomètres en amont d'Orléans.

 

 

 

► 1429 - 15 juin Prise de Meung par Jeanne d'Arc. Meung-sur-Loire est une commune française, située dans le département du Loiret et la région Centre.

 

 

 

► 1429 - 17 juin Prise de Beaugency par Jeanne d'Arc. Beaugency est une commune française, située dans le département du Loiret et la région Centre.

 

 

 

► 1429 - 18 juin Jeanne d'Arc emporte la victoire à Patay. Patay est une commune française, située dans le département du Loiret et la région Centre.

 

 

 

► 1429 - 10 juillet Prise de Troyes.

 

 

 

► 1429 - 16 juillet Charles VII entre à Reims.

 

 

 

► 1429 - 17 juillet Sacre de Charles VII à Reims. Sous l'influence de Jeanne d'Arc, Charles VII se fait sacrer à Reims et commence la reconquête de son royaume. C'est en hâte que, la veille, on a décoré la cathédrale pour le sacre du roi qui, avec sa petite troupe, a traversé des terres peu sûres occupées encore par la soldatesque anglaise et bourguignonne.

 

 

En présence de Jeanne d'Arc qui l'a convaincu de venir à Reims malgré les avis contraires de certains de ses conseillers, le roi est enfin, à vingt-six ans, définitivement légitimé par ce sacre. Lors de l'un de ses interrogatoires, en mars 1431, on demande à Jeanne : “Pourquoi votre étendard fut-il porté en l'église de Reims, au sacre, plutôt que ceux des autres capitaines ?” “Il avait été à la peine, c'était bien raison qu'il fut à l'honneur”.

 

 

 

► 1429 - 8 septembre Jeanne d'Arc blessée échoue devant Paris.

 

 

 

► 1430 - 16 mai Début du siège de Compiègne par les Bourguignons.

 

 

 

► 1430 - 22 mai Jeanne d'Arc entre dans Compiègne.

 

 

 

► 1430 - 23 mai Jeanne d'Arc est capturée par les Bourguignons devant Compiègne. Jeanne d'Arc entre dans la ville à l'aube. Le soir, au cours d'une sortie, elle est faite prisonnière. Elle est vendue aux Anglais par un Bourguignon du nom de Jean de Luxembourg pour la somme de 10 000 livres tournoi.

 

 

 

► 1430 - 21 novembre Jeanne d'Arc est livrée aux Anglais.

 

 

 

► 1430 à 1479 - naissance et mort de Antonello de Messine, est sans doute un des plus méconnus du grand public : moins de cinquante oeuvres dispersées de Dresde à New York, Paris ou Venise. Incomparable portraitiste, il introduit la lumière du Nord dans les perspectives apprises de Piero della Francesca. Et marie le tracé gothique à la sensualité de Giovanni Bellini: mais on ne se trompe jamais sur sa manière. Il peint des personnages inquiétants, et un Christ au tombeau soutenu par les anges qui paraît presque adolescent. Ses Vierges sont parmi les plus belles de l'iconographie chrétienne, son saint Sébastien presque païen dans un savant décor de songe.

 

 

 

► 1431 - 3 janvier Henri VI d'Angleterre charge Pierre Cauchon, évêque de Beauvais du procès de Jeanne d'Arc. Pierre Cauchon est né vers 1371 à Reims ou dans les environs. Il est l'un des membres actifs du parti réformiste, gallican et bourguignon. En 1420, sur la recommandation de Henri V, duc de Bourgogne, il devient évêque de Beauvais et à ce titre est le principal animateur du procès de Jeanne d'Arc puisque cette dernière a été prise dans son diocèse, à Compiègne. Après sa mort, il est nommé, en 1431, évêque de Lisieux. Il meurt à Rouen en 1442.

 

 

 

► 1431 - 9 janvier Début du procès de Jeanne d'Arc.

 

 

 

► 1431 - 13 février des délégués de l'université de Paris arrive pour le procès de Jeanne d'Arc.

 

 

 

► 1431 - 13 mai Jeanne d'Arc est reconnue coupable et condamnée à abjurer.

 

 

 

► 1431 - 14 mai L'université de Paris apporte sa caution au procès de Jeanne d'Arc.

 

 

 

► 1431 - 24 mai Jeanne d'Arc abjure et évite la condamnation à mort.

 

 

 

► 1431 - 29 mai Jeanne d'Arc est déclarée relapse et condamnée à mort. Relaps est le terme sous lequel l'autorité religieuse désigne un adepte retombé dans ce qu'elle considère comme une hérésie après qu'il y avait solennellement renoncé. Jacques de Molay, dernier Grand-Maître de l'Ordre du Temple fut exécuté comme relaps après être revenu sur les aveux qu'il avait consentis sous la torture. Et Jeanne d'Arc fut exécutée comme relaps pour avoir malgré sa promesse porté des vêtements d'homme, bien que ses vêtements féminins lui avaient été retirés. D'une façon générale, tout suspect de l'inquisition (nouveau converti, marranes) était d'abord soupçonné d'être un relap

 

 

 

► 1431 - 30 mai Exécution de Jeanne d'Arc place du vieux marché à Rouen. Elle a dix-neuf ans. Sur la place du marché où elle est conduite pour être brûlée, un panneau rappelle que Jeanne est, selon le tribunal qui vient de la juger pour la seconde fois, “menteresse, pernicieuse, abuseresse du peuple, devineresse, superstitieuse, blasphématrice de Dieu, présomptueuse, mal créante de la foi de Jésus-Christ, venteresse, idolâtre… hérétique”. Alors que les flammes commencent à s'élever autour d'elle, Jeanne crie : “De l'eau ! Jésus !” Ses cendres seront jetées dans la Seine.

 

 

 

► 1431 à 1435 - Charles VII n'avait tenté que peu d'efforts pour sauver celle à qui il devait d'avoir pu recouvrer une grande partie de son royaume. Cependant, la mort de l'héroïne provoqua une réaction favorable dans les esprits. Le roi se mit sérieusement au travail; tandis que ses capitaines continuaient à batailler contre les Anglais et les Bourguignons, il réorganisait le pays et entamait des négociations avec le duc de Bourgogne en vue d'une réconciliation avec celui-ci.

 

 

 

► 1431 - 13 décembre Trêve entre Charles VII et Philippe le Bon, duc de Bourgogne.

 

 

 

► 1431 - 16 décembre Henri VI d'Angleterre est sacré roi de France à Paris. Pour légitimer ses droits à la couronne de France, Henri VI d'Angleterre se fait couronner roi à Paris. Mais Charles VII, parce qu'il avait été sacré à Reims le 17 juillet précédent, est seul reconnu pour roi légitime.

 

 

 

► 1431 à 1506 - naissance et mort de Andrea Mantegna. Dès sa première oeuvre, Mantegna est considéré comme le peintre le plus doué de sa génération en Italie du Nord, ce qui lui vaut la commande d'un retable pour l'Église Saint Zénon à Vérone. La Crucifixion du Louvre constitue la pièce centrale de la prédelle de ce retable, ramené par Napoléon Bonaparte et partiellement restitué depuis.

 

 

Plusieurs innovations caractérisent ce retable, dont le thème principal est une Vierge à l'enfant entourée de saints (sainte conversation): la pièce centrale est unifiée alors qu'auparavant on avait plutôt à faire à des polyptyques. Mantegna utilise des éléments d'architecture tant à l'extérieur (dans l'encadrement) qu'à l'intérieur de la toile (loggia dont la profondeur est créée par des pilastres. Il fait également apparaître un élément décoratif dont il est le premier à faire usage: la guirlande avec fruits.

 

 

 

► 1431 Fondation de l'ordre de la Toison d'or. L'Ordre de la Toison d'or est un ordre de chevalerie autrefois prestigieux fondé à Bruges par Philippe le Bon, duc de Bourgogne, à l'occasion de son mariage avec Isabelle de Portugal. Philippe le Bon portant le collier de l'Ordre de la Toison d'or. Cet ordre était destiné à rapprocher la noblesse bourguignonne de Philippe le Bon, ainsi que lui permettre d'honorer ses proches. Le premier chevalier fut Guillaume de Vienne. À la mort de Philippe le Bon en 1467, son fils Charles le Téméraire devint grand-maître de l'ordre, puis à la mort de ce dernier en 1477, son gendre Maximilien Ier du Saint-Empire qui avait épousé Marie de Bourgogne.

 

 

En effet, l'ordre ne se transmettait que par les hommes, ou, à défaut d'héritier mâle, à l'époux de l'héritière jusqu'à majorité du fils de celle-ci. Ainsi l'ordre arriva t il à Charles Quint qui en fit l'ordre le plus important de la monarchie habsbourgeoise. À l'abdication de l'empereur, la Toison passa à la branche espagnole jusqu'à la Guerre de Succession d'Espagne. Philippe V d'Espagne, petit-fils de Louis XIV, et nouveau roi d'Espagne continua à conférer l'ordre, mais la branche des Habsbourgs d'Autriche décida de reprendre l'ordre à son compte. Le droit international n'ayant jamais tranché la question il existe depuis lors deux Ordre de la Toison d'or, l'ordre autrichien et l'ordre espagnol (seul reconnu par la République Française).

 

 

 

► 1431 à 1463 - naissance et mort de poète François de Montcorbier, dit François Villon. Poète français. Né en 1431 ou 1432, orphelin de père, il est confié à maître Guillaume de Villon, chanoine et chapelain de Saint-Benoît-le-Bétourné, qui l'envoie faire des études à la faculté des arts. Mais, après avoir obtenu une maîtrise, il néglige l'étude pour aller courir l'aventure. À partir de cette époque, sa vie a pour toile de fond le lendemain de la guerre de Cent Ans et son cortège de brutalités, de famines et d'épidémies. Accusé du meurtre du prêtre Philippe Sermoise, son rival en amour, il est obligé de fuir Paris.

 

 

Mais il obtient des lettres de rémission en janvier 1456. Peu après, il participe à un vol au collège de Navarre. De 1456 à 1461, il poursuit ses pérégrinations dans la vallée de la Loire, est emprisonné durant l'été 1461, mais libéré quelques mois plus tard à l'occasion d'une visite de Louis XI dans cette ville. De retour à Paris, il écrit le 'Testament' mais est encore arrêté en 1462. Il est alors torturé et condamné à la potence, mais le jugement sera cassé en appel en janvier 1463. La peine est commuée en dix ans de bannissement de Paris. On perd sa trace après ce dernier épisode.

 

 

 

► 1431 L'humaniste Lorenzo Valla publie 'De voluptate' et prend position dans une série d'écrits contre le pouvoir temporel du pape. Lorenzo Valla, dit aussi Laurentius della Vale (Rome, 1407–1457), humaniste, philosophe et polémiste italien. Valla enseigna à Pavie, Naples et Rome. Dans ses premiers travaux, il se présenta comme un porte-parole ardent d'un nouvel humanisme devant réformer la langue et l'éducation. Il rechercha des textes oubliés de l'Antiquité classique, pensant que l'esprit gréco-romain qui avait été perdu au Moyen Âge devait être rétabli.

 

 

Connaissant aussi bien le grec que le latin, il fut choisi par le pape Nicolas V pour traduire 'Hérodote et Thucydide' en latin. Par sa focalisation sur des disciplines humanistes, c'est-à-dire la poésie, la rhétorique, l'éthique, l'histoire et la politique, il accorda une dignité spéciale à la vie et à la conduite de l'homme. Dans un travail exemplaire, Valla démontra que le long texte nommé 'Donation de Constantin' n'était qu'une contrefaçon grossière puisque le texte latin avait été écrit très vraisemblablement en 754, soit quatre siècles après la mort de Constantin Ier en 315. À 26 ans, il écrivit 'De Voluptate', un dialogue en trois livres qui analyse le plaisir et opte pour une condamnation humaniste de la scolastique et de l'ascétisme monastique.

 

 

Agressif dans sa tonalité, cet ouvrage a été reçu avec hostilité. Dans 'l'Arbitrio de libero' il démontra que le conflit entre la prescience divine (la grâce) et la volonté du libre arbitre ne pourront jamais être résolus. Mais ce sont les six livres des 'Latinae de linguae Elegantiae' (1444) qui constituent son oeuvre maitresse. Il y présente une défense philologique brillante du latin classique dans laquelle il met en contraste l'élégance des travaux de la Rome antique (particulièrement ceux de Cicéron, Sénèque et Quintilien) avec la maladresse du latin d'Église médiéval. Ce travail eut une énorme influence et a connu 60 (ré)éditions dès avant 1537. Les recherches de Valla sur les erreurs textuelles dans la Vulgate ont conduit des érudits, Érasme entre autres, à étudier les Évangiles dans le texte grec originel.

 

 

 

► 1431 mort de Christine de Pisan.

 

 

 

► 1432 - 5 mars Ralliement du duc de Bretagne (Jean V de Bretagne), à Charles VII. Jean V de Bretagne, né le 24 décembre 1389, mort le 29 août 1442 à Nantes, au manoir de la Touche, duc de Bretagne de 1399 à 1442, fils de Jean IV, duc de Bretagne, et de sa troisième épouse Jeanne de Navarre.

 

 

 

► 1432 Jan van Eyck peint 'L'agneau mystique’

 

 

 

► 1433 Jan van Eyck peint 'La Vierge au chancelier Rolin’

 

 

 

► 1433 mort d'Alain Chartier.

 

 

 

► 1434 Premières expéditions portugaises vers l'Afrique. Le navigateur portugais Gil Eanes passe le cap Bojador au Maroc, limite sud du monde connu alors. Une tradition y voyait la limite symbolique et infranchissable entre Création et Chaos. Quinze expéditions envoyées par Henri le Navigateur ont échouées à le doubler depuis 1424. Eanes avance de cinquante lieux et trouve des traces d'hommes et de chameaux. Gil Eanes ou Gil Eannes était un navigateur et explorateur portugais du XVe siècle. Eanes était au service du prince portugais Henri le Navigateur. Il réalisa un nombre inconnu de voyages le long de la côte africaine.

 

 

Lors d'une expédition en 1433, il atteint les îles Canaries. Il fut le premier européen à parvenir jusqu'au cap Bojador (aujourd'hui cap Boujdour, au Sahara occidental), en 1434. La découverte d'une possible route maritime au-delà du cap Bojador marqua le début des explorations portugaises de l'Afrique. Avant cette expédition, il existait une légende sur une mer des Ténèbres s'étendant après le cap Bojador, qui jusque là était le point le plus méridional de l'Afrique, connu des Européens. Gil Eanes réalisa un autre trajet, avec Alfonso Goncalves Baldaya, en 1435. Ils naviguèrent à environ 200 kilomètres au sud du cap Bojador, le long des côtes africaines. 

 

 

Cap Bojador, appelé aujourd'hui cap Boujdour, ce cap est situé au Sahara Occidental. Longtemps considéré comme la limite méridionale du monde, une légende disait qu'une mer des Ténèbres s'étendait après le cap Bojador, il était le point le plus méridional de l'Afrique, connu des Européens. Réputé infranchissable, il a été passé en 1434 par le navigateur portugais Gil Eanes, ouvrant la voie aux explorations portugaises de l'Afrique. Sous l'impulsion d'Henri le Navigateur en effet, les Portugais cherchaient une voie maritimes pour l'accès aux Indes. La progression vers le Sud, initiée entre autre par le passage de ce Cap, eut pour achèvement le voyage de Vasco de Gama aux Indes en 1497

 

 

 

► 1434 Jan van Eyck peint 'L'Annonciation’

 

 

 

► 1435 - 21 septembre Traité d'Arras entre Charles VII et Philippe le Bon. Charles VII de France, et Philippe le Bon, duc de Bourgogne, signent la paix. Charles cède les comtés de Mâcon et d'Auxerre, la châtellenie de Bar-sur-Seine et les villes de la Somme au duc, qu'il dispense de tout hommage qu'un vassal doit à son suzerain pour toute la durée de sa vie.

 

 

Au prix de concessions territoriales importantes, Charles VII réussit à détacher le duc de Bourgogne de ses alliés les Anglais, il abandonnait à Philippe le Bon les comtés de Mâcon et d'Auxerre, ainsi que quelques villes de la Somme: Abbeville, Amiens, Corbie, Péronne et Saint-Quentin que, d'ailleurs, il se réservait la faculté de racheter; mais ce sacrifice mettait fin à la lutte entre Armagnacs et Bourguignons. Traité d'Arras (1435). Par le traité d'Arras signé le 21 septembre 1435 le roi Charles VII cède les villes de la Somme, le comté de Mâcon et le comté d'Auxerre et à Philippe le Bon. Les villes de la Somme seront rachetés par Louis XI à Philippe le Bon.

 

 

 

► 1435 Fra Angelico peint 'L'annonciation’

 

 

 

► 1435 à 1494 - naissance et mort de Hans Memling. Peintre allemand, puis flamand. Considéré comme un grand maître dans sa ville d'accueil, Memling n'entre jamais dans la guilde, préférant rester indépendant. Il peint aussi bien pour une clientèle bourgeoise et relativement cultivée (sensible à la mode italienne) que pour la cour ducale. Son oeuvre est importante. On dénombre 30 portraits, 20 retables, 15 Vierges, 20 autres oeuvres sur divers sujets.

 

 

 

► 1435 à 1505 - naissance et mort de Jean Molinet. Chroniqueur et poète français. Son oeuvre poétique est très diverse. Outre les poèmes ampoulés dits de circonstance, il écrit des poésies religieuses, oeuvres peu originales, mais comportant des interprétations symboliques inattendues. D'autre part, il s'amuse à composer des parodies de textes sacrés, de prières liturgiques ou de sermons. Enfin, il écrit des poésies familières, genre auquel appartient Nymphes des bois.

 

 

Si par sa mentalité, Jean Molinet n'appartient pas à la Renaissance naissante, mais encore au Moyen Âge, il s'intéresse au mouvement artistique de son temps. Il est l'ami de peintres et c'est un fin mélomane. Il connaît tous les termes techniques musicaux et fait souvent l'éloge de cet art : "Car la musique est la ressource des cieulx, la voix des angeles, la joye de paradis, l'esperit de l'aer, l'organe de l'église, le chant des oyselets, la recreation de tous coeurs tristes et desolés, la persecution et enchassement des diables..."

 

 

 

► 1435 Olivier de La Marche écrit 'Mémoires' (1435-1488). Olivier de la Marche, le premier en date des poètes franc-comtois, né en 1426, au bailliage de Saint-Laurent, mourut en 1502. Il était connu surtout comme chroniqueur. Plus vrai que Froissard, au dire des auteurs du temps, il n'en avait cependant ni la légèreté ni le brillant.

 

 

 

► 1435 Début du Quattrocento. Le Quattrocento, contraction de mille quattrocento en Italien, correspond au XVe siècle italien ; s'y déroule le mouvement appelé Première Renaissance. Au Quattrocento, un profond changement s'opère en Italie. Une nouvelle ère fleurit, une ère qui rompt avec le Moyen Âge qualifié généralement d'ère de l'ignorance, c'est le début de la Renaissance.

 

 

 

► 1435 Van der Weyden peint 'Descente de croix'. Rogier Van der Weyden (Tournai, v. 1400 - Bruxelles, 1464) (en français Rogier de la Pasture) est un peintre belge. Apprenti de Jan Van Eyck, ses premières oeuvres reflètent l'influence de son maître, puis il s'en affranchit en introduisant un réalisme dans l'expression de ses personnages, êtres de chair et de sang. A côté des oeuvres à caractères religieux, il a réalisé de magnifiques portraits comme par exemple le portrait d'une jeune femme vers 1432.

 

 

 

► 1436 Prise de Paris par le Connétable de Richemont. Paris était toujours occupé par les Anglais. Les notables se concertèrent pour mettre fin à la domination étrangère. Dans ce but, à l'instigation de l'un d'eux, Michel Laillier, ils ouvrirent clandestinement les portes au connétable de Richemond qui reprit promptement possession de la ville. La garnison anglaise se retira dans la Bastille, d'où il lui fut permis plus tard de sortir sans dommage pour quitter la capitale. Connétable de Richemont : Arthur III de Bretagne (1393-1458), duc de Bretagne de septembre 1457 à décembre 1458, également connu sous le nom de connétable de Richemont.

 

 

Il fut également duc de Touraine, comte de Richemond, de Dreux, d'Étampes, de Montfort et d'Ivry et baron de Parthenay. Second fils du duc Jean IV et de Jeanne de Navarre, il succèda à son frère Jean V de Bretagne. Il combat les Anglais avec son frère dès son plus jeune âge. Blessé et fait prisonnier à la bataille d'Azincourt en 1415, il reste cinq ans prisonnier en Angleterre. Il épouse en 1423, Marguerite de Bourgogne, fille de Jean sans Peur. Le 7 mars 1425, il fut nommé connétable de France par Charles VII.

 

 

Ayant à ses côtés Jeanne d'Arc et Dunois, il commande l'armée française en 1429 et bat les Anglais à Beaugency et à Patay. De 1429 à 1457, il chasse les Anglais de Normandie et d'une partie de la Guyenne. C'est lui qui rétablit la discipline dans l'armée et crée les Compagnies d'Ordonnance (aujourd'hui gendarmes). Il devient Duc de Bretagne à la mort de son frère, mais ne règne qu'un an de 1457 à 1458. Il meurt à Nantes, sans postérité, le 24 décembre 1458.

 

 

 

► 1436 - 13 avril Libération de Paris du joug anglais. Ce sont les troupes du connétable de Richemont qui entrent dans Paris. Les Anglais n'abandonnent la ville que deux jours plus tard. Ce n'est que le 12 novembre 1437 que le roi lui-même pourra enfin faire une entrée solennelle dans sa capitale.

 

 

 

► 1436 - 24 juin Mariage du dauphin Louis (futur Louis XI) avec Marguerite d'Écosse. Marguerite d'Écosse (1424-1445), fille du roi Jacques Ier d'Écosse et de Joan Beaufort; mariée en 1436 avec le dauphin Louis, futur Louis XI; sans postérité connue.

 

 

 

► 1437 - 12 novembre Charles VII entre à Paris.

 

 

 

► 1437 Charles d'Orléans écrit 'La departie d'Amour’

 

 

 

► 1438 Une violente épidémie de peste désole Paris et une partie de la France.

 

 

 

► 1438 - 7 juillet Sanction de Bourges de Charles VII affranchissant l'église de la tutelle du pape. Le concile de Bourges édicte la Pragmatique Sanction qui règle les rapports du clergé de France avec le Saint-Siège et établit l'Église gallicane. La Pragmatique Sanction de Bourges est une ordonnance qui fut promulguée le 7 juillet 1438, par le roi de France Charles VII, avec l'accord du clergé réuni en assemblée à Bourges. Le roi s'affirme comme le gardien des droits de l'Église de France. Pragmatique sanction. Il s'agit d'un édit promulgué par un souverain pour régler définitivement une question importante.

 

 

Ainsi, l'empereur d'Allemagne Charles VI du Saint-Empire règle sa succession en 1713 par une pragmatique sanction qui décide de la transmission de la couronne à l'héritier direct, quel que soit son sexe. Sa fille Marie-Thérèse Ière d'Autriche pourra ainsi lui succéder. Le gallicanisme est une doctrine religieuse et politique qui sous-tendait l'organisation d'une Église catholique de France largement autonome du pape. Le gallicanisme affirme la spécificité française, et rejette une trop grande intervention du Pape dans les affaires françaises. Il reconnaissait au Pape une primauté d'honneur et de juridiction, mais contestait sa toute-puissance, au bénéfice des conciles généraux dans l'Église et des souverains dans leurs États.

 

 

En pratique cela se traduisit surtout par une mainmise étroite du souverain français (roi ou empereur) sur les nominations et les décisions des évêques. Bien que respectueuse de la papauté, cette doctrine posait néanmoins certaines limites à sa puissance ; elle enseignait en particulier que le pouvoir des évêques réunis en concile était plus grand que celui du pape. Au XVe siècle la France fit une première tentative de gallicanisme. En 1438, le roi Charles VII par la Pragmatique Sanction de Bourges, limite les prérogatives papales et affime la supériorité des décisions des conciles de Bâle et de Constance sur celles du pape.

 

 

 

► 1439 mai Le dauphin, Louis XI, est nommé gouverneur général du Languedoc.

 

 

 

► 1439 Il s'était formé un peu partout des bandes de malfaiteurs, hommes de guerre renvoyés sans solde, mercenaires étrangers sans emploi, gens sans aveu de toute sorte qui, sous le nom d'Écorcheurs, ravageaient la France. Charles VII convoqua en 1439 les États généraux à Orléans et obtint d'eux, sous le nom de taille permanente, les fonds nécessaires pour la création de troupes permanentes qui devaient rétablir partout l'ordre et la sécurité. La création de cette force royale inquiéta les seigneurs, qui y virent (non sans raison) un instrument à l'aide duquel la monarchie pourrait les dépouiller de leurs privilèges féodaux ; ils se révoltèrent contre le roi : ce mouvement fut appelé la Praguerie parce qu'il coïncidait avec une manifestation analogue qui avait lieu en Bohême ; Charles VII en vint à bout facilement.

 

 

Charles VII conclut une trêve avec l'Angleterre et en profita pour persuader les Écorcheurs d'aller se battre pour le compte d'autres princes en Lorraine et en Suisse : il en enrôla cependant un certain nombre des plus braves dans ses troupes de récente création. La taille, c'est une imposition sur les personnes ou sur les biens, longtemps perçue par les seigneurs sur leurs serfs et censitaires, mais levée aussi parfois par eux pour le compte du roi : c'est jusqu'en 1695 le seul impôt direct. Noblesse et clergé sont exemptés de la taille. La taille personnelle est assise sur les facultés des taillables, qu'apprécient les collecteurs.

 

 

La taille réelle porte sur les biens, par exemple sur la terre roturière, même si elle appartient à des privilégiés. La taille royale, établie en 1439 pour pourvoir aux besoins de l'armée permanente, ne pèse que sur les roturiers. Le roi fixe chaque année en son conseil le brevet de la taille, c'est-à-dire le montant global, réparti ensuite entre les généralités. Puis elle est répartie entre les élections par la commission de la taille, enfin entre les paroisses où la cote est faite par les asséeurs dans le rôle de taille. Les asséeurs sont des habitants élus dans le cadre de chaque paroisse pour établir, sous leur propre responsabilité, les rôles de la taille, qui est ensuite levée par les collecteurs.

 

 

Par l'édit de mars 1600, les deux fonctions sont confondues. Pour éviter les inégalités et les abus de la taille personnelle, on s'efforce au XVIIIe siècle de mettre en place une taxation des revenus d'après un tarif fixé préalablement : c'est la taille tariféeTaille. Impôt de l'Ancien Régime. La taille seigneuriale comme son nom l'indique est payée au seigneur par tous les sujets roturiers de son domaine, en particulier les serfs, en échange de la protection et de la sécurité assurées. La taille royale se substitue au XVe siècle à la taille seigneuriale. Le montant de cet impôt indirect, fixé par le Conseil du roi est réparti entre les diverses communautés, qui la prélèvent sur les roturiers. L'Ancien Régime désigne la période qui va du Moyen Âge à la Révolution française (XVIe - XVIIIe siècle).

 

 

 

► 1439 - 2 novembre Réunion des État Généraux à Orléans.

 

 

 

► 1439 novembre Ordonnance sur l'armée et la taille désormais monopole royal.

 

 

 

► 1439 Suppression des armées féodales, les troupes relèvent désormais du roi.

 

 

 

► 1440 invention de la presse à imprimer à caractères mobiles par Gutenberg. Gutenberg, Johannes Gensfleisch, imprimeur allemand plus connu sous le surnom de Gutenberg, vraisemblablement né à Mayence vers 1400, mort le 3 février 1468 dans sa ville natale, après un séjour de 1439 à 1444 à Strasbourg. Novateur dans l'usage des caractères mobiles, il est reconnu comme le premier imprimeur à avoir utilisé les caractères métalliques amovibles.

 

 

 

► 1440 février Révolte du dauphin et d'une partie de la noblesse contre Charles VII. Praguerie de la noblesse contre la suppression des armées seigneuriales. La Praguerie (1440) fut une révolte menée par les grands vassaux de France contre les réformes militaires du roi Charles VII. Le dauphin, futur Louis XI, fit partie des révoltés. La fronde fut nommée "praguerie" en allusion à la révolte des Hussites à Prague, au début du XVe siècle.

 

 

 

►1440 - 27 octobre Exécution du maréchal de France Gilles de Rais. L'homme qui est aujourd'hui pendu et brûlé à Nantes a été le fidèle compagnon d'armes de Jeanne d'Arc. C'est pour apostasie, hérésie, crime contre nature qu'il fut condamné ; en fait son procès semble avoir été aussi politique que l'avait été celui de Jeanne d'Arc. (La légende a fait de cet homme une sorte de Barbe-Bleue qui aurait torturé, violé et égorgé des enfants.) 

 

 

Gilles de Rais, compagnon de Jeanne d'Arc, Baron de Rais, appelé Gilles de Rais (ou Gilles de Retz), surnommé Barbe-bleue (1404 - 26 octobre 1440), maréchal de France, exécuté pour meutres et sorcellerie. Il est apparenté à la famille de Montmorency. Il est seigneur de Rais, d'Ingrandes et de Champtocé. Crime d'apostasie, on nomme ainsi le fait d'abjurer sa croyance et d'abandonner sa vie chrétienne.

 

 

 

► 1441 - 19 septembre Charles VII reprend Pontoise.

 

 

 

► 1441 - Début de la traite des Noirs au Portugal. Deux cent quarante esclaves sont vendus à Lagos. Pendant la seconde moitié du siècle, le Portugal aurait importé 140 000 esclaves Noirs. Traite des Noirs, pour reprendre les termes exacts de la définition du Dictionnaire de l'Académie française, la traite des noirs est "le commerce d'esclaves noirs". L'historien Olivier Pétré-Grenouilleau, dans son livre 'Les Traites négrières'. Essai d'histoire globale, estime à environ 42 millions le nombre d'esclaves qui furent déportés lors des trois grandes traites qu'il propose:

 

 

  • la traite orientale, faite par les musulmans: 17 millions de personnes.

 

  • la traite intra-africaine, faite par les royaumes Africains : 14 millions de personnes.

 

  • la traite atlantique, faite par les Européens et les Américains : 11 millions de personnes.

 

 

La motivation en aurait été avant tout économique, les esclaves servant principalement de main-d'oeuvre à bas coût. Le racisme a aussi servi à justifier la mise en esclavage. La traite atlantique, la plus connue et la plus intense, est celle qui a été pratiquée par les Européens (Anglais, Français, Hollandais, Portugais, etc.) et ensuite par les Américains. Cette traite est la plus connue car la plus récente et la mieux documentée. La traite atlantique commença en 1441, lorsque des Portugais ramènent dans leur pays les premiers esclaves noirs.

 

 

En 1452, Le Pape Nicolas V autorisa le roi Alphonse V du Portugal à conquérir des terres africaines et à réduire des noirs en servitude perpétuelle, en les expropriant. Malgré les interdictions de l'esclavage par les papes Pie II dès 1462, Paul III en 1537, Pie V en 1568, Urbain VIII en 1639 et Benoît XIV en 1741, elle connut un important développement, notamment après la controverse de Valladolid, qui interdisait l'esclavage des Indiens. Les Indiens, qui servaient jusqu'alors de main d'oeuvre coloniale, avaient été décimés par les abus des européens, les conditions de travail et de vie, et n'étaient plus assez nombreux pour satisfaire le besoin européen en main d'oeuvre. 

 

 

Traite des Noirs. L'ère des grandes découvertes est aussi celle du grand esclavage. Ces nouveaux territoires conquis doivent être peuplés de travailleurs capables de mettre en valeur leurs richesses. Ainsi la chrétienté organise, à partir du début du XVIe siècle, la traite des Noirs. Il est stipulé en 1517 que chaque colon espagnol d'Haïti a le droit d'importer d'Afrique une douzaine d'esclaves. Les Anglais, cent ans plus tard, peuplent leurs colonies américaines et antillaises à grand renfort de bateaux chargés d'Africains, véritables "marchandises" que l'on peut vendre, acheter, céder, voire tuer.

 

 

Vers 1790, l'ensemble de la traite des Noirs représente annuellement le transfert de 70 000 esclaves vers les diverses colonies européennes outre-atlantique. Il faudra attendre la déclaration des droits de l'homme pour que les premières voix abolitionnistes parviennent à se faire entendre. La traite orientale a concerné un territoire qui déborde de l'aire arabe ; les négriers n'étaient ni exclusivement musulmans, ni arabes : Persans, Berbères, Indiens, Chinois et Noirs ont participé à ces entreprises, à des degrés plus ou moins grands. D'un point de vue centré sur l'Occident, le sujet s'assimile à la traite orientale.

 

 

Celle-ci a suivi deux types d'itinéraires au Moyen Âge : les routes terrestres à travers les déserts du Maghreb et du Machrek d'une part (itinéraire transsaharien) ; les routes maritimes à l'est de l'Afrique (Mer Rouge et Océan Indien) d'autre part (itinéraire oriental). Elle n'a pas eu les mêmes destinations que la traite transatlantique : elle a alimenté en esclaves noirs le monde musulman qui, à son apogée, s'étend sur trois continents, de l'océan Atlantique (Maroc, Espagne) à l'Inde et l'est de la Chine. Elle a été plus étalée dans le temps : elle commence dès le Moyen Âge et s'arrête au début du XXe siècle : le dernier marché aux esclaves est fermé au Maroc en 1920 ; environ 1/3 des Éthiopiens étaient des esclaves en 1923. 

 

 

La traite intra-africaine, la traite africaine aurait touché, tout comme la traite orientale, les femmes principalement. Certains hommes noirs importants les auraient achetées pour en faire leur femme et avoir des enfants avec elles. Selon Olivier Pétré-Grenouilleau, principal tenant de cette thèse en France, cette traite aurait fait environ 14 millions de victimes. La traite transatlantique, le Commerce triangulaire est l'une des formes de la traite des noirs. La traite consistait à transporter des marchandises d'un point à un autre. Cela s'appliquait tout aussi bien au blé, au vin, qu'aux esclaves noirs qui n'étaient que des "outils vivants". - Le Commerce triangulaire était une forme de traite, liée à l'exploitation du sol américain par les pays européens.

 

 

Des navires partaient d'Europe avec divers articles de pacotille destinés au troc. Ils se rendaient dans les comptoirs côtiers d'Afrique où ils échangeaient leur marchandise contre des captifs. Les négriers transportaient ceux-ci dans les colonies d'Amérique pour qu'ils travaillent comme esclaves à l'exploitation des ressources du continent. Les négriers retournaient ensuite en Europe avec à bord les produits de cette exploitation. - Les estimations relatives au nombre de noirs déportés sur le sol américain sont assez variables et pas toujours objectives. Elles se situent entre 6 et 50 millions de personnes entre la fin du XVe et le milieu du XIXe siècle.

 

 

 

► 1441 mort de Jan van Eyck.

 

 

 

► 1444 - 28 mai Traité de Tours instaurant une trêve de deux ans entre la France et l'Angleterre. La trêve de Tours fut conclue au château de Montils-les-Tours entre les Anglais conduit par William de la Pole, comte de Suffolk. la France quant à elle était représentée par Jean de Dunois, comte de Longueville et Louis II de Bourbon, ceux-ci conduisaient la délégation française. Jean Dunois, comte de Longueville et Louis II de Bourbon représentant Charles VII de France à ses négociations acceptèrent de remettre aux Anglais la Guyenne, le Quercy, les villes de Calais et de Guînes sous une seule condition Henri IV d'Angleterre était tenu de se reconnaître vassal du souverain français pour ses possessions détenues en France.

 

 

Les conditions anglaises étaient les suivantes : l'abandon par la France de la Guyenne et de la Normandie et la jouissance de la souveraineté anglaise sur ces deux possessions. Ne pouvant parvenir à un accord, ils décidèrent de conclure une trêve et d'unir Henri VI d'Angleterre à Marguerite d'Anjou. Les divers arrangements concernant ce mariage conclus, l'acte connu sous le nom de traité de Tours fut signé par les deux partis le 28 mai 1444. A vrai dire, il ne s'agissait que d'une trêve commençant le 1er juin 1444 et se terminant le 1er avril 1446. Cette trêve comportait une clause où il était mentionné que Charles d'Anjou recouvrait les places du Maine détenues par les Anglais.

 

 

 

► 1444 Konrad Witz peint 'La pêche miraculeuse'. Konrad Witz, peintre allemand. Il arriva en 1431 à Bâle, où il réalisa le Polyptyque du Miroir du salut. Appelé à Genève par l'évêque F. de Mies, il y exécuta en 1444 le Retable de Saint Pierre pour la cathédrale du même nom. De cette oeuvre on conserve quatre panneaux dont la fameuse "Pêche miraculeuse", premier paysage réaliste de la peinture de chevalet européenne.

 

 

Witz, auquel on attribue avec certitude une vingtaine de tableaux et qui semble avoir connu la peinture flamande, rompt avec les conceptions médiévales; l'usage de la lumière, la plasticité des figures et des innovations dans la manière de traiter l'espace annoncent les préoccupations de la Renaissance.

 

 

 

► 1445 Création par des Compagnies d'ordonnance (15 de 600 hommes à cheval) qui furent le noyau de la cavalerie française. Le Connétable Arthur de Richemont réorganise l'armée française en créant les Compagnies de l'Ordonnance, payées à l'année (alors que l'état des finances anglaises rend pénible le paiement de la solde aux Anglais, encourageant la tendance à se servir sur le pays occupé). Les frères Bureau ont mis en état le parc de canons et le génois Louis Giribaut invente un chariot pour les couleuvrines ; c'est la première artillerie de campagne.

 

 

 

► 1445 Ordonnance de Louppy-le-Châtel sur la permanence d'une armée de métier.

 

 

 

►1445 à 1510 - naissance et mort de Sandro Botticelli. Peintre de la renaissance italienne, peintre fort apprécié par le milieu officiel, on lui confie notamment la représentation, vers 1476-1477, de Côme et se famille en Rois Mages à Santa Maria Novella. On considérera toutefois comme infiniment plus révélatrice la position qu'il occupait dans le milieu florentin à la suite de tableaux allégoriques qui lui furent commandés pour la décoration des villa médicéennes : 'le Printemps' (1478 environ) et la 'Naissance de Vénus'. Il lui manquait la consécration des peintures murales. En 1481, il est appelé avec d'autres peintres florentins par Sixte IV pour exécuter une fresque d'essai dans la chapelle Sixtine à Rome.

 

 

Sa part fut importante avec les scènes de la vie du Christ et de la vie de Moïse. De retour en Toscane, il participe à la décoration de la villa de Laurent de Médicis. Il reçoit ensuite la commande d'un grand nombre de tableaux religieux comme 'l'Annonciation'. Il réalise ensuite les illustrations de la 'Divine Comédie' de Dante. Ses dernières années sont plus difficiles, les commandes se raréfient, son style a passé de mode. De plus, au début du XVIe siècle arrivent à Florence les trois génies de ce siècle: Leonard de Vinci, Michel-Ange et Raphaël. Botticelli s'isole de plus en plus en refusant tout ce qui lui était apparu comme un progrès dans l'art: la mythologie classique renaissante et la perspective. Ses dernières oeuvres sont peintes volontairement de manière classique, sans respect des proportions. Le 17 mai 1510, il est enseveli à Ognisanti.

 

 

 

► 1447 janvier Le dauphin, futur Louis XI, est envoyé en exil dans le Dauphiné pour avoir comploté contre son père. Il était frustré de n'avoir retiré que le Dauphiné de la Praguerie. En 1446, il fut accusé d'avoir assassiné le favori du roi, Pierre de Brézé. Il fut chassé de la Cour et se réfugia dans son gouvernement.

 

 

 

► 1447 Début du pontificat de Nicolas V (fin en 1455). Nicolas V, né Tommaso Parentucelli à Sarzana vers 1398, pape du 8 mars 1447 à 1455. Il mit fin au schisme de l'antipape Félix V et il fonda la Bibliothèque vaticane. Nicolas V met en place à Rome de nouveaux équilibres politiques et internationaux. Reconnu comme seul souverain pontife (1449), il stabilise ses rapports avec Naples, et garde une position de neutralité en Italie, jusqu'à la paix de Lodi (1454).

 

 

Il remet sur pied une armée efficace et augmente les rentrées fiscales. Il accorde aux dirigeants municipaux un certain nombre de privilèges tout en gardant fermement le contrôle de la commune. La bulle papale de Nicolas V commanda aux puissances européennes de combattre, déposséder, exproprier et soumettre les peuples d'afrique noire, par tous les moyens possibles, au nom de l'église et de la supériorité blanche sur les sarrasins.

 

 

 

► 1448 Création de l'infanterie régulière française dont les premières unités sont les francs-archers. Perfectionnement et extension de l'artillerie, sous la direction des frères Bureau. Les bombardes du temps de Crécy font place à de véritables canons. Jean Bureau, seigneur de Montglat (ou Montglas), Grand-Maître de l'Artillerie du Roi Charles VII qui, en utilisant massivement l'artillerie pour la première fois en Occident, a remporté la victoire contre les Anglais à la bataille de Castillon, mettant ainsi un terme à la guerre de Cent Ans. 

 

 

Gaspard Bureau, seigneur de Villemomble. En 1444, il succéda à Pierre Bessonneau comme maître d'artillerie du roi. Illustre grand capitaine de Charles VII, il développa avec son frère Jean Bureau l'artillerie de campagne qui permit de prendre un avantage décisif sur les anglais et de mettre fin a la guerre de Cent Ans.

 

 

 

► 1448 Réorganisation des finances sous la direction de Jacques Coeur, qui mit sa grande fortune personnelle à la disposition du roi pour lui permettre de réaliser ses projets.

 

 

 

► 1449 - 24 mars Les Anglais s'emparent de Fougères. Fougères est une commune française, située dans le département d'Ille-et-Vilaine et la région Bretagne.

 

 

 

► 1449 juillet Début de la reconquête de la Normandie.

 

 

 

► 1449 - 29 octobre Prise de Rouen par les troupes anglaises.

 

 

 

► 1449 à 1450 - Charles VII put reprendre sur une grande échelle la lutte contre les Anglais qui possédaient toujours la Normandie et la Guyenne. La Normandie leur fut d'abord reprise. Rouen ouvrit ses portes et les Anglais furent chassés peu à peu de la province; ayant tenté de débarquer une armée à Cherbourg pour s'opposer aux progrès de Charles VII, ils subirent à Formigny une défaite qui débarrassa d'eux définitivement la Normandie (1450). Le roi d'Angleterre ne conservait dans cette région que les îles dites anglo-normandes qui depuis lors sont restées anglaises.

 

 

 

► 1449 - 10 novembre Charles VII reprend Rouen.

 

 

 

► 1450 - 11 février Décès d'Agnès Sorel, favorite du roiAgnès Sorel est née au début du XVe siècle, fort probablement dans les années 1420. Sa jeunesse et sa beauté vont très rapidement la faire remarquer par le roi de France, Charles VII, le petit roi de Bourges, ce dauphin sans beauté, sans grande intelligence et sans fortune, fils d'un roi fou et d'Isabeau de Bavière, considérée par nombre de ses contemporains comme une ogresse. Elle a le statut de favorite officielle, ce qui est une nouveauté : les rois de France avaient jusque là des maîtresses mais elles devaient rester dans l'ombre.

 

 

Charles VII a d'ailleurs eu d'autres maîtresses, mais elles n'ont pas eu l'importance d'Agnès Sorel. Le dauphin, futur Louis XI, ne supporte pas la relation d'Agnès avec son père le roi Charles VII. Il estime que sa mère est bafouée et a de plus en plus de mal à l'accepter. Un jour il laisse éclater sa rancoeur et poursuit, l'épée à la main, l'infortunée Agnès dans les pièces de la maison royale. Pour lui échapper, elle se réfugie dans le lit du roi. Charles VII, courroucé par tant d'impertinence, chasse son fils de la Cour et l'envoie gouverner le Dauphiné.

 

 

 

► 1450 - 15 avril Victoire de Charles VII à Formigny contre les Anglais. L'arrivée du duc de Bretagne et du connétable de Richemont ont sauvé Charles VII lors de cette bataille décisive qui lui permet d'occuper toute la basse Seine. La bataille de Formigny est une bataille de la guerre de Cent Ans qui s'est déroulée le 15 avril 1450 à Formigny en Normandie entre les Anglais et les Français.

 

 

 

► 1450 - 24 juin Charles VII reprend Caen.

 

 

 

► 1450 - 12 août Charles VII reprend Cherbourg.

 

 

 

► 1450 Fin de la reconquête de la Normandie.

 

 

 

► 1450 Construction de Machu Picchu (Pérou): la citadelle inca. Le Machu Picchu est une ancienne cité inca perchée sur les hauteurs de la Cordillère des Andes. On pense aujourd'hui que la ville a été construite sous le règne de l'empereur Pachacuti qui débuta en 1440.

 

 

La ville a été habitée jusqu'à l'invasion espagnole en 1532. D'après les recherches archéologiques effectuées sur le site, le Machu Picchu n'était pas une ville traditionnelle, mais plutôt une forteresse utilisée comme palais secondaire par l'empereur et sa cour. On estime que le lieu ne comptait pas plus de 750 personnes à la fois.

 

 

 

► 1451 - 9 mars Mariage du dauphin (futur Louis XI) avec Charlotte de Savoie contre la volonté de Charles VII. Charlotte de Savoie (1440-1483), fille de Louis Ier, duc de Savoie et prince de Piémont et d'Anne de Chypre-Lusignan, elle épouse le dauphin Louis de France, futur Louis XI, le 14 novembre 1451, qui malgré ses vertus la négligea. Elle lui donne cinq enfants dont le futur Charles VIII, et les princesses Anne de France - future Anne de Beaujeu et régente du royaume - et Jeanne de France - future épouse de Louis XII.

 

 

 

► 1451 - 23 juin Capitulation de Bordeaux devant les armées de Charles VII.

 

 

 

► 1451 - Fin de la reconquête de la Guyenne.

 

 

 

► 1451 - 31 juillet Arrestation de Jacques Coeur accusé de conspiration et malversation. Jacques Coeur étant très jalousé pour sa grande fortune, ses ennemis et ses envieux parvinrent à le perdre. Après la mort d'Agnès Sorel qui le protégeait, Charles oublia ses services et l'abandonna à l'avidité des courtisans, qui se partagèrent ses dépouilles. Accusé de crimes imaginaires, lavé d'une accusation d'empoisonnement, il est arrêté pour malversation en 1451, condamné à la prison, et ses biens sont confisqués ; un arrêt lui épargne la peine de mort, pour services rendus.

 

 

 

► 1451 à 1506 - naissance et mort de Christophe Colomb. Explorateur italien. Né à Gênes. Marin très tôt. Fait partie en 1476 d'un convoi en partance pour Lisbonne et l'Angleterre. Le convoi es attaqué par des français. Colomb se réfugie à Lagos puis retrouve son frère, un cartographe, à Lisbonne (Portugal) où vit une grande colonie de génois. Il épouse en 1479 la fille d'un des premiers colonisateurs de Madeire, Filipa Perestrelo e Moniz, qui lui donnera un fils et mourra peu de temps après. Colomb se perfectionne à la science de la navigation.

 

 

Voyage en Afrique et peut-être en Islande. À partir de 1484, environ, il devient possédé par l'idée que l'on peut éviter le long et couteux voyage vers les Indes par l'Afrique, en coupant par l'Atlantique. Était-ce possible?. À vrai dire, il n'est pas le premier à penser une telle chose. Les savants de l'époque concevaient en effet comme possible un tel voyage, grâce aux écrits de Ptolémée qui donne même un chiffre pour cette distance: 16.090 km. En fait, la distance est largement sous-estimée mais personne ne le savait à l'époque. Colomb se persuade en lisant différents auteurs que la distance donnée par Ptolémée est surestimée et qu'elle se réduit à 2414 km.

 

 

La lecture de Marco Polo, notamment, lui donne l'espoir d'atteindre les riches territoires du Cipangu (Japon). Un comité d'experts de Jean II du Portugal rejette son projet. Furieux, Colomb décide de le présenter à des chefs d'états désireux de rivaliser avec le Portugal. En 1486, il est finalement reçu par Ferdinand d'Aragon et Isabelle de Castille. Un comité d'experts se réunit et rend un verdict négatif en 1490. En 1491, le comité est prêt d'accepter, mais les exigences démesurées de Colomb (titre de noblesse, amiral de l'océan, gouverneur et vice-roi de toutes les terres à découvrir) font échouer à nouveau le projet.

 

 

C'est finalement le conseiller du roi Ferdinand qui convaint la Reine que la somme à investir est dérisoire comparée aux possibles retombées. Colomb part donc avec trois navires et 90 membres d'équipage de Palos le 3 août 1492. Arrêt aux Canaris et après une période de tension toujours de plus en plus vive entre Colomb et ses marins, le 10 Octobre, les premiers signes indirectes de terre se montrent. Le 12, la terre est en vue. C'est une île, Guanahami (San Salvador). Les "indiens", puisque Colomb n'hésite pas à les appeler ainsi dans ses descriptions, lui assurent qu'il faut aller plus à l'ouest pour trouver de l'or.

 

 

Le 28 octobre, il est à Cuba. Colomb est persuadé d'avoir atteint le continent asiatique et de connaître sa position exacte sur le continent. La flotille se dirige alors vers l'est le long de la côte cubaine. Le capitaine de la Pinta déserte à la poursuite de l'or vers l'ouest. À Hispaniola, une grande île à l'est de Cuba, il trouve enfin de l'or en quantité. La santa-Maria s'échoue et devient inutilisable. Colomb laisse 39 hommes dans un fort et rentre au plus vite vers l'Espagne. Sur le chemin du retour, il croise la Pinta. À peine arrivé, Colomb pense déjà à un second voyage encore plus ambitieux.

 

 

Il repart de Cadiz en septembre 1493 avec une flotte de 17 navires et 1500 hommes avec l'idée de fonder une colonie. Il retrouve le fort détruit par les indiens et installe la colonie sur un autre emplacement appelé Isabela. Colomb repart avec trois caravelles vers l'ouest et explore la côte sud de Cuba. Son enthousiasme d'avoir trouvé l'Asie n'est pas diminué. Ce n'est qu'en 1498 qu'il assemble une flotte de 8 navires pour un troisième voyage. Le 31 juillet, il arrive avec trois navires (le reste des navires est détourné vers Hispaniola pour soulager la colonie où sévit une dure pénurie de produits de première nécéssité) à l'île de Trinidad, juste en face de la côte sud américaine.

 

 

Enfin, devant la masse d'eau fraîche se déversant dans la mer, il déduit que la côte à l'ouest ne peut être qu'un continent mais préfère revenir régler les affaires de plus en plus désorganisées de la colonie. Devant les plaintes et rumeurs contre Colomb, Ferdinand et Isabelle dépêche Bodadilla vers la nouvelle colonie. Celui-ci fait arrêter les frères Colomb et les renvoie en Espagne pour être jugés. En Espagne, les choses s'arrangent. Colomb peut repartir en 1502 mais il a été écarté des affaires de la nouvelle colonie. Colomb reprend donc son rôle d'explorateur.

 

 

Il arrive aux côtes du Honduras et descend vers le sud à la recherche d'un passage vers l'ouest. L'or abonde au Panama et provoque des incidents avec les indiens. Colomb apprend qu'il est en face d'un isthme qu'il prend pour l'isthme malaisien. Les quatre navires de Colomb sont un à un perdus. Colomb doit dépêcher quelques hommes sur un canot pour réclamer de l'aide à la colonie d'Hispaniola qui ne se presse pas pour venir en aide à son fondateur. Colomb revient piteusement en 1504 en Espagne. Aigri et frustré par tous les privilèges qu'il avait obtenu au départ et qui lui ont été un à un retirés, Colomb finit sa vie à Séville et mourut en 1506 à Valladolid, toujours persuadé d'avoir atteint les Indes, et certainement pas dans la pauvreté.

 

 

 

► 1452 à 1519 - naissance et mort de Léonard de Vinci (Leonardo da Vinci), peintre, sculpteur, architecte et homme de science italien (Vinci, 1452 - Amboise, 1519). Homme d'esprit universel, à la fois artiste, scientifique, inventeur et philosophe, Léonard incarna l'esprit universaliste de la Renaissance et demeure l'un des grands hommes de cette époque. Fils naturel d'un riche notaire florentin et d'une paysanne, élevé dans un village de Toscane qui porte désormais son nom, Léonard de Vinci s'est formé dans les ateliers de Verrocchio et d'Uccello avant d'intégrer la compagnie de Saint-Luc, la guilde des peintres.

 

 

On lui doit 'La Cène''La Joconde', 'La Vierge aux rochers', et la fresque de 'La bataille d'Anghiari' au Palazzo Vecchio. Selon lui, l'art est intimement lié aux sciences et techniques. A-t-il peint pour mener des réflexions de type mathématique ou a-t-il développé ses connaissances scientifiques en autodidacte pour apporter davantage de grandeur à son oeuvre ? Toujours est-il qu'il a montré des talents d'ingénieur militaire, d'urbaniste, de biologiste et de physicien, pressentant souvent les grandes découvertes des siècles suivants (concernant les lois du mouvement et de la gravité par exemple). En quête de mécènes et de commandes comme tous les artistes de la Renaissance, il a commencé "Maître des arts et ordonnateur des fêtes" de Ludovic Sforza à Milan, et a achevé sa vie auprès de François Ier. Sa dépouille repose dans la chapelle Saint Hubert d'Amboise.

 

 

 

► 1452 François Villon reçu maître ès arts à la Sorbonne.

 

 

 

► 1453 - 29 mai La peine de mort de Jacques Coeur est commué en bannissement. Charles VII est particulièrement ingrat à l'égard de ce conseiller que protège cependant sa maîtresse, Agnès Sorel. Il a pourtant restauré et administré sagement les finances du royaume. Il n'a pas hésité à contribuer par ses propres deniers au redressement de la monarchie et du pays. Le roi le sacrifie à ses ennemis. Le jugement le condamne à la confiscation de ses biens et à l'exil.

 

 

 

► 1453 - 29 mai En cette année se produit un événement capital dans l'histoire du monde. La prise de Constantinople par les Turcs (ottomans) précipite l'effondrement de l'empire d'Orient ou Bas-Empire ou empire Byzantin, et marque la fin du Moyen Âge et le commencement des temps modernesL'Empire ottoman, l'un des nombreux États fondés par les Turcs, exista entre 1299 et 1922 (soit 623 ans). Fondé par une tribu turque oghouze en Anatolie occidentale, l'Empire ottoman s'étendait au faîte de sa puissance sur toute l'Anatolie, les Balkans, le pourtour de la Mer Noire, la Syrie, la Palestine, la Mésopotamie, la péninsule arabique et l'Afrique du Nord. 

 

 

La chute de Constantinople a eu lieu le 29 mai 1453 et marqua la fin de l'empire byzantin, ainsi qu'une nouvelle ère d'expansion pour l'empire ottoman. Les historiens considèrent parfois que cette date marque aussi la fin du Moyen Âge et le début de la Renaissance. La chute de Constantinople en 1453 est un moment clé de l'histoire. Cette date peut-être considérée logiquement comme marquant la fin du Moyen Âge. En effet, la disparition de l'empire byzantin marque le début d'une nouvelle ère. Malgré leur désintéressement complet pour l'état de Constantinople, sa chute provoque un grand vide en Occident.

 

 

L'empire byzantin avait depuis sa création été un rempart aux invasions arabes, protégeant ainsi la plus grande part de l'Europe chrétienne. Cet empire était continuellement en guerre et il est étonnant de se dire qu'il a résisté pendant plus de 1000 ans à l'assaut de 20 peuples et que sa capitale eut à subir le nombre incroyable de 30 sièges. Constantinople avait pendant des siècles été une des villes les plus riches et la plus populeuse au monde. L'empire byzantin avait perpétué l'héritage de l'empire romain qui, lui, croûlait sous l'assaut des barbares.

 

 

Cet héritage fut perpétué au travers des siècles et enrichi. Constantinople marqua l'histoire des peuples d'une manière indélébile. La capitale de cet empire était de plus située à un carrefour stratégique de première importance entre l'Orient et l'Occident, l'Asie et l'Europe. Toutes les principales routes de commerces y convergeaient. Mais l'empire fut ruiné par les croisades et par la prise de Constantinople par les Latins. Il fut ruiné inutilement car jamais les croisés ne purent s'installer durablement en Orient.

 

 

Bien sûr l'empire avait su se relever sous l'impulsion des Comnène et des Paléologue, mais l'Occident l'en empêcha et plus particulièrement Gênes et Venise qui, voulant s'attribuer les points stratégiques de l'Empire lui ravirent sa principale source de richesse, à l'image des génois de Galata qui, attirant les bateaux du monde entier, les avaient fait déserter le port constantinopolitain. De plus, les guerres entre les deux puissances maritimes ruina définitivement l'Empire. Les Turcs n'avaient fait que sa conquête territoriale, l'Occident l'avait ruiné au niveau commercial. Cependant la chute de Constantinople ouvre une ère nouvelle en Occident : tous les savants grecs après la chute du dernier état grec qu'était Trébizonde se réfugient en Italie où ils amènent le reste de leur bibliothèque et leur savoir. Ce mouvement conduit à la Renaissance.

 

 

 

► 1453 L'ÉPOQUE MODERNE ou RENAISSANCE.

 

 

 

► 1453 L'Époque moderne couvre la période historique allant de la fin du Moyen Âge à la Révolution française. Cette période couvre les XVIe siècle, XVIIe siècle et XVIIIe siècle. La Renaissance, terme qui désigne un courant artistique et idéologique qui a trait à la redécouverte du savoir antique, et les grandes découvertes marquent les débuts de l'époque moderne et post-moderne. Sur le plan religieux, la Réforme protestante et son pendant, la Contre-Réforme, marquent la fin de l'emprise sans limites de l'Église catholique romaine sur la vie spirituelle en Europe occidentale. À la fin des guerres de religion qui ensanglantent l'Europe, s'instaure l'Ancien Régime, marqué par l'"absolutisme" de sa monarchie.

 

 

Les XVIIe siècle et XVIIIe siècle sont également marqués par les guerres européennes puis par la rivalité franco-anglaise pour la domination du monde. Ainsi, le théâtre de la guerre se mondialise, tandis que s'affirme la domination européenne sur le reste du monde. Au XVIIIe siècle, caractérisé par les philosophes des "Lumières" et le "despotisme éclairé", la monarchie absolue a atteint ses limites. Elle s'effondre en France, avec la Révolution. La fin de l'époque moderne coïncide avec la fin de l'Ancien Régime et les débuts de la domination de l'empire colonial britannique. À l'échelle de la France, la date finale de l'époque moderne pose problème, selon qu'on y intègre les différents régimes issus de la Révolution et précédant le Premier Empire (Directoire, Consulat) ou non. 

 

 

La Renaissance est une période de rénovation littéraire, artistique, et scientifique, qui se produisit en Europe par la diffusion de connaissances nouvelles parmi un milieu lettré. Ce mouvement eut comme origine la Renaissance italienne : une Pré-Renaissance se produisit dans plusieurs villes d'Italie dès le XIVe siècle (Trecento), se propagea au XVe siècle dans la plus grande partie de l'Italie, en Espagne, dans certaines régions d'Europe du Nord et d'Allemagne, sous la forme de ce que l'on appelle la première Renaissance (Quattrocento), puis gagna l'ensemble de l'Europe au XVIe siècle (Cinquecento). Dans le courant du XVe siècle et au XVIe siècle, ce mouvement permit à l'Europe de se lancer dans des expéditions maritimes d'envergure mondiale, connues sous le nom de grandes découvertes. La Renaissance s'accompagna aussi d'un ensemble de réformes religieuses.

 

 

 

► 1453 - 17 juillet Victoire de Charles VII à Castillon-la-Bataille contre l'Angleterre. Bataille de Castillon : l'armée française l'emporte sur les Anglais, et met fin à la Guerre de Cent Ans (1337 - 1453). La bataille de Castillon eu lieu le 17 juillet 1453 entre les armées de Henri VI d'Angleterre et Charles VII de France. C'est une victoire décisive pour les Français.

 

 

 

► 1453 19 octobre La capitulation de Bordeaux marque la fin de la guerre de Cent Ans et le retour de la Guyenne sous domination française.

 

 

 

► 1453 à 1461 - Les dernières années du règne virent s'accomplir encore d'autres réformes et créations utiles. Charles VIl crée le Parlement de Toulouse et celui de Grenoble et fait commencer la rédaction des diverses Coutumes qui régissaient la vie civile. On doit reprocher à ce souverain son ingratitude envers Jacques Coeur qui avait restauré et administré sagement les finances du royaume, et qui avait puissamment aidé de ses deniers au relèvement de la monarchie et du pays. Le grand argentier fut sacrifié à ses ennemis, ses biens furent confisqués et il alla mourir en exil.

 

 

La favorite de Charles VII, Agnès Sorel, dame de Beauté (nom d'une seigneurie qu'elle possédait) née en 1422 (morte en 1450) fut mêlée de très près aux affaires de la monarchie, mais elle eut sur l'esprit du roi et sur la marche des événements une heureuse influence. Au contraire, le dauphin Louis (plus tard Louis XI) fut pour Charles VII son père un ennemi infatigable. Né en 1423 (fils de Marie d'Anjou), il s'était dès 1440 joint à la Praguerie. En 1455, il fomenta une nouvelle révolte contre Charles VII: celui-ci châtia rudement les révoltés et le dauphin dut chercher un refuge auprès du duc de Bourgogne (1456). Ces derniers événements altérèrent la santé de Charles VII qui d'ailleurs vivait dans la crainte continuelle d'être empoisonné à l'instigation du dauphin ; il mourut en 1481.

 

 

Le règne de Charles VII a vu la France réduite à la dernière extrémité, puis sauvée par une intervention miraculeuse et finalement relevée de ses ruines. On peut reprocher à Charles VII son indolence, sa négligence de ses devoirs pendant ses premières années de règne ; mais on doit reconnaître que, par la suite, il fit preuve d'énergie et de grands talents d'administrateur. Malheureusement, l'ingratitude dont il fit preuve envers Jeanne d'Arc et Jacques Coeur a jeté une ombre défavorable sur sa mémoire. Les circonstances de son règne lui ont fait donner par les historiens les surnoms de l'Indolent, puis le Bien-Servi, puis le Victorieux.

 

 

 

► 1453 à 1516 - naissance et mort de Jérôme Bosch. Peintre flamand au génie singulier, célèbre pour son iconographie fantastique au sens narratif inépuisable, tantôt attribuée à une tradition populaire, tantôt à l'alchimie, mais jamais éloignée des préoccupations morales et religieuses.

 

 

 

► 1453 Début de l'Humanisme. L'humanisme est un mouvement européen et une philosophie qui met l'homme et les valeurs humaines au dessus de tout. Il englobe les XIVe, XVe et XVIe siècles. Il se caractérise par un retour aux textes antiques, et par la modification des modèles de vie, de l'écriture, et de la pensée. Mouvement intellectuel de la Renaissance, né en Italie au XIVème siècle, qui s'étendit progressivement en Europe et s'épanouissant au XVIème siècle.

 

 

Il est marqué par le retour aux textes antiques qui servirent de modèle de vie, d'écriture et de pensée. Pétrarque, Ficin, Pic de la Mirandole, Érasme en furent les principaux représentants. Le terme désigne donc un courant culturel, scientifique, philosophique et, par bien des aspects, politique qui propose un "modèle humain" défini comme synthèse des qualités intellectuelles, sociales, affectives, caractéristiques de la "nature humaine". L'humanisme est un courant de pensée idéaliste et optimiste qui place l'Homme au centre du monde, et honore les valeurs humaines.

 

 

 

► 1454 - 15 avril Ordonnance de Montil-les-Tours sur la rédaction des usages coutumiers. Promulguée par Charles VII, il avait obligé que l'on rédigeât les coutumes orales, qui tenaient lieu de droit ; ces rédactions se sont faites en langues vulgaires, que ce soient des langues d'oïl au nord, d'oc au sud. D'autres édits royaux préconisaient les langues vulgaires, sans rendre obligatoire le français.

 

 

 

► 1454 François Villon écrit 'Lais’

 

 

 

► 1455 - 31 mai : Début de la Guerre des Deux-Roses crise de succession en Angleterre (1455-1485). Richard d'York, devenu protecteur du royaume, s'oppose à Henry VI de Lancastre, roi légitime. La Guerre des Deux-Roses désigne une série de guerres civiles qui eurent lieu en Angleterre entre la maison royale de Lancastre et la maison royale d'York. La guerre prit fin en 1485, quand le dernier des rois Plantagenêt Richard III d'Angleterre mourut au champ d'honneur, et qu'Henri VII devint roi. La maison de Lancastre descendait de Jean de Gand, duc de Lancastre et fils du roi Édouard III d'Angleterre.

 

 

Celle de York descendait de Lionel d'Anvers, fils du même roi. L'emblème de la maison de Lancastre était la rose rouge, tandis que celui des York était la rose blanche, ce qui est à l'origine du nom donné a posteriori à ce conflit. Richard d'York, Richard Plantagenêt ou Richard d'York (21 septembre 1411 – 30 décembre 1460), comte de March, de Cambridge et d'Ulster, puis 3e duc d'York. Il était membre de la famille royale anglaise. Par la guerre des Deux-Roses, il disputa le trône d'Angleterre au roi Henri VI (de la maison de Lancastre), trône auquel sa propre maison (la maison d'York) accéda après sa mort, par l'entremise de ses fils Édouard IV d'Angleterre (1461 – 1483) et Richard III d'Angleterre (1483 – 1485), de son petit-fils Édouard V d'Angleterre (qui régna très brièvement en 1483), et de son arrière-petit-fils le roi Henri VIII d'Angleterre (1509 – 1547). 

 

 

Richard III d'Angleterre (2 octobre 1452 - 22 août 1485), duc de Gloucester, fut le dernier des rois Plantagenêt d'Angleterre (1483-1485). Fils de Richard Plantagenêt, duc d'York et de Cécile Neville (1415-1495). C'est le plus jeune frère du roi Édouard IV. La mort soudaine de son frère donne à Richard l'occasion de s'emparer du trône après avoir évincé son neveu, le roi Édouard V, dont il est nommé tuteur. Le jeune Édouard et son frère Richard sont envoyés à la Tour de Londres. Personne ne les revoit après l'été 1483, et on suppose qu'ils y sont assassinés. C'est là le sujet d'une grande controverse. Il est perçu plus tard comme un monstre, un homme méchant, assassin de tous ceux qu'il voyait comme ses ennemis.

 

 

C'est en effet un homme ambitieux, mais probablement innocent de la plupart des crimes dont il est accusé. Une grande partie de cette réputation est due à la pièce de Shakespeare qui porte son nom. Henri VII d'Angleterre, Henri Tudor (28 janvier 1457 - 21 avril 1509), fut comte de Richmond (1456-1461), puis roi d'Angleterre à partir de 1485 sous le nom de Henri VII, premier souverain de la dynastie Tudor. La famille Tudor renvoie à la période de l'histoire anglaise située entre 1485 et 1603 pendant laquelle la dynastie régna sur le trone et qui marqua l'irruption de l'Angleterre comme une puissance européenne majeure. La dynastie Tudor ou la Maison Tudor voit son origine remontée au XIIIe siècle. Elle comprend une suite de cinq monarques d'origine galloise qui régna sur le royaume d'Angleterre et le Royaume d'Irlande de 1485 jusqu'à 1603.

 

 

Les trois principaux monarques les rois Henri VII d'Angleterre, Henri VIII d'Angleterre et la Reine Élisabeth Ière d'Angleterre jouèrent chacun une part fondamentale dans la mutation de l'Angleterre d'une arrière cour européenne toujours plongée dans le Moyen Âge en un puissant État de la Renaissance qui allait dominer la plus gande partie du monde connu. Elle acquit sa puissance lorsque Henri Tudor (1457-1509), ayant battu le roi Richard III à la bataille de Bosworth, devint Roi d'Angleterre prenant le nom d'Henri VII. Henri Tudor, par sa mère, une Plantagenêt, descendait du roi Édouard III d'Angleterre ; et en outre il se maria en 1486 avec la fille aînée du roi Édouard IV, Élisabeth Plantagenêt (1466-1503).

 

 

 

► 1455 François Villon écrit 'La Ballade des Pendus’

 

 

 

► 1455 mort de Fra Angelico.

 

 

 

► 1456 mort de Jacques Coeur.

 

 

 

► 1456 7 juillet Réhabilitation de Jeanne d'Arc.

 

 

 

► 1456 Charles VII envoie une armée contre son fils en Dauphiné.

 

 

 

► 1456 30 août Le Dauphin quitte le Dauphiné pour se réfugier en Franche-Comté, puis à Louvain, en territoire bourguignon. Il y fut bien reçu, et en octobre, Philippe le Bon lui rendit hommage.

 

 

 

► 1456 François Villon écrit 'Les Testaments’

 

 

 

► 1456 La Bible de Gutenberg, le premier livre à être imprimé mécanique-ment, est publié à Mayence. En 1456, Gutenberg termina l'impression, sur une presse de sa fabrication, d'une Bible en latin connue aujourd'hui sous le nom de Bible de Gutenberg. La mise en pages de cette Bible a la particularité de comporter quarante-deux lignes, d'où son autre nom Bible à quarante-deux lignes. Mayence, ville d'Allemagne, capitale, arrondissement et plus grande ville du Land de Rhénanie-Palatinat. Entourée de vignobles, elle est située sur la rive gauche du Rhin, en face de l'embouchure du Main.

 

 

 

► 1457 août Le Dauphiné est annexé au domaine royal.

 

 

 

► 1457 René d'Anjou écrit 'Livre du cuer d'Amour espris'. René d'Anjou, René Ier de Naples né en 1409, fut seigneur puis comte de Guise (1417-1425), duc de Bar (1430-1480) de fait dès 1420, duc consort de Lorraine (1431-1453) roi de Naples (1435-1442), duc d'Anjou (1434-1480), comte de Provence et de Forcalquier (1434-1480), et roi titulaire de Jérusalem (1435-1480) et d'Aragon (1466-1480). On parle encore de René d'Anjou, ou de René de Sicile. À Aix-en-Provence et à Angers, il entretint une cour littéraire et savante et ne dédaigna pas lui-même composer plusieurs ouvrages ('Traité de la forme et devis comme on fait les tournois', 1451-1452 ; 'le Livre du coeur d'amour épris', 1457).

 

 

 

► 1460 - 20 septembre Mort de Gilles Binchois. Le plus célèbre représentant de l'école franco-flamande, Gilles Binchois, laisse au monde une oeuvre profane et audacieuse. Influencé par l'Ars Nova mais aussi par la musique plus sobre de John Dunstable, le musicien belge vivant au service de Philippe le Bon à la cour de Bourgogne a composé de nombreuses chansons dont "Je ne vis oncques la pareille". Mais il a aussi laissé des oeuvres de musique sacrée. 

 

 

Gilles Binchois, compositeur franco-flamand. Il est né à Mons (Belgique) vers 1400 et mort à Soignies le 20 septembre 1460. Bien qu'il ait été d'abord connu comme auteur de musique religieuse – tel son Te Deum, ouvrage polyphonique le plus ancien qui nous soit parvenu –, on le connaît surtout pour ses oeuvres profanes, chantant l'amour courtois. La cinquantaine de chansons connues – des rondeaux et quelques ballades –, souvent mélancoliques, se sont inspirées de poèmes d'auteurs plus ou moins célèbres, tels Alain Chartier ou Charles d'Orléans.

 

 

 

► 1461 Henri VI d'Angleterre est déposé par Édouard IV d'Angleterre. (Henri VI d'Angleterre sera restauré sur le trône le 30 octobre 1470, il est à nouveau déposé le 11 avril 1471). Début du premier règne de Édouard IV d'Angleterre, fils de Richard d'York (fin en 1470, puis 1471-1483). Édouard IV d'Angleterre (28 avril 1442 – 9 avril 1483), fut roi d'Angleterre de 1471 à 1483. Il était le fils aîné de Richard Plantagenêt, comte de Rutland, March, Ulster et Cambridge, duc d'York († 1460) et de Cécile Neville († 1495).

 

 

 

► 1461 - 17 juillet Le Dauphin s'installe à Avesne pour se rapprocher du royaume de France.

 

 

 

► 1461 - 22 juillet Mort de Charles VII. A cinquante-huit ans, c'est d'inanition que meurt le roi. Il redoute depuis une semaine que son fils Louis XI l'empoisonne. “Par saint Jean, nous ne mangerons plus”. Épuisé, le roi demande aux religieux qui l'entourent “Quel jour est-il ? - Il est le jour de la glorieuse Madeleine. - Ah, je loue mon Dieu de ce qu'il lui plaît que le plus grand pécheur du monde meure le jour de la pécheresse !”. Louis XI devient roi de France.

 

 

 

► 1461 LOUIS XI l'Aragne (1461-1483)

 

 

 

► 1461 Louis XI. Impatient de règner il n'a cessé de comploter contre son père. Dés 1440 (il a 17 ans) il se joint à la praguerie. Son père lui pardonne et lui confit le gouvernement du Dauphiné. Louis XI réorganise remarquablement cette région mais il se lance dans une nouvelle révolte en 1455. A l'approche des armées du roi il se réfugie chez le duc de Bourgogne Philippe le Bon. Charles VII, son père, vécu dans la hantise d'être empoisonné par son fils. En 1461 il a 38 ans il succède enfin à son père. Il s'entoure de gens d'origine modeste. Il oppose à ces adversaires la diplomatie et la ruse plutôt que la force.

 

 

En 1465 se forme une coalition féodale dite "ligue du bien public", augmentation des impôts, rejet de la noblesse au profit des bourgeois, ce qui fait dire à Louis XI "si j'avais voulu augmenter leur pension et leur permettre de fouler leurs vassaux comme par le passé, ils n'auraient jamais penser au bien public". Cependant une armée de 60 000 hommes converge vers Paris. Une bataille indécise se déroule à Montlhéry le 16 juillet 1465. Les armées de la ligue campe sous les murs de Paris. Louis XI juge plus prudent de négocier le "traité de Conflans - l'Archevêque" 5 octobre 1465, dans lequel dit Commynes (auteur des mémoires sur Louis XI et Charles VIII); "Les princes butinèrent le monarque et le mirent au pillage.

 

 

Chacun emporta sa pièce". Louis XI entreprent aussitôt de récupérer ce qu'il avait du abandonner. En 1466 il reprend la Normandie que son frère (Charles de Berry) avait prise. Il doit combattre principalement la maison de Bourgogne d'abord, en la personne de Philippe le Bon, puis ensuite Charles le Téméraire qui le retient prisonnier lors des entretiens de Péronne en octobre 1468. Louis XI voulait récupérer les concessions faites précédemment. Il entreprit des discussions avec Charles le Téméraire tout en incitant les Liégeois à se révolter contre le duc.

 

 

Au cours de l'entrevue, Le Téméraire apprit l'origine des troubles, ne pouvant l'avouer, Louis XI fut dans l'obligation d'aider le Téméraire à réprimer la révolte alors que les Liègeois attendaient son aide. La mort du Téméraire au siège de Nancy en 1477 met fin à cette rivalité et à la maison de Bourgogne, dont la majeure partie fut annèxée à la France (traité d'Arras 1482). L'agrandissement du royaume fut complèté par l'héritage de l'Anjou, du Maine et de la Provence. Louis XI établit les premières postes, améliora les routes, se soucia du développement industriel et commercial. Il créa de nouveaux parlements pour améliorer la justice et oeuvra à l'unification du royaume.

 

 

 

► 1461 Avènement de Louis XI (né en 1423, fils de Charles VII et de Marie d'Anjou). - Il a épousé, étant encore dauphin, Marguerite d'Écosse (née en 1424). Il monte sur le trône dans des conditions de sécurité que n'ont pas connues beaucoup de ses prédécesseurs. La monarchie est affermie, la grande féodalité très ébranlée, les finances sont mieux réglées, une armée permanente permet au roi d'imposer ses décisions; enfin des institutions administratives et judiciaires assurent un certain ordre dans le pays. Mais Louis XI n'entend pas suivre toutes les voies ouvertes par Charles VII; à peine sacré à Reims, il entame avec le Saint-Siège des négociations en vue de l'abandon de la Pragmatique Sanction.

 

 

 

►1461 - 15 août Louis XI est sacré à Reims. Louis XI a déjà trente-huit ans lors de son sacre. Depuis l'avènement d'Hugues Capet, aucun roi de France n'est monté sur le trône aussi âgé. C'est le duc de Bourgogne, Philippe le Bon, qui a dirigé et payé tous les frais de la cérémonie. Depuis 1457, le Dauphin qui est aujourd'hui sacré a été son protégé. Charles VII de France, en apprenant que le duc de Bourgogne protégeait son fils, auquel il était opposé, avait commenté : “Monseigneur de Bourgogne reçoit en sa maison un renard qui lui mangera ses poules”.

 

 

 

► 1461 - 31 août Entrée triomphale de Louis XI à Paris.

 

 

 

► 1461 - 2 octobre “Micquemacque” de Reims. Les impôts que sont les aides et les gabelles mécontentent le peuple de Reims, alors que Louis XI commence de régner depuis quelques mois. Si les révoltes qui éclatent alors ont le nom de “micquemacque”, c'est qu'en français on dénomme encore une rébellion par le mot “mutemacque”. Ce terme est un héritage du néerlandais, de l'expression “muyte maken” qui se traduit par “faire émeute”.

 

 

 

► 1461 Jean de Bueil écrit 'Le jouvencel'. Jean de Bueil, un ancien compagnon de Jeanne d'Arc, Jean de Bueil, reçoit la charge d'amiral de France. Cette charge était unique. Il s'agissait d'une dignité et non d'un grade dans la marine. Mais l'amiral possédait des pouvoirs étendus, tant sur la marine de guerre que sur le commerce maritime, de même que le droit de justice sur sa juridiction que constituait l'amirauté. Il a laissé un récit à clefs du siège d'Orléans – où cette ville est appelée Crathor – dans un ouvrage ayant pour titre : 'Le Jouvencel'.

 

 

 

► 1462 - 27 juin Naissance de Louis II d'Orléans (futur Louis XII) fils de Charles d'Orléans, le prince poête. Louis XII, né le 27 juin 1462 au château de Blois, mort le 1er janvier 1515 à Paris, surnommé le Père du peuple par les états généraux de 1506, fut roi de France, de 1498 à 1515.

 

 

 

► 1462 - 9 mai Traité de Bayonne entre Jean II d'Aragon et Louis XI qui récupère le Roussillon et la Cerdagne. La Cerdagne est un fossé d'effondrement situé dans l'est du massif des Pyrénées. D'une supérficie de 1 086,07 km² cette région naturelle est partagée par l'Espagne et par la France.

 

 

 

► 1462 Naissance d'Anne de Beaujeu, fille de Louis XI. Anne de Beaujeu, Anne de France dite Anne de Beaujeu (avril 1461 à Genappe - 14 novembre 1522 à Saint-Vincent-de-Salers, au château de Chanterelle) fut une princesse et régente. Fille aînée de Louis XI elle épouse à l'âge de 12 ans Pierre de Beaujeu, qui devient duc de Bourbon. Pendant la minorité de Charles VIII, son frère, elle exerce la régence de 1483 à 1491 avec son mari. Contrairement aux attentes des princes du royaume, elle maintient fermement contre les Orléanistes, l'autorité royale et l'unité française en mettant un terme à la Guerre folle en 1485 à Saint-Aubin-du-Cormier. Conséquence de la Guerre folle, elle marie son frère Charles VIII à Anne de Bretagne, ce qui lie le sort du duché au royaume français.

 

 

 

► 1463 5 janvier François Villon banni de Paris. D'abord condamné à mort, le poète François de Montcorbier, ou des Loges, connu sous le nom de son professeur Guillaume de Villon, est condamné au bannissement. A 44 ans, François Villon a déjà été gracié plusieurs fois par le roi Louis XI et Marie d'Orléans et notamment pour le meurtre du prêtre Philippe Sermoise. Dans l'attente de la sentence des jurés, François Villon écrit "La Ballade des pendus" où il donne voix aux condamnés qui vont mourir sur le gibet. Sa peine de mort sera transformée en exil forcé pendant 10 ans. François Villon disparaît sans laisser aucune trace.

 

 

 

► 1463 - 12 septembre Louis XI achète Abbeville, Amiens et Saint-Quentin à Philippe le Bon. Louis XI rachète cinq villes d'Artois. C'est à Philippe le Bon, duc de Bourgogne, qui a institué l'ordre de la Toison d'or, que Louis XI achète cinq villes d'Artois. Lorsque le roi de France entre dans Abbeville aux côtés du duc, les habitants déçus par la mise pauvre du souverain s'étonnent : “Est-ce là un roi de France, le plus grand roi du monde ! Ce semble mieux un valet qu'un chevalier. Tout ne vaut pas vingt francs, cheval et habillement de son corps”.

 

 

 

► 1464 Louis XI ne cache pas son intention de poursuivre la lutte contre les derniers représentants de la féodalité. - Formation de la Ligue du Bien public, entre les grands seigneurs féodaux (ducs de Bourgogne, de Nemours, de Bourbon, de Bretagne et comte d'Armagnac) contre Louis XI, qui les a tous mécontentés et surtout alarmés par quelques réformes précipitées, ainsi que par l'annonce de ses projets de leur abaissement. Bien que l'intérêt de ces princes soit entièrement opposé à celui de la population, ils n'hésitent pas à qualifier leur alliance Ligue du Bien public. 

 

 

Ligue du Bien Public, révolte des princes contre la politique de Louis XI qui veut briser leur volonté d'indépendance, la Ligue du Bien Public est une révolte féodale contre l'autorité royale, obligeant le roi à s'engager à la tête d'une armée de fidèles pour ramener ses vassaux dans le droit chemin. Avec à leur tête Charles, comte de Charolais (futur Charles Le Téméraire) rendu furieux par la vente à Louis XI des villes de la Somme par son père Philippe le Bon, la haute noblesse rejette les décisions royales qui réduisent ses prérogatives.

 

 

 

► 1465 - 10 mars Publication du "manifeste du Bien public", base de la Ligue du Bien public, révolte nobiliaire contre le roi de France Louis XI. Les grands (Jean II de Bourbon, Charles de Berry, René d'Anjou, Jean II d'Alençon, François II de Bretagne, Albret, Jean V d'Armagnac), dirigés par Charles le Téméraire, comte de Charolais, et sous la direction nominale du frère du roi, Charles de Berry, souhaitent la mainmise sur les finances royales, sur la distribution des offices, sur l'armée, sur la personne royale (qu'on envisage de limoger) et sur son gouvernement. Début de la guerre de Louis XI contre la Ligue du Bien Public de Charles le Téméraire et Charles de Berry. 

 

 

Guerre du Bien public. Insurrection féodale d'une coalition de seigneurs, menée par le frère du roi, Charles de Berry, qui tente de s'opposer en mars 1465 à la politique de renforcement du pouvoir royal entreprise par Louis XI. La victoire (indécise) de la ligue du Bien public, qui s'est alliée à Charles le Téméraire, à la bataille de Montlhéry (juillet 1465) contraint le roi à restituer les villes de la Somme à Charles le Téméraire, et la Normandie à son frère. Charles le Téméraire, Charles de Bourgogne, habituellement appelé Charles le Téméraire, est un prince français de la deuxième branche bourguignonne de la dynastie des Capétiens. Il est le troisième fils (les deux premiers sont morts en bas âge) de Philippe le Bon (1396-1467), duc de Bourgogne, et de sa troisième épouse l'infante Isabelle de Portugal (1397-*1471), elle-même Capétienne. Charles naît à Dijon en 1433. Il sera élevé aux Pays-Bas.

 

 

 

► 1465 - 17 juin Alliance de Louis XI avec les Liégeois.

 

 

 

► 1465 - 16 juillet Bataille de Montlhéry. La forteresse de Montlhéry, dont le donjon se dresse à 32 mètres de hauteur, est le théâtre d'une bataille qui oppose Louis XI à la coalition de la Ligue du bien public qui s'est alliée à Charles le Téméraire. La bataille est violente et l'issue en est indécise. Reste que, dans la panique, selon Philippe de Commynes “un seigneur du roi s'enfuit à Lusignan en Poitou et un seigneur de la Ligue jusqu'à Quesnoy-en-Hainaut”. L'un et l'autre de ces seigneurs se sont, dans leur fuite, simplement trompés de direction…

 

 

Louis XI se hâte de rentrer dans Paris et de le mettre en état de défense; pour s'assurer la bienveillance des bourgeois, il leur rend leurs privilèges et pendant ce temps, il noue des négociations avec les chefs de la ligue. Ces démarches réussissent à les désunir. Il fait alors avec eux les traités de Conflans et de Saint-Maur par lesquels la ligue est dissoute. Il cède la Normandie à son frère, Charles de Berry. Mais il est bien résolu à n'exécuter aucune des clauses qu'il vient de signer. Charles de Berry, Charles de France, 1446-1472, était le plus jeune frère du roi de France Louis XI, son aîné de 23 ans, contre lequel il ne cessa de comploter dès l'accession de celui-ci au trône de France le 22 juillet 1461.

 

 

 

► 1465 - 5 octobre Traités de Conflans et de Saint-Maur. Comme il s'est révolté contre son père, Louis XI voit se lever contre lui et le pouvoir ferme qu'il impose son frère Charles, duc de Berry, dit “Monsieur Charles” ou Charles de Berry. Les ducs de Bretagne et de Bourbon ainsi que Charles le Téméraire se sont alliés à lui. Leur coalition forme la ligue du Bien public. Après l'indécise bataille de Montlhéry, le roi est contraint de négocier. Par des paix séparées, il doit rendre des villes de la Somme au Téméraire, et donner la Normandie à son frère Charles (Charles de Berry), qui lui cède le Berry.

 

 

 

► 1465 - 29 octobre Traité de Saint-Maur. Charles le Téméraire récupère les villes vendues par son père.

 

 

 

► 1465 - 12 décembre Le frère du roi, Charles de Berry, reçoit le duché de Normandie en apanage.

 

 

 

► 1465 mort du poète Charles d'Orléans.

 

 

 

► 1466 Louis XI de France reprend la Normandie à son frère Charles de Berry, ce qui déclenche une nouvelle révolte féodale dirigée par Charles le Téméraire et François II de Bretagne. François II de Bretagne, né le 23 juin 1435 au château de Clisson et mort à Couëron le 9 septembre 1488, est le dernier duc de la Bretagne indépendante. Fils aîné de Richard d'Étampes, il est comte titulaire d'Étampes et vit à la cour de France lorsqu'il hérite du duché de Bretagne et des comtés de Richemont et de Vertus.

 

 

L'ordre de succession au trône de Bretagne ayant été modifié par le premier traité de Guérande en 1365, pour éviter toute contestation, voire une crise de succession, le duc François Ier lui fait épouser sa fille aînée Marguerite, héritière selon la tradition antérieure au traité de Guérande. Il accède au trône en 1458 après la mort de ses cousins François Ier et Pierre II et de son oncle Arthur III, le connétable de Richemont.

 

 

 

► 1466 à 1536 - naissance et mort de Desiderius Erasmus (Érasme). Humaniste hollandais d'expression latine. Son activité intellectuelle est intense. Il achève l'édition des Adages, "arsenal de Minerve", élargie de 4151 proverbes et sentences. Il traduit Plutarque, Platon, Pindare et s'initie à l'hébreu. En traversant les Alpes, il compose, "à cheval", 'l'Éloge de la folie' (1509), qu'il dédie à Thomas More. Ayant conçu de bonne heure une profonde répulsion à l'égard de la théologie scolastique, Érasme veut compléter humanisme et christianisme en conciliant les études religieuses et l'étude des lettres classiques.

 

 

Il approuve les premières prises de position luthériennes, mais il souhaite aussi sauvegarder l'unité du monde chrétien, et se prononce bientôt contre Luther en défendant, contre lui, le libre arbitre et la tolérance. Cette position de conciliateur lui vaut un rayonnement européen, mais aussi les attaques de tous les esprits partisans, réformés comme catholiques. Il quitte définitivement les Pays-Bas et s'installe à Bâle, où il publie en 1524 son 'Essai sur le libre arbitre', auquel Luther répond par le 'De servo arbitrio' ("Du serf arbitr"). L'humaniste réplique par 'l'Hyperaspistes' (1527). Correspondant avec toute l'Europe, il compose en 1534 un Traité sur la concorde de l'Église et assure le pape de son entier dévouement à la cause de l'unité de l'Église.

 

 

 

► 1467 - 15 juin Mort du duc de Bourgogne Philippe le Bon. Son fils Charles le Téméraire lui succède. Gand et Liège se révoltent contre lui et Louis XI leur donne clandestinement son appui. A l'intérieur, Louis XI déclare les offices inamovibles et organise militairement les corps de métiers de Paris. Cependant, les traités que Louis XI a signés ne s'exécutant pas, une deuxième ligue se forme contre lui, cette fois entre Charles le Téméraire, son beau-frère, Édouard IV d'Angleterre et le duc de Bretagne (François II de Bretagne). Louis XI fait tête d'abord contre ce dernier; il lui inflige une défaite et lui impose le traité d'Ancenis.

 

 

Puis il se retourne vers les deux autres, mais n'étant pas suffisamment fort pour les attaquer, il cherche à agir de ruse contre le duc de Bourgogne, Charles le Téméraire. Charles le Téméraire, Charles de Valois-Bourgogne, dit Charles le Téméraire, vécut au XVe siècle. Il est (après Philippe II le Hardi, Jean sans Peur et Philippe III le Bon) le quatrième et dernier duc de Bourgogne de la branche des Capétiens-Valois. Ce surnom de Téméraire ne lui fut donné qu'à l'époque romantique. Ses contemporains le qualifièrent de Grand Lion, de Guerrier, de Travaillant, de Terrible ou encore de Hardi (Dijon 10 novembre 1433 – Nancy 5 janvier 1477). Charles le Téméraire était un prince français, descendant et héritier direct de 4ème génération du roi de France Jean II le Bon et du duché de Bourgogne.

 

 

Il est le père de la duchesse Marie de Bourgogne (1457-1482), qui, à la mort de son père en 1477, allie un état bourguignon en grand danger (d'être entièrement dépecé par Louis XI) à la maison des Habsbourg d'Autriche par son mariage avec le futur empereur germanique, Maximilien Ier du Saint Empire (1459-1519). François II de Bretagne, né en 1435 au château de Clisson et mort à Couëron en 1488, est le dernier duc de la Bretagne indépendante. Fils aîné de Richard d'Étampes, il est comte titulaire d'Étampes et vit à la cour de France lorsqu'il hérite du duché de Bretagne et des comtés de Richemont et de Vertu.

 

 

 

►1468 - 1er avril : Réunion des États généraux, à Tours, par Louis XI, qui obtient une condamnation de la Ligue du Bien public. Les États affirment l'inaliénabilité de la Normandie, qui appartient à la couronne. Ils agissent par loyalisme monarchique mais aussi par solidarité avec les contribuables, la création d'un apanage normand ayant signifié un manque à gagner pour le trésor. États généraux de 1468, réunion des états généraux du royaume de France, à Tours. Ils s'opposèrent à ce que la Normandie fut démembrée pour le frère du roi, et décidèrent que l'apanage des princes ne consisterait désormais qu'en un revenu fixe de rente.

 

 

 

► 1468 Louis XI fait déclarer par les États généraux réunis à Tours, la Normandie inaliénable, comme faisant partie du domaine de la couronne : elle ne pourra donc être attribuée à son frère ; après quoi il sollicite une entrevue avec Charles le Téméraire à Péronne, où devront être débattues et, promet-il sans doute, résolues les questions qui les divisent. Mais en même temps, afin de créer à Charles des embarras qui le rendront de composition plus facile, il pousse les Liégeois à une nouvelle révolte, cette fois contre leur évêque, parent de Charles, qu'ils chassent de son siège.

 

 

Charles apprend cette traîtrise et retient Louis prisonnier dans le château de Péronne. Louis XI, cependant, désarme son redoutable adversaire par sa soumission affectée, et consent à signer le traité qu'il lui impose. Aux termes de ce traité, dit de Péronne, le frère de Louis XI, Charles de Berry, (qui est l'allié du Téméraire et qui a été frustré de la Normandie) recevra les provinces de Champagne et de Brie (qui relient les possessions du duc de Bourgogne en Bourgogne et en Flandre) et Louis XI devra assister à la campagne contre les Liégeois.

 

 

A cette occasion, Louis XI détache du service du duc, Charles le Téméraire, par ses promesses et sa duplicité, le célèbre Philippe de Commines, qui après avoir été le meilleur conseiller de Charles le Téméraire sera l'ami, le confident et l'historiographe du roi de France. Après quoi, Louis XI part avec Charles contre les villes flamandes dont ses intrigues ont provoqué la révolte, et assiste au sac de Liège par les Bourguignons. Une fois rentré à Paris, Louis XI s'efforce de ne pas tenir les engagements qu'il vient de prendre; il commence par attribuer à son frère la Guyenne au lieu de la Champagne qui lui a été promise par traité, mais qui, à son gré, est trop voisine de Paris pour être possédée par un seigneur aussi turbulent et qui, d'ailleurs, reste l'allié du duc de Bourgogne. 

 

 

Philippe de Commines (ou de Commynes ou "Philip de Comines") (1447-1511) est un homme politique, écrivain et historien francophone flamand. Il fut attaché à dix-sept ans au comte de Charolais, futur duc de Bourgogne, Charles le Téméraire. Il quitta ce seigneur en 1472 pour s'attacher à Louis XI, qui le combla de richesses et d'honneur. Il fut nommé sénéchal du Poitou. Louis XI en fit son confident et son ministre. Après la mort de Charles le Téméraire sur l'ordre du roi il prit possession de la Bourgogne et essaya de réunir la Flandre à la France.

 

 

 

► 1468 Louis XI fait enfermer dans une cage de fer son conseiller, le cardinal La Balue, qu'il accuse de l'avoir trahi. Cardinal Jean de La Balue, il gravit rapidement les degrés de la gloire: évêque d'Évreux et d'Angers avant d'être cardinal, aumônier du roi, intendant des finances, il devient Secrétaire d'État du roi Louis XI. Complotant contre celui-ci avec Charles

 

 

Le Téméraire, et reconnu coupable, il fut enfermé de 1469 à 1480 dans une cage de fer, au château d'Auzain près de Blois. Le Pape Sixte IV le fit libérer et le prit sous sa protection. Le Cardinal La Balue mourut en Italie près d'Ancôme en 1491. Cardinal, les cardinaux sont de hauts dignitaires de l'Église catholique chargés d'assister le pape. Ils forment le Collège des cardinaux.

 

 

 

► 1468 - 3 juillet Le mariage de Charles le Téméraire avec Marguerite d'York (1446-1503), soeur du roi Édouard IV d'Angleterre, marquant l'alliance anglo-bourguignone. Marguerite d'York ou Margaret Plantagenêt ou Marguerite de Bourgogne (3 mai 1446 - 23 novembre 1503), fille du 3e duc d'York Richard de Plantagenêt (Richard d'York) et de Cécile Neville. Elle était l'une des soeurs des rois Édouard IV d'Angleterre et Richard III d'Angleterre et la troisième épouse du puissant duc de Bourgogne Charles le Téméraire. Elle est la duchesse la plus élégante, la plus riche et la plus puissante d'Europe du XVe siècle.

 

 

 

► 1468 - 10 septembre Traité d'Ancenis entre François II de Bretagne et Louis XI de France. Le duc de Bretagne s'engage à rompre ses alliances avec le duc de Bourgogne Charles et le roi d'Angleterre Édouard IV d'Angleterre, tandis que le roi de France promet une pension de 60 000 livres à son frère Charles de Berry ainsi que la concession d'un apanage restant à définir.

 

 

 

► 1468 - 9 octobre Début de l'entrevue de Péronne. C'est Louis XI lui-même qui a proposé à Charles le Téméraire qu'ils se rencontrent à Péronne. Il veut négocier seul à seul avec lui alors que, pour la deuxième fois, une coalition se dresse contre lui. Charles de Berry (son propre frère), le duc François II de Bretagne et Jean II d'Alençon sont les alliés du Téméraire. Contre toute attente, l'entrevue vire à l'humiliation pour le roi de France.

 

 

Charles le Téméraire, qui redoute la duplicité du roi.“Il n'est venu là que pour me trahir” –, ordonne que l'on ferme les portes de la ville, rompt les négociations, et fait le roi prisonnier. Les conseillers du duc de Bourgogne lui disent alors : “Profitez des circonstances pour tirer du roi ce qu'il vous plaira”. Jean II d'Alençon, Jean II de Valois, né à Argentan le 2 mars 1409, exécuté à Paris en 1476, duc d'Alençon, comte de Perche, fils de Jean Ier et de Marie de Bretagne.

 

 

 

► 1468 - 14 octobre Louis XI accepte les conditions de Charles le Téméraire qui le retient prisonnier à Péronne. Louis XI de France et Charles le Téméraire ont une entrevue et signent le traité de Péronne. Louis XI cherche à négocier avec Charles contre la Bretagne. Charles le Téméraire retient le roi de France et ne le libère qu'après qu'il ait donné la Champagne à son frère Charles de Berry et assisté à la répression de la révolte de Liège (30 octobre).

 

 

 

► 1469 à 1539 - naissance et mort de Nanak, instructeur spirituel indien, il fonde la religion sikhisme. Les Sikhs reconnaissent onze gurûs, dix ayant vécus en chair et en os, et le dernier incarnant l'âme des dix précédents et prenant la forme d'un livre saint, le Siri Gurû Granth Sahîb.

 

 

 

► 1469 - 26 avril Charles de Berry reçoit en apanage la Guyenne en remplacement de la Normandie.

 

 

 

► 1469 - 1er août Création de l'ordre de Saint-Michel par Louis XI. Les souve-rains s'en serviront pour récompenser les nobles. Il encadre la haute noblesse dans l'intérêt du pouvoir central. L'Ordre de Saint-Michel est un ordre de chevalerie, fondé à Amboise le 1er août 1469 par Louis XI. Il fut fondé en réplique à la fondation de l'ordre bourguignon de la Toison d'Or.

 

 

Le roi de France le dirigeait et les chevaliers, au nombre de trente-six, devaient lui prêter serment. Le siège était l'abbaye du Mont-Saint-Michel, transféré ensuite à la Sainte Chapelle de Vincennes, puis par Louis XIV aux Cordeliers de Paris. Ordre de Saint-Michel. Ordre militaire créé à Amboise le 1er août 1469 par le roi Louis XI. Sous Louis XIV, il s'élargit aux artistes et écrivains, à qui il conférait des lettres de noblesse. L'ordre disparaît en 1830.

 

 

 

► 1469 à 1527 - naissance et mort de Nicolas Machiavel. Homme politique et philosophe italien. Entré en 1498 au service de la République florentine, Nicolas Machiavel exerce la fonction de secrétaire de la Chancellerie des Dix. Ce poste le conduit à mener de nombreuses missions diplomatiques, missions dont la délicatesse est à la mesure des incessants renversements d'alliances. Il se rend ainsi en France, auprès du Saint-Siège, auprès de César Borgia, dont il mesure alors toute la fourberie.

 

 

Mais la république s'effondre bientôt, et le retour des Médicis au pouvoir sonne aussi le glas de sa carrière. Torturé, jeté en prison, il est contraint à l'exil. C'est alors qu'il écrit 'Le prince', dans l'espoir d'un retour en grâce dans sa ville natale, ce qui se produit effectivement. Contrairement aux idées reçues, Machiavel était loin d'être un cynique ayant rédigé un "manuel à l'usage des tyrans".

 

 

Son but est de dévoiler le pouvoir dans sa nudité, et de s'interroger, non pas sur ce qu'un État devrait être, sur des Idées à l'instar de Platon, mais sur ce qu'il est en vérité, ce qui constitue à l'époque une innovation. Brillant historien, diplomate de talent, républicain convaincu, quelle ironie d'entendre actuellement son nom comme synonyme d'un acte de manipulation perverse !

 

 

 

► 1470 - 30 juin Naissance de Charles (futur Charles VIII), fils de Louis XI et Charlotte de Savoie à Amboise. Charles VIII de France, né le 30 juin 1470 au château d'Amboise, de Louis XI et de Charlotte de Savoie, mort le 7 avril 1498 au même endroit, fut roi de France de 1483 à 1498, septième et dernier roi de la succession directe de la branche dite de Valois de la dynastie capétienne.

 

 

 

► 1470 Formation d'une nouvelle ligue à l'instigation du nouveau duc de Guyenne, qui a encore pour alliés Charles le Téméraire et Édouard IV d'Angleterre. De même qu'il la déjà fait, Louis XI n'oppose d'abord à ses ennemis que des ruses dilatoires par lesquelles il espère les diviser.

 

 

 

► 1470 - 6 octobre Henri VI d'Angleterre récupère son trône avec l'appui de Louis XI.

 

 

 

► 1470 novembre Louis XI convoque à Tours, l'Assemblée des Notables, par laquelle il fait annuler le traité de Péronne. Se prévalant de cette décision (qui est beaucoup son ouvrage), il fait saisir les villes de la Somme: Saint-Quentin, Roye, Montdidier, Amiens, qu'il avait rachetées au duc de Bourgogne et que celui-ci lui avait reprises. L'Assemblée des notables est, en France, une assemblée consultée par le roi au sujet de questions concernant le royaume et dont les membres sont désignés par lui.

 

 

Elle a porté de nombreux noms et l'expression "notables" apparaît avec l'Assemblée réunie à Rouen en 1596. Elle diffère des États généraux par le mode de désignation des députés : les personnages éminents qui la composent, membres du clergé, de la noblesse, des corps de ville, voire délégués des cours souveraines, ne sont pas élus mais désignés par le roi. De plus, ils sont invités à émettre un avis et non à rédiger des doléances.

 

 

 

► 1470 Hugo van der Goes peint 'Le péché'. Hugo van der Goes est un peintre belge. Ce peintre influencé par Jan Van Eyck et Roger Van der Weyden, qui collaborera, à Bruges, à la décoration des fêtes en l'honneur des noces du duc de Bourgogne Charles le Téméraire, exécutera pour Tommaso Portinari, représentant des Médicis dans la cité des Flandres, le grand triptyque Portinari. Atteint de maladie mentale, l'artiste se retirera comme frère convers dans un couvent près de Bruxelles en 1477. Il y peindra la 'Mort de la Vierge'.

 

 

 

► 1470 Installation des premières presses d'imprimerie à Paris.

 

 

 

► 1471 mars Édouard IV d'Angleterre reprend le trône à Henri VI avec l'appui de Charles le Téméraire. Restauré sur le trône en 1470, Henri VI fut à nouveau déposé le 11 avril 1471. Il fut mis à mort, en secret, à la Tour de Londres.

 

 

 

► 1471 à 1528 - naissance et mort de Albrecht Dürer. Peintre allemand, peintre Issu de la tradition du gothique flamboyant de l'Europe du Nord et influencé par les oeuvres italiennes de la Renaissance, Albrecht Dürer abordera de nombreux thèmes parmi lesquels la compositions religieuses, les allégories profanes, le paysage les animaux et les portraits. Dürer sera l'artiste allemand du passage entre la tradition plastique médiévale et l'art moderne.

 

 

 

► 1472 à 1475 - La trêve de Senlis n'empêche pas Louis XI de reprendre les villes de la Somme que Charles le Téméraire lui a récemment enlevées et de débarrasser peu à peu la région des forces bourguignonnes qui pouvaient s'y trouver encore, tandis que le duc de Lorraine bataille en Lorraine, en Allemagne, avec l'espoir d'arrondir et de souder les unes aux autres ses possessions dont il rêve de former un royaume. Sur la demande du duc, Édouard IV d'Angleterre lui amène des troupes en France, mais les finasseries de Louis XI, une fois de plus, font avorter le projet des deux alliés.

 

 

Charles, d'ailleurs, ne peut rejoindre Édouard IV dans les délais prévus pour le déclenchement de leur action commune ; Louis XI obtient d'Édouard la signature d'un traité de paix, à Pecquigny (1475). Lorsque le duc de Bourgogne, Charles le Téméraire, arrive enfin, il se trouve seul pour engager la lutte, et à son tour signe un traité avec Louis XI, ce qui d'ailleurs lui permettra de se retourner vers les Suisses et vers la Lorraine, qu'il cherche à asservir, et contre lesquels il fera deux expéditions malheureuses, dans la dernière desquelles il trouvera la mort (1477).

 

 

 

►1472 - 24 mai La mort de Charles de Berry, duc de Guyenne, marque le retour de la Guyenne au domaine royal.

 

 

 

► 1472 Mort du duc de Guyenne, Charles de Berry, frère de Louis XI. Cette mort survient trop opportunément pour qu'on ne soupçonne pas Louis XI d'en être l'instigateur: cela ne l'empêche pas de saisir la Guyenne. Charles le Téméraire, en proie à la fureur, accuse Louis XI d'empoisonnement, et jette des troupes contre les villes de Picardie que le roi vient de lui reprendre. Nesle et Roye sont saccagées; mais les Bourguignons échouent devant Beauvais, grâce surtout à l'héroïsme d'une jeune fille: Jeanne Lainé, dite Jeanne Hachette.

 

 

Pour se dédommager de cet échec, Charles le Téméraire ravage la Normandie, espérant que, par la possession de cette province, il pourra faire sa jonction avec le duc de Bretagne. Mais entre temps, Louis XI, tant par force que par ruse, a imposé à ce dernier une trêve; Charles réduit à ses propres moyens, se voit lui-même contraint d'en signer une, à Senlis. Jeanne Laisné, connue sous le nom de Jeanne Hachette, figure emblématique de la résistance française face à Charles le Téméraire.

 

 

En 1472, Charles le Téméraire envahit le nord du royaume de France, aidé par Jean II d'Alençon. Après avoir tout balayé sur son passage, il mit le siège devant Beauvais. Selon la tradition, Jeanne Laisné, une jeune habitante de la ville, saisit une hache pour repousser un Bourguignon qui sautait de son échelle d'assaut. Les défenseurs de la ville, galvanisés par son courage, repoussèrent alors le Téméraire, dont l'avance en France fut stoppée net.

 

 

 

► 1472 - 22 juillet Charles le Téméraire échoue devant Beauvais.

 

 

 

► 1472 - 31 octobre Signature du Concordat entre Louis IX et Sixte IV. En ce 31 octobre, Louis XI arrête par édit la formule qui signifie sa volonté : “Car tel est notre plaisir”. C'est à la même formule, à peine modifiée en “Car tel est notre bon plaisir”, qu'aura recours encore Louis XVI. Par ce concordat Sixte IV, voulant pacifier les dissensions qui subsistaient entre la cour de Rome et la France, à l'occasion de la pragmatique sanction, donna aux collateurs ordinaires six mois libres pour conferer les bénéfices; à savoir, Février, Avril, Juin, Août, Octobre et Décembre, au lieu de quatre mois libres, pendant lesquels ils n'étaient pas sujets aux graces expectatives; il se réserva néanmoins la faculté d'accorder six graces; il se réserva aussi jusqu'à un certain temps la disposition des bénéfices de France, possedés par les cardinaux et par leurs familiers; il fit aussi quelques réglements sur le jugement des causes et appellations, et ordonna que les taxes faites par Jean XXII pour les bénéfices seroient observées; mais ce concordat ne fut pas exécuté:

 

 

le procureur général de Saint-Romain s'y opposa comme étant contraire aux decrets des conciles de Constance et de Basle. Sixte IV, Francesco della Rovere, né le 21 juillet 1414 à Celle Ligure, près de Savone, mort le 12 août 1484 à Rome, couronné pape le 25 août 1471 sous le nom de Sixte IV. Ses contemporains baptisent son oeuvre restauratio Urbis : la restauration de la Ville. Il fait aménager la chapelle Sixtine. Il se montre également un mécène humaniste, en partie pour des fins politiques. Il reconstitue l'Académie romaine, embauche des chanteurs pour la chapelle pontificale, accroît les fonds de la Bibliothèque vaticane. 

 

 

La chapelle Sixtine est l'une des salles des palais pontificaux du Vatican. À l'heure actuelle, elle fait partie des musées du Vatican. C'est dans la chapelle Sixtine que les cardinaux, réunis en conclave, élisent chaque nouveau pape. La chapelle doit son nom de "sixtine" au pape Sixte IV, qui la fit bâtir de 1477 à 1483. Elle est située à l'angle sud-ouest du palais et communique avec les chambres de Raphaël et ce qui est actuellement la collection d'art religieux moderne.

 

 

Son architecte est Giovanni de' Dolci. Elle comprend un souterrain, un entresol et la chapelle à proprement parler, bordée en hauteur d'un chemin de garde : la chapelle devait servir à un but religieux, mais aussi pouvoir assurer la défense du palais. Elle doit sa célébrité au fait que sa décoration a été réalisée par les plus grands artistes de la Renaissance : Michel-Ange, Le Pérugin, Sandro Botticelli, Domenico Ghirlandaio, Cosimo Rosselli, Pinturicchio, notamment.

 

 

 

► 1473 - 30 septembre Rencontre à Trèves entre Frédéric III du Saint-Empire et Charles le Téméraire. Frédéric III du Saint-Empire, Frédéric de Habsbourg (né à Innsbruck en 1415, décédé à Linz en 1493). Roi des Romains (1440) puis empereur romain germanique sous le nom de Frédéric III de 1452 à 1493.

 

 

 

► 1473 à 1543 - naissance et mort de Nicolas Copernic. Astronome polonais. Nicolas Copernic doit être considéré comme l'un des plus grands génies de son époque. Il a conquis une gloire universelle grâce à sa théorie du mouvement de la Terre et des planètes. Dans son système héliocentrique (connu, depuis lors, sous le nom de système de Copernic), toutes les planètes tournent autour du Soleil, et la Terre n'est plus qu'une planète comme les autres, dont la rotation sur elle-même donne l'alternance du jour et de la nuit.

 

 

Malgré la grande simplicité de son système, Copernic ne réussit pas à faire admettre ses idées à ses contemporains. À côté de son intérêt astronomique, l'oeuvre de Copernic eut une portée philosophique immense. Elle marqua l'un des tournants essentiels de la pensée, ébranlant la vision médiévale du monde, qui plaçait l'homme au centre d'un univers fait pour lui. Cela explique les réactions violentes qu'elle souleva pendant plus de deux siècles.

 

 

 

► 1474 Incorporation du Roussillon au domaine royal. - Le roi d'Aragon, Jean II d'Aragon, avait engagé le Roussillon au roi de France pour 200 000 écus. Cette somme n'ayant pas été remboursée, Louis XI fit saisir Perpignan et occuper la province qui depuis lors est restée française. Jean II d'Aragon, né le 29 juin 1398 à Medina del Campo, mort le 19 janvier 1479 à Barcelone, fut roi de Navarre par mariage entre 1425 et 1441 puis par usurpation entre 1441 et 1479), et enfin roi d'Aragon, de Majorque, de Sardaigne et de Sicile (sous le nom de Jean Ier), comte de Barcelone, de Roussillon et de Cerdagne entre 1458 et 1479.

 

 

 

► 1474 L'imprimeur anglais William Caxton publie à Bruges le premier livre imprimé en anglais. William Caxton (v. 1422 dans le comté de Kent - v. 1491) imprimeur anglais. Après avoir séjourné quelque temps en Hollande, et y avoir fait le commerce avec succès, il y apprit l'art d'imprimer, et l'introduisit en Angleterre vers 1472; il publia en 1474 son premier livre, le 'Jeu d'échecs moralisé' (en anglais) ; il donna en 1481 le 'Miroir du Monde', avec gravures. Ses éditions sont fort recherchées des bibliophiles.

 

 

 

► 1475 à 1477 - Louis XI se donne tout entier à la lutte contre la féodalité. Prenant acte de l'hostilité que lui ont témoignée la plupart de ses grands chefs et des perfidies dont, il faut bien le dire, ils s'étaient rendus coupables envers lui, Louis XI fait agir contre eux, selon le cas, son Parlement ou ses troupes, et leur fait expier les actes qu'il leur reproche.

 

 

Ainsi périssent le duc d'Alençon (Jean II d'Alençon), et son fils le comte d'Armagnac (René d'Alençon), le comte de Saint-Pol (Louis de Luxembourg-Saint-Pol), le duc de Nemours (Jacques d'Armagnac-Nemours). Leurs domaines, confisqués, sont incorporés au domaine royal. La féodalité est ainsi décapitée, et l'unité territoriale de la France presque réalisée.

 

 

 

► 1475 juin Échec de Charles le Téméraire devant Cologne.

 

 

 

► 475 Alliance entre Frédéric III du Saint-Empire et Louis XI.

 

 

 

► 1475 juin Édouard IV d'Angleterre débarque à Calais.

 

 

 

► 1475 - 29 août Rencontre de Picquigny entre Louis XI et Édouard IV d'Angleterre. 1er document officiel mettant fin à la guerre de Cent ans. Le traité de Picquigny est signé à Picquigny (actuellement, département de la Somme) le 29 août 1475 entre Louis XI et Édouard IV. Il met définitivement fin à la Guerre de Cent Ans qui s'était "endormie" en 1453 après la Bataille de Castillon.

 

 

Édouard IV, contre une somme de 75 000 couronnes d'or et une pension annuelle de 50 000 couronnes d'or, retournait en Angleterre avec son armée et renonça à son alliance avec le duc de Bourgogne Charles le Téméraire. Ce traité contenta les deux parties: Édouard IV d'Angleterre prétendit recevoir ainsi un tribut de la France, tandis que Louis XI de France affirmait fournir une pension à son sujet le roi d'Angleterre. Grâce aux talents de négociateurs de Louis XI, l'invasion anglaise se termine sans aucune victime et les deux armées festoient ensemble pendant toute une journée dans la campagne de Picquigny.

 

 

 

► 1475 - 13 septembre Trève de Soleuvre entre Charles le Téméraire et Louis XI.

 

 

 

► 1475 - 29 septembre Paix de Senlis entre Louis XI et François II de Bretagne.

 

 

 

► 1475 - 19 décembre Exécution du connétable de France, Louis de Luxembourg, pour trahison. Supplice du connétable de Saint-Pol. Louis de Luxembourg, comte de Saint-Pol, fut connétable de France, sous le règne de Louis XI, dans un temps de troubles continuels. Général de Louis XI par sa place, il traitait par esprit d'intrigue avec tous les partis. Il voulait se rendre indépendant, et jouer un rôle principal au milieu des troubles. Il s'était emparé de Saint-Quentin au nom du roi, et le gardait pour lui-même.

 

 

Fier de la possession de cette importante place, qu'il promettait tour à tour de remettre au roi de France, au roi d'Angleterre, au duc de Bourgogne, il se faisait rechercher et redouter de tous ces princes. Louis XI, dans une entrevue avec le roi d'Angleterre, Édouard IV d'Angleterre, sur le mont de Picquigny, eut l'adresse de tirer de lui les instructions dont il avait besoin sur les projets et les démarches du connétable : celui-ci n'avait fait que les trahir tous deux. Édouard l'abandonna sans peine, et le duc de Bourgogne, instruit à son tour par les deux rois, des fourberies du connétable, le livra lui-même à Louis XI, qui lui fit trancher ce jour la tête à Paris, place de Grève.

 

 

 

► 1475 à 1564 - naissance et mort de Michel-Ange. Sculpteur, architecte, peintre et poète italien. Michelangelo Buonarotti, dit Michel-Ange, fut au même titre que Léonard de Vinci une légende de l'histoire de l'art, un génie de la Renaissance qui influença ses contemporains et de nombreux artistes bien après sa mort survenue en 1564 à l'âge canonique de 89 ans. Michel-Ange, qui fut également ingénieur militaire et poète, se révéla comme la véritable incarnation de la Renaissance et de l'humanisme qu'elle engendra.

 

 

Plus que tout autre grande figure de l'histoire de l'art, il s'affirma comme un artiste au talent colossal, incomparable comme sculpteur, extraordinaire dans la mise en scène, étonnant comme dessinateur et comme peintre. On considère aujourd'hui que Michel-Ange, qui était également un fin lettré, n'eut pour rival que Léonard de Vinci, qui produisit cependant peu d'oeuvres, pour lui contester sa place de plus grand génie de l'histoire de l'art. Plus encore que tout autre géant de la peinture, cet artiste, à la fois patriote, indépendant, orgueilleux, irascible, exigeant et inflexible, fut le premier depuis l'antiquité à glorifier l'homme avec une audace extraordinaire, bousculant ainsi de nombreux principes en matière de représentation picturale et marquant profondément son époque de son empreinte.

 

 

 

► 1475 Jean Fouquet peintre du roi, il illustrera les 'Grandes chroniques de France et les Antiquités judaïques'.

 

 

 

► 1476 - 2 mars : Bataille de Grandson, victoire des Suisses sur Charles le Téméraire. Bataille de Grandson, en 1475, les Suisses s'étaient emparés de la place de Grandson. Au matin du 2 mars, des éclaireurs suisses attaquent un camp avancé bourguignon déclenchant la bataille.

 

 

 

► 1476 - 22 juin Défaite de Charles le Téméraire contre les Suisses à Morat. La bataille de Morat est une victoire des Suisses, alliés de Louis XI de France, sur Charles le Téméraire, le 22 juin 1476. Bataille de Morat. Conflit opposant les Suisses et le duc de Bourgogne, Charles le Téméraire.

 

 

Ce dernier, vaincu une première fois à Grandson, reconstitue son armée et marche sur Berne. Arrêté à Morat par une garnison petite mais tenace, il est définitivement vaincu à l'arrivée des renforts suisses. De cette défaite meurtrière et cuisante, Charles le Téméraire ne se remettra jamais. Il meurt quelques mois plus tard.

 

 

 

► 1477 - 5 janvier Mort de Charles le Téméraire devant Nancy. Le corps du duc de Bourgogne, nu, percé de deux coups de pique, défiguré par les loups, n'est retrouvé que trois jours après la bataille de Nancy, enfoui sous la neige.

 

 

 

► 1477 à 1482 - A la mort de Charles le Téméraire qui ne laisse qu'une fille, Marie de Bourgogne, Louis XI essaye de mettre la main sur les possessions du duc. Pour y parvenir, il affiche le projet de marier Marie, qui a vingt ans, avec le dauphin, son fils (futur Charles VIII), qui en a huit: d'ailleurs il fait envahir les États de Bourgogne par ses troupes, dont les exactions mécontentent les populations. Pour se débarrasser de ses prétentions, Marie donne sa main à l'archiduc Maximilien Ier du Saint-Empire.

 

 

Celui-ci prend les armes pour recouvrer l'héritage de sa femme. En 1479, il gagne sur les Français la bataille de Guinegatte; l'Artois se révolte contre Louis XI, mais ce mouvement est vite réprimé. Une révolte des Flamands arrive à point pour empêcher Maximilien de pousser les hostilités contre le roi de France ; l'archiduc est amené à signer le traité d'Arras (en 1482) qui donne à la France, l'Artois, les villes de la Somme et le duché de Bourgogne.

 

 

Les Pays-Bas restent à la maison d'Autriche et sont attribués au fils de Maximilien et de Marie (qui entre temps est morte prématurément) : Philippe le Beau (lequel sera le père de Charles Quint). Philippe Ier de Castille, le Beau (22 juillet 1478 à Bruges, Belgique - 25 septembre 1506), roi de Castille et de Leon, fils de l'empereur germanique Maximilien Ier du Saint-Empire, et époux de Jeanne la Folle, fille de Ferdinand et Isabelle, fut le fondateur de la dynastie Habsbourg en Espagne.

 

 

 

► 1477 - 18 août Les Pays-Bas sous les Habsbourg. Mariage de la fille de Charles le Téméraire, Marie de Bourgogne, avec le fils de Frédéric III du Saint-Empire, Maximilien Ier du Saint-Empire. Fille et héritière de Charles le Téméraire, Marie de Bourgogne épouse Maximilien de Habsbourg (futur Maximilien Ier du Saint-Empire), auquel reviendront les Pays-Bas et donc, les terres de la future Belgique. Plus tard, Charles Quint, leur petit-fils héritier, y ajoutera de nouveaux territoires, donnant naissance aux Dix-Sept Provinces unies des Pays-Bas. 

 

 

Marie de Bourgogne, née à Bruxelles le 13 février 1457, décédée en Flandre en 1482, princesse de la branche bourguignonne de la dynastie capétienne fut duchesse de Bourgogne (1477-1482), comtesse de Bourgogne (1477-1482) (et autres titres). Maximilien Ier du Saint-Empire, Maximilien Ier de Habsbourg, (°22 mars 1459 à Wiener Neustadt, †12 janvier 1519 à Wels fut empereur romain germanique de 1508 à sa mort. Fils de l'empereur Frédéric III du Saint-Empire et d'Aliénor du Portugal, il épouse l'héritière de la Bourgogne, la duchesse Marie, seule enfant de Charles le Téméraire.

 

 

Par ce mariage Maximilien obtint les Pays-Bas bourguignons et la Franche-Comté, pendant que la France prit la Bourgogne. Les Dix-sept Provinces, elles désignent les territoires relevant aujourd'hui principalement de la Belgique, du Luxembourg, du Nord de la France et des Pays-Bas actuels, qui, du XIVe siècle au XVIe siècle appartenaient aux ducs de Bourgogne.

 

 

 

► 1477 à 1528 - naissance et mort de Giorgione, peintre italien. Giorgione est le nom familier de Giorgio Barbarelli da Castelfranco, un peintre vénitien. Il était l'une des figures les plus importantes de la haute Renaissance vénitienne. Giorgione est connu pour la qualité romantique de son travail, et pour le fait que très peu de peintures (autour de six) soient reconnues comme étant de sa main.

 

 

Il ne signait pas ses oeuvres. À sa mort soudaine de la peste, il a probablement laissé quelques travaux non finis, qui ont pu avoir été terminés par ses élèves Titien ou Sebastiano del Piombo. L'incertitude résultante de la difficulté à identifier ses oeuvres et de la signification de son art a fait de Giorgione la figure la plus mystérieuse dans la peinture occidentale.

 

 

 

► 1477 Dislocation des territoires de Charles le Téméraire, annexion de la Bourgogne.

 

 

 

► 1478 Ivan III de Russie réunit Novgorod à l'état moscovite. De nombreuses familles sont exilées. Ivan III confisque le patrimoine des boyards de Novgorod et leur concède le bénéfice de terres (pomestie) dans la région de Moscou en échange de leurs services militaires et de leur loyauté. Ivan III de Russie (22 janvier 1440-27 octobre 1505), grand prince de Vladimir et de Moscou de 1462 à 1505. Fils de Vassili II. Il épouse Zoé (Sophie Paléologue). Il est le père de Vassili III (1479-1533), André (1490-1533), Youri (1480-1533).

 

 

Son règne est important car il marque une étape cruciale de l'unification de l'État russe. C'est sur les marches de la cathédrale de l'Assomption que Ivan III déchira le traité qui soumettait Moscou au pouvoir Mongol et déclara ainsi l'indépendance de la Russie. Novgorod, est une cité du nord-ouest de la Russie, située sur le fleuve Volkhov, à six Kms du lac Ilmen.

 

 

 

► 1478 Sandro Botticelli peint 'le Printemps’

 

 

 

► 1478 - 26 avril La conjuration des Pazzi. Une échauffourée dans la cathé-drale de Florence, pendant la messe, se solde par la mort de Julien de Médicis. Les frères Médicis, Julien 25 ans et Laurent 29 ans, dirigent la République de Florence. La famille rivale des Pazzi, mécontente d'avoir été privée de certaines fonctions rémunératrices, organise la conspiration avec le soutien du pape Sixte IV. Laurent de Médicis qui en réchappe gagnera le soutien du peuple et fera pendre les conspirateurs aux fenêtres de son palais. 

 

 

Laurent de Médicis dit aussi Laurent Le Magnifique, Lorenzo di Piero de' Medici fut un homme d'État italien et le dirigeant de facto de la république florentine durant la Renaissance italienne. Laurent le Magnifique, fut un grand mécène. Il accueillit par exemple Michel-Ange à ses débuts, fasciné par ses sculptures à l'antique. Il mourut en 1492, provoquant deux ans plus tard la chute (provisoire) de la famille Médicis. Sa mort marque également la fin des succès artistiques de Florence, période dite première Renaissance. Les Médicis (Medici en italien) est une puissante famille florentine de la Renaissance italienne entre les XVe siècle et XVIIIe siècle; leur pouvoir se consolide aux Quattrocento et Cinquecento.

 

 

Leur richesse, leur pouvoir et leur influence proviennent initialement du commerce et de la transformation de la laine et de leur action au sein de la guilde des lainiers Arte della Lana. D'abord banquiers, puis politiciens, membres du clergé et nobles, les Médicis ont atteint leur prééminence la plus grande comme figures de premier plan de Florence autant que d'Italie, et d'Europe. La famille donna 3 papes, un grand-duc à la Toscane, et 2 reines à la France. La famille de Médicis compta jusqu'à dix filiales bancaires: à Venise, Rome, Naples, Milan, Pise, Genève, Lyon, Avignon, Bruges et Londres. En 1378, Salvestro propose une réforme démocratique, attirant la sympathie du petit peuple pour sa famille. La branche aînée descend de Pierre Ier de Médicis et Laurent le Magnifique, son fils pour s'achever par l'assassinat d'Alexandre le Maure en 1537.

 

 

Le pouvoir passa alors à la branche cadette descendant de Laurent l'Ancien, alors représentée par Cosme Ier de Médicis qui accède au pouvoir en 1537. La ligne directe mâle de la descendance s'est éteinte en 1737. Dans les Arts, Les Médicis étaient une dynastie adepte du mécénat et du collectionnisme; la dernière des Médicis légua sa collection à la ville de Florence, sous la condition que les trésors restent dans la ville, ce qui la transforma en une gloire du Monde, regroupant plus de 50 musées. L'histoire de la Maison des Médicis a le mérite d'être riche et complexe mais le bilan que l'on dresse de la famille florentine doit être nuancé.

 

 

 

► 1479 - 7 août Défaite de Louis XI face à Frédéric III du Saint-Empire à Guinegatte. Maximilien Ier du Saint-Empire veut récupérer l'héritage de sa femme, Marie de Bourgogne, fille de Charles le Téméraire, mort à Nancy le 5 janvier 1482. Les troupes du roi de France sont défaites. Ce que les armes ne lui permettent pas d'obtenir en ce jour, la rouerie du roi le lui accordera trois ans plus tard.

 

 

 

► 1480 - 10 juillet Mort de René d'Anjou. l'Anjou passe au domaine royal.

 

 

 

► 1480 La Provence échoit au futur Charles VIII (avec l'héritage italien, Naples notamment)

 

 

 

►1480 Domenico Ghirlandaio peint 'La dernière cène'. Domenico Ghirlandaio est un peintre italien, né à Florence (1449-1494), il entrera dans l'atelier du peintre Baldovinetti, plus tard avec l'aide de ses frères il formera son propre atelier repris par son frère David, à sa mort dans lequel Michel-Ange étudiera. Bien que très attaché aux exigences de son métier, il saura y ajouter une part de sensibilité qui rendra son art unique.

 

 

 

► 1481 Entre temps, Louis XI a hérité des possessions du duc d'Anjou, René, qui lui a volontairement légué l'Anjou, le Maine, la Provence. Louis XI règne maintenant sur un vaste royaume d'un seul tenant. La Lorraine ainsi que les droits sur le royaume de Naples restent à René II de Lorraine, petit-fils du duc d'Anjou. René II de Lorraine, né en 1451, fut duc de Lorraine et de Bar. Le fils de Ferry II de Vaudémont et de Yolande d'Anjou, la fille du roi René, devient duc de Lorraine en 1473.

 

 

 

► 1482 Le prédicateur Savonarole sème l'agitation dans Florence par une vive critique des moeurs de ses contemporains. Jérôme Savonarole, en italien Girolamo Savonarola, né à Ferrare, le 21 ou le 24 septembre 1452 et mort sur le bûcher à Florence, le 23 mai 1498, est un frère dominicain et prédicateur italien, qui dirige Florence de 1494 à 1498.

 

 

Également appelé Hieronymus Savonarola ou encore Girolamo Savonarole, il est connu pour ses réformes religieuses, ses prêches anti-Renaissance, son bûcher des vanités où disparurent de nombreuses oeuvres d'art. Il prêcha de façon véhémente contre la corruption morale du clergé, ce qui en fait un des précurseurs de la Réforme protestante, bien qu'il soit resté catholique romain toute sa vie ; les Florentins lui rendent un culte, à l'égal d'un saint.

 

 

 

► 1482 - 27 mars Mort de Marie de Bourgogne.

 

 

 

► 1482 - 23 décembre Traité d'Arras entre Frédéric III du Saint-Empire et Louis XI qui récupère la Picardie et la Bourgogne. Le roi de France et l'empereur d'Autriche signent le traité d'Arras. Il stipule que les duchés de Bourgogne et de Picardie reviennent à Louis XI et prévoit l'union du dauphin Charles VIII avec la fille de Maximilien Ier du Saint-Empire, Marguerite d'Autriche. Par cette union, l'Autriche apportera en dot la Franche-Comté et l'Artois. 

 

 

Le traité d'Arras a été conclu le 23 décembre 1482 et concerne le partage de l'État bourguignon, à la mort de Marie de Bourgogne, entre Louis XI et Maximilien de Habsbourg (futur Maximilien Ier du Saint Empire). Le roi de France garde la Bourgogne et la Picardie, qu'il a fait occuper dès janvier 1477. Maximilien garde les Pays-Bas. La fille de Maximilien et de Marie de Bourgogne, Marguerite d'Autriche (1480-1530), est promise en mariage au futur Charles VIII. Le mariage ne sera pas célébré car Charles épousera Anne de Bretagne, et le traité de Senlis de 1493 rendra au Habsbourg l'Artois et la Franche-Comté.

 

 

 

► 1483 - 30 août Mort de Louis XI. Une hémorragie cérébrale emporte le roi, âgé de soixante ans, à Plessis-lez-Tours. La mort lui faisait depuis si longtemps peur qu'il avait interdit que le mot “mort” soit seulement prononcé et qu'il s'était entouré de reliques, espérant qu'elles seraient en mesure de repousser la fatale échéance. A son chapelain qui priait pour le salut de son âme comme pour son rétablissement, le roi ordonna : “N'en demandez pas tant. Vous troublez le saint.

 

 

Priez seulement pour la santé du corps”. Il voulut enfin qu'on lui annonça l'imminence de la mort par ces seuls mots : “Parlez peu”. - L'histoire a gardé le souvenir de ses fourberies et on peut dire aussi de ses crimes ; mais elle lui tient compte de son patriotisme inlassable. Si ce roi montra peu de scrupules dans la poursuite de ses desseins, peu d'honnêteté dans sa manière de gouverner, on doit reconnaître que tous ses actes eurent pour but la consolidation du pouvoir royal et l'extension du domaine de la couronne, c'est-à-dire la grandeur de la France.

 

 

Peu estimable comme homme, il n'en fut pas moins un grand roi par ses conceptions politiques et les conséquences de leur réalisation. Louis XI créa les parlements de Bordeaux et de Dijon. Il encouragea le commerce et facilita l'accès de la France aux négociants étrangers ; il améliora les routes, établit les premières postes (qui, à vrai dire, ne servirent d'abord qu'à la transmission de ses ordres) ; il favorisa l'établissement de l'imprimerie à Paris et grâce à lui se fondèrent, à Tours, les premières manufactures de soieries.

 

 

 

► 1483 CHARLES VIII l'Affable (1483-1498)

 

 

 

► 1483 Charles VIII. Lorsque Louis XI meurt en 1483, Charles VIII n'a que 13 ans, selon la volonté de Louis XI c'est Anne, sa soeur, agée de 23 ans mariée à Pierre de Beaujeu duc de Bourbon qui assurera la régence. Anne de Beaujeu (Anne de France) doit affronter une révolte du duc Louis II d'Orléans (futur Louis XII) allié aux barons bretons : "la guerre folle", la victoire des troupes royales conduites par Louis II de la Trémoille à Saint-Aubin-du-Cormier (au cours de la bataille, François II de Bretagne, partisan de l'indépendance, meurt) puis le traité du Verger en 1488 y mettent fin.

 

 

Louis II d'Orléans est emprisonné. Elle arrange le mariage de son frère avec Anne de Bretagne (fille de François II) celle-ci étant promise à Maximilien Ier du Saint-Empire, elle doit négocier. Maximilien était veuf de Marie de Bourgogne, il avait donc hérité d'une partie de la maison de Bourgogne, une alliance avec la Bretagne eut été dangereuse pour la France prise en tenaille. Le contrat de mariage prévoit que si l'union reste stérile, Anne devra épouser le prochain roi. Charles VIII met fin à la régence de sa soeur en 1491 il a 21 ans et, nourri de récits de chevalerie, il ne rêve que d'expéditions lointaines et de croisades contre les Turcs.

 

 

Il libère Louis II d'Orléans et lui accorde son pardon. Il voulu faire valoir ses droits, qui avaient été légués par la maison d'Anjou au roi de France, sur le royaume de Naples. Il entreprend une expédition qui le mène jusqu'à Naples sans grandes difficultés, Louis II d'Orléans (Louis XII) commande son armée et le chevalier Bayard est à son service. Rapidement, il se heurte à une ligue formée de Ferdinand d'Aragon, le pape Alexandre VI, Milan et Venise. Il doit abandonner ses conquêtes napolitaines et parvient difficilement à s'ouvrir la route du retour en France par la victoire de Fornoue en juillet 1495 où Bayard se distingue par sa bravoure.

 

 

Ce sera la fin de ses rêves italiens mais déjà, ils auront permis aux Français de découvrir les lumières d'Italie et d'accueillir les courants artistiques de la renaissance italienne. Charles VIII meurt peu après son retour en se heurtant la tête au linteau d'une porte basse du château d'Amboise en 1498, il n'a pas de descendant mâle, son fils Charles-Orland étant mort de la rougeole à 3 ans et les autres morts à la naissance. C'est son cousin Louis II d'Orléans qui prendra la succession et qui épousera Anne de Bretagne. Ce qui met fin à la branche des Capétiens Valois direct.

 

 

 

► 1483 Avènement de Charles VIII; âgé seulement de treize ans et d'ailleurs débile et maladif, il est trop jeune pour régner. Selon le voeu de Louis XI, la tutelle du jeune prince et la régence seront exercées par sa soeur aînée Anne, mariée au sire de Beaujeu. Cette princesse, douée d'une haute raison et de brillantes qualités, tout entière à ses devoirs, a laissé un grand renom dans l'Histoire. Cependant, les seigneurs que Louis XI avait tenus en respect, jugent le moment propice pour renverser l'oeuvre du feu roi, reconquérir leurs privilèges perdus et imposer l'un d'eux comme régent: une ère de troubles se prépare.

 

 

Anne de Beaujeu réunit les États généraux pour la première fois au grand complet (paysans compris). Elle fait régler la question de la régence, de manière que Louis II, duc d'Orléans (futur Louis XII), dont on doit redouter la frivolité, en soit exclu, et elle se fait attribuer, à défaut du titre, les pouvoirs de régente; enfin, elle obtient d'eux les subsides nécessaires pour faire face à l'orage qui menace.

 

 

 

► 1483 - 14 mai Sacre de Charles VIII.

 

 

 

► 1483 à 1520 - naissance et mort de Raphaël. Peintre et architecte italien. Formé par le Pérugin, Raffaello Sanzio - dit Raphaël - se fait connaître grâce à l'exécution de commandes de Jules II, et notamment grâce à la décoration des Chambres et de la galerie des Loges du Vatican. Ses compositions comme ses madones surprennent par leur équilibre et la pureté de leurs lignes. Citons à ce titre 'La belle jardinière' exposée au Louvre, ou encore la 'Madone à la chaise' de Florence. Architecte, il réalise les plans du palais Pandolfini ; dessinateur, il trace une histoire de Psyché et fournit les cartons pour les tapisseries des Actes des Apôtres.

 

 

Les oeuvres de Raphaël frappent les esprits de ses contemporains et ont largement influencé la production artistique occidentale des siècles suivants. La mesure et la grâce de ses tableaux - ce rapprochement qu'il effectue entre amour terrestre et amour céleste - ont ainsi été érigées en canons académiques dans la sphère artistique. Raphaël au nom d'ange, beau comme un ange, peint des anges, comme les célèbres anges rêveurs de "La Vierge Sixtine" (1512), abondamment reproduits. Il décore les chambres privées de Jules II au Vatican, devient son peintre officiel puis architecte en chef de la basilique Saint-Pierre.

 

 

 

► 1483 à 1546 - naissance et mort de Martin Luther. Théologien et réformateur allemand. Moine augustin (ordre mendiant) du couvent de Wittenberg en Saxe, Martin Luther fait l'expérience d'une libération intérieure vis à vis de ses angoisses de salut, à la lecture de Saint Paul et de Saint Augustin, et acquiert la conviction que seule la foi peut rendre l'homme juste et le sauver. "Jusqu'au jour où je compris enfin que la justice de Dieu, c'est celle par laquelle Dieu, dans sa miséricorde et dans sa grâce, nous justifie par la foi" (Préface de Luther). Cette prise de position publiquement affichée en 1517 lui vaut d'être excommunié en 1521 par le pape Léon X.

 

 

Ses idées se diffusent en Allemagne et seront encouragées par de nombreux princes : elles coïncident avec la prise de conscience de l'identité nationale. La protestation des princes en 1520 contre un compromis signé par Charles Quint vaudra à ce mouvement le nom de protestantisme. Le luthéranisme est la théologie fondée à partir des écrits et des pensées de Martin Luther. C'est ensuite devenu le regroupement des Églises protestantes luthériennes se rattachant à cette doctrine. C'est pourquoi, on parle de luthérien, d'Églises luthériennes ou de théologie luthérienne.

 

 

Il est à noter que la théologie de Luther est le bien commun de l'ensemble de la Réforme protestante. Il existe par ailleurs des courants théologiques se référant plus spécialement à lui, y compris dans les Églises réformées. Luthériens. Adeptes de la doctrine religieuse du réformateur Martin Luther (1483-1546). Les luthériens sont des protestants qui reconnaissent la Bible comme seul guide et autorité en matière de foi. Ils n'acceptent que le baptême et l'eucharistie comme sacrement et critiquent sévèrement le clergé et sa hiérarchie.

 

 

 

► 1484 - 15 janvier Ouverture des États Généraux à Tours (jusqu'au 14 mars). Anne de Beaujeu, régente du royaume, réunit les États généraux au grand complet, paysans compris. Elle fait débouter Louis II d'Orléans, de ses prétentions à la régence et obtient les subsides dont elle a besoin. Les états généraux de 1484 sont convoqués par la régente Anne de Beaujeu à Tours, afin de désigner qui doit occuper la régence après la mort de Louis XI (30 août 1483) et pendant la minorité de Charles VIII. Bien que le roi défunt l'ait désignée, elle et son mari Pierre de Beaujeu, le successeur de Charles VIII, Louis II d'Orléans, lui conteste ce titre. La convocation des États généraux est une première victoire pour le prince.

 

 

 

► 1484 à 1531 - naissance et mort de Huldrych Zwingli. Réformateur religieux suisse. Dès 1516, il se plonge dans le texte grec du Nouveau testament qu'Érasme vient de publier. Il y découvre que la bonne nouvelle est la miséricorde. Devenu curé de la collégiale de Zurich (1519), à la suite d'une recherche personnelle devient un Réformateur et expose sa pensée en soixante sept thèses, reconnaissant la Bible comme seul fondement de la loi et rejetant l'autorité de Rome dont il critique la corruption.

 

 

Sa réforme s'appuie sur une étude systématique de la Bible qu'il lit avec les méthodes humanistes. Il reconnaît en Luther un esprit voisin du sien tout en gardant son originalité. Les paroissiens et le conseil de Zurich prennent son parti et Zwingli entreprend la réforme de la ville (1522). Il se marie (1524) et abolit la messe (1525). Il développe ses positions sociales dans La justice divine et de la justice humaine.

 

 

 

► 1484 Sandro Botticelli peint 'La naissance de Venus’

 

 

 

► 1485 - 22 août : Le roi d'Angleterre, l'impopulaire Richard III d'Angleterre est tué à la bataille de Bosworth ; sa mort et la défaite de son camp met fin à la Guerre des Deux-Roses, et a pour conséquence l'avènement de Henri VII d'Angleterre, qui consacre la victoire des Tudor. (fin du règne en 1509).

 

 

 

► 1485 - 22 septembre Création du parlement de Rennes par François II de Bretagne. Informé du fonctionnement des structures administratives d'un grand état comme la France, il obtient finalement du Saint-Siège la création de l'Université de Nantes dans les années 1460, donnant ainsi à la Bretagne le moyen de former ses prélats, officiers, cadres et magistrats à la maison. Suite logique, il transforme en 1485 la "Cour de interlocutoires" et les sessions saisonnières de justice des États en un Parlement sédentarisé à Vannes. Cette cour de justice étant souveraine, aucun appel au Parlement de Paris ne sera plus possible.

 

 

 

► 1485 à 1488 - Le duc d'Orléans, futur Louis XII, s'associe avec le duc de Bretagne, François II, et quelques seigneurs mécontents, et prend les armes en 1485, puis en 1487 contre la régente, mais ces tentatives, quoique vivement poussées, n'ont aucun résultat. Anne de Beaujeu a confié le commandement de l'armée royale à Louis II de la Trémoille. Celui-ci conduit énergiquement la guerre. En 1488, il bat les alliés, et fait le duc d'Orléans prisonnier à Saint-Aubin-du-Cormier. Le duc de Bretagne, François II, est obligé de signer le traité de Sablé. On a appelé cette guerre la guerre folle, à cause de l'imprudence que montrèrent les seigneurs en s'attaquant au pouvoir royal déjà assez fort pour résister à toute révolte. 

 

 

Guerre folle, c'est en 1485 que commence la Guerre folle qui oppose Louis II d'Orléans (futur Louis XII de France) et François II de Bretagne à la régente d'Anne de Beaujeu après la mort de Louis XI et en attendant la majorité de Charles VIII. Au départ simple révolte contre l'autorité royale, elle met fin à l'ébauche d'État indépendant en Bretagne. Les premiers sont battus à Saint-Aubin-du-Cormier le 28 juillet 1488, ce qui met fin à la guerre. Louis II d'Orléans est enfermé en forteresse puis gracié par Charles VIII à sa majorité, trois ans plus tard. 

 

 

La Guerre folle oppose à la fin du Moyen Âge une coalition de princes apanagistes et féodaux à Anne de Beaujeu, régente après la mort de Louis XI et en attendant la majorité du jeune roi Charles VIII. Elle commence en 1485 et se termine en 1488. Du côté des princes, on trouve le cousin du roi Louis II d'Orléans – futur Louis XII de France -, le duc René II de Lorraine, François II de Bretagne, Alain d'Albret, Jean de Châlon, prince d'Orange, le comte Charles d'Angoulême.

 

 

Jean de Lescun, bâtard d'Armagnac, comte de Comminges et gouverneur de Guyenne, et Commines, soutiennent la révolte de leurs conseils. Enfin, cette révolte contre l'autorité royale est soutenue par les ennemis étrangers du roi de France, Angleterre, Espagne et Autriche, et elle est à l'origine de la fin de l'indépendance de la Bretagne. Louis II de la Trémoille, ou de La Trimouille, né à Bommiers le 29 septembre 1460, mort à Pavie en 1525, est un homme d'État et un chef de guerre français de la fin du Moyen Âge et de la Renaissance, qui a servi les rois Charles VIII, Louis XII et François Ier.

 

 

 

► 1486 Invasion autrichienne stoppée en Picardie.

 

 

 

► 1487 février Soulèvement en Guyenne.

 

 

 

► 1488 - 28 juillet Défaite de François II de Bretagne et Louis II d'Orléans à Saint-Aubin-du-Cormier par l'armée royale. La bataille de Saint-Aubin-du-Cormier a lieu le 28 juillet 1488 entre d'une part, les troupes du roi de France, et d'autre part, celles du duc de Bretagne François II de Bretagne et de ses alliés.

 

 

La défaite de ces derniers clôt la guerre folle, guerre féodale qui voit quelques princes français profiter d'une période de régence pour se révolter contre la puissance royale, défendue par la régente Anne de Beaujeu pour son frère mineur Charles VIII. Bataille de Saint-Aubin-du-Cormier. Épisode de la Guerre folle (révolte de nobles contre la régence d'Anne de France), où Louis II de Louis II de la Trémoille l'emporte sur François II de Bretagne et le duc d'Orléans (futur Louis XII).

 

 

 

► 1488 - 20 août Traité du verger ou de Sablé marquant la soumission de François II. Le Traité du Verger, le traité de Sablé dit "traité du Verger" est signé par Charles VIII de France, et François II de Bretagne le 19 août 1488. Il stipule que l'héritière du duché ne peut se marier sans l'accord du roi de France. Louis XI avait mené une politique visant à soumettre la noblesse agitée du royaume, dont le duc de Bretagne, et d'éviter un encerclement de la France par la réunion de la Bretagne à l'Ouest et des possessions bourguignonnes à l'Est.

 

 

À sa mort, c'est Anne de Beaujeu qui tient la régence. Les grands féodaux du royaume tentent de profiter de cette période de supposée faiblesse de la royauté pour récupérer ses prérogatives et déclenchent la guerre folle en 1485. En 1487, l'armée royale entame sa marche vers l'ouest, elle est accueillie favorablement à Châteaubriant, Vitré, Ancenis et Clisson, toutes villes acquises au parti français. Ploërmel, fidèle au duc est saccagée par la troupe qui compte jusqu'à 12 000 hommes. Nantes est assiégée, mais des Bretons de Cornouaille aidés de mercenaires étrangers, brisent l'encerclement ; Vannes est libérée en mars 1488.

 

 

La guerre se poursuit avec notamment la prise de Fougères par les troupes royales, jusqu'à la bataille de Saint-Aubin-du-Cormier près de Rennes, le 28 juillet, où 6 000 soldats du parti princier trouvent la mort, contre 1 500 morts pour leurs ennemis conduits par Louis II de la Trémoille. Louis II d'Orléans, futur Louis XII, qui avait pris parti pour les révoltés, est également fait prisonnier.

 

 

Le 19 août 1488, c'est la signature du traité du Verger, à Sablé-sur-Sarthe, non loin d'Angers. Le duc de Bretagne, François II doit l'hommage lige au roi de France et consent l'appel des cours de justice au Parlement de Paris. En outre, il ne peut marier sa fille sans l'accord de Charles VIII. Le 9 septembre, François II fait une chute de cheval mortelle. Sa fille, Anne lui succède. Elle décide d'épouser Maximilien Ier du Saint-Empire ; la cérémonie a lieu par procuration en décembre 1490 en violation du traité.

 

 

 

► 1488 - 9 septembre Mort de François II de Bretagne, sa fille, Anne de Bretagne, lui succède. Anne de Bretagne, née le 25 janvier 1477 (1476 ancien calendrier) à Nantes, morte le 9 janvier 1514 à Blois, est duchesse de Bretagne, de 1488 à 1514 et, par mariages successifs, archiduchesse d'Autriche et reine de Romains (1490-1491), reine de France (1491-1498) et reine de Sicile et de Jérusalem dans la foulée, puis de nouveau reine de France (1499-1514) et duchesse de Milan.

 

 

 

► 1488 à 1576 : naissance et mort de Le Titien. Peintre et graveur italien. Comme chez tous les grands maîtres italiens (Raphaël, Michel-Ange...), c'est le prénom du peintre qui a été retenu pour le dénommer et non son nom de famille. Le Titien est né à côté de Venise (sur la terre ferme et non dans la lagune), autour de 1488. Il est mort à environ 90 ans. Sa carrière est indissociable de la ville de Venise, alors à son apogée. Issu d'une famille de notables, il reçoit tout d'abord une formation chez un mosaïste. Il entre ensuite dans l'atelier des Bellini.

 

 

Le père, Jacopo, est un peintre et théoricien, qui a introduit à Venise la perspective découverte à Florence. L'atelier appartient à son fils aîné, Gentile, mais Titien s'inspire surtout du plus talentueux des trois fils, Giovanni, qui accorde, dans sa peinture, la primauté à la couleur. Enfin, le Titien reçoit une dernière influence, celle de Giorgione (mort en 1510), qui établit dans ses oeuvres une sorte de synthèse entre les clair-obscur de Vinci et la couleur de Bellini.

 

 

 

► 1489 Philippe de Commynes écrit 'Mémoires' (1489-1498)

 

 

 

► 1489 Impression des 'Testaments' du poète français François Villon, une des premières oeuvres imprimées en France.

 

 

 

► 1490 - 19 décembre Anne de Bretagne épouse Maximilien Ier du Saint Empire par procuration.

 

 

 

► 1490 Après la mort du duc de Bretagne, François II - Il ne laisse qu'une fille, Anne de Bretagne, qui est promise à Maximilien Ier du Saint Empire (veuf de Marie de Bourgogne). Mais celui-ci ne se presse pas de réaliser ce mariage. Charles VIII se rend en Bretagne, dont sa soeur a fait saisir entre temps les principales villes et se fait agréer pour époux par Anne, d'où résulte l'incorporation au royaume du duché de Bretagne.

 

 

 

► 1490 Geertgen Tot Sint Jans peint 'Saint Jean Baptiste dans le désert'. Geertgen Tot Sint, né à Leyde, dans ce nord des Pays-Bas qui devait plus tard devenir Hollande, Gérard de Saint-Jean (Geertgen tot Sint Jans) tire son nom de la confrérie de Saint-Jean, où il passa ses dernières années.

 

 

 

► 1490 - 28 décembre - Ordonnance de Moulins prescrit, article 101, que les dépositions des témoins soient faites 'en langage françois ou maternel': le choix linguistique est possible.

 

 

 

► 1491 - 20 mars Prise de Nantes par les troupes Royales.

 

 

 

► 1491 - 15 novembre Traité de Rennes, capitulation d'Anne de Bretagne à Rennes.

 

 

 

► 1491 - 6 décembre Mariage de Charles VIII avec Anne de Bretagne. Elle s'engage à se remarier avec son héritier s'il n'y a pas postérité. Anne est soucieuse de préserver l'indépendance de son duché. Elle a épousé par procuration Maximilien de Habsbourg (futur Maximilien Ier du Saint Empire) en 1490.

 

 

Mais ce mariage est intolérable à la couronne de France, qui oppose qu'avant de mourir François II de Bretagne a donné au roi de France un droit de regard sur le mariage de ses filles. Après le siège de Rennes par les troupes royales, Anne se résigne à épouser le roi de France Charles VIII. Par cette union, la Bretagne devient fief français, mais seulement en droit.

 

 

 

► 1492 à 1493 - Charles VIII se croyant appelé à une carrière militaire glorieuse projette de revendiquer les droits de la maison d'Anjou sur le royaume de Naples et, de là, de porter la guerre en Orient pour briser la puissance des Turcs et rétablir, à son profit, le trône de Jérusalem. Afin de se rendre les mains libres pour ces expéditions, il rétrocède, par le traité de Narbonne, le Roussillon à Ferdinand le Catholique (Ferdinand II d'Aragon) et, par le traité de Senlis (1493), la Franche-Comté et l'Artois à la maison d'Autriche.

 

 

Il convient de dire d'ailleurs que ces deux dernières provinces étaient réservées par le traité d'Arras, pour servir de dot à la fille de Maximilien (Marguerite), que Charles VIII devait épouser, et qui était élevée à la cour de France, mais qu'il renvoya pour se marier avec Anne de Bretagne. Ferdinand le Catholique, Ferdinand II d'Aragon, né le 10 mars 1452 (ou 10 mai ?) à Saragosse, mort le 23 juin 1516 à Madrigalejo, dit Ferdinand le Catholique, fut, par mariage, roi de Castille et Leon de 1474 à 1504 (sous le nom de Ferdinand V) puis, de son propre chef, roi d'Aragon, de Valence, de Majorque et de Sicile et comte de Barcelone de 1479 à 1516, comte de Roussillon et de Cerdagne de 1493 à 1516 et roi des Deux-Siciles en 1504. 

 

 

Marguerite d'Autriche, archiduchesse d'Autriche, (née le 10 janvier 1480 à Bruxelles, morte le 1er décembre 1530 à Malines) était duchesse de Savoie et gouvernante des Pays-Bas. Elle était la seule fille de Marie de Bourgogne (1457-1482) et de l'empereur Maximilien Ier et la petite-fille du duc de Bourgogne Charles le Téméraire. Marguerite fut fiancée en 1483 au dauphin, le futur roi Charles VIII de France, qui la renvoya en 1489, avant d'épouser deux ans plus tard la duchesse Anne de Bretagne.

 

 

 

► 1492 - 2 janvier Les Espagnols s'emparent de Grenade dernier bastion musulman en Espagne. L'Année cruciale est un terme employé de l'historiographie espagnole pour désigner le fameux an de grâce 1492. C'est l'année de la prise de Grenade en Andalousie. Cette année voit, en Espagne, la fin d'un processus de reconquête qui dura sept siècles, ce qui scelle son Moyen Âge. Ce même pays inaugure la même année la découverte d'un continent, sacrant la réunion de l'humanité au niveau mondial. 1492 projette donc le Royaume de Castille et ses alliés, "Les Espagnes", dans les temps modernes, à l'avant-scène européenne.

 

 

Pour affirmer son programme politique et démographique (Limpieza de sangre), la mainmise de l'Église catholique au travers de la mission de la Sainte Inquisition lui donne des pouvoirs obscurantistes, à la fois temporels et spirituels : les conséquences seront lourdes pour l'Espagne dans la compétition européenne du concert des nations; expulsion des Sépharades d'Espagne, certains vont contribuer à l'essor financier des Pays-Bas, alors sous domination espagnole, d'autres iront dans le Maghreb; expulsion des Morisques et des non convertis (conséquence ultérieure: 1502 ou 1525 selon leur localisation); autodafés des livres en arabe accumulés à Grenade, point focal de la Reconquista, par l'évêque nouvellement nommé : ce sont huit siècles de culture islamique qui partent en fumée, y compris des tomes retranscrits du grec ancien et provenant des textes des penseurs de l'Antiquité grecque. C'est aussi l'année de la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb au nom des rois chrétiens et du royaume d'Espagne, bien que à l'époque, il ne pensaient que seulement avoir découvert une nouvelle route vers les Indes.

 

 

 

► 1492 - 8 février Sacre d'Anne de Bretagne à Saint-Denis.

 

 

 

► 1492 - 31 mars : Décret d'Alhambra, portant l'expulsion des Juifs d'Espagne par les Rois Catholiques, Isabelle la Catholique et Ferdinand II d'Aragon, qui leur laissent jusqu'au 31 juillet pour se convertir au christianisme ou quitter le pays. 150 000 choisissent la conversion, 150 000 à 200 000 l'exil en Navarre, au Portugal, en Italie, en Afrique du Nord ou en Méditerranée orientale. Ce décret resta officiellement en vigueur jusqu'en 1967. Isabelle la Catholique, Isabelle Ière de Castille, dite Isabelle la Catholique, née le 22 avril 1451 à Madrigal de las Altas Torres, morte le 26 novembre 1504 à Medina del Campo, fut, de son propre chef, reine de Castille et Leon de 1474 à 1504 et, par mariage, reine d'Aragon, de Sicile et autres terres (1479-1504).

 

 

 

► 1492 mai Alliance de Charles VIII avec Ludovic Sforza, duc de Milan, contre le roi de Naples, Ferdinand le Catholique. Lodovico Sforza dit Ludovic le More (27. juillet, 1452 -27. mai, 1508), était un duc de Milan de la dynastie de Sforza de Milan, Italie. Il était le deuxième fils de François Ier Sforza et de Blanche-Marie Visconti, et était célèbre comme patron de Léonard de Vinci, Bramante et d'autres artistes.

 

 

 

► 1492 - 6 octobre Les Anglais assiègent Boulogne.

 

 

 

► 1492 11 octobre - Découverte de l'Amérique par Christophe Colomb. Au bout de 65 jours de navigation, pendant lesquels il eut souvent à lutter contre les terreurs et l'insubordination de son équipage, il découvrit la terre, le 12 octobre 1492 : il croyait être parvenu aux extrémités orientales de l'Asie, ce qui fit donner à ces nouvelles contrées le nom d'Indes orientales. Il aborda d'abord dans une des Lucayes, qu'il appela San Salvador, découvrit ensuite Cuba et Haïti, à laquelle il donna le nom d'Hispaniola, et revint en Espagne en mars 1493.

 

 

Il fut nommé vice-roi des pays qu'il avait découverts. En septembre 1493, il entreprit un 2ème voyage, découvrit la plupart des Petites Antilles, soumit Haïti et y fonda la ville de Saint-Domingue (Haïti). Dans un 3ème voyage, exécuté en 1498, il découvrit le continent et parcourut la côte de l'Amérique méridionale depuis l'embouchure de l'Orénoque jusqu'à Caracas; enfin, dans une 4° et dernière expédition, en 1502, il poussa jusqu'au golfe de Darien (La Découverte de l'Amérique). Colomb eut plusieurs fois à réprimer des révoltes parmi ses compagnons; il eut aussi cruellement à souffrir de l'envie.

 

 

Accusé après son premier voyage par ceux qu'il avait châtiés, il les confondit aisément; mais pendant sa 3ème expédition, il devint la victime de la calomnie, fut dépouillé de son commandement, et remplacé par Bobadilla qui le renvoya en Espagne chargé de fers. Il obtint facilement sa liberté, mais il ne put recouvrer son crédit, et après son 4ème voyage, il se vit négligé par le roi Ferdinand. Il mourut en 1506, accablé d'infirmités et de chagrins.

 

 

 

► 1492 Arrivée de Christophe Colomb, parti de Palos le 3 août en compagnie des frères Martin et Vincent Pinzon à bord de la Pinta, de la Nina et de la Santa Maria. Le 12 octobre, ils atteignent l'île de Guanahani (Bahamas), baptisée San Salvador, puis les grandes Antilles, Cuba (28 octobre) et Haïti qu'ils appellent Juana et Espanola. A Haïti, ils laissent une garnison de 39 hommes au fort de Navidad construit le 25 décembre avec les débris de la Santa Maria échouée, avec pour mission de découvrir et d'entreposer l'or. Aux Bahamas, Colomb rencontre les Indiens Arawak.

 

 

Ils vivent dans des communautés villageoises et pratiquent la culture du maïs, de l'igname et du manioc. Ils savent filer et tisser mais ne connaissent pas le cheval et n'utilisent pas d'animaux pour le labour. Ils ignorent l'acier, mais portent de petits bijoux en or aux oreilles. Il les appelle les Indiens, car il voulait aller en Inde. Dès qu'il arrive, il envoie une lettre à son roi, disant "les gens d'ici sont bons à aller dans les mines ou pour aller couper du bois, ils ne demandent rien en échange, et ne mangent pas beaucoup."

 

 

 

► 1492 Les Grandes Découvertes. L'Espagne, le Portugal, la France, les Pays-Bas et l'Angleterre forment des puissances économiques, maritimes et militaires qui recouvrent le globe. Colomb découvre l'Amérique en 1492. Le commerce maritime se déploie, les échanges entre l'Europe, l'Asie et l'Amérique se multiplient. Dès les années 1500, les Européens partent à la conquête du monde à la recherche de nouvelles voies maritimes (Colomb, Vespucci, Magellan).

 

 

 

► 1492 Renaissance et Réforme (1492-1688). L'Europe décolle. Les historiens clôturent le Moyen Âge en 1453, avec la prise de Constantinople par les Turcs qui met fin au dernier vestige de l'empire romain, ou en 1492, avec l'arrivée de Christophe Colomb en Amérique. À ces dates-là, du Japon à l'Angleterre, tous les vieux pays sont à peu près au même niveau de développement économique. Par leur taille, les États chrétiens font piètre figure en regard des empires musulmans : l'empire ottoman, l'empire perse et le sultanat de Delhi.

 

 

Qui plus est, leur unité fondée sur la référence au catholicisme est brisée par la Réforme protestante. Mais l'Europe est saisie d'une telle effervescence intellectuelle, artistique et scientifique que très vite elle se distingue du reste du monde. Cette effervescence s'accompagne d'un retour aux modèles de l'Antiquité gréco-latine. C'est l'humanisme. L'époque a été pour cela qualifiée de Renaissance. Le terme, sous sa forme italienne Rinascita, est pour la première fois employé par le peintre Giorgio Vasari vers 1550 pour qualifier un mouvement littéraire et artistique.

 

 

Il est repris au XIXe siècle par l'historien suisse Jacob Burckhardt dans le titre d'un ouvrage : Civilisation de la Renaissance pour qualifier cette fois une époque historique, les XVe et XVIe siècles (mais des historiens contemporains considèrent cette définition très restrictive, estimant que depuis l'époque de Charlemagne jusqu'au siècle des Lumières, l'Europe est allée de "renaissance" en "renaissance"). L'Europe consolide son avance avec la colonisation de l'Amérique. C'est l'aboutissement d'un gigantesque effort de recherche et le début d'une prodigieuse aventure.

 

 

 

► 1492 La Renaissance. Aux XVe et XVIe, un puissant élan intellectuel s'étend à toute l'Europe. Des savants remettent en question les idées et les croyances traditionnelles (Copernic, Galilée, Léonard de Vinci, Érasme, etc). Gutenberg met au point l'imprimerie (1450). La Renaissance qui débute en Italie s'étend en Europe, ce renouveau artistique coïncide avec une reprise économique. La Renaissance est la période de l'Histoire qui commence, d'un point de vue académique français, après la fin du Moyen Âge, en 1492 et se termine à la mort de Charles Quint en 1558.

 

 

Le terme a été inventé en 1860 par l'historien de l'art suisse Jacob Burckhardt (1818-1897) dans son livre 'Civilisation de la Renaissance en Italie'. Durant la Renaissance, on s'intéressa de nouveau à l'Antiquité grecque et romaine, ce qui accompagna le mouvement intellectuel de l'humanisme ; ce mouvement eut comme source l'Italie, en particulier dans la région de Toscane sous le règne des Médicis.

 

 

Le terme de renaissance peut désigner d'autres périodes de l'Histoire que la période ci-dessus : la renaissance carolingienne (les lettrés de cette époque parlaient de renovatio), la renaissance du XIIe siècle (appelée "romane" au XIXe siècle)... On remarquera aussi que la renaissance qui a eu lieu en France au XVIe siècle a débuté plus tard que dans d'autres régions d'Europe : l'Italie (Quattrocento), les Flandres (primitifs flamands,...), la Bourgogne, le nord de la France et l'Angleterre (polyphonies...) ont connu des mouvements de renouveau antérieurs à la France.

 

 

 

►1492 Henri VII d'Angleterre a préparé une guerre contre la France; pour l'éviter, Charles VIII renouvelle à Étaples le traité par lequel Louis XI payait un tribut aux Anglais.

 

 

 

► 1492 - 3 novembre Traité d'Étaples, les Anglais lèvent le siège contre 745 000 écus. Charles VIII et Henri VII d'Angleterre signent un traité par lequel les Anglais acceptent de se retirer de France en échange de la somme de 745 000 écus d'or. Le traité d'Étaples est signé le 3 novembre 1492 entre le royaume de France et celui d'Angleterre. Philippe de Crèvecoeur d'Esquerdes l'a négocié du côté français. Le traité met fin à l'attaque anglaise du nord de la France (siège de Boulogne), lancée en représailles au soutien du roi de France au prétendant Perkin Warbeck. Le roi de France expulse Warbeck et paie une indemnité de 159 000 £. Le traité est ratifié en décembre.

 

 

 

► 1493 - 19 janvier Traité de Barcelone, Charles VIII restitue le Roussillon et la Cerdagne à l'Aragon. Charles VIII et le roi d'Espagne (Ferdinand le Catholique) signent ce traité par lequel le roi de France rend à l'Aragon le Roussillon et la Cerdagne. Traité de Barcelone (1493), par le traité de Barcelone du 19 janvier 1493, Charles VIII, arrière petit-fils de Yolande d'Anjou, abandonne à Ferdinand d'Aragon le Roussillon et la Cerdagne afin d'avoir sa pleine liberté pour concrétiser ses prétentions, qu'il tenait de la maison d'Anjou, sur le royaume de Naples, sur Chypre et sur Jérusalem.

 

 

 

► 1493 - 23 mai Traité de Senlis avec Maximilien Ier du Saint Empire qui récupère sa fille et sa dot. Ce traité est conclu entre Charles VIII, Maximilien Ier du Saint-Empire et Philippe le Beau. Charles VIII rend à Maximilien le Charolais l'Artois et la Franche-Comté, ces deux dernières provinces ayant été cédées à Louis XI par le traité d'Arras. En outre, ces deux mêmes provinces ont tenu lieu de dot pour Marguerite d'Autriche, qui a été fiancée à Charles VIII et élevée à la cour de France, mais que le roi s'est refusé à épouser…

 

 

La couronne de France n'en continuera pas moins à être suzeraine de l'Artois. Le traité de Senlis a été conclu le 23 mai 1493. Il a pour but de répartir l'héritage des anciens États bourguignons entre le royaume de France et la famille des Habsbourg, apparentée à la descendance des ducs Valois de Bourgogne par le mariage de Maximilien Ier du Saint-Empire avec Marie de Bourgogne, fille de Charles le Téméraire. Ce traité permet à Maximilien de récupérer la dot de sa fille Marguerite d'Autriche, (ex-fiancée de Charles VIII), c'est-à-dire l'Artois et le comté de Bourgogne (Franche-Comté) et rentrer en possession du Charolais et de Noyon.

 

 

 

► 1493 Alde Manuce fonde son imprimerie à Venise. Alde Manuce est, avec Johann Gutenberg et William Caxton, l'un des trois seuls imprimeurs-éditeurs du XVe siècle à avoir acquis une notoriété mondiale. Autant les deux derniers évoquent la première génération de l'imprimerie et la révolution, à la fois technique et culturelle, qu'elle imposa à l'Occident, autant Alde Manuce a, de tous temps, été synonyme de la Renaissance, de l'humanisme en expansion, de l'universalisme, bref de la glorieuse Venise, capitale européenne de la liberté de pensée au tournant du XVe siècle.

 

 

 

► 1493 à 1541 - naissance et mort de Paracelse. Alchimiste et médecin suisse. Il joue un rôle considérable dans l'histoire de la médecine, de la philosophie, des religions, entre le Moyen Âge et l'époque moderne. Il incarne les contradictions, les invraisemblances, les intuitions géniales de la Renaissance. S'il ouvre des voies nouvelles à la science, il est également alchimiste et théologien. Penseur qui réfléchit sur son art, il est, selon les mots de Giordano Bruno, "le premier qui ait de nouveau considéré la médecine comme une philosophie".

 

 

Considérée généralement comme synthèse médicale, l'oeuvre paracelsienne mérite tout autant d'être tenue pour une synthèse philosophique. Pourquoi les théories de Paracelse s'imposent-elles, malgré la personnalité de l'homme? Les historiens en débattent encore, mais l'avènement de la distillation semble avoir contribué au changement. La technique s'est imposée à la fin du Moyen Âge dans la communauté des chimistes, et de nombreux produits naturels ont été testés. À partir des substances naturelles comestibles, tels le fenouil, la noix de muscade et les clous de girofle, les chimistes obtiennent toujours trois types de produits : un fluide volatil, ou "esprit" ; une substance huileuse et un résidu solide.

 

 

Sur cette base, les chimistes proposent trois nouveaux éléments pour remplacer ceux d'Aristote : le mercure (c'est-à-dire l'essence des fluides vaporeux, et non pas l'élément chimique qui porte aujourd'hui ce nom), qui donne l'arôme à l'aliment ; le soufre (l'essence des substances huileuses, sans relation non plus avec l'élément chimique), qui véhicule l'humidité et le goût sucré ; le sel (l'essence des solides, différente du sel de table), qui détermine le goût et la consistance, et qui lie les deux autres éléments, normalement antagonistes. Les médecins se convainquent alors que la digestion n'est pas une cuisson, comme ils l'avaient soutenu précédemment, mais une fermentation.

 

 

 

► 1494 Institutions des foires de Lyon et de Nantes.

 

 

 

► 1494 - 25 janvier Suite à la mort de Ferdinand Ier d'Aragon, Charles VIII se proclame roi de Naples. Ferdinand Ier d'Aragon, né en 1423, mort en 1494, roi de Sicile péninsulaire (roi de Naples) (1458-1494), fils illégitime d'Alphonse V, roi d'Aragon et de Sicile, et de Giraldona Carlino.

 

 

 

► 1494 Charles VIII prend le titre de roi de Naples, premèreère guerre d'Italie (1494-1497). Les guerres d'Italie sont une suite de conflits menés par les souverains français en Italie au cours du XVIe siècle pour faire valoir leurs droits héréditaires sur le royaume de Naples, puis sur le duché de Milan. Le royaume de Naples, jusqu'en 1442, est aux mains des Anjou. À cette date, l'Aragon en prend le contrôle.

 

 

La famille d'Anjou essaye alors sans relâche d'en reprendre possession. Son dernier représentant, René d'Anjou meurt en 1481 : ses droits sur le royaume de Naples passent alors à la France, sur le trône de laquelle règne, dès 1483, Charles VIII. En 1486, certains barons du royaume de Naples, restés fidèles aux Anjou, se révoltent. Vaincus ils se réfugient en France. Les monarques français vont alors essayer de faire valoir leurs droits pendant près de 60 ans.

 

 

 

► 1494 à 1495 - Malgré des débuts brillants, l'expédition de Charles VIII échoue. Plusieurs princes italiens l'avaient encouragé à l'entreprendre, espérant chacun profiter de ses succès. II entra en triomphateur à Rome (31 décembre 1494), puis à Naples (22 février 1495). Mais sa rapide fortune qui avait d'abord ébloui ses nouveaux amis, ne tarde pas à les inquiéter. Ils redoutent de s'être donné un maître, là où ils ne cherchaient qu'un appui ou un instrument les uns contre les autres.

 

 

A peine est-il entré à Naples qu'une ligue se forme derrière lui entre le pape Alexandre VI, l'empereur d'Autriche (Maximilien Ier du Saint-Empire), la République de Venise, Ferdinand le Catholique (roi d'Espagne) et Ludovic le More (Sforza, qui entre temps a vu son ambition se réaliser en devenant duc de Milan). A cette nouvelle, Charles VIII reprend le chemin de la France avec l'armée très peu nombreuse qu'il a amenée. Les confédérés au nombre de 40 000 essaient de lui barrer le passage. Mais le 8 juillet, bien que n'ayant que 9 000 hommes (car il a laissé une partie de son monde à Naples), Charles écrase à Fornoue les Vénitiens et les Milanais, dans une grande bataille où se montrent tout particulièrement le courage et la fougue des Français que les Italiens reconnaissent en lui donnant le nom de furia francese.

 

 

Au cours de cette campagne, d'ailleurs, s'est imposée la supériorité de l'artillerie française. Après sa victoire de Fornoue, qu'il ne sut pas exploiter, Charles VIII rentre en France. Quant aux troupes laissées à la garde du royaume de Naples, elles eurent à se défendre contre les anciens maîtres du pays: après quelques succès dont le plus connu est celui de Seminara, en 1503, elles durent capituler à Atella et obtinrent leur retour en France.

 

 

 

► 1494 - 7 juin : L'Espagne et le Portugal signent, contraint par le pape Alexandre VI, le traité de Tordesillas, par lequel, ces deux puissances s'entendent sur le partage des territoires du Nouveau Monde. La ligne de 1493 est repoussée à 370 lieux plus à l'ouest. Tout ce qui serait découvert à l'ouest de la longitude 50° appartiendrait à l'Espagne, et tout ce qui serait à l'est (Afrique comprise) appartiendrait au Portugal. En fait la papauté avait attribué non pas des zones de colonisation, mais des zones d'évangélisation, distinction subtile qui ne résista pas aux appétits de ces deux puissances européennes. 

 

 

Le traité de Tordesillas, signé à Tordesillas (Valladolid) en Castille le 7 juin 1494, établit le partage du Nouveau Monde entre l'Espagne et le Portugal. Ce traité établi un partage entre les seuls deux États signataires avec pour ligne de partage un méridien nord-sud localisé à 370 lieues (1770 km) à l'ouest des îles du Cap-Vert – méridien qui se situerait aujourd'hui à 46° 37' ouest. Ce traîté fut ratifié par l'Espagne le 2 juillet et par le Portugal le 5 septembre de la même année.

 

 

 

► 1494 - 12 septembre naissance de François d'Angoulême (futur François Ier), fils de Charles d'Orléans. François Ier de France, appartient à la branche de Valois-Angoulême de la dynastie capétienne. Il est né le 12 septembre 1494 à Cognac (Charente). Il est le fils de Charles d'Angoulême (1459 - 1er janvier 1496) et de Louise de Savoie (11 septembre 1476 - 22 septembre 1531).

 

 

 

► 1494 - 31 décembre Charles VIII entre dans Rome. C'est par la Porte du peuple que Charles VIII entre dans Rome. Il est acclamé tout au long du parcours qui le mène au palais San Marco. Selon les témoins entourant Louis II d'Orléans (Louis XII), qui accompagne le roi, celui-ci “entra dans Rome plus triomphalement et mieux accompagné que ne fit aucun prince qui soit en la mémoire de ceux qui sont vivants”. Sur les étendards du roi, les mots “Voluntas dei. Missus a Deo” : “Volonté de Dieu. Envoyé de Dieu”. Le pape Alexandre Borgia se terre dans son palais…

 

 

 

► 1494 à 1553 - naissance et mort de François Rabelais. Écrivain français. Né d'un père avocat à Chinon, François Rabelais étudie le latin, le grec, et correspond avec le célèbre humaniste Guillaume Budé. Il a d'abord été moine et traducteur avant d'exercer les fonctions de médecin puis d'écrivain. Homme de la Renaissance, il a allié, sa vie durant, foi en Dieu, discours anticléricaux, pensée humaniste et sens de la farce. Ses deux principaux héros littéraires, des géants, père et fils, sont issus de la littérature du Moyen Âge.

 

 

Dans ses deux oeuvres majeures, 'Gargantua' et 'Pantagruel', il fait preuve d'un style hors du commun, d'une richesse de vocabulaire exceptionnelle et associe des opinions "éclairées" sur l'éducation, l'extension des savoirs ou la guerre, à une technique littéraire où le récit historique se mêle aux inventions fantastiques. Virtuose du langage et grand créateur de mots, polémiste, savant, précurseur dans de nombreux domaines, François Rabelais réalise la synthèse entre la tradition comique carnavalesque du Moyen Âge et les nouveaux savoirs de la Renaissance.

 

 

Sa vie et son oeuvre polymorphe, qui donne à rire et à penser, qui échappe à tout classement, sont le triomphe de la liberté d'esprit. "Polémiste, encyclopédiste, savant, grand voyageur épris de tolérance, moraliste sans morale, éducateur, ivrogne, humaniste camouflant son humanisme sous des torrents d'obscénités, romancier se servant du réalisme au seul bénéfice de l'imagination, linguiste maître du langage et créateur de mots, Rabelais est un précurseur dans tous les domaines et la plus comique de nos énigmes". Jean d'Ormesson.

 

 

 

► 1494 Le goût de l'innovation de Léonard de Vinci n'est pas toujours récompensé. De 1494 à 1498, De Vinci peint 'La Cène', une fresque située sur le mur du fond du réfectoire de Sainte-Marie-des-Grâces (Italie). L'oeuvre, considérée comme le premier travail de la Haute Renaissance, s'écaille malheureusement très rapidement. De Vinci a en effet utilisé un enduit expérimental qui résistera mal à l'atmosphère humide des lieux.

 

 

 

► 1495 à 1498 - Charles VIII emploie ces deux années, d'une part à réorganiser le Parlement (fixation du Grand Conseil) et à poursuivre quelques réformes intéressantes; d'autre part, à préparer une nouvelle expédition contre l'Italie.

 

 

 

► 1495 - 22 février Charles VIII entre dans Naples. C'est vêtu en empereur romain que Charles VIII fait une entrée solennelle dans la ville. Les troupes de celui qui, roi de France, monte sur le trône du royaume de Naples commencent de piller la ville.

 

 

 

► 1495 - 1er mars Création de la ligue de Venise contre Charles VIII.

 

 

 

► 1495 - 20 mai Charles VIII repart pour la France.

 

 

 

► 1495 - 6 juillet : bataille de Fornoue, victoire de la France sur la Sainte Ligue. Dans une "furieuse" charge, 9 000 royaux enfoncent 30 000 adversaires et laissent des milliers de morts. Charles doit néanmoins rapatrier ses troupes et rentre en France à l'automne. Naples est reprise par l'armée de Gonzalve de Cordoue (1496). Bataille de Fornoue, lors de la première guerre d'Italie, Charles VIII a réussi à s'emparer du royaume de Naples sans rencontrer beaucoup de résistance.

 

 

Cependant l'hostilité grandissante face à l'occupation et surtout la formation de la ligue de Venise contre les Français, l'obligent à écourter son séjour à Naples et à faire retraite vers la France afin de ne pas se retrouver pris au piège. Ses ennemis lui bloquent le passage à Fornoue l'obligeant à livrer bataille. Bataille de Fornoue. Charles VIII est contraint de battre en retraite et d'abandonner Naples. Le 6 juillet 1495, il se retrouve à Fornoue face aux troupes coalisées de la Sainte Ligue (Venise, Milan, Maximilien Ier du Saint-Empire, Ferdinand d'Aragon et le pape) qui tentent de l'empêcher de rentrer en France. S'engage alors une bataille acharnée, dont la "furie française" (furia francese) sort vainqueur.

 

 

 

► 1495 - 15 octobre Retour de Charles VIII en France.

 

 

 

► 1495 Albrecht Dürer peint 'L'étang dans la forêt’

 

 

 

► 1495 Construction du château d'AmboiseLe château d'Amboise surplom-be la Loire à Amboise dans le département de l'Indre-et-Loire. Charles VIII, né à Amboise, y fit les premières constructions marquantes. Louis XII y fait construire une seconde aile, perpendiculaire à l'aile Charles VIII, dans un style renaissance. François Ier y passa son enfance et y réaménagea l'aile Louis XII. Il invita Léonard de Vinci à séjourner à Amboise dans le Clos Lucé, situé près du château. Un souterrain, permettant la communication entre les deux sites, fut percé.

 

 

Le grand peintre mourut en 1519 à Amboise et fut inhumé secondairement dans la chapelle Saint-Hubert. Le château fut le théâtre de la conjuration d'Amboise en 1560, prélude aux guerres de religion. À partir d'Henri III, les séjours royaux se firent plus rares. Une grande partie du château fut démolie lors du premier Empire. Louis-Philippe Ier hérita du château par sa mère. Il dégagea les anciens remparts en faisant détruire les maisons attenantes et redécora l'aile Louis XII.

 

 

 

► 1496 - 17 décembre Les Espagnols attaquent Naples.

 

 

 

► 1496 à 1544 - naissance et mort de Clément Marot. Écrivain français. En plus d'être un grand poète, Clément Marot a beaucoup oeuvré pour faire connaître les poètes qu'il aimait. C'est à lui que nous devons en grande partie de pouvoir lire les poèmes de François Villon, dont il a réalisé une adaptation en 1533.

 

 

Peut-être, ayant eu lui aussi à subir des démêlés avec la justice, se sentait-il une fraternité particulière avec l'auteur de la Ballade des pendus. Emprisonné pour ne pas avoir respecté le jeûne prescrit par l'Église durant le Carême, accusé plus tard d'avoir participé à l'évasion d'un prisonnier, inquiété pour l'insouciance de sa façon de vivre, il ne se reconnaissait qu'un seul maître: l'Amour.

 

 

 

► 1497 - 15 février Naples capitule.

 

 

 

► 1497 - 25 février Capitulation de Tarente, perte du royaume de Naples. Charles VIII part de Lyon le 27 juillet 1494 et entre à Rome le 31 décembre. Ferdinand d'Aragon, roi de Naples, est mort le 25 janvier 1494, laissant le trône vacant. Charles VIII entre à Naples le 22 février 1495. Une ligue anti-française est formée par Venise, Milan, l'Aragon et la Castille. Charles VIII écrase les coalisés à Fornoue le 5 juillet et rentre en France en Décembre.

 

 

Après sa défaite à Tarente et la capitulation de Gaète en 1497, le royaume de Naples est définitivement perdu. Tarente est une ville et un port du sud de l'Italie, c'est le chef-lieu de la province de Tarente dans la région des Pouilles construite sur le golfe de Tarente. Charles VIII va intervenir en Italie à partir de mai 1492. Il s'allie avec Ludovic le More, duc de Milan, contre le roi de Naples.

 

 

 

► 1497 à 1543 - naissance et mort de Hans Holbein. Peintre et graveur allemand. L'artiste peignit les portraits des plus grands dignitaires de la cour du roi d'Angleterre et retourna à Bâle en 1528. Hans Holbein y resta trois ans et repartit pour Londres. Là, sa renommée s'établit rapidement à travers les merveilleux portraits qu'il réalisa. Thomas Cromwell, le joaillier du roi, le présenta croit-on à Henri VIII d'Angleterre. En 1536, il devint peintre du souverain et son portraitiste préféré. Cet artiste dont l'influence fut considérable sur ses suivants se signala en introduisant le réalisme dans les portraits, en n'idéalisant pas ses modèles mais en présentant sous leur véritable jour.

 

 

 

► 1498 - 7 avril Charles VIII meurt à Amboise, des suites d'un accident (il s'était frappé le front en passant sous une porte trop basse). Charles VIII ne laisse pas d'enfants. Son règne a appauvri le Trésor, mais a imposé à l'étranger le respect du nom français, et mieux, a vu s'affirmer l'existence d'une nationalité française. Louis II d'Orléans lui succède.

 

 

 

► 1498 Louis II d'Orléans, petit-neveu de Charles V, petit-fils du duc d'Orléans (Louis Ier d'Orléans assassiné par Jean sans Peur en 1407), fils de Charles d'Orléans et de Marie de Clèves, né en 1462, succède à Charles VIII sous le nom de Louis XII. C'est lui qui avait été fait prisonnier à Saint-Aubin-du-Cormier. Il avait épousé la fille de Louis XI, Jeanne de France, mais pour conserver la Bretagne, il répudia cette princesse, pour épouser en 1499 la veuve de Charles VIII, Anne de Bretagne, née en 1477.

 

 

Il avait combattu glorieusement en Italie pendant l'expédition de Charles VIII. Il avait lui-même des droits sur le royaume de Naples en tant que successeur de ce dernier, et sur le Milanais comme héritier de son aïeule Valentine Visconti. Valentine Visconti, née en 1361, morte avant 1393, fille de Barnabé Ier Visconti, seigneur de Milan, et de Béatrice della Scalla. Elle est membre de la famille Visconti. Elle épouse en 1378 Pierre II de Lusignan (1354 † 1382), roi de Chypre mais n'eut pas d'enfants. Veuve, elle se remarie après 1383 avec Galéas, comte de Virtu. Elle meurt avant 1393

 



05/03/2021
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