L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

ENVIRONNEMENT et climat

Pourra-t-on empêcher que la planète ne se réchauffe trop ? Encore un pari de plus pour vivre mieux et surtout économiser notre environnement si précieux. Là, on part pour le futur...


Franceinfo - le jeudi 8 février 2018

 

 

En 1947, quand la neige faisait sourire les Parisiens

 

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Simon Gourmellet France Télévisions

 

 

 

En 1947, 20 cm de neige recouvraient la capitale. Et à cette époque, le manteau blanc ne posait pas autant de problèmes qu'aujourd'hui

 

 

 

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De la neige, et des sourires. En 1947, plus de 20 cm de poudreuse tombent sur la région parisienne, avec des températures passant sous les -10 °C. Pas de record de bouchons à cette époque, mais de batailles de boules de neige, sans doute.

 

 

Sur ces images fournies par l'INA, on peut ainsi redécouvrir le Paris d'après-guerre sous un manteau blanc. Un terrain de jeu idéal pour les enfants, notamment pour patiner sur le bassin du jardin du Luxembourg, ou sur le Grand Canal du château de Versailles.

 

 

 

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19/02/2018
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Franceinfo - le mardi 6 février 2018

 

 

Météo : la Nationale 118 toujours fermée à la sortie ouest de Paris en raison des chutes de neige

 

 

 

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Des cumuls de neige "notables" sont surtout attendus sur un axe allant des Pays de la Loire et du Poitou aux Ardennes, en passant par l'Ile-de-France, selon Météo-France, qui maintient 28 départements en vigilance orange neige et verglas

 

 

 

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La Nationale 118 est coupée mardi 6 février dans les Hauts-de-Seine à la sortie ouest de Paris en raison des chutes de neige. (MAXPPP)

 

 

 

 

Ce qu'il faut savoir

 

La Nationale 118 est toujours coupée mardi 6 février au soir dans les Hauts-de-Seine à la sortie ouest de Paris à cause des chutes de neige. La "décision a été prise de fermer l'axe pour des raisons de sécurité. La route est marquée par une pente très accentuée qui rendait la circulation difficile", précise la préfecture, qui ne précise pas quand quand l'axe pourra rouvrir. 

 

 

Circulation des bus interrompue à Paris et en banlieue. La neige oblige les véhicules à rentrer au dépôt, "en raison des difficultés de circulation qui ne permettent plus de rouler", a précisé une porte-parole de la régie à franceinfo.

 

 

Record de cumul de bouchons. Le record du cumul de bouchons en Ile-de-France a été battu, mardi 6 février, à 18h45 avec 707 kilomètres de bouchons cumulés à cause de la neige et du verglas. Le dernier record du cumul de bouchons en Ile-de-France, datait du 21 décembre 2017 avec 562 kilomètres de ralentissements enregistrés.

 

 

L'Ile-de-France passe au niveau trois du plan "neige-verglas". Le niveau trois du plan "neige-verglas" est activé en Ile-de-France, annonce la préfecture de police de Paris. La circulation des poids lourds de plus de 7,5 tonnes est interdite à partir de 14 heures sur les principaux axes routiers de la région parisienne.

 


12/02/2018
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Franceinfo - le mercredi 7 février 2018

 

 

La neige a paralysé une partie de l'Ile-de-France mercredi, des trains et des vols annulés

 

 

Les transports vont rester perturbés une bonne partie de la journée

 

 

 

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Les pistes de l'aéroport d'Orly (Val-de-Marne), le 7 février 2018. (PHILIPPE LOPEZ / AFP)

 

 

 

Ce qu'il faut savoir

 

 

Une épaisseur inédite depuis l'hiver 1987. Au moins 12 cm de neige sont tombés depuis mardi soir à Paris, et jusqu'à 20 cm localement en Ile-de-France, selon les relevés communiqués par Météo France, mercredi 7 février. Jusqu'à 2 000 personnes ont été coincées sur la RN 118, dans l'ouest parisien. A la mi-journée, le préfet d'Ile-de-France, Michel Delpuech, a annoncé que 900 véhicules étaient toujours bloqués sur cette portion de route, entre Vélizy (Yvelines) et Orsay (Essonne). La circulation des poids lourds est quant à elle partiellement rouverte en Ile-de-France, jusqu'à 17 heures, a annoncé le préfet. 

 

 

 Seule l'Ile-de-France reste en vigilance orange. Mercredi après-midi, seuls les huit départements de l'Ile-de-France restent placés en alerte pour neige-verglas par Météo France : Paris ; la Seine-et-Marne ; les Yvelines ; l'Essonne ; les Hauts-de-Seine ; la Seine-Saint-Denis ; le Val-de-Marne et le Val-d'Oise. 

 

 

Les transports fortement perturbés. Conséquence de ces chutes de neige : les transports en Ile-de-France sont très fortement perturbés, mercredi matin, et vont le rester une bonne partie de la journée. En début de matinée, de nombreuses lignes RER et tramway étaient ainsi perturbées voire interrompues, tandis que la circulation des bus RATP, arrêtée mardi soir, ne devrait reprendre que dans la matinée "au cas par cas". La SNCF, elle, a appelé ses clients à reporter leurs déplacements. Seul le trafic dans les aéroports devrait être "normal" ou proche de la normale.

 

 

Les Franciliens invités à ne pas prendre leurs voitures. Le préfet de police de Paris a demandé aux automobilistes franciliens "de ne pas prendre leur véhicule ce matin afin de ne pas accentuer ces points de blocages et de permettre l'intervention des forces de l'ordre, des services de secours et des opérateurs concernés." Une consigne "maintenue cet après-midi et jusqu'à jeudi", a-t-il indiqué, à la mi-journée.

 

 

Les vols Air France perturbés. Air France prévoit d'assurer seulement 50% des vols court-courriers au départ de l'aéroport d'Orly en raison des intempéries qui touchent la région parisienne, et deux tiers des vols moyen-courriers au départ de Charles-de-Gaulle. La compagnie recommande à ses clients de reporter leurs déplacements et indique avoir "mis en place des mesures commerciales permettant le report sans frais" des voyages.

 


12/02/2018
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Franceinfo - le lundi 5 février 2018

 

 

Intempéries : 39 départements en vigilance orange pour la neige et le verglas

 

 

La moitié de la France est lundi soir en vigilance orange pour la neige et le verglas, après deux mois d'une douceur exceptionnelle

 

 

 

La vague de froid continue de gagner l'Hexagone. Météo France maintient, lundi 5 février, à 22h25, 39 départements en vigilance orange à la neige et au verglas. Il s'agit de l'Allier, des Ardennes, de l'Aube, de l'Aveyron, du Cantal, du Cher, de la Corrèze, de la Creuse, de l'Eure-et-Loir, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire, du Loir-et-Cher, de la Loire-Atlantique, du Loiret, du Maine-et-Loire, de la Marne, de la Haute-Marne, de la Mayenne, de la Meurthe-et-Moselle, de la Meuse, de la Moselle, de la Nièvre, de l'Orne, du Puy-de-Dôme, de la Sarthe, de Paris, de la Seine-et-Marne, des Yvelines, des Deux-Sèvres, de la Vendée, de la Vienne, de la Haute-Vienne, des Vosges, de l'Yonne, de l'Essonne, des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis, du Val-de-Marne et du Val-d'Oise. L'alerte est levée pour la Saône-et-Loire.

 

 

 

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Une vague de froid traverse Paris, le 5 février 2018. (JULIEN MATTIA / NURPHOTO)

 

 

 

De la neige attendue à Paris mardi

 

Par ailleurs, vingt-deux départements ont activé leur "alerte grand froid" pour l'hébergement des sans-abri en raison de la vague de froid, a annoncé le ministère de la Cohésion des Territoires. Sont concernés les huits départements d'Ile-de-France, l'Ardèche, le Cantal, la Loire, le Rhône, l'Yonne, les Côtes d'Armor, le Nord, l'Oise, la Manche, la Seine-Maritime, la Charente, la Charente-Maritime, la Vienne et l'Aveyron. Ce déclenchement de l'alerte entraîne l'ouverture d'un millier de places d'hébergement d'urgence, en plus des 13 000 déjà ouvertes pour l'hiver.

 

 

Météo France prévoit la fin de l'alerte à la neige et au verglas pour mercredi, 7 heures. Entre 7 et 15 cm de chutes de neige, localement jusqu'à 20 cm, sont attendus, ce qui ne veut pas dire que la couche neigeuse au sol atteindra cette épaisseur. La neige devrait continuer à tomber mardi à Paris mais "pour l'instant pas de manière significative", selon l'organisme de la prévision. Trois à cinq centimètres sont prévus mardi en Ile-de-France.

 


12/02/2018
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Franceinfo - le mardi 30 janvier 2018

 

 

Pollution de l'air : la France convoquée à Bruxelles avec les autres mauvais élèves européens

 

 

Les neuf pays convoqués – l'Allemagne, l'Espagne, la France, la Hongrie, l'Italie, la République tchèque, la Roumanie, le Royaume-Uni et la Slovaquie – dépassent régulièrement les limites d'émissions destinées à protéger la santé des Européens pour deux polluants clés : les particules fines (PM10) et le dioxyde d'azote (NO2)

 

 

 

Un avertissement, avant de possibles poursuites. La Commission européenne convoque mardi 30 janvier pour un sommet sur la qualité de l'air à Bruxelles les ministres de l'Environnement de neuf pays, dont la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni, considérés comme les mauvais élèves de l'Union européenne en la matière.

 

 

 

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Paris sous un brouillard de pollution, le 6 décembre 2017. (MAXPPP)

 

 

 

C'est "l'occasion et la dernière chance [pour les ministres] de trouver des solutions", a résumé le porte-parole de l'exécutif européen à la veille de cette réunion. Faute d'évolution, la Cour de justice de l'UE sera saisie, a prévenu Bruxelles, qui lance des avertissements aux diverses capitales depuis plusieurs années dans le cadre de "procédures d'infraction".

 

 

 

Plus de 400 000 morts prématurées par an en Europe

 

Les neuf pays convoqués – l'Allemagne, l'Espagne, la France, la Hongrie, l'Italie, la République tchèque, la Roumanie, le Royaume-Uni et la Slovaquie – dépassent régulièrement les limites d'émissions destinées à protéger la santé des Européens pour deux polluants clés : les particules fines (PM10) et le dioxyde d'azote (NO2).

 

 

La pollution de l'air est jugée responsable de plus de 400 000 morts prématurées par an dans l'UE, sans compter les Européens qui sont atteints de maladies respiratoires et cardiovasculaires. Et la Commission estime qu'elle coûte plus de 20 milliards d'euros par an à l'économie du bloc.

 


05/02/2018
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Franceinfo - le dimanche 28 janvier 2018

 

 

Hiver pluvieux : "La plupart des Franciliens n'avaient jamais observé un tel phénomène météo de leur vivant"

 

 

Olivier Proust, prévisionniste à Météo France, répond aux questions de franceinfo sur cet hiver maussade

 

 

 

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La Seine en crue à Paris, le 25 janvier 2018. (MAXPPP)

 

 

 

Vous faites peut-être partie des Français qui se plaignent de connaître un hiver "pourri". Une grande partie de l'Hexagone connaît en effet un déficit d'ensoleillement de "l'ordre de 30 à 50% par rapport à la normale saisonnière", selon Météo France. Mais l'absence de soleil n'est pas le seul problème : l'hiver 2017-2018 est particulièrement pluvieux sur une large partie du pays. Douze départements sont placés en vigilance orange, samedi 27 janvier, en raison des risques de crues et d'inondations causés par les précipitations. 

 

 

>> CARTE. Météo : l'hiver est-il vraiment pourri dans votre ville ?

 

 

Les dernières semaines battent-elles des records de pluviométrie ? Ce phénomène va-t-il durer ? Olivier Proust, prévisionniste à Météo France, répond à quatre questions de franceinfo sur cet hiver maussade.

 

 

 

Franceinfo : La Seine va atteindre un pic de crue de 5,95 mètres à Paris, dimanche 28 janvier. Est-ce le signe que cet hiver est particulièrement pluvieux ?

 

 

Olivier Proust : On atteint effectivement des records. Si l'on regarde l'agrégation de précipitations dans le bassin versant de la Seine, c'est-à-dire les moyennes de pluie dans l'ensemble du bassin de ce fleuve et de ses affluents, on constate qu'il est tombé deux à trois fois la normale depuis le 1er décembre. Au 27 janvier, on a enregistré 232 mm de pluie alors que la moyenne de saison est de 144 mm. C'est un record depuis 1959 ! Si l'on se concentre sur les cumuls de précipitations à Paris et en petite couronne, on approche du record de décembre et janvier 1935-1936. C'est énorme : la plupart des Franciliens n'avaient jamais observé un tel phénomène météo de leur vivant.

 

 

 

Ce phénomène touche-t-il l'ensemble de l'Hexagone ?

 

Les cumuls de précipitations sont au-dessus des normales de janvier dans presque tout le pays, car les vents d'Ouest apportent beaucoup d'eau. Ce phénomène est particulièrement important dans l'est de la France, ainsi qu'en montagne et sur les contreforts ouest, car les nuages restent "bloqués" sur les reliefs. Sur les contreforts est, moins exposés au vent, les excédents de précipitations sont moins importants.

 

 

Alors que le mois n'est pas achevé, le record de précipitations au mois de janvier a déjà été battu à Bourg-Saint-Maurice (Savoie), avec 385 mm enregistrés contre 300 mm en janvier 1955. A Rodez (Aveyron), 192 mm sont tombés, battant le record de 162 mm établi en janvier 2004. A Langres, en Haute-Marne, on a relevé 226 mm cumulés de pluie, samedi 27 janvier. La précédente marque, de 188 mm, datait de janvier 1995. En moyenne, il est tombé 2,5 à 3 fois les normales de saison dans ces stations.

 

 

 

Comment expliquer ces cumuls de précipitations ?

 

 

Nous connaissons cet hiver une configuration météorologique particulière : en l'absence d'anticyclone, les perturbations venues de l'Atlantique s'engouffrent sur le continent européen. La France connaît ainsi depuis deux mois une succession de passages pluvieux. Ces courants océaniques dominants sont parfois virulents, ce qui explique que l'Hexagone ait été touché par plusieurs tempêtes ces dernières semaines.

 

 

 

Ce phénomène va-t-il durer ?

 

 

Nous connaissons [depuis vendredi 26 janvier] une accalmie qui va durer jusqu'au début de semaine : il y aura de petites bruines, sous un ciel malheureusement couvert par les nuages. Une perturbation apportera toutefois un cumul significatif de précipitations mercredi 31 janvier.

 

 

Ce phénomène devrait se poursuivre début février. Un régime de nord-nord-ouest apportera des températures plus basses, dans les normales de saison. Des précipitations sont toutefois à nouveau attendues, car il n'y a pour l'instant pas d'anticyclone en vue.

 


05/02/2018
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Franceinfo - le vendredi 26 janvier 2018

 

 

EN IMAGES. C'était comment, la crue de 1910 à Paris ?

 

 

 

 

 

Les images de l'époque, tirées des archives de la préfecture de police notamment, montrent bien l'étendue des inondations

 

 

 

Paris patauge, mais ne coule pas. Alors que le niveau de la Seine continue à monter, vendredi 26 janvier, les Parisiens se préparent. Dans les esprits plane une image de la célèbre crue de 1910 : le Zouave du pont de l'Alma, sur sa pile, baignant dans la Seine jusqu'aux épaules. Depuis, le soldat de pierre sert de repère, bien qu'il ait été déplacé et probablement un peu surélevé dans les années 1970.

 

 

Mais à part cette image emblématique, à quoi ressemblait Paris lors du plus violent débordement de la Seine, en janvier 1910 ? Comment ont vécu les habitants lorsque le niveau du fleuve a atteint 8,62 mètres ? Plongée dans les archives de la préfecture de police, auxquelles s'ajoutent des cartes postales tirées de collections privées, pour une promenade dans le Paris inondé du début du XXe siècle.

 

 

 

 

 


01/02/2018
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Franceinfo - le mardi 23 janvier 2018

 

 

Routes coupées, écoles fermées, habitants privés d'eau potable... Les conséquences des fortes pluies et des inondations

 

 

Vingt-trois départements sont toujours placés en vigilance orange. Les craintes persistent concernant de nombreux cours d'eau dans le Doubs et le Jura

 

 

 

La tendance est clairement à l'accalmie en ce qui concerne les précipitations" : le dernier bulletin d'information national de Vigicrues se veut rassurant. Mais 23 départements sont toujours placés en vigilance orange par Météo France en raison des risques d'inondations et de crues, mardi 23 janvier.

 

 

>> Suivez notre direct consacré aux intempéries

 

La Seine et le Rhin font l'objet d'une vigilance toute particulière, la crue des deux fleuves n'étant toujours pas stabilisée. Les dégâts sont déjà importants dans le Doubs et le Jura où certaines entreprises sont totalement à l'arrêt, de nombreuses écoles fermées et des routes totalement impraticables. Franceinfo revient sur les nombreuses conséquences de ces inondations dans l'Hexagone. 

 

 

 

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Un cycliste dans une rue inondée de Ornans, dans le Doubs, le 23 janvier 2018. (SEBASTIEN BOZON / AFP)

 

 

 

Une crue "décennale" en Alsace

 

Dans l'est de la France, on surveille de près la crue du Rhin et de ses affluents : le cumul de fortes précipitations et la fonte des neiges menace de les faire déborder. Ils devraient atteindre leur hauteur maximale mardi. Les autorités anticipent une possible "crue décennale", la plus élevée depuis dix ans. Déjà supérieur au niveau de la crue de juin 2016, le débit du fleuve pourrait égaler celui de la crue de juin 2013. Il reste encore loin de celle de mai 1999.

 

 

A titre préventif, la préfecture du Bas-Rhin a tout de même annoncé, dans un communiqué, "la nécessité de mettre en eau le polder d'Erstein en vue d'une rétention de crue". Cette immense zone de rétention de crue a débuté son remplissage dans la matinée : elle peut stocker 7,8 millions de m3 d'eau. En parallèle, le fleuve est quant à lui fermé à la circulation de Bâle à Germersheim (Allemagne).

 

 

 

Le trafic sur le RER C coupé

 

A Paris, la Seine devrait monter jusqu'à 5,70 m mercredi avant d'atteindre un pic de 6,10 m en fin de semaine, selon France Bleu. Un niveau équivalent à celui de juin 2016. Le RER C sera donc coupé à partir de mercredi : aucun train ne circulera intra-muros sur cette ligne. Sept stations sont concernées : Saint-Michel-Notre-Dame, Musée d’Orsay, Invalides, Champ de Mars, Avenue du Président Kennedy, Boulainvilliers.  

 

 

Comme dans tous les départements concernés par les crues et placés en vigilance orange, la navigation reste déconseillée à Paris. La circulation des bateaux-mouche a été interrompue.

 

 

 

Des entreprises au chômage technique

 

Dans le Doubs, à Mandeure, l'usine Faurecia qui compte 310 salariés est totalement à l'arrêt suite à d'importantes inondations dans l'un de ses ateliers. Par conséquent, le site PSA à Sochaux a également suspendu sa productions faute de pots d'échappement, fournis par Faurecia. L'entreprise n'est en revanche pas menacée par les inondations grâce à des travaux de protection des crues réalisés par le passé, indique une source syndicale à France 3 Bourgogne-Franche-Comté. Au total, 2 000 salariés se retrouvent au chômage technique.

 

 

Bien d'autres entreprises et commerces ont été touchés par les pluies diluviennes, comme à Dolincourt (Aube) – où un restaurant, le garage et la menuiserie ont dû fermer dimanche – ou dans les Vosges.

 


29/01/2018
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Franceinfo - le jeudi 18 janvier 2018

 

 

Les années 2015, 2016 et 2017 ont été les plus chaudes jamais enregistrées

 

 

Le rythme du réchauffement planétaire constaté durant cette période est "exceptionnel"

 

 

 

Un record de chaleur planétaire. Les années 2015, 2016 et 2017 ont été les plus chaudes jamais enregistrées. L'Organisation météorologique mondiale (OMM), une agence spécialisée de l'ONU, en a fait l'annonce, jeudi 18 janvier. L'année 2016 a été la plus chaude des trois. La température moyenne à la surface du globe a dépassé de 1,2°C celle de l'époque préindustrielle, l'OMM utilisant la période 1880-1900 comme référence. En 2015 et 2017, la température moyenne a excédé de 1,1 °C celle de l'époque préindustrielle.

 

 

 

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Mais 2017 décroche le record de l'année la plus chaude jamais observée sans El Niño. Le phénomène météorologique vient tous les trois à sept ans affecter températures, courants et précipitations. Et il a pour effet de pousser à la hausse la moyenne mondiale des températures. 

 

 

"Dix-sept des 18 années les plus chaudes appartiennent au XXIe siècle et le rythme du réchauffement constaté ces trois dernières années est exceptionnel", relève le secrétaire général de l'OMM. Cette hausse de températures "a été particulièrement marquée dans l'Arctique, ajoute-t-il, ce qui aura des répercussions durables et de grande ampleur sur le niveau de la mer."

 


19/01/2018
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Franceinfo - le jeudi 4 janvier 2018

 

 

La fréquence du blanchissement des récifs coralliens s'accélère

 

Ce phénomène a presque quintuplé depuis les années 1980 et il menace des écosystèmes marins vitaux

 

 

C'est un phénomène qui prend de l'ampleur. Le réchauffement climatique a fortement accru la fréquence du blanchissement à grande échelle des récifs coralliens, selon une étude publiée, jeudi 4 janvier, dans Science (en anglais). Ce blanchiment, lié à la montée de la température de l'eau, se produisait avant tous les vingt-cinq ou trente ans tandis que, plus récemment, il se répète tous les six ans en moyenne.

 

 

"Avant les années 1980, le blanchissement de masse des coraux était inconnu", relève Terry Hughes, directeur du Conseil australien de recherche sur les récifs coralliens (ARC), principal auteur de l'étude. "Mais aujourd'hui, des épisodes répétés de ce phénomène à une échelle régionale qui entraîne une mortalité de masse de ces animaux marins devient la norme autour de la planète où les températures continuent de grimper", poursuit le chercheur.

 

 

 

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La fréquence du blanchissement des récifs coralliens s'accélère, selon une étude publiée dans "Science", le 4 janvier 2018. (GETTY IMAGES)

 

 

 

Le réchauffement climatique pointé du doigt

 

Le risque de tels blanchissements s'est accru le plus fortement en Australie, au Proche Orient et dans certaines partie d'Asie. La Grande barrière de corail en Australie a connu quatre blanchissements sérieux depuis 1998 dont deux d'affilée en 2016 et 2017 qui ont provoqué des dommages étendus.

 

 

Nombre de blanchissements de coraux sont provoqués par l'apparition périodique du courant équatorial chaud du Pacifique El Nino qui a été particulièrement intense en 2015 et 2016. Mais le réchauffement climatique résultant en grande partie des émissions de gaz à effet de serre produites par les activités humaines amplifient ces phénomènes qui deviennent de plus en plus fréquents, pointent ces scientifiques.

 

 

"Le climat se réchauffe rapidement depuis ces cinquante dernières années ce qui rend le courant El Nino plus dangereux pour les récifs coralliens et maintenant nous voyons des blanchissements se produire quand l'été est particulièrement chaud", relève Mark Eakin, un scientifique de l'Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA), co-auteur de ces travaux.

 


05/01/2018
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Franceinfo - le mercredi 3 janvier 2017

 

 

Etats-Unis : il neige en Floride, du jamais-vu depuis 29 ans

 

 

 

janvier 2018. (STEVE BISSON /AP / SIPA)

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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

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La tempête a déjà conduit à la fermeture de routes dans le nord de la Floride et le sud-est de la Géorgie, où le gouverneur Nathan Deal a déclaré l'état d'urgence dans la zone côtière

 

 

Des images inédites pour les habitants du nord de Floride. Ils n'avaient pas vu de neige depuis près de trois décennies, jusqu'à ce que la vague de froid qui frappe la côte est des Etats-Unis les atteigne à leur tour, mercredi 3 janvier.

 

 

Le Service météorologique nationale américain a mis en garde contre une sévère tempête hivernale qui doit entraîner de fortes chutes de neige mercredi et jeudi, de la Floride au sud, jusqu'à la région de la Nouvelle-Angleterre dans le nord-est du pays.

 

 

 

Un froid exceptionnel en Floride

 

Tallahassee, la capitale de la Floride dans le nord du "Sunshine State", s'est réveillée  avec une fine couche de 0,25 cm de neige, la première quantité mesurable depuis 1989, selon le Weather Channel. Les médias locaux et les habitants de Floride, plus habitués aux ouragans qu'à la neige, se sont empressés de publier des photos sur les réseaux sociaux.

 

 

 

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La tempête a déjà conduit à la fermeture de routes dans le nord de la Floride et le sud-est de la Géorgie, où le gouverneur Nathan Deal a déclaré l'état d'urgence dans la zone côtière.

 

 

Le gouverneur de Floride, Rick Scott, a de son côté exhorté les habitants du nord de l'Etat à "se préparer à des conditions météorologiques extrêmement froides, y compris des accumulations potentielles de neige, de giboulée ou de glace". Selon les prévisions, la température nocturne tombera en dessous de zéro à Tallahassee cette semaine, un froid exceptionnel en Floride.

 


04/01/2018
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Franceinfo - le dimanche 10 décembre 2017

 

 

Tempête Ana : vent, pluie, vagues, neige... Météo France annonce "une conjonc- tion de phénomènes assez rare" pour la journée de lundi

 

Au total, 32 départements français sont placés en vigilance orange par Météo France, pour des risques d'intempérie. Décryptage de la tempête Ana avec un prévisionniste de l'institut météorologique

 

 

La France va connaître un lundi difficile sur le front des intempéries. Pas moins de 32 départements sont placés en vigilance orange par Météo France, dimanche 10 décembre, pour des risques de vents forts, de pluie, d'inondations mais aussi d'avalanches et de fortes vagues. Franceinfo fait le point sur la situation avec Patrick Gallois, prévisionniste à Météo France.

 

 

>> Pluie, inondations, vent, avalanches... L'alerte orange étendue à 32 départements par Météo France

 

 

 

 

Franceinfo : De forts vents sont observés dès ce dimanche, en raison de la tempête Xanthos. Quelle est la situation ?

 

 

Patrick Gallois : Cette tempête circule sur le sud de la mer du Nord et a affecté notamment les Hauts-de-France, avec des rafales qui ont largement dépassé les 100 km/h en bord de mer et parfois même à l'intérieur des terres. Cet après-midi, nous avons relevé 102 km/h à Lille (Nord) et 132 km/h à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), ce qui n'était pas arrivé depuis vingt-quatre ans pour un mois de décembre.

 

 

 

 

Une autre tempête, Ana, est en train de se former...

 

Le flux rapide sur l'Atlantique est comme un torrent qui descend d'une montagne : des tourbillons se creusent. En ce moment, la situation est propice à des creusements dépressionnaires intenses et rapides. Nous avons un flux, le courant-jet – un vent très fort en altitude – qui pilote une nouvelle dépression sur l'Atlantique proche, laquelle va rapidement arriver près des côtes françaises, avec un risque de tempête à la fin de la nuit de dimanche à lundi. Cette tempête, ou ce fort coup de vent, va ensuite rentrer à l'intérieur des terres, notamment vers le Centre, le Massif central et du côté du Lyonnais. Mais ce phénomène peut se produire deux à quatre fois par saison hivernale et n'est donc pas exceptionnel.

 

 

 

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Un cycliste affronte le brouillard sur le Pont de pierre de Bordeaux (Gironde), le 6 décembre 2017. (NICOLAS TUCAT / AFP)

 

 

 

Quelles seront les conséquences en France ?

 

A la fin de la nuit, cela va souffler fort du côté des côtes charentaises et girondines, avec des rafales pouvant atteindre 130 km/h. Les vents forts vont ensuite toucher le Centre, le sud de la région Centre et les départements du côté de l'Auvergne et de Rhône-Alpes.

 

 

 

Nous n'avons pas souvenir d'avoir eu autant de phénomènes à traiter sur une seule journée.

Patrick Gallois

à franceinfo

 

 

 

Météo France place également de nombreux départements en vigilance vagues-submersion...

 

 

Le vent et les vagues sont des phénomènes liés. Cela concernera le littoral sud Atlantique, notamment la Gironde et les Landes. Au moment du passage de la dépression, il va y avoir une surcote, c'est-à-dire une élévation globale du niveau de la mer qui pourra atteindre un mètre, demain matin. Cela s'ajoute aux vagues, qui peuvent atteindre des hauteurs de six à huit mètres sur les côtes sud de l'Atlantique.

La vigilance vagues-submersion concerne également une bonne partie des côtes méditerranéennes. Là aussi, on peut avoir des risques de submersion côtière par endroit. Cela concerne tous les départements entre l'Hérault et les Alpes-Maritimes ainsi que la Corse-du-Sud.

 

 

 

D'autres phénomènes entrent en jeu ?

 

 

Oui, nous avons également de fortes pluies dans la partie Sud-Est : Alpes-de-Hautes-Provences, Alpes-Maritimes et Var, mais aussi les Hautes-Alpes. Ces précipitations sont liées au flux de Sud qui s'humidifie en Méditerranée et vient se déverser sous forme de fortes précipitations sur la partie Provence-Côte d'Azur. Il va également beaucoup neiger en haute altitude. La neige et le vent vont générer des risques d'avalanches importants sur tous les départements alpins.

 

 

Enfin, au nord de la dépression, de l'air froid sera rabattu en flux de nord-est. Le Nord et le Pas-de-Calais vont connaître demain des chutes de neige, de cinq à dix centimètres au sol. La conjonction de ces différentes vigilances – pluie, neige, avalanches, vent et vagues-submersion – est quand même assez rare.

 


11/12/2017
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Franceinfo - le vendredi 17 novembre 2017

 

 

Comment l'humanité a sauvé la couche d'ozone (et pourquoi on devrait s'en inspirer pour le climat)

 

Alors que s'achève la COP23 à Bonn, les scientifiques s'alarment du manque d'initiatives pour lutter contre les gaz à effet de serre, responsables du réchauffement climatique. Pourtant, il y a trente ans, c'est lors d'une conférence comme celle-ci que politiques et scientifiques ont sauvé la couche d'ozone d'une disparition attendue

 

 

"Tirer la sonnette d'alarme", "marteler", "prévenir"... En 2017, c'est aussi cela, le job de scientifique. Surtout quand il étudie le réchauffement climatique. Lundi 13 novembre, plus de 15 000 chercheurs, issus de 182 pays, ont ainsi signé une tribune demandant d'agir en urgence pour enrayer le phénomène. Ils y dressent un rapide bilan de ce qui a été fait pour sauver la planète depuis la publication d'un "premier avertissement", il y a vingt-cinq ans. 

 

 

 

Depuis 1992, à l'exception de la stabilisation de la couche d'ozone stratosphérique, l'humanité n'a pas réussi à faire des progrès suffisants dans la résolution générale de ces défis environnementaux prévus et (...) la plupart d'entre eux deviennent bien pires.

Tribune de 15 000 scientifiques pour le climat

 

 

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Démoralisante, cette phrase convoque un lointain souvenir : celui d'un monde terrifié à l'idée de finir carbonisé par les rayons ultraviolets du soleil, en raison du trou de la taille d'un continent dans notre couche d'ozone. Et qui a réagi. Selon la Nasa, ce dernier est bien parti pour se résorber totalement d'ici 2030-2050 (lien en anglais). L'occasion de revenir sur la façon dont scientifiques, politiques et industriels ont sauvé le monde une première fois. Qui sait, peut-être en sont-ils toujours capables ?

 

 

 

 

"L'industrie chimique a rapidement été alertée"

 

Quand la présidente de la Commission internationale sur l’ozone, Sophie Godin-Beekmann, démarre sa carrière de scientifique, à la toute fin des années 80, l'humanité vient de prendre conscience de l'ampleur des dégâts causés sur la couche d'ozone par les gaz CFC (ou chlorofluorocarbures). Elle se souvient d'une terrifiante conférence lors de laquelle un chercheur avait présenté l'ampleur de la diminution d'ozone à l'échelle planétaire. "Il s'agissait d'un signal tellement fort que nous étions tous très, très inquiets", se rappelle-t-elle.

 

 

 

L'homme qui tire la sonnette d'alarme s'appelle Paul Crutzen. Le Néerlandais fait partie de ces quelques chercheurs qui, au début des années 70, ont évoqué publiquement la détérioration de la couche d'ozone sous l'effet des CFC. Et ce, à une époque où les gouvernements envisageaient de développer des flottes d'avions supersoniques – tel le Concorde – dévastateurs pour la couche d'ozone... 

 

 

 

Une fabrique d'aérosols, à Saint-Pétersbourg (actuelle Russie), en 1976. 
Une fabrique d'aérosols, à Saint-Pétersbourg (actuelle Russie), en 1976.  (V. NIKITIN / RIA NOVOSTI / AFP)

 

 

 

"Jusqu'au milieu des années 70, on considère que les CFC sont des composés très sûrs au niveau du process industriel", relève la spécialiste, directrice de recherche au CNRS. Leur utilisation est très developpée. On en trouve à la fois dans les aérosols et les réfrigérateurs. Les accusations des chercheurs, qui se basent sur des "modèles rudimentaires" et non des preuves tangibles, embarrassent donc l'industrie chimique. Cette dernière se défend en arguant que le secteur pèse quelques centaines de milliers d'emplois et plusieurs milliards de dollars, rappellent les auteurs de Protecting the Ozone Layer : The United Nations History. 

 

 

 

Dès 1975, la mauvaise réputation de ce composé provoque toutefois la chute des ventes d'aérosols aux Etats-Unis. L'entreprise SC Johnson fait même le pari de se débarrasser des CFC. Au Canada comme en Scandinavie, on discute de la pertinence de ce composant. "L'industrie chimique a rapidement été alertée des soupçons qui pesaient sur le CFC et a alors commencé à travailler sur des substituts", poursuit la spécialiste.

 

 

 

L'industrie a choisi d'accompagner les scientifiques. Elle a notamment payé des instruments de mesures et a suivi l'avancée des travaux dans ce domaine. Moi-même, j'ai utilisé un laser financé par le CMA, l'association de l'industrie chimique.

Sophie Godin-Beekmann

à franceinfo

 

 

Pour les industriels, il s'agit alors de garder la main sur le secteur en développant de nouveaux produits et "leurs propres modèles scientifiques""Ils voulaient anticiper et comprendre ce qu'il se passait", souligne encore la chercheuse. 

 

 

 

"Le monde a compris qu'on mettait l'espèce humaine en danger"

 

Le débat bascule à partir de 1985, avec la publication d'un article du scientifique Joseph Farman, puis deux ans plus tard, avec les premières campagnes de mesures réalisées dans l'Antarctique. La science rapporte enfin la preuve de l'implication des CFC dans la diminution de la couche d'ozone. Elle tranche les théories discutées entre experts en établissant un lien entre quantité de chlore dans l'atmosphère et diminution de l'ozone. En août et en septembre 1987, un avion effectue deux vols à 17 km au-dessus de l'Antarctique et révèle avec précision l'ampleur du trou dans la couche d'ozone.

 

 

Ces images, fournies par la Nasa, montrent le trou de la couche d'ozone en 1979, 1989, 2006 et 2010. 
Ces images, fournies par la Nasa, montrent le trou de la couche d'ozone en 1979, 1989, 2006 et 2010.  (AP / SIPA)

 

 

 

Quand bien même certains, comme le très populaire vulcanologue Haroun Tazieff, martèlent à tort que les données scientifiques ne permettent pas d'incriminer l'homme, ces nouvelles images entraînent la sensibilisation express du grand public. "Elles ont frappé les esprits", note la scientifique.

 

 

 

La couche d'ozone, c'est quand même le seul filtre qui nous protège des rayonnements ultraviolets. Tout le monde a compris que si on l'endommageait, on mettait directement en danger l'espèce humaine.

Sophie Godin-Beekmann

à franceinfo

 

Un protocole ratifié par tout le monde

 

La même année, en mars, une première conférence intergouvernementale se penche sur le problème et se solde par la ratification d'un traité, toujours en œuvre aujourd'hui : le protocole de Montréal. "Au départ, il ne permet pas d'éliminer les CFC", précise la directrice de recherche. En effet, le texte instaure "une baisse de la production des CFC de 30% et le principe d'une révision de ces objectifs tous les quatre ans, afin de faire évoluer les règles en fonctions de nos connaissances." Surtout, il met en mouvement "un cercle vertueux".

 

 

Les différentes disciplines des sciences du climat ont commencé à travailler ensemble – les modélisateurs, les observateurs, les gens qui étudient les constantes de réactions chimiques – dans des programmes scientifiques internationaux.

Sophie Godin-Beekmann

à franceinfo

 

"Ils ont produit des rapports détaillés qui ont permis aux politiques de disposer des informations nécessaires pour décider de revoir encore à la baisse la production des CFC". Le composant finit par être banni en 1996 dans les pays développés et en 2010 dans les pays en voie de développement.

 

 

 

C'est l'autre point positif du protocole, souligne la chercheuse. "Les pays développés, à l'origine de cette pollution, ont subi des règles plus contraignantes. Et les pays en voie de développement, dont la Chine faisait partie, ont bénéficié de transferts de technologies, notamment sur les produits de substitution", explique-t-elle. "Cela a accéleré la ratification du protocole par la plupart des pays. Il est l'un des rares protocoles environnementaux ratifiés de manière universelle." 

 

 

 

Un problème "plus simple" que le réchauffement

 

Comment expliquer que la planète ait pris à bras-le-corps le problème du trou de la couche d'ozone alors qu'il apparaît aujourd'hui si compliqué d'agir contre le dérèglement climatique ? D'abord, parce que "les composants incriminés avaient été identifiés". "Les industriels avaient déjà dans leurs cartons des substituts possibles quand il a fallu faire baisser les émissions. Pour eux, abandonner les CFC ne nécessitait pas de changer tout le process industriel : il s'agissait de le remplacer par des gaz qui sont assez proches. Cela paraissait faisable", relève Sophie Godin-Beekmann. 

 

 

Repenser notre façon de produire l'énergie à l'échelle planétaire semble plus complexe. Plus abstrait aussi pour le grand public, qui ne doit pas seulement jeter son frigo ou arrêter de vaporiser de la laque.  

 

 

Un vieux frigo dans la rue porte une inscription indiquant que le CFC a été retiré, le 23 juillet 2010, à New York (Etats-Unis). 
Un vieux frigo dans la rue porte une inscription indiquant que le CFC a été retiré, le 23 juillet 2010, à New York (Etats-Unis).  (RICHARD B. LEVINE / NEWSCOM / SIPA)

 

 

Par ailleurs, sur le plan de l'action politique, "compte tenu de la situation de l'époque, marquée par la domination écrasante des Etats-Unis, il y avait beaucoup moins d'acteurs dans le jeu qu'aujourd'hui". Et la chercheuse de résumer :

 

 

Moins d'acteurs politiques, moins d'acteurs économiques, une seule sorte d'industrie concernée avec une certaine gamme de produits, un coupable identifié, des images fortes... En fait, le problème était beaucoup plus simple que ce que nous connaissons avec le réchaufffement climatique.

Sophie Godin-Beekmann

à franceinfo

 

 

Et le monde de 2017 n'est plus celui de 1987. "Le fait qu'un président comme Donald Trump soit capable de dire que son pays ne fera rien et que ce que dit la communauté scientifique est faux, c'est quelque chose qui n'aurait pas été imaginable dans les années 80", estime Sophie-Godin Beekmann. Aujourd'hui, la parole du scientifique sur le réchauffement climatique est difficilement audible. "Les gens peinent à discerner le vrai du faux. (...) Par ailleurs, nous vivons dans un monde où les lobbys sont très importants. Aujourd'hui, on a l'impression que les Etats ont beaucoup moins de pouvoir par rapport à des industriels puissants", relève Sophie Godin-Beekmann.

 

 

Une bombe aérosol contenant du CFC (image d'illustration). 
Une bombe aérosol contenant du CFC (image d'illustration).  (VIDAL / ISOPRESS / SIPA)

 

 

Signataire de la tribune publiée lundi, la scientifique pense pourtant que tout espoir n'est pas perdu. La lutte contre le réchauffement climatique "bénéficie à tous et il faut insister sur ce discours positif afin que les citoyens réalisent qu'il faut agir", estime-t-elle, en soulignant que la pression citoyenne peut faire avancer le politique et transformer l'accord de Paris signé en 2015 en un texte aussi décisif que le protocole de Montréal. Pour le moment, on est encore loin du compte. 

 


23/11/2017
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