L'AIR DU TEMPS

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ECONOMIE - Démographie

Encore des informations intéressantes - On en apprends tous les jours...


Franceinfo - le jeudi 7 décembre 2017

 

 

Le Qatar achète 12 Rafale et 50 Airbus A321 à l'occasion de la visite d'Emmanuel Macron

 

L'Emirat a signé des accord pour l'achat de 12 Rafale, 50 Airbus A321 et 490 véhicules blindés type VBCI du français Nexter

 

 

Emmanuel Macron a conclu plusieurs gros contrats dans le secteur de l'armement et de l'aviation, jeudi 7 décembre, lors de sa visite au Qatar. L'Emirat a signé des accords pour l'achat de 12 avions de combat Rafale de l'avionneur Dassault, 50 Airbus A321 et 490 véhicules blindés type VBCI du français Nexter. 

 

 

 

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Des contrats avec la SNCF, la RATP et Suez

 

Le Qatar a aussi confié à la RATP et à la SNCF l'exploitation et la maintenance d'un tramway et du métro de Doha. Le consortium précise que le contrat est d'une durée de 20 ans et est estimé à plus de trois milliards d'euros. Suez a aussi obtenu un contrat pour la dépollution des sols de lagunes. 

 

 

Tous les contrats ont été signés en présence de d'Emmanuel Macron et de l'émir du Qatar cheikh Tamim ben Hamad al-Thani. Au total, l'ensemble des transactions confirmées ou annoncées atteignent 11,1 milliards d'euros, d'après le Monde.

 

 


11/12/2017
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le Progrès du mercredi 30 août 2017

 

 
 
    FAMILLE - DÉMOGRAPHIE. LES MÉNAGES FRANÇAIS PLUS NOMBREUX... ET
        PLUS PETITS

 

 

 

La population vieillit, les séparations se multiplient, les familles nombreuses diminuent. Voilà les principaux enseignements de la dernière étude publiée par l'Insee, qui révèle que les ménages français "sont de plus en plus petits" (2,2 personnes en moyenne en 2014, contre 2,4 en 1999).

 

 

 

28,5 millions de logements

 

En 203, en France, les 64,1 millions de Français (hors Mayotte) résidaient au sein de 28,5 millions de logements. 1,5 million de personnes (chiffre stable par rapport à 1999), vivaient "hors ménage" (internat, foyers, maisons de retraites, sans-abris, habitations mobiles).

 

 

Les ménages de l'Hexagone se divisent en trois catégories :

 

 

  • Le plus gros tiers se constitue d'une seule personne (33 %)

 

  • Le deuxième (33 %) concerne les ménages composés de deux personnes (couple sans enfant ou famille monoparentale avec un adulte et un enfant)

 

  • Tandis que les familles de trois membres ou plus représentent à peine un tiers du total (32 %)

 

 

Parmi les personnes isolées, les seniors sont surreprésentés (21 % des hommes et 48 % des femmes de 75 ans et plus). Ces chiffres confirment une tendance à la baisse entamée à la fin du XIXe siècle. En 1851, les ménages français se constituaient de 4 personnes. Le baby-boom, dans les années 1950 et 1960, avait temporairement endigué cette baisse, en maintenant les ménages à 3,1 membres en moyenne.

 

 

Par ailleurs, la part des familles monoparentales au sein de la société française a explosé entre 1990 et 2013, passant de 12 % à 22 %.

 

 

Résultats issus des recensements de la population effectués de 2011 à 2015 (hors Mayotte, où la méthodologie est différente).

 


04/09/2017
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le Progrès du mercredi 30 août 2017

 

 
 
    ÉCONOMIE - DEVISES. L'EURO FACE À UN DOLLAR DÉPRIMÉ

 

 

 

■ Pourquoi l'euro s'apprécie face au dollar ?

 

Hier, l'euro a atteint un niveau qu'il n'avait plus atteint depuis le 2 janvier 2015 à 1,20 dollar. La tendance s'est amorcée au mois de juin, où l'euro avait grimpé à 1,14 dollar. Elle résulte d'un double mouvement. D'une part, les marchés misent sur l'euro du fait de la politique de la Banque centrale européenne. Son président répète à l'envi que la reprise économique européenne est solide. Du coup, les marchés ont spéculé sur une hausse des taux d'intérêt.

 

 

Dans le même temps, le billet vert pâlit de la défiance des marchés liée aux déboires de Donald Trump à la Maison Blanche et d'une politique de la Fed, la banque centrale américaine, visant à reporter une hausse des taux à la fin de l'année.

 

 

Le bond de l'euro, hier, a été amplifié par l'affaiblissement du dollar suscité par le nouveau tir de missile de la Corée du Nord et de la tempête Harvey. Les marchés se détournent du dollar, considérant qu'il s'agit d'une monnaie à risque.

 

 

 

■ Et vis-à-vis des autres monnaies ?

 

Face aux autres grandes devises internationales, l'appréciation de l'euro est moindre : + 4,8 %, en moyenne depuis le début de l'année (quand celle face au dollar atteint 12 %). En revanche, la livre sterling est en pleine dégringolade. Il faut 1,08 euro pour une livre, son plus bas niveau depuis 2009. Le Brexit et la dévaluation qui ont suivi ont engendré une baisse de la monnaie britannique de 25 % en un an. Cette chute devrait se prolonger jusqu'à un équilibre de parité : un euro pour une livre. Conséquence, l'économie française pourrait repasser devant celle du Royaume-Uni.

 


03/09/2017
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le Progrès du dimanche 20 août 2017

 

 
 
    ÉCONOMIE - COMMERCE EXTÉRIEUR. LE "MADE IN FRANCE" NE FAIT PAS
       RECETTE

 

 

 

Et si la reprise économique française était plombée par ses mauvaises performances à l'exportation ? Les bonnes et mauvaises raisons de s'inquiéter des faiblesses du "made in France"...

 

 

Les bonnes nouvelles se multiplient sur le front de l'emploi... et les mauvaises sur le terrain du commerce extérieur. Le déficit s'est encore creusé de plus de 34 milliards d'euros sur les six premiers mois. Comment ces chiffres "extraordinairement préoccupants", le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, prévient déjà que le déficit "sera sans doute plus élevé encore cette année" que l'année dernière Pire, s'alarmait récemment Le Monde, un produit acheté sur trois vient aujourd'hui de l'étranger, quand la proportion n'était encore que 25 % en 2004.

 

 

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Un marché mondialisé

 

Oui, il y de quoi s'alarmer - mais pas de tout également, explique en substance Sébastien Jean, directeur du Cepii (Centre d'études sur l'économie internationale). Ainsi de la dégradation du déficit ces derniers mois : "Elle est surtout due à la reprise économique, plus précisément l'augmentation de la demande intérieure". Ce sont en effet les importations qui augmentent fortement (+ 4,4 %), alors que les exportations ne se portent pas mal (+ 1,3 %).

 

 

Il convient aussi de relativiser les déboires du "made in France". Certes, les Français achètent de plus en plus de produits étrangers. Mais c'est le cas des consommateurs du monde entier, sur un marché mondialisé. Et ces produits mélangent le plus souvent des éléments venus de plusieurs pays : environ 25 % de la valeur des exportations françaises est fournie par des éléments étrangers ; et 1,5 % de la valeur de nos importations de l'étranger est en fait de la valeur ajoutée française.

 

 

 

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"Des usines ferment"

 

Jean-Yves Le Drian a cependant raison d'être préoccupé : la France perd des parts de marché, ce dont témoigne la faible progression des exportations, quand l'économie mondiale se porte mieux. "C'est alarmant, car cela signifie une perte de substance de notre industrie : des usines ferment", insiste Sébastien Jean.

 

 

La cause principale en est selon lui la perte de compétitivité des produits français, non pas dans le vaste monde, mais d'abord en Europe - et cela depuis quinze ans : "Il y a eu un décrochage au début des années 2000... Il était masqué par la faiblesse de la croissance de la consommation, mais il réapparaît avec la reprise".

 

 

Les solutions sont en France, avec une combinaison de baisse des coûts de production et d'amélioration de la qualité des produits. Elles sont également en Europe : "Nous devons convaincre l'Allemagne de réduire ses excédents et de consommer davantage". Sinon ? La reprise sera éphémère, et les mauvaises nouvelles seront de retour sur le front de l'emploi. Francis Brochet

 

 


 

 

- 48,4 milliards d'euros : le déficit français du commerce extérieur sur les douze derniers mois, malgré un prix du pétrole à un niveau raisonnable. Un déficit qui se dégrade en raison d'une forte augmentation des importations, plus forte que la petite reprise des exportations.

 

 


 

 

Made in... plusieurs pays !

 

Dans une automobile française, fabriquée en France 69 % seulement de la valeur est vraiment "made in France". Dans la mode, la proportion tombe à 57 %... Ces chiffres (de 2012) montrent le caractère relatif de la nationalité des produits, avec l'internationalisation de la production.

 

 

Ainsi, dans les exportations françaises, un quart en moyenne de la valeur est en fait d'origine étrangère, et même près de la moitié dans le matériel de transport (dont l'aéronautique), selon le Cepii. À l'inverse, les produits importés d'Espagne incluent en moyenne 3,2 % d'intrants français... Ce phénomène complique l'étiquetage des produits. L'Europe ne s'est toujours pas mis d'accord sur des critères : l'Allemagne freine, soucieuse de profiter de la bonne image du "made in Germany" même quand il n'est que partiellement allemand.



23/08/2017
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le Progrès du jeudi 3 août 2017

 

 
 
    ÉCONOMIE - L'ÉMIRAT GAZIER CONTINUE D'INVESTIR DANS L'HEXAGONE

 

 

 

AVEC NEYMAR, LE QATAR AUX AVANT-POSTES EN FRANCE

 

 

Le transfert annoncé de la star brésilienne au Paris Saint-Germain n'est que le énième épisode des investissements du petit émirat dans l'hexagone. Mais c'est peut-être le plus marquant.

 

 

Est-ce si anodin si Qatar Airways ne sera plus le sponsor global (maillot) du FC Barcelone ? L'un de ses joueurs vedette Neymar vient en tout cas de s'envoler définitivement pour Paris Saint-Germain, propriété du... Qatar. Le (big) "deal" n'est plus qu'une question d'heures.

 

 

Ce n'est pas tant un marché entre deux clubs phares européens que l'acquisition d'un joueur par un pays, pour en faire LA star d'un club qui lui appartient, mais pour en faire aussi l'ambassadeur de sa Coupe du monde de football en 2022. Du jamais vu. Et un investissement record dans l'histoire du football moderne.

 

 

 

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Un achat qui concrétise également la relation privilégiée, parfois trouble, entre la France et le Qatar qui, historiquement, n'avaient rien en commun. En une dizaine d'années, l'Hexagone est ainsi devenu le deuxième bénéficiaire des investissements qataris, après le Royaume-Uni.

 

 

 

■ Le sport en tête de gondole

 

C'est le cheikh Tamin Hamadd Al-Thani en personne, devenu émir du pays en juin 2013, qui a concrétisé en 2011 l'achat du PSG. La venue de la star Neymar s'inscrit dans le projet au long cours du Qatar pour le PSG, et va booster le merchandising, notamment en Asie. Avec des moyens colossaux, le club parisien, quatre fois vainqueur du championnat de Ligue 1, écrase la concurrence en France, pas encore en Europe...

 

 

Pour prolonger son implication - ou sa domination diront certains - dans le sport, la petite monarchie a créé la chaîne BeÏn Sports, racheté le PSG Handball, et plusieurs courses hippiques de renom comme l'Arc de Triomphe. Elle est actionnaire principal du groupe de médias Lagardère (13,03 %).

 

 

 

■ Luxe, immobilier, industrie et armée

 

Plusieurs ressortissants qatariens possèdent en France des hôtels e luxe (Raffles, Peninsula, Martinez et Carlton) et le Qatar lui-même, propriétaire des magasins du Printemps, et deuxième actionnaire du groupe AccorHotels, possède plusieurs milliers de m2 sur les Champs-Élysées. Il a acquis en Autriche en novembre 2016 le palais Clam-Gallas, ancienne ambassade de France, après quelques remous. L'Émirat gazier (troisième réserve mondiale) a des participations minoritaires dans Total, Vinci, Veolia Environnement, LVMH et Vivendi.

 

 

Sur le plan militaire, la France fournit 75 % du petit matériel militaire du petit État. Lors de la vente, en 2015, de 24 Rafale (pour 6,3 milliards d'euros), François Hollande avait loué "la constance, la fiabilité, la crédibilité de la France vis-à-vis du Qatar".

 

 

 

■ Un fonds d'investissement franco-qatari

 

La politique d'influence du Qatar que certains décrivent comme du "clientélisme" a connu un (bref) coup d'arrêt en 2011, lorsque l'émirat avait voulu financer "un plan banlieue". Fin de non-recevoir des pouvoirs publics sur un sujet trop sensible, surtout à l'approche des élections présidentielles. Durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy, une convention fiscale a pourtant favoriser les investissements qataris : exonération des plus-values immobilières, régime dérogatoire en matière d'ISF... Cette proximité s'est aussi concrétisée à travers un fonds commun de 300 millions d'euros, entre la Caisse des dépôts et consignations et le fonds souverain Qatar Investment Authority (QIA). Ils est destiné à financer les PME françaises dans la recherche, la santé, l'agro-alimentaire. Les investissements ne semblent pas se tarir : en début d'année, Qatar Airways a ainsi annoncé son intention d'acheter un hôtel dans la capitale française et de construire un cinq-étoiles à Toulouse. Mais rien à Barcelone... Xavier Frere

 

 

 

 

REPÈRES

 

Un pays riche et enclavé

 

À peine plus grand que la Gironde, le Qatar forme une péninsule d'environ 11 500 km2 au milieu du Golfe persique. Il partage son unique frontière terrestre, au sud, avec l'Arabie saoudite. Hormis cette dernière, ses plus proches voisins sont le royaume du Bahreïn et les Émirats Arabes Unis.

 

 

Su 2,6 millions d'habitants du pays, seuls 313 000 sont Qatariens. Tous les autres sont des expatriés, principalement originaires du sous-continent indien ou d'Égypte. L'importance  cette main-d'oeuvre immigrée explique le pays compte trois fois plus d'hommes que de femmes, et que la population soit un patchwork de nationalités et de religions. Seuls 67 % des habitants sont musulmans, près de 14 % sont chrétiens et 14 % hindouistes. L'islam est officiellement religion d'État, mais le wahhabisme pratiqué au Qatar est beaucoup plus ouvert que dans les pétromonarchies voisines.

 

 

Parmi les musulmans, 80 % sont des sunnites. S'il tire une partie de sa richesse du pétrole, c'est principalement le gaz naturel qui fait la fortune du Qatar. Partageant avec l'Iran un immense champ gazier, il en est le quatrième producteur mondial, et le premier exportateur mondial de gaz liquide, notamment vers l'Asie.

 

 

 

 

 

Georges Malbrunot, journaliste, spécialiste du Moyen-Orient

"La France est condamnée à une prudence extrême"

 

Que est aujourd'hui l'état des relations entre la France et le Qatar ?

 

Durant sa campagne, Emmanuel Macron avait eu des mots assez durs à la fois contre le Qatar et l'Arabie saoudite, notamment sur le financement du terrorisme. Et une fois élu il a traîné pour prendre au téléphone l'émir du Qatar... La crise dans le Golfe est très embarrassante pour les Français : la France a un accord de défense avec le Qatar, une base militaire aux Émirats et un partenariat stratégique avec les Saoudiens.

 

 

Elle a des oeufs partout, l'objectif étant de ne heurter ni l'un ni l'autre. Les Qatariens ont davantage apprécié la position de l'Allemagne. On est un peu gêné, le Qatar a 20 milliards d'investissement en France... Ce qui se passe n'est pas bon pour nous, ni pour eux. Ils nous ont rendu beaucoup de "services" dans le passé : paiement de rançons pour libération d'otages, pratiques de clientélisme à l'égard d'hommes politiques... Eux aussi ont des dossiers.

 

Vous avez régulièrement évoqué les liens du Qatar avec des politiques français...

 

Le Qatar a voulu arrêter ces dérives

 

 

 

 

 

 

 

 


09/08/2017
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le Progrès du mercredi 2 août 2017

 

 

 

ÉCONOMIE - PLUS DE SIX MILLIARDS D'EUROS À INVESTIR SOUS SEPT ANS

 

 

La capitale française est quasiment assurée d'accueillir dans sept ans le plus grand événement sportif au monde. Sera-t-il bénéfique ? Et dans quels secteurs ? À la France, ou seulement à Paris ?

 

 

Citius, altius, fortius (plus vite, plus haut, plus fort, en latin). Et carius (plus cher), devrait-on ajouter à la devise olympique ? Depuis l'annonce de la décision de Los Angeles d'opter pour 2028, Paris décroche de facto le Graal : l'obtention des Jeux Olympiques de 2024 un mois et demi avant la validation du Comité international olympique (CIO) à Lima.

 


07/08/2017
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le Progrès du vrendredi 28 juillet 2017

 

 
 
    ÉCONOMIE - CHANTIERS NAVALS. STX DANS LE GIRON DE L'ÉTAT

 

 

 

L'État exerce son droit de préemption sur les ex-chantiers de l'Atlantique, faute d'accord avec le groupe italien Fincantieri, seul candidat à la reprise de l'entreprise.

 

 

L'État nationalise STX pour se donner le temps de négocier avec les Italiens, qui souhaitent racheter l'entreprise de construction navale de Saint-Nazaire. Bruno Le Maire, ministre de l'Économie, a annoncé hier que la France exerçait son "droit de préemption" pour "préserver les intérêts stratégiques" de la France.

 

 

L'État devient propriétaire à 100 % de l'entreprise, dont il possédait déjà 33 % des parts, en s'acquittant de 80 millions d'euros. Une prise de contrôle qui n'a pas vocation à s'inscrire dans la durée. Le but de la manoeuvre est essentiellement stratégique : mettre la pression sur l'industriel Fincantieri. Le président de la République, Emmanuel Macron, juge que l'offre du seul candidat au rachat du site, n'est pas suffisamment favorable aux intérêts de la France, car l'accord conclu sous le quinquennat de François Hollande offre le contrôle aux Italiens. Le gouvernement français propose propose un autre "deal" à Fincantieri : le partage à 50-50 du contrôle de l'entreprise. Emmanuel Macron veut s'assurer qu'en cas de retour de vaches maigres, l'emploi sur les sites français ne sera pas sacrifié.

 

 

 

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STX représente 2 600 salariés directs sur les chantiers et 5 000 chez les sous-traitants. Autre inquiétude : les liens entre Fincantieri et la Chine. Bruno Le Maire veut éviter que le "savoir-faire unique des chantiers navals se retrouve un jour dans une autre puissance économique hors Europe".

 

 

Les Italiens accepteront-ils ce nouvel ultimatum tricolore ? Bruno Le Maire le saura mardi. Il a rendez-vous à Rome avec ses homologues du gouvernement italien pour reprendre les négociations sur le dossier. Élodie Bécu

 


30/07/2017
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le Progrès du jeudi 27 juillet 2017

 

 
 
    ÉCONOMIE - CONSERVER A PREMIÈRE PLACE MONDIALE. OBJECTIF 100
        MILLIONS DE TOURISTES EN 2020

 

 

 

Un an après les attentats de Paris, le gouvernement veut conforter la reprise du tourisme et maintenir la France à la première place des destinations touristiques mondiales.

 

 

 

Atteindre les 100 millions de touristes internationaux à l'horizon 2020. Prolonger la durée moyenne de leur séjour sur le territoire. Voilà les objectifs du gouvernement qui ont été dévoilés hier, à l'issue d'un conseil interministériel du tourisme, pour maintenir la France à la première place des destinations mondiales après une année 2016 calamiteuse en raison des attentas de Paris.

 

 

Pour atteindre ce but, un comité composé de 14 ministres et d'une quinzaine de professionnels va travailler sur des mesures dans six domaines prioritaires : la qualité de l'accueil et la sécurisation des sites, la structuration de l'offre touristique, le soutien étatique en matière d'investissements, la formation et l'emploi, le soutien à la numérisation, et l'accès aux vacances pour le plus grand nombre.

 

 

Plus concrètement, Édouard Philippe a d'ores et déjà annoncé hier, lors de ce conseil interministériel, la délivrance de visas en 48 heures pour dix nouveaux pays, dont la Russie, l'amélioration des délais des files d'attente lors du passage à la frontière dans les aéroports "avec un délai maximum de trente minutes pour les citoyens de l'UE, et quarante cinq minutes pour les autres". Ce afin d'améliorer l'accueil en France. Enfin, le Premier ministre a promis de réfléchir à la participation de l'État dans un certain nombre d'investissements nécessaires dans le développement des stations balnéaires et les stations de montagne.

 

 

 

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Nette reprise constatée

 

En 2016, la France a subi un recul de fréquentation, accueillant tout de même 83 millions de touristes étrangers. Cependant, depuis le dernier trimestre 2016, une nette reprise est constatée.

 

 

"La France est la première destination touristique au monde et nous aurons accueilli à la fin de l'année 2017, 89 millions de touristes", a souligné le Premier ministre. Il a aussi précisé que si l'Hexagone accueille beaucoup de touristes, ceux-ci "dépensent souvent chez nous un peu moins qu'ailleurs. La dépense touristique est de 40 milliards d'euros, nous visons les 50 milliards d'euros".

 

 

8 % Actuellement, en France, le secteur touristique représente près de 8 % du PIB et deux millions d'emplois directs et indirects, selon des statistiques officielles.

 


29/07/2017
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le Progrès du mercredi 17 mai 2017

 

 
 
    AGRICULTURE - ÉCONOMIE. LE BIO VICTIME DE SON SUCCÈS

 

 

 

Les 32 326 producteurs bio français espèrent recevoir plus de soutien public du nouveau gouvernement pour "accompagner" la vague massive d'agriculteurs en crise qui se tournent vers le bio, car plus rentable.

 

 

Longtemps confiné à quelques militants, le secteur bio a connu un attrait et un développement inédits, avec plus de 20 conversions par jour.

 

 

Désormais,le secteur attend beaucoup du nouveau président de la République. "Nous espérons que le "gouvernement Macron" va choisir d'aider l'agriculture bio" en demandant le transfert d'une partie des aides PAC (Politique agricole commune) vers la bio, a indiqué hier à Paris Julien Adda, délégué général de la Fédération nationale de l'agriculture biologique (FNAB).

 

 

Dans son programme, Emmanuel Macron a dit qu'il voulait verser un milliard par an sur cinq ans pour la modernisation des exploitations agricoles, et en même temps continuer à développer le bio, avec un budget estimé à quelque 200 millions d'euros par an.

 


21/05/2017
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le Progrès du mardi 16 mai 2017

 

 
 
    FINANCE - LE BITCOIN BAT DES RECORDS

 

 

 

Monnaie virtuel apparu en 2010, le bitcoin connaît une hausse régulière de sa valeur. Valant 6 dollars en 2012, il a atteint ce week-end plus de 1 800 dollars l'unité. C'est son record de valeur.

 

 

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20/05/2017
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le Progrès du mercredi 3 mai 2017

 

 
 
    INDUSTRIE - ALIMENTATION. LES BONBONS CARAMBAR, KERMA ET MALABAR
     REDEVIENNENT FRANÇAIS

 

 

 

C'est officiel, Carambar, Krema, Malabar mais aussi Poulain, La Pie Qui Chante, Rochers Suchard, entre autres, sont repassés sous pavillon français. Annoncée en mars 2016, l'oparération de rachjat a été finalisée hier.

 

 

 

750 salariés

 

Ces marques qui appartenaient à l'américain Mondelez ont été reprises par la société d'investissement Eurazeo et regroupée dans une nouvelle entité, CP. Ce "portefeuille de sucreries" représente un chiffre d'affaires d'environ 250 millions. Eurazeo va débourser 35 millions d'euros pour moderniser, d'ici 2020, les cinq sites de production situés à

 

 

- Blois (Loir-et-Cher)

 

- Marcq-en-Baroeul (Nord)

 

- Saint-Genest (Allier)

 

- Strasbourg (Bas-Rhin) et à

 

- Vichy (Allier)

 

 

afin de faire fabriquer par les 750 salariés l'ensemble de ces produits en France. La stratégie? Augmenter les volumes produits dans les usines.

 

 

 

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CPK, qui emploie au total 900 personnes et dont la valeur entreprise est estimé à 157 millions d'euros, va tripler les investissements marketing et publicité par rapport à ceux de Mondelez.

 

 

Le groupe, dirigé par un ancien responsable de Cadbury, Jean-Marc Saubade, a pour objectif de "réaliser une croissance organique supérieure à 20 % pour les marques du groupe" et de générer une marge d'excédent brut d'exploitation "d'environ 16 %" d'ici à cinq ans.

 


06/05/2017
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le Progrès du dimanche 26 mars 2017

 

 

 

ÉCONOMIE - STARTUPS. LA CHINE, GÉANT DU NUMÉRIQUE

 

 

Champion des nouvelles technologies, la Chine est devenu aujourd'hui un marché aussi stratégique que les États-Unis.

 

 

Avec ses 688 millions d'internautes et ses leaders comme Baidu, Alibaba ou Huawei, la Chine est maintenant un champion des nouvelles technologies. "Ça peut surprendre, mais la Chine est devenue un marché aussi stratégique que les États-Unis", lance Cécile Brosset, la patronne du Hub de la Banque publique d'investissement. Son métier, c'est de faire grandir des startups françaises. Et pour elle, la voie du succès passe forcément par la Chine. Elle assène : "C'est de la Chine que viendra la prochaine grande vague d'innovation. Là-bas, ça va encore plus vite qu'en Californie..."

 

 

Sûre de son fait, elle vient d'emmener, entre le 6 et le 17 mars, une délégation de cinq startups françaises se frotter à l'effervescent extrême-orientale : rencontre avec des entrepreneurs, des officiels, visites d'incubateurs... Ludovic Debusschere, le patron de la start-up grenobloise Apix Analytics, a fait partie de la tournée. Hong Kong, Shangaï, Shenzhen, Pékin... la capitale chinoise, il la connaît bien. Mais elle l'étonne à chaque fois : "Je suis toujours surpris par le dynamisme, la vitesse à laquelle les choses changent. Par exemple, les rues de Pékin sont remplies d'une multitude de bicyclettes en libre-service qu'on ne voyait pas il y a quelques mois".

 

 

 

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Du bon usage du protectionnisme

 

Bien sûr, il rêve de s'y faire une place au soleil. Mais entre la suspicion des autorités et les différences de culture, c'est loin d'être facile. Même leur internet a tout pour déconcerter un Occidental. La faute à la censure politique, évidemment. Là-bas, il n'y pas Google, il y a Baidu. Il n'y a pas non plus Facebook, il y a WeChat. Ni YouTube, mais Youku. C'est peut-être le seul grand pays du monde où les multi-nationales américaines n'ont pas fait leur nid. Et les fleurons locaux - Alibaba, Huawei, baidu ou Tencent - sont désormais aussi puissants que ceux de la Silicon Valley.

 

 

Alexandre Crazover, cofondateur de Datawords, fin connaisseur de la Chine, décrypte : "Ils ont été très protectionnistes. Du coup, des acteurs locaux de sont développés sans concurrence. Il faut reconnaître que cette approche a été efficace. L'Europe pourrait s'en inspirer et mieux protéger ses pépites".

 

 

 

Un immense marché très courtisé

 

Aujourd'hui, l'Empire du milieu s'ouvre peu à peu aux investisseurs étrangers. L'ex-usine low cost du monde veut accélérer la montée en gamme de son économie. Et c'est maintenant l'Amérique qui vient faire la cour à la Chine. Un marché de 688 millions d'internautes, ça fait saliver...

 

 

Tout le monde veut s'asseoir au banquet chinois. Cécile Brosset aussi, qui y retournera en mai avec ses jeunes pousses. "Il faut y revenir souvent, ça permet de se faire un réseau et surtout de se faire une piqûre de choc sur la vitesse à laquelle ils innovent". Ryad Beanidji

 


01/04/2017
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le Progrès du mercredi 22 mars 2017

 

 

 

RISQUES SELON LES PAYS - POPULISME : LES INVESTISSEURS REDOUTENT

 

 

Quels sont les pays du monde les plus risqués pour un investisseur ? L'Afghanistan, l'Irak, la Libye, le Nigeria... répond Coface, groupe qui assure les entreprises dans leurs engagements internationaux. "Le risque politique s'accroît", poursuit le Panorama publié hier. Et il concerne d'avantage les pays avancés, dont la France.

 

 

La première raison en est évidemment le terrorisme. Car l'indice 2016 publié hier porte sur les événements de l'année précédente, qui placent la France en tête des pays frappés par le fléau. L'autre raison, moins attendue, tient à l'évolution politique et social. À leur degré de "populisme", résume Coface, qui étudie quatre données dans les programmes des partis, selon l'audience électorale qu'ils recueillent : protectionnisme, valeurs nationales, multiculturalisme et ordre public.

 

 

Selon ce classement, le Royaume-Uni arrive en tête des pays à risque politique populiste, avec un score de 73,2 % devant la France (70,9 %). Royaume-Uni et France "subissent l'incidence de la part relativement importante révervée au thème de l'ordre public dans les programmes politiques", selon Coface.

 

 

Ce biais rend la France aussi "risquée" pour les investisseurs que l'Espagne ou la Grèce, qui connaissant pourtant des tensions sociales bien plus prononcées. Et c'est bien ainsi qu'il faut entendre ces analyses : discutables sur le plan politique, elles n'en ont pas moins des conséquences sur le business des pays, à travers le degré de sécurité qu'elles leur attribuent. F.B.

 


26/03/2017
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