L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

De 1226 (Louis IX - Saint Louis) à 1270 (mort de Saint Louis)

 

 

 

► 1226 LOUIS IX (Saint Louis) (1226-1270)

 

 

 

► 1226 Saint Louis. Louis IX accède au trône à la mort de son père Louis VIII à l'âge de 12 ans. C'est sa mère Blanche de Castille qui assure sa tutelle. Souhaitant mettre fin à la guerre contre les Albigeois elle signe le traité de Paris en 1229 avec le comte de Toulouse. Elle prépare la réunion à la couronne du comté de Toulouse en mariant son fils Alphonse à la fille du comte, Jeanne, fille de Raymond VII de Toulouse. En 1234 la majorité de Louis est déclarée, Blanche, toujours guidée par l'intérêt du royaume, le marie à Marguerite de Provence jeune fille intelligente et d'une grande beauté dont le roi est très amoureux.

 

 

Elle en devient très jalouse. En 1241 Louis IX doit faire face à la révolte de Hugues de Luzignan soutenu par Henri III d'Angleterre qui débarque sur le continent en 1242. Louis IX le bat à Taillebourg et à Saintes. Une trêve est conclue l'année suivante qui débouchera sur le traité de Paris en 1258 par lequel chacun fera des concessions territoriales. Le roi d'Angleterre renonce aux terres conquises par Philippe Auguste et Louis renonce au Limousin, au Quercy et au Périgord. Il en fera de même avec Jacques Ier d'Aragon la même année à Corbeil, Louis IX renonce aux comtés de Barcelone et du Roussillon et Jacques à tout ce qui est au dessus des Pyrénées (excepté Montpellier dont il était seigneur par son mariage avec la fille de Guilhem VIII).

 

 

A la suite d'une grave maladie Louis IX fait la promesse de se croiser. La septième croisade est provoquée par la perte de Jérusalem et la défaite des Latins en 1245. Blanche assurera la régence. Marguerite accompagne Louis et embarque à Aiguemorte enceinte, elle refuse de retarder le départ. Après plusieurs mois de préparation à Chypre en vue de l'action sur l'Égypte, les Croisés prennent Damiette en juin 1249 puis ils marchent sur Le Caire ils battent les Musulmans à Mansourah en février 1250 mais son armée est ravagée par la peste. Louis IX couvrant la retraite est fait prisonnier. Il faudra verser une forte somme pour sa libération et restituer Damiette ou son fils Jean Tristan est né.

 

 

Louis IX et Marguerite se rendront en Palestine et y resteront plusieurs années pendant lesquelles Louis IX fortifiera les villes franques. Une fille, Blanche, naîtra à Jaffa en 1252. Louis IX retourne en France fatigué et malade en 1254. Tout le long du trajet français, de Hyères à Paris il est acclamé par la foule. Louis repart en Croisade, la huitième, en 1270, pour la Tunisie. On ne sait pas réellement l'objectif de Saint Louis, on suppose qu'il voulait convertir le Sultan de Tunis et ainsi se ménager une base arrière pour retourner en Égypte. A peine débarquée son armée est décimée par la peste (ou le typhus?). Louis IX laissera sa vie sous les murs de Tunis ainsi que son fils Jean de Damiette et 3 autres membres de la famille royale.

 

 

Sur le plan intérieur, Louis IX organisa la justice royale en créant le "Parlement" corps de légistes et les grands "Bailliages" qui avaient le droit d'appel sur la justice seigneuriale et qui relevaient eux même du parlement. Il crée un embryon de "Cour des comptes". Il place un fonctionnaire royal à la tête de Paris (Étienne Boileau). Paris devient un très grand centre marchand. Il fait édifier la Sainte Chapelle, dentelle de pierres, pour abriter la couronne d'épines du Christ qu'il a achetée en 1239.

 

 

La chapelle sera terminée en 1248. Il crée l'hôpital des Quinze-Vingts (façon de compter à l'époque, l'hôpital était construit pour accueillir 15x20 = 300 malades) pour accueillir les aveugles fait construire l'Abbaye de Royaumont, aménage le Louvre qui était alors une austère forteresse. C'est le sommet de la civilisation française du moyen âge Louis IX favorise l'éducation, la Sorbonne reçoit sa charte de fondation en 1257 et de toute l'Europe les étudiants affluent vers l'université de Paris.

 

 

 

► 1226 Avènement de Louis IX (Saint Louis), fils de Louis VIII et de Blanche de Castille, âgé seulement de 11 ans (né en 1214). La reine Blanche de Castille prend la régence (qu'elle exercera avec fermeté et habileté). Les principaux faits de la régence se rapportent à la lutte que la régente eut à soutenir (et dont elle sortit victorieuse) contre les grands vassaux désireux de profiter de la minorité de Louis IX pour recouvrer des privilèges et acquérir des avantages matériels. Blanche de Castille détache de leur parti le plus puissant, Thibaut, comte de Champagne, dont la défection amène la soumission du duc de Bretagne et la cessation de l'hostilité des autres vassaux.

 

 

 

► 1226 - 29 novembre Louis IX est sacré à Reims. Le jeune roi n'est âgé que de onze ans lorsque sa mère, Blanche de Castille, en raison d'une révolte des vassaux qui menace la couronne, précipite le sacre de son fils. La cathédrale est en chantier et le siège épiscopal de Reims est vacant. C'est à l'évêque de Soissons qu'il est fait appel. Seul Thibaud IV de Champagne apporte son soutien à la régente pour l'organisation de ce sacre, auquel elle a voulu qu'assistent tous les vassaux qui remettent en cause la puissance du pouvoir royal. Régence de Blanche de Castille (jusqu'en 1236).

 

 

Louis IX n'a que douze ans. Son père, Louis VIII, est au plus mal. Blanche de Castille devient régente du royaume. Une tâche difficile pour la reine : la rébellion couve. Les grands seigneurs, vassaux du roi de France, sont certains qu'une femme ne peut leur tenir tête et qu'ils vont pouvoir reprendre tout ce qu'ils ont dû céder à la couronne.

 

 

 

► 1226 Coalition des barons avec l'aide de Henri III d'Angleterre contre Blanche de Castille.

 

 

 

► 1226 Révision du texte latin de la vulgate à l'Université de Paris.

 

 

 

► 1227 - 16 mars Traité de Vendôme mettant fin à la révolte des barons. Révolte des grands vassaux contre Blanche de Castille (fin en 1234) : Le trouvère Thibaud IV de Champagne, Pierre Mauclerc, duc de Bretagne, Philippe Hurepel, comte de Boulogne, Enguerrand III, sire de Coucy. Ils tentent d'enlever le jeune roi qui est sauvé par l'énergie de la régente, appuyée par l'église et les villes. Les comtes de Bretagne et de la Marche se soumettent lors du traité de Vendôme.

 

 

 

► 1227 - 18 août La mort de Gengis Khan. Le chef des Mongols, Gengis Khan (du chinois Chêng-Sze "guerrier précieux" et du turc Khan "seigneur"), meurt à environ 60 ans, au soir de sa victoire contre le royaume des Tangoutes (au nord-ouest de la Chine). A la tête d'une armée de nomades, il a conquis un immense empire allant des confins orientaux de la Chine à la mer Caspienne. L'Empire mongol sera divisé entre ses trois fils.

 

 

 

► 1228 à 1229 - sixième croisade sans la participation des Français: elle était conduite par Frédéric II, empereur d'Allemagne, héritier de Jean de Brienne, roi nominal de Jérusalem, qui, ayant réussi à se faire livrer sans combat Jérusalem par le sultan d'Égypte, s'en fit proclamer roi, mais comme il était excommunié, des légats du pape défendirent aux chrétiens de lui obéir. La sixième croisade commençée en 1228 et terminée en 1229, fut lancée par l'empereur romain germanique Frédéric II du Saint-Empire pour conquérir le royaume de Jérusalem. Elle fut victorieuse sans aval du pape et sans soutien militaire, créant un précédent qui influencera les prochaines croisades.

 

 

 

► 1229 - 26 février Traité de Paris. Celui-ci met un terme aux troubles religieux du Languedoc par l'annexion au domaine royal des terres de Nîmes, Beaucaire, Béziers et Carcassonne. Le mariage d'Alphonse de Poitiers, frère du roi Louis IX, avec Jeanne, fille de Raymond VII de Toulouse, est décidé. Le traité de Paris de 1229 met fin au conflit albigeois opposant le Royaume de France au comté de Toulouse. Il scelle aussi le sort de l'autonomie occitane vis à vis du Royaume de France.

 

 

 Alphonse de Poitiers (11 novembre 1220-21 août 1271), frère du roi Louis IX de France dit Saint Louis, comte de Poitiers de 1241 à 1271, de Toulouse de 1249 à 1271. Fils du roi Louis VIII et de Blanche de Castille, il reçu en 1225, par testament de son père, le comté de Poitou et une partie de l'Auvergne en apanage. Conformément au traité de Paris en 1229, il épouse Jeanne, fille de Raymond VII de Toulouse, comte de Toulouse. À la mort de ce dernier, en 1249, il hérite du comté de Toulouse. Jeanne de Toulouse, née en 1220, morte le 25 août 1271, était la fille et l'héritière de Raymond VII de Toulouse, comte de Toulouse et de Jeanne d'Angleterre. Elle fut comtesse de Toulouse de 1249 à 1271.

 

 

 

► 1229 - 12 avril Traité de Meaux (dit aussi Traité de Paris) qui met fin à la croisade ou guerre contre les Albigeois. Beaucaire, Nîmes et Carcassonne sont rattachés au royaume. Le traité de Paris de 1229 met fin au conflit albigeois opposant le Royaume de France au comté de Toulouse. Il scelle aussi le sort de l'autonomie occitane vis à vis du Royaume de France. Appelé aussi Traité de Meaux-Paris, il fut ratifié le 12 avril 1229 par Blanche de Castille, alors régente du Royaume de France pour son fils Louis IX et par Raymond VII de Toulouse.

 

 

Ce dernier, dans une situation politique très incomfortable (il est en effet excommunié et dépossédé des terres dont il est l'héritier légitime par la croisade royale), n'a d'autre choix que d'accepter ce traité. Pour ce faire, il se rend à Paris en pélerin, va chercher l'absolution en pénitent sur les marches de Notre-Dame de Paris où il sera flagellé après sa déclaration publique de repentir et enfin il signera le traité. Ceci lui permet de voir sa situation régularisée auprès de l'Église et du Royaume de France, au prix d'un traité dont les conditions sont très dures.

 

 

Raymond VII de Toulouse, comte de Toulouse se voit contraint de prêter allégeance au roi de France Louis IX. De plus, il doit céder près de la moitié de son territoire, principalement les anciennes vicomtés de Trencavel. Les sénéchaussées de Beaucaire et de Carcassonne seront données au Royaume de France et le marquisat de Provence (connu plus tard sous le nom de Comtat Venaissin) sera cédé au Saint-Siège. Le comté de Toulouse perd ainsi les territoires actuels du Gard, de l'Hérault, de la Drôme, du Vaucluse et de l'Aude.

 

 

Il conserve l'Agenais, le Rouergue, le nord de l'Albigeois et le bas Quercy (ce qui représente actuellement la Haute-Garonne, l'Aveyron, le Tarn et le Tarn-et-Garonne). Ce traité prévoit également le mariage de Jeanne de Toulouse (fille et seule héritière de Raymond VII de Toulouse) avec l'un des frères du roi, Alphonse de Poitiers, ce qui permet à plus ou moins brève échéance de rattacher les territoires restants du comté de Toulouse au royaume de France.

 

 

 

► 1229 Annexion du Languedoc.

 

 

 

► 1230 à 1286 - naissance et mort de Adam de La Halle est un poète et un musicien remarquable. Il a composé de nombreuses pièces courtes (chansons, jeux-partis, rondets de carole, motets, rondeaux polyphoniques), un dit, un congé, et surtout une importante oeuvre théâtrale, qui marque l'éclosion des premiers textes du théâtre profane français. Un motet est une composition musicale apparue au XIIIe siècle, à une ou plusieurs voix, avec ou sans accompagnement musical, généralement religieuse, courte, et écrite sur un texte en latin. Motet.

 

 

Oeuvre polyphonique (le plus souvent sacrée) sur des textes latins, chantée par le choeur. La tradition du motet s'étend de 1200 à 1750. A l'origine, le motet est composé à l'occasion d'une fête, souvent religieuse. Le motet médiéval est issu du développement de la "clausule", forme empruntant en partie ses textes et sa musique au chant grégorien. Il existe un continuum d'une forme à l'autre. La clausule monodique (une seule ligne mélodique) devient polyphonique, et les rythmes libres du grégorien sont remplacés par des rythmes définis et notés, fondés sur les "modes rythmiques" en vigueur à l'époque.

 

 

Ceux-ci sont au nombre de six, ils sont à trois temps et ont présidé à la fondation de la clausule comme du motet du XIIIe siècle. L'âge d'or du motet exclusivement polyphonique est le XVIe siècle. Il devient une forme à part entière, d'une polyphonie luxuriante, à quatre voix et souvent plus. Josquin des Prés en est l'un des plus brillants représentants. La dernière époque du motet est le "Chapelle Royale" de la cour de Versailles connaît une brillante floraison d'oeuvres intimes ("petits motets") et grandioses ("grands motets"), genres que structure l'omniprésent Lully – que reprennent tous les compositeurs jusqu'à la Révolution. 

 

 

Le dit est un poème narratif à la première personne, destiné à être récité. Il peut cependant contenir des poèmes lyriques en musique, comme 'Le Remède' de Fortune de Guillaume de Machaut, qui intègre sept chansons. Le congé est un genre poétique médiéval né au tout début du XIIIe siècle. Façon poétique de se séparer d'une femme ou bien du monde en général, ces oeuvres lyriques sont souvent rédigées à la première personne, conférant aux vers un aspect autobiographique (avec lequel il faut savoir distance garder cependant).

 

 

 

► 1230 apparition de 'La Mort le Roi Artu', auteur inconnu. Le cycle romanes-que s'achève avec le célèbre roman La Mort le roi Artu a largement contribué à diffuser l'image traditionnelle du roi Arthur et des chevaliers de la Table ronde.

 

 

 

► 1230 Auteur inconnu écrit Aucassin et Nicolette. Aucassin et Nicolette, roman d'amour que Roquefort fait remonter au XIIe siècle, et qui est une des plus charmantes productions du moyen âge. Ce roman, d'un auteur inconnu, est plein de naïveté, de pureté et de grâce. Il est écrit alternativement en prose et en vers de 7 ou 8 syllabes. Les couplets sont monorimes; ils étaient chantés, comme l'indiquent, sur le manuscrit, des notes de musique sur des portées de quatre lignes; chaque portée est précédée d'un signe qui ressemble à la clé d'ut.

 

 

 

► 1230 apparition de 'Le Roman de Renart'. 'Le Roman de Renart' est un recueil de récits médiévaux français des XIIe et XIIIe siècles ayant pour héros des animaux agissant comme des humains.

 

 

 

► 1230 Barthélemy L'Anglais écrit Liber de proprietatibus rerum. Barthélemy l'Anglais fut, avec Thomas de Cantimpré et Vincent de Beauvais, l'un des trois encyclopédistes majeurs du XIIIe siècle, véritable âge d'or de l'encyclopédisme médiéval selon Jacques Le Goff. La vie de ce franciscain anglais, qui enseigna à Paris et à Magdebourg, nous est fort mal connue. Sa notoriété lui vient de l'écriture d'une célèbre encyclopédie sur la nature, en 19 livres, intitulée De proprietatibus rerum ou Livre des propriétés des choses, authentique best-seller de la fin du Moyen Âge et des premiers temps de l'imprimerie.

 

 

 

► 1230 Gerbert de Montreuil et Manessier écrit Continuation du Conte du Graal.

 

 

 

► 1231 Organisation par Grégoire IX de l'Inquisition, chargée de poursuivre les erreurs contre la foi catholique. Grégoire IX, né vers 1145, prénommé Ugolino, il appartient à la famille des comtes de Segni. En 1198, il fut fait cardinal par son oncle, le pape Innocent III. En 1206 il fut nommé cardinal-évêque d'Ostie avant d'être élu pape en 1227 sous le nom de Grégoire IX. Ami de Saint-François d'Assise, il joua un rôle, avant son pontificat, dans la création de l'Ordre des Frères mineurs ou Franciscains. Le faisant nommer cardinal protecteur de l'ordre, il l'entraîna alors vers un idéal qui n'était pas le sien, le mettant ainsi au service de l'Église romaine pour l'aider dans ses tâches.

 

 

Mais l'oeuvre principale de Grégoire IX, troublé par l'hérésie en Albigeois, fut l'organisation de l'Inquisition. Il publia en effet en 1231 la contitution Excommunicamus qui plaçait la poursuite des hérétiques sous la direction papale et établissait l'Inquisition. En 1234 il ordonna le rassemblement des Décrétales qui constituèrent alors une étape dans la codification du droit canon. L'Inquisition était une juridiction spéciale de l'Église catholique romaine chargée de lutter contre l'hérésie. Elle fut fondée en 1231 par Grégoire IX. L'Inquisition eut pour but de pallier les déficiences des tribunaux épiscopaux. C'était une juridiction spéciale et permanente. Elle était affranchie de l'autorité des évêques. Son seul but était la défense de la foi catholique. Créée pour lutter contre les Vaudois et les Cathares, elle s'étendit ensuite aux autres hérésies, puis à la sorcellerie en tant que survivance du paganisme et au blasphème.

 

 

 

► 1231 L'abbé de Saint-Denis Eudes Clément poursuit les travaux de reconstruction de la basilique entrepris par Suger en 1140. Apogée de l'art gothique et début du gothique rayonnant. Le gothique rayonnant, encore une fois, ce style est né à Saint-Denis avec la réfection du choeur de l'abbatiale en 1231. Le rayonnant va se développer peu à peu jusqu'en 1350 environ. Les églises deviennent de plus en plus hautes, dépassant parfois les limites comme à Beauvais, construction trop ambitieuse : en 1272 une partie des voûtes du choeur de la cathédrale s'effondrèrent; les voûtes étaient trop hautes et les piliers trop espacés.

 

 

Les principales caractéristiques de cette architecture sont la virtuosité des remplages, la verticalité toujours plus importante, des piliers fasciculés, et les surfaces vitrées qui deviennent de plus en plus grandes (Cathédrale Saint-Étienne de Metz avec 6496 m²) ; les églises deviennent de véritables squelettes de pierre, le reste étant de verre, laissant pénétrer une lumière abondante. Le gothique rayonnant s'impose réellement à partir des années 1240.

 

 

Les édifices alors en chantier prennent immédiatement en compte cette nouvelle "mode" et changent partiellement leur plan. C'est à cette époque que la rose devient vraiment un élément incontournable du décor, même si elle était déjà très utilisée avant (Notre-Dame de Paris, transept). La multiplication des chapelles latérales permet aussi d'agrandir l'espace de la cathédrale. L'abbatiale Saint-Ouen de Rouen est un excellent exemple d'édifice rayonnant.

 

 

 

► 1234 - 27 mai Mariage de Louis IX avec Marguerite de Provence (née en 1221 et qui mourut en 1295).

 

 

 

► 1235 Trêve de cinq ans entre Louis IX et Henri III d'Angleterre.

 

 

 

► 1235 à 1315 - naissance et mort de Raymond Lulle, est considéré comme l'un des plus grands philosophes, théologiens et mystiques de son époque. Raymond Lulle, bien que marié, mène une vie dissipée jusqu'à l'âge de trente ans où il se convertit et prêche le christianisme aux infidèles. Surnommé le "Docteur illuminé", il fonde un monastère à Miramar, où les moines étudient les langues orientales à des fins missionnaires, puis il parcourt les pays méditerranéens et africains, écrit, étudie, enseigne à Montpellier, Naples et Paris. Lapidé dans le port africain de Bougie, il meurt des suites de ses blessures en 1316 à Majorque.

 

 

 

► 1237 Guillaume de Lorris écrit 'Roman de la Rose'. Le Roman de la Rose est un travail de 22000 vers octosyllabiques sous la forme d'un rêve allégorique. Il a été écrit en deux temps: Guillaume de Lorris écrivit la première partie (4058 vers) en 1237, puis l'ouvrage fut complété par Jean de Meung (18000 vers) entre 1275 et 1280. Une traduction en vers et en français contemporain en a été effectuée par Bordas. Celle-ci est introuvable aujourd'hui, mais on peut en lire un extrait dans l'Anthologie de la poésie française de Pierre Seghers. Le texte d'époque, quant à lui, est à peu près illisible aujourd'hui par un non spécialiste, hormis quelques mots identifiables de ci, de là.

 

 

 

► 1238 - 9 octobre : Jacques Ier d'Aragon reprend Valence aux Maures. Les musulmans ne tiennent plus que le royaume Nasride de Grenade (fin en 1492). Muhammad Al-Ghalib Billah, fondateur de la dynastie nasride, choisit Grenade comme siège du gouvernement. Il commence la construction du palais de l'AlhambraL'Alhambra de Grenade est un des monuments majeurs de l'architecture islamique.

 

 

C'est avec la Grande mosquée de Cordoue le plus prestigieux témoin de la présence musulmane en Espagne du VIIIe au XVe siècle. Leurs caractères sont d'ailleurs opposés : à la sobriété grandiose du monument religieux représentatif de la première architecture islamique, s'oppose l'exubérance de la dernière manière hispano-mauresque : celle-ci s'exprime en effet dans les palais des derniers souverains nasrides, alors en pleine décadence, et qui disparaîtront bientôt lors derniers assauts de la Reconquista.

 

 

 

► 1239 Saint Louis achète le comté de Mâcon.

 

 

 

► 1239 11 août : Le roi Saint Louis accueille à Villeneuve-l'Archevêque la Couronne d'épines du Christ, pour la conservation de laquelle il a entrepris la construction de la Sainte-Chapelle.

 

 

 

► 1241 - Soulèvement des barons Poitevins avec l'appui de Henri III d'Angleterre contre Louis IX. Révolte contre le roi de France Louis IX du comte de la Marche, Hugues de Lusignan, du comte de Toulouse, Raymond VII de Toulouse, avec le soutien du roi d'Angleterre, Henri III. Hugues X de Lusignan († le 5 juin 1249 devant Damiette), dit Le Brun, sire de Lusignan, comte de la Marche et d'Angoulême, fils d'Hugues IX de Lusignan et de Mahaut d'Angoulême.

 

 

 

► 1241 - 11 avril Écrasante victoire Mongole en Hongrie. Les Mongols conduits par le petit-fils de Gengis Khan, Batû Khan, écrasent les troupes hongroises du roi Bela IV à Mohi. Depuis 1237 la "Horde d'Or" mongole a entrepris de s'emparer de l'Europe. Avant la Hongrie, elle a ravagé l'Ukraine, la Pologne et une partie de la Russie. L'Europe occidentale échappera à la terrible invasion mongole. La bataille de Mohi (également appelée bataille de la rivière Sajo) le 11 avril 1241 est la principale bataille entre les Mongols (menés par Batû-Khan, petit-fils de Gengis Khan) et le Royaume de Hongrie pendant l'invasion mongole de l'europe.

 

 

 

► 1242 A la majorité de Louis IX, un des grands vassaux, le comte de La Marche, Hugues de Lusignan, avait formé, avec l'aide de Henri III d'Angleterre, une nouvelle ligue contre lui. Le roi de France marcha contre ces ennemis et battit le roi d'Angleterre (Plantagenêt et leur allié poitevin) à Taillebourg et à Saintes. Ces victoires marquent la fin de la lutte des grands vassaux contre la Couronne.

 

 

Louis IX fait accepter le principe que les seigneurs possédant des fiefs en France et en Angleterre devront désormais choisir celui des deux suzerains auquel ils entendent s'attacher; il rend à Henri III certains territoires en France, à condition qu'il renonce à ses prétentions sur toutes autres provinces qui lui auraient été précédemment enlevées. 

 

 

Bataille de Taillebourg, opposa, en 1242, les troupes capétiennes du roi de France Saint Louis et de son frère le comte de Poitiers Alphonse à celles de leurs vassaux révoltés, Henri III d'Angleterre et Hugues X de Lusignan. Le départ de ce dernier épisode de la première guerre de Cent Ans entre Français et Anglais se trouve dans la révolte d'un baron poitevin, Hugues X, seigneur de Lusignan.

 

 

 

► 1243 janvier Traité de Lorris entre Louis IX et Raymond VII de Toulouse, comte de Toulouse. La paix de Lorris est signée par le roi de France et Raymond VII, comte de Toulouse. Elle confirme globalement le traité de Paris de 1229 qui prépare l'annexion du comté de Toulouse au domaine royal.

 

 

 

► 1243 - 7 avril Trêve de cinq ans entre Saint Louis et Henri III d'Angleterre. Henri III d'Angleterre, en guerre avec la France depuis de nombreuses années, conclut avec Louis IX une trêve de cinq ans. Mais il faudra attendre 1258, soit quinze ans plus tard, pour que le traité de Paris mette fin à la guerre et que le roi d'Angleterre reconnaisse être le vassal du roi de France pour ses possessions françaises que sont l'Anjou, la Normandie, la Touraine, le Maine et le Poitou.

 

 

 

► 1244 - 20 mars Capitulation de la forteresse cathare de Montségur. Le 1er mars 1244, Pierre-Roger de Mirepoix se voit contraint de négocier la reddition de la place forte. Les termes en seront les suivants : la vie des soldats et des laïcs sera épargnée, les parfaits qui renient leur foi seront sauvés, une trêve de 15 jours est accordée pour les cathares qui veulent se préparer et recevoir les derniers sacrements. 16 mars, la forteresse s'ouvre à nouveau.

 

 

Tous les cathares qui n'avaient pas abjurés leur foi périrent sur le bûcher qui engloutit ainsi un peu plus de 200 suppliciés (le nombre varie légèrement suivant les sources) dont la femme, la fille et la belle-mère de Raymond de Péreille. La tradition veut que le bûcher soit monté à 200 m du castrum dans le "Prat dels Cremats" (le champs des brûlés) où une stèle fut érigée par la contemporaine Société du souvenir et des études cathares. Sur cette dernière figure l'inscription : "Als cathars, als martirs del pur amor crestian. 16 mars 1244".

 

 

 

► 1244 mort de Jeanne de Constantinople, début de Guerre de Succession de Flandre et du Hainaut. Guerre de Succession de Flandre et du Hainaut, une série de conflits qui opposèrent les enfants de Marguerite de Flandre au milieu de XIIIe siècle. Baudouin IX, comte de Flandre et de Hainaut était parti à la quatrième croisade en laissant ses comtés à sa fille aîné Jeanne Celle-ci mourut en 1244, sans héritier malgré deux mariages, et sa soeur Marguerite lui succéda. Elle avait épousé en premières noces, un chevalier de modeste condition Bouchard d'Avesnes (1182 †1244), et dont elle dut se séparer en 1221 par ordre de sa soeur et parce que Bouchard avait été excommunié.

 

 

Elle avait eu trois fils, dont Jean d'Avesnes. En 1223, elle s'était remariée avec Guillaume (†1231), seigneur de Dampierre, et avait eu trois enfants, dont Guillaume et Guy. Un premier conflit éclata en 1244 entre Jean d'Avesnes et Guillaume de Dampierre pour savoir qui hériterait des comtés. Les demi-frères se combattirent, jusqu'à ce que Saint Louis intervienne et décide que le Hainaut reviendrait à Jean d'Avesnes et la Flandre à Guillaume de Dampierre.

 

 

Fort de ce jugement, Marguerite laissa le gouvernement de la Flandre à Guillaume de Dampierre dès 1247, mais ne manifesta pas l'intention d'en faire autant avec le Hainaut. Lorsque Guillaume meurt en 1251, elle laisse la Flandre à Guy de Dampierre, qui devient à son tour comte de Flandre. Le second conflit : en 1250, Saint-Louis est parti en Croisade, et y restera quatre ans. Jean d'Avesnes ne tarde pas à comprendre que sa mère n'a pas l'intention de lui laisse le Hainaut, et attaque Guy et Marguerite.

 

 

Différent combats opposent les demi-frères, jusqu'à la bataille de West-Capelle, le 4 juillet 1253, où les Avesnes remportent une éclatante victoire contre les Dampierre, et les obligent à respecter l'arbitrage de Saint-Louis et à renoncer définitivement au Hainaut. Le troisième conflit : Marguerite de Flandre ne s'avoue pas vaincu, et ne voulant toujours pas laisser le comté de Hainaut à Jean d'Avesnes, le donne à Charles d'Anjou, frère de Saint Louis, qui est revenu de la Croisade avant son frère. Charles entreprend de conquérir le comté, mais échoue à prendre Valenciennes, et manque d'être tué au cours d'une escarmouche. Enfin Saint Louis revient de Terre Sainte et oblige son frère à renoncer au Hainaut. Jean d'Avesnes pourra enfin recevoir son héritage.

 

 

 

► 1244 vers - Rédaction de l'encyclopédie 'Speculum majus' par Vincent de Beauvais (av. 1244-1258). Vincent de Beauvais (vers 1190-1267) fut un dominicain célèbre pour avoir écrit une encyclopédie. On pense qu'il fait partie des Dominicains de Paris entre 1215 et 1220, et à Beauvais, lorsqu'un monastère dominicain y est fondé par Louis IX. Il est plus certain qu'il occupe le poste de lecteur à l'abbaye de Royaumont dans l'Oise, fondée également par Louis IX entre 1228 et 1235.

 

 

Le roi, comme la reine Margaret, son fils Philip et son beau-frère Theobald V de Champagne et Navarre, lui commandent la réalisation de nombreuses oeuvres. La grande oeuvre de Vincent est son 'Speculum Majus', grande compilation de la connaissance du Moyen Âge. Elle est constituée de trois parties : Speculum Naturale, le Speculum Doctrinale et le Speculum Historiale. Ces ouvrages seront abondamment réédités jusqu'à la Renaissance.

 

 

 

► 1248 - 12 juin Départ de Saint Louis pour la septième croisade. A Aigues-Mortes, Louis IX embarque pour respecter le voeu fait lors d'une maladie qui l'a presque amené à mourir, en 1244. 25 000 soldats montent à bord de navires génois. Sa femme, Marguerite de Provence, l'accompagne.

 

 

 

► 1248 - 28 août Saint Louis quitte Aigues-Mortes pour Chypre.

 

 

 

► 1248 Construction de la Sainte-Chapelle. La Sainte-Chapelle fut édifiée sur l'île de la Cité, à Paris, à la demande de Saint Louis afin d'abriter la Sainte Couronne, un morceau de la Sainte-Croix ainsi que diverses autres reliques qu'il avait acquises. Ce bâtiment est un petit chef d'oeuvre de l'art gothique, certains auteurs considérant qu'il marque l'apogée de cet art. Conçue comme une chasse précieuse devant mettre en valeur les reliques y étant conservées, elle devait également servir de chapelle royale, étant construite dans le palais royal de l'île de la Cité.

 

 

Elle superpose deux chapelles, l'inférieure pour les gens du commun, la supérieure pour l'entourage du roi, selon un usage courant dans la construction des palais royaux du Moyen Âge. Dans les premiers temps, la chapelle haute n'était d'ailleurs accessible que par les galeries supérieures du Palais, Saint Louis n'ayant pas fait construire d'escalier public.

 

 

 

► 1248 apparition du Psautier de Saint Louis. Réalisé pour le roi de France Louis IX (1214-1270) entre 1253 et 1270, ce psautier de grand luxe, dit Psautier de Saint Louis était destiné à l'usage des chanoines de la Sainte-Chapelle, construite à Paris en 1248 pour abriter les reliques de la Passion. Un psautier comporte traditionnellement trois parties: un calendrier qui signale les fêtes liturgiques particulières à l'église à laquelle il est destiné, ainsi que les fêtes de certains défunts; une histoire sainte en images; le texte latin des cent cinquante psaumes, tirés de la Bible.

 

 

 

► 1249 à 1254 - Septième croisade. Louis IX, au cours d'une grave maladie, avait fait voeu d'entreprendre une croisade, s'il en guérissait. Il était prévenu d'ailleurs que les musulmans avaient repris la Palestine, et menaçaient l'Empire latin de Constantinople, qui était en pleine décadence. Il réunit donc des troupes et s'embarqua pour la Terre Sainte à Aigues-Mortes, emmenant sa femme Marguerite. Il débarqua en 1249 à Damiette et s'empara de cette ville après avoir livré bataille. 

 

 

La septième croisade fut dirigée contre l'Égypte : le roi de France prit Damiette, et remporta même un avantage à la Massoure (1250); mais, la peste s'étant mise dans son armée, il fut contraint de reculer devant l'ennemi, et fut lui-même fait prisonnier. Il racheta chèrement sa liberté, passa 4 ans en Palestine, occupé à fortifier quelques places, et revint en France en 1254, après la mort de la reine Blanche, sa mère, qu'il avait instituée régente.

 

 

 

► 1249 - 5 juin Débarquement des armées de Saint Louis devant Damiette. Damiette est un port du Dimyat, en Égypte, dans le delta du Nil, à environ 200 kilomètres au Nord-Est du Caire.

 

 

 

► 1249 - 6 juin Les armées de Saint Louis entrent dans Damiette que les armées du sultan ont évacués dans la nuit. En ce jour, Louis IX, qui vient de débarquer en Égypte où commence la septième croisade, prend cette ville de Damiette qui, sur la rive droite du Nil, est censée ouvrir la route de Jérusalem que les croisés se sont promis de reprendre aux infidèles.

 

 

 

 

► 1249 - 27 septembre Mort de Raymond VII de Toulouse, le frère de Louis IX, Alphonse de Poitiers récupère le titre. Alphonse de Poitiers (11 novembre 1220-21 août 1271), frère du roi Louis IX de France dit Saint Louis, comte de Poitiers de 1241 à 1271, de Toulouse de 1249 à 1271. Fils du roi Louis VIII et de Blanche de Castille, il reçu en 1225, par testament de son père, le comté de Poitou et une partie de l'Auvergne en apanage. Conformément au traité de Paris en 1229, il épouse Jeanne, fille de Raymond VII de Toulouse, comte de Toulouse. À la mort de ce dernier, en 1249, il hérite du comté de Toulouse.

 

 

 

► 1250 - 8 février Défaite de La Mansourah, Saint Louis échappe de justesse aux Mamelouks, et son frère (Robert Ier d'Artois) meurt au combat. Gênés par les crues du Nil, les croisés ont livré bataille à Mansourah dans de mauvaises conditions. Robert Ier d'Artois, frère préféré du roi, est tué. Louis IX tombe lui-même aux mains des mamelouks. Mansourah est une ville du nord-est de l'Égypte dans l'est du Delta du Nil, à 120 Km du Caire, chef-lieu du gouvernorat de Dakhalieh, sur le bras oriental (Damiette) du Nil. 

 

 

Robert Ier d'Artois, né en 1216, mort à Mansourah en 1250, est comte d'Artois (1237-1250), fils de Louis VIII et de Blanche de Castille et frère de Saint Louis. Conformément à la volonté de son père, il reçut en 1237 le comté d'Artois. En 1240, il refusa de prétendre à l'empire, comme le souhaitait le pape Grégoire IX. Il prit part à la septième croisade de Saint Louis et trouva la mort dans un assaut inconsidéré contre Mansourah en 1250. Les mamelouks sont les membres d'une milice formée d'esclaves (affranchis), au service des califes musulmans et de l'Empire ottoman, qui à de nombreuses reprises, a occupé le pouvoir par elle-même.

 

 

En Égypte, ils sont issus de la garde servile du sultan ayyoubide qu'ils renversèrent à l'occasion de la IXe croisade (Mansura, dans le Delta égyptien, en 1249). L'histoire de cette dynastie non héréditaire se divise en deux lignées, les Bahrites (1250-1382) et les Burjites (1382-1517)Ils régnèrent sur l'Égypte, la Syrie et le Hedjaz, vainquirent les Mongols à Aïn Jalut (1260), devinrent les protecteurs des Abbassides rescapés, dont ils recueillirent un descendant à qui ils donnèrent le titre de calife. Ils conquirent les dernières possessions des Francs au Levant. Les Ottomans mirent fin à cette dynastie en 1517.

 

 

 

► 1250 - 6 avril Saint Louis et son armée sont capturés et fait prisonniers. Louis IX, qui a été défait à Mansourah où son frère préféré Robert Ier d'Artois a été tué, est fait prisonnier par le sultan qui, par les égards qu'il a pour lui, témoigne du respect qu'il porte à celui qu'il appelle le “sultan juste”. Traité avec égards par les musulmans, il put se racheter moyennant l'abandon de Damiette, et racheter ses compagnons en payant une rançon de 400 000 besants, monnaie byzantine, (d'autres auteurs disent un million de besants).

 

 

Cependant, les maladies et la famine décimaient ses troupes; d'autre part, il apprit la mort de sa mère qui exerçait de nouveau la régence en son absence; il se rembarqua donc avec son armée et rentra en France en 1254. Il avait mis à profit son séjour en Palestine, après sa libération, pour parcourir ce pays, et fortifier les dernières places qu'y possédaient encore les chrétiens. Il laissait parmi les musulmans la réputation d'un prince brave, généreux et vertueux.

 

 

 

► 1250 - 2 mai Le sultan est reversé par les Mamelouks, une rançon est exigé pour la libération de Saint Louis. Le roi, prisonnier des musulmans depuis le 6 avril, signe une convention avec le sultan qui le libère ainsi que ses compagnons contre une somme de 400 000 besants et la restitution de la ville de Damiette conquise par les croisés, l'année précédente.

 

 

 

► 1250 - 6 mai Saint Louis et les survivants de son armée rejoignent Saint-Jean d'Âcre.

 

 

 

► 1250 Vincent de Beauvais écrit 'le Speculus Majus’

 

 

 

► 1250 vers - Langue française commence à concurrencer le latin: elle acquiert un véritable prestige en France comme à l'étranger avec de nouveaux domaines de compétence (savoir, droit, etc.) Développement du pouvoir royal sur le territoire (administration apporte le français); multiplication des actes en français, rôle des notaires; ce français est peu marqué régionalement.

 

 

 

► 1250 vers - Le français (anglo-normand) perd du terrain en Angleterre; la noblesse est généralement bilingue.

 

 

 

► 1251 Sous prétexte d'aller libérer Saint Louis des bandes de paysans pillards se constituent, c'est la croisade des Pastoureaux. La croisade des Pastoureaux fait partie des croisades populaires initiées sans l'appui des puissants et même souvent contre eux. L'appel solennel aurait eu lieu pour Pâques. Des milliers de bergers et de paysans prennent la croix, et marchent vers Paris, armés de haches, de couteaux et de bâtons. Ils sont 50 000 à Paris, où Blanche de Castille les reçoit. Dans un premier temps elle donne son appui, le mouvement est trop dangereux sur le plan social et religieux pour être accepté par les puissants: il accuse abbés et prélats de cupidité et d'orgueil, et s'en prend même à la Chevalerie, accusée de mépriser les pauvres et de tirer profit de la croisade.

 

 

Des conflits s'ensuivent avec le clergé dans plusieurs villes. Lorsque les villes ne veulent pas les nourrir, des pillages ont lieu en France, par exemple à Bordeaux, où Simon de Montfort réprime les Pastouraux. Le mouvement s'étend en Rhénanie et dans le nord de l'Italie. La répression est de plus en plus féroce et seuls quelques rescapés parviennent jusqu'à Marseille et s'embarquent pour Saint Jean d'Acre, où ils rejoignent les croisés. Croisade des Pastoureaux. En avril 1250, Louis IX est fait prisonnier à Mansourah lors de la septième croisade. Des bandes de paysans, que l'on nomme les Pastoureaux, se forment pour aller délivrer le roi. Bientôt, des éléments subversifs se mêlent à l'équipée qui dégénère en une bande de pillards. En 1251, la reine Blanche de Castille met fin à la croisade des Pastoureaux.

 

 

 

► 1252 à 1270 - Cette période fut consacrée par Louis IX à l'organisation de ses États. Il fit régner en France l'ordre et la sécurité; d'excellentes institutions fortifièrent la monarchie (enquêteurs qui visitaient les provinces pour réprimer les abus, confirmation et extension de la Quarantaine-le-Roi, abolition du duel judiciaire, établissement d'une sorte de Cour royale de Justice, formation d'un corps de Légistes, mesures propres à établir en France l'unité monétaire, garanties assurées au Clergé par la Pragmatique Sanction de 1269, etc.). Louis IX bâtit la Sainte-Chapelle pour y placer la Couronne d'épines rapportée de Terre Sainte, fonda la Sorbonne, centre d'études universitaires, et les Quinze-Vingts, destinés à hospitaliser les chevaliers revenus aveugles ou blessés de Palestine. Il se montra un souverain éclairé et passionné pour le bien public.

 

 

 

► 1252 - 27 novembre Mort de Blanche de Castille, mère de Saint Louis qui assurait la régence. La mère du roi s'éteint, épuisée par les épreuves successives : la mort de son fils Robert Ier d'Artois, la défaite de Mansourah et la captivité de Louis IX.

 

 

 

► 1254 - 25 avril Saint Louis quitte Saint Jean d'Acre pour la France. Après avoir consolidé des forteresses, apaisé des conflits, versé une rançon pour ses chevaliers et rendu Damiette au sultan, Louis IX s'embarque pour la France. C'est la fin de la septième et avant-dernière croisade.

 

 

 

► 1254 -  17 juillet Saint Louis débarque en Provence.

 

 

 

► 1254 juillet Saint Louis édicte les premières ordonnances de réforme administrative. "Grande ordonnance" pour la réforme du royaume (1254-1270). Louis IX de France (Saint Louis) codifie le rôle des baillis pour améliorer l'administration. Les baillis se voient attribuer une circonscription bailliagère fixe où il jugent en appel, encaissent les recettes royales, lèvent l'ost et transmettent les ordres du roi. Les sénéchaux installés dans le midi et dans l'ouest du royaume ont des attributions semblables. 

 

 

Le bailli était dans l'Ancien Régime français le représentant de l'autorité du roi ou du prince, chargé de faire appliquer la justice et de contrôler l'administration en son nom. Il était à l'origine porté par des commissaires royaux qui rendaient la justice, percevaient les impôts et recevaient, au nom de la couronne, les plaintes du peuple contre les seigneurs. Leur juridiction, régularisée avec les Capétiens fut d'abord très étendue ; mais l'abus qu'ils firent de leur puissance obligea les rois à la réduire, et vers le XVIe siècle, ils n'étaient plus que des officiers de justice.

 

 

 

► 1257 Fondation du collège de la Sorbonne à Paris. La Sorbonne est une des plus anciennes universités d'Europe fondée par Robert de Sorbon à Paris en 1257. On y enseignait principalement la théologie aux étudiants pauvres et elle s'est développée rapidement. Paris devint un grand centre culturel et scientifique en Europe dès le XIIIe siècle avec plus de 20 000 étudiants. Robert de Sorbon (9 octobre 1201 à Sorbon - 15 août 1274 à Paris) est un théologien français. Chapelain et confesseur du roi Saint Louis IX, il créa le Collège de Sorbonne à Paris pour "seize pauvres maîtres ès arts, aspirants au doctorat en théologie" en 1257. Le Collège devint par la suite la maison la plus célèbre de l'Université de Paris.

 

 

 

► 1258 - 11 mai Traité de Corbeil entre Louis IX et Jacques Ier d'Aragon où ils renoncent mutuellement à leur prétention sur la Catalogne et le Languedoc. Jacques Ier dit le Conquérant, né le 2 février 1208 à Montpellier, mort le 27 juillet 1276 à Valence (Espagne), roi d'Aragon, comte de Barcelone et seigneur de Montpellier à partir de 1213, roi de royaume de Majorque à partir de 1229 et de Valence à partir de 1232. Traité de Corbeil, traité passé en 1258 à Corbeil (Essonne) entre les représentants du roi Jacques Ier d'Aragon (dont Guillaume de Roquefeuil) et du roi de France Louis IX, dans lequel le roi de France cède ses droits sur la Catalogne et le roi d'Aragon cède ses droits sur le Languedoc (sauf Montpellier).

 

 

Ce traité fixe la frontière du royaume de France au sud des Corbières gardée, côté français par les forteresses de Termes, Aguilar, Quéribus, Peyrepertuse et Puylaurens. Les chevaliers Olivier de Termes et Raimond Gaucelm de Lunel sont sans doute les principaux artisans de ce traité. Traité de Corbeil. Saint Louis renonce, par ce traité signé en 1258, à ses prétentions sur la Cerdagne et le Roussillon au profit du roi d'Aragon ; il rend au roi d'Angleterre les terres au sud de la Charente, mais s'assure de la possession de la Touraine et de la Normandie.

 

 

 

► 1258 - 10 février : Les Mongols de Houlagou Khan mettent Bagdad à sac (la ville compte un million d'habitants) et mettent fin au califat abbasside. Les combattants musulmans, malgré l'intervention du calife, sont exterminés dès qu'ils ont déposé les armes. La ville est pillée, ses monuments détruits, ses quartiers incendiés, sa population massacrée (près de 80 000 personnes). Seule la communauté chrétienne de la cité est épargnée grâce à l'intercession de la femme du khan.

 

 

 

► 1258 - 28 mai : Le roi de France Saint Louis signe le traité de Paris avec Henri III d'Angleterre qui renonce à l'Anjou, la Normandie, la Touraine, le Maine et le Poitou en échange de domaines dans les diocèses de Limoges, Cahors et Périgueux.

 

 

 

► 1259 La Guyenne passe sous le giron français. La Guyenne est une ancienne province du sud-ouest de la France. Elle avait pour capitale Bordeaux et correspondait approximativement à l'actuelle Aquitaine. C'était une province royale représentée et administrée, dans un premier temps, par un Lieutenant général pour le roi, puis par un gouverneur, détenant l'autorité militaire, politique et administrative. Le nom de duché de Guyenne fut donné à l'ancien duché d'Aquitaine amoindri par les conquêtes des souverains français.

 

 

Il succéda à celui d'Aquitaine au moment du Traité de Paris conclu le 12 avril 1229 entre Saint Louis et Raymond VII comte de Toulouse, qui cédait la plus grande partie du Languedoc à la France et mettait fin au conflit albigeois. Possession des rois d'Angleterre de 1188 à 1453, la Guyenne est réunie au domaine du roi de France après la bataille de Castillon, qui mit fin à la guerre de Cent Ans. Donné en apanage à son frère Charles de Valois, par Louis XI en 1469, le duché revint définitivement à la couronne à la mort de celui-ci en 1472. C'est en 1561 que la province est érigée en gouvernement de Guyenne avec pour siège Bordeaux.

 

 

 

► 1259 - 4 décembre Traité de Paris sur la restitution d'une partie des possessions anglaises par Saint Louis, Henri III d'Angleterre devient vassal du roi de France. Traité de Paris, le 4 décembre 1259, le roi d'Angleterre Henri III Plantagenêt signe avec Louis IX, le futur Saint Louis, le traité de Paris (aussi appelé traité d'Abbeville). Louis IX rétrocède à Henri III, le Limousin, le Périgord, la Guyenne, le Quercy, l'Agenais et la Saintonge. Mais le roi d'Angleterre s'engage, pour ces possessions, à rendre au roi de France l'hommage féodal dû au suzerain.

 

 

Le roi de France conserve par ailleurs la Normandie et les pays de Loire (Touraine, Anjou, Poitou et Maine). Ces riches provinces ont été confisquées par son aïeul Philippe Auguste au père de Henri III, le roi Jean sans Terre. Par ce traité équitable, tissé de concessions réciproques et appuyé par les victoires des armées françaises à Saintes et Taillebourg, le roi de France devient le monarque le plus puissant d'Occident. Le traité de Paris met fin à ce que l'on appelle parfois la première Guerre de Cent Ans. Ce conflit entre la France et l'Angleterre avait débuté au siècle précédent avec le mariage d'Aliénor d'Aquitaine et du futur roi d'Angleterre Henri II d'Angleterre.

 

 

 

► 1260 Rutebeuf écrit 'Poèmes de l'infortune'. Rutebeuf (v.1230 - v.1285), probablement du surnom "boeuf vigoureux", serait originaire de Champagne (il a décrit les conflits à Troyes en 1249) mais a vécu adulte à Paris. On ne sait quasiment rien de sa vie sauf qu'il était probablement un jongleur avec une formation de clerc (il connaissait le latin). Son oeuvre, très diversifiée, qui rompit avec la tradition de la poésie courtoise des trouvères, comprend des hagiographies, du théâtre, des poèmes polémiques et des poèmes satiriques.

 

 

 

► 1260 vers - Brunetto Latini, florentin, compose à Paris son 'Livres dou trésor' (en français): 'Et se aucuns demandoit pour quoi cis livres est escris en roumanç, selonc le raison de France, puis ke nous somes italien, je diroie que c'est pour ii raisons, l'une ke nous somes en France, l'autre por çou que la parleure est plus delitable et plus commune à tous langages (gens)'.

 

 

 

► 1261 - 13 mars : traité de Nymphaeon. Gênes et Byzance font alliance. Michel VIII Paléologue octroie à Gênes des privilèges commerciaux important à Smyrne et à Constantinople (Pera et Galata) au détriment de Venise, qui perd le monopole du commerce avec la mer Noire. Michel VIII Paléologue (1224 † 1282) est un empereur byzantin du XIIIe siècle qui régna entre 1261 et 1282.

 

 

 

► 1261 - 25 juillet : le basileus Michel VIII Paléologue, aidé par Gênes, vainc Guillaume de Villehardouin et le despote d'Épire et entre triomphalement dans sa capitale, Constantinople (le général Alexios Stratigopoulos reprend la ville presque sans combats en l'absence de la flotte vénitienne). Michel VIII Paléologue prend Constantinople aux croisés.

 

 

Alors capitale de l'Empire latin de Constantinople fondé par les croisés, Constantinople ne résiste pas à l'armée de Michel VIII Paléologue. Après avoir subi des années de ravages et de pillages en tout genre, la cité n'est plus qu'un amas de ruines presque sans valeur. Difficile, dans ce cas, de faire retrouver à l'ancienne capitale byzantine son rayonnement et sa puissance d'autrefois. Michel VIII sera proclamé empereur et fondera la dynastie des Paléologues mais ne pourra enrayer le déclin de la ville.

 

 

 

► 1261 - 15 août : l'empereur byzantin Michel VIII Paléologue refonde l'Empire byzantin. Fin de l'Empire latin de Constantinople. Il renverse, emprisonne et aveugle Jean IV Lascaris, l'héritier légitime mineur et fonde la dynastie Paléologue. Les Paléologue sont une famille noble de Byzance datant du XIIe siècle qui régna sur l'Empire Byzantin et originaire de Macédoine. Jean IV Lascaris, Jean IV Doukas Lascaris fut empereur byzantin de Nicée de 1258 à 1261, né en 1250, mort en 1305, fils de Théodore II, empereur de Nicée, et d'Hélène de Bulgarie.

 

 

 

► 1261 - 29 août Élection du pape Urbain IV. Urbain IV, Jacques Pantaléon, devient pape sous le nom d'Urbain IV. Évêque de Verdun en 1253, puis patriarche de Jérusalem en 1255. Il est élu pape le 29 août 1261. Il est le premier pape français depuis Sylvestre II - le savant Gerbert - et Urbain II. Empêché de gagner Rome par les gibelins de Manfred, il prend délibérément le parti guelfe et offre la Couronne de Sicile à Saint Louis, qui refuse, puis à Charles d'Anjou, en faveur duquel il prêche la Croisade contre Manfred. 

 

 

Manfred Ier de Sicile (vers 1232-1266), roi de Sicile en 1258, souvent désigné sous le nom de Manfred de Hohenstaufen, était le fils illégitime de l'empereur Frédéric II du Saint-Empire (empereur) et de Bianca Lancia, ou Lanzia, qui semble avoir été mariée à l'empereur juste avant sa mort. Les Guelfes tirent leur nom de l'allemand Welf, désignant la dynastie rivale des Hohenstaufen. Plus tard, lorsqu'eut lieu l'opposition entre Papauté et Empire, les partisans du pape se nommèrent naturellement "guelfes", par référence aux opposants aux Hohenstaufen en Allemagne. Le conflit fut particulièrement violent dans la ville de Florence, en Toscane, où il avait pour base la querelle entre deux familles, les Buondelmonte et les Arrighi, qui s'identifièrent vite respectivement aux Gibelins et aux Guelfes.

 

 

 

► 1261 Jacques de Voragine écrit Légende dorée. Jacques de Voragine, frère prêcheur, archevêque de Gênes (1298) Originaire de Varase en Italie, d'où son nom, dans la région de Savone, il entra dans l'Ordre de saint Dominique dont il devint le provincial pendant 19 ans. Devenu évêque de Gênes, il écrivit une compilation des "Légendes dorées des saints", riche d'enseignement moral mais aussi accompagnée souvent de récits étranges et légendaires. Il a été béatifié en 1816.

 

 

 

► 1262 - 28 mai Mariage de Philippe (futur Philippe III de France), fils de Louis IX avec Isabelle d'Aragon. Philippe III de France, dit Philippe le Hardi, né le 30 avril 1245 à Poissy, mort le 5 octobre 1285 à Perpignan, fut roi de France de 1270 à 1285, le dixième de la dynastie dite des Capétiens directs. Isabelle d'Aragon, née en 1247, morte de 28 janvier 1271 à Cosenza (Calabre), infante d'Aragon, fut, par mariage, reine de France (1270-1271).

 

 

Elle était la fille de Jacques Ier d'Aragon "le Conquérant" (v. 1207-1276), roi d'Aragon, de Valence et de Majorque, et de sa deuxième femme Yolande de Hongrie (v. 1215-1251), dite Yolande Arpad. Le 28 mai 1262 à Clermont-Ferrand, elle épousa le futur Philippe III (1245-1285), fils du roi de France Louis IX dit Saint Louis (1214-1270) et de Marguerite de Provence (1221-1295).

 

 

 

► 1265 Le pape Clément IV propose la couronne de Sicile à Charles d'Anjou, frère du roi de France. Charles d'Anjou, Charles Ier de Sicile, couramment appelé Charles Ier d'Anjou (mars 1227 - 7 janvier 1285) Il est le fils de Louis VIII le Lion et Blanche de Castille.

 

 

 

► 1265 - 5 mars Prise de Césarée par les Mamelouks. Le sultan mamelouk Baïbars qui avait pris le pouvoir en Égypte s'empare de Césarée tenue par les croisés, ce qui décide Louis IX à partir à nouveau pour une huitième croisade. Celui-ci quitte Aigues-Mortes le 2 juillet 1270. Césarée de Palestine, la ville de Césarée en Israël est située sur la côte méditerranéenne, au sud de la ville de Dor (20 km).

 

 

 

► 1265 à 1321 - naissance et mort de Dante à Florence dans la famille guelfe d'Alighiero, d'où son nom: Dante di Alighiero ou Dante Alighieri (Divine comédie). Poète italien. A la naissance de Dante Alighieri, Florence est sur le point de devenir la cité la plus puissante d'Italie, bien qu'elle soit rongée par des luttes intestines concernant la légitimité du pouvoir temporel du Pape. Après des études de philosophie et de théologie, Dante est élu à la charge de prieur.

 

 

Il fait partie des six hauts magistrats dirigeant la ville en 1300. Mais les partisans de l'extension du pouvoir papal l'évincent de ses fonctions et le condamnent à l'exil. S'ensuit une longue errance, à Ravenne, puis à Venise en tant qu'ambassadeur. Marié depuis l'âge de vingt ans, c'est néanmoins d'une autre femme - Béatrice - dont il est amoureux. En dépit de sa mort prématurée qui le laisse fou de douleur, elle demeure la source d'inspiration de sa poésie, et notamment de 'La divine comédie', chef-d'oeuvre qui le place aujourd'hui au rang de fondateur de la poésie italienne du Moyen Age.

 

 

 

► 1266 - Prise de la forteresse des Templiers à Safed par les Mamelouks. Safed, située dans le nord d'Israël à une altitude de 900 mètres au dessus du niveau de la mer.

 

 

 

► 1266 Brunetto Latini écrit Trésor. Brunetto Latini (Brunet Latin), naissance: Florence, 1210 - Décès: 1294. notaire et rhétoricien de Florence, rédigera le Livre du Trésor - témoignage de la tradition scientifique médiévale héritée du savoir antique (Galien, Pline l'Ancien, Aristote...) - en français. Ce poème encyclopédique fera de son auteur le premier encyclopédiste en prose de la littérature. Membre du parti guelfe, il trouvera refuge à Paris. Dante sera son élève, comme en témoigne le chant XII de l'Enfer.

 

 

 

► 1267 - 24 et 27 juillet : Traités de Viterbe : Charles Ier d'Anjou est reconnu par l'empereur titulaire de Constantinople pour suzerain de la Morée et du tiers des territoires à reconquérir sur Michel VIII Paléologue. Il obtient la vassalité de Guillaume de Villehardouin. La principauté de Morée passe sous la suzeraineté des Angevins de Naples. Elle recule au cours du XIVe siècle devant la reconquête byzantine partie de Mistra.

 

 

 

► 1267 à 1337 - naissance et mort de Giotto. Ce peintre et architecte toscan de la fin du Moyen Âge, auteur de fresques de la vie de saint François à Assise, sera l'un des précurseurs de la Renaissance. Peintre, sculpteur et architecte italien du Trecento, dont les oeuvres sont à l'origine du renouveau de la peinture occidentale. C'est l'influence de sa peinture qui va provoquer le vaste mouvement de la Renaissance à partir du siècle suivant. Giotto se rattache au courant artistique de la Pré-Renaissance, dont il est l'un des maîtres, qui se manifeste en Italie, au début du XIVe siècle.

 

 

En cette fin du Moyen Âge, Giotto est le premier artiste dont la pensée et la nouvelle vision du monde aidèrent à construire ce mouvement, l'humanisme, qui place l'homme à la place centrale de l'univers et le rend maître de son propre destin. Les fresques que Giotto a peintes à Florence (église Santa Croce de Florence), à Assise (basilique Saint-François d'Assise) et à Padoue (chapelle des Scrovegni ou chapelle Santa Maria dell'Arena dans l'église de l'Arena de Padoue) figurent parmi les sommets de l'art chrétien.

 

 

 

► 1268  Prise de Jaffa et Antioche par les Mamelouks. Jaffa ou Yaffo est une ville située en Israël, dont l'existence est attestée au moins depuis 3 500 ans (elle fut prise par les Égyptiens vers -1465) et qui a fusionné en 1950 avec Tel-Aviv. Antioche est une ville de Turquie proche de la frontière syrienne. Elle est située au bord du fleuve Oronte.

 

 

 

► 1268 Roger Bacon: opus majus; favorable à l'apprentissage des langues contre le monopole du latin et les risques de la traduction : promotion de la grammaire. Roger Bacon (1214 - 1294), surnommé le doctor mirabilis (docteur admirable) en raison de sa science prodigieuse, philosophe et alchimiste anglais, considéré comme le père de la méthode scientifique. Roger Bacon est né à Ilchester, dans le Somerset en Angleterre, en 1214. Il entra chez les Franciscains en 1240. Ayant étudié à Oxford et à Paris, il se fixa à Oxford, enseignant en particulier Aristote.

 

 

Il se livra avec ardeur à l'étude de toutes les sciences connues de son temps, surtout de la physique et acquit bientôt une instruction fort supérieure à son siècle. Quelques-uns de ses confrères, jaloux de son mérite et irrités de ce qu'il avait censuré leurs moeurs dissolues, l'accusèrent de sorcellerie : quoiqu'il eût écrit lui-même contre la magie, il fut condamné et passa dans les cachots la plus grande partie de sa longue vie. À l'avènement du pape Clément IV, qui l'avait en grande estime, il retrouva la liberté en 1265, mais après la mort de ce pape éclairé, il resta en butte à de nouvelles persécutions et fut enfermé à Paris, pendant dix ans, dans le couvent des Franciscains.

 

 

Il ne sortit de prison que peu d'années avant sa mort. On lui doit d'ingénieuses observations sur l'optique (il eût l'idée de la trichromie) et la réfraction de la lumière; une réflexion sur l'arc-en-ciel - dont il mesure l'ouverture angulaire : 42° et recense les variantes : rosée, fontaines, prismes - qui prend position pour la vision de Robert Grossetête plutôt que celle d'Ibn Al-Haytham, ainsi qu'une description de la chambre noire.

 

 

On lui a parfois attribué l'invention de la poudre à canon, celle des verres grossissants, du télescope, de la pompe à air et d'une substance combustible analogue au phosphore ; on trouve en tout cas dans ses écrits des passages où ces diverses inventions sont assez exactement décrites. Il proposa dès 1267 la réforme du calendrier, sans avoir eu connaissance des travaux antérieurs d'Omar Khayyam. Son plus grand mérite enfin est d'avoir renoncé à la méthode purement spéculative et d'avoir conseillé et pratiqué lui-même l'expérience. Cependant, il ne fut pas exempt des erreurs de son temps, et crut à l'alchimie et à l'astrologie, ou du moins le laissa-t-il penser.

 

 

 

► 1269 La dynastie des Mérinides. Le peuple berbère des Mérinides s'empare du pouvoir et établit sa capitale à Fès, en édifiant Fès Djedid (1276). L'empire, déjà morcelé par la reprise de l'indépendance des Hafsides de Tunisie, sera affaibli par la progression de la Reconquête espagnole. Les Mérinides se replieront finalement au Maroc et ne pourront empêcher les Portugais et les Espagnols d'envahir le littoral. 

 

 

Les Mérinides ou Marinides ou Banû Marin ou Bénî Marin (1258-1465) dynastie de berbères appartenant au groupe des Zénètes (nomades originaires du bassin de la haute Moulouya), qui régna pendant deux siècles sur les diverses régions du Maroc et qui imposa temporairement son pouvoir à l'ensemble du Maghreb. À l'origine ce sont des nomades du nord Sahara. La désertification progressive de la région et l'avancée des tribus berbères Hafsides en Libye et en Tunisie les repoussèrent vers le Maroc.

 

 

 

► 1270 Huitième croisade. - A l'instigation de Charles d'Anjou, son frère, Louis IX prépara une nouvelle croisade (ce fut la dernière de ces expéditions). Cette fois, il allait attaquer les musulmans sur les rivages de l'Afrique, peut-être pour attirer leurs forces de ce côté, et ainsi soulager les dernières villes chrétiennes de Palestine qu'ils ne cessaient d'attaquer. Louis IX porta donc son armée près de Tunis, sur l'emplacement de l'ancienne Carthage. Il remporta d'abord quelques succès, mais la peste se mit dans son armée, lui-même fut frappé du fléau et y succomba devant Tunis (1270).

 

 

Le reste de l'armée se distingua encore par quelques faits d'armes et Philippe III qui succédait à Saint Louis la ramena en France. La huitième croisade (1270), Saint Louis était accompagné de ses 3 fils et du prince Édouard d'Angleterre; il se dirigea sur Tunis, espérant, disent quelques historiens, convertir le maître de cette ville, Mohammed Mostanser; mais, à peine arrivé sous les murs de Tunis, il fut enlevé par une maladie contagieuse. Charles d'Anjou, son frère, qui était venu le rejoindre, se mit à la tête des troupes, remporta quelques avantages et revint en France après avoir forcé Mohammed à payer les frais de la guerre. 

 

 

Huitième croisade. 2 juillet 1270 : Louis IX quitte Aigues-Mortes pour la croisade. Le sultan mamelouk Baïbars qui avait pris le pouvoir en Égypte s'est emparé de Césarée, tenue par les croisés en mars 1265, ce qui décide Louis IX à partir à nouveau pour une huitième croisade. 18 juillet 1270 : Débarquement à Tunis de la huitième croisade. "Grand péché firent ceux qui lui conseillèrent la croisade, vu la grande faiblesse de son corps". C'est de Louis IX (épuisé par une dysenterie qui ne cesse pas) que parle Joinville, Louis IX qui, le 14 mars, s'est croisé à Saint-Denis. En ce jour, ce roi qui ne peut même plus tenir à cheval, débarque dans la plaine à côté de la ville de Tunis.

 

 

Mais là, au-delà du scorbut qui a déjà commencé d'atteindre ses hommes depuis leur départ d'Aigues-Mortes, c'est la peste qui est le premier ennemi du roi. 25 août 1270 : Mort de Louis IX à Tunis. "O Jérusalem ! Jérusalem ! Beau sera, Dieu, que tu aies merci de ce peuple qui ici demeure ! Qu'il ne tombe en la main de ses ennemis et ne sois pas contraint de renier ton saint nom". C'est à Tunis que Louis IX, qui va mourir, en ce 25 août, alors qu'il vient d'entamer la huitième croisade, prononce ces mots. Il murmure encore : "Mon Dieu, je remets mon esprit entre tes mains". Philippe III le Hardi, son fils, rapporte en France les os de son père pour les inhumer à Saint-Denis. La chair, le coeur et les entrailles du roi sont déposés par Charles d'Anjou, son frère, à l'abbaye de Monreale en Sicile.

 

 

 

► 1270 - 16 mars Départ de Saint Louis pour la huitième croisade.

 

 

 

► 1270 - 1er juillet Saint Louis quitte Aigues-Mortes en direction de Tunis. Aigues-Mortes est une commune française, située dans le département du Gard et la région Languedoc-Roussillon.

 

 

 

► 1270 - 18 juillet Débarquement à Tunis de la huitième croisade. “Grand péché firent ceux qui lui conseillèrent la croisade, vu la grande faiblesse de son corps”. C'est de Louis IX épuisé par une dysenterie qui ne cesse pas, que parle Joinville, Louis IX qui, le 14 mars, s'est croisé à Saint-Denis. En ce jour, ce roi qui ne peut même plus tenir à cheval, débarque dans la plaine à côté de la ville de Tunis. Mais là, au-delà du scorbut qui a déjà commencé d'atteindre ses hommes depuis leur départ d'Aigues-Mortes, c'est la peste qui est le premier ennemi du roi.

 

 

 

► 1270 - 3 août Mort de Jean Tristan comte de Nevers, fils du roi Saint Louis, de la dysenterie, à Tunis. Jean Tristan, né à Damiette le 8 avril 1250, mort à Tunis le 3 août 1270, comte consort de Nevers (1265-1270) et de comte de Valois (1268-1270), fils de Saint Louis, roi de France et de Marguerite de Provence.

 

 

 

► 1270 - 25 août Mort de Saint Louis à Tunis son fils Philippe III le Hardi lui succède. “O Jérusalem ! Jérusalem ! Beau sera, Dieu, que tu aies merci de ce peuple qui ici demeure ! Qu'il ne tombe en la main de ses ennemis et ne sois pas contraint de renier ton saint nom”. C'est à Tunis que Louis IX, qui va mourir, en ce 25 août, alors qu'il vient d'entamer la huitième croisade, prononce ces mots. Il murmure encore : “Mon Dieu, je remets mon esprit entre tes mains”. Philippe III le Hardi, son fils, rapporte en France les os de son père pour les inhumer à Saint-Denis. La chair, le coeur et les entrailles du roi sont déposés par Charles d'anjou, son frère, à l'abbaye de Monreale en Sicile.

 



19/02/2021
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