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L'AIR DU TEMPS

le Progrès du mardi 1er septembre 2015

 

 

 

ECONOMIE - Michel Combes ne renoncera pas à ses 13 millions d'euros. L'ancien patron d'Alcatel-Lucent défend sa rémunération. Michel Combes, qui prend aujourd'hui la présidence de Numéricable-SF après avoir mené à bien le plan social d'Alcatel, provoque l'écoeurement des syndicats et aussi des organisations patronales en justifiant son super-bonus.

 

 

 

Michel Combes s'obstine : pas question de renoncer à un centime des quelque 13,7 millions d'euros de rémunération qu'il doit toucher à son départ d'Alcatel-Lucent. Nommé à la tête du conseil d'administration de l'opérateur télécom Altice (SFR-Numéricable) mais également directeur des opérations, il s'est dit hier "fier du travail accompli", dans un entretien aux Echos. Sil le montant est aussi élevé, c'est qu'il est constitué d'actions dont la valeur a augmenté : "Cela signifie que j'ai réussi à créer de la valeur". En clair, M. Combes estime en toute modestie, qu'il les vaut bien, ses 13,7 millions d'euros.

 

 

 

"A un moment donné, il faut un peu de bon sens, un peu de mesure, un peu de retenue. Et là, en l'occurrence Michel Combes n'en a pas eu", a réagi le ministre des Finances Michel Sapin sur France Info.

 

 

 

Dix mille emplois supprimés

 

Moins mesuré, le délégué syndical CFDT (majoritaire) Hervé Lassalle a déclaré : "les salariés qui ont vu les chiffres annoncés ce week-end ont dû l'avoir mauvaise. C'est proprement indécent, compte tenu de la casse sociales ces dernières années. Il y a certes une amélioration des comptes, mais ce n'est pas non plus spectaculaire". Rappelons que l'entreprise a supprimé 10 000 emplois en deux ans, dont 600 en France.

 

 

 

La colère se transforme en gêne, côté patronat. Le président de la CGPME François Asselin rappelle que "tout cela s'est fait en totale transparence, un conseil d'administration a décidé d'une telle rémunération". Des décisions parfois contestées par les actionnaires : Carlos Ghosn n'avait ainsi obtenu que 58 % de votes pour le triplement de sa rémunération (à 14,5 millions d'euros).

 

 

 

Thibault Lanxade, vice-président du Medef, a estimé sur RTL que les sommes attribuées" sont d'autant plus choquantes que les résultats n'étaient pas, on va dire, au rendez-vous". Son organisation et l'Afep (très grandes entreprises) ont choisi de saisir le Haut-comité de gouvernement d'entreprise. Mais la lecture du dernier rapport de ce comité, d'une infinie complexité, illustre la difficulté à établir des règles claires de "bon sens et de mesure", pour citer Michel Sapin. Francis Brochet

 

 

 

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02/09/2015
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