L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

ECONOMIE - Démographie

Encore des informations intéressantes - On en apprends tous les jours...


le Progrès du mercredi 17 mai 2017

 

 
 
    AGRICULTURE - ÉCONOMIE. LE BIO VICTIME DE SON SUCCÈS

 

 

 

Les 32 326 producteurs bio français espèrent recevoir plus de soutien public du nouveau gouvernement pour "accompagner" la vague massive d'agriculteurs en crise qui se tournent vers le bio, car plus rentable.

 

 

Longtemps confiné à quelques militants, le secteur bio a connu un attrait et un développement inédits, avec plus de 20 conversions par jour.

 

 

Désormais,le secteur attend beaucoup du nouveau président de la République. "Nous espérons que le "gouvernement Macron" va choisir d'aider l'agriculture bio" en demandant le transfert d'une partie des aides PAC (Politique agricole commune) vers la bio, a indiqué hier à Paris Julien Adda, délégué général de la Fédération nationale de l'agriculture biologique (FNAB).

 

 

Dans son programme, Emmanuel Macron a dit qu'il voulait verser un milliard par an sur cinq ans pour la modernisation des exploitations agricoles, et en même temps continuer à développer le bio, avec un budget estimé à quelque 200 millions d'euros par an.

 


21/05/2017
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le Progrès du mardi 16 mai 2017

 

 
 
    FINANCE - LE BITCOIN BAT DES RECORDS

 

 

 

Monnaie virtuel apparu en 2010, le bitcoin connaît une hausse régulière de sa valeur. Valant 6 dollars en 2012, il a atteint ce week-end plus de 1 800 dollars l'unité. C'est son record de valeur.

 

 

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20/05/2017
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le Progrès du mercredi 3 mai 2017

 

 
 
    INDUSTRIE - ALIMENTATION. LES BONBONS CARAMBAR, KERMA ET MALABAR
     REDEVIENNENT FRANÇAIS

 

 

 

C'est officiel, Carambar, Krema, Malabar mais aussi Poulain, La Pie Qui Chante, Rochers Suchard, entre autres, sont repassés sous pavillon français. Annoncée en mars 2016, l'oparération de rachjat a été finalisée hier.

 

 

 

750 salariés

 

Ces marques qui appartenaient à l'américain Mondelez ont été reprises par la société d'investissement Eurazeo et regroupée dans une nouvelle entité, CP. Ce "portefeuille de sucreries" représente un chiffre d'affaires d'environ 250 millions. Eurazeo va débourser 35 millions d'euros pour moderniser, d'ici 2020, les cinq sites de production situés à

 

 

- Blois (Loir-et-Cher)

 

- Marcq-en-Baroeul (Nord)

 

- Saint-Genest (Allier)

 

- Strasbourg (Bas-Rhin) et à

 

- Vichy (Allier)

 

 

afin de faire fabriquer par les 750 salariés l'ensemble de ces produits en France. La stratégie? Augmenter les volumes produits dans les usines.

 

 

 

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CPK, qui emploie au total 900 personnes et dont la valeur entreprise est estimé à 157 millions d'euros, va tripler les investissements marketing et publicité par rapport à ceux de Mondelez.

 

 

Le groupe, dirigé par un ancien responsable de Cadbury, Jean-Marc Saubade, a pour objectif de "réaliser une croissance organique supérieure à 20 % pour les marques du groupe" et de générer une marge d'excédent brut d'exploitation "d'environ 16 %" d'ici à cinq ans.

 


06/05/2017
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le Progrès du dimanche 26 mars 2017

 

 

 

ÉCONOMIE - STARTUPS. LA CHINE, GÉANT DU NUMÉRIQUE

 

 

Champion des nouvelles technologies, la Chine est devenu aujourd'hui un marché aussi stratégique que les États-Unis.

 

 

Avec ses 688 millions d'internautes et ses leaders comme Baidu, Alibaba ou Huawei, la Chine est maintenant un champion des nouvelles technologies. "Ça peut surprendre, mais la Chine est devenue un marché aussi stratégique que les États-Unis", lance Cécile Brosset, la patronne du Hub de la Banque publique d'investissement. Son métier, c'est de faire grandir des startups françaises. Et pour elle, la voie du succès passe forcément par la Chine. Elle assène : "C'est de la Chine que viendra la prochaine grande vague d'innovation. Là-bas, ça va encore plus vite qu'en Californie..."

 

 

Sûre de son fait, elle vient d'emmener, entre le 6 et le 17 mars, une délégation de cinq startups françaises se frotter à l'effervescent extrême-orientale : rencontre avec des entrepreneurs, des officiels, visites d'incubateurs... Ludovic Debusschere, le patron de la start-up grenobloise Apix Analytics, a fait partie de la tournée. Hong Kong, Shangaï, Shenzhen, Pékin... la capitale chinoise, il la connaît bien. Mais elle l'étonne à chaque fois : "Je suis toujours surpris par le dynamisme, la vitesse à laquelle les choses changent. Par exemple, les rues de Pékin sont remplies d'une multitude de bicyclettes en libre-service qu'on ne voyait pas il y a quelques mois".

 

 

 

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Du bon usage du protectionnisme

 

Bien sûr, il rêve de s'y faire une place au soleil. Mais entre la suspicion des autorités et les différences de culture, c'est loin d'être facile. Même leur internet a tout pour déconcerter un Occidental. La faute à la censure politique, évidemment. Là-bas, il n'y pas Google, il y a Baidu. Il n'y a pas non plus Facebook, il y a WeChat. Ni YouTube, mais Youku. C'est peut-être le seul grand pays du monde où les multi-nationales américaines n'ont pas fait leur nid. Et les fleurons locaux - Alibaba, Huawei, baidu ou Tencent - sont désormais aussi puissants que ceux de la Silicon Valley.

 

 

Alexandre Crazover, cofondateur de Datawords, fin connaisseur de la Chine, décrypte : "Ils ont été très protectionnistes. Du coup, des acteurs locaux de sont développés sans concurrence. Il faut reconnaître que cette approche a été efficace. L'Europe pourrait s'en inspirer et mieux protéger ses pépites".

 

 

 

Un immense marché très courtisé

 

Aujourd'hui, l'Empire du milieu s'ouvre peu à peu aux investisseurs étrangers. L'ex-usine low cost du monde veut accélérer la montée en gamme de son économie. Et c'est maintenant l'Amérique qui vient faire la cour à la Chine. Un marché de 688 millions d'internautes, ça fait saliver...

 

 

Tout le monde veut s'asseoir au banquet chinois. Cécile Brosset aussi, qui y retournera en mai avec ses jeunes pousses. "Il faut y revenir souvent, ça permet de se faire un réseau et surtout de se faire une piqûre de choc sur la vitesse à laquelle ils innovent". Ryad Beanidji

 


01/04/2017
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le Progrès du mercredi 22 mars 2017

 

 

 

RISQUES SELON LES PAYS - POPULISME : LES INVESTISSEURS REDOUTENT

 

 

Quels sont les pays du monde les plus risqués pour un investisseur ? L'Afghanistan, l'Irak, la Libye, le Nigeria... répond Coface, groupe qui assure les entreprises dans leurs engagements internationaux. "Le risque politique s'accroît", poursuit le Panorama publié hier. Et il concerne d'avantage les pays avancés, dont la France.

 

 

La première raison en est évidemment le terrorisme. Car l'indice 2016 publié hier porte sur les événements de l'année précédente, qui placent la France en tête des pays frappés par le fléau. L'autre raison, moins attendue, tient à l'évolution politique et social. À leur degré de "populisme", résume Coface, qui étudie quatre données dans les programmes des partis, selon l'audience électorale qu'ils recueillent : protectionnisme, valeurs nationales, multiculturalisme et ordre public.

 

 

Selon ce classement, le Royaume-Uni arrive en tête des pays à risque politique populiste, avec un score de 73,2 % devant la France (70,9 %). Royaume-Uni et France "subissent l'incidence de la part relativement importante révervée au thème de l'ordre public dans les programmes politiques", selon Coface.

 

 

Ce biais rend la France aussi "risquée" pour les investisseurs que l'Espagne ou la Grèce, qui connaissant pourtant des tensions sociales bien plus prononcées. Et c'est bien ainsi qu'il faut entendre ces analyses : discutables sur le plan politique, elles n'en ont pas moins des conséquences sur le business des pays, à travers le degré de sécurité qu'elles leur attribuent. F.B.

 


26/03/2017
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le Progrès du mardi 24 janvier 2017

 

 

 

ÉCONOMIE - ENTRETIEN AVEC SÉBASTIEN JEAN. RISQUONS-NOUS UNE GUERRE COMMERCIALE ?

 

 

Oui répond Sébastien Jean, directeur du Centre d'Études prospectives et d'informations internationales : la menace protectionniste, personnifiée par l'élection de Donald Trump, peut déboucher sur une escalade États-Unis-Chine.

 

 

 

Risquons-nous une "guerre commerciale" ?

 

L'élection de Donald Trump crée une conjoncture spécifique, après une campagne dominée par le protectionnisme, et après le Brexit. Cela annonce des initiatives protectionnistes. Et l'histoire nous enseigne que ce genre de politique provoque le plus souvent de représailles, qui débouchent sur une escalade.

 

 

 

Le protectionnisme, ce serait le diable ?

 

Nous sortons d'une époque de libéralisme triomphant, qui mettait souvent, en effet, un jugement moral dans sa condamnation du protectionnisme...

 

 

 

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D'où un retour de bâton ?

 

Disons que cette époque a créé des problèmes économiques et sociaux graves, qu'on a sous-estimés, et qui sont en train de revenir par la voie politique. C'est une colère contre le libre-échange qu'on ne peut plus ignorer. mais le libre-échange endosse beaucoup de choses : certaines justifiées, comme l'impact très brutal de la concurrence internationale dans certaines régions, par exemple en Lorraine dans la sidérurgie ; et d'autres moins, comme les effets du progrès technologique, qui ont un impact beaucoup plus important. On estime qu'en France, la concurrence internationale n'entre que pour 15 % dans la diminution des emplois industriels. Mais il est plus facile pour le pouvoir d'accuser le concurrence internationale, car elle est plus visible.

 

 

 

On aurait désormais la Chine en champion du libre-échange avec l'Europe, face aux États-Unis et à la Russie protectionnistes... C'est crédible ?

 

J'étais récemment en Chine, où tout le monde parle du "win-win" (gagnant-gagnant) du libre-échange ! Et l'Europe, qui s'est construite sur le principe de la libre circulation des biens, peut nouer une alliance avec la Chine, tout en défendant ses propres intérêts : elle n'a pas à être variable d'ajustement des produits industriels chinois, dans les panneaux solaires ou la sidérurgie. D'un autre côté, je pense que Trump va faire une bonne partie de ce qu'annonce son slogan, "l'Amérique d'abord". Mais je ne vois pas d'alliance sur ce point avec la Russie, qui est un nain économique.

 

 

 

Alors, guerre ou pas ?

 

Dans l'histoire longue, le protectionnisme est plutôt la règle, y compris entre régions à l'intérieur des États, et le libéralisme commercial, l'exception, correspondant à des périodes de paix. On a aujourd'hui une menace protectionniste. Mais la guerre peut venir avec Trump, dans une escalade avec la Chine. Recueilli par Francis Brochet

 


25/01/2017
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le Progrès du dimanche 15 janvier 2017

 

 

 

ÉCONOMIE - CHUTE HISTORIQUE DE LA RÉCOLTE D'ORANGES

 

 

Le jus d'orange sera-t-il bientôt un produit de luxe ?

 

 

La chute drastique de la récolte d'oranges au Brésil en 2016, tombée à un niveau historiquement bas depuis 28 ans, fait craindre aux professionnels français une "pénurie" de jus d'orange dès le mois d'avril.

 

 

En 2016, la récolte du premier producteur mondial d'oranges et de jus est tombée à 244 millions de caisses de 44,8 kilos contre 300 millions en 2015, un recul de 18,6 %, selon Ibiapaba Netto, directeur exécutif de CitrusBr, l'association nationale des exportateurs d'agrumes. En cause, une sécheresse inhabituelle. Dans l'État de São Paulo, les orangers ont "laissé tomber" leurs fruits sous l'effet d'une forte hausse des températures, alors que la récolte débutait en avril 2016.

 

 

 

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Les prix ont quadruplé

 

En cause également, la réduction du parc agrumicole ces dernières années au Brésil, où de nombreux exploitants ont préféré privilégier des cultures rentables plus rapidement. Un oranger commence à produire au bout de cinq ans, contre un an seulement pour la canne à sucre.

 

 

Selon un rapport récent du Centre d'études avancées en économie appliquée (Cepea), l'avancée du "greenging" - une maladie qui s'attaque aux orangers en les flétrissant, explique aussi la chute des volumes. Cette maladie originellement appelée aussi "dragon jaune", vient d'Asie. Transmise par des insectes, elle accélère le dépérissement des rameaux, jusqu'à la morte de l'arbre. Les arbres malades ont un retard de croissance, les fruits deviennent vite amers et tombent prématurément.

 

 

Cette bactérie mortelle est observée depuis 2005 au Brésil, mais aussi en Floride, en pointe également sur la production d'oranges. L'État américain consacre 20 millions de dollars par année à la lutte contre ce fléau.

 

 

Il n'existe pas à ce jour, de traitement préventif. Les stocks étant à un niveau historiquement bas, les prix de l'orange et du jus ont quasiment quadruplé en 2016. La hausse des prix est renforcée par le maintien d'une demande mondiale soutenue auprès du Brésil, qui produit à lui tout seul 80 % du jus d'orange de la planète, au travers de trois grandes sociétés familiales : Cutrale, Citrosuco/Citrovia et Louis Dreyfus Commodities, d'origine française.

 

 

 

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Le dragon jaune


16/01/2017
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le Progrès du jeudi 5 janvier 2017

 

 

 

ÉCONOMIE - IMMOBILIER. C'EST ENCORE LE MOMENT D'ACHETER

 

 

Le marché de l'immobilier a tourné la page de la crise. En 2016, environ 840 000 transactions ont été enregistrées. Un record. Ce regain d'activité, qui a suivi plusieurs années d'atonie, a été accompagné d'une augmentation des prix.

 

 

Mais cela signifie pas qu'il n'est plus temps de se lancer. En 2016, les prix de l'immobilier ont augmenté (entre 1 et 2 %). C'était la première fois depuis 2011. En 2017, ça va continuer. Dans le même temps, le taux des crédits immobiliers se redresse : 1,34 % en moyenne en décembre (contre presque 5 % en 2008). Reste que le pouvoir d'achat immobilier reste confortable. En moyenne, depuis 2011, les acheteurs ont gagné 23,5 % de pouvoir d'achat, a calculé la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI).

 

 

 

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Très attractives métropoles

 

Si globalement l'activité augmente, la géographie du marché est bien différente, selon les villes et les régions (Chiffres Century 21). Ainsi, les prix augmentent fortement dans les grandes métropoles

 

 

- comme à Paris + 4,9 %, 8 447 euros le m2

 

- Lyon + 5 %, 2 620 euros le m2

 

- ou Marseille + 2,4 %, 2 625 euros le m2

 

 

Et les régions perçues comme attractives :

 

 

- l'Alsace + 3,9 %, 1 958 euros le m2

 

- l'Aquitaine + 6,6 %, 2 184 euros le m2

 

- ou la Bretagne + 6,5 %, 2 082 euros le m2

 

 

À l'inverse, ils chutent dans des régions où la reprise se fait attendre :

 

 

- Poitou-Charentes - 6,6 %, 1 553 euros le m2

 

- Nord-Pas-de-Calais-Picardie - 0,5 %, 1 488 euros le m2

 

- ou Limousin - 8,3 %, 1 175 euros le m2

 


08/01/2017
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le Progrès du mardi 3 janvier 2017

 

 

 

ÉCONOMIE - VENTES AUTOMOBILES. LE DIESEL POURSUIT SON RECUL

 

 

Il s'est encore vendu davantage de voitures diesel qu'à essence en France en 2016 mais la fin de "l'âge d'or" du gazole se profile, vu la disparition programmée d'avantages fiscaux dont il bénéficiait jusqu'ici.

 

 

Selon le Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA), 52,12 % des acheteurs de voitures particulières neuves ont choisi un modèle fonctionnant au gazole l'année dernière, une baisse de 5,1 points par rapport à 2015.

 

 

 

Moins séduisant pour les petits rouleurs

 

L'érosion de la part du diesel est continue depuis 2012, année où elle avait atteint 73 %. Elle s'effectue sur fond d'études quant à la nocivité des émissions, de scandale aux moteurs truqués chez Volkswagen et de resserrement des normes et des taxes, rendant ce carburant moins séduisant pour les pour les petits rouleurs.

 

 

"On perd à peu près cinq points par an régulièrement, mais la tendance baissière va se confirmer, peut-être même s'accélérer en 2017", déclare Flavien Neuvy, directeur de l'Observatoire Cetelem de l'automobile.

 

 

Le gazole a vu son prix croître d'environ 4 centimes à la pompe au 1er janvier, sous l'effet d'une hausse de la taxe sur les carburants (TICPE) et de la contribution climat-énergie, sans oublier la TVA. L'essence a moins augmenté car la TICPE sur ce carburant a baissé.

 

 

En outre, les entreprises pourront à terme déduire 80 % de la TVA appliquée sur l'essence, comme c'est le cas actuellement pour le gazole. La mesure se fera de façon progressive : en cinq ans  pour les véhicules particuliers, et en six ans pour les utilitaires légers, comme adopté dans le budget 2017.

 


06/01/2017
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le Progrès du mardi 3 janvier 2017

 

 

 

DÉMOGRAPHIE - INSEE. LES GRANDES VILLES ATTIRENT MOINS

 

 

Entre 2009 et 2014, la population a continué de progresser moins vite dans les grandes villes que dans les communes moins peuplées, selon une étude de l'Insee publiée hier.

 

 

Dans les grandes villes, y compris Paris, le nombre d'habitants a augmenté moins vite que la moyenne nationale estimée à + 0,5 % par an (+ 0,3 % par an dans les 100 communes les plus peuplées). Dans la majorité des plus petites communes, cette augmentation a été supérieure à la moyenne. Sur 2009-2014, les 100 premières communes ont ainsi contribué pour 13 % à la croissance démographique nationale (+ 216 000 habitants), alors que celles classées entre le 1 000e et le 10 000e rang y ont contribué pour 48 % (+ 768 000 habitants).

 

 

 

Baisse de la prépondérance de Paris

 

En 2014, les cent communes les plus peuplées abritaient un habitant sur cinq, soit une proportion en net retrait par rapport à 1962 (27,2 %). Ce phénomène s'explique principalement par la baisse de la prépondérance de Paris (qui abritait 3,4 % de la population française en 2014 contre 5,9 % en 1962) et par celle des communes suivantes les plus peuplées (13 % de la population en 2014 contre 15,7 % en 1962), qui ont profité aux communes de taille intermédiaire.

 

 

Au 1er janvier 2014, les 35 868 communes françaises (hors Mayotte) rassemblaient 65,9 millions d'habitants, soit 1,6 million de plus qu'en 2009.

 


06/01/2017
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le Progrès du mardi 20 décembre 2016

 

 

 

ÉCONOMIE - L'ENTREPRISE DE NOUVEAU MISE EN CAUSE

 

 

Uber : les clients plébiscitent, les chauffeurs n'en peuvent plus

 

 

Après avoir provoqué la colère des taxis, Uber affronte la fronde de ses propres chauffeurs. Et pourtant, la plateforme américaine a dynamisé le secteur du transport en France.

 

 

Rarement entreprise aura provoqué tant de remous. Après cinq ans d'activité en France, la société de transport de personnes à la demande de Uber affronte une nouvelle crise. Cette fois, ce sont ses propres chauffeurs qui dénoncent leur condition de travail. Rien ne dit qu'ils seront entendus. Dans le passé, Uber n'a jamais vraiment pris en compte les critiques de ses détracteurs. Au contraire, l'entreprise a joué un rôle du David - qui pèse 50 milliards de dollars, tout de même - venu bouleverser le Goliath des corporatismes. Le point sur ce qu'il faut savoir sur Uber.

 

 

 

■ Les Français sont séduits

 

Avec Uber, tout est simple : on télécharge l'application sur son téléphone, on se géolocalise, on tape l'adresse de destination et on commande. Quelques minutes plus tard, le chauffeur arrive. Maintenant, le prix de la course est même fixé à l'avance. Une facilité d'usage qui séduit les Français : ils apprécient la qualité du service (77 %) et la disponibilité (68 %) dans les voitures de transport avec chauffeur (VTC). Cela bien avant les prix (39 %). Leader du marché, Uber revendique 1,5 million d'usagers.

 

 

 

■ Des emplois créés

 

Évidemment, les taxis sont furieux. Leur monopole a volé en éclat, le prix des licences (accordées gratuitement par les préfectures, mais dont la revente est tolérée entre professionnels) a baissé et le nombre de "défaillances" a explosé (224 entre mi-2015 et mi-2016). Mais il faut bien admettre que si Uber et consort (chauffeurprive, allocab, etc.) marchent si fort, c'est parce que la demande n'était pas satisfaite.

 

 

Exemple : entre 1397 et 2010, seulement 4 000 licences de taxis ont été émises dans l'agglomération parisienne ; dans le même temps, la population a augmenté de 4,8 millions d'habitants. Depuis, Uber a changé la donne. Début 2016, l'entreprise assurait faire travailler 12000 chauffeurs. Au total, environ 20 000 chauffeurs travaillent actuellement avec une plateforme de VTC.

 

 

 

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■ Les utilisateurs gagnants

 

Le très long monopole des taxis a freiné l'amélioration de la qualité du service. En 2014, au zénith de la querelle taxis/VTC, nombre de témoignages ont dessiné un portrait peu flatteur de la profession... La concurrence et une évolution de la réglementation ont contraint les taxis à se reprendre. Côté prix, les utilisateurs ont aussi bénéficié de l'arrivée des VTC qui ont tiré les prix vers le bas. Ainsi, les taxis dans les villes mettent progressivement en place des forfaits aéroports, aux tarifs fixes.

 

 

 

■ Les chauffeurs mal lotis

 

L'arrivée d'Uber a permis a des personnes plutôt jeunes et peu diplômés d'accéder à l'emploi. Mais être chauffeur VTC n'est plus le bon filon des premiers mois. Contraints de travailler sous le statut précaire de travailleurs indépendants, les chauffeurs Uber subissent les aléas de la politique de rémunération de la plateforme. Il y a un an, celle-ci baissait ces prix pour attirer davantage d'utilisateurs. Depuis, coup de volant inverse : les prix ont été réévalués. Entre-temps, la plateforme a augmenté sa commission de 20 à 25 %. Résultat, les revenus des chauffeurs de VTC ont considérablement régressé. Certains assurent ne plus gagner que 4 euros par heure. Une situation intenable, dénoncent plusieurs syndicats de VTC. Ryad Benaidji

 

 

 

 

REPERES

 

 

 

L'"Ubérisation", c'est quoi ?

 

La généralisation des smartphones permet à des plateformes de mettre en lien des consommateurs avec des professionnels - ou non - à même de fournir ces services. Pionnier du genre et réussite emblématique à l'échelle mondiale, Uber a donné son nom à ce nouveau modèle économique.

 

 

Tourisme, bricolage, service à la personne, etc. Peu à peu, tous les secteurs économiques sont touchés. Ce qui a valu à ces start-up, ce mot outragé de Pierre Gattaz, le patron du Medef : "Les nouveaux barbares attaquent les entreprises qui vivaient jusqu'ici d'une rente".

 


21/12/2016
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le Progrès du samedi 17 décembre 2016

 

 

 

ÉCONOMIE - L'EURO FAIBLIT, LA FRANCE S'INQUIÈTE

 

 

L'Euro n'a jamais été aussi bas face au dollar : autour de 1,046 hier soir, en légère reprise après le 1,0386 de la veille, plancher jamais atteint depuis treize ans. La cause ? Avant tout la hausse mercredi des taux d'intérêt aux États-Unis, hausse justifiée par la bonne santé de l'économie américaine, et la promesse d'une politique de relance de Donald Trump. Un euro faible est une bonne nouvelle pour les entreprises françaises qui exportent aux États-Unis, mais aussi dans le reste du monde, encore largement dominé par le dollar. Mais il renchérit le pétrole que nous payons en monnaie américaine. Et cela rend plus cher l'ensemble des produits que nous importons, avec un risque : une inflation qui rogne le pouvoir d'achat, d'autant qu'un chômage élevé limite les hausses de salaires. Résultat, la croissance patine.

 


18/12/2016
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le Progrès du jeudi 1er décembre 2016

 

 

 

ÉNERGIE - OPEP. LE PRIX DU PÉTROLE VA REMONTER

 

 

"Historique", a osé le ministre qatari de l'Énergie : pour la première fois depuis huit ans, les pays producteurs de pétrole de l'Opep sont tombés d'accord hier à Vienne pour réduire leur production, afin de faire remonter les prix. Mieux, ils sont réussi a entraîner dans ce mouvement la Russie, qui n'est pas membre de l'organisation.

 

 

L'accord sera effectif au 1er janvier. Les pays de l'Opep réduiront leur production de 1,2 million de barils par jour, comme ils l'avaient déjà promis en septembre à Alger. Avec une telle réduction, "on finira l'année autour de 60 dollar le baril", nous expliquait hier l'économiste Philippe Chalmin. Le prix, de 45 dollars mardi, était déjà remonté à près de 50 dollars hier soir.

 

 

 

Petit impact à la pompe

 

Cette hausse aura inévitablement des effets sur le prix de l'essence à la pompe. Mais dans une proportion limitée : le coût du pétrole brut (avant raffinage) ne compte que pour un quart dans le prix payé par les automobilistes. Il faut aussi rappeler qu'à 60 dollars, il resterait très éloigné des sommets à plus de 100 dollars.

 

 

En négatif, une hausse des prix viendra peser sur la balance commerciale française, déjà mal en point. En positif, elle fera remonter l'inflation mondiale à un "taux plus sain", pour citer le ministre qatari Mohammed Saleh al-Sada. Elle contribuera ainsi à une reprise économique plus équilibrée, perspective saluée hier par une hausse des bourses. Reste cependant un point d'interrogation : à quelle vitesse remonteront les taux d'intérêt ? Tangages à prévoir... F.B.

 


02/12/2016
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