L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

De 1014 a 1095 (Première croisade)

 

 

 

► 1015 Annexion du comté de Dreux au domaine royal. Le comté de Dreux est annexé par Robert Ier le Pieux, roi de France. Comté de Dreux, ancien comté de France, ainsi nommé de Dreux, sa capitale, était situé au Nord du Pays Chartrain, sur les confins de la Normandie et de l'Ile-de-France, et dépendait originairement du duché de Normandie.

 

 

 

► 1015 Création d'Adam et Ève après la chute des portails de bronze de la cathédrale d'Hildesheim. Hildesheim est une ville allemande, située près de Hanovre, Basse-Saxe. La cathédrale Sainte-Marie et l'église Saint-Michel rappellent l'époque du saint évêque Bernward (993-1022). Hildesheim, avec toute la région, était alors le centre de la dynastie des empereurs ottoniens qui aspiraient à la restauration de l'empire romain.

 

 

Saint Bernward voulait donner à sa résidence, un village de quelques paysans et marchands avec une cathédrale vide, une face "impériale" digne de cette aspiration. Il entoura les édifices épiscopaux d'un mur impressionnant (partiellement conservé), il fit construire Saint Michel, sa "forteresse de Dieu", et il commandat beaucoup d'oeuvres d'art, en particulier la porte et la colonne de bronze dans la cathédrale avec des représentations bibliques de qualité unique.

 

 

 

► 1016 à 1020 - Réunion à la France du duché de Bourgogne: le dernier duc (Rodolphe III de Bourgogne) étant mort sans héritier, le duché devait faire retour à la couronne; mais en raison de l'opposition manifestée par les grands du duché contre cette solution, il fallut prendre les armes pour faire rentrer cette province dans l'obéissance.

 

 

La conquête de la Bourgogne, commencée en 1003, est achevée par Robert II le Pieux, roi de France. Rodolphe III de Bourgogne, dit Le Pieux ou Le Fainéant, (né en 970 - mort le 6 septembre 1032) fut le dernier roi de Bourgogne. Le roi Rodolphe III de Bourgogne (dernier roi de Bourgogne par manque d'héritié) reconnait son neveu de la maison des Ottoniens, l'empereur germanique Henri II du Saint-Empire comme suzerain protecteur et héritier de son royaume dont dépend le comté de Bourgogne. Otte-Guillaume et d'autre seigneurs Francais se révoltent alors contre l'autorité de suzeraineté sur le Royaume de Bourgogne et sur le comté de Bourgogne légitimement revendiqué par l'empereur Allemand.

 

 

 

►1016 Robert II le Pieux donne le duché de Bourgogne à son fils Henri. Henri Ier de France, (né le 4 mai 1008 - mort le 4 août 1060 à Vitry-aux-Loges, près d'Orléans), fut roi des Francs de 1031 à 1060.

 

 

 

► 1016 Concile de Verdun-sur-le-Doubs pour imposer aux seigneurs la trêve de Dieu. L'Église institue la "paix de Dieu" pour restreindre la guerre privée et protéger prêtres, pèlerins et paysans. Cette mesure entre dans le cadre de la volonté de l'Église de canaliser la violence guerrière des nobles, cause de nombre de désordres. Il s'agissait, en fait, de limiter l'activité guerrière à certains moments précis. La "trève de Dieu" entre également dans ce cadre. 

 

 

La Trêve de Dieu était une suspension de l'activité guerrière durant certaines périodes de l'année organisée pendant le Moyen Âge en Europe par l'Église catholique (historiquement, elle a le plus longtemps pris la forme d'une trêve durant du mercredi soir au lundi matin, ainsi que tout l'Avent, le temps de Noël, le Carême et le Temps pascal). Plus largement, la Paix et la Trève de Dieu était un mouvement de l'Église de tentative de contrôle de la violence féodale par l'application de sanctions religieuses. Ce mouvement a constitué la première tentative organisée de contrôle de la société civile dans l'Europe médiévale par des moyens non-violents.

 

 

 

► 1017 Sacre de Hugues, fils de Robert II le Pieux. Hugues (1007-1025), roi des Francs associé à son père, mais qui meurt avant lui.

 

 

 

► 1020 Concile d'Orléans pour l'instauration de la Trêve de Dieu.

 

 

 

► 1023 Annexion de la Champagne, Troyes et Meaux par Eudes II comte de Chartres.

 

 

 

► 1024 Début de la construction de l'abbaye du Mont Saint-Michel. L'abbaye du mont Saint-Michel se trouve sur la commune du Mont-Saint-Michel, qui fait partie du canton de Pontorson, dans le département français de la Manche.

 

 

 

► 1026 23 août Mort de Richard II de Normandie, duc de Normandie, son fils, Richard III lui succède. Richard II de Normandie, dit l'Irascible ou le Bon, est duc de Normandie de 996 à 1026. Il est le fils de Richard Ier, dit Richard Sans-Peur. Richard III de Normandie, duc de Normandie du 23 août 1026 - au 6 août 1027. Il est le fils de Richard II. Son frère Robert le Magnifique lui succéda.

 

 

 

► 1027 14 mai Sacre d'Henri à Reims, second fils de Robert II le Pieux.

 

 

 

► 1027 6 août Mort de Richard III de Normandie, son frère Robert le Magnifique lui succède. Robert le Magnifique, Robert Ier de Normandie, dit Robert le Libéral ou encore, Robert le Magnifique, né autour de l'an 1005, est duc de Normandie. Second fils du duc Richard l'Irascible, il succède à son aîné, le duc Richard III, qu'il aurait fait empoisonné.

 

 

 

► 1031 20 juillet Mort de Robert II à Melun, son fils Henri Ier lui succède. Robert, dit le Pieux, bien qu'il ait été excommunié en 989, alors qu'à dix-neuf ans, il a répudié sa première femme Rozala, âgée de plus de cinquante ans, meurt aimé de tout son peuple. En particulier, parce que son règne s'est déroulé sans guerre. Pour sa générosité et pour l'attention qui est la sienne pour atténuer les misères de son peuple, il est presque considéré comme un saint. C'est Henri Ier qui lui succède.

 

 

 

► 1031 HENRI Ier (1031-1060)

 

 

 

► 1031 Henri Ier. Deuxième fils de Robert II le Pieux et de Constance d'Arles. Henri est associé au trône par son père en 1027 et lui succède à sa mort en 1031. Il doit faire face à l'hostilité de sa mère qui lui a toujours préféré son frère Robert, celui-ci lui dispute la couronne soutenu par les grands vassaux. Après la mort de sa mère en 1032 il reçoit la soumission de son frère mais doit lui donner en apanage le duché de Bourgogne.

 

 

Il aide le jeune duc de Normandie Guillaume le Bâtard (qui plus tard s'appellera Guillaume le Conquérant) à se défendre contre la rébellion de ses barons, leur soulèvement est écrasé à la bataille de Val-les-Dunes en 1047 mais Guillaume se retourne contre Henri qui est vaincu à deux reprises à Mortemer (1054) et à Varaville (1058). A partir de 1040 la France se couvre de châteaux de pierre. Mathilde sa première femme meurt en 1044, il se remarie avec Anne de Kiev qui lui donnera d'abord un fils Philippe puis deux autres. En 1059 il prépare sa succession, il fait sacrer son fils Philippe et meurt en 1060.

 

 

 

 

► 1031 Avènement de Henri Ier, fils de Robert le Pieux et de Constance. Cette dernière avait projeté de faire donner la couronne à son autre fils Robert, et elle le poussa à renverser Henri, qui dut prendre les armes pour se défendre. Robert fut vaincu dans cette lutte, mais Henri, dans un but de pacification, lui céda le duché de Bourgogne (qui resta dans sa famille jusqu'en 1361).

 

 

 

 

► 1031 Robert, soutenu par la reine-mère et par Eudes comte de Chartres revendique le trône. Robert Ier de France, dit le Vieux, né en 1011, mort à Fleury sur Ouche le 21 mars 1076, duc de Bourgogne de 1032 à 1076, fils de Robert II le Pieux, roi de France et de Constance d'Arles. En 1031 il se révolta avec son frère Henri Ier contre leur père, lui prirent quelques châteaux puis firent la paix. L'année suivante, après la mort de son père, soutenu par sa mère, il se révolta contre son frère, revendiquant le trône.

 

 

La guerre s'ensuivit entre les deux frères et finalement Robert obtint le duché de Bourgogne en échange de sa renonciation à la succession. Robert était d'un caractère violent et farouche. Il tua son beau-frère le seigneur de Sémur dans un accès de colère à la suite d'une querelle au cours d'un repas. Il dut faire un pèlerinage à Rome et fonder un prieuré en pénitence.

 

 

 

 

► 1031 Réconciliation entre Henri Ier et Robert Ier de France à qui il cède le duché de Bourgogne. C'est à la fin du IXe siècle que la Bourgogne occidentale est érigée en duché. Passée aux mains de princes capétiens en 956, elle est remise en 1031 par le roi Henri Ier à son frère Robert, qui fonde la deuxième maison capétienne de Bourgogne, mais la moitié lui échappe et devient le comté de Bourgogne.

 

 

 

► 1031 Début de l'éclatement du califat de Cordoue (fin en 1039). Le pays est partagé entre 23 roitelets indépendants. Leurs gouverneurs se proclament émirs et lient des relations diplomatiques avec les royaumes chrétiens.

 

 

 

► 1031 La Normandie acquiert le Vexin et Pontoise. Fidèle soutien aux Capétiens comme son père Richard III de Normandie, Robert le Magnifique reçoit le Vexin pour service rendu. Aux côtés de Conrad II du Saint-Empire, il avait en effet soutenu Henri Ier face aux prétentions de son frère Robert, soutenu par une partie des autres vassaux francs.

 

 

 

► 1032 Année de cruelle famine, conséquence de l'incurie résultant des terreurs vécues dans l'attente de l'an mille.

 

 

 

► 1033 Rodolphe III de Bourgogne, lègue en mourant son royaume à Conrad II du Saint-Empire, empereur d'Allemagne. Rodolphe III de Bourgogne, dit Le Pieux ou Le Fainéant, (né en 970 - mort le 6 septembre 1032) fut le dernier roi de Bourgogne. Rodolphe III était le fils du roi de Bourgogne Conrad III dit le Pacifique (925-993) et de Mathilde de France (943-980), fille du roi de France Louis IV dit d'Outremer. Conrad II du Saint-Empire, appelé Conrad II le Salique, est né vers 990 et mort le 4 juin 1039 à Utrecht.

 

 

Il fut empereur allemand, roi des Romains et empereur des Romains. Conrad II le Salique fut élu roi de Germanie à Mayence en 1024, succèdant à Henri II du Saint-Empire. Lointain descendant de Othon Ier, il inaugura la dynastie salienne (ou dynastie franconienne).

 

 

Le 26 mars 1027, il fut couronné empereur à Rome, des mains du pape Jean XIX. Il fit désigner son fils Henri (futur Henri III) qui fut couronné de son vivant à Aix-la-Chapelle par l'archevêque de Cologne. Il pacifia l'Italie en 1026-1027 puis en 1035-1037 et favorisa la réforme monastique inspirée de l'expérience clunisienne. Il a du faire face à l'affaire de la succession de Bourgogne après le décès du dernier roi de Bourgogne Rodolphe III qui en avait fait son héritier. Il annexa le royaume d'Arles en 1032. Il intervint dans les élections épiscopales en plaçant des candidats allemands à la tête de plusieurs diocèses italiens.

 

 

 

► 1033 Des aventuriers normands, commandés par les fils de Tancrède de Hauteville, s'emparent de la Pouille (Italie) et l'érigent en comté au bénéfice de leur chef. Cette conquête amena la création du royaume de Sicile, sur lequel régna dès 1130 Roger II de Sicile, fils de Tancrède. Tancrède de Hauteville (seigneur du Cotentin) Petit seigneur normand de la région de Coutances dans le Cotentin, il a par la suite sous son autorité 10 chevaliers normands. Roger II de Sicile, Roger de Hauteville est le second fils du "Grand comte" Roger de Hauteville, 1er comte normand de Sicile et de Adélaïde de Montferrat.

 

 

Né en décembre 1095, il est le fondateur et le 1er roi normand du royaume de Sicile (1130). La Maison de Hauteville ou la Casa D'Altavilla en italien, est une famille de la petite noblesse normande issu de Hialtt et dont de nombreux membres s'établirent à partir des années 1030 dans le Sud de l'Italie pour en faire petit à petit la conquête, avant de s'attaquer à la Sicile alors sous domination musulmane. Elle est à l'origine du royaume de Sicile. Une branche de cette famille fait également souche en Angleterre après la bataille d'Hastings de 1066, branche issue d'un arrière-petit-fils de Tancrède de Hauteville.

 

 

 

► 1034 Période de rédaction des Historiae par Raoul Glaber. Raoul Glaber, né en 985 en Bourgogne et mort en 1047, est un moine chroniqueur de son temps (l'époque de l'an Mil) et l'une des sources les plus importantes dont disposent les historiens sur le royaume de France durant cette période.

 

 

 

 

► 1035 Mort de Robert le Magnifique, le Libéral, duc de Normandie, son fils Guillaume le Conquérant lui succède. Guillaume le Conquérant, successivement connu sous les noms de Guillaume le Bâtard, Guillaume II de Normandie, Guillaume le Conquérant et enfin Guillaume Ier d'Angleterre, fils illégitime de Herleva (ou "Arlette") et de Robert le Magnifique. Il naquit à Falaise, Normandie.

 

 

Il appartient à la sixième génération des ducs de Normandie depuis Rollon. Il est marié avec Mathilde de France en 1051. L'année 1066 est une date importante de l'histoire de l'Angleterre. Cette année-la, Guillaume avec 7000 hommes environ conquit l'île, emporte la victoire d'Hastings sur le roi Harold II d'Angleterre. Il devient roi à son tour. Il est connu alors sous le nom de "Guillaume le Conquérant". 

 

 

Bâtard, enfant né hors mariage, d'une concubine ou d'une favorite. Il n'a aucun droit sur l'héritage de son père, à moins d'être reconnu par ce dernier dans une lettre de légitimation. De nombreux rois de France reconnaissent leurs bâtards : Henri IV légitime les enfants qu'il a eus avec sa favorite Gabrielle d'Estrées, Louis XIV ceux de Mademoiselle de La Vallière et de Madame de Montespan, etc. La bâtardise, dont Guillaume le Conquérant ne se cache pas, n'est pas perçue comme une honte.

 

 

 

 

► 1035 Avènement au duché de Normandie de Guillaume le Bâtard, plus connu sous le nom de Guillaume le Conquérant, né en 1027, fils du duc Robert le Diable ou le Magnifique.

 

 

 

► 1035 Quelques seigneurs Normands contestent l'autorité de Guillaume le Conquérant.

 

 

 

► 1035 12 novembre Les Saxons prennent l'Angleterre aux Danois. Le roi Knud le Grand meurt en Angleterre. Avec lui s'éteint la dynastie danoise qui régnait sur le royaume anglais depuis 1017. Son immense empire, le Danemark, la Norvège et l'Angleterre est partagé en trois. Les Saxons prennent le pouvoir jusqu'à l'arrivée de Guillaume le Conquérant en terre britannique en 1066. Knud Ier le Grand (994/995 - 12 novembre 1035) est roi d'Angleterre, de Danemark et de Norvège, gouverneur et seigneur du Schleswig et de Poméranie.

 

 

 

► 1037 à 1123 - naissance et mort de Omar Khayyam. Poète et mathématicien persan. Né d'un père fabricant de tentes, Omar Khayyâm, devient célèbre, dès 1074, comme mathématicien en Orient. Il vécut sous l'occupation turque en Perse (Iran actuel) au XIIe siècle, époque où les plus grands érudits en mathématiques et en médecine venaient d'Orient: il eut pour prédécesseurs Al-Khwarizmi et Ibn Sina, dit Avicenne.

 

 

Ses brillantes études lui permirent de rédiger divers ouvrages d'algèbre, arithmétique et musique qui contribuèrent à sa renommée de son vivant. Entre autres, il est l'auteur d'un traité sur les équations cubiques avec les solutions trouvées géométriquement par l'intersection de sections coniques, et il réussit à approximer la durée d'une année à 365,24219858156 jours. Omar Khayyâm, géomètre de renom, est aussi l'auteur d'un traité de physique sur les métaux précieux.

 

 

 

► 1040 vers - 'Vie de Saint Alexis'; commencement de l'ancien français. La Vie de saint Alexis, que l'on peut dater des environs de 1040-1045, fut un grand succès de son époque. Elle a été conservée par cinq manuscrits du XIe siècle, qui tous sont altérés, puis a fait l'objet de trois remaniements aux XIIe et XIIIe siècles. Ce poème de 625 vers, soit 120 strophes de 5 décasyllabes assonancés, se caractérise par sa construction très élaborée. Alexis, fils d'un riche romain, quitte la maison de son père et sa femme le soir de ses noces, pour vivre en ermite mendiant.

 

 

Il vit en Orient pendant de longues années, et revient méconnaissable. Dans sa propre maison, il est logé comme un chien sous l'escalier, en butte aux mauvais traitements des domestiques, et se nourrit de rebuts. Avant de mourir, il rédige son histoire sur un papier que seul le Pape parvient à lui arracher après sa mort. La vérité éclate et provoque miracles et conversions : le poème se termine sur l'affirmation du bonheur céleste de ce saint et l'assurance de son intercession en faveur des siens et de tous les hommes. Ce récit de la légende du "pauvre sous l'escalier" dont la vocation est hagiographique est aussi l'un des premiers textes romanesques de la littérature française : c'est une fiction assez complexe, qui comporte de nombreuses situations narratives, se déroule dans des espaces variés (Rome, l'Orient), et son personnage principal est défini psychologiquement avec soin.

 

 

Saint Alexis de Rome ou l'Homme de Dieu est mort en 412. Fête le 17 mars en Orient et le 17 février en Occident. (10 juillet). Sa vie est connue par une Vie de saint Alexis, du XIe siècle. Selon la légende, Alexis, fils d'Euphémien et d'Agalé, serait un patricien romain, fiancé à une femme vertueuse qu'il convainc, le soir de ses noces, de renoncer au mariage. Il se serait embarqué vers la Syrie du Nord (actuelle Turquie) pour arriver à la ville d'Édesse (Urfa), où il se fit mendiant. Il revint dix-sept ans plus tard à Rome et fut hébergé par son père qui ne l'avait pas reconnu. Il vécut sous un escalier pendant dix-sept ans, et, à sa mort, ses parents furent prévenus par une voix céleste. Selon une autre version de la légende, il mourut en mendiant à l'hôpital d'Édesse, et révéla, avant de mourir, qu'il était d'une famille noble romaine et qu'il avait fui le mariage pour se consacrer à Dieu.

 

 

 

► 1041 Établissement, à l'instigation des évêques, de la Trêve de Dieu, instituée dans le but de réduire les guerres privées et de protéger les gens sans défense contre les brutalités et les exactions des hommes de guerre: elle interdisait tout acte de violence entre le mercredi soir et le lundi matin. Inutile de dire que cette généreuse institution ne fut pas toujours appliquée. La Chevalerie fut instituée à la même époque, aussi à l'instigation de l'Église, pour faire respecter la Trêve de Dieu et protéger les faibles. La Trêve de Dieu et la Chevalerie eurent une action indéniablement bienfaisante sur les idées et les moeurs de la féodalité.

 

 

 

► 1043 Apparition en France du mal des Ardents, fléau épidémique, sorte de lèpre qui sévit pendant deux siècles.

 

 

 

► 1047 Victoire des troupes de Guillaume le Conquérant et Henri Ier contre les barons rebelles à Val-les-Dunes. Alors qu'il n'est encore surnommé que Guillaume le Bâtard, Guillaume Premier de Normandie profite de son accession à la majorité pour affronter les rebelles ligués contre lui depuis la mort de Robert le Magnifique. Ayant déjà échappé à une tentative d'assassinat, Guillaume reçoit le soutien d'Henri Premier, puis de Raoul Taisson, ancien conjuré, pour défaire les vassaux au Val-de-Dunes.

 

 

La victoire est sans appel et ne laisse pas de place à la pitié pour les perdants dont nombres se noient dans l'Orne. Le règne du futur Guillaume le Conquérant sur l'ensemble de la Normandie peut alors commencer. La bataille de Val-les-Dunes opposa en 1047 le jeune duc de Normandie Guillaume le Conquérant dit le Bâtard, aidé de son suzerain le roi Henri Ier de France, à une coalition de barons normands rebelles.

 

 

 

► 1050 Les Chinois inventent l'imprimerie à caractères mobiles (en bois)

 

 

 

► 1050 17 mai Mort de Guido d'Arezzo. Le théoricien de la musique Guido d'Arezzo s'éteint et lègue à l'occident une notation musicale plus avancée. On lui doit notamment le nom des notes (ut, ré, mi, fa, sol, la, si) fondé sur l'hymne à Saint Jean en latin, ainsi que la portée musicale telle qu'elle est encore en vigueur, etc. Autrement dit, il apparaît comme le véritable initiateur du solfège. Guido d'Arezzo est un moine bénédictin italien, né vers 990 et mort après 1033, d'après certaines sources le 17 mai 1050.

 

 

Guido d'Arezzo est l'auteur du Micrologus – copié 17 fois jusqu'au XVIe siècle. On lui doit également la main guidonienne sur laquelle sont placées les claves, et qui, dans le domaine du solfège, équivalait à un instrument de musique – elle permettait de visualiser plus facilement les intervalles et de jouer de la musique, même sans instrument. Professeur de musique, il est à l'origine du système occidental de dénomination des notes, basé sur les premiers mots d'un chant religieux latin, l'hymne à saint Jean-Baptiste, attribué à Paolo Diacono (vers 720 - 799)

 

 

 

► 1053 Les armées du roi entrent en Normandie.

 

 

 

► 1053 Mariage de Guillaume le Conquérant et de Mathilde de Flandre. Malgré l'opposition du Pape, Guillaume de Normandie et Mathilde de Flandre décident de se marier. Au-delà de l'intérêt politique, Guillaume et Mathilde étaient également mus par l'amour. Toutefois, leur consanguinité au cinquième degré était un facteur discriminant aux yeux du Pape Léon IX. Pour ne pas s'aliéner l'Église, ils construiront à Caen deux superbes abbayes : l'abbaye de la Sainte-Trinité, dite Abbaye aux dames et l'abbaye Saint-Etienne, dite Abbaye aux hommes.

 

 

Elles recevront respectivement les tombeaux de Mathilde et de Guillaume. Mathilde de Flandre (née vers 1032, décédée le 2 novembre 1083 à Caen), duchesse de Normandie (1052-1087) et reine d'Angleterre (1066-1087). Elle était la fille de Baudouin V (v. 1012-1067), dit Baudouin de Lille, comte de Flandre, et d'Adélaïde de France (1009-1079), comtesse de Corbie, et donc par sa mère, petite-fille du roi de France Robert II.

 

 

 

► 1054 Défaite de Henri Ier à Mortemer face à Guillaume le Conquérant, duc de Normandie, mettant fin à sa tentavive de conquête de la Normandie.

 

 

 

► 1054 14 juillet, le pape Léon IX est excommunié par le patriarche de Constantinople, Michel Cérulaire, qui est lui-même excommunié à Sainte-Sophie par le légat du pape, Humbert de Moyenmoutier. Ces excommunications réciproques consacrent ainsi le Grand Schisme d'Orient ou Schisme Est-Ouest, rupture entre l'Église catholique et l'Église orthodoxe. Les raisons de cette rupture sont à chercher tant du côté des divergences doctrinales et lithurgiques qui couvaient entre les deux Églises depuis le VIIIe siècle, que du côté des rivalités politiques entre Rome et Constantinople, l'Empire byzantin étant devenu la première puissance du monde médiéval.

 

 

Jusqu'à ce jour, chacune prétend être l'unique Église catholique, déniant ce titre à l'autre, même si les relations se sont partiellement détendues au XXe siècle dans un effort d'oecuménisme. L'Église catholique romaine est la principale religion du monde et la branche la plus importante du christianisme. Elle se définit comme "une" (en elle substiste l'unique institution fondée par le Christ pour y rassembler le peuple de Dieu), "sainte" (par son lien unique avec Dieu, d'"Épouse du Christ"), "catholique" (répandue par toute la terre et portant l'intégralité du dépôt de la foi) et "apostolique" (fondée par les apôtres et poursuivant leur mission).

 

 

Les catholiques romains sont les chrétiens baptisés dans cette Église. Un des traits qui les caractérise est la reconnaissance de l'autorité du pape, à la fois en tant qu'évêque de Rome et en tant que successeur direct de Pierre. L'épithète "romain" les distingue d'autres formes de catholicisme apparues au cours de l'histoire récente, même si eux-mêmes se dénomment simplement "catholiques". Les Églises orthodoxes sont les Églises chrétiennes nées ou fondées dans l'antique zone de culture grecque, c'est-à-dire dans la zone orientale du bassin de la Méditerranée.

 

 

Ce groupe d'Églises partage une compréhension, un enseignement et des offices d'une grande similitude avec un fort sentiment de se considérer les unes les autres comme les parties d'une seule Église. La Bible et la Liturgie sont lues dans les langues nationales actuelles ou anciennes. Le schisme d'Orient est la séparation entre l'Église d'Occident et l'Église d'Orient, traditionnellement placée en 1054. Elle est l'aboutissement de nombreuses décennies de conflits et de réconciliations entre les deux Églises. Le schisme a pour origine le souci de la Papauté d'uniformiser les rites dans la partie sud de l'Italie, récemment conquise par les Normands sur les Byzantins.

 

 

Il se heurte à l'opposition du patriarche de Constantinople, Michel Cérulaire (Keroularios), tout aussi soucieux de les uniformiser dans le domaine du patriarcat de Constantinople. La pierre d'achoppement est l'usage du pain non levé en Occident, mais notons aussi comme autres points de litige la discipline du jeûne des latins, le baptême réduit par les Latins à une simple immersion (3 pour les grecs), l'absence d'une épiclèse avant le récit de l'institution, la prière eucharistique de la messe latine, le célibat ecclésiastique ainsi que le port de la barbe chez les clercs. Suit un échange de lettres maladroites où est soulevée l'oecuménicité du patriarcat de Constantinople, alors que l'empereur Constantin IX est partisan d'une alliance avec Rome et se veut conciliant. L'oecuménisme, dans son sens actuel, est le mouvement qui préconise l'union de tous les chrétiens en une seule Église, il vise donc la réunion de toutes les Églises chrétiennes.

 

 

 

► 1055 Rattachement du comté Sens au domaine royal.

 

 

 

► 1057 15 août : Le roi d'Écosse Macbeth est tué au cours de la bataille de Lumphanan par Malcolm III Canmore, fils du roi Duncan Ier, dont il estimait que Macbeth avait usurpé la couronne. (Fin du règne de Malcolm III en 1093). Macbeth Ier d'Écosse (né v. 1005 - mort le 15 août 1057, à la bataille de Lumphanan) fut roi d'Écosse à partir de 1040 jusqu'à sa mort.

 

 

Le règne du Picte Macbeth, qui succéda par la force en 1040 au Scot Duncan Ier, avant d'être, dix-sept ans plus tard, vaincu et renversé à son tour par le fils de Duncan, Malcolm III Canmore nous est surtout connu par la tragédie de Shakespeare et l'opéra de Verdi, qui ont rendu célèbre cette histoire, finalement assez anecdotique, avec laquelle, d'ailleurs, Shakespeare a pris de grandes libertés.

 

 

 

► 1058 Nouvelle défaite d'Henri Ier face à Guillaume le Conquérant, duc de Normandie.

 

 

 

► 1059 -  23 mai Henri Ier fait sacrer Philippe son fils, à Reims.

 

 

 

► 1060 -  4 août Mort de Henri Ier à Vitry-aux-Loges, son fils Philippe Ier lui succède. Henri Ier meurt à Vitry-aux-Loges. Durant son règne son autorité a été affaiblie par trop de guerres et il a perdu la Bourgogne acquise si chèrement par son père. Son fils Philippe Ier lui succède.

 

 

 

► 1060 PHILIPPE Ier (1060-1108)

 

 

 

► 1060 Philippe Ier. Fils ainé de Henri Ier et Anne de Kiev, Philippe est associé au trône en 1059 et devient roi en 1060. Il a 8 ans, c'est son oncle Baudouin V comte de Flandre qui assure la régence sous le nom de Marquis de France. Il épouse tout d'abord Berthe de Hollande (1071) et tombe amoureux de la femme du comte d'Anjou (Bertrade de Montfort, femme de Foulque IV le Réchin), il répudie Berthe en 1091 prétextant un lien de parenté et enlève Bertrade à son mari ce qui lui vaut d'être excommunié par le pape Urbain II en 1094.

 

 

Il ne se sortira de cette situation, après avoir longtemps fait la sourde oreille, qu'en s'humiliant devant Pascal II en 1105. En 1066, Guillaume le Conquérant duc de Normandie avec la bénédiction du pape, conquiert l'Angleterre. Il a bénéficié de l'aide de nombreux contingents d'autres provinces et notamment de Eudes III comte de Troyes. Ce dernier ne reviendra jamais en France il se verra confié les comtés d'Aumale et de Holderness. Devant le danger que représente la puissance de Guillaume le Conquérant, le roi de France, Philippe Ier, incite le fils de Guillaume, Robert Courteheuse, à se révolter contre son père (1078) mais ils sont vaincus.

 

 

Guillaume le Conquérant envahit le Vexin mais Philippe Ier est sauvé par la mort de Guillaume en 1087. Malgré les intrigues de sa belle mère Bertrade de Montfort qui le déteste, le premier fils de Philippe Ier, Louis (futur Louis VI le Gros), sera adoubé chevalier en 1097 et sera associé au trône en 1100. Louis mène des expéditions victorieuses contre des seigneurs pillards, Bouchard de Montmorency, Mathieu de Beaumond, Ebles de Roucy, Léon de Meung, Humbaut de Sainte Sévère et fait raser le château de Monthléry dont la puissance inquiétait son père. Ses problèmes avec la religion ont empêché Philippe Ier de participer à la première croisade mais il saura jouer des problèmes des participants, (décès, besoins d'argent) pour agrandir le domaine par le Gatinais, le Vexin, Bourge et Corbie. Il meurt en 1108.

 

 

 

► 1060 Avènement de Philippe Ier, fils de Henri Ier et d'Anne de Russie, né en 1052. Indolent et ami des plaisirs, ce roi ne prit que peu de part aux grandes choses qui s'accomplirent sous son règne. Âgé seulement de huit ans à la mort de son père, il régna d'abord sous la tutelle de Baudouin V, comte de Flandre. Il eut, comme Robert le Pieux, maille à partir avec le Saint-Siège à propos de ses mariages. En effet, il avait épousé Berthe, fille de Florent, comte de Hollande, et il la répudia pour vivre avec Bertrade de Montfort, femme de Foulques, comte d'Anjou, qu'il avait enlevée. Il fut pour ces faits excommunié. Baudouin V de Flandre, dit Baudouin 'le Pieux' ou Baudouin 'de Lille' (vers 1012 à Arras - 1er septembre 1067) est comte de Flandre de 1036 à 1067. Marié à Adèle de France, fille du roi Robert II de France, il est donc beau-frère de Philippe Ier de France.

 

 

 

► 1060 Construction de l'église Saint-Marc à VeniseLa Basilique Saint-Marc est la plus importante église de la ville de Venise. Située sur la place Saint-Marc, adjacente et reliée au Palais des Doges, elle est un remarquable exemple d'architecture byzantine. À partir du XIe siècle, l'église est remodelée sur le modèle de l'église des Saints-Apôtres à Constantinople et adopte le plan en forme de croix grecque.

 

 

 

► 1061 Les Normands commandés par Robert Guiscard défont les Zirides à Messine et s'installent en Sicile. Robert Guiscard - "l'Avisé" - (Roberto D'Altavilla - il Guiscardo en italien), né vers 1015 (après l'an 1020 selon d'autres sources), est le plus remarquable des aventuriers normands issus du duché de Normandie. A partir de 1057, il commence la conquête de l'Italie du Sud, principalement sur les Byzantins, avant d'entamer celle de la Sicile musulmane à partir de 1061, en compagnie de son frère cadet Roger. 

 

 

Le baronnage italo-normand correspond à la noblesse originaire du duché de Normandie qui s'est implantée d'abord en Italie méridionale à partir de la première moitié du XIe siècle, puis en Sicile, conquise par les Normands de 1061 à 1091, à partir de la seconde moitié du XIe siècle. Si de nombreuses familles de cette noblesse italo-normande sont issues de la noblesse du duché normand, certaines de ces familles sont issues de simples aventuriers normands sans fortune, de cadets de famille sans grand avenir en Normandie, de bannis, de mercenaires, de brigands, etc.

 

 

 

► 1066 5 janvier Mort d'Édouard le Confesseur, roi d'Angleterre, cousin de Guillaume le Conquérant duc de Normandie. À la mort de son cousin Édouard le Confesseur, roi des Anglo-Saxons, en janvier 1066, Guillaume revendique son trône, affirmant qu'Édouard, sans enfant, l'a désigné comme héritier lors d'une visite que Guillaume lui fait (probablement en 1052), et qu'Harold II d'Angleterre le lui a promis lorsque Guillaume le fait chevalier. Harold s'estime plus tard dégagé de sa promesse, arguant que Guillaume l'a trompé en le faisant jurer sur des reliques d'un saint dissimulées sous un livre.

 

 

Guillaume, fin politique, profite de ce fait pour obtenir l'excommunication de Harold par le pape Alexandre II. (Ethelred II d'Angleterre se maria avec Emma de Normandie, en 1002, et lui donna trois fils, dont Édouard le Confesseur, qui régna de 1042 à 1066. Le petit-neveu d'Emma de Normandie, Guillaume le Conquérant, utilisera plus tard cette union comme argument lui permettant de prétendre au trône.) Édouard le Confesseur (env. 1004 - 5 janvier 1066), fils d'Ethelred II le Malavisé, fut l'avant-dernier souverain à avoir régné sur l'Angleterre avant la prise du pays par Guillaume le Conquérant. Il mourut sans avoir de descendance. Guillaume le Conquérant (son cousin) - son successeur désigné - et Harold II d'Angleterre (son beau-frère) se firent la guerre pour pouvoir accéder à cette couronne. Il mourut en 1066, à l'abbaye de Westminster, qu'il avait lui-même fondée sur les ruines d'un ancien monastère.

 

 

 

►1066 6 janvier Harold se fait proclamer roi d'Angleterre. Harold II d'Angleterre, Harold Goswinson ou Harold II d'Angleterre (1022 - 14 octobre 1066) fut le dernier des rois saxons d'Angleterre. Il régna entre le 5 janvier et le 14 octobre 1066 et fut tué à la bataille de Hastings.

 

 

 

► 1066 10 septembre La flotte de Guillaume le Conquérant prends la mer et jette l'ancre à Saint Valéry.

 

 

 

► 1066 28 septembre Guillaume le Conquérant quitte la Normandie à la tête de 700 navires et 14 000 hommes.

 

 

 

► 1066 29 septembre Débarquement des armées normandes sur les côtes d'Angleterre. Les 650 navires de Guillaume duc de Normandie débarquent dans la baie de Penvensey en Angleterre. Après la victoire d'Hastings (le 14 octobre 1066), où l'armée du roi Harold II d'Angleterre sera défaite, Guillaume le Conquérant deviendra roi d'Angleterre.

 

 

 

► 1066 Conquête de l'Angleterre par les Normands dirigés par Guillaume le Conquérant. Guillaume prétendait avoir des droits sur l'Angleterre en vertu d'un testament d'Édouard le Confesseur. Il prit ce prétexte pour faire une descente en Angleterre. A la bataille d'Hastings, il battit le roi Harold II d'Angleterre, qui fut tué, touché à l'oeil.. Guillaume établit sa souveraineté sur le pays et le distribua en fiefs entre ses compagnons. Cette conquête fut une des causes des longues guerres qui eurent lieu entre l'Angleterre et la France.

 

 

 

► 1066 14 octobre Guillaume le Conquérant remporte la bataille de Hastings contre Harold II d'Angleterre qui y trouve la mort. Guillaume de Normandie dit le "bâtard" débarque en Angleterre avec 4000 hommes dans le but de détrôner le Roi Harold II d'Angleterre. Il remporte une éclatante victoire et envahi le pays. Guillaume, descendant du viking le Duc Rollon, est un digne héritier du trône d'Angleterre. Il se dispute le titre avec le roi de Norvège et Harold, le comte de Wessex. Celui-ci meurt dans la bataille touché par un archer normand.

 

 

Guillaume sera alors proclamé roi d'Angleterre sous le nom de William. Après sa mort il est surnommé Guillaume "le conquérant". La bataille d'Hastings sera immortalisée dans l'une des 58 scènes de la tapisserie de Bayeux réalisée entre 1066 et 1077. Bataille de Hastings, prétendant au trône d'Angleterre, Guillaume le Conquérant dit "le Bâtard", duc de Normandie, débarque à Pevensey le 28 septembre 1066 et prend ses quartiers dans la ville de Hastings. Il attend le résultat des affrontements au nord à York entre les deux autres candidats : Harold Godwinson, comte de Wessex, autoproclamé roi (Harold II d'Angleterre) et Harald Hardraada, roi de Norvège.

 

 

La victoire de Stamford Bridge est revenue à Harold, qui apprend le 2 octobre le débarquement normand. En catastrophe, il lève le maximum de troupes. Le 11 octobre, il quitte Londres où il avait rassemblé ses forces. Le 13, Guillaume est averti de la proximité d'Harold II d'Angleterre et met ses forces en alerte. Le 14 octobre 1066, les deux armées se mettent en mouvement et les Saxons prennent position sur la colline de Santlache que les Normands rebaptiseront Senlac qui correspond sans doute à la petite ville touristique actuelle de Battle, à six miles au nord de Hastings, loin de la côte. 

 

 

Le baronnage anglo-normand correspond principalement à la noblesse du duché de Normandie qui a reçu des terres en Angleterre à partir du temps de Guillaume le Conquérant après la bataille de Hastings d'octobre 1066. Comme les Varègues dans la Russie kiévienne des IXe au XIe siècles, il s'agit d'une noblesse d'origine étrangère vis-à-vis d'une population autochtone largement majoritaire, anglo-saxonne et danoise notamment en ce qui concerne l'Angleterre.

 

 

Ses membres ont pour origines, essentiellement les tenants-en-chef de la principauté normande, et souvent des Normands issus de la famille ducale (Rollonides) mais également des nobles issus des contingents mercenaires extérieurs. En effet, en plus des Normands, de nombreuses troupes de mercenaires arrivant de régions même de pays divers participent à la conquête normande de l'Angleterre : des (Bretons, des Flamands, des Picards, des Angevins, des Manceaux, des Poitevins, et des Bourguignons, jusqu'à des Germains et des Normands d'Italie, attirés par l'appât du gain, à la recherche de butin et, pourquoi pas, même de terres pour rester définitivement en pays conquis.

 

 

 

► 1066 - 25 décembre Guillaume le Conquérant est couronné roi d'Angleterre à Westminster. Suite à la victoire d'Hasting, Guillaume le Conquérant accède au pouvoir suprême en Angleterre en se faisant couronner à l'abbaye de Westminster. Il introduit ainsi un geste qui va devenir une tradition monarchique anglaise. Cependant, le nouveau royaume anglo-normand doit encore faire face à des difficultés : la conquête de l'Angleterre ne sera achevée qu'en 1070. La situation de ce royaume est de surcroît très particulière : roi d'Angleterre, Guillaume n'en reste pas moins un vassal du roi de France pour les territoires normands. Ce dernier, Philippe Ier, devient alors l'adversaire le plus important de Guillaume, d'autant plus que les Capétiens n'apprécient guère l'avènement du puissant royaume anglo-normand.

 

 

 

► 1066 conquête de l'Angleterre par les Normands et diffusion de la langue d'oil parmi les élites et particulièrement dans l'administration et le droit (de 1327 à 1485 le français domine largement)

 

 

 

►1066 Dernière invasion : aux IXème / XIème siècles, les Vikings, ou Normands (= hommes du Nord : ils viennent de Scandinavie). Ils pillent et détruisent beaucoup [ils ont des techniques supérieures : le drakkar, voilier rapide à faible tirant d'eau ; l'étrier pour la cavalerie ; les princes en place résistent peu et payent beaucoup] ; les germains, eux, avaient pour but de profiter de l'Empire romain plutôt que de le détruire. Les Normands enfin s'installent dans ce qui deviendra le duché de Normandie, et s'assimilent par leurs mariages et leurs descendances, mais en formant une aristocratie turbulente.

 

 

[à noter qu'aux alentours de l'an 1000, le viking Erik le Rouge aborde au Groenland, donc découvre l'Amérique...] En 1066 (XIème s.), Guillaume le Conquérant part à la conquête de l'Angleterre ; il y implante le "français" dans la noblesse (francien = dialecte de la langue d'Oïl qui deviendra le français ; terme inventé fin XIXème). Le mélange linguistique donne le dialecte anglo-normand, dialecte de langue d'Oïl parlé des deux côtés de la Manche ; ce sera la langue des rois de Grande Bretagne jusqu'à la fin du XIVème, début du XVe siècle (c'est leur langue maternelle !), la langue officielle de la monarchie anglaise, utilisée par l'Administration, les tribunaux, l'Église, l'Université, le Parlement.

 

 

On trouve par exemple des devises en cette langue : "Dieu et mon droit". Exemples de mots français implantés en Grande Bretagne : charity, council, duke, mutton, rich... En français, on trouve quelques mots d'origine scandinave ; dans le vocabulaire de la mer : turbot, hauban... ; des toponymes en -tot (toft = ferme, puis village) en Normandie (Yvetot). Les Normands envahisseurs et pillards n'avaient pas amené de femmes avec eux, et se francisèrent dès la 2nde génération.

 

 

 

► 1071 Défaite de Philippe Ier, intervenant dans les affaires de Flandre, à Mont-Cassel face au comte de Flandre. Robert le Frison, comte de Flandre écrase l'armée franco-anglaise du roi Philippe Ier et d'Arnoul III de Flandre dans les Flandres à la bataille du mont Cassel avec le soutien de l'empereur germanique. Robert le Frison, Robert Ier de Flandre dit Robert le Frison (vers 1031 - octobre 1093, château de Winendale), fils cadet du comte Baudouin V et d'Adèle de France. Il est comte de Flandre de 1071 à 1093.

 

 

 

► 1071 - 19 août La défaite des Byzantins à Manzikert. L'empereur byzantin Romain IV Diogène essuie une cuisante défaite contre les Seldjoukides. Il tentait alors de reconquérir la forteresse de Manzikert, située non loin du lac de Van, en Arménie. Cette défaite permettra aux armées turques de s'emparer de quasiment toute l'Asie Mineure. Sept années plus tard, les Seldjoukides prendront Jérusalem, rendant les pèlerinages chrétiens de plus en plus difficiles. Ce sera sans doute l'une des causes de la première croisade, lancée en 1095Les Seldjoukides, Seljoukides ou Saljûqides sont les membres d'une tribu d'origine turque qui a émigré du Turkestan vers le Proche-Orient avant de régner sur les actuels Iran et Irak ainsi que sur l'Asie mineure entre le milieu du XIe siècle et la fin du XIIIe siècle.

 

 

 

► 1071 à 1127 - naissance et mort de Guillaume IX de Poitiers. Poète. Guillaume IX de Poitiers surnommé le Troubadour, comte de Poitiers sous le nom de Guillaume VII et duc d'Aquitaine et de Gascogne de 1086 à sa mort. Il fut également l'un des premiers poètes en langue vernaculaire occitane. Il succède à son père Guillaume VIII à l'âge de 15 ans, ce qui lui vaut le surnom de Guillaume le Jeune au début de son règne.

 

 

 

► 1073 Début du pontificat de Grégoire VII (fin en 1086). Il succède à Alexandre II. Hildebrand, réformateur est porté au pontificat par la vague populaire (réforme grégorienne). Grégoire VII, Hildebrand (vers 1020/1030–1085), originaire de la Toscane, devient pape sous le nom de Grégoire VII. Hildebrand se trouve dès avant 1050 dans l'entourage des papes réformateurs, qui l'envoient à plusieurs reprises comme légat pour veiller à l'application de leurs décisions.

 

 

Il est l'un des proches collaborateurs d'Alexandre II et lui succède en juin 1073. Son pontificat est dominé par deux desseins, dont la réalisation constitue la réforme dite grégorienne bien qu'il n'en soit pas le seul artisan : lutter contre le trafic des bénéfices et notamment des évêchés, et mettre fin au scandale dû à la situation des prêtres ou évêques mariés et en mal de pourvoir leurs enfants. S'appuyant sur des princes pourtant simoniaques comme Philippe Ier ou Guillaume le Conquérant, il parvient à réduire les prérogatives de la féodalité et à mettre en place un épiscopat moins étroitement tenu dans le réseau des fidélités séculières.

 

 

 

► 1073 à 1083 - La broderie de la reine Mathilde à Bayeux. La tapisserie de Bayeux, aussi connue sous le nom de tapisserie de la reine Mathilde, semble avoir été commandée par Odon de Bayeux, demi-frère de Guillaume le Conquérant. Elle décrit les faits relatifs à la conquête de l'Angleterre en 1066. Elle détaille les événements clés de cette conquête, notamment la bataille de Hastings. Il faut toutefois noter que près de la moitié des images relatent des faits antérieurs à l'invasion elle-même. Bien que très favorable à Guillaume le Conquérant, la tapisserie de Bayeux a une valeur documentaire inestimable pour la connaissance du XIe siècle normand et anglais : elle nous renseigne sur les vêtements, les châteaux, les navires, les conditions de vie de cette époque par ailleurs assez obscure.

 

 

 

► 1075 Par le Dictatus papae, Grégoire VII proclame l'évêque de Rome chef absolu de l'Église ; Décret de Grégoire VII interdisant aux évêques de recevoir leur charge des mains d'un laïc : Un recueil de 27 propositions, les Dictatus papae, définit les pouvoirs du pontife et justifie son programme : seul le pape a, par le Christ, un pouvoir absolu et universel. Maître de l'Église, il est au dessus de tous les princes laïcs qu'il peut déposer s'ils ne respectent pas les droits de Dieu et de l'Église.

 

 

Le décret n'est publié par les princes, qui y voient une atteinte à leur autorité, ni en Angleterre, ni en Espagne, ni dans le Saint Empire. En France, le légat Hugues de Die peut épurer l'épiscopat, malgré l'opposition de Philippe Ier et de la noblesse. Le Dictatus papae est un ensemble de 27 propositions, publié en 1075 par le pape Grégoire VII, pape qui donna son nom à la Réforme grégorienne. C'est une oeuvre majeure du droit canonique au Moyen Âge, qui vise à établir la monarchie absolue du Christ sur l'ensemble du monde (dominium mundi), et donc celle de son vicaire, le pape. C'est ce qu'on appelle la théocratie.

 

 

 

► 1076 - 24 janvier : Synode de Worms à propos de la succession archiépiscopale de Milan, qui dépose le pape Grégoire VII : début de la Querelle des Investitures. La Querelle des Investitures est le nom donné au long conflit qui opposa la papauté et l'Empire entre 1076 et 1122. Elle tire son nom de l'investiture des évêques. Depuis les Othoniens, l'Empire avait le contrôle total sur l'Église, allant même jusqu'à demettre plusieurs papes.

 

 

Cependant dans la dynamique de la réforme grégorienne, le pape Grégoire VII, élu en 1073, malgré l'opposition impérale, ne tarde pas à revendiquer l'investiture, droit jusqu'alors impérial. En réaction, à la diète de Worms (1076), l'empereur Henri IV du Saint-Empire fait prononcer la déposition du pape. Celui-ci ne se démonte pas et prononce la déchéance et l'excommunication de l'empereur. Des princes allemands, en désaccord avec l'empereur, profitèrent de la situation et s'assemblèrent à Tribur au prétexte de régler la déchéance de l'Empire.

 

 

Menacé, l'empereur est contraint de demander une entrevue avec le pape à Canossa, il se présente en pénitent, mais les deux premiers jours (26 et 27 janvier 1077), le pape refuse de le recevoir et ne le reçoit que le 28 janvier. Cette entrevue ne règle cependant pas la question. Le 15 mars 1077, des princes allemands, avec l'accord tacite du pape, élisent Rodolphe de Souabe. En 1081, ils éliront Hermann de Salm. De son côté le pape interdit en 1078 toute investiture laïque portant sur des bénéfices et fonctions ecclésiastiques. En 1080, il excommunie à nouveau l'empereur. Ce dernier réunit un synode qui dépose le pape et élit un antipape, Clément III. En 1084, Henri IV du Saint-Empire entre dans Rome et se fait couronner par Clément III.

 

 

En 1088, à la mort d'Hermann de Salm, aucun antiroi n'est élu pour lui succéder. Henri IV du Saint-Empire n'est cependant pas au bout de ses difficultés, entre 1093 et 1097, son fils Conrad de Basse-Lotharingie lui interdit tout retour en Allemagne, sa femme Praxède, puis son second fils, le futur Henri V du Saint-Empire, l'abandonnent. Il meurt en 1106, étant toujours excommunié il ne recevra une inhumation religieuse qu'en 1111. Après avoir brièvement désigné un nouvel antipape, en 1118, Henri V finit par s'accorder avec la papauté par le Concordat de Worms en 1122, qui décida de la double investiture, réservant l'élection à l'Église.

 

 

 

► 1076 - 14 février : Le pape excommunie et dépose l'empereur romain germanique Henri IV du Saint-Empire, ce qui déclenche la rébellion de ses vassaux, libérés de leur serment de fidélité.

 

 

 

► 1077  25-28 janvier : Affaire de Canossa où l'empereur germanique Henri IV du Saint-Empire, isolé, implore son pardon devant le pape Grégoire VII, qui accepte son repentir, après l'avoir fait patienter trois jours dans la cour du château de Mathilde de Toscane. "L'empereur s'est rendu à Canossa sur les genoux". L'expression "aller à Canossa" désigne depuis le fait d'aller s'humilier devant son ennemi. La levée de l'excommunication permet à Henri de triompher des Féodaux révoltés en Allemagne. Mais, il rompt à nouveau avec Grégoire VII, le fait déposer et fait élire l'antipape Clément III (Guibert de Ravenne), qu'il ne réussit pas à imposer hors de l'Empire (1080).

 

 

 

► 1077 Paix entre Philippe Ier et Guillaume le Conquérant, roi d'Angleterre.

 

 

 

► 1078 Les Turcs Seldjoukides délogent de Jérusalem les Arabes Abbassides qui y étaient installés depuis 637. Une période de libre accès à Jérusalem par les pèlerins chrétiens se termine alors. Dans le même temps, vaincus à la bataille de Manzikert en 1071, les Byzantins voient les Turcs s'établir à Nicée en 1078 et y fonder un royaume en 1081. A la fin du XIième siècle, l'empereur Alexis Ier Comnène qui voit son Empire Chrétien menacé par les Turcs demande à plusieurs reprises le secours de Rome contre les Seldjoukides.

 

 

C'est en 1095 que le pape Urbain II, constatant la hargne des chevaliers lors de son séjour estival en France, répond à la demande d'Alexis Ier. Ainsi, il lance un appel à Clermont le 27 novembre 1095 où il prêche le secours à l'empereur Byzantin et la libération de l'Église de Dieu à Jérusalem en promettant aux chevaliers, en l'échange de leur participation à la Croisade, le pardon de leurs pêchés. Il s'agit d'aller au secours des chrétiens d'OrientAlexis Ier Comnène, né en 1048, mort le 15 août 1118, empereur byzantin de 1081 à 1118, troisième fils du curopalate Jean Comnène et d'Anne Dalassène, neveu de l'empereur Isaac Ier Comnène.

 

 

 

► 1079 à 1142 - naissance et mort de Pierre Abélard. Poète, philosophe et théologien scolastique, père de la méthode scolastique avec Alexandre de Hales. Philosophe et théologien, Pierre Abélard crée une oeuvre considérable, qui est le développement de la réflexion critique, de la foi en la raison. Son audience est telle qu'il supplante ses mentors, et se voit proposer les chairs de dialectique et d'écriture sacrée au cloître Notre Dame de Paris, alors qu'il n'est même pas homme d'église. En pleine gloire à 35 ans, il tombe amoureux d'Héloise âgée de 16 ans, et la fait enlever de chez son oncle Fulbert pour l'épouser secrètement. Puis il la rend à son oncle qui la brutalise. Il l'enlève à nouveau et pour se venger, Fulbert paie des écorcheurs qui surprennent Pierre Abélard dans son sommeil et le châtre.

 

 

Les coupables sont arrêtes et mutilés, mais Pierre Abélard se fait moine et oblige Héloise à prendre le voile à Argenteuil. Il rédige un traité de théologie sur la Sainte Trinité qui est condamné par l'église. Pierre Abélard est alors emprisonné, et son livre brûlé. Libéré il reprend son enseignement et est à nouveau condamné 26 ans plus tard en 1140, par Bernard de Clairvaux. Il se voit contraint d'errer de monastère en monastère, accueilli à l'abbaye de Cluny il meurt dans l'anonymat en 1142. 

 

 

Scolastique vient du latin schola, école. Il s'agit d'une philosophie développée et enseignée dans les universités du Moyen Âge, et visant à réconcilier la philosophie antique, et en particulier l'enseignement d'Aristote, avec la théologie chrétienne. Cette réconciliation passe en particulier par la tentative de résoudre les tensions entre philosophie première et théologie (selon Aristote), autrement dit entre une métaphysique générale (philosophie première appelée plus tard ontologie, ou ontosophie) et une science de l'être par excellence (plus tard, métaphysica specialis, la théologie).

 

 

 

► 1080 vers - Apparition des premiers troubadours et trouvèresUn troubadour est un poète, un chanteur, durant le Moyen Âge, en Occitanie, en Catalogne et en Italie. C'est au XIIe siècle que naquit l'amour courtois ("fin amor" en occitan), genre littéraire dont l'invention est attribuée à Guillaume IX de Poitiers, dit le Troubadour (1071-1127). Il fut un modèle pour des générations de trouvères (troubadour a pour équivalent trouvère en langue d'oïl, et Minnesänger (ménestrel) en allemand). Empreint de valeurs héroïques propres à la chevalerie, son fin amor est souvent réaliste et franchement charnel, n'écarte pas l'adultère, mais évoque aussi des sentiments délicats. L'amour courtois se développa pour répondre à des règles très précises, finalement codifiées par plusieurs arrêts pris à la cour d'Aliénor d'Aquitaine.

 

 

 

► 1080 vers - Essor de la chanson de geste. La geste ou chanson de geste désigne un récit versifié (un long poème) en décasyllabes ou, plus tardivement, en alexandrins, assonancés regroupés en laisses (longues strophes de taille variable) relatant des épopées légendaires héroïques mettant en scène les exploits guerriers de rois ou de chevaliers, remontant aux siècles antérieurs. Geste (féminin) est ici à comprendre comme "action d'éclat accomplie". Ce type de récit apparaît à l'aube de la littérature française, vers la fin du XIe siècle.

 

 

Les dernières ont été produites au cours du XVe. Les chansons de geste sont caractéristiques de la littérature médiévale et prennent la suite des grandes épopées de l'Antiquité. Elles sont rédigées en ancien français et, plus précisément dans des dialectes d'oïl. Elles s'opposent à un autre grand genre littéraire médiéval : la poésie lyrique, dont la langue est, cette fois-ci l'occitan. Souvent anonyme, son auteur est un trouvère, qui la destinait à être chantée et accompagnée musicalement, devant un public large, populaire ou noble. Chanson de geste. En latin, gesta signifie exploit. Ainsi, nomme-t-on au Moyen Âge les poèmes épiques relatant les exploits des chevaliers héroïques. La Chanson de Roland en est un admirable exemple.

 

 

 

► 1084 L'empereur romain germanique Henri IV du Saint-Empire dévaste Rome et installe l'antipape Clément III qui le couronne empereur. Henri IV du Saint-Empire, né le 11 novembre 1050 et mort le 7 août 1106, est le roi des Romains de 1056 à 1084, puis empereur romain germanique jusqu'à sa mort en 1106. Il est le fils de l'empereur Henri III et d'Agnès d'Aquitaine.

 

 

 

► 1084 - 24 mars : Sacre de l'antipape Clément III.

 

 

 

► 1084 Robert Guiscard, normand allié de Grégoire VII reprend Rome, mais les pillages provoquent l'hostilité de la population. Grégoire se réfugie dans le sud et meurt à Palerme en 1085. Apparemment vaincu, il a en fait réussi à rendre la papauté indépendante et à faire appliquer en partie la réforme ecclésiastique.

 

 

 

► 1084 Fondation de l'ordre des Chartreux pas Saint-Bruno. L'ordre des Chartreux est un ordre religieux à voeux solennels fondé en 1084 par Saint Bruno aidé de six compagnons, et dont le nom vient du massif de la Chartreuse, au nord de Grenoble où ils se sont d'abord établis. Le premier Chapitre de l'Ordre, réunissant toutes les maisons, se tient en 1140 sous le priorat de Saint Anthelme. C'est donc la naissance officielle de l'Ordre des Chartreux qui prend désormais place à côté des grandes institutions monastiques du Moyen Âge. Saint Bruno, fondateur de l'ordre des Chartreux, né à Cologne en 1030, mort en 1101.

 

 

 

► 1087 Intervention de Philippe Ier dans le différend entre Guillaume le Conquérant et son fils Robert CourteHeuse (en faveur de Robert); il est battu à Mantes. Robert Courteheuse, Robert II de Normandie (vers 1054-1134 emprisonné au château de Cardiff), duc de Normandie de 1087 à 1106. Il était le fils aîné de Guillaume le Conquérant, demandeur sans succès au trône d'Angleterre et participant à la première croisade. Son règne comme duc est notable pour la discorde avec ses frères en Angleterre, qui aboutit finalement à rétablir l'union entre la Normandie et l'Angleterre.

 

 

 

► 1087 Mort de Guillaume le Conquérant près de Rouen. Le dernier homme de l'histoire qui soit parvenu à envahir l'Angleterre, Guillaume le Conquérant, s'éteint à Rouen des suites d'une blessure accidentelle. Décrit comme obèse, le roi se serait blessé à cheval en rentrant de la bataille de Mantes qui l'opposait à Philippe Ier pour le contrôle du Vexin. La petite histoire raconte que le rapatriement et l'enterrement de Guillaume à l'Abbaye-aux-Hommes de Caen furent bien difficiles.

 

 

Un homme se serait opposé au convoi faute de reconnaître la légitimité de Guillaume tandis qu'un incendie à Caen aurait perturbé le cortège. Enfin, au sein de l'Église Saint-Étienne de Caen où repose toujours son tombeau, le peu d'hommes venu lui rendre hommage a dû fuir après que le corps se soit éventré lors de sa mise en terre… Son héritage politique est également mis à mal puisque l'Angleterre et la Normandie sont provisoirement séparées.

 

 

 

► 1090 invention de la boussole (Chine, Arabie). Des boussoles ont été initialement utilisées dans le mysticisme dans l'Antiquité chinoise. L'utilisation du champ magnétique de la Terre fait de cette façon constituait un spectacle. Des flèches ont été fabriquées comme les dés. Ces flèches magnétisées s'alignaient sur le Nord, impressionnant l'assistance. Curieusement, cela a pris un certain temps pour que ce phénomène soit utilisé par les Chinois pour les besoins de la navigation, mais au XIe ou XIIe siècle le procédé était devenu commun. La connaissance de la boussole arrive en Europe au XIIe siècle. Les marins arabes l'ont apparemment apprise des Européens, adoptant son utilisation dans la première moitié du XIIIe siècle.

 

 

 

► 1090 à 1153 - naissance et mort de Saint-Bernard, propagandiste de la foi cistercienne fondateur de l'abbaye de Clairvaux et prédicateur de la II° croisade à Véselay en 1146; fut séduit par la vocation des Templiers (pauvreté, chasteté, obéissance et protection des pèlerins en Terre Sainte). Il rédigea pour une grande partie leur règle en 1128 et écrivit pour les encourager et diffuser leur idéal "la louange de la nouvelle milice" (De laudae novae militiae ad milites templi).

 

 

 

► 1091 Philippe Ier répudie sa femme pour épouser la femme d'un vassal.

 

 

 

► 1092 Philippe Ier épouse Bertrade de Montfort. Bertrade de Montfort (1070-1117). Elle est la fille de Simon Ier de Montfort et d'Agnès d'Évreux. Elle épouse en première noces le comte d'Anjou Foulques IV le Rechin. Mais le roi de France Philippe Ier (fils d'Anne de Kiev et d'Henri Ier) s'éprend d'elle - elle reste en effet célèbre pour sa grande beauté - et répudie sa première femme Berthe de Hollande, pour enlever Bertrade. Elle épouse donc le roi et devient reine en 1092. Ceci crée de vives tensions entre le roi et le pape Urbain II, jusque vers 1104. À la mort de Philippe Ier, en 1108, elle tente de faire monter sur le trône le fils qu'elle a eu de son royal époux et s'oppose ainsi à l'héritier légitime, Louis VI le Gros (fils de Berthe de Hollande). Néanmoins, cette tentative reste vaine et Louis VI accède donc au trône. Les autres enfants de Bertrade ne jouèrent aucun rôle politique

 

 

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► 1093 Saint Anselme, abbé du Bec, est nommé archevêque de Cantorbéry. Il entre en lutte avec Guillaume II le Roux à propos de l'investiture des membres de l'Église conférée par le roi. Il doit s'exiler en Italie. Saint Anselme, Anselme de Cantorbéry ou Saint Anselme est né à Aoste en 1033 (ou 1034 selon les sources) et mort le 21 avril 1109.

 

 

Il est aussi parfois nommé Anselme d'Aoste, ou Anselme du Bec, selon qu'on veut insister sur son origine italienne ou sur sa longue présence en France. Il devint archevêque de Cantorbéry en 1093 avant d'être forcé à l'exil par le roi. Coloman Viola note qu'il "refuse" d'envoyer des hommes du royaume d'Angleterre en Terre Sainte, tout en conseillant par ailleurs à son beau-frère et à ses neveux de participer à ce que l'on appellera plus tard la "croisade". Il composa un grand nombre d'ouvrages sur la théologie et la métaphysique, et eut une large influence sur la théologie et la philosophie de son époque.

 

 

 

► 1094 Fondation du royaume de Portugal. Deux chevaliers de Bourgogne, Henri de Bourgogne et Raymond de Bourgogne, ayant été appelés en Espagne par le roi de Castille Alphonse VI, devinrent ses gendres. Le fils de Henri (Alphonse Henriques) fut roi du Portugal (que les deux frères avaient fondé); le fils de Raymond succéda au roi de Castille. Henri de Bourgogne (1066-1112) fut comte de Portugal depuis 1093 jusqu'à sa mort. Il était le fils d'Henri de Bourgogne, héritier de Robert Ier, duc de Bourgogne et frère de Eudes Ier, duc de Bourgogne.

 

 

Étant le cadet, Henri avait peu de possibilités d'atteindre la fortune et d'obtenir des titres par héritages, et ainsi, il participa à la Reconquista contre les Maures dans la péninsule Ibérique. Il aida le roi Alphonse VI de Castille et Leon à conquérir le royaume de Galice qui comprenait à peu près la Galice moderne et le nord du Portugal. Comme récompense, il reçut la main de la fille d'Alphonse IV, Thérèse de Leon. Il devint ainsi, également, comte de Portugal, un comté qui dépendait à l'époque du royaume de Leon. 

 

 

Raymond de Bourgogne (1059 - 1107) roi de Léon et de Galice en Espagne, fils du comte Guillaume Ier de Bourgogne, frère des comtes Renaud II de Bourgogne, Étienne Ier de Bourgogne et du pape Calixte II... Alphonse VI de Castille, surnommé le Vaillant, né avant juin 1040, mort le 1er juillet 1109, roi de Castille (1065-1109), roi de Leon (1072-1109) à la mort de son frère, roi de Tolède (1085-1109) par conquête et roi de Galice (1090-1109) à la mort de son autre frère. Il était le fils de Ferdinand Ier de Castille, de Leon et Asturies et de Sancha de Leon. La Castille est un ancien royaume du nord de l'Espagne. À la fin du Moyen Âge, le royaume de Castille s'étendait depuis le golfe de Gascogne au nord jusqu'à l'Andalousie au sud et comprenait la majeure partie du centre de la péninsule Ibérique.

 

 

 

► 1094 Excommunication de Philippe Ier par Urbain II, pape. Au Concile d'Autun, Philippe Ier de France, est excommunié par l'évêque Hugues de Die, au nom du pape Urbain II, pour avoir répudié Berthe de Hollande et épousé sa cousine Bertrade de Montfort (bigamie et inceste).

 

 

 

► 1095 25 octobre Bénédiction de l'autel de l'abbaye de Cluny par Urbain II. Urbain II, Eudes de Châtillon ou Odon de Lagery, né à Châtillon-sur-Marne en 1042, mort à Rome le 29 juillet 1099, 157e pape sous le nom d'Urbain II (1088–1099).

 

 

 

► 1095 18 octobre Ouverture du concile de Clermont par Urbain II.

 

 

 

► 1095 18 novembre-27 novembre : Concile de Clermont. Le pape Urbain II, puis Adhémar de Monteil, consacrent le mouvement de la trêve de Dieu et prêchent la première croisade d'Orient qui détourne l'activité belliqueuse des chevaliers. Le moine Pierre l'Ermite prêche la première croisade au concile de Clermont-Ferrand, présidé par le pape Urbain II. Cet appel aux armes de la chrétienté se justifiait par les mauvais traitements que les musulmans, maîtres de la Palestine, faisaient subir à leurs sujets chrétiens et aux pèlerins qui allaient visiter les Lieux saints.

 

 

Le but de l'expédition réclamée par Pierre l'Ermite, et des sept autres croisades qui suivirent celle-là, était donc de libérer les chrétiens d'Asie et les Lieux saints du joug des musulmans, et en occupant ces lointains territoires, de prévenir de nouvelles entreprises des sectateurs de Mahomet contre les nations d'Occident. Les croisades échouèrent à ce point de vue, mais elles eurent pour la civilisation de l'Europe des conséquences indéniablement heureuses. 

 

 

Pierre l'Ermite, né au milieu du XIe siècle, Pierre d'Archères, dit l'Ermite, probablement originaire d'Amiens, avait vraisemblablement parcouru ce que le monde chrétien considérait comme la Terre sainte quand Urbain II proclama la première croisade en 1095. Le motif du pape était que les Turcs qui avaient conquis Jérusalem sur les Arabes Abbassides en 1078, en interdisaient désormais l'accès aux pèlerins chrétiens. De Bourges à Cologne, l'éloquence de Pierre souleva l'enthousiasme de milliers de chrétiens qui se mirent en marche en mai 1096 et atteignirent Constantinople dès la fin de juillet où le mouvement prit encore de l'ampleur.

 

 

 

► 1095 27 novembre Urbain II prêche la première croisade lors du concile de Clermont. Dans son prêche, le pape Urbain II exhorte les chevaliers à partir à la reconquête de la Terre sainte, alors sous le joug des Turcs. La première croisade est lancée.

 



04/02/2021
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