L'AIR DU TEMPS

L'AIR DU TEMPS

AFRIQUE général

L'Histoire continue de s'écrire partout dans le monde. Suivons celle du continent africain


le Progrès du dimanche 6 août 2017

 

 
 
    RWANDA - PAUL KAGAME RÉÉLU PRÉSIDENT

 

 

 

Les Rwandais fêtaient hier la victoire du chef de l'État sortant Paul Kagame, 59 ans, plébiscité par plus de 98 % des votants et réélu pour un troisième mandat de sept ans à la tête d'un pays qu'il dirige d'une main de fer depuis vingt-trois ans.

 

 

kagame_vers 3_mandat.jpg


12/08/2017
0 Poster un commentaire

le Progrès du dimanche 21 mai 2017

 

 
 
    AFRIQUE - TERRORISME. AU SAHEL, L'HORIZON DE LA PAIX EST ENCORE
      LOINTAIN

 

 

 

Depuis la base de Gao, le président Macron a dit vouloir poursuivre voire intensifier l'action de Barkhane. Alors que la menace terroriste n'a pas faibli au Mali, d'autres pistes doivent être explorées.

 

 

En presque cinq ans d'intervention au Mali, les opérations Serval puis Barkhane ont stoppé la contagion djihadiste, neutralisé plusieurs centaines de terroristes. Ce succès est indéniable en termes de contre-terrorisme, Emmanuel Macron l'a valorisé sur la base de Gao, où il effectuait vendredi sa première sortie hors d'Europe en tant que président.

 

 

"L'ennemi, c'est l'islamisme radical", a-t-il martelé en présence du président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, exceptionnellement venu dans le nord de son pays, où il est très contesté. Avec Barkhane et ses 4 000 hommes, la France apporte son soutien militaire au G5 Sahel (Burkina-Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad), qui tente d'éradiquer la menace djihadiste transfrontalière et de ramener la stabilité régionale. La récente unification des groupes djihadistes par le Touareg Iyad Ag Ghali montre que la partie est loin d'être gagnée et d'autres champs sont à explorer, y compris par la France.

 

 

 

 

■ Quelle voie politique ?

 

À Gao, Emmanuel Macron a rappelé son soutien à la mise en oeuvre des accords d'Alger (2015) pour la paix au nord. Ces derniers mois, le chaud et le froid souffle entre les différents groupes armés signataires et les autorités maliennes. "Un climat de tension et d'insécurité peu propice aux avancées", traduisait vendredi un observateur militaire français. L'attentat le plus meurtrier qu'a connu le Mali (77 morts en janvier à Gao), ciblant un MOC (Mécanisme opérationnel de coordination), a sans doute joué un rôle néfaste dans la réconciliation. Sans compter les tensions internes qui agitent le pouvoir à Bamako, et le jeu parfois trouble de l'Algérie voisine.

 

 

 

 

■ Quelle coopération militaire ?

 

"Ce qui a été fait en cinq ans, aucune autre nation européenne n'aurait pu le faire", a déclaré le président à Gao. Les forces françaises ont combattu, mais également formé par les armées du G5 Sahel, tout en poursuivant un partenariat privilégié avec la Minusma (Nations Unies). Avec Jean-Yves le Drian, désormais en charge de l'Europe et des Affaires étrangères, présent également vendredi, Macron dispose d'un VRP de luxe pour convaincre les autres pays européens de rejoindre l'effort français dans la bande sahélo-saharienne. Notamment l'Allemagne, qui mobilise déjà 800 soldats dans le Sahel et notamment à Gao.

 

 

 

 

■ Quelles pistes pour le développement ?

 

C'est l'axe sur lequel le président Macron, accompagné en terre malienne de Rémy Rioux, directeur de l'Agence française de développement, veut faire preuve d'"un grand volontarisme". 470 millions d'euros sont déjà attribués pour le développement de la région, a rappelé le chef de l'État. Cette voie du développement sera sans doute la seule, bien au-delà de l'option militaire, à garantir la paix dans la durée. Pour Emmanuel Macron, "c'est le meilleur antidote à la propagation du terrorisme". Xavier Frère

 


23/05/2017
0 Poster un commentaire

le Progrès du mardi 16 mai 2017

 

 
 
    CÔTE D'IVOIRE - HEURTS. UN ACCORD TROUVÉ AVEC LES MUTINS

 

 

 

Un accord annoncé par le gouvernement et dont les modalités n'ont pas été divulguées a été trouvé avec les soldats mutins dont le mouvement avait pris de l'ampleur lundi.

 

 

Hier soir, ces derniers se réservaient cependant le droit de mettre fin ou non à leur action, en fonction du contenu de cet accord.

 

 

carte-cote-d-ivoire.gif

 

 

"C'est évident que le gouvernement a cédé sur le paiement. Il reste à avoir quel est le dosage : c'est-à-dire combien ont-ils lâché ? Étant donné la situation sécuritaire et les promesses faites en janvier, il ne semblait pas y avoir d'autre porte de sortie", a analysé un spécialiste de l'armée ivoirienne, sous couvert de l'anonymat.

 

 

Les mutins sont des anciens rebelles qui ont soutenu M. Ouattara pendant la crise électorale de 2010-2011 et qui ont ensuite été intégrés à l'armée. La situation était aussi tendue à Korhogo où des soldats en colère avaient tiré en l'air, créant un vent de panique dans la ville, la principale du nord du pays. Les policiers, gendarmes et douaniers ont déserté les différents postes frontaliers, alors que le trafic routier avec le Mali, le Burkina et vers le Niger était paralysé.

 


20/05/2017
0 Poster un commentaire

le Progrès du samedi 13 mai 2017

 

 
 
    CÔTE D'IVOIRE - LES MUTINERIES REPRENNENT

 

 

 

"L'argent ou la mort !" : mécontents après l'annonce télévisée faite par un groupe de militaire sur le "renoncement" à leurs revendications financières, les soldats qui avaient ébranlé la Côte d'Ivoire en janvier, ont repris hier les mutineries en tirant en l'air et en paralysant plusieurs villes du pays.

 


17/05/2017
0 Poster un commentaire

le Progrès du lundi 27 mars 2017

 

 

 

FAMINE - MA PIRE CRISE HUMANITAIRE DEPUIS 1945. L'AFRIQUE ET LE MOYEN-ORIENT MENACÉS PAR LA FAMINE

 

 

 

Plus de 30 ans après les images insoutenables d'enfants décharnés au Biafra et en Éthiopie, la famine est de retour. Dans les quatre pays les plus menacés, la guerre aggrave les effets de la sécheresse.

 

 

Près de 20 millions de personnes sont en train de mourir de faim en Afrique et au Moyen-Orient. L'État de famine a été officiellement déclaré au Sud Soudan et risque de l'être bientôt au Yémen, en Somalie et au Nigeria. Les Nations Unies lancent un crie d'alarme. Le monde fait face à sa pire crise humanitaire depuis 1945 et la famine pourrait être encore plus dramatique qu'au Biafra ou en Éthiopie il y a plus de 30 ans.

 

 

Même si la communauté internationale se réveille, il est déjà trop tard pour sauver des milliers de vies. En 2011, près de la moitié des victimes potentielles étaient déjà mortes lorsque la dernière famine dans le monde a été déclarée en Somalie.

 

 

Les quatre pays menacés par la famine ont en commun d'être en guerre. "Le lien entre ces quatre pays victimes de malnutrition, c'est de la responsabilité de l'homme. La conjonction de conflits armés, d'États défaillants, de populations déplacées et d'une sécheresse", constate Jean-François Corty, directeur des opérations internationales de l'ONG Médecins du Monde.

 

 

 

Soudan du Sud

 

Le plus jeune pays du monde est en proie à une guerre du civile aux relents ethniques depuis 2013, après deux ans à peine d'indépendance. L'état de famine a été déclaré le 20 février dans l'État d'Unité. D'après l'ONU, 100 000 personnes risquent de mourir de faim. Près de la moitié des onze millions de Sud-Soudanais ont besoin d'aide alimentaire et trois millions de déplacés. Plusieurs rapports décrivent des atrocités commises par les troupes gouvernementales et les rebelles.

 

 

 

ong-2.png

 

 

 

Yémen

 

L'Arabie heureuse porte mal son nom. Le pays le plus pauvre de la Péninsule arabique est le théâtre de "la plus grave crise humanitaire au monde", selon l'Onu. Une guerre civile fait rage entre les rebelles houthistes chiites appuyés par l'Iran, qui contrôlent une grande partie du pays dont la capitale Sanaa, et le gouvernement de transition soutenu par une coalition sunnite dirigée par l'Arabie saoudite. La population civile est la première victime de cette guerre par procuration entre deux puissances régionales rivales qui laisse aussi des territoires entiers à Al-Qaïda. Avant de commettre l'attentat contre Charlie Hebdo à Paris, les frère Kouachi qui s'étaient entraînés au Yémen se sont revendiqués de la branche yéménite d'Al-Qaïda.

 

 

Les deux tiers des 24 millions de Yéménites ont besoin d'une aide humanitaire d'urgence et plus de trois millions de femmes et d'enfants souffrent de mal-nutrition aiguë. Plusieurs ONG reprochent à la communauté internationale, dont la France, de vendre des armes à l'Arabie Saoudite qui bombarde des hôpitaux, des écoles et des civils au mépris du droit humanitaire. Elles dénoncent également le blocus maritime et aérien qui bloque l'aide humanitaire.

 

 

 

Somalie

 

Le pays de la Corne de l'Afrique, en proie à une guerre civile depuis 1991, est de nouveau menacé de famine, six ans après celle qui a fait 260 000 morts dont la moitié d'enfants de moins de cinq ans, dans une quasi-indifférence. La moitié des douze millions de Somaliens ont besoin d'une aide d'urgence et 330 000 enfants souffrent de malnutrition sévère, notamment dans des région contrôlées par le groupe djihadiste Al-Shebab.

 

 

 

Nigeria

 

Le risque de famine ne concerne que la région du lac Tchad, où des millions de personnes ont été déplacées par les raids armés du groupe islamiste Boko-Haram. Plus de dix millions de Nigerians dépendants de l'aide humanitaire et 500 000 enfants de moins de cinq ans souffrent des formes les plus graves de la malnutrition. Luc Chaillot


01/04/2017
0 Poster un commentaire

le Progrès du samedi 4 mars 2017

 

 

 

SAHEL - ALLIANCE TERRORISTE. LA MENACE D'UN DJIHAD GLOBAL

 

 

Trois groupes djihadistes de la bande sahélo-saharienne viennent d'annoncer leur union, et leur allégeance à Al-Qaida. Un danger pour toute la région, quatre ans après l'intervention française.

 

 

"Un seul drapeau, un seul groupe, un seul espoir". C'est le slogan utilisé dans une récente vidéo annonçant la création d'une union-alliance djihadiste qui pourrait menacer l'équilibre du secteur géographique compris entre quatre pays (Mali, Algérie, Niger, Mauritanie).

 

 

Ce groupe se nomme "Jamaat Nusrat al-Islam wa-I-Muslimin", autrement dit "Le groupe de secours de l'islam et des musulmans", et a prêté allégeance à Al-Qaida. Il regroupe trois factions djihadistes très bien implantées au Sahel, et à l'origine de nombreuses attaques terroristes (Bamako, Ouagadougou, Gao) : Ansar Dine, al-Morabitoune de Mokthar Belmkhtar, Al-Qaida au Maghreb islamique.

 

 

Propulsé à sa tête, une figure historique du mouvement touareg malien, Iyad Ag Ghali, 60 ans, déjà à l'origine de plusieurs rébellions touarègues dans les années 90. En 2012, c'est lui, avec son groupe Ansar Dine, qui a tenté d'imposer la charia au Nord-Mali, avant l'intervention militaire française de Serval. Ghali a régulièrement été cité comme intermédiaire dans la libération d'otages, notamment pour les Français d'Areva en 2010.

 

 

Mais depuis 2013, cet "émir", qui a pu se constituer un trésor avec des rançons, "appelle à se débarrasser des croisés, Français en tête". Il est désormais fiché comme "terroriste" par les services américains, tout comme les autres dirigeants qui apparaissent sur la vidéo, tous recherchés.

 

 

 

photo-1280160031204-1-0.jpg

 

 

 

Réservoir de 3 000 combattants

 

L'organisation de cette rencontre "au sommet" des principaux chefs djihadistes, dans un lieu indéterminé, sonne donc comme " un pied de nez aux gouvernements, à la coalition africaine, et même à la force française Barkhane", selon Wassim Nasr, spécialiste des mouvements djihadistes.

 

 

Pour Sidi Kounta, sociologue, spécialiste du djihadisme et de la lutte armée au Sahel, "la dissolution d'Ansar Dine au sein de cette coalition est un changement de stratégie : du djihad local au djihad global". Cette "unification des groupes djihadistes au Sahel, rappelle-t-il, "est un rêve cher", à Mokhtar Belmokhtar, absent lors de cette réunion et dont les doutes subsistent sur la mort.

 

 

De nombreux observateurs, comme Lemine Ould Salem, soutiennent que cette union constitue aussi une réponse à l'exclusion des islamistes aux accords de paix (signés en 2015) et au refus de l'autorité au Nord-Mali.

 

 

Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si cette communication intervient quelques jours seulement après la mise en place d'"autorités intermédiaires" à Kidal. Par ailleurs, cette annonce viserait à contrecarrer les plans d'expansion de Daech, grand rival d'Al-Qaida sur la mappemonde du terrorisme islamiste.

 

 

Quels seront les cibles et les objectifs de ce "Groupe de secours de l'islam et des musulmans" ? Ils n'ont pas été clairement précisés, mais le poids de la menace pourrait grandir rapidement si, sur le terrain, leurs troupes parvenaient à se fédérer. Cela constituerait alors un réservoir de 3 000 combattants djihadistes, soit environ le nombre de militaires français engagés dans Barkhane. Xavier Frère

 


05/03/2017
0 Poster un commentaire

le Progrès du mardi 31 janvier 2017

 

 

 

AFRIQUE - MOUSSA FAKI MAHAMAT À L'UNION AFRICAINE

 

 

Le Tchadien Moussa Faki Mahamat a été élu hier à la présidence de la Commission à l'Union africaine. À 56 ans, cet ancien Premier ministre est depuis 2008 le chef de la diplomatie de son pays, allié de l'Occident dans la lutte anti-djihadiste, et un fidèle du président Idriss Déby Itno.

 

 

 

rtx1scm6.jpg

 


02/02/2017
0 Poster un commentaire

le Progrès du mardi 24 janvier 2017

 

 

 

GAMBIE - LE DICTATEUR AURAIT VIDÉ LES CAISSES DE L'ÉTAT

 

 

Deux jours après le départ en exil du dictateur Jammeh, la Gambie attendait toujours hier l'annonce d'une date pour le retour de son président élu Adama Barrow. Le nouveau chef de l'État réclame des garanties de sécurité et la poursuite de l'opération militaire ouest-africaine, qui a convaincu Jammeh de renoncer au pouvoir. Le camp présidentiel a également accusé l'autocrate déchu d'avoir vidé les caisses de l'État en retirant près de 10,7 millions d'euros.

 

 

Adam Barrow est accueilli depuis le 15 janvier au Sénégal voisin, d'où il a prêté serment le 19. Après 22 ans au pouvoir, Yahya Jammeh a quant à lui quitté Banjul pour la Guinée-Équatoriale. Ce départ a marqué le dénouement de six semaines de crise provoquées par son refus d'accepter les résultats de l'élection présidentielle du 1er décembre, remportée par son opposant. Une ancienne ministre du régime de Yahya Jammeh a été nommée lundi vice-présidente de Gambie par le nouveau chef de l'État Adama Barrow. Aucun calendrier n'était encore disponible sur les prochaines nominations alors que les conditions de sécurité seraient, selon l'un des conseillers, encore insuffisantes pour son retour.

 


25/01/2017
0 Poster un commentaire

le Progrès du lundi 23 janvier 2017

 

 

 

GAMBIE - YAHYA JAMMEH EN EXIL AVANT L'ARRIVÉE D'ADAMA BARROW

 

 

Des soldats de la mission ouest-africaine en Gambie se dirigeaient hier vers la capitale Banjul, après le départ en exil de l'ex-président Yahya Jammeh, pour "sécuriser" le pays avant l'arrivée de son successeur Adama Barrow. Après six semaines de crise politique, Yahya Jammeh, battu à l'élection présidentielle de décembre mais qui refusait de reconnaître sa défaite, est finalement parti sous la pression diplomatique et militaire, au terme de 22 ans de règne.

 

 

 

gambie-des-troupes-africaines-pretes-intervenir-pour-chasser-jammeh_0.jpg


24/01/2017
0 Poster un commentaire

le Progrès du lundi 19 décembre 2016

 

 

 

ZIMBABWE - POLITIQUE. MUGABE, 92 ANS, INVESTI POUR LA PRÉSIDENTIELLE DE 2018

 

 

Le président zimbabwéen Robert Mugabe, âgé de 92 ans, et au pouvoir depuis 36 ans, a été investi samedi candidat à l'élection présidentielle de 2018 par le parti au pouvoir, la Zanu-PF, en dépit de mouvements de contestation et d'une crise économique.

 

 

 

Sans surprise

 

Le "camarade Mugabe" a été désigné sans surprise par le congrès annuel de son parti, l'Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique (Zanu-PF), qui a réuni quelque 9 000 délégués. "Président, vous êtes le principal acteur et tant que vous serez en vie, vous resterez l'acteur majeur de l'histoire du Zimbabwe", a ajouté le chef de la branche des jeunes du parti, Kudzai Chipanga.

 

 

Robert-Mugabe_2137784b.jpg

 

 

 

"Dirige-nous père"

 

L'investiture du vieux leader, au pouvoir depuis l'indépendance de l'ancienne colonie britannique en 1980 (d'abord comme Premier ministre puis comme président), a été saluée par les applaudissements de milliers de ses partisans scandant en langue shona "tongai, tongai baba", "dirige-nous, dirige-nous, père".

 

 

Le dirigeant zimbabwéen, en dépit de son âge et de problèmes de santé, n'a pas désigné de successeur ni indiqué de date de départ de la présidence qu'il exerce d'une main de fer, réprimant toute contestation au sein de son parti comme en dehors. Il a même un jour affirmé sur le ton de la plaisanterie qu'il resterait au pouvoir jusqu'à ses 100 ans.

 

 

 

Chômage à 90 %

 

La répression de toute forme d'opposition a jusque-là réussi à éteindre la contestation anti-Mugabe. Mais la grave crise économique que traverse le Zimbabwe, où 90 % de la population est au chômage, maintient une pression sur le régime.

 

 

zimbabwe_detail.gif


20/12/2016
0 Poster un commentaire

le Progrès du dimanche 4 décembre 2016

 

 

 

RWANDA - CONDAMNÉ POUR GÉNOCIDE

 

 

La condamnation du Rwandais Pascal Simbikangwa à 25 années de réclusion criminelle pour son rôle dans le génocide des Tutsi en 1994 a été confirmée hier en appel en Seine-saint-Denis. Cet ex-officier de 56 ans est le premier Rwandais condamné en France en lien avec les massacres au Rwanda.

 


04/12/2016
0 Poster un commentaire

le Progrès du mardi 1er novembre 2016

 

 

 

CENTRAFRIQUE - FIN DE L'OPERATION SANGARIS

 

 

La France a proclamé hier la fin de trois ans d'opération militaire française en Centrafrique, laissant un pays dans l'angoisse, sous la seule protection des Nations Unies, faute d'un Etat capable de résister aux groupes armés.

 


01/11/2016
0 Poster un commentaire

le Progrès du lundi 31 octobre 2016

 

 

 

AFRIQUE - ARMÉE. FIN DE LA MISSION SANGARIS : "LA PAIX N'EST PAS REVENUE EN CENTRAFRIQUE"

 

 

 

Théodore Jousso, ministre des Transports et porte-parole du nouveau gouvernement de Centrafrique, loue l'action de la France dans la stabilisation de son pays. Lequel reste soumis à un cycle de violences dont la fin espérée prendra assurément beaucoup de temps...

 

 

 

L'opération Sangaris touche à sa fin. Quel bilan en tirez-vous ?

 

Je tiens tout d'abord à faire valoir notre reconnaissance vis-à-vis du gouvernement français qui a répondu présent tandis que notre pays sombrait dans le chaos. Ça a permis de stabiliser la situation, de manière à pouvoir organiser les élections, lesquelles ont débouché sur la mise en place de nouvelles institutions. Mais nous repartons aujourd'hui du néant.

 

 

L'État central n'a aucune visibilité sur des pans entiers du territoire, notamment le Nord Est et le centre, secteurs riches en ressources naturelles où se massent les groupes armés. Les forces de sécurité intérieures sont à reconstruire.

 

 

 

Remettre l'armée ou les forces de gendarmerie debout, n'est-ce pas là que Sangaris va trouver un prolongement ?

 

Il va en effet s'opérer un accompagnement sous la bannière de l'Union européenne. L'armée a été pulvérisée en 2013, il y a désormais tout à faire. Nous voulons remettre sur pied une chaîne claire de commandement, développer une armée de garnison. De façon, notamment, à mieux maîtriser nos frontières dont la porosité favorise les trafics et les mouvements en tous genres.

 

 

 

L'intervention française aurait certes permis la stabilisation. Il n'empêche, la Centrafrique reste agitée de violences ayant causé plusieurs dizaines de morts au cours de ces dernières semaines...

 

La paix n'est pas revenue. Ce sera un processus très complexe. Et cela passe par la reconstruction du secteur de la sécurité, mais aussi par la démobilisation, le désarmement et la réinsertion des groupes armés. C'est à eux que l'on doit la recrudescence des violences. Le Président insiste sur son engagement pour la paix par la négociation et non par la violence. Ainsi, nous devons trouver d'autres perspectives pour ces combattants. Mais cela s'avère d'une complexité absolue, sachant qu'il y a des étrangers qu'il conviendra de rapatrier et que tous n'ont pas le même statut. De fait, on ne les démobilise pas tous de la même manière...

 

 

 

À combien estimez-vous les effectifs de ces groupes armés ?

 

À trois ou quatre milliers. Mais ils sont très armés et disposent d'une grande capacité de nuisance. Les désarmer sera long. On a vu le temps que ça prenait en Sierra Leone ou en République démocratique du Congo. En attendant, les mouvements de populations dus aux exactions ont eu pour effet de casser les liens de solidarité, les formes primaires d'organisation. Propos recueillis par Sébastien Michaux

 

 

Des-personnes-dplaces-internes-Bambari.jpg

 

 

 

 

Le départ de l'armée française inquiète

 

 

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves le Drian, est arrivé hier soir à Bangui pour acter la fin de l'opération Sangaris Paris se veut rassurant : "La France se ne laisse pas tomber la Centrafrique", a insisté le ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault, qui met en avant la présence de plus de 10 000 Casques bleus de la Minusca.

 

 

Mais nombre de Centrafricains ne cachent pas leur inquiétude au sujet du départ des soldats français, arrivés dans l'urgence en décembre 2013. "Les groupes armés sont en train de prendre leurs marques. Et je crains qu'ils ne lancent une offensive générale une fois les Français partis", avertissent des Centrafricains. Ces dernières semaines, ils voient ces bandes reprendre leurs exactions à grande échelle à l'intérieur du pays. Jeudi et vendredi, au moins 25 personnes, dont six gendarmes, ont été tuées lors d'affrontements à Bambari (centre) et ses environs.

 

 

LC-Centrafrique_0_600_284.jpg

 


01/11/2016
0 Poster un commentaire