L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

HISTOIRE 4 - REVOLUTION - Ve REPUBLIQUE

Continuons à remonter le temps pour arriver encore à une période très tourmentée....


Histoire 4

Crises et succès de la République

 

 
 
 
L'exécution de Louis XVI le 21 janvier 1793.
 
 
 

À l'automne les armées de la Révolution occupent les Pays-Bas autrichiens, la rive gauche du Rhin, la Savoie et Mulhouse. Danton fait sienne la théorie des frontières naturelles et encourage les guerres de conquête bien loin de l'idéal révolutionnaire de libération des peuples opprimés.

 

 

 

 

 À Paris, la nouvelle assemblée élue au suffrage universel pour voter une nouvelle constitution, la Convention, est occupée par le procès du roi à partir de décembre 1792. Son exécution le 21 janvier 1793 soulève l'indignation de l'Europe monarchiste et entraîne la formation de la première coalition en février. La jeune république est vite assaillie de toutes parts par les coalisés qui franchissent les frontières aux printemps 1793.

 

 

 

 

À partir de mars 1793, l'ouest de la France est la proie d'une insurrection catholique et royaliste, appelée guerre de Vendée. Les Girondins, l'aile droite de la Convention, qui dirigent le pays depuis la proclamation de la République, veulent respecter les institutions en place et veulent réduire Paris où l'agitation et la pressions des sans-culottes sont permanentes, à 1/83e de la France.

 

 

 

 

Ils tiennent à maintenir des institutions décentralisées face à l'aile gauche de la Convention qui réclame des mesures d'exception face aux difficultés.

 

 

 

 

Robespierre, l'âme de la Terreur
 
 

 

Sous la pression des sans-culottes les Girondins sont chassés de la Convention par les journées révolutionnaires des 31 mai et 2 juin 1793.

 

 

 

 

Les Montagnards qui forment la partie la plus radicale de l'assemblée arrivent au pouvoir. Ils n'hésitent pas à satisfaire certaines revendications du peuple parisien pour garder le pouvoir et surtout, sauver la République menacée de chaos face au menées contre-révolutionnaires des royalistes en Vendée et ailleurs, de la révolte des Girondins contre la « dictature parisienne » appelée révolte fédéraliste et l'avancée des coalisés sur le territoire français.

 

 

 

Les Montagnards instaurent un gouvernement révolutionnaire, c'est-à-dire un gouvernement extrêmement centralisé dans lequel les décisions sont prises par un organe issu de la Convention, Le Comité de salut public dominé par la forte personnalité de Robespierre.

 

 

 

 

Ces mesures extraordinaires doivent sauver la révolution par la Terreur (envers les ennemis de la République) et la vertu (des patriotes). Le 23 août 1793, la levée en masse est décrétée. C'est le premier exemple dans l'histoire de France d'une conscription obligatoire de tous les jeunes hommes célibataires.

 

 

 

 

C'est aussi la première fois que l'économie nationale est presque entièrement tournée vers l'effort de guerre. Lors des journées des 4 et 5 septembre, les sans-culottes demandent que la Terreur soit mise « à l'ordre du jour ».

 

 

 

 

Cette demande est transmise à la Convention le 5 septembre, mais sans que les députés ne l'instaurent officiellement. Le 10 octobre 1793, le gouvernement est déclaré révolutionnaire jusqu'à la paix avant d'être régi officiellement par le décret du 14 frimaire (4 décembre).

 

 

 

 

Sous la pression du peuple qui souffre de la faim, relayée par les sans-culottes, les députés adoptent des mesures économiques d'urgence : à la loi du 27 juillet 1793 contre l'accaparement qui punit de mort la spéculation, ils ajoutent le 11 septembre le maximum national des grains et des farines et le 29 septembre 1793 une nouvelle loi du maximum général sur les denrées et les salaires[30].

 

 

 

 

L'ensemble de ces mesures d'exception permet de vaincre les révoltes et de dégager les frontières dès l'automne 1793. Les armées françaises, commandées pour la plupart par des généraux issus du rang, passent de nouveau à l'offensive.

 

 

 

 

Les régions conquises deviennent des départements, celui du Mont-Blanc, des Alpes-Maritimes et du Mont-Terrible (Mulhouse-Bâle).En 1794, la Belgique est reconquise ainsi que la rive gauche du Rhin. Robespierre qui veut renforcer la Terreur, alors que la situation ne le justifie plus est renversé le 9 thermidor an II (27 juillet 1794) et exécuté le lendemain.

 

 

 

 

Les Conventionnels mettent fin à ce régime d'exception qu'a été la Terreur.

 

 

 

Ils rédigent une nouvelle constitution, celle du Directoire, qui partage le pouvoir exécutif entre 5 directeurs et le pouvoir législatif entre deux assemblées.

 

 

 

 

Le suffrage censitaire est rétabli. Mais la constitution ne permet pas de résoudre les conflits entre les différents pouvoirs.

 

 

 

 

Le Directoire fut une période où les multiples élections et les coups d'État se succèdent. L'insécurité est très grande ainsi que la misère populaire. Par contre, sur le plan extérieur, les conquêtes et les annexions sont nombreuses.

 

 

 

 

La Belgique et une partie de la Hollande sont transformées en 9 départements français le 1er octobre 1796[31].. En 1798, c'est au tour de la rive gauche du Rhin et de Genève d'être organisés en 5 départements.

 

 

 

 

Les frontières naturelles sont largement atteintes. Si on ajoute que les Provinces-Unies, la Suisse et l'Italie sont transformées en républiques sœurs avec des institutions calquées sur celles du Directoire et une politique étrangère inféodée à celle de la France, les frontières naturelles sont même dépassées.

 

 

 

 

Si les républiques sœurs bénéficient des acquis révolutionnaires comme la suppression de la féodalité et l'égalité en droit, elles doivent fournir des réquisitions et des œuvres d'art, ce qui rend vite la présence française impopulaire.

 

 

 

 

La lassitude des Français induite par les désordres intérieurs permet au général Napoléon Bonaparte d'être favorablement accueilli, quand par le coup d'État du 18 brumaire (9 novembre 1799), il met fin au Directoire.

 

 

 

 

Celui-ci est en effet très populaire depuis ses éclatantes victoires lors de la campagne d'Italie (1796-1798). Il bénéficie de plus de puissants appuis politiques. Son frère Lucien Bonaparte est président du conseil des cinq-cents, une des deux assemblées du Directoire.


 

 

 

Sieyès fait appel à lui pour renverser le régime et pouvoir ainsi en établir un autre plus stable. Mais dès qu'il est au pouvoir Napoléon Bonaparte le confisque à son profit et établit un régime personnel le Consulat.

 

 


31/08/2009
1 Poster un commentaire

Histoire 4

 

Le Consulat (1799) et le Premier Empire (1804)

 

 

 

 

 
 
 

Bonaparte fait rapidement rédiger une constitution, la Constitution de l'An VIII. Napoléon y est désigné comme premier consul donc de fait à la tête de l'exécutif.

 

 

 

Il a le pouvoir de nommer aux principales fonctions publiques et il a le pouvoir d'initiative des lois et du budget. Il y a trois consuls en tout mais les deux autres, Cambacérès et Lebrun, n'ont qu'un pouvoir consultatif.

 

 

 

Bien que Bonaparte possède une grande partie du pouvoir législatif, il prend soin de créer quatre assemblées mais aucune n'est élue par les citoyens. Leurs membres sont choisis par le premier consul ou par le Sénat, une des quatre chambres.

 

 

 

Parmi elles on peut signaler le Conseil d'État qui doit préparer, rédiger les projets de loi et interpréter les lois. Il est à l'origine du conseil d'État actuel.

 

 

 

Le suffrage universel est rétabli mais il n'y a plus d'élections. Les Français sont justes consultés pour des plébiscites. Le pouvoir personnel de Napoléon Bonaparte est renforcé par la constitution du 16 thermidor an X (4 août 1802). Il est consul à vie et peut nommer son successeur de son vivant.

 

 

 

Les pouvoirs des assemblées, déjà bien minces sont réduits au profit des senatus-consulte acte émanant du Sénat. Les élections sont rétablies mais elles se déroulent à plusieurs degrés et seuls les 600 citoyens les plus imposés peuvent faire partie du collège départemental[32].

 

 

 

De plus, les citoyens ne choisissent pas des représentants, ils proposent des candidats dans ce qui est appelé des « listes de confiance ». De plus les libertés publiques sont supprimées, liberté de presse, de réunion, censure dans l'édition et le théâtre.

 

 

 

Napoléon renforce la centralisation administrative. À partir de 1800, il nomme à la tête de chaque département, un préfet et un sous-préfet par arrondissement.

 

 

 

Il prend soin aussi de nommer ou faire nommer les maires. Les préfets sont chargés de mettre fin aux divisions nées de la Révolution et de briser tout ce qui reste de particularismes locaux. Les institutions financières et judiciaires sont organisées de la même manière, les juges étant nommés par le premier Consul.

 

 

 

Napoléon Bonaparte rétablit progressivement la stabilité financière. Il crée la Banque de France en 1800, la seule institution à pouvoir émettre de la monnaie.

 

 

 

En 1803, le décret de Germinal, crée le franc, dit franc germinal. La pièce d'un franc est d'un poids invariable de 5 g d'argent. Elle gardera la même valeur jusqu'en 1914.

 

 

 

La promulgation de code civil de 1804 permet l'achèvement de l'unité du pays. Ce code, en projet depuis 1789, traite de la famille, de la propriété et des contrats. Il mélange les règles de droit écrit et les coutumes des différentes régions dans un texte applicable à tous les Français.

 

 

 

La loi du 16 septembre 1807, sous l'Empire donc, crée la Cour des comptes, un corps unique centralisé de contrôle des comptes publics. Le premier consul met aussi fin au brigandage et à l'insécurité dont souffraient beaucoup de départements. En 1804, les Français acceptent par plébiscite que Napoléon Bonaparte devienne empereur héréditaire sous le nom de Napoléon Ier.

 

 

 

On sait aujourd'hui qu'il a choisi le titre d'empereur pour ne pas se mettre à dos une partie de la population anti-monarchiste et par référence à l'Antiquité. Ce n'est qu'après la flamboyante victoire d'Austerlitz le 4 décembre 1805, qu'il envisage de créer un Empire continental.

 

 

 

La bataille de la Bérézina en 1812
 
 

 

Sous la domination de Napoléon Bonaparte, la France est presque sans arrêt en guerre. En 1810, à l'apogée de l'Empire, elle compte 130 départements qui englobent la Hollande, une partie de l'Allemagne jusqu'au Danemark et une partie de l'Italie.

 

 

 

Les annexions sont en grande partie dues à la nécessité pour Napoléon de faire respecter le blocus continental qui vise à asphyxier le Royaume-Uni économiquement.

 

 

 

 

 

De plus, un grand nombre d'États sont inféodés à la France, la Confédération du Rhin, la Confédération helvétique, les royaumes d'Italie, de Naples et d'Espagne.

 

 

 

En tout près de la moitié de l'Europe est sous influence française. Mais cette domination est de plus en plus contestée. En effet, la France favorise son économie aux dépens des États vassaux. En 1812, pour contraindre la Russie à respecter le blocus continental qu'elle a rompu, Napoléon Ier l'envahit.

 

 

 

Mais il s'avance de manière trop imprudente jusqu'à Moscou et doit effectuer une retraite en subissant les rigueurs de l'hiver et les assauts des troupes et des partisans russes.

 

 

 

Il perd 90 % de ses effectifs. Le désastre de la campagne de Russie en 1812-1813 précipite la fin du grand Empire. Une nouvelle coalition se noue contre la France.

 

 

 

En octobre 1813, à la suite de la défaite de Leipzig, les Français doivent évacuer l'Allemagne. La Hollande et l'Espagne sont perdues.

 

 

 

En 1814, la France est envahie. Napoléon abdique en avril et devient roi de l'île d'Elbe. Le frère du roi, le comte de Provence devient roi sous le nom de Louis XVIII. La France garde ses frontières de 1792, c'est-à-dire la Savoie et le comté de Nice et peut conserver toutes les œuvres confisquées à l'étranger.

 

 

 

Mais en 1815, Napoléon Ier s'enfuit de l'île d'Elbe et revient au pouvoir à partir du 20 mars jusqu'au 18 juin 1815, date à laquelle il est définitivement vaincu à Waterloo et envoyé en exil dans l'Atlantique Sud, sur l'île de Sainte-Hélène.

 

 

 

La France paie durement les cent jours. Elle doit rendre une grande partie des œuvres pillées et perd les acquisitions de 1792 plus la Sarre. Elle doit en outre payer l'entretien d'une force d'occupation de 150 000 soldats.

 

 


31/08/2009
0 Poster un commentaire

Histoire 4

 

 

Le XIXe siècle (1815-1914)

 

 

La Restauration (1814-1830) et la Monarchie de juillet (1830-1848)

 

 

 

 
 
 
 
Louis-Philippe Ier

 

 

 

La restauration est la période allant de la chute du Premier Empire le 6 avril 1814 à la Révolution de 1830.

 

 

 

Les Bourbons reviennent au pouvoir lors d'une période appelée Première Restauration qui débute le 6 avril 1814. Le 24 avril 1814, Louis XVIII débarque à Calais.

 

 

 

Le 4 juin 1814, il accorde une charte par laquelle il consent volontairement à limiter son pouvoir. Il affirme par là même la souveraineté de droit divin du monarque. De ce fait, la charte de 1814 accorde un pouvoir important au roi, personnalité « inviolable et sacrée »[32].

 

 

 

L'initiative des lois lui est réservée, mais celles-ci sont votées par le Parlement composé de deux chambres : la Chambre des pairs dont les membres sont nommés à vie par le roi et dont le nombre est illimité ; la Chambre des députés lesquels sont élus pour 5 ans au suffrage censitaire. Les députés parviennent à obliger les ministres à venir justifier leur politique devant eux, et à répondre à leurs questions.

 

 

 

La Restauration, qui semble bien partie malgré quelques obstacles, est abrégée par le retour de Napoléon en mars 1815, qui oblige Louis XVIII à fuir à Gand. Napoléon reprend le pouvoir pour une période de cent jours qui va durer jusqu'à la défaite de Waterloo du 18 juin 1815, laquelle réinstalle Louis XVIII sur le trône.

 

 

 

Louis XVIII se voulant un roi conciliant, sa politique n'est pas du goût des « Ultras » qui exigent un châtiment contre ceux qui ont soutenu Napoléon pendant les Cent-Jours. Dans ce climat de vengeance, les élections d'août 1815 leur donnent la majorité, et paradoxalement, ce sont eux qui mettent en pratique la responsabilité politique des ministres devant la chambre, ce que la charte de 1814 ne prévoyait pas.

 

 

 

À la mort sans héritier de Louis XVIII en septembre 1824, son frère Charles X lui succède. Contrairement à son frère, ce dernier n'a pas compris que certains changements étaient irréversibles. Il se fait sacrer à Reims en 1825 dans la pure tradition capétienne, et tente de rétablir l'Ancien Régime en favorisant la noblesse et le catholicisme.

 

 

 

Il fait voter une loi sur l'indemnisation des nobles qui avaient émigré pendant la Révolution et dont les propriétés avaient été vendues comme biens nationaux. Une autre loi, dite loi sur le sacrilège, punit de mort le vol des ciboires contenant des hosties consacrées ou la profanation de ces dernières. Il s'appuie sur les ultras, c'est-à-dire les députés partisans d'un retour à l'Ancien Régime.

 

 

 

Mais sa politique réactionnaire se heurte à l'opposition déterminée de la bourgeoisie libérale. En 1830, le ministre Polignac publie quatre ordonnances réactionnaires. Elles prévoient le rétablissement de la censure pour la presse, la dissolution de la chambre, la modification du cens électoral pour réserver le droit de vote aux grands propriétaires fonciers, et la fixation de la date des nouvelles élections. La publication de ces ordonnances le 27 juillet 1830 provoque une révolution dite des Trois Glorieuses en juillet 1830.

 

 

 

Dans un Paris couvert de barricades, on crie vive la République ou vive l'Empereur. Mais dans les coulisses du pouvoir, des bourgeois modérés comme Adolphe Thiers ou Casimir Périer parviennent à imposer le duc d'Orléans comme nouveau souverain. La branche aînée de la famille royale, celle des Bourbons, est donc remplacée par la branche cadette, celle des Orléans.

 

 

 

La bourgeoisie libérale a su utiliser la révolution populaire pour mettre sur le trône un roi conforme à ses intérêts. La révolution de juillet ne constitue donc pas une rupture avec le régime précédent. Le principal changement est le fait que la souveraineté nationale remplace la souveraineté de droit divin.

 

 

 

Ce changement se manifeste dans le titre donné au roi : Louis-Philippe devient roi des Français, c'est-à-dire qu'il détient son pouvoir de la volonté du peuple, alors que ses prédécesseurs portaient le titre de roi de France. La Chambre des pairs perd son influence. Le drapeau tricolore remplace définitivement le drapeau blanc.

 

 

 

Sous le règne de Louis-Philippe, la France commence à s'industrialiser. Les grandes dynasties bourgeoises, liées aux banques ou aux grandes entreprises, se constituent et affirment leur volonté de dominer la vie politique.

 

 

 

Le suffrage censitaire étant très restreint, elles sont les seules, avec l'aristocratie traditionnelle, à pouvoir voter et à avoir des élus à la Chambre des députés. Cela se traduit par l'apparition de deux partis politiques, les conservateurs, les représentants de la vieille noblesse, et les libéraux, les représentants du monde des affaires.

 

 

 

Mais ces deux groupes s'entendent sur la conservation du régime tel qu'il est, puisqu'il sert leurs intérêts. Le roi se présente comme un bon père de famille bourgeois, mais en réalité, c'est un homme autoritaire et un habile manœuvrier.

 

 

 

La faiblesse du corps électoral, l'autorité du roi, et la révélation d'une grande corruption au sein du gouvernement finissent par discréditer totalement le régime. De plus, à la suite de mauvaises récoltes, le pays connaît une crise économique profonde à partir de 1846. L'opposition républicaine en profite pour s'agiter à nouveau.

 

 

 

La monarchie de juillet correspond aux débuts de l'industrialisation de la France. Le développement des chemins de fer est spectaculaire. Le premier ministre Guizot lance le credo d'une nouvelle société : « enrichissez-vous ! » La loi Guizot de 1833 oblige chaque commune à entretenir une école élémentaire.

 

 

 

Cependant la révolution industrielle crée une nouvelle classe sociale, celle des ouvriers en proie à la misère. Les théories socialistes de Louis Blanc et de Proudhon cherchent à remédier aux injustices sociales dont le prolétariat est la victime.

 

 

 

La monarchie de juillet est aussi marquée par un nouvel essor de la colonisation française. L'incident diplomatique du coup d'éventail donné par le dey d'Alger au consul français en 1827 sert de raison à la conquête française de l'Algérie en juillet 1830[réf. nécessaire].

 

 

 

La colonisation s'étend progressivement à toute l'Algérie. En 1842 les généraux Binger, Crozat et Marchand se lancent à la conquête de la Côte d'Ivoire, mais doivent faire face à la résistance de Samory.

 

 

 


31/08/2009
0 Poster un commentaire

Histoire 4

Second Empire (1852-1870)


Article détaillé :
Second Empire.
 
  

Napoléon III - empereur

 

 

 

Le coup d'État du 2 décembre 1851 entraîne peu de réactions. Seules quelques personnalités s'opposent ouvertement au nouveau régime.

 

 

 

C'est le cas de Victor Hugo qui part en exil à Guernesey d'où il ne cesse de fustiger Louis-Napoléon Bonaparte qu'il appelle Napoléon le petit.

 

 

 

 

Le plébiscite du 20 décembre 1851 donne au nouvel homme fort les pleins pouvoirs pour rédiger une nouvelle constitution. Après un nouveau plébiscite, il est proclamé empereur sous le nom de Napoléon III.

 

 

 

 

Napoléon met en place un régime autoritaire. La liberté de la presse est limitée, les opposants sont pourchassés. La pratique des candidatures officielles réduit l'opposition au silence. Seuls quelques républicains parviennent à se faire élire. Mais comme le pays bénéficie d'une bonne conjoncture économique, il y a peu de protestations.

 

 

 

 

A partir de 1860, l'Empire se libéralise. Napoléon III a perdu une grande partie du soutien des catholiques car il aide le roi de Piémont-Sardaigne, Victor-Emmanuel II à réaliser l'unité italienne, ce qui va à l'encontre des intérêts de la papauté.

 

 

 

 

De plus, la signature d'un traité de libre échange avec le Royaume Uni, alors première puissance industrielle mondiale, mécontente les industriels qui craignent la concurrence de produits anglais.

 

 

 

 

L'empereur cherche donc de nouveaux soutiens en allant vers les libéraux et les classes populaires. Le droit de grève est accordé en 1864.

 

 

 

 

Les ouvriers ont le droit de constituer des caisses d'entraide. Le corps législatif obtient peu à peu des droits. Il peut critiquer le gouvernement, voter le budget. Il a même l'initiative des lois à partir de 1869.

 

 

 

 

Le second empire a peu à peu évolué vers un régime parlementaire, les ministres étant responsables devant le Parlement. Cette libéralisation du régime est approuvée massivement par un plébiscite en mai 1870 qui donne à l'empereur 7 336 000 « oui » contre 1 560 000 « non ». L'empire semble consolidé sur des bases plus démocratiques. Il est cependant balayé par la guerre franco-prussienne en quelques semaines.

 

 

 

 

Le décollage industriel de la France se fait sous le Second Empire. Le crédit se libéralise, la création de SARL et de SA est facilitée. L'État montre lui-même l'exemple. Des grands travaux de modernisation sont entrepris dans Paris sous la houlette du baron Haussmann. La Sologne et les Landes sont bonifiées (création de la forêt des Landes)[réf. nécessaire].

 

 

 

 

Sur le plan international, la France opère un retour spectaculaire. Napoléon III est très influencé par l'épopée napoléonienne. Il veut donner à la France un rôle prépondérant en Europe et dans le monde.

 

 

 

 

En 1854 commence sous l'impulsion de Faidherbe la conquête du Sénégal. Celui-ci forme les fameux tirailleurs sénégalais.

 

 

 

 


La France commence à s'intéresser à l'Indochine, pèse ainsi de tout son poids dans la
guerre de Crimée aux côtés des Britanniques. Les troupes françaises interviennent même au Mexique pour soutenir l'archiduc d'Autriche Maximilien qui tente d'y instaurer un grand empire latin et catholique. L'aventure mexicaine est un échec. Maximilien est fusillé par les révolutionnaires mexicains.

 

 

 

 

Napoléon III soutient les processus d'unité italienne et allemande. En échange de ses bons offices, la France reçoit du Royaume de Sardaigne le Duché de Savoie et le Comté de Nice annexés à la France en 1861 après la signature du Traité de Turin.

 

 

 

 

En échange de sa neutralité bienveillante lors de la guerre austro-prussienne de 1866, l'empereur réclame des compensations territoriales que Bismarck, le chancelier prussien, refuse de lui accorder.

 

 

 

 

Au contraire, il multiplie les provocations envers la France pour la pousser à déclarer la guerre à la Prusse. À la suite de la publication de la dépêche d'Ems, la France déclare la guerre à la Prusse le 19 juillet 1870. L'empire ne peut opposer que 265 000 hommes aux 500 000 prussiens et alliés allemands.

 

 

 

 

La guerre tourne rapidement au désastre. Le 6 août, l'Alsace est prise. Napoléon capitule à Sedan. Le 2 septembre 1870. À cette annonce, les Parisiens proclament la république le 4 septembre 1870. Encore une fois le régime impérial ne survit pas à la défaite.

 

 


22/02/2010
0 Poster un commentaire

Histoire 4

 

 

 

La Troisième République de 1870 à 1940

 
 
 
Article détaillé : Troisième République.

 

 

 

 

-Adolphe Thiers président du gouvernement provisoire -1870: la Commune -République de l'ordre moral (Mac-Mahon) -République aux républicains -Politique coloniale de la 3ème République - de la 1ere guerre à la seconde : république menacée (ligue, front populaire, Régime de Vichy)

 

D'une guerre à l'autre

 

 

 

Au début du XXe siècle, l'affrontement entre la France et l'Allemagne à propos du Maroc (coup de Tanger, crise d'Agadir), conduit à une multiplication des incidents diplomatiques.

 

 

 

L'antagonisme franco-allemand puise sa force dans l'idée de revanche et le retour à la mère patrie des provinces perdues de l'Est.

 

 

 

Il se nourrit aussi de la crainte qu'éprouvent les Français devant la poussée démographique de l'Allemagne. Paris ne voit pas sans frémir grandir l'ombre de l'ennemi héréditaire.

 

 

 

La France pouvait encore aligner 74 divisions face aux 94 divisions allemandes : qu'en serait-il dix ou vingt ans plus tard ?

 

 

 

La Première Guerre mondiale

 
 
French bayonet charge.jpg
 

 

 

Lorsque la mobilisation est décrétée le 1er août 1914, elle trouve une opinion marquée par la stupeur et la consternation, notamment dans le monde rural en pleine moisson.

 

 

 

L'idée d'une revanche contre l'Allemagne pour reprendre les provinces perdues s'est éloignée peu à peu des jeunes générations. Mais les mobilisés font preuve d'une véritable résolution devant cette guerre à entreprendre, la France fait figure d'agressée par l'Allemagne, de plus beaucoup pensent qu'elle sera courte.

    

 

La Première Guerre mondiale

 

 

Les Français sont décidés à se battre comme en témoigne le nombre dérisoire de déserteurs, 1,5 % des mobilisés, et convaincus dans leur immense majorité de la légitimité de leur cause.

 

 

 
Soldats australiens portant des masques à gaz.Ypres, 1917
 

 

 

La Grande Guerre est un élément pivot de l'histoire de France. Le XXe siècle émerge de ce conflit hors normes qui voit la victoire des Alliés sur les forces des empires centraux. On attendait une guerre éclair, faite de mouvements rapides (train oblige), mais c'est au contraire une guerre de position et de tranchées.

 

 

 

Sortir de la guerre


 

Au sortir de la Grande Guerre, la France est victorieuse mais exsangue suite aux sacrifices humains, financiers et matériels concédés pendant la guerre. 

 

 

 

La joie de vivre prend le pas sur les heures sombres de la guerre : ce sont les Années folles. Tout, ou presque, paraît possible à cette période pour les personnes aisées citadines. La grande majorité des Français de l'époque sont encore des villageois-agriculteurs qui ont d'autres soucis, comme assurer la récolte après que les hommes de la famille sont rentrés blessés ou morts sur le champ de bataille.

 

 

 

La France des années trente

 

 

 

La France n'est touchée par la crise des années Trente qu'en 1931.

 

 

 

La crise industrielle entraîne une baisse assez longue de la production industrielle. La France entre assez tardivement dans la crise dont elle a apparemment été protégée durant quelques années.

 

 

 

 

Elle entre dans la crise en 1931 quand la chute de l'activité économique des autres pays affecte fortement ses exportations.

 

 

 

Quand le gouvernement britannique décide de dévaluer la livre, les prix français sont trop élevés à l'exportation. Entre 1929 et 1935 la production industrielle recule de 25%.

 

 

 

Contrairement aux autres pays, la production industrielle ne remonte pas à partir des années de 1935 et 1936.

 

 

 

En 1938, la France n'a toujours pas retrouvé son niveau de production d'avant crise. La France se dote d'un gouvernement de gauche en 1936, le « Front Populaire » et de nombreux droits sociaux tels les congés payés sont institués.

 

 

 

La France est impuissante face aux bouleversements en cours en Europe et entame une large politique d'alliance qui ne mènera nulle part. Elle refuse d'intervenir en Guerre d'Espagne.

 

 

 

L'état d'esprit pacifiste atteint son sommet en 1938 avec la signature des accords de Munich permettant à Adolf Hitler de prendre possession du Territoire des Sudètes sans combattre (au mépris de ces accords, Hitler progresserra plus loin en Tchécoslovaquie quelques mois plus tard, en mars 1939).

 

 

 

 La paix à tout prix était alors le mot d'ordre, mais la signature des accords de Munich marque la dernière concession faite à Hitler par les diplomaties française et britannique, enfin unies sur ces sujets.

 

 

 

Il ne faut pas oublier que si la France semble être moins soumise aux extrêmes de la crise, elle s'y enlise et mettra beaucoup plus de temps que les États-Unis ou le Royaume-Uni à en sortir.

 

 

 

Contrairement à ces deux derniers pays, elle ne mettra pas en place des politiques de relance comme le New Deal aux États-Unis, ce qui l'handicapera[réf. nécessaire]. Elle restera donc très marquée par cette crise, et n'en sortira que très tardivement.

 

 

 


22/02/2010
0 Poster un commentaire

Histoire 4

 

 

La Seconde Guerre mondiale (1940-1945)


 
Article détaillé : Seconde Guerre mondiale

 

Après avoir déclaré la guerre le 3 septembre à l'Allemagne suite à son entrée en Pologne, la France tente avec le Royaume-Uni de secourir la Norvège victime d'un même assaut allemand ; sans succès probant.

 

 

 

Cette drôle de guerre où il ne se passe pas grand-chose sur le front prend fin le 10 mai 1940 avec une offensive éclair (blitzkrieg) de l'Axe qui conquiert le pays (directement la partie nord) en cinq semaines.

 

 

 

Les mots sont trop faibles pour relater l'état d'esprit des Français et même du reste du monde à l'occasion de cet effondrement. « L'Abîme », pour reprendre De Gaulle, apparaît le plus cohérent.

 

 

 

En effet, avant le déclenchement des hostilités, la France avait, sur le papier, la plus puissante armée du monde… Mais le chef d'état-major français Philippe Pétain[réf. nécessaire], qui aurait pu moderniser un tant soit peu son armée et la mobiliser correctement pour résister à l'envahissement allemand n'a rien fait alors que le chef du gouvernement l'avait tenu informé de la situation militaire outre-Rhin[réf. nécessaire].

 

 

 

 

Convaincu que la guerre qui se prépare sera un « Verdun bis » [réf. nécessaire], il fait construire la Ligne Maginot le long de la frontière franco-allemande (il aurait voulu la construire également le long de la frontière belge mais le roi Léopold III voulait conserver la neutralité de son pays).

 

 

 

Les Allemands pouvaient donc envahir la Belgique et foncer ensuite sur une France certes courageuse et dont les soldats se sont battus tant qu'ils le pouvaient mais désemparée car non préparée.

 

 

 

 

Gouvernements concurrents du Régime de Vichy et de la France libre

 

 

Articles détaillés : Régime de Vichy et France libre.


 
De Gaulle, chef de la résistance française avec Jean Moulin
 

 

 

Le maréchal Pétain profita de la victoire allemande pour imposer aux Français un gouvernement abolissant la République : le 10 juillet 1940, était votée la loi qui lui donnait les pleins pouvoirs constituants[38].

 

 

 

 

Dès le lendemain, le 11 juillet, Pétain, par le premier des actes constitutionnels de Vichy[39], « vu la loi constitutionnelle du 10 juillet 1940 », se déclara chef de l'État[40],[41] et par conséquent décréta l'abrogation de l'article 2 de la loi 25 février 1875, c'est-à-dire l'amendement Wallon[42], aboutissant au Régime de Vichy.

 

 

 

 

Le pays, amputé de fait de l'Alsace-Lorraine, était pillé : soit directement, soit en devant payer une forte indemnité d'occupation. Une grande partie de sa force vive était prisonnière puis envoyée au travail forcé en Allemagne (STO). « L'État français » fut soutenu par le régime nazi pendant quatre ans.

 

 

 

 

De son côté le général de Gaulle s'oppose à l'armistice annoncé le 17 juin 1940[43] par le maréchal Pétain et lance son fameux Appel du 18 juin au peuple français, via la radio BBC depuis Londres, incitant au ralliement aux côtés des Alliés britanniques afin de poursuivre la lutte contre les nazis.

 

 

 

 

Mais de Gaulle redoutant un bain de sang en cas de révolte populaire en France, n'appellera jamais aux résistances armées dans l'Hexagone avant les débarquements alliés, préférant privilégier les missions d'informations, vitales pour la victoire finale.

 

 

 

 

Il prend dès lors la tête de la France libre qui s'appuie sur les Forces françaises libres. Obtenant le ralliement rapide de plusieurs possessions coloniales françaises, surtout en Afrique, la France reste présente dans le camp allié, en poursuivant le combat sur les différents fronts.

 

 

 

La France depuis 1945

 

 

Le Gouvernement provisoire de la République française (1944-1946)

 

 
 
 
 

Roosevelt avait envisagé de mettre la France sous tutelle de l'administration américaine. De Gaulle refuse cette situation et, le 14 juin, il déclare : « Nous combattons aux côtés des Alliés, avec les Alliés, comme un allié.

 

 

 

Et la victoire que nous remporterons sera la victoire de la France ». De fait, les Américains déchantent rapidement, et dès la mi-juin 1944, de Gaulle s'impose à tous comme l'homme fort français.

 

 

 

Même Roosevelt, qui détestait de Gaulle[réf. nécessaire], se résout à le recevoir en grande pompe à Washington en juillet 1944.

 

 

 

De Gaulle a gagné la partie et, fort de l'accord secret conclu avec Winston Churchill, le 7 août 1940, la France retrouve bien vite sa position de « grande puissance ».

 

 

 

Fin août 1944, le Gouvernement provisoire de Charles de Gaulle s'impose sur le terrain. Il est composé des communistes, des socialistes et des gaullistes.

 

 

 

L'engagement des communistes français dans la résistance, le courage des soldats soviétiques et la victoire finale de l'URSS et des Alliés procurent aux dirigeants communistes un prestige important dans l'opinion publique.

 

 

 

Il faudra attendre mi-octobre pour qu'il soit officiellement reconnu par les États-Unis. Le gouvernement provisoire (GPRF) accorde notamment le droit de vote aux femmes le 21 avril 1944, dans l'article 17 de l'ordonnance d'Alger : elles voteront pour la première fois aux élections municipales des 29 avril et 13 mai 1945.

 

 

 

Le Gouvernement provisoire sera ensuite conduit par Félix Gouin et Georges Bidault.

 

 


22/02/2010
0 Poster un commentaire

Histoire

La Quatrième République (1946-1958)

 
Article détaillé : Quatrième République.
 
 
 
Organigramme de la IVe république

 

 

 

En 1946, le gouvernement provisoire céda la place à la Quatrième République, instaurée par une nouvelle constitution approuvée par référendum.

 

 

 

Mais l'instabilité politique et les divergences concernant les problèmes coloniaux en Indochine et en Algérie conduisirent à des crises successives, et à plusieurs remaniements ministériels.

 

 

 

Vincent Auriol (1947-1954) fut le premier président de la IVe République. René Coty lui succéda (1954-1958).

 

 

 

Le régime parlementaire de la Quatrième République permet toutefois la reconstruction et la modernisation de la France grâce notamment à la création du commissariat au Plan et à un certain nombre de nationalisations dans les secteurs stratégiques.

 

 

 

C'est dans cette période que les fameuses Trente Glorieuses prennent leurs sources.

 

 

 

En matière de politique étrangère, la France entre dans l'OTAN, acceptant même le maintien des bases américaines sur le territoire national.

 

 

 

 

En 1956, la mise en échec par les USA et l'URSS de l'intervention franco-britannique sur le canal de Suez encourage le rapprochement des états européens : le marché commun (CEE) est créé en 1957.

 

 

 

 

La Constitution de 1946 crée l'Union française. L'Union, outre les territoires européens de la République, comprend l'Algérie formée de trois départements (Alger, Oran et Constantine) et les territoires du sud (Sahara), les départements d'outre-mer (Martinique, Guadeloupe, La Réunion, Guyane), les territoires d'outre-mer (ex-AEF, AOF, Océanie), les territoires associés (Cameroun et Togo) et les États associés (Indochine, Maroc, Tunisie).

 

 

 

Il faut y rajouter : Saint-Pierre-et-Miquelon, la côte française des Somalis, Madagascar et les Comores, la terre Adélie, les comptoirs des Indes et les protectorats sur la Syrie et le Liban.

 

 

 

 

Plus de 12 000 000 km² en tout répartis en colonies, protectorats et états sous mandat.

 

 

 

 

Le statut politique de chaque territoire découle de l'histoire et des conditions de la conquête. Au lendemain de la guerre des fissures apparaissent. La décolonisation sera marquée par deux grands conflits.

 

 

 

La Guerre d'Indochine


Article détaillé :
Guerre d'Indochine.
 

 

 

Dès 1940, les Japonais qui occupent l'Indochine française encouragent le mouvement de décolonisation qui aboutira le 2 septembre 1945 à la proclamation de l'indépendance du Viêt-nam par Hô Chi Minh.

 

 

 

À partir des années 1950, le Viêt-minh, mouvement nationaliste d'inspiration communiste, est aidé par l'URSS et la Chine communiste.

 

 

 

Dans le contexte de la Guerre froide, la France se trouve placée au premier rang mondial de la lutte contre l'avancée communiste en Asie. Le conflit indochinois se développe et s'amplifie dans un contexte général d'indifférence pour cette guerre lointaine et ruineuse.

 

 

 

En 1954, le général Henri Navarre, commandant en chef des forces françaises en Indochine, espérant attirer le Viêt-minh sur un terrain où il pourrait le combattre de façon classique, concentre ses troupes dans la cuvette de Diên Biên Phu.

 

 

 

Le camp retranché de Diên Biên Phu, commandé par le général de Castries, comporte les meilleures unités du corps expéditionnaire. Après 55 jours de combats, les Français, épuisés par huit années de guérilla menée par le général Giap, sont noyés sous un déluge de feu.

 

 

 

Cette puissance exceptionnelle est alimentée par la mobilisation de tout un peuple. Diên Biên Phu tombe le 7 mai 1954. Pierre Mendès France signe les accords de Genève le 21 juillet qui mettent fin à la guerre.

 

 

 

Ils prévoient la séparation du Viêt Nam en deux États de part et d'autre du 17e parallèle : le Nord revient au Viêt-minh communiste tandis que le Sud devient un état indépendant.

 

 

 

Le 7 août, le cessez-le-feu est total en Indochine. La guerre aura provoqué du côté français près de 100 000 morts et coûté environ 300 milliards de francs.

 

 

 

Les débuts de la guerre d'Algérie


Article détaillé :
Guerre d'Algérie.
 
 
la semaine des barricades à Alger

 

 

 

La guerre d'Indochine est à peine terminée que commence la guerre d'Algérie.

 

 

 

 

Le 1er novembre 1954, une poignée de nationalistes algériens regroupés en Front de Libération National déclenchent l'insurrection en organisant en Kabylie et dans les Aurès une série d'attentats qui feront 8 morts.

 

 

 

 

Les territoires européens de la République, qui semblaient avoir oublié la répression de la manifestation musulmane de Sétif le 8 mai 1945, réagissent immédiatement. Le gouvernement (Pierre Mendès France) envoie des renforts militaires et prend des mesures répressives.

 

 

 

 

Le 12 novembre, Mendès-France proclame sa détermination de rétablir l'ordre alors que François Mitterrand, ministre de l'intérieur, affirme que l'Algérie c'est la France et qu'il faut tout tenter pour que le « peuple algérien se sente chez lui, comme nous et parmi nous » et propose même, le 5 janvier 1955, que l'Algérie soit intégrée à la France.

 

 

 

 

Cette intégration remettrait en cause le statut de l'Algérie voté en 1947 qui avait institué une assemblée algérienne comprenant deux collèges de 60 membres - l'un élu par les Français minoritaires, l'autre par les musulmans majoritaires en nombre - qui envoyait six députés à l'assemblée de l'Union française.

 

 

 

 

Ainsi l'idée de remettre en cause les avantages et privilèges de la communauté française provoque un profond mécontentement et le renversement du gouvernement Mendès-France le 5 février 1955.

 

 

 

 

Les forces armées, effectivement, augmentent rapidement. Jacques Soustelle est nommé gouverneur général de l'Algérie. La situation s'aggrave et l'état d'urgence et la censure sont proclamés le 3 avril. Cependant l'intégration semble encore possible jusqu'au déclenchement de la grève générale organisée par le FLN qui marque la coupure définitive entre les deux communautés.

 

 

 

 

Guy Mollet, chef de la SFIO, est pressenti, après les élections législatives de 1956 pour former le gouvernement. Il se rend à Alger le 6 février pour investir le général Catroux à la place de Soustelle.

 

 

 

 

Il est accueilli par un climat insurrectionnel (Lagaillarde, Ortiz) et se soumet. Il remplace Catroux par Robert Lacoste, bien vu des militaires. Le 12 mars 1956, l'Assemblée vote les pouvoirs spéciaux au gouvernement.

 

 

 

 

Désormais, Guy Mollet et Robert Lacoste peuvent mettre en place la politique de maintien de l'ordre en Algérie. La spirale des attentats et de la répression s'amplifie. Le pouvoir progressivement passe la main aux militaires.

 

 

 

 

Face à la recrudescence des attentats les parachutistes du général Massu livrent la bataille d'Alger (janvier 1957) au cours de laquelle la torture est parfois utilisée pour avoir des renseignements sur les réseaux. Ce recours à la torture est légitimé par la destruction de plusieurs de ces réseaux de poseurs de bombe.

 

 

 

 

Dans les territoires européens de la République, le fossé se creuse entre partisans de la guerre et opposants (communistes, intellectuels et journaux d'avant-garde).

 

 

 

La fraction la plus ultra des partisans est conduite par l'extrême droite (Tixier-Vignancour) relayée par Soustelle et Bidault au sein de l'Union pour le salut et le renouveau en Algérie française (USRAF) qu'ils créent.

 

 

 

Les positions se durcissent lors de la prolongation du service militaire porté à 27 mois(1957) et du rappel du contingent libéré. De violentes manifestations et des blocages de convois en partance pour l'Algérie ont lieu à l'initiative de la CGT et des communistes.

 

 

 

 

Sur le terrain, le quadrillage et la répression ainsi que la surveillance des côtes par la marine rendent difficile le ravitaillement en armes du FLN. L'audience du FLN diminue cependant que les désertions dans ses rangs et les engagements dans l'armée française se multiplient.

 

 

 

 

Les militaires obtiennent le droit de poursuite sur le sol tunisien et effectuent un bombardement sur Sakiet Sidi Youssef. Mais la France est aussitôt condamnée par l'ONU, ce qui va l'affaiblir politiquement.

 

 

 

Félix Gaillard président du conseil par intérim confie les pleins pouvoirs en Algérie au général Salan, puis au général Massu qui constitue un Comité de salut public.

 

 

 

Félix Gaillard est remplacé par Pierre Pflimlin. Mais celui-ci jugé trop libéral n'a pas la confiance des militaires. Le général Massu, lance alors un appel au général de Gaulle lui demandant de former un gouvernement de salut public.

 

 

 

De Gaulle répond au cours d'une conférence de presse, le 19 mai, qu'il est prêt à assumer les responsabilités du pouvoir.

 

 


23/02/2010
0 Poster un commentaire

Histoire 4

 

 

 

La Cinquième République (depuis 1958)

 

 
 
 
 
 

 

La France dans la construction européenne

 

 

La construction européenne a débuté dès le lendemain de la Seconde Guerre mondiale, notamment sous l'impulsion de Robert Schuman et de Jean Monnet, par la création de la Communauté européenne du charbon et de l'acier (CECA).

 

 

 

Elle a été poursuivie sous la Ve République par tous les présidents, qu'ils soient de droite ou de gauche.

 

 

 

En effet, bien que la France reste très attachée à sa riche histoire et à son indépendance, le pouvoir se situant au moins autant au niveau économique qu'au niveau politique, les dirigeants français travaillent à lier de plus en plus l'avenir du pays au développement de l'Union européenne.

 

 

 

Le créateur de la Cinquième République, Charles de Gaulle, était assez sceptique quant à la construction européenne et bloqua par exemple l'entrée dans la CEE du Royaume-Uni qu'il considérait comme le cheval de Troie de l'Amérique par la politique des chaises vides.

 

 

 

La construction européenne s'accélère donc pendant la présidence de Pompidou et surtout de Giscard d'Estaing.

 

 

 

Pendant la présidence de François Mitterrand, celui-ci insista sur l'importance de l'intégration européenne, et poussa à la ratification du traité de Maastricht sur l'union économique et politique européenne.

 

 

 

Cette ratification fut approuvée par l'électorat français en septembre 1992.

 

 

 

En 2003, la France et l'Allemagne ont par plusieurs aspects renforcé leurs liens, le fait le plus marquant étant peut-être la représentation des intérêts de l'Allemagne par le président de la République française au Conseil européen, attestant de la confiance mutuelle que se portent les deux pays et montrant l'exemple à leurs partenaires européens.

 

 

 

Jacques Chirac fut obligé, pour satisfaire aux critères de l'Union économique et monétaire, de mener plutôt une politique de réformes économiques et de rigueur.

 

 

 

 

Fin 1995, la France connut d'ailleurs les plus importantes grèves de la décennie, lorsque les fonctionnaires protestèrent contre l'alignement de leur régime de retraite sur celui du privé, dans la lignée de cette politique de rigueur.

 

 

En politique étrangère, Jacques Chirac mit l'accent sur la protection de la force d'interposition française en ex-Yougoslavie, et aida à promouvoir les accords de paix négociés à Dayton, et signés à Paris en décembre 1995.

 

 

 

Avec l'Allemagne et la Russie, la France fut l'un des opposants les plus fermes à la deuxième guerre d'Irak menée par George W. Bush et ses alliés.

 

 

 

Les gouvernements français se sont montrés défenseurs de la politique de l'ONU et de l'Union européenne au Kosovo, puis dans les Balkans.

 

 

 

 
 
 
 

Le 29 mai 2005, les Français rejettent (54,87% des voix exprimées en faveur du non et de 45,13 % pour le oui) par référendum le « Traité établissant une Constitution pour l'Europe », qui avait été adopté par les chefs d'État et de gouvernement des 25 pays membres de l'Union européenne le 19 juin 2004 au Conseil européen de Bruxelles et formellement signé à Rome le 29 octobre suivant.

 

 

 

 

Nicolas Sarkozy, l'actuel président de la République, s'est rendu, dès après sa prise de fonctions le 16 mai 2007, à Berlin en Allemagne rencontrer la chancelière Angela Merkel, pour tenter de «  laver le non français du référendum de 2005 » et réaffirmer l'amitié franco-allemande et la place de la France dans l'Europe.

 

 

 

 

Le 23 mai, le président Sarkozy s'est rendu à Bruxelles en Belgique pour discuter, avec le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, à propos d'un « traité simplifié » entre la France et ses partenaires européens.

 

 

 

Le traité de Lisbonne a été adopté par l'Assemblée nationale. Le premier juillet 2008 débute, pour six mois, la présidence française de l'Union européenne, la dernière de l'histoire.

 

 

 

 

En cette occasion, la tour Eiffel est illuminée la nuit en bleu avec le drapeau européen pour célébrer la présidence française.

 

 

 


23/02/2010
0 Poster un commentaire

Histoire 4

Liste des présidents de la République française

 

 

 

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre

 

 

 
 

Cet article dresse la liste des vingt-trois hommes qui ont exercé la charge de président de la République française depuis 1848

 

 

 

NomDates du mandatAppartenance politiqueDates de naissance et de décès
Deuxième République (1848 - 1852)
Louis-Napoléon Bonaparte 1848 - 1852 Bonapartiste,
Parti de l'Ordre
1808 - 1873
Troisième République (1870 - 1940)
Adolphe Thiers 1871 - 1873 Orléaniste 1797 - 1877
Patrice de Mac Mahon 1873 - 1879 Légitimiste 1808 - 1893
Jules Grévy 1879 - 1887 Modéré 1807 - 1891
Sadi Carnot 1887 - 1894 Modéré 1837 - 1894
Jean Casimir-Perier 1894 - 1895 Modéré 1847 - 1907
Félix Faure 1895 - 1899 Modéré 1841 - 1899
Émile Loubet 1899 - 1906 ARD 1838 - 1929
Armand Fallières 1906 - 1913 ARD - PRD 1841 - 1931
Raymond Poincaré 1913 - 1920 PRD - ARD 1860 - 1934
Paul Deschanel 1920 - 1920 ARD - PRDS 1855 - 1922
Alexandre Millerand 1920 - 1924 Sans étiquette 1859 - 1943
Gaston Doumergue 1924 - 1931 Radical 1863 - 1937
Paul Doumer 1931 - 1932 Radical 1857 - 1932
Albert Lebrun 1932 - 1940 AD 1871 - 1950
Suspension des lois constitutionnelles de 1875
État français (1940 - 1944)
Gouvernement provisoire de la République française (1944 - 1947)
Quatrième République (1946[1] - 1958)
Vincent Auriol 1947 - 1954 SFIO 1884 - 1966
René Coty 1954 - 1959 CNIP 1882 - 1962
Cinquième République (depuis 1958)
Charles de Gaulle 1959 - 1969 UNR - UDR 1890 - 1970
Georges Pompidou 1969 - 1974 UDR 1911 - 1974
Valéry Giscard d'Estaing 1974 - 1981 FNRI - UDF 1926 -
François Mitterrand 1981 - 1995 PS 1916 - 1996
Jacques Chirac 1995 - 2007 RPR - UMP 1932 -
Nicolas Sarkozy 2007 - 2012 UMP 1955
 
 François Hollande              2012-                                         PS
 

23/02/2010
0 Poster un commentaire

période révolutionnaire

 

La période révolutionnaire

 

 

La période révolutionnaire commence vers 1787. À cette époque la monarchie absolue est incapable de conduire les réformes, notamment fiscales, indispensables à la modernisation de la France face à la contestation des groupes privilégiés, parlements et noblesse en tête.

 

 

 

D'autre part, les idées nouvelles portées par les philosophes des Lumières et les économistes anglais ont pénétré les couches aisées de la population qui réclament une monarchie parlementaire, la rationalisation des institutions et la libéralisation d'un système économique archaïque.

 

 

 

La réaction nobiliaire et la crise économique jouent un rôle non négligeable dans l'ébranlement populaire. La période révolutionnaire se termine en 1814-1815, quand l'empereur Napoléon Ier est envoyé en exil d'abord à l'île d'Elbe et ensuite dans l'île de Sainte-Hélène.

 

 

 

Napoléon Bonaparte, en consolidant certains acquis révolutionnaires, en exportant certains de ses aspects aux cours de guerres et des conquêtes qui marquent son règne, en mettant fin à la guerre civile entre les Français, est considéré, aux yeux de ses contemporains, comme le continuateur de la Révolution. Traditionnellement les historiens distinguent deux temps majeurs pendant la période révolutionnaire : la Révolution française de 1789 à 1799 et la période napoléonienne (Consulat et Premier Empire) de 1799 à 1815.

 

 

 

La Révolution française (1789-1799)

 

 

La naissance d'une France nouvelle

 

 

 

 

 

1789 est une année riche en événements. Incapable d'établir un impôt universel, Louis XVI a convoqué les États généraux pour le 1er mai 1789 à Versailles.

 

 

 

Les députés du tiers état parviennent en deux mois et sans violence à mettre fin à la monarchie absolue avec l'aide d'une partie du clergé et de la noblesse.

 

 

 

Le 14 juillet 1789, les parisiens exaspérés par la crise économique et l'arrivée de troupes autour de Paris prennent d'assaut la Bastille. Cet événement est à l'origine de deux symboles de la République, la fête nationale et le drapeau tricolore. En effet le 17 juillet le roi, venu à Paris entériner les nouvelles institutions parisiennes nées de la prise de la Bastille, accepte de porter la cocarde tricolore, le blanc, la couleur royale, entouré des deux couleurs de Paris, le bleu et le rouge.

 

 

 

À la fin du mois de juillet 1789, les campagnes sont agitées par la Grande Peur, une révolte contre les droits féodaux. Pour mettre fin à l'agitation les députés votent dans la nuit du 4 août 1789, l'abolition des privilèges et des droits féodaux. Même si ces derniers sont déclarés rachetables lors de la rédaction des décrets, entre le 5 et le 11 août, cette date marque la fin de l'Ancien Régime et le début d'une nouvelle société.

 

 

 

La Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen votée le 26 août 1789 en est l'acte de baptême. Ce texte reconnaît l'égalité des citoyens devant la loi, consacre la souveraineté nationale et légitime le droit à la résistance à l'oppression. Avec le retour forcé du roi à Paris, les 5 et 6 octobre 1789, la Révolution semble avoir atteint ses buts : faire naître une monarchie parlementaire en rabaissant le prestige du roi.

 

 

 

L'abolition des privilèges et de la féodalité pousse les Constituants, pétris de rationalisme et des idées de Lumières à réorganiser la France pour lui donner l'unité qui lui faisait défaut. L'assemblée décide de supprimer l'enchevêtrement des anciennes circonscriptions administratives et décide le 15 janvier 1790 de créer une circonscription administrative unique pour la justice, l'administration, la religion, la collecte des impôts, gérant la chose publique de manière très décentralisée.

 

 

 

Il s'agit des départements, 83 en tout, divisés eux-mêmes en districts, en cantons et en communes. La suppression des douanes intérieures, des corporations et de leurs privilèges pointilleux, la décision de créer de nouvelles unités de poids et mesures basées sur le système décimal et valables dans toute la France, la rédaction de codes unifiant le droit à l'échelle nationale, l'égalité en droit pour les protestants et les juifs sont autant d'initiatives propres à consolider l'unité nationale à mettre au crédit des Constituants.

 

 

 

L'affaire des princes possessionnés d'Alsace et de l'annexion d'Avignon et du Comtat Venaissin en 1790 permet aux révolutionnaires de poser un nouveau principe du droit international, le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes.

 

 

 

Par contre, la réorganisation du clergé catholique sans l'autorisation de la papauté suscite une profonde division dans le royaume. La constitution civile du clergé votée le 12 juillet 1790 transforme les évêques et les curés en fonctionnaires élus et devant prêter serment de fidélité à la Nation. Cette loi est condamnée par le pape, ainsi que la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen.

 

 

 

La France est alors divisée en deux : le monde rural soutient plutôt les prêtres réfractaires, ceux qui refusent de prêter serment pour obéir au pape, les gens des villes plutôt les jureurs, ceux qui acceptent le serment à la Nation. L'hostilité du roi et d'une immense majorité de la noblesse aux changements est un autre élément fondamental de division.

 

 

 

De nombreux nobles émigrent formant à la frontière allemande une armée d'émigrés prête à intervenir. Louis XVI louvoie, espère la guerre et une défaite française pour retrouver son pouvoir absolu. Celle-ci est déclarée le 20 avril 1792 par la toute nouvelle assemblée législative issue de la Constitution de 1791, la première jamais votée en France.

 

 

 

Les défaites des premiers combats et l'invasion du territoire national ont pour conséquence la chute de la monarchie, le 10 août 1792 et la proclamation de la République, le 22 septembre 1792. Deux jours avant le 20 septembre 1792, une armée composée de jeunes volontaires patriotes avait arrêté l'avance prussienne à Valmy. Si la victoire militaire est minime, son impact symbolique est très fort.

 

 


03/10/2014
0 Poster un commentaire

Histoire 4

 

 

Seconde République (1848-1852)

 

 

 
 
Victor Schoelcher
 
 

 

En 1847, l'opposition portée par une vague de mécontentement due à la corruption du régime en place et la crise économique organise dans tout le pays des banquets pour demander l'élargissement du corps électoral.

 

 

 

La liberté de réunion n'existant pas, la présence à ces banquets républicains permet aux opposants au régime de se réunir sans enfreindre la loi. Le 22 février 1848, le pouvoir interdit la tenue d'un banquet.

 

 

 

Ceci entraîne des manifestations qui se poursuivent le lendemain. C'est alors que la troupe tire sur les manifestants. Quand la nouvelle de cette fusillade est connue, tout le Paris populaire s'embrase.

 

 

 

Le roi abdique le lendemain car il ne veut pas être responsable d'un massacre de la foule parisienne. Les insurgés ont retenu la leçon de 1830. Ils exigent que des républicains siègent dans le gouvernement provisoire. Celui-ci proclame la République le soir même. La seconde République commence.

 

 

 

La Deuxième République institue définitivement le suffrage universel masculin en France. Elle abolit l'esclavage sur proposition de Victor Schœlcher.

 

 

 

Ceci n'empêche pas l'armée française de commencer la conquête du Sénégal la même année. Sous la pression du peuple et des socialistes des mesures sociales sont prises : proclamation du droit au travail, limitation de la journée de travail à 10 heures à Paris et à 11 heures en province.

 

 

 

Des ateliers nationaux sont créés pour donner du travail aux parisiens touchés par la crise économique. Mais aux élections d'avril 1848, les Français élisent majoritairement des modérés hostiles aux mesures novatrices (500 députés) ou des monarchistes (300).

 

 

 

Les socialistes qui défendent les mesures sociales ne sont qu'une centaine. Le gouvernement provisoire qui découle de cette assemblée décide de fermer les ateliers nationaux.

 

 

 

L'est parisien se révolte à l'annonce de cette décision. Le général Cavaignac est muni des pleins pouvoirs pour mater la rébellion. Il brise la rébellion dans un bain de sang après trois jours de combats du 23 au 25 juin 1848.

 

 

 

Ces « journées de juin » discréditent la jeune République. Les ouvriers victimes de la répression s'en désintéressent, les paysans et les possédants ont peur des désordres sociaux et recherchent un régime stable et autoritaire.

 

 

 

Pour décider des nouvelles institutions les constituants s'inspirent des États-Unis dont le modèle a été popularisé par Alexis de Tocqueville dans son livre De la démocratie en Amérique publié en 1835.

 

 

 

La constitution du 4 novembre 1848 choisit de confier le pouvoir exécutif à un président élu au suffrage universel direct pour une durée de 4 ans. Il peut se représenter après un intervalle de 4 ans. Comme aux États-Unis, l'Assemblée et le président sont totalement indépendants. Mais contrairement aux États-Unis le président n'a pas le droit de veto.

 

 

 

Louis Napoléon Bonaparte, Lamartine, Cavaignac et le socialiste Raspail sont candidats à l'élection présidentielle, la première au suffrage universel masculin en France.

 

 

 

Le neveu de Napoléon Ier est élu pour quatre ans le 10 décembre 1848, avec près de 75 % des voix, issues notamment du parti de l'Ordre, profitant de la division des gauches et de la faiblesse du niveau d'instruction, certains paysans ayant cru voter pour Napoléon Ier.

 

 

 

La nouvelle assemblée élue en mai 1849 est dominée par les monarchistes. Elle mène une politique extrêmement conservatrice.

 

 

 

Elle envoie à Rome des troupes pour maintenir le pape dans ses États pontificaux menacés par les révolutionnaires. Elle vote la loi Falloux qui met l'école sous le contrôle de l'Église catholique.

 

 

 

Le 31 mai 1850, l'Assemblée vote une loi électorale qui exclut du corps électoral ceux qui ne peuvent pas justifier de trois ans de résidence continue dans la même commune, ce qui élimine 3 millions de personnes du corps électoral, principalement des artisans et des ouvriers saisonniers. En s'opposant à cette réforme, Louis-Napoléon fait figure de héros pour le peuple.

 

 

 

Au début de l'année 1851, Louis Napoléon Bonaparte demande une révision de la constitution pour lui permettre de se représenter dès la fin de son mandat. Devant le refus de l'Assemblée Nationale, il exécute un coup d'État minutieusement le 2 décembre 1851, qu'il entérine par un référendum.

 

 

 

Le 2 décembre est en effet une date fétiche pour les Bonaparte : Napoléon Ier a été couronné un 2 décembre et l'année suivante il a remporté l'éclatante victoire d'Austerlitz le 2 décembre 1805. La seconde République finit par un régime autoritaire.

 

 

 


06/10/2014
0 Poster un commentaire

Recherche

Vous recherchez ? :