L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

63 - De 1800 (sciences au XIXe siècle) à 1805 (naissance de Alexis de Toqueville)

 

 

 

 

► 1800 - Sciences au XIXe siècle, au XIXe siècle, la science continue à se développer à un rythme soutenu : l'optique moderne voit le jour avec les travaux d'Augustin Fresnel (illustre polytechnicien) ; l'électricité et le magnétisme sont unifiés au sein de l'électromagnétisme par James Maxwell ; le principe des machines à vapeur, qui est au coeur de la Révolution industrielle, est expliqué avec la naissance de la thermodynamique par Nicolas Léonard Sadi Carnot. La biologie connaît également de profonds boulversements avec la naissance de la génétique suite aux travaux de Gregor Mendel, le développement de la physiologie, l'abandon du vitalisme suite à la synthèse de l'urée qui démontre que les composées organiques obéissent aux mêmes lois physico-chimique que les composés inorganiques.

 

 

 

Et enfin, l'opposition entre science et religion apparaît une nouvelle fois avec la parution de 'L'Origine des espèces' en 1859 de Charles Darwin. Toujours en biologie, les travaux de Ernst Haeckel voit la naissance de l'écologie, avec l'étude des liens entres les êtres vivants et leur environnement. Sur un plan purement philosophique, Auguste Comte (qui n'exerça jamais en tant que scientifique), dans sa doctrine positiviste, formule la loi des trois états qui, selon lui, fait passer l'humanité de l'âge théologique (connaissances religieuses), à l'âge métaphysique, puis à l'âge positif (connaissances scientifiques).

 

 

 

Dans la deuxième partie de sa carrière philosophique, sa pensée se transforme en une sorte de religiosité. L'enseignement a une part capitale dans le développement important que connaît la science, ainsi que les techniques, à partir de cette époque. Les États qui ont démocratisés l'enseignement, lui ont fournit un contexte et des moyens favorables à la recherche scientifiques ont été ainsi à l'avant garde durant plusieurs années.

 

 

 

L'exemple de la France est assez emblématique, qui suite à la Révolution fait de la science un des piliers de l'enseignement et où une véritable politique de la science voit le jour avec le développement d'institutions existantes (Collège de France, Muséum national d'histoire naturelle,...) ou la création de nouvelles (École polytechnique, Conservatoire national des arts et métiers,...). Alors que l'enseignement était principalement donnée par l'Église, le développement de l'enseignement pris en charge par l'État servait également à laïciser le pays et accentue de ce fait encore plus la séparation de l'Église et de la science.

 

 

 

Cette séparation de l'Église et de l'enseignement sera également présente dans d'autres pays comme au Royaume-Uni, mais quelques décennies plus tard. C'est au XIXe siècle que la science se professionnalise véritablement. Les institutions (universités, académies ou encore musées), bien qu'existant auparavant, deviennent les seuls centres scientifiques et marginalisent les apports des amateurs.

 

 

 

Les cabinets de curiosités disparaissent au profit des musées et les échangent qui étaient courants entre savants, amateurs et simples curieux deviennent de plus en plus rares. Pourtant, il reste bien certains domaines ou les travaux des amateurs sont important pour la science. C'est le cas de plusieurs sciences naturelles, comme la botanique, l'ornithologie ou l'entomologie, avec la publication d'article dans des revues de références dans ces domaines. L'astronomie est également un domaine ou les amateurs ont un certain rôle et ont ainsi découvert des comètes comme Hale-Bopp ou encore Hyakutake.

 

 

 

 

► 1800 La population mondiale atteint 1 milliard.

 

 

 

 

► 1800 - 18 janvier Paix de Montfaucon mettant fin à la rébellion des Chouans. Quand il s'agit de pacifier la Vendée, le traité de Montfaucon, conclu par Bernier le 18 janvier 1800, reproduit celui de la Jaunaye, conclu en février 1795 par les Thermidoriens ; clause essentielle, la liberté du culte est assortie toutefois d'une concession complémentaire : aucun serment ne sera exigé du clergé romain. Les Chouans capitulent. Bonaparte leur offre solennellement son pardon, assorti de menaces en cas de refus. C'est davantage par épuisement que par adhésion au gouvernement que les Vendéens acceptent la paix.

 

 

 

 

► 1800 - 9 février Cérémonie en l'honneur de Georges Washington aux Invalides. George Washington, (1732 - 1799), est un héros de la guerre d'Indépendance et Chef d'état-major de l'Armée continentale. Il participe à la rédaction de la Constitution et fait l'unanimité lors du choix du premier président des États-Unis. Pendant ses deux mandats, de 1789 à 1797, il sera un administrateur habile et conscient de l'importance de chacune de ses décisions. Il lui reviendra de faire fonctionner le premier gouvernement et de créer des précédents là où la Constitution n'est pas explicite. Considéré comme un héros national par les Américains, de nombreux hommages lui ont été rendus. Son nom a été donné à la capitale des États-Unis, à un État et à de nombreux sites et monuments.

 

 

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George Washington - Image par Gordon Johnson de Pixabay 

 

 

 

 

► 1800 - 13 février Création de la Banque de France. Soucieux de faire la guerre dans de bonnes conditions financières, Bonaparte crée la Banque de France, dont les statuts ont été approuvés le 6 janvier. Elle est dirigée par un conseil de quinze régents et présente un capital de 30 millions. La banque de France est une banque centrale nationale. Elle s'articule avec la Banque centrale européenne. Elle fut crée en 1800 par le premier consul Napoléon Bonaparte.

 

 

 

 

► 1800 - 14 février Soumission de Cadoudal. Cadoudal qui est l'un des chefs de la chouannerie a repris la guerre en 1799. Le coup d'état du 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799) a arrêté son élan et il doit se soumettre. Cette soumission n'est pas une résignation. En Angleterre, il prépare un coup d'état contre Bonaparte qui aura lieu le 15 février 1804 et pour lequel, condamné à mort, il sera exécuté le 28 juin 1804. 

 

 

Georges Cadoudal, (1771-1804), est une figure emblématique de la chouannerie. Son nom est aussi synonyme en Bretagne de la résistance, jusqu'au martyr, au jacobinisme parisien. Son charisme et son intransigeance en font un personnage important de la contre-révolution soutenu indéfectiblement par sa conviction religieuse et la cause royale.

 

 

 

 

► 1800 - 17 février Création des préfetsLe préfet est le chef du département français circonscription administrative déconcentrée. La fonction de préfet a été créée par lors premier consul Bonaparte afin de contrôler les départements et de pacifier le pays après les événements révolutionnaires par loi du 28 pluviôse an VIII.

 

 

Ainsi, le ministre de l'Intérieur, Lucien Bonaparte, ordonne dans sa lettre du 26 avril 1800 : "Je vous recommande de vous occuper sans délai de la levée de la conscription, de la prompte rentrée des contributions. Aimez, honorez les agriculteurs, protégez le commerce. Visitez les manufactures et distinguez par des témoignages d'une haute estime les citoyens qui leur donnent de l'activité".

 

 

 

 

► 1800 - 19 février Napoléon s'installe aux Tuileries.

 

 

 

 

► 1800 - 28 février Plébiscite de la constitution de l'an VIII. Ce plébiscite a pour raison d'être de donner le pouvoir aux trois consuls désignés par Sieyès, que sont Bonaparte, Cambacérès et Lebrun ; il a été appliqué avant même que les résultats (truqués) ne soient connus.

 

 

 

 

► 1800 - 18 mars Lois réorganisant le système judiciaire.

 

 

 

 

► 1800 - 28 mars : L'Acte d'Union de l'Irlande avec la Grande-Bretagne est voté par le parlement irlandais. Préparé par Pitt, il donne aux Irlandais une représentation à Westminster, afin qu'ils prennent part aux débats les concernant. Il entre en vigueur le 1er janvier 1801, et supprime le Parlement de Dublin en échange de la création de 95 députés et 22 pairs irlandais au sein du Parlement du "Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande". George III du Royaume-Uni s'oppose à l'émancipation des catholiques promise par Pitt.

 

 

 

 

► 1800 - 20 mai Les armées de Napoléon franchissent les Alpes au col du Grand-Saint-Bernard. Napoléon Bonaparte traverse les Alpes et envahit l'Italie.

 

 

 

 

► 1800 - 1er juin Premiers essais de vaccination en France. Le Premier consul Bonaparte est favorable à la vaccination contre la variole, mise au point par le médecin anglais Edward Jenner en 1796. On procède ce jour aux premiers essais en France. Pour donner l'exemple, en dépit des condamnations du clergé, des réticences et des peurs, Napoléon Ier fera vacciner le roi de Rome. Les cas de variole seront réduits aux trois quarts, dès 1814.

 

 

 

 

► 1800 - 2 juin Napoléon s'empare de Milan.

 

 

 

 

► 1800 - 9 juin Victoire de Napoléon à Montebello. Lannes et ses 6 000 hommes se heurtent à Montebello aux 17 000 hommes et 35 canons du général autrichien Ott. D'abord repoussé, Lannes reçoit le renfort de Victor avec 6 000 soldats, reprend l'offensive et met en déroute les Autrichiens, surpris par cette arrivée de troupes fraîches. L'ennemi laisse 4 000 hommes sur le champ de bataille, alors que les Français n'en ont perdu que 500. Cette victoire vaudra à Lannes le titre de duc de Montebello en 1808. La bataille de Montebello a eu lieu le 9 juin 1800 près de Montebello en Lombardie.

 

 

Un général autrichien, "feldmarschal" Ott, marche avec 12 000 hommes vers Alexandrie. Une de ses divisions est attaquée par la 6e Légère. Le commandant de la division O'Really, les pousse sur Casteggio, où ils sont défaits par le maréchal Jean Lannes. Jean Lannes se distingua lors de cette bataille, et devint duc de Montebello en 1808. Jean Lannes (° 10 avril 1769 à Lectoure (Gers), † 31 mai 1809 à Ebersdorf après la bataille d'Essling du 22 mai où il fut blessé à la fin des combats), maréchal d'Empire, duc de Montebello.

 

 

 

 

► 1800 - 14 juin Victoire de Napoléon à Marengo contre les Autrichiens. A 9 heures du matin, la bataille s'engage. Les 22 000 Français font face à 30 000 Autrichiens. A 14 heures, la situation est critique. Victor est à court de munitions. Il abandonne l'artillerie à l'ennemi. Tout à coup, Desaix arrive à la rescousse et livre un combat d'arrière-garde pour mettre fin à la retraite. Marmont mitraille l'avant-garde autrichienne. Au cours de l'attaque, Desaix est tué. Kellerman et ses cavaliers fondent sur le flanc gauche de l'ennemi. Surpris, les Autrichiens se débandent.

 

 

Commentaire le lendemain de Bonaparte à l'attention des consuls de la République : "Les nouvelles de l'armée sont très bonnes. Je serai bientôt à Paris. Je ne peux pas vous en dire davantage. Je suis dans la plus profonde douleur de la mort de l'homme que j'aimais et que j'estimais le plus". Il s'agit de Desaix. La Bataille de Marengo eut lieu le 14 juin 1800, près du petit village de Marengo (70 km au nord de Gênes) dans le Piémont (nord de l'Italie).

 

 

Elle opposa les armées de Bonaparte aux armées autrichiennes. De retour d'Égypte en août 1799, Bonaparte participe au coup d'État du 18 et 19 brumaire (9-10 novembre) de la même année. Devenu premier consul, le vainqueur des Pyramides s'applique à rétablir la paix civile, tout en négociant avec les ennemis extérieurs de la France. Depuis la fin de 1798, en effet, une nouvelle coalition, dont les Russes sont sortis après leur défaite à Zurich (septembre 1799), s'est formée contre la France.

 

 

Napoléon fait des avances à l'Autriche puis à l'Angleterre, mais il se heurte à une forme d'opposition. Contraint à la guerre, Bonaparte imagine une nouvelle campagne d'Italie, beaucoup plus téméraire que la précédente. Il constitue une armée de réserve à Lyon puis il confie au général Moreau l'action principale de son plan, c'est-à-dire l'attaque de l'Autriche par le sud de l'Allemagne.

 

 

"Je croyais attaquer l'ennemi, c'est lui qui me prévient, revenez au nom de Dieu si vous le pouvez encore" écrivait Bonaparte au général Desaix, alors que la bataille de Marengo, mal engagée, tournait à son désavantage. Quelques heures plus tard, Desaix arriva, offrant la victoire au Premier Consul. Cette victoire permit de conclure la guerre entre la France et l'Autriche, et par la même occasion, la deuxième coalition.

 

 

 

 

► 1800 - 15 juillet Début des signatures du Concordat avec le Saint-Siège. Depuis dix mois, les négociations sont ardues et le travail que demande chacun des articles est infini. Le secrétaire d'état du pape Pie VII, monseigneur Consalvi, par sa finesse et son habileté permet l'élaboration d'un document définitif que l'on commence à signer en ce jour. La religion catholique est considérée comme "celle de la majorité des Français". Il revient au gouvernement de désigner les évêques que le pape institue. L'état garantit aux prêtres et aux évêques un traitement. L'église, pour sa part, s'engage à ne pas inquiéter ceux qui ont fait l'acquisition de biens ecclésiastiques.

 

 

 

 

► 1800 - 20 août Capture de la frégate française La Vengeance par la frégate anglaise Seine.

 

 

 

 

► 1800 - 30 septembre Signature du traité de Mortefontaine mettant fin aux hostilités franco-américaines. Les navires américains saisis par les corsaires du roi à l'occasion de la guerre contre le commerce maritime avec l'Angleterre enveniment les relations entre les deux républiques depuis des mois. Par ce traité, les deux gouvernements français et américain mettent fin au malentendu. Traité de Mortefontaine entre la France et les États-Unis, mettant fin à la guerre maritime débutée 3 ans plus tôt. Le Traité de Mortefontaine est une convention signée en 1800 entre la France et les États-Unis terminant la quasi guerre.

 

 

 

 

► 1800 - 1er octobre Traité de San Ildefonso où l'Espagne restitue la Louisiane à la France. Par le traité de San Ildefonso, la Louisiane revient à la France en échange de territoires nouveaux cédés au duché de Parme, possession d'un Bourbon d'Espagne. Traité préliminaire et secret de Saint-Ildefonse entre la France et l'Espagne : la France cède le grand-duché de Toscane à l'infant d'Espagne, duc de Parme, en échange de la Louisiane et du duché de Parme. 

 

 

La Louisiane est alors une région regroupant les états actuels du Montana, du Dakota du Nord et du Sud, du Nebraska, de l'Iowa, du Kansas, de l'Oklahoma, du Missouri, de l'Arkansas, de la Louisiane même et d'une partie du Minnesota, du Wyoming et du Colorado (soit 1,6 million de km²). Traité de San Ildefonso, troisième Traité (1800), traité secret signé entre l'Espagne et la France le 1er octobre 1800.

 

 

Napoléon Bonaparte promettait la création d'un Royaume d'Étrurie en Italie qui dépendrait directement de l'Espagne, en échange de la mise à sa disposition de la Flotte Royale Espagnole (Armada Real Espanola) pour la guerre contre le Royaume-Uni et de la déclaration de guerre au Portugal (Guerra de las Naranjas ou Guerre des Oranges). La France récupérait en outre le territoire de la Louisiane cédé auparavant en 1762 à l'Espagne.

 

 

 

 

► 1800 Prise du navire 'Le Kent' (croiseurs cuirassés anglais) par Robert Surcouf dans le Golfe du Bengale. Robert Surcouf (décembre 1773 à Saint-Malo - 8 juillet 1827) est un corsaire français. Marin intrépide, il harcela les marines marchandes et militaires anglaises, non seulement dans les mers de l'Europe, mais aussi dans celles de l'Inde. Il acquit de fait réputation et fortune en faisant la course. Un corsaire est un membre de l'équipage d'un navire corsaire, navire civil armé, généralement marchand, autorisé par une lettre de course (ou lettre de marque) à attaquer tout navire battant pavillon d'États ennemis, et particulièrement son trafic marchand.

 

 

Les corsaires, à tort confondus avec les pirates, sont en quelque sorte des marins mercenaires. À ce titre, ils utilisaient des navires généralement de petite taille, rapides, manoeuvrants et discrets pour exécuter des abordages en mer plus par surprise que par force. Lorsque la "fortune" leur souriait, ils pouvaient enlever des bateaux de fort tonnage (l'emblématique capture du Kent par la flûte 'la Confiance' de Robert Surcouf le 31 août 1800) mais souvent marchands, peu propices à leur activité et qu'ils revendaient souvent.

 

 

 

 

► 1800 - 12 octobre Engagement naval entre la corvette française le Berceau à la frégate USS Boston.

 

 

 

 

► 1800 - 3 décembre Victoire française contre les Autrichiens à Hohenlinden. La bataille de Hohenlinden eu lieu le 12 frimaire an IX (3 décembre 1800) entre les troupes françaises du général Moreau et les forces autrichiennes et bavaroises commandées par l'archiduc Jean d'Autriche. Jean d'Autriche (20 janvier 1782 à Florence † 11 mai 1859 à Graz) 13ème fils de Léopold II du Saint-Empire, frère de l'empereur François Ier d'Autriche.

 

 

 

 

► 1800 - 24 décembre Attentat manqué à la "machine infernale" contre le Premier Consul Napoléon rue Saint-Nicaise à Paris. Une "machine infernale" (bombe) l'attendait rue Saint-Nicaise. Le cocher du Premier consul passa au grand galop. La bombe explosa trop tard et seules les vitres du véhicule furent soufflées. Sur place, en revanche, ce fut le carnage. On dénombra une dizaine de morts. Fouché, alors ministre de la Police, réussit à prouver que l'attentat était l'oeuvre des royalistes, alors que Bonaparte était persuadé avoir affaire aux Jacobins.

 

 

 

 

► 1800 Madame de Stael écrit 'De la littérature considérée dans ses rapports avec les institutions sociales’

 

 

 

 

► 1800 Le Marquis de Sade écrit 'Les Crimes de l'Amour’

 

 

 

 

► 1800 Invention du métier à tisser de Jacquard. Le Métier Jacquard est un métier à tisser mis au point par le lyonnais Joseph Marie Jacquard au début du XIXe siècle. Le métier Jacquard combine les techniques des aiguilles de Basile Bouchon, les cartes perforées de Falcon et du cylindre de Vaucanson.

 

 

Cette utilisation de cartes perforées fait qu'il est parfois considéré comme l'ancêtre de l'ordinateur. Grâce à lui, il est possible pour un seul ouvrier de manipuler le métier à tisser, au lieu de plusieurs auparavant. A Lyon, le métier Jacquard sera mal reçu par les ouvriers de la soie (les Canuts) qui voient en lui une cause possible de chômage. Joseph Marie Jacquard (Lyon, 1752 - Oullins, 1834) est notamment connu pour être l'inventeur du métier à tisser semi-automatique.

 

 

 

 

► 1800 Invention de la pile hydro-électrique par Alessandro Volta. Les premiers systèmes étaient consitués d'un empilement de disques de deux métaux différent séparés par des disques de feutre, imbibés d'acide, d'où le terme de pile. Le principe fut découvert par Alessandro Volta en 1800.

 

 

 

 

 

► 1800 Invention du revêtement de chaussée par Macadam. Le macadam est une technique d'empierrement des chaussées développée par l'écossais John Loudon McAdam (21 septembre 1756 - 26 novembre 1836). John Loudon McAdam, ingénieur écossais (1756-1836). Il fut le premier à mettre en oeuvre le système de revêtement des routes à l'aide de pierres cassées, qui porte à présent son nom. Son procédé fut introduit à Paris en 1849.

 

 

 

 

 

► 1801 - 1er janvier : Entrée en vigueur de l'Acte d'Union qui réunit l'Irlande à la Grande BretagneL'Union Jack devient le drapeau officiel du Royaume-UniLe Royaume-Uni est un état souverain qui couvre l'Angleterre, l'Écosse, le Pays de Galles et l'Irlande du Nord, et qui a également compris l'Irlande pendant plusieurs siècles. Il a été créé par l'acte d'Union de 1801 qui unit les royaumes de Grande-Bretagne et d'Irlande. Le royaume d'Angleterre en est à l'origine : il inclut successivement la principauté de Galles, le royaume d'Écosse et le royaume d'Irlande.

 

 

 

 

► 1801 Alexandre Ier de Russie, empereur de RussieAlexandre Ier de Russie, Pavlovitch Romanov, plus connu sous le nom d'Alexandre Ier de Russie, né à Saint-Pétersbourg en 1777, mort à Taganrog en 1825, fils de Paul Ier, tsar de Russie et de Sophie-Dorothée de Wurtemberg. En 1793, il épouse Louise de Bade (1779-1826, Impératrice Élisabeth Alexeievna). Il fut tsar de Russie de 1801 à 1825. Son règne coïncida presque exactement avec celui de Napoléon, qu'il combattit à plusieurs reprises jusqu'à la bataille victorieuse de 1814.

 

 

 

 

► 1801 - 4 janvier Mariage de Louis Bonaparte et de Hortense de Beauharnais. Exigé par Bonaparte, le mariage entre son frère, Louis et la fille de Joséphine, sa femme, sera très malheureux. De cette union naîtra Charles Louis-Napoléon Bonaparte qui devient Napoléon III en 1852. Louis Bonaparte (Ajaccio, 2 septembre 1778 - Livourne, 25 juillet 1846) En 1802, il épouse Hortense de Beauharnais (1783-1837), fille d'Alexandre de Beauharnais et de Joséphine de Beauharnais.

 

 

Ils eurent ensemble trois enfants : Napoléon-Charles Bonaparte (1802-1807), Napoléon-Louis Bonaparte (1804-1831), Louis-Napoléon Bonaparte qui seul survécu et sera le futur Napoléon III (1808-1873). Nommé Roi de Hollande par son frère en 1806, il fut contraint d'y renoncer et de céder son royaume en 1810, son territoire étant alors annexé à l'Empire français. Hortense de Beauharnais, reine de Hollande (1806-1810), duchesse de Saint-Leu (1814), née le 10 avril 1783 et morte le 5 octobre 1837, était un membre de la famille impériale française.

 

 

 

 

► 1801 - 5 janvier Sénatus-consulte ratifiant la déportation de 130 Jacobins ou Royalistes. Sénatus-consulte sous le consulat, le premier et second empire, acte voté par le senat et ayant la valeur d'une loi.

 

 

 

 

► 1801 - 9 février Traité de Lunéville entre la France et l'Autriche. La paix, signée entre la France et l'Autriche, confirme le traité de Campo-Formio. Par celui-ci, les Autrichiens ont été chassés d'Italie à l'exception de la Vénétie et ont abandonné à la France la rive gauche du Rhin, l'actuelle Belgique, où sont créés quatre départements. Le traité de Lunéville a été signé le 9 février 1801 (20 pluviôse an IX) entre Joseph Bonaparte, représentant la France, et le comte Louis de Cobentzel, représentant l'Autriche.

 

 

Le traité fait suite aux victoires de Napoléon à Marengo (14 juin 1800) et de Moreau à Hohenlinden le 3 décembre de la même année, d'où s'ensuit l'armistice de Trévise avec les Autrichiens le 15 janvier 1801. Il marque la fin de la deuxième coalition. Quelques jours plus tard, l'Angleterre doit signer la paix d'Amiens (mars 1802). Le traité de Lunéville confirme pour la France la possession de la Belgique et de la rive gauche du Rhin qui avait été obtenue par le traité de Campo-Formio. Le dogme révolutionnaire des frontières naturelles devient alors une réalité.

 

 

 

 

► 1801 - 17 février : À la suite d'un démêlé électoral, Thomas Jefferson est élu président des États-Unis (vice président, son opposant Aaron Burr). Thomas Jefferson, (1743-1826), est le troisième président des États-Unis d'Amérique de 1801 à 1809. C'est aussi un homme d'État, un philosophe politique ne cachant pas ses sympathies francophiles, un agronome, un propriétaire terrien possédant 187 esclaves noirs, un architecte, un archéologue, un auteur et plus généralement une personnalité très éclectique dans ses connaissances et ses réalisations.

 

 

 

 

 

► 1801 - 9 mai Toussaint Louverture promulgue une Constitution. Par la Constitution qu'il promulgue, Toussaint Louverture institue en pratique l'indépendance de Saint-Domingue dont il est le seul maître. Le 8 juillet suivant, il se fera nommer gouverneur à vie de l'île. Saint-Domingue est le terme utilisé entre le XVIIIe et le XIXe siècle pour désigner l'actuelle Haïti alors colonisée par la France. 

 

 

Pierre-Dominique Toussaint Louverture, né le 20 mai 1743, mort le 7 avril 1803, est l'un des dirigeants de la Révolution haïtienne, et par la suite est devenu gouverneur de Saint-Domingue (le nom d'Haïti à l'époque). Ancien esclave, Toussaint gagne sa liberté à l'âge de 33 ans. La Révolution française provoque d'énormes répercussions dans l'île : les "patriotes" blancs revendiquent l'égalité de tous les Blancs, les gens de couleur libres revendiquent l'égalité de tous les libres, les trois provinces proclament leur autonomie et les grands Blancs envisagent l'indépendance.

 

 

En août 1791, des esclaves du Nord se révoltent. Toussaint Bréda devient aide-de-camp de Georges Biassou, commandant des esclaves alliés aux Espagnols. En 1793 sa conduite à la tête de la cavalerie lui gagne le surnom de L'Ouverture, dont il se servira dorénavant. Deux commissaires de la République française, Léger-Félicité Sonthonax et Étienne Polverel, arrivent à Saint-Domingue en 1793 (an II) pour garantir les droits des gens de couleur.

 

 

En effet, ils offrent l'émancipation aux esclaves s'ils se joignent à la Révolution pour chasser les Britanniques et les royalistes. Le 16 pluviôse an II (4 février 1794), la Constituante ratifie cette étape en faisant abolir l'esclavage dans tous les territoires de la République française. C'est alors en mai 1794, par l'intervention de son ami français le général Laveaux, que Toussaint effectue une volte-face momentanée et rejoint la France jacobine. L'armée sous son commandement - qui compte des soldats noirs, mulâtres et blancs - défait leurs anciens alliés espagnols.

 

 

Ils chassent même les Britanniques de l'île en 1798. Tout-puissant, Toussaint défait en 1799 son rival, le général mulâtre André Rigaud. Il conquiert la partie espagnole de l'île en 1800. Partout il fait émanciper les esclaves. En 1801 il proclame une constitution qui fait de Toussaint Gouverneur à vie. Napoléon Bonaparte, dont le pouvoir en France s'accroît, est désireux de restaurer la domination des colons français afin de faire refleurir l'économie sucrière.

 

 

Une armée sous la direction de son beau-frère, Charles Leclerc, est envoyé à Saint-Domingue en 1802 pour faire tenir la promesse de Toussaint de rétablir les colons. Capturé par ruse, Toussaint est emprisonné et envoyé en France. Il meurt au Fort de Joux dans le département de Doubs en 1803. Les Français ne réussissent pas à rétablir l'esclavage à Haïti. Grâce à la puissance militaire construite sous Toussaint, les généraux noirs triomphent sur les Français à la bataille de Vertières en 1803. Leur nouveau chef, Jean-Jacques Dessalines, proclame l'indépendance haïtienne le 1er janvier 1804.

 

 

 

 

 

► 1801 - 20 avril Exécution de Saint-Réjan et Cabon auteurs de l'attentat de la rue Saint-Nicaise.

 

 

 

 

 

► 1801 - 15 juillet Signature du Concordat. A minuit Napoléon Bonaparte et Pie VII signent le Concordat à Paris. Le texte déclare la religion catholique "religion de la grande majorité des citoyens français" et abolit la loi de 1795 séparant l'Église de l'État. En contrepartie, le Saint-Siège reconnaît le Consulat et accepte que les évêques soient nommés par le Premier consul, Napoléon Bonaparte.

 

 

La signature du Concordat met fin à 10 ans de querelles entre le Vatican et la France, et assure le retour de la paix religieuse dans le pays. Le Concordat sera promulgué le 8 avril 1802 et Pie VII sacrera Napoléon empereur en 1804. Le concordat de 1801 fut signé entre Napoléon Bonaparte, Premier Consul, et le cardinal Consalvi, secrétaire d'État et représentant du pape Pie VII. Il stipule que : "La religion catholique, apostolique et romaine, sera librement exercée en France". "Il sera fait par le Saint-Siége, de concert avec le Gouvernement, une nouvelle circonscription des diocèses français".

 

 

 

 

 

► 1801 - 31 août Fin de l'expédition d'Égypte. Le général Ménou, chef des troupes françaises d'Égypte, signe un accord d'évacuation avec les Britanniques à Alexandrie. En 1798, une expédition militaire française avait débarqué à Alexandrie. A sa tête, le général Bonaparte voulait saper l'autorité des Britanniques en Méditerranée orientale et contrôler la route des Indes. Si la campagne d'Égypte se solde par un échec sur le plan militaire, elle permettra à l'égyptologie de se développer.

 

 

 

 

 

► 1801 - 6 juillet Elgin autorisé par l'Empire Ottoman à prélever des frises sur le Parthénon. Après avoir obtenu l'autorisation de visiter le site, Lord Elgin, ambassadeur Anglais à Constantinople, obtient le droit de prélever des frises sur le site de l'Acropole. Cette autorisation permet au diplomate de demander à son collaborateur Lusieri d'effectuer des prélèvements.

 

 

En quelques mois, la moitié des frises, sculptures et métopes du site seront prélevées, avec parfois une absence totale de délicatesse : des frises sont coupées à la scie. La collection qui en résulte est dorénavant au British Museum de Londres. Mais la réalité de l'autorisation due au sultan et de ses modalités est fortement remise en question aujourd'hui. Toutefois, et malgré les demandes d'Athènes, ces fragments sont toujours exposés à Londres.

 

 

 

 

► 1801 - 8 octobre Traité de paix franco-russe. Paul Ier de Russie engagea son pays dans la deuxième coalition contre la France en 1798 puis dans une neutralité armée contre le Royaume Uni en 1801. Dans les deux cas il semble qu'il ait agit suivant ses sentiments par exemple contre la France à cause des chevaliers puis contre l'Angleterre sous le charme de Napoléon. Son envoi d'un corps expéditionnaire cosaque vers l'Inde fut un échec.

 

 

 

 

► 1801 - 7 novembre Volta présente sa pile électrique à Bonaparte. Alessandro Volta fait, devant le général Bonaparte, à l'institut, la démonstration de sa pile électrique. Bonaparte demande à ce qu'une médaille d'or soit décernée à l'inventeur, qui a répondu au général, s'inquiétant de la place de Dieu dans l'expérience, que Dieu n'avait pas été une hypothèse nécessaire. Il le fait comte et le pensionne. Les volts, unités de tension électrique, tirent leur nom de celui de Volta.

 

 

 

 

► 1801 - 14 décembre Départ d'une expédition militaire sous les ordres du Général Leclerc pour Saint-Domingue. Il envoya une armée forte de 70 000 hommes à Saint-Domingue pour rétablir l'autorité de la France. Après quelques succès, notamment la capture de Toussaint Louverture (qui mourut au Fort de Joux, dans le Doubs, le 7 avril 1803), son armée fut anéantie par une épidémie de fièvre jaune. Voyant cela Bonaparte vendit la Louisiane, immense territoire d'Amérique du Nord, aux États-Unis. 

 

 

Général Leclerc, Victor-Emmanuel Leclerc (1772-1802), général de brigade français. Il est né à Pontoise, est enrôlé-volontaire dans l'armée en 1791. Sous-lieutenant en 1792, Général de brigade dès l'an V (1796) lors de la Campagne d'Italie puis Général en chef de l'armée de Saint-Domingue en l'an X (1801), il épouse Pauline Bonaparte en 1797. C'est un des grands généraux de Napoléon Ier. Il est terrassé par la fièvre jaune le II brumaire de l'an XI à 30 ans.

 

 

 

 

► 1801 Chateaubriand écrit 'Oeuvres diverses’

 

 

 

 

► 1801 Destutt de Tracy écrit 'Éléments d'idéologie'. Destutt de Tracy, né à Paris, le 20 juillet 1754. Il fut officier avant la Révolution, député aux États généraux, maréchal de camp en 1792 ; arrêté pendant la Terreur comme suspect, il émigra et fut arrêté avec La Fayette à Luxembourg et détenu à Olmutz par ordre de l'empereur d'Autriche ; sénateur en 1799, il fut pair de France.

 

 

Membre de l'Institut en 1795 (membre non résident de la deuxième classe, 18 février 1796), il appartient à la classe des Sciences morales et politiques (1832), sa philosophie le rattachait à l'école sensualiste ; il fut élu à l'Académie française le 15 juin 1808 en remplacement de Pierre Cabanis et reçu par le comte Louis-Philippe de Ségur le 21 décembre 1808.

 

 

 

 

► 1802 - 25 janvier La république Cisalpine devient la répubique italienne. Le 25 janvier 1802, Bonaparte la rebaptise République italienne et s'en proclame président. Le 17 mars 1805, il la transforme cette fois en Royaume d'Italie, dont il devient roi.

 

 

 

 

► 1802 - 25 mars Le traité d'Amiens entre la France et le Royaume-Uni met fin à la deuxième coalition. Cette paix signée par Joseph Bonaparte, frère du Premier Consul, et Cornwallis avec l'Espagne, la Hollande et l'Angleterre est la première qui soit signée par la France depuis 1792. Elle est accueillie avec enthousiasme. La Paix d'Amiens est conclue le 25 mars 1802 (4 germinal an X), puis signée le 27 à l'Hôtel de ville. Elle stipule que toutes les possessions des unes et autres parties prises par fait de guerre seront restituées, sauf l'île de la Trinité et Ceylan, laissées aux Anglais.

 

 

Le Cap de Bonne-Espérance retourne aux Hollandais, les frontières sont fixées entre Guyane française et portugaise, la république reconnue aux Sept-Isles, les droits des pêches de Terre-Neuve et sur le bois de Saint-Pierre-et-Miquelon délimités, les droits de la famille de Nassau en Hollande compensés, et enfin le statut de Malte et de ses chevaliers très précisément établi dans son indépendance à l'égard de l'Angleterre et de la France. Naples et Rome devront être évacués par la France, Porto-Ferraio par l'Angleterre. La paix est rompue après le retour au pouvoir de William Pitt le Jeune, qui déclare la guerre à la France, et organise la Troisième coalition.

 

 

 

 

► 1802 - 1er mai Fondation de l'école militaire de Saint-Cyr. L'École Spéciale Militaire de Saint-Cyr (ESM) est un établissement d'enseignement supérieur français, qui forme des officiers de l'armée de terre. L'école est créée le 1er mai 1802 par Napoléon Bonaparte, qui l'installe d'abord à Fontainebleau, puis en 1806, à Saint-Cyr-l'École (Yvelines), dans les bâtiments de la Maison royale de Saint-Louis fondée par Madame de Maintenon en 1686.

 

 

 

 

► 1802 - 2 mai Le Général Richepance débarque à Pointe-à-Pitre à la tête d'une expédition militaire. Antoine Richepance, (25 mars 1770 à Metz - 3 se-ptembre 1802 Basse-Terre, en Guadeloupe) fut un général de Napoléon et un esclavagiste. Décidé par son audace de la victoire de Hohenlinden, 3 décembre 1800. Vainqueur à Herdorf (15 décembre), à Strasswabchen (16 décembre), Frankenmarkt (17 décembre), Schwannstadt (18 décembre), et Lambach (19 décembre).

 

 

Mis en non-activité lors de la suppression de l'Armée du Rhin, 28 mars 1801. Inspecteur général des troupes de cavalerie des 24ème et 25ème divisions militaires et de Batavie, 24 juillet 1801. Le 4 mars 1802, il est nommé Général en chef de l'Armée expéditionnaire de la Guadeloupe et capitaine général. Le général Richepance débarque avec ses 3740 soldats, ordonne aussitôt de dégarnir les forts et de remplacer les soldats noirs par ses propres troupes.

 

 

 

 

► 1802 - 20 mai Création de la Légion d'honneur. Cinq jours plus tôt, le Premier consul qu'est Bonaparte a écrit : "En exécution de l'article 87 de la Constitution concernant les récompenses militaires et pour récompenser aussi les vertus civiles, il sera formée une Légion d'honneur. Je défie qu'on me montre une république ancienne ou moderne dans laquelle il n'y ait pas eu des distinctions.

 

 

On appelle cela des hochets ; eh bien, c'est avec des hochets que l'on mène les hommes". En ce 19 mai, le décret est voté par le corps législatif. L'ordre national de la Légion d'honneur est une décoration honorifique française. Elle a été instituée le 20 mai 1802 par Napoléon Bonaparte. Elle récompense les mérites éminents militaires ou civils rendus à la Nation.

 

 

 

 

► 1802 - 20 mai Rétablissement de l'esclavage dans les colonies. Napoléon Bonaparte rétablit l'esclavage dans les colonies à la demande de sa femme, Joséphine de Beauharnais (une béké de Martinique). Ce rétablissement devait faire repartir une économie défaillante dans les colonies des Antilles. Il fallut attendre 1848 pour que l'abolition définitive de l'esclavage soit promulguée. Joséphine de Beauharnais, née le 23 juin 1763 à Trois-Ilets (Martinique), morte le 29 mai 1814 à Rueil-Malmaison.

 

 

Elle épousera, le 13 décembre 1779 à Noisy-le-Grand, Alexandre, vicomte de Beauharnais - aussi orthographié à l'époque "Biauharnois". Le couple donnera naissance à deux enfants, Eugène et Hortense. Les Beauharnais étaient séparés depuis longtemps lorsque le vicomte fut guillotiné en 1794. Elle épousera Napoléon Bonaparte en 1796, de six ans son cadet. C'est lui qui décidera de changer son prénom de Rose en Joséphine. Il sera nommé général en chef de l'armée d'Italie, en partie grâce à elle.

 

 

Leur vie de couple sera orageuse, sous le Directoire à cause des infidélités chroniques de Joséphine, qui refusa de le suivre dans ses campagnes ; par la suite, à cause de la jalousie de celle-ci, la situation s'étant inversée. Napoléon crut qu'il était stérile, Joséphine ayant déjà deux enfants, jusqu'au jour où une suivante de sa femme lui donna un fils, Léon. Il se décida alors à la répudier en 1809 pour fonder une dynastie. Il lui conserva néanmoins le titre d'impératrice.

 

 

 

 

► 1802 - 25 mai Suicide d'Ignace (rebelle guadeloupéen) dans la redoute de Baimbridge. Joseph Ignace né en Guadeloupe (1769 ou 1772 - 25 mai 1802) était un officier des troupes républicaines opposé au rétablissement de l'esclavage par Napoléon Bonaparte. D'abord charpentier, il participe au soulèvement de Pointe-à-Pitre en 1792. Engagé dans l'armée républicaine, il gravit les échelons jusqu'à devenir commandant du fort de la Victoire.

 

 

Il apparaît dans tous les combats pour l'autonomie de la Guadeloupe du renvoi des représentants de l'autorité française (1799) à la résistance contre le rétablissement de l'esclavage. Lors de la défense du fort de Baimbridge contre les troupes commandées par Richepance, il se fait sauter la cervelle respectant le serment qu'il avait fait de "Vivre libre ou mourir".

 

 

 

 

►1802 - 28 mai Suicide de Louis Delgrès (rebelle guadeloupéen)au Matouba. Louis Delgrès, né mulâtre en 1766 d'une mère blanche et d'un père guadeloupéen noir, Louis Delgrès devient sergent en 1791 et se bat contre les Anglais qui le capturent lors de la prise de la Martinique en 1794. Déporté en France, il revient aux Antilles en 1799 et organise la résistance des rebelles en 1802 contre le général de Richepance venu en Guadeloupe sur ordre de Napoléon Ier pour y rétablir l'esclavage.

 

 

Delgrès affiche sur les murs de Basse-Terre une proclamation adressée à "l'univers entier" dans laquelle il pousse "le cri de l'innocence et du désespoir". Obligé de se replier au Fort de Basse-Terre qu'il doit ensuite abandonner, il se réfugie au pied de la Soufrière. Se voyant perdu, Delgrès et ses 300 fidèles compagnons se suicident dans leur refuge, respectant ainsi la devise révolutionnaire "Vivre libre ou mourir".

 

 

 

 

► 1802 - 7 juin Arrestation de Toussaint Louverture lors d'une entrevue.

 

 

 

 

► 1802 - 2 août Suite au plébiscite le Sénat proclame Bonaparte consul à vie. Épuration du Tribunat. Bonaparte, Premier consul, fait éliminer par le Sénat vingt tribuns hostiles au régime. "Le peuple français nomme et le Sénat proclame Napoléon Bonaparte Premier consul à vie". Sur plus de 3,5 millions de votants lors du plébiscite, il n'y a guère que 8 000 non, dont 60 à Paris.

 

 

 

 

► 1802 - 4 août Le Sénat approuve la constitution de l'An X. La Constitution de l'an X instaure le Consulat à vie. Elle est instaurée par un senatus-consulte à la demande de Napoléon Bonaparte qui est approuvé par plébiscite. Il est désormais au coeur de chaque institution. Bonaparte devient Premier Consul à Vie. Le Sénat fermement controllé par Bonaparte voit ses pouvoirs augmentés au détrimement du Corps Législatif et du Tribunat. Bonaparte nomme les membres du Sénat et peut dissoudre le Corps Législatif et le Tribunat. Il a le droit de grâce. Il peut signer seul les traités. Le suffrage universel est partielement abandoné au profit du suffrage censitaire.

 

 

 

 

► 1802 - 11 septembre Annexion du Piémont par la France. Contredisant les règles qu'il s'était lui même fixé, Napoléon annexe la riche région de Turin à la France en se basant sur un référendum remontant à 1799. Le Piémont est divisé en six départements. Cette annexion en dehors des frontières naturelles et historiques de la France provoque la fureur des grandes puissances européennes et met à mal l'image de libérateur de Napoléon auprès des patriotes du Piémont et d'ailleurs.

 

 

 

 

 

► 1802 - 13 septembre Disgrâce de Fouché. Talleyrand, Joseph et Lucien Bonaparte, furieux d'être espionnés sans cesse par les hommes de la police de Fouché, obtiennent du Premier consul Bonaparte sa disgrâce. L'empereur supprime le ministère de la Police.

 

 

 

 

► 1802 - 2 novembre Mort du Général Leclerc (de la fièvre jaune) à Saint-Domingue.

 

 

 

 

► 1802 - 26 décembre Décret assurant un traitement aux prêtres catholiques. A la suite du Concordat de 1801, les "articles organiques" placent l'église catholique sous la dépendance de Bonaparte. Les prêtres recevront un traitement annuel de cinq cents francs.

 

 

 

 

► 1802 à 1885 - naissance et mort de Victor Hugo. Poète, romancier, auteur de théâtre, critique, journaliste, historien, Victor Hugo est sans conteste l'un des géants de la littérature française. Pourtant les critiques à son égard ne manquent pas. André Gide lorsqu'on lui demandait quel était le plus grand poète français, répondait, mi-admiratif, mi-ironique : "Victor Hugo, hélas". Quant à Cocteau il n'hésitait pas, lui non plus, à se moquer : "Victor Hugo était un fou qui se prenait pour Victor Hugo".

 

 

Il faut dire que l'auteur des 'Misérables' et des 'Châtiments' a allié à la fois ambition, longévité, puissance de travail et génie, ce qui ne pouvait que concourir à ce mélange de fascination et d'irritation qu'il suscite encore aujourd'hui. Fils d'un général d'Empire souvent absent, Victor Hugo est élevé surtout par sa mère. Alors qu'il est encore élève au lycée Louis-le-Grand, il se fait connaître en publiant son premier recueil de poème, 'Odes' et obtient, pour celui-ci, une pension de Louis XVIII.

 

 

Chef d'un groupe de jeunes écrivains, il publie en 1827 sa première pièce de théâtre en vers, 'Cromwell', puis 'Orientales', 'Hernani'. Il s'impose comme le porte-parole du romantisme aux côtés de Gérard de Nerval et de Gauthier. En 1831, il publie son premier roman historique, "Notre-Dame-de-Paris", et en 1838 son chef d'oeuvre romantique 'Ruy Blas'. En 1841, il est élu à l'Académie française. En 1843, la mort de sa fille Léopoldine le déchire et le pousse à réviser son action. Il entame une carrière politique. Élu à l'Assemblée constituante en 1848, il prend position contre la société qui l'entoure : la peine de mort, la misère, l'ordre moral et religieux.

 

 

C'est en 1862 que Victor Hugo termine 'Les Misérables', immense succès populaire à l'époque. Fervent opposant au coup d'état du 2 décembre 1851, il doit prendre le chemin de l'exil jusqu'en 1870. Installé à Jersey et Guernesey, il écrit 'Les châtiments', et 'Les contemplations'. De retour en France, à plus de 60 ans, il entame la rédaction de 'La Légende des siècles'. Poète romantique, dramaturge en rupture avec les codes classiques, et auteur de romans mythiques, Victor Hugo a connu la gloire populaire et la reconnaissance de ses pairs.

 

 

 

 

► 1802 Gay-Lussac découvre la loi de dilatation des gazLouis Joseph Gay-Lussac (Saint-Léonard-de-Noblat 6 décembre 1778 - Paris 9 mai 1850) était un chimiste et physicien français, connu pour ses études sur les propriétés des gaz. En 1802, il découvrit la loi de dilatation des gaz et, quelques années plus tard, les lois volumétriques qui portent aujourd'hui son nom. Ces dernières stipulent que les gaz se mélangent entre eux selon des rapports volumétriques simples.

 

 

Il apporta quelques améliorations au baromètre à mercure. En 1804, il entreprit deux ascensions en ballon afin d'étudier les variations du magnétisme terrestre et la composition de l'air à différentes altitudes. En 1808, en collaboration avec le chimiste français Louis Jacques Thénard, Gay-Lussac travailla à la préparation du potassium et du sodium, et découvrit le bore.

 

 

L'année suivante, il démontra que le chlore, appelé alors acide muriatique oxygéné, était en fait un corps simple. En 1815, il découvrit le cyanogène, de formule C2N2, et l'acide cyanhydrique. Dans le domaine de la chimie industrielle, il améliora les procédés de fabrication de l'acide sulfurique et de l'acide oxalique et mit au point des méthodes de contrôle par dosage.

 

 

 

 

► 1802 Chateaubriand écrit 'Génie du Christianisme’

 

 

 

 

► 1802 René Charles de Pixérécourt écrit 'Coelina ou l'enfant du mystère'. René Charles de Pixérécourt, né en 1773 (Nancy, Meurthe-et-Moselle), mort en 1844 (Nancy, Meurthe-et-Moselle) à l'âge de 71 ans. Sa première oeuvre a été publiée en 1797 (il avait 24 ans).

 

 

 

 

► 1802 à 1870 - naissance et mort de Alexandre Dumas, père. Dramaturge et romancier français. Petit-fils d'une esclave noire et d'un marquis créole, Alexandre Dumas a largement pris sa revanche sur son "infortune". Quand son père meurt, la famille n'a que peu de moyens pour les études d'Alexandre. Grâce aux relations de son père, il trouve une place de clerc de notaire. Ses talents d'écriture sont rapidement remarqués, et c'est sous la protection du duc d'Orléans (Louis-Philippe Ier) qu'il travaille jusqu'à la révolution.

 

 

Sa carrière littéraire commence par le théâtre mais, après le triomphe de son livre 'Henri III et sa cour', il préfère se consacrer au roman. Les succès populaires des romans-feuilletons se succèdent. Entre ses voyages en Russie et en Italie, il signe des dizaines de romans dont les personnages mythiques, 'Les trois mousquetaires', 'le comte de Monte-Cristo' ont nourri, comme rarement, l'imagination populaire. En 2002, enfin reconnu, ses cendres sont transportées de Villers-Cotterêts au Panthéon.

 

 

 

 

► 1803 - 18 février Entrevue orageuse entre l'ambassadeur d'Angleterre et Napoléon à Saint-Cloud. Bonaparte convoque Lord Whitworth, Ambassadeur de Grande Bretagne. Le Premier consul passablement énervé, demande à l'Ambassadeur, outre des explications sur Malte, pourquoi son pays s'obstine à maintenir un quasi état de guerre contre la France. Puis il lui fait remarquer que la France n'a pas un seul vaisseau de ligne armé dans ses ports.

 

 

La réponse, non dite, est simple : l'Angleterre est sur la défensive car elle sait qu'en refusant d'évacuer Malte, Bonaparte ne va pas tarder à réagir. Elle se servira de la réaction Française en la présentant comme une agression. Le futur Empereur conclu l'entretien par ces mots à l'adresse de Lord Whitworth : "Si vous armez, j'armerai aussi, vous pouvez peut-être tuer la France, mais l'intimider, jamais !".

 

 

 

 

► 1803 - 19 février Napoléon Bonaparte met en place l'Acte de médiation en Suisse. Par cet acte, Bonaparte rétablit la Confédération suisse, qui comptera alors dix-neuf cantons. Chacun d'eux bénéficiera d'un gouvernement autonome mais tous seront unis au coeur d'une organisation fédérale plus forte, régie par une Diète fédérale. Cet Acte de médiation sera supprimé en 1814, après la chute de l'Empire.

 

 

 

 

► 1803 Mars Actes hostiles de l'Angleterre contraires aux stipulations du traité de paix d'Amiens : elle refuse d'évacuer Malte et plus tard, elle fera saisir des colonies des Hollandais des alliés de la France.

 

 

 

 

► 1803 - 4 avril Fesch nommé ambassadeur de France à Rome. Oncle de Napoléon, le cardinal Fesch est chargé de négocier la venue du pape à Paris pour le sacre de l'empereur. Joseph Fesch était un homme d'Église français, archevêque de Lyon de 1802 à 1836. En 1802, son neveu l'empereur Napoléon lui constitua un diocèse sur mesure, réunissant les départements du Rhône, de la Loire et de l'Ain, et siègeant à Lyon. Il devint alors archevêque de Lyon.

 

 

Il fut nommé cardinal en 1803, puis envoyé comme ambassadeur à la cour de Rome. En 1805, il fut élevé aux dignités de grand aumônier de l'Empire, de comte et de sénateur. Il ne craignit pas, en 1810, de s'opposer aux volontés de Napoléon à l'égard de Pie VII. Tombé en disgrâce, il se retira dans son diocèse, où il resta jusqu'en 1814. Après l'abdication de l'Empereur, il alla vivre à Rome où il passa ses derniers jours dans l'étude des lettres et des arts, sans vouloir jamais consentir à se démettre de son archevêché.

 

 

 

 

► 1803 - 5 avril Mort de Toussaint Louverture au fort de Joux.

 

 

 

► 1803 - 11 avril Napoléon propose la vente de la Louisiane aux Américains.

 

 

 

► 1803 - 3 mai La France vend la Louisiane aux États-Unis; il ne reste aujourd'hui à la France que l'archipel de Saint-Pierre et Miquelon dans cette partie du monde. Envoyé par le président américain Jefferson, l'ambassadeur Monroe offre 80 000 000 francs à la France en échange de la Louisiane. Bonaparte cède aussitôt. La Louisiane deviendra en 1812 le dix-huitième état des États-Unis.

1803         20 mai Rupture de la paix d'Amiens.

1803         9 août Essai de navigation sur la Seine du bateau à vapeur construit par Fulton, citoyen américain. Pour la première fois, à la stupéfaction des Parisiens qui sont sur les berges, on voit passer sur la Seine, à près de 6 km/heure et qui plus est à contre-courant, un bateau long d'un peu plus de 21 mètres. Celui-ci a été mis au point par un Américain du nom de Robert Fulton ; il est mu par un moteur à vapeur d'une puissance de huit chevaux qui entraîne des roues à aubes. Si les badauds sont étonnés, en revanche les autorités restent parfaitement indifférentes à cette invention. Robert Fulton était un inventeur états-unien né le 14 novembre 1765 en Pennsylvanie, et mort à New York le 24 février 1815. Considéré comme l'inventeur du bateau à vapeur, il fut en fait celui qui, par son talent d'ingénieur, parvint à rendre réellement opérationnel un procédé déjà connu, comme le prouvent les expériences de Denis Papin en Allemagne (1707), d'Auxiron et Jouffroy en France (1774), de John Fitch (1790) en Amérique, et de Symington (1788,1801) en Angleterre.

1803         18 novembre Bataille de Vertières, à Saint-Domingue (Haïti), les noirs massacrent les colons de race blanche et les mulâtres, et une partie du corps expéditionnaire français. Évacuation de l'ancienne colonie. Défaite des armées françaises face Jean-Jacques Dessalines à Saint-Domingue. Le commandant Donatien de Rochambeau et ses hommes épuisés par près de deux ans de guerre d'indépendance et décimés par la fièvre jaune capitulent devant les révolutionnaires haïtiens. Le général Dessalines successeur de Toussaint Louverture proclamera l'indépendance de l'île le 1er janvier 1804, après que les garnisons napoléoniennes se soient rendues les unes après les autres. Saint-Domingue reprendra le nom que lui donnaient ses premiers habitants, les indiens Arawaks, Haïti. La bataille de Vertières, le 18 novembre 1803 oppose les troupes françaises expédiées par Bonaparte et les esclaves insurgés de Saint-Domingue. Napoléon avait l'intention de mater la rébellion des esclaves, de reconquérir les ville tombées aux mains des rebelles et de rétablir l'esclavage sur l'île, le général de Rochambeau est donc chargé de cette tâche. La bataille se déroule à Vertières dans le nord du pays près du Cap-Français, l'actuel Cap-Haïtien. La surprenante résistance et la victoire finale des rebelles menés par Jean-Jacques Dessalines, obligent Rochambeau à capituler. L'île est proclamée indépendante de la France le 1er janvier 1804 aux Gonaïves, Haïti devient alors la première république Noire au monde. La France reste encore dubitative concernant cette émancipation, en 1826 Charles X réclame une indemnité de 150 millions de francs or à la jeune république pour que la France reconnaissse l'indépendance d'Haïti. Cette dette sera allégée en 1838 à 90 millions de francs et sera complètement versée à la France. Jean-Jacques Dessalines (20 septembre 1758 à Grande-Rivière-du-Nord – 17 octobre 1806) était un dirigeant de la révolte servile d'Haïti et le premier Empereur d'Haïti (1804–1806 sous le nom régnal de Jacques Ier d'Haïti). Un ancien esclave devenu général de l'armée revolutionnaire de la colonie française de Saint-Domingue, Dessalines organise en octobre 1802 la mutinie de l'armée saint-dominguoise contre l'ordre Napoléonien imposé par Charles Leclerc. Cette révolte réussit en automne 1803 à vaincre les Français à la bataille de Vertières, et le 1er janvier 1804 Dessaline proclame l'indépendance d'Haïti. Il se fait d'abord gouverneur général à la vie, puis empereur (pour ne pas être devancé par son rival, Bonaparte).

1803         19 novembre Capitulation de Rochambeau. Toussaint Louverture a été intraitable. Il a proclamé l'indépendance de l'île de Saint-Domingue le 7 octobre 1801 en dépit des proposition que lui avait faites l'empereur. Napoléon a donc pris la décision d'en finir avec une expédition militaire. Le 2 novembre, le maréchal Leclerc est parti reconquérir l'île. Mais Leclerc a été emporté par la fièvre jaune après avoir durement lutté pour reprendre le contrôle de l'île. Rochambeau lui a succédé. Ses tentatives pour redresser la situation ont été vaines. D'autant qu'en mai 1803, en raison de la rupture de la Paix d'Amiens, les Anglais ont instauré un blocus. En ce jour Rochambeau est contraint de se rendre avec ses 3 800 hommes. Le 4 décembre suivant, l'évacuation de l'île par les Français sera terminée.

1803         20 décembre Transfert de souveraineté franco-américain en Basse-Louisiane à la Nouvelle-Orléans.

1803         Jean-Baptiste Say écrit 'Traité d'économie politique'. Jean-Baptiste Say, né à Lyon, le 5 janvier 1767 et mort à Paris le 14 novembre 1832, est un économiste, journaliste et industriel français. C'est au cours d'un voyage en Grande-Bretagne, où la révolution industrielle est en cours, qu'il adoptera les idées libérales et en particulier les théories d'Adam Smith dont il sera un ardent défenseur de retour en France.

1803         à 1870 - naissance et mort de Prosper Mérimée. Écrivain français. Il est l'auteur de 'Carmen' (1845), tragique histoire d'amour à l'origine de l'opéra de Bizet. Élevé dans un milieu bourgeois et artistique, Mérimée suit ses études au lycée Henri IV, puis fait son droit, tout en fréquentant les salons littéraires de l'époque. Il entre en littérature par une double mystification, publiant en 1825 'Le Théâtre de Clara Gazul'. Esprit libéral, il accueille avec joie en 1830 la Monarchie de juillet qui lui offrira en retour protection, faveurs et emplois. Puis il se lie, à Madrid, avec le Comte de Montijo, les parents d'Eugénie, qui épousera 20 ans plus tard Napoléon III et deviendra l'impératrice des français. Il écrit 'La Chronique du temps de Charles IX' (roman historique) puis une série de nouvelles ('Mateo Falcone', 'Vision de Charles IX') qui lui permettent d'asseoir sa réputation. Il donne à la nouvelle ses lettres de noblesse avec 'Colomba', 'La Venus d'Ille' et 'Carmen'. Mérimée est élu à l'Académie française en 1844. Puis, il se ralliera à l'Empire, deviendra historien, traduira la littérature russe et se réfugiera à Cannes où il mourra.

1803         à 1869 - naissance et mort de Hector Berlioz. Compositeur français. Voué à être médecin, Hector Berlioz tient tête à ses parents et entre au Conservatoire où il suit les cours de Lesueur et de Reicha. Sa première oeuvre, la 'Messe solennelle', est de grande envergure. Le compositeur se plaît à sortir des cadres, et crée des ouvrages aux orchestrations considérables, notamment sa 'Symphonie fantastique' qui apparaît comme un chef d'oeuvre romantique de la littérature orchestrale. Il la compose après avoir rencontré l'actrice Harriet Smithson. Amoureux, passionné et déterminé, il parvient à l'épouser en 1833, mais ce mariage ne sera pas une réussite. Berlioz, qui est aussi critique et écrivain à ses heures, entreprend des tournées de concerts en Belgique, en Allemagne, à Prague et en Russie où il est vivement félicité. Ses dernières grandes oeuvres à succès sont le 'Te Deum', 'L'Enfance du Christ' et 'Béatrice et Bénédicte' qu'il écrit en 1862, année de la mort de sa compagne Maria Recio, qu'il avait épousé en 1854. Il meurt quinze ans plus tard d'une congestion cérébrale.

1803         mort de Pierre Choderlos de Laclos.

1804         1er janvier Le Général Dessalines proclame l'indépendance de Saint-Domingue.

1804         13 février : Premier essai, en Angleterre, d'une locomotive à vapeur, construite par l'ingénieur cornique Richard Trevithick, pouvant atteindre la vitesse, surprenante pour l'époque, de 8 km/h. Richard Trevithick, (13 avril 1771 - 22 avril 1833) est né à Camborne dans la région minière des Cornouailles d'un père ingénieur. Il a pour voisin William Murdoch, le pionnier des wagons à vapeur. Ses expériences sur la vapeur comme moyen de propulsion d'un véhicule sur route sont source d'inspiration pour Trevithick. Il prend une part active dans les efforts locaux de briser le monopole instauré par James Watt et sa machine à vapeur par la conception d'une nouvelle machine.

1804         9 mars Arrestation de Georges Cadoudal, chef chouan à Paris.

1804         10 mars Transfert de souveraineté franco-américain en Haute-Louisiane à Saint-Louis. Saint-Louis est une ville dans le Missouri aux États-Unis, nommée d'après Louis IX de France. La ville a été fondée par le marchand français Pierre Laclède ou Pierre Laclède Liguest et son jeune assisant et beau-fils néo-orléanais Auguste Chouteau le 15 février 1764 dans le Territoire de la Louisiane qui avait appartenu à la France avant d'être cédé à l'Espagne (à l'ouest du fleuve du Mississippi) et à l'Angleterre (à l'est du Mississippi) en 1763. Saint-Louis fait partie des États-Unis depuis 1803.

1804         14-15 mars Enlèvement du duc d'Enghien (Louis Antoine de Bourbon-Condé) à Ettenheim. Bonaparte croit que le duc d'Enghien (Louis Antoine de Bourbon-Condé) a trempé dans un complot royaliste contre sa personne. Sans attendre les preuves que pourrait apporter une enquête, il le fait enlever en pleine nuit par un escadron de dragons dans sa maison d'Ettenheim. Le prince sera exécuté le 21 mars au soir dans les fossés de Vincennes. Louis Antoine Henri de Bourbon-Condé, duc d'Enghien (né en 1772 à Chantilly – mort le 21 mars 1804 à Vincennes) était un prince du sang français. Fils unique de Louis, dernier prince de Condé, il fut le dernier descendant de la maison de Condé, et, à ce titre, l'une des grandes figures romantiques du début du XIXe siècle.

1804         21 mars Condamnation et exécution du duc d'Enghien (Louis Antoine de Bourbon-Condé) à Vincennes. Exécution sous Napoléon, inspirée sans doute par Talleyrand, d'un héritier putatif du trône de France afin de démoraliser les royalistes, le 21 mars 1804.

1804         21 mars Promulgation du Code Civil. Le code civil, élaboré par une commission constituée le 24 mars 1802 et dirigée par le juriste Pigeau, s'inspire de l'ordonnance de Lamoignon de 1667 qui a été simplifiée. Il est présenté au Conseil d'État qui lui consacrera 24 séances d'études. Il compte 2281 articles qui régissent la famille. Il ne tardera pas à prendre le nom de Code Napoléon. Le Code Civil français est le texte codifiant les normes législatives de droit civil. Il a été promulgué le 30 ventôse an XII. Ce fut le 13 août 1800 que le Premier consul Napoléon Bonaparte désigna une commission de quatre éminents juristes : Tronchet, Bigot de Preameneu, Portalis et Maleville, sous la direction de Jean-Jacques Régis de Cambacérès, pour rédiger un projet de Code civil des Français. Une fois le projet soumis aux tribunaux afin qu'ils fassent part de leurs observations, il prit la forme de 36 lois votées entre 1803 et 1804, pour enfin être réunies dans un seul Code civil qui fut promulgué le 21 mars 1804 (30 ventôse an XII).

1804         18 mai : Le 28 floréal an XII, après diverses sollicitations savamment orchestrées, senatus-consulte proclamant Napoléon Bonaparte Empereur des Français (décisions ratifiées par plébiscite avec 2569 non pour 3,5 millions de oui). Début du Premier Empire (fin en 1814).

1804         PREMIER EMPIRE (1804-1814)

1804         Le Premier Empire est le régime instauré en France pour remplacer le Consulat. Il débute le 18 mai 1804 (sénatus-consulte proclamant Napoléon Bonaparte empereur des Français) et s'achève en avril 1814 (abdication de Napoléon et départ pour l'île d'Elbe). Il sera suivi par la première Restauration, interrompu par l'épisode des Cent-Jours, du 20 mars au 22 juin 1815. Le plébiscite du 6 novembre 1804 légitime le passage au Premier Empire. Napoléon Bonaparte est sacré empereur à Notre-Dame de Paris le 2 décembre 1804 sous le nom de Napoléon Ier.

1804         L'Empire, c'est d'abord l'empereur, un homme qui à trente-cinq ans, refuse la place de Dieu parce que c'est "un cul de sac", un homme qui travaille douze, quinze, dix-huit heures par jour, un homme qui dialogue avec l'histoire, avec Alexandre le Grand, César et Charlemagne. Cet homme n'admet auprès de lui que ceux et celles qui le servent, et qui plus est, qui le servent comme il entend d'être servi. Il impose à la cour impériale une étiquette dont la rigueur implique l'ennui aux Tuileries comme à Saint-Cloud. L'empereur gouverne seul. Il convoque le Tribunat, supprimé en 1807, quand bon lui semble. Il lui arrive plus tard de ne pas convoquer le Corps législatif. Par la police, par la censure, par l'Université, il maîtrise ceux qui pensent et écrivent. Le pouvoir de l'Empire est le pouvoir de l'empereur. Entre 1802 et 1814, la population de la France passe de 27 millions à 29 millions. Cette population est essentiellement agricole et rurale. Elle l'est à Paris même puisque, en 1807, la ville ne compte pas 100 000 artisans sur les quelques 600 000 habitants de la capitale. Dans les campagnes, on commence de cultiver la betterave fourragère autant que sucrière. Cette culture met fin à la jachère. Elle accompagne la banalisation de la culture de la pomme de terre et celle de la chicorée et du tabac, celle du sucre de raisin encore. Autant de cultures qui conjurent les manques provoqués par le Blocus Continental qui interdit les importations. Le même Blocus permet à l'industrie française de distribuer dans toute l'Europe les marchandises conçues et fabriquées par les industries françaises. Aussi bien les tissus tissés sur les métiers de Philippe de Girard ou de Jacquard, que ceux imprimés sur les toiles de Jouy par les rouleaux d'Oberkampf. La Lorraine, à Moyeuvre et à Hayange comme au Creusot, voit se dresser les premiers hauts fourneaux. Le triplement de la production de la houille, le doublement de celle de la fonte et du fer, permettent même la construction de la passerelle des Arts et des coupoles de la halle au blé à Paris. L'empereur est soucieux de diffuser les nouveaux produits de l'industrie comme il l'est de porter secours à celles qui éprouvent des difficultés. Mais soutenir leur activité n'implique pas pour lui qu'il faille se soucier du sort des ouvriers qu'il astreint à porter un livret délivré par la police. Les grands travaux publics sont encore un autre moyen de soutenir l'activité économique du pays. On construit des routes. On creuse des canaux. On aménage des ports. Et pendant quinze ans, les architectes construisent dans la capitale des ensembles qui font d'elle la ville impériale que veut l'empereur. Cette politique est rendue possible par la stabilité de la monnaie qu'est le Franc-germinal. Si le budget de l'Empire ne cesse d'avoir recours à des recettes extraordinaires – la vente de Biens nationaux, l'appel aux capitaux privés – c'est sur l'ensemble des contributions indirectes qu'il se fonde essentiellement. Qui plus est, les contributions de guerre que l'empereur impose aux vaincus ne cessent, pendant des années, de venir à la rescousse des besoins qui sont les siens. La force de l'Empire, selon les mots que l'empereur lui-même emploie, la "masse de granit" sur laquelle il fonde son pouvoir, c'est la bourgeoisie. Des fonctionnaires, des propriétaires et les membres des professions libérales la composent. Les uns et les autres accaparent la terre qui présente plus d'intérêt que jamais. La propriété foncière et la propriété immobilière sont les signes de reconnaissance d'une bourgeoisie prudente. Les professions libérales en sont l'aristocratie. L'empereur adjoint à celles-ci celle de la fonction publique. Conscient de son rôle, il la rémunère en conséquence. En 1805, un préfet de première classe gagne quelques 40 000 francs par an. Mais les largesses, dont le pouvoir sait faire preuve à l'égard de ses plus importants serviteurs, cachent de graves disparités. D'autant que les promotions demeurent difficiles pour ceux qui commencent leur carrière à des postes subalternes. Parmi les bourgeois, les hommes d'affaires tiennent une place essentielle, en particulier s'ils sont fournisseurs des armées. Le fondement de la France demeure sa paysannerie. Celle-ci est plus diverse qu'elle ne l'était avant la Révolution. Au delà des disparités, l'Empire permet à la paysannerie d'avoir accès à une alimentation plus riche. Elle lui permet aussi d'élaborer, avec les châles, les dentelles et les rubans, des costumes singuliers, différents d'une région à l'autre, ce que la misère sous l'ancien Régime avait occulté. La paysannerie acquiert des terres. Elle redoute aussi le morcellement impliquée par l'application du Code Civil, parce que les héritages redistribuent les propriétés. Ce trouble-là n'empêche pas la paysannerie de profiter pleinement du calme politique que lui vaut l'éloignement des champs de batailles, la réserve des prêtres et celle des aristocrates revenus sur des terres où ils ne sont plus maîtres. Le sort des paysans est alors sans nul doute, lorsqu'ils ne sont pas menacés par la conscription – et tout sujet de l'Empire, en âge de combattre l'est – plus sûr que celui des ouvriers. Leur sort varie selon qu'ils sont spécialisés ou ne le sont pas, selon qu'ils ont un emploi permanent ou ne disposent que d'occasionnels. La situation des uns et des autres est trop disparate pour qu'ils puissent ébaucher la moindre conscience de classe... D'autant que la concentration d'employés dans une même entreprise est encore une exception. Si les industriels que sont Richard et Lenoir ont des milliers de tisserands à leur service, leurs ateliers sont dispersés entre la Picardie et la Normandie. Par ailleurs, la loi Le Chapelier interdit toute coalition aux ouvriers. On travaille dix, douze, treize heures par jour. Les femmes et les enfants travaillent. Mais l'augmentation régulière des salaires rend cette situation tolérable. C'est en 1810 que le renversement de la conjoncture porte atteinte à l'image d'un Empire soucieux du sort du moindre de ses sujets. Les salaires alors s'effondrent et le chômage apparaît. Qui plus est, la crise agricole impose le renchérissement de toutes les denrées y compris celles de première nécessité. Cette ombre n'empêche pas la France de continuer à danser dans les bals qui sont réapparus dès 1800. On commence de tourner à trois temps dans les bastringues ou les guinguettes aux tempos des valses venues d'Autriche. On se soucie, quand on le peut, des plaisirs de la table. On compte à Paris plusieurs centaines de restaurants alors qu'il n'y en avait pas même cent avant la Révolution. Ici et là les cuisiniers, qui furent ceux de princes émigrés, sont chefs. Et partout des cabarets ouvrent. Le régime a à coeur d'organiser des parades, des feux d'artifices, des bals. On ne les dédaigne pas mais le plaisir que l'on découvre alors est celui de la promenade. On se croise, on se salue, on s'égare... Les naissances illégitimes sont quelque trois fois plus nombreuses que sous l'Ancien Régime. On n'a jamais perdu autant d'argent dans les tripots du Palais-Royal. L'administration de l'Empire tolère mal ces excès, mais elle y participe. L'hypocrisie se porte comme la culotte courte à bas de soie à la cour, ou l'habit noir ou sombre, à la ville. Mais les femmes, quant à elles, si elles ont pu pendant le Directoire et pendant le Consulat, découvrir leurs épaules et leurs poitrines doivent vite, après Brumaire, se recouvrir. Les robes retrouvent des manches. Les décolletés sont plus étroits et les châles d'indienne couvrent les épaules. Si les robes sont, un temps encore, droites, on ne tarde pas à voir réapparaître le corset... Autre règle de vie, une dame ne saurait sortir sans être "couverte". Qu'importe, le chapeau ou le turban. Comme il se doit, l'empereur est soucieux de sa capitale. C'est au gouverneur du Palais qu'est Duroc, c'est à l'intendant général Daru, c'est aux architectes Percier et Fontaine que l'empereur confie les grands travaux parisiens qui sont autant affaire d'embellissement que de gestion de la ville. Napoléon est tout aussi soucieux de l'achèvement du Canal de l'ourcq qu'il l'est du réaménagement de la place de la Concorde. Quant à d'autres grands projets, le palais du roi de Rome, sur la colline de Chaillot par exemple, ils sont restés des songes. Les abeilles dont l'empereur a fait l'un de ses symboles marquent moins la vie civile que l'aigle ne marque l'épopée qui a été celle de Napoléon Ier.

1804         Napoléon Ier. Sortie de l'École Militaire lieutenant en second d'artillerie, il se distingue au siège de Toulon qu'il contribue à reprendre aux royalistes. Il est promu général. Ardemment républicain, Barras fait appel à lui pour écraser l'insurrection royaliste à Paris (13 vendémiaire an IV, 5 octobre 1795), nommé à la tête de l'armée d'Italie, ses victoires font de lui un des généraux les plus prestigieux, qui pense déjà au pouvoir. Il est placé à la tête des troupes de la campagne d'Égypte destinée à atteindre les intérêts Anglais. Il remportera victoires sur victoires, mais menacé par les Turcs, il sera amené à remonter jusqu'a Damas qu'il ne réussira pas à prendre. Voyant le Directoire en difficulté et la France mûre pour un coup d'état, il rentre secrètement en France laissant le commandement à Kléber. La campagne d'Égypte ne se terminera pas bien mais sur le plan scientifique elle marque le début l'égyptologie. Pour l'Égypte elle sera le début de sa régénération dirigée par Méhémet Ali. Pour Bonaparte elle l'auréole d'une gloire presque surnaturelle. Il renverse le Directoire, régime complètement discrédité, les 18 et 19 brumaire (9 et 10 novembre 1799) et s'impose rapidement comme le seul maître. La Constitution de l'an 8 (décembre 1799) qui est son oeuvre l'investit comme premier consul d'un pouvoir considérable. Il accomplit une oeuvre importante sur le plan intérieur création des Préfets (1800), de la banque de France (1800), le Franc germinal (1803), le code civil (1804). Il conclu le concordat avec Pie VII en 1801 ce qui rétablit la paix religieuse. Sur le plan extérieur l'Autriche est vaincue traité de Lunéville le 9 février 1801, l'Italie passe entièrement sous la domination française, l'Angleterre isolée, signe la paix en mars 1802. La paix ne dure qu'un an, l'Angleterre rouvre les hostilités, les royalistes fomentent un complot pour renverser Bonaparte. C'est l'occasion de transformer le régime, le 18 mai 1804, Bonaparte devient Empereur des Français, il est sacré à Paris par Pie VII le 2 décembre. C'est maintenant le régime absolutiste et c'est la troisième coalition contre la France (1805) le désastre de Trafalgar anéantit ses projets d'invasion de l'Angleterre, au cours d'une campagne éclaire, l'Autriche est à nouveau battue (Austerlitz, décembre 1805). L'Allemagne est transformée par la création de la confédération du Rhin (fin du Saint Empire Germanique). Quatrième coalition, la Prusse est vaincue à Iéna et Auerstaedt (octobre 1806), la Russie est vaincue à Friedland (juin 1807), L'Angleterre reste seule en guerre, Napoléon organise le blocus des cotes continentales en vue d'asphyxier l'économie anglaise mais comme il lui faut contrôler toutes les cotes il annexe le Portugal en 1807 et les états pontificaux, il lui faut envahir l'Espagne où il dépose le roi Charles IV et le remplace par son frère Joseph Bonaparte, ce qui provoque des révoltes populaires qui ne cesseront jamais. Profitant des soucis espagnols de Napoléon, une cinquième coalition est faite c'est une campagne foudroyante de Napoléon qui amène la victoire de Wagram le 6 juillet 1809 à la suite d'une offensive décisive de Davout. L'Autriche est démembrée mais devient une alliée, Napoléon épousant Marie-Louise d'Autriche après son divorce d'avec Joséphine. Cependant à l'intérieur toutes ces guerres créent des difficultés économiques et du mécontentement, Napoléon en conflit avec le Pape le fait enlever de Rome en 1809 et le retient captif pendant 4 ans, le clergé devient un ennemi intérieur. Réorganisation du corps des gardes-pompiers le 18 septembre 1811, ils seront désormais militarisés, casernés et porteront un uniforme. En 1812 c'est la rupture avec la Russie, il parvient jusqu'à Moscou mais doit battre en retraite c'est la débâcle (passage de la Bérézina) cette défaite entraîne une sixième coalition (1813), la France cette fois est envahie, les coalisés sont à Paris en mars 1814, Napoléon doit abdiquer le 6 avril et le traité de Paris ramène la France à ses frontières de 1792. Napoléon est exilé à l'île d'Elbe. Napoléon revient par surprise moins d'un an après (1er mars 1815). La coalition se reforme la guerre reprend et Napoléon sera vaincu à Waterloo (18 juin 1815). Il est déporté sur l'île anglaise de Sainte Hélène où il meurt en 1821. Le second traité de Paris (novembre 1815) ramène la France à ses frontières de 1790.

1804         Le style Empire, dans le Recueil des décorations intérieures (1812), Percier et Fontaine, architectes en 1806 de l'arc de triomphe du Carrousel et décorateurs, déclarent: "Nous nous sommes efforcés d'imiter l'antique, dans son esprit, ses principes et ses maximes, qui sont de tous les temps". Le style Empire est bien une continuation du néoclassicisme apparu sous le règne de Louis XVI, enrichi de l'iconographie impériale – aigles et abeilles – après la transition opérée par le style Directoire. Les meubles, qui jouaient librement dans l'espace des intérieurs au XVIIIe siècle, se rangent le long des murs ou se figent au beau milieu de la rosace du tapis d'Aubusson. Une géométrie sévère, des formes lourdes inspirent aux ébénistes, avec des tables de toilette à pieds en X, des guéridons à plateau de marbre, des lits massifs, bateaux ou en nacelle, et des fauteuils à dossier carré, un mobilier où l'acajou s'utilise en placage (le meuble Empire d'acajou massif est exceptionnel). Devenu rare et coûteux à la suite du Blocus, ce bois d'Amérique sera remplacé par le hêtre, l'orme, le peuplier ou l'érable. Les ornements de bronze ciselé, puisés dans un répertoire gréco-romain ou égyptien, sont appliqués sur les fonds unis. L'orfèvrerie, dont les principales figures sont Biennais, Auguste et Odiot, transpose dans ce même répertoire à l'antique les pièces de vaisselle des périodes précédentes – surtouts pots à oille et salières –, le protocole impérial étant calqué sur celui de la monarchie. C'est ainsi qu'Auguste réalise pour le sacre de l'Empereur un grand service en vermeil, et la Manufacture de Sèvres un service "égyptien".

1804         18 mai Constitution de l'An XII, Napoléon devient empereur. Un sénatus-consulte proclame Bonaparte "empereur des Français et de la République française" sous le nom de Napoléon Ier "Le gouvernement de la République est confié à un empereur héréditaire". Le titre d'empereur a été choisi parce que plus "républicain" que celui de roi… La Constitution de l'an XII est le texte qui instaure le premier Empire. Le Sénat rédige le sénatus-consulte du 28 floréal An XII à la demande du premier Consul à Vie; qui est approuvée par plébiscite le 6 novembre 1804. Ce texte de 142 articles fondait un nouveau régime, le Premier Empire, et adaptait à ce régime les anciennes institutions. Napoléon fonde sa légitimité sur la grâce de Dieu selon la théorie de droit divin tout en continuant à se réclamer du peuple. Il sera sacré par le Pape.

1804         Napoléon confère la dignité de maréchal de l'Empire aux généraux Alexandre Berthier, Murat, Moncey, Jourdan, Masséna, Augereau, Bernadotte, Soult, Brune, Lannes, Mortier, Ney, Davoust, Bessières, Kellermann, Lefèvre, Pérignon, Sérurier.

1804         10 juin - Procès de la conspiration de Pichegru, de Cadoudal et du général Moreau; il y a douze exécutions, Moreau est banni.

1804         25 juin Fin de la chouannerie. Georges Cadoudal, le chef de chouannerie, refuse la grâce de Napoléon et est guillotiné place de Grève à Paris, après avoir prononcé la devise des insurgés vendéens : "Mourons pour notre Dieu et notre Roi". Après s'être soumis aux républicains en 1796, il tenta de nouveaux soulèvements royalistes à partir de 1800. Ses descendants seront anoblis par Louis XVIII.

1804         16 août - Napoléon, au camp de Boulogne, fait une distribution de croix de la Légion d'honneur à l'année.

1804         28 août - L'empereur Alexandre Ier de Russie rompt avec la France.

1804         16 septembre Gay-Lussac s'élàve en ballon à plus de 7 Km de haut.

1804         25 novembre Entrevue de Napoléon et de Pie VII. L'oncle de Napoléon, le cardinal Fesch, a réussi à convaincre le pape Pie VII de venir à Paris y sacrer son neveu. C'est à Fontainebleau que le protocole a prévu la rencontre du pape et de l'empereur. Lorsqu'il apprend que Pie VII vient de quitter Nemours, Napoléon, sous le prétexte d'une chasse, prend le galop et rejoint la Croix de Saint-Hérem, où il sait que le cortège papal doit passer. Lorsque la voiture du souverain pontife arrive, l'empereur met pied à terre. Les deux hommes se saluent. L'empereur monte dans la voiture du pape et ils continuent ensemble la route jusqu'au château de Fontainebleau.

1804         2 décembre Sacre de Napoléon en présence de Pie VII à Notre-Dame. Le Sacre impérial, événement unique dans l'histoire de France, est lourdement chargé en symboles. Le passage de la République à l'Empire nécessite la création d'armoiries impériales, ainsi que la création d'objets symboliques destinés à établir une tradition auparavant inexistante. Napoléon, qui se veut rassembleur, décide d'associer aux symboles de son règne les images qui ont pu représenter auparavant la France, ainsi que les pouvoirs forts européens. L'aigle est choisi en référence aux aigles romaines, portées par les légions, mais il est également le symbole de Charlemagne, l'aigle éployée. Couronnement de Napoléon, la veille, sur ordre du pape, le cardinal Fesch a béni religieusement le mariage de l'empereur avec Joséphine. En ce 2 décembre le carrosse impérial conduit par huit chevaux Isabelle, qui a quitté les Tuileries et qui est passé par la rue Saint-Honoré, s'arrête devant Notre-Dame de Paris. La foule sur tout le parcours n'a cessé d'acclamer le couple impérial qui descend maintenant du carrosse. L'empereur est vêtu d'un manteau de velours cramoisi. Sa tête est ceinte d'une couronne de feuilles de laurier d'or. La robe de l'impératrice est constellée de pierreries. En entrant dans la cathédrale, l'empereur se penche vers son frère : "Joseph, si notre père nous voyait !". Après les onctions saintes reçues du souverain pontife même, l'empereur prend dans les mains du pape la couronne qu'il se pose lui-même sur la tête, puis il couronne l'impératrice. Pie VII proclame alors face à la foule des dignitaires de l'empire : "Vivat imperator in aeternum !". L'acclamation est reprise par toute l'assistance. Puis le pape se retire dans la sacristie et laisse l'empereur prêter serment. Au soir de ce sacre, dont la décoration a été l'oeuvre de David et qui a été ponctué par le Te Deum de Paisiello, des motets de Lesueur et le Vivat de l'abbé Roze, l'empereur assure : "Je n'ai pas succédé à Louis XVI, mais à Charlemagne".

1804         à 1876 - naissance et mort de Aurore Dupin, baronne Dudevant, mieux connue sous le nom de George Sand. Elle fut la maîtresse de Musset et de Chopin. Femme de lettres française. Fille d'un officier mort accidentellement en 1808 et descendant de Maurice de Saxe, Armandine Lucile Aurore Dupin passe une jeunesse libre au château de Nohant, au fond du Berry dont elle s'imprègne et qu'elle décrira avec poésie plus tard. Elle est élevée par sa grand-mère paternelle, avant d'être envoyée dans un couvent parisien, où elle reste de 1818 à 1820. En 1830, mariée et mère de deux enfants, elle s'installe seule à Paris où elle entame une vie mouvementée. On connaît sa liaison passionnée avec Alfred de Musset qu'elle quitte à Venise ; elle se liera ensuite à Liszt et à Chopin. Son oeuvre romanesque, qui compte près de soixante-dix titres, est traversée par trois grands courants : le romantisme sentimental, le socialisme humanitaire et la vocation paysanne. Telle 'La mare au diable', nombre de ses romans évoquent aussi les paysages du Berry, sa région natale. George Sand est aussi l'auteur de nouvelles, de contes, de pièces de théâtre, de critiques littéraires, de pamphlets et d'une volumineuse correspondance. Toute sa vie, cet écrivain au tempérament généreux a prôné l'amour sincère et personnifié les débordements du coeur romantique.

1804         mort de Emmanuel Kant.

1804         à 1869 - naissance et mort de Charles Sainte-Beuve. Écrivain et critique littéraire français. Dès son arrivée à Paris, il fait partie du premier 'Cénacle' de Victor Hugo : mais ses relations avec l'auteur de 'La Légende des Siècles' s'étioleront en raison de ses amitiés saint-simoniennes. Ses premières poésies paraissent en 1829 sous le pseudonyme de Jacques Delorme et son premier ouvrage, intitulé 'Tableau historique et critique de la Poésie Française du XVIème siècle', le propulse au rang de critique reconnu. Faisant l'éloge de Boileau, il développe une théorie selon laquelle la littérature est à l'image de l'homme, c'est-à-dire bornée, soumise à des règles et des limites. Ses 'Causeries du Lundi' et 'Nouveaux Lundis' forment le socle d'une oeuvre critique remarquable. Il participe alors à plusieurs journaux comme la 'Revue des Deux Mondes' et devient professeur de poésie latine au Collège de France. Mais Sainte-Beuve est aussi une figure politique de son temps: familier du salon de la princesse Mathilde sous le Second Empire, il participe activement aux élections et s'impose comme le chef du parti gouvernemental et anticlérical. Prenant des distances de plus en plus marquées avec l'Académie Française dont il a été élu membre le 14 mars 1844, il perd peu à peu son autorité jusqu'à sa mort, en 1869.

1805         4 février Décret fixant la numérotation des rues à Paris. Jusqu'à ce jour, les maisons des rues de Paris n'étaient pas numérotées. Par ce décret, le premier pas vers le Paris d'aujourd'hui est fait. Mais il faudra attendre 1860 pour que les vingt arrondissements soient créés.

1805         17 mars Napoléon devient roi d'Italie. Parce que son frère Joseph a décliné l'offre qui lui était faite, Napoléon, ce 17 mars, dans la salle du trône des Tuileries reçoit les membres de la Consulta d'Italie et accepte la couronne de fer lombarde. Il est proclamé roi d'Italie. Il sera couronné le 26 mai suivant dans la cathédrale de Milan.

1805         8 Avril - Traité de Saint-Pétersbourg entre la Grande-Bretagne et la Russie (c'est la troisième coalition contre la France). Troisième Coalition: Angleterre, Autriche, Russie, Suède. En 1803, William Pitt, revenu au pouvoir en Angleterre, trahit la paix d'Amiens et déclare la guerre à la France, tout en travaillant à la réunion d'une nouvelle coalition. Il assiste aussi le compte d'Artois (futur Charles X de France) dans les attentats contre la vie de Bonaparte (Cadoudal - Pichegru). Bonaparte rassemble une armée à Boulogne avec l'intention d'envahir l'Angleterre pour lui imposer la paix. Mais les Autrichiens avancent en Bavière et Napoléon, il est empereur des Français depuis le 18 mai 1804, décide de lever le camp et de marcher à leur rencontre. Il capture l'armée du général Mach à Ulm le 20 octobre 1805. Nelson détruit la flotte française à Trafalgar le lendemain 21 octobre. Puis ce sera la grande victoire d'Austerlitz sur les Austro-Russes le 2 décembre 1805, jour anniversaire du sacre. Le traité de Presbourg du 26 décembre 1805 met fin à la guerre.

1805         26 mai Napoléon est couronné roi d'Italie à Milan. C'est avec faste que la cérémonie se déroule dans la cathédrale de Milan. Napoléon ceint la couronne de fer lombarde. Puis il désigne comme vice-roi son beau-fils, Eugène de Beauharnais. Et il repart aussitôt pour le camp de Boulogne.

1805         7 juin Napoléon nomme Eugène de Beauharnais vice-roi d'Italie. Eugène de Beauharnais, de son nom complet Eugène Rose de Beauharnais (1781-1824), prince d'Eichstaedt, duc de Leuchtenberg, prince de Venise et vice-roi d'Italie. En 1805, Eugène de Beauharnais devient vice-roi d'Italie et passe en Italie presque la moitié de son temps. À la tête de l'armée d'Italie, il remporte plusieurs combats lors de la campagne d'Autriche de 1809 et combat à Wagram. En 1812, il obtient le commandement des troupes italiennes, françaises et bavaroises du quatrième corps d'armée partant à la conquête de la Russie. Tous les témoignages sont unanimes : ce fut là le grand moment de sa carrière militaire. Le prince se conduisit en héros. Les conditions épouvantables de la retraite vont assombrir son caractère et prématurément le vieillir. La défection de Murat le laisse à la tête des débris de la Grande Armée réduite à quelques milliers d'hommes. En soixante jours il fera une retraite magnifique échappant à l'encerclement et faisant la jonction avec la nouvelle armée des conscrits livrée par l'Empereur puis il regagnera l'Italie où il devra éviter les mouvements de sédition, maintenir l'ordre et la sécurité. Après l'échec de la campagne de Saxe, les Autrichiens menacent la plaine du Pô, Murat oscille entre fidélité et trahison et seul il devra affronter les armées autrichiennes et napolitaines, il se montrera avisé et retardera l'échéance inéluctable. Il sut résister aux pressions de son beau-père Maximilien, lui laissant espérer le royaume d'Italie s'il trahissait Napoléon.

1805         25 septembre Les armées de Napoléon franchissent le Rhin. En ce jour les 250 000 hommes qui forment l'armée de Napoléon franchissent le Rhin. Après toutes ses victoires, que couronne celle d'Austerlitz, elle méritera le nom de Grande Armée. Grande Armée, la première Grande Armée fut créée au Camp de Boulogne-sur-Mer le 29 août 1805. Elle succèda à l'Armée des côtes de l'Océan. Elle comportait au départ 7 corps d'armée (les fameux "sept torrents" commandés par les maréchaux Bernadotte, Marmont, Davout, Soult, Lannes, Ney et Augereau) qui s'illustrèrent lors des campagnes de 1805, 1806 et 1807 (ils sont rejoints le 1er octobre 1806 par le 8e corps sous Mortier et le 9e - composé des alliés bavarois, badois et wurtembourgeois de la France - sous le prince Jérôme Bonaparte, en 1807 par le 10e corps sous Lefebvre). La Grande Armée est dissoute à l'entrevue d'Erfurt entre Napoléon et le Tsar, du 27 septembre au 12 octobre 1807.

1805         14 octobre Victoire d'Elchingen Le maréchal Ney écrase les Autrichiens commandés par Mack. Cette brillante victoire lui vaut le titre de duc d'Elchingen. Bataille d'Elchingen, bataille des guerres napoléoniennes se déroulant le 14 octobre 1805 à Elchingen, en Bavière, au nord-est d'Ulm (Allemagne). Elle oppose le maréchal Ney et ses 17 000 hommes aux 16 000 soldats autrichiens dirigés par le maréchale de camp (Feldmarschall-Leutnant) Graf von Riesch. Le maréchal de France triomphe et met en déroute les troupes autrichiennes.

1805         15 octobre Prise de Michelsberg. Ce village domine Ulm, où les armées autrichiennes du général Mack, quelque 40 000 hommes, sont retranchées. Cette prise rend possible les négociations qui conduiront à la capitulation d'Ulm cinq jours plus tard. Pendant la campagne d'Allemagne les troupes napoléoniennes s'emparent du village bavarois de Michelsberg. Situé au dessus de la ville d'Ulm, le village de Michelsberg est un point stratégique car il permet de prendre la ville d'assaut. Les 40 000 soldats autrichiens du général Mackretranché à Ulm devront se rendre et capituler le 20 octobre.

1805         20 octobre Capitulation autrichienne à Ulm. La veille, Napoléon Ier écrit à l'impératrice : "La garnison d'Ulm pose demain les armes à 3 heures après midi. Il y a 27 000 hommes dont 3 000 à cheval, et 60 pièces de canon attelées". En ce jour, en signe de reddition, le général Mack remet son épée à l'empereur. Les soldats autrichiens qui défilent devant le vainqueur jettent à ses pieds toutes leurs armes. Bataille d'Ulm, "Soldats de la Grande Armée, je vous ai annoncé une grande bataille. Mais grâce aux mauvaises combinaisons de l'ennemi, j'ai pu obtenir les mêmes succès sans courir aucun risque... En quinze jours, nous avons fait une campagne" affirme Napoléon Bonaparte dans le Bulletin de la Grande Armée daté du 21 octobre 1805. En effet, Napoléon, en battant la plus importante des armées autrichiennes, assure son entrée à Vienne, qui sera prise un mois plus tard. Ulm est une ville du Bade-Wurtemberg, en Allemagne, sur la rive gauche du Danube. Elle forme un ensemble urbain avec la ville de Neu-Ulm, sur la rive droite, en Bavière. Le 20 octobre 1805, elle a été le théâtre d'une grande bataille opposant les troupes autrichiennes du général Mack à Napoléon Bonaparte, qui en sortit vainqueur.

1805         21 octobre Défaite de la flotte française à Trafalgar. L'amiral Villeneuve, en dépit de l'ordre précis de l'empereur, a différé son départ pour les côtes du royaume de Naples, où il aurait dû soutenir l'action de Gouvion-Saint-Cyr contre les Bourbons. Il redoute d'avoir à affronter l'escadre anglaise. Au matin de ce 21 octobre, avec les navires espagnols de l'amiral Gravina, il se décide à sortir de Cadix. Au large du cap Trafalgar, il se retrouve face aux Anglais. Mais les navires qu'il commande s'étirent sur une ligne de quelque six kilomètres. Nelson coupe cette ligne en trois. Une mêlée violente et confuse s'engage. Cinq heures plus tard, le centre et l'arrière de Villeneuve sont défaits. Il ne reste que quinze des trente-trois bâtiments de la flotte de Villeneuve. Les autres sont pris ou coulés. 7 000 marins ont été tués, se sont noyés ou sont hors de combat. A bord du vaisseau amiral Victory, Nelson agonise : “Grâce à Dieu, j'ai fait mon devoir”. La bataille navale de Trafalgar opposa le 21 octobre 1805 la flotte franco-espagnole sous les ordres de l'amiral Villeneuve, à la flotte britannique commandée par le vice-amiral Nelson. Nelson devait y trouver la mort, mais la tactique géniale qu'il avait mise en oeuvre valut aux Britanniques une victoire totale malgré leur infériorité numérique. Les deux tiers des navires franco-espagnol furent détruits, et Napoléon, faute d'une flotte suffisante, dut renoncer à tout espoir de conquête du Royaume-Uni. Le cap Trafalgar, situé dans la commune de Conil de la Frontera près de Cadix, en Andalousie, est un promontoire peu élevé, dans la partie la plus au nord-ouest du détroit de Gibraltar. Il est principalement connu pour la bataille navale qui s'y déroula entre les forces franco-espagnoles et la marine anglaise le 21 octobre 1805, menée à la victoire par l'amiral Nelson.

1805         14 novembre Prise de Vienne par Napoléon. Trois jours plus tôt Murat est arrivé devant Vienne, dont il a attaqué les faubourgs. Il s'est rendu maître des ponts sur le Danube. En ce jour, il entre dans la ville suivi des grenadiers d'Oudinot et de la division de Suchet. Le lendemain, c'est le tour des troupes de Soult et de Davout. A Schönbrunn, Napoléon Ier écrit alors : “Le corps d'armée du maréchal Soult a traversé Vienne à 9 heures du matin. Celui du maréchal Davout la traverse en ce moment”. A la nouvelle de la chute de Vienne, on chante à Paris : “Sans reprendre haleine/Comm' nous l'espérions/L'emp'reur est dans Vienne/Avec ses bataillons/Mais qu'il s'en revienne/Pour que nous le chantions”.

1805         2 décembre Victoire de Napoléon à Austerlitz contre les Russes et les Autrichiens. Au soir de cette victoire qui met fin à la troisième coalition, l'empereur Napoléon Ier donne à ses soldats cet ordre du jour : “Il vous suffira de dire, j'étais à la bataille d'Austerlitz, pour qu'on vous réponde, voilà un brave !”. La bataille d'Austerlitz, dit aussi bataille des trois empereurs eut lieu le 2 décembre 1805 soit un an jour pour jour après le sacre de Napoléon. Elle met un terme à la campagne d'Autriche avec les Austro-Russes, membres de la troisième coalition. La décision de la campagne fut prise à Boulogne : l'empereur des Français s'apercevant qu'il ne pouvait envahir l'Angleterre par la mer, décida de frapper les autres membres de la coalition sur terre. Austerlitz est un bourg du sud de la Moravie, en Tchéquie, situé à une vingtaine de kilomètres à l'est de Brno.

1805         26 décembre Traité de paix entre les français et les Autrichiens à Presbourg. En cette fin d'année sont en outre conclus différents autres traités de paix entre la France et le Wurtemberg, la Bavière et la Prusse. “La paix a été signée à Presbourg ce matin, à 4 heures, entre M. de Talleyrand et MM. le prince de Liechtenstein et le général Gyulai”. Par ce traité que la France signe avec l'Autriche après la victoire d'Austerlitz, l'Autriche renonce à la Vénétie, tandis que la Bavière, alliée de Napoléon, reçoit le Tyrol. Enfin, une page ancienne de l'histoire de l'europe est tournée : une clause secrète supprime le Saint Empire romain germanique. Le traité de Presbourg est signé le 26 décembre 1805 entre la France et l'Autriche, à la suite des défaites autrichiennes à la Bataille d'Ulm (16-19 octobre) et d'Austerlitz le 2 décembre. Une trêve est conclue le 4 décembre et les négociations commencent. Le traité est signé au palais primatial à Presbourg (aujourd'hui Bratislava) par Napoléon et l'empereur François Ier. Au delà des clauses établissant "paix et amitié" et du retrait autrichien de la troisième coalition, les gains des traités précédents, de Campo-Formio et de Lunéville, sont confirmés et les possessions autrichiennes en Italie et Bavière sont cédées à la France. Certaines possessions autrichiennes en Allemagne sont cédées aux alliés de la France : le roi de la Bavière, le roi de Württemberg et l'électeur de Baden. L'Autriche doit renoncer à toutes prétentions sur les états allemands sans exception. Le traité marque la fin de l'Empire. Francois II du Saint-Empire devient François Ier d'Autriche. Une nouvelle entité : la Confédération du Rhin est créée. Une indemnité de 40 millions de francs est versée à la France.

1805         30 décembre Napoléon change de nom. Après l'éclatante victoire des armées napoléoniennes à Austerlitz le 2 décembre, le Tribunat soumet une proposition à l'empereur pour que ce dernier se fasse désormais appeler "Le Grand". Napoléon Ier accepte et devient Napoléon le Grand.

1805         31 décembre Le calendrier révolutionnaire est abandonné, retour au calendrier grégorien. Le calendrier grégorien est le calendrier actuellement utilisé en Europe, ses anciennes colonies et dans une bonne partie du reste du monde. La structure du calendrier grégorien est analogue à celle du calendrier julien de la Rome antique. C'est un calendrier solaire, se basant sur la révolution de la Terre autour du soleil de 365,2422 jours de 24 heures de 60 minutes de 60 secondes métriques. Le calendrier grégorien donne un temps moyen de l'an de 365,2425 jours ; pour assurer un nombre entier de jours par année, on y ajoute régulièrement un jour bissextile, le 29 février. L'ère ordinairement utilisée avec le calendrier grégorien est l'ère chrétienne, c'est-à-dire "après Jésus-Christ". Il est à noter qu'il n'y a pas eu d'année zéro ; les siècles et les millénaires commencent avec l'année numéro Un.

1805         Première de la symphonie 'héroïque'. Ludwig van Beethoven présente sa troisième symphonie, dite 'héroïque' car elle fut composée en hommage à Napoléon Bonaparte, à Vienne et marque ainsi un tournant dans sa carrière et dans celle de la symphonie. Désireux de créer une forme nouvelle, il compose une oeuvre plus longue, plus expressive, plus technique, autrement dit plus aboutie que ses précédentes. Il donne ainsi une nouvelle dimension à ce genre et le fait entrer dans l'air romantique.

1805         à 1875 - naissance et mort de Hans Christian Andersen. Auteur et poète danois, célèbre pour ses nouvelles et ses "contes de fées". Issu d'une famille pauvre, Andersen perd son père encore enfant et quitte sa famille dès 14 ans pour travailler. Il exerce plusieurs métiers, notamment dans le domaine artistique. Il reste désargenté, mais fait la connaissance du Directeur du Théâtre royal de Copenhague, qui financera plus tard ses études. Son baccalauréat en poche, il commence à publier : 'Promenade du canal de Holmen à la pointe orientale d'Amagre', qui connut un succès relatif. Il visite ensuite différents pays, notamment la France et l'Italie, qui lui serviront de décor pour certains de ses textes. De retour au Danemark, il publie ses Contes pour enfants, qui connaissent d'emblée un très grand succès. Il publiera d'autres volumes de ses contes, entre deux voyages, ainsi que quelques poèmes, pièces de théâtre et romans. Destinés en premier lieu aux enfants, les contes d'Andersen s'adressent en fait à un très large public, autant par leur poésie, par la morale qui s'en dégage que par leurs thèmes, universels…

1805         à 1844 - naissance et mort de Joseph Smith, le fondateur de l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, plus connue sous le nom de religion des Mormons. Constatant que même après avoir passé leur vie à étudier la Bible les pasteurs des différentes Églises se contredisaient sur beaucoup de points, principes et passages de la Bible, il fut impressionné très fortement par un passage de l'Épître de Jacques où l'on affirme que si quelqu'un manque de sagesse il peut demander de l'aide à Dieu qui donne à tous simplement et sans reproche. Mettant en pratique ce conseil un matin du printemps de 1820, il reçut une manifestation glorieuse du Père et du Fils, ce dernier lui apprenant qu'il avait été choisi dans ces derniers jours pour être un instrument entre les mains de Dieu. Il lui dit que toutes les Églises existantes étaient dans l'erreur et que l'Église de Jésus-Christ devait être rétablie plus tard. Le 21 septembre 1823 il dit avoir reçu la visite d'un messager qui se présenta comme Moroni, un prophète ayant vécu sur le continent américain vers les années 400 après Jésus-Christ (un des prophètes du Livre de Mormon). Moroni lui parla d'un livre ancien contenant les enseignements et témoignages de beaucoup de prophètes qui avaient vécu autrefois sur ce continent et qui devait être traduit par le pouvoir de Dieu et répandu dans le monde. Il lui indiqua clairement où se trouvait ce livre sous un rocher de la colline Cumorah. Le 22 septembre 1827, Joseph reçut de ce messager la permission de prendre le livre, il lui fut commandé de le traduire, ce qu'il fit grâce à l'Urim et au Thummim qui étaient avec le Livre ; ce livre s'appelle 'Le Livre de Mormon' du nom d'un des prophète qui y a écrit. L'Urim et le Thummim: Appelés également "Pectoraux" ou "voyants". Ce sont des instruments préparés par Dieu pour aider l'homme à obtenir la révélation et à traduire les langues. En hébreu, les mots signifient "Lumières et Perfections". Moroni est le nom de deux personnages et d'un livre du Livre de Mormon. L'Urim et le Thummim sont deux pierres placées dans des arcs d'argent et on les utilise parfois avec un pectoral. Les anciens prophètes d'autrefois détenaient ces instruments transmis de l'un à l'autre.

1805         à 1859 - naissance et mort de Alexis de Tocqueville. Homme politique et historien français. Le jeune Charles Alexis Henri Clérel de Tocqueville fréquente le collège de Metz. De 1820 à 1826, il fait ses études de droit et est nommé juge auditeur à Versailles en 1827. Il décide d'aller étudier le système carcéral américain, modèle possible pour remplacer le vieux système français mais, en fait, comme le révèle sa correspondance, il entend examiner le système politique. Il obtient en 1835 un prix Montyon pour son livre 'La Démocratie en Amérique'. Député de 1839 à 1851, il est ministre des Affaires étrangères en 1849, et est incarcéré pendant quelques jours au Coup d'État de 1851. Il rédige 'L'Ancien Régime et la Révolution', dont le début paraîtra en 1856. Il y juge la noblesse française, qui n'a pas su s'adapter comme l'avait fait la noblesse britannique. En 1857, il voyage en Angleterre pour préparer une suite à l'Ancien Régime et la Révolution, mais n'a le temps que de rassembler des notes. En octobre 1858, il part avec sa femme pour Cannes où il meurt de la tuberculose.



25/10/2021
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