L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

ENVIRONNEMENT et climat

Pourra-t-on empêcher que la planète ne se réchauffe trop ? Encore un pari de plus pour vivre mieux et surtout économiser notre environnement si précieux. Là, on part pour le futur...


le Progrès du vendredi 11 août 2017

 

 
 
    ENVIRONNEMENT - 2016, ANNÉE NOIRE POUR LE CLIMAT

 

 

 

Les températures, la montée des océans et les émissions de gaz à effet de serre ont atteint des niveaux sans précédents en 2016, une nouvelle année noire pour le climat, a montré hier une étude internationale de référence. L'an passé, les concentrations de dioxyde de carbone (CO2) sur la Terre ont dépassé les 400 ppm (parts par million) - 402,9 - pour la première fois depuis le début des relevés. Plusieurs pays, dont le Mexique et l'Inde ont enregistré des températures annuelles records en 2016. La fonte des glaces et des calottes polaires a élevé le niveau des océans à un nouveau record, 82 millimètres au-dessus de la moyenne enregistrée en 1993.

 


15/08/2017
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le Progrès du dimanche 6 août 2017

 

 
 
    MÉTÉO - CANICULE. DES RECORDS DE CHALEUR DANS LE SUD-EST

 

 

 

Jusqu'à 42,7°C à Figari, en Corse-du-Sud, vendredi. 37,7°C, à Montpellier, dans l'Hérault, ce même jour 40,5°C dans le village de Puget-Théniers (Alpes-Maritimes), mardi. Plusieurs records de température ont été battus cette semaine dans le Sud-Est, où sévit la canicule. Hier soir, douze départements restaient en vigilance orange : Les Alpes-de-Haute-Provence, Hautes-Alpes, Alpes-Maritimes, Ardèche, Bouches-du-Rhône, Haute-Corse, Corse-du-Sud, Drôme, Gard, Var, Vaucluse et Hérault. La fin de l'épisode est prévue pour ce dimanche, dans la soirée.

 

 

Conséquence de la sécheresse des sols en Corse, un incendie géant, qui a déjà ravagé plus de 180 hectares, faisait toujours rage à Palneca (Corse-du-Sud), hier. Environ 200 sapeurs-pompiers étaient mobilisés. Gérard Collomb, le ministre de l'Intérieur, a appelé les habitants à faire preuve d'attention.

 

 

 

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Il va falloir s'habituer

 

Le fameux climat "tempéré" d'Europe occidentale le sera de moins en moins, préviennent les scientifiques. Réchauffement climatique oblige, vagues de chaleur, inondations, tempêtes et autres phénomènes extrêmes pourraient faire 152 000 morts par an en Europe d'ici la fin du siècle. Contre environ 3 000 par an actuellement.

 

 

Et environ deux Européens sur trois pourraient être exposés tous les ans à de telles catastrophes d'ici à 2100, contre 5 % durant la période 981-2010, d'après les chercheurs du Centre commun de recherche de la Commission européenne dans la revue The Lancet Planetary Health. Cela signifie qu'ils pourraient en mourir, être blessés, malades, perdre leur habitation ou subir des effets indirects comme n stress après l'événement.

 


12/08/2017
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le Progrès du vendredi 4 août 2017

 

 
 
    RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE - L'ASIE DU SUD, FUTURE FOURNAISE INVI-
       VABLE ?

 

 

 

Selon des scientifiques, la chaleur pourrait menacer 1,5 milliard de personnes d'Asie du sud d'ici la fin du siècle.

 

 

Chaque jour ou presque, une nouvelle étude scientifique alerte sur les conséquences concrètes - et possiblement dramatiques - de l'actuel réchauffement climatique. La dernière d'entre elle, publiée mercredi dans la revue Science Advances, nous apprend qu'une partie de l'Asie du Sud - où vivent 1,5 milliard d'êtres humains - risque de devenir invivable d'ici 2100.

 

 

Les chercheurs du Massachusetts Institute of Technology et de l'Université Loyola Marymount à Los Angeles y expliquent : "L'augmentation des températures et de l'humidité durant l'été pourrait atteindre des niveaux excédant la capacité de l'organisme humain à survivre sans protection".

 

 

Et de prévenir : "Ces vagues de chaleur mortelle pourraient même se produire d'ici seulement quelques décennies dans des régions d'Inde, du Pakistan et du Bangladesh, y compris dans les bassins fertiles de l'Indus et du Gange, d'importantes régions de production agricoles".

 

 

 

Pas plus de 35°C

 

Qu'elles frappent en Europe (70 000 morts en 2003, dont 20 000 en France) ou en Asie (3 500 morts dans le sous-continent indien en 2015), les canicules font toujours des ravages et sont de plus en plus fréquentes.

 

 

Mais, expliquent ces chercheurs, on n'avait pas fait auparavant de prévisions de "chaleur humide" étouffante et des ses effets sur la capacité de l'organisme humain de s'y adapter. De récentes études montrent que les effets les plus dangereux de la chaleur résultent d'une combinaison de température et du niveau d'humidité. Pour la mesurer, un indice de température composite mêle la chaleur, l'humidité et le rayonnement solaire. Il indique ainsi la capacité d'évaporation de la sueur, le mécanisme permettant au corps humain de maintenir une température normale.

 

 

Quand cet indice de température atteint 35°C, l'évaporation de la sueur est très limitée et rend la survie difficile. C'est cette limite de 35°C qui sera atteinte en été dans la plus grande partie de l'Asie du sud d'ici la fin du siècle si l'on ne réduit pas les émissions de dioxyde de carbone (CO2). Bonne nouvelle, si le scénario de réduction des émissions de CO2 mis en place dans le cadre de l'Accord de Paris de 2015 est respecté, les températures en Asie du Sud seraient limitées à 31°C. Ce qui serait dangereux pour la santé, mais pas mortel. Mauvaise nouvelle, cet accord n'a que 5% de chances de limiter réellement le réchauffement climatique. C'est une autre étude scientifique (Étude publiée dans la revue Nature Climate Change, le 31 juillet 2017) qui le dit.

 


10/08/2017
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le Progrès du mercredi 2 août 2017

 

 

 

ENVIRONNEMENT - "JOUR DU DÉPASSEMENT". L'HUMANITÉ VIT À CRÉDIT

 

 

Depuis le début de l'année, les hommes ont déjà consommé plus de ressource que la planète ne pouvait en générer.

 

 

Depuis ce matin, nous vivons à crédit. C'est le 2 août que tombe cette année le "jour du dépassement mondial". "À partir de cette date, l'humanité aura consommé l'ensemble des ressources que la planète peut renouveler en une année", résument le WWF et le réseau Global Footprint dans un communiqué conjoint. Pour le calculer, l'ONG prend en compte plusieurs facteurs : les ressources consommées pour la pêche, l'élevage, les cultures, la construction... Et surtout les émissions de gaz à effet de serre. Ces dernières, que forêts et océans parviennent de moins en moins à absorber, sont celles qui pèsent le plus lourd dan notre empreinte écologique.

 

 

À sa création en 1986, le "jour du dépassement" était tombé le 1er novembre. Mais depuis une quinzaine d'années, la date ne cesse d'avancer dans le calendrier. À l'heure actuelle, il faudrait environ 1,7 planète pour subvenir à nos besoins. Si tout le monde vivait comme les Français, ils nous en faudrait trois. Quant à la généralisation du mode de vie américain, mieux vaut ne pas la souhaiter : elle aboutirait à la "consommation" de cinq planètes par an.

 

 

 

Gâchis écologique

 

Largement médiatisé, le "jour du dépassement" a surtout valeur de symbole. Mais il a le mérite de rendre concret l'impact global de certains phénomènes : la déforestation, la surexploitation des océans, le gaspillage alimentaire et les pertes de récoltes... Chaque année, c'est ainsi près d'un tiers de la production alimentaire mondiale qui est perdue : un gâchis économique mais également économique mais également écologique. L'élevage de bétail, notamment compte parmi les activités les plus polluantes.

 

 

Le WWF et Global Footprint insistent volontiers sur la possibilité d'inverser la tendance, en agissant sur le principal levier disponible : les émissions de CO2 qui contribuent par ailleurs au réchauffement climatique. Les efforts à fournir pour maîtriser ces émissions seront certes inégalement répartis. Sans surprise, les pays industrialisés sont aussi ceux qui ont l'empreinte écologique la plus élevée. Le WWF voit toutefois de bonnes raisons d'espérer dans le développement rapide des énergies renouvelables.

 

 

Pour la troisième année consécutive, les émissions de CO2 liées à l'énergie n'ont pas augmenté l'an dernier. La volonté du ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, d'éradiquer les moteurs thermiques à l'horizon 2040 va dans le même sens. Dans l'Union européenne, le transport représentait en 2014 environ 15 % des émissions de gaz à effet de serre.

 

 

En attendant, les records de température n'arrêtent pas de tomber, au point que l'objectif d'une limitation de la température de 2° C fixé par l'Accord de Paris paraît de plus en plus inatteignable pour certains experts. L'année 2016 a été la plus chaude de l'histoire moderne, avec 0,94°c de plus que la moyenne du XXe siècle. JML

 


07/08/2017
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Le Progrès du vendredi 28 juillet 2017

 

 
 
    ITALIE - ENVIRONNEMENT. FACE À UNE SÉCHERESSE HISTORIQUE, ROME
        RATIONNE L'EAU COURANTE

 

 

 

Dès aujourd'hui, un million et demi de romains devraient voir, à tour de rôle, leurs robinets coupés, pendant huit heures par jour.

 

 

Sauf solution miracle de dernière minute, c'est en principe aujourd'hui que sera appliqué à Rome le rationnement de l'eau. Un million et demi de Romains verront en effet à tour de rôle leurs robines coupés, et ce pendant huit heures par jour. Un comble en 2017 pour une cité qui depuis trois mille ans a bâti sa puissance sur sa capacité à gérer l'eau en construisant aqueducs, thermes, bains publics et fontaines, à Rome, mais aussi partout où l'empire romain s'est étendu.

 

 

 

Les deux tiers du pays à sec

 

L'eau n'a jamais été un problème ici, mais depuis bientôt dix mois, il ne pleut plus sur la Lazio et d'une manière générale sur une grande partie de l'Italie. Les deux tiers du pays sont à secs et une dizaine de régions ont demandé l'état de catastrophe naturelle. On estime déjà à deux milliards d'euros l'impact de la sécheresse sur l'agriculture, sans parler des incendies qui prolifèrent à quelques kilomètres seulement de la capitale. Ajouté à cela un réseau hydrographique désastreux qui en raison de l'âge de ses artères laisse fuir dans les sous-sols 45 litres sur 100 prélevés à la source ; on comprend que la situation a largement dépassé le cap d'être seulement préoccupante.

 

 

Comme toujours en cas de pénurie, Rome trouve des ressources en pompant dans le très touristique lac de Bracciano, situé à une trentaine de kilomètres au nord. Mais à son tour, celui-ci manque d'eau, au point que l'on compte plus les pédalos échoués sur les bancs de sable. Le seuil limite de 161,90 m au-dessus du niveau de la mer, son point zéro hydrométrique, a été atteint. L'Acea, organisme de gestion des des eaux publiques, sous la pression des communes avoisinantes, a d'ailleurs interdit les prélèvements dans le lac à partir d'aujourd'hui. On a même organisé des rondes de carabinieri pour prévenir les détournements sauvages de l'eau.

 

 

 

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Bras de fer politique

 

Sur le plan politique, on assiste à un bras de fer entre les différentes parties du puzzle ; la présidence de la région, celle de l'Acea, les maires des petites communes et Virginia Raggi, la maire de Rome, qui n'avait pas besoin de cela pour sceller son impopularité. Élue il y a un an par 70 % des Romains, elle est désapprouvée aujourd'hui par le même nombre. "Il est inacceptable qu'un million et demi de citoyens restent sans eau", dit-elle.

 

 

Le Parti démocrate vient de lui rappeler qu'au lieu de décréter pour une économie minime la fermeture progressive de 2 500 "nasoni", petites fontaines historiques qui distribuent l'eau dans Rome, elle aurait mieux fait de restaurer les 5 400 km de tuyauterie souterraine.

 

 

Les solutions à court terme ne sont pas légion ; la possibilité de prélever davantage sur les neuf aqueducs qui entourent la ville est envisagée, mais les cités voisines protestent. L'avenir semble donc assez sombre pour les prochains mois, d'autant que la météo italienne ne prévoit pas de pluies notoires avant la fin de l'été, d'ici à octobre. En attendant, et pour montrer qu'il ne reste pas indifférent aux malheurs des romains, le Vatican a décidé, par soucis d'économie, de fermer toutes ses fontaines. Une goutte d'eau qui, malheureusement, ne fera pas déborder le vase... Correspondance à Rome Pierre Sled

 

 

 

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29/07/2017
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le Progrès du jeudi 13 juillet 201

 

 
 
    ANTARCTIQUE - CLIMAT. UN GIGANTESQUE ICEBERG S'EST DÉTACHÉ

 

 

 

C'est l'un des plus gros icebergs jamais observés. Une gigantesque masse de glace, haute de 350 mètres et aussi vaste que la Corrèze, s'est détachée en début de semaine de la péninsule antarctique. L'événement ne prend pas les scientifiques par surprise.

 

 

Depuis des mois, les satellites scrutaient la progression de l'énorme crevasse qui fendillait la surface de Larsen C, une gigantesque barrière de glace située à l'ouest de l'Antarctique. Début juillet, le futur iceberg n'était plus relié au continent blanc que sur cinq kilomètres. Le dernier trait d'union a finalement cédé. "Cet iceberg est un des plus grands jamais recensés, et son futur parcours est difficile à prédire. Il pourrait rester entier, mais il est plus probable qu'il se fragmente. Une partie de la glace pourrait rester dans la région pendant plusieurs décennies, alors que d'autres morceaux d'iceberg pourraient dériver vers le nord dans des eaux plus chaudes", analyse Adrian Luckman, responsable de recherches du projet britannique Midas, qui se consacre à l'étude de Larsen C.

 

 

Avec le vêlage de cet iceberg, la barrière de glace vient de perdre d'un coup 12 % de sa superficie. Malgré sa masse colossale de mille milliards de tonnes, l'iceberg ne devrait toutefois pas avoir d'impact direct sur le niveau des océans. Il flottait déjà sur l'eau auparavant.

 

 

 

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17/07/2017
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le Progrès du mercredi 12 juillet 2017

 

 
 
    PLANÈTE - ANIMAUX. L'ANÉANTISSEMENT DE LA VIE SAUVAGE S'ACCÉLÈRE

 

 

 

Une étude a recensé les effectifs des animaux et s'inquiète que la disparition de certaines espèces devienne de plus en plus rapide. Il ne resterait que peu de temps pour inverser la tendance.

 

 

Rhinocéros, gorilles, mais aussi des lions autrefois en sécurité... L'extinction de masse des animaux s'accélère et il ne reste sans doute plus que 20 ou 30 ans pour juguler cet "anéantissement biologique qui met en danger les fondements de la civilisation humaine", alerte une nouvelle étude.

 

 

Plus de 30 % des espèces de vertébrés sont en déclin, à la fois en termes de population et de répartition géographique, indique cette étude parue dans la revue Prcoeedings of the National Academy of Sciences (PNAS)

 

 

 

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Comme les dinosaures

 

La Terre a connu jusqu'à présent cinq extinctions de masse, la dernière en date, celle des dinosaures, remontant à 66 millions d'années. Selon la plupart des scientifiques, une sixième est en cours. Pour les auteurs de cette nouvelle étude elle est déjà allée plus loin qu'on ne le pensait jusqu'à présent, au vue d'études précédentes qui portaient exclusivement sur l'extinction des espèces et pas seulement sur la taille et la répartition des populations. Les chercheurs de l'Université de Stanford et de l'Université nationale autonome de Mexico ont analysé les basses de population dans un échantillon de 177 espèces de mammifères, pour lesquelles ils disposaient de données détaillées, sur une période allant de 1900 à 2015.

 

 

Sur ces 177 mammifères, tous ont perdu au moins 30 % de leurs aires géographiques de répartition. Les mammifères d'Asie du Sud et du Sud-Est sont particulièrement touchés : toutes les espèces de gros mammifères analysées y ont perdu plus de 80 % de leurs lieux d'habitat et environ 40 % des mammifères dont des rhinocéros, des orangs-outans, des gorilles et de nombreux grands félins survivent désormais sur 20 % voire moins, des territoires qu'ils parcouraient autrefois.

 

 

Le déclin des animaux sauvages est attribué principalement à la disparition de leur habitat, à la surconsommation des ressources, la pollution ou le développement d'espèces invasives et de maladies. Le changement climatique pourrait aussi y contribuer de plus en plus. En filigrane, on retrouve aussi la surpopulation humaine de la planète.

 

 

L'étude précise aussi que plusieurs espèces d'animaux qu étaient relativement en sécurité il y a dix ou vingt ans sont désormais en danger.

 

 

 

Plus que 20 000 lions dans le monde

 

Le lion, par exemple, était présent sur la plus grande partie de l'Afrique, dans le sud de l'Europe et au Moyen-Orient, jusque dans le nord-ouest de l'Inde. "Il est désormais réduit à des populations éparpillées en Afrique subsaharienne", indiquent les auteurs.

 

 

Selon l'Union internationale pour la conservation de la nature, il ne reste plus que 20 000 lions dans le monde. L'auteur principal de l'étude, Gerardo Ceballos, est alarmiste : "Ces pertes massives en termes de populations et d'espèces sont un prélude à la disparition de nombreuses autres espèces et au déclin des écosystèmes qui rendent la civilisation possible".

 

 

Les chercheurs appellent quant à eux à agir contre les causes du déclin de la vie sauvage, notamment la surpopulation et la surconsommation.

 


14/07/2017
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le Progrès du vendredi 7 juillet 2017

 

 
 
    ENVIRONNEMENT - MESURES. LA RÉVOLUTION VERTE DE NICOLAS HULOT

 

 

 

Le ministre de la Transition écologique a présenté hier un ambitieux plan climat, salué par les ONG qui attendent à présent sa traduction pratique.

 

 

Un changement de société. Hier, Nicolas Hulot a présenté les grandes lignes de son plan de lutte contre le réchauffement climatique. Le ministre de la Transition écologique a fixé le cap : une neutralité carbone en 2050. À cette date, nous ne devront pas émettre davantage de gaz à effet de serre que ce que nous pouvons absorber par des puits de carbone (forêts, prairies...).

 

 

 

■ Pétrole, charbon : c'est fini !

 

Cela implique un changement radical : renoncer aux énergies fossiles. Finie l'exploitation des centrales à charbon (elles produisent 5 % de notre électricité). Elles seront arrêtées d'ici 2022, et un "contrat de transition" sera proposé pour accompagner la reconversion des salariés. Stop également aux nouvelles autorisations d'exploiter des hydrocarbures (pétrole, gaz mais aussi gaz de schiste) dans notre sous-sol.

 

 

 

■ Donner un prix à la pollution

 

Un prix fort sera mis au carbone pour en détourner industriels et consommateurs. La taxe carbone ira au-delà des 100 euros la tonne prévus en 2030 par les précédent exécutif. Les carburants ne seront pas les seuls taxés. Les très polluants gaz HFC, utilisés dans les climatiseurs et réfrigérateurs, le seront également. Des mesures de compensation seront prévues pour les ménages les plus modestes. Les fiscalités du diesel et de l'essence seront alignées d'ici la fin du quinquennat.

 

 

Une prime de transition est prévue pour aider les foyers les plus pauvres à abandonner leur véhicule diesel d'avant 1997 ou essence d'avant 2001 contre un véhicule moins polluant.

 

 

 

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■ Gare aux passoires thermiques

 

Le gouvernement promet de faire disparaître les "passoires thermiques", les logements très mal isolés qui consomment énormément d'énergie, d'ici 10 ans, et y consacrera 4 milliards d'euros. Des audits seront proposés aux plus précaires. Objectif : faire des économies d'énergie.

 

 

 

■ Moins de nucléaire

 

Nicolas Hulot reprend les objectifs de la loi de transition énergétique de 2015 sur le développement des énergies renouvelables, et la diminution à 50 % de la part d'électricité nucléaire à l'horizon 2025, sans préciser quels réacteurs seront fermés.

 

 

 

■ Haro sur l'huile de palme

 

Par nos mode de vie, nous contribuons à la déforestation de la planète. Pour préserver les forêts qui sont les poumons de la planète, le gouvernement veut arrêter les importations d'huile de palme, de soja et autres et autres produits contribuant à la destruction des grandes forêts tropicales. Élodie Bécu

 

 

 

Essence, diesel : vers la fin en 2040

 

C'est une mesure hautement symbolique. Nicolas Hulot fixe l'objectif de mettre fin à la mise en vente des voitures essence et diesel en 2040. À cette date, seuls des véhicules électriques seront disponibles sur le marché, espère le ministre de la Transition écologique et solidaire. D'autres pas comme l'Inde, les Pays-Bas ou la Norvège se sont fixé des impératifs proches. L'Inde espère ainsi mettre un terme à l'essence et au diesel à l'horizon 2030. En Norvège, 16 % des voitures neuves vendues sont électriques.

 

 

En France, on compte déjà plus de 100 000 véhicules immatriculés. Nicolas Hulot mise sur la fin de l'exploitation des hydrocarbures, et un prix imposé au carbone pour détourner industriels et consommateurs des véhicules polluants, et booster ainsi l'innovation dans les transports propres.

 


08/07/2017
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le Progrès du lundi 19 juin 2017

 
 
    PORTUGAL - DES DIZAINES DE MORTS DANS LA FOURNAISE DE LA FORÊT

 

 

 

Favorisé par des températures caniculaires, un gigantesque feu de forêt a ravagé ce week-end la région de Leiria au centre du pays. Le bilan est terrible.

 

 

Tout un pays et toute la diaspora portugaise de France sont plongés dans le deuil depuis hier après le feu de forêt le plus meurtrier en Europe depuis des années. Le dernier bilan faisait état de 61 morts et d'une cinquantaine de blessés. Près de 800 pompiers étaient toujours mobilisés hier pour combattre l'immense incendie qui ravageait depuis samedi soir les environs de Pedrogao Grande, près de la ville de Coimbra.

 

 

De cette région vallonnée du centre du pays, parcourue de forêts d'eucalyptus et de pins, ne reste plus qu'un paysage de désolation. De chaque côté de la route nationale IC8, sur au moins 20 km, une épaisse couche de fumée blanche restait hier suspendue au-dessus des arbres carbonisés et du sol noirci.

 

 

"L'incendie a atteint une dimension de tragédie humaine jamais connue jusqu'ici", a déclaré, très ému, le Premier ministre Antonio Costa, qui s'est rendu sur les lieux.

 

 

 

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Un arbre frappé par la foudre et la canicule

 

La plupart des victimes semblent avoir trouvé la mort au volant de leurs voitures, piégées par l'incendie. "Il est difficile de dire s'ils fuyaient les flammes ou s'ils ont été surpris par le feu", a déclaré le secrétaire d'État à l'Intérieur, Jorge Gomes.

 

 

Plusieurs habitants sont toujours portés disparus, laissant craindre une aggravation du bilan. De leur côté, les pompiers déploraient hier huit blessés, dont quatre dans un état grave.

 

 

La police judiciaire a confirmé qu'un orage sec était à l'origine de l'incendie, qui s'est déclaré samedi en tout début d'après-midi. "Nous avons trouvé l'arbre frappé par la foudre", a déclaré son directeur national, excluant la piste criminelle.

 

 

 

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Le Portugal connaissait ce week-end une forte canicule, avec des températures dépassant les 40°C dans plusieurs régions. Plus de 160 incendies de forêt faisaient d'ailleurs encore rage hier à travers le pays, combattus par plus de 2 000 pompiers.

 

 

Les incendies de Pedrogao Grande sont les plus meurtriers de l'histoire récente du Portugal. D'après le secrétaire d'État à l'Intérieur, les flammes se sont propagées "avec beaucoup de violence". Plusieurs villages ont été touchés, et certains ont été évacués préventivement. Un hôpital de campagne et quatre centres d'hébergement ont été mis en place pour accueillir blessés et sinistrés. Hier en milieu de journée, le feu se poursuivait sur quatre fronts, ont deux extrêmement actifs.

 

 

Trois jours de deuil national

 

Le gouvernement portugais a décrété trois jours de deuil national. Le président portugais, Marcelo Rebelo de Sousa, a annulé tous ses rendez-vous.

 

 

Relativement épargné en 2014 et 2015, le Portugal avait été durement touché l'an dernier par une vague d'incendies qui avaient dévasté plus de 100 000 hectares sur le continent et 5 000 hectares sur l'île de Madère, où trois personnes avaient trouvé la mort. L'incendie le plus meurtrier de ces dernières décennies remonte à 2003 : il avait fait une vingtaine de morts. Jean-Michel Lahire (avec AFP)

 


21/06/2017
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le Progrès du mardi 6 juin 2017

 

 
 
    LES FIDJIENS EN TENUE TRADITIONNELLE À UNE CONFÉRENCE DE L'ONU

 

 

 

Le lancement à New York d'une conférence inédite à l'ONU sur les océans, menacés par le réchauffement climatique et la pollution a été l'occasion pour la délégation des îles Fidji d'organiser une cérémonie de bienvenue en habits traditionnels. La conférence, qui a lieu jusqu'au 9 juin, est vitale pour les îles Fidji, menacées par la montée du niveau des mers et océans.

 

 

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11/06/2017
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le Progrès du samedi 3 juin 2017

 

 
 
    DIPLOMATIE - APRÈS LA DÉCISION DE RETRAIT DES ÉTATS-UNIS DE L'ACCORD
      DE PARIS

 

 

 

 

CLIMAT : L'EUROPE ET LA CHINE CONTRE-ATTAQUENT

 

 

 

La décision de Donald Trump bouscule l'ordre mondial. L'Europe sent une opportunité, la Chine vise la première place, la Russie cherche à s'intercaler... Turbulences en vue !

 

 

La nature a horreur du vide. Le retrait des États-Unis de l'accord sur le climat provoque des réactions en chaîne qui anticipent peut-être un nouvel ordre mondial.

 

 

 

■ États-Unis : l'Amérique d'abord

 

"J'ai été élu pour représenter les habitants de Pittsburg, pas de Paris", s'est justifié Donald Trump. Il avait pareillement expliqué en janvier son retrait du traité de commerce avec les pays du Pacifique (TPP), par la volonté de "fabriquer nos produits chez nous".

 

 

Et c'est toujours ce registre de "l'Amérique d'abord" qui l'a retenu, la semaine dernière à l'Otan, de citer l'article 5 scellant la solidarité de défense entre Américains et Européens. Il est trop tôt pour parler d'isolationnisme, mais la puissance américaine se met en retrait du monde.

 

 

 

■ L'Europe dans la brèche

 

La "patronne" de l'Union européenne, Angela Merkel a donné le ton au lendemain d'un G7 dominé par les palinodies de Trump : "Nous, les Européens, nous devons prendre en main notre propre destin". Pour preuve, la rencontre jeudi entre les ministres français et allemands de la Défense, promettant des initiatives dès juillet. Pour preuve encore, l'accélération des discussions sur une refonte de l'euro.

 

 

Les Européens pressent également le pas diplomatique. Le Premier ministre indien Narendra Modi a été reçu à Berlin, Madrid et aujourd'hui Paris, pour appuyer la position de l'Union sur le climat, et intensifier la coopération générale. L'Europe travaille également sa relation avec la Chine, ce qui ne va pas sans heurt...

 

 

 

■ Les ambitions de la Chine

 

... car hier en sommet à Bruxelles, l'Europe et la Chine on soutenu la même position face aux États-Unis, mais sans pouvoir l'écrire dans un communiqué commun. Le refus de l'Union d'accorder à la Chine le "statut d'économie de marché", avec les ouvertures commerciales qu'il entraîne, a provoqué ce raté. Les deux puissances ont bien pu parader en champions du libre-échange lorsque les États-Unis ont quitté le TPP, cela ne gomme pas leur divergences d'intérêts : le "rêve chinois" du président Xi Jinping est simple, faire de son pays la première puissance mondiale - devant les États-Unis, mais aussi l'Europe.

 

 

 

■ Une Russie multipolaire

 

La Russie a promis de rester dans l'accord, qu'elle n'a pas encore ratifié. Mais Vladimir Poutine a soutenu la demande de renégociation de Donald Trump. Un nouvel épisode des relations très lunatiques des deux présidents, et surtout l'illustration du souci de la Russie de promouvoir un monde "multipolaire" (en clair, sans superpuissance), ce qui ménage des marges de manoeuvre à la puissance russe, devenue moyenne.

 

 

Quel ordre mondial dessinent ces réactions ? Il est bien trop tôt pour le prévoir. Disons que le repli américain crée, à cette heure, au moins autant d'instabilité que d'opportunités. Francis Brochet

 

 

 

Un danger pour les pays du Sud

 

La décision de Donald Trump de retirer son pays de l'Accord de Paris va avoir des conséquences immédiates pour les pays du Sud dont certaines risquent d'avoir un effet boomerang aux États-Unis. Le président a annoncé notamment la fin de la contribution américaine au Fonds vert pour le climat. Ce fonds mondial aide les pays en voie de développement à financer des alternatives aux énergies polluantes, comme les éoliennes et le solaire. Sans ces crédits, les États les plus pauvres devront recourir à des technologies polluantes et contribueront donc au réchauffement de la planète.

 

 

Les États-Unis auront à en souffrir, comme on a pu le voir lors de la sécheresse record qui a frappé la Californie pendant cinq ans. En soutenant les pays les plus vulnérables, le Fonds vert pour le climat contribue aussi à limiter le phénomène des réfugiés climatiques dont une partie vont chercher une vie meilleure dans les pays développés. Le nombre de déplacés à cause du climat pourrait atteindre 250 millions d'ici 2050 selon l'ONU.

 

 

Sous Obama, les États-Unis ont donné un milliard de dollars (890 millions d'euros) au Fonds vert pour le climat. L'administration Trump ne versera pas les deux milliards de dollars (1,78 milliards d'euros) supplémentaires prévus d'ici 2020.

 

 

Le président américain a également annoncé que les États-Unis ne prendront pas leur part des 100 milliards de dollars (89 milliards d'euros) de crédits publics et privés qui devaient être transférés des pays du Nord au pays du Sud pour les aider à lutter contre les changements climatiques. Sans cet argent, les États les plus fragiles ne pourront plus se protéger de la montée des eaux avec des digues ou lutter contre la désertification.

 

 

Rex Tillerson, le secrétaire d'État américain qui était opposé à la sortie de l'Accord de Paris, semble prendre ses distances avec Donald Trump. Il a assuré hier que les États-Unis poursuivront leurs efforts pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Le coup de force de Donald Trump a provoqué un tollé aux États-Unis. Grâce à la résistance intérieure, les États-Unis pourraient être plus vertueux que ce que pouvait laisser craindre l'isolationnisme du président américain. La Californie, New York et Washington ont immédiatement créé une alliance au sein de laquelle les États s'engagent à respecter les objectifs de l'Accord de Paris. Luc Chaillot

 

 

 

 

 

 

Bertrand Badie, professeur à Sciences Po-Paris, auteur de "Nous ne sommes plus seuls au monde"

 

 

 

"Le fort est de plus en plus dépendant du faible"

 

 

 

 

Nous avons vécu dans un monde conduit par une "hyperpuissance", les États-Unis. C'est fini ?

 

"Cela fait un moment que l'on revient sur l'idée-même de puissance. La conception classique des relations internationales, d'une compétition entre États, a été dépassée par plusieurs évolutions. La première est la mondialisation : c'est un système de telle interdépendance entre les États, les économies, les sociétés, que, si le faible reste dépendant du fort, le fort est de plus en plus dépendant du faible.

 

 

La deuxième est la fin de la bipolarité États-Unis URSS, qui gelait tout changement. La troisième est cette vague de néo-nationaliste qui a touché la Russie de Poutine, la Turquie d'Erdogan, la Grande-Bretagne du Brexit, et maintenant les États-Unis de Trump... En prétendant recréer la grandeur passée, Donald Trump retrouve une forme d'isolationnisme d'antan. Comme s'il coupait le leader de ses troupes".

 

 

 

D'où l'impression d'un vide, qui suscite de l'inquiétude ?

 

"Ce vide est lié à la fin d'un système extraordinairement stable et structuré, qui a duré de 1947 à 1989, et nous n'en connaîtrons plus de pareil. Il tient aussi à la difficulté du politique à s'imposer face à l'interdépendance des sociétés, des économies, des religions, des multinationales..."

 

 

 

Les partisans de l'Europe disent que son heure est arrivée

 

"En négatif, oui, car la manière dont Trump s'adresse à l'Europe conduit les Européens à se rapprocher. Mais il manque une dimension positive, un nouveau projet européen, après celui de paix et de reconstruction de l'économie de l'après-guerre. Il passe à mon avis par la solidarité, et par l'affirmation de l'Europe dans le monde, qui doit cesser de se regarder elle-même". Propos recueillis par Francis Brochet

 


05/06/2017
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le Progrès du mardi 16 mai 2017

 

 
 
    ENVIRONNEMENT - LES NAPPES PHRÉATIQUES SONT À UN NIVEAU TRÈS BAS

 

 

 

Conséquence du manque de pluie, les deux tiers des nappes d'eau souterraine (67 %) affichent un niveau très bas. Seul un tiers du territoire a bénéficié cette année d'une bonne recharge hivernale. Le sous-sol représente les deux tiers de l'alimentation en eau potable.

 

 

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20/05/2017
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le Progrès du samedi 13 mai 2017

 

 
 
    ENVIRONNEMENT - FORÊT. LA TERRE PLUS VERTE QUE L'ON CROYAIT

 

 

 

C'est une bonne nouvelle pour l'environnement. Une étude internationale révèle que, paradoxalement, les régions arides recèlent d'importantes zone habitées mal inventoriées. Elle suggère que le couvert boisé de la planète serait environ 10 % plus étendu que ce qu'avançaient les estimations antérieures.

 

 

Les formations sylvestres, qui occupent près de 4 milliards d'hectares, se déploient sur 30 % de la superficie des terres émergées. Les images qui viennent à l'esprit à leur évocation sont habituellement celles de luxuriantes forêts tropicales, de rustiques forêts boréales ou de plus sages forêts tempérées. Mais les zones arides - celles où l'évaporation est supérieure aux précipitations annuelles -, qui représentent un peu plus de 40 % de la surface continentale, n'en sont pas dépourvues, elles non plus.

 

 

Cette appellation recouvre un large éventail de contextes climatiques, allant des terres dites "subhumides sèches" - principalement constituées de la savane soudanaise, de forêts et de prairies en Amérique du Sud, de steppes en Europe de l'Est et dans le sud de la Sibérie, ainsi que de prairies au Canada - aux régions "hyperarides", où domine le désert, notamment du Sahara et d'Arabie. C'est bien sûr dans la première catégorie, la moins aride, que l'on trouve la majorité des peuplements boisés.

 


16/05/2017
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